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SOMMAIRE 3 ........................................................................... BIOGRAPHIE 4 ........................................................................... DISCOGRAPHIE 5 ........................................................................... DATES 6 ........................................................................... PRESS BOOK 7 ........................................................................... CONTACT 8 ........................................................................... CREDIT

DJ Key

Press Book

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DJ Key DJ Key est un éminent DJ, réalisateur de clips vidéo et le pionnier du turntablism marocain. Après quinze ans d’activisme hip-hop, Khalid DOUACHE, alias DJ Key est aux commandes de sa propre boîte de production Funky Noise, qui délivre des prestations de vidéo, de multimédia, d’événementiel et qui comprend la première et la seule école de Djing à Casablanca. S’il a commencé par le breakdance, Dj Key est avant tout un virtuose des platines. Parcours. Dans la première moitié des années 90, de petits crews de breakdance commencent à voir le jour à Casablanca. Parmi eux, Khalid Douache devient vite fasciné par les DJs pendant les battles… Il commence alors à s’informer sur le matériel et les techniques. Après un an de breakdance, il se met au Djing sous le nom de DJ Key. Commence alors la quête de la matière première : les vinyles. Après cinq ans, Khalid se paie ses premières platines et table de mixage professionnelle. Sa collection de vinyles atteint aujourd’hui 1500 disques. En 2000, il crée « Original Hip-Hop », la première association marocaine dédiée au mouvement hip hop, qui organise des concerts, des workshops et des soirées avec l’Institut français. Petit à petit l’artiste a acquis une technique impressionnante : passe-passe, beat-jungling, scratches ravageurs… Tout y passe. Pendant sa carrière de 15 ans en djing, DJ key joue régulièrement dans des festivals ou des soirées aux Pays-bas, France, Belgique, Espagne, Allemagne, tunisie,… Il alliera bientôt au turntablism des connaissances en production, avec les logiciels de MAO. L’année suivante, l’as des platines passe derrière la caméra : il sillone la petite planète hip-hop marocaine et les battles de breakdance et en tire un documentaire de 17 minutes intitulé Maroc Streetlife, projeté dans différents festivals en région parisienne.Avec les moyens du bord, DJ Key réalise les premiers clips de la plupart des rappeurs marocains. Vidéo donc, infographie, événements, et surtout l’école de DJ’ing: c’est la création de Funky Noise Entertainement en 2006. La scène hip hop marocaine est aujourd’hui très riche grâce à DJ Key, qui restera le précurseur du turntablism made in Morocco.

Pour plus d'infos connectez vous sur :

http://www.myspace.com/djkeyma

DJ Key

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DISCOGRAPHIE

Mix Tapes :

Mix Tape : R&B Fusion Style Année : 2002 Label : Original HipHop

Mix Tape : Anthology Année : 2003 Label : Original HipHop

Live Show : Original DJ Show (At New Feeling) Année : 2004 Label : Original Hip Hop

Mix Tape : How We Do Année : 2005 Label : Original HipHop

Mix Tape : Club Master Année : 2006 Label : Funky Noise

Singel : Rap Lyouma Kayne Année : 2009 Label : Funky Noise

Featurings :

DJ Key

Artiste : H Kayne Singel : L'3arboun Année : 2009

Artiste : Hel Lmkane Album : Sawt Chaab Année : 2009

Artiste : Bigg Album : Mgharba Tal Mout Année : 2006

Artiste : Casa Crew Album : Al Bassma Année : 2007

Artiste : Fnaire Singel : Sadat Année : 2005

Artiste : Darga Album : Stop Baraka Année : 2008

Artiste : Mc Jo Album : Côté Abstrait Année : 2007

Artiste : Azed Album : Ultimatum Année : 2006

Artiste : Amiral Album : Infinity Année : 2008

Artiste : X-Side Album : Comback Année : 2007

Press Book

Artiste : Steph Ragga Man Singel : L'bayda Nayda Année : 2007

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Dates

QUELQUES DATES IMPORTANTES

Concerts & Festivals :

Ateliers DJing :

Internationaux

- Festival Mawazine 2009, Rabat (Maroc) - Festival de Dakhla 2009 (Maroc) - Noches de Ramadan 2008, Madrid (Espagne) - Festival de Dakhla 2008 (Maroc) - Festival L’Boulevard (Maroc) - Institut Français d’Agadir (Maroc) - Funky Noise DJ School 2006/2011 (Maroc)

- Festival Pirineos Sur 2011, Huesca (Espagne) - Fiesta2H 2011 (Dakar/Sénégal) - My World Images 2010, Arhus, Odense & Copenhague (Danemark) - Cully Jazz Festival 2010 (Cully/Suisse) - Festival Pirineos Sur 2010, Huesca (Espagne)

- Montreux Jazz Festival 2009, Montreux (Suisse)

- Festival La Mar De Musicas 2009, Cartagena (Espagne) - Festival Climat 2009, Paris (France) - Mercat de Musica Viva de Vic 2009, Vic (Espagne) - Festival Sonar 2008, Barcelone (Espagne) - Festival Barcelona Accio Musical 2008, Barcelone (Espagne) - Festival Made In Maroc 2007, Dijon (France)

Nationaux

- Génération Mawazine 2010, Meknes - Festival Casa Music 2009, Casablanca - Festival de Dakhla 2009/2008, Dakhla - Festival Timitar 2008/2006, Agadir - Festival FICAM 2007/2008, Meknes - Festival L'boulevard 2008/2005/2004/2002, Casablanca - Festival Gnaoua et musique du monde 2005, Essaouira

Passages Télé : - TV3 Catalunya Télédiario (Espagne) - Al Jazira TV Ssir Al Mihna (Qatar) - Al Jazira Documentary Atouar Al Jodod (Qatar) - Nessma TV Star Académie Maghreb (Tunis) - 2M Korsa & Korsa Live (Maroc) - 2M Studio 2M (Maroc) - 2M Ahl Al Maghna (Maroc) - S.N.R.T Al Oula Show (Maroc)

Passages Radio : - Couleur 3, Montreux (Suisse) 2009 - Fun-X,Good Fellas Show, Amsterdam (Pays-Bas) 2008 - Fréquence Paris Plurielle, Paris (France) 2004 - Scanner FM, Barcelone (Espagne) 2008 - Résidence Radio 2M Dee Jay Party (Maroc) 2007 - Fun-X, Amsterdam (Pays-Bas) 2004

Clubs : - 7 Sky Club (Suisse) - 013 Club (Pays-Bas) - Palace Club (Pays-Bas) - Hardersplaza Club (Pays-Bas) - Vestergade 58 (Aarhus/ Danemark) - IFB (Barcelone) - Alias club (Mazagan/El Jadida) - Théâtro (Marrakech) - Pacha (Marrakech) - SO (Marrakech) - Gotha (Marrakech) - Palace (Marrakech) - New feeling (Marrakech) - White Room (Marrakech) - G-Sound (Casablanca) - Ce’On (Casablanca) - B-Rock (Casablanca) - Papagayo (Agadir) - Beach Club (Agadir) - Platinum Club (Skhirat) - Amnesia Club (Rabat) - 555 Club (Tanger)

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DJ Key fait son show a l’ALIAS Dans les années 1990, Khalid Douache, alors adepte du break dance, découvre le DJ’ing lors de battles Hip hop. Fasciné par ces créateurs de sons hors du commun, ilcompte bien devenir un jour, lui aussi, l’homme qui fait vibrer le dancefloor. Il écoute alors en boucle des cassettes audio, visionne les clips de rap et consacre près de huit heures par jour, malgré les cours, à mimer leurs gestes dans les moindres détails. Il confie cependant avoir « appris à écouter, surtout pas à regarder », pour ensuite s’entraîner sur les platines. L’autodidacte commence alors sa collection de vinyles originaux et met près de cinq ans avant de pouvoir se payer sa table de mixage professionnelle et devenir le pionnier du turntablism marocain. Jamais sans ses vinyles Sa collection de vinyles dépasse aujourd’hui les 1500 disques, c’est son patrimoine, comme il se plaît à dire, car pour lui, « le Dj hip hop n’existe pas s’il ne joue pas avec des vraies platines, mais avec des lecteurs cd… Il faut maitriser une technique qu’on utilise avec les platines. Il y a encore 6 ans il n’y avait pas moyen d’avoir des disques, on devait les commander à l’étranger, les échanger… Maintenant, tu les as sur ton ordinateur avec une carte son qui commande des disques vierges et c’est génial ». Petit à petit, l’artiste acquière une technique impressionnante de passe-passe, beat-jungling, et scratches… Il précise d’ailleurs que « les bases du DJ’ing, c’est le mix et le tempo. Pour le DJ Hip hop, c’est le sratch et le passepasse, mais le tempo, c’est la base ». Activiste hip hop Serviable et sérieux, Khalid confie mixer chez lui, tranquille, et bosser sans arrêt. Ce bourreau du travail porte en effet plusieurs casquettes, qui lui valent d’être le précurseur et le mentor du DJing made in Morocco. Dès 2001, il aura été le premier à fonder une association dédiée au mouvement hip hop et le premier à ouvrir une école de DJ’ing, la Funky Noise DJ school (2006 – 2010). DJ Key fait également connaître sa passion, en animant l’émission hebdomadaire Dee Jay Party, sur Radio 2M, et c’est également à lui que l’on doit Maroc Street Life, un documentaire de 17 minutes où DJ Key fait le tour du Maroc, à la découverte de la petite planète hip hop marocaine et des battles de breakdance. C’est également à lui que l’on doit le premier clip professionnel de l’histoire de la nouvelle scène avec F’mo Hadak , du groupe H-Kayne, sorti en 2005. DJ Key réalise alors qu’il n’y a pas de boîte de production spécialisée Hip Hop et crée sa société de production, Funky Noise, pour se consacrer à faire des clips pour les rappeurs et met en boîte Casa Crew / Men Zanka L’Zanka), Azed Bigg et Hatim / ça c’est normal, et récemment avec DON Bigg / Mabghitch… Il est même été appelé pour réaliser le clip Mobisud de Maroc Telecom et Bouge ton téléphone de INWI. Retour en club Parallèlement, DJ Key enchaîne les festivals nationaux (Casa, L’boulevard , Dakhla, Timitar, Mawazine, Gnawa…) et internationaux : Pirineos et La Mar De Musicas (Espagne), Montreux Jazz (Suisse), Climat (France). Il fait le show dans des ateliers de DJing, donne la réponse à d’autres prestigieux DJ ou est en tournée en tant que DJ de H’Kayne, Masta flow, Casa crew… Mais le N°1 des DJ marocains boude les clubs et nous avoue : « Dans une boîte, je ne m’amuse pas et je suis obligé de satisfaire des gens avec des sons commerciaux. Mais il y a deux ans, au Mazagan, je me suis éclaté ! C’est pourquoi je n’ai pas refusé de revenir, une soirée par mois, et de faire le show, parce que ça m’éclate! ». Questionné sur son style, il répond : « Je n’ai jamais mixé d’électro, de house, d’oriental… Je ne suis pas un DJ qui mixe des nouveaux sons mais des classiques. Je bouge un peu trop, à droite à gauche. Je suis dynamique, je fais des scratches… En gros, je fais un show de DJ ». Et de nous inviter à nous rendre à L’Alias Club du Mazagan pour le découvrir en live. Playlist DJ Key nous donne alors, en avant-première, la playlist des « indispensables » qu’il ne manquera pas d’avoir sous la main le 24 février. A commencer par le Funk avec The Billy Jean / Mickael Jackson, Last the DJ saved my life / Indeep, Get Down On It/ Kool & The Gang, Superstation/ Steavy wonder, un morceau qu’il adore, et Good Times / Chic . Côté Classic club, DJ Key promet du R Kelly / Home alone, du Mery J blidge / Family affair du Mark Morrisan / Return of the mac, du Montell Jordan / This is how we do it, un bon 50 cent / In Da club, sans oublier Eve / Who’s that girl et bien sûr Jay Z / Excuse me miss. Mais DJ Key nous confie : « Je suis pluôt old school qu’autre chose. 1989 à 93, c’est mes années préférées et il y des chansons que je suis sûr de mettre ». Il s’agit de Sugar Hill Gang / Rapper’s Delight , Curtis blow / The breaks, Run D MC avec Aerosmith / Walk this way, qui marque le début de la fusion du rap avec le hard rock. 2galement De la saoul / Ring ring ring, Dr Drey & 2 pac/ California love, Snoop Doggy Dog/ What’s my name, House of pain / Jump around, Criss cross / Jump, Mc Hammer / Can’t touch this. Le rendez-vous est donc donné…


Dossier Spécial

Les 100 qui font bouger le Maroc DOSSIER REALISE PAR SOULEIMANE BENCHEIKH, MYRIEM KHROUZ, CHRISTELLE MAROT ET DOMINIQUE LAGARDE REPORTAGE PHOTO : CHAKIB ALAMI POUR L’EXPRESS


DJ Key

A la fois DJ, réalisateur de clips vidéos, et (depuis peu) producteur, DJ Key - de son vrai nom Khalid DOUACHE est celui avec qui tous les musicos du royaume rêvent de travailler. Pas étonnant quand on connaît le parcours de ce véritable homme-orchestre. A 27 ans à peine, il a déjà plusieurs mix-tapes à son actif, et également un documentaire, intitulé Maros Street Life, sur le mouvement hiohop au Maroc. C'est aussi à lui qu'on doit le premier clip pro de l'histroire de la nouvelle scène, F'mo Hadak du groupe H-Kayne, sorti en 2005. La même année, il fond sa société de production Funky Noise, et se lance également dans l'enseignement du DJing, Depuis quelque temps, Key anime aussi une émission, "Dee Jay Party, diffusée chaque semaine sur Radio 2M. mais où s'arrêtera-t'il? août 2007

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MARRUECOS ES FUNKY EN CASABLANCA (MARRUECOS) SE ENCUENTRA LA QUE, POSIBLEMENTE, SEA LA UNICA ESCUELA DE DJ'S ESPECIALIZADA EN TURNTABLISM DEL CONTINENTE AFRICANO: FUNKY NOISE. LA CABEZA VISIBLE DE ESTE PROYECTO ES DJ KEY, EL DJ MAS PRESTIGIOSO Y RESPETADO DE MARRUECOS. Texto por DJ CAUTION. Fotos cortesia de DJ KEY ATENTOS,CLASE! HIP HOP NATION: En qué ano se fundo la escuela? DJ KEY: Abrimos Funky Noise DJ School en el ano 2006 en Casablanca (la ciudad mas grande de Marruecos). En la fiesta de inauguration trajimos a DJ Pogo (UK).

los estudiantes sin que antes tengan adquiridas las técnicas bâsicas como mezcla, scratch y beatjuggling. Paso a paso, van mejorando los turntablistas de Marruecos gracias a nuestra escuela.También impartimos cursos de production musical por ordenadory sistemas digitales (Scratch Live).

HHN: Como surgio la idea de crear una escuela para DJ's? Existia una demanda previa? K: DJ Lord Kamaz y yo desde siempre estuvimos fascinados por el mundo del djing, esto es una verdadera pasion para nosotros. La idea era transmitir este arte y, aparté, efectivamente la gente lo pedia. Ademas, el objetivo de esta aventura es desarrollar la imagen de Djing en Marruecos. Oueremos mostrar el grado de las posibilidades de esta disciplina. Asi es como se fraguo la idea de montar una escuela. Ya desde el principiotuvimosungran numéro de alumnos.

HHN: Es esta la unica escuela de Marruecos? K: Actualmente es la ûnica escuela de Marruecos. Séria una buena noticia si hubiese mas escuelas en otras ciudades. HHN: Y en el reste de Âfrica? K: De acuerdo con Google, hay dos escuelas en South Âfrica, una dedicada a la mûsica house en Cape Town yotra, llamadaTechnicsDJ Mix Club,en Johannesburgo. No conozco otras referencias en el resto del continente.

HHN: Con cuântos profesores cuenta la escuela actualmente? K: DJ Rash y DJ Sim-H para las clases bâsicas.y yo para cuando los alumnos estan preparados para un nivel superior.

HHN: Se organizan algûn tipo de batallas en la escuela? K: Si, montâmes pequenas batallas entre estudiantes. Esto ayuda a motivarlos y ayuda a que mejoren.

HHN: Funky Noise es una escuela exclusivamente de turntablism o existen otras disciplinas? K:Turntablism es una técnica avanzada de djing,con locual, no podemos ensenar a

HHN: Con que équipe cuenta la escuela? K: 4 platos Technics y 2 Stanton, 4 mesas de mezclas (Vestax y Numark), 2 Serato Scratch Live y un PC.

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DJ KEY . MARRUECOS ES FUNKY


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HHN: Conoces la escena de Espana? jAlgun DJ de aqui? K: Conozco a DJ Reda, marroqui que vive actualmente en Madrid y, desde ahora a DJ Caution. Me gustaria saber mas de la escena espanola. A nosotros nos podéis encontrar en www.funkynoise.ma o en Myspace.com/djkeyma. ?

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DEBES SABER QUE AQUI NO HAY TIENDAS DE MUSICA NI FABRICAS DE VINILOS. iSOLIA PREGUNTAR A MIS AMIGOS QUE VIVEN EN EL EXTRANJERO PARA QUE ME ENVIASEN VINILOS!

HHN: Escaseando el vinilo en Marruecos. Qué opinas de los sistemas digitales? K: Las siguientes generaciones de DJ's no tendran sus colecciones en vinilos. Yo, al principio, estaba en contra de estos sistemas porque pensé que nada podria sustituir al vinilo, pero con el tiempo cambié de opinion por su practicidad. Debes saber que aquî no hay tiendas de musica ni fabricas de vinilos. Solia preguntar a mis amigos que viven en el extranjero para que me enviasen vinilos! Gracias a Dios esto se acabo y el Serato acabo siendo una bendicion para mi. !

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HHN: En que estado se encuentra el turntablism en Marruecos? K:Seticillamente no existe. Por otra parte eldjing se esta expandiendo rapidamentey hay muchos pinchadiscos en Marruecos, pero la mayor parte de ellos pinchando con CD's. Las competiciones como la DMC o ITF no existen aqui, por todo esto no se pueden hablar de turntablism marroqui. Pero permaneced atentos, porque Funky Noise estarâ aqui promoviendo este arte.

HHN: Futures proyectos. K: Bastantes. Continue con las colaboraciones con distintos grupos de rap, la produccion musical para un nuevo grupo, Hel Lmkane, con la salida de su album en 2009. La creacion de dos videos musicales y, por ultimo, me embarco en un proyecto de Vjing con un concepto nuevo. ?

APARTABO PERSONAL HHN: Este verano tuvimos la oportunidad de verte en el Sonar de Barcelona. Cuando volveremos a verte de nuevo por aqui? k: Sonar fue una gran experiencia. Disfruté mucho y espero participar en otrôs feîtlvales espanoles. Acudo a Espana a menudo para actuar junto con la banda H-Kayne. El prôximo concierto en Espana sera el 26 de febrero también junto a H-Kayne.

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musique

ÈRE

1 ÉCOLE DE DJ À CASA Pour celles et ceux qui pensent encore que mixer se résume à rayer bruyamment un disque vinyle, une petite formation s'impose. Ça tombe bien puisque la toute nouvelle école pour Dj vient d'ouvrir ses portes à Casablanca. Petite visite dans ses locaux... Siham Mennane

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ituée dans le quartier Benjdia, la Dj School Funky Noise vient de fêter son premier mois d'existence. Aux commandes des platines, c'est Dj Key himself qui balance les rythmes. Pardon, les beats, parce qu'ici, les mots ne sont pas les mêmes que dans le monde extérieur. Le Djing a son propre vo-

cabulaire, issu de l'anglais, et c'est parfois dur de comprendre les conversations passionnées (voir le lexique). Pour les deux initiateurs du projet, Dj Key et Lord Kamaz, l'école a été ouverte suite à l'effervescence du mouvement de Djing au Maroc. "Elle est basée particulièrement sur les techniques de mix, scratch, pass-pass, cuts,

et effets divers. Pour les débutants comme les pro fessionnels, initiation et perfectionnement sont proposés", explique notre Dj. Depuis le début du mois de septembre, dix élèves dont deux filles se sont inscrits aux cours. La majorité est venue pour le plaisir, pour s'éclater sur les platines et apprendre les rudiments du mixage. Pour satis-


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tion de sites Web, et l'événementiel. On lui doit d'ailleurs plusieurs clips pour Casa Crew, JO, H-Kayne, bientôt Bigg, et le court métrage hiphop Maroc Street life de Dj Key, ptésenté dans plusieurs festivals.

La culture hip-hop en partage

faire tout le monde, trois formations sont délivrées: des cours de Djing spécialisés en hip-hop pour tout savoir sur les bruits que peut sortir un vinyle, la formation MAO, ou Musique Assistés par Ordinateur, pour réaliser ses propres créations musicales, et la formation virtuelle pour maîtriser les logiciels professionnels. Loin d'être légères, ces formations demandent entre 16 à 33 heures de leçons par mois sur 12 à 24 semaines, et l'investissement demandé aux élèves est important. Quant au matériel installé sur place, il permet à trois personnes différentes de s'entraîner de concert: platines, tables de mixage, enceintes, casques, ordi et vinyles encombrent les tables.

jours une personne derrière les danseurs en train de chauffer la salle avec des platines. Je me suis intéressé à cette personne et j'ai essayé de comprendre son rôle, de voir avec quel matos il jouait, c'est comme ça que j'ai commencé. À l'époque, il n'y avait pas Internet, pas de DVD, mais il y avait le satellite. En regardant certaines émissions, je zappais et j'essayais de tomber sur des Dj en train de mixer. Ensuite, j'ai acheté mes premières platines et une petite table de mixage, et j'ai commencé avec deux ou trois disques. J'avais un ami qui mixait dans une boîte, Club 84. Il m'a montré quelques trucs et j'ai continué tout seul. Les jeunes qui viennent ici ont la chance de pouvoir trouver du matériel sur lequel travailler et d'apprendre les bases pour débuter."

Le Djing a son propre vocabulaire, et c'est parfois dur de comprendre les conversations passionnées... Des invités de marque à l'école L'idée d'une école pour Dj dans un paysage acoustique plutôt pauvre en musique moderne a de quoi surprendre. Mais c'est justement pour faire évoluer les choses que Dj Key a décidé de faire partager son expérience. "J'ai commencé par faire du breakdance. A la TV, il y avait tou-

La chance également de croiser des Dj confirmés er des musiciens de tous bords. Pour l'ouverture de l'école, c'est le célèbre Dj Pogo, venu tout droit d'Angleterre, qui a inauguré les platines. Toutes les semaines, plusieurs membres de groupes passent également pat cet endroit clé. Il faut dire que Funky Noise est une boîte complète puisque, outre la Dj School, elle maîtrise la production audiovisuelle, la créa-

Pour l'équipe de la Dj School, le principal intérêt de cette aventure est de faire évoluer l'image du Djing au Maroc. Ces passionnés du beat souhaitent montrer l'étendue des possibilités de cette discipline. Un défi pas facile à relever. Il leur est difficile de trouver le matériel adéquat: les vinyles, la matière première de tout Dj qui se respecte, sont importés et vendus à un prix élevé. À l'école, il faut une dizaine de disques chaque mois pout travailler et suivre les nouveautés internationales. Mais pas question de baisser les bras! Pour compléter ses activités, Dj Key compte se lancer à fond dans l'audiovisuel, réaliser un maximum de clips, et continuer à défendre la culture hiphop. Un programme chargé qui n'effraie pas ce jeune entrepreneur de 27 ans! Funky Noise DJ School, 6 rue BaâLabak, Benjdia, Casablanca. Tél. 022452330 www.funkynoise. ma

LEXIQUE INDISPENSABLE Mixer: enchaîner des morceaux. Un beat: un rythme. Un son: un morceau. Un breakbeat: un vinyle qui ne contient que des effets sonores, destiné à faire des scratchs. Turntable, turntablist: platine, Dj. Mixtape: CD de titres mixés par un Dj. Pitch: bouton de vitesse de la platine. Cross fader: bouton qui permet de sélectionner la platine de gauche ou de droite, ou de faire jouer les disques en même temps. Cut: coupure de son réalisée à l'aide du cross fader Pass-pass: faire des boucles sonores manuellement sur le vinyle. Sampling: instaurer manuellement un mor -ceau de mélodie dans un mix. Scratch: allers-retours faits manuellement sur un vinyle. Baby scratch: allers-retours sans cut (sans silence). Crab: allers-retours et coupures de son avec des cuts. Transform: allers-retours avec beaucoup de cuts, rythmés comme un stroboscope.

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N°41 - NOVEMBRE 2006 - 10 DH

urban guide

INTERVIEW

par Jean Berry

DJ key

" Mes vinyls, c'est mon patrimoine " Scratcheur et clippeur hors pair, pilier du rap vert et rouge, DJ Key a lancé à sa manière, humble et discrète, son école de DJ et sa boîte de prod' Funky Noise, qui commence à faire parler d'elle. L'occasion de revenir sur son parcours et d'évoquer ses projets. À quel âge t'es-tu lancé dans le hip-hop ? Vers 15 ans... En fait, j'ai commencé par le breakdance. À partir de 1994, on dansait avec des potes, au quartier Ben Lamdoune près de Aïn Chock, et on organisait des petites rencontres avec les breakers d'autres quartiers, c'était les débuts du hiphop au Maroc. Puis en regardant les battles ou concours à la télé, j'ai été intéressé et attiré par cette personne qui chauffait la salle avec ses platines. Après un an de danse, j'ai commencé à mixer. J'animais quelques soirées, mais je ne gagnais pas ma vie avec, je me débrouillais, comme tous

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les Marocains, en vendant des trucs, en économisant... C'est ainsi que j'ai acheté mes premières platines et ma première table, cela m'a pris cinq ans pour avoir mon matos professionnel, et me mettre au niveau techniquement. Vu le peu de débouché pour des artistes comme toi, créer ta structure était-il ton seul moyen d'en vivre ? Tu l'as envisagé comment ? Au départ, je n'avais pas l'intention de créer une boîte. J'ai travaillé pendant deux ans dans un cabinet d'architecture à Agadir, mais j'ai laissé tombé car je n'ai pas réussi à concilier l'art et le boulot. J'ai décidé de me consacrer à la musique. En revenant ici à Casa en 2004, j'ai pensé à plusieurs choses comme organiser des soirées, créer une école de DJ (je n'avais pas les moyens), commencer à produire des mixtapes pour faire de la promo, etc. Au début, tu dois un peu accepter n'importe quoi pour vivre, même si ça ne paye pas vraiment. Et puis il y a eu des scènes


J'écoute

comme le Boulevard, qui m'a permis de jouer avec des groupes, et de tracer dans ce délire purement hip-hop. C'est dans un esprit de professionnaliser cette démarche que nous avons créé notre boîte de production (Funky Noise)... Aucune n'était spécialisée dans le hip hop ! J'ai alors commencé par faire des clips pour les groupes.

accompagner. En créant notre école, nous espérons contribuer à faire évoluer notre art. Et puis les nouvelles radios arrivent, l'une est justement spécialisée dans le hip-hop et le r'n b, cela pourra développer notre audience, et peut-être nous permettre de toucher des droits, des royalties.

Funky Noise et la DJ school, ça marche ? Dix élèves, dont deux filles, sont déjà inscrits à l'école. L'un d'entre eux a même fait le déplacement de Safi pour suivre deux mois de formation intensive. Pour l'instant, nous arrivons à payer nos factures ! Au départ, nous avions un projet d'émission radio, nous l'avons proposé à plusieurs stations, et mais il fallait nous structurer. Avec mon partenaire Lord Kamaz, on s'est alors dit pourquoi ne pas intégrer dans nos projets une DJ School, en plus du graphisme, du design, l'organisation d'événements, et aussi la vidéo. Tout cela s'articule autour du hiphop et me permet d'exercer tous mes savoirs faire. Beaucoup de groupes veulent un site web, mais personne ne comprend vraiment leur esprit, pour répondre à leur demande. Idem pour les clips, l'habillage des CD, etc.

Tu nous proposes une petite playllst old-school... Comment as-tu réuni ta collection de disques ? Les morceaux que je cite ici sont des classiques incontournables, ceux que tout DJ doit avoir. Mes vinyls, c'est mon patrimoine ! J'ai fait le tour des disquaires et des boîtes de nuit dans de nombreuses villes, j'ai sympathisé avec les DJ's, pour voir s'ils n'avaient pas des trucs intéressants. J'achetais, j'échangeais... À l'époque où il n'y avait pas de CD, les boutiques enregistraient des cassettes à partir des vinyls originaux, ce sont ceuxlà que je recherchais. J'ai environ 1500 vinyls sélectionnés maintenant, j'ai commencé cette collection il y a 12 ans et j'en suis fier.

Que faire aujourd'hui pour promouvoir le hiphop, lui donner plus de reconnaissance ? La DJ School existe aussi pour cela. Beaucoup de groupes avanceraient mieux aujourd'hui, si un DJ pouvait les

LA PLAYLIST

Parle-nous de vos premières productions... il y a eu les clips des H-Kayne "F'mo Hadak", MC Jo, Casa Crew, et en ce moment nous finalisons le clip d'un morceau d'Azed featuring Ahmed Soultan et Bigg, intitulé "Bladi". Les prochains sur la liste sont Bigg, en solo, et Steph, un ami qui fait du ragga. En ce qui me concerne, j'ai toujours en projet de sortir une mixtape 100% marocaine, mais c'est sans doute trop tôt, il n'y a pas assez de disques. Ce sera plutôt une compilation avec des artistes d'ici, que je produirais. Le but étant d'enregistrer des inédits avec des rappeurs (H-Kayne, Bigg, Casa Crew, Steph, Ahmed Soultan et d'autres). Cette compile devrait être prête pour 2007.

Funky Noise DJ School, 6 rue Baalabak, Ben Jdia, Casablanca. Tél.: 022 45 23 30 www.djkey.ma / www.funkynoise.ma

"OLDSCHOOL" de DJ Key

Les dix tubes qu'un DJ hip-hop doit pouvoir dégainer à tout moment. Sugarhill Gang, Rapper's Delight, 1979. Kurtis Blow, The Breaks, 1980. Grand Master Flash & the Furious Five, The Message, 1982. Doug-E Fresh and the Get Fresh crew, The Show, 1985. Marley Mari feat. DJ Shan, Marley Marl scratch, 1985. RunDMC, Peter Piper, 1986. Eric B. & Rakim, I know you gotsoul, 1987. Biz Markie, Nobody beats the Biz, 1987. De la Soul, Me, myself and 1,1989. Public Enemy, Fight the Power, 1990.

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EVENT

DJ Key, le chevalier du Hip Hop

Patron de Funky Noise, boite de production audiovisuelle, DJ professionnel, vidéaste, réalisateur... Khalid Douache, alias DJ Key a plusieurs cordes à son arc.

Patron de Funky Noise, boite de production audiovisuelle qu'il a fondé il y a un an avec son ami Karim Ezzaki (DJ Lord Kamaz), Khalid ne se fixe pas de limites. Avant le deejaying, il a fait de la break dance, comme tous ses potes de quartier. Il a même représenté le Maroc à Lille en 2001, mais il n'a pas tardé à changer de chemise pour revêtir le costume de DJ qui lui va d'ailleurs très bien. Pas très house ni clubs branchés, il préfère mixer du bon son Hip Hop " mais sur des platines ! J'ai commencé à mixer avec des vinyles. Ça m'a pris beaucoup de temps et d'effort pour trouver des disques. Il a fallu que je fasse le tour des clubs marocains pour constituer, au fur et à mesure, ma discothèque. Mais ça en valait la peine " nous confie Khalid, fier de ses 1500 disques. Le savoir qu'il a acquis au fil de ses 10 ans d'expérience, DJ Key le partage avec des passionnés du métier à travers la DJ-School. Une véritable école où scratch, mix et beat sont les mots d'ordre. Une institution promise à un bel avenir. Dans le domaine des clips également, Khalid est une référence. Tous les rappeurs veulent qu'il réalise leurs clips. Pas étonnant quand on voit la qualité et le professionnalisme qui se dégagent de Men Zenka Lzenka (Casa Crew) ou Bladi (Azed, Bigg et Ahmed Soultan). Toutes ses vidéos sont 100% Key, du concept au montage en passant par la prise d'images, souvent faite avec du matériel emprunté mais qui donne un résultat étonnant. Khalid dans sa quête de la perfection, s'est aussi essayé au documentaire... et ça a donné Maroc Street Life, film sur la culture Hip Hop marocaine présenté 3 fois en France et deux fois au Maroc, aux instituts français d'Agadir et de Casablanca dans le cadre du Festival du Film Documentaire du Boulevard. Vous aurez l'occasion de le voir (ou de le revoir) lors de la cérémonie de remises des prix des

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Mghrib Music Awards. A seulement 25 ans, DJ Key a beaucoup fait pour le mouvement underground et ne compte surtout pas s'arrêter. Véritable chevalier du Hip Hop, il ne tardera pas à se faire une place à l'étranger, parmi les grands.

En live Ton meilleur souvenir sur scène ? Sans hésitation, mon show au Boulevard 2004. J'avais répété pendant un mois pour faire mon mix Hip Hop Story. Cette année là, la tête d'affiche c'était les Black Twang (groupe anglais mythique). Le groupe et surtout le DJ ont beaucoup kiffé mon mix, du coup quand ils sont montés sur scène, ils m'ont fait une dédicace. C'était émouvant, je n'oublierais jamais ce jour là. La pire honte de ta vie ? C'est de ne pas avoir eu mon bac. L'école, ce n'était vraiment pas mon truc... L'amour pour toi ? C'est cette sensation forte qui nous fait vibrer malgré nous, sans que l'on puisse la contrôler. Ton temps libre ? Je bosse, je mixe, je crée... c'est mon travail mais en même temps c'est mon hobby. Es-tu un coeur à prendre ? Oui, je suis célibataire... mais très exigeant.


L’KOUNACHE#5|JUIN2007

Technicien maniaque du "turntable" et DJ, infographiste, prof, directeur artistique, gérant, vidéaste devenu réalisateur, DJ Key est l’homme qui valait 3 milliards du hip hop marocain. Rappel des faits.

Vidéo : le hasard, la chance ou le talent Avec déjà 6 clips à son actif, dont le premier pour H-Kayne, Khalid a bien l’intention de continuer sur cette lancée. Prochaine production : le clip de N.O.R.E.S. Il a beau avouer être tombé par hasard dans la vidéo, il nous a bluffé par son talent. Côté projet qui lui tient à cœur, après les 17mn du

Du haut de ses 27 piges, Khalid Douache fait désormais référence dans la planète underground. Le breakdancer de Bin Lamdoune est devenu big boss du hip hop. 12 années

docu Maroc Street Life, il devrait produire une version longue de 80mn sur le même thème, un film sur le mouvement hip hop au Maroc dans toute sa diversité.

d'activisme n’ont fait qu’affûter son savoir-faire, preuve en est avec Funky Noise, la société qu’il a créée avec son associé Karim Ezzaki. C’est avec fierté que Khalid fait visiter ses locaux, où l’on croise les rappeurs du moment, et qui abritent la DJ School, des bureaux de production et graphisme, et d’ici peu un studio d’enregistrement et un plateau de tournage. Il y a de quoi être fier. Khalid gère sa boîte aussi bien qu’il manie les vinyls. Cette

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boîte qui le fait vivre de son rêve. Mais attention, quand tu poses les pieds chez Khalid et Karim, tu as bien compris que, eux, les pieds, ils les ont sur terre, et que leur rêve est du domaine du réel. Pour preuve, bientôt

Hey Mr DJ, et le Djing dans tout ça ?

un an après l’ouverture de leur école de Djing, l’effectif s’est stabilisé à une dizaine d’inscrits, et l’affaire est plutôt rentable.

Khalid, DJ autodidacte, se souvient sa quête de matière première des débuts : «je faisais le tour des vieux disquaires qui enregistraient les cassettes audio, des boîtes de nuit, j’ai vendu mes fringues et marché à pied pour pouvoir m’acheter des vinyls». Aujourd’hui, l’as du scratch et du beat-juggling, est aux platines pour H-Kayne, Bigg, Casa Crew, Steph Ragga Man ou Ahmed Soultan… Il est aussi le maître de cérémonie de Dee Jay Party de 2M Radio, premier programme dédié au hip hop, dont les dernières parties sont consacrées au rap underground marocain et au hip hop US plutôt old-school (il était tant !). On savait déjà qu’il avait bon goût, mais à part ça, c’est quoi qui l’éclate le plus ? La réponse est claire: «C’est la scène, le Boulevard, les mix entre potes, la dernière demi-heure de mix sur Radio 2M, et quand je mixe chez moi dans le studio de Funky Noise»… Ça tombe bien, parce que c’est comme ça qu’on aime Dj Key… Avec tout ça, on espère bien que le virtuose des platines trouvera le temps de reprendre possession de la scène en solo. Dee Jay Party – mix de Dj Key, tous les samedis de 22h à minuit sur Radio 2M.

MDB


N°62 - OCTOBRE 2008 - 10 DH

urban guide

Aprés douze ans d'activisme hip-hop, Khalid DOUACHE alias DJ Key un des agiateurs de scène hip hop marocaine. DJ Key anime pour commencer des soirées ou des lieux branchés. Mais ce virtuose des platines n'hésite pas à aller découvrir d'autre terrains de jeux. Il réalise ainsi les premiers clips de la plupart des rappeurs marocains. En 2006, la boîte de production Funky Noise voit le jour, première boîte de Dj'ing au Maroc créée par Khalid et son associé Lord Kamaz. Ils délivrent des prestations de graphisme, web, vidéo et des cours de DJ'ing. DJ Key est aujoud'hiut le DJ des H-Kayne. 3 4

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O C T O B R E

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Art & culture

HIP HOP DJ et réalisateur de clips vidéo, Khalid Dcuache, alias DJ Key, s'est imposé comme un acteur incontournable de la scène Hip Hop marocaine. Portrait d'un artiste qui a fait de sa passion un métier.

DJ KEY

Pour l'amour des platines PAR MERYEM SAADI

Vive le systéme D !

A

En 1994, bien avant que le genre artistique ne devienne mainstream, DJ Key s'intéresse déjà au Hip Hop. D'abord via sa facette dansée, le Breakdance, avant de se lancer le DJing. Fan de quelques figures historiques du Rap américain (Run DMC, GrandMaster Flash ou encore De La Soul), Khalid a bien conscience qu'il aura des difficultés à assouvir sa passion des platines. Surtout que, question matos, c'est un peu le désert au Maroc. Qu'à cela ne tienne : le DJ fait marcher le système D. "J'ai fait importer des platines professionnelles et fait le tour des disquaires et des boîtes de nuit du pays pour dénicher de bons vinyles", se rappelle-t-il. C'est d'ailleurs à cette même période qu'il commence à "mixer" dans les night-clubs du royaume. Mais un peu à contrecœur. Dans un univers où la Hou-

27 ans, DJ Key est déjà une référence dans le milieu artistique underground marocain. Il suffit de scruter son parcours pour comprendre pourquoi... Fondateur de Funky Noise, société de production dédiée au Hip Hop, Khalid Douache a déjà à son actif plusieurs "mix-tapes" et clips vidéo, ainsi que la mise sur pied d'une école de DJing. "Ce sont des artistes comme lui dont a besoin la scène musicale marocaine pour dépasser le stade artisanal. D es ar tistes talentueux, mais également sérieux et carrés dans leur travail", affirme Momo Merhari, co-organisateur du fameux Boulevard des jeunes musiciens.

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27 janvier au 2 février 2007

se est reine, DJ Key, dont les goûts sont estampillés Hip Hop, n'est pas vraiment dans son élément. "Les boîtes, ce n'est pas trop mon trip. Je préfère de loin les grandes scènes, comme celles du Boulevard ou du Festival de Casablanca'. C'est là que je peux jouer la musique que j'aime", confie-t-il. Et c'est justement sur scène, en solo ou accompagné de rappeurs, que DJ Key donne le meilleur de lui-même. Un talent auquel le rappeur casablancais Bigg apporte sa caution, en précisant que Khalid est le seul DJ avec lequel il peut monter sur scène.

Un bourreau du travail En 2001, Khalid Douache monte l'association Original Hip Hop, à Agadir, sa ville natale. Objectif ? Promouvoir un courant artistique qui n'intéresse alors que rarement les organisateurs d'événe-


UNDERGROUND

Q

Un docu pour le dire

uand DJ Key décide de réaliser un documentaire, pour faire découvrir au public français l'envergure du mouvement Hip Hop "made in Morocco", cela donne Maroc Street Life. Une plongée de 17 minutes dans l'univers artistique underground marocain, touchante par sa sincérité et son authenticité. Là aussi, Key a fait appel à son sens de la débrouillardise : il dû emprunter, ici et là, les caméras pour filmer son périple de deux mois à travers les villes du pays. Le documentaire comporte des interviews d'artistes localement célèbres, comme Fnaire, H-Kayne ou Bigg,

l'avenir", affirme Mehdi Benslim, fondateur du label Click Records, qui produit notamment Bigg, Steph Ragga Man, ou encore Khansa Batma. Mehdi Benslim et DJ Key viennent d'ailleurs de mettre leurs efforts en commun pour développer la scène locale. "DJ Key est le partenaire idéal. C'est quelqu'un de créatif et de travailleur, et qui peut faire de la qualité avec très peu de moyens", poursuit Benslim.

mais aussi des rappeurs, des DJs et des breakdancers à la notoriété moins affirmée. Tous y passe : le Hip Hop, la société marocaine, le milieu artistique et bien évidemment le piratage. Diffusé à trois reprises en France et deux fois sur les écrans marocains, Maroc Street Life est un documentaire à voir absolument. Il sera projeté le 24 février prochain lors de la cérémonie de remises des prix des Mghrib Music Awards, au Théâtre Mohammed V de Rabat, ainsi que le 7 avril prochain à Dijon, dans le cadre du Tribu festival. Plus d'infos sur le site www.djkey.ma.

confier la réalisation de ses deux prochains clips : "II a toujours de très bonnes idées qu'il arrive à faire passer. Je sais que je n'ai pas à m'inquiéter". Même son de cloche du côté de Mehdi Benslim. Satisfait de la vidéo de Bladi (titre interprété par Azed, Ahmed Soultan et Bigg), il vient de demander à DJ Key de réaliser la vidéo de L'bayda Nayda, prochain single de Steph Ragga Man, en duo avec Ahmed

Usine à clips ments musicaux. L'association réussit à organiser des concerts à Agadir, Marrakech, et Casablanca, mais arrive aussi à initier des échanges avec des villes françaises. Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? DJ Key décide de s'attaquer aux ondes en proposant une émission thématique aux radios locales, et crée une société de production dans ce but. C'est ainsi que Funky Noise voit le jour. Un projet applaudi par la plupart des rappeurs, qui voient en cette société "une initiative dont le Hip Hop marocain avait grandement besoin, autant pour la production de clips vidéo que pour le DJing", dixit Bigg. C'est que DJ Key a eu la judicieuse idée de greffer à la structure de Funky Noise une DJ

En moins d'un an et demi, DJ Key a réalisé quatre clips vidéo et travaille actuellement sur trois autres. Son premier clip, créé pour le groupe Meknassi H-Kayne, a changé la donne dans la sphère Hip Hop marocaine. V isionnée plus de 20 000 fois sur le site Youtube.com et téléchargée 36 000 fois sur le por tail Raptiviste.net, la vidéo de F'mo Hadak a donné à de nombreux rappeurs marocains l'envie de se lancer dans la réalisation de vidéos professionnelles.

DJ Key dans ses oeuvres, durant un concert du Festival de Casablanca,

BIEN AVANT QUE LE GENRE ARTISTIQUE NE DZVIENNE MAINSTREAM, DJ KEY S'INTERESSAIT DÉJÀ AU HIP HOP.

Soultan. "Nous allons distribuer ces vidéos School, rêve qu'il caresse depuis sa jeunes- En 2006, DJ Key revient en produisant le aux chaînes télé marocaines, en espérant se. "Avec mon associé, nous nous sommes clip de Ma Haine de Jo, et Men Zenka l'Zenka qu'elles les diffuseront", explique le dirirendu compte que nous avions l'expérience de Casa Crew. Les grands noms du geant de Click Records. Elles seront égaleet le matériel nécessaires pour pouvoir en- Rap marocain y apparaissant en tant qu'in- ment disponibles à partir de février sur seigner l'art du DJing", argumente-t-il. vités de marque, preuve que l'homme fait www.itoubmusic.ma, qui sera la première L'école, qui a ouvert ses portes en juillet l'unanimité au sein du milieu. plateforme de téléchargement de musique 2006, propose trois types de formation Pourtant, DJ Key prend bizarrement du gratuite et légale au Maroc. Entretemps, (Hip Hop, Musique assistée par ordinateur recul par rapport à ses qualités de vidéas- DJ Key ne chôme pas ! En plus des cours et formation virtuelle) et accueille actuelle- te. "Sincèrement, la vidéo ce n'est pas quotidiens qu'il donne au sein de sa DJ ment une dizaine d'élèves, dont deux filles. mon truc. Je ne me considère que comme School, il travaille d'arrache-pied sur l'insUn effectif qui devrait augmenter dans les un amateur : j'ai encore beaucoup de tallation d'un plateau de tournage dans les mois à venir. "Funky Noise est l'une des choses à apprendre", répète-t-il. Ce n'est locaux de Funky Noise. Et dire qu'il ne boîtes avec les quelles il faudra compter à pas ce que pense Bigg, qui compte lui croit pas en ses talents de vidéaste... 7 janvier au 2 février 2007

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entretien

par patricebénistan

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artiste

Quand un jeune musicien marocain, rappeur, Dj (son nom de scène est DJ Key), professeur de musique, mais également réalisateur de clips et musicien dans l'âme se voit confier par Saga communication la réalisation d'un clip de pub pour MarocTelecom et son produit Mobisud, on se dit que les choses vont dans le bon sens. Et quand ce jeune réalisateur réunit autour de lui certains des meilleurs musiciens de la génération montante du Rapp, RNB et Hip Hop marocain, on ne peut s'empêcher de penser que l'entreprise commanditaire, tout comme l'agence de pub, sont des visionnaires. Avec cet entretien spécial accordé par Khalid Douach à Comnews, nous vous proposons un voyage vers l'avenir de la Pub.

Comnews : Vous êtes musicien, DJ, réalisateur, organisateur, professeur, chef d'entreprise... Racontez-nous votre parcours et vos ambitions. Khalid Douache : II y a bien longtemps précisément en 1994 en parallèle avec l'école, je me suis mis à faire du Break Dance. Vite fasciné par l'homme qui met l'ambiance dans les salles, derrière ses platines... je décide de tout savoir sur lui : matériel, techniques... Après un an de danse je me lance dans le DJ'ing, sous le nom de DJ Key, et après avoir eu mon diplôme de technicien en dessin du bâtiment, j'ai travaillé pendent 2 ans dans un cabinet d'architecture, mais j'ai laissé tombé pour que DJ Key prenne la relève. En 2001 j'ai créé la première association spécialisée en Hip Hop au Maroc (Original HipHop), et comme il fallait me structurer autour du Hip Hop j'ai créé mon label FUNKY NOISE. J'ai réalisé le rêve que je caressais depuis mon adolescence : monter la première école de Dj au Maroc. C'est chose faite. Comment êtes-vous arrivé à la réalisation de clip et quels sont actuellement vos projets dans ce domaine ? K.D : Un jour je voulais faire un clip pour moi, alors j'ai demandé à un copain de le réaliser, malheureusement, plutôt heureusement, il ne me l'a pas réalisé avec l'esprit que je voulais, parce que j'ai un style est un esprit particulier.. . et donc il faut travailler avec moi dans ce sens. C'est la raison pour laquelle je

réalise mes propres flyers et affiches de soirées, de promo, mes sites web, mes jaquettes de CD..., je me suis mis dans tout ça juste pour satisfaire mon besoin, donc la réalisation pour moi fait partie de ce trip, je suis un autodidacte quand je décide de faire quelque chose, je le fais comme ça, même sans avoir ni l'expérience ni les moyens : ma foi dedans, et ça marche à chaque fois.

premier clip avec H-Kayne (F'mo Hadak) suivi par JO (Ma Haine), Casa Crew (Men Zanka L'Zanka),Azed Bigg et Ahmed Soultane, (Bladi), Steph Ragga man (L'bayda Nayda)... Et grâce à ces clips qui ont révélés mon style et mes compétences en tant que réalisateur,on m'a appelé pour réaliser le clip de Mobisud. Pour ce qui est projets je ne cesserai pas de réaliser des clips de rap, et deux nouveaux clips

sa manière de le voir. Au Maroc on a une identité propre pour ce qui est

khalid d Donc puisque mon copain n'a pas réalisé mon clip j'ai décidé de le réaliser moi-même, c'était un petit film où j'étais l'acteur et le réalisateur, j'ai pris ma petite caméra je l'ai mis sur un trépied et « ça tourne » ça à donner mon premier petit film signé et monté intégralement par moi-même. Après avoir été surpris du résultat je me suis dit pourquoi pas faire des clips de rap puisque c'est mon domaine que je maîtrise depuis des années, j'ai commencé avec un court étrage consacré à la culture Hip Hop au Maroc qui a fait le tour de France, plus de six festivals et événements, Paris, Dijon..., puis un

évus pour le mois prochain.

Aujourd'hui, les jeunes marocains connaissent une véritable mutation dans le domaine musical. Le Rap et le R&B ont fait une entrée en force sur le territoire. Pensez-vous que les courants musicaux soient désormais des phénomènes internationaux ou le Rap marocain a-t-il une identité propre ? K.D : Le Rap ou le R&B au Maroc existe depuis plus de dix ans, et ce courant musical nous vient tout droit des Etats-Unis sauf que dans chaque pays, chacun à sa vision et

www.comnews.ma • Le premier mensuel professionnel de la communication marocaine • 5/05/2007

des sujets traités par les rappeurs mais on reste quand même très influencés par le rap américain.

Quels sont selon vous les meilleurs groupes marocains actuels ? K.D : Pour moi le meilleur groupe reste celui qui croit en leur musique et qui se donnent les moyens d'en faire leur métier, malgré cette crise de la musique vécue depuis longtemps dans notre beau pays. Fnaire, H-Kayne, Ahmed Soultane, Bigg, Azed, Casa Crew, Steph Ragga Man, Aminoffice, font partie de ceux que je respecte le plus.


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la confiance qu'ils m'ont témoigné car c'est grâce a eux que je suis maintenant interviewé sur COMNews en tant que réalisateur et non en tant que DJ. Une forme de reconnaissance. Quels sont vos projets en terme d'événement ? K.D : Mon associé et moi espérons organiser un concert qui regroupera tous les meilleurs artistes hip hop du moment avec en plus des artistes internationaux. Mais c'est difficile de trouver une salle digne de ce nom sur Casablanca qui pourra accueillir entre 3000 et 5000 personnes au moins, sinon coté Djing il y a pas mal de dates bouclées pour les mois à venir avec H-Kayne Bigg et Casa Crew. J'en profite pour faire la promo de ma nouvelle émission sur Radio 2M, c'est une émission consacrée au Hip Hop, R&B et Rap marocain chaque samedi de 22hOO à OOhOO.

douache Forcément, les marques (à l'image de Maroc Telecom pour Mobisud) ont tendance à vouloir rattraper le mouvement. Quelles sont les marques qui le font le mieux ? Parlez-nous des marques qui communiquent le mieux auprès des jeunes. K.D : Vous savez il a fallu que les artistes se battent des années pour revendiquer leurs identités culturelles et au début personne ne s'y intéressait. Maintenant que les marques se sont rendues comptent de l'influence énorme que ces artistes ont sur les jeunes, elles ont naturellement commencé à s'y intéresser, tant mieux, mieux vaut

tard que jamais, mais c'est quand même dommage qu'ils n'y aient pas cru avant. Aujourd'hui les trois opérateurs de télécommunication au Maroc sont pour moi les plus actifs en termes de communications auprès des jeunes.

Comment s'est passé le tournage du clip Mobisud et la collaboration avec Saga communication ? K.D : Une semaine de tournage, une balade dans le royaume, entouré par une équipe professionnelles de 40 personnes les yeux fixés sur le réalisateur, accompagné par le fou Fayçal Bougrine et la charmante Leïla

Maâouni, c'est nouveau pour moi, je trouve tout ça magnifique et j'ai vraiment appris beaucoup de chose. Je me souviens la première nuit du tournage avec Steph et quand on a fini de tourner le premier plan, Leïla Maâouni vient vers moi elle me dit « Ah ! Khalid, je ne savais pas que tu avais aussi bon goût » Fayçal Bougrine s'est montré aussi et à plusieurs reprises impressionné par mon travail, touts ces affects m'ont donné de l'énergie et m'on rassuré pendant toute la semaine du tournage. Je tiens à remercier SAGA Communication et particulièrement Leïla Maâouni, Fayçal Bougrine, Pascal Aurenche, Malek, Mehdi pour

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Vous venez de tourner le clip Mobisud qui est en réalité un spot de pub, pensez-vous faire de la réalisation publicitaire au Maroc ? K.D : Oui, si on m'appelle pour réaliser une pub je ne refuserais pas l'offre, puisque Mobisud était de la pub, récemment j'ai été contacté par une agence de pub pour réaliser un «CLI-PUB» c'est le nom que j'ai trouvé pour ce genre d'opération, si tout va bien, bientôt un deuxième CLIPUB portera ma signature. À ce propos, la quasi totalité des spots de Pub tournés au Maroc emploient des réalisateurs étrangers, qu'en pensez-vous ? K.D : Je trouve que c'est dommage de ne pas faire confiance aux compétences marocaines, il faut juste leur donner une chance de s'exprimer, car ça ne peut déboucher que sur de bons résultats, mais je trouve que c'est un bon plan marketing pour les agences de pub d'appeler un réalisateur étranger pour bien justifier le coût élevé de la facture.*


w w w. m av i l l e. ma info@pressma.ma

Du JEUDI 1er au MERCREDI 7 juin 2006

D'abord, je suis dans le hip hop et j'aime bien ce que je fais je fais de mon mieux pour améliorer, promouvoir et aider le hip hop marocain. Le hip hop n'est pas trop connu au Maroc, et c'est pas demain la veille qu'un réalisateur aurait pondu quelque chose sur ce mouvement. C'est pour cette raison que j'ai pris l'initiative de réaliser ce film. Le film est divisé en trois parties, dont une dédiée au rap, une autre à la danse hip hop et la troisième au "deejaying". Avez-vous eu de bons échos a propos de votre documentaire musical ? Le film a été produit en 2005 par ma société Funky Noise et le documentaire est déjà passé dans plusieurs rencontres et festivals internationaux. Il a été projeté quatre fois à Paris. C'est un ami en France, qui dirige une assoc hip hop, et qui organisait la première rencontre du court métrage hip hop qui m'a proposé de participer avec un docu représentatif du hip hop marocain. Avez-vous déjà un album à votre actif ? L'album, c'est dur à faire, mais j'ai réalisé des mix-tapes des artistes internationaux de hip hop et de R'n'B... Cela dit, j'ai l'intention de produire prochainement une mix-tape 100% rap marocain. j'ai vu que vous participiez cette année à la 8éme édition du Boulevard des jeunes... Et comment ! De plus, j'accompagnerai Bigg au festival de Casa et je participerai au festival Timitar d'Agadir. Que pensez-vous de Casa ? C'est ma ville, et J'l'aime bien ! Et des Casaouis ? Je suis Casaoui et je ne peux pas me juger.

Quels sont les coins de la ville que vous aimez fréquenter ? Honnêtement, je passe mes week-end à boss e r c h e z m o i , d e v a n t m o n o r d i n a t e u r. Concernant les sorties, je suis DJ, et quand je mixe sur scène, je ne m'éclate pas autant, car je ne mets que des morceaux commerciaux. Moi, j'aime le vrai rap. Quels sont les boîtes que vous appréciez le plus ! Aucune ! Quand j'y vais, c'est juste pour bosser ! Pas plus. D'où achetez-vous vos fringues ? Derb El Korea, l'M'dina... Je ne suis pas trop Zara, car il n'y a pas mon style, là-bas ! Que pensez-vous du Boulevard des jeunes ? C'est magnifique ! Franchement, c'est le seul festival où on peut se divertir et s'éclater. Je tiens à vous dire que je suis le DJ résidant du Boulevard (rires). C'est ('Boulevard qui vous a lancé ? Sincèrement, je ne le crois pas ! Car j'existais avant le Boulevard. Par contre, cet événement m'a beaucoup aidé. L'Boulevard attire plein de monde tous ceux qui n'ont pas eu l'occasion de me voir dans les soirées que j'anime m'ont remarqué grâce au Boulevard. Et comment avez-vous trouvé l'édition 2005 du Festival de Casa ? J'ai assisté l'an dernier au concert de H Kayne, et j'ai bien aimé, même si j'ai trouvé que quelques trucs clochaient au niveau de la scène et de la déco. Rien à voir avec la déco et la scène du Boulevard ! Mais on peut tempérer ces propos en faisant remarquer que l'Boulevard a commencé dans une petite salle de la FOL, tand i s q u e l e fe s t i va l d e C a s a a c o m m e n c é grand...

Propos recueillis par Chafika Bendjennat

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Du 1er au 7 juin 2006

Mieux vivre Casablanca

CASA VUE PAR DJ KEY " Casa est ma ville, et j'l'aime bien ! "

Khalid Douache, alias DJ Key, est né le 19 août 1979 à Agadir. Ce jeune passionné de hip hop mène dans leurs derniers retranchements ses platines dans différentes soirées et festivals depuis bientôt 12 ans. DJ Key, qui est désormais une référence de la scène hip hop marocaine, vient de réaliser son premier documentaire musical "Maroc Street Life". Depuis combien de temps êtes-vous installé à Casa ? En fait je suis né à Agadir, mais je vis depuis mon jeune âge avec ma famille à Casa.

Quel type de musique mlxez-vous ? Je ne mixe que du R'n'B et du hip hop. Je ne suis pas de ceux qui mixent de la house ou de l'oriental.

Ça fait des lustres que vous êtes DJ. D'où vous est venue cette envie de monter sur scène et de mixer ? Ça fait presque 12 ans que je suis DJ. Au début, je faisais du breakdance et je remarquais qu'il y avait toujours une personne derrière les "breakers" : le DJ. C'est comme ça que j'ai foncé dans ce domaine, que j'en ai fait ma profession.

Pourquoi avez vous opté pour le pseudo Dj Key ? Normalement, mon prénom commence avec un K. Au début mon pseudo était DJ Khalid, mais à un moment donné, je me suis dit que tout DJ qui s'appelle khalid peut se nommer ainsi. J'ai donc opté pour DJ K, mais en anglais, le K se pmonoce Key, et je trouvais que ça sonnait mieux...

Est -ce que ça rapporte, DJ, sous nos latitudes ? Ça dépend du DJ ! Il y a le DJ de soirées, qui est un DJ généraliste, et il y a le DJ spécialiste.

Quel sujet aborde le documentaire musical "Maroc Street Life" que vous avez réalisé ?

Qui est-ce qui est le plus demandé ? C'est le DJ généraliste. Et vous faites partie de quelle catégorie ? Moi, je suis D) spécialiste. Je joue avec des vinyles. Les DJ généralistes n'utilisent que les CD. En ce qui me concerne, ça marche pas mal pour moi durant l'été, car les jeunes M R E q u i p a s s e nt l e u r s va c a n ce s a u b l e d apprécient ce que je fais.

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U R B A N G U I D E

DJ Key

Khalid, alias DJ Key est un infatigable collectionneur de vinyles et de platines, et par là l'un des Dj les plus doués actuellement au Maroc. Mixeur, remixeur, fondateur de l'association Original Hip Hop d'Agadir, Dj Key n'a pas attendu que le hip hop et l'électronique soient en vogue pour les mettre au goût du jour. De soirées en soirées, il multiplie les collaborations, avec les Anglais Dj Pogo et Ty sur son précédent album ("Anthology"), aujourd'hui avec Black Twang et l'Américain josh, dans ses 2 nouvelles mix tape, "How we do" et "Club Master". La première, du hip hop en barres chocolatées, du pur Djing made in Key. La deuxième, une série dédiée aux clubbers et autres amoureux des Mary J. Blige, Beyoncé, R-Kelly, 2 Pac, du beat et de la syncope à volonté !

MUSIQUE

CONCERTS - RAYON CD

DJ Key, "How we do" et "Club Master". Disponibles à Casa chez Joe Hani Audiovisuel (75 Zerhoune, bd Mers Sultan, en face lycée Khanssâ) - Site : www.djkey.ma

[EXIT] Ml MARS 2005 31


U R B A N G U I D E De Casa à Meknès, en passant par Rabat, Marrakech, le hip hop marocain explose tout sur son passage, y compris les frontières. Autoproduits, autonomes et autodidactes pour la plupart, nos rappeurs avanceront - si tout va bien - à pas de géants en 2006.

100% Maroc, 100 % DJ Key Après "Club Master" et "How we do", Dj Key nous réserve pour 2006 une mix tape dédiée au hip hop marocain regroupant des artistes confirmés comme Fnaïre ou H-Kayne. Distribution seulement à titre promotionnel et pourquoi pas sur le Net ? Pistez donc nos colonnes et surfez sur le web...

3 QUESTIONS A DJ KEY Fondateur de "FUNKY NOISE"

Pourquoi Funky Noise ? Nous avons créé une boîte de production, car nous voulions acquérir plus de professionnalisme. "Funky Noise" se spécialisera surtout dans le domaine du hip hop, qui connaît une vraie révolution dans notre pays. Nos activités seront consacrées à la production audiovisuelle, événementielle, et une école de DJ, Tu viens de réaliser un clip avec H-Kayne, un court-métrage "Maroc Street life", peux-tu nous parler de ces projets? J'ai travaillé pendant 3 mois sur "Maroc Street Life", le 1er court-métrage consacré au mouvement hip hop au Maroc. Il a déjà participé à la 1ère "Rencontre du Court-métrage hip hop", et représentait ainsi te Maroc et le continent africain en général, à Paris (au cinéma MK2, en octobre 2005. Le film a aussi été projeté lors des 4èmes "Rencontres internationales de danses urbaines" dans

30 > EXIT > J A N V I E R > 2 0 0 6

l'Essonne, du 8 novembre au 18 décembre 2005. Quant au clip d'H-Kayne, je l'ai réalisé à titre gratuit. Lorsque j'ai écouté l'album pour la première fois, le morceau "F'mo Hadak" a attiré mon attention, j'ai alors pensé à une vidéo, et me suis mis à réfléchir au scénario. Des projets hip hop en 2006 ? Oui, un autre court-métrage pour participer à la 2e Rencontre du Court-métrage hip hop à Paris, et aussi un long-métrage que je suis en train de préparer, Sans oublier l'organisation de concer ts rap/hip hop, avec des artistes internationaux. "Maroc Street life" et "F'mo Hadak" par DJ Key, en téléchargement gratuit sur www.raptiviste.net


DJ Key

Next Line Quand fusionnent au Maroc système D, Hip Hop et dextérité, le nom à retenir est DJ Key: Celui qui est tombé dans la marmite HH dès 1994 en tournant sur la tête (Breakdance oblige) a vite compris que seules les platines faisaient réellement tourner la sienne: Ainsi se risque Khalid Douache, aujourd'hui âgé de 26 ans, dans les beats déroutants du Deejaying. Bien plus ambitieux que rêveur, Dj Key s'affaire à rassembler le matériel nécessaire pour sonder le domaine de fond en comble, et cela en s'évertuant à trouver de bons vinyles un peu partout au Maroc et ailleurs. Ironie du sort ou mission accomplie, il ne tarde pas à repasser par les mêmes endroits en tant que Dj chevronné: Au royaume comme à l'étranger, dans les Nightclubs comme dans les soirées privées, les noctambules se pressent au son de Dj Key. Ce n'est pourtant pas ce que ce féru de Hip Hop préfère, prenant plus de plaisir sur des scènes nationales où ses influences (De La Soul, Run DMC, Grand Master Flash, et j'en passe) peuvent remonter à la surface: Faire danser les gens est une chose, déployer sa passion comme il l'entend en est une autre... Et il le fait si bien que les pointures du Rap marocain s'arrachent ses services:Oui, Key n'est pas un Dj comme les autres. De Bigg à H-Kayne en passant par Casa Crew ou Mc Jo, vous aurez la même réponse : Cet homme-là touche à tout ce qui l'intéresse avec tact et adresse. DJ, vidéaste, tout y passe... Il s'impose en un an et demi comme LE réalisateur de clips de Rap au Maroc :"F'mo Hadak" d'H-Kayne,"Ma Haine" de Jo,"Men Zanka l'Zanka" de Casa Crew, sans oublier "Bladi" d'Azed en featu-

ring avec Bigg et Ahmed Soultan, et bientôt "L'Bayda Nayda" de Steph Ragga Man, toutes ces vidéos portent la griffe Key. Si ces groupes qui ont su se faire une place dans le milieu se fient sans hésitation au travail de DJ Key, c'est qu'ils ont bien saisi que l'ardeur et la qualité sont les maîtres mots de notre Dj. Son ascension, d'ailleurs, en est la preuve : Il forme en 2001, à Agadir,"Original Hip Hop"; association visant à promouvoir le mouvement Hip Hop dans tout le Royaume, et cela en organisant des concerts dans différentes villes: Agadir, Casablanca, Marrakech et bien plus encore, puisque des échanges avec la France ont aussi vu le jour grâce à "Original Hip Hop". En 2002, DJ Key met sa première Mixtape ("R&B FUSION STYLE") dans les bacs, puis une autre en 2003 ("Anthology") et réitère en 2004, en sortant "hors série Live", un cd promotionnel de ses soirées au New Feeling de Marrakech, et offre à son public en 2005 deux Mixtapes considérables, à savoir "How do we do" et "Club Master". Les projets de DJ Key abondent encore et encore,collaborant avec des Djs de renom tels que DJ Pogo, Cut Killer,DJ Clk, Dee Nasty,etc. Quand y en a plus y en a encore ! Les idées de DJ Key fourmillent, et fort heureusement, se concrétisent : C'est ainsi qu'il fonde en 2006 la boîte de Production Funky Noise, qui comprend, tenez vous bien, une DJ School!Trois circuits y sont enseignés: Une formation virtuelle, une autre Hip Hop et une formation MAO (Musique Assistée par Ordinateur). Qu'espérer de mieux pour nos minis-futurs Djs locaux que l'un des modèles les plus habiles aux platines?

http//:www.nextline.ma


DJ KEY "Dee Jay Party"

Le Mix radio du samedi soir

Enfin un programme HipHop sur les ondes. 2M radio se paye un acteur incontournable du mouvement HipHop marocain, Dj Key en maître de cérémonie de cette nouvelle

émission «Dee Jay Party» diffusée chaque samedi soir de 22h00 à 00h00. Qui d’autre que lui, fervent militant de la culture HipHop au Maroc, pouvait relever ce défi? On peut bien concéder qu’il y a pénurie de Dj dans le royaume, preuve en est le cumul des statuts de Khalil Douache alias Dj Key : Dj d’H-Kayne, de Bigg, de Casa Crew, réalisateur de clips et documentaires, cofondateur du label Funky Noise, créateur de la 1ère école de djing au Maroc (Dj School). Mais s’il en est là c’est grâce à son talent. Au final le défi est relevé, puisque Dj Key réussit un bon compromis pour amateurs et auditeurs avertis: son Old School, Funk, Soul ou R&B. Un bon moyen enfin, de diffuser les produits nationaux comme H-Kayne, Bigg, Casa Crew... (et j’en passe), délaissés pendant longtemps, mais qui prennent enfin place aux côtés de leur pères à qui ils n’ont rien à envier. Et pour ceux qui n’auraient pas le loisir de suivre l’émission, vous pourrez toujours la télécharger sur http://www. myspace.com/deejayparty Merci à la radio marocaine de donner enfin un espace à ceux qui le méritent.


Dj Key le cinquième élément Virtuose des platines, graphiste, vidéaste : rencontre avec un

Avant cela, rendez-vous sur la scène du Boulevard bien sûr… On

pilier incontournable de la scène hip-hop marocaine.

le retrouvera pour notre plus grand plaisir avec Bigg, et pour une

DJ Key sur tous les fronts, où comment un as de la platine passe derrière la caméra : habitué de la scène du Boulevard, Khalid Douache, l'un des plus anciens ambassadeurs du hip-hop

création aux côtés du Suisse DJ Idem, avec un show 4 platines "Made in Boulevard" fruit d'une quinzaine de jours de résidence. Big Up !

marocain - connu pour ses scratches ravageurs qu'on retrouve sur la plupart des productions made in Maroc - a fondé en début d'année, aux côtés de son pote Karim Ezzaki, alias DJ Lord Kamaz, une société de production audiovisuelle baptisée Funky

Dj IDEM

premier court-métrage (17 min), Maroc streetlife, documentaire

Attention, scratch master !

sur la culture hip-hop tourné à travers le royaume au fil de

D'origine marocaine, il est l'un des plus anciens activistes du

rencontres avec les activistes du rap marocain, et déjà projeté

hip-hop suisse et a croisé sur sa route les plus grands noms du rap

dans plusieurs festivals en région parisienne. Ausculter le

à travers le monde : RedMan, Jeru The Damadja, The Alkholiks,

mouvement et montrer "la réalité de la rue vécue par la jeunesse

aux Etats-Unis ; Cut Killer, DJ Abdel, I Am ou Disiz la Peste en

marocaine", tel est l'objet de Maroc Streetlife, dont il prépare

France… DJ du groupe Trouble Faite (1996) avant de rejoindre le

déjà une version longue.

Action Man DJ Crew aux côtés notamment de Kut Effekt (DJ de

Avec le lancement de sa société, Key a réalisé ces derniers mois

MC Solaar) en 1998, Idem prépare aujourd'hui le premier album

la plupart des clips de ses collègues du rap vert et rouge : après

du groupe Rimes Féroces, avec lequel il mixe depuis 2003.

Casa Crew, MC Jo et H-Kayne, c'est Bigg qui passera bientôt

Ce scratcheur fou est un habitué de longue date des soirées à

devant son objectif. Un studio d'enregistrement, un plateau de

platines nombreuses et des salles et clubs les plus prestigieux

tournage, une salle dédiée à l'infographie et au design et une

d'Europe, et compte à son actif pas moins de huit mix-tapes et

école de DJ sont parmi les autres objectifs de Funky Noise, qui

une demi-douzaine d'albums. Il prépare pour cette année

vient d'investir ses locaux (200 m2) du quartier Ben Jdia, à deux

plusieurs nouvelles productions, parmi lesquelles le second

pas du cinéma Liberté. En projet également, un événement

volume de sa série Let's get bounce (dédiée à la danse) et la

dédié à la promotion de la culture hip-hop, qui doit réunir la

suite de son Intifida Mix. On attend avec impatience son

scène marocaine et des invités internationaux. La sortie de la

association avec DJ Key, pour un show quatre platines qui

prochaine mixtape de DJ Key, "100% marocaine", est prévue pour

devrait faire parler la poudre.

Noise. On découvrira à l'IF ses talents de vidéaste avec son

la fin de l'année.


Art & Culture MERCREDI 20 SEPTEMBRE 2006/PAGE 8

Une école pour l'art du DJ'ing Nadia Ouiddar du DJ'ing, c'est désormais possible dans un cadre pédagogique. En effet, une école de DJs vient d'ouvrir ses portes dans la ville de Casablanca. Il s'agit d'une première expérience lancée par DJ Key et Lord Kamaz qui partagent la passion des platines. " Tout le monde peut faire du DJ'ing avec des CD alors que les platines vinyles requièrent un savoir-faire et un esprit artistique pour les manipuler ", explique Khalid Douache, alias DJ Key. Les stagiaires de cette école spécialisée dans le HipHop, sont d'ailleurs avertis. " Le DJ'ing sur platines à vinyles est très difficile. Cela exige une réelle motivation afin d'optimiser la qualité de l'enseignement ". Armés de beaucoup de courage et d'un investissement qui dépasse les 80.000 DH, les deux DiscsJockeys ont mis en place un programme qui correspond à toutes les aptitudes. " Nos cours sont dédiés aux professionnels aussi bien qu'aux débutants. Nous avons d'ailleurs six stagiaires dont trois qui apprennent le HipHop DJ'ing par plaisir, mais cela n'empêche pas qu'ils peuvent devenir des professionnels avec le temps ", explique le jeune manager âgé de 27 ans. Les deux associés, fans du style Hip-Hop, son ainsi prêts à tout pour assouvir leur passion : former des DJs de clubs ou de compétitions. Pour ce faire, les séances de formation se feroriL par groupe de trois afin de déceler les différentes notes musicales. Quatre forfaits sont, ainsi, proposés aux apprenants dans le cadre de la formation " DJ Cours". Selon DJ Key, responsable de ces cours pratiques, " chaque étudiant peut choisir les séances qui lui conviennent selon son emploi du temps et son niveau ". Ainsi, les forfaits classique et extra s'éta-

DJ Key : "Aucune réglementation n'est encore mise en place au Maroc pour livrer un diplôme de DJ'ing". lent sur 6 mois répartis en trois modules de 4 heures et demie en moyenne par semaine. Le stagiaire peut ainsi apprendre à mixer puis à scratcher avant de passer au Beat jugling. En bref, " il apprendra à manipuler les disques avec vitesse afin d'en sortir un bruit artistique ". Pour ceux qui préfèrent la création musicale assistée par ordinateur (MAO), en deux mois, ils pourront apprendre à réaliser des In-

tro, des Mix Tapes ou des Jungles. Mieux encore, cette école " hors norme" propose également une formation virtuelle. " Le concept de cette technique est très limpide. En un mois, les stagiaires apprennent à transférer les tubes de musique en format MP3 de l'ordinateur vers des vinyles vierges. Ils peuvent ainsi mixer leurs propres productions sur vi'nyle avec le Final Scrath et le Scra

ch Live à l'aide d'un ordinateur portable sans avoir à emporter tous leurs sacs à disques à chaque événement", explique DJ Key. Située près du boulevard Rahal El Meskini, la nouvelle DJ School offre ainsi une multitude de forfaits à condition d'y mettre le prix nécessaire qui peut varier entre 825 et 2000 DH par mois. Il est à signaler qu'à la fin de ces formations aucun diplôme ne sera livré aux élèves. "Aucune ré-

glementation n'est encore mise en place au Maroc pour livrer un diplôme de DJ'ing. Toutefois, on livre une attestation à la fin de chaque formation", explique le directeur artistique. Par ailleurs, aucun niveau d'entrée n'est exigé mis à part de la persévérance et de la ponctualité. "Petit ou grand, il n'est jamais trop tard pour maîtriser l'art du Hip-Hop", affirme DJ Key. Alors, à vos platines !


CULTURE & MEDIAS

DJ SCHOOL : DES COURS SANS DIPLÔMES Une école de DJ ouvrira ses portes en septembre prochain. Initiée par Dj Key et Lord Kamaz, deux jeunes Casablancais, cette école qui ne manque pas d'ambition compte déjà six élèves.

A

part scratcher sur leurs platines, DJ Key et Lord Kamaz partagent une autre passion. Celle de transmettre l'art du Djing. Pour l'assouvir, ils ont créé une école de DJ. Après avoir trouvé les moyens à même de leur permettre de concrétiser leur rêve, ils foncèrent. Ainsi naquit cette DJ School dont la mise sur pied a nécessité un investissement en matériel qui s'est s'élève à 100.000 DHs. Installée dans un appartement au quartier Benjdia à Casablanca, elle est considérée comme la première école de DJ sur platines et vinyles dédiée au Hip-Hop. Située à deux pas du cinéma Liberté, la Dj School offre des cours aussi bien aux débutants qu'aux professionnels. Trois types de formations sont proposés. La première dure six mois, la seconde deux mois et la troisième un mois. " Cela dépend du besoin et de la volonté de chaque apprenant ". La formation classique s'étale sur six mois. Elle permet d'apprendre toutes les techniques de l'art du Djing Hip-Hop, à savoir le mix, le scratch et le beat juggling. Ceux qui préfèrent la musique assistée par ordinateur (MAO) pourront, en deux mois, apprendre les rudiments de la création musicale, les intro, les mix tape et les jungles. Et ce n'est pas tout. Les deux fondateurs de la DJ School ont également inclu la formation virtuelle, d'une durée d'un mois, dans leur cursus. Il s'agit de la technique du

DJ Key patron de la DJ School.

tuels ", souligne Karim Ezzaki, alias Lord Kamaz. Khalid Douache, alias Dj Key, explique quant à lui, que cette technique à un autre avantage. " Elle permet d'éviter de trimballer tous ses disques lors d'un événement. Avec le scratch live, il suffit uniquement d'avoir un ordinateur portable, des

"Ceux qui veulent apprendre l'art du djing doivent être réellement passionnés et, surtout, être patients. Dans le cas contraire, ils n'iront pas très loin" final scratch et du scratch live. Le "process" de cette technique est simple. "Il s'agit de transférer les musiques en format mp3 du disque dur de l'ordinateur vers des vinyles vierges qui permettent, par la suite, défaire des mix et des scratchs vir-

platines et le tour est joué ". Cependant, les deux DJ savent pertinemment qu'il ne suffit pas de maîtriser les techniques pour être un bon DJ. Il faut d'abord s'acquitter de frais de scolarité qui varient, selon le type de formation, entre 825 DH et

2000 DH par mois. Il faut, ensuite, qu'ils aiment ce métier. " Ceux qui veulent apprendre l'art du djing doivent être réellement passionnés et, surtout, être patients. Dans le cas contraire, ils n 'irontpas très loin" , déclare Lord Kamaz. En tout cas, les deux formateurs qui ont près d'une dizaine d'années d'expérience dans le domaine ont, surtout, l'oreille suffisamment fine pour déceler les éventuelles fausses notes. Pour l'instant, six personnes se sont déjà inscrites pour commencer les cours, le premier septembre prochain. "Les formations se feront par groupe de trois, pour plus de pratique", indique Lord Kamaz. Les apprenants devront d'abord observer le savoir-faire des deux formateurs et, par la suite, prendre place sur les platines. A la fin de

leur formation, aucun diplôme ne leur sera délivré par la DJ School étant donné que les initiateurs de ce projet considèrent que ce métier est un art et qu'on n'a pas besoin d'un certificat pour devenir DJ. Professionnaliser le secteur est certes un souci pour DJ Key et DJ Kamaz, mais ce n'est guère la raison première qui les a poussés à créer cette école. "Peut-être que cela aidera à mettre fin à certains dépassements, mais dans tous les cas, c'est surtout notre passion qui nous a motivés", ajoutent les deux DJ. Autour d'eux, plusieurs de leurs connaissances leur ont fait part de leur envie d'apprendre cet art. Une raison de plus qui a hâté la naissance de la DJ School. En attendant la genèse d'autres institutions similaires. Qods Chabâa qchabaa@aujourdhui.ma

Aujourd'hui Le Maroc N°1218 mercredi 9 août 2006


Mardi 31 Mai 2005

"I love Hip Hop in Morocco" à Meknès

De la musique, de la danse et de la joie L

e jardin des Habouls à Meknès a connu un grand moment de Hip Hop, samedi dernier, dans le cadre de l 'opération " I love Hip Hop in Morocco ", organisée par l'Ambassade des Etats-Unis au Maroc avec le concours de l'Association Orginal HipHop; une jeune association dont les membres sont de véritables militants pour le rayonnement du Hip Hop dans la ville d'Agadir. La réussite de ce concert gratuit, qui fera date, est certainement due à la qualité de la programmation artistique proposée par les organisateurs, mais également au nombre impressionnant de jeunes spectateurs venus écouter la musique qu'ils aiment : le

rap. En effet, ces derniers étaient un peu plus de deux mille et ont enflammé le site, situé à proximité de la médina de Meknès. Khalid, alias DJ Key qui nous vient d'Agadir, a brillé grâce à son excellente prestation scénique ( meilleure que celle de The Embroidery Club, deux DJ américains, une fille et un garçon de Brooklyn à New York et dont on attendait beaucoup mieux ! ) . DJ Key a ainsi démontré un grand savoir-faire et une remarquable culture musicale en survolant, à travers le son de ses platines, des années de rap américain. Le public l'accompagnait en chantant les refrains de titres tels que "Wild wild west" ou encore "California Love..."

Ahurissant ! La chanson marocaine, ce soir-là, était du rap, pur et dur. Les groupes marocains qui ont défilé sur la scène des Habouls, ont prouvé que ce style de musique dans notre pays, en tant qu'expression artistique, est sur la bonne voie. Des groupes comme K-Libre ou Roubla ont été de véritables révélations pour le grand public qui était venu les découvrir. Ces jeunes formations marchent sur les pas de leurs aînés, H-Kayne, qui est un des meilleurs groupes du Maroc. Malgré leur jeune âge, les membres de ce groupe, sont de véritables pionniers du rap à Meknès, et représentent en ce moment une "old school" pour les autres groupes qui les considèrent

comme des idoles. La soirée a commencé vers vingt heures trente et a duré jusqu'à minuit. Malgré la bonne organisation renforcée par l'appui des forces de l'ordre parant ainsi à tout débordement, quelques imperfections au niveau du timing ont rendu l'attente de la suite un peu longue. En effet, nombreux étaient ce soir-là, ceux qui attendaient les H-Kayne, véritables slars de Ia , capitale ismaélienne qui ont interprété des titres dont les refrains étaient scandés par des centaines de jeunes. Ces jeunes rappeurs ont interprété deux titres, dont l'excellent Aissaoua Style qui fusionne entre un son rap et un rythme ais-saoui...

Même si ces jeunes artistes adoptent une expression artistique qui nous vient d'ailleurs, ils ne renoncent en aucun cas à leurs racines. Des racines ancrées dans la rue dont ils s'inspirent pour écrire leurs textes et composer leurs titres. H-Kayne fera encore partie de l'opération " I love Hip Hop in Morocco " prévue également à Marrakech et ensuite à Casablanca ( mercredi 2 juin 2005 ) durant la septième édition du Boulevard des jeunes musiciens. Les artistes qui ont chanté et dansé ce soir-là, et le nombreux public présent, ont prouvé que notre chanson marocaine est multiple et que désormais, le rap en fait partie.

Mohamed BEYOUD


10 Jeunes : le Maroc en marche

>D'agadir et d'ailleurs le Hip Hop en version Originale Par Marie Blanquet

O

riginal Hip Hop est née en 2001, de l'initiative de neuf jeunes d'Agadir, Casablanca et Marrakech, passionnés de Hip Hop et bien décidés à faire découvrir cette culture à leur génération, à travers la danse, la musique et le graffiti. Khalid (DJ Key), 24 ans, originaire d'Agadir, est le président de cette association, la première et l'unique spécialisée dans le Hip Hop au Maroc. Aujourd'hui Disc Jockey (avec deux productions d'album à son actif), il a découvert le mouvement en tant que breakdancer " Les rencontres se faisaient dans les nights-clubs de Casablanca, où des défis de danse mettaient en compétition des danseurs de différentes régions du Maroc, qui avaient tous en commun la passion du Hip Hop ". Invités à Lille pour le Festival Planète Ado 2000, avec le soutien de l'Institut Français d'Agadir, Khalid et son groupe de danse

SouthSide breakers (2 filles et 3 garçons) représentent le Maroc avec le spectacle Lumières du Sud, où, pour l'occasion, ils dansent en costumes de gnawas, devant un public enthousiaste et étonné de découvrir " qu'il n'y a pas que des chameaux au Maroc "... En effet, il y a aussi des Djs et des danseurs, qui, contrairement aux jeunes troupes françaises, ont dû monter seuls leurs spectacles, sans matériel ni chorégraphe. Au Maroc, le Hip Hop est un art difficile, Khalid n'arrive pas à trouver de disques à mixer, car il n'y a pas de magasins de vinyles. Adil, jeune danseur de 26 ans et membre de l'association depuis ses débuts, donne maintenant des cours au Lycée Descartes à Rabat, mais il a dû, faute de locaux de répétition, s'entraîner dans la rue, ce qui était plutôt mal vu par la police... Aujourd'hui, ses cours sont gratuits pour les élèves les plus démunis : " La breakdance est une éducation positive pour les jeunes qui manquent de repères.

Au lieu de traîner dans la rue, ils s'entraînent et prennent en exemple des jeunes qui ont réussi à force d'acharnement ". C'est grâce à la programmation et à l'action culturelle de l'Institut Français d'Agadir que les choses avancent, à partir de 2001 : les professionnels invités à animer des ateliers Hip Hop donnent à Khalid et Adil des conseils précieux, et les poussent à continuer. Ils y rencontrent également d'autres jeunes passionnés, venus d'Agadir mais aussi de Casablanca, Rabat, Salé, Fès et Marrakech, qui profitent des cours auxquels ils n'ont pas accès dans les quartiers populaires. Ils se forment ainsi aux techniques professionnelles de Djaying, de danse et de musique assistée par ordinateur. " En assistant aux représentations données à l'Institut Français, on a pu voir comment marchait un spectacle, avec les lumières, le son... " et ils se rendent compte qu'il est important d'évoluer vers une structure professionnelle et organisée. Ainsi naît l'association - elle met quand même 6 mois à se monter, en raisons des difficultés financières et administratives...- qui compte aujourd'hui une quarantaine de membres sur tout le Maroc. Ils se réunissent à l'occasion de soirées et de festivals, comme celui organisé dernièrement à la F.O.L* par Original Hip Hop et l'Education Artistique et Culturelle à Casablanca. Au lieu d'imiter les Etats-Unis, il veulent voir le Hip Hop marocain fusionner avec les musiques et danses traditionnelles, " pour ne pas oublier nos racines et nous démarquer des autres pays ", et surtout, avoir la liberté d'expression pour que leurs textes qui évoquent les problèmes de la jeunesse, jusqu'ici réservés aux concerts " underground ", soient entendus par tous les jeunes Marocains. *F.O.L. : Fédération des Oeuvres Laïques, important mouvement fédératif d'associations locales, propose une action globale éducative, sociale et culturelle.

LA LETTRE DE LA COOPÉRATION FRANÇAISE AU MAROC N ° 13 - NOVEMBRE 2003


Art & culture

DJING

JEAN BERRY

Les dés de Key

L

e hip-hop prend du galon sur radio 2M, sous les commandes d e D J K e y, a l i a s K h a l i d DOUACHE. Le Monsieur touche-à-tout de la nouvelle scène prend désormais en charge l'antenne et les platines tous les samedis

64

(de 22h à minuit). Un peu d'exercice en attendant la sortie de son second album, a t t e n d u a v a n t fi n 2007, après un premier datant d'une décennie. Il faut croire qu'entre ses multiples casquettes (DJ, enseignant, réalisateur de clips, producteur...), il n'a pas le temps de souffler. En parallèle avec son job à temps partiel sur la station casablancaise, l'homme se penche actuellement, via sa boîte de p r o d u c t i o n , Fu n k y N o i s e , s u r l e p re m i e r a l b u m s o l o du Slaoui Nores. Ce dernier n'est pas un débutant, puisqu'il affiche dix ans de hiphop au compteur avec le groupe Siouss el Borj. •

05 au 11 mai 2007


Art & culture

DJING

Le premier Key

D

62

ouze ans après la sortie s e s p re m i e r s mixtapes, Dj Key pionnier du Djing sous ce ciel, faut-il le rappeler ?- se penche e n fi n s u r s o n p re mier opus, produit par son label Funky Noise. Les détails de l'album sont gardés secrets, mais on sait que Ahmed Soultan, Bigg, H-kayne et quelques autres "copains" de la famille de la nouvelle scène seront invités à y poser leur voix. Sortie ? Key avoue encore se tâter. "Avant fin 2OO7", c'est tout ce qu'il peut promettre.

10 au 16 février 2007

entre -temps, il entrameune lonque tour née d'échauffe ment en Europe. D'abord une escale à Dijon le 5 Avril avant de prendre d'assaut les d i s c o t h é q u e d e Pa r i s , A m sterdam et Bruxelles.


N°236-237 DU 29 juillet au 8 septembre 2006.

LE MAROC TEL QU'IL EST

AR T & C U LT U R E

DJING

Cool School

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29 juillet au 8 septembre 2006

T

ous à vos platines ! La première école de DJing au Maroc a été inaugurée, samedi 15 juillet, à Casa, par les scratchs savants de DJ Pogo. Invité par Hicham Kebbaj, du British Council, pour un set au Platinium de Skhirate, l'artiste britannique a également répondu à l'appel de ses disciples DJ Key (Khalid Douache) et DJ Kamaz (Karim Ezzaki), co-fondateurs de Funky Noise, la boîte de prod' audiovisuelle qui héberge la DJ School à deux pas du cinéma Liberté. Dès septembre, Pr DJ Key, très organisé,

proposera trois types de formation : l'une, sur six mois, vous enseignera tout l'art du DJing hip hop (mix, scratch, beatjuggling) les adeptes de MAO (musique assistée par ordinateur) trouveront leur bonheur en deux mois (créa musicale, intro, mix tape, jungles...) ; et un mois suffira pour tout savoir sur la formation virtuelle (final scratch et scratch live). Entre 825 et 2.000 DHs par mois. FUNKY NOISE DJ SCHOOL, 6 RUE BAALABAK, 1er ETAGE, BENJDIA, CASA. TEL. 022 45 23 30 WWW.FUNKYNOISE.MA


Janatte Haddadi - Agent Artistique Cell : + 212 (0) 666 181 247 Mail : Janatte.haddadi@gmail.com

Funky Noise Entertainment

Booking & Management 6 Rue Baâlabak, 1er Êtage, Ben jdia, 20120 Casablanca - Morocco Phone : +212(0)5 22 45 23 30 Fax : +212(0)5 22 45 23 31 E-mail : contact@funkynoise.ma Web Site : www.funkynoise.ma


Credit Biography : Jean BERRY Photos : Mohamed SMYEJ Art Work : Funky Noise Entertainment Copyright c 2009 Funky Noise Entertainment


Dossier de Presentation DJ KEY