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spécial

assemblÉe gÉnÉrale

médecine Ne laissez pas

l’hypertension s’installer !

protection sociale

les hôpitaux face au

défi de la transparence

Régimes amaigrissants :

attention danger ! www.lamutuellegenerale.fr Avril 2011 - N°100 - Trimestriel


EDITO

Faut-il avoir peur des médicaments ? Le scandale largement médiatisé du Mediator® ment y prévaut avec toutes les attentes mais révèle de manière brutale l’inefficacité du sys- aussi les illusions qu’il peut générer ! tème français d’évaluation et d’autorisation du La question de son bon usage reste donc posée. médicament ainsi que de pharmacovigilance. Nous savons tous désormais que « les anEn réaction à ce drame sanitaire, l’Agence tibiotiques, c’est pas automatique », mais Française de Sécurité Sanitaire des Produits certains médecins semblent encore l’ignorer. de Santé, au sigle imprononçable d’AFSSAPS, Une enquête, réalisée en fin d’année 2010 par a diffusé une liste de 77 médicaments actuel- une revue nationale de défense des consomlement sous surveillance. mateurs auprès de 50 médecins généralistes Cette publication, parce qu’elle amalgame parisiens, montre en effet qu’après l’examen une liste de médicaments très hétérogènes d’un patient bien portant prétextant une angiplacés sous surveillance pour des raisons fort ne, 26 d’entre-eux (soit 52 %) ont prescrit des différentes, est inutilisable par les profession- antibiotiques et 2,4 médicaments supplémennels de santé et génère de surcroît une légi- taires en moyenne par ordonnance. time inquiétude chez les patients ainsi que le De même, le développement de l’automédigrand public. cation – auquel nous préférons quant à nous Veillons toutefois à ne pas jeter le discrédit sur l’ensemble des médicaments !

C’est sans doute l’occasion de rappeler que tout médicament, loin d’être un produit anodin, est un principe actif qui se caractérise d’abord et avant tout par son rapport bénéfice/ risque. Ainsi, avant toute mise sur le marché, il s’agit de démontrer que son efficacité sur une pathologie est notablement supérieure aux effets secondaires qu’il induit inéluctablement. Reconnaissons toutefois que, malgré son caractère jamais inoffensif, le médicament a très largement contribué, depuis de longues décennies, à l’accroissement de notre espérance de vie moyenne. Il nous faut cependant admettre que notre pays reste aujourd’hui encore le champion du monde toutes catégories de la consommation de médicaments. Un culte du médica-

le terme de médication officinale qui suppose une délivrance sur le conseil du pharmacien – ne doit pas faire oublier que chaque année de nombreuses personnes en sont victimes en raison d’un surdosage ou d’une interaction avec d’autres médicaments. Il est temps, comme le recommande La Mutualité Française, de replacer au centre de notre politique du médicament, les deux principes d’utilité et de bon usage afin de préserver la sécurité sanitaire et le progrès médical que sont en droit d’attendre nos concitoyens. Cette responsabilité incombe à l’ensemble des acteurs de la cha ne du médicament – État, autorités sanitaires, laboratoires pharmaceutiques, médecins, pharmaciens. C’est la seule manière de restaurer la confiance dans ce facteur majeur du progrès médical qu’est le médicament. Patrick Sagon, Président

MG ACTUALITÉS Publication officielle de La Mutuelle Générale. 66ème année. N°100 nouvelle série. Dépôt légal : 2e trimestre. Prix au numéro : 0,53 euro Directeur de la publication : Camille Pirot Rédactrice en chef : Sophie Bancet Secrétaire de rédaction : Pascale Reyre Conception graphique : CB’a Design Solutions Mise en pages : Pascale Reyre Ont participé à la rédaction : Véronique Valentino, Les Éditions Tribune Santé Photos : PhotoAltoLaurence Mouton, Fotolia, Shuttersrock Florent Michel Photogravure : Magie Bleue Impression : Imaye - 53021 Laval. Ce numéro comporte 2 pages spéciales (8 et 9) pour le contrat statutaire, 3 pages spéciales (8, 9 et 10) pour les contrats collectifs et 4 pages (8, 9, 10 et 11) pour le contrat collectif La Poste. Commission paritaire 0215M07140. La Mutuelle Générale 6, rue Vandrezanne - 75634 Paris cedex 13 - Tél.: 01 40 78 07 07 - CCP 5070-23 T Paris. www.lamutuellegenerale.fr. Mutuelle soumise aux dispositions du livre II du Code de la Mutualité inscrite au RNM sous le n°775 685 340. La reproduction des articles est interdite, sauf autorisation expresse de la rédactrice en chef.


La Mutuelle Générale/vos garanties

Baisse des remboursements de la Sécurité sociale : quelles conséquences ? EN BREF…

L’hospitalisation

plus chère mais prise en charge par La mutuelle Générale • Auparavant, pour un acte médical à l’hôpital ou en clinique inférieur à 91 e, l’Assurance maladie laissait 20 % du montant à la charge de l’assuré ou de sa complémentaire santé. Au-dessus de 91 e, la Sécu remboursait à 100 %, mais déduisait un forfait de 18 e. Depuis le 23 février 2011, le seuil d’application de cette franchise forfaitaire passe à 120 e. La Mutuelle Générale continue de prendre en charge le forfait de 18 e et les 20 % dus sur les frais d’hospitalisation.

Des baisses de remboursement vont entrer en vigueur en mai 2011 sur une partie de la pharmacie et certains matériels médicaux. Voici quelques explications.

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nnoncées fin 2010, de nouvelles baisses de remboursement vont entrer en vigueur. Un arrêté publié en mars dernier fixe le taux de remboursement des médicaments à vignette bleue (et spécialités homéopathiques) à 30 % (contre 35 %) et celui des dispositifs médicaux à 60  % (contre 65 %). Ces nouveaux taux de remboursement seront effectifs début mai 2011.

Quels sont les médicaments concernés ? Les baisses de remboursement décidées par le gouvernement s’appliquent aux médicaments à vignette bleue, dits « à service médical rendu modéré ou faible », et à l’homéopathie. Pour rappel, on distingue en fonction du « service médical rendu » (SMR) : les médicaments à vignette orange (SMR «  insuffisant » remboursés à 15 % par la Sécurité sociale), les médicaments à vignette bleue (SMR «  modéré ou faible  ), ceux à vignette blanche (SMR « majeur ou important » remboursés à 65  %) et enfin à vignette blanche barrée (médicaments considérés comme irremplaçables ou vitaux, remboursés à 100 %).

Qu’appelle-t-on les « dispositifs médicaux » ? Le terme « dispositifs médicaux à usage individuel » englobe aussi bien les semelles orthopédiques, les bas de contention, les genouillères, les minerves, les pansements, que les lunettes, les prothèses auditives ou encore le matériel destiné à corriger l’amblyopie (déficience visuelle)… A noter que la baisse de remboursement prévue n’affectera pas ceux utilisés pour les maladies graves, comme les fauteuils roulants.

Quelles conséquences sur votre couverture complémentaire ? Les contrats collectifs de La Mutuelle Générale prennent en charge les baisses de remboursement de la Sécurité sociale en 2011. Toutefois, n’hésitez pas à consulter votre notice dans l’espace adhérent disponible sur le site de La Mutuelle Générale pour vérifier vos garanties. Vous pouvez également appeler votre centre de gestion au numéro qui figure sur votre carte de tiers payant almerys.

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La Mutuelle Générale/prévention La Mutuelle Générale/des solutions en

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Vaccination : ce qu’il faut savoir Méningites à méningocoque C et à pneumocoque, rougeole… Ce sont les trois vedettes du dernier calendrier vaccinal à l’usage des enfants. Voici quelques précisions concernant les vaccins à ne pas négliger.

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’en déplaise aux 4 % de Français qui refusent la vaccination, sans cette dernière, «  la diphtérie, la poliomyélite, la rougeole feraient des milliers de victimes chaque année », rappelle le Pr Daniel Floret, pédiatre et président du Comité technique de vaccination du Haut conseil de la santé publique (HCSP). En se faisant vacciner, non seulement on se protège, mais on évite aussi que la maladie ne se propage. Fort de ce constat, les autorités sanitaires recommandent donc désormais le vaccin antiméningococcique C pour tous les nourrissons entre 1 et 2 ans. «  La France est le pays où l’incidence de la méningite à méningocoque  C est la plus forte d’Europe  », fait observer le Pr Floret.

Quelque 200 cas sont enregistrés chaque année. «  C’est peu, mais cette maladie peut entraîner de graves séquelles qui vont jusqu’à l’amputation et, dans sa forme la plus dangereuse, elle peut tuer en quelques heures. » Une seule dose suffit. Et pour freiner la circulation du germe, il est également recommandé de vacciner les adolescents et les jeunes adultes jusqu’à l’âge de 25 ans.

Un vaccin plus efficace contre le pneumocoque

Pour prévenir pareil risque, un nouveau vaccin, plus efficace, est dorénavant disponible contre les méningites à pneumocoque. Il protège contre 13 formes de pneumocoque, alors que son prédécesseur n’en visait que sept. Le schéma demeure inRougeole : une dose ne suffit pas changé : 2 doses à l’âge de 2 et 4 mois, suivies d’un Un taux de couverture de 95 % est rappel à 12 mois. nécessaire pour stopper la rougeole. Or, la France en est loin : « à l’âge de 2 ans, le Autre cheval de bataille taux est un peu au-dessous de 90 %, et du HCSP, la rougeole. de l’ordre de 75 % après 2 ans », décrit le « Depuis 2008, on a constaté Pr Floret. Le problème, c’est la seconde dose trop souvent négligée. Résultat, entre quatre décès. Ce n’est 5 000 et 10 000 cas de rougeole depuis pas une maladie bénigne 2008, dont 40 % concernent des personnes comme on le pense encore de plus de 20 ans. Outre les deux doses à respecter avant l’âge de 24 mois, reste trop souvent  », déplore le problème du rattrapage. « Il y a des le Pr  Floret. En cause, recommandations jusqu’à l’âge de 30 ans une couverture vaccinale pour les personnes qui n’ont jamais été vaccinées », insiste le Pr Floret. insuffisante (lire encadré).

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22 ème semaine de la presse à l’école • Le magazine de La Mutuelle Générale participait pour la 14e année consécutive à la Semaine de la presse à l’école du 21 au 26 mars 2011. Principe de cette opération qui a lieu chaque année : faire mieux conna tre des collégiens et lycéens les titres de la presse nationale et régionale. En pratique, les élèves des établissements secondaires choisissent avec leurs enseignants des supports de presse qu’ils étudient en cours. La presse mutualiste assume également sa part de cette mission pédagogique. En 2010, plus de 500 établissements avaient choisi MG Actualités comme support d’étude.

Enfin, Il ne faut pas oublier le traditionnel DTP (diphtérie, tétanos, poliomyélite), seul vaccin obligatoire en France. Plusieurs cas de tétanos sont encore signalés chaque année, faute de vaccination. La poliomyélite et la diphtérie sévissent toujours dans certains pays. Quant au BCG, obligatoire jusqu’en 2007, il est désormais « recommandé aux enfants issus de l’immigration, en provenance des pays à forte incidence de tuberculose » et dans les zones géographiques touchées par la maladie, comme l’Ile-de-France et la Guyane.

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La Mutuelle Générale/mode d’emploi

Accident causé par un tiers : pensez à le déclarer ! Vous avez été victime d’un accident causé par un tiers ? Vous devez impérativement en informer non seulement l’Assurance maladie, mais

EN BREF… Mediator Compte tenu des risques de mauvais fonctionnement des valves cardiaques lié à la consommation du Mediator® (médicament destiné aux patients diabétiques en surpoids), le Ministère de la Santé et l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) ont décidé d’adresser une lettre d’information aux assurés qui ont été traités par ce médicament ou ses génériques depuis 2006, les invitant à consulter leur médecin traitant. A cette fin, La Mutuelle Générale a fourni à la Caisse nationale d’assurance maladie la liste de ses assurés, au titre du régime obligatoire, ayant pris au moins une fois du Mediator® ou ses génériques entre le 01/01/2006 et le 31/10/2010.

aussi votre complémentaire santé. Explications.

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n appelle « accident causé par un tiers » un accident dont vous êtes la victime, provoqué par une autre personne, de façon volontaire ou involontaire. Vous avez subi une agression ? Vous avez été mordu par un animal ? Vous êtes victime d’un accident pendant une activité sportive ou bénévole ? Vous vous blessez à cause de l’état de la voirie ? Dans toutes ces situations, vous devez effectuer une déclaration d’accident qui vous permettra d’être indemnisé par la compagnie d’assurance du tiers responsable, personne physique ou morale (entreprise, association, etc.)

Pourquoi déclarer un accident causé par un tiers ? Si l’accident entra ne des soins et/ou un arrêt maladie, la Sécurité sociale et La Mutuelle Générale pourront se faire rembourser les frais engagés auprès de la compagnie d’assurance du tiers responsable. Il s’agit donc d’un geste citoyen qui permet de ne pas faire supporter à la collectivité des assurés sociaux (pour la Sécurité sociale) ou des adhérents mutualistes (pour votre mutuelle), des frais indus. Et donc de préserver le système de santé.

Attention ! Pensez à faire des photocopies de tous les documents relatifs à vos dépenses de soins. Elles vous permettront de réclamer à la compagnie d’assurance du tiers responsable le remboursement des frais non pris en charge par l’Assurance maladie et, éventuellement, ceux qui pourraient rester à votre charge après le remboursement de votre mutuelle.

Comment le déclarer ? Vous devez déclarer l’accident à la Sécurité sociale dans les quinze jours qui suivent, par téléphone, par courrier ou sur Internet. Indiquez vos nom et prénom, date de naissance et précisez le nom de votre mutuelle, c’est-à-dire La Mutuelle Générale. Précisez le nom et les coordonnées du tiers responsable (personne physique ou morale) et de sa compagnie d’assurance, si vous les connaissez. N’oubliez pas de détailler les circonstances de l’accident (date, heure, lieu), ses causes, les témoins éventuels et précisez si une procédure judiciaire est en cours. Enfin, expliquez les conséquences de l’accident : blessures subies, arrêt de travail, etc. Lorsque vous consultez un professionnel de santé, n’oubliez pas de mentionner l’accident : il cochera la case correspondante sur la feuille de soins ou lors de la télétransmission via votre carte Vitale. Déclarez-le aussi auprès de La Mutuelle Générale : une fois l’accident déclaré à la Sécurité sociale, contactez votre centre de gestion de La Mutuelle Générale qui vous expliquera la marche à suivre. Vos remboursements inchangés Si vous déclarez que vos lésions ou votre arrêt de travail sont consécutifs à un accident causé par un tiers, vous serez remboursé au taux et dans les délais habituels. Idem pour l’arrêt de travail. Pour en savoir plus : http://www.ameli.fr

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santé psycho

Pipi au lit : on en parle !

Les alarmes « antipipi » en question

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es alarmes « anti-pipi » déclenchent une sonnerie dès les premières gouttes. Si leur usage est très répandu outre-Atlantique, beaucoup de pédiatres français redoutent leurs conséquences sur l’enfant, dont le sommeil se trouve perturbé. Les psychanalystes craignent aussi qu’elles ne perturbent la sexualité future des petits garçons, marqués par cette sonnerie qui se déclenche quand un liquide sort de leur pénis. Quoi qu’il en soit, leur usage nécessite l’implication de toute la famille puisque souvent, au bout de quelques nuits, l’enfant s’est habitué à l’alarme et ne se réveille plus.

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Les médecins parlent d’énurésie, mais le phénomène est plus connu sous l’expression « pipi au lit ». Il touche 10 % des enfants entre 5 et 10 ans. Pas de quoi s’affoler : ça se soigne, à condition d’impliquer l’enfant dans sa propre guérison.

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eaucoup de parents évoquent un simple « petit problème  ». Souvent pris à la légère, le « pipi au lit » est trop fréquemment abordé de façon évasive avec le pédiatre. Or, seulement 15 % des enfants guérissent sans le secours d’un tiers. D’où l’intérêt de prendre les choses en mains pour – et avec – l’enfant, de manière à ne pas affecter durablement la vie de celui-ci tant du point de vue psychologique que familial et social. «  Je demande aux parents de responsabiliser leur enfant, explique le Dr Christophe Philippe, pédiatre en charge des consultations Énurésie et troubles mictionnels de l’enfant,

à l’hôpital de Neuilly-sur-Seine. Je lui confie des missions. Comme de faire pipi avant d’aller dormir, sans qu’un parent ait à le lui rappeler. Il est responsabilisé et gagne en estime de soi. Les adultes doivent intervenir le moins possible. » Et surtout, rester calmes ! Culpabiliser ou gronder l’enfant serait contre-productif. Il a besoin, au contraire, d’encouragements. Une astuce : remplir un calendrier, en dessinant un soleil sur les nuits « sèches ». Inutile en revanche de noter les nuits « mouillées », sinon gare au découragement !

Un suivi régulier Les causes précises de l’énurésie sont complexes à déterminer. Elle peut s’expliquer par la baisse de sécrétion d’une hormone antidiurétique (ADH) pendant la nuit. Les facteurs psychologiques doivent aussi être pris en compte, notamment le niveau d’anxiété de l’enfant. Une prédisposition familiale est également souvent observée. Une fois les causes organiques (diabète, infection urinaire…) écartées, un suivi régulier avec le pédiatre doit être mis en place, la guérison nécessitant plusieurs mois, avec parfois des rechutes. Si les mesures comportementalistes habituelles ne suffisent pas, le médecin peut envisager un traitement médicamenteux à base de desmopressine. Dans tous les cas, mieux vaut s’y prendre tôt : une semaine avant le départ en classe verte, il sera trop tard pour agir !


santé nutrition

Le poisson : plutôt deux fois qu’une ! Les atouts du poisson ne se comptent plus. Bon pour le cœur, pour la mémoire, pour la vue et pour la croissance des enfants, il apporte tout ce dont nous avons besoin en nutriments essentiels. Frais ou en boîte, il se consomme pareillement. Pas la peine donc de se ruiner pour manger équilibré !

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’est l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) qui le dit : il faudrait manger du poisson deux fois par semaine. En alternant poissons maigres à l’instar de la dorade, du merlan ou encore de la sole, et poissons gras comme la sardine, le maquereau, le saumon, le hareng ou le thon. Manière de ne pas épuiser les espèces et surtout, de varier les apports en nutriments. Si les poissons apportent autant de protéines (18 %) que les viandes, ils fournissent également tout un ensemble de minéraux, qui vont du fer au zinc en passant par le phosphore, et de vitamines. Mais, indique Anne-Marie Adine, diététicienne-nutritionniste, «  l’atout majeur des poissons, c’est leur apport en

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Oméga 3 que l’organisme ne produit que faiblement. » Or les besoins en Oméga 3 sont essentiels dès la vie intra-utérine pour le développement du cerveau et de la rétine de l’enfant. Et chez les adultes, ils jouent un rôle dans la prévention des maladies cardio-vasculaires. Principaux pourvoyeurs d’Oméga 3, les poissons gras, décidément précieux quand on sait qu’« ils sont aussi nos meilleures sources de vitamine D qui sert à fixer le calcium sur les os. »

Le poisson sous toutes ses formes Pour qui fait son marché, impossible de ne pas remarquer que certains poissons sont chers. Mais qu’on se le dise, « il n’y a aucun inconvénient à s’approvisionner en conserves ou surgelés, plus avantageux, précise Anne-Marie Adine. Maquereaux et sardines en boîte présentent trois avantages : ils sont économiques, riches en Oméga 3 et peu pollués. » Quant aux poissons panés, les préférés des enfants, pas la peine de froncer le nez : bien choisis (c’est-à-dire contenant au moins 60  % de poisson et le moins de graisse possible), ils sont également bons pour la santé. Enfin à l’heure de remettre tenues légères et maillot de bain, sachez

que le poisson constitue un atout de taille. En matière de calories (de 80 kcal pour les poissons maigres à 200 kcal pour les poissons gras), il est en effet plus que raisonnable. Voire imbattable eu égard aux trésors qu’il recèle !

Pour en savoir plus : www.anses.fr

Femmes enceintes et enfants de moins de 3 ans : le poisson sous condition

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ans ses recommandations, l’Anses rappelle que les poissons peuvent être toxiques en raison des métaux lourds qu’ils peuvent contenir (mercure, dioxines...). D’où cette limitation à deux poissons par semaine afin de bénéficier en toute sécurité de leurs atouts. Parmi les poissons qu’il est conseillé d’éviter aux femmes enceintes ou qui allaitent, ainsi qu’aux enfants de moins de 3 ans, figurent les prédateurs comme l’espadon, la silure, le requin, la brème, la carpe ou encore la saumonette.


Infos pratiques

Diagnostic de performance énergétique Obligatoire, le diagnostic de performance énergétique fait désormais partie des documents de diagnostics que le propriétaire doit présenter lors de la vente ou de la location de son bien. Il est encore peu connu cependant…

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e diagnostic de performance énergétique, ou DPE, permet au futur propriétaire ou locataire de connaître la consommation en énergie de l’habitation envisagée, hors éclairage et appareils ménagers. Il se présente sous la forme de deux étiquettes, semblables à celles utilisées pour les appareils électroménagers. La consommation d’énergie est exprimée en kilowatts heure par mètre carré et par an et la quantité de gaz à effet de serre indique le nombre de kilos de CO2 émis par mètre carré et par an. Le DPE inclut également un descriptif des caractéristiques des murs, fenêtres, toit et chaudière du logement, ainsi que des recommandations sur les travaux à effectuer pour améliorer son profil énergétique.

mode d’emploi

Prêts immobiliers : n’oubliez pas les DPE ! Seul un professionnel certifié est habilité à réaliser un diagnostic de performance énergétique. On en compte plus de 6 000 actuellement (une liste est disponible sur www.afnor.org). Le DPE est effectué selon une méthode approuvée par le ministère ou sur la base des consommations constatées sur 3 ans. Selon l’Agence de l’Environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), comptez entre 100 et 250 euros suivant l’importance du logement pour la réalisation d’un DPE. Il est valable dix ans. Mieux vaut ne pas le négliger car depuis 2010, un prêt 1  % logement ne peut plus être accordé si le diagnostic de performance énergétique du logement convoité indique une consommation supérieure à 230kWhEP/m2 (catégorie D de l’étiquette énergie). Et depuis janvier 2011, il est l’un des éléments conditionnant le montant du nouveau prêt à taux zéro (PTZ +). Or, en l’absence de DPE, le logement est réputé de niveau G, soit le niveau le plus bas…

DOMULTIS, confort ou

éco, l’assurance habitation qui pense à tout Que vous optiez pour la formule confort ou éco de Domultis, vous bénéficiez d’une assistance à domicile 24h/24 en cas de perte de clés, de la prise en charge de l’hébergement avec achats de produits de 1ère nécessité en cas de sinistre si votre logement est inhabitable, du service « SOS Urgence plomberie » en cas d’intervention urgente sur votre installation, d’une assistance psychologique en cas de traumatisme… Et avec la formule confort, vous choisissez parmi de nombreuses options, notamment l’option « rééquipement à neuf » avec une indemnisation sans vétusté quel que soit l’âge de vos biens ! Pour en savoir plus, contactez la GMF au 0 820 840 860 (0,12 e TTC/mn)

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protection sociale

Les hôpitaux face au défi de la transparence

Depuis bientôt dix ans, de nombreuses dispositions ont été prises dans les hôpitaux afin d’améliorer la qualité des soins et d’offrir une meilleure information au public.

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l y a seulement vingt ans, l’idée de mesurer la performance des établissements de santé ne serait venue à personne. Il paraissait inconcevable d’informer le public d’éventuels dysfonctionnements.

Un outil pour comparer les hôpitaux

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ospi Diag : derrière ce nom se cache un outil lancé par l’ANAP, qui depuis quelques semaines, permet aux hôpitaux d’évaluer leurs performances et de les comparer sur la base de critères de gestion et de soin. Dans un premier temps, cet outil ne sera accessible qu’aux établissements de santé et aux médecins généralistes, mais il pourra, à terme, être mis à la disposition du grand public sous réserve d’une autorisation de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA).

Quand des journaux, dans les années 1990, ont publié les premiers palmarès des hôpitaux, de nombreux médecins ont crié au scandale : on brisait un tabou. Bien des changements sont intervenus depuis. Les autorités ont compris qu’il était impossible de maintenir le statu quo. La culture du secret a progressivement fait place au souci d’une plus grande transparence. Un premier pas a été franchi en 2004 avec le lancement du tableau de bord des infections nosocomiales, imposant aux établissements de rendre publics cinq indicateurs permettant d’évaluer leurs efforts pour prévenir ces infections contractées à l’hôpital. Le dispositif a été complété six ans plus tard, avec l’adoption de cinq nouveaux indicateurs concernant la tenue du dossier du patient ainsi que de son dossier anesthésique, le délai d’envoi du courrier de fin d’hospitalisation, le dépistage des troubles nutritionnels et l’évaluation de la douleur. Au cours de la même période, l’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médicosociaux (ANAP) a vu le jour. Sa mission principale est d’aider les établissements de santé à améliorer le service rendu. Et comme le point de vue des patients, jusqu’à présent, n’était pas pris en compte dans l’évaluation, il a été décidé qu’à partir de 2011, les hôpitaux organiseraient chaque année des enquêtes destinées, précisément, à déterminer le degré de satisfaction des personnes ayant été accueillies dans leurs services. Com-

me les précédents indicateurs, les résultats de ces enquêtes devront être rapidement mis à la disposition du public.

Désengorger les hôpitaux Aujourd’hui président de la Mutualité Française, Etienne Caniard estime que ces dispositions vont dans le bon sens : « les efforts entrepris par les pouvoirs publics depuis bientôt dix ans ont déjà permis de créer une émulation, les établissements étant incités, pour des raisons d’image, à améliorer leurs pratiques. Je ne crois pas que le fait d’évaluer les hôpitaux présente d’effets pervers. Les indicateurs de qualité sont avant tout destinés aux prescripteurs de soins, c’est-à-dire aux médecins, et doivent leur permettre de mieux orienter leurs patients ». S’il y avait des réserves à émettre, elles pourraient être d’un autre ordre. Selon Etienne Caniard, le danger serait « de faire reposer l’amélioration de la qualité sur ces seuls dispositifs d’évaluation. Il est au moins tout aussi urgent de désengorger les hôpitaux, et pour cela, d’assurer une meilleure coordination entre l’hôpital et la médecine de ville ». C’est précisément une des missions confiées aux Agences régionales de santé (ARS). Celles-ci, dont le rôle est de piloter l’offre de soins au niveau régional, auront fort à faire pour que l’hôpital cesse à l’avenir d’être l’unique recours en cas d’intervention...

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santé médecine

Contre l’allergie solaire : préparer sa peau Plaques rouges, petits boutons, démangeaisons… Le soleil n’est pas toujours l’ami qu’on dit. Témoin, l’allergie solaire, dite encore lucite estivale. Laquelle, sans être grave, peut suffire à gâcher une partie des vacances. Parmi les solutions : bien préparer sa peau à l’exposition solaire.

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u’elle est douce la caresse des premiers rayons du soleil sur votre peau ! Douce, un peu moins douce, plus douce du tout. Et bientôt des petits boutons, puis des démangeaisons… Ne cherchez plus, vous êtes victime de la lucite estivale bénigne. « La lucite arrive au printemps, lors-

La lucite se décline au féminin La lucite estivale bénigne affecte dans 90 % des cas les femmes. Entre 10 et 20  % de la population féminine est victime de ces allergies solaires. Et il s’agit souvent d’une histoire de famille : quand la mère a déclaré une lucite, sa fille a une chance sur deux d’être, à son tour, touchée. Les symptômes apparaissent entre 15 et 60 ans, les hormones féminines pourraient donc jouer un rôle dans « l’hypersensibilité solaire ».

que la peau a été privée de soleil pendant plusieurs mois. Généralement, à la première exposition, il ne se passe rien, mais dès la deuxième les symptômes apparaissent », explique le Dr  JeanPierre Cesarini, médecin photobiologiste à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Principalement touchés, le décolleté, le cou et les bras, très exceptionnellement le visage. Rien de grave, si ce n’est qu’il va falloir vous mettre à l’ombre ! Et cela, à chaque nouvelle exposition brutale ou prolongée. De fait, précise JeanPierre Cesarini, « on ne connaît pas la cause exacte de la lucite, il ne peut donc y avoir qu’un traitement symptomatique. »

Pas de traitement définitif S’il est impossible de se débarrasser définitivement des allergies solaires, il existe cependant quelques moyens de préparer sa peau au soleil. A commencer par la prise de gélules de caroténoïdes pendant les trois semaines qui précèdent l’exposition,

à renouveler si nécessaire entre mai et juin, pour aborder l’été l’esprit tranquille. Inutile en effet de compter sur les crèmes solaires qui, bien qu’indispensables contre les UV, se montrent très peu efficaces contre l’allergie. Pour les rares cas de lucites sévères, dont les symptômes peuvent durer plusieurs semaines, il est possible de s’exposer préventivement aux UV dans un cabinet de dermatologie. « Cela doit se faire à petites doses, progressivement et surtout sous surveillance médicale », insiste le Dr Cesarini. Certains médecins conseillent également la prise d’antipaludéens de synthèse, mais gare aux possibles effets secondaires. Si la prévention n’a pas suffi, une règle d’or : mieux vaut patienter trois ou quatre jours après la disparition des symptômes pour reprendre le soleil. Et si possible très progressivement, le temps pour la peau de se réhabituer aux rayons solaires. Mais autant le savoir : une fois l’allergie solaire déclarée, il est certain qu’elle réappara tra l’année suivante.

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courrier des lecteurs Pour nous écrire : MG Actualités 6 rue Vandrezanne 75634 paris cedex 13 mgactualites@lamutuellegenerale.fr

« Mon fils doit porter un

« Je viens d’être embauchée à La Poste. Pourquoi dois-je vous envoyer une copie de mon attestation Vitale ? » Aurélie C.

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’une part, si vous avez des ayants droit à charge, inscrits sur votre attestation vitale, ils seront affiliés en même temps que vous au CCLP et pourront ainsi bénéficier des garanties proposées. D’autre part, sur l’attestation Vitale se trouve le numéro de l’organisme auquel vous êtes affilié pour le régime obligatoire de Sécurité sociale. Ce numéro est indispensable pour la mise en place de la télétransmission. Ces échanges automatiques entre votre centre de Sécurité sociale et La Mutuelle Générale vous permettent de percevoir

vos remboursements complémentaires santé sans devoir attendre et renvoyer à La Mutuelle Générale les relevés de remboursement de Sécurité sociale. Si votre situation familiale a changé récemment (ajout ou suppression d’un ayant droit, mariage, divorce…) ou si vous avez déménagé et changé de Caisse primaire d’assurance maladie, il convient de réactualiser ces données auprès de votre Caisse primaire actuelle. La copie de l’attestation Vitale que vous nous adresserez doit être le reflet exact de votre situation actuelle.

appareil orthodontique. Je ne sais pas si la Sécurité sociale le prendra en charge puisqu’il a 17 ans. Sera-t-il couvert par ma mutuelle et comment cela se passe-t-il pour les remboursements ? » Annabelle S.

Le contrat collectif La Poste prendra en charge une partie des frais occasionnés par la pose de cet équipement, que la Sécurité sociale accepte ou non de le rembourser. Il convient simplement de faire parvenir à La Mutuelle Générale les factures à la fin d’un semestre ou du traitement.

« Je me suis cassé une dent. Mon dentiste préconise la pose d’une couronne. Comment puis-je savoir comment et combien je serai remboursé ? » Sébastien L.

Votre contrat collectif prévoit le versement d’un forfait par dent pour les prothèses fixes. Il est impératif que votre dentiste indique le numéro de la dent sur laquelle va être posée la couronne. En effet, les prestations complémentaires sont différentes selon qu’il s’agit de dents de devant ou de fond de bouche. Pour connaître exactement la participation de la Sécurité sociale, de la mutuelle et éventuellement votre « reste à charge », demandez à votre dentiste d’établir un devis indiquant précisément la codification de la prothèse ainsi que le numéro de la dent sur laquelle elle sera posée. Enfin, si vous réglez tout ou partie des soins, faites parvenir à La Mutuelle Générale une facture détaillée avec la mention « acquitté ».

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