Jack's Paper #07

Page 1

7 N°

jacksburgers jacksburgers www.jacksburgers.fr été 2018 - OFFERT

P A P E R Fat Bikes La révolution est en marche !

Surf

Quand deux clubs de légende ne font plus qu'un...

Wingz

Rencontre avec le nouveau collectif de bodyboard


06

07

08

WINGS

Jessika PONCHET

Studio IFORM'ELLE

10

12

14

Révolution FAT BIKES

Chaussettes JEAN JEAN

16

18

EMD & Thomas FOREAU

20

APRIL ELEVEN

Fusion des surf clubs de Capbreton

WOOD STACHE

21

22

23

Les Marées de Béatrice

ROCK' LAND SCHOOL

Florence DELCOY

Directeur de la publication : Julien Escande | Directrice de la rédaction : Caroline Escande | Rédactrice en chef : Julie Pollet | Directrice Artistique : Quitterie Daury | Photographe : Céline Hamelin | Impression : Copytel à Capbreton Couverture : Photo : Céline Hamelin | Merci à tous les interviewés pour leur temps et leur implication | Édition et réalisation : Jack's Burgers, société HORTENSIA - 73, avenue des Charpentiers - 40150 Hossegor | Jack's Paper est un magazine bi-annuel offert édité par la société HORTENSIA | Dépôt légal : à parution, tous droits réservés. La reproduction, même partielle, des textes ou illustrations publiés dans ce numéro est interdite sans l’autorisation écrite préalable de l'éditeur. Ne pas jeter sur la voie publique.


EDITO

L

'été sera beau, l’été sera chaud ! Coquillages & crustacés, sur la plage abandonnée....

A l’heure où nous bouclons, nous restons dans la positive attitude quant au retour du soleil. On se dit surtout que le soleil est finalement dans le regard et les sourires des personnalités que nous vous faisons découvrir dans ce septième numéro du Jack’s Paper. La bonne humeur se reflète dans leur passion et leur travail. On ne le répètera jamais assez, notre région regorge de talents connus et moins connus, de projets qui ont parfois besoin d’un petit coup de projecteur pour avancer. Nous passons nos journées à essayer de dénicher ces personnalités hors du commun, qui font vivre nos villages. Pour cette édition, nous avons parlé bodyboard, bois, chaussettes, livres, et de bien d’autres choses encore. Nous avons parlé histoire du surf à Capbreton, de pôle dance à Soustons et de moto à Hossegor. Autant d’histoires que nous vous racontons ici. Belle lecture et bon appétit.

L'équipe Jack's Burgers

3


AGENDA Oceanperf Kids 7 juillet hossegor

Dédiée aux jeunes sauveteurs des catégories mini-crevettes à benjamin, cette journée offre la découverte de la compétition pour les plus petits, une occasion de rencontrer et de se confronter aux jeunes de sa génération. Un moment de fête, de partage et de convivialité autour du sauvetage et de l'océan !

Clément & ses marionnettes

Newave festival

Boudigau Bomb

du 24 au 26 août seignosse

Le Santocha Capbreton Surf Club vous convie à sa promenade en skate annuelle. En famille, entre potes, petits et grands, venez découvrir la station balnéaire au rythme de votre planche à roulettes.

Le NEWAVE FESTIVAL, un festival qui promeut le surf, l’art & la musique posera ses valises à Seignosse le Penon. Au programme : 15 concerts , 1 challenge : « surfer les yeux bandés », Village Newave : coin arty, hippie market, espace bien-être.

Participation libre 11h à Soustons, Camping L’Airial, Avenue de Port d’Albret 18h à Seignosse, Place Castille Quartier du Penon

Little Festival du 31 juillet au 3 août HOSSEGOR SEIGNOSSE CAPBRETON

BoudigauBombsk8

www.newavefestival.com

Quiksilver & Roxy Pro

9 juillet - soustons 10 juillet - seignosse

Clément enchante petits et grands avec ses peluches, dans l’univers des contes merveilleux de la littérature enfantine et basés sur la manipulation de peluches marionnettes.

25 août capbreton

du 3 au 14 octobre hossegor seignosse

Chromes d’Hossegor 16 septembre HOSSEGOR

Amoureux de belles voitures, nous vous donnons rendez-vous au 7ème Chromes d’Hossegor. Au programme : rassemblement de véhicules de collection et de prestige de + de 30 ans. Entrée libre pour toute la famille www.nickel-chrome40.com

On se retrouve cet été à Seignosse, Capbreton et Hossegor du 31 Juillet au 03 Août. Une seconde édition qui ravira de nouveau les oreilles et les yeux des amoureux d’électro et de street-art ! littlefestivalfr

9ème étape du World Tour, le Quik et Roxy Pro est un rendez-vous incontournable de la fin de saison. Les meilleurs surfeurs et surfeuses de la planète viennent se confronter sur les beach breaks de la station balnéaire pour le plus grand plaisir des spectateurs. www.worldsurfleague.com

Wedding Party 7 octobre angresse

C’est reparti pour la 5ème édition de ce rendez-vous devenu incontournable pour les futurs mariés. Dans une ambiance bohème et créative, les meilleurs prestataires de la région Sud Ouest vous accueillent et vous conseillent dans la préparation de ce grand jour. RDV chez Coco Barn, à partir de 11h. Entrée 2€, gratuit pour les enfants. www.laweddingparty.com

4


c'est tout beau tout nouveau et ca se passe chez nous !

La nouvelle boutique Une à Une "Une A Une" est née à Santa Teresa au Costa Rica en 2012. C'est dans son village d’adoption bercée par les vagues du Pacifique que Rachel Guérin a imaginé ses premières créations. Une à Une évoque la finesse et la délicatesse avec lesquelles les pierres sont enfilées une à une. Plus qu’un accessoire, Rachel conçoit ses bijoux comme de véritables talismans destinés à apporter le bien-être et le bonheur.

agrémentez votre décor de quelques vagues

Le site Line Up remet au goût du jour les posters de surf. à travers l’objectif de photographes professionnels, collectionnez les plus beaux line-up en rêvant à votre prochaine session ou votre prochain trip. Vous trouverez bien sûr les belles vagues de notre région. lineupsurfpictures.com

18 allée Pasteur à Hossegor

5

Brique Rouge On craque sur cette nouvelle marque d’accessoires de maroquinerie designée à Hossegor, à associer selon vos envies. à glisser de sac en sac, en mode pochette avec sa dragonne, ou duo/trio en sac a main, à vous de choisir. Disponible tout l’été au Pop-Up Store Local Designers, Place Louis Pasteur, Hossegor www.briquerougecreation.com


© Céline Hamelin

Il était une fois une histoire de potes... Adrien, Quentin & Gontran, membres de la Team Jack's, Clément & Léo, 5 potes entre 22 et 30 ans, 1 passion, celle du bodyboard. Après un triste constat sur la médiatisation de leur sport, ils ont eu envie de proposer une alternative à ce qu’il se faisait (pas, en l’occurence), avec un collectif décalé, sans pression, ni sérieux : WINGZ.

T

out part d’un surf trip au Portugal où les 5 jeunes hommes se rencontrent en 2016. Tous se connaissent déjà plus ou moins, c’est que le milieu du bodyboard est petit. Le seul à ne pratiquer que rarement est Léo Maigret, qui s’avère être l’investigateur de ce crew, en tant que filmeur et réalisateur. Le feeling passe direct et les idées fusent. Après ces quelques jours portugais, à surfer et à délirer, le contenu capté par Léo est excellent. Ils sont persuadés qu’il faut en faire quelque chose de travaillé et pro.

collectif WINGZ, un groupe de potes qui ne se prennent pas au sérieux mais qui veulent que leur sport soit reconnu et montrer sa beauté. C’est effectivement bien plus que ça. Grâce à ce premier projet, ils ont eu la chance de faire la connaissance d’autres riders passionnés, comme eux, notamment le jeune basque Yon Aimar (17 ans), promesse du bodyboard français, qu’ils ont pris sous leurs ailes. « Yon a un niveau de dingue. Lorsqu’on lui a proposé de faire partie du crew, il y a tout de suite adhéré. » Prendre le contre-pied de l’image individualiste du sport en créant un crew décalé et un peu barré, tout en officialisant le concept pour plus de crédibilité et de professionnalisme, c’est l’identité même de WINGZ. Ils ont donc monté l’association, développé du merchandising, lancé la communication sur les réseaux sociaux. Chacun apporte son point de vue et le chemin se fait petit à petit.

Ils partent finalement d’un constat simple. Le bodyboard ne semble avoir que peu d’intérêt pour les médias, il n’existe plus aucun magazine papier, le soutien des sponsors, n’en parlons pas. « Alors pourquoi ne pas parler nous-mêmes de ce sport ? Pourquoi ne pas mettre notre passion et notre vision de cette discipline en images, pour la valoriser, promouvoir ses valeurs ? » Avec leur niveau et leur palmarès ; Clément est triple Champion de France et Champion d’Europe cadet, et Quentin compte un titre de Champion de l’Île de la Réunion ; ils ont créé le

Dans ce premier opus, Luxxury, ils nous font voyager du Portugal, aux Canaries, en Espagne et par chez eux, sur la côte Sud-Ouest. Nous ne sommes pas face à un film de bodyboard quelconque. Les paysages sont à couper le souffle, la musique originale a été composée par LAVION (dixit Cédric Campays), chaque détail est réfléchi, pensé. Les lumières sont sublimes. à travers la passion du bodyboard, ce film montre à quel point les gens peuvent être influencés par la beauté des éléments et de la Terre, qu’une passion peut amener à d’autres choses, à des rencontres, à la découverte. Ce 20 minutes a été présenté en avant-première chez Bodyboard Center à Anglet, début juin et a reçu un bel accueil de la part du milieu. Découvrez dès aujourd'hui le film Luxxury sur leur page Facebook.

wingzdeluxx

6


Joueuse de tennis professionnelle

Lorsqu’on pense au sport dans le Sud Ouest, on se réfère rapidement au ballon ovale ou au surf. Nos terres ont vu grandir de nombreux champions, nourris par une passion. Pour ce numéro, nous avons eu la chance de faire la connaissance de Jessika Ponchet, 21 ans, joueuse de tennis professionnelle.

à

peine sortie de l’adolescence, Jessika n’est déjà plus une graine de championne, mais une compétitrice et une sportive hors pair. Pour l’interview, nous découvrons une timide jeune femme, polie et souriante au look sportif. Raquette à la main pour le bien de la photo, elle commence à nous raconter son parcours et rapidement, la passion et la détermination se lit dans ses yeux. Jessika vit, mange, rêve tennis. Toute sa jeune vie tourne autour de son sport qu’elle a commencé très jeune, bercée par le bruit des rebonds des balles lors des matchs de ses parents. On en plaisanterait presque, en disant qu’elle est née la raquette à la main. Très rapidement, Jessika présente des aptitudes pour cette discipline et découvre rapidement la compétition. Et elle gagne, gagne encore. Elle a la compétition dans le sang, la gagne des meilleur(e)s. Avec sa maman comme entraineur et son papa sur la logistique, Jessika commence à participer à de plus en plus de tournois, de plus en plus loin. Rapidement, la décision de se concentrer à 100% au tennis est prise. Bonne élève, elle décide de suivre ses études au CNED jusqu’en classe de première S. Ses choix sont fermes et son ambition tout aussi grande. En 2014, elle se lance sur le circuit et gravit les places sur le tour mondial. L’année 2017 sera une année importante. En six mois, Jessika Ponchet, née et formée à Capbreton, est passée de la 400e à la 228e place au classement mondial. Une progression fulgurante qui lui a déjà permis de s'aligner pour l'Open d'Australie. Et à l’heure où nous écrivons, elle vient d’apprendre qu’elle participera à Roland-Garros, grâce à une "wild-card" accordée par la fédération française de tennis.

7

Quand on s'entraîne aussi dur, c'est pour viser le top niveau. On ne s'attend pas à être 200, mais dans le Top 5, voir même numéro 1, donc c'est vraiment ça que je vise à long terme. Sa détermination et son travail lui ont permis de capter l’attention des sponsors (New Balance et Prokennex) qui lui permettent de gérer la saison plus sereinement. Elle réalise tout de même la pression qu’elle a sur ses jeunes épaules, face aux sacrifices faits par ses parents, et parfois par son petit frère. Extrêmement mature, elle est consciente du chemin qu’il lui reste à parcourir et du travail quotidien. Chaque jour est rythmé par cette optique. Kiné, entraineur physique, diététicien, toute une équipe accompagne la tenniswoman dans sa quête de grand Chelem. Lorsqu’on lui demande quel joueur pourrait être son idole, elle répond avec beaucoup d’aplomb qu’il lui est difficile de voir telle ou telle joueuse comme tel, de peur qu’un jour elle se retrouve face à cette même personne, et qu’elle en soit déstabilisée. Son parcours, elle le doit aussi à cette envie de top mondial, à cette lucide maturité. Et son avenir, avec son jeu si particulier, sa rigueur, son honnêteté et son travail, nous le voyons clair, fait de voyages, de courts sur gazon, terre battue et green set. Jeu, set et match.

© Céline Hamelin

jessika ponchet


studio iForm’Elle Nathalie Carouge / Gérante du studio

© Céline Hamelin

Ce qu’elle préfère chez Jack’s : le Spicy Wrap avec les Veggie Sticks Nathaliecarouge-Iformelle

A Soustons, depuis septembre 2017, on entend beaucoup parler d’une nouvelle salle de sport, en plein centre ville. Sa spécificité ? Elle est réservé aux femmes. Nous avons poussé les portes de ce lieu et avons fait la connaissance de Nathalie, la fondatrice du studio iForm’Elle.

pour ouvrir et gérer sa propre structure. Nathalie a une idée bien précise en tête. Elle veut pouvoir proposer tout type d’activités, pour tous les âges, mais uniquement pour les femmes. Loin du regard des hommes, les femmes se libèrent et se confient plus facilement. Elle souhaite offrir un cocon, une pause dans le quotidien de ces adhérentes. Et cela fera sa réussite. Ses journées sont à rallonge, elle jongle entre les emplois du temps de ses enfants et celui du studio. Mais quelle fierté peut-on lire dans ses yeux lorsqu’elle regarde tout le chemin parcouru, lorsqu’elle découvre, en pleurs, le mai à l’entrée de son établissement.

U

ne silhouette longiligne et sportive, de longs cheveux rouges, nous arrivons à un moment peu propice dans la journée de la jeune femme. Sa voiture vient de tomber en panne. Petit détail qui nous semble anodin, mais pas dans la vie de cette maman célibataire de 3 garçons et gérante d’une salle de sports. Avec à peine quelques heures de répit entre deux cours, Nathalie court et trouve la solution auprès d’un ami mécanicien. Nathalie est une battante, indépendante et courageuse. Lorsqu’à 14 ans, elle se retrouve clouée dans un fauteuil roulant après un accident de voiture, elle se bat pour s’en sortir, pour sauver cette jambe qu’on essaie de lui enlever. Elle ne lâche rien. Elle rencontre à 18 ans le père de ses enfants et son premier fils arrive alors qu’elle n’a que 22 ans. De cette passion, elle aura 2 autres fils. La vie ne lui fera pas de cadeau. Mais elle le sait, c’est une femme intelligente, droite et travailleuse. Et surtout elle garde en tête son rêve de petite fille : ouvrir sa propre salle de sport. Elle reprend alors une formation BPJEPS AGFF, (Activités Gymniques de la Forme et de la Force). Diplôme en poche, elle travaille dans les différentes salles dans les alentours de Soustons, et cela pendant près de 10 ans. Une formation sur le terrain qui lui permet d’acquérir l’expérience nécessaire

Touchante et sensible, Nathalie n’en est pas moins une grande sportive. Passionnée de danse et de pôle dance, elle fait découvrir cette discipline à celles qui le souhaitent.

C’est un sport très peu connu qui demande souplesse, force et grâce. » Son talent a aussi fait la réputation de la salle. « C’était une activité qui n’existait pas à Soustons. C’est nouveau et les femmes sont contentes de pouvoir essayer. Aujourd’hui, iForm’Elle, ce sont plus de 30 adhérentes, entre 4 et 70 ans, plus de 30 cours proposés par semaine, sans compter les divers rendezvous le week-end qu’elle organise pour telle ou telle association. i’FormElle, c’est devenu un lieu de vie, de partage et d’amitié. En seulement quelques mois, Nathalie a réussi à créer un véritable lien social entre toutes ces femmes, un réseau de copines qui s’entraident, s’amusent, rigolent et se (re)mettent en forme pour le plaisir.

8


Découvrez cet été chez Jack's nos 3 nouvelles salades : Tacos Bowl, Rock Lover & César

www.jacksburgers.fr


La révolution est en marche Amoureux de grands espaces, de plages, de forêts, vous n’avez pas pu passer à côté de cette nouvelle mode. Historiquement, le fat bike a été inventé en Amérique du Nord (Alaska, Oregon), pour faire des sorties en VTT sur la neige. Il était évident que de tels jouets arriveraient sur Hossegor. Et c’est chose faite. Que ce soit sur la plage ou en ville, il ne se passe pas une journée sans croiser une personne filant à vive allure sur son fat bike. Nous avons rencontré 2 acteurs majeurs locaux, chacun avec sa spécialité. Buke Bikes et Bike Factory. 10


Bertrand Moulia

Benoît Lannemajou

Buke Bike

www.bukebikes.com

B

Bike Factory

bukebikes

www.bike-factory.fr

C

uke est la marque originelle qui a lancé en 2014 en France, le tout premier fat bike électrique version Beach Cruiser, sur les plages et les pistes cyclables d’Hossegor, créant un véritable engouement qui dépasse aujourd’hui les frontières de la capitale européenne du surf. Bertrand Moulia, le créateur de Buke, a imaginé ce projet en observant des surfeurs parcourant au guidon de leurs fat bikes (littéralement vélos à grosses roues) les plages de Laguna Beach et San Clemente, en Californie du Sud, lors de l’hiver 2013-2014. Le sable, les broussailles, les rocailles ne semblaient plus constituer d’obstacles insurmontables pour circuler en mode écologique hors des sentiers battus, afin d’aller chercher la vague parfaite. De retour en France, il est certain de tenir une nouvelle tendance et arrive à lancer le premier fat bike électrique homologué en France. Sur la saison 2014, il récupère un premier local dans le centre-ville d’Hossegor, et dès le premier jour, vend un vélo. Les gens testent, louent et succombent rapidement.

BikeFactory.Hossegor

hez les Lannemajou, la bicyclette est une institution. Dans la boutique de l’avenue du Touring Club à Hossegor, 3 générations se sont succédées. Chez le grand-père, on mélangeait vélos et cannes à pêche au début des années 1950. Avec le papa, on s’est spécialisé dans le vélo de ville et le développement de la location. Avec la reprise en 2012, Benoit, le petit-fils, procède à quelques changements. D’abord le nom, en passant de Lannemajou Cycles à Bike Factory, afin d’attirer une clientèle plus jeune, sportive et étrangère. Et ensuite l’offre. En plus de la location de vélos classiques et de VTT, depuis 3 ans, Benoit propose une sélection de fat bikes électriques, avec un positionnement différent de celui de ses concurrents. Pour le gérant, ce sont des vélos qui sont faits pour grimper, pour passer des obstacles, pour partir à l’aventure. Il les faut solides et toutterrains. à la vente, il décide de taper dans le haut de gamme et référence des marques telles que KTM et Peugeot pour la qualité et la fiabilité des différents éléments du vélo (batterie Bosch par exemple). Avec ces nouveaux produits, Benoit tend à séduire une clientèle sportive, amoureuse des grands espaces, du surfeur, au pêcheur, en passant par le fan de sports à sensations. à la location, les vacanciers peuvent également goûter aux premiers plaisirs de cet engin avec une gamme large de la marque Giant. Ouvert toute l’année, le magasin a compris rapidement comment fidéliser ses clients. Avec Aurélien, technicien spécialiste du vélo (et du VTT plus précisément), ils ont su répondre à une demande des locaux mais également des vacanciers hors saison. Ils réparent, conseillent, accompagnent les amoureux du 2 roues dans leurs envies et choix. Et qui sont les mieux placés pour échanger sur cette discipline ? Aujourd’hui, ils se sont rapprochés des clubs de VTT du coin, entre Angresse, Saubion, Labenne, et preuve de l’engouement des adhérents, l’atelier ne désemplit pas.

« Tout est accessible en fat bike électrique : la plage, la forêt… Même en ville, pour se balader, cela remplace largement le scooter. »

Après le succès de la première saison, Bertrand commence à designer ses propres vélos, à développer l’ADN propre de sa marque, la touche "Hossegor" qu’on affectionne tant. Aujourd’hui, ses vélos sont reconnaissables à la petite plaque en bois insérée dans le cadre (et personnalisable), pour agrémenter d’autant plus la touche Beach Cruiser. Depuis 4 ans, la marque Buke (référence au Duke, surfeur légendaire hawaïen) grandit. Grâce à la fidélité de certains acteurs locaux influents (Pierre Valentin Laborde surfeur pro, Miky Picon surfeur pro, Damien Poullenot photographe), l’histoire de Buke est en train de s’écrire dans le paysage hossegorien. Du Surfliner aux roues en 4 et demi (pour les connaisseurs) au modèle pliable, le Budd’e, Bertrand a su répondre aux besoins de sa clientèle masculine et féminine, même chez les ados. Mais aussi grâce à une équipe de spécialistes qui travaille d’arrache-pied pour améliorer, réparer, développer les Bukes Bikes. Serions-nous face au début d’une belle success story, vu le développement commercial et la notoriété ? En attendant, Jack’s Burgers et Buke Bikes vous préparent une belle surprise cet été. Restez connectés sur nos réseaux sociaux, et dans nos restaurants :)

« Lorsqu’on parle de vélo, on parle souvent à des passionnés. Il faut savoir et pouvoir leur proposer un service impeccable. »

11


Lionel Rouault Directeur Artistique

© Céline Hamelin

Et si on mettait un peu de fantaisie à nos pieds ? Et pourquoi ne pas s’assurer que ce soit du Made in France ? Et si on jouait sur le côté franchouillard, mais dans le bon sens du terme, avec cette touche de coolitude. C’est le pari fait par Lionel Rouault avec sa marque JeanJean, Chaussetterie Fine.

L

www.jeanjeanchaussetterie.com jeanjeanchaussetterie jeanjeanetcompagnie

orsqu'en 2014, à 49 ans, Lionel lance sa marque de chaussettes, il a alors une belle carrière. Il débute à Paris, dans le sentier où il apprend les maniements de la production. Il part ensuite à Marseille en tant que freelance pour différentes marques de prêt-à-porter. Ce n’est qu’en 1999 qu’il débarque sur la côte landaise au sein de la firme australienne Billabong. Directeur artistique pour plusieurs marques de surf internationales, il a vu les tendances se faire et se défaire. Il sait les produits qui fonctionnent, il sent une tendance croissante sur le marché de l’accessoire. On connait des marques françaises de sous-vêtements, de textile. Il aura alors l’idée de créer sa propre marque de chaussettes. Mais pas n’importe comment. Il rêve d’un produit fabriqué en France, avec un travail sur le tissage et le design. Avec son look de tonton skateur, sa barbe longue de plusieurs années et sa trucker vissée sur la tête à longueur d’année, Lionel voulait surtout un produit à son image, à l’image de son univers, largement inspiré du milieu urbain et du skate. Au départ, il y avait une envie… Créer un truc marrant, rimant avec « Art de vivre à la française ». Un truc avec une pointe d’humour, une touche de raffinement, un brin de folie et une pincée d’anticonformisme. Bref, cet état d’esprit typiquement français. Comme il ne souhaite jamais faire comme tout le monde, Lionel décide de créer une chaussette gauche et une chaussette droite. Cela vous fait sourire ? Rouge pour le pied gauche et bleu pour le pied droit (c’est même écrit dessus).

En autre le sens du détail, le créateur a voulu s’assurer d’une qualité exemplaire. Après plusieurs mois à la recherche du prestataire parfait, il débute sa production avec l’une des plus anciennes usines spécialisées dans le tricotage. Depuis 1939, elle a su s’adapter à la demande et aux exigences de ses clients. Lionel travaille un coton doux et résistant, des fils aux couleurs travaillées. Vous n’aurez pas de bariolé ou de fluo. Lionel aime la subtilité dans la sobriété d’un accessoire. Toujours dans les teintes grisées et bleutées, les chaussettes se déclinent en 3 hauteurs, pour correspondre à une demande de son marché : hauteur genoux aux influences années 90 dignes des « Lords of Dogtown », hauteur cheville pour un style plus « passe-partout » et la petite dernière, les invisibles pour les inconditionnels des sneakers même en plein été.

« Comme ça, les gens ne se trompent pas (lol) ! Ce détail se voit surtout sur des modèles comme celui de la Vierge. Vous trouverez la Madone toujours sur le côté. Cela a nécessité 2 designs, 2 fois plus de temps pour produire et donc 2 fois plus de coût. Mais je pense que c’est une vraie différenciation. » nous explique Lionel.

Chez Jack’s, l’été, amusez-vous à regarder les mollets de nos co-équipiers. Ils sont tous vêtus de ses chaussettes développées en édition limitée, et disponibles en vente dans nos restaurants et sur le E-shop.

12


© YANN_B

l'abus d'alcool est dangereux pour la santé. à consommer avec modération.

Dégustez les bières WOLL chez Jack's !


www.workersmotorcycles.com EmdWorkers

EMD Workers Edouard Monceaux & Baptiste Ruffenach

© Céline Hamelin

Chez Jack’s, nous sommes des amoureux des belles bécanes. Ayant rencontré EMD lors du Mot&Arts, nous étions curieux de découvrir leur nouveau garage dans la zone Pédebert à Soorts. Rendez-vous est pris avec les deux gérants, Edouard et Baptiste.

Thomas Foreau

A

lors qu’on s'attend à rencontrer des hommes d’une cinquantaine d’années, motards et barbus, Edouard 28 ans et Baptiste 26 ans nous accueillent tout sourire dans leur antre. Les mains pleines de cambouis, ils sont ravis de faire découvrir leur métier et leur savoir-faire. Leur réussite est dû à des années de travail et d’expérience à visser, souder, tester, rouler,… et ça se voit. Les 2 amis se sont rencontrés à l’adolescence en région parisienne. Ils se passionnent ensemble pour la moto et feront tout pour arriver à en vivre. Leur parcours sera lié à cette envie de réussite et d’un jour ouvrir leur propre garage. D’un côté, Baptiste se spécialise dans l’ingénierie motoriste et ressortira avec un Bac +5. Ce sera le concepteur, le dessinateur pour rendre réelles chacune de leurs idées. Pour Edouard, ce sera un parcours d’artisanat. Il se forme dans la chaudronnerie chez les Compagnons. Les voyages lui auront aussi permis d’acquérir cette expertise si singulière. Il part pour le Québec à ses 20 ans, se former en tôlerie chez The Rat Shop, l’une des références en Amérique du Nord en construction et modification de motos customs. Il enchaine ensuite à Nancy chez Dub’ Performance, l’un des meilleurs français. Mais les 2 potes ne se perdent jamais de vue et gardent en tête leur rêve de gamin. Ils se retrouvent à Montpellier chez EMD. Après avoir participé

hossegorecoledeconduite

Gérant de Hossegor Ecole de Conduite Pilote de moto Flat Track

Tout le monde connait la moto cross ? Mais lorsque nous faisons la connaissance de Thomas Foreau, nous découvrons aussi une discipline très peu connue du grand public, le Flat Track. Rencontre.

P

assionné par le skate, le windsurf, le snowboard et le surf, il pratique depuis quelques années la moto en mode “Flat Track”, véritable chainon manquant liant tous les sports qu’il pratique. Le Flat Track consiste à tourner sur un anneau en terre, toujours vers la gauche, ce qui donne une véritable sensation de glisse et qui demande une technicité absolue et de la finesse dans le pilotage. Petit détail et non des moindres: il n’y a pas de frein avant… Moins musclé que le motocross, l'effort ne dure que 4 ou 5 tours mais le fait d'être à la limite tout le temps permet d'aller au bout de soi-même, de se rincer le corps et l'esprit. Après avoir participé à des exhibitions dans toute la France au guidon d'un prototype sur base de Kawasaki er-6 , il décide de passer le cap de la compétition et de participer au championnat de France au guidon d'une Yamaha 450 YZF préparée comme il se doit pour répondre aux exigences de la FFM ( fédération française motocycliste ) pour les sept courses dans l'année .

14

Il participe à quelques exhibitions dans toute la France, pas pour le résultat, mais plus par envie d’adrénaline face aux concurrents, à armes égales. Il aime régulièrement faire le parallèle entre le surf et la moto. Quelque soit le niveau et les résultats, les motivations premières sont l’adrénaline, la progression et le dépassement de soi.

« Je ne recherche pas les résultats, juste rouler à armes égales avec d'autres pilotes. J'ai pour habitude, pour expliquer quel est l'intérêt de tourner en rond, de faire le parallèle avec les sports de glisse : quelque soit le niveau, la motivation première est l'adrénaline, et la progression est constante, sans réelle limite sauf soi-même. » La discipline, qui existe aux États-Unis depuis plus de 60 ans, est en plein revival avec l’engouement ces


© Céline Hamelin

tous fous de belles bécanes, essentiellement anglaises et américaines. Tout est fait dans ce garage moderne.. Du prototypage au montage, en passant par la soudure, le duo de vingtenaires a su fidéliser et accroitre ses commandes grâce à leur professionnalisme, leur formation et la qualité de leur travail.

« Nous connaissons parfaitement chaque process, nous sommes de vrais professionnels avec une formation reconnue dans le milieu. »

dernières années pour les motos vintages et les café-racers. « Je suis toujours hyper motivé pour cette nouvelle saison de championnat de France de Flat Track. » En 2017, il finit 12ème du classement et son objectif d’être dans le top 10 cette année est atteint. Mais on n’est qu’au tout début du championnat qui se continuera jusqu’en septembre, à raison d’une course par mois. En début d’été, il participera à des événements tels que « El Rollo » au Wheels and Waves de Biarritz, ainsi qu’à d’autres rendez-vous moto qui intègrent du Flat Track en Espagne comme le Motorbeach en juillet et le Freeriders festival à la Coruña. C’est une façon de rouler dans un contexte hors compétition lors de week-ends où toutes mes passions se lient : la moto, la custom culture, le surf, la musique. Gérant d’une auto-école, il vit cette passion à fond, soutenu par des marques essentiellement locales. « Principalement, c’est « 5special » pour le textile et les vêtements techniques. Les gars d’EMD workers me filent un coup de main pour la

Pour preuve, leur présence médiatique qui ne cesse d’augmenter. En préparant des machines d’exception, ils ont su attirer l’oeil des médias internationaux, et leur travail fait référence. EMD Workers est plus qu’un garage, c’est un lieu de vie où passionnés et novices peuvent découvrir un univers à part entière, bâti de fer forgé, de bois, et d'un petit « je ne sais quoi » pour l’atmosphère chaleureuse.

© Céline Hamelin

au Mot&Arts, ils décident de quitter le Sud, et déménagent à Hossegor. Après plus de 10 ans de collaboration, Baptiste et Edouard décident en 2017 de lancer leur marque. Workers Motorcycles est né. Ils s’associent avec EMD et ouvrent leur showroom/garage à Soorts Hossegor. L'occasion de libérer leur créativité et de réaliser des motos d’exception. L'un est spécialisé en métallurgie, l'autre en mécanique, cette complémentarité idéale permet la création de motos de qualité pour tous les goûts: café racer, chopper, scrambler,… Aujourd’hui, le bouche à oreille a fait son travail. En à peine un an, ils ont trouvé leur clientèle,

mécanique. A côté, j’ai également JeanJean Chaussetterie Fine, Bud Racing, Woll Beer, Chipiron Surfboards, Hossegor Ecole de Conduite, Philip Design et sans oublier, Jack’s Burgers. » On ne parle pas là d’argent, mais des échanges de bons procédés. « Je les mets en avant quand je fais des publications et je pose les stickers sur la moto. Ça me fait plaisir de mettre en avant les marques des copains dans un milieu un peu étranger à leur domaine. » Un bel esprit que nous affectionnons particulièrement chez Jack’s. Bonne chance pour cette saison 2018 et les dernières courses jusqu’à septembre.

15


april eleven Charline Preuilh / Créatrice

© Céline Hamelin

Ce qu’elle préfère chez Jack’s : le burger Californien www.aprileleven.fr aprileleven11 aprilelevenofficiel

Depuis toute petite, Charline, originaire des Landes, a grandi dans la sciure de son ébéniste de papa. Finalement, ce seront des études de stylisme que la jeune femme décide de faire après le bac. Que cela ne tienne, Charline sait ce qu’elle veut et espère bien percer.

A

couleurs douces et pastels. Pour ceux qui connaissent la marque, certains incontournables restent de la partie comme le miroir Batman, le miroir ballon, la balançoire… La jeune capbretonnaise peut être fière de sa petite entreprise. Elle a dû s’inventer gestionnaire, graphiste, directrice artistique, responsable de communication, et responsable de production… autant de facettes que se doit d’être Charline, car seule aux commandes de sa marque.

vec son diplôme en poche, Charline ne reste pas bien loin de chez elle, et commence à travailler pour la marque de surf bretonne Kanabeach, en tant que styliste / modéliste, à Bidart. Elle découvre la vie professionnelle, les contraintes de développement produits, voyage beaucoup. à 25 ans, la société ferme ses portes et il est grand temps pour elle de se projeter autrement. Pendant ses heures perdues, Charline traine dans l’atelier de son papa, découpe du bois, le ponce, commence à créer, s’approprie cette matière noble. Petit à petit, une idée semble germer dans l’esprit de la jeune femme. Charline aime la nature, les grands espaces, la déco scandinave, les objets épurés, la simplicité et le vintage. Déjà, dans son métier de styliste et dans ses études, le monde de l’enfant l’avait toujours beaucoup attiré. Elle aimait ce côté fantaisie, ce manque de barrières que peuvent parfois se mettre les adultes. Arrive le mois d’avril 2011 durant lequel elle décide de se lancer et de démarrer sa propre entreprise de décoration pour enfants. April Eleven sera un clin d’oeil à la date de lancement de sa marque. Créatrice dans l’âme, la jeune Charline est timide et rougit face à la légitimité de ses produits. Elle décide de passer le pas et d’aller à la rencontre de sa clientèle en participant à son tout premier salon de créateurs à Bordeaux, chez Darwin. Ce sera un carton. Il ne lui manquait que ça pour que l’enthousiasme de Charline prenne le dessus. Elle enchaine rapidement avec le salon international Playtime à Paris, et ouvre ses premiers points de vente en France et sur le net. Elle décroche notamment son entrée sur le célèbre site pour enfants Smallable, qui sera un vrai tremplin pour April Eleven. Dans un univers minimaliste et épuré, Charline développe 2 collections par an, malgré le côté intemporel de ses produits. Elle reste fidèle à ce qu’elle aime et l’inspire, avec cet esprit brut, sans vernis, avec des

Il est difficile pour moi de lâcher ce bébé, de déléguer. Mais j’apprends aussi à le voir grandir à son rythme, sans pression. Toute jeune maman, elle veut pouvoir se concentrer sur son bébé, prendre du temps. En septembre, elle a eu envie de nouveautés et de nouveaux terrains de jeu. Elle va tenter le salon Maison & Objets, qui s’ouvre aux marques Kids. Encore de belles aventures à lui souhaiter.

16


Sur la terrasse du Jack's Burgers de Soustons, une grande et belle aire de jeux à faire découvrir à vos enfants ! www.jacksburgers.fr


Quand

2 clubs de légende ne font plus qu’1 En décembre 2017, la nouvelle tombe. Le Santocha Surf Club et le Capbreton Surf Club unissent leurs forces, pour devenir l’un des plus grands clubs français. Retour sur la genèse de ce projet avec le nouveau président Frank Zancanaro.

18

L

a vue sur les blockhaus de Capbreton est imprenable. Cette même vue qui a vu naitre le premier club de surf, le mythique Santocha Surf Club. Le surf n’en était qu’à ses balbutiements en France. La côte landaise était sauvage, les spots quasi déserts, seuls les MNS de l’époque possédaient des planches, qu’ils prêtaient aux gamins de la région pour s’initier. Pour les membres fondateurs, l’idée de départ était de faire évoluer les mentalités et de changer l’image de « sauvages » que véhiculaient les surfeurs au milieu


des années 1970. En créant un club, affilié à aboutissent à une scission qui donne naissance une fédération, ces surfeurs « incontrôlables » au Capbreton Surf Club en 1996, désormais devenaient plus respectables, avec une licence plus tourné vers l’école de surf. Les années en poche. En octobre 1975, quelques passionnés passent, le Santocha reste le club familial, visionnaires décident de monter ce club, une accueillant maintenant les enfants et petits excuse (s’il en fallait ! ) pour se réunir autour de enfants des fondateurs. L’été, ils accueillent leur passion commune, et de passer du temps les vacanciers pour des stages, mais rien n’est entre potes. Michel Trey, Pierre Marraud des réellement bien structuré. L’esprit convivial Grottes, André Bordes, reste le même mais la gestion François Xavier Pacou de l’association semble ou « Criqueto » seront un peu décousue, jusqu’en « L’ambiance était les pionniers, rejoints 2011. En 2012, une nouvelle incroyable. Nous vivions quelques années plus équipe reprend les rennes tous entre la Piste et le tard par Pierre Agnès, du Santocha et redonne vie à Santocha. C’était comme Philippe Gelez… l’association en réorganisant une vie de quartier. » Le but Frank Zancanaro des compétitions, des premier était de surfer. Un et bien d’autres. à soirées,… pour retrouver cette point c’est tout. l’époque, excentrés ambiance si particulière. Et de la Centrale, ils cela porte ses fruits. Le club aimaient surtout accueille près de 60 enfants le coté sauvage de leur petit cabanon. Oh toute l’année, à partir de 6 ans, et ouvre en 2013 oui, les fêtes et le rock’n roll battaient leur la branche skate qui fera le succès auprès des plein. « L’ambiance était incroyable. Nous kids. C’est aujourd’hui une discipline importante vivions tous entre la Piste et le Santocha. pour le club, et un complément indéniable dans C’était comme une vie de quartier. » le training des surfeurs. Le but premier était de surfer. Un point c’est Lors d’une assemblée générale extraordinaire, tout. Quelques dissensions au sein du club la nouvelle tombe. Les deux clubs historiques

19

© Céline Hamelin

de Capbreton fusionnent, une évidence selon Frank Zancanaro, surtout à l’heure où se multiplient les écoles de surf privées qui prolifèrent sur le littoral de la Côte sud, de juin à octobre. La fusion des clubs est symbolique tant dans le nom que dans le nouveau logo. L’optimisation des moyens des deux clubs est d’abord mise au service de la sécurité, celle des enfants et celle de la réglementation pour la délimitation des spots surfables. Il veut développer le rôle éducatif de son club, les prises de conscience environnementales et même sociales, en créant « un lieu de vie » qui accueillera les parents et les membres du Pôle glisse. Le club en quelques chiffres. Ce sont 500 adhérents dont 182 à l’année et 35 pour le skate. Ce sont aussi 5 emplois en CDI et toute un staff de bénévoles de tout âge. Frank a su s’entourer d’une équipe dynamique et attachée à son club, entre Christophe Cajuant sur le pôle Evénements, Nicolas Passicot, Luc Petit et Nicolas Vilena à la communication, Corinne Creton, responsable du club depuis plus de 10 ans, sans oublier les 4 moniteurs qui encadrent les jeunes à l’année : Rudy Maréchal sur le rôle Elite, Benjamin Pilon, Denis Bennatas et Renaud Chaudi pour le skate.

Beaucoup d’enthousiasme et de dynamisme dans toute l’équipe, qui privilégie des valeurs telles que l’affectif, le respect, l’amitié, la fidélité, et l’intergénérationnel. Et d’autant plus fier d’être le club #1 dans les Landes et dans le Top 5 français. Frank Zancanaro en est persuadé, le Santocha Capbreton Surf Club pourra se positionner avec fierté, à l’heure où la Côte sud se positionne pour d’hypothétiques Jeux olympiques avec surf, en 2024. Frank de terminer... « Pierre Agnès, aka Peyo, aurait été fier de la réussite de ce projet. Il nous manque et le club en est là aujourd’hui aussi grâce à lui. » www. santocha.org santocha_capbreton santocha Capbreton surf club santocha CAPBRETON skate club santocha tv


wood stache Jessica et Julien Retrouvez la boutique au 631 avenue du Touring Club 40150 Hossegor www.woodstache.com woodstache woodstache

Elle tente sa chance et propose de déménager vers Hossegor. à sa grande surprise, Julien accepte, et les voilà, en mars 2016, Jessica enceinte de leur premier enfant, débarqués à Capbreton, dans la zone des 2 Pins. Aujourd’hui, leur petite entreprise ne connait pas la crise. En quelques années, ils ont su développer 2 activités parallèles. La première en tant que prestataire de service en proposant de la PLV de qualité et durable (on peut retrouver leur travail notamment chez Jack’s). La deuxième, avec l'ouverture en 2017 de leur première boutique dans le centre ville d’Hossegor. On y découvre un univers moderne et sobre, aux influences skate (on craque notamment sur la balançoire skate à l’extérieur). De multiples accessoires sont disponibles, entre les coques en bois (6 essences de bois différentes), les covers d’ordinateurs en bois et en pierre véritable, en passant par la décoration intemporelle (horloge, mugs, tableaux,…).

Avec la boutique, nous avons réalisé que l’engouement pour la déco en bois venait d’arriver en France et nous sommes super contents de proposer des produits finis de qualité, aux détails fins, un travail artisanal.

Il faut savoir que certains de leurs produits semblent parfois « simples de confection », mais par exemple, une protection d’ordinateur requiert près de 12 étapes différentes de fabrication, à la main. Nous sommes face à un travail de minutie, un artisanat 100% made in Capbreton.

Nous essayons aussi de limiter un maximum l’impact environnemental de nos produits.

© Céline Hamelin

L

ors de l’un de leurs voyages aux Etats-Unis, les amoureux découvrent l’engouement face aux accessoires en bois. Julien travaille alors dans l’horlogerie suisse et Jessica dans le tourisme, qu’elle abandonnera pour le marketing, la vente, le service client, la gestion de magasin, qui se révèleront très utiles par la suite avec Woodstache. Ils se laissent tenter par l’envie de développer leur propre marque en France. Largement influencés par la double culture, ils la nomment Wood (bois en anglais), et « stache », référence aux oncles français de Jessica qui portaient une belle moustache à la forme guidon. Cela deviendra même leur logo pendant les premières années de la marque. Début 2014, Woodstache voit le jour, avec son premier site en ligne. Les débuts se passent bien, mais le développement dans le Doubs semble limité. Jessica a envie d’une nouvelle vie, de voir du pays.

20

En plus de recycler un maximum, ils ont lancé une opération en ligne en partenariat avec l’association Reforest Action. A l’achat d’un de leurs produits sur le site internet, vous pouvez soutenir l’association, qui pour 0,99€, plante un arbre dans la région de votre choix. Vu le succès de leur boutique, Jess et Julien souhaitent agrandir leur circuit de distribution et continuer à agrandir leur équipe déjà constituée de 2 CDI et une personne en alternance. Un bel exemple de réussite locale pour ces jeunes trentenaires autodidactes.


Béatrice Laborde www.les-marees.fr lesmarees

Lorsqu’on vit au bord de l’océan, notre vie est bercée par les ronrons des rouleaux, par le paysage qui se transforme en fonction des marées, des lunes. Mais comment comprendre tous ces chiffres, entre les horaires, les coefficients, les hauteurs. Béatrice Laborde a réussi à vulgariser la lecture avec ses calendriers Les Marées.

Q

ui ne s’est jamais retrouvé face à un tableau des marées et n’y rien comprendre ? Ou sinon, réussir à expliquer à un novice le fonctionnement? Béatrice, par un coup de baguette magique (et quelques heures de rentrées de données maritimes), a réussi à offrir une lecture aisée des marées, accessibles et compréhensibles au commun des mortels. Passionnée de déco intérieure, elle a aussi réussi à apporter une touche tendance déco en imprimant ses courbes sur des panneaux de bois nobles aux coloris pastels actuels. Cette belle histoire d’océan est née petit à petit dans la tête de Béatrice alors qu’elle travaille encore dans la restauration. Pendant près de 10 ans, elle gère l’une des tables face au lac d’Hossegor et combien de fois a-t-elle entendu des vacanciers s’étonner de la sécheresse du lac alors en pleine marée basse, chacun allant de son analyse sur le réchauffement climatique,… Cela peut faire sourire, mais finalement, cela reste un bon exemple de la méconnaissance de ce phénomène. « J’ai passé autant de temps à servir mes clients qu’à les renseigner sur les marées : les heures, les coefficients, les dates des prochaines grandes marées...» témoigne-t-elle. Ancienne professeur d’économie, elle sait que parfois un bon schéma vaut mieux qu’un long discours. L’idée de rendre lisible son discours murit. Ce sera la rencontre avec Didier, infographiste, qui enclenchera le début de cette aventure. Il aime plus que tout relever des challenges comme de rendre des pavés

21

Le tracé des ondes de marée donne une vue globale du mouvement perpétuel du flux et du reflux des eaux sur une zone du littoral. La concentration de toutes ces données (dates, heures, hauteurs, coefficients, lunes) facilite la compréhension de ce phénomène si familier qui influe sur la vie quotidienne en bord de mer. Les temps forts comme les grandes marées sont mis en exergue et l’impact de la lune se révèle déterminant. Son idée a notamment séduit l’un des géants de l’industrie du surf, Rip Curl, qui a vu en ses courbes une façon ludique et lisible de comprendre les marées. Elle a ainsi pu développer son concept sur des formats poche offerts aux clients de la firme australienne.

© Céline Hamelin

Les marées

de chiffres attractifs. Cela tombe à pic ! De leur rencontre naît un calendrier des marées utile mais enfin graphique et intuitif. En 2017, 9 zones de marées ont été mises en forme du Touquet à Hendaye, le calendrier progresse le long du littoral. Il s’invite à Peniche au Portugal, Salcombe en Angleterre ou Sylt en Allemagne. L’édition 2018 propose 18 zones de marées du littoral Français et ailleurs sur le littoral Européen. 2019 annonce également une belle croissance de la couverture. Car finalement, ce calendrier séduit les amateurs de décoration intérieure par ses lignes graphiques. Mais il sait aussi devenir un précieux outil pour les surfeurs, pêcheurs et autres usagers de la mer. Le calendrier Les Marées, présente une année de marées océaniques sur une zone du littoral.


Benoit Parouty La Rock’Land School Nombreux sont ceux qui sont arrivés dans les Landes après une simple visite de courtoisie, soit pour les vacances, soit pour le travail. Pour Benoit, ce seront la musique et les concerts qui lui feront découvrir Capbreton et ses environs. Installé maintenant depuis 17 ans, il nous présente son école de rock’n roll, Rock’land School. © Céline Hamelin

rocklandschool

O

riginaire de Nice, musicien dans l’âme, Benoit a commencé la musique très tôt, par la voie du conservatoire et du jazz. Il touche un peu à tous les instruments, mais son instrument de prédilection reste la guitare. Lorsqu’il décide de s’installer dans les Landes en 2001, il se pose d’abord en tant que professeur particulier. Le bouche à oreille fonctionne, le réseau s’agrandit. Mais Benoit a envie d’accompagner plus loin ses apprentis musiciens. Passionné de rock, Benoit lance en 2012 la Rock’Land School. Le concept de rock school existe déjà dans les grandes villes, mais pas dans nos villages. Il veut proposer des cours collectifs pour les musiciens en devenir, pour ceux qui ont déjà les bases et la technique.

« Ce n’est pas simple de jouer avec un groupe, de composer des chansons, de jouer en live. C’est vraiment cette envie que je souhaitais concrétiser avec cette école. » à travers des rendez-vous hebdomadaires, au Circus, il accueille des ados, mais aussi des adultes qui souhaitent vraiment jouer à plusieurs, à se découvrir en tant qu’artistes. Souvent, lorsqu’ils arrivent pour les premières répétitions, Benoit se retrouve face à des musiciens individuels, avec une oreille encore immature. L’idée est de les amener petit à petit à comprendre le fonctionnement d’un groupe, de leur donner de l’autonomie. Il les accompagne sur la composition et la musicalité, en aucun cas sur le style. Grâce à l’accueil de la salle de concerts Le Circus, les élèves sont aussi amenés à côtoyer des artistes professionnels. Et grâce à la programmation chargée de la salle, les jeunes (et les moins jeunes) peuvent découvrir de nouvelles tendances musicales et développer leur culture. En parallèle, Benoit continue à former lors de cours collectifs, pour la partie technique. On y joue de tous les instruments, essentiellement guitare, basse, batterie, clavier.

22

Et puis un jour, consécration de chaque groupe, les premiers concerts sont là et Benoit est toujours aussi fier de présenter ses élèves.

« Ma réussite, c’est de voir les enfants s’amuser, de les voir créatifs, devenir les musiciens qu’ils souhaitent être. » C’est le cas du jeune groupe Rocking Tigger, composé de 6 jeunes entre 14 et 18 ans. En 2017, ils sont la révélation du tremplin jeune lors du festival C’Rock Maïs de Messanges. Depuis, ils n’arrêtent pas. Benoit les aide à améliorer leurs compos, à se professionnaliser. « Cet été, ils jouent pratiquement tout l’été. Ils sont à fond. Je suis fier d’eux. » nous confie-t-il. Son association ne compte pas loin de 60 adhérents. Benoit aimerait aller encore plus loin et pouvoir accueillir encore plus d’élèves, notamment avec un local en propre, mais également un autre professeur et pourquoi pas un studio d’enregistrement, pour offrir la possibilité à de nouveaux accomplissements musicaux pour ces ados, fans de musique.


Florence Delcoy

© Céline Hamelin

Ce qu’elle préfère chez Jack’s : les menus Kids. Un petit cheese sans salade pour l’un et les nuggets pour le 2ème. EditionsChocolatine

Maman et écrivain

Personne ne pourra nous dire le contraire, la vie nous apporte toujours son lot de surprises et de challenges. Lorsque Florence épouse son ch'ti de mari, elle ne s’imagine pas une seconde que quelques années plus tard, elle arriverait dans le sud des Landes. On vous raconte tout.

A

près 10 ans d'expériences dans la communication pour des entreprises internationales, toujours entre deux avions, à voir peu ses enfants, elle et son mari décident de prioriser leur vie. Carrière vs famille. Le choix sera rapidement pris et les voilà à Saubion avec leurs 2 enfants. Pendant que Monsieur travaille, Madame prend son temps, prend du temps pour son entourage. Elle a bien le temps de trouver du travail et les enfants ont besoin d’elle. Mais ce fameux temps passe vite et rapidement cette hyper-active a besoin de se réaliser autour d’un projet. Passionnée par les livres, elle passe beaucoup de moments de lectures avec ses enfants, et se rend compte que l’océan est rarement un thème dans la littérature enfantine. Habitant sur la côte, elle commence à gratter quelques lignes, avec ses enfants. Et petit à petit, l’idée grandit. « Et pourquoi ne pas monter ce projet jusqu’au bout? » Famille sportive et proche de la nature, c'est une évidence, elle souhaite écrire un livre pour ses enfants afin qu'ils adoptent les bonnes

pratiques à la plage. Entre temps, un 3ème enfant fait son apparition dans la petite famille. Elle fonde sa propre maison d’édition, les Editions Chocolatine. Florence a souhaité que le livre soit local, en travaillant avec une illustratrice de la région, Bénédicte Moret, connue pour avoir écrit "La famille presque Zéro déchet" qui a déjà rencontré un grand succès. Elle a un style drôle et expressif.

Notre rencontre a été un vrai coup de coeur. Nous avons de nombreux points communs et je suis heureuse d’avoir pu compter sur son trait de crayon pour donner vie à mes personnages. Dans ce livre « En avant l’océan », Florence reprend ses ambiances habituelles, la plage des Bourdaines qu’elle fréquente en famille, la touche de surf bien entendu.

23

L'objectif du livre est de faire comprendre aux enfants qu'il y a des marées, que l'océan n'est pas toujours calme, que nous ne pouvons pas nous baigner n'importe où, qu'il faut se protéger du soleil et être prudent tout en s'amusant... afin qu’ils intègrent les bonnes pratiques dès le plus jeune âge. Un goéland apporte la touche humoristique au livre. Il ne veut pas toujours mettre ses brassards, a peur lorsque Solveig fait du surf ou encore boit un jus dans la piscine de sable. En plus de l’histoire, vos enfants pourront découvrir des informations importantes sur la sécurité validées par David Treku, chef des MNS de Seignosse, mais également sur l’environnement. Validé par de nombreuses mamans et assistantes maternelles, Florence rêvait d’un livre qualitatif, que les enfants aimeraient lire et relire, feuilleter et s'amuser à retrouver leur pote le Goéland. C’est chose faite. Le livre est aujourd’hui disponible en vente dans les librairies aux alentours mais également dans les restaurants Jack’s Burgers, au prix de 13€. Tous les bénéfices de ces ventes dans nos restaurants seront reversés à la Surfrider Foundation. Ou comment boucler en beauté ce projet.


Deux modèles unisexes à découvrir et essayer en exclusivité dans les restaurants Jack's Burgers, ou à commander sur notre e-shop : - Twindrop Classic UV400 35€ - Enzo Premium avec verres polarisés 59€

Nouvelle collab MOKEN x Jack's ! www.jacksburgers.fr


Millions discover their favorite reads on issuu every month.

Give your content the digital home it deserves. Get it to any device in seconds.