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LUXEMBOURG

NOVEMBRE 2008 / N°15

Case Choice

Case Choice

Actual IT

ArcelorMittal

Cargolux

IBM

To BI or not to BI p.16

Tous aux commandes p.18

Moteur d'innovation p.36

DOSSIER IT FINANCE ‡ Spécial Core Banking

LE GRAND ENTRETIEN Thomas Schneider, Vice President, Information Technology

SES ASTRA

Connected to the future EN KIOSQUE - LUXEMBOURG Eur 7.50

: Ce mois-ci : Dossier Ressources Humaines - P69


Answers all along your value chain

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© Photography Raoul Somers

est un magazine 83 rue de Hollerich L-1741 Luxembourg Grand-Duché de Luxembourg T. +352 26 10 86 26 F. +352 26 10 86 27 E. info@itnews.lu Internet: www.itnews.lu Eric Busch Directeur de la publication eric.busch@itnews.lu Raphaël Henry Rédacteur M. +352 691 99 11 57 raphael.henry@itnews.lu Delphine Reuter Journaliste M. +352 691 99 78 87 delphine.reuter@itnews.lu Émilie Mounier Project Manager M. +352 691 99 11 56 emilie.mounier@itnews.lu Géraldine Barbaut Project Manager M. +352 691 99 78 61 geraldine.barbaut@itnews.lu Laurent Defoër Webmaster et SEO Analyst laurent.defoer@itnews.lu Photography Raoul Somers www.raoulsomers.lu Merci à la Cour de Justice des Communautés Européennes http://curia.europa.eu Photos ITnews 2.0 www.itnation.eu/photo Layout Piranha et Petits Poissons Rouges itnews@piranha.lu Abonnements Luxembourg 75,- ` - Europe 85,- ` www.itnews.lu ITnews 2.0, anciennement LuxBox IBAN LU53 0030 7526 7288 1000 BIC BGL: BGLLLULL TVA LU 19730379 RC Luxembourg B 95210 Maison d’éditions Autorisation d’établissement N° 102739 © Toute reproduction, même partielle, est soumise à l’approbation écrite préalable de l’éditeur. Tous droits réservés. ITnews2.0 est membre de Luxorr - Luxembourg Organization For Reproduction Rights info@luxorr.lu

L’or au bout des doigts Les pays émergents auront leur mot à dire dans les mois qui viennent, alors que les réunions entre les dirigeants des pays les plus influents se multiplient pour élaborer des pistes de réponses à la crise financière. Le 16 novembre, la réunion du G20 a fourni une tribune au Brésil, à la Chine, à l’Inde et à la Russie. Des nations dont la puissance économique ne peut être ignorée et qui doivent pouvoir jouer un rôle de premier plan dans l’élaboration de l’économie de demain. De tels changements systémiques ne seront pas gratuits. Les gouvernements, qui ont acquis plus de pouvoir en ces périodes d’incertitude, exigeront des garanties de la part des entreprises qui, pour produire ces preuves de bon vouloir, encadreront de manière plus serrée l’IT. Alors, de quoi sera faite l’IT de demain ? Les entreprises poursuivent leurs activités, au ralenti. Mais l’IT n’a pas de raison de voir la vie en slow motion. Au contraire, les défis des mois à venir sont de taille. Tout d’abord, pour supporter la mise en place de nouveaux mécanismes de régulation dont la standardisation, aux niveaux européen et mondial, est l’une des composantes majeures. Ensuite, pour continuer à soutenir le business dans son développement. Pour cela, l’IT doit plus que jamais délivrer l’information. Non seulement la fournir dans le format voulu, au moment voulu et à la personne voulue mais aussi en préparant l’information. En la débarrassant de ce qui n’est pas essentiel pour n’en garder que la substantifique moelle. En faisant cela, l’IT devient un vrai partenaire. Et le passage à l’innovation réelle n’est pas loin. En ne réinventant pas l’entreprise mais en pointant du doigt ses vrais atouts. L’innovation abandonne ses habits de prêtresse du changement pour devenir un moteur de création de valeur pour l’entreprise. Les développeurs à Bangalore, Hyderabad ou Chennai ont de l’or au bout des doigts. La réduction des coûts n’est plus la seule raison « d’appeler à l’Inde ». Créateurs de performance, les Indiens pratiquent l’innovation au quotidien. Une raison suffisante pour leur réserver une place de choix dans les débats à venir…

Raphaël Henry et Delphine Reuter


Dell.com est un des sites les plus importants et avancés au monde en matière de commerce électronique. En tant que leader technologique, Dell s’appuie sur Windows Server ® 2008 pour obtenir la flexibilité et la fiabilité nécessaires au support d’un environnement à mission critique dans lequel le temps d’arrêt n’est pas une option. Pour le récit complet, rendez-vous sur windowsserver2008.be

Lorsque 40 millions de clients frappent à la porte de Dell.com,

qui aide à les accueillir ?


///////// CASE CHOICE

///////// LE GRAND ENTRETIEN

ArcelorMittal WireSolutions Cognos ou SAP ?

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Cargolux Adoption-flash pour le RH

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Cetrel EMC, support de valeur

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///////// ACTUAL IT IBM Bouillon d’innovation

Thomas Schneider

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Assises de la sécurité L’adieu aux utopies

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Conférence itSMF

SES Astra

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Syndikat Hacking à cœur

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Gestion de projet Les compétences en lumière

Future-proof

© Photography Raoul Somers

IT et business enfin alignés

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e-Kenz Conte d’une fée

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Carte Blanche : Arsys Feu vert à la Green IT

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KMPG

70 Pierre Henin, Sun

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Arhs Developments

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vu par le CRP Henri Tudor

25

Les bons starting blocks

28

Temenos

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Le «Capital Humain»

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Core banking à la loupe

Eri Bancaire

Mathieu Triquoit,

Conférence ITnews Focus sur la BI

Annonces

Portraits

Rendez-vous Sécurité Les outils ad hoc

///////// IT FINANCE

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Petit-déjeuner IBM PCI comme base

///////// IT NATION JOBS

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Croissance en vue

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Callataÿ&Wouters

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Widgets bank

EN DÉCEMBRE 2008… LE GUIDE SERA CONSACRÉ À ECM Parution et conférence : 10 décembre 2008 Rédaction : Raphaël Henry et Delphine Reuter - press@itnews.lu Régie publicitaire magazine : Emilie Mounier - emilie.mounier@itnews.lu Régie publicitaire guide : Géraldine Barbaut - geraldine.barbaut@itnews.lu Infos events : Emilie Mounier - emilie.mounier@itnews.lu et Géraldine Barbaut - geraldine.barbaut@itnews.lu

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SES ASTRA SES ASTRA operates the ASTRA Satellite System, offering a comprehensive portfolio of broadcast and broadband solutions for customers in Europe and beyond. ASTRA broadcasts television and radio programmes directly to millions of homes, and provides internet access and network services to governments, large corporations, small- to medium-sized enterprises and individual households.

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SES ASTRA is headquartered in Betzdorf, Luxembourg, from where the company conducts centralised functions such as spacecraft and payload operations, 24x7 technical assistance and corporate activities. In addition, affiliate offices in key markets in Europe provide local sales and marketing support. SES ASTRA is an SES company


SES-ASTRA, Sky is the Limit Thomas Schneider, Vice President Information Technology at SES ASTRA

Š Photography Raoul Somers

/////////////// LE GRAND ENTRETIEN

Mr Schneider, what is your role in the company ? I am Vice President, Information Technology at SES ASTRA. My current role is to provide the IT infrastructure for SES ASTRA and its marketing affiliates, which includes the network infrastructure, the servers, the applications and the desktop environment. This also involves interconnecting companies within the SES group. NOVEMBRE 08

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GRAND ENTRETIEN THOMAS SCHNEIDER

High availability is one of the key elements of your business.

How big is the IT department of SES ASTRA ?

We provide 24/7 support for the operational environment. Our colleagues who are operating satellites need to rely upon a robust network and related systems. We want to make sure that these are available 100%.

This is one of the main design and operating principles that we also apply within IT. If you do not follow certain principles during the early stages of system design, it will be difficult to include them later on. We need to make sure that our business activities are never adversely influenced by anything we do on the IT side.

We employ 18 full-time staff and use external resources when required. We are organised in three teams, focusing on networks/security, systems, and business applications. The systems group supports a variety of aspects ranging from PABX to servers and applications; a third team has its focus on business applications, such as messaging and collaboration and content management systems.

Do you focus solely on the EMEA region or also worldwide ?

And also for the customer.

How big is IT in the SES group ?

Our focus is on SES ASTRA and affiliated companies, but we interact with our colleagues in all other SES companies on a regular basis, too.

SES ASTRA guarantees high availability to its customers, and IT is supporting the business.

Each SES company has an IT function with a broadly similar structure like ours, with varying team sizes.

For years, one of our focus areas has been security. We have a very strong expertise in this field, and we never had any incident due to malware or similar threats in our IT environment.

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THOMAS SCHNEIDER GRAND ENTRETIEN

What is your vision of the relation between IT and business ? IT plays the role of a business-enabler; it must provide the environment and the tools which the business requires to operate. We need to make sure that employees can access any information they need, anywhere and at any time. Our goal is to deploy state-of-the-art and robust technology. It is essential for IT to be in permanent dialogue with the business.

If someone took a picture of your IT, what would we see ? You would find a classical, controlled mix of IT infrastructure, using the appropriate environment for any particular purpose. We are not tied to technology and use Microsoft or Unix L'Annonce_Avaloq_2007_210x45mm-left-hand-page.pdf platforms wherever we feel they best serve our

needs. Collaboration tools are used extensively within the SES group. Instant Messaging helps to overcome the geographical spread of the organisation, and collaboration databases are very often documenting the entire life of a satellite, from construction to graveyard orbit.

Can you give a portrait of SES ASTRA within the SES group today, in terms of people ? SES is one of the world’s leading satellite operators with 39 satellites in orbit, covering the entire planet and distributing roughly 13,000 services at any time – this is a vital communications infrastructure. SES operates through its market-facing entities, SES ASTRA in Europe, SES AMERICOM in North America, SES NEW SKIES in South America, 30.11.2007 13:39:05 Africa, and Asia.

SES ASTRA is the leading satellite system for direct-to-home broadcasting and serves 4 out of 5 satellite and cable homes in Europe, approximately 117 million homes in 35 countries. SES ASTRA’s current fleet of 16 satellites provides transmission capacity for the world’s and Europe’s leading broadcasters and distributes more than 2,300 television and radio services in Europe. SES ASTRA also provides satellite services through its affiliates ASTRA Platform Services (APS), NDSatCom and SES TechCom. ASTRA has 240 employees from 23 different nations, creating an environment that you want to be part of.


GRAND ENTRETIEN THOMAS SCHNEIDER

What kind of evolution have you seen since SES AMERICOM joined the group ? SES started out serving the European market. With SES AMERICOM, SES became a global operator. Obviously, this changed our way of working. We have a close relationship with our colleagues at SES AMERICOM. We have aligned processes, systems, and operating principles. Our approach to IT has historically been quite similar, and we have a close coordination.

How do you share experience ? Our teams run formal coordination meetings on a regular basis. We share experiences and coordinate our activities on a daily basis whenever required. This is a basic way of operating within a global environment. Prior to introducing new local tools, we enquire about possible existing solutions within the group. For example, we introduced a content management system for our intranet and our websites [at ASTRA – it was not solely ASTRA, but also SES corporate and AMERICOM, so I’d leave out the “at ASTRA”], which is now being used throughout the group. This is an excellent way to leverage internal knowledge, save costs and contribute to organisational efficiency.

How do you use IT to communicate as a group ? We use audio bridges, voice over IP, and video conferencing systems. We have standardised these tools accross the group and have used them for quite a while. Our intranet and our websites are generated based on a standardised content management system. We see intense use of Messaging and Collaboration tools such as instant messaging, document management and information sharing through collaboration database replication. Email goes without saying.

What is your vision of innovation ? Innovation is a new way of doing things. Our ASTRA2Connect product is a good

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example for this. Where DSL type terrestrial connectivity is not available, ASTRA2Connect offers the capability to connect to the internet without a terrestrial backlink, combining send and receive capability on a single satellite dish. In general, I think that the combination of small and incremental innovations will lead to more significant steps of doing things differently in the future. Think about biometrical authentication systems using fingerprints or eye background scanning, and combine this with cloud computing. Imagine a scenario where you walk into a random place somewhere on the planet and authenticate on a computer with your fingerprint. You would get instant access to your personal computing environment, independently of location, password, or type of system. Although this seems technologically possible already today, it has a significant downside which will slow down the speed of that innovation. There is always the risk of somebody stealing your identity or getting access to your private information. In this particular example, it is about balancing convenience and security.

How can you innovate in terms of processes ? You need to permanently analyse and improve existing process, while continuously implementing best practices, sharing experiences and learning from others. Going back to the innovation definition, adapting processes means changing the way of doing things or doing them in a different way.

How do you choose your partners ? We select partners based on required skills and – as you would guess – based on commercials aspects. As the word suggests, a longer term partnership requires mutual trust.

Can you describe your satellite fleet ? The SES ASTRA satellite fleet consists of 14 ASTRA and 2 SIRIUS satellites. These spacecraft transmit more than 2,300 TV and radio services. Our fleet is positioned at prime orbital positions 19.2° East, 28.2° East, 23.5° East, 5° East and 31.5° East.


The satellites located at 19.2° East are mainly used for direct-to-home services (DTH) to large audiences in markets like Germany, France and Spain. The satellites at 28.2° East provide DTH services to the UK and Ireland. 23.5° East is ASTRA’s latest hot spot for DTH and broadband services, currently focusing on dynamic markets such as Italy, the Benelux countries and Central and Eastern Europe.

© Photography Raoul Somers

The satellites at 5° East provide DTH services in the Nordic countries and the Baltics, as well as in Eastern Europe, Ukraine and Russia. The satellites at 31.5° East primarily offer capacity suitable for cable contribution, DTT and other terrestrial feeds across Europe.

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How do you determine the lifetime of a satellite ? A geostationary satellite needs to be controlled as it moves due to gravity. These maneuvers are executed using onboard thrusters which consume fuel contained within the satellite. When the fuel runs out, the lifetime of the satellite comes to an end. Typically, the lifetime is 12 to 15 years.

The Internet is helping the content growing rapidly. How important is content for you ? The Internet is only one of the forces that drive the development of new content. Digitisation of TV distribution is another

one that we should not forget. The fact is that there is an increasing demand for new content under various forms. It is our business to distribute this content – so we follow developments on the content side with great attention. However, it’s important to understand that we are not in the content business – that’s the business of our customers.

What is your relationship to Luxembourg ? I grew up at the Luxembourg-German border, and have worked in Luxembourg since 1991. The cultural mix due to the different nationalities living and working in Luxembourg, as well as the fact that people are very approachable explains its attractiveness. If there is a heart of Europe, it is here.


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© Photography Raoul Somers


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/////////////////////// CASE CHOICE > ArcelorMittal WireSolutions remet sa BI en question p16 > Cargolux a mis en place la solution My eHR de SAP en un temps record p18 > Banque de Luxembourg aura un vrai GAIN dans son data processing p20 > Cetrel compte sur EMC et VMware pour bâtir l’infrastructure du futur p22

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CASE CHOICE BUSINESS INTELLIGENCE

Hauts carburants pour le bas carbone Depuis la fusion entre Arcelor et Mittal Steel en 2006, le groupe ArcelorMittal a entamé de grands chantiers d’harmonisation de l’IT, notamment dans l’adoption de solutions SAP. L’entité ArcelorMittal WireSolutions, située à Bissen, est ainsi directement concernée. En effet, l’entité est responsable des développements IT au sein de vingt usines de tréfilerie à travers le monde, actives dans trois segments : le bas carbone, le haut carbone et le Steecord. Avant la fusion des géants de l’acier, ArcelorMittal WireSolutions, qui s’appelait alors Wire Drawing, porte son choix sur Cognos. Or, aujourd’hui, ArcelorMittal va implémenter l’ERP de SAP au niveau du groupe. Une décision qui remet en question l’adoption de Cognos par ArcelorMittal WireSolutions. Car une autre fusion s’est entre-temps produite : celle de SAP et de Business Objects, spécialisé dans la BI. La logique ne voudrait-elle pas que la BI et l’ERP se parlent le mieux possible ? Est-ce la fin de Cognos dans cette entité ?

Michel Van den Driessche était responsable du projet Cognos au sein de trois usines bas carbone ex-Arcelor. Signe des temps, il est aujourd’hui à la tête du projet SAP. Il revient sur le projet Cognos.

PREMIÈRES EXPÉRIENCES «Si vous demandez à un directeur d’usine en quoi son travail est différent des autres, il vous trouvera des tas d’exemples, expliquet-il. Mais toutes ces usines, qu’elles soient dans le sud de la France avec 40 personnes ou en Chine, avec 900 personnes, font de la tréfilerie.» En termes d’IT, les processus sont donc semblables. «En 2001, on s’est aperçu qu’on avait une masse d’informations contenue dans un ERP et uniquement pour cela, explique Michel Van den Driessche. On ne l’utilisait pas au travers d’un outil de contrôle ou de reporting.» Il fallut donc développer un outil interne, en langage Java, avec des technologies de datawarehouse. Baptisé «Executive Information System», ce système-maison permettait d’avoir des outils de contrôle au niveau de la vente, de la production et des finances. «On s’en

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est contenté assez longtemps mais après quelques années de fonctionnement, on s’est rendu compte de quelques faiblesses : peu de flexibilité pour l’utilisateur final, on se trouvait à un niveau macro au lieu de micro, et le produit était bidimensionnel. Le système était pensé et conçu par l’IT.» A la source : Michel Van den Driessche et un technicien. L’outil était ainsi fortement limité par leur propre créativité et la maintenance se révélait complexe. Auparavant performant, cet outil ne répondait plus aux besoins des utilisateurs.

L’INFO EN UN CLIC En 2005, le choix d’Arcelor Wire Drawing se porte sur un outil convivial, facile d’accès et stable. Arcelor Wire Drawing s’adjoint aussi l’expertise d’Acane Consulting pour ce projet, comportant une partie BI et une partie budget. «On a commencé à modéliser sur Cognos 7, qui était déjà web-based, explique Michel Van den Driessche. Via la première étape, le staging, nous avons extrait les données avec l’ETL d’Oracle. Ensuite, nous avons conçu un enterprise model au plus près de ce qu’obtiendraient les utilisateurs, avec l’ajout d’un filtre de temps et le polissage de


Michel Van den Driessche, SAP Project Manager chez ArcelorMittal WireSolutions

quelques informations. C’est alors que nous sommes passés à Cognos 8.» En effet, la version 7 de la solution demandait parfois de faire du ‘work around'pour arriver aux résultats voulus. «Cela ne se voit pas toujours de l’extérieur mais bien de l’intérieur», témoigne Michel Van den Driessche. Le passage à une version supérieure permet de finaliser le projet avec la dernière phase, appelée ‘Target’, durant laquelle les données sont réparties clairement entre les cubes. Le projet démarre avec le département financier. «Ils savaient exactement ce qu’ils voulaient et comment ils le voulaient. Nous avons développé toute une série de cubes, conçu des tableaux et des histogrammes. Cognos 8 a permis de générer le détail des informations derrière l’histogramme. Les utilisateurs obtiennent une meilleure visibilité sur les résultats en ayant la possibilité de faire du drill-through.» Le projet a ensuite inclus les ventes, puis la production. Au final, les cinq informaticiens de l’ex-Arcelor Wire Drawing ont ainsi été formés sur Cognos afin de répondre aux attentes des utilisateurs. «Dans la BI, tant que les données sont bien structurées, sans restriction technique,

la seule limite est au niveau technique. C’est difficile de valoriser l’apport intellectuel d’une solution BI. Mais il y a toujours un gain, si on a la volonté de mettre le projet en place. Pour ma part, travailler avec le département financier et les ventes a été très intéressant.»

sont gelés. Cognos Planning, le dernier module, n’a donc pas été implémenté. La conjoncture financière actuelle amène aussi des incertitudes. «Est-ce l’IT qui choisira cet outil BI ? L’équipe projet ? Le groupe ? En tout cas, il faut prendre une décision.»

REMISE EN QUESTION Cognos 8 tourne toujours dans les trois usines de l’entité WireSolutions d’ArcelorMittal. Mais la fusion a aussi amené une prédominance de SAP, que l’entité va adopter comme ERP. «Le système Baan est obsolète et ne répond plus aux besoins des utilisateurs. La décision est venue du corporate pour le choix de SAP. Il nous faut donc implémenter un même modèle au sein des vingt usines.» Une situation qui remet en question. La Business Intelligence. «Dans les ex-Arcelor, on utilise Cognos, tandis que les ex-Mittal Steel sont sur Business Objects. Comme la BI est la cerise sur le gâteau, le bon sens devrait dire qu’on choisit BO puisqu’on va avoir SAP comme ERP.» Dans l’attente d’une décision, tous les développements au niveau de la BI pour le bas carbone ex-Arcelor

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CASE CHOICE RESSOURCES HUMAINES

My eHR prend son envol chez Cargolux Cargolux Airlines soutient sa croissance avec la mise en place d’une solution de ressources humaines signée SAP. L’application web a séduit les utilisateurs. En 2006, le directeur des ressources humaines de Cargolux a un projet en tête : implémenter une solution intranet sur la plateforme ressources humaines de SAP déjà en place, avec pour objectif premier de standardiser les processus. De plus, la décentralisation des informations permettrait plus de transparence, de supporter la croissance ainsi que de promouvoir la culture d’entreprise. Cela donnerait aussi aux managers plus de contrôle sur les informations relatives à leurs équipes. Cargolux est devenu ainsi le premier client SAP au Luxembourg à adopter les outils intranet ESS/MSS de SAP.

permet d’alléger et de simplifier les transactions. Champ a commencé par les documents les plus utilisés et a adopté une approche stepby-step. «C’est un véritable changement de paradigme, ajoute Jalal Ettaoussi. C’est une simplification énorme car la bureaucratie RH est immense. Ici, on met les processus en place une fois et on les réutilise. Nous avons donc atteint le ROI sur des workflows répétitifs.»

Jalal Ettaoussi, HR Business Consultant chez Champ Leila Abid, Mye HR Project Manager chez Cargolux Jean-Noël Henin, Solution Architect et CTO chez Quintisys

Au sein de la solution SAP HR se trouve l’application Employee Self-Service & Manager Self-Service appelée plus communément ESS/MSS. Via le portail «My eHR», live depuis juin 2008, les utilisateurs accèdent à l’ESS/ MSS afin de traiter eux-mêmes diverses requêtes. L’employé peut ainsi gérer ses données personnelles et accéder, par exemple, aux informations relatives à son salaire et à son niveau de formation. «Ils peuvent aussi utiliser l’e-learning ou s’inscrire à des cours», explique Leila Abid, My eHR Project Manager chez Cargolux. Le manager, de son côté, dispose des mêmes outils mais, en plus, est chargé d’approuver -ou non- les requêtes des employés. L’application web facilite donc grandement les inévitables échanges entre

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les interlocuteurs. Via une visualisation aisée, les documents sont en effet vite complétés et le système signale au manager les changements apportés en ligne.

UN INVESTISSEMENT STRATÉGIQUE «Le ROI fut rapide, témoigne Jalal Ettaoussi, HR Business Consultant chez Champ, la spinoff IT de Cargolux. Rien que le processus de correction des pointages a permis d’épargner 90.000 euros. Ce projet eHR représente un investissement stratégique soutenant la croissance de Cargolux.» De plus, il s’inscrit dans une stratégie paperless déjà en cours, puisque la mise à disposition de formulaires interactifs

Afin de définir ces nouveaux processus qui ont permis d’améliorer la productivité et l’efficacité des outils RH, Champ a fait appel à Quintisys, spécialiste du conseil en SAP HR. Chaque partenaire a apporté son expertise. «Nous travaillions pour la première fois avec Quintisys, il fallait donc aussi bâtir cette relation de confiance», ajoute Jalal Ettaoussi. «Nous avions beaucoup de processus à mettre en place en une seule phase», concède Jean-Noël Henin, Solution Architect et CTO chez Quintisys. Tout d’abord, l’ERP SAP a été migré dans sa dernière version et ensuite, le portail SAP a été implémenté. Par après, les processus ESS/MSS ont été mis en place. L’information n’est ainsi plus centralisée dans le département RH de Cargolux mais partagée avec les utilisateurs, via des niveaux d’accès définis. Suite p. 20 >>>


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CASE CHOICE RESSOURCES HUMAINES & BANKING SOLUTIONS

>>> Suite p. 18

L’EMPLOYÉ AUX COMMANDES «L’employé doit être responsabilisé, ce qui augmente la transparence, dit Jalal Etaoussi. On a laissé ainsi une marge de manœuvre si le feedback des employés débouche sur de nouvelles fonctionnalités.» De plus, en permettant de traiter les informations relatives aux nouveaux employés plus rapidement, le système informatique accompagne mieux

le département RH et la croissance de Cargolux. «Notre objectif était d’adapter le comportement des applications standard ESS/MSS aux besoins fonctionnels demandés par Cargolux, dit Jean-Noël Henin. Le principal challenge a été de trouver le commun dénominateur entre l’offre SAP et les processus Cargolux» La structure se bâtit sur une information organisationnelle tenue à jour par les utilisateurs eux-mêmes. «Dès qu’une personne change de position dans l’organisation, les informations la concernant changent», résume Leila Abid.

À côté des 1000 personnes au Luxembourg, 85 bureaux au niveau mondial sont concernés par l’implémentation de SAP HR et du portail web avec les processus ESS/MSS. Le projet sera adapté aux besoins de chaque site tout en demeurant hosté chez Champ. «C’est de la délocalisation contrôlée», explique Jalal Ettaoussi. Et Leila Abid conclut : «Le projet fut un réel succès, en délivrant des résultats tangibles pour Cargolux, en temps voulu et en respectant le budget.»

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Banque de Luxembourg gagnera en data processing Alors qu’elle implémente Avaloq en tant que nouveau système de core banking, Banque de Luxembourg a décidé d’améliorer son infrastructure de data management avec la solution GAIN. Banque de Luxembourg va implémenter la solution GoldenMaster d’AIM Software, avec pour objectif l’optimisation des services de transmission des données de pricing, d’une part, et des données statiques, d’autre part, provenant de Telekurs, Bloomberg et Wertpapiermitteilungen au sein de la solution Avaloq. En effet, dû à une demande croissante du marché, il est devenu nécessaire de rendre les systèmes de processing des données plus performants. Après une analyse des solutions existant sur le marché, Banque de Luxembourg va migrer son application actuelle vers la plateforme multi-source GAIN GoldenMaster.

Les demandes croissantes en termes de data processing exigent de pouvoir intégrer des sources de données nombreuses et de différents types. La solution GAIN a une connectivité à plus de 15 sources de données. «Nous allons pouvoir travailler dans un environnement multi-source, afin de gérer nos données de pricing et de référence sur une plateforme qui pourra croître en fonction de nos besoins futurs, explique Anita Obadia, Project Manager à Banque de Luxembourg. Nous étant fiés à AIM Software pour plus de quatre ans, nous avons choisi de migrer vers leur solution GAIN GoldenMaster. Ils ont une expérience solide dans le domaine, puisqu’ils

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comptent parmi leurs utilisateurs plus de dix des banques majeures qui utilisent Avaloq. De plus, l’interface de GAIN est la seule certifiée par Avaloq.» En ce sens, les validations de données apportées par la solution peuvent être adaptées aux besoins spécifiques des clients. Les données validées sont ensuite directement intégrées au sein d’Avaloq.

STRATÉGIE SIGNÉE SOA À l’heure actuelle, Banque de Luxembourg peut rapidement procéder au data scrubbing, une tâche qui était auparavant manuelle. «La banque peut automatiser le

processing de ses données pas à pas et ainsi augmenter son efficience opérationnelle», explique Martin Buchberger, Head of Marketing & Sales chez AIM Software. Afin de fournir à Banque de Luxembourg une solution tailor-made, AIM Software a implémenté son approche service-oriented architecture (SOA), combinée avec la solution GAIN SmartClients. La banque bénéficie ainsi d’une adaptation très souple de l’application GAIN à ses besoins spécifiques.


CASE CHOICE INFRASTRUCTURE

Cetrel branché sur le futur À l’occasion de l’EMC Forum, Manuel Fischer, CIO de Cetrel, a mis en lumière les approches adoptées par le prestataire de solutions de paiement pour constituer une infrastructure performante. Avec 500 transactions par minute et 350.000 autorisations par jour, Cetrel est surtout connue pour ses activités dans l’industrie des cartes de paiement. Mais la société propose ses services dans d’autres domaines que la gestion des cartes de crédit et de débit : hébergement, gestion de la sécurité, gestion et intégration de données de référence, etc. L’infrastructure de Cetrel doit donc relever les défis de disponibilité de l’information, de fiabilité et de flexibilité. Comme toute entreprise, le Centre de transferts électroniques doit aussi maintenir les coûts les plus bas possible. Les réflexions menées au niveau du stockage, avec EMC, et de la virtualisation, avec VMware, sont donc guidées par un souci de faire de l’IT une source de création de valeur pour le business.

«Etes-vous alignés suffisamment sur vos collègues ? lance Manuel Fischer, CIO de Cetrel. L’alignement de l’IT est devenu essentiel car les besoins du business ont un impact sur l’infrastructure des basse-couches informatiques.» Il y a quelques années, on pouvait encore créer des infrastructures séparées pour différentes parties du business et au sein des filiales. Mais aujourd’hui, il faut pouvoir penser l’infrastructure en tenant compte des exigences de sécurité, de plans de Business Continuity et de Disaster Recovery, et de la conformité.

technique le plus haut possible. Enfin, être le plus souple possible pour répondre aux besoins informatiques communs, ainsi qu’à des pics d’activité particuliers, tout cela sans avoir à maintenir d’infrastructure trop lourde. «Il faut assurer un service de qualité, c’est-àdire être up & running d’une part, et d’autre part fournir les services définis et mesurables au travers de SLA, résume Manuel Fischer. Apporter une preuve de la qualité de ses services est essentiel.»

PREUVE DE QUALITÉ

«Aujourd’hui, il faut pouvoir réagir plus vite, tout en ayant une base de données plus grande, explique Manuel Fischer. Nous pouvons augmenter notre puissance et notre capacité afin de répondre aux nouvelles exigences du business. Le futur de nos activités est construit sur une architecture d’applications modulaires, qui peut évoluer avec nos besoins.» Pour implémenter cela, Cetrel s’est concentré sur la virtualisation, à la fois du stockage et du réseau. L’infrastructure de Cetrel bénéficie d’une redondance du LAN et du SAN, repose sur trois datacenters interconnectés en DWDM et sur le load balancing

Ces défis se traduisent, pour l’IT, pour une plus grande responsabilité face aux clients : pouvoir gérer la complexité de l’infrastructure afin de la faire tourner 24h/24, à un prix compétitif et en contrôlant au maximum les risques. «Il faut avoir assez de ressources pour travailler dans le futur et répondre aux besoins du business à moyen terme», dit Manuel Fischer. Le time-to-market exige, entre autres, de réduire le temps de développement d’un produit jusqu’à sa commercialisation. De plus, il faut sécuriser les systèmes au niveau

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du contenu. Le passage d’un datacenter à l’autre, en cas d’incident, se fait quasiment en temps réel. L’impact sur l’infrastructure doit demeurer invisible à l’utilisateur. «Notre métier exige d’être disponibles en 24/7/365 pour nos différents types de clients. Les produits d’EMC nous permettent de concevoir des centres de calcul qui assurent une disponibilité de l’information, même en cas d’impact lourd sur les infrastructures.»

UNE IT QUI ÉVOLUE

Manuel Fischer, CIO de Cetrel


////////////////////////// IT FINANCE > KPMG p25 > Avaloq p27 > Eri Bancaire p28 > Temenos p30 > Banking 2.0 p31 > Callata每&Wouters p32 > Clearstream p33


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Le big refresh n’a pas eu lieu

© Photography Raoul Somers

En matière de core-banking systems et principalement dans le monde de la banque privée, la photographie du paysage luxembourgeois est très statique. Avec la Systems Survey 2007, le cabinet de conseils KPMG avait déjà fait le constat : l’âge moyen des systèmes est très élevé et il est à parier que le contexte actuel ne favorisera pas le rafraîchissement des applications au coeur des banques.

Vincent Köller, Partner chez KPMG Luxembourg.

«Il y avait eu un regain d’intérêt par le marché pour cette problématique en 2005, dit Vincent Köller, Partner chez KPMG Advisory. Or aujourd’hui, il semble déjà que ce ne soit plus le premier élément on top de l’agenda.» Le cabinet, sollicité largement pour les missions de conseils et d’aide à la sélection d’outils bancaires avait vu cet attrait annoncé pour les packages. Les premiers acteurs dont ERI (un tiers de parts du marché), Midas, Real, Sungard avaient vu les challengers Temenos, Avaloq ou Callataÿ&Wouters doper un marché qui voulait en finir avec l’In-House.

«L’âge moyen des systèmes est maintenant de 12 ans, dit Jean-Pascal Nepper, Director chez KPMG Luxembourg. Cela veut dire que ces systèmes largement amortis peuvent être même, dans certains cas, dépassés. Au vu du contexte actuel, il est probable que l’on connaîtra pas de grand remplacement, ce qui fera que les systèmes seront encore d’autant plus vieux...» Or, le cabinet et les acteurs de la place, les banques elles-mêmes et les médias avaient tiré la sonnette d’alarme dès 2005 : «dépoussiérez».

vont être des triggers qui auront des impacts importants sur les systèmes dans les prochains mois...

MANQUE DE VISIBILITE SUR LES MARCHES

Mais ces déclencheurs devront aussi se mettre en phase avec une globalisation des décisions et la perte de l’autonomie luxembourgeoise. «Les grands projets que nous avons connus ces derniers temps, à La Poste, chez LRI, Raiffeisen, la SNCI, etc. ont eu lieu parce que le centre de décision local est très important. Il est à parier qu’un regain de contrôle de la part des groupes sur leurs entités va jouer en la défaveur des autonomies locales.» Cependant, la conformité nationale et la proximité avec la clientèle seront toujours aussi importantes.

«Nous avions été sollicité pour 7 à 8 missions importantes, dit Vincent Köller. Aujourd’hui, deux sont arrêtées. Il y a clairement un manque total de visibilité de ce qui peut arriver sur les marchés financiers.» Par contre, il est quasi certain que les aspects réglementaires, le risk management, les reportings de qualité, le besoin de confiance commerciale...

Quelles sont alors les perspectives pour le modèle luxembourgeois ? Le modèle SaaS ? «Pas nécessairement, car il souffre de l’application de la TVA, au contraire d’une structure interne. De plus pour les outsourceurs, il faudra trouver la masse critique pour pouvoir travailler à des conditions plus avantageuses pour les banques.» Une voie qui est possible

notamment pour les structures qui veulent démarrer rapidement, avec une solution aboutie... «De plus, comme les sytèmes sont largement amortis, un taux de maintenance à 20% comme seul coût annuel est finalement assez raisonnable.»

WHAT’S NEXT Du côté des éditeurs, on verra aussi quelques trends à confirmer : chez Callataÿ&Wouters, la percée du modèle SaaS avec Clearstream Services et l’incorporation (rendue possible) dans la plateforme SAP. Chez Temenos, il faudra assurer la reprise de Financial Objects et son IBIS, présent dans trois banques. Pour Avaloq, il faudra passer au going live chez BDL et LRI. ERI aura une approche assez opportuniste dans des secteurs variés ou sur des projets comme Van Lanschot Bankiers. Pour les consultants, il faudra répondre au What’s next et répartir le risque sur plusieurs packages. Même le cabinet est prêt pour aller vers de nouveaux marchés, suivant la tendance des nouvelles fortunes : en Russie, dans le Golfe, en Australie et en Asie du Sud-Est.

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Si la position de numÊro 1 du marchÊ a tout lieu d’’être envisagÊe avec enthousiasme par Patrick Lefèvre, Managing Director de la nouvelle structure, ce dernier n’’en reste pas moins attentif à la situation.

)RXUQLVVHXUGHVROXWLRQV FU¾DWLYHV La fusion de deux rÊseaux possÊdant chacun leurs règles de fonctionnement, leur culture, leurs habitudes et leur positionnement n’’est certainement pas une opÊration aisÊe, concède Michel De Bosschere, CEO. n8Q WHO SURMHW QmD GHVFKDQFHVGmDERXWLUTXHVLFKDFXQVmLPSOLTXH GDQVODIXVLRQHWHQFRPSUHQGOHVDYDQWDJHV (Q UDSSURFKDQW 1DVKXDWHF HW 5LFRK QRXV VLPSOLÕRQV HW UDWLRQDOLVRQV QRWUH RUJDQLVDWLRQ 1RWUH REMHFWLI SULQFLSDO HVW GmDP¾OLRUHU QRV SURFHVVXVWRXVOHVQLYHDX[HWGmRIIULUXQVHU YLFH HQFRUH SOXV SHUIRUPDQW  QRV FOLHQWV HW SDUWHQDLUHV5LFRKQmHVWSDVXQVLPSOHYHQGHXU GHPDFKLQHVFmHVWDXVVLHWVXUWRXWXQIRUPLGDEOH IRXUQLVVHXUGHVROXWLRQVFU¾DWLYHV&mHVWOWRXWH QRWUHYDOHXUDMRXW¾Ho Conscient des enjeux Êconomiques de l’’harmonisation, Michel De Bosschere l’’est aussi de la responsabilitÊ qu’’endosse Ricoh envers la sociÊtÊ : n(Q WDQW TXmDFWHXU ¾FRQRPLTXH PDMHXUQRXVQRXVGHYRQVGHGRQQHUOmH[HPSOH HQ PDWL´UH GH UHVSRQVDELOLW¾ VRFLDOH HW GH VRXWHQLU GHV LQLWLDWLYHV FLYLTXHV LQW¾UHVVDQWHV HWGXUDEOHVo

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La logique de communauté a parlé!

© Photography Raoul Somers

Les deux Go -live 2009 à Luxembourg sont très attendus du côté d’Avaloq qui a relevé avec brio son premier challenge : celui de faire adhérer de nombreuses ressources à son modèle de partenariat. Aujourd’hui, forte d’un écosystème bien représenté, la solution de l’éditeur helvétique est d’autant plus attractive pour les clients luxembourgeois.

Frédéric Kemp, Country Manager d’Avaloq

«L’expertise pour conduire les projets est désormais largement disponible, dit Frédéric Kemp, Country Manager d’Avaloq à Luxembourg. Nous continuons aussi nos efforts en ce sens en matière de formation. Nous avons déjà organisé localement six Avaloq Academy ces 18 derniers mois et ambitionnons de continuer à organiser le knowledge transfer local par de nouvelles sessions de formation.» Par ailleurs, l’équipe Avaloq s’est elle-même renforcée pour organiser et favoriser cet engouement. «Nous voulons pérenniser le modèle de collaboration avec les partenaires d’implémentation, tout en permettant à ces ressources d’obtenir l’appui local et aux clients de bénéficier de l’expertise interne pointue sur les nouveaux modules. Nous souhaitons offrir cette connaissance directement à partir d’Avaloq pour assister nos partenaires sur les prochains projets et offrir un rayonnement plus grand.» Luxembourg est toujours en tête des priorités, même si de nouveaux marchés cibles ont été identifiés chez l’éditeur; l’Autriche,

L’éditeur suisse était entré sur le marché luxembourgeois avec des ambitions nourries, consacrées rapidement en succès : Banque de Luxembourg et LRI, devenue aujourd’hui Landesbank Baden-Württemberg ou LBBW Luxemburg, avaient été les deux premiers succès retentissants. Conformément au modèle, l’éditeur a fait monter l’expertise sur sa plateforme chez les clients et à travers un réseau de plus en plus enrichi. C’est ainsi qu’Orbium, Comit, Accenture, Syncordis, KPMG, et de nombreux consultants indépendants forment aujourd’hui un régiment de plus de 65 consultants certifiés sans compter les ressources chez les clients eux-mêmes.

l’Allemagne, les pays de l’Est et du Golfe attirent les regards. «La connaissance joue un rôle essentiel dans l’implémentation du sytème et un soutien à la compétence internationale depuis Luxembourg est loin d’être exclu.»

L’INNOVATION : CŒUR DE STRATÉGIE Avec deux projets phares «on time, on target» importants à Luxembourg (BDL, 800 personnes, fin 2009 et LBBW, 200 personnes, début 2009), Avaloq est aussi capable d’offrir des modèles, des projets et des set-ups bien différents. C’est la souplesse de l’outil qui le permet. «Mais il est à constater que le taux de renouvellement d’ancien package est un peu moins rapide que prévu, dit Frédéric Kemp. Nous avons toutefois connu une année positive malgré un marché prudent. Pendant ce temps, nous avons notamment développé, avec nos clients, diverses fonctionnalités telles que des interfaces de reporting ou de connectique avec les acteurs nationaux. Ces fonctionnalités sont aujourd’hui disponibles pour tous.»

Et les effets de la crise vont se faire sentir : les régulations vont êtres renforcées, les contrôles sur les risques omniprésents, la souplesse et la flexibilité requises au coeur des systèmes. «L’innovation est au coeur de notre stratégie. De plus, Avaloq garantit une flexibilité importante qui permet de s’adapter rapidement et de ne pas être dépendant dans un contexte où les marchés peuvent évoluer très vite dans un sens ou dans un autre. L’ouverture totale du système permet en outre d’extraire ou d’interfacer toutes les informations utiles pour une gouvernance optimale, dans un cadre standard et documenté.» Avec une release importante par an, Avaloq tient aussi ses promesses techniques et fonctionnelles : on profite aujourd’hui, avec la release 2.7, d’un support des spécificités locales, d’une couverture fonctionnelle accrue sur le portfolio management ou le CRM, un risk management avec des dashboards précis sur les expositions encourues, un GUI redessiné, une intégration avec les call-centers et les solutions IP de Cisco, etc... Cap sur la croissance.

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L’industrie doit s’exporter Leader incontesté du marché des packages bancaires pour les banques à Luxembourg (plus d’un tiers de parts de marché selon KPMG), ERI Bancaire est bien positionné dans les starting blocks pour un avenir d’expansion... Il est toujours difficile, lorsque l’on détient un leadership, de maintenir une position enviée. ERI Bancaire relève le défi avec un personnel toujours en croissance à Luxembourg, qui est désormais fort de 160 personnes sur les 500 WW. Avec l’ouverture du bureau singapourien, ERI a réussi quelques signatures importantes, dont Axis, une banque indienne, à l’occasion de l’ouverture de son booking center à Singapour. Ailleurs sur le globe, ERI a gagné Quantum en Angola ou UBS Moscow. Au Bahreïn, à Dubaï, ERI fait des émules...

«Nous sommes actuellement sollicités», dit René Spano, Directeur d’ERI Bancaire à Luxembourg. Et le buzz provient aussi de l’intérieur des murs des clients : Rothschild opère la Belgique, l’Espagne, le Portugal et l’Italie sous le développement luxembourgeois, SEB tourne la Pologne, la Suisse, le Luxembourg, etc., tandis que BNP, JP, et la Société Générale, entre autres, poursuivent elles aussi leurs expansions. «Nous voulons continuer cette croissance depuis Luxembourg, confie René Spano. Notre système est éprouvé et l’architecture est très robuste. Tout en respectant le choix du client, nous privilégions le système intégré. Nous sommes néanmoins capables de nous interfacer dans une approche best-of-breed avec des clients qui choisiraient un autre module pour les dérivés ou les titres...» À cela s’ajoutent de nouvelles références comme la Caisse de Pension des Employés Privés, la CPB ou encore Le Foyer Patrimonium.

UNE SOLUTION RICHE ERI puise également sa force dans sa capacité de multi-centre ou multi-entité, un mode qui convient bien à la spécificité et aux atouts de la Place grand-ducale. Et l’éditeur est tout aussi prêt à grandir dans des niches

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spécifiques : sur le monde des fonds, de l’asset management ou sur des secteurs proches de la comptabilité financière, dans certaines caisses, etc. «Nous avons plusieurs projets de remplacement de systèmes anciens par Olympic. Nous avons développé notre nouvelle version de logiciel qui est mis en production et éprouvé à Luxembourg. Pour les banques qui songent à pérenniser leurs investissements et se préparer à l’avenir, ils doivent considérer une solution riche d’une multitude de fonctionnalités qui tourne dans 280 banques réparties sur 36 pays.» Avec le système, les clients d’ERI bénéficient d’un upgrade «naturel» qui est accessible pour les banques de 5 à 1000 utilisateurs. «La place luxembourgeoise possède une force incontestée dans les solutions, dans la législation et dans le savoir-faire. Nous continuons à croire en la Banque Privée et les récentes études indiquent cette volonté nationale d’augmenter les actifs sous gestion, dit Riccardo Ricci, Sales Manager d’ERI. «Nous voulons contribuer à ce mouvement et, pourquoi pas, aider l’industrie à former les ressources nécessaires, ajoute René Spano. Il nous faut être créateurs de valeur ajoutée et automatiser le plus possible là où les métiers n’apportent pas cette valeur. Nous avons les


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© Photography Raoul Somers

systèmes informatiques pour le faire.» Et pour accélérer l’adoption, ERI est dotée d’une interface graphique nouvelle qui contiendra bientôt des composants métiers enrichis. ERI rompt aussi avec l’exclusivité iSeries tout en gardant l’avantage d’avoir une base de données, microcodée, proche de l’OS... «Le prototype est quasiment prêt.»

Riccardo Ricci, Sales Manager chez ERI Bancaire

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IT FINANCE CORE BANKING

Les Objets de la croissance Avec plus de 20% du budget consacrés chaque année au R&D, Temenos vise une croissance autour du coeur de banque. «Notre seul focus est le core-banking, dit Yves Compan, Business Development Manager de Temenos Luxembourg. Tous nos investissements vont en ce sens. Cela garantit la non-obsolescence de nos solutions et facilite grandement l’évolutivité du système. Notre plateforme est ouverte et indépendante de tout hardware, OS ou database.»

Et la très grande force de l’éditeur, c’est aussi le modèle de distribution très localisé. En effet, chaque pays, inscrit dans une région, est assez autonome et impliqué sur le terrain pour remonter et soutenir les ambitions locales. A Luxembourg, cette situation est d’autant facilitée que la région CEB (Central Europe Benelux) possède son HQ à Capellen, dans les mêmes facilités que la branche luxembourgeoise. «Nous sommes ainsi passés de 2 bureaux, 34 personnes et 250K$ en 1993 à 45 bureaux, 3000 personnes et 330M$ de CA aujourd’hui.» En cette fin d’année, la croissance aura aussi été externe, avec la reprise d’Informer, un prestataire grec et, surtout pour le marché luxembourgeois, de Financial Objects, l’éditeur anglais d’IBIS qui a encore trois clients à Luxembourg. Temenos s’engagera sur ces nouveaux clients, même s’ils possèdent, à des degrés divers, les sources du package anglais.

© Photography Raoul Somers

24/24 BANK

Yves Compan, Business Development Manager de Temenos Luxembourg

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Avec une force d’une cinquantaine de consultants à Luxembourg, Temenos veut donc «comprendre avant tout les besoins locaux». Cette stratégie payante a ainsi permis à l’éditeur de signer le seul deal de l’année à Luxembourg. «Notre business model orienté vers les clients est apprécié. Cela nous a permis de signer 49 nouveaux deals WW et d’engranger 54 nouvelles signatures sur les trois premiers trimestres 2008.» Une croissance avec des nouveaux joiners qui ne


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négligent pas pour autant la base installée. «Nous ne possédons qu’une seule version de source de notre core, même si on a des releases différentes et même s'il est renforcé par des applicatifs locaux qui n’existent pas dans toutes les représentations. Mais cette situation facilite l’adoption du soft, aussi grâce à la release annuelle proposée aux clients.» Temenos dispose aussi d’une Model Bank qui repose sur une préparamétrisation du package, permettant une adoption rapide dans un environnement fonctionnel évolué et techniquement

fiable. Ce qui occupe aussi l’éditeur, c’est la migration de Globus vers T24, le produit qui évolue dans une architecture n-tier complète pour les banques en continu. «Pour toutes sortes d’usages, du Private Banking au Corporate Banking ou au Retail, nous n’avons qu’un produit qui est T24. Il garantit les mêmes flux, la même DB, peu importe le contexte. Dans la région CEB, nous avons ainsi actuellement sept clients qui sont en cours d’upgrade de Globus à T24.»

éditeurs, s’appuyant aussi sur un représentant de poids au niveau de l’intégration qui est Syncordis. «Le modèle est approprié». À l’avenir, Temenos va s’engager sur des questions comme la gestion des produits structurés ou une intégration avec des outils BPM pour une revue de process dynamique. En ces temps délicats, cela peut être une fameuse pierre d’achoppement.

Avec une douzaine de clients à Luxembourg, Temenos s’est placé aussi au rang des grands

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Banking 2.0, sonnante et trébuchante Après l’online banking, voici venue l’aire de la banque P2P, Person-to-Person. La dernière technologie introduite par Yodlee Moneycenter, start-up créée en Californie en juin 2006, est une suite d’applications Internet avec un système de personal banking, un service de facturation, gestion de cartes de crédit, transfert de fonds, classement des dépenses, gestion de portefeuille et des options de paiement au jour le jour, du compte courant ou via carte de crédit. C’est le plus ancien exemple de système de «Banking 2.0» connu.

Ce ne sont pas les seuls à avoir investi dans le créneau des «banques interactives» : Prosper.com fonctionne sur le modèle d’eBay. Pas de marché pour vendre ou acheter mais un endroit pour que des emprunteurs puissent trouver des crédits, directement, auprès de «débiteurs», des gens comme vous et moi. Ceux-ci mettent des fonds à disposition, en offrant aux enchères, les taux d’intérêt moins lourds que le marché et surtout à destination première des PME qui, on le sait, ont des accès difficiles au crédit. Encore du «Banking 2.0» : Google et Visa se lancent dans le paiement par mobile sur le téléphone Android de Google. Paypal, le système bancaire du group eBay, vient d’annoncer paypettes.com pour l’échange d’argent entre particuliers...

LES NOUVEAUX RÉSEAUX De nombreux mouvements donc dans le monde financier qui devait, tôt ou tard et après le online banking «classique», se lancer dans la révolution 2.0 qui agite toute la planète Internet.

Les grandes lignes du Banking 2.0 ? Penser à petite échelle (Think Small), inventer de nouvelles connexions pour les entrepreneurs, créer des banques en Person-to-Person, le fameux P2P qu’utilisent les plateformes de musique en-ligne. Quatre sites bancaires ont suivi le mouvement : GlobeFunder, Lending Club, Zopa and Prosper. Les demandes de crédit se font via les réseaux sociaux (Linkedin, Plaxo Pulse ou Facebook par exemple) ; c’est là que l’emprunteur présente ses besoins financiers et raconte son histoire. GlobeFunder ou Virgin Money USA (Groupe Branson) ont recours à une autre méthode : les emprunteurs présentent leurs demandes, le taux d’intérêt est fixe et des investisseurs institutionnels ou des Hedge Funds financent les crédits. Virgin Money USA facilite également le transfert de fonds entre amis ou familles, qui négocient les taux et le niveau de commission. Le risque ? Faible d’après ces pionniers : Lending Club affirme avoir 0,012% de paiements en retard et un «default rate» de 0% … malgré les difficultés conjecturelles.

D’autres exemples ? Monabanq offre à sa clientèle un «widget» (une petite application), MonaSinc, pour suivre et gérer en temps réel son compte bancaire. Le site Mint.com a 400.000 utilisateurs, gère des encours de 12 milliards USD et partage 100 millions USD d’intérêts par an. Un peu le même modèle que Geezeo.com (personal finance for everyone), qui, sur son site, permet la rencontre entre utilisateurs qui échangent ainsi, en toute confidentialité, leurs trucs et astuces pour mieux gérer leurs finances … ou gagner plus et mieux. À visiter aussi, des sites européens : Loanland.se (Suède), Monetto.pl (Pologne), Pretp2p.com (France) ou encore Smava. de (Allemagne). Le Banking 2.0 ? Il en est à ses débuts et on va, sans aucun doute, beaucoup en reparler.

Dominique Gany

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Thaler au coeur de SAP Callataÿ&Wouters a officialisé son offre conjointe avec l’éditeur allemand SAP. Thaler on SAP est une réalité et est déjà promise à un avenir de SAPhire... Le partenariat à deux niveaux conclu entre l’éditeur belge Callataÿ&Wouters et le géant de l’industrie logicielle SAP est sur les rails. Thaler, le core banking system de C&W, se trouve ainsi enrichi fonctionnellement par la couverture de l’ERP de SAP, notamment en matière de comptabilité générale, de Business Intelligence et d’Analytics.

piocher lui-même les briques de son portail.» Une révolution technologique issue du web, proposée dans le monde des applications d’e-Banking.

Frédéric Stiernon, Country Manager de Callataÿ & Wouters Luxembourg

Cette couverture fonctionnelle unique, à l’échelle de toute l’entreprise, veut offrir une industrialisation accrue du métier bancaire par l’adoption du standard qu’est SAP. «D’un autre côté, l’adoption de la plateforme technologique de SAP nous permet de ‘caler’ nos solutions dans une organisation SOA», dit Frédéric Stiernon, Country Manager de Callataÿ&Wouters. Ce canevas de ServiceOriented Architecture doit offrir une flexibilité accrue pour les back-office des banques et sera particulièrement mis en lumière avec la sortie du modèle B2C, attendue mi-2009.

WIDGETS BANK En effet, au travers de la plateforme Netweaver, Thaler va pouvoir s’exposer en pièces logicielles sous la forme de widgets. «Cette solution permettra aux banquiers de proposer des services plus spécifiques, comme par exemple dans le cadre de services d’eCommerce, etc., dit Frédéric Stiernon. Le client lui-même disposera de la flexibilité de

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L’importance du partenariat avec SAP se fait aussi sentir dans le cadre commercial, ouvrant les portes d’un réseau des plus vastes de la sphère IT. L’air de rien, l’accord SAP offre aussi une pérennité à C&W qu’il est impossible à conforter seul lorsqu’on est une PME (tout de même forte de 500 collaborateurs). Aujourd’hui, avec l’investissement conjoint, Thaler sera bien au menu pour des années. Enfin, Callataÿ&Wouters a revu sa position en matière de services et embarque désormais toujours un partenaire (tel qu’ici, à Luxembourg, les consultants des big four ou certains services ou ressources providers). Après deux premiers succès (NEPB et Dresdner Bank Belgium) avec son compère Clearstream Services, Callataÿ&Wouters est prête à ouvrir les portes de Thaler avec les services en plus. De nouveaux acteurs sont prêts à rejoindre le modèle. Et l’avenir semble aussi être tracé sur cette nouvelle voie. La banque clé en main existe déjà et demain, elle pourra même être opérée au niveau du métier : c’est la voie du Business Process Outsourcing. Il suffirait qu’une banque, un prestataire métier, adhère au concept... «Toutes les banques ont un back-office et tous les back-offices font les mêmes choses, dit Frédéric Stiernon. L’avenir, c’est clairement le BPO.»

MA BANQUE EN LIGNE EN UNE MINUTE Avec la crise financière et ces banques en indélicatesse avec leurs couvertures et fonds propres, il devient de plus en plus ardu pour les institutions d'obtenir de nouveaux prêts interbancaires. Pour de nombreuses institutions, la piste la plus rapide, raisonnable et par ailleurs qui apportera de la croissance, c'est de faire appel au marché, aux dépôts et à l'économie des épargnants. La solution : à qui rémunère le mieux... Citi, Egg, et d'autres offrent jusqu'à 6,5% et il est possible de trouver des taux à 7,5 voire 8%, pour les comptes en épargne. Dans ce cas, la seule voie sont ces Direct Savings, ces comptes bancaires online, qui reposent sur les back-ends des autres... Callataÿ&Wouters a bien anticipé ce mouvement et a lancé Thaler Direct Savings Bank, une solution clé en main, prête à démarrer en moins de quatre mois. « Si une banque dispose d'une licence bancaire et de ses marketing guidelines, elle peut ouvrir une banque internet en moins de quatre mois. » Moneyou, la filiale d'ABNAmro, a ainsi réussi sa conquête de l'épargne néerlandaise. Il en revient à penser que si une banque luxembourgeoise établie, même privée et d'origine extra-EU, veut conquérir un marché de l'épargne dans un des pays de l'Union, forte de sa licence bancaire luxembourgeoise, elle pourra s'engager dans cette démarche, qui pour le moment, offre les meilleures levées de fonds possibles. La banque à papa est définitivement morte. Avez-vous les outils pour la banque de la 'Now Generation' ?


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Bank-as-a-Service

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La crise financière pourrait donner des ailes au modèle SaaS défendu par le duo Callataÿ&Wouters, le packager bancaire belge et Clearstream Services, le bras IT de la clearing house luxembourgeoise.

Michel Rodriguez, Head of IT External Business pour Clearstream Services

«Même si Clearstream Banking est notre client de prédilection, nous avons choisi dès 2004 de nous organiser sous la forme d’une entité juridique séparée, ayant obtenu ensuite l’agrément PSF, dit Michel Rodriguez, Head of IT External Business de Clearstream Services. Nous nous sommes appuyés sur un outil informatique des plus évolués pour délivrer des services de première qualité, aussi donc vers le marché.» Plus qu’ailleurs, Clearstream Services a voulu «sortir du lot et offrir plus qu’une commodité de hosting ou de managed services». L’opérateur a cru jusqu’au bout que la valeur ajoutée était autre part : dans le service. Avec quelques partenaires de choix, dont Callataÿ&Wouters pour le core-banking, Clearstream Services a monté cette offre ASP qui aujourd’hui permet surtout à des nouveaux entrants sur le marché bancaire de démarrer une banque from scratch, dans un temps record, avec une qualité incontestée et à des coûts maîtrisés.

PARTAGE DE RISQUES Si l’offre a séduit NEPB et Dresdner Bank Belgium, c’est principalement pour cette originalité du modèle de partage des risques : «on accepte d’offrir le modèle à un tarif d’entrée économiquement viable pour les banques, dit Michel Rodriguez.

La crise financière va-t-elle remettre en question les Fat Model des banques actuelles et les ouvrir au modèle souple comme le SaaS ? C’est à parier! Clearstream s’est dotée depuis des années d’un des outils IT les plus performants du secteur et de la place en général. Avec un datacentre ultramoderne construit dans la roche du Kirchberg en 2004, Clearstream Services, le prestataire IT interne de la filiale de la Deutsche Börse, a rapidement emboîté le pas à la performance au service du business.

On s’appuie sur la réussite à venir de la banque...» Lorsqu’elles s’introduisent sur un marché, les banques se trouvent à un moment charnière de leur développement. Elles sont confrontées à des investissements limités... «Mais, prévient Michel Rodriguez, nous ne promettons pas de réduire forcément les coûts des banques mais bien de les stabiliser...» Et dans ce modèle, à chaque fois qu’un client vient se greffer au modèle, il fait gagner à tout le ‘club’. «Plus le club s’agrandit, plus l’optimisation sera fine. Aujourd’hui, nous avons développé des modules pour NEPB, par exemple, qui sont disponibles pour d’autres, tout en garantissant la conformité avec le contexte de la loi.»

assure le transit de 100.000 factures à l’année avec la conservation légale, la signature électronique LuxTrust...

//// CLEARSTREAM SERVICES IN THE PIPE //// Les domaines qui pourraient intéresser Clearstream Services sont nombreux. Mais avec toute vraisemblance on peut s’attendre à ce que le prestataire IT propose plus de connaissances métiers dans un mode qui va être encore plus

Ailleurs, sur Swift, Odyssey, Information Mosaïc, etc., Clearstream Services permet déjà des opérations à Djibouti, à Nice, à Genève... «Nous possédons cette infrastructure propre qui nous permet d’offrir cette compétence depuis Luxembourg.» Active sur le réseau, la sécurité, l’archivage, la base de données, etc., Clearstream Services est prête à aller plus loin. «Ce qui nous manque encore, ce sont principalement les outils de gestion de fonds et de Business Process Management. Nous avons aussi déjà envisagé d’attaquer d’autres couches logicielles et métiers pour lesquels nous sommes en discussion avec des partenaires...» Pour Chiquita Europe, Clearstream Services

avancé avec le BPO (Business Process Outsourcing). Il s’agira de prester (ou prêter) une infrastructure technique, une infrastructure logicielle mais aussi les compétences métiers à des clients financiers. Quelques pistes probables en plus de l’offre bancaire front/back, les corporate actions et le SwiftService Bureau :  t-BMVUUFDPOUSFMFCMBODIJNFOUEBSHFOU  t-BSDIJWBHFMÏHBM  t-BGBDUVSBUJPOÏMFDUSPOJRVF  t-FTTFSWJDFTQPVSMJOEVTUSJFEFGPOET et les Assets Managers

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/////////////////////////// ACTUAL IT > La troisième innovation week d’IBM a provoqué la naissance d’idées p36 > Les Assises de la Sécurité, à Monaco, ont renforcé leur position d’événement majeur dans le domaine de la sécurité informatique p38 > Un colloque pour faire le point sur les avancées liées à la stratégie de Lisbonne p40 > La conférence itSMF a misé sur les retours d’expérience pour analyser l’influence des normes en entreprise p42 > Deux informaticiens passionnés ont créé une communauté de hackers pour soutenir les projets IT de tous types p44 > VOIPgate négocie avec adresse le tournant vers le nom de domaine.tel p46 > La conférence sur la gestion de projet a commenté les multiples casquettes du Project Manager, qui est surtout un change leader p48 > En pleine phase d’expansion, l’éditeur New Access s’installe aussi à Luxembourg p50 > e-Kenz vient d’inaugurer ses nouveaux bureaux mais a déjà prouvé ses compétences aux plus grands p51 > La biométrie est porteuse de promesses mais aussi de questions d’éthique, selon le cabinet d’Avocats Noble et Scheidecker p52 > Microsoft lance les sessions TechNet et se rapproche des besoins premiers des utilisateurs p54 > Banque BCP s’est dotée rapidement d’une infrastructure de pointe grâce à une équipe soudée p55 > Carte blanche à Arsys : la Green IT n’est pas une tendance mais l’expression de besoins réels pour les entreprises p56 > Conférence ITnews : la BI au centre des préoccupations p58 > Petit-déjeuner ITnews et IBM : PCI, base idéale pour les politiques de sécurité p60 > Rendez-vous sécurité : les meilleurs chemins pour des solutions adaptées aux utilisateurs et aux entreprises p62 > Troisième édition en vue pour le salon Working Worlds de la société GAX Technologies p64 > Le CRP Henri Tudor organise les XIème Journées du Libre p66 > Agenda p67

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PRIVÉ DE MAILS… PAR CHOIX Comment passer d’une quarantaine d’e-mails quotidiens à 13 par semaine ? Luis Suarez est une personnalité atypique. Depuis huit mois, ce Knowledge Management consultant chez IBM Global Business Services a abandonné l’utilisation des emails pour se concentrer sur les podcasts, les wikis et les blogs. «C’était contreproductif», lance-t-il naturellement. Luis Suarez a créé un environnement «ouvert et transparent» au sein duquel les collaborateurs peuvent participer en

It’s time for an IBM rêv-olution L’innovation ne s’arrête pas aux murs des centres de recherche et de développement. La décrivant comme un changement de vision que toute entreprise doit être prête à adopter, IBM en a fait son motto. Lors de sa troisième innovation week organisée au Belux, IBM voulait provoquer la naissance d’idées nouvelles. L’événement fut entre autres l’occasion de présenter les résultats de la Global CEO Study, menée par IBM depuis 2006, qui compile les priorités stratégiques des dirigeants d’entreprises à travers le monde. Et l’innovation occupe le haut de l’affiche…

publiant du contenu, en lisant le sien et en échangeant directement sur cette base. «S’ils veulent me lire, ils vont sur le web et s’ils veulent aller plus loin, ils me contactent réellement. Quand je reçois des emails, ce sont donc des demandes productives, pour partager de la connaissance. Si les gens ne sont pas prêts, au moins ils ne me font pas perdre mon temps.» S’il est radical, il n’en a toutefois pas perdu sa jovialité. La barbe de Luis Suarez tient plus de celle du sage que de l’ermite. «Si les gens adorent leur inbox, tant mieux pour eux. Mais s’ils veulent en changer, je peux les aider.» Il s’est inspiré des outils utilisés par les futurs diplômés et les plus jeunes, les ‘technology natives’. «Je ne cherche pas à sauver du temps car je travaille autant qu’avant. Ma démarche, c’est pour plus de diversité, de visibilité. Je me suis aussi établi en tant que leader dans mon domaine.»

«Les sociétés ont faim de changement, dit Michel Vlasselaer, Partner IBM Global Business Services. Mais elles savent que le maîtriser est de plus en plus difficile.» Les défis actuels auxquels les entreprises doivent faire face sont en effet légion : hausse des prix de l’énergie, émergence de nouveaux pays sur l’échiquier commercial international, changement climatique, clientèle à la pointe de la technologie, changements de plus en plus rapides, réduction des coûts… «Ce monde, que j’appelle Globalistan, est né d’influences économiques et technologiques dont on peut retracer l’historique, déclare Mark Eyskens, Professeur à la Katholieke Universiteit Leuven. Aujourd’hui, le développement d’internet, demain, les ordinateurs quantiques. La technologie joue un rôle instrumental essentiel dans le monde d’aujourd’hui et de demain.»

RECHERCHES APPLIQUÉES

Qu’en est-il de l’open source, qui travaille déjà en communauté ? «Je me suis inspiré de leur notion d’ouverture mais je me suis différencié en abandonnant les emails. Selon moi, ces outils sont contraires à la négociation mutuelle et à la collaboration sociale.» Visitez son blog «Thinking outside the inbox» sur www.elsua.net

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Incontournable dans le paysage de l’IT, Big Blue s’investit dans l’innovation et ce, à plusieurs niveaux. En plus des 6 milliards de dollars annuels alloués à la recherche et au développement, la société inclut ses employés dans des séances mondiales de brainstorming, lance des projets d’aide au développement local et, comme de plus en plus de sociétés, fait appel à ses utilisateurs pour concevoir des solutions et des produits

qui leur conviennent. «Ce n’est plus de la technologie pure mais de la recherche appliquée, dit Bart Van Den Meersche, Country General Manager IBM Belux. Les laboratoires se doivent de répondre aux besoins des utilisateurs.» La recherche ne ferait-elle qu’amplifier les désirs de ces ‘consomm’acteurs’ ? La compétitivité actuelle demande, en tout cas, une telle réactivité. «Ce que vous ne faites pas assez vite, votre concurrent le fera», résume Benoît Scheen, CEO de Mobistar. Face à ces pressions bien réelles, les sociétés doivent faire preuve d’innovation pour trouver de nouveaux canaux de développement. D’où l’importance donnée par Bart Van Den Meersche aux partenariats au niveau mondial : «65% du business d’IBM s’effectue à présent hors des Etats-Unis. Nous avons évolué d’une focalisation sur la réduction des coûts à la recherche d’une alliance idéale entre mondialisation et innovation.» La mondialisation rimerait donc mieux avec concentration des compétences qu’avec leur dispersion. Et l’innovation en serait le moteur… «90% des CEOs que nous avons interrogés pensent qu’ils devront faire évoluer leur modèle, leurs ressources et leurs employés, ce qui exige beaucoup plus d’implication au niveau individuel», dit Michel Vlasselaer. Un avis partagé par Bart Van Den Meersche : «L’innovation n’est pas créée en délégant la responsabilité, a-t-il déclaré. Elle doit venir de l’intérieur de chacun.»


IBM INNOVATION WEEK ACTUAL IT

ENTREPRISES EN DEVENIR Chez IBM, les initiatives de Corporate Social Responsibility sont extrêmement importantes et se déploient à travers le monde. Pour recueillir les avis des IBMistes, la société les rassemble au cours de vastes ‘innovation jams’ desquelles sont ressorties des idées, devenues ensuite projets. IBM a ainsi conçu un environnement virtuel basé sur la Cité Interdite en Chine (www.beyondspaceandtime.org), ainsi qu’un programme de grid computing basé sur la combinaison de la puissance des ordinateurs de tout un chacun (www.worldcommunitygrid.com).

La CSR, qui part d’une conscientisation nécessaire de l’entreprise, peut ainsi être une plateforme de croissance. «L’évolution majeure à venir est de nature morale, dit le Professeur Mark Eyskens. Ce qui manque aux sociétés, ce n’est pas tant un changement d’éthique qu’une éthique du changement. Nous devons préparer le futur pour les générations à venir.»

Bart Van Den Meersche, Country General Manager IBM Belux

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//// NANO-SÉCURITÉ EN LUMIÈRE //// Les nanotechnologies sont en plein essor. Au départ, de ‘simples’ constructions à l’échelle atomique (mesurée en nanomètres), elles se sont développées pour tendre des ponts vers la biologie,

Sécurité : un appel à la nouveauté

la chimie et l’électronique : emballages transparents, écrans tactiles ; encres pour cellules solaires et puces RFID…. Et la sécurité aussi est concernée. «Selon le principe de la physique quantique, les objets se modifient a l’échelle nanométrique, explique Mauro Israël, Expert en Sécurité des Systèmes d’Information et en nanotechnologie. La même chose est vraie pour la lumière.» Des recherches sont menées sur un système de transmission de message par photons. Tout message dont la nature a été modifiée entre le point de départ et

Lors de la huitième édition des Assises de la Sécurité à Monaco, dans le contexte de la crise financière, les intervenants ont analysé les meilleurs outils, technologiques et procéduraux, pour mettre en place et améliorer une sécurité efficace. «Nous vivons dans un monde de bisounours», a lancé, en introduction, Patrick Lagadec, Directeur de Recherche de l’Ecole Polytechnique. Il faisait référence aux nombreuses crises qui peuvent menacer à tout moment les systèmes (gouvernementaux, sociaux mais aussi d’information) et dont peu se préoccupent. Il a ainsi cité l’exemple de l’ouragan Katrina qui, en dévastant le sud de la Louisiane en 2005, a surtout mis à nu les failles systémiques du plan catastrophe du gouvernement américain. Si plan il y avait…

d’arrivée, a donc été intercepté (hacking). «On ne prend en considération que les clés qui n’ont pas été interceptées», dit Mauro Israël. En revanche le contenu est toujours soumis aux mêmes risques. L’arrivée de la ‘vision’ quantique dans l’IT doit donc se doubler de nouvelles définitions de l’information.

Certaines crises ne peuvent être catégorisées car elles sont perçues comme imprévisibles, inconcevables. Or, de telles crises sont de plus en plus courantes. «Il ne faut pas tenter de gérer le chaos», a conseillé Patrick Lagadec. Mettre en place de nouveaux modèles, repenser la gestion de crise, organiser des groupes pluridisciplinaires, sont des mesures qui permettraient de sortir du carcan ambiant qui empêche d’accepter des scénarii qui dépassent l’imagination.

FAIRE SENS L’importance d’une protection des données doit faire sens. C’est le message du groupe de travail du CIGREF, Club, sur la protection de l’information dans l’entreprise. «On ne doit protéger que ce qui doit l’être, a déclaré Jean-Pierre Gagnepain, membre du groupe de travail. L’analyse détermine souvent que

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les données sensibles ne constituent qu’un faible pourcentage du total.» Mais l’évolution de l’information la rend complexe à localiser ; à la fois interne à l’entreprise et détenue par ses partenaires. «Au lieu que les gens soient internes à l’entreprise, c’est elle qui se retrouve au sein des employés, au vu de la multiplication des connexions et du succès des outils qui soutiennent la mobilité. Il faut donc s’intéresser aux réseaux physiques mais aussi aux réseaux formés par les gens.»

L’ADIEU AUX UTOPIES Le regroupement en réseaux est au centre des analyses de Réseaux de Confiance, une communauté d’experts français. Selon David Dupré, Directeur marketing de la société Arkoon, «il faut pouvoir mieux définir la confiance» donnée à l’information. «L’informatique évolue toujours mais aujourd’hui le changement est profond : c’est au niveau de l’architecture, dit-il.» Que ce soit la convergence du téléphone et de l’IT, de l’hébergement en externe d’applications ou du support de ces dernières sur le web, la sécurité doit suivre les évolutions technologiques… et sociales. «85% des virus

s’attrapent sur le web. Mais c’est une utopie de penser qu’on peut interdire aux utilisateurs d’aller sur Facebook ou Google Apps. La confiance dans ces applications passe par un chiffrement efficace.» Une réalité que les éditeurs de logiciels ont bien compris : EMC rachète RSA ; Sophos, Utimaco ; et McAfee, Secure Computing. De là découle une focalisation sur la mesure du risque, en collaboration avec les utilisateurs eux-mêmes… s’ils acceptent de s’impliquer. «Il existe un paradoxe bien connu des responsables sécurité : si on demande quelles informations sont stratégiques au sein d’une entreprise, on nous répondra : ‘toutes’. Mais dès qu’il s’agit de mettre en place des mécanismes de protection, plus personne ne s’exprime.» Cette anecdote rappelle qu’une politique de sécurité et les outils qui en découlent ne font sens que s’ils sont suffisamment soutenus par le management. «La sécurité implique un vrai changement culturel, il faut pouvoir communiquer sur les objectifs visés et suivre la progression. De ce fait, les Business Units managers sont les plus à même de faciliter la protection de l’information sensible.»


TELECOM ACTUAL IT

De futures synergies entre Tango et Telindus La reprise de Tango par Belgacom va permettre à l’opérateur luxembourgeois de profiter de l’expérience du groupe sur le marché belge, tant en téléphonie mobile et fixe que internet. Tango se rapproche aussi de Telindus et va pouvoir élargir son portfolio entreprise. Mais la société doit d’abord faire peau neuve. Analyse avec Didier Rouma, CEO de Tango. Telindus au Luxembourg. L’association ICT et téléphonie fixe/mobile va permettre à Telindus et Tango d’offrir de nouvelles solutions innovantes à nos clients enterprises, présents et futurs.

Va-t-on assister à des fusions au niveau IT ?

Didier Rouma, CEO de Tango

La reprise de Tango par Belgacom est-elle venue comme une surprise ? Non, le groupe auquel nous appartenions précédemment (Tele2, NDLR) avait déjà montré sa volonté de se concentrer sur les pays de l’Est et Belgacom était déjà très intéressé à se développer dans la téléphonie sur le marché luxembourgeois. L’équation était claire. La solution est aussi très positive pour Tango et le futur de la télécommunication à Luxembourg.

En quoi cela influence-t-il vos services ? Tango est l’opérateur reconnu sur le marché résidentiel comme offrant le meilleur rapport

qualité-prix. Les produits et services Tango subsistent et la marque Tango devient le seul fer de lance commercial de la société. Nous avons la volonté et la possibilité via les synergies avec Belgacom d’offrir encore plus de services de qualité à nos clients résidentiels et entreprise.

Vous vous rapprochez aussi de Telindus Luxembourg, filiale de Belgacom. De quoi allez-vous pouvoir bénéficier ?

Pas réellement. Si Telindus va, bien sûr, être utilisé par Tango pour une partie de son infrastructure informatique, Telindus et Tango restent deux sociétés à part entière. Une collaboration rapprochée et une approche ciblée du marché sont mises en place afin de mettre en place les meilleures synergies entre les deux sociétés sœurs.

Allez-vous vous développer sur le marché belge ? Tango est luxembourgeois depuis plus de 10 ans. Tango reste luxembourgeois. Belgacom et Proximus sont les leaders sur le marché belge. Les développements futurs consisteront en des synergies bien compréhensibles.

Les synergies entre Telindus, le leader ICT à Luxembourg, et Tango sont claires et vont se concentrer sur le marché des entreprises. Tango va pouvoir capitaliser sur la forte présence commerciale dans le marché des entreprises de

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ACTUAL IT COLLOQUE EN ROUTE VERS LISBONNE

En route vers Lisbonne Les 4 et 5 dĂŠcembre 2008, le CRP Henri Tudor organise, dans ses locaux, le 3ème colloque luxembourgeois sur lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠconomie de la connaissance dans une perspective europĂŠenne. Ce colloque, placĂŠ sous le patronage du Ministre de lâ&#x20AC;&#x2122;Economie et du Commerce ExtĂŠrieur du Grand-DuchĂŠ de Luxembourg, est organisĂŠ par lâ&#x20AC;&#x2122;Observatoire de la CompĂŠtitivitĂŠ, le Centre de Recherche Public Henri Tudor et le Service central de la statistique et des ĂŠtudes ĂŠconomiques (STATEC). Il a pour ambition dâ&#x20AC;&#x2122;analyser la mise en Ĺ&#x201C;uvre de la stratĂŠgie de Lisbonne suite Ă la simplification et Ă  la relance opĂŠrĂŠes en 2005.

Le programme complet ainsi que les modalitĂŠs dâ&#x20AC;&#x2122;inscriptions sont disponibles sur : http ://www.tudor.lu/lisbonne2008

La stratĂŠgie de Lisbonne dĂŠsigne lâ&#x20AC;&#x2122;axe majeur de politique ĂŠconomique et de dĂŠveloppement de lâ&#x20AC;&#x2122;Union europĂŠenne entre 2000 et 2010, dĂŠcidĂŠ au Conseil europĂŠen de Lisbonne de mars 2000 par les quinze Ă&#x2030;tats membres de lâ&#x20AC;&#x2122;Union europĂŠenne dâ&#x20AC;&#x2122;alors. Lâ&#x20AC;&#x2122;objectif de cette stratĂŠgie fixĂŠ par le Conseil europĂŠen de Lisbonne est de faire de lâ&#x20AC;&#x2122;Union europĂŠenne ÂŤlâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠconomie de la connaissance la plus compĂŠtitive et la plus dynamique du monde dâ&#x20AC;&#x2122;ici Ă 2010, capable dâ&#x20AC;&#x2122;une croissance ĂŠconomique durable accompagnĂŠe dâ&#x20AC;&#x2122;une amĂŠlioration quantitative et qualitative de lâ&#x20AC;&#x2122;emploi et dâ&#x20AC;&#x2122;une plus grande cohĂŠsion socialeÂť 1. Les moyens envisagĂŠs sont la rĂŠalisation dâ&#x20AC;&#x2122;une sĂŠrie de rĂŠformes globales et interdĂŠpendantes. Les champs de rĂŠforme sont :  tMJOOPWBUJPODPNNFNPUFVS du changement,  tMjĂ?DPOPNJFEFMBDPOOBJTTBODFx  tMFSFOPVWFBVTPDJBMFUFOWJSPOOFNFOUBM

ESPACE DE RĂ&#x2030;FLEXION Fort du succès des deux ĂŠditions prĂŠcĂŠdentes, ce troisième et dernier colloque avant lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠchĂŠance de 2010 prend toute son importance. Il confirme son utilitĂŠ en tant quâ&#x20AC;&#x2122;espace de rĂŠflexion sur : 1  5HOHYHUOHGpÂż/DVWUDWpJLHGH/LVERQQH  SRXUODFURLVVDQFHHWOÂśHPSORLÂśGLW5DSSRUW  .RNQRYHPEUHVLWHZHEGHOÂś8(

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 tMĂ?WBMVBUJPOEFTQPMJUJRVFTFOHBHĂ?FT   tMFTSĂ?TVMUBUTBUUFJOUTFUBUUFOEVT   tMFTEJGĂ˝DVMUĂ?TEFNJTFTFOÂ&#x201D;VWSF des actions des diffĂŠrentes lignes directrices intĂŠgrĂŠes identifiĂŠes. Ayant pour ambition dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŞtre un forum ouvert, le colloque est un lieu de rencontre entre chercheurs et dĂŠcideurs, de dĂŠbats et de propositions ainsi quâ&#x20AC;&#x2122;un espace oĂš se confrontent les analyses scientifiques. Quâ&#x20AC;&#x2122;ils soient Luxembourgeois ou ĂŠtrangers, de nombreux chercheurs, universitaires, ĂŠconomistes, politiques et reprĂŠsentants de la sociĂŠtĂŠ civile interviendront, les 4 et 5 dĂŠcembre prochains, lors de cette nouvelle ĂŠdition, sur diffĂŠrents thèmes en alignement avec la stratĂŠgie de Lisbonne, dont notamment :  tMJOOPWBUJPOFUMB3%   tMBQSPEVDUJWJUĂ?FUMBDPNQĂ?UJUJWJUĂ?  tMBGPSNBUJPODPOUJOVFFUMĂ?EVDBUJPO et la gestion du capital humain dans les organisations,  tMBDPIĂ?TJPOTPDJBMFFUMFNQMPJ  tMĂ?WBMVBUJPOEFTQPMJUJRVFTQVCMJRVFT Un atelier spĂŠcial sera dĂŠdiĂŠ aux politiques sociales innovantes et Ă lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠconomie solidaire. Les perspectives de ÂŤlâ&#x20AC;&#x2122;aprèsÂť Lisbonne seront ĂŠgalement abordĂŠes. Par Anne-Laure Mention, CRP Henri Tudor


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ACTUAL IT CONFÉRENCE ITSMF

//// PAROLES DE PARTENAIRES //// «Nous avons développé une carte d'identité électronique déployée dans de nombreuses banques luxembourgeoises, dont ING, dit Charles Mandica, Managing Director de Steria. Notre centre de compétences Java utilise ITIL pour gérer les processus.» «Il y a beaucoup d'éléments nouveaux chez itSMF, tels l'implémentation et les approches possibles», explique Marnik Demets, Managing Director de MSD Partners. «Les CIO veulent être performants pour fournir des services, dit Thierry Kremser, Senior Manager Advisory Services, Performance Improvement chez PricewaterhouseCoopers. Au lieu de 'do the things right' avec les normes, on passe à 'do the right things', avec de nouveaux éléments tels que le portfolio management qui est mis en avant.»

Les normes, un débat qui nous concerne tous Omniprésentes au sein des organisations, les normes se révèlent généralement très contraignantes. Le forum itSMF a ouvert le débat sur les meilleures approches pour adopter et mettre en place les normes. Avec 150 participants, la quatrième édition de la conférence annuelle de l'itSMF qui s'est tenue le 9 octobre 2008 à Mondorf a renforcé sa position d'événement central au Luxembourg. Initialement plutôt axé sur le service management et les «bonnes pratiques» ITIL, le contenu a été étendu cette année à l'implémentation des normes en entreprise et aux meilleures approches existantes. «Beaucoup d'organisations implémentent des normes, qu'il s'agisse d'ITIL ou d'ISO, dit Christophe Burtin, Vice-président de l'itSMF, mais peu d'entre elles en ont une vision globale et cohérente. Nous voulons élargir à l'avenir cette vision en ne la focalisant pas uniquement sur les processus, ou pratiques d'ITIL.» Un des objectifs apprécié du forum itSMF est également de promouvoir le retour sur expérience et d'en faire partager le plus large public.

«ITIL est devenu incontournable, dit Emmanuel Jacoby, Tools Specialist chez CTG. L'évolution vers la version 3 d'ITIL nous pousse à revoir la manière dont nous gérons les services.» «Nous venons présenter les projets AIDA et INNOFinance, dit Stéphane Cortina, Ingénieur R&D au CRP Henri Tudor. itSMF Luxembourg nous fait rencontrer les personnes qui utilisent ITIL et ISO au jour le jour.» «Le service management se professionnalise, dit Michel Picard, Ingénieur R&D au CRP Henri Tudor. En conséquence, les conférences sont orientées sur le retour sur expérience.»

www.itgi.org : statistiques, entre autres, sur les frameworks les plus utilisés. www.isaca.org : téléchargement de COBIT gratuitement. www.iso.ch : site de l'ISO ISO (International Organisation for Standardisation). www.itsmf.lu : site de l'itSMF Luxembourg.

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Marc Taillefer, Consultant Principal, Formateur et Coach chez Qualiti7

«Au Luxembourg, le secteur financier est très attentif à la conformité et à ce titre, les normes sont déterminantes, dit Georges Ataya, Vice-président de l'IT Governance Institute et Professeur à la Solvay Business School. Les normes influencent aussi la stratégie des entreprises, le service management et la sécurité. Ces questions complexes relèvent de la responsabilité de l'IT. Mais la gouvernance IT, c'est plus que des aspects techniques : performance, risk management, valeur, ressources et alignement business/IT,

tout cela permet de voir si on avance dans la bonne direction.» Or pour avancer, il faut avoir un outil de guidage. Parmi ITIL, ISO 27001, COBIT, lequel est le bon ? «Un framework ne doit pas réinventer la roue mais permettre de savoir où l'on va», résume Georges Ataya.


CONFÉRENCE ITSMF ACTUAL IT

RESPONSABILITÉ PARTAGÉE En ce sens, le rôle des informaticiens est primordial. «Il faut qu'ils soient conscients qu'ils donnent cette capacité technique, que ce soit au niveau du logiciel, du hardware ou du réseau. Mais cela ne peut servir que quand c'est opérationnel, testé, que les procédures ont été mises en place et que les utilisateurs ont été formés. Tant qu'un produit métier n'a pas été créé, avec un service, cela ne

Marc Taillefer, Consultant Principal, Formateur et Coach chez Qualiti7. Les coachings permettent d'améliorer les compétences personnelles et donner une réelle vision. Il faut les aider à traduire les normes en termes de responsabilités.» Et les normes sont complémentaires. «Il faut pouvoir comprendre une norme et les lier à d'autres, explique Marc Taillefer. C'est là que les consultants peuvent se révéler bons généralistes et intégrateurs ou tout simplement des spécialistes dans un sujet.»

en plus étendus. «Depuis 2001, les normes sont en grande partie adaptées aux mesures à prendre en matière de sécurité, dit Marc Taillefer. Mais il existe d'autres secteurs en développement, tels les VSE, very small entreprises ou très petites PME. Je vois beaucoup d'intérêt de ce côté-là, et une nécessaire adaptation.»

Georges Ataya, Vice-Président de l’IT Governance Institute et Professeur à la Solvay Business School

sert à rien. Or, l'IT pense souvent que leur tâche s'arrête une fois le produit livré.» Les normes accordent une grande valeur à la gouvernance, notamment pour mieux gérer le risque au sein des entreprises. «Le business doit lui aussi réfléchir aux méthodes de gouvernance et mieux connaître les risques. Le problème de l'IT est aussi celui du business. Pour contrer les actes criminels en entreprise, il faut responsabiliser les gens.» Mais trop souvent, l'IT n'a pas voix au chapitre en matière de stratégie. De plus, les normes sont à adapter aux différentes cultures. «Dans certaines cultures, quand on parle de compétences, les managers ne veulent pas admettre la nécessité d'être compétent aussi pour ces normes-là, dit

CONSTANTE ÉVOLUTION Selon Christophe Burtin, ce n'est pas uniquement l'IT qui doit être alignée avec le business mais également les autres métiers de l'organisation comme les départements, de la vente, du marketing, de la relation client en vue de créer une vaste synergie. «La performance est souvent vue à travers les résultats financiers mais c'est l'entreprise entière qui est concernée.» De même, au niveau international, les normes doivent naître du chef d'acteurs de tous horizons. «Il faut qu'il y ait des représentants du gouvernement, du privé et de l'industrie, dit Marc Taillefer. Il faut absolument éviter de toujours réunir les mêmes personnes.» Les normes, en constante évolution, concernent des domaines de plus

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ACTUAL IT NAISSANCE D’UN HACKERSPACE

Des hackers au cœur de Luxembourg //// SYNDIKAT //// Syn= demande de communication entre deux machines,

Loin d’être des criminels, les deux hackers à la base de la communauté Syn2Cat veulent promouvoir la création et la curiosité. Bienvenue chez les provocateurs d’idée…

dans le protocole IP 2= indice utilisé en sciences, notamment en chimie Cat= commande sur système Unix pour l’affichage de texte.

«Nous avions envie de créer quelque chose ensemble et une telle communauté manque au Luxembourg », dit David Raison, étudiant à l’Université d’Innsbruck, qui a travaillé comme stagiaire chez Steve Clement, Fondateur de la société Ion. «Au Luxembourg, ça va être difficile de motiver les gens, dit Steve Clement. Au début, c’est beaucoup de travail. Le ‘j’ai pas le temps’ est une maladie commune. On veut détacher ces gens de leurs écrans, du virtuel, pour venir avec nous partager du concret. On doit pouvoir communiquer notre motivation aux autres.»

LA SÉCURITÉ À LA LOUPE Le groupe travaille, entre autres, sur un projet d’étude du nouveau système EGO mis en place par le service de transports en commun de la ville de Luxembourg. «On veut démontrer que l’on peut retracer les trajets des gens à partir des informations qui sont contenues dans le chip de leur passeport, dit David Raison. Les données sont mises sur la carte puis stockées sur le serveur de la police.» Un projet ambitieux. «Nous pouvons ainsi retracer le parcours des gens et le comparer avec les caméras de surveillance, puis combiner les deux sur des cartes géographiques», dit Steve Clement. Si la sécurité du projet n’est pas directement remise en cause, tout au moins des failles peuvent être pointées du doigt. Le groupe a aussi en tête d’étudier le système de fonctionnement des vél’oh.

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Steve Clement et David Raison ont de la suite dans les idées. Ces deux passionnés de technologie et de l’open source ont créé la communauté Syn2Cat («Syndikat») en août 2008 à Luxembourg afin de soutenir le développement de projets expérimentaux, peu importe le secteur d’application.

PLUS QUE DE L’IT

OPEN ACCESS

Pour réunir plus de compétences et encourager les projets, Syn2Cat a rejoint le réseau de hackerspaces présent notamment en Allemagne, en Autriche et en Belgique. L’idée est d’ailleurs venue à David Raison suite à la visite du salon Chaos Communication, à Berlin. «La philosophie d’ouverture m’a plu, dit David Raison. Un congrès comme Chaos Communication, les gens sont ouverts, je me suis dit qu’il fallait quelque chose comme ça au Luxembourg.» Le groupe s’est ainsi rapproché de ceux qui avaient fondé Chaos Computer Club Luxembourg (C3L), après le salon à Berlin.

En plein démarrage, Syn2Cat est un projet qui recherche des participants à long terme. À l’heure actuelle, l’équipe regroupe une quinzaine de personnes actives et environ 70 supporters sur Facebook. «On ne veut pas se limiter à certains profils, comme les étudiants», dit David Raison. De cette façon, le groupe veut éviter à tout prix la hiérarchie. «Il faut un terrain neutre que tout le monde puisse rejoindre, dit Steve Clement. Entrepreneur, étudiant en technologie, peu importe. Mais il faut aussi des common grounds.»

«À Chaos Communications, on ne parle pas que de technologie mais aussi de Creative Commons», dit Steve. Les Creative Commons sont donc devenus un sujet d’étude au hackerspace luxembourgeois. «En utilisant les ressources libres, on aide les gens à utiliser leurs ressources propres mais aussi les ressources existantes, telles la musique ou au niveau graphique», dit David Raison. Le groupe veut donc promouvoir l’utilisation des logiciels open source, afin d’en tirer le maximum de possibilités. «Les gens qui nous rejoignent peuvent utiliser le potentiel du libre, dit Steve Clement. En revanche, Hackerspace pourrait être un business incubator mais ce n’est pas notre but. Si cela se présente, nous leur conseillerons de rejoindre le Technoport.»

«Je repère les gens qui attendent leur bus au Centre Hamilius avec un écran sur les genoux et le pingouin Linux sur l’ordinateur», dit David Raison. Mais il faut des structures existantes pour pouvoir les motiver à venir. Le frigo à coca, c’est un must.» Le groupe est à la recherche de locaux appropriés pour son activité. «Le hackerspace n’est pas un espace où des fous se mettent dans un coin pour créer de l’informatique, dit Steve Clement. Nous voulons des gens qui s’investissent pour que tout ne repose par sur les épaules de deux personnes.» Et David ajoute : «Il faut que ce soit une structure dynamique, où chacun doit pouvoir contribuer au développement du Hackerspace. C’est un ‘open access’.» Le groupe est donc ouvert aux idées mais doit tenir compte des besoins des participants. «Nous devons être dans le centre-ville, dit Steve Clement. Avoir un site à Esch-Belval ne ramènera personne dans le groupe.» L’aménagement des locaux est donc un projet en lui-même…


© Photography Raoul Somers

Steve Clement, Fondateur de la société Ion David Raison, Etudiant à l’Université d’Innsbruck

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ACTUAL IT VOIP

Tous les chemins mènent au.tel Site internet simplifié, offres clarifiées : VOIPgate entame un nouveau tournant mais continue sur la même lancée : devenir l’opérateur de VOIP le plus influent en Europe. Technologie prometteuse, la voix sur IP est une des réalisations techniques les plus probantes en termes de convergence. Déjà fort répandue, elle est souvent préférée aux solutions de téléphonie traditionnelle parce qu’elle permet de communiquer par la voix, via internet. La communication converge donc avec la connexion. Or, les prochains mois vont voir se développer les noms de domaine «.tel». Une vision évolutive de la téléphonie et de l’internet, d’où devraient provenir de nouvelles offres, tout aussi attractives pour l’utilisateur et l’entreprise.

Bien que les noms de domaine.tel aient un potentiel qu’il est difficile de mesurer, la société luxembourgeoise VOIPgate, spécialisée dans des solutions de voice over IP innovantes, s’investit d’ores et déjà dans leur promotion.

PASSAGE NATUREL Depuis juillet 2008, VOIPgate a repensé son message vers les clients pour établir des offres plus claires. «Il fallait que les gens moins techniques puissent aussi comprendre ce que nous faisons», résume Jorge Marques, Chief Operations Officer de la société. La participation de la société au salon IPConvergence, fin octobre, à Paris, traduit bien cette orientation plus

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déterminée : pour écrire les prochaines pages de son histoire, VOIPgate veut se rapprocher des besoins de ses clients. «Nous expliquons que la VoIP n’est pas qu’un moyen de communiquer moins cher mais aussi la porte d’entrée vers une nouvelle ère de la communication, dit Jorge Marques. Aujourd’hui, nous faisons encore beaucoup d’éducatif, où on tente de démontrer aux clients ce qu’ils peuvent faire avec nos produits. Créée en 2005, la société a basé son offre sur le softphone, une interface disponible sur son site ou via un logiciel installé sur le téléphone portable ou le PDA. L’utilisateur, en tant que particulier ou société, accède ainsi à son compte et peut gérer les canaux de communication qu’il souhaite utiliser à un moment donné. En ce sens, le concept des futurs sites web.tel s’inscrit dans la continuité de l’offre de VOIPgate. Le softphone est conçu pour être compatible avec le.tel, il pourrait donc en devenir une «killer application». «On voudrait proposer le softphone en tant que marque blanche, dit Jorge Marques. Les entreprises pourraient alors l’intégrer dans leurs offres de services.»


Secaron becomes dartalis. Information Security is our business.

Secaron Luxembourg has now become a 100% independent and privately held Luxembourgish entity named dartalis.

CARTE UNIVERSELLE L’idée du.tel n’est pas nouvelle. Elle est en effet basée sur la technologie ENUM, qui permet de convertir des numéros de téléphone en noms de domaine et de les stocker en IPC. Mais avec le .tel, l’utilisateur configure lui-même les informations. Non seulement les numéros sont accessibles depuis partout via une connexion mais ils sont en plus mis à jour rapidement, donc plus fiables. Pour correspondre aux besoins de la mobilité, le.tel permet en effet de définir des profils différents et de les activer en fonction de l’endroit où l’utilisateur se trouve. «Au lieu de donner son contact, un client peut plutôt donner une adresse url», explique Jorge Marques. La convergence est alors au service de l’utilisateur, qui dispose d’une carte de visite universelle. La démultiplication est aussi intéressante pour les entreprises. «Quelqu’un qui rechercherait à louer une voiture en Espagne, entrerait l’adresse url.tel de la compagnie. Celle-ci détecterait alors d’où provient la demande et fournirait les détails pour contacter sa filiale espagnole.» Les sous-domaines constituent donc un marché très attractif pour les registrars. VOIPgate va aussi se rapprocher de sa société sœur euroDNS, qui sera le registrar de référence pour les noms de domaine. tel. A l’heure actuelle, les modalités de cette collaboration ne sont pas encore définies.

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ACTUAL IT CONFÉRENCE GESTION DE PROJET

À la poursuite du change leader En rassemblant des acteurs du monde RH, la troisième conférence sur la gestion de projet, organisée par le Centre de Recherche Public Henri Tudor, a mis l'accent sur les compétences comportementales des Project Managers. Face au succès de la conférence, les organisateurs du CRP Henri Tudor avaient choisi la Chambre de Commerce pour accueillir les 170 personnes intéressées par la gestion de projet. La conférence, soutenue par Deloitte et la Chambre de Commerce et de l'Industrie de Moselle, a mis l'accent sur les compétences, un thème fédérateur puisqu'elles permettent d'apporter une analyse générique. Tant les gestionnaires de projets, que les experts et les offreurs de service étaient donc présents. De plus, le nombre d'exposants a été doublé pour passer à une vingtaine et le public s'est aussi diversifié, avec une moindre représentation du secteur bancaire et une plus grande ouverture vers les autres secteurs multidisciplinaires.

Gilles Caupin, ancien président de l’IPMA et de l’AFITEP

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«Dans les deux premières éditions, on a surtout cherché à faire connaître les méthodes, telles Hermès, PRINCE2, PMI, etc.», dit Norbert Vidon, responsable d'unité de recherche au CRP Henri Tudor et organisateur de la conférence. «Cette année, le thème est multidisciplinaire car les compétences concernent tout le monde. Nous avons aussi invité les différentes chapelles en termes de project management car nous ne souhaitons pas les opposer.» Le ton est donné : les compétences du gestionnaire de projet, quelle que soit la définition qu'on leur donne, dépassent le cadre du technique…

toutes passées au scanner. «Chaque méthode a ses avantages, dit-il. Mais quand il s'agit de mesurer ces compétences, il faut un référentiel pertinent et applicable. Les examens ne rendent pas les gens compétents, il faut des preuves formelles.» Si la certification des project managers permet d'améliorer les résultats atteints en fin de projets, le suivi et l'évaluation sont essentiels. D'où le besoin, exprimé par les intervenants, d'une collaboration étroite avec le département RH.

«Les compétences, c'est plus que de passer un certain nombre d'années dans un projet, il faut savoir maîtriser ce qui a été géré», a déclaré Gilles Caupin, ancien président de l'International Project Management Association (IPMA) et de l'Association Francophone de Management de Projet (AFITEP). Or, la mesure des compétences diffère d'une méthodologie à l'autre. AIPM en Australie, IPMA au niveau mondial, PMAJ au Japon, PMI dans le monde et PRINCE2 venue du Royaume-Uni : avec ses 40 ans d'expérience dans la gestion de projet, Gilles Caupin les a

Responsable RH chez ArcelorMittal depuis 2004, Danièle Quantin place la communication au centre de sa réflexion. Avec 800 projets, petits ou importants, locaux ou globaux, le groupe ArcelorMittal se doit de respecter la continuité dans la gestion de projets. «Beaucoup de nos chefs de projets ne sont pas des project managers professionnels, a lancé Danièle Quantin. Le chef de projet a une quantité de fonctions à remplir mais ce n'est pas Superman.» Il faut donc pouvoir soutenir le développement de compétences croisées. «Et assurer une

TRANSFERT DE COMPÉTENCES


CONFÉRENCE GESTION DE PROJET ACTUAL IT

Sébastien Pinault, organisateur de la conférence Norbert Vidon, responsable d’unité de recherche au CRP Henri Tudor et organisateur de la conférence

reconnaissance adaptée, ajoute-t-elle. Nous avons une approche professionnalisante qui est en train d'être mise en place.» Il est en effet très fréquent que des personnes partent en cours de projet. «Il faut malgré tout conserver un noyau dur, dit Danièle Quantin. Si les premiers 90% du projet prennent 90% du temps, les derniers 10% prennent aussi 90% du temps. Pour réussir, il faut lancer quelque chose de consistant : prendre en compte l'analyse des risques, les processus, savoir faire le bilan et utiliser des indicateurs individuels.» Il faut également transférer les compétences «pour capitaliser l'expérience et rendre cela concret pour les projets suivants». Cela implique aussi une gestion des ressources humaines. «Un projet n'est pas une suite d'actions mais des personnalités engrenées», explique Danièle Quantin. Le chef de projet est donc aussi un «change leader» qui doit tenir compte de critères multiples.

ÊTRE UN CHANGE LEADER «On doit comprendre le contexte dans lequel on met les pieds, dit Jacques Hussy, Head of Competitions' Planning à l'UEFA. On ne peut pas se limiter à copier-coller.» Avec 23 millions de joueurs en Europe, l'UEFA doit non seulement organiser les compétitions sportives mais aussi les réunions de préparations. «Pour organiser une compétition, il faut prévoir des années à l'avance le contexte dans lequel cela se déroulera. Un match se déroule à l'heure dite, le jour dit, même si c'est le désordre dans l'arrière-boutique. Comme tout projet, celui-ci a ses parts de risque.» L'UEFA est en train de planifier l'Euro 2016. « Quel sera le contexte ? Quelles seront les technologies ? On doit être capable de prévoir, et pour cela, il faut garder de la marge de manœuvre.» La gestion de projet doit devenir le plus souvent possible

une gestion par projet : il faut mélanger culture, technique et aspects organisationnels. «Quand on informatise, on rigidifie, dit Jacques Hussy. On perd ainsi la souplesse. Faire appel à la culture d'entreprise, qui regroupe en fait les aspects comportementaux, permet de retrouver le point de départ.» Le Project manager doit pouvoir gérer la transversalité «et utiliser sa philosophie du changement». Pour gérer ce changement, il faut impliquer dès le départ le management et les utilisateurs «en tenant compte du fait que, par exemple les senior managers n'apprécient pas d'être appelés 'beginners'. Vous devez trouver des relais pour passer le message.» Le développement des compétences, et pas seulement du savoir, est donc essentiel.

UN SCANNER DE COMPÉTENCES A l'issue de la conférence, le CRP a annoncé la mise en place d'un projet, appelé «Skill Manager», qui ferait le diagnostic des compétences

de l'individu ou de l'organisation. «On voudrait construire une offre de formation assez exhaustive, au niveau logiciel et certification mais surtout au niveau comportemental, dit Norbert Vidon. Quand vous cherchez une formation de gestion du stress, cela existe au Luxembourg. Mais pas qui soit spécifique à la gestion de projet.» Placé sous l'égide du Centre d'Innovation par les Technologies de l'Information (CITI), Skill Manager supportera le développement d'outils pour l'analyse des compétences organisationnelles et individuelles et offrira des formations sur les méthodologies existantes en soulignant les aspects comportementaux. Le CRP a ainsi lancé un appel aux sociétés de formations et de recrutement spécialisé dans la gestion de projet à les rejoindre. «Les entreprises montrent suffisamment d'intérêt et la maturité est là, dit Norbert Vidon. On sollicitera aussi les sociétés de conseil pour évaluer les compétences, ce qui sera beaucoup plus riche. Le catalogue de formations sera quant à lui collaboratif et adapté en fonction des besoins.» Mais il ne s'agira pas d'en développer de nouvelles. «Nous adapterons ce qui existe au project manager», dit Norbert Vidon. «Il y a une demande réelle», ajoute Sébastien Pinault organisateur de la conférence,. Le CITI planifie de développer le projet au premier trimestre 2009. Les premières formations seront données au deuxième trimestre.

Jacques Hussy, Head of Competitions’ Planning à l’UEFA

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ACTUAL IT NEW ACCESS AU LUXEMBOURG

Clé d’accès à Luxembourg New Access, l’éditeur suisse de logiciels bancaires, progresse dans son expansion à l’international en ouvrant son bureau luxembourgeois. Après Dubaï et Singapour, l’éditeur de solutions bancaires New Access vient d’ouvrir un nouveau bureau à Luxembourg, dirigé par Jean-François Bequevort. L’éditeur helvétique entend bien démontrer localement le succès de ses solutions orientées gestion de contenus financiers et dans le support en front pour les chargés de relation avec la clientèle.

ON STAGE

«Nous disposons de quatre solutions que sont Logical Access, une suite logicielle pour la gestion électronique de documents, Olivia un gestionnaire de portefeuilles, Branch un outil de suivi de la relation bancaire et Xeres une solution d’éditique à la volée et de création de rapports clients et de documents légaux», explique JeanPhilippe Bersier, Vice President Sales de New Access. Dans le contexte actuel, où la relation entretenue avec le client doit être soignée et où la fiabilité des informations est clé, New Access escompte sortir du lot et offrir de la valeur ajoutée aux professionnels de la banque. Branch, le super poste de travail du gestionnaire de patrimoine et d’affaires, est un point d’entrée idéal de la relation entre le banquier et son client. À travers le PPM Olivia, le gestionnaire dispose d’une vue consolidée et précise du portefeuille du client et peut saisir des rapports et des documents riches grâce aux outils de reporting et de création et gestion de documents. Les solutions de New Access, dont celles en place chez EFG, se greffent sur un biotope de solutions back-office très riche, dont, assez naturellement, Olympic, Apsys, Ibsy, Midas, Globus/T24 ou les systèmes in-house. Avec ces deux appuis gestion de la relation/gestion documentaire, New Access ne rencontre qu’une concurrence très marginale. «Notre vision est transverse et s’applique à l’éditique bancaire et la gestion de patrimoine. Le but est toujours la satisfaction du client final, par des relations, des échanges ou des documents de très haute qualité.»

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Avec ce type d’outils, les banques peuvent à la fois répondre rapidement aux contraintes légales et réglementaires, et maintenir un haut taux de personnalisation pour la communication clientèle. Tout cela avec un seul système uniforme. Mieux : en fonction du canal, de la cible, du type de clients ou de la mission (du conseil au discrétionnaire), la banque peut adopter des communications différentiées pour toutes sortes de profils. «Notre produit se rapproche de la façon de travailler du chargé de clientèle et ne propose pas un processus préfabriqué uniforme.»

Jean-François Bequevort, Directeur de New Access Luxembourg

Souvent admises dans des contextes CRM ou règlementaires, les propositions de New Access ne sont pas neutres : elles veulent apporter de la valeur, mais nécessitent un effort important. «Les banques ont lourdement investi pour gérer les contraintes. Les solutions qui tournent aujourd’hui sont behind the scene... Et New Access propose une mise en lumière nouvelle.» En effet, pour les clients, avoir une solution comme Branch est un élément très différentiateur. Avec son bureau luxembourgeois, l’entreprise souhaite bien engranger des résultats rapidement et permettre d’élever le niveau de la relation client/banquier. En sondant le marché et les partenaires, New Access a reçu de leur part un apriori positif, notamment grâce à sa capacité multiplateforme et multidonnées.


INAUGURATION D’E-KENZ ACTUAL IT

D'or et de béton «Le conte d'une fée ou le conte de fée ?», s'interrogeait Robert Dennewald, actionnaire d'e-Kenz, lors de l'inauguration de la société. Il faut dire que la start-up d'Amal Choury est sur un nuage... Lorsqu'elle était CIO d'Eurobéton, Groupe Ciments Luxembourgeois (GCL) connu pour son entreprise des Chaux de Contern, Amal Choury a décidé de porter sur les fonts baptismaux un projet de société de services ASP sur SAP à Luxembourg. A ce moment, l'entrepreneur Robert Dennewald, président du cimentier et également président de la Fedil, a embrayé sur ce projet, pas si fou que cela. Avec l'aide de LBO (l'actionnaire de référence du Groupe Eurobéton) et Delaware Consulting, e-Kenz s'est trouvé la voie, la voie SaaS...

Luc Van Aelbroeck, Managing Director de Delaware

«Il était une fois une équipe d'informaticiens qui avait travaillé dur pour leur société et qui avait mis en place un système performant pour gérer l'entreprise. Tant et si bien que les coûts IT s'en sont trouvés si bas que tout le monde nous l'enviait.» Ce système, clé de performance pour Eurobéton, reposait sur SAP et sur la performance d'un team prêt à ouvrir ce succès à d'autres. Avec un coût de moins de 0,5% du CA en IT, d'aucun aurait voulu connaître leur secret.

DÉJÀ SILVER PARTNER Dans l'entreprise de Robert Dennewald, l'IT était loin du coeur de métier. Et soutenir une spin-off était le bon moyen de s'en rapprocher. Avec l'aide de Delaware, un prestataire IT SAP réputé qui a repris en Belgique une

Amal Choury, Fondatrice d’e-Kenz

autonomie il y a cinq ans et qui compte aujourd'hui 300 collaborateurs, le modèle ne pouvait pas se limiter à Contern. «Nous avons voulu offrir le modèle aux autres PME.» Et Epuramat, entreprise luxembourgeoise spécialisée dans le domaine du traitement des eaux usées, d'être convaincue. Le fait que la jeune e-Kenz ait obtenu le Silver Partnership de SAP si rapidement est un bon témoignage de la capacité de la structure...

Robert Dennewald, PDG d'Eurobeton

la chose qui fait la différence, ce sont les gens. Avec e-Kenz et Amal, nous avons tout pour réussir.» Pour la businesswoman, «cette aventure a été rendue possible par le soutien des entrepreneurs que sont les dirigeants de Eurobéton et de Delaware et grâce au soutien de SAP.» Un vent d'optimisme dans une période propice à la mutualisation par la qualité.

Pour Delaware Consulting, cette offre SAP en mode SaaS est un projet «stratégique de premier plan, selon Luc Van Aelbroeck, Managing Director de Delaware. Pour les clients, ce mode offre moins de soucis, à moindre coût, avec une plus grande disponibilité et une plus grande qualité» que ce qu'ils peuvent obtenir seuls. «Et nous l'avons constaté :

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La biométrie ou comment faire de l’homme une donnée La sécurité est un enjeu majeur de la société de l’information, pour les Etats (protection du territoire, lutte contre le terrorisme) et les entreprises privées (contrôle d’accès à des sites ou données sensibles). La biométrie semble pouvoir garantir une sécurité accrue permettant d’éviter le vol d’identité ou l’erreur sur la personne car elle repose non pas sur quelque chose que l’on sait (un mot de passe) ou que l’on possède (une pièce d’identité ou un badge) mais sur des données uniques propres à chaque individu, ce qu’il est. Mais faire de l’homme une donnée pose inévitablement des questions étiques relatives à la protection de la vie privée et des données personnelles.

Dans le contexte de la sécurité, la biométrie est une technique permettant d’identifier et d’authentifier une personne à partir de caractéristiques biologiques, physiologiques ou comportementales. Les systèmes biométriques mesurent les caractéristiques humaines concernées et les enregistrent sous forme d’échantillons biométriques le plus souvent numérisés. Lors de l’identification, les données biométriques présentées par un individu seront alors comparées avec les échantillons préalablement enregistrés. Les systèmes biométriques et données associées sont très nombreux : des bien connues empreintes digitales au réseau veineux du doigt, en passant par l’ADN, la rétine, l’iris, la voix, la forme du visage ou la géométrie du contour de la main. La biométrie peut être utilisée pour le contrôle d’identité ou la surveillance des personnes. Dans le cadre des politiques d’identity management, la biométrie sert à reconnaître à des

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personnes ou des groupes de personnes des droits d’accès physique ou électronique (à des locaux, des applications ou des données par exemple). On peut aussi vouloir contrôler le temps de travail des employés ou assurer la sécurité des voyageurs.

PROTECTION DES DONNÉES PERSONNELLES Parce qu’il s’agit de collecter et d’enregistrer des données biométriques relatives à des personnes identifiées, la biométrie tombe sous le coup de la loi sur la protection des données personnelles. Les traitements de données biométriques nécessaires à l’identification des personnes sont ainsi en principe soumis à l’autorisation préalable de la Commission nationale pour la protection des données (la «CNPD»). Pas réellement étonnant si l’on considère les risques liés à l’absence de consentement des personnes concernées, la divulgation de données biométriques à des tiers ou aux

prises de décision automatisées résultant de ces traitements. L’utilisation de la biométrie devra respecter les exigences liées à la protection des données à caractère personnel, et notamment les principes de licéité, de finalité, de nécessité et de proportionnalité du traitement. En outre, le responsable devra assurer l’exactitude et la sécurité des données, la loyauté du traitement et la confidentialité des données en respectant notamment le principe de transparence et les droits des personnes concernées. L’autorisation d’usage d’un système biométrique pourra être refusée si l’identification ou l’authentification des personnes dans le cadre prévu peuvent être réalisées avec le même degré d’efficacité et de sécurité mais avec des moyens moins intrusifs. Par Gary Cywie et Catherine Jardin Noble et Scheidecker, Avocats à la Cour


TALKING DOING

           

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ACTUAL IT MICROSOFT TECHNET

Quatre heures pour mieux connaître Microsoft Microsoft Luxembourg a mis en place des sessions TechNet mensuelles, où l’accent est moins mis sur les produits de l’éditeur que sur les défis rencontrés par les clients. Pierre-Emmanuel Le Lay, Partner Account Manager chez Microsoft

Frédéric Dumesle, Senior Consultant chez Computacenter

Suite au succès des TechDays 08 qui eurent lieu fin septembre à Mondorf, Microsoft a jalonné l’année à venir de sessions baptisées TechNet. À travers ces sessions, données la matinée en anglais et l’après-midi en français, Microsoft veut répondre de bout en bout aux besoins des utilisateurs. En y participant, l’utilisateur peut se focaliser sur des produits déterminés de la gamme de l’éditeur et bénéficier de l’apport des partenaires. «Nous ne sommes pas là pour vendre nos produits, souligne Benoît Fortemps, Partner Technology and Solutions Advisor chez Microsoft. Nous sommes avant tout là pour résoudre les problèmes des utilisateurs.»

Le premier TechNet, mené en partenariat avec Computacenter, a permis de sonder l’intérêt des utilisateurs en matière d’infrastructure. De plus en plus hétérogène, elle doit pouvoir être gérée et contrôlée avec une même solution. «70% du budget IT est consacré à la maintenance, dit Frédéric Dumesle, Senior Consultant chez Computacenter. C’est comme un sac de pierres que l’on continue à remplir et qui est pénible à transporter. Les utilisateurs veulent des moyens pour enlever certaines pierres et avancer plus vite.»

PLUS D’OXYGÈNE POUR L’IT

Benoît Fortemps, Partner Technology and Solutions Advisor chez Microsoft

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«L’intérêt des utilisateurs a évolué, dit Benoît Fortemps. Alors qu’auparavant, on parlait beaucoup de fonctionnalités, on doit à présent mettre en avant des valeurs telles qu’ITIL, et les mettre en contexte.» Lors de la session, Microsoft et Computacenter ont donc été dans les détails de la solution System Center Operations Manager de Microsoft. «Avec ce produit, les clients peuvent vérifier la chaîne applicative car le contrôle est centralisé, explique Benoît Fortemps. Mais le hardware lui aussi peut être

analysé.» Et aux partenaires de Microsoft, tels Computacenter, d’enrichir la plateforme avec des add-on spécifiques. «System Center Operations Manager est une plateforme globale qui permet de monitorer tant les produits Microsoft que non Microsoft», explique Pierre-Emmanuel Le Lay, Partner Account Manager chez Microsoft. System Center Operations Manager est l’un des outils de la Dynamic System Initiative de Microsoft, lancée il y a cinq ans. «Nous voulons recentrer les solutions sur l’essentiel et offrir plus de maîtrise aux utilisateurs via une plus grande simplification, explique Benoît Fortemps. L’objectif est d’apporter de la valeur et d’être plus dynamique, comme le business le demande pour s’adapter au marché.»


Banque BCP part sur de nouvelles bases Dynamique, tel est le portrait de la filiale luxembourgeoise de la banque d’origine portugaise, la Banque BCP.

Sérgio Lemos, Gérant de l’agence de Beggen

Composée de sept personnes, l’équipe IT est fortement responsabilisée : support, exploitation, administration, développement, gestion de projet, maîtrise d’ouvrage … «Ce noyau nous est propre et nous offre une grande évolutivité», explique Miguel Alves, Responsable des Systèmes d’Information de la Banque. Fondée en 1967, la Banque BCP vient de célébrer son 40ème anniversaire. Son histoire luxembourgeoise débute en 2001, lorsque la Banco Mello est acquise à 100% par le groupe Millenium BCP. En juillet 2006, au terme d’un accord de partenariat à long terme conclu avec Millennium BCP, le Groupe Caisse d’Epargne de France devient l’actionnaire majoritaire de la Banque BCP via la Financière Oceor. Ce changement confère à la Banque BCP un profil financier particulièrement solide et une nouvelle dynamique. Cette nouvelle étape donna à la Banque une nouvelle impulsion. Les ressources IT de la Banque BCP se sont alors concentrées sur l’évolution des solutions métier avec réussite. Après le déménagement du siège vers Bertrange ainsi que la modernisation des quatre agences, la Banque BCP procéda à d’importants changements : centralisation avec NetApp, virtualisation avec VMware, consolidation avec Citrix et les clients zero, migration totale vers Windows 2003, … «Nous ne comptons pas nous arrêter en si bon chemin, 2009 sera un bon millésime, conclut Miguel Alves».

Etablissement bancaire de référence de la communauté lusophone au Luxembourg, la Banque BCP a procédé, en trois ans, à une refonte complète de son architecture IT, profitant de la réactivité d’une équipe motivée pour repartir sur de nouvelles bases, modernes et évolutives, ouvrant ainsi la voie à une évolution rapide de son infrastructure et de ses services.

NOUVELLE AGENCE En août 2008, l’ouverture d’une nouvelle agence 19, rue de Beggen reflète les préférences de la Banque BCP pour les technologies innovatrices. En plus du choix de clients légers pour une accessibilité et une sécurité maximales, la Banque BCP a choisi la société DeLaRue Cash Systems, devenue entretemps Talaris suite à la reprise par le groupe Carlyle en septembre 2008. Le fabricant de solutions hardware et fournisseur de software a proposé une solution complète. «Ce choix, déclare Miguel Alves, a été guidé par le professionnalisme et l’expertise de toute l’équipe de la société Talaris de Luxembourg». D’une part, l’intégration complète du logiciel TCC400 avec BCP Vision (application caisse développée par la Banque BCP) permet aux utilisateurs de ne voir qu’un seul applicatif. D’autre part, la Banque BCP a été la première banque au Luxembourg à opter pour un recycleur de billets Vertera conforme à la directive EBRF (European Banknotes Recycling Framework), qui intègre simultanément la détection des contrefaçons et le tri qualitatif des billets. «Ce fut un véritable partenariat, déclare Marc Androvandi, Account Manager de Talaris à Luxembourg. Le projet a été mené en cinq mois (de l’étude à la mise en service), ce qui est exceptionnel. Cette réussite est due à une collaboration étroite et à une maîtrise parfaite des solutions de chaque intervenant.»

Miguel Alves, Responsable des Systèmes d’Information de la Banque

Marc Androvandi, Account Manager de Talaris à Luxembourg

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Constats d’une époque révolue

Marc Carniel, Directeur commercial d’ARSYS Luxembourg

//// ARSYS LUXEMBOURG ////

Le changement climatique devenant une préoccupation majeure, les organisations prennent conscience de leurs responsabilités, y compris au sein des départements IT.

La société offre des solutions fondées depuis 1976 sur la stratégie de technologies durables du groupe. À leur actif, l’architecture client-léger d'Euroclear (1200 utilisateurs), de D’Ieteren et Volkswagen en 1996, le Paperless Order Desk de Mobistar, l’automatisation des paiements en 4 mois pour un grand groupe bancaire. Une société sœur conçoit des bâtiments Archi Basse énergie depuis 1986. Plus d’infos sur www.arsys-europe.com.

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Les infrastructures résultent en impacts importants sur l’environnement. Gartner estime que l’industrie de l’ITC représente 2% des émissions de CO2, quantité égale à celle causée par l’aviation. D’autre part, le coût de l’énergie et les incertitudes des marchés dramatisent les conséquences d’une gestion dépassée par les ruptures d’époque : Gartner estime que les factures énergétiques ont représenté moins de 10% des budgets des sociétés, mais pourraient atteindre plus de la moitié.


Les services IT cherchent à diminuer leur consommation d’énergie. Mais les mesures techniques ne sont qu’une partie de la solution : une démarche durable c’est gérer de manière rationnelle, optimiser les ressources, développer un plan d’adaptations, mais aussi, de le faire pour une organisation durable, et suivant des critères monitorés afin d’atteindre des résultats à (très) long terme. Il faut considérer la Green-IT comme une partie d’une stratégie globale prospective. Parmi les solutions partielles éprouvées et avec des résultats notables, on peut citer : t t

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la virtualisation et centralisation, remplacement des PC (surpuissant et mal exploité, bruyant et gourmand) par des clients-légers (basse conso, gestion centralisée, dataless). Ils profitent de la puissance des serveurs, se fixent derrière l’écran ou son logés dans les prises murales, peuvent adresser 4 écrans digitaux. l’intégration énergétique de l’air conditionné, du chauffage et la climatisation des salles informatiques. la conception de bâtiments appropriés, ECM : gain immédiat du volume des fichiers redondants (75%) et sur la chaîne de storage + backup. Gains organisationnels : fondement data répondant à des besoins business, les gestions de fichier des OS répondant à des impératifs système. Dématérialisation des documents et échanges.

Ces gains immédiats sont louables, mais manquent de cohérence, or le durable nécessite une prospective à long terme.

VISION L’économie est la gestion des richesses, c’est une vision partiale, locale et provisoire. Elle doit faire place à son contenant, l’écologie (le durable), gestion des ressources, globales, à très long terme. Eviter les effets de mode : il ne s’agit pas de «sauver la planète», qui a une longue histoire de mutations bien plus dramatiques que celle en cours, mais bien de sauver l’espèce humaine. La démarche durable ne se conçoit qu’au niveau stratégique, portée top-to-down, et soutenue par l’ensemble des acteurs internes et externes. Elle est coûteuse en gestion du changement et son but est le profit global, à long terme, sur une diversité de valeurs dont certaines sont nouvelles. L’actuelle situation de crise est l’opportunité de reconnaître et faire reconnaître aux partenaires internes et

externes les ruptures d’époque, et d’élaborer des solutions de fond, planifiées en continuité, afin de s’approprier la maîtrise des valeurs émergentes. La meilleure énergie renouvelable est celle dont on n’a pas besoin.

AUDIT Le premier pas est d’établir un audit de l’ITC et des ressources bâtiment, les 2 grandes passoires à énergie, et un relevé des ressources Business Ops de l’entreprise. Tout doit être inclus : les transports du personnel, les «cost of sales», l’outsourcing et soustraitance, ainsi que tous les «hors bilans», les projets et le plan stratégique.

Quelques prédateurs rôdent : la facilité des dépendances historiques, les effets de mode et autres loups habillés de vert. Les deux sets de données, l’aspect économique traditionnel et l’aspect durable sont alors fusionnés, en pointant les données chiffrées des audits, des impacts, des ROI économiques et écologiques, dans le tableau des valeurs de l’entreprise. Avec cette structure des valeurs et leurs chiffrages, les choix deviennent plus clairs. On peut établir des priorités motivées à long terme, fixer des objectifs mesurables et les communiquer. Le durable sera articulé sur les réalités passées et futures de l’entreprise et sera explicite et soutenable.

Limiter nos factures d’énergie ? Quel est le rendement de mon infrastructure IT ? Quelles méthodes pour «virer au vert» ? Comment la Green IT impactera-t-elle le business ? La suite est moins courante et est indispensable pour gérer le changement. Il faut identifier les vecteurs d’innovation et de changement existants dans l’entreprise : co-développement avec les clients, R&D internes, développement stratégique, veille technologique, cercles participatifs, et identifier leur zones d’influence. Enfin, il faut expliciter l’organigramme en qualifiant les décideurs, les sponsors et conseillers, les processus décisionnels ainsi que les verrous potentiels.

ÉVITER LA RUPTURE Des compétences de coaching seront nécessaires pour établir et clarifier un tableau des valeurs, des talents, des plus-values uniques, et leurs coûts financiers. Des méthodologies appropriées feront émerger un véritable tableau de bord. À chaque étape, des spécialistes établiront les impacts CO2 de chaque poste. Epoque de ruptures, c’est l’occasion d’utiliser des compétences en gestion de l’innovation pour faire émerger les optimisations du connu, les solutions existantes et les solutions à trouver. Des méthodes éprouvées apportent des réponses concrètes, voire innovantes. Il faut en quantifier les impacts «écono» et «écolo», et en pondérer les valeurs prospectives suivant la maturité des solutions.

VERT : FONCEZ Cette recherche de fond doit être résolue lors de la conception des bâtiments professionnels et des déploiements ITC. L’ITC a une durée de vie de 5 à 20 ans. Les bâtiments étaient supposés durer 30 à 200 ans, mais ceux en construction aujourd’hui sont déjà condamnés à la friche si leur conception omet de gérer l’essentiel : prémunir des facteurs externes comme les variations du climat et des marchés. Car la conception de systèmes à 10 ou 50 ans doit intégrer, en priorité absolue et sans compromis oiseux, leur adaptation aux aléas d’époque. Des solutions existent et sont dans l’ombre des produits survendus pour leurs seules qualités à court terme. Ces solutions se justifient pleinement quand les motivations sont clarifiées. Les crises en cascade nous donnent le recul pour saisir les valeurs futures. Par Arsys Luxembourg

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ACTUAL IT WORKING-WORLDS 3.0

La Seconde Vie du recrutement GAX technologies organise le troisième salon de recrutement par Internet, supporté par la plateforme virtuel Second Life. Basée au Luxembourg, GAX Technologies s’est spécialisée dans le développement d’univers virtuels sur Internet, en particulier sur Second Life, une plateforme à laquelle les utilisateurs accèdent par l’intermédiaire d’avatars. Pour la troisième fois, GAX organise, le 27 novembre 2008, son salon de recrutement sur le site www.working-worlds.com, portail d’accès à Second Life pour les candidats et les recruteurs. L’agence de communication active a annoncé la participation de 20 entreprises basées au Grand-Duché et pas moins de 3500 candidats.

«C’est très simple d’utilisation, explique Cornelia Den Hartog, Managing Director de GAX Techologies. Il vous faut uniquement un navigateur et le logiciel de Second Life. Une fois votre avatar créé, vous pouvez y entrer.» Bien que l’univers ait été conçu en 3D, working-worlds est loin d’être un jeu : formations, cours de langues, chat rooms, Voice over IP, etc., les possibilités sont étendues. IBM et Phillips utilisent d’ailleurs leurs univers pour organiser des conférences. Phénomène mondial, Second Life permet donc de porter sur un même monde virtuel, des technologies déjà connues du public. La plateforme représenterait ce que le futur d’Internet a à offrir… et cela aussi en termes de recrutement. «Second Life est une nouvelle étape dans le screening, dit Cornelia Den Hartog. Internet permet d’attirer des candidats de toute l’Europe, sans qu’ils aient à investir du temps et de l’argent dans les déplacements. C’est un excellent moyen de créer des contacts avec des sociétés, en peu de temps, et en n’ayant pas à gérer les obstacles que sont la nervosité, ou les soucis de présentation.»

IMPOSSIBLE N’EST PAS VIRTUEL Cornelia Den Hartog, Managing Director de GAX Technologies

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Mais tous les utilisateurs ne sont pas nécessairement séduits pas l’idée. «Au début, certains recruteurs pensaient qu’on ne pouvait pas

juger correctement des compétences d’un candidat. Pourtant, la distance est idéale et l’entretien est très objectif, puisque le candidat n’est pas jugé à la première impression.» Les entretiens se font dans des ‘bulles’ sécurisées, ce qui en garantit la confidentialité. De plus, les recruteurs ont tous leur espace personnel, où ils peuvent accéder à la base de données de CV et organiser des rendez-vous avec les profils qui les intéressent. Et les entretiens peuvent se succéder rapidement au cours de la journée. «Lors du premier salon, 2000 visiteurs étaient entrés sur le site, 300 entretiens d’un quart d’heure environ avaient eu lieu et une cinquantaine de personnes avaient trouvé un emploi au Luxembourg.» GAX fut la première société à créer ses bureaux virtuels sur Second Life, en juin 2007. Le but était alors d’utiliser cet espace pour avoir le feedback des utilisateurs sur les logiciels développés par la société. Très vite, l’idée est venue de mettre sur pied un salon de recrutement. Au mois de novembre, le premier salon était lancé, avec dix entreprises participantes, parmi lesquelles Kaupthing Bank. «Nous avions développé un espace identique à celui de la banque au Kirchberg», explique Cornelia Den Hartog. Mais d’autres, telles que la Dexia, avait préféré un bâtiment en forme du logo. «Au niveau architecture, Second Life est très sollicité, puisque virtuellement, tout est possible.»


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PETIT-DÉJEUNER IT NEWS SÉCURITÉ

PCI, la règle des douze comme tremplin de sécurité Les standards émis par le PCI Council devraient servir de base à la mise en œuvre d’une politique de sécurité au sein des entreprises, a déclaré IBM lors du Petit-déjeuner organisé par ITnews. Pourquoi être PCI compliant ? Ni le gouvernement, ni l’Union Européenne ne l’imposent. Pourtant, selon Umberto Sansovini, expert d’IBM Internet Security Systems, les risques liés à l’utilisation de cartes de crédit et de paiement sont réels. Les standards PCI ont d’ailleurs été élaborés par les acteurs de la Payment Card Industry : Visa, MasterCard, AmericanExpress, etc. Des concurrents réels qui ont mis leurs différends de côté pour créer une liste de 12 règles, applicables à toute entreprise impliquée dans le processus d’utilisation des cartes de paiement.

Pour en savoir plus sur les 12 règles : www.pcisecuritystandards.org

//// TESTS DE HACKING //// IBM teste la sécurité des entreprises qui le désirent. Le Security Health Scan donne une vision immédiate, statistiques à l’appui, de l’état actuel de la sécurité. Dans ce cadre, IBM organise des tests de hacking : pendant un mois, l’entreprise peut être attaquée à tout moment, afin de tester la résistance et la performance de son système de sécurité. Plus d’infos sur www-05.ibm.com/services/be

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L’information bancaire doit être protégée, d’autant plus qu’elle touche à la notion même d’identité. Fournisseurs de service, banques, institutions financières, entreprises sur internet telles que les agences de voyage, hôtels, gouvernement, système de santé, etc., sont concernés. «Tous ceux qui utilisent, transforment, transmettent et stockent les données des détenteurs de cartes de paiement. Pourtant, beaucoup s’en désintéressent. «Le danger est réel mais peu connu car les entreprises qui ont été hackées ne le communiquent pas», explique Umberto Sansovini. Or, face à une cybercriminalité de plus en plus lucrative et de mieux en mieux organisée, les entreprises courent le risque d’exposer leur marque et leur réputation si elles ne prennent pas les mesures de protection nécessaires. D’autant plus si les utilisateurs facilitent la tâche des hackers criminels. «‘Do more with less’ est souvent le message transmis à l’IT. Mais la sécurité est l’un des domaines sur lesquels on ne peut pas économiser.»


SÉCURITÉ PETIT-DÉJEUNER IT NEWS

Photos sur www.itnation.eu

L’EXPÉRIENCE IBM

CETREL AU CRÉNEAU

Simples recommandations, les PCI Data Security Standards (DSS) sont pourtant suffisamment précis pour constituer la base d’une politique de sécurité complète. «PCI correspond aux exigences de sécurité décrites par SOX et Bâle II, dit Umberto Sansovini. Les 12 règles n’impliquent pas une mise en conformité supplémentaire. Elles posent les bases pour le futur.» Un réseau sécurisé, un programme de gestion de la vulnérabilité, une politique de sécurité de l’information, etc., les standards PCI tombent sous le sens. «Pourtant, les entreprises qui regardent leur organisation et leur système d’information de plus près découvriront des failles», prévient Umberto Sansovini. La sécurité est à l’entreprise ce que la médecine est au corps humain : mieux vaut prévenir que guérir.

«Il est rare que les entreprises actives sur internet considèrent la conformité à PCI, dit Dominique Klein, Account Manager chez CETREL. Or, les sociétés à l’origine de PCI, telles VISA, peuvent remettre en cause la crédibilité de ces entreprises en soulignant leurs lacunes en matière de sécurité.» Sur son site, VISA dresse une liste des entreprises conformes à PCI et reconnues ainsi pour leur engagement. Fournisseur de services majeur auprès de onze grandes banques luxembourgeoises, CETREL autorise 250.000 transactions par jour, est active dans le clearing et le settlement, agit en tant que helpdesk auprès des détenteurs de cartes, contrôle les fraudes, règle les conflits, etc. CETREL a donc, à ce titre, suivi une stricte mise en conformité. La société CETREL a ainsi fait appel à IBM pour sa qualité de Qualified Security Auditor. En suivant les PCI Data Security Standards, CETREL a mis en place une stratégie : identification des données essentielles qui sont encryptées ou tronquées, encryptage de la base de données, des disques et du backup, centralisation des log, gestion d’identité, remplacement du protocole FTP par SFTP, consolidation du système pour éviter les failles, renforcement des firewalls sur les LAN, et formations. La société doit cependant encore compléter sa politique d’IAM et va à présent se concentrer sur l’encryption de la base de données en lien avec la migration vers les RDBMS. Au troisième trimestre 2009, la version 2.0 des standards PCI apportera d’autres changements… «La PCI est une plateforme idéale pour la sécurité», déclare Dominique Klein.

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PETIT-DÉJEUNER IT NEWS RENDEZ-VOUS SÉCURITÉ N°2

La sécurité ne sera pas revue à la baisse Fini les ‘châteaux forts’ : lors du deuxième Rendez-vous Sécurité organisé par ITnews, Verizon Business a démontré qu’une sécurité efficace et transparente passe d’abord par une meilleure connaissance des habitudes des utilisateurs. En période de ralentissement, les budgets des entreprises en matière d’IT sont également revus à la baisse. Pourtant, la sécurité est sans doute le domaine dans lequel il ne faut pas hésiter à investir. Gouvernance, risque et conformité ; sécurité de l’information ; et sécurité de l’infrastructure : les trois domaines demeureront tout autant importants dans les mois à venir. Les sociétés de services et les éditeurs ont donc un rôle majeur à jouer pour proposer aux entreprises des solutions les plus efficaces possibles, à moindre coût. Le business prend les rênes pour gérer une problématique qui ne concerne plus seulement l’IT. La recherche d’un partenaire à moindre coût est donc d’autant plus forte.

Olivier Gillet, Regional Sales Director, Southern Europe & Belux d’Imperva

Bertrand Patriarca, Sales Manager et Jérôme Robert, Consultant, de SkyRecon

«Un constructeur automobile, par exemple, cherche à se localiser dans des pays où les salaires sont plus bas mais les risques sont les mêmes au niveau de la sécurité, lorsque les partenaires veulent se connecter à l’infrastructure, déclare Christophe Bianco, Business Development Manager chez Verizon Business. Des organismes de crédit proposent leurs services automatiquement lors de transactions sur Internet. Les vols de données se multiplient.» En matière de modèle de sécurité, les châteaux forts sont révolus. «On ne bâtit pas des murs tout autour de l’entreprise pour ensuite forer des trous et y faire passer les flux d’applicatifs, résume Christophe Bianco. Rien ne sert de dire qu’on sécurise tout le système informatique ; en plus ce n’est pas un projet prioritaire.» Plus que jamais, la sécurité passe par une connaissance accrue des besoins du business, de l’infrastructure de l’entreprise et des attentes des utilisateurs.

qu’on sécurise bien les données, dit Olivier Gillet, Regional Sales Director, Southern Europe & Belux de la société Imperva. La sécurité en temps réel et le data activity monitoring sont devenus extrêmement importants. «Que la demande vienne du corporate ou d’un besoin de conformité, l’entreprise doit être capable de démontrer que des personnes précises ont accès à des informations déterminées.» Imperva, société spécialisée dans la sécurité des datacenters, a conçu des solutions qui permettent de vérifier la sécurité des infrastructures sans devoir accéder à toute l’information, et de sortir les rapports ad hoc. «Une revue efficace du système implique de savoir ce que l’on maîtrise et ce qu’on doit faire évoluer.» En se centralisant sur les données, en identifiant et en traçant les changements qui sont opérés sur celles-ci, et en suivant les chemins pris par les utilisateurs, une entreprise peut mettre en place des politiques de sécurité vraiment efficaces.

SÉCURITÉ À LA TRACE

En ce sens, pour assurer une sécurité endto-end à travers l’entreprise, la protection des bases de données est aussi essentielle que celle des postes de travail. La société

«Les règles de mise en conformité l’exigent, de même qu’augmente le besoin de prouver

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SkyRecon s’est spécialisée dans l’end-point avec sa solution Stormshield, qui tourne sur un environnement Microsoft. «Il ne faut pas être réactif face aux attaques, dit Jérôme Robert, Consultant chez SkyRecon. Certains virus sont créés pour des cibles précises et passent sous le radar des antivirus.» Le savoir-faire de la société se concentre sur la protection du système en place, des données et sur l’administration. «L’utilisation du wifi doit pouvoir être gérée en interne. Les utilisateurs oublient de couper leur connexion, et une fois branchés sur le réseau VPN en interne, des ponts peuvent s’établir entre les deux connexions.» L’outil de gestion développé par SkyRecon permet de visualiser rapidement ce qui doit être protégé, d’appliquer des droits et des contrôles, d’effectuer une recherche sur les devices utilisés, etc.

TOTALLY TRANSPARENT Si les clés USB sont de plus en plus nombreuses, l’email est devenu indispensable à l’activité quotidienne. Pour sécuriser les communications sur le web, les entreprises ont recours à des solutions sûres et transparentes. En matière de Data Loss Prevention


RENDEZ-VOUS SĂ&#x2030;CURITĂ&#x2030; N°2 PETIT-DĂ&#x2030;JEUNER IT NEWS

Aline Moyret, Consultante avant-ventes chez Verizon Business Luxembourg

(DLP), lâ&#x20AC;&#x2122;encryption des emails en utilisant le modèle des enveloppes est donc de plus en plus rĂŠpandue. ÂŤLe contenu qui sort de lâ&#x20AC;&#x2122;entreprise doit souvent ĂŞtre encryptĂŠ mais la complexitĂŠ rend lâ&#x20AC;&#x2122;installation difficile, dit Luk Schoonaert, Senior System Engineer chez IronPort. Les gens veulent communiquer rapidement et ne comprennent pas pourquoi il leur faut diffĂŠrencier clĂŠ publique et clĂŠ privĂŠe.Âť La solution dâ&#x20AC;&#x2122;encryption dâ&#x20AC;&#x2122;IronPort Systems, une sociĂŠtĂŠ de Cisco, ne requiert ni lâ&#x20AC;&#x2122;installation de logiciels, ni de plug-ins. Lâ&#x20AC;&#x2122;email, en clair, est envoyĂŠ au destinataire avec un message en attachĂŠ, qui est, lui, cryptĂŠ. La clĂŠ, conservĂŠe sur les serveurs Cisco conçus pour ce type de stockage,

Pascal Geenens, Security Systems Engineer chez Juniper Networks

est envoyĂŠe Ă la plateforme du destinataire lorsquâ&#x20AC;&#x2122;il ouvre le message. ÂŤNon seulement la solution est flexible et simple mais elle sâ&#x20AC;&#x2122;adapte aux besoins des sociĂŠtĂŠs, dit Luk Schoonaert. Et le destinateur est prĂŠvenu lorsque le message est ouvert, puisquâ&#x20AC;&#x2122;il faut utiliser un mot de passe pour y accĂŠder.Âť Lâ&#x20AC;&#x2122;utilisateur et ses habitudes sont donc, plus que jamais, au centre des prĂŠoccupations du Responsable de la SĂŠcuritĂŠ des Systèmes dâ&#x20AC;&#x2122;Information (RSSI). Et la transparence des solutions est devenue un driver majeur pour faciliter lâ&#x20AC;&#x2122;adoption. Juniper Networks, sociĂŠtĂŠ spĂŠcialisĂŠe dans la sĂŠcuritĂŠ des rĂŠseaux, va ainsi intĂŠgrer prochainement le

SSL/VPN avec ses solutions de Network Access Control (NAC). ÂŤLe contrĂ´le du rĂŠseau ne se rĂŠsume pas au seul accès, dit Pascal Geenens, Security Systems Engineer chez Juniper Networks. Cela concerne ĂŠgalement tout ce qui arrive vers le poste de travail.Âť La sociĂŠtĂŠ a ainsi conçu des solutions qui permettent dâ&#x20AC;&#x2122;isoler du rĂŠseau les postes qui seraient infectĂŠs. Mais les utilisateurs sont, eux aussi, visĂŠs : provisioning automatique, contrĂ´le des log, etc. ÂŤPour avoir un contrĂ´le rĂŠel, il faut mettre en place un plan de sĂŠcuritĂŠ qui soit dynamiqueÂť, explique Pascal Geenens. Une ĂŠvolution nĂŠcessaireâ&#x20AC;Ś

//// PRĂ&#x2C6;S DE NEUF FAILLES SUR DIX PEUVENT Ă&#x160;TRE PROTĂ&#x2030;GĂ&#x2030;ES AVEC DES MESURES RAISONNABLES ////

Plus dâ&#x20AC;&#x2122;infos dans le rapport 2008 Data Breach Investigations : http ://www.verizonbusiness.com/resources/security/databreachreport.pdf

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Prochaines sessions CISSP Dimension Data Financial Services et Verizon Business Security Solutions collaborent depuis le 1er novembre sur la partie formations en sĂŠcuritĂŠ Informatique pour offrir Ă leurs clients respectifs la possibilitĂŠ de se former directement Ă  Luxembourg sur ces sujets. Ils dĂŠbutent ce partenariat par la mise en place du 24 au 28 novembre 2008 dâ&#x20AC;&#x2122;une session CISSP (Certified Information

Systems Security Professional) qui sâ&#x20AC;&#x2122;adresse Ă tous ceux, experts de la sĂŠcuritĂŠ des systèmes dâ&#x20AC;&#x2122;information qui souhaitent se prĂŠparer Ă  la certification professionnelle par lâ&#x20AC;&#x2122;ISC2, le CISSP. Formation gĂŠnĂŠraliste et complète traitant de la sĂŠcuritĂŠ des systèmes dâ&#x20AC;&#x2122;information, elle permet aux non experts, ingĂŠnieurs rĂŠseaux/ systèmes, dâ&#x20AC;&#x2122;acquĂŠrir la terminologie, les fondements et les bases communes de cette discipline large et complexe.

En Collaboration avec la sociĂŠtĂŠ HervĂŠ Schauer Consultant, lâ&#x20AC;&#x2122;annĂŠe 2009 verra aussi lâ&#x20AC;&#x2122;apparition au catalogue de formations ISO27001 Lead auditor et implementor. Pour plus dâ&#x20AC;&#x2122;informations : www.dimensiondata.com/lu Sylvie Favaut, Dimension Data Financial Services TĂŠl. : +352 25 48 25 Christophe Bianco, Verizon Business Security 4PMVUJPOTt5Ă?M 

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CONFÉRENCE IT NEWS BUSINESS INTELLIGENCE

L'éléphant dans la pièce A l'occasion de la conférence Business Intelligence, ITnews a lancé un appel à candidatures pour le BI Group manager et a recueilli les visions de Kneip, SAS et Sogeti sur la BI.

Pour Bob Kneip, CEO de Kneip, avec l'information, il faut remarquer que l' «éléphant est dans la pièce». L'avez-vous vu ? Avez-vous estimé l'impact du changement qui se produit ? «Le web a changé la façon de travailler, dit Bob Kneip. De consommateurs inactifs, nous sommes devenus collecteurs, critiques, créateurs et joiners d'information. La technologie doit, en ce sens, aider le business à atteindre ses fins. Et aujourd'hui, il faut non seulement l'intégrer rapidement mais aussi être capable d'interpréter une tendance dans le spectre des affaires ou dans l'environnement social.» D'ores et déjà, des sites comme USA Today donnent la voix aux lecteurs. Dans le contexte du business, il en est de même : pour plus d'exactitude et d'efficacité, il faut que le STP soit une réalité, permettant de capter le frisson du pavé jusque dans les décisions ultimes. «Ce que nous avons fait, de façon très concrète, c'est baser nos solutions sur des services web, de permettre le live chat, le développement de widget, l'ajout de RSS et la construction de wiki dans notre entreprise.» Implémentant le changement, Kneip est aussi dans un contexte de perpétuel esprit créatif, avec l'adoption rapide de technologies, etc. L'entreprise l'a encore prouvé avec sa participation active dans le FPP - Fund Processing Passport.

SAS : THE INFORMATION IS THE GENE Particulièrement réputées dans le monde de la finance pour ses qualités d'analyse et de prédiction, les solutions de SAS Institute sont aussi à l'oeuvre sur une série de

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problématiques. Ainsi, elles aident à la prévision de stratégies de grandes compétitions de cricket, assurent le monitoring du téléscope de l'espace "Hubble", aident à la répartition précise des pesticides auprès de grandes fermes, protègent la barrière de corail, suivent des populations de rhinocéros... Pour Mathias Coopmans, Business Development Manager BI de SAS au Belux, les Analytics peuvent permettre aux entreprises d'avoir un avantage compétitif certain sur leurs concurrentes. Et cet avantage grandit avec le taux de maturité des solutions BI employées. Avec de simples rapports, les premiers effets de la BI se montrent. Croisés par des querries ad-hoc (à la demande), ils permettent de répondre à de nombreuses questions sur la gestion de la vie des sociétés. Portés dans le cube OLAP (des requêtes en ligne et live), ils se dotent de la véracité de l'instant. Pointés sur des indicateurs, ils servent à l'alerting et la mise en garde... Mais SAS va plus loin : l'entreprise propose des analyses statistiques qui montrent les grandes tendances, des forecasting (prévisions) sur base des éléments du passé simplement exposés dans un avenir déterminé et permettent aussi les predictive analysis, les comportements qui surgiront en fonction d'un contexte. Enfin, les systèmes étant de plus en plus intelligents, ils peuvent aussi optimiser d'eux-mêmes une série d'attitudes et de fonctionnements. «L'avantage de SAS, c'est que tous ces éléments se trouvent nativement dans une seule plateforme intégrée.»


BUSINESS INTELLIGENCE CONFÉRENCE IT NEWS

SCAN IN A QUESTIONNAIRE Pour Sogeti, cette approche est renforcée aussi dans la méthodologie générale de l'entreprise, Velocity to value, selon Christophe Bonnart, BI Service Line Manager de Sogeti Belux. Dans les nombreuses missions qui sont confiées à la SSII, elle est souvent sollicitée pour relever des défis liés de plus en plus à la démocratisation des projets BI. «Nous avons constaté aussi une consolidation sur le marché des vendeurs, qui s'accompagne d'une consolidation des outils et des architectures au niveau de toute l'entreprise, et plus par besoins départementaux. La BI en temps réel est aussi une tendance dominante, comme l'amélioration des données de l'entreprise au

niveau des affaires, à la BI gérée ou la Managed Speardsheet et la googlisation de la BI (avec un BI en tant que service).» Sogeti recommande la mise en place de comités de pilotage BI qui tiennent compte des axes métiers, financiers et technologiques dans les entreprises. Le cabinet est appelé ainsi à éclairer des projets de prioritisation, de la gouvernance et de l'interaction entre les différents stakeholders de BI dans l'entreprise. L'entreprise est aussi souvent appelée à harmoniser ou consolider un environnement IT hétérogène, ce qui facilite aussi la naissance d'une vérité... «Sogeti a mis en place

un BI scan qui est en fait un questionnaire permettant aux entreprises de se situer sur la carte de la Business Intelligence et de mettre les priorités là où cela est nécessaire.» ITnews a également lancé un appel à candidatures à la représentation en tant que BI Group Manager du réseau IT professionnel ITnation.eu. Plus d'infos sur www.itnation.eu

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Open source : business critical ready Le Centre de Recherche Public Henri Tudor organise, conjointement avec la société Arsys, les X Iè Journées du Libre (JDL) à Luxembourg le 25 novembre 2008.

© Photography Raoul Somers

Cette année marque un réel tournant dans la réalisation des JDL par le CRP Henri Tudor, qui a voulu marquer d'une pierre blanche cette édition 2008. Les thèmes de l'événement ont été mis au point avec le distributeur de logiciels Arsys qui a invité l'ex-CIO du New York Stock Exchange, Roger Burckhardt, concepteur et superviseur de la migration du NYSE à l'Open Source, puis repreneur de la société Ingres. Parmi les autres orateurs seront présents Bob Kneip, CEO de Kneip Communication, un précurseur au Luxembourg dans l'utilisation de l'open source; Claude Beullens, Directeur des partenariats EMEA, Jaspersoft, leader des solutions open source dédiées à la BI, et ancien Directeur EMEA d'OSDL; Pierre Spilleboudt, président de la société Audaxis, acteur majeur des ERP libres; et Michel Applaincourt, président de la société IT-Optics, qui développera un retour d'expérience de déploiement du libre dans l'industrie.

Matthieu Farcot, chef de projet et organisateur de l’événement

Le CRP Henri Tudor va lancer une ASBL, «Open Professionals», conjointement avec des organisations et entreprises acteurs actifs de l’open source au Luxembourg. Basée sur un partenariat

«Les sociétés au Luxembourg sont parfois, à tort, encore frileuses devant l’Open Source, dit Matthieu Farcot, chef de projet et organisateur de l’événement. Nous voulons faire preuve de pragmatisme en donnant la possibilité aux professionnels de rencontrer les leaders mondiaux de l’open source et de prendre la mesure de leurs réseaux et services structurés.» Marc Carniel, directeur commercial d’Arsys, ajoute : «Le logiciel libre est une réponse réelle et mature aux besoins des entreprises. Les crises comme celles vécues actuellement sont particulièrement propices à reconsidérer une stratégie et adopter des solutions garantissant réactivité, innovation, pérennité et souplesse. Et le libre à toutes les qualités pour le faire.»

fort, l’initiative a pour but de promouvoir les solutions libres et de constituer un point de contact professionnel pour les questions s’y rattachant. L’asbl, qui fera donc office de plate-forme de visibilité et de canal de communication majeur pour le CRP, regroupe non seulement des sociétés mais aussi des ASBL comme le Clussil et le Lilux. http ://libre.tudor.lu

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Les orateurs de la JDLL insisteront, chacun dans leur domaine, sur le fait que l’open source représente une solution fiable et cohérente pour les entreprises, et pas uniquement une perspective de réduction des coûts. «Les concepteurs de logiciels libres ne peuvent compter sur un modèle de licensing captif et sont essentiellement valorisés par l’estime de leur pairs ce qui entraîne généralement un code très qualitatif», explique Marc Carniel.

BUSINESS ET TECHNIQUE : STRATÉGIE UNIQUE La Journée sera divisée en trois parties : l’accent sera mis, durant la matinée, sur l’apport technique que les solutions open source peuvent fournir. L’après-midi, les orateurs présenteront les avantages différentiateurs du libre dans leurs projets d’entreprise. Enfin, un lunch sera organisé autour de tables à thèmes où les participants pourront échanger et discuter avec les orateurs, les organisateurs et leurs partenaires. Les thèmes de chacune de ces tables iront de l’analyse du business model et de l’impact des licences au Green IT, en passant par les avantages à un ERP Open Source et les facteurs critiques d’une migration du propriétaire vers le libre.


Journée du Logiciel Libre ORGANISATEUR : CRP Henri Tudor et ARSYS THÈME : Journée du Logiciel Libre à Luxembourg DATE : 25/11/2008 LIEU : Abbaye de Neumünster, 28, rue Münster L-2160 Luxembourg

Formation Prince2 Foundation ORGANISATEUR : MSD Partners THÈME : Formation Prince2 Foundation DATE : 26/11/2008 LIEU : MSD Partners, Rue de Nassau 16, L-2213 Luxembourg

Petit-déjeuner d’ITnews avec Logica ORGANISATEUR : ITnews et Logica THÈME : SOA, master data management DATE : 27/11/2008 LIEU : Espace entreprises Namur, Rue de Bitbourg 2, Luxembourg-Hamm Informations et inscriptions : www.itnation.eu

Aris Processday Luxembourg ORGANISATEUR : IDS Scheer THÈME : Aris Processday Luxembourg DATE : 27/11/2008 LIEU : Casino 2000, Rue Théodore Flammang, L - 5618 Mondorf-les-Bains

Salon Contact ORGANISATEUR : Chambre de Commerce de Luxembourg, Chambre des Métiers de Luxembourg et Luxexpo THÈME : Salon Networking et B2B DATE : 27/11/2008 LIEU : Luxexpo, 10, Circuit de la Foire Internationale, L – 1347 Luxembourg

22/01/2009 10/12/2008 27/11/2008 27/11/2008 27/11/2008

27/11/2008 27/11/2008 27/11/2008 26/11/2008 25/11/2008

Retrouvez tous nos événements sur www.itnation.eu/conference

Salon Working Worlds 3.0 ORGANISATEUR : GAX Technologies THÈME : Salon de recrutement DATE : 27/11/2008 LIEU : www.working-worlds.com

Using Virtualization to Reduce the Cost of IT ORGANISATEUR : Siemens IT Solutions and Services THÈME : Virtualisation, Green IT, Cloud Computing, Saas DATE : 27/11/2008 LIEU : Siemens IT Solutions and Services, 20, rue des Peupliers, Luxembourg-Hamm

Westcon Security Congress ORGANISATEUR : Westcon Security THÈME : Congrès annuel DATE : 27/11/2008 LIEU : Restaurant Paul Eischen, Parc d’activités de Capellen, L-8308 Capellen

Conférence ECM et Stockage ORGANISATEUR : ITnews THÈME : Enterprise Content Management DATE : 10/12/2008 LIEU : Espace entreprises Namur, Rue de Bitbourg 2, Luxembourg-Hamm Informations et inscriptions : www.itnation.eu

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Portrait

L’imagination comme seule limite

Perso

Signes particuliers (ou traits de caractère) : Pragmatique, ouvert et engagé. Passionné

Loisirs : Golf, bonne fourchette, service club

- Sun Microsystems Investment S.à R.L.

- Sun Microsystems Financial Sector S.à R.L.

Société : - Sun Microsystems Luxembourg S.à R.L.

Fonction : Managing Director

Nationalité : Belge

Age : 47

Nom : Henin

Prénom : Pierre

Carte d’identité :


Ce que vous aimez le plus dans votre métier ? L'opportunité d'être un acteur influent sur la place en matière d'IT. Mise en adéquation des besoins et des contraintes par rapport au développement d'une solution. Fédérer autour d'un projet. Relations humaines.

Comment aimez-vous aborder l'IT ?

Démystification, transparence et choix. Nous voulons mettre à disposition de nos clients des infrastructures de plus en plus sophistiquées et puissantes tout en gardant une approche rationnelle. Nous favorisons des concepts d'Infrastructure as a Service (IaaS) permettant une parfaite adéquation des coûts par rapport à l'évolution du business.

Les vieux concepts de vente, le software propriétaire, les mécanismes de rétention, l'évolution des carcans relation client-fournisseur freinant la mise en place de réels partenariats.

L'aspect que les américains appellent «fiduciary responsabilities», qui en plus d'être extrêmement consommateur de temps, affecte négativement l'esprit d'initiative de l'organisation. On a parfois l'impression de chasser les épouvantails en perdant de vue l'origine et l'importance de certaines contraintes législatives.

Ce que vous aimez le moins dans votre métier ?

Je travaille pour une société qui depuis très longtemps prône une stratégie délibérément innovatrice. Notre vision a très souvent été controversée mais a toujours prouvé son bienfondé. Il suffit d'analyser notre approche «open software» : quelle autre firme aurait mis à disposition de la communauté «open source» la presque totalité de son IP (Java, MySQL, Open office, Open Solaris, Glassfish,...) ?

En dehors de la notion de regroupement des techniques utilisées dans le traitement et la transmission des informations, c'est avant tout un moyen fantastique de communication, de partage et d'innovations en matière de services. Dans ce domaine particulier, je pense que seule l'imagination est la nouvelle contrainte de développement.

Qu'est-ce qui vaut la peine d'être challengé ?

Quel est votre sens de l'innovation ?

Pour vous l'IT c'est....

© Photography Raoul Somers

À quoi ressemble une journée type ?

Pour vous, quel est le produit ou solution professionnel de l'année ?

Bloc-notes ou PDA ?

Sun Microsystems a toujours été associée à l'innovation, aux standards ouverts et aux technologies visionnaires et fut notamment à l'origine de SPARC, Solaris, Java, XML, Open Office et Liberty Alliance. Aujourd'hui, Sun offre une plate-forme des plus compétitives, fiable, sûre et évolutive. De plus, Sun Microsystems propose une offre de services riche et personnalisée. Du conseil en architecture au maintien en condition opérationnelle, en passant par la gestion des infrastructures ou "insourcing" sélectif. Plus de 110 experts sont présents au Luxembourg pour aider les directions

Exécution, rigueur et partenariat.

Pourquoi choisir Sun ?

Le golf, qui est avant tout un moment de loisir et de détente. Je regrette l'image que ce sport véhicule à l'opposé de l'ambiance réelle sur le parcours et après la compétition. L'oenologie.

Quels sont vos passions et hobbies ?

Client léger Sun Ray, offrant aux utilisateurs une mobilité totale de session tout en garantissant une protection totale des données.

Développements ou conseils ?

Le serveur «Niagara», l'adoption de la nouvelle technologie de processeurs cooltreads, étant une façon intelligente de doper ses performances tout en participant au respect de l'environnement.

Départ 7 :15 am; retour 9 :30pm : Réunions, rendez-vous, lunch, conf-call et bien sûr mail,... Malgré cela, le temps passe excessivement vite.

Sun est l'un des derniers grands mythes de l'industrie. Nombreux sont ceux qui ont démarré leur carrière sur Sun et qui, aujourd'hui, nous sont toujours fidèles.

informatiques à relever au quotidien les défis du DataCenter.

J'apprécie beaucoup sa taille humaine et sa diversité culturelle. Mais plus que tout, je valorise la flexibilité, l'écoute et la grande réactivité de son monde politique.

Comment considérez-vous la place luxembourgeoise ?


Portrait

Sa licence en informatique en poche, Mathieu pousse tout d’abord la porte de BSB Luxembourg où il acquerra ses compétences en Java et J2EE. Se formant sur TMS, une application de portfolio management, et Insurance Suite, devenue depuis Solife, il participe notamment à un projet de développement en externe, pour le compte de Lombard Assurances. En décembre 2006, après deux ans chez BSB, il rejoint ArȘs Developments alors que la société est en pleine expansion.

Après avoir effectué un stage la société belge Silicium 14, où il écrit une librairie en PHP pour générer des graphiques, Mathieu Triquoit découvre vraiment la technologie Java au Grand-Duché.

Mathieu Triquoit, le discours de la méthode

Perso

par la correction d’un bug par exemple.

de pouvoir consulter les fichiers impactés

CVS,. Un plugin existe pour Jira histoire

de l’application, conçu pour remplacer

Subversion (SVN) : contrôle de version

il est facile d’utilisation.

Interface entre le client et le développeur,

bugs peut être configuré un maximum.

Jira d’Atlassian : cet outil de suivi des

de fonctions.

qui est database, avec un grand nombre

Power Designer de Sybase : pour tout ce

que le client aime cela aussi.

un document, j’aime que ce soit clair et

Visio : dans la suite Office. Quand j’écris

riches et qui permettent d’être créatif.

Eclipse : il supporte beaucoup de plug-ins

des caractères spéciaux notamment.

interface claire, qui supporte l’affichage

de données Oracle disposant d’une

utilisateur pour administrer une base

SQL Developer d’Oracle : une interface

//// GOLDEN TOOLBOX ////


© Photography Raoul Somers

Le projet a été livré en octobre 2008. Avant cela, Mathieu travaillait déjà en partie sur d’autres projets, notamment pour d’autres départements de la ‘DG Agri’ et particulièrement sur le projet ISAMM, un prototype de template management pour la création de formulaires envoyés aux Etats Membres. «Il faut pouvoir laisser la liberté à l’utilisateur de créer son formulaire dynamiquement», tout en incluant des fonctions de calcul, telle que la somme automatique de produits importés. «Même si les projets demandent d’utiliser des technologies relativement proches, il y a toujours des différences qui font qu’on

À L’ÉCOUTE

«ArȘs permet de bouger d’un projet à l’autre, on croise beaucoup de monde, on s’essaye à plein de technologies. BSB a commencé en 1997-98, alors que les frameworks genre Hibernate et Spring n’existaient pas encore.». Dès son arrivée chez ArȘs, il s’attelle au projet DOOR pour la DG Agriculture de la Commission Européenne. La Database Of Origin and Registration doit compiler les informations sur les produits bénéficiant d’une Appellation d’Origine Protégée, Indication Géographique Protégée ou une Spécialité Traditionnelle Garantie qui circulent dans l’UE mais aussi dans le monde (par exemple, il y a une AOP pour le ‘Café de Colombia’). Un projet de taille. «Là, j’ai pratiquement tout fait : architecture, développement technologique, schéma de la database Oracle. J’utilisais Hibernate pour la persistance et Spring pour toutes les autres couches.» Il participe ainsi au développement, au test, au packaging et à la démo. «La perception des utilisateurs est parfois vachement différente, il ne faut pas nécessairement rester simple au niveau des couleurs, par exemple.» Mais rien n’est jamais figé. Non seulement le chef de projet rencontre le représentant des utilisateurs, mais la DG elle-même sollicite les Etats membres pour suggérer des améliorations. Dans le cas de DOOR, l’analyse fonctionnelle et les premières ébauches du prototype ont duré six mois avant d’entamer le développement réel de l’application. «Il faut prendre le temps de bien comprendre le business du client et de préparer l’architecture en conséquence.» Et dans ce cas, le rôle du développeur en amont est aussi de demander des explications au client. «Pour tester correctement l’application, il faut savoir ce qu’elle est sensée faire, et pour cela, comprendre la partie fonctionnelle du client. Il faut aussi penser aux extensions, prévoir que le client va demander des modules complémentaires. Les clients veulent aussi innover.» En tant que développeur, Mathieu dispose de plus ou moins de liberté en fonction des exigences des clients. «Certains veulent certains types de technologies, des rendus graphiques précis, etc. On n’a alors pas trop le choix. Par contre, si le client se concentre sur ses besoins, c’est plus drôle pour nous. On peut faire ce qu’on veut avec ce qu’on maîtrise. En cas de problème, on assure la maintenance donc on sera responsable.»

s’amuse», confie-t-il. Dans le cas d’ISAMM, l’application a été conçue par d’autres membres de l’équipe d’ArȘs.


Pierre Gramegna, Directeur de la Chambre de Commerce

La loi sur l’immigration en lumière Au niveau européen, la situation démographique est préoccupante. Vieillissement de la population et baisse de la natalité, entre autres, sont des facteurs qu’il faut prendre en considération lorsqu’on s’intéresse au futur économique de la Place. La nouvelle loi sur l’immigration, qui prévoit notamment de faciliter le recrutement de spécialistes de pays tiers, joue un rôle essentiel dans ce débat. La Chambre de Commerce a notamment participé à l’amélioration de cette loi. Entretien avec Pierre Gramegna, directeur de la Chambre de Commerce, sur les défis à venir en matière de recrutement. Face à une situation démographique préoccupante, quels sont les arguments en faveur du Luxembourg ? Si la situation démographique est effectivement préoccupante pour certains Etats membres de l’UE, il en est autrement pour le Grand-Duché. Les chiffres publiés par le Statec montrent que la population est passée de 384,4 mio en 1991 à 476,2 en 2007. Suivant toute prévision, elle sera de 483,8 en 2008. Le Luxembourg est aussi moins touché par le vieillissement de la population. En 1991, 14,3% de la population relevaient du 3ème âge, contre 14% en 2007. Cette évolution est aussi reflétée par la démographie des entreprises qui est largement positive. Le taux de création, à savoir le nombre de créations sur le nombre du stock d’entreprises actives, dépasse généralement de 2% le taux de cessation. De nombreux arguments semblent donc parler pour le Luxembourg. Il ne faut pas pour autant s’endormir sur ses lauriers, mais il faut continuer à communiquer les avantages concurrentiels du Luxembourg avec l’ardeur qui s’impose dans un monde de plus en plus globalisé, et touché par une crise des marchés financiers dont il faudra limiter le plus possible la contamination de l’économie réelle.

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NOVEMBRE 08

Quels sont les secteurs sur lesquels il faut mettre l’accent pour soutenir la compétitivité ? Les changements auxquels le monde financier devra faire face dans les mois à venir, présenteront de l’avis de la Chambre de Commerce un nombre d’opportunités pour la place, évidemment à condition de faire preuve de vison et de détermination. La situation du monde bancaire au Luxembourg est d’ailleurs généralement très saine, comme c’est le cas pour l’économie dite réelle. En dehors du secteur financier, la Chambre de commerce soutient les axes de diversification identifiés par le Gouvernement, en étroite collaboration avec les représentants de l’économie que sont entre autres la logistique, l’e-business et la biotechnologie, sans oublier évidemment le grand bassin des classes moyennes avec ses PME des différents secteurs et branches qui continuent à faire la richesse de notre pays. La Chambre de Commerce a d’ailleurs toujours appelé à ne jamais relâcher l’attention portée sur l’innovation et le développement des infrastructures dans l’intérêt des PME. Pour ce qui est des facteurs soutenant la compétitivité, la Chambre de Commerce a toujours soulevé le caractère du moins ambivalent du mécanisme de l’indexation

des salaires qui conduit à une hausse automatique et généralisée des salaires, sans nécessairement prendre en compte l’évolution de la productivité. D’aucuns s’interrogent aussi sur son rôle dans l’accélération du taux d’inflation, qui connaît effectivement un niveau plus élevé au Luxembourg que dans d’autres pays. Il faudra donc à courte échéance trouver un modèle d’indexation moins rigide, donc plus flexible et, de surcroît, en relation avec l’évolution de la productivité. De plus, la Chambre de Commerce n’a cessé de revendiquer une réduction substantielle des charges administratives, une simplification, voire libéralisation des règles présidant à l’accès et à l’exercice d’une activité économique, la mise en place d’une e-gouvernance publique, et, à ne pas oublier, la stimulation de l’esprit d’entreprise. Finalement, la Chambre de Commerce souhaiterait que les différents aides étatiques et régimes de financement et de subventionnement soient renforcés ou à tout le moins appliqués de manière rapide et efficace.

Où en est-on avec le projet de loi 5802 ? Le projet de loi N° 5802 portant sur la libre circulation et l’immigration des personnes a été voté par la Chambre des Députés


UNE IMMIGRATION INTELLIGENTE IT NATION - JOBS

et porte la date du 29 août 2008. La loi et les règlements grand-ducaux d’exécution ont été publiés au Mémorial le 10 septembre 2008. Les nouvelles dispositions législatives et réglementaires sont entrées en vigueur le 1er octobre 2008. La nouvelle loi prévoit des procédures d’immigration facilitées pour des personnes hautement qualifiées en provenance de pays tiers. Le gouvernement a donc pris en compte les idées défendues par la Chambre de Commerce relatives à la nécessité d’instituer une procédure administrative rapide dans l’obtention d’autorisation pour la main d’œuvre hautement qualifiée et les personnes revêtant un poste de responsabilité. Par ailleurs, la Chambre de Commerce avait souligné dans son avis que des conditions trop sévères de renouvellement d’autorisation de séjour, en particulier en ce qui concerne

les conditions d’intégration, risqueraient de priver le Luxembourg de main-d’œuvre adéquate et suffisante. Il a été tenu compte en partie de ces réflexions. Des personnes en provenance de pays tiers et qui séjournent moins de trois mois au Luxembourg pour voyage d’affaires ne sont plus soumises à autorisation. Si le gouvernement n’a pas tenu compte de toutes les remarques faites par la Chambre de Commerce, il n’en reste pas moins que la nouvelle loi améliore nettement les règles de circulation et d’immigration du Grand-Duché.

Vous êtes-vous concertés avec des sociétés ou entreprises locales pour connaître leurs besoins en termes de recrutement ? La Chambre de Commerce est un établissement démocratique, sur base élective. Ses membres élus sont donc les porte-paroles

naturels des secteurs qu’ils représentent, non seulement au sein de notre assemblée plénière, mais des différentes commissions et groupes de travail qui ont justement été mis en place pour recueillir les idées et besoins des acteurs sur place. Le manque de personnel qualifié est donc une des grandes préoccupations de tous les secteurs et branches représentés au sein de la Chambre de Commerce. Le Luxembourg a besoin des spécialistes de haut niveau, pas seulement pour le monde bancaire ou le secteur des NTIC, mais aussi de plus en plus dans d’autres branches. Il est souvent demandé à ces spécialistes d’être plurilingues, ce qui ne facilite évidemment pas la recherche. Il faudra donc faire des efforts conséquents au niveau de la Grande Région pour mettre en place l’apprentissage du français et de l’allemand dès le petit âge, sans évidemment négliger l’anglais.

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L’avis de Nicolas Schmit,

Ministre délégué au Ministère des Affaires étrangères du Luxembourg Le Luxembourg plaide en faveur d’une politique européenne en matière d’immigration. Nous avons collaboré intensément à la rédaction du Pacte sur l’immigration et l’asile dans un sens équilibré. L’Europe a besoin d’immigration. Mais elle doit gérer ces flux en prenant en compte ses propres intérêts économiques mais aussi ceux des pays d’origine. Une bonne politique d’immigration est conduite dans le cadre d’une approche coopérative. Elle facilite la vie aux entreprises qui doivent recruter en dehors de l’Union, mais elle doit également s’orienter selon les besoins et les réalités critiques des pays d’origine des immigrés. L’immigration ne doit pas réduire le potentiel de développement de ces pays, mais, à terme, le renforcer.

un certain temps dans l’Union ; la lutte contre l’immigration illégale et les employeurs qui l’utilise, les personnes hautement qualifiées, la fameuse «blue card». Ce dernier volet est important. Nous avons fait une grande ouverture à cet égard dans la nouvelle loi. L’Europe doit attirer davantage de personnes hautement qualifiées qui s’orientent actuellement majoritairement vers d’autres pays tels que les Etats-Unis, le Canada. C’est un aspect important de la globalisation. L’Europe a un retard à combler. Je pense en revanche que le Luxembourg, avec la nouvelle loi, s’est doté d’un instrument adapté qui devrait nous aider à attirer les compétences dont une économie performante, misant sur l’innovation, a besoin.

Au niveau européen, nous sommes prêts à adopter un certain nombre de directives importantes : les droits des personnes en provenance des Etats tiers établies depuis

L’immigration est devenue un des grands sujets internationaux de notre temps. C’est d’une certaine manière une des facettes de la globalisation.

NOVEMBRE 08

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Les clés du Talent Management : à la rencontre des DRH «Diminuer le nombre d’intervenants augmente la rapidité d’intervention et permet d’être en phase avec les besoins et le marché du travail»

Lorsqu’un nouveau poste à pourvoir est identifié par les responsables, plusieurs mécanismes se mettent en place. Nous publions d’abord le descriptif de l’emploi vacant dans notre Intranet car nous souhaitons favoriser la mobilité interne. Ensuite, nous procédons à la publication sur les principaux sites de recherche d’emploi et dans les journaux gratuits. Il est très rare que nous fassions appel à l’une ou l’autre société de recrutement spécialisée en IT pour la bonne et simple raison que KBL European Private Bankers jouit d’une excellente réputation dans la profession grâce à nos projets informatiques innovants et ambitieux. Il ne nous est jamais arrivé de tomber à court de candidatures.

Quels sont les types de profils que vous recherchez ? Nous orientons nos recherches autour de deux axes principaux. Le premier concerne les jeunes diplômés à orientation banque et finance avec de très bonnes prédispositions pour l’informatique. Le but est de les former à nos systèmes et leur permettre d’endosser des responsabilités, le tout dans un contexte professionnel en constante mutation et résolument orienté vers l’international. En clair, nos cibles sont des jeunes dotés d’un potentiel d’évolution, dynamiques, ouverts, orientés vers la clientèle et pouvant travailler en équipe. Notre deuxième axe de recherche vise des personnes plus expérimentées qui ont un haut degré de technicité et sont capables de s’intégrer

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dans un environnement orienté business. Dans ce cas-ci, les candidats doivent avoir comme caractéristiques principales une grande autonomie, une bonne ouverture d’esprit et de grandes facilités d’intégration s’ils veulent rejoindre nos équipes d’experts en ingénierie systèmes.

Comment votre métier a-t-il évolué au fil des années ? Depuis près d’un an et demi, la DRH au sein de KBL European Private Bankers a été totalement repensée. Chaque gestionnaire RH s’occupe à présent d’une (ou de plusieurs) entité(s) pour toute question relative aux ressources humaines. Cette nouvelle structure a pour but de fournir un support plus efficace et mieux adapté aux exigences et aux besoins des collègues au sein du réseau à Luxembourg. En ce qui concerne l’Informatique, je suis donc devenue le point de contact unique pour les recrutements et la mobilité interne, la détection des besoins en formation, la gestion des carrières, le développement des compétences, les promotions, etc. C’est un peu le principe du «one face to the customer». Dorénavant, tout collègue au sein de la banque sait à qui il doit s’adresser. Cette nouvelle organisation répondait aussi à un besoin de rapidité. L’identification des besoins en personnel et le recrutement de nouveaux collaborateurs doivent se faire rapidement sous peine de passer à côté de candidats intéressants. Diminuer le nombre d’intervenants augmente cette rapidité d’intervention et permet d’être en phase avec les besoins et le marché du travail.

© Photography Raoul Somers

Quels sont vos besoins en termes de gestion RH ?

Séverine Deblire, DRH chez KBL European Private Bankers


TALENT MANAGEMENT IT NATION - JOBS

Quelles sont les nouvelles méthodes de recrutement que vous avez mises en place ? Notre banque a toujours privilégié le contact humain. Il n’y a donc aucun test de recrutement sous quelque forme que ce soit. Par contre, les entretiens sont démultipliés. Il y a systématiquement un entretien DRH afin de pouvoir analyser les motivations du candidat, passer en revue son CV et ensuite apprécier l’adéquation (ou non)

du candidat avec le milieu de travail, l’équipe et l’esprit de notre entreprise. Cet entretien se poursuit par un entretien technique avec un ou deux, voire parfois trois responsables de l’Informatique afin de tester les compétences techniques. S’ensuit alors une réunion entre le gestionnaire RH et les différents responsables techniques afin de décider de l’engagement ou non du candidat. Nous recherchons systématiquement l’unanimité. En cas de doute ou de divergence d’opinion, le candidat est soit

convoqué à nouveau pour un ultime entretien, soit le CV est refusé et nous poursuivons nos recherches. Cette méthode a fait ses preuves et l’expérience nous montre que, grâce à la multiplication des entretiens, les échecs dans nos recrutements deviennent extrêmement rares.

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La formation, atout majeur en temps de crise Face à l’incertitude économique causée par les remous de la crise financière, les entreprises usent de différentes stratégies pour amorcer l’année 2009. Les sociétés telles que CTG, spécialisée dans les services informatiques, doivent pouvoir s’adapter, même s’il s’agit encore de mesures préventives.

Selon Caroline Simon, Human Resource Manager et Career Developer chez CTG, «les indicateurs ne sont pas alarmants pour le moment car le retour des clients est plutôt positif.» Pour étayer son opinion, elle puise dans son expérience face à la crise de 2002. Ainsi, Ctg a diversifié ses clients, mais a également pris connaissance des différentes aides institutionnelles à mettre en place en cas de besoin. Varier son champ d’actions est un point important, mais une bonne gestion de son personnel est un plus. Au sein du département Ressources Humaines de CTG, le suivi et la gestion de carrières des 107 111 employés du staff technique sont assurés par les career developers (CD). Dédiée aux équipes de consultants techniques, les CD incarnent le lien entre ceux-ci, envoyés en mission chez les clients, et CTG.

Au-delà des entretiens et évaluations régulières, les consultants bénéficient des conseils de l’équipe RH de la société en matière d’orientation, par rapport aux tendances du marché, aux moyens à mettre en œuvre et aux projets mêmes de CTG. «Nous les conseillons dans l’orientation de leur carrière et leurs aspirations et ceci, en essayant d’être au plus proche des besoins futurs de nos clients», explique-t-elle.

CRÉER LA CONFIANCE Dans des périodes telles qu’aujourd’hui, la gestion de carrière personnalisée comme le pratique CTG crée davantage de confiance. «Nous sommes là pour communiquer, conseiller et former. Petit à petit, nous développons une bonne connaissance des équipes et du marché. Nous savons à quel profil manque quelle compétence.» La formation est un outil essentiel et pas seulement en période de crise. En acquérant,

durant la période qui sépare deux missions, les compétences qui leur manquent, les consultants renforcent leurs connaissances et peuvent ainsi apporter plus de valeur ajoutée à nos clients. Et pour faire face à la concurrence, qui pourrait se durcir, CTG investit dans la palette de compétences fonctionnelles (Bâle II, SOX, IFRS) et techniques (Architecture, Java, Flex et ITIL entre autres) mise à disposition des clients. En plus de formation en interne et en externe, les formations spécifiques aux demandes des clients, appelées ‘just in time’, permettent de répondre à des besoins urgents. Si, en temps de crise, de telles formations pourraient être plus demandées, elles ne tiennent pas encore le haut du panier. «Nous voulons rester optimistes mais nous en saurons plus en décembre, lorsque nos clients auront défini les projets prioritaires pour 2009.»

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«Nous recherchons d’abord des gens compétents mais les critères de sélection ne se limitent plus aux connaissances techniques»

© Photography Raoul Somers

Comment procédez-vous pour recruter les profils dont vous avez besoin ?

Avez-vous recours à de nouvelles méthodes de recrutement ?

Il n’y a pas de généralités en matière de recrutement. Chaque dossier est traité séparément en tentant d’apporter une solution sur mesure aux besoins du département, de l’équipe et du business. L’idée est garder un équilibre entre le développement de nos gens en favorisant les mouvements internes et l’apport de sang et d’idées neufs dans les équipes.

Nous utilisons la plupart du temps les classiques du genre comme les sites de recrutement, les agences et les publications dans les journaux et la presse spécialisée ainsi que les réseaux des employés de Clearstream. Toutefois, nous restons ouverts et nous testons régulièrement de nouvelles méthodes.

Quels sont les profils que vous recherchez en priorité dans l’IT ?

De plus, nous travaillons actuellement en collaboration avec les équipes IT sur un concept de Journée Portes Ouvertes pour les informaticiens de demain.

Clearstream est une société ancrée à Luxembourg mais très internationale (42 nationalités) et très en pointe en matière de IT qui constitue le département le plus important (500 personnes sur 1100 salariés). La tendance actuelle est de donner la priorité aux jeunes diplômés lorsque cela est possible d’un point de vue fonctionnel. Nous recherchons d’abord des gens compétents mais les critères de sélection ne se limitent plus aux connaissances techniques. Nous recherchons des jeunes et des professionnels qui aiment le travail en équipe, qui communiquent aisément et qui sont avant tout curieux et intéressés de découvrir le monde financier et notre secteur en particulier.

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Caroline Even, Recruiter, Clearstream

Que pensez-vous des solutions logicielles à votre disposition ? Evoluant dans un tel environnement technologique, vous pouvez imaginer que nous disposons de quelque avantage indéniable pour réfléchir et développer un outil informatique sur mesure pour la gestion des recrutements et des candidatures. Avec l’assistance d’un spécialiste externe, nous avons créé une application basée sur SAP avec une interface internet/intranet.


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Les vecteurs d’attractivité des SSII En matière de recrutement, l’attractivité d’un employeur devient le nerf de la guerre tant sur ses publics internes qu’externes. L’attractivité va tout d’abord se profiler en amont, bien avant la phase de recrutement. Il s’agit ici du sentiment perçu à l’intérieur de la SSII et diffusé ensuite à l’extérieur de celle-ci. Le collaborateur étant le meilleur ambassadeur de la société, il véhicule souvent autour de lui l’image de l’employé : dans son travail, chez le client auprès duquel il représente la société, dans les technologies qu’il utilise, dans les possibilités de formations et de carrière qui lui sont offertes au sein de cette organisation, dans ce qu’il était au départ, ce qu’il est devenu aujourd’hui et ce qu’il pourra devenir demain, au sein de cette même SSII. Un employé satisfait est donc vecteur «d’attractivité». Etre attractif, c’est donc créer son image-employeur. Cela constitue un élément de différenciation important qui interpelle.

L’attractivité, c’est aussi plus en aval qu’on la retrouve. Il s’agit alors de la perception de la SSII à l’extérieur, via les actions que celle-ci met en place. Les Ressources Humaines et la politique de communication externe de Sogeti collaborent pour susciter l’intérêt auprès du marché des candidats. Une de ces actions majeures se situe autour des contacts avec les écoles. En vue d’initier des contacts avec de futurs diplômés de grandes écoles belges, françaises ou autres, Sogeti s’appuie sur d’anciens étudiants de ces mêmes écoles, aujourd’hui chez Sogeti, pour venir partager leur expérience. Le contact est alors vite établi entre jeunes diplômés ou futurs diplômés et consultants actifs depuis plusieurs années. Ces contacts débouchent parfois sur de réels projets de coopération, tels que des programmes de certification complémentaires au cursus universitaire standard. Enfin, l’attractivité d’une entreprise peut évidemment se mesurer au travers de la satisfaction de ses clients. Tout comme les consultants, les clients sont aussi des ambassadeurs.

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CARREFOUR DE CONNAISSANCES Sogeti peut puiser dans son expérience de leader sur le marché luxembourgeois, avec 15 ans de présence au niveau local et 40 au niveau mondial. La société regroupe aujourd’hui 450 personnes, dont 100 ont été recrutées depuis janvier 2008, uniquement dédiées au Luxembourg. La SSII peut donc compter sur une image de proximité. Selon l’équipe des ressources humaines, une société de services, comme Sogeti l’entend, c’est avant tout une dynamique : pratiquer le verbe ‘devenir’ au lieu de ‘être’. Ainsi, le fait de pouvoir laisser le choix aux consultants et de les accompagner dans l’évolution de leur carrière constitue un objectif prioritaire. «Une SSII, c’est une remise en question permanente pour avancer avec le marché et les nouveautés technologiques. C’est un carrefour de connaissance, de culture et de génération.»


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Fournir les bonnes pièces de puzzle Les entreprises recherchent souvent des personnes compétentes pour des missions déterminées, qu’il s’agisse de remplacement, de support pour donner un coup de collier à un projet à livrer, ou toute autre demande. En tant que société PSF, Computacenter a développé son expertise dans les demandes sans cesse croissantes du marché en matière de ‘supplemental staffing’. «Nous proposons au client de compléter leurs équipes IT par du personnel Computacenter si la mission rentre dans le cadre des activités de notre société, sinon de fournir un profil en mode freelance, dit Olivier Deboeck, General Manager de Computacenter PSF. Dans les deux cas, il s’agit de mission à durée déterminée. Cette offre répond à différents besoins qui sont de renforcer l’équipe pour un projet déterminé, d’intégrer les équipes de maintenance du client afin qu’il puisse libérer ses ressources pour des projets importants, de remplacer une personne malade ou partie en vacances, en cas de congé de maternité ou de paternité, etc.»

Computacenter est donc toujours à la recherche de profils différents. «Nous recherchons tout d’abord des consultants capables de réaliser une analyse de haut niveau pour le client, ceci afin de valider une technologie ou de déterminer un ROI voire de documenter, dit Olivier Deboeck. Ensuite, nous nous concentrons sur des System Engineers pour renforcer les équipes clients dans le cadre de la maintenance. Enfin, des profils help desk junior ou confirmés, pour le support en général. Ces recherches sont menées par des personnes confirmées dans le recrutement de profils IT. Jamais un profil n’est présenté chez un client sans qu’il ait été interviewé à plusieurs reprises et que nous ayons validé ses compétences.»

TOUJOURS EN VEILLE Afin de pouvoir correspondre aux attentes de ses clients, Computacenter PSF doit donc assurer un rôle crucial de veille technologique. «Nous axons notre discours commercial sur le fait que nos consultants sont formés et certifiés, nous offrons donc à notre personnel

la possibilité de passer des certifications, même si ces technologies ne sont pas toujours utilisées chez le client final, explique Olivier Deboeck. Nos consultants reçoivent également une contribution financière quant à la qualité du service qu’ils délivrent chez le client. Cela motive à ne pas se complaire dans une mission sans qu’il n’y ait de valeur ajoutée pour le client final.» Afin de conforter son attractivité, Computacenter se base sur une politique RH solide. Mais le rôle des ressources humaines au sein de la société est plus large, puisqu’il permet d’assurer au client des prestations de qualité. «Nous offrons à tous nos employés le maintien à jour de leurs connaissances et une possibilité d’évolution au sein d’une société dynamique à taille humaine, faisant néanmoins partie d’un groupe international dans le top 10 européen. Nous leur proposons surtout un encadrement RH toujours à l’écoute. Un consultant frustré ou insatisfait impacte toujours le délivrable chez nos clients.»

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Linda Szelest, Responsable du programme de recherche HR Innovation au CRP Henri Tudor

Sandrine Reiter, Responsable de la ligne de services associée au pôle Capital humain au CRP Henri Tudor

Quand le talent frappe à la porte

© Photography Raoul Somers

L’amélioration de la performance des individus et des entreprises se base sur des compétences sans cesse enrichies. Le Centre de Recherche Public Henri Tudor (CRP Henri Tudor) en a fait le moteur de ses recherches au sein de son pôle «Capital Humain». PME, sociétés de services, instituts de recherche, entrepreneurs et autres ont souligné le succès d’un événement qui en est à sa deuxième édition seulement : près de 380 personnes s’étaient inscrites au Forum «Business Meets Research», qui se déroulait le 28 octobre à la Chambre de Commerce. Le CRP Henri Tudor, partenaire du Forum, est notamment intervenu dans l’atelier consacré aux Ressources Humaines. Il a ainsi présenté les réflexions et les services existants qui ont pour vocation d’impulser de l’innovation dans le domaine du capital humain. Identification des nouveaux besoins au sein des entreprises, réflexions méthodologiques, mise en place de formations adaptées, mise à disposition d’outils innovants dans la formation… sont autant de projets qui visent à améliorer la compétitivité des entreprises.

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TALENT MANAGEMENT IT NATION - JOBS

«La recherche doit être appliquée, explique Linda Szelest, Responsable du programme de recherche HR Innovation au CRP Henri Tudor. Beaucoup d’acteurs économiques et sociaux pensent que la recherche ne les concerne pas. Pour contrer cela, il faut structurer les projets en termes de services et de produits que pourront utiliser les individus en entreprise ou ceux qui veulent entrer en entreprise.» Le CRP Henri Tudor s’est impliqué dans le domaine du talent management afin d’identifier les compétences qui sont nécessaires, tant aux entreprises qu’aux individus, pour développer leur performance. «Nous devons pouvoir anticiper ces compétences, afin d’apporter une valeur ajoutée à l’entreprise», dit Linda Szelest.

À LA POINTE DES BESOINS En participant au forum RH de Business Meets Research le CRP Henri Tudor cherche à mieux adapter ses axes de recherche ainsi que son offre de services aux besoins des entreprises. «L’innovation, c’est construire de nouveaux produits et services qui seront mis à la disposition des entreprises et des individus pour augmenter leur performance» dit Linda Szelest. Sandrine Reiter, Responsable de la ligne de services associée au pôle Capital humain ajoute : «Afin de proposer une offre au plus proche des besoins des entreprises et des salariés, nous devons être proactif au niveau des outils et des services que nous développons» Le pôle Capital humain propose ainsi des diagnostics en entreprises, au cours desquels deux experts analysent les compétences utilisées par les entreprises et identifient celles qui doivent être développées plus en avant. «Nous souhaitons proposer aux entreprises des outils leur permettant d’améliorer leur gestion des compétences, afin que celles-ci se les approprient et

les utilisent selon leurs besoins», explique Sandrine Reiter. La question centrale étant de connaître, pour une société active dans l’IT, quelles seront les compétences nécessaires dans quelques années, voire quelques décennies ? Dans ce but, «nous collaborons avec les sociétés afin d’identifier les besoins de demain, résume Linda Szelest. De manière plus générale, nous souhaitons impulser l’innovation dans des thématiques existantes ou nouvelles et ainsi nous démarquer des sociétés de conseil.»

SERVICES AD HOC «Le talent management adresse 4 grands processus sous-jacents aux ressources humaines, à savoir : Attirer et recruter des talents, les gérer et les suivre, permettre la formation et le développement de compétences et enfin promouvoir et faciliter la mobilité interne dans l’entreprise. Afin de couvrir l’ensemble de ces processus, différents niveaux de services sont proposés. Ainsi, le pôle Capital humain propose des projets de recherche afin d’améliorer les services actuels ; propose des services de consultance ; assure le transfert de ses recherches vers les entreprises ; fournit une certification pour faire reconnaître les services mis en place ; organise des formations ; et enfin, aide l’entreprise à déployer ces services. «Bien entendu, tous les services proposés n’ont pas le même niveau de maturité, précise Sandrine Reiter, mais ils ne demandent qu’à être développés en partenariat avec les entreprises luxembourgeoises.» Plusieurs projets ont déjà permis la mise en place de cours e-learning ( par exemple au sein du Ministère de l’Économie) ou encore d’anticiper les compétences dans des domaines des Technologies de l’Information et de la Communication, de plus, dans les mois qui viennent, de nombreuses autres réalisations verront le jour.

Plus d’infos sur http ://km.tudor.lu www.abilitic.eu : ce portail présente les résultats d’un projet de recherche interrégional qui a permis d’expérimenter une méthodologie d’anticipation des compétences métiers avec pour vocation l’adaptation des contenus de formation professionnelle continue aux futurs besoins du marché.

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Carrières

ACTUAL-IT

JEAN-FRANÇOIS BEQUEVORT

RUDY HEMELEERS

PARASTOO PIRASTEH

Prend la direction de la filiale luxembourgeoise de New Access

Devient Business Unit Manager d’Atos Origin Luxembourg PSF

Rejoint BT Global Services en tant que Account Manager

Auparavant vice

Il prend en charge l’unité

Elle participera au

président Europe de

luxembourgeoise du

développement du

FRS Global, il avait

groupe Atos Origin. Il

nouveau département

débuté sa carrière

avait créé sa propre

Consultance IT de BT GS

dans la SSII Telinfo /

société de consultants en

Luxembourg. Elle était

Sopra, en développant

gestion de la performance

auparavant Business

et implémentant des

après avoir été

Development Executive

solutions pour le secteur

notamment associé de

chez Vision IT Group.

financier, puis était

PricewaterhouseCoopers

devenu responsable

et CIO et responsable de

EMEA chez Mach.

la cellule Decison Support Systems de Cargolux Airlines.

JORGE MARQUES

JEOFFREY WITTMER

JEAN DIEDERICH

Nommé Chief Operations Officer de VOIPgate

Rejoint la société ITELCO Luxembourg en tant que recruitment consultant

Rejoint la société INEUM Consulting en tant que Senior Manager

Auparavant Project

Diplômé d’un master en

Il est en charge du secteur

Manager de la même

gestion des ressources

public et des solutions de

société, il est à présent

humaines, il bénéficie

paiements dans le secteur

responsable de la

d’une expérience

FSI. Avant de rejoindre INEUM

gestion des opérations.

acquise auprès du

Consulting, il était Solutions

Par le passé, il a

département RH

& Channels Director chez

notamment été Project

de France Transfo

LOGICA, qu'il avait rejoint

Manager chez KNEIP

(Schneider Electric

en 2002 après l'éclatement

Communications.

Group).

d'ANDERSEN Business Consulting Luxembourg.

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Le 10 décembre 2008 ITnation entreprises : Guide et conférence spécial Enterprise Content Management l'archivage électronique, l'archivage sécurisé, l'archivage légal, l'ILM ou Information Lifecycle Management les CAS ou Content Archiving Systems vs NAS and SAN les CMS ou Content Management Systems à taille d'entreprise (ECM) la dématérialisation - le sans papier …

ITfinance dans le magazine : Spécial Anti-Money Laudering (AML) Contacts : Rédaction : Raphaël Henry et Delphine Reuter - press@itnews.lu Régie publicitaire magazine : Emilie Mounier - emilie.mounier@itnews.lu Régie publicitaire guide : Géraldine Barbaut - geraldine.barbaut@itnews.lu Infos events : Géraldine Barbaut - geraldine.barbaut@itnews.lu Emilie Mounier - emilie.mounier@itnews.lu Guide Banking Solutions et conférence ITbanker : Manifestation à intérêt : vendredi 12 décembre 2008 Clôture : vendredi 19 décembre 2008 Parution et conférence : jeudi 22 janvier 2009

EN JANVIER 2008 GUIDE BANKING SOLUTIONS A L’OCCASION DE LA CONFÉRENCE ITBANKER


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ITnation #15 -novembre 2008  

ITnation Magazine Luxembourg novembre 2008 GRAND ENTRETIEN ThomasSchneider: connected to the future

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