Page 78

ENVIRONNEMENT ET URBANISME

GETTY IMAGES PAR SAM EDWARDS

>

ACHETER UNE RÉSIDENCE À MONTRÉAL SITUÉE AUX ABORDS D’UN PARC REPRÉSENTE UNE BELLE VALEUR AJOUTÉE. TOUTEFOIS, COMME CERTAINS PARCS ONT ÉTÉ AMÉNAGÉS SUR DES TERRAINS QUI SERVAIENT AUTREFOIS DE DÉPOTOIRS, IL FAUT S’ASSURER QUE LE SOUS-SOL NE DÉGAGE PAS D’ÉMANATIONS TOXIQUES, AVANT DE CONCLURE LA TRANSACTION.

des instruments incontournables pour tous les projets d’acquisition de site ou pour établir si les lieux sont à risque en vue d’une location à long terme. Qu’il s’agisse d’un site commercial, industriel ou résidentiel, l’étude environnementale de site Phase I est une démarche non invasive (c’est-à-dire que l’on ne procède pas à un échantillonnage des sols et des matériaux, qu’il n’y a aucun trou à effectuer dans les sols ou les infrastructures telles que les dalles et les murs). La Phase I est plutôt une investigation portant sur l’historique du site et sur la situation actuelle. Le professionnel en environnement, idéalement un évaluateur environnemental de site agréé (EESA), certifié par l’Association québécoise de vérification en environnement (AQVE) se transforme, le temps de quelques jours, en Columbo environnemental et part à la recherche d’une mine d’informations qui pourraient lui révéler un indice quelconque sur l’état du site ou sur les fonctions occupées au fil du temps sur celui-ci. L’objectif d’une telle étude est de vérifier si des activités ayant eu lieu sur le ou les lots en question, ainsi que sur les propriétés voisines, sont susceptibles d’avoir causé un impact environnemental qui porterait un préjudice à la propriété à l’étude. Afin de connaître l’historique environnemental du lot ou du terrain en question, une étude Phase I comporte une 78

IMMOBILIER COMMERCIAL : : DÉCEMBRE – JANVIER 2018

recherche documentaire sur l’historique du site ainsi qu’une inspection des lieux et une rencontre avec le ou les propriétaires actuels afin de déceler les risques et la présence de contamination potentielle sur la propriété et sur les propriétés voisines. L’ensemble des activités et le rapport doivent respecter les principes de la norme publiée par l’Association canadienne de normalisation (CAN / CSA-Z768-01). Les frais associés à une étude environnementale de site Phase I ne sont pas très élevés dans le contexte métro­politain, étant donné le temps et les efforts déployés par le professionnel. La qualité et la rigueur sont quand même de mise : il faut bien choisir son professionnel et fixer des objectifs clairs. Afin d’éviter de mauvaises surprises, les quelques centaines de dollars investis sont un bon investissement pour le futur propriétaire ou loca­ taire afin d’obtenir une meilleure connaissance des lieux. LES MESURES À PRENDRE EN PRÉSENCE DE RISQUES Qu’arrive-t-il si des risques sont décelés ? Il revient à celui qui désire s’établir sur le site ou dans le bâtiment de déterminer s’il faut pousser plus loin la démarche. Le professionnel lui recommandera ou non de procéder à une étude environnementale de site Phase II et d’obtenir confirmation ou infirmation de la présence de contamination (une Phase II est une étude qui implique des

Profile for JBC Média inc.

Immobilier commercial volume 10 - numéro 6  

Bernard Poliquin > Travailler pour changer les choses > Les 30 ans de l'IDU > 30 ans d'immobilier commercial > Les gagnantes du gala excelle...

Immobilier commercial volume 10 - numéro 6  

Bernard Poliquin > Travailler pour changer les choses > Les 30 ans de l'IDU > 30 ans d'immobilier commercial > Les gagnantes du gala excelle...

Profile for jbcom