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blanche

nuit

Une fois passée la porte du jour… Nuit blanche… Savourer

l’unicité de la suspension du temps après l’amour, entrer en

transe à la Sound Factory, monter une performance pour reculer la fin du monde, être rescapée d’un coma, pratiquer

des rituels pour ordonner les choses, redouter les portes qui

claquent et savoir qu’il va rouler comme un fou pour oublier, voir une mère noircir du papier pour tenir, être sûre qu’apprendre vient de la nuit, regarder la peine ombre se

frotter à la neige, filmer les musiciens de Jazz, parcourir des kilomètres en patin sur le damier de la ville, repasser “Man with a movie camera” de Dziga Vertov, tenter d’exploser la pleine lune du regard, se sentir en affinité avec les plus démunis, ne pas imaginer une seconde “penser” sans nuit blanche, sentir ce que “Errer” signifie vraiment, surprendre un espace avec des corps entremêlés, s’entendre dire des choses jamais livrées jusque-là, dénombrer les détails de la chambre d’hôpital et entendre la solitude, faire partie du clan des

anges dissidents, écrire et savourer que tout le monde dorme,

guetter quand le désir devient amour, passer par-dessus un mur pour plonger dans des piscines inconnues

chrystel egal

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J'attends le numéro 24  
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Laboratoire de recherches créatives

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