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CENTRE D'EDUCATION POUR LA PROTECTION DE LA NATURE SOSOYE, LE VILLAGE DES « MONTAGNARDS » COBUT INGRID MEMOIRE PRESENTE POUR L'OBTENTION DU BREVET DE GUIDE-NATURE SESSION DE VIERVES 2005-2008 Cours organisés à Vierves par les Cercles des Naturalistes de Belgique (association sans but lucratif) en collaboration avec l'Entente Nationale pour la Protection de la Nature (association sans but lucratif) et Education-Environnement (association sans but lucratif) sous l'égide du Centre Marie-Victorin de Vierves-sur-Viroin.


Préface La passion a un parfum. Le mien pourrait être l'odeur de mon sac à dos. Une odeur associée à des moments intenses de contact avec le sauvage, le beau, le vivant. Pour la campagnarde ignorante que j'étais, observer un chevreuil, une mésange, une libellule était un événement. C'est encore, et ce sera à jamais un événement. Inutile de partir en safari aux quatre coins du monde: le règne animal que nous cotoyons recèle des trésors fabuleux. Il suffit de regarder, d'écouter... A travers mon métier d'institutrice, j'aime communiquer cette curiosité si intense chez les enfants, tellement avides de connaître le monde qui les entoure. Parce que nous sommes entourés d'une nature passionnante que nous ne soupçonnons pas. Il suffit d'ouvrir l'oeil: alors, une faune et une flore aux moeurs incroyables se révèlent à nous. Vous faire découvrir un petit coin de ma région, ses vestiges, son patrimoine, ses éléments naturels, à préserver tout ce qui peut et doit l'être, sensibiliser ceux qui resteraient indifférents à tant de richesses naturelles, c'est à cela que bien modestement, j'ai essayé de m'attacher durant la rédaction de mon travail. Bin' imméye Molignéye Tot' l'anêye Din l'valéye On n'étin Vos rifrin K'è sin fin... Mins c'nè rin! Vos' ramage Ecoradge Escoladge Nos' vicadge! Jean Fivet


Et dire qu'il y a des gens qui s'ennuyent Ă  la campagne...


Introduction Sosoye, le village des montagnards. Le village, resté fidèle à son nom, évoquerait un lieu planté de saules du latin soliceta . Charmant village aux maisons de pierres bleues, surnommé «Petite Suisse»ou encore Perle de la Molignée» attire peintres, poètes et touristes. Il est situé dans la vallée encaissée de la Molignée, hérissée de rochers dont ceux de Ranzinelle dont le sommet composé de pelouses calcaires constitue une réserve naturelle. Un peu de géologie 'histoire de la formation et de l'évolution des paysages de la partie occidentale de l'entité d'Anhée dont Sosoye fait partie, est celle d'un socle pénéplané d'âge primaire composé de roches plissées cohérentes en bancs orientés d'ouest en est et alternativement plus et moins résistantes. C'est une partie du plateau ondulé du Condroz composé de bombements ou tiges allongés d'ouest en est vers 260-280 mètres d'altitude dans les roches psammitiques du Dévonien supérieur et de dépressions ou chavées parallèles, vers 240 mètres d'altitude, modelées dans les calcaires du Carboniférien par une érosion différentielle postérieure à la pénéplanation. Dans ces dépressions où des phénomènes karstiques ont pu se réaliser, les rivières ont entaillé de profondes vallées parfois très encaissées, comme celle de la Molignée;

Tout au long de cet itinéraire, nous découvrirons ce charmant village, ses vestiges, son aspect touristique, nous longerons la Molignée qui le traverse en nous attardant sur différents aspects et l'impact de celle-ci dans le paysage. Je vous ferai découvrir quelques sites assez remarquables comme la grotte du Trou des Nûtons et la pelouse calcaire érigée en réserve naturelle. Nous traverserons un bois de feuillus pour y découvrir les traces d'une explosion de vie insoupçonnée afin de regagner le village, au terme de notre balade. Je vous souhaite, dès lors, une agréable visite en ma compagnie.


Excursion guidée ________________ Place de l'église Cette belle église Notre Dame de la nativité date de 1765 et est une construction homogène en pierres bleues. Pénétrons à l'intérieur pour y admirer 12 stalles en chêne style Louis xv qui proviennent de l' ancienne abbaye du Jardinet à Walcourt, achetées en 1880, ainsi qu'un superbe autel de 1754 provenant de Tongres. Cet édifice relève bien à l'observation, son origine marine. Observez de très près les pierres et vous apercevrez en grande quantité de petits fossiles aux dimensions plus ou moins microscopiques. Ces crinoides se sont accumulés au fond de la mer qui recouvrait notre région et une bonne partie de la Belgique il y a environ 340 millions d'années. Les débris se sont lentement pétrifiés sous forme de couches rocheuses d'abord horizontales. Des mouvements ultérieurs de la croûte terrestre ont provoqué d'énormes plissements de ces couches qui apparaissent notamment à l'endroit des carrières d'où on extrait le marbre noir avec son grain très fin qui comme nous le savons permet un poli très lisse et brillant qui servait à fabriquer pendules,cheminées...

Sur le seuil de l'église, une fouine a déposé une laissée où apparaîssent des noyeaux de fruits. La fouine vit à proximité des habitations, se nourrit de petits mammifères, d'oiseaux, d'oeufs, d'insectes. Elle est reconnaissable à sa bavette blanche, divisée en deux, se prolongeant sur les pattes avants ainsi qu'à sa truffe rose et ses oreilles courtes.

. A gauche de la sortie de l'église, on peut admirer l'ancienne grange aux dimes datée de 1646. C'est bien évidemment une construction de calcaire s'ouvrant par deux portails jumelés en plein cintre. La dîme était un impôt éclésiastique pour couvrir les besoins du culte. Elle se donnait, s'échangeait, se vendait.


On distinguait la grosse dîme perçue sur le froment, le seigle, l'orge, l'avoine et d'autres produits de la grande culture et la moyenne dîme levée sur le foin, le chanvre, sur certains fruits, la laine, l'agneau et le poulet. Pénétrons dans le vieux cimetière abandonné où un vieux sureau noir (Sambucus nigra) arbrisseau à feuilles caduques, trône près de vieilles stèles dressées. Poussant sur des sols enrichis en azote, on le plantait aussi près des laiteries car les mouches évitaient l'odeur nauséabonde des feuilles. D'un point de vue médical, on l'utilise pour les maux d'estomac, les affections respiratoires, les imflammations... Ne pas confondre avec le sureau à grappes, qui lui, a la moëlle brune contrairement au sureau noir dont la moëlle est blanche. Un vieux dicton affirme que si l'on s'endort sous un sureau, on ferait des rêves érotiques. Avis aux amateurs! Des dizaines d'hirondelles rustiques survolent le toit de cette vieille église. Celles-ci ont trouvé refuge dans cette petite grange abandonnée dans le cimetière, qui offre un abri pour construire leur nid. Leur régime alimentaire exclusivement insectivore est une lourde contrainte pour ces oiseaux. Les conditions climatiques et l'utilisation des pesticides ont des conséquences notables sur la population d'insectes et indirectement sur celle des hirondelles, qui, à court de nourriture, risquent de mourir rapidement d'épuisement et de faim. L'espèce protégée, demeure toutefois l'un des oiseaux les plus répandus. L'ancienne école Quittons la vieille place, pour pénétrer dans le village afin d'observer l'ancienne école communale du 19 siècle, ornée depuis 1973 d'une peinture du dernier instituteur représentant les six derniers élèves.


Le village est entouré par de jolies potales, tradition datant du Moyen-Age. L'origine wallonne du terme potale signifie « petit trou ». On y faisait ses dévotions aux saints, assurant leur protection contre les malheurs.

L'ancienne voie ferrée Empruntons le talus qui mène à la voie ferrée. Cette ligne de chemin de fer exploitée de 1890 à 1962 reliait Tamines à Dinant. Cette portion est actuellement utilisée par les draisines. Vous pouvez observer des travaux d'aménagement d'un Ravel qui reliera Anhée à Maredret dans un futur proche. Dans cet endroit particulièrement humide pousse le gouet maculé (Arum maculatum) petite plante étrange, très toxique avec les feuilles tachées de noir qui apparaissent en janvier. On la trouve souvent au bas des pentes, là où les éléments minéraux se sont accumulés. Plante monoïque qui assure sa pollinisation par les insectes. Voyons comment se déroule cette opération: Le spadice répand une odeur de charogne qui attire les moucherons. Il va même jusqu'à dégager une douce chaleur pour convaincre les plus hésitants. Les insectes pénètrent dans le cornet en glissant sur les poils et descendent dans ce qui va devenir leur prison...car ils ne peuvent pas franchir la barrière en sens inverse! S'ils ont déjà visité un autre gouet, ils apportent du pollen qui féconde les fleurs femelles. Le lendemain, les fleurs mâles mûrissent et libèrent leur pollen qui se dépose sur les moucherons. Les poils se fânent et les insectes peuvent sortir et aller visiter un autre gouet, où l'opération va se reproduire. Les fruits commencent à grossir.


Sur les rails, l'eupatoire chanvrine (Eupatorium cannabinium) de la famille des Astéracées. Les feuilles ressemblent à celles du chanvre. Elles facilitent la cicatrisation des plaies, d'ailleurs les cerfs blessés viennent frotter leurs plaies contre les touffes d'eupatoire. Les feuilles comestibles donnent un thé agréable. Remarquons la présence de différents angiospermes telles que : la valériane officinale (Valeriana officinalis) avec ses fleurs en corymbes la linaire commune (Linaria vulgaris) ou gueule de lion si on l'écrase, avec son long éperon la knautie des champs (Knautia arvensis) avec ses bractées en deux rangées

Le lotier corniculé (Lotus corniculatus) ou pied-de-poule caractérisé par la présence d'un étendard de la carène de 2 ailes

Surprise et effrayée, une couleuvre coronelle (coronella austriaca) détale sur la voie ferrée. Serpent calme, lent et inoffensif, il a plusieurs prédateurs: hérissons, sangliers, oiseaux...De petite taille (70 cm) elle est reconnaissable à sa ligne sombre sur l'oeil et une tache sur la tête. Ce reptile affectionne particulièrement les endroits secs et chauds ce qui fait de lui une espèce xérothermophile. Ovovivipare, l'embryon se développe entièrement dans l'utérus et se débarrasse immédiatement de son enveloppe dès la naissance. Malheureusement, la diminution de ses proies favorites (lézard) et de son habitat, menace l'espèce.


Ne résistons pas à humer cette plante aromatique poussant sur sol sec qui n'est autre que le thym serpolet (Thymus polytrichus) de la famille des Sauges. Ce sous-arbrisseau à tiges rampantes, aux feuilles ovales et à courts pétioles, se rencontre dans les endroits herbeux et secs. Son sirop en fait un remède efficace contre la toux. En Belgique, le serpolet symbolise la bonne santé puisque jadis, on l'offrait en bouquet à une fille à qui on trouvait le tein joli et coloré.

Les vieux murs Quittons les rails, descendons le sentier longeant le pont et portons notre attention sur un vieux mur où s'accroche une petite fougère: la fausse capillaire (Asplenium trichomanes) dont la finesse du rachis brun noir luisant de ses frondes ressemble à un cheveu.

A notre grand étonnement, toujours sur ce même mur, le cétérach officinal ( Asplenium ceterach ) a déployé ses frondes dont la face inférieure est recouverte d'écailles argentées. Cette petite fougère qui forme des rosettes denses, montre une adaptation poussée contre la sécheresse: par temps sec, les frondes s'enroulent et présentent leurs écailles, créant ainsi une protection efficace. La plante semble déssechée et morte, mais dès les premières pluies, celle-ci reprendra son aspect normal. Elle est présente principalement sur les rochers et vieux murs calcaires.


A notre gauche, une vieille cabane en pierres est recouverte de lierre (Hedera helix). Cette liane, plante grimpante, caractérisée d'hétérophyllie, possède des feuilles de deux formes différentes: ce sont des espèces sempervirentes qui gardent des feuilles vertes toute l'année. Les feuilles lobées du rameau stérile qui poussent à l'ombre.

Les feuilles losangiques du rameau florifère qui poussent à la lumière.

Cette plante ligneuse s'accroche à son support grâce à ses crampons mais n'y prélève rien. Elle n'est donc pas une plante parasite.


Empruntons le chemin qui mène vers la rivière et remarquons dans le fossé de grandes et larges feuilles lancéolées à pilosité molle: la grande consoude (Symphytum officinale) appelée aussi sole végétale à cause de son odeur de poisson lorsqu'on la cuit. Très riche en minéraux, et préparée sous forme de crêpes, en bouche, elle procurera une sensation de texture épaisse et fondante. Cette plante de la famille des Bourraches possède la particularité de soigner les entorses lorsqu'elle est utilisée en cataplasmes. Admirons ce superbe tilleul à grandes feuilles avec ses poils blancs à la base du pétiole qu'on peut différencier du tilleul à petites feuilles, qui lui, possède des poils roux. Jadis, il était l'arbre sacré qu'on plantait près des tombes, des églises. Cétait sous son feuillage, qu'on proclamait les jugements.

Son bois tendre se sculpte bien pour en faire des bobines, jouets, manches à pinceaux... De sa seconde écorce, le liber, on tirait une fibre, qui tressée, donnait des cordages résistants à l'humidité. Mais qu'est-ce le liber? Visite à l'intérieur d'un tronc!

Au pied du tilleul, détalent des dizaines de punaises gendarmes (Pyrrhocoris apterus) de l'ordre des Hémiptères. Les imagos hivernent généralement en grand nombre et apparaissent tôt au printemps, au pied du tilleul, qu'ils affectionnent particulièrement.


Les punaises, sous-ordre des Hétéroptères, un exemple d'insecte à métamorphose incomplète ou hémimétabole. Remarquons que le stade de nymphe est absent.

rostre piqueur-suceur

ailes antérieures mi-chitineuses, mi-membraneuses

Dans le fossé, l'ortie piquante ou grande ortie (Urtica dioica) plante nitrophile (qui pousse sur sol riche) et dioïque, dont les fleurs unisexuées, mâles et femelles, sont portées par des individus différents. Pourquoi piquantes? Les tiges et les feuilles sont couvertes de poils urticants. Les poils sont des cellules coniques à membranes silicieuses dont la pointe est très cassante. Par frottement, la partie aiguë rentre dans la peau, se casse et libère une partie du contenu urticant qui provoque la réaction allergique bien connue. Vient alors le moment de frotter la brûlure avec une feuille de plantain pour apaiser la démangeaison. Sur les feuilles, des centaines de chenilles noires ponctuées de points blancs digèrent celles-ci: ce sont les chenilles du Paon du jour qui vivent en société sur les orties en été. C'est une plante précieuse d'un point de vue culinaire, agricole (engrais, insecticides) et fourragère (bétail). Voilà pourquoi, il est grand temps de la réhabiliter à sa juste valeur. C'est aussi une plante nourricière 5 épis selon le guide Michelin du jardin et bon nombre d'insectes sont inféodés à celle-ci. Des papillons comme: Petite tortue (Aglais urticae) Carte géographique (Araschnia levana) Vulcain (Vanessa atalanta) Paon du jour (Inachis io)

Tous ces lépidoptères y pondent leurs oeufs et leurs larves s'en nourrissent.


Les Lépidoptères subissent une métamorphose complète ou holométabole en 4 stades. L'adulte est complètement différent de la chenille: il y a une refonte complète des tissus lors du stade de la chrysalide.

La Molignée Longeons le cours d'eau: la Molignée qui prend sa source à une altitude de 285 mètres en contrebas de la route allant de Stave à Corenne et coule d'abord en sous-bois. Le ruisseau traverse Biesmerée, Ermeton-sur-Biert, Maredret, Denée, Sosoye et se jette dans la Meuse à Anhée. Il traverse bois et pâtures, longe des cultures et des routes. Dans sa traversée des villages, il reçoit des eaux usées. S'y jette l'affluent du Flavion au pied du château de Montaigle. L'aulne glutineux (Alnus glutinosa) y est abondant ainsi que la renouée poivre d'eau (Persicaria hydropiper) au goût poivré.

La dispersion de certaines espèces est mise en relation avec la qualité de l'eau et on observe une forte augmentation de la concentation en nitrate et en ammonium en période estivale. De longues mèches de renoncules aquatiques (Ranunculus aquatilis) montrent que l'eau est riche en azote et en phosphore.


Observons différentes espèces vivantes en soulevant quelques pierres, fouillons la végétation pour y trouver: -des crustacés comme le gammare qui donne la belle couleur saumonée de la truite grâce au pigment de sa carapace. -des larves d'insectes comme la perle (Nemoura cinerea) de l'ordre des Plécoptères et de l'éphémère (Ephemera danica) de l'ordre des Héphéméroptères, dont la présence indique

relativement une bonne qualité des eaux à cette station. Au niveau de la faune piscicole, les espèces les plus abondantes sont: le gardon (Rutilus rutilus) la truite fario (Salmo trutta) la truite arc-en-ciel (Oncorhyncus my kiss) et le chabot(Cottus gobio) Les eaux de la Molignée sont donc bien des eaux salmonicoles et les espèces typiques y sont bien représentées mais la présence d'espèces échappées d'étangs risquent de perturber les populations naturelles suite à leur mode de vie et à la compétition pour la nourriture. Devant nous, surgit le Caloptéryx vierge (Calopteryx virgo) de l'ordre des Odonates, qui se reconnaît au premier coup d'oeil à ses 4 ailes bleu foncé brillant pour le mâle et brunâtre pour la femelle. Elle se nourrit de petits insectes pris en plein vol et fréquente les cours d'eaux rapides aux bords ombragés. Il est fréquent de voir une demoiselle femelle plonger l'abdomen dans l'eau pour y déposer les oeufs. Les larves aquatiques sont de redoutables carnivores.


Comment reconnaître une demoiselle d'une libellule? ________________________________________________________________________________ yeux ailes antérieures et postérieures ailes au repos ________________________________________________________________________________ libellule contigus les postérieures plus larges relevées demoiselle non-contigus identiques étalées ________________________________________________________________________________ Malgré la difficulté d'observation, le seul passereau plongeur et nageur fait son apparition. Le cincle plongeur est rarement observé loin d'une rivière, son corps est hydrodynamique. Sous l'eau, il ouvre les ailes, utilise le courant pour aller vers le fond à la recherche d 'insectes, petits crustacés, larves aquatiques et peut plonger jusqu'à 1500 fois par jour soit 2 heures passées sous l'eau. Ce régime alimentaire suscite des inquiétudes en raison de l'augmentation de la pollution des ruisseaux en général. Idée reçue: certains pêcheurs pensent que le cincle mange beaucoup de poissons. C'est pourtant un insectivore, il ne constitue aucun danger pour la faune piscicole. Le saule blanc (Salix alba) bien représenté en ces lieux, stabilise les berges et freine l'érosion. Subitement, nous sommes attirés par un bruissement intense dans les taillis, c'est un sanglier dérangé par notre passage qui tente de s'enfuir. Celui-ci a un « métier »: paysagiste de la forêt. L'animal aère la terre, enfouit des graines et en déplace d'autres, qui donneront des essences nouvelles là où elles n'étaient pas. Les bauges où il se vautre pour assurer sa régulation thermique ( il ne transpire pas ) et surtout les traces de ses labourages, sont des indices remarquables de sa présence. Ne nous attardons pas trop pour ne pas l'effrayer davantage! La haie Poursuivons notre trajet en longeant cette haie constituée de plusieurs essences. La haie est un milieu particulier, un monde riche et diversifié qui fut longtemps utilisé par l'homme. Les manières de tirer parti des haies étaient nombreuses: nourriture, fourrage, liens, vannerie, teintures, remèdes, protections, intempéries, chauffage... Aujourd'hui, on est conscient du rôle écologique important joué par les haies qui présentent des refuges pour de nombreuses espèces de la flore et de la faune sauvage. C'est un ensemble de plantes, herbes, arbrisseaux, arbustes et jeunes arbres. Quelques espèces communes constituant la haie: le charme: bois dur, souvent en bas des pentes où se rassemblent les éléments nutritifs . Le sureau noir: sur sol enrichi en azote aux usages multiples. l'aubépine: bois très dur utilisé pour les manches à outils. le noisetier: arbuste monoïque dont les branches s'utilisent en vannerie. le chèvrefeuille: liane volubile aux feuilles appréciées des chèvres dont les racines servent en teinturerie.


la clématite des haies: espèce calcicole, liane de 10 mètres de long aux fruits toxiques. le fusain d'Europe: espèce calcicole dont le bois clair et sans noeuds sert à la sculpture et carbonisé procure le fusain. le prunellier: très fréquent, offre gîte et couvert à nombre d'oiseaux. Les fruits se consomment en confitures, sirops, liqueurs. .. le cornouiller sanguin: au bois dur comme de la corne. Quelles sont les conséquences de la disparition des haies? Survenue au moment du remembrement pour regrouper les grandes exploitations agricoles où on a arraché, en quarante ans, 200.000 km de haies soit 5 fois le tour de la terre rien qu'en Bretagne! Faute d'abris pour se protéger, certains oiseaux subissent une forte mortalité durant l'hiver et ont des problèmes pour nicher au printemps. Les lièvres, crapauds, hérissons, orvets connaissent le même sort. Conséquences directes de la disparition de ces prédateurs: davantage d'insectes et usage de pesticides. Les engrais pénétrant dans le sol ne sont pas filtrés par les haies et polluent les nappes phréatiques. Mais une nouvelle politique de plantation de haies a vu le jour depuis les années 80 suite aux catastrophes survenues ces 20 dernières années (érosion, inondations...) Un tronc d'arbre mort nous barre le sentier. Malgré son apparence inerte, elle cache une explosion de vie. Des milliers d'insectes, de larves et de champignons percent et digèrent le bois tendre et mort. Ce sont des décomposeurs. Tous les habitants de la souche forment ainsi un véritable garde-manger pour des animaux comme le pic. Même les arbres profitent de leurs congénères morts en absorbant les nutriments qui sont retournés dans le sol une fois décomposés. RIEN NE SE PERD, RIEN NE SE CREE, TOUT SE TRANSFORME...

Le saviez-vous? Il faut 100 ans pour que les décomposeurs remettent en ciculation dans le sol la totalité des minéraux contenus dans un arbre. Sur ce sentier, sous la haie, un petit champignon de 5 cm de diamètre, aux lames blanches, libres et serrées, avec de nombreuses écailles brun rougeâtre, se dresse ci et là: il s'agit de la lépiote à crête ( Lépiota cristata ) Sentez son odeur déplaisante, rappelant le radis, lorsque je l'écrase entre mes doigts. Ce champignon est assez commun, d'août à novembre et évitons-le à tout prix, car il est considéré comme mortel.


Deux espèces d'aubépine se cotoient. Comparons l'aubépine monogyne ou à 1 style qui reste la plus courante dont ses fleurs ne compte que un style (ses fruits n'auront qu'un noyau) contrairement à l'aubépine à 2 ou 3 styles dont le fruit est composé de 2 noyaux. aubépine monogyne(à un style)

aubépine à deux styles

Autrefois, on l'utilisait dans les haies vives à cause de ses épines et servait à protéger les cultures des dégats causés par le bétail. Cet arbuste reste une source de nourriture et un refuge idéal des oiseaux. Avant de traverser la passerelle au-dessus de la Molignée, faisons un petit détour sur l'affleurement en restant toujours sur la rive droite. La grotte des Nûtons Comme le sous-sol du bassin de la Molignée se compose de plus de 50% de roches calcaires du Carbonifère Viséen-Tournaisien, ces affleurements sont sujet à la dissolution par les eaux acides. C'est pourquoi les phénomènes karstiques y sont bien représentés. Visitons le Trou des Nûtons; cette cavité a permis de découvrir des occupations paléolithiques et néolithiques ainsi que 7 espèces de chiroptères ont été recensées dans cette grotte qui est en phase d'être classée.


Deux grandes familles de chiroptères chez nous. Comment les différencier?

les Rhinolophes

les Vespertilions

_____________________________________________________________________________ultra-sons émis au travers d'appendices foliacées émis par la bouche appelés feuilles nasales pas d'appendice nasal museau lisse tragus absent détermine les espèces et réceptionne les sons ailes au repos envellopent l'animal repliées le long du corps Le mode de reproduction chez les Chiroptères est peu banal. L'accouplement ayant lieu en automne, les femelles stockent le sperme dans leur vagin obstrué par la formation d'un bouchon vaginal constitué de sperme coagulé et de mucus vaginal qui persistera durant tout l'hiver jusqu'à la fécondation qui a lieu au printemps. D'où appellation de f'écondation différée. La population de nos chauves-souris est en déclin depuis une trentaine d'années. Pourquoi les protéger? Ces petits mammifères sont de puissants insecticides naturels (une chauve-souris peut engloutir la moitié de son poids en insectes sur une nuit) et un seul petit par an empêche la reconstitution rapide des effectifs

. Comment les protéger? -En assurant la tranquilité des gîtes d'hibernation et de reproduction. -En limitant les pesticides et en conservant des terrains de chasse ( assèchement des zones humides, disparition des pâtures bocagères, remplacement des forêts par des plantations monospécifiques de résineux pourvus d'une entomofaune pauvre...) -En favorisant l'installation dans nos maisons.


Portons notre regard sur les parois de la grotte pour y découvrir la langue de cerf ou scolopendre (Asplenium scolopendrium) avec sa fronde simple à limbe entier, ondulé. C'est une espèce calcicole et xiaphile (qui aime l'ombre). Elle affectionne les endroits ombragés: forêts de ravins, vieux murs, grottes.

Revenons sur nos pas et traversons la rivière. Longeons la route sur une distance de 300 m pour passer sous le pont en calcaire à une arche datant de 1876 et distinguons en aval du pont le potamot crépu (Potamogeton crispus) qui semble favorisé par l'eutrophisation en tolérant les eaux usées.

Sur une feuille de berce commune (Heracleum sphondylium) une chenille de machaon tente difficilement de se dissimuler tant elle est colorée. Empruntons le sentier à notre gauche juste après le pont qui mène à la réserve naturelle où des monticules de terre sortent du sol: la fourmilière. Des centaines de fourmis rousses des bois s'activent à la surface du dôme, elles défendent ardemment la colonie. Une petite expérience Déposons un pétale de fleur bleu sur le dôme, plusieurs fourmis s'empressent d attaquer l' intrus à l'acide formique, ce qui va décolorer le pétale en rose. Preuve que la fourmi n'est pas fleur bleue! La fourmi (Formica rufa ) fait partie de l'ordre des Hyménoptères du sous-ordre Apocrite caractérisé par l'étranglement au niveau du thorax et d'un appareil buccal broyeur doté de mandibules.

Ces insectes servent de nourriture mais aussi de nettoyeuses de la forêt (elles déblaient le sol des insectes morts). Ce sont des semeuses de graines, 40 végétaux les utilisent pour disséminer leurs graines.


Pour leurs loyaux services, celles-ci sont donc protégées par la loi. Poussons la lourde barrière qui débouche sur un tout autre biotope : la pelouse sèche . La montagne de Ranzinelle Une carotte commune (Daucus carota) se dresse devant nous en faisant bien apparaître la fleur centrale grenat de l'ombelle qui sert de balise d'atterrissage aux insectes. Cette Apiacée est un véritable livre d'entomologie à ciel ouvert où les insectes viennent s'accoupler, butiner ou chasser. Quelle est l'origine d'une pelouse sèche? Avant l'occupation humaine, la colline était sans doute presque entièrement boisée. Le néolithique marque le début de la sédentarisation. Les hommes se muent en agriculteurs qui défrichent, cultivent et élèvent du bétail. Les versants de la colline, de trop forte pente pour être mis en culture, furent réservés à la pâture des troupeaux. Les forêts sont incendiées, défrichées et peu à peu épuisées par le passage incessant des troupeaux de chèvres et de moutons. Au cours des siècles, ces forêts de versants ont régressé et les eaux de ruissellement ont emporté l'humus laissant un sol pauvre en éléments minéraux nutritifs, peu profond et ne retenant pas l'eau. Sur les talus, privés de leur couverture boisée, le caractère chaud et sec du mésoclimat s'est accentué. En lieu et place de la forêt, est apparue une formation végétale herbacée de faible hauteur dont la survie impliquait notamment la capacité de résister au broutage imposé par les troupeaux et au feu printanier bouté par le pasteur pour hâter la repousse des graminées : la pelouse thermophile à caractère méridional prononcé. La pelouse sèche est donc semi-naturelle et est l'empreinte vivante que l'homme a imprimée par ses pratiques agro-pastorales ancestrales dans le couvert végétal de la colline. Dernier berger menant son troupeau en pâture.

Que se passe-t-il en cas d'abandon de ces pratiques agro-pastorales? L'abandon de ces anciennes pratiques agro-pastorales a entrainé la recolonisation partielle de la colline par des formations d'abord arbustives, puis boisées risquant d'entraîner la disparition d'espèces végétales remarquables protégées comme certaines orchidées, des espèces d'insectes, d'oiseaux et de plantes associées aux pelouses sèches. Pour préserver ce milieu, une bonne solution est de pratiquer un pâturage extensif tournant par des moutons de race rustique comme le Mergeland et des chèvres adaptées au débroussaillage qui s'attaquent aux ligneux, y compris les épineux.


Après avoir placé un réservoir de mille litres pour assurer l'approvisionnement en eau du site, le choix d'une parcelle adéquate et la pose d'une clôture électrique alimentée par un panneau solaire photo-voltaique, tout est mis en oeuvre pour accueillir les nouveaux gestionnaires des pelouses sèches.

Pour les parcelles les plus enfrichées, le pâturage sera précédé d'un débroussaillage manuel ou mécanique.

Les arbres qui poussent sur le versant sud de la montagne, sont des espèces classiques telles que le bouleau blanc (Betula pendula ), espèce recolonisatrice de milieux défrichés, le chêne pédonculé (Quercus robur ), l'érable sycomore (Acer pseudoplatanus ), le prunellier (Prunus spinosa), mais on peut y compter une espèce thermophile plutôt rare, comme le genévrier (Juniperus communis). Commun il y a 100 ans sur les pelouses sèches mais en déclin lors de l'abandon des pratiques agropastorales dû à l'envahissement des broussailles qui empêchent la germination. Cet arbustre ne dépasse pas 10 m de haut, ses cônes ressemblent à des baies mais ce sont des gallules qu'on utilise souvent pour traiter les problèmes digestifs. Les aiguilles raides et piquantes, sont groupées par trois. Froissons quelques aiguilles! Une douce odeur de pomme s'en dégage. Jadis, on fumait le jambon d'Ardenne avec ses branches et bien sûr, il aromatise l'eau de vie appelée Pecket.


Avec beaucoup d'aisance, une cétoine dorée ( Cetonia aurata ) vient de se poser sur la branche du genévrier. Ce Coléoptère, espèce floricale et héliophile ( aime les fleurs et le soleil ) est aussi appelé « hanneton des roses » car il affectionne ce type de fleurs et est malheureusement apprécié des collectionneurs tant sa couleur vert doré métallique avec de petites taches blanchâtres sur les élytres, fait de lui un insecte très prisé. Par dizaine, s'étalent de petits sous-arbrisseaux : l'hélianthème commun (Helianthemum nummularium) espèce calcicole avec ses feuilles lancéolées à nervure unique, sa fleur jaune à cinq pétales et ses nombreuses étamines. Un bruit de craquement sous nos pieds, nous signale la présence d'escargots sur le site. Ils râpent le sol avec le pied pour en tirer le calcaire afin de construire leur coquille. Coquille vide, qui permet d'héberger nombre d'insectes durant l'hiver. Notamment l'abeille solitaire y dépose le pollen avant d'y pondre, en referme l'orifice avec un caillou, enterre la coquille sous les feuilles et au printemps, de petites abeilles en sortiront. Dès lors, sans grande surprise, confirmons la nature du sol calcaire, en déposant quelques gouttes d'acide sur une rocher affleurant pour constater la réaction attendue, un petit bouillonnement au contact de la roche. L'intéret botanique est souligné par la présence de nombreuses espèces rares en Belgique. Une pelouse xérique à globulaire (Globularia bisnagarica) s'étend sous notre regard admiratif. Des associations d'escarpements calcaires à orpins avec spécialement l'orpin poivre de muraille (Sedum acre) bas et rampant au goût poivré si on y met la langue et des ourlets thermophiles à dompte-venin (Vincetoxicum hirundinaria)

Arrivés sur les hauteurs de la montagne, de petites dépressions de terrain apparaissent ci et là. Il s'agit de dolines, caractéristiques du relief karstique, dues à des phénomènes de dissolution de calcaire. La doline n'est pas due à l'action de l'eau, mais naît d'un effondrement de la roche lorsque les salles affleurent à la surface. Le plafond, alors trop mince, peut s'écrouler, créant une dépression où l'eau s'accumule plus facilement et peut continuer son travail de dissolution.


Admirons cette magnifique bâtisse qui n'est autre que la maison dite « Horta » du nom du célèbre architecte belge pionnier du Modern Style. Il a utilisé, en précurseur, le fer et le béton et a dressé les plans de cette très belle demeure. Portons notre regard un peu plus vers la droite pour y voir le château du Chesselet et à l'extrême droite, l'Abbaye de Maredsous construite entre 1873 et 1890. Construction qui s'inspira du gothique et financée par Henri-Philippe Desclée et ses deux fils. Laissons-nous porter par les odeurs agréables et méridionales dégagées par l'origan commun (Origanum vulgare) herbe culinaire à fleurs roses en corymbes, aux feuilles ovales peu dentées et pétiolées, de la famille des Sauges bien connu pour ses vertus antiseptiques des voies respiratoires. Autour de nous, virevolte un couple d'argus bleu nacré ( Lysandra coridon). Lépidoptère caractéristique des milieux xérothermiques dont la chenille croit essentiellement sur l' hippocrépide en ombelle ( Hippocrepis comosa ) fait de lui une espèce monophage. Le mâle bleuâtre pâle et nacré, la femelle orange terne, nous montre un dimorphisme sexuel prononcé. Appareil buccal de type suceur à trompe

Une femelle vient de se poser sur la vipérine commune ( Echium vulgare ) de la famille des Boraginacées, bien reconnaissable à sa pilosité rude, elle affectionne les endroits secs. Le nom vipérine n'attire pas les vipères mais vient de ses étamines qui dépassent la corolle et rappelle la langue bifide des serpents. Elle attire les abeilles, bourdons, papillons, par la richesse de son nectar.

Les plantes en rosette sont fréquentes sur les pelouses sèches. Observons le cas de la pimprenelle ( Sanguisorba minor) les feuilles se rejoignent en un point central. Cette disposition permet à la plante de bien capter l'énergie solaire et de recevoir plus d'eau. On voit dès lors apparaître plus que jamais l'adaptation de la flore à son milieu.


Les orchidées sont exceptionnellement bien représentées sur la Montagne de Ranzinelle. Il convient de citer des espèces telles que l'Orchis antropophora ( homme pendu ) l'Orphis apifera ( abeille ) et l'Orchis verdâtre ( Platanthera chloranta ) l'Orchis bouc (Himantoglossum hircinum )

Orchis signifie en grec, testicule, à cause de la forme de leurs deux bulbes et leur effet soi- disant aphrodisiaque. On a longtemps cru qu'elles poussaient là où les animaux avaient laissé leur semence. Pourquoi les orchidées sont-elles rares? Leur mode de reproduction nécessite la présence d'un champignon mycorhizogène dans le sol. En effet, leurs graines sont si minuscules, qu'elles contiennent très peu d'éléments nutritifs capables de nourrir la jeune pousse. C'est donc le champignon qui doit lui fournir la substance de ses premières semaines de vie. Une autre cause, est que ses graines résistent mal aussi à la pression des plantes, donc on les trouvera surtout dans les prairies sauvages, maigres, là où la concurrence n'est pas trop forte. Il ne sert donc à rien de déterrer les orchidées dans la nature pour les replanter chez soi, car il y a peu de chance qu'elles survivent dans leur nouvel habitat. Subitement, notre regard est attiré vers le ciel où une buse variable s'élève à grande hauteur dans les courants d'airs chauds en lançant un miaulement plaintif: hièèh...hièèh . Comment reconnaître une buse? En vol: les ailes dessinent un v. A l'affût: sur un piquet, attendant patiemment le moindre rongeur. Son cri: en vol. Les rapaces ne digèrent que partiellement leurs proies. Os, plumes, poils non-assimilés par les sucs digestifs se retrouvent dans l'estomac, s'agglomèrent entre eux grâce à un mucus collant pour former une pelote de réjection.


Un phanéroptère commun ( Phaneroptera falcata ) atterit sur l'un de nous. Cet Orthoptère affectionne les milieux secs, la végétation assez haute et dense et est donc observable sur les pelouses calcicoles. Il y a 15 ans, celui-ci était une rareté qu'on rencontrait uniquement dans l'extrême sud de la Lorraine et à quelques endroits dans la vallée du Viroin. Depuis, l'espèce s'est répandue vers le nord et elle a déjà atteint le nord-est et nord-ouest du pays. A suivre.

D'autres Orthoptères comme les criquets, sauterelles détalent et animent les pelouses de leurs chants. Dotés d'un système buccal broyeur, leur morsure est sans danger. Mais comment reconnaître un criquet d'une sauterelle? Criquet

Sauterelle

régime

herbivore (graminées)

omnivore (graminées, cadavres d'animaux)

antennes

courtes

longues présence d'ovipositeur chez la femelle


Les Orthoptères subissent une métamorphose incomplète (hémimétabole)

Cependant,on remarquera une répartition de la présence de différentes espèces selon le type d'habitat.


Admirons ce superbe panorama qui nous permet de suivre ces jolis méandres molignards.

Ce mécanisme d'érosion est toujours le même. La rive concave est soumise à l'action maximale de la force vive du cours d'eau qui lance contre la paroi des cailloux qu'elle transporte. Ainsi par ce sapement et par la chute du surplomb de la berge, la rive concave recule. Par contre, la rive convexe se construit avec l'apport des matériaux arrachés aux rives concaves. La forêt Domaniale Dirigeons-nous vers la forêt Domaniale où chacun y a sa place, chacun joue un rôle dans le grand ensemble. Du recycleur au débroussailleur, du minuscule collembole au chevreuil craintif, tous, exercent leur métier. Dans ce monde occupé par les arbres, il est difficile de se voir, alors on crie, on chante, on s'appelle. La forêt est plus un lieu d'écoute que de spectacle assuré. Promenons-nous dans le bois et ouvrons les yeux et les oreilles ! Emprutons le sentier qui nous amène à passer devant un terrain complètement retourné: les boutis du sanglier. Avec son groin, il défonce le sol, soulève le gazon, creuse des trous à la recherche de nourriture (glands, racines, rongeurs, vers, champignons...).


Ce mammifère est fortement représenté, ses effectifs sont dûs aux nourrissages artificiels effectués de manière excessive par les gardes-chasse de la région et bien sûr par l'absence de grands prédateurs. Pour notre bonheur, ramassons les rares noisettes déjà tombées. On peut s'étonner d'observer plusieurs noisettes percées d'un trou. C'est l'oeuvre de la femelle du balanin des noisettes ( Curculio nucum ) de l'ordre de la grande famille des Coléoptères, qui, avec sa longue trompe terminée par des mandibules, a percé le trou de la coque en formation afin d'y pondre. A l'automne, la larve blanchâtre molle et dodue, perce un trou rond dans la coque pour s'en extraire. Elle s'enfonce, alors dans le sol pour s' y nymphoser et y passer l'hiver.

Le noisetier coudrier ( Corylus avellana ) sert en vannerie, de tuteurs, de baguettes de sourcier.. . Longeons une pinède de pins noirs d'autriche ( Pinus nigra ) bois de sciage tant il comporte des noeuds. Bien reconnaissables à leurs aiguilles serrées, piquantes et rigides, ainsi qu'une écorce brunnoir, ces pins ont été plantés artificiellement pour reboiser les plateaux calcaires et servaient à soutenir les galeries dans les mines car ce bois avait la particularité de crier avant de casser.


On ne peut ignorer la vione mancienne ( Viburnum lantana ). Espèce calcicole, c'est un arbrisseau à feuilles caduques, pubescent ne dépassant pas 4 m de haut. Les drupes attirent notre attention et font le bonheur des oiseaux.

A côté, distinguons le cornouiller sanguin ( Cornus sanguinea ) qui tire son nom de la couleur rouge foncé de ses feuilles et jeunes pousses en automne. Ses fruits combattent la fièvre et on en tirait jadis une huile pour fabriquer du savon. Identification facile! Coupez la feuille en deux, vous verrez s'étirer des fils de chaque morceau de celle-ci.

Dans les hautes herbes, plusieurs coulées empruntées par différents gibiers où apparaissent bien en vue des laissées de renard dont la présence de noyaux, trahit la quantité de fruits ingurgités par


l'animal, qui servent à marquer son territoire, ainsi que des laissées de sanglier à l'aspect de saucisses mesurant 7 cm de diamètre et formées de plusieurs éléments allongés.

laissée de renard

laissée de sanglier

Le renard est un très bon régulateur de population, il peut éliminer 6000 à 8000 rongeurs sur une année, mais toujours classé nuisible par les chasseurs sans justification, fait de lui une cible facile. Ce sont ceux-là même qui ont contribué à la prolifération de la rage en dispersant le renard au cours des battues. Une drôle de petite tête ébouriffée sur un rameau de rosier sauvage attire notre regard: c'est une galle provoquée par le cynips des bédégars ( Diplolepsis rosae ). Cette petite guêpe de l'ordre des Hyménoptères pond dans un bourgeon de l'églantier, les larves entraînent la formation des galles qui quittent celles-ci lorsqu'elles sont arrivées à maturité.

Une essence d'arbuste assez rare se dresse devant nous: le nerprun purgatif ( Rhamnus catharticus ). Ses feuilles ont des nervures très arquées et on peut voir une épine au bout du rameau. Il pousse sur sol sec et ensoleillé, de préférence sur calcaire. Veillons à ne pas écraser les nombreuses fleurs de géranium herbe à robert ( Géranium robertianum) très odorantes et devenant souvent rouges. Bien utiles pour soulager les douleurs des gencives et des plaies de la bouche en mâchant les feuilles.


Le martèlement (son cri ) du pic épeiche ( Dendrocopos major ) un de nos oiseaux grimpeurs, résonne. C'est un peu le médecin des arbres qui les délivre des insectes gignoteurs et aussi un architecte pour beaucoup d'animaux cavernicoles. A coup de bec, il creuse dans les arbres des nichoirs 3 étoiles pour élever sa couvée. La saison suivante, les trous seront utilisés par les étourneaux, les mésanges, les chouettes hulottes, les sittelles... Le tambourinage ne vient pas du fait qu'il se nourrit, mais un appel territorial et nuptial vu qu'il chante mal, il a opté pour les percussions. Ses doigts sont disposés par paire ( 2 devant,2derrière ) pour lui permettre de bien s'accrocher aux troncs verticaux, sa queue lui sert de trépied.

Une inflorescence de tanaisie commune ( Tanacetum vulgare ), héberge quatre jolies coccinelles. Ce petit Coléoptère, par sa forme et sa couleur, est l'un des rares insectes qui attire la sympathie de l'homme. Ses points sont au nombre de 2, 7, 10 ou 12. Eh non, ce n'est pas leur âge! Une étrange boule recouverte de mousse pend à une branche: c'est un des nombreux nid que le troglodyte mignon ( Troglodytes troglodytes ) construit pour installer ses multiples conquêtes afin de multiplier ses chances de se reproduire au maximum. Petit passereau ne migrant pas, sa population est toutefois affectée lors des grands froids. Continuons à nous enfoncer dans la hêtraie-charmaie et quittons quelque peu le sentier. Nous sommes surpris d'apercevoir la couche du chevreuil où l'animal a gratté soigneusement les feuilles mortes avec ses pattes antérieures avant de se coucher. L'endroit gratté appellé « régalis » est recouvert de poils et jonché d'excréments: «des moquettes »

Le métier du chevreuil: débroussailleur de la forêt. Forestier à l'origine, il a commencé à former des hardes en plaine vers 1950 en Hongrie, Pologne et 25 ans plus tard, chez nous. Quand le chevreuil voit des éléphants roses! En hiver, il se nourrit de lierre, de ronces et l'été, il adore les jeunes pousses gorgées de sève sucrée qui fermentent dans l'estomac et qui le rendent complètement saoûl .


Il fait des bonds, des cabrioles, hoche la tête bizarrement. Bien que se soit rare, il arrive qu'on rencontre des chevreuils dans ce joyeux état ( on dit qu'ils ont le mal de broute ). Autoritaire? Il défend son territoire en marquant son odeur grâce à une glande à odeur au front, frottée sur un arbre. Les traces d'abroutissement sur les feuilles de ronce trahit la présence de ce cervidé dans le coin. La ronce commune ( Rubus fruticosus ) et la ronce bleue ( Rubus caesius ) ont des propriétés astringeantes et antidiarrhéiques. Elles sont utilisées en vannerie, en cuisine.

Dans cet enchevêtrement de ronces, le nepticule doré, un petit papillon, a pondu sur une feuille où la larve s'est nourrie de celle-ci en laissant un sillage de plus en plus large pour en sortir à l'état mature. La ronce utile pour la faune! Sa croissance rapide offre gîte et couvert à nombre d'espèces. Le muscardin y construit son nid en boule, ainsi que certains oiseaux comme le bruant jaune, le troglodyte mignon...La pie grièche écorcheur peut se servir des grosses épines pour y empaler ses proies ( des lardoirs ). Le renard fait grande consommation de mûres qui une fois passées dans son intestin, les graines se retrouvent comme dopées et alors, 35% d'entre elles donneront naissance à de nouvelles plantules contre 20% de réussite en temps ordinaire. Sur un vieux tronc couché, s'étale une colonie de polypores du bouleau avec le chapeau brun clair en forme de haricot, aux pores blancs. Sa chair servait à aiguiser les rasoirs et à polir le métal des montres. Espèce hétérotrophe, parasite et saprophite, ce champignon exploite la matière organique vivante ou morte.


Certains champignons ont besoin d'êtres vivants pour pousser. La plante lui fournit les sucres et le champignon lui procure le phosphore, le calcium, et le potassium Cherchons l'arbre pour y trouver le champignon: la truffe au pied du chêne l'amanite tue-mouche au pied du bouleau le bolet au pied du mélèze Une sittelle torchepot ( Sitta europaea ) nous signale sa présence en lançant son cri sonore tuiittuiittuiit...tuiit Très reconnaissable à son bandeau noir sur l'oeil et en mouvement continuel, elle se nourrit d'insectes, de graines dures.. . Cherchons les graines cassées et coincées entre l'écorce de chêne. Ces forges servent à maintenir la graine dure que la sittelle casse à coup de bec.

Dans la clairière du « Laid trou » le frêne commun ( Fraxinus excelsior ) reconnaissable à ses gros bourgeons noirs et à son écorce lisse, pousse en rejet.

Son bois dur et souple est recherché par les ébénistes et était autrefois utilisé pour la fabrication de roues. Il n'est pas étonnant de le rencontrer à cet endroit, car il apprécie particulièrement les milieux frais et humides.


Contournons un plant de bouillon blanc ( Verbascum thapsus ) qui se dresse près du monticule de pierres. Ses vertus dans les infections pulmonaires sont bien connues. Au Moyen-Age, on utilisait ses fleurs comme mèches à huile et l'épi floral pour chauffer les fours des boulangers. Cette haute plante bisannuelle, ne fleurit pas au cours de la première année de croissance. En remontant vers la pelouse calcaire, les mousses laissent apparaître un paysage étrange et magique. Mais qu'est ce qu'une mousse? Les Briophytes constituent un ensemble de plantes vertes, démunies de tissus conducteurs et se reproduisant par spores. Dans la nature, elles jouent un rôle: leurs détritus forment l'humus et même dans certaines conditions, la tourbe. Elles revêtent le tronc des arbres, des rochers, le sol des forêts d'un coussin chaud et moelleux qui offrent aux animaux des refuges spéciaux. Dans cet environnement humide, ombragé, aux affleurements rocheux, une petite fougère bien représentée pousse en colonie très dense: le polypode vulgaire (Polypodium vulgare ). Ses frondes espacées poussent le long du rhizome. Autrefois, le rhizome au goût de réglis était apprécié des enfants qui le suçaient. On l'utilise pour aromatiser des confiseries comme le nougat.

Une petite cavité au pied d'un charme, recèlent des restes de repas: noisettes, graines de charme... Un petit rongeur, probablement le mulot, s'est régalé de ses trouvailles, bien à l'abri des prédateurs dans ce petit grenier.


Mettons un peu d'ordre dans tout cela pour différencier trois espèces de rongeurs bien représentées chez nous. Mulot Campagnol Musaraigne yeux

grands

moyens

petits

oreilles

grandes

petites

petites

museau

allongé

arrondi

pointu

denture

incomplète

2 incisives sup. inf.

complète

ordre

rongeur

rongeur

insectivore

Coquille décortiquée par un mulot

Remontons à notre aise sur les pelouses sèches et portons de l'intérêt à une délicate fleur jaune vif en panicules feuillées et en feuilles verticillées par 8 ou 12: le gaillet jaune ( Galium verum ) de la famille des Rubiacées, parent de l'aspérule odorante avec lequel on fabrique cette délicieuse boisson « le Maitrank » , affectionne les endroits herbeux et secs des pelouses calcaires.

Froissons quelques fleurs jaunes, en humant cette douce odeur de miel qui s'en échappe. Chemin de sortie de la réserve Cheminons vers la sortie de la réserve et attardons-nous sur un arbre typiquement calcicole: l'érable champêtre ( Acer campestre ) dont le bois dit « bois de poule » sert au perchoir des volailles car l'écorce des branches ne tombe pas en séchant et les poules avaient, paraît-il, chaud aux pattes! En effet, la chaleur particulière qui s'en dégage est étonnante. Détachons une feuille à cinq lobes pour voir s'écouler un latex blanchâtre.


Utilisons notre sens du toucher! Avec vos mains, comparez la différence de température agréable entre le tronc de l'érable champêtre et celui du frêne qui reste bien froid. Au sortir de la réserve, la renouée du japon ( Fallopia japonica ) de la famille des Patiences a formé une très grande colonie. Sa capacité à se reproduire en éliminant ses concurrents, en font une ennemie de la biodiversité. Elle a développé une véritable stratégie de compétition envers les autres plantes: -en secrétant des substances qui font mourir les racines des plantes avoisinantes -en étouffant les plantes par la densité des feuilles dûe au manque de lumière S'en débarrasser devient alors, un véritable parcours du combattant mais avec de la patience on peut la couper chaque année et peu à peu , celle-ci s'épuisera et finira par mourir. Le chemin de retour au village Dans la descente qui mène au village, longeons une haie de clématites des haies ( Clematis vitalba ) de la famille des Renoncules. Cette liane, dont le pétiole de ses feuilles s'enroule en vrilles autour des branches, nous confirme toujours que nous sommes sur terrain calcaire vu que cette espèce calcicole ne pousse qu'en ces lieux. Les fruits garnis d'un plumeau blanc passent l'hiver sur la plante. Sa sève est toxique et provoque des irritations et brûlures sur la peau qui disparaissent peu à peu. C'est pourquoi, il était fréquent que les mendiants s'en frottent le visage pour avoir des plaies, paraître plus malheureux et susciter la pitié des gens.

Les vieux murs non rejointoyés, fournissent un support idéal pour y voir s'épanouir la chilidoine, aux vertus dermatologiques bien connues contre le traitement des verrues. Coupons un morceau de tige et laissons s'écouler le liquide jaunâtre sur la verrue, substance magique et 100% naturelle..


Observons une dernière fois sur notre gauche un arbrisseau à feuilles caduques: le fusain d'Europe ( Euonymus europaeus ) aux rameaux toujours verts et quadrangulés à feuilles opposées à peine dentées. Son bois clair et sans noeud sert pour la sculpture et instruments de musique. Carbonisé, il donne les « fusains » du dessinateur. Remarquons son fruit, qui par sa forme lui a donné son nom populaire: « bonnet de prêtre ». Celui-ci est toxique et peut être mortel si on le mange en grande quantité.

Traversons le vieux petit pont datant de 1876, qui enjambe la Molignée, pour longer l'ancienne brasserie Bodart dont la bière typique, « Li Crochon » du village voisin de Falaen, est basée sur une vieille recette de celle-ci. Nous voici arrivés au terme de notre promenade. Après avoir traversé différents milieux naturels, nous avons respecté des principes de base qui sont les règles d'or du naturaliste: DRAP D pour discret, R pour respectueux, A pour attentif, P pour patient. J'aimerais surtout insister sur le fait que la nature a besoin de nous. Car l'avenir est entre nos mains. Dans nos gestes quotidiens, notre manière d'acheter, de recycler, d'économiser l'énergie, de soutenir des associations, d'agir, et surtout de faire pression sur les responsables, nous avons des choix. Pour l'inertie ou pour la vie. Parole d'Indien En 1854, un « homme sauvage » comme il se décrivait lui-même, prononça des mots illuminés de sagesse. Ce sauvage, c'est le chef indien Seattle de la Ligue Duwanish. L'homme fit au président des Etats-Unis d'Amérique un discours poétique et visionnaire, dont voici quelques extraits. Ces mots semblent surgir du fond des temps comme la voix même de la nature: « Qu'est-ce que l'homme sans les bêtes? Si tous les animaux disparaissaient, l'homme mourrait d'une grande solitude de l'esprit. Car ce qui arrive aux bêtes arrivera bientôt à l'homme. Toutes les choses sont liées entre elles. Nous savons au moins ceci: la Terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la Terre. Ce n'est pas l'homme qui a tissé la trame de la vie: il n'en est qu'un fil, et tout ce qu'il fait à la trame, il le fait à lui-même. Continuez à souiller votre lit, et une nuit vous étoufferez dans vos propres immondices. »


Remerciements

Je tiens à remercier toutes les personnes qui m'ont aidé à la réalisation de ce travail. Des guides de terrain avec lesquels j'ai arpenté tant de fois les lieux. Mes filles qui ont du supporter mes nombreux moments d'absence et mon mari à qui j'ai pu communiquer mon intérêt pour la nature qui m'a fortement aidé dans mes recherches et dans la présentation de mon mémoire. Sans oublier bien sûr, le Centre Marie Victorin où j'ai pu m'épanouir aux contacts de personnes passionnées, avides de transmettre leurs connaissances à la néophyte que j'étais. Merci infiniment


Excursion guidée page 1 L'église, son cimetière et la grange aux dîmes 2 L'ancienne école 3 La potale 4 L'ancienne voie ferrée 5 Les vieux murs 6 La Molignée 7 La haie 8 La grotte des Nûtons 9 La montagne de Ranzinelle 10 Forêt Domaniale 11 Le laid Trou 12 Chemin de sortie de la réserve 13 Chemin de retour au village


Sommaire page 1. Préface 2. Remerciements 3. Carte au 1: 100.000 ( localisation ) 4. Carte au 1:25.000 (itinéraire ) 5. Recommandations 6. Introduction 7. Excursion guidée 8. Bibliographie 9. Index des noms d'animaux 10.Index des noms de plantes 11 Annexes


Bibliographie Anonyme., 1982.-Le Molignard. Publication du Syndicat d'initiative et de Tourisme des vallées de la Molignée et du Tourisme. 31 p. Bang P., Dahlström P., 1999.- Guides des traces d'animaux.Delachaux et Niestlé. 264 p. Charlot M-E., Introduction à la mammologie. Formation de Guides-Nature. Cercles des Naturalistes de Belgique. 15 p. Clesse B., Initiation à la reconnaissance des fougères de nos sous-bois, vieux murs, rochers et éboulis Clesse B.,Glossaire botanique illustré à l'intention des naturalistes Clesse B. Cuvelier J-J. Introduction à la mycologie Formation de Guides-Natures. Cercles des Naturalistes de Belgique. 15 p. Collectif: Comité scientifique de la Conservation de la Nature et de la Protection des eaux.a.s.b.l. Bassin hydrologique de la Molignée Vol.1 Facteurs abiotiques. 205 p. Collectif: Comité scientifique de la Conservation de la Nature et de la Protection des eaux.a.s.b.l 2001.-Bassin hydrologique de la Molignée, Vol.2 Facteurs biotiques. 170 p. . Colmant L., Decocq O., Delescaille M., Dewitte Th., Duvigneaud J., Henry A., Hofmans K., Saintenoy-Simon J., sous la direction de Woué L.,2004.- Les pelouses calcicoles en Région wallonne. 68 p. De Zuttere Ph., Introduction à la bryologie Formation de Guides-Natures. Cercles des Naturalistes de Belgique. 4 p. Dierl W., Ring W.-1992.-Guides des insectes. delachaux et niestlé. 237 p. L'Echo des coteaux: Life Pelouses sèches de Haute Meuse et du Viroin Fourneaux R., Atlas géomorphologique des entités communales de Wallonie Occidentale Fourneau R., 2001.- Initiation à la géomorphologie de la Wallonie, région d'Europe. Vierves-surViroin.Cercles des Naturalistes de Belgique. 152 p. Giraud M., 2005.-Le Kama-sutra des demoiselles. R. Laffont. 309 p. Guilleaume Ch., 2004.-Reconnaître les arbres. De Boek. 33 p. Guilleaume Ch., 2004.- Reconnaître les conifères. De Boek. 33 p. Guilleaume Ch., 2004.-Reconnaître les arbustres. De Boeck. 33 p. Guilleaume Ch., 2004.-Reconnaître les oiseaux en été. De Boeck. 33 p. Guilleaume Ch., 2004.-Reconnaître les fleurs des bois. De Boek. 33 p. Guilleaume Ch., 2004.-Reconnaître les reptiles. De Boek. 33 p. Guilleaume Ch., 2004.-Reconnaître les rapaces nocturnes. De Boek. 33 p. Guilleaume Ch., 2004.-Reconnaître les rapaces diurnes. De Boek. 33 p. Guilleaume Ch., 2004,-Reconnaître les traces d'animaux. De Boek. 33 p. Guilleaume Ch., 2004.-Reconnaître les empreintes. De Boek. 33 p. Hayman P. Hume R., 2004.-Reconnaître les oiseaux sans peine. Nathan. 383 p. Hofmann H.., 2007.-Miniguide tout terrain des papillons. Nathan. 152 p. Spineux Y. d'après K.Hofmans et J.Dath.,Introduction à l'entomologie Formation de Guides-Natures Adresses internet Cybereckos.creteil.infm.fr/cyber11/nature/escargot/escargot.htm www univers-nature-com/dossier/buse-html larodz.chez-alice.fr/plantes/bouillon.html fr.Wikipédia.org./wiki/Polypode.commun 35k Protection des chauves-souris nature-aveyron.chez-alice.fr/chiro/protection chiro.htm-29k Rythme de vie des papillons expopapillon.fre.fr/rythme.html 4k www.meusemolignée.be/sosoyepbvw. Institut Letton www.li.lv/frr/?id-15-47k


www.lpo.fr/refugeslpo/conseils/ficher/doc/ronce.pdf www.nord-nature.org/ficher/fiche-56.htm-9k perso.orange fr/insectes.net/cĂŠtoine/cetoi 2.htm-26k http://www.meusemolignĂŠe.be/sosoyepbvw fr.wikipedia.org/wiki/Ceterach-officinarum-33k cartes des sols de la Belgique


Index des espèces observables durant la balade. Les plantes ------------L'aubépine (Crataegus monogyna) L'aulne glutineux (Alnus glutinosa) La berce commune (Heracleum sphondylium Le bouillon blanc (Verbascum thapsus) Le bouleau blanc (Betula pendula) La carotte commune (Daucus carota) Le charme (Carpinus betulus) Le chêne pédonculé (Quercus robur) Le chèvrefeuille des haies (Lonicera xylosteum) La chilidoine La clématite des haies (Clematis vitalba) Le cornouiller sanguin (Cornus sanguinea) Le dompte-venin (Vincetoxicum hirundinaria) L'érable champêtre (Acer campestre) L'érable sycomore (Acer pseudoplatanus) L'eupatoire chanvrine (Eupatorium cannabinium) Le frêne commun (Fraxinus excelsior) Le fusain d'Europe (Euonymus europaeus) Le gaillet jaune (Galium verum) Le genévrier (Juniperus communis) Le géranium herbe à robert (Géranium robertianum) La globulaire (Globularia bisnagarica) Le gouet maculé (Arum maculatum) La grande consoude (Symphytum officinale) La grande ortie (Urtica dioica) L'hélianthème commun (Helianthemum mummularium) L'hippocrépide en ombelle (Hippocrepis comosa) La knautie des champs (Knautie arvensis) Le lierre (Hedera helix) La linaire commune (Linaria vulgaris) Le lotier corniculé (Lotus corniculatus) Le noisetier coudrier (Corylus avellana) L'orchis bouc (Himantoglossum hircinum) L'orchis verdâtre (Platanthera chloranta) L'origan commun (Origanum vulgare) L'orpin poivre de muraille (Sedum âcre) Le pin noir d'Autriche (Pinus nigra) Le potamot crépu (Potamogeton crispus) Le prunellier La renoncule aquatique (Ranunculus aquatilis) La renouée du Japon (Fallopia japonica) La renouée poivre d'eau (Persicaria hydropiper) La ronce bleuâtre (Rubus caesius) La ronce commune (Rubus fruticosus) Le saule blanc (Salix alba) Le serpolet (Thymus polytrichus) Le sureau noir (Sambucus nigra) La tanaisie commune (Tanacetum vulgare) Le tilleul à grandes feuilles (Tilia platyphyllos)


La valériane officinale (Valeriana officinalis) La viorne mancienne (Viburnum lantana) La vipérine commune (Echium vulgare) Les fougères ---------------Le cétérach officinal (Asplenium ceterach) Le scolopendre (Asplenium scolopendrium) La fausse capillaire (Asplenium trichomanes) Le polypode vulgaire (Polypodium vulgare) Les champignons --------------------La lépiote à crête (Lépiota cristata) Le polypore du bouleau (Polyporus,Ungulina) Les mousses ---------------Les oiseaux -------------La buse variable (Buteo buteo) Le cincle plongeur (Cinclus cinclus) L'hirondelle rustique (Hirundo rustica) Le pic épeiche (Dendrocopos major) La sittelle torchepot (Sitta europaea) Le troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) Les mammifères -------------------Le chevreuil Les chiroptères La fouine Le mulot Le renard Le sanglier Les reptiles -------------La couleuvre coronelle (Coronelle austriaca) Les insectes -------------L'argus bleu nacré (Lysandra coridon) Le balanin des noisettes (Curculio nucum) Le caloptéryx vierge (Calopteryx virgo) La cétoine dorée (Cetonia aurata) La coccinelle à 7 points (Coccinella septempunctata) Le cynips des bédégars (Diplolepis rosae) L'éphémère (Ephemera danica)) La fourmi rousse (Formica rufa) Le gendarme soldat (Pyrrhocoris apterus) Le machaon (Papilio machaon)


Le nepticule doré Le paon du jour (Inachis io) La perle (Perla marginata) Le phanéroptère commun (Phaneroptera falcata)


Sosoye