Jack's Paper #06

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6 N°

jacksburgers jacksburgers www.jacksburgers.fr hiver 2017 / 2018 - OFFERT

P A P E R Artistes

Ils nous font découvrir leur univers et leurs créations... Ce sont les artistes de nos villages.

Team Building

L'équipe des restaurants Jack's Burgers en mode Survivor le temps d'un week-end...

Rencontre

Clément Froissart nous accueille dans son studio d'enregistrement et nous en dit plus sur son dernier opus.


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NEXTON immobilier

Les artistes du villages

GENTIL service auto

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Retour sur le Team Building

LA Méricaine

MOKEN vision

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COCO BARN WOOD LODGE

Clément FROISSART

TIME LAPSE

Directeur de la publication : Julien Escande | Directrice de la rédaction : Caroline Escande | Rédactrice en chef : Julie Pollet | Directrice Artistique : Quitterie Daury | Photographe : Céline Hamelin | Impression : Copytel à Capbreton Couverture : Photo : Céline Hamelin | Merci à tous les interviewés pour leur temps et leur implication | Édition et réalisation : Jack's Burgers, société HORTENSIA - 73, avenue des Charpentiers - 40150 Hossegor | Jack's Paper est un magazine bi-annuel offert édité par la société HORTENSIA | Dépôt légal : à parution, tous droits réservés. La reproduction, même partielle, des textes ou illustrations publiés dans ce numéro est interdite sans l’autorisation écrite préalable de l'éditeur. Ne pas jeter sur la voie publique.


EDITO

Q

uelle belle aventure vivons-nous avec ce magazine, une de plus chez Jack’s qui ne cesse de grandir. Nous sommes ravis de pouvoir vous offrir ce sixième numéro et de vous parler une nouvelle fois de ces personnalités et de ces gens qui nous / vous entourent, de leur passion, de leur métier. Cet hiver 2017 nous semblait un peu morose. Alors on a eu envie de couleurs, de lumière, de lieux cosy et chaleureux, d’évasions que ce soit à travers l’art ou la musique, de sourires. Nous avons passé des heures à les écouter nous raconter leur vie, nous montrer leur univers. Toutes ces rencontres nous donnent aussi envie de nous dépasser, de vous offrir régulièrement de nouveaux services, des produits que vous aimez, parce que chez Jack’s, quand on connaît, on préfère ;). Par exemple, vous pouvez dès maintenant accueillir l’anniversaire de vos enfants dans nos restaurants, découvrir les nouvelles recettes de burgers, et même faire venir Jack's chez vous avec la caravane Jack's on the Road. Pour ce numéro 6, nous souhaitons aussi vous remercier pour toutes ces belles aventures que nous vivons avec vous. Alors MERCI ! Nous vous souhaitons une belle année 2018, une bonne lecture et bon appétit bien sûr.

© Camille Gaillard

L'équipe Jack's Burgers

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AGENDA La Joute des Contes 10 décembre Angresse

Deux conteuses vont se faire face, à coups de paroles, de cris, de gestes autour d’une sélection de contes de Noël. Venez les départager ! Vente de livres et goûter sur place. Participation libre. Contenair 1076 route de Capbreton

Entourloupes

One man Show Albert Meslay « Je delocalise »

Hossegor Paddle Games

24 février capbreton

du 19 au 21 mai hossegor

Si vous appréciez l’humour intelligent, courez applaudir cet agitateur de neurones virtuose.

L’Hossegor Paddle Game est la première compétition en Europe faisant d’elle un rendez-vous incontournable dans la sphère du SUP.

Salle Ph'Art, Casino de Capbreton www.casino-capbreton.com

South Town Jazz Festival

22 & 23 janvier capbreton

du 29 mars au 1 avril soustons

Retrouver avec bonheur des contes que la compagnie connait bien pour les avoir adaptés et interprétés maintes fois, autour d’un thème commun : l’entourloupe ! Un conte de tradition yiddish, un conte tzigane, et un conte d’Andersen.

Fort du succès de ces 2 précédentes édition, le South Town Jazz Festival promet une fois de plus une belle programmation de concerts, expos sous toutes ses formes artistiques.

Ces trois contes très librement adaptés transportent le public vers un océan d’imagination avec lesquels les comédiens ont décidé de jouer. Jouer avec rien, trois fois rien, jouer à jouer, comme des mioches. Voici la recette de ce théâtre généreux : faire confiance à l’imagination de la troupe, jouer au plus près du jeune public. Le surprendre, se surprendre.

er

www.hossegor-surfclub.com

à e! fair

Espace culturel Roger Hanin www.mairie-soustons.fr

Salle Ph'Art, Casino de Capbreton www.dakote.fr

le petit atelier

Orange Run

hossegor

06 mai hossegor

On se retrouve baskets aux pieds pour la 3 édition de la Orange Run, au profit de la lutte contre le cancer du sein. Course réservée à ces dames. ème

www.orangerun.fr

Découvrez Le Petit Atelier Hossegor. Ce sont 4 filles qui proposent de mettre en avant leurs divers talents dans un lieu chaleureux et cosy. On y trouve des ateliers pour enfants et adultes de dessin / peinture, loisirs créatifs, couture, tricot, crochet, photographie argentique, linogravure, modelage à l'argile, création de mandalas, et aussi toute une gamme de massage bien être ! Ouvert toute l’année. www.lepetitatelierhossegor.com lepetitatelierhossegor

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nexton immobilier Yann Beuzelin - Perez / agent immobilier

© Céline Hamelin

Ce qu’il préfère chez Jack’s : un burger avec une bière Woll bien fraîche Nextonimmobilier www.nextonimmobilier.com

Aujourd’hui, sa petite entreprise ne connait pas la crise. Il est certain que vous l’avez déjà croisé, téléphone greffé à l’oreille, sourire aux lèvres, dans sa Smart. Fin négociateur, personne de confiance, Yann a su fidéliser ses clients, notamment avec le Jack’s pour qui il a trouvé les emplacements des 3 restaurants. L’une des priorités de son agence est l’humain, l’accompagnement des personnes et de leurs projets. Sur leur page Facebook, vous pourrez lire des phrases choc, des mantras qui décrivent parfaitement la philosophie de leur équipe, spécialisée dans l’immobilier professionnel.

L’aventure Jack’s a débuté il y a maintenant 6 ans avec le 1er restaurant à Capbreton.

Mais avant même l’ouverture des portes et le premier burger servi, il y a tout un travail en amont, notamment avec la recherche du local. C’est à cette occasion que nous avons rencontré Yann Perez de l’agence immobilière Nexton.

Construire peut être le fruit d'un travail long et acharné… Chaque jour est une nouvelle chance d'y arriver…

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n 6 ans, Yann et son équipe sont devenus des alliés de poids et de choix pour Jack’s, répondant à nos exigences en nous proposant des projets toujours plus fous et excitants. Nexton, c’est une équipe de 3 personnes, Yann, Fanny et Kellenn, des professionnels qui mettent les entrepreneurs au coeur de leurs priorités. Avant d’en arriver là, Yann a gravi les échelons, après des études brillamment réussies, entre un Master en marketing suivi d’un diplôme en journalisme et pour terminer un VAE en immobilier juridique. Yann s’est construit à force de travail, de prises de risques, comme lorsqu’il débarque avec sa femme (enceinte) à Hossegor, il y a 12 ans de cela, depuis la région parisienne. Il monte alors une succursale de l’agence immobilière de son beau père. Avec sa femme, ils passeront des heures à développer leur portefeuille clientèle. Et rapidement, les 2 tourtereaux prendront leur envol et fondent Nexton, à Capbreton, puis à Soorts dans la zone Pédebert.

De ses temps libres, Yann a appris à lâcher prise et à apprécier ces moments de bonheur que lui apporte la vie ici. Entre les potes et la famille, il partage sessions de surf (en tant que surfeur émérite), promenades en forêt, à pied ou en fat bike, avec ses 3 fils dont il est extrêmement fier. Peu de gens le connaissent sous ces angles si personnels. Fan inconditionnel de rock et de musique en général, il est un excellent musicien, à l’oreille fine. Régulièrement, il se remémore ses anciens groupes, les concerts… lors de boeufs improvisés entre amis, les soirs d’hiver. Pour rien au monde il repartirait à Paris. Pour rien au monde il quitterait cette vie qu’il a bâti, accompagné et soutenu par son épouse. Alors, si un projet vous tient à coeur, Yann et son équipe sauront vous accueillir, vous conseiller et trouver les solutions adaptées pour que votre rêve devienne réalité.

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S

ur le dernier numéro, nous avions présenté les artisans de nos villages, ceux de l’ombre, ceux qui nous rendent la vie bien plus facile. Sur ce nouveau numéro, nous voulions mettre en lumière ces personnalités pleines de couleurs, chacune dans un univers bien à elle. Pour la parité artistique, 2 femmes et 2 hommes vous font découvrir leur monde.

agathe toman www.agathetoman.com agathetoman

A

gathe n’en est pas à son premier coup de crayon. A 28 ans, cette artiste semble avoir eu mille et une vies entre l’art, le design et la mode. Diplôme en poche en arts appliqués et design de mode dans la haute couture, Agathe se lance une semaine plus tard à tout quitter pour aller vivre près de l’océan qu’elle affectionne tant. A seulement 20 ans, elle découvre les métiers dans l’industrie de la glisse avec un premier stage chez Insight et Billabong. Ce sera finalement DC Shoes qui lui donnera son premier « vrai » travail, un CDI en tant que styliste appareil men et

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women. Les voyages pro forment sa jeunesse dans des pays qu’elle n’aurait probablement jamais visité, du moins si jeune. La Chine, le Japon, les Etats-Unis avec un coup de coeur pour New York. Mais toutes ces expériences ne seront finalement que le résultat d’un travail, d’un talent. D’aussi loin qu’elle se rappelle, elle a toujours eu un crayon dans la main (qu’elle tient très mal, nous confie-telle). Lorsqu’en 2016, elle prend la décision de se lancer comme artiste indépendante, ce n’est pas sur un coup de tête. « j’ai toujours eu cette idée au fond de moi, je suis née avec cette passion. Comme toute passion dévorante, on espère toujours (plus ou moins secrètement) pouvoir en vivre un jour. » Malgré une pratique de moins en moins fréquente, la glisse reste une inspiration et un lien fort. Du bout de ses stylos Bic, Agathe aime voir son art évoluer perpétuellement - tout comme elle même - à travers sa vie, ses rencontres (plus ou moins positives), ses expériences. Son art est un prolongement de ce qu’elle est. Au premier regard, ses oeuvres peuvent paraitre sombres et tristes, mais on y découvre rapidement une sensibilité touchante, un oeil artistique incroyablement fin et délicat. « Mes oeuvres sont noires, c’est certain, mais attention, cela ne veut pas dire sombre ou dark comme je l’entends régulièrement. Il existe des millions de déclinaisons de noir, et avant tout, le noir fait ressortir le blanc des oeuvres, donc la lumière. » Son art est un appel à l’échange et au partage, à un questionnement face à ce qui nous entoure. « Mon seul but est de faire ressentir quelque chose à travers mes oeuvres, peu importe qu’ils aient aimé ou pas. » Croqueuse de livres, de poésie et de musique, elle s’inspire aussi largement de la nature « si on prend le temps de la regarder réellement. »


tim frager MOW

www.timfrager.com timfrager atelierMOW

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endez-vous chez MOW, Movement of Wind / Wave / World (chacun pouvant s’approprier ce W). Le studio moderne de Tim Frager surplombe les toits de Capbreton et la cimes des pins. Pinceaux, tableaux, colle, bois, peinture, tout est art. Plongez-vous dans les oeuvres de Tim, et nous vous promettons un voyage au coeur des souvenirs africains de l’artiste et de son adolescence en Guadeloupe. Malgré plus de 20 ans en métropole, son coeur et son âme d’artiste semble toujours voguer dans ces contrées chaudes. Largement inspiré par l’art primitif, brut, par les couleurs afro-caribéennes rencontrées sur les marchés créoles, le parfum des pirogues à Ngor, au Sénégal, les peintures naïves haïtiennes, le trait MOW s’affirme et commence à parer les plus belles galeries locales. Mais ce n’était pas une évidence au commencement. Bac en poche, surfeur, son arrivée à Bordeaux restera gravée à jamais et deviendra bien plus tard, une inspiration de plus pour ses toiles. « Je me souviens encore parfaitement de mon sentiment lorsque je suis arrivé dans cette grande ville, avec tous ces immeubles, ce bruit. Moi qui venait de ma petite île. »

Loin de tout ce qu’il connaissait, Tim se réfugie dans l’art. Il débute une école de dessin, travaille d’arrache-pied pour rattraper son retard. Il y fera une rencontre décisive, celle de Pierre, un artiste né. « On est rapidement devenu potes. Il peignait comme il respirait. Il m’a tout de suite dit de me détacher de l’aspect scolaire, de mettre sur toile mes sentiments, de me lâcher. C’était certainement les meilleurs conseils qu’on pouvait me donner à ce moment-là. » Mais ce ne sera pas suffisant aux yeux des professeurs. Il commence alors des études de graphisme et rentre chez Volcom en alternance. Chez la marque américaine, alors ultra-confidentielle, il a pu s’exprimer, définir son style et surtout avoir la confiance de ses pairs, tels que Mike Mailman, artiste reconnu. Après 10 ans au marketing, malgré une certaine difficulté à couper le cordon, Tim tente sa chance. Avec le soutien de ses proches et de sa femme, il se lance à corps perdu dans son art, s’essaie à différentes techniques comme le light painting ou encore la linogravure, collabore sur des projets aussi variés qu’intéressants: Step Art et UKA pour le textile, une pochette d’album du pianiste Björn Gottschall, l’affiche

d’un concert de Ben Harper aux Folies Bergères… La peinture, c’est l’aventure. En local, il s’associe à d’autres artistes pour ouvrir l’art au plus grand nombre, comme dernièrement l’expo éphémère Les Curieux musées du monde de l’Ouest et Galerie Là à Capbreton. « Les institutions voient que ce genre d’initiatives fonctionne. Maintenant, il nous faut leur soutien financier entre autres pour continuer ces beaux projets. » Car de l’art, peu en vivent aujourd’hui. Et Tim n’est pas dupe. Il sait que cela demande du travail, de la curiosité, de la remise en question perpétuelle, mais il croit en son talent et à son art. « Mes journées s’articulent autour de mes peintures mais aussi beaucoup à monter des projets, mes expos, à communiquer encore et toujours, à connecter, à rencontrer… Grâce à Volcom, PBO, Swop, qui me soutiennent, je peux avancer dans tous ces projets qui me tiennent à coeur. » Si vous êtes curieux, vous pouvez découvrir certaines oeuvres à l’hôtel La Maison de la Prade à Messanges, en attendant sa prochaine expo.

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Lorsqu’elle arrive à Hossegor en 2013 pour suivre son mari, elle croit en sa bonne étoile et tente le tout pour le tout en se focalisant à 100% sur son art. Depuis, elle enchaine les performances, les expos et autres manifestations. Même si il est vrai que vivre d’art et d’eau fraîche de nos jours n’est pas chose aisée, Laure ne baisse pas les bras et avance. Face à toutes les techniques, Laure a le choix et a envie d’espaces, de grandes surfaces sur lesquelles exprimer toutes ses idées. Elle s’attaque alors à des fresques, aux murs de la station d’épuration de Moliets, à une maison à détruire à Capbreton (Bodysurf Paradise),… Et depuis peu, Laure s’est découverte une nouvelle passion, le surf. On retrouve dans ses oeuvres du mouvement, de la vie, la Nature. Et qui dit surf, dit planche. De là est venue l’idée de travailler la résine et d'apposer son art sur une board. « Je voulais proposer des planches à surfer et/ou à exposer dans son salon. » Elle rencontre Sébastien Chappy, shaper amateur avec qui elle développe cette idée. Surtout Laure aime les gens, aime le partage. En plus de ses expos et autres perf, Laure collabore avec des marques qu’elle affectionne particulièrement, comme prochainement avec les sacs à main Manegane. Elle aime l’idée de voir ses oeuvres prendre vie, qu’elles fassent partie de la vie de tous les jours. Les connexions se tissent petit à petit. Et Laure rêve, encore, plus haut et plus loin, de voir ses drapeaux en tye&dye flotter au vent, ses traces colorer les plus grands murs. Ouvrez les yeux et découvrez !

Laure Marnas Lor Colors www.lorcolors.com Lor Colors lorcolors

L

e tourbillon coloré, voici le surnom que nous pourrions donner à Laure, cette ancienne parisienne expatriée dans les Landes par amour. Véritable boule d’énergie, Laure est de tous les événements, de toutes les soirées, et depuis peu, de toutes les sessions surf. Adolescente, Laure sait qu’elle veut devenir artiste, et sait que ce ne sera pas un long fleuve tranquille. Depuis le collège, elle étudie les arts appliqués, s’est amusé à tester les différentes techniques, la sérigraphie sur textile,… Ce qu’elle recherche par dessus tout, c’est le travail de la couleur, de la lumière, du mouvement. Lorsqu’elle arrive à Paris, c’est exactement ça ! Donner du plaisir aux gens au milieu de la grisaille ambiante, mettre des paillettes dans les yeux et rendre le monde un peu moins triste. Car Laure est une belle vivante, une femme à l’aura positive, qui partage avec le sourire cette passion artistique.

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Steven Burke Lucky Left Hand www.luckyle fthand.com luckylefthand

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n 2009, « Poor Little trees » aura été l’une des premières oeuvres à nous faire découvrir cet artiste atypique. Né de papa américain et de maman française, en Allemagne, il voyage selon les carrières de ses parents entre l’Allemagne et la France. A 20 ans, il pose ses bagages à Bordeaux, pour une école en communication visuelle. Tout juste sorti de cette formation, il ne choisit pas le parcours classique et s’installe tout de suite en indépendant. Illustrateur, expert dans le lettrage, il part travailler quelques mois dans l’atelier de l’artiste japonais Takashi Murakami, à New York, où il apprend rigueur, dextérité, et à avoir une vision très large des arts appliqués. Il rentre en France et alterne entre commandes pour le prêtà-porter, la presse française et internationale et aime intervenir artistiquement dans le milieu naturel qui l’entoure. Steven vit dans un monde minimaliste et très coloré. Humble face à sa

carrière, on aime écouter l’histoire de son nom d’artiste, Lucky Left Hand. Gaucher et typographe, cela semblait antinomique, mais pas pour Steven. Il a su tirer avantage de cette difficulté et créer sa propre patte. Vous êtes aujourd’hui forcément passés devant l’une de ses oeuvres murales entre le centre-ville d’Hossegor, la zone Pédebert et le bourg de Seignosse. Chaque lieu accueille l’une de ses oeuvres, inspirées de cet environnement serein et délicat. « Je m’inspire des couleurs des années 60-70, ces tons un peu vieillis. J’utilise des couleurs simples, et des graphismes tout aussi épurés, pour que ces murs s’intègrent au mieux dans leur environnement. » C’est que l’homme est modeste face à ses peintures et n’aspire pas au succès. Alors remonter à Paris pour travailler plus et gagner plus, non merci. Il aime ce rythme doux, avec sa femme

et sa fille, sans chichi. Même lorsqu’on demande l’importance de la présence sur les réseaux sociaux pour un artiste tel que lui, il se confie en expliquant son blocage et la peur du déséquilibre entre vie privée, vie professionnelle, d’autant plus dans le milieu artistique, la peur de la lassitude des internautes face à la sur-exposition de telle ou telle oeuvre. Steven se réinvente en continu. Après ses lettrages, il a commencé les paysages, les peintures murales, en s’inspirant des livres parcourus, de ses expériences, pour aussi faire évoluer son style. Alors ne soyez pas surpris de le voir perché sur une échelle à quelques mètres du sol, pinceaux à la bouche. C’est que vous pourrez bientôt admirer et apprécier l’une de ses nouvelles oeuvres…

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Ce qu’il préfère chez Jack’s : sans aucun doute, le bacon. Je prends toujours le même, avec la sauce roquefort pour les frites.

Gentil service auto

© Céline Hamelin

gentil service auto

Gentil de Oliveira

Un prénom comme celui-ci, ça ne s’invente pas. Large sourire, grand gaillard aux mains sculptées par les heures à marteler la carrosserie des plus belles voitures, Gentil nous accueille dans son garage situé dans la zone artisanale de Soustons.

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travers le Jack’s Paper, nous avons à coeur de mettre en avant des passionnés, des amoureux de leur travail. Gentil en est le parfait exemple. Grenoblois expatrié dans les Landes il y a une dizaine d’années, Gentil fait partie de ces personnalités locales qu’on aime à découvrir. Que l’on soit totalement novice face à ce métier, ou amateur de belles mécaniques, ce passionné a le pouvoir de vous montrer le plus beau de son travail, cet effet miroir que seul un spécialiste peut réussir à faire. Les mains en train d’essuyer une trace sur une peinture toute neuve, il se remémore avec nostalgie les premiers coups de marteau entendus dans sa plus tendre enfance, chez le voisin carrossier.

J’aimais le son de la ferraille, les changements de tonalité au fur et à mesure qu’elle se façonnait

Chez Gentil, les métiers de l’automobile sont une histoire de famille. Entre un père et un frère mécanos, pour lui, le choix se tourne vers la tôle. Lorsqu’il parle (presque amoureusement) de son métier, on ne peut que l’écouter. Pour lui, chaque bout de ferraille demande une attention toute particulière. Elle évolue, réagit, se forme sous le toucher et le doigté de l’artisan. Cela demande patience et rigueur, et bien sûr expérience. Mais pas seulement. De ses 40 ans de métier, Gentil en a tiré un seul maître mot: la qualité. A voir les petits bijoux de mécanique trôner dans son garage, on aime à le croire. Un simple regard sur les carrosseries luisantes suffisent à nous convaincre.

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En arrivant dans les Landes, cela n’a pas été facile de faire son trou. C’est avec le temps et le travail que j’ai réussi à gagner la confiance des clients. Sa meilleure publicité reste sans aucun doute sa clientèle. Jaguar, Porsche, Triumph, 2 CV, AC Cobra, autant de pièces de collections qui sont venues se refaire une petite beauté chez Gentil. Le bouche à oreille entre collectionneurs a rapidement fait le reste. Il travaille à l’ancienne, comme il aime le dire. A bichonner les pièces, à leur redonner vie, à les soigner, et à ne pas les jeter dès le premier petit souci. Et forcément, la meilleure récompense reste la fidélité de ses clients. Côté collectionneur, aujourd’hui sa réputation le précède. Son garage ne désemplit pas. Il prend son temps, bichonne ces bijoux pendant parfois plusieurs mois, avant de les rendre à leurs heureux propriétaires. Cet été, il a pu agrandir le garage pour installer un atelier de mécanique générale, et ainsi répondre à la demande de ses clients qui ne voient que par lui pour chouchouter leur voiture.


La caravane Jack’s on the road accompagne vos événements privés ou professionnels ! Régalez vos convives avec vos burgers préférés. Pour tous renseignements supplémentaires, contactez-nous au 06 89 51 78 89 (SOUS CONDITIONS ET RÉSERVE DE DISPONIBILITÉS)


Promenonsnous dans les bois…

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ous les ans, le team Jack’s part une journée en équipe, passer du temps hors du temps justement, en dehors du travail, pour 24h de pure détente. Cette année, nous avons pu leur offrir une expérience inoubliable avec 2 jours passés en totale autonomie, dans la forêt landaise. Accompagnés par l’équipe d’experts de Denis Tribaudeau, nous avons appris à faire du feu avec la méthode de l'archer à 5, du tir à l'arc sur cible non mouvante, dormir dehors par des températures négatives, l’orientation avec les constellations, et sans oublier le traditionnel repas de vers accompagné d'une tisane aux aiguilles de pin… Une expérience unique que nous vous proposons de découvrir en images.

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Merci Ă Guillaume Charlet pour ces clichĂŠs, membre du staff Jack's Capbreton et photographe. Suivez-le sur son Instagram guillaume.cht_

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© Céline Hamelin

La Méricaine

Valérie Hernandez

Ce qu’elle préfère chez Jack’s : le bacon, of course ! lamericaineandco la.mericaine

J’adooooooore les belles choses, les beaux produits. Je préfère m’offrir une belle pièce de très belle qualité que je garderai dans mon dressing plutôt que 10 à moindre coût que je mettrai à la poubelle au bout d’un mois.

www.la-mericaine.com

Les températures descendent à l’heure où nous bouclons ce magazine, on aurait comme une envie de s’emmitoufler dans nos gros manteaux, de rester à la maison sous la couette, de ressortir les pièces chaudes. Cela tombe bien. Connaissez-vous les capes La Méricaine ? Dans le village, une jeune femme a réussi le pari de développer une marque 100% made in France, des produits haut de gamme intemporels. Rencontre avec Valérie, créatrice de La Méricaine.

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éjà, petites, les mains de Valérie aimaient tricoter, se faire la main sur le point de croix, fouiller dans les tiroirs à boutons… Une passion qui deviendra son métier quelques années plus tard. Au lycée, elle entre en BEP-CAP couture, pour terminer par un bac pro. Elle continue en BTS modélisme pour découvrir tous les aspects du métier. Diplôme en poche, elle débute sa carrière pour un grand groupe textile dans le sud est. Quelques années d’expérience plus tard, elle débarque à Hossegor, à la « vague » en tant que développeur produit et styliste. Après 8 ans chez Billabong, l’envie de voir naître son projet murit. Elle se lance et c’est ainsi que nait La Méricaine. Au fil des rencontres avec les fournisseurs, et après 10 ans dans l’industrie du textile, Valérie sait exactement ce qu’elle veut. Elle souhaite surtout proposer un produit intemporel, une pièce unique qu’on portera à 20 ans, 30 ans et 60 ans, un vêtement qu’on aimera voir se patiner, vieillir.

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En discutant avec ses fournisseurs, elle se rend rapidement compte des nombreuses contraintes avec le Made in France pour travailler les matières, pour monter les vêtements entièrement sur le territoire. C’est un challenge de tous les jours, et cela a effectivement un coût. Le développement se fait petit à petit, au fil des rencontres. Face à l’engouement de ses clientes et l’envie de s’amuser sur d’autres domaines, elle développe une gamme maison et hôtels, en travaillant notamment avec les prestigieux établissements tels que La Villa Seren à Hossegor et Les Echasses à Saubion. Avec des produits extrêmement bien travaillés, une communication soignée, La Méricaine est aujourd’hui une marque présente dans des boutiques telles que Merci à Paris, Espace Privé à Hossegor ou encore In The Field en Californie. La marque s’exporte, et c’est bon signe. Depuis quelques mois, Valérie se concentre sur le travail de nouvelles matières telles que l’alpaga, le cachemire pour une gamme plus luxe, et répondre ainsi à une vraie demande. A travers La Méricaine, Valérie aime partager avec d’autres artisans du textile français, comme Atelier Tuffery avec qui elle a collaboré sur leur dernier shooting. Grâce au soutien sans faille de son conjoint, elle se concentre sur ce qu’elle sait faire de mieux, nous offrir des pièces uniques, sublimes et françaises.


Pierre et Clément

© Céline Hamelin

Ce qu’ils préfèrent chez Jack’s : le Californien et les pâtisseries. mokenvision moken_vision www.mokenvision.com

Il était une fois un peuple de nomades, vivant entre la Thaïlande et la Birmanie, les Moken, experts de la pêche sous-marine en apnée. A force de plonger pour aller pêcher, les enfants de ce peuple ont su adapter leurs yeux au monde marin, tel de véritables dauphins. L’eau et la vision seraient les liens évidents pour le nom de cette jeune marque de lunettes. Rencontre avec Pierre et Clément.

C

’est l’histoire de deux trentenaires, qui ont eu à coeur de se lancer dans un projet un peu fou. Pierre et Clément se sont rencontrés à Hossegor, bastion de l’industrie de la glisse, d’abord chez Rip Curl, puis retrouvailles chez Omareef quelques années plus tard. Avant de se lancer dans cette aventure, Pierre a travaillé avec les meilleurs fournisseurs à travers le monde. De son coté, Clément a su développer son coup de crayon en tant que designer.

Nous sommes des partisans du nomadisme de l'esprit. Rien ne doit rester en place, ni nos envies, ni nos goûts. Moken s’inspire largement de l’univers de la glisse et de son style de vie, toujours en mouvement. Passionnés de surf, de grimpe et d’évasion, les 2 entrepreneurs se sont entourés d’une jolie famille, comme ils aiment la définir: les surfeurs Vincent Duvignac et Paul Duvignau, le navigateur Yohann Richomme, les skateurs Laurent Perigault et Alexandra Kubiak Ho-Chi de Ride with us… Autant de personnalités qui ont en commun ce côté aventureux qu’ils partagent avec les 2 fondateurs, et qui mettent à mal leurs lunettes, pour le bonheur de Pierre et Clément. « Ils sont les mieux placés pour tester nos produits et nous faire les retours appropriés. A nous d’en retirer les meilleurs enseignements et d’adapter nos produits à leur utilisateur. Proposer des produits costauds à un prix raisonnable. »

Aujourd’hui, forts de leur complémentarité et complicité, Moken compte 3 saisons à son actif et une gamme de près de 19 références, avec un gros travail sur la qualité et une réelle approche de lunetier. Entrepreneurs ancrés dans leur époque, les 2 associés mettent un point d’honneur aussi à travailler sur les aspects environnementaux et sociaux de leur marque, que ce soit pour leurs produits, leurs displays, leurs packagings ou encore la logistique. En tant que surfeurs, la protection de leurs terrains de jeu est une priorité et cela passe aussi par Moken. « La partie éco est l’un de nos axes principaux de développement, notamment sur des matières plastiques pour une meilleure intégration dans le monde qui nous entoure. » Moken s’exporte, accompagnée par Albane qui passe sa vie sur les routes pour présenter la marque aux surf shops et autres concept stores. « L’accueil des boutiques est positif lorsqu’ils prennent le temps de découvrir les produits. » A travers leur marque, Pierre et Clément transmettent des valeurs de voyages et de partage qui leur sont chers.

Exclu de dernière minute… En mai 2018, Moken & Jack's vous préparent une petite surprise à retrouver dans nos restaurants et sur la eboutique.

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u téléphone, Corenthine, rebaptisée Coco par ses amis, 33 ans, nous guide dans les chemins d’Angresse pour trouver cette nouvelle maison d’hôtes dont tout le monde parle dans le village. On y parle de cabanes dans les arbres, de végétation luxuriante, de grange retapée, de ranch,… Comment un tel endroit peut-il exister à seulement quelques kilomètres de la plage d’Hossegor ? Bienvenue au Coco Barn Wood Lodge.

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Coco Barn Wood Lodge

une ambiance résolument surf et sport, à quelques mètres des plages de Capbreton. Avec Coco Barn Wood Lodge, elle aspire à un lieu convivial, un cocon, une pause dans nos vies de tous les jours. Elle a su trouver en Antoine le partenaire idéal. A 40 ans, Antoine est un touche-à-tout, un artisan shapeur sous le nom de Dust Barn, un artiste qui ne rêvait que d’une chose, de se construire un havre de paix, qu’il pourrait façonner de ses mains. Et Dieu sait qu’il lui reste de l’espace pour jouer avec Coco Barn. « On veut construire des cabanes près du ruisseau, un espace de réception pour les mariages, continuer à aménager la grange, une piscine naturelle, un spa au milieu de la forêt… » Les idées fusent au fil des rencontres. Nous avons pas mal de demandes pour des mariages, des séminaires. Les gens recherchent des lieux atypiques et chaleureux. Plusieurs espaces de vie ont ainsi été aménagés par Corenthine et Antoine. Il y a la maison et ses 4 chambres, toutes avec leur ambiance, l’espace de vie complètement ouvert sur la nature. On craque sur la balançoire au milieu du salon, pour se laisser bercer par l’ambiance détendue. Pour les amoureux, ils ont rénové un vieux débarras en une sublime suite, avec un lit en bois suspendu totalement réalisé par Antoine. Une fois encore, on y redécouvre le goût du détail du couple, entre robinetterie cuivrée et vasque chinée dans les Landes. Pour les pauses, on prend la direction de la grange, où il fait bon se poser pour discuter, bouquiner, échanger et partager. « Nous voulions vraiment redonner vie à cet espace, en faire un lieu de vie à part entière. C’est ce qui plaît souvent aux personnes de l’extérieur, dans l’organisation d’événements. »

L’antre de Corenthine & Antoine cocobarnwoodlodge cocobarnwoodlodge www.cocobarn.fr

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aison d’hôtes, B&B, gîte étape équestre, lieu insolite,… pourquoi devrait-on s’arrêter à un seul terme pour définir cet endroit ? Lorsque vous découvrez ce lieu au milieu de la forêt landaise, votre curiosité vous emmène sur un chemin longé de chênes centenaires qui vous invitent à en voir plus, bien évidemment. Corenthine et Antoine ont eu le coup de coeur pour ce domaine en janvier 2017. Abandonnée depuis 5 ans, la végétation avait repris ses droits, la maison était encore dans son jus, la grange avait besoin d’un bon coup de jeune. Mais le charme était là. Outre la maison typique landaise à colombages, le terrain de 6 hectares est un paradis pour ces amoureux du bricolage et du chinage. Dès les premiers pas, l’ambiance est marquée: chevaux en liberté, vue imprenable sur les prairies, loin de l’agitation côtière.

La spécificité de Coco Barn est aussi sa capacité à accueillir nos amis équidés. En effet, en tant que passionnés d’équitation depuis leur plus jeune âge, grâce à ce projet, ils ont pu construire leur propre ranch avec 2 chevaux, et ainsi pouvoir proposer le service d’étape équestre aux passionnés, et leur permettre de partir en vacances avec leur monture. « Nous ne sommes pas un centre équestre, nous ne faisons pas monter les gens. Mais ils peuvent venir ici avec leur cheval, profiter du pré et des boxes. » Vous l’aurez compris, Coco et Antoine ont réussi leur pari. Ce havre paisible pourtant proche d’Hossegor, de Seignosse et de leurs plages, fait de ce lieu une halte insolite et originale.

Le rêve de ce jeune couple pouvait voir le jour : allier leurs 2 passions communes dans un lieu atypique, le surf et l’équitation, avoir de l’espace pour les partager avec le plus grand nombre. A coups de masse, de tronçonneuse, de sécateur, par tous les temps, entre forêt de bambous et ronces, en seulement 6 mois, ils accueillent leurs premiers hôtes. C’est que chacun a déjà sa propre expérience. Corenthine, en véritable maîtresse de maison, s’est amusée à décorer sa nouvelle demeure au gré des vides greniers et autres antiquaires, pour un côté authentique et cosy qu’elle réussit parfaitement. L’accueil, ça la connait. En 2015, elle a déjà ouvert une maison d’hôtes « Coco Beach Sporting Lodge », dans

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© Céline Hamelin © Céline Hamelin

Au milieu des champs d’Angresse, se cache un lieu discret, une mini friche où les talents partagent leur propre perception de l’art, Container. Entre peinture, musique, photos, on découvre au détour d’un hangar entre-ouvert, un studio d’enregistrement, un cocon créatif, celui de Clément.

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unettes noires, gomina, Vans usées, jean slim noir, Clément est l’image du rock incarné, de l’artiste parisien. Dans son studio trônent des dizaines d’instruments entassés, dénichés tout au long de son adolescence : batterie, guitares, basses, et son instrument fétiche, le bon vieux synthé, celui au son si particulier et reconnaissable des années 70-80, « d’ailleurs, je n’achète jamais de synthé plus jeune que moi. » Parisien et véritable oiseau de nuit, Clément est un personnage atypique dans nos contrées landaises. Avec sa dégaine de crooner, la clope au bec, il a trouvé son équilibre en débarquant à Hossegor avec femme et enfant il y a 3 ans. Il peut maintenant jongler entre le calme d’Hossegor et la vie à 100km/h à Paris, lors des collections de prêt-à-porter, durant lesquelles il présente la marque Isabelle Marant.

« J’aime le monde de la mode, montrer que ce ne sont pas que des paillettes, le travail fou qu’il y a derrière, les gens, les histoires… La ville est une source d’inspiration sans limite. Je pense avoir trouvé le bon compromis en m’installant dans le Sud Ouest, entre tranquillité et effervescence en remontant régulièrement à Paris ».

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clé ment frois sart Auteur, compositeur, interprète

Ce qu’il préfère chez Jack’s : Le Crunchy Curry avec sauce béarnaise à la place de la sauce curry clementclement clémentfroissartmusic www.soundcloud.com/clement-froissart

Pour Clément, la musique est depuis toujours un exutoire qu’il a appris à dompter dès l’école primaire, à la tradi’, direction le conservatoire où il débute la flûte traversière en compagnie de Chopin et autres compositeurs classiques. Enfant de la balle, entouré de musique latine et africaine, il commence à gratter la guitare, et fonde son premier groupe au collège sur un fond de rock noisy comme Bowie, Radiohead, The Velvet. Il se retrouve propulsé en tant que chanteur et travaille sa voix, inspiré par les crooners des années 60-70. Lorsqu’il rencontre Max, son pote, son double, son acolyte, ils passent leur temps à jouer, à faire la fête. Ils fondent Concorde (pas pour l’avion, mais pour sa définition, le « lien du coeur » en latin). Car tout est là. Leur musique, ce sont des histoires de gamins qui ne veulent pas grandir, des amitiés, cette rage de vivre intensément, ces rencontres qui se construisent. Entre pop radieuse et rock mélancolique, ils déboulent sur les ondes, et tournent un peu partout en Europe, en Corée du Sud, jusqu’en Amérique Latine où leur single Sons fait un carton. Comme ce désir de liberté juvénile et fort de cette belle reconnaissance, Clément a envie de s’essayer en solo. Un travail de longue haleine, enfermé dans son studio, des heures à enregistrer, à tester, à griffonner. Après plus de 2 ans de travail, aussi long qu’une psychanalyse, il offre en octobre dernier la première chanson de son EP, Dreamers. Largement inspiré de son enfance, cet opus raconte cette vision utopiste de l’adolescence, l’insouciance fragile, les rêves et les déboires, cette part d’égoïsme propre à chacun face à sa propre vie. Même le clip est intensément beau et audacieux, reflétant ces rouages de l’enfance, monté au format iphone, grâce aux talents des 2 réalisateurs, Guillaume Cagniard et Virgile Texier. Baigné dans cette dynamique d’équipe, d’échanges et d’émulations, Clément est certain dans ses choix et le rendu de son travail, de son son.

« J’ai la chance d’être libre aujourd’hui, avec tout ce que cela comporte. J’ai envie de surprendre, d’innover, de travailler avec des gens qui m’inspirent, des potes. Et j’ai une femme extraordinaire qui me soutient depuis le début, sur la partie musicale mais également graphique et artistique. Elle est ma muse, la dame de l’ombre. » De cette liberté, on présage un album touchant et lumineux, joyeusement mélancolique, 100% auto-produit sous son label Sister Record, et réalisé dans les Landes. La sortie est prévue pour mai 2018 et le début de la tournée au printemps, qui débutera forcément dans le Sud-Ouest, comme un remerciement pour le soutien de tous. Stay Tuned !

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Ce qu’ils préfèrent chez Jack’s : le Californien

Time Lapse

© Céline Hamelin

escapegame.hossegor www.timelapse-hossegor.com

Sandy, fondatrice du premier Escape Game à Hossegor avec son conjoint Stan

Escape quoi ? Game ?

Dans la zone Pédebert de Soorts Hossegor, un nouvel établissement a ouvert ses portes en juin dernier. A y regarder de plus près, cela nous rappelle les jeux de société Cluedo ou les Mystères de Pékin. Nous avons mené l’enquête pour découvrir qui se cachait derrière ce nouveau lieu insolite.

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ienvenue à l’Escape Game Hossegor. Porte d’entrée opaque, décoration tout droit sortie d’un livre d’Agatha Christie, nous sommes tout de suite plongés dans l’ambiance énigmatique voulue par les 2 associés, Sandy et Stan. Comment un couple de trentenaires, originaire des Yvelines pour elle, et de Bretagne pour lui, arrive à Hossegor pour ouvrir une salle de jeu d’évasion grandeur nature ? Il est vrai que cela ne semblait pas être leur vocation première. Pour Sandy, c’est la décoration d’intérieur qui l’a toujours attirée. Propriétaire d’une boutique dans le centre ville de Dax, elle avait envie de mettre à profit son goût et ses idées dans un concept grand public et ludique. Stan, de son côté, est un

artisan charpentier menuisier. Loin d’être des gamers ou fans de ce genre d’activités, ils jouent pour la première fois à un escape game, lors d’un séjour à Bilbao. Après l’euphorie de la première partie, ils sont certains de monter un jour ce concept en France. Plusieurs années passent, et ce sera finalement Hossegor qui accueillera leur première salle, sur un thème bien connu dans le coin, le surf. Avec de l’huile de coude et le travail de chacun, la salle est montée en quelques semaines. Aujourd’hui, Timelapse propose une mission. A part l’introduction que l’on peut trouver sur le site, rien ne sera révélé lors de cette interview. Le jeu commence dès vos premiers pas dans la pièce. Aucune connaissance spéciale, ni forme physique ne sont requises pour résoudre les énigmes qui vous entourent. Tout se passe grâce à l’observation et la déduction, logique et pensées créatives seront les clés de la réussite. Un seul objectif : sortir de la salle de 30m2

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en moins d’1h, avec une équipe de 3 à 5 personnes. Un savant mélange d'objets à trouver, d'énigmes à résoudre, de mécanismes et cadenas à ouvrir et plein de surprises. Bref, une enquête qui semblent ravir les clients.

Les gens se prennent très vite au jeu. Chacun apporte ses idées, les échanges permettent de faire gagner l’équipe ou non. Si les membres s’écoutent, ils y arrivent. sinon… Qui n’a jamais eu envie de se glisser dans la peau de Sherlock Holmes et de son acolyte Docteur Watson ? En 60 minutes, on retombe vite en enfance, en faisant ressortir cette partie de nous avide de curiosité. A voir le sourire de Sandy lorsqu’elle nous parle de ce projet, nous sommes intrigués… et à en croire les avis laissés, la session test devrait s’organiser très rapidement. Face au succès de la première salle, les 2 amoureux travaillent sur le scénario et les travaux d’une 2ème salle d’ici le premier trimestre 2018. Alors, on réserve ?


Viens fêter ton anniversaire chez Jack’s Burgers ! Plus de renseignements dans vos restaurants CAPBRETON - HOSSEGOR - SOUSTONS WWW.JACKSBURGERS.FR


Les bières WOLL débarquent chez Jack's ! www.jacksburgers.fr


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