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Jean Isnard bouleverse son travail et ses références au réel, et revendique sa carrière d’ingénieur en systèmes informatique, en lien direct avec son travail de recherche artistique. Il se voit en « passeur » entre le monde de l’art et la technologie contemporaine. C’est son crédo, sa manière de s’inscrire dans le monde par les moyens de l’informatique notamment. Ses formes ne sont pas automatiques, mais modelées, décidées, avec l’exigence toujours renouvelée de travailler sur une idée qui se modifie, jouant sur les multiples possibilités offertes par l’ordinateur, réduisant la distance entre le concept et l’œuvre. Les fichiers numériques sont transmis à des spécialistes de la plasturgie. « L’objet Isnard » est le résultat d’une fabrication rigoureuse : CAO, stéréolithographie, thermoformage… D’abord occuper l’espace et se taire… Puis mettre en mouvement, associer, et captiver. Par l’évocation de peaux, de mues, de paysages, il s’agit de retrouver un lien avec l’homme et la nature, à travers l’outil informatique et industriel. C’est aussi une rencontre, c’est une œuvre en mouvement attisant le désir et la sensualité. Ce sont des lignes que Jean distille… Ses monts de Vénus et autres mamelons s’appellent alors des paysages. Dans les œuvres de Jean Isnard, il y a la puissance de la vie. Prétendre que c’est positif est certainement simpliste, disons qu’elles sont sûres d’exister. Sans avoir besoin d’imposer sa présence, Jean Isnard leur donne la vie avec la générosité d’un Gepetto. La bonne fée qu’est son talent achève de leur donner des ailes. On pourrait dire à la manière d’André Gide évoquant Maillol : « Les œuvres de Jean Isnard sont là, c’est tout, et c’est déjà beaucoup ». Stéphanie Bernardin


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