Page 1

M A G A Z I N E

P R O F E S S I O N N E L

D ’ I N F O R M A T I O N

M É D I C A L E

N° 37 - OCTOBRE 2011

Mehdi M hdi ZAGHLOUL ZAGHLOU Directeur général de Novartis Maroc

Dispensé de timbrage, Autorisation n° 1397 - www.doctinews.com

« Je crois que l’on oublie un concept essentiel aujourd’hui, celui de la pharmacoéconomie. La réflexion doit être plus globale. Elle doit tenir compte du coût de la santé et ne pas se limiter au coût du médicament. »

FONDAMENTAUX OBSTRUCTION NASALE DE LA GÊNE À L’URGENCE

ALTERNATIVE LE ZINC UN OLIGOÉLÉMENT AUX MILLE ET UNE VERTUS

INFECTIONS NOSOCOMIALES L’AFFAIRE DE TOUS


Editorial

03

DÉTERMINANTS SOCIAUX DE LA SANTÉ

UN VERRE À MOITIÉ VIDE OU À MOITIÉ PLEIN près la paresse de l’été indien vient la reprise, le moment d’être prêt pour le service (avec un grand S) vis-à-vis d’une population lassée, dans certains cas, de recherches labyrinthiques d’aide et de soutien pour accéder aux soins, de saines conditions de travail, de nourriture, de logement adéquat... Depuis 2000, pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement, notre pays s’est engagé dans une approche globale s’appuyant, entre autres, sur la lutte contre des aspects aussi variés que la pauvreté, l’éducation, la santé, l’environnement… Toutefois, le bilan des avancées en matière de santé reste entaché d’un système de soins de santé encore en deçà des normes de qualité requises. Là où le bât blesse le plus, c’est sans nul doute au niveau de l’absence de couverture médicale pour tous les groupes sociaux de la population. Le nombre de ces derniers, qui dépasse les 10 millions de Marocains, englobe non seulement les personnes démunies et sans revenu, mais également les personnes actives, dont les professionnels de la santé. Que cette situation chaotique soit le fruit d’orientations stratégiques ou de choix politiques, l’adage populaire selon lequel « le cordonnier est souvent le plus mal chaussé » est ici on ne peut plus vérifiable. Pour l’OMS, pas question de se laisser rouiller les neurones. Vu l’inquiétude croissante que suscitent ces divergences, la Commission des Déterminants sociaux de la Santé établie par cette instance s’est penchée sur cette injustice. L’aboutissement de ses études a donné lieu à la publication, en 2008, d’un rapport final dans lequel elle souligne l’intérêt de « combler le fossé en une génération, (d’) instaurer l’équité en santé en agissant sur les déterminants sociaux ». Evitables et remédiables, ces déterminants sont conçus comme étant « les circonstances dans lesquelles les individus naissent, grandissent, vivent, travaillent et vieillissent, ainsi que les systèmes mis en place pour faire face à la maladie ». Cette année, faisant suite à la résolution de l’Assemblée mondiale de la santé de mai 2009 et à la Déclaration d’Adélaïde d’avril 2010, l’OMS poursuit le débat. C’est ainsi qu’elle tiendra, du 19 au 21 octobre, à Rio de Janeiro, au Brésil, une conférence mondiale sur les déterminants sociaux de la santé. À quelques années de la date butoir pour la réalisation de la plupart des OMD (2015), un tel rendez-vous acquiert une grande importance dans la mesure où il offre une plateforme d’échange d’expériences et de connaissances à l’échelle mondiale pour prendre les bonnes résolutions. Si le secteur de la santé est essentiel pour la réduction des inégalités de santé, encore faut-il mettre en place une politique explicite fondée sur l’équité, seul moyen de rattraper le retard enregistré au Maroc vis-à-vis de tous les groupes sociaux et pas seulement au bénéfice des plus défavorisés d’entre eux !

A

LE BILAN DES AVANCÉES EN MATIÈRE DE SANTÉ RESTE ENTACHÉ D’UN SYSTÈME DE SOINS DE SANTÉ ENCORE EN DEÇÀ DES NORMES DE QUALITÉ REQUISES. Par Ismaïl BERRADA


4

Sommaire

44

INTERVIEW INTERVIEW

44 MEHDI ZAGHLOUL Directeur général de Novartis Maroc

FONDAMENTAUX 24 OBSTRUCTION NASALE De la gêne à l’urgence

ALTERNATIVE 52 LE ZINC Un oligoélément aux mille et une vertus

INSTITUTIONNEL 48 CHIRURGIE PLASTIQUE Une spécialité à double vocation

38 DOSSIER INFECTIONS NOSOCOMIALES 24

L’affaire de tous OBSTRUCTION NASALE

FLASH SANTÉ 16 MALADIES RÉNALES GÉNÉTIQUES Création d’une association dédiée

UNIVERS PHARMA 30 PRISE EN CHARGE THÉRAPEUTIQUE DE L’ASTHME PRÉSCOLAIRE Quelle thérapie pour l’enfant de moins de cinq ans ?

GLOSSAIRE 36 CONGESTION NASALE

SÉLECTION

52

56 GUIDE DE L’ANXIEUX L’anxiété, ce mal qui nous guette tous

LE ZINC Directeur de publication et de la rédaction, Ismaïl BERRADA - Consultante à la Rédaction, Maria MOUMINE Rédactrice en chef, Corinne LANGEVIN - Secrétaire de rédaction, Amina LAHRICHI - Journaliste, Essadia ALOUI ISMAILI Design et infographie, Yassir EL HABBI - Direction commerciale, A. BERRADA - Chef de publicité, Leila BAHAR Impression, IMPRIGEMA - DOCTINEWS est édité par Prestige diffusion, 81, avenue Mers Sultan, 5e étage, CP 20100, Casablanca. Tél. : +212 5 22 27 40 46/69 - Fax : +212 5 22 27 40 32 - E-mail : contact@doctinews.com - Site : www.doctinews.com Dossier de presse : 08/22 - Dépôt légal : 2008 PE0049 - ISSN : 2028 00 92 - DOCTINEWS est tiré à 25.000 exemplaires

M A G A Z I N E P R O F E S S I O N N E L D ’ I N F O R M AT I O N M É D I C A L E


Remboursé par l’AMO


6

Flash Santé PRÉVENTION DES MALADIES NON TRANSMISSIBLES

UN DÉFI À RELEVER POUR LE MONDE ENTIER Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 36 millions des 57 millions de décès enregistrés dans le monde chaque année sont dus aux maladies non transmissibles (cancer, cardiopathie, pneumopathie et diabète). Parmi ces décès, 48 % sont dus aux maladies cardiovasculaires, 21 % aux cancers, 12 % aux maladies respiratoires chroniques et 3 % au diabète, et 80 % des décès surviennent dans les pays à revenus faibles où 9 millions de personnes meurent avant l’âge de 60 ans à cause du manque criant de moyens pour combattre la maladie. Pire encore, d’après les prévisions, les maladies non transmissibles (MNT) feront 52 millions de morts en 2030. Au Maroc, pas moins de 30.500 nouveaux cas de cancer sont enregistrés chaque année où 8,3  % de la population est touchée par le diabète. Un taux qui s’élèvera à 9,8 % en 2030, si rien n’est fait pour

PROFESSEUR HAROUCHI

UN HÔPITAL À SA MÉMOIRE Le 30 septembre 2011, l’Hôpital d’enfants du CHU Ibn Rochd de Casablanca a été rebaptisé « Hôpital Universitaire d’Enfants Abderrahim Harouchi  ». Une cérémonie émouvante, à la mémoire du Professeur Harouchi dont la disparition, le 21 août dernier, à l’âge de 67 ans, laissera à jamais un grand vide. « Quels que soient les politiques et les budgets alloués à la santé, une médecine de qualité dépend avant tout des professionnels de santé, de leurs compétences, de leur dévouement et de leur éthique. » Ce message, l’un des derniers qu’il ait transmis, est désormais inscrit à l’entrée de l’hôpital Abderrahim Harouchi. Un grand Homme à qui nous souhaitions rendre un dernier Hommage.

freiner l’avancée de ces MNT. Le sommet des Nations Unies, tenu du 19 au 21 septembre dernier, en présence du Maroc, s’est fixé l’objectif d’inciter la communauté internationale à s’engager activement dans la lutte contre les maladies non transmissibles, principales causes de mortalité dans le monde. Accompagnée de la ministre de la Santé, Yasmina Baddou, S.A.R. la Princesse Lalla Salma, ambassadrice de Bonne Volonté de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour la promotion de la prévention et des soins du cancer, et présidente d’honneur de l’Alliance des ONG de la région de la Méditerranée Orientale pour la lutte contre le cancer, a mis l’accent sur l’expérience menée par le Maroc et par l’association qu’elle préside, dans la lutte contre cette maladie, et lancé un appel pour la création d’un «fonds internatio-

nal» de lutte contre le cancer pour accéder aux soins et à une assistance adéquate. Lors de ce sommet, le Maroc a également confirmé sa volonté de faire front commun avec la communauté internationale pour soutenir les efforts de l’ONU visant la prévention, en élaborant des stratégies peu coûteuses, basées essentiellement sur la sensibilisation aux facteurs de risque, sur le diagnostic précoce et sur l’accès aux traitements médicamenteux pour les personnes malades. Dans cette optique, le Royaume a proposé la création d’un fonds durable volontaire de lutte contre les maladies non transmissibles, mis à la disposition des pays pauvres. Ce fonds est susceptible de faciliter la mise en œuvre de la déclaration politique adoptée à l’issue de cette réunion, pour que la prévention et la lutte contre les MNT ne relèvent pas d’une gageure.


Flash Santé

7


8

Flash Santé HYPERPLASIE BÉNIGNE DE LA PROSTATE

QUAND URINER DEVIENT UNE SOUFFRANCE L’HYPERPLASIE BÉNIGNE DE LA PROSTATE (HBP) EST UNE TUMEUR BÉNIGNE COURANTE QUI AFFECTE LA QUALITÉ DE VIE ET QUI PEUT ÊTRE À L’ORIGINE DE GRAVES COMPLICATIONS. SA PRISE EN CHARGE DÉPEND ESSENTIELLEMENT DE LA SYMPTOMATOLOGIE ACCUSÉE PAR LE PATIENT ET DE L’ÉVOLUTION DE CETTE HBP VERS D’ÉVENTUELLES COMPLICATIONS. Avec la collaboration du Dr Zakaria Belahnech, ancien professeur d’urologie au CHU Avicenne, à Rabat.

miction en plusieurs temps et le besoin de pousser pour uriner. Malheureusement, beaucoup d’hommes considèrent encore que les troubles urinaires en rapport avec cette maladie sont un signe normal de vieillissement et ne consultent pas. Pourtant, ces symptômes, dus à l’augmentation du volume de la prostate, sont parfaitement curables par des traitements médicaux ou chirurgicaux endoscopiques.

L’examen clinique, une étape incontournable

E

nviron 40 % des hommes âgés de plus de 50 ans présentent une HPB, cette fréquence augmentant avec l’âge. Une prostate hypertrophiée comprime l’urètre ce qui perturbe le remplissage et la vidange vésicale. Les symptômes urinaires, en rapport avec l’altération de la fonction de remplissage vésical sont qualifiés d’irritatifs et constituent souvent le premier motif de consultation. Ils se manifestent par une pollakiurie diurne, et surtout nocturne, ainsi que des besoins impérieux. Les symptômes obstructifs traduisent une altération de la vidange vésicale : le patient se plaint de faiblesse du jet urinaire, une sensation de miction incomplète, une

Après un interrogatoire approfondi du patient, le médecin procèdera à l’examen clinique et ce, préalablement à toute prescription d’examen complémentaire. Le toucher rectal est le maître examen permettant de détecter une HPB. Celleci est perçue comme une masse prostatique effaçant typiquement le sillon médian et ayant une consistance élastique. Toute induration prostatique perçue lors de ce toucher doit faire évoquer le cancer de la prostate et faire faire une biopsie de la prostate. Le test des urines par bandelettes est également recommandé pour vérifier la présence de sang, de protéines ou d’infection. Le bilan rénal (urée, créatinine), le dosage du PSA doivent être pratiqués de manière annuelle, et une échographie appréciera le volume de la prostate et le résidu post-mictionnel.

Une consultation chez l’urologue sera demandée en cas d’hématurie, de suspicion de cancer de la prostate ou de complications nécessitant une prise en charge plus spécialisée (débimétrie urinaire, bilan urodynamique, exploration endoscopique).

Un traitement adapté aux troubles Les options thérapeutiques dépendent de l’importance des symptômes et des résultats des examens. Lorsque les troubles sont peu handicapants, une simple surveillance peut être préconisée. Si la symptomatologie altère la qualité de vie du patient, un traitement médicamenteux, à base d’alpha-bloquants ou d’inhibiteurs de la 5-alpha-réductase, sera prescrit. Les premiers agissent en diminuant le tonus des fibres musculaires de la prostate et du col de la vessie. En conséquence, la partie de l’urètre passant dans la prostate ainsi que la prostate se relâchent, facilitant les mictions. Les seconds bloquent la transformation de la testostérone en dihydrotestostérone (DHT), entraînant une réduction du volume prostatique. Enfin, en cas de complications (infections urinaires répétées, rétentions aiguës d’urines, insuffisance rénale par uréterohydronéphrose bilatérale, formation de calculs vésicaux…), le traitement chirurgical classique ou par voie endoscopique sera envisagé.


Flash Santé

70 DH

9

180 DH


Flash Santé

10

Avec la collaboration du Dr Zakaria Belahnech, ancien professeur d’urologie au CHU Avicenne à Rabat.

CYSTITE AIGUË SIMPLE

DES TRAITEMENTS COURTS ET EFFICACES Escherichia Coli, l’un des principaux germes responsables de la cystite.

Le traitement de la cystite, dans sa forme aiguë simple, repose essentiellement sur l’antibiothérapie. L’antibiotique doit être en mesure d’éliminer les bactéries en cause sans trop détruire de flore vaginale et intestinale. La problématique de la résistance aux antibiotiques a, entre autres raisons, conduit à une réflexion sur le changement des pratiques en matière de prescription de ce type de médicaments. Au cours de ces dernières années, plusieurs traitements ont été développés permettant de diminuer le nombre et la durée de prises de médicaments. Il existe, dans ce domaine, des recommandations -qui ont été largement formulées- préconisant la prescription d’un traitement à dose unique, ou monodose, en première intention, dans le cas des cystites aiguës simples. Ce traitement, à base de fosfomycine trométamol, qui présente de nombreux avantages, permet une amélioration de l’observance, la réduction des effets indésirables, des risques de résistance, du coût, et se révèle plus confortable pour la patiente. Le taux de succès bactériologique oscille entre 75 et 100 % car le spectre d’activité de ce produit couvre l’essentiel des germes typiques de l’infection des voies urinaires. Dans la pratique, lorsqu’un médecin soupçonne une cystite aiguë simple chez une femme, il est conseillé de pratiquer un examen des urines par bandelette réactive. L’examen cyto-bactériologique des urines (ECBU) n’est plus considéré comme indispensable. En cas de test posi-

tif, le praticien privilégiera la prescription d’un traitement monodose associé à une diurèse importante, de bonnes habitudes mictionnelles et un traitement antalgique si les douleurs sont importantes. Aucun suivi n’est nécessaire si les signes cliniques disparaissent après un délai de trois jours. En revanche, s’ils persistent, le recours à l’ECBU est indiqué pour identifier plus précisément la bactérie en cause. Si l’infection récidive, un bilan urologique est nécessaire pour rechercher une lésion sous-jacente causale (lithiase rénale, reflux vésico-urétral, cystocèle…).

MALADIES DU SEIN

UN CONGRÈS ET UNE FORMATION EN OCTOBRE L’Université mobile de mastologie MANOSMED (Mastology Association of Northern and Southren Mediterranean) organise tous les six mois un cours de trois jours dans un pays méditerranéen au profit des médecins gynécologues, oncologues, chirurgiens, anatomopathologistes, radiologues et généralistes. La validation de quatre cours de 25 heures chacun (25 heures théoriques et 5 heures pratiques), sanctionnés par un examen, donne lieu à l’obtention d’un diplôme supérieur de sénologie délivré par l’Université de Montpellier.

Le prochain cours, qui aura lieu à Marrakech, les 26, 27 et 28 octobre 2011, s’articulera autour du thème du cancer du sein débutant et traitera du dépistage (radiologie conventionnelle, radio interventionnelle et cytologie anatomopathologie), des thérapeutiques adjuvantes, du ganglion sentinelle, des traitements conservateurs et des reconstructions mammaires. La 3e édition du congrès national de la Société Marocaine des Maladies du Sein (SMMS), qui fait partie désormais de la prestigieuse Université mobile de mastologie MANOSMED, sera orga-

nisée directement après la fin du cours de sénologie, à savoir le 29 octobre. Il est prévu que cette manifestation regroupe environ 400 médecins provenant de 17 pays méditerranéens pour évoquer des thèmes relatifs à l’épidémiologie, au dépistage, aux cancers réputés de mauvais pronostic, aux nouveaux traitements, à la chirurgie… Pour de plus amples informations sur les cours (pour lesquels la date limite d’inscription est de quinze jours avant chaque cours) ou sur le congrès national de SMMS, envoyez un e-mail à smms92004@yahoo.fr


Flash Santé

11


Flash Santé

12

TRAITEMENTS DE FERTILISATION

LES PRODUITS DÉRIVÉS D’URINE NE SONT PAS SANS RISQUE Une étude internationale, présentée par le Pr Cashman, Professeur en neurologie et directeur scientifique de PrioNet Canada, lors du congrès annuel de la Société Européenne de Reproduction Humaine et d’Embryologie (ESHRE), a retenu toute l’attention des participants maghrébins présents à Stockholm en juillet dernier. Cette étude met en évidence le risque des produits pharmaceutiques dérivés d’urine dans le traitement de l’infertilité féminine. « Nous avons, pour la première fois, détecté des protéines prions dans les produits pharmaceutiques dérivés d’urines, mais pas dans les produits pharmaceutiques dits recombinants », a affirmé le Pr Cashman. « Il est important d’examiner si les risques de ces produits peuvent désormais l’emporter sur leurs avantage… En tant que médecin neurologue, je pense que si une alternative plus sûre est disponible, elle devrait être utilisée, à moins que le coût n’en soit vraiment prohibitif. Mais le coût doit être décidé par chaque patiente et le risque

Pr Neil CASHMAN, professeur en neurologie.

éventuel doit être connu par chaque médecin traitant », a convenu le Pr Cashman. Au Maroc, les deux versions de ces traitements de fertilisation sont disponibles et

prises en charge, et en Afrique du Nord, la différence de coût pour un traitement dérivé d’urine ou à base d’hormones recombinantes est quasiment inexistante.

ADDICTOLOGIE ET PHTISIOLOGIE

OUVERTURE DE DEUX UNITÉS DANS 18 MOIS Pour le Docteur Zakia Alaoui, médecin chef du centre de santé Bousmara, titulaire d’un diplôme universitaire d’addictologie, le coup d’envoi des travaux de construction d’un centre d’addictologie et de phtisiologie, donné par SM le Roi Mohammed VI le 12 août dernier, est l’aboutissement d’un projet qu’elle nourrissait de longue date. « Je reçois chaque année entre 250 et 300 personnes en situation de dépendance (alcool, drogue…) et, jusque-là, nous n’avions pas les moyens de leur proposer une prise en charge adaptée », explique-t-elle. « Nous avons travaillé en partenariat avec l’association du Grand Casablanca Carrière Centrale afin de développer un projet de création d’une unité de proximité spécialisée en addictologie, et ce projet va devenir réalité. » Les tra-

vaux, pour un montant de 7 millions de dirhams, vont permettre de rehausser le bâtiment de deux étages pour y installer deux cellules. La première, réservée à l’addictologie, sera encadrée par une équipe spécialisée composée notamment de deux addictologues, d’un psychologue, d’un sociologue et d’un personnel formé dans le domaine social. La deuxième, consacrée à la phtisiologie, répond elle aussi à un besoin manifeste du centre de santé qui détecte en moyenne une centaine de nouveaux cas de tuberculose chaque année. Aussi, dans un souci d’amélioration de la médecine préventive, une salle IEC (information, éducation, communication) sera mise en place afin de sensibiliser les tuberculeux, ainsi que leur entourage, aux dangers de cette

maladie. Pour pallier le manque d’effectif et garantir ainsi un suivi continu et une prise en charge complète des patients, le Dr Zakia Alaoui avait déjà conclu, dès 2008, un partenariat avec l’association Chabab El Borj, chargée de mettre à la disposition du centre de santé des jeunes bénévoles aujourd’hui rémunérés dans le cadre de l’INDH (Initiative Nationale pour le Développement Humain). Une initiative qui s’est révélée fructueuse puisque, depuis, le taux d’abandon des patients atteints de tuberculose a diminué de 3 %, et le taux de vaccination des enfants de moins de 5 ans a augmenté de 20 %. L’ouverture du centre d’addictologie et de phtisiologie, prévue dans 18 mois, aura sans conteste un impact encore plus positif sur ces indicateurs.


Flash Santé

13


Flash Santé

14

ABDESLAM EL KHAMLICHI PRÉSIDENT HONORAIRE DE LA FMSN

UNE CONSÉCRATION POUR LA COMMUNAUTÉ SCIENTIFIQUE DU MAROC

Les deux décennies de dévouement du professeur Abdeslam El Khamlichi ont été couronnées par sa nomination, à vie, comme « Président Honoraire » de la Fédération Mondiale des Sociétés de Neurochirurgie (FMSN), lors de la réunion du Comité exécutif tenue à Recife (Brésil), le 16 septembre 2011. Cette élection est à la fois une reconnaissance du professionnalisme du Pr El Khamlichi et une consécration pour toute la communauté médicale et scientifique du Maroc. Tout le mérite de cette nomination revient au professeur qui a occupé les fonctions de délégué de la Société Marocaine de Neurochirurgie (SMN) auprès du Comité exécutif de la fédération, de 2e

vice-président de cet organisme, de président du XIIIe congrès mondial de neurochirurgie que la fédération a organisé à Marrakech, et de coordinateur des Comités scientifiques de la fédération. Ses efforts déployés pendant de longues années au sein de divers organismes nationaux et internationaux ont donné naissance à deux projets d’envergure qui ont beaucoup apporté au Maroc et aux pays africains. Il s’agit de la création d’un Comité d’experts en neurochirurgie auprès de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), avec un sous-comité pour l’Afrique, qu’il a présidé, visant la réalisation de plusieurs enquêtes sur la situation de la neurochirurgie et des neurosciences en Afrique, et l’élaboration de rapports à l’OMS et à la fédération mondiale des sociétés de neurochirurgie. Ces rapports et les grands progrès enregistrés par le Maroc dans le développement de la neurochirurgie ont encouragé la fédération à installer dans le Royaume un centre de référence pour la forma-

tion des neurochirurgiens africains dans le cadre de l’amélioration de la coopération Sud-Sud. Cette initiative a été concrétisée par la formation de plusieurs neurochirurgiens, l’octroi d’une bourse annuelle et une aide de la Fondation Hassan II pour la prévention et la lutte contre les maladies du système nerveux pour assister à des congrès nationaux et internationaux. Le nouveau président honoraire de la FMSN est actuellement chef du service de neurochirurgie à l’Hôpital des Spécialités de Rabat, Université Mohammed V, Souissi, directeur du Centre de référence de Rabat pour la formation des jeunes neurochirurgiens africains. Il est également président fondateur de la Fondation Hassan II pour la prévention et la lutte contre les maladies du système nerveux et directeur du Centre national de réhabilitation et des neurosciences au Centre hospitalier Ibn Sina de Rabat. Un parcours impressionnant, récompensé par une nomination bien méritée.

RAMADAN ET SANTÉ

LES SOIRÉES SCIENTIFIQUES DE COOPER PHARMA Pour la troisième année consécutive, Cooper Pharma a organisé, avec la collaboration de sept associations de médecins (1), des soirées scientifiques pour les médecins généralistes durant la période du Ramadan. Près de 600 médecins ont assisté à ces rencontres scientifiques pour débattre autour de trois thèmes choisis pour l’occasion : « Conduite à tenir devant une urgence épigastrique », «  Dyspepsie, ulcère gastroduodénal, RGO et Ramadan » et « Le Miracle scientif ique du coran dans le domaine médical ». (1) Amecho Casablanca, MG Maroc, Association des médecins du secteur public de Rabat, Amicale des médecins privés de Salé, Amicale des médecins du secteur public de Salé, Association Al Hakim (Témara), Association des médecins du secteur public de Skhirat-Témara.


Flash Santé Rebif® Nouvelle Formule Un nouveau progrès dans la prise en charge de la SEP

Une Efficacité Reconnue ƒ 80% des patients sous RNF sont maintenus SEP RR. 1 ƒ Efficacité prouvée par plus de 8 années de données cliniques. 2

Une Tolérance Améliorée

216-912-002-10

ƒ Trois fois moins de réactions aux sites d’injection. 3

Références : 1. Kappos et al. Neurology 2006;67:944-53. 2. PRISMS - PRISMS LTFU. 3. Giovannoni G et al. Mult Scler 2009; 15: 219-228.

Merck Serono is a division of Merck

15


Flash Santé

16

MALADIES RÉNALES GÉNÉTIQUES

CRÉATION D’UNE ASSOCIATION DÉDIÉE

Les membres du bureau et les correspondants régionaux d’AIRG Maroc.

« L’idée de créer une association pour l’information et la recherche sur les maladies rénales génétique (AIRG) a germé lors d’une réunion sur les maladies rénales génétiques en marge des « Premières confrontations cliniques Fès-Necker » qui se sont déroulées à Fès les

28 et 29 janvier 2011 », explique le Pr Tarik Sqalli Houssaini, du service de Néphrologie au CHU Hassan II de Fès. Présidée par Mohamed Bennani, à la fois patient et pharmacien, AIRG Maroc est la première antenne non européenne de l’AIRG

France, dont des représentants étaient présents à Fès au mois de janvier. « Sur le modèle des AIRG européennes, AIRG-Maroc aura son site web et sa journée annuelle nationale. Elle éditera en arabe des livrets d’information destinés aux patients atteints de maladies rénales héréditaires et à leurs familles dans le but d’apporter des informations médicales sur une maladie donnée, sur la génétique, et sur les progrès thérapeutiques », a souligné le Pr Sqalli Houssaini. Le premier livret, dédié à la polykystose rénale autosomique dominante est en cours de publication. Il répond à l’une des trois missions d’AIRG Maroc qui consistent à informer sur tous les aspects afférents aux maladies rénales génétiques, aider les patients et leurs familles et soutenir le développement de toute forme de recherche visant à lutter contre les causes et les conséquences des maladies rénales génétiques.

JOURNÉE MONDIALE DE LA MALADIE D’ALZHEIMER

PRISE EN CHARGE ET DIAGNOSTIC PRÉCOCE, LES MAÎTRES MOTS Le monde a fêté le 21 septembre dernier la journée mondiale de la maladie d’Alzheimer. Malgré l’annulation du colloque intitulé « La maladie d’Alzheimer : du diagnostic à la prise en charge médicale et sociale », l’Association Maroc Alzheimer (AMA) a pu tenir le 17 septembre, à Rabat, une table ronde autour du thème « Les actualités scientifiques et le rôle de la famille dans la prise en charge des malades ». Les participants ont mis l’accent sur l’évolution progressive, les facteurs de risque, la prévention et, surtout, les moyens de freiner la progression de cette pathologie Au Maroc, le nombre de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, cette affection neuro-dégénérative qui se manifeste par la détérioration des capacités intellectuelles et l’apparition de troubles comportementaux, est estimé à 80 000. Un chiffre appelé à augmenter lors des vingt prochaines années, d’autant plus que, selon les estimations, 5 % de la population marocaine va avoir, à partir de

2010, plus de 65 ans. Un âge où le risque de développer la maladie augmente de 5 %. En l’absence de traitements efficaces, les spécialistes misent avant tout sur la prévention, en sensibilisant la population aux facteurs de risque, à la nécessité du diagnostic précoce et au traitement des symptômes pour ralentir la maladie. Néanmoins, le manque de structures pour accueillir les malades et soutenir leurs familles, ainsi que la difficulté d’établir un diagnostic posent le problème de la prise en charge médicale et sociale. Pour y remédier, les neurologues insistent sur la nécessité de mettre en place des stratégies d’intervention qui prennent en considération certains paramètres nécessaires à la structuration d’une prise en charge à la hauteur des attentes. Parmi ces derniers figurent l’urgence de créer des hôpitaux et des structures d’accueil spécialisés, de prodiguer des conseils et des informations sur tout ce qui concerne cette pathologie, de renforcer la formation de person-

nels capables d’accompagner les malades et d’orienter leurs proches et, surtout, la nécessité de revoir la politique des prix des traitements pour améliorer les troubles de la mémoire et du comportement. Car ces derniers, très onéreux, demeurent inaccessibles aux familles à faibles revenus.


Flash Santé

17


Flash Santé

18

L’HÉPATITE C

AFRIQUE DU NORD ET MOYEN-ORIENT EN COMPTENT 9,2 MILLIONS DE CAS Les personnes infectées par le virus de l’hépatite C dans les régions du Moyen- Orient et d’Afrique du Nord sont au nombre de 9,2 millions. Ces résultats proviennent d’une étude réalisée en 2010 dans 12 pays par l’agence scientifique internationale «PharmARC  », avec le soutien financier des laboratoires MSD. Les conclusions de l’étude révèlent également qu’au Maroc, 40 % des patients infectés ont entre 15 et 50 ans et 60 % plus de 50 ans. Le génotype 1 affecte 60 % des patients, le génotype 2, 30 %, le génotype 3, 10 % et le génotype 4, moins de 1 %. Le transfert des produits sanguins contaminés est à l’origine de 20 à 30 % des infections et les outils de tatouage à l’origine de 5 à 10 % des infections. À l’occasion de la journée mondiale de l’hépatite, tenant compte des résultats de l’étude, les experts médicaux du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, qui ont formulé une déclaration de consensus relative à l’identification et aux défis liés à l’hépatite virale « C », appellent à créer une approche systé-

matique pour la collecte d’informations sur l’hépatite virale « C », afin d’améliorer les connaissances sur le nombre de personnes à risque, infectées, diagnostiquées et traitées, et le pourcentage des patients infectés par le virus se trouvant dans un état avancé de la maladie. Les recommandations émises par les experts traitent également de la problématique de la sensibilisation de la population. «  Un programme de sensibilisation, visant à la fois la prévention et le diagnostic de l’hépatite virale «C», devrait être développé et mis en œuvre ; il doit être conçu pour la population générale, les écoliers et les personnes appartenant à des groupes à haut risque », a déclaré M. Benazzouz, Professeur d’hépato-gastro-entérologie au CHU Ibn Sina. « Des mesures de contrôle des infections devraient être envisagées et développées pour s’assurer que les individus ne sont pas exposés au risque de contracter le virus, en particulier dans les milieux de soins. Il est important de mettre en œuvre une initiative visant à promouvoir l’accès au test de dépis-

L’accès au test de dépistage, une mesure à promouvoir.

tage de l’hépatite virale «C», et donc la détection précoce de l’infection chez les personnes à haut risque », a-t-il ajouté.

PROTHÈSES ARTICULAIRES

QUELQUES PRÉCISIONS Dans notre numéro du mois de juillet 2011, nous avons publié un article sur les prothèses articulaires. Pour être plus précis, voici le texte original du Pr Saïd Lahbabi, chirurgien traumatologue. «La destruction du cartilage articulaire (d’origine dégénérative ou traumatique) entraîne douleur et impotence fonctionnelle de plus en plus invalidante. Lorsque le traitement médical devient inefficace, le traitement chirurgical par la

pose d’une prothèse articulaire devient la seule alternative dont le résultat est spectaculaire. Il s’agit de prothèses internes qui viennent remplacer les surfaces cartilagineuses détruites. Elles reproduisent au plus près possible les surfaces articulaires. Elles sont faites en matériaux parfaitement tolérés par le corps (métal, plastique). Elles sont fixées à l’os soit avec du ciment chirurgical, soit elles adhèrent

à l’os grâce à de l’os néoformé. Actuellement, la mise en place d’une prothèse est devenue une opération très courante. Elle offre une récupération très rapide (disparition de la douleur, récupération quasi complète de la mobilité normale). Ensuite, toutes les articulations peuvent être remplacées : épaule, coude, poignet, doigts (membres supérieurs), hanche, genou, cheville, orteils (membres inférieurs)».

OUVRAGES PARUS DU PR SAID LAHBABI 1. Urgences en traumatologie des membres, 224 pages – Editions MALOINE, Paris – préface du Pr Cauchoix ; 2. Urgences chez les polytraumatisés, 217 pages – Editions MALOINE Paris – préface du Pr Judet ; 3. Techniques opératoires illustrées en traumatologie des membres Tome 1, 317 pages - Editions MALOINE, Paris – préface du Pr Cauchoix ; 4. Techniques opératoires illustrées en traumatologie des membres Tome 2, 321 pages - Editions MALOINE, Paris ; 5. Traitement non sanglant des fractures, 226 pages, Editions MALOINE, Paris ; 6. Traumatologie, 356 pages – Editions EDIF, Paris – préface du Pr DEBURGE ; 7. Techniques orthopédiques illustrées en traumatologie des membres, 420 pages – Editions VERNAZOBRES GRECO, Paris ; 8. Scores classifications en orthopédie, 252 pages - Editions SAURAMPS, Montpellier.


Flash Santé

19


Actu produits

20

UNE DOUBLE ACTIVITÉ ANTI-PARASITAIRE ET ANTI-BACTÉRIENNE Les laboratoires Laprophan ont le plaisir de vous annoncer la mise sur le marché de . Principe actif : Métronidazole Indications : Elles procèdent de l’activité antiparasitaire et antibactérienne du métronidazole et de ses caractéristiques pharmacocinétiques. est indiqué dans le traitement des : - Parasitoses : par voie orale : Amibiases, Lambliases, Trichomonases urogénitales, vaginites non spécifiques, par voie injectable : amibiases sévères de localisation intestinale ou hépatique. - Infections à germes anaérobies sensibles : par voie orale : Traitement curatif des infections médico-chirurgicales. Relais des traitements curatifs, par voie injectable : Traitement des infections médicochirurgicales. Prophylaxie des infections postopératoires lors d’intervention chirurgicale digestive ou proctologique, en association à un antibiotique actif sur les germes aérobies. existe sous les formes et présentations suivantes: ■ 500 mg comprimés boîte de 20 : 29,00 DH ■ 250 mg comprimés boîte de 20 : 17,00 DH ■ suspension buvable 125 mg/5 ml flacon de 120 ml : 22,00 DH ■ solution injectable pour perfusion flacon de 500 mg / 100 ml : 50,00 DH

Egalement disponible sur le marché, Métronidazole, ovules gynécologiques dosés à 500 mg. est indiqué dans le traitement local des vaginites à Trichomonas et des vaginites non spécifiques. Le PPM de est de 25,00 DH TTC.

VALEX

PREGNACARE

MEIACT

VALACICLOVIR

■ Laboratoire Iphabiotic ■ Indications Prévention des fausses couches, Prévention des risques de malformations, Stimulation de la fertilité. ■ Présentation Boîte de 30 comprimés, PPM : 99,00 DHS

CEFDITOREN PIVOXIL

■ Laboratoires Promopharm ■ Indications Infections à Virus Varicelle-Zona Infections à Virus Herpès simplex Infection à Cytomégalovirus ■ Présentations Boîte de 500 mg / 7 Comprimés enrobés PPM : 83,60 DHS Boîte de 500 mg / 14 Comprimés enrobés PPM : 152,50 DHS Boîte de 500 mg / 42 Comprimés enrobés PPM : 434,50 DHS

PREGNACARE CRÈME ■ Laboratoire Iphabiotic ■ Indications Indiqué contre les vergetures ■ Présentation Boîte de 100 ml PPM : 160,00 DHS

■ Laboratoires : Zenithpharma et les laboratoires TPMC et MEIJI ■ Indications : Traitement des infections respiratoires, des infections de la peau et des tissus mous, des infections urinaires et gynécologiques, des infections des voies biliaires, et des infections buccodentaires. ■ Présentation : Boîte de 200 mg / 20 comprimés pelliculés PPM : 224,10 DHS


Actu produits

21


Actu produits

22

UNE INNOVATION DANS L’HYGIÈNE HOSPITALIÈRE BIENTÔT ENTRE LES MAINS DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ MAROCAINS Il s’agit du peroxyde 2-butanone (P2B), un biocide découvert en 2003 par le laboratoire ire espagnol Neochemical. Les propriétés du P2B sont tellement exceptionnelles et ses applications si nombreuses qu’il a été décidé de le breveter rapidement dans le monde entier. Le P2B, seul à avoir un mode d’action triple, possède en effet des propriétés rarement réunies par un seul composant actif : une efficacité biocide puissante, rapide et prolongée (bactéricide, virucide, fongicide …), un large spectre d’action (incluant les germes multirésistants), une absence totale de toxicité pour l’homme et l’environnement et ce, tout en respectant les normes internationales en termes d’hygiène et de désinfection. En 2007, Neochemical commercialise, en Espagne, une gamme révolutionnaire de antproduits à base de P2B : un savon, un gel et une lotion antiseptiques pour mains et avantbras ainsi qu’un liquide désinfectant pour surfaces cliniques et mobilier. Après son succès en Espagne, Neochemical se développe sur le marché international. Neochemical, qui a renforcé sa présence en Europe, aux États-Unis et en Amérique Latine, sera bientôt présent en Afrique grâce à un partenariat avec le laboratoire pharmaceutique Afric-Phar. Un laboratoire qui, avec cette nouvelle gamme de produits, continue son engagement pour l’amélioration et le développement de la santé au Maroc.

SOS LAX

NABYOL FORTE

Boîte de 30 Comprimés PPM : 119,00 DHS

■ Laboratoires Biocol et Tangelab ■ Indications Assure le bon fonctionnement de l’appareil digestif Empêche la paresse intestinale Induit la sécrétion de fluides Augmente la motilité du colon ■ Présentation : Boîte de 20 capsules PPM : 58,00 DHS

NITROXOLINE

ZYRDOL GYN

TOPIRAMATE GT

LIPOSIC

■ Laboratoire Tecnimed ■ Indications Traitement des épilepsies généralisées (clonique, tonique, tnico-clomiques) Traitement des épilepsies partielles (avec ou sans généralisation) ■ Présentations Boîte de 25 mg / 10 Comprimés PPM : 22,00 DHS Boîte de 50 mg / 30 Comprimés PPM : 22,00 DHS Boîte de 100 mg / 30 Comprimés PPM : 200,00 DHS Boîte de 200 mg / 30 Comprimés PPM : 421,00 DHS

CARBOMÈRE

MÉTRONIDAZOLE

■ Laboratoires Zenithpharma et Chauvin BAUCH + LOMB ■ Indications : Sécheresse oculaire ■ Présentation Tube de 10 g PPM : 34,00 DHSS

■ Laboratoires Laprophan ■ Indications : Procèdent de l’activité antiparasitaire et antibactérienne du métronidazole et de ses caractéristiques pharmacocinétiques. ■ Présentations Boîte de 250mg / 20 comprimés pelliculés PPM : 17,00 DHS Boîte de 500mg / 20 comprimés pelliculés PPM : 29,00 DHS Suspension buvable à 125 mg/5ml /120 ml PPM : 22,00 DHS Solution injectable 500 mg/ 100 ml PPM : 50,00 DHS

■ Laboratoires : Bottu ■ Indications : Traitement des infections urinaires basses non compliquées à germes sensibles principalement chez la jeune femme ■ Présentation : Boîte de 100 mg / 50 Comprimés enrobés PPM : 24,80 DHS

WELLWOMAN ■ Laboratoire Iphabiotic ■ Indications : Améliore les cycles menstruels, Renforce le système immunitaire, Améliore la beauté de la peau et des cheveux. ■ Présentations Boîte de 15 Comprimés PPM : 65,00 DHS

MÉTRONIDAZOLE ■ Laboratoires Laprophan ■ Indications Traitement local des vaginites à Trichomonas et des vaginites non spécifiques ■ Présentation Boîte de 500 mg / 10 Ovules PPM : 25,00 DHS

ZYRDOL


Actu produits

23


24

FONDAMENTAUX

OBSTRUCTION NASALE

DE LA GÊNE À L’URGENCE L’OBSTRUCTION NASALE CHEZ L’ENFANT EST UN MOTIF FRÉQUENT DE CONSULTATION, AUSSI BIEN CHEZ L’ORL, LE PÉDIATRE QUE LE PRATICIEN GÉNÉRALISTE. ELLE CONSTITUE AUSSI UN MOTIF D’INQUIÉTUDE MAJEURE POUR LES PARENTS, D’AUTANT PLUS QUE L’ENFANT EST JEUNE. Par le Pr Mustapha DETSOULI, Spécialiste en ORL et chirurgie maxillo-faciale,

S

i, chez le nouveau-né, elle se manifeste souvent de façon bruyante, à type de détresse respiratoire nécessitant un diagnostic et une prise en charge urgente, chez l’enfant elle peut être d’installation aiguë ou évoluer de façon plus insidieuse et entraîner des conséquences graves sur la croissance maxillo-faciale, sur le sommeil et sur le comportement diurne de l’enfant. L’examen clinique et endoscopique va permettre de confirmer la réalité de l’obstruction nasale, d’en apprécier les conséquences, d’en déterminer la cause et d’élaborer une stratégie thérapeutique adaptée.

Particularité du nouveau-né

Et le Dr Fouzia KADIRI, Chef du service ORL du CH Mohammed V, Casablanca, Responsable du Centre Régional du Sommeil du Grand Casablanca.

L’anatomie particulière du pharyngo-larynx rend toute obstruction nasale à l’origine d’une détresse respiratoire pouvant mettre en jeu le pronostic vital du nouveau-né. Cliniquement, c’est une dyspnée inspiratoire avec tirage cervical, aggravée par la tétée (l’alimentation) et qui régresse lors des cris et des pleurs. Plusieurs causes peuvent être à l’origine de l’obstruction nasale du nouveau-né. La rhinite néonatale Il s’agit d’une hypertrophie obstructive des cornets inférieurs dont l’origine peut être virale, bactérienne, spécifique ou pas. Cette rhinite est souvent associée à un reflux gastrooesophagien qu’il faut rechercher et traiter. Le traitement de la rhinite néonatale est médical, basé sur le mouchage, l’aspiration, le traitement anti-inflammatoire local et général. Dans les formes résistantes, le traitement peut faire appel à du sérum adrénaliné en application locale : ¼ d’ampoule d’adrénaline dans 10 ml de sérum salé isotonique, 2 gouttes dans chaque fosse nasale, 3 fois par

jour, pendant 10 jours. Le relais se fera par une corticothérapie nasale ou par des instillations de sérum salé hypertonique. Les pathologies malformatives L’atrésie choanale est une maladie congénitale rare. Cette malformation est à l’origine d’un défaut de communication entre les fosses nasales et le rhinopharynx. Quand elle touche les deux choanes, l’obstruction nasale est complète et la détresse respiratoire néonatale qui en découle est impressionnante. Le diagnostic immédiat doit être porté par le cathétérisme nasal à l’aide de fines sondes d’aspiration souples, qui butent à 3 cm de l’orifice nasal. La prise en charge est chirurgicale et vise à reperméabiliser le défilé aérien nasal. La recherche d’autres malformations (otologique, ophtalmologique, cardiologique…) rend pluridisciplinaire l’approche de cette pathologie. L’hypoplasie des orifices piriformes peut être post-traumatique ou congénitale. Elle est rare, et est souvent associée à d’autres anomalies maxillo-faciales comme une excroissance osseuse du processus nasal de l’os maxillaire, une absence de frein de la lèvre supérieure et un germe incisif médian. Le diagnostic est tomodensitométrique. Le traitement est chirurgical si le traitement médical par gouttes nasales au sérum adrénaliné ne suffit pas.

Vigilance chez l’enfant Quand l’obstruction nasale est isolée, elle peut passer inaperçue. Les conséquences à moyen et à long termes peuvent être alors dramatiques. L’obstruction nasale chez l’enfant implique une respiration buccale avec une innoclusion labiale aussi bien le jour que la nuit. Le retentissement sur la croissance faciale est important avec notamment faciès


FONDAMENTAUX

25


26

FONDAMENTAUX

longiligne, cerné, rétrognatie maxillaire et mandibulaire, palais ogival, problèmes d’orthodontie… Les conséquences sur le sommeil sont également retrouvées (sommeil non réparateur, syndrome d’apnée obstructif du sommeil) avec comme retentissement diurne des troubles du comportement et de l’attention, des difficultés de concentration, une hyperactivité psychologique, une somnolence diurne excessive… Les causes de l’obstruction nasale chez l’enfant sont nombreuses, les causes inflammatoires et infectieuses dominent la pathologie. Les maladies inflammatoires et infectieuses Les rhinopharyngites C’est le motif de consultation le plus fréquent entre 6 mois et 7 ans et la première cause de morbidité infantile. Elles sont récidivantes car adaptatives à un écosystème donné. La forme aiguë, appelée rhinopharyngite aiguë ou accidentelle, est la conséquence d’un conflit entre les agents viraux et bactériens et un organisme en voie de développement immunitaire. Le traitement est local par lavage du nez au sérum physiologique. L’antibiothérapie ne doit pas être systématique, sauf en cas de complication (otite moyenne aiguë…). Dans les formes chroniques, la symptomatologie est désespérément traînante et le traitement antibiotique est nécessaire. Il faut rechercher cependant une hypertrophie adénoïde, une sinusite ou un reflux gastro-oesophagien. Un traitement spécifique adapté à chaque cas doit être instauré. L’apprentissage précoce du mouchage est important pour une guérison rapide. L’élimination du tabac autour de l’enfant est également une mesure essentielle. Les rhinites hypertrophiques, allergiques et d’irritation (pollution atmosphérique et/ou tabagisme passif) La rhinite allergique touche le 1/3 des enfants, mais rarement avant l’âge de cinq ans. Elle se

caractérise par la triade clinique: « éternuement en salve, rhinorrhée antérieure et postérieure avec jetage sur la paroi pharyngée et obstruction nasale intermittente et à bascule ». Le prurit intra-nasal est à l’origine de lésions de grattage avec épistaxis ; c’est ce dernier symptôme qui constitue généralement le motif de consultation. L’évolution se fait sur un mode chronique avec apparition d’un asthme dans 25 % à 75 % des cas, selon les études. Le traitement est médical. Un corticoïde nasal et un traitement antihistaminique peuvent être associés. L’hypertrophie des végétations adénoïdes Ce tissu lymphoïde du rhinopharynx, par son volume, peut obstruer les voies aériennes supérieures et entraîner une obstruction nasale, une respiration buccale et un ronflement. Un syndrome d’apnée obstructif du sommeil peut apparaître quand une hypertrophie amygdalienne s’y associe. Le diagnostic est clinique et, en cas de doute, il sera confirmé par une nasofibroscopie. Le traitement est chirurgical et consiste en une adénoïdectomie. Cette intervention ne met pas à l’abri des récidives et une deuxième intervention peut s’avérer nécessaire. La polypose naso-sinusienne Chez l’enfant, la présence de polypes bilatéraux impose la recherche de mucoviscidose ou d’une dyskinésie ciliaire. Quand il existe un asthme associé, il faut rechercher un syndrome de Widal qui regroupe polypose naso-sinusienne, intolérance à l’aspirine et asthme. Le traitement est basé sur la corticothérapie générale (cure de 10 jours) suivi d’un traitement corticoïde local. La chirurgie est envisagée en cas d’échec de traitement médical. Quand la polypose est unilatérale, un bilan endoscopique et tomodensitométrique recherchera une cause sinusienne, tumorale (cavum), un polype de Kilian…

Les infections sinusiennes Entre deux à trois ans, le petit enfant fera surtout une éthmoïdale aiguë dans un tableau infectieux de rhinopharyngite aiguë sévère avec œdème palpébral. Le traitement est basé sur l’antibiothérapie avec désinfection rhinopharyngée. Après six ans, l’enfant peut présenter une sinusite maxillaire de diagnostic parfois difficile. C’est la persistance d’une rhinorrhée purulente avec hyperthermie et œdème périorbitaire matinal qui sont évocateurs de la sinusite. La sinusite frontale et sphénoïdale s’observe chez le grand enfant de plus de neuf ans. Les tumeurs des fosses nasales Chez le nouveau-né, elles sont exceptionnelles (gliome, méningocelle, tératomes…). Chez le grand enfant, le diagnostic nécessite une tomodensitométrie couplée, si besoin, à la résonnance magnétique. Les tumeurs les plus couramment rencontrées sont le fibrome nasopharyngien, lymphome, sarcome, carcinome du nasopharynx. Le corps étranger intra-nasal Cette pathologie est souvent négligée, elle doit être évoquée devant une rhinorrhée unilatérale purulente et fétide. Si le corps étranger est enclavé, il faut une anesthésie générale pour l’extraire. Qu’il s’agisse du nouveau-né ou de l’enfant, la prise en charge de l’obstruction nasale est une nécessité. La sévérité de la symptomatologie chez le nouveau-né permet un diagnostic précoce de l’obstruction nasale qui nécessite un traitement urgent, médical ou médico-chirurgical, selon les cas. Chez l’enfant, du fait de son évolution insidieuse et de ses conséquences certaines sur la morphologie de la face, le sommeil et l’apprentissage, l’obstruction nasale doit être recherchée systématiquement à chaque consultation de pédiatrie.

SPRAYS D’EAU DE MER UNE AIDE PRÉCIEUSE Les sprays à base d’eaux de mer (tels que Stérimar ) peuvent jouer un rôle important dans la prise en charge du nez. ■ En hygiène nasale quotidienne, les sprays isotoniques facilitent le mouchage et son apprentissage par les enfants, restaurent l’humidité naturelle du nez pour les adultes et permettent ainsi de prévenir l’obstruction. ■ En cas d’épisodes infectieux ou allergiques, les sprays d’eau de mer permettent de dégager le carrefour rhinopharyngé du mucus accumulé, de décongestionner la muqueuse nasale par effet d’osmose (notamment pour les solutions telles que Stérimar hypertonique) et de limiter ainsi les risques de surinfection de la sphère ORL.


Nou 27 veau

FONDAMENTAUX

® Desloratadine 5 mg

T

®

N LE

N LE

B IO E QU IV A

T

28 Comprimés

Faire face aux

Allergies

BIO

BIOE QU IV A

IVALENT EQU BIO

14 Comprimés

de l'enfant et de l'adulte

IVALENT EQU

Les avantages thérapeutiques:

Erlus

®

permet une réduction rapide des symptômes de l'allergie, l'effet se maintient 24h à partir de la première prise.

7 Comprimés

Sans effets de somnolence. Sans effets anti-cholinergiques. Sans effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Erlus

Flacon de 100 ml

®

par son action puissante, couplée à un excellent profil de tolérance, présente une réelle avancée thérapeutique dans le traitement de l'allergie.

Erlus Erlus

®

+ pipette graduée

efficacité largement supérieure aux autres antihistaminiques. Flacon de 60 ml

®

une gamme thérapeutique complète, adaptée à tous les âges.

Erlus

®

coût journalier du traitement Comprimés : 3 dh/ jour Sirop

: 1,9 dh / jour

®

®

Erlus 5 mg Comprimé pelliculé COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE : Desloratadine …………….......................….. 5 mg Excipients q.s.p …………….. 1 comprimé pelliculé FORME / PRESENTATION PHARMACEUTIQUE : Boîtes de 7, 14 et 28 comprimés pelliculés. CLASSE PHARMACO-THERAPEUTIQUE : Antihistaminique non sédatif, d’action prolongée, exerçant un effet antagoniste sélectif sur les récepteurs H1 périphériques. DANS QUELS CAS UTILISER CE MEDICAMENT :● La rhinite allergique. ● L’urticaire chronique idiopathique. ATTENTION : DANS QUELS CAS NE PAS UTILISER CE MEDICAMENT : ● Hypersensibilité à la desloratadine. ● Erlus est indiqué chez l’adulte et l’adolescent (12 ans et plus) MISES EN GARDE ET PRECAUTIONS D’EMPLOI : Faites attention avec Erlus si vous présentez une maladie des reins. GROSSESSE ET ALLAITEMENT : L’utilisation d’ Erlus n’est pas recommandée durant la grossesse et l’allaitement. INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES : Il n’y a pas d’interactions connues d’Erlus avec d’autres médicaments. CONDUITE DE VEHICULES ET UTILISATION DE MACHINES : A la dose recommandée, Erlus ne rend généralement pas somnolent et ne diminue pas la vigilance. Cependant, très rarement ont été rapportés des cas de somnolence susceptible d’affecter l’aptitude à conduire ou à utiliser des machines. MODE D’EMPLOI ET VOIE D’ADMINISTRATION : ► Voie orale. ►Un comprimé une fois par jour au moment ou en dehors des repas. ►Pour la durée du traitement, suivez les instructions de votre médecin qui déterminera le type de rhinite allergique dont vous souffrez et la durée pendant laquelle vous devrez prendre Erlus . ►Dans le cas de l’urticaire chronique idiopathique, la durée de traitement peut varier d’un patient à l’autre. Vous devez donc suivre les instructions de votre médecin. ►En cas d’oubli : si vous avez oublié de prendre votre dose à temps, prenez-la dès que possible, puis continuez votre traitement normalement. Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose oubliée. ►En cas de surdosage : aucun problème sérieux n’est attendu lors d’un surdosage accidentel. Cependant, en cas de prise d’une dose excessive d’ Erlus , prévenez votre médecin ou votre pharmacien. EFFETS NON SOUHAITES ET GENANTS : ●Asthénie, sécheresse buccale et céphalées. ●Très rarement : des cas de réactions allergiques sévères (gêne respiratoire, sifflements bronchiques, démangeaisons, plaques d’urticaire et gonflement) et d’éruptions cutanées ont été rapportées. ●Si vous remarquez des effets indésirables non mentionnés dans cette notice, veuillez en informer votre médecin ou votre pharmacien. CONSERVATION : ■ Ne pas dépasser la date limite d’utilisation figurant sur le conditionnement. ■Tenir hors de la portée des enfants. ■A conserver à une température ne dépassant pas 30°C et dans l’emballage extérieur d’origine. ®

®

®

®

®

®

®

Erlus 2,5 mg/5 ml Sirop COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE : Desloratadine ……………….. 2,5 mg Excipients q.s.p …………….. 5 ml Excipients à effet notoire : saccharose, parahydroxybenzoate de méthyle, parahydroxybenzoate de propyle, acide sorbique, sorbitol, propylène glycol, éthanol. FORME / PRESENTATION PHARMACEUTIQUE : Sirop : flacon de 60 ml et de 100 ml. CLASSE PHARMACO-THERAPEUTIQUE : Antihistaminique non sédatif, d’action prolongée, exerçant un effet antagoniste sélectif sur les récepteurs H1 périphériques. DANS QUELS CAS UTILISER CE MEDICAMENT : ● La rhinite allergique. ● L’urticaire chronique idiopathique. ATTENTION : DANS QUELS CAS NE PAS UTILISER CE MEDICAMENT : ● Hypersensibilité à la substance active à l’un des excipients, ou à la loratadine. ● Erlus sirop est indiqué chez l’enfant de 1 à 11 ans, l’adolescent (12 ans et plus), et l’adulte, dont les personnes âgées. MISES EN GARDE ET PRECAUTIONS D’EMPLOI : ● Ce médicament contient du sorbitol et du saccharose. Si vous avez une intolérance à certains sucres, contactez votre médecin avant de prendre ce médicament. ● Faites attention avec Erlus si vous présentez une maladie des reins. GROSSESSE ET ALLAITEMENT : L’utilisation d’Erlus n’est pas recommandée durant la grossesse et l’allaitement.INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES : Il n’y a pas d’interactions connues d’Erlus avec d’autres médicaments. CONDUITE DE VEHICULES ET UTILISATION DE MACHINES : A la dose recommandée, Erlus ne rend généralement pas somnolent et ne diminue pas la vigilance. Cependant, très rarement ont été rapportés des cas de somnolence susceptible d’affecter l’aptitude à conduire ou à utiliser des machines. MODE D’EMPLOI ET VOIE D’ADMINISTRATION : ►Voie orale. Posologie : ► Enfant de 1 à 5 ans : prendre 2,5 ml (1/2 cuillère de 5 ml) d’Erlus une fois par jour. ►Enfant de 6 à 11 ans : prendre 5 ml (1 cuillère de 5 ml) d’Erlus une fois par jour. ► Adulte et adolescent (12 ans et plus) : prendre 10 ml (2 cuillères de 5 ml) d’Erlus une fois par jour.► Buvez un peu d’eau après chaque prise de sirop. ► Ce médicament peut etre pris au moment ou en dehors des repas. ► Pour la durée du traitement, suivre les instructions de votre médecin qui déterminera le type de rhinite allergique dont vous souffrez et la durée pendant laquelle vous devrez prendre Erlus . ► Dans le cas de l’urticaire chronique idiopathique, la durée de traitement peut varier d’un patient à l’autre. Vous devez donc suivre les instructions de votre médecin. ► En cas d’oubli : si vous avez oublié de prendre votre dose à temps, prenez-la dès que possible, puis continuez votre traitement normalement. Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose oubliée. ► En cas de surdosage : aucun problème sérieux n’est attendu lors d’un surdosage accidentel. Cependant, en cas de prise d’une dose excessive d’ Erlus , prévenez votre médecin ou votre pharmacien. EFFETS NON SOUHAITES ET GENANTS : ● Asthénie, sécheresse buccale et céphalées. ● Très rarement : des cas de réactions allergiques sévères (gêne respiratoire, sifflements bronchiques, démangeaisons, plaques d’urticaire et gonflement) et d’éruptions cutanées ont été rapportées● Si vous remarquez des effets indésirables non mentionnés dans cette notice, veuillez en informer votre médecin ou votre pharmacien. CONSERVATION : ►Ne pas dépasser la date limite d’utilisation figurant sur le conditionnement. ►Tenir hors de la portée et de la vue des enfants. ►A conserver à une température ne dépassant pas 30°C et dans l’emballage extérieur d’origine. ®

®

®

®

®

®

®

SYNTHEMEDIC 20-22 Rue Zoubeir Bnou El Aouam, Roches Noires, Casablanca / Tél.: 05 22 40 47 90/92 - Fax.: 05 22 40 45 79

®

®

®


28

UNIVERS PHARMA

TÉRATOVIGILANCE UNE SCIENCE À L’ORIGINE DE LA PHARMACOVIGILANCE La tératovigilance a été définie comme étant une partie de la toxicologie clinique qui s’intéresse à l’étude des malformations morphologiques, physiologiques, ainsi qu’aux troubles du comportement coïncidant avec la prise d’un médicament durant la grossesse. La tératovigilance, qui a été à l’origine de la mise en place de la pharmacovigilance, s’est individualisée comme une nouvelle science depuis le drame de la thalidomide, qui a mis en exergue le risque de l’exposition d’une grossesse à des agents exogènes. On estime que les facteurs tératogènes exogènes sont responsables d’environ 12 % des anomalies du développement. Selon les données de l’OMS, en 2004, les malformations congénitales ont été à l’origine de 260 000 décès dans le monde (7 % des décès néonatals). La tératovigilance s’impose du fait que les données évaluant le risque d’un nouveau produit sur le déroulement normal de la grossesse et le développement de l’embryon, du foetus et du nouveau-né sont le plus souvent manquantes lors de la mise sur le marché de ce produit. L’évaluation du risque tératogène chez l’homme va donc s’appuyer sur la surveillance postAMM des cas d’exposition in utero met-

tant à contribution les différents acteurs de santé (gynécologue, sage-femme, pédiatre, radiologue, embryologiste et centres de tératovigilance) impliqués dans le recueil des données et leur évaluation. La tératovigilance relève de l’activité des centres de pharmacovigilance. Elle a pour objectifs d’améliorer le bon usage des médicaments chez la femme enceinte, de détecter les malformations congénitales secondaires à la prise des médicaments durant la grossesse, d’évaluer les risques liés à cette exposition, d’établir la fréquence et la gravité des effets tératogènes connus ou nouvellement découverts, de prévenir les effets tératogènes, de déclencher les alertes, d’éviter les interruptions de grossesses abusives et de développer la formation et l’information des professionnels de santé et du public en matière de tératovigilance. Dans son fonctionnement quotidien, l’unité de tératovigilance au sein du Centre National de Pharmacovigilance(CNPV) assure le recueil des notifications de malformations congénitales susceptibles d’être secondaires à la prise d’un produit de santé pendant la grossesse transmises par les professionnels de santé, le centre

antipoison, les fabricants de produits de santé ainsi que celles parvenant du public. Cette unité est également impliquée dans le conseil pour la prescription médicamenteuse durant la grossesse ou pendant la période d’allaitement ainsi que dans la conduite à tenir face à un cas d’exposition accidentelle à un agent tératogène. Une base de données nationale des cas d’effets tératogènes enregistrés par le CNPV est disponible. L’unité de tératovigilance veille à lutter contre l’usage irrationnel des médicaments durant la grossesse et en période d’allaitement en diffusant les informations auprès des professionnels de santé via la presse médicale locale ainsi que visà-vis du public à travers des programmes d’éducation et d’information diffusés par les radios nationales. L’unité de tératovigilance du CNPV est à votre disposition, n’hésitez pas à nous contacter pour toute demande d’informations sur le risque potentiel de toute exposition -durant la grossesse ou en phase d’allaitement- à un produit de santé ou pour tout conseil de prescription chez la femme enceinte ou allaitante. Des réponses documentées vous seront transmises.

OFFICINE PLUS L’OCCASION D’ACTUALISER SES CONNAISSANCES Professionnel de santé accessible rapidement, le pharmacien, outre sa vocation de dispenser des médicaments et des produits de santé, joue un rôle primordial dans le conseil et la prévention. Pour lui permettre d’actualiser ses connaissances scientifiques et de développer son activité, EasyCom a organisé, le 17 septembre dernier, à Casablanca, le 2e forum de formation continue pharmaceutique Officine Plus. Une série de conférences et d’ateliers pratiques interactifs a permis aux pharmaciens présents de s’informer sur les progrès en matière de traitement et de prise en charge de certaines pathologies telles que l’ostéoporose, l’obésité, les dermatoses sèches… Animé par le Dr Mustapha Oudrhiri, spécialiste en médecine interne et gériatrie, l’atelier « Escarres et autres plaies de comptoir » a été l’occasion pour les professionnels présents de prendre conscience de l’importance de la prévention pour éviter les escarres et de découvrir une large gamme de produits dédiée à la cicatrisation active des plaies.


UNIVERS PHARMA

32

PRISE EN CHARGE THÉRAPEUTIQUE DE L’ASTHME PRÉSCOLAIRE

QUELLE THÉRAPIE POUR L’ENFANT DE MOINS DE CINQ ANS ? LES PÉDIATRES ONT SUIVI AVEC LE PLUS GRAND INTÉRÊT LE SYMPOSIUM ORGANISÉ PAR LES LABORATOIRES MSD MAROC, LE 15 SEPTEMBRE DERNIER, À CASABLANCA. « LA PRISE EN CHARGE THÉRAPEUTIQUE DE L’ASTHME PRÉSCOLAIRE » ÉTAIT À L’ORDRE DU JOUR DE CE RENDEZ-VOUS ANIMÉ PAR LE PROFESSEUR JACQUES DE BLIC (SERVICE DE PNEUMOLOGIE ET ALLERGOLOGIE PÉDIATRIQUES, CENTRE DE RÉFÉRENCE DES MALADIES RESPIRATOIRES RARES, HÔPITAL NECKER ENFANTS MALADES, PARIS) ACCOMPAGNÉ DU DR MOULAY SAID AFIF, PRÉSIDENT DE L’ASSOCIATION CASABLANCAISE DES PÉDIATRES PRIVÉS (ACPP) ET DU PR MAKINE OUAZZANI TOUHAMI. LE DÉBAT S’EST SOLDÉ PAR UNE SÉANCE PORTANT SUR LES RECOMMANDATIONS THÉRAPEUTIQUES À LA LUMIÈRE DE QUELQUES CAS CLINIQUES.

C

haque cas clinique est différent du thorax viendra compléter le diagnoset nécessite une approche théra- tic. « Il faut toujours prescrire une radio du peutique spécifique », explique thorax avant d’affirmer qu’un enfant est d’emblée le Pr Jacques De asthmatique, car cet examen permet d’éliBlic. « L’enfant de moins de cinq ans a des miner les 9/10e des diagnostics différenparticularités qui lui sont propres. Aussi, tiels », insiste le Pr Jacques De Blic. l’asthme chez cette tranche d’âge pose-til des questions en termes de traitement », Fréquence, sévérité et facteurs déclenchants ajoute-t-il. La première démarche à entreprendre Lorsque le diagnostic est posé, les facconsiste à s’assurer qu’il s’agit d’un teurs à prendre en compte pour entreasthme. Pour poser le diagnostic, le pra- prendre une thérapie dépendent de ticien procède à un l’évaluation clinique interrogatoire et à un de l’asthme, basée sur examen clinique dont la fréquence et la séles points majeurs vérité des symptômes sont la répétition (sifflement, toux Notre objectif d’épisodes de toux diurnes ou nocturnes, vise à permettre à et de sifflements, les essoufflement, isol’enfant de mener symptômes souvent lés ou associés) et les une vie normale et nocturnes, la norfacteurs déclenchants malité de l’examen tels qu’une virose, une d’avoir des activités clinique entre les activité, des rires, des ludiques. crises, la présence de pleurs… La fréquence facteurs associés tels et la sévérité permetqu’asthme parental, tront de distinguer eczéma atopique, rhinite allergique ou l’asthme intermittent, l’asthme persisallergie alimentaire. Une radiographie tant léger à modéré, l’asthme persistant

«

sévère et l’asthme intermittent sévère, et d’adopter une stratégie thérapeutique. Cependant, cette stratégie thérapeutique est également de plus en plus liée aux facteurs déclenchants. « Il y a trois ans, une réflexion a été menée autour d’une classification basée sur les facteurs déclenchants qui peuvent orienter le choix du traitement », précise le Dr Jacques De Blic, qui ajoute que « le principe de la thérapie consiste à administrer à l’enfant des médicaments qui soient bien tolérés pour réduire les symptômes et contrôler l’asthme (voir encadré) afin qu’il puisse mener une vie normale et avoir des activités ludiques ».

Traiter l’inflammation « Notre rôle », rappelle encore le Pr Jacques De Blic, « est de traiter l’inflammation bronchique à l’origine des symptômes de l’asthme ». À partir des années quatre-vingt, le traitement par médicaments anti-inflammatoires est venu renforcer l’utilisation de bronchodilatateurs pour, justement, traiter l’inflammation et pas seulement faciliter la respiration. En fonction de leur classe, ces


UNIVERS PHARMA

De g. à d. , le Pr Jacques DE BLIC, le Pr Makine OUAZZANI TOUHAMI et le Dr Moulay Said AFIF.

derniers ciblent l’une ou l’autre des deux voies de l’inflammation bronchique, les cytokines ou les leucotriènes. Parmi les antagonistes des récepteurs aux leucotriènes, le montelukast a fait l’objet de nombreuses études. L’étude MOSAIC, réalisée chez des enfants âgés de 6 à 14 ans atteints d’asthme léger persistant, a montré que cette molécule était considérée comme non-inférieure à la fluticasone en termes de pourcentage de jours sans soins de secours après un an de traitement. En revanche, Singulair® (montelukast) a présenté un profil de bonne tolérance. Dans l’étude PREVIA, les résultats étaient en faveur de la molécule montelukast pour l’asthme «viroinduit » intermittent. Son efficacité a été en effet démontrée dans la prévention des exacerbations virales de l’asthme léger intermittent chez les enfants âgés de deux à cinq ans. Aujourd’hui, d’après les recommandations internationales du GINA, cette molécule, indiquée en traitement préventif de l’asthme induit par l’effort, peut aussi être une alternative aux corticoïdes inhalés à faibles

doses chez les jeunes patients présentant un asthme persistant léger sans antécédent récent de crises d’asthme sévères ayant justifié une corticothérapie orale, et dont l’incapacité à adhérer à un traitement par corticoïdes inhalés est démontrée. Elle est également indiquée en traitement supplémentaire chez les enfants présentant un asthme persistant léger à modéré, insuffisamment contrôlé par corticothérapie inhalée, et chez qui les bêta-2 mimétiques à action immédiate et de courte durée administrés « à la demande », n’apportent pas un contrôle clinique suffisant de l’asthme. Pour faciliter la prise du traitement chez l’enfant d’âge préscolaire, les laboratoires MSD viennent d’introduire sur le marché marocain une présentation sous forme de sachets de granulés dosés à 4 mg, déjà disponible sur le marché français depuis plusieurs années. Indiquée chez les enfants âgés de 6 mois à 5 ans, elle complète la gamme de comprimés dosés à 5 mg (enfants de 6 à 14 ans) ou 10 mg (enfants de 15 ans et plus) déjà disponible.

STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE À ADAPTER EN FONCTION DU DEGRÉ DE CONTRÔLE La notion de contrôle permet d’adapter la stratégie thérapeutique de l’asthme. Elle repose sur trois items, l’absence de limitation de l’activité de l’enfant, l’absence de symptômes nocturnes et le nombre de doses de bronchodilatateurs reçues sur une semaine qui ne doit pas être supérieur à deux. Lorsque ces trois items sont respectés, l’asthme est considéré comme contrôlé. Si l’un des trois items est positif, l’asthme est dit partiellement contrôlé. Si les trois items sont positifs, alors l’asthme n’est pas contrôlé.

33


34

UNIVERS PHARMA

DIU HORMONAL MIRENA®

INTERVIEW AVEC LE PR OSAMA SHAWKI LES LABORATOIRES BAYER HEALTHCARE PHARMACEUTICALS, ACCOMPAGNÉS PAR LE PR OSAMA SHAWKI ONT ORGANISÉ UN SYMPOSIUM SOUS LE THÈME « CONTRACEPTION INTRA-UTÉRINE : DE LA GENÈSE À LA PERFECTION » LE MARDI 27 SEPTEMBRE À CASABLANCA, LE MERCREDI 28 SEPTEMBRE À FÈS, LE JEUDI 29 SEPTEMBRE À RABAT ET LE SAMEDI 1ER OCTOBRE À MARRAKECH. Le Pr Osama SHAWKI, professeur à l’université du Caire, département de gynécologie obstétrique, professeur de chirurgie endoscopique à l’école de Giesson en Allemagne, directeur du centre Al Ebtesama pour l’académie de recherche et de formation en infertilité et hystéroscopie.

Doctinews. Qu’est-ce qui différencie Mirena® d’un dispositif intra-utérin (DIU) en cuivre ? Professeur Shawki Osama. Mirena® est un contraceptif intra-utérin en plastique muni d’un réservoir qui libère continuellement des petites doses d’hormones directement dans la cavité utérine. Cette hormone, le lévonorgestrel, provoque un épaississement de la glaire cervicale qui empêche le passage des spermatozoïdes et ralentit l’épaississement de l’endomètre. Son mode d’action est donc très différent de celui d’un dispositif intra-

utérin en cuivre, lequel entraîne une réaction inflammatoire de l’endomètre pour empêcher l’implantation de l’œuf. Contrairement au DIU en cuivre qui possède une structure rigide, Mirena® est conçu à partir d’un plastique souple, flexible pour un meilleur confort d’utilisation, et la courbure des bras horizontaux évite tout risque de pénétration de l’endomètre. Dans quels cas le dispositif Mirena® trouve-t-il ses indications ? Initialement, Mirena® a été développé et

mis sur le marché pour prévenir la grossesse. Puis, les médecins se sont aperçus que ce contraceptif avait un mode d’action sur l’endomètre permettant de réduire ou de faire disparaître le flux menstruel. Ils ont alors réfléchi à l’opportunité d’élargir le champ des indications de Mirena® au traitement des ménorragies. En Angleterre, Mirena® a obtenu la licence au titre de contraceptif en 1996. Dès 2001, son indication a été étendue au traitement des ménorragies. Mirena® est également un moyen contraceptif particulièrement approprié pour les patientes qui présentent certaines pathologies et dont les traitements contreindiquent la prise de contraceptifs oraux. Nous avons constaté, par ailleurs, que Mirena® jouait un rôle dans la prévention de l’hyperplasie et que le mécanisme d’action de l’hormone qui empêche le passage des spermatozoïdes empêche également le passage des infections. Enfin, il faut savoir que le consensus international recommande de ne pas utiliser le DIU en cuivre chez une femme qui n’a pas encore eu d’enfants, ce qui n’est pas le cas de Mirena®. De simple contraceptif, Mirena® est donc devenu bien plus qu’un contraceptif. Peut-on dire que Mirena® convient à toutes les femmes en âge de procréer ? Dans la vie d’une femme, la période de fertilité est en moyenne de 30 ans. Au cours de ces trente années, une femme


UNIVERS PHARMA

donne généralement naissance à un, deux ou trois enfants, soit une période de trois ou quatre années de répit et près de 25 années passées à lutter pour contrôler ses grossesses. Le challenge est important pour ces femmes et nous devons les aider. Les options en termes de contraception sont nombreuses aujourd’hui. Mais si nous voulons répondre à la majorité de leurs souhaits (risque de grossesse proche de 0, pas de modification de la silhouette, pas de risque d’oubli, diffusion limitée de l’hormone dans l’organisme…) Mirena® s’impose comme un contraceptif de choix. Il est d’ailleurs utilisé comme 1er choix de contraception dans des pays comme la France, la Finlande, la Suède… Je vous propose un autre argument basé sur un calcul très simple. Savez-vous pendant combien d’années une femme perd du sang dans sa vie ? A raison de 5 jours par mois, 12 mois par an durant 40 ans cela représente 7 années complètes. 7 années et un volume équivalent à 40 litres ! Son action sur l’endomètre qui permet de réduire le flux menstruel ou

de l’interrompre n’est donc pas négligeable. Donc, Mirena® est indiqué pour toutes les femmes, quel que soit leur âge et même au-delà de la période de fertilité puisqu’il protège l’utérus du développement de certaines maladies. Je suis le premier à le prescrire en contraceptif de longue durée de premier choix. L’aménorrhée est parfois mal vécue par certaines femmes. Comment peuton les rassurer ? Chez certaines femmes, quelques spotting (saignements légers et occasionnels entre deux cycles) peuvent apparaître après la pose de Mirena®. D’autres constatent une absence totale de cycle et s’inquiètent. Elles craignent une grossesse ou la ménopause. Or, la disparition des menstruations est uniquement liée à la modification de l’endomètre. Le corps continue de fonctionner normalement, tant au niveau hormonal qu’à tous les autres niveaux. En période de ménopause, de nombreux symptômes viennent s’ajouter à

l’absence de cycle : dépression, irritabilité, peau sèche, bouffées de chaleur… Je considère l’aménorrhée comme un effet positif dans le sens où elle offre beaucoup plus de liberté à la femme dans sa vie de tous les jours. Pensez-vous que le médecin généraliste ou la sage-femme par exemple aient un rôle à jouer dans le conseil et l’orientation à l’utilisation de Mirena® ? Bien sûr que le médecin généraliste, la sage-femme et toute personne active dans le domaine médical ou social a un rôle à jouer dans le conseil. Mais j’irais même plus loin car je pense que prôner le contrôle des naissances fait partie du rôle de toute personne éduquée dans une société. Il ne s’agit pas d’être contre les naissances comme le suggère le terme de contraception. Il s’agit d’aider les familles à vivre dans de meilleures conditions. Ne vaut-il pas mieux élever 2 ou 3 enfants dans de bonnes conditions que 6 ou 7 dans de mauvaises conditions ?

CASABLANCA VIF SUCCÈS DU SYMPOSIUM BAYER HEALTHCARE PHARMACEUTICALS Le symposium organisé par les laboratoires Bayer HealthCare Pharmaceuticals mardi 27 septembre 2011 à Casablanca sous le thème « Contraception intra-utérine : de la genèse à la perfection » a rencontré un vif succès. Succès en termes de participation mais succès, également, au regard de l’intérêt porté à l’orateur par les participants. « Autrefois, pour espacer les grossesses des chamelles et éviter qu’elles s’arrêtent de marcher, les nomades inséraient une pierre dans l’appareil génital de la femelle », explique le Pr Osama Shawki, professeur à l’université du Caire, département de gynécologie obstétrique, professeur de chirurgie

endoscopique à l’école de Giesson en Allemagne et directeur du centre Al Ebtesama pour l’académie de recherche et de formation en infertilité et hystéroscopie. L’idée, à visée contraceptive, d’introduire un dispositif dans la cavité utérine de la femme date, elle, de 1900. Depuis, les modèles proposés ont beaucoup évolué jusqu’au développement, dans les années 1980, du dispositif intra-utérin hormonal baptisé Mirena®. « Mirena® constitue l’une des avancées les plus importantes dans la prise en charge gynécologique du 20ème siècle », affirme le Pr Shawki. « Conçu à partir d’un plastique flexible, il est

muni d’un petit réservoir qui libère régulièrement du lévonorgestrel, une hormone progestative. L’action de cette hormone sur la glaire cervicale et l’endomètre empêche les spermatozoïdes d’atteindre l’ovule et diminue le flux menstruel ». Ce qui a permis d’étendre l’indication contraceptive initiale de Mirena® au traitement de la ménorragie. Mais pour le Professeur Shawki, qui a inséré plus de 1 000 dispositifs au cours des 7 dernières années, les avantages de Mirena® s’étendent bien au-delà de ces indications. « En répondant à l’essentiel des souhaits des femmes, il a transformé leur vie », affirme-t-il.

35


GLOSSAIRE

36

CONGESTION NASALE VASOCONSTRICTEURS LOCAUX NON ASSOCIES Constitués uniquement de chlorhydrate de Xylométazoline (αsympat homimetique), ils vont avoir un effet vasoconstricteur et décongestionnant rapide au niveau des muqueuses rhinopharyngées. Ils seront ainsi indiqués dans le traitement des rhumes, des affections du sinus facilitant l’écoulement des sécrétions et la respiration. DESIGNATION

LABORATOIRE

DCI

PRESENTATION

PPM

OTRIVINE 0,05

NOVARTIS

XYLOMETAZOLINE

SOL NASAL EN GTTE FL 10ML

16,75

OTRIVINE 0,1

NOVARTIS

XYLOMETAZOLINE

NEBULISEUR FL 10ML

19,35

VASOCONSTRICTEURS ORAUX Il s’agit de l’association de sympathomimétiques, de principes actifs comme le paracétamol avec un antihistaminique assurant un rôle vasoconstricteur sur les muqueuses rhinopharyngées pour diminuer l’obstruction nasale/rhinorrée. Indiqués dans le traitement des affections aiguës de la sphère ORL, ils sont contre-indiqués chez des patients souffrant de troubles pouvant être aggravés par l’un des constituants (insuffisance hépatocellulaire dans le cas du paracétamol, par exemple)

AVEC EFFET ANTIPYRETIQUE DESIGNATION

LABORATOIRE

DCI

PRESENTATION

PPM

ACTIFED CPS

GSK

TRIPROLIDINE+PSEUDOEPHEDRINE+PARACETAMOL

CPS B 20

20,20

ACTIFED SIROP

GSK

TRIPROLIDINE+PSEUDOEPHEDRINE+PARACETAMOL

SIROP FL 100 ML

19,85

EPHEDRYL CPS

GALENICA

TRIPROLIDINE+PSEUDOEPHEDRINE+PARACETAMOL

CPS B 20

17,25

EPHEDRYL SIROP

GALENICA

TRIPROLIDINE+PSEUDOEPHEDRINE+PARACETAMOL

SIROP FL 100 ML

17,85

HUMEX

STERIPHARMA

CHLORPHENAMINE+PARACETAMOL / PSEUDOEPHEDRINE+PARACETAMOL

B 12 CPS + 4 GEL

23,50

RHINOFEBRAL

COOPER PHARMA

CHLORPHENAMINE+PARACETAMOL+VITAMINE C

GEL B 20

14,30

RHUMIX

GALENICA

PARACETAMOL+IBUPROFENE+CHLORPHENAMINE+CAFEINE+PSEUDOE PHEDRINE+VIT.C

PPS BUV B 10 SCH

22,00

RINOMICINE

PHARMA 5

PARACETAMOL+CAFEINE+A.ASCORB+CHLORPHENAMINE+SALICYLAMIDE +PHENYLEPHRINE+SACCHAROSE

PPS BUV B 10 SCH

22,75

RHUFENE

SYNTHEMEDIC

PSEUDOEPHEDRINE + IBUPROFENE

CPS B 20

23,00

SANS EFFET ANTIPYRETIQUE DESIGNATION

LABORATOIRE

DCI

PRESENTATION

PPM

DENORAL AD

SANOFI-AVENTIS

BUZEPIDE+CLOCINIZINE+PHOLCODINE

SIROP FL 150 ML

11,50

DENORAL ENF

SANOFI-AVENTIS

BUZEPIDE+CLOCINIZINE+PHOLCODINE

SIROP FL 150 ML

14,30

FORMES INHALEES C’est un traitement essentiellement à visée antiseptique et/ou décongestionnant des voies aériennes supérieures et des bronches, qui sera contre-indiqué, du fait de la présence de camphre et de menthol, chez l’enfant, s’il a des antécédents de convulsions. (Interdit chez l’enfant de moins de 36 mois) DESIGNATION HUMEX INHALATEUR

LABORATOIRE STERIPHARMA

DCI CAMPHRE+MENTHOL+SALICYLATE DE METHYL

PRESENTATION INHALATEUR

Afin d’éviter de publier des informations erronées, les produits des laboratoires n’ayant pas répondu à notre demande ne figurent pas dans cette liste.

PPM 19,00


GLOSSAIRE

Pour un soulagement rapide, les patients ont besoin de plus que les IPPs. IPP + Gaviscon PRESCRIVEZ VOTRE FORMULE GAGNANTE.

Les patients auxquels on a prescrit que des IPPs pour le traitement de RGO peuvent toujours souffrir de symptômes de reflux d’acide gastrique – “breakthrough” - de pepsine ou de bile. Augmenter simplement la dose d’IPP n’est pas la solution idéale pour un soulagement rapide. Gaviscon Liquide assure un soulagement beaucoup plus rapide que les IPPs ou les antihistaminiques H2* vu qu’il forme une puissante barrière physique qui soulage et empêche les symptômes douloureux de reflux oesophagien. Alors, lorsque vous prescrivez des IPPs, prescrivez Gaviscon: il assure un soulagement rapide que les patients peuvent réellement ressentir. * Soulagement ressenti par 74% des patients dans un intervalle de 5 minutes. Aubertin et Al Dietology 1985

Un soulagement rapide que vous pouvez réellement ressentir.

Composition: alginate de sodium 500 (mg/10 ml), bicarbonate de sodium 267(mg/10 ml), carbonate de calcium, carbomère, parahydroxybenzoate de méthyle, parahydroxybenzoate de propyle, hydroxide de sodium, saccharinate de sodium, essence de fenouil, erythrosine et eau purifiée, ce produit est sans sucre et sans gluten. Indications: peut être utilisé pour le traitement du reflux gastro-oesophagien, des brûlures d’estomac et de flatulence causés par le reflux gastrooesophagien. Posologie et mode d’emploi: Adultes et enfants de plus de 12 ans: 10 à 20 ml (deux à quatre cuillerées de 5ml) après les repas et au coucher, Enfants de 6 à 12 ans: 5 à 10 ml (une à deux cuillerées de 5ml) après les repas et au coucher, Enfants de 2 à 6 ans: doit uniquement être donné sur avis médical. Mécanisme d’action: forme une barrière physique qui flotte sur le contenu de l’estomac et aide à garder tous les composants agressifs (acide, pepsine et bile) du contenu de l’estomac là où ils doivent demeurer. Utilisation en période de grossesse et de lactation: ne pose aucune inquiétude pour la mère ou le bébé. Précautions: la teneur en sodium impose des précautions particulières chez les patients pour lesquels un régime désodé strict est recommandé, ne pas prendre en cas d’allergie à l’un des composants. Effets indésirables: dans de très rares cas, les patients sensibles à certains constituants peuvent présenter des manifestations allergiques, une utilisation prolongée pourrait augmenter la quantité de calcium dans le sang. Interactions: Aucune interaction médicamenteuse n’est à ce jour connue avec Gaviscon, en cas de précaution ne prendre aucun autre médicament dans un délai de 2 heures. Conservation: ne pas conserver à une température supérieure à 30° C, ne par réfrigérer ou congeler, ne pas garder plus de 3 mois après ouverture du flacon.

37


DOSSIER

DOSSIER

38

INFECTIONS NOSOCOMIALES

L’AFFAIRE DE TOUS

LES INFECTIONS NOSOCOMIALES REPRÉSENTENT UN PROBLÈME DE SANTÉ PUBLIQUE MONDIAL CROISSANT, AU REGARD DE L’AUGMENTATION DE LA POPULATION, DE LA FRÉQUENCE ÉGALEMENT CROISSANTE DES DÉFICITS IMMUNITAIRES, DE L’APPARITION DE NOUVEAUX MICROORGANISMES ET DE L’AUGMENTATION DE LA RÉSISTANCE BACTÉRIENNE AUX ANTIBIOTIQUES. LA PRÉVENTION, QUI NÉCESSITE L’IMPLICATION ET L’INVESTISSEMENT DE L’ENSEMBLE DES INTERVENANTS AU QUOTIDIEN, EST AUJOURD’HUI LA MEILLEURE ARME DONT DISPOSENT LES STRUCTURES DE SOINS POUR LES MAÎTRISER.


DOSSIER

39


DOSSI DOSSIER SSIE S ER

40

INFECTIONS NOSOCOMIALES L’AFFAIRE DE TOUS Avec la collaboration du Pr Saïd MOTAOUAKKIL, Président du Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales.

Et du Dr Omar AALLOULA, médecin hygiéniste, Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales.

A

ctuellement, l’OMS estime que plus de 1,4 million de personnes dans le monde souffrent d’infections nosocomiales, en permanence. Dans les pays développés, qui disposent d’hôpitaux modernes, entre 5 à 10 % des patients admis contractent une ou plusieurs infections. Un taux qui dépasse parfois 25 % dans les pays en développement. Au Maroc, l’enquête de prévalence des infections nosocomiales, réalisée en 1994, a montré une prévalence variable selon les hôpitaux. Evaluée à 4,1 et 7,7 % au niveau des hôpitaux provinciaux et régionaux, elle dépassait 10,5  % dans les centres universitaires. Or, les infections nosocomiales sont une cause importante de morbidité et de mortalité. En France, elles sont considérées comme étant à l’origine de près de 10 000 décès chaque année. Par ailleurs, elles engendrent des coûts considérables pour la collectivité. « Une étude a montré que l’augmentation moyenne de la durée d’hospitalisation chez les patients présentant une infection du site opératoire était de 8,2 jours, allant de 3 jours supplémentaires en gynécologie à 9,9 jours en chirurgie générale et 19,8 jours en chirurgie orthopédique. Un séjour prolongé augmente non seulement les coûts directs pour les patients ou les organismes qui prennent en charge le paiement, mais aussi les coûts indirects dus à la perte de journées de travail. Les médicaments supplémentaires, les impératifs d’isolement et la nécessité d’examens de laboratoire et de tests diagnostiques complémentaires ajoutent également aux coûts.

Les infections nosocomiales aggravent le déséquilibre entre le financement des soins de santé primaires et secondaires en consacrant des fonds déjà rares à la prise en charge d’affections potentiellement évitables », indique l’OMS dans son guide pratique intitulé « Prévention des infections nosocomiales », 2e édition.

Le paradoxe de l’infection nosocomiale Les infections nosocomiales, rebaptisées aujourd’hui infections associées aux soins (c’est-à-dire acquises quel que soit le lieu des soins), constituent un paradoxe car les soins sont destinés non pas à contaminer un patient, mais à améliorer son état de santé. Or, les lieux où les soins sont dispensés concentrent un nombre important de micro-organismes pathogènes apportés et véhiculés par le patient lui-même, par d’autres patients porteurs ou infectés, le personnel, les visiteurs… Les infections sont qualifiées d’« endogènes » lorsqu’elles sont provoquées par une bactérie présente dans la flore normale du patient. Les infections « exogènes » sont transmises soit par d’autres personnes (contact direct), soit par l’environnement (poussières ou gouttelettes présentes dans l’air, aliments, matériel médical, eau…). Si, par le passé, les infections exogènes étaient les plus courantes, les pratiques en matière d’hygiène de base ont inversé la situation. Les infections endogènes représentent environ 70 % des infections nosocomiales et elles sont difficiles

BACTÉRIES, VIRUS, PARASITES ET CHAMPIGNONS Les micro-organismes pathogènes à transmission nosocomiale sont nombreux. Les bactéries sont les principales responsables des infections nosocomiales et certaines d’entre elles, comme le SARM, sont hautement résistantes aux traitements. Les virus de l’Hépatite B, C ou le VIH se transmettent

essentiellement au cours de dialyses, transfusions, injections ou endoscopies. Les infections à virus de type rotavirus, syncytial, grippe… s’expriment généralement sous forme d’épidémies. Un nombre croissant d’infections nosocomiales sont provoquées par des champignons (Candida albicans, Aspergillus

spp. Cryptococcus neoformans, Cryptosporidium), augmentation attribuée à l’utilisation de plus en plus fréquente d’antibiotiques à large spectre (déséquilibre de la flore) et de la chimiothérapie. Des épidémies liées aux parasites tels les Sarcoptes scabies (gale) sont également rapportées.


41

à combattre, les agents infectieux profitant de la vulnérabilité du patient (fragilité particulière, affaiblissement des défenses immunitaires) pour proliférer. De manière générale, plus les soins sont invasifs et plus les risques de contracter une infection sont importants. Ce qui explique la fréquence des infections nosocomiales dans les services de réanimation où les patients, déjà fragilisés, sont ventilés, sondés, perfusés…

Le site urinaire, principal infecté Dans la liste des infections nosocomiales, les infections urinaires sont les plus courantes. D’après la littérature, 80 % d’entre elles sont liées à un sondage vésical à demeure. Cependant, la morbidité associée à ces infections est faible. La fréquence des infections du site opératoire, avec une incidence évaluée entre 0,5 et 15 %, selon le type d’intervention et l’état général du patient (OMS), n’est pas négligeable. Les patients sous ventilation artificielle dans les unités de soins intensifs sont les plus susceptibles de contracter une pneumopathie nosocomiale, infection également courante. Les bactériémies nosocomiales sont moins fréquentes, mais leur taux de létalité est élevé, notamment lorsqu’elles sont provoquées par des micro-organismes tels le Staphylococcus Coagulase-négatifs et le Candida spp, très résistants aux antibiotiques. D’autres infections de la peau, des tissus mous, de l’œil, de la conjonctivite, de la sphère ORL, de l’appareil génital après accouchement, des gastroentérites… peuvent être contractées, et l’émergence et la propagation de germes pathogènes résistants aux médicaments pourraient avoir des conséquences « dévastatrices ». Dès 1945, Alexander Fleming, à l’origine de la découverte des antibiotiques utilisés pour la première fois en 1941, avait exprimé sa crainte : « Au lieu d’éliminer l’infection, le risque serait que les microbes apprennent à résister à la pénicilline et que ces mêmes microbes soient ensuite trans-

mis d’un individu à l’autre et provoquer une infection que la pénicilline ne pourra guérir. » C’est désormais chose faite, certaines bactéries comme l’Acinetobacter baumannii, le SARM (Spaphylococcus aureus résistant à la meticilline), certains enterocoques… résistent aux traitements. La déclaration prononcée par le Dr Margaret Chan, Directrice générale de l’OMS, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé, le 6 avril dernier, n’est pas très rassurante. « L’émergence et la propagation de germes pathogènes résistants aux médicaments se sont accélérées. De plus en plus de médicaments essentiels deviennent inefficaces. L’arsenal thérapeutique se réduit. La vitesse à laquelle nous perdons ces médicaments dépasse de loin celle à laquelle nous en mettons au point de nouveaux. En réalité, le filon de la recherche et développement de nouveaux antimicrobiens s’est pratiquement tari. Les répercussions sont tout aussi claires. Si nous ne prenons pas d’urgence des mesures pour corriger cette situation et en protéger les acquis, nous allons vers une ère postantibiotiques, dans laquelle de nombreuses infections courantes ne pourront plus être soignées et recommenceront à tuer. Les conséquences vont au-delà de la résurgence de maladies mortelles et menacent de nombreuses autres interventions qui permettent de sauver ou de prolonger des vies, comme les traitements anticancéreux, certaines opérations chirurgicales sophistiquées, ou les transplantations d’organes. Les hôpitaux devenant des foyers d’agents pathogènes hautement résistants, ces actes deviendront dangereux. »

La prévention, le meilleur atout Comme le dit si bien le vieil adage, mieux vaut donc prévenir que guérir. Car si le risque zéro n’existe pas, la mise en œuvre de mesures de surveillance et de prévention des infections nosocomiales donne des résultats. « La fréquence de ces infections peut être contrôlée par des mesures préventives ayant trait à l’organisation des soins et au respect des bonnes pratiques d’hygiène », indique une circulaire du ministère de la Santé dont l’objet porte

DOSSIER

INFECTIONS NOSOCOMIALES L’AFFAIRE DE TOUS

DE L’IN À L’IAS Plus que d’infections nosocomiales (IN), il est question aujourd’hui d’infections associées aux soins (IAS) quel que soit le lieu de prise en charge. Le Comité technique des infections nosocomiales et des infections liées aux soins (CTINILS) du ministère de la Santé, en France, a validé la définition suivante : « Une infection est dite associée aux soins si elle survient au cours ou au décours d’une prise en charge (diagnostique, thérapeutique, palliative, préventive ou éducative) d’un patient, et si elle n’était ni présente, ni en incubation au début de la prise en charge. Lorsque l’état infectieux, au début de la prise en charge, n’est pas connu précisément, un délai d’au moins 48 heures ou un délai supérieur à la période d’incubation est couramment accepté pour définir une IAS. Toutefois, il est recommandé d’apprécier dans chaque cas la plausibilité de l’association entre la prise en charge et l’infection. Pour les infections du site opératoire, on considère habituellement comme associées aux soins les infections survenant dans les 30 jours suivant l’intervention ou, s’il y a mise en place d’un implant, d’une prothèse ou d’un matériel prothétique, dans l’année qui suit l’intervention. Toutefois, et quel que soit le délai de survenue, il est recommandé d’apprécier dans chaque cas la plausibilité de l’association entre l’intervention et l’infection, notamment en prenant en compte le type de germe en cause. »


DOSSI DOSSIER SSIE S ER

42

INFECTIONS NOSOCOMIALES L’AFFAIRE DE TOUS sur la constitution des Comités de Lutte contre les Infections Nosocomiales (CLIN) au niveau des centres hospitaliers. La création des CLIN est d’ailleurs devenue obligatoire pour la majorité des hôpitaux du Royaume. Au CHU Ibn Rochd, la décision de créer un Comité de lutte contre les infections nosocomiales date de 1994, à l’issue de l’enquête nationale de prévalence. À l’origine composé de bénévoles, ce comité a reçu le soutien du CHU de l’hôpital Bichat, à Paris, lors de sa mise en place (audit de stérilisation, état des lieux de l’hygiène hospitalière, documentation…). Depuis 2001, il est structuré autour d’un médecin et d’un infirmier hygiénistes, ressources dédiées. Le comité a élaboré un guide d’hygiène hospitalière, instauré des sessions de sensibilisation dans chaque service qui dispose de correspondants et organise chaque année une journée consacrée à l’hygiène hospitalière. En attendant les résultats de la nouvelle enquête de prévalence nationale programmée pour cette année, le CHU a réalisé une enquête en décembre 2005 qui porte le taux de prévalence à 7,1 %, contre 11,5 % pour le même établissement en 1994.

Des mesures standards Les mesures d’hygiène en matière de soins concernent l’ensemble du personnel avec un degré variant selon le patient, le type d’intervention et le rôle de l’intervenant. La première précaution essentielle à respecter pour limiter le risque de transmission de micro-organismes

est le lavage des mains, lavage de routine lavage des mains, vêtements de protecavec de l’eau et du savon, lavage antisep- tion, vigilance accrue lors du traitement tique ou lavage chirurgical, selon le type du matériel et du linge…). Les règles de soins. Cette mesure standard, qui d’hygiène de base (lavage des mains, s’adresse à l’ensemble du personnel, doit ongles propres et courts, cheveux courts, être répétée à chaque changement d’acti- attachés ou port d’une coiffe…) s’apvité et entre chaque patient. Le port de pliquent au personnel, même lorsqu’il gants est indispensable dès lors qu’existe n’est pas en contact avec les patients. un risque de contact avec du sang ou tout C’est le cas des personnels des services de produit d’origine humaine (urines, selles, blanchisserie, de restauration… qui, en vomissures, expectorations, salive, sécré- outre, doivent respecter des procédures tions nasales, sperme, sécrétions vagi- spécifiques à leur activité (prévention des nales) pour assurer la protection du per- intoxications alimentaires…). sonnel soignant. Les gants stériles sont Enfin, tout comme le personnel, les réservés aux gestes inpatients et les visiteurs vasifs ainsi qu’aux soins doivent se conformer à destinés aux patients un minimum de mesures i m mu n o d é p r i m é s . de précaution pour éviter Plus les soins Tous les gants doivent tout risque de contaminaêtre remplacés entre tion (bonne hygiène corsont invasifs et deux patients. Lorsque porelle, lavage des mains plus les risques les soins dispensés après passage aux toilettes, de contracter comportent un risque non manipulation des disune infection de projection (sang ou positifs invasifs tels que nosocomiale sont tout autre liquide biosondes, cathéters…). Ces importants. logique), le port de surprécautions de base, assoblouse, de lunettes et ciées à d’autres mesures de de masque s’ajoute à la lutte contre les infections liste des précautions standards. Les ins- spécifiques à chaque type d’intervention, truments et les surfaces de soins doivent ont un impact prouvé sur la réduction être nettoyés et désinfectés entre chaque de la transmission d’agents pathogènes. patient et l’utilisation de matériel à usage Pour le Professeur Didier Pittet, resunique privilégiée. Des mesures parti- ponsable du Défi mondial pour la sécuculières devront être adoptées lorsqu’un rité des patients, « l’hygiène des mains est patient présente un risque infectieux et la mesure primordiale de prévention des dépendront de l’agent infectieux et de infections liées aux procédures de soins et de la gravité de l’infection (isolement en limitation de la propagation des organismes chambre individuelle, renforcement du multirésistants. »

CRITÈRES SIMPLIFIÉS POUR LA SURVEILLANCE DES INFECTIONS NOSOCOMIALES TYPE D’INFECTION NOSOCOMIALE

CRITÈRES SIMPLIFIÉS

Infection de site opératoire

Tout écoulement purulent, abcès ou cellulite extensive sur le site opératoire dans le mois suivant une intervention chirurgicale.

Infection urinaire

Uroculture positive (une ou deux espèces) avec au moins 105 bactéries/ml, avec ou sans symptômes cliniques.

Infection respiratoire

Symptômes respiratoires avec au moins deux des signes suivants apparaissant pendant l’hospitalisation : - Toux, - Expectorations purulentes, - Nouvelle infiltration visible à la radiographie pulmonaire et compatible avec le diagnostic d’infection.

Infection sur cathéter vasculaire

Inflammation, lymphangite ou écoulement purulent au niveau du site d’insertion du cathéter.

Septicémie

Fièvre ou frissons et au moins une hémoculture positive.

(SOURCE : OMS)


44

INTERVIEW INSTITUTIONNEL

« JE CROIS QUE L’ON OUBLIE UN CONCEPT ESSENTIEL AUJOURD’HUI, CELUI DE LA PHARMACO-ÉCONOMIE. LA RÉFLEXION DOIT ÊTRE PLUS GLOBALE. ELLE DOIT TENIR COMPTE DU COÛT DE LA SANTÉ ET NE PAS SE LIMITER AU COÛT DU MÉDICAMENT. » MEHDI ZAGHLOUL, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE NOVARTIS MAROC


INTERVIEW

Mehdi

45

ZAGHLOUL PRÉSENT ENT DEPUIS PLUS DE TRENTE ANS AU MARO MAROC, OC NOVARTI NOVARTIS EST DEVENU UN ACTEUR IMPORTANT DANS LE DOMAINE DE LA SANTÉ. À LA TÊTE DE LA FILIALE MAROCAINE DEPUIS LE 1er JUIN DERNIER, MEHDI ZAGHLOUL POURSUIT L’OBJECTIF DE DÉVELOPPER LA PRÉSENCE DE L’ENTREPRISE ET D’ACCOMPAGNER LES PROJETS DE DÉVELOPPEMENT DU PAYS. AVEC BEAUCOUP D’HUMILITÉ, IL LIVRE SA VISION DE L’ENTREPRISE ET INVITE À LA RÉFLEXION EN MATIÈRE D’ÉCONOMIE DE LA SANTÉ. Doctinews. Novartis est au Maroc depuis plus de trente ans. Comment vous positionnez-vous aujourd’hui sur le marché marocain ? Mehdi Zaghloul. Novartis est entreprise qui a une longue histoire. Elle est issue de la fusion de deux groupes suisses (Sandoz et Ciba-Geigy) et occupe aujourd’hui la 2e place au niveau mondial dans le domaine de l’industrie pharmaceutique. Au Maroc, Novartis est un acteur important qui occupe une place privilégiée par rapport à tous les changements qui s’opèrent actuellement. Nous sommes présents sur le marché des médicaments génériques avec Sandoz, et sommes très actifs sur le segment des produits innovants. Le groupe Novartis dispose de l’un des « pipelines» les plus fournis en termes de recherche et développement de nouvelles molécules alors même que la courbe de libération de nouveaux produits est en phase descendante dans l’industrie pharmaceutique en général. Novartis a développé une gamme de spécialités qui couvre l’oncologie, certaines maladies orphelines graves, dont quelques-unes ne disposaient d’aucune alternative thérapeutique. Aujourd’hui, nous proposons des traitements pour traiter des patients atteints de cancers et pour qui l’espérance de vie était extrêmement faible. Il s’agit d’une avancée considérable. Nous traitons également des maladies comme

la dégénérescence maculaire, très invalidante, la sclérose en plaques, pathologie pour laquelle Novartis a développé le premier traitement oral, la maladie d’Alzheimer, avec un traitement sous forme de patch, une forme galénique qui facilite la prise du traitement et l’observance, la maladie de Parkinson… Nous atteignons des niveaux de succès extraordinaires, et il est important pour Novartis d’être présent sur ces segments même si, au regard de la taille du marché, il est plus intéressant de se positionner sur le marché des antibiotiques ou des anti-inflammatoires, créneaux porteurs qui continuent de croître et sur lesquels nous investissons également. Mais dans le domaine de la recherche et développement, Novartis a une position courageuse et innovante avec des programmes de distribution de ces traitements au Maroc et dans les pays émergents. Comment se porte le marché pharmaceutique marocain ? Aujourd’hui, la croissance est très timide. Auparavant, nous enregistrions une croissance à deux chiffres, autour de 10,5-11 % en moyenne au cours des 10 dernières années, et 9,5 % en moyenne sur les 5 dernières années. L’année 2010 a été une année flat avec à peine 1 % de croissance, et même si l’on assiste à une légère reprise cette année, elle ne correspond pas à


46

INTERVIEW INSTITUTIONNEL

nos prévisions. En 2010, les deux seg- d’espoir pour que la situation se déments les plus touchés ont été ceux des bloque rapidement. Nous sommes face pathologies chroniques et des anti- à des interlocuteurs de bonne volonté, biotiques. Sachant qu’en 2009, le seg- mais ce manque de visibilité impacte la ment des antibiotiques a connu une dynamique de croissance du marché. À croissance importante avec la menace plus long terme, ce sont les investissede la grippe H1N1 qui ments à venir qui poura conduit de nombreux raient être menacés en foyers à recourir aux termes de recherche et antibiotiques, et qu’en développement (études LA MASSE DE 2010 la saison froide a cliniques) et de création FABRICATION été qualifiée de timide, d’emplois. L’industrie DE PRODUITS il était logique que 2010 pharmaceutique maroconnaisse un fléchiscaine a acquis un haut QUE NOVARTIS sement, mais pas à ce niveau, elle occupe, A APPORTÉE AU point, et les prévisions après l’Afrique du Sud, MAROC RESTE, ET pour 2011 ne sont pas la deuxième place en ELLE CONTINUERA celles attendues. L’autre termes de production et DE CROÎTRE. facteur qui affecte notre d’histoire sur le contiactivité concerne l’enrenent. Le Maroc devient gistrement de nouveaux un pays d’excellence et produits pour lesquels la situation est nous devons, tous ensemble, tout faire bloquée depuis un an. Or, une partie de pour ne pas perdre ces acquis. Nous voula croissance du marché est liée à l’in- lons ce qu’il y a de mieux pour ce pays. troduction de nouveaux produits sur ce dernier. Cette situation affecte, d’une En 2010, Novartis a cédé son unité part, nos prévisions et, d’autre part, industrielle située à Aïn Sebâa. Qu’estnotre organisation qui repose en grande ce qui a motivé ce choix ? Pourquoi partie sur la planification d’actions à privilégier le façonnage ? mettre en place, d’investissements et de Ce choix a été motivé par l’idée que le process de fabrication. Elle affecte éga- métier de Novartis se concentre aulement l’ensemble du système qui vit jourd’hui vers la recherche et le déveautour du médicament et le patient qui loppement, l’innovation. Nous sommes attend des alternatives thérapeutiques. dans une phase de spécialisation, de création de centres d’excellence par méÀ quoi est dû ce blocage ? tier, et la production industrielle n’est Le blocage est lié à la fixation des prix. pas le cœur de métier de Novartis. Les Le flux de délivrance des autorisations produits que nous développons font de mise sur le marché est bon, beau- appel à des process de production de coup de dossiers ont obtenu l’aval de la plus en plus poussés et, pour des quesdirection du médicament, mais il reste à tions de masse, nous ne pouvons pas fixer le prix. Jusque-là, le système fonc- les produire au Maroc. La stratégie de tionnait de la manière suivante : nous Novartis consiste à concentrer ces uniprésentions le dossier du pays d’origine, tés d’ « élite » de production dans cerc’est-à-dire le pays où le produit a été dé- tains pays tels que la Chine, les Etatsposé (dans la majorité des cas, la France Unis ou la Suisse où les marchés sont et, parfois, la Suisse), et le prix était fixé importants pour permettre à d’autres à partir du prix de référence -le prix de sites de se concentrer sur la production vente dans ce pays- après application des produits « classiques », la recherche d’une réduction de prix sur la base de ce et le développement ainsi que les prodernier. Il était donc toujours moins éle- grammes d’accès au soin. Toutefois, vé que le prix de référence. Aujourd’hui, Novartis ne se désengage pas de la prola méthode de fixation est en train de duction au Maroc. L’unité de producchanger et le process de validation de tion continue à façonner pour Novartis cette méthode est gelé. J’ai beaucoup des produits tels que les anti-inflamma-

toires qui représentent notre premier produit en termes de vente. La masse de fabrication de produits que Novartis a apportée au Maroc reste, et elle continuera de croître dans les années à venir. Point important, Novartis continue à opérer en tant qu’entité pharmaceutique avec une présence physique et des locaux exclusivement dédiés sur site de fabrication. Nous avons tout simplement confié l’activité de production à des industriels dont c’est le métier pour recentrer notre activité vers d’autres métiers. C’est un équilibre qui se créé et qui encourage la collaboration, l’échange de savoir et de savoir-faire entre les entreprises nationales et les multinationales. La politique du médicament encourage le recours aux médicaments génériques. Comment Novartis se prépare-t-il à ces changements ? Envisagez-vous une baisse des prix des médicaments ? Nous sommes présents sur le marché des génériques à travers Sandoz, un acteur important qui s’inscrit dans cette politique d’accès aux soins pour tous les patients. Sandoz va offrir aux patients un portefeuille de produits de base et de produits plus techniques tandis que Novartis Pharma se positionne sur un marché de spécialités très important pour le futur. Mais je ne considère pas la baisse de prix comme une solution unique pour faire face à tous les changements qui s’opèrent actuellement dans le domaine de la santé au Maroc. Tout d’abord, il faut savoir que nos coûts sont très étudiés et que nos coûts de fonctionnement sont supérieurs à la moyenne. Ensuite et surtout, je crois que l’on oublie un concept essentiel aujourd’hui, celui de la pharmaco-économie. Les pathologies coûteuses sont des maladies lourdes, chroniques, qui coûtent cher au patient et à la société. Si je prends l’exemple d’une hypertension qui se complique et qui nécessite une hospitalisation, c’est toute une famille qui est mobilisée avec une perte de revenus dans le foyer et un coût pour la société. La réflexion doit être plus globale. Elle doit tenir compte du coût


INTERVIEW de la santé et ne pas se limiter au coût du médicament. La baisse des prix facilite l’accès aux soins, mais elle n’est pas l’unique composante de cet accès aux soins.

la disposition des patients nécessiteux gratuitement dans le cadre d’un programme international : le GIPAP. Le Maroc fait partie des pays qui bénéficient de ce programme et ce, depuis 2003. Aujourd’hui, 118 patients marocains reçoivent le Glivec gracieusement, en 2011 et dans le cadre du GIPAP, 1491 boîtes de Glivec ont été distribuées correspondant à un montant de 37 MDH.

La mise en place du système de couverture sociale au Maroc est un acquis important. Quelles sont les pistes d’amélioration que vous préconisez ? Le droit à la Santé est inscrit dans la charte des droits de l’Homme et dans D’autres programmes, semblables la nouvelle Constitution. La mise en à celui-ci, sont-ils développés au place d’un système de couverture santé Maroc ? constitue une imporNous avons beaucoup tante et réelle avancée de projets de développour le pays. Nous en pement de programmes avons tous rêvé et ce d’aide aux patients au rêve devient réalité. La Maroc qui concernent LA DETTE SERA LÀ, vitesse à laquelle il se la thalassémie, la maUNE DETTE EST met en place est extrêladie d’Alzheimer, de ESSENTIELLE POUR mement intéressante au Parkinson, l’hépatite LE DÉVELOPPEMENT regard de l’histoire des B. Nous travaillons systèmes de santé dans en lien étroit avec les D’UN PAYS. ELLE le monde qui se sont sociétés savantes et les EST BÉNÉFIQUE érigés en 20 à 30 ans. À associations dans ce LORSQU’ELLE EST ma connaissance, seuls domaine. CONTRÔLÉE ET quelques pays comme la GÉRÉE. Corée du Sud ou Israël À propos des sont parvenus à édimédicaments dits fier très rapidement un onéreux (spécifiques système efficient. Je souhaite que l’on à certaines pathologies), les puisse maintenant profiter des erreurs pharmaciens sont prêts à les vendre des autres pays pour ne pas les repro- au PH (prix hospitalier) pour en duire. Le benchmark est important faciliter l’accès à la population, avec dans ce domaine. La dette sera là, une un bénéfice de 5 % au lieu des 30 % dette est essentielle pour le dévelop- prévus par la loi. Qu’en pensez-vous ? pement d’un pays. Elle est bénéfique Nous sommes prêts à trouver des solulorsqu’elle est contrôlée et gérée. tions avec les pharmaciens pour élargir la disponibilité de certains produits, Vous mettez en place des actions pour mais l’articulation n’est pas évidente permettre à des malades d’accéder à à trouver. Comment mettre à disposides traitements gratuitement. Pouveztion des patients des produits hospitavous nous parler du programme liers que l’hôpital n’a pas toujours les GIPAP (Glivec International Patient moyens de se procurer ? C’est une quesAssistance Program) et de son avenir tion à poser aux autorités. Nous devons au Maroc ? respecter le circuit de distribution « laLa découverte de Glivec a révolutionné boratoire, grossiste, pharmacien». Le le traitement de la leucémie myéloïde rôle du pharmacien est essentiel, il est chronique dans le monde. Grâce au le garant de la qualité du traitement et Glivec la LMC, qui était une maladie c’est autour de lui que doit se construire fatale, est devenue une maladie chro- le modèle de distribution. Il n’est pas nique. Vu le caractère vital de ce pro- question pour nous de distribuer un duit, Novartis a décidé de le mettre à traitement en direct au patient. Pour

47

des raisons d’éthique d’abord, car nous n’avons pas le droit d’avoir une quelconque influence sur le patient, et pour des raisons de politique qualité, de traçabilité. Nous sommes très rigoureux dans ce domaine, nous respectons la loi, le code de la Pharmacie. Novartis a mis en place une nouvelle stratégie commerciale en direction des pharmaciens. Pourquoi ce choix ? Novartis dispose d’une gamme de produits de conseil (OTC) tels que les sprays nasaux, certains gels… naturellement destinés aux pharmaciens. Nous avons conscience, pour ces produits-là et pour des produits à haute plus-value, que le rôle de conseil qui revient au pharmacien est primordial. Notre rôle, à nous, est de lui permettre de dispenser ce conseil et de travailler avec lui pour garantir la disponibilité du produit. C’est dans ce sens que nous avons formé des équipes dédiées à la pharmacie. Depuis le 1er juin 2011, vous êtes le premier Marocain à diriger une filiale de Novartis au Maroc. Cette nomination constitue une véritable reconnaissance de vos talents. Répond-elle à une orientation stratégique de la part du groupe ? Je ne crois pas que ma nomination soit liée à ma nationalité, mais il est clair que c’est une reconnaissance et j’en suis fier. Il s’agit également d’un gros challenge. Je poursuis l’objectif de développer notre présence en tant qu’acteur de la santé au Maroc, d’accompagner les projets de développement du pays, mais également de développer des talents pour asseoir un pôle d’excellence et préparer la succession. Les valeurs du groupe Novartis me sont chères, la diversité en est une et je tiens à la maintenir. Nous avons des collaborateurs issus de différentes nationalités (Algérie, Argentine Guatemala, Kenya, Russie), nous insistons beaucoup sur la parité femmes/hommes et nous travaillons à créer un environnement de travail agréable qui permette à l’ensemble des collaborateurs de se sentir responsables de la mission du groupe qui est axée sur la santé.


48

INSTITUTIONNEL

CHIRURGIE PLASTIQUE

UNE SPÉCIALITÉ À DOUBLE VOCATION LE MAROC FORME UNE VINGTAINE DE CHIRURGIENS PLASTICIENS PAR AN. LA CHIRURGIE PLASTIQUE EST UNE SPÉCIALITÉ QUI ENGLOBE À LA FOIS LA CHIRURGIE RÉPARATRICE ET CELLE ESTHÉTIQUE. POUR DÉFENDRE LEURS DROITS, LEURS INTÉRÊTS ET CEUX DES CITOYENS, TOUS LES CHIRURGIENS PLASTICIENS DU MAROC SONT MEMBRES D’UNE SEULE ET MÊME SOCIÉTÉ, LA SOCIÉTÉ MAROCAINE DE CHIRURGIE PLASTIQUE RECONSTRUCTRICE ET ESTHÉTIQUE (SMCPRE). ET TOUS LES MEMBRES DE LA SMCPRE SONT QUALIFIÉS EN CHIRURGIE PLASTIQUE RECONSTRUCTRICE ET ESTHÉTIQUE. Avec la collaboration du Dr Kamal Iraqi Houssaini, Président de la SMCPRE.

F

ondée en 1983, la SMCPRE (Société Marocaine de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique) regroupe l’ensemble des plasticiens des secteurs militaire, public et privé, soit une centaine de membres. Pour son président, Kamal Iraqi Houssaini, la chirurgie plastique est une spécialité amenée à se développer au Maroc. « Notre profession est encore assez mal connue du public qui différencie chirurgie plastique de chirurgie esthétique. Or, notre spécialité, qui est

la chirurgie plastique, englobe deux réalisés, notamment lors des deux Prequalif ications, la chirurgie esthémières Guerres mondiales, destinés à tique et la chirurgie réparatrice », réparer les séquelles de blessures. Les connaissances acquises au fil du temps explique-t-il. Et dans ce deret le développement de la microchinier domaine, les professionrurgie ont permis des progrès toujours nels du secteur ont vocation plus remarquables et encouragé l’essor à restaurer l’intégrité corpode la chirurgie esthétique, l’autre volet relle de patients dont certains de la chirurgie plastique. souffrent de traumatismes imÀ la différence de la chirurgie réparaportants. Raison pour laquelle trice, la chirurgie esthétique, discipline certains actes de chirurgie répaparticipant à amélioratrice sont pris rer le bien-être d’une en charge par les personne et donc son assurances. « Nous état de santé, s’attache intervenons dans des La pratique de la essentiellement à effacas de malformations chirurgie plastique cer ou à masquer ce congénitales ou acquises qui est vécu, ressenti (fentes labio-palatines, par des non comme une imperangiomes, navei géants, plasticiens est fection par un patient oreilles décollées, synillégale comme (rides, cellulite locadactylie…), auprès des le stipule la loi lisée, alopécie…). En personnes brûlées, nous relative à l’exercice effet, selon l’Organieffectuons des actes de de la médecine sation Mondiale de chirurgie réparatrice de la Santé (OMS), la la main, des reconstrucsanté de l’être humain tions mammaires après est définie comme un état de complet une atteinte cancéreuse… », souligne le bien-être physique, mental et social, Dr Iraqi Houssaini. Cette spécialité cumule une expérience ne consistant pas seulement en une de longue date avec de grands progrès absence de maladie ou d’infirmité.


INSTITUTIONNEL

49


50

INSTITUTIONNEL

«  Trois opérations sont prédominantes en chirurgie esthétique. Il s’agit de la liposuccion, de la pose de prothèses et du lifting. De nombreuses autres interventions sont proposées comme la réduction mammaire, la blépharoplastie pour les paupières, la rhinoplastie pour le nez, l’otoplastie pour les oreilles, la génioplastie pour le menton… », précise encore le Dr Kamal Iraqi Houssaini. Le champ d’intervention est très vaste et la discipline est amenée à se développer au Maroc, notamment dans le cadre du tourisme médical. Un cabinet international d’intelligence économique, Oxford Business Group, vient de souligner dans une analyse consacrée à la croissance du Maroc, les atouts que possède le Royaume pour développer ce secteur, notant que près de 15 % des opérations de chirurgie esthétique effectuées au Maroc concernent des patients étrangers.

RESPECTER LA LOI « Aujourd ’hui, l ’offre est supérieure à la demande », reconnaît le Dr Kamal Iraqi Houssaini, « d ’autant que certains actes de chirurgie esthétique sont pratiqués par des médecins issus d ’autres spécialités telles que la dermatologie, l ’oto-rhinolaryngologie. Or, la pratique de la chirurgie plastique par des non plasticiens est illégale. » À cet effet, l’article 42 de la loi relative à l’exercice de la médecine stipule que « le médecin spécialiste ne peut exercer que les actes médicaux relevant de la spécialité qui lui est reconnue. » « Nous insistons sur cet aspect car le rôle de la SMCPRE est de défendre les intérêts de la spécialité, des membres et également des citoyens. La chirurgie esthétique est une branche qui fait partie exclusivement de la chirurgie plastique, une spécialité à part entière reconnue par l ’Ordre national des médecins, par le

ministère de la Santé et par le secrétariat général du Gouvernement. » D’ailleurs, pour informer le public sur l’ensemble des champs d’action de la profession, la SMCPRE vient d’éditer un manuel qui recense les interventions les plus courantes relevant de la chirurgie plastique. « Nous organisons chaque année un congrès pour favoriser l ’échange et le partage de connaissances avec des confrères étrangers et nous proposons régulièrement des réunions à nos membres

pour aborder divers thèmes en lien avec nos préoccupations. La prochaine sera consacrée aux aspects juridiques de notre spécialité et nous aborderons, avec des juristes et des avocats, des sujets tels que la soumission de la chirurgie esthétique à une obligation de moyens et non de résultats, etc. » Quant au prochain congrès, il aura lieu les 6 et 7 avril 2012 autour du thème : « Chirurgie esthétique : confort ou nécessité ». Un thème à méditer…

RECONSTRUIRE OU EMBELLIR UN VASTE CHAMP D’INTERVENTIONS Dans le domaine de la chirurgie réparatrice, les spécialistes interviennent dans le cadre de : ■ Malformations congénitales ou

acquises ; ■ Tumeurs bénignes ou cancéreuses ; ■ Traumatismes professionnels ou domestiques, ou survenus suite à des accidents de la voie publique ; ■ Traumatismes chirurgicaux (exemple : reconstruction après l’ablation d’une tumeur de grande dimension) ;

■ Brûlures et leurs séquelles ; ■ Infections de la peau et des tissus

mous ; ■ Nécroses cutanées telles que

gangrènes, escarres… ; ■ Correction de cicatrices ; ■ Chirurgie de la main ; ■ Reconstruction du sein après une

atteinte cancéreuse.

En matière de chirurgie esthétique, les principales interventions concernent : ■ Le visage : lifting facial ou cervico-

facial ; ■ Les paupières : blépharoplastie ; ■ Le nez : rhinoplastie ; ■ Les oreilles : otoplastie ; ■ Le menton : génioplastie ; ■ Les cheveux : microgreffes, réduction de tonsure, expansion cutanée, etc. ; ■ Les seins : plastie mammaire

d’augmentation ou de réduction, correction de ptôse ; ■ Le ventre : abdominoplastie ; ■ L’aspiration de l’excès de graisse : liposuccion ; ■ L’injection de graisse : lipofilling ; ■ Les traitements adjuvants : dermabrasion, injection de Fillers ; ■ L’injection de toxine botulique ; ■ Les traitements par laser, etc.


INSTITUTIONNEL

51


52

ALTERNATIVE

LE ZINC

UN OLIGOÉLÉMENT AUX MILLE ET UNE VERTUS LES BIENFAITS DU ZINC, CET OLIGOÉLÉMENT QUI FAVORISE LA SANTÉ EN INTERVENANT DANS DIFFÉRENTES FONCTIONS MÉTABOLIQUES, NE SONT PLUS À DÉMONTRER. EN PLUS DE SON RÔLE AVÉRÉ DANS LA PROTECTION DU SYSTÈME IMMUNITAIRE, LES RECHERCHES S’ÉVERTUENT, AUJOURD’HUI, À EN FAIRE UN MÉCANISME DE DÉFENSE NATURELLE CONTRE CERTAINES MALADIES. Avec de la collaboration du Pr Nabila LAHLOU, Responsable Pédagogique du Pôle de Formation Continue Filière Diététique & Nutrition - Sup’Santé.

M

ême si l’organisme n’a besoin que d’une petite quantité de zinc, ce constituant important des cellules stimule, à lui seul, plus de 200 enzymes qui assurent le bon fonctionnement du métabolisme des protéines, des glucides et des lipides. Grâce à ses vertus antioxydantes, ce nutriment lutte contre les radicaux libres et agit sur la croissance, la respiration, le système endocrinien, le développement du système reproducteur, l’inflammation, la stabilisation de l’ADN, l’expression des gènes et sur la transmission des signaux du système nerveux. Chez

l’enfant, comme chez le foetus, il est nécessaire pour la croissance, l’immunité et le développement des fonctions cérébrales. Présent dans tous les tissus et liquides de l’organisme (63 % dans les muscles et 28 % dans les os), il est absorbé au niveau de l’intestin grêle par l’intermédiaire d’une métallothionine et intervient directement dans les mécanismes d’une grande variété de cellules immunitaires. D’où sa capacité avérée à combattre les infections. Rejoignant l’Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA) qui a fait le lien entre l’apport en zinc et une fonction immunitaire normale, d’autres études menées dans les pays développés ont montré qu’une réaction immunitaire déficitaire associée à une carence, même faible, existait chez des enfants et des personnes âgées dont le système immunitaire s’affaiblit avec l’âge.

Un élément clé du système immunitaire Au-delà de son rôle dans la lutte contre les infections, le zinc interpelle les

chercheurs qui se penchent sur le développement de nouveaux antibiotiques, voire de nouveaux vaccins. Ainsi, un nouveau mécanisme de défense naturelle contre les infections a récemment été mis en évidence par des chercheurs du CNRS/INSERM de Marseille, de Toulouse et de l’institut Pasteur, en collaboration avec une équipe internationale de chercheurs. Le zinc, métal lourd, toxique à forte dose, présente des vertus insoupçonnées à faible dose ; il est utilisé par les cellules du système immunitaire pour éliminer certains microbes comme le bacille de la tuberculose ou l’E.coli. L’une des stratégies connues de notre système immunitaire pour se débarrasser des microbes consiste à les priver de nutriments essentiels comme les métaux lourds, notamment le fer. L’équipe de chercheurs sus-citée a pu démontrer pour la première fois que les cellules immunitaires sont capables de mobiliser des réserves de métaux lourds, en particulier de zinc, pour intoxiquer les microbes. Ce phénomène vient d’être mis en évidence pour le Mycobacterium tuberculosis, agent de la tuberculose chez l’homme qui cause près de deux millions de décès annuellement dans le monde, mais aussi pour l’Escherichia coli, dont certaines souches sont à l’origine d’infections du système


ALTERNATIVE

53


54

ALTERNATIVE

PEAU, VUE ET HUMEUR LES BÉNÉFICES DU ZINC Le zinc est indispensable pour une peau saine. Il stimule la cicatrisation et est conseillé en cas d’herpès, d’alopécie, d’eczéma non ulcérant, mais surtout d’acné inflammatoire. Pour avoir une bonne vue, cet élément chimique intervient également dans la mobilisation hépatique de la vitamine, dans la structure et le fonc-

tionnement des ions ainsi que des bâtonnets oculaires, participant ainsi à l’intégrité du nerf optique ; il jouerait également un rôle dans la vision des couleurs. Depuis une vingtaine d’années, les chercheurs ont constaté l’existence d’un lien entre la dépression clinique et une déficience en zinc. Au cours d’un essai préliminaire

digestif et urinaire. Les chercheurs ont structurale et co-auteur de ce travail, aussi montré que pour se défendre de l’étude a déjà permis de développer de cette intoxication au zinc, les bactéries nouvelles souches vaccinales atténuées expriment à leur surface des protéines qui sont en cours de tests comme canqui ont pour fonction de pomper le didats vaccins contre la tuberculose. métal lourd afin de l’éliminer au plus vite. Les résultats de ces travaux, par- Les carences à éviter ticulièrement encourageants, ouvrent Les apports nutritionnels journala voie à de nouvelles pistes thérapeu- liers conseillés sont de 12 mg pour tiques. Serait-il, par exemple, envisa- la femme et de 14 mg pour l’homme. geable de complémenter l’alimentation Cette dose quotidienne dépend non des malades en zinc ou seulement de la nourun autre métal lourd riture, mais également pour aider le système du sexe, de l’âge et de immunitaire dans sa l’état de santé généLe zinc interpelle lutte contre les infecral de la personne. tions bactériennes  ? Les carences en zinc les chercheurs qui Ou pourrait-on voir peuvent s’observer se penchent sur le développement de lors de régimes hypole développement nouveaux antibiocaloriques avec une de nouveaux tiques visant à inhiber consommation insufantibiotiques, l’action des pompes à fisante de viande, voire de nouveaux métaux lourds ? ou dans les régimes Les auteurs de ces végétariens dont la vaccins. travaux estiment que consommation de des mécanismes semcéréales ne compense blables existeraient pas toujours les insufpeut-être pour d’autres métaux lourds fisances de produits animaux. Bien comme le cuivre. que le zinc soit présent dans de nomD’après Olivier Neyrolles, chercheur à breux aliments (poissons, fruits de l’institut de pharmacologie et biologie mer, viandes, oeufs, céréales, légumes

effectué sur 14 sujets souffrant de dépression majeure, ceux ayant reçu 25 mg de zinc en plus du traitement classique ont connu une plus grande amélioration de leurs symptômes par rapport à ceux qui avaient reçu un placebo. Cependant, son mécanisme d’action sur l’humeur reste encore peu connu.

secs…), les déficits sont très courants et augmentent avec l’âge. D’autant plus que la consommation de tabac, de café, de thé, d’alcool, la prise de diurétiques ainsi que le stress réduisent les réserves. Aussi, pour éviter les carences et leurs conséquences sur la santé, à savoir l’anémie, l’inappétence, les troubles des phanères (peau sèche, acné, ongles cassants), le retard de croissance, les allergies, le ralentissement de la cicatrisation et d’autres dysfonctionnements, les diététiciensnutritionnistes conseillent de prendre du zinc d’origine animale et de puiser l’apport nécessaire dans l’alimentation qui représente la principale source de zinc pour l’être humain, et mettent en garde contre un surdosage prolongé qui peut provoquer une carence en cuivre. À noter, toutefois, que le fer empêche l’absorption du zinc et qu’en cas de prise de cet élément chimique en complément alimentaire, il est recommandé de le faire en dehors des repas. Néanmoins, la prise en supplément de cet oligoélément aux mille et une vertus est contre-indiquée en cas d’infection bactérienne car les bactéries pourraient se développer plus facilement.


TRICEF® 75,&()Š  &()75,$;21( '&,  )RUPH SKDUPDFHXWLTXH HW SUpVHQWDWLRQ  75,&()ŠJPOSRXGUHHWVROYDQWSRXUVROXWLRQLQMHFWDEOH)ODFRQGHSRXGUH POG·HDXSRXUSUpSDUDWLRQVLQMHFWDEOHVHQDPSRXOH%RvWHXQLWDLUH75,&()Š JPOSRXGUHHWVROYDQWSRXUVROXWLRQLQMHFWDEOH,06&)ODFRQGHSRXGUH POGHOLGRFDwQHFKORUK\GUDWHHQDPSRXOH%RvWHXQLWDLUH75,&()ŠPJ POSRXGUHHWVROYDQWSRXUVROXWLRQLQMHFWDEOH)ODFRQGHSRXGUHPOG·HDXSRXU SUpSDUDWLRQVLQMHFWDEOHVHQDPSRXOH%RvWHXQLWDLUH75,&()ŠPJPOSRXGUH HW VROYDQW SRXU VROXWLRQ LQMHFWDEOH ,06& )ODFRQ GH SRXGUH   PO GH OLGRFDwQH FKORUK\GUDWHHQDPSRXOH%RvWHXQLWDLUH,1',&$7,2167+(5$3(87,48(6 (QSUDWLTXHKRVSLWDOLqUH,QIHFWLRQVVpYqUHVGXHVDX[JHUPHVVHQVLEOHVjODFHIWULD[ RQH75,&()JPOHWJPOSURSK\OD[LHGHVLQIHFWLRQVSRVWRSpUDWRLUHV SRXUOHVUpVHFWLRQVWUDQVXUpWKUDOHVGHSURVWDWH(QSUDWLTXHGHYLOOH/HVLQGLFDWLRQV VRQW OLPLWpHV  j OD SRXUVXLWH GH WUDLWHPHQWV GpEXWpV j O K{SLWDO DX[ LQIHFWLRQV UHVSLUDWRLUHVEDVVHVGDQVOHVIRUPHVVpYqUHVDX[LQIHFWLRQVXULQDLUHVVpYqUHVHWRX j JHUPHV VHQVLEOHV, j O·DQWLELRWKpUDSLH G·XUJHQFH DYDQW KRVSLWDOLVDWLRQ HQ FDV GH VXVSLFLRQFOLQLTXHGHSXUSXUDIXOPLQDQV75,&()JPOHWPJPOVRQW pJDOHPHQW LQGLTXpV GDQV  FHUWDLQHV RWLWHV PR\HQQHV DLJXsV GH O HQIDQW HW GX QRXUULVVRQ HQ FDV G pFKHF RX G LPSRVVLELOLWp G DVVXUHU XQ WUDLWHPHQW DGDSWp SDU YRLH RUDOH  H[FHSWLRQQHOOHPHQW FKH] OH QRXUULVVRQ GH PRLQV GH  PRLV OH WUDLWHPHQWGHO RWLWHPR\HQQHDLJXsSDUODFHIWULD[RQHHVWHQYLVDJHDEOHHQSUHPLqUH LQWHQWLRQHQDOWHUQDWLYHDX[WUDLWHPHQWVRUDX[HQFDVG LPSRVVLELOLWpG DVVXUHUXQ WUDLWHPHQW DGDSWp SDU YRLH RUDOH 3262/2*,( 868(//( 02'(6 (7 92,(6 '·$'0,1,675$7,21  3RVRORJLH  $GXOWHV   J SDU MRXU HQ XQH VHXOH LQMHFWLRQ SRXYDQWrWUHSRUWpjJMRXUHQVHXOHLQMHFWLRQVHORQODVpYpULWpGHO LQIHFWLRQHW OH SRLGV GX SDWLHQW 3URSK\OD[LH GHV LQIHFWLRQV SRVWRSpUDWRLUHV HQ  ,QMHFWLRQ LQWUDYHLQHXVHRXLQWUDPXVFXODLUHG·JHQGRVHXQLTXHjO·LQGXFWLRQDQHVWKpVLTXH 6XVSLFLRQFOLQLTXHGHSXUSXUDIXOPLQDQVSUHPLqUHGRVHjDGPLQLVWUHUVLSRVVLEOH SDU YRLH LQWUDYHLQHXVH VLQRQ SDU YRLH LQWUDPXVFXODLUH   j  J  0pQLQJLWHV   PJNJM HQ  RX  LQMHFWLRQV LQWUDYHLQHXVHV GH  PLQXWHV (QIDQWV HW QRXUULVVRQVPJNJMRXUHQXQHVHXOHLQMHFWLRQ1HSDVGpSDVVHUODGRVHDGXOWH 0DODGLHGH/\PHjPJNJMHQXQHLQMHFWLRQ/DGXUpHGXWUDLWHPHQWHVW KDELWXHOOHPHQWGHMRXUVSRXYDQWrWUHSRUWpHjMRXUVGDQVOHVIRUPHVVpYqUHV RXWDUGLYHV 2WLWHVPR\HQQHVDLJXsV 75,&()JPOHWPJPO HQFDV G pFKHF WKpUDSHXWLTXH   PJNJMRXU SHQGDQW WURLV MRXUV   HQ DOWHUQDWLYH DX[ WUDLWHPHQWV RUDX[   PJNJ HQ XQH LQMHFWLRQ XQLTXH  6XVSLFLRQ FOLQLTXH GH SXUSXUD IXOPLQDQV  SUHPLqUH GRVH j DGPLQLVWUHU VL SRVVLEOH SDU YRLH LQWUDYHLQHXVHVLQRQSDUYRLHLQWUDPXVFXODLUHjPJNJVDQVGpSDVVHUJ 0pQLQJLWHV   PJNJM HQ  RX  LQMHFWLRQV LQWUDYHLQHXVHV GH  PLQXWHV 1RXYHDXQpV 75,&()  PJ PO   PJNJMRXU HQ XQH VHXOH LQMHFWLRQ TXHOTXHVRLWO LQGLFDWLRQ3DWLHQWVkJpV,OQ \DSDVOLHXGHPRGLILHUOHVSRVRORJLHV UHFRPPDQGpHVSRXUO DGXOWHORUVTX LOV DJLWGHSDWLHQWVkJpV,QVXIILVDQWUpQDO FKH] O DGXOWH (QFDVG LQVXIILVDQFHUpQDOHVpYqUH FODLUDQFHGHODFUpDWLQLQHLQIpULHXUHRX pJDOH j  POPLQ  SUDWLTXHU XQH LQMHFWLRQ WRXWHV OHV  KHXUHV VDQV PRGLILHU OD SRVRORJLH &2175(,1',&$7,216  7RXWHV OHV IRUPHV &H PpGLFDPHQW QH GRLW MDPDLV rWUH SUHVFULW   (Q FDV G DOOHUJLH DX[ DQWLELRWLTXHV GX JURXSH GHV FpSKDOR VSRULQHV&KH]OHSUpPDWXUpMXVTX jO·kJHFRUULJpGH6$ WHUPHGHQDLVVDQFH VHPDLQHVGHYLH &KH]OHQRXYHDXQpjWHUPHMXVTX jMRXUVGHYLHGDQVOHVFDV VXLYDQWVK\SHUELOLUXELQpPLHGXIDLWGXULVTXHGHGpSODFHPHQWGHODELOLUXELQH DSSRUWVFDOFLTXHVGXIDLWGXULVTXHGHSUpFLSLWDWLRQ FI0LVHVHQJDUGHHW3UpFDX WLRQVG·HPSORL(IIHWVLQGpVLUDEOHV,QFRPSDWLELOLWpV )RUPHV,075,&()JPO HWPJPO&HVSUpVHQWDWLRQVFRQWLHQQHQWGHODOLGRFDwQHHOOHVVRQWFRQWUH LQGLTXpHV GDQV OHV FDV VXLYDQWV  ‡ $OOHUJLH j OD OLGRFDwQH RX DX[ DXWUHV DQHVWKp VLTXHV ORFDX[ GH W\SH DPLGH  ‡ 3RUSK\ULHV  ‡ %ORF DXULFXORYHQWULFXODLUH QRQ DSSDUHLOOp  ‡ &KRF FDUGLRJpQLTXH 0,6(6 (1 *$5'( (7 35(&$87,216 ' (03/2,0LVHVHQJDUGH/DVXUYHQXHGHWRXWHPDQLIHVWDWLRQDOOHUJLTXHLPSRVH O DUUrW GX WUDLWHPHQW (Q FDV GH GRXOHXU GH O·K\SRFRQGUH GURLW HWRX GH GRXOHXU DEGRPLQDOHLOHVWQpFHVVDLUHGHSUDWLTXHUXQHpFKRJUDSKLHjODUHFKHUFKHGHERXH ELOLDLUHRXGHOLWKLDVHUpQDOH/HWUDLWHPHQWGRLWrWUHLQWHUURPSXSRXUSHUPHWWUHOD UpJUHVVLRQ GHV VLJQHV /D FHIWULD[RQH SHXW rWUH j O·RULJLQH GH OLWKLDVH UpQDOH SDU SUpFLSLWDWLRQ GH VHOV FDOFLTXHV GH FHIWULD[RQH (Q FDV GH WUDLWHPHQW SURORQJp GHV FRQWU{OHVUpJXOLHUVGHODIRUPXOHVDQJXLQHV LPSRVHQW(QFDVG LQVXIILVDQFHUpQDOH VpYqUH RX G LQVXIILVDQFHV DVVRFLpHV UpQDOH HW KpSDWLTXH OD SRVRORJLH GHYUD rWUH DGDSWpHHQIRQFWLRQGHODFODLUDQFHGHODFUpDWLQLQH12855,6621(1)$17 $'8/7(/DFHIWULD[RQHQHGRLWSDVrWUHPpODQJpHjGHVVROXWLRQVFRQWHQDQWGX FDOFLXP*5266(66((7$//$,7(0(17*URVVHVVH/·XWLOLVDWLRQGHODFHIWULD[ RQHSHXWrWUHHQYLVDJpHDXFRXUVGHODJURVVHVVHVLEHVRLQ$OODLWHPHQW/DFHIWULD[ RQHV·DFFXPXOHGDQVOHODLWPDWHUQHO/·DOODLWHPHQWHVWSRVVLEOHVLOHWUDLWHPHQWHVW GH FRXUWH GXUpH  MRXUV  ())(76 ,1'(6,5$%/(6  '·H[FHSWLRQQHOV DFFLGHQWV JUDYHVSDUIRLVIDWDOVRQWpWpVLJQDOpVFKH]GHVSUpPDWXUpVRXQRXYHDXQpVjWHUPH D\DQWUHoXGHODFHIWULD[RQHHWXQVHOGHFDOFLXPSDUYRLHLQWUDYHLQHXVH0DQLIHVWD WLRQV FXWDQpHV  pUXSWLRQV G·DOOXUH DOOHUJLTXH XUWLFDLUH 0DQLIHVWDWLRQV JpQpUDOHV G·K\SHUVHQVLELOLWp  ILqYUH UpDFWLRQV DQDSK\ODFWLTXHV 0DQLIHVWDWLRQV GLJHVWLYHV  VWRPDWLWH GLDUUKpH QDXVpHV YRPLVVHPHQWV FROLWHV SVHXGRPHPEUDQHXVHV UDUH  0DQLIHVWDWLRQVKpSDWRELOLDLUHVGHVFDVG·LPDJHVpFKRJUDSKLTXHVGHERXHELOLDLUH SUpFLSLWDWLRQVGHVHOVGHFDOFLXPGHFHIWULD[RQHGDQVODYpVLFXOHELOLDLUHHWOHVYRLHV ELOLDLUHV  RQW pWp VLJQDOpV 0DQLIHVWDWLRQV SDQFUpDWLTXHV  0DQLIHVWDWLRQV KpPDWRORJLTXHV0DQLIHVWDWLRQVUpQDOHVGHVDOWpUDWLRQVGHODIRQFWLRQUpQDOHRQW pWpREVHUYpHVDYHFGHVDQWLELRWLTXHVGXPrPHJURXSHVXUWRXWHQFDVGHWUDLWHPHQW DVVRFLpDYHFOHVDPLQRVLGHVHWOHV0DQLIHVWDWLRQVGXV\VWqPHQHUYHX[FHQWUDOWUqV UDUHVFDVGHFpSKDOpHVHWGHYHUWLJHV0DQLIHVWDWLRQVORFDOHVGRXOHXUjO·LQMHFWLRQ &21',7,2163$57,&8/,(5(6'(&216(59$7,21$SUqVUHFRQVWLWXWLRQXQH XWLOLVDWLRQLPPpGLDWHHVWUHFRPPDQGpH&21',7,216'(35(6&5,37,21(7'( '(/,95$1&(/,67(, 7$%/($8$ /DERUDWRLUHV627+(0$%31ƒ %RXVNRXUD0$52&

AZILIDE®

ALTERNATIVE

55

AZILIDE 200 mg/5 ml, suspension buvable. AZILIDE 500 mg, comprimés Azithromycine (DCI). FORMES PHARMACEUTIQUES ET PRESENTATIONS : ŏ 6XVSHQVLRQ EXYDEOH GRVpH j  PJ G·D]LWKURP\FLQH SDU PO GH VROXWLRQ UHFRQVWLWXpHHQIODFRQGHPOHWPODYHFJRGHWYHUVHXUHWFXLOOqUHPHVXUHRX VHULQJXHJUDGXpHHQSRLGVGHO·HQIDQWŏ&RPSULPpSHOOLFXOpVpFDEOHGRVpj PJG·D]LWKURP\FLQHERvWHGHVRXVSODTXHWWHVWKHUPRIRUPpHV,1',&$7,216 7+(5$3(87,48(6$QJLQHVGRFXPHQWpHVjVWUHSWRFRTXHV$ErWDKpPRO\WLTXH HQDOWHUQDWLYHDXWUDLWHPHQWSDUErWDODFWDPLQHVSDUWLFXOLqUHPHQWORUVTXHFHOXLFL QHSHXWrWUHXWLOLVpFKH]O·DGXOWHHWO HQIDQWjSDUWLUGHDQV,QGLFDWLRQVUpVHUYpHV j O·DGXOWH  6XULQIHFWLRQV GHV EURQFKLWHV DLJXsV ([DFHUEDWLRQV GHV EURQFKLWHV FKURQLTXHV,QIHFWLRQVVWRPDWRORJLTXHV8UpWULWHHWFHUYLFLWHQRQJRQRFRFFLTXHV GXHVj&KODP\GLDHWUDFKRPDWLV/DFDSDFLWpG·XQWUDLWHPHQWSDUD]LWKURP\FLQH G·pUDGLTXHU XQH WUpSRQpPDWRVH QRQ GLDJQRVWLTXpH Q·D SDV pWp pYDOXpH 3262/2*,(868(//(02'(6(792,(6'·$'0,1,675$7,213RVRORJLHHW PRGH G·DGPLQLVWUDWLRQ GH OD VXVSHQVLRQ EXYDEOH  3RVRORJLH  (QIDQWV   PJNJMRXUHQXQHSULVHXQLTXHMRXUQDOLqUHVDQVGpSDVVHUODSRVRORJLHDGXOWH PJMRXU SHQGDQWMRXUV&HWWHSRVRORJLHDYHFXQHGXUpHG DGPLQLVWUDWLRQ FRXUWHGHMRXUVV H[SOLTXHSDUOHVSURSULpWpVSKDUPDFRFLQpWLTXHVSDUWLFXOLqUHV GH O D]LWKURP\FLQH HW OH PDLQWLHQ GH O DFWLYLWp SOXVLHXUV MRXUV DSUqV OD GHUQLqUH SULVH 0rPH SRVRORJLH FKH] OHV SDWLHQWV DYHF XQH LQVXIILVDQFH KpSDWLTXH PR\HQQHjPRGpUpH FI0LVHVHQJDUGH 0RGHG DGPLQLVWUDWLRQ/HWUDLWHPHQWVH GpURXOHVXUMRXUVDYHFXQHVHXOHSULVHSDUMRXU/DVXVSHQVLRQEXYDEOHSHXWrWUH DGPLQLVWUpH SHQGDQW RX HQ GHKRUV GHV UHSDV DYHF XQH VHULQJXH JUDGXpH RX FXLOOqUHPHVXUH$GPLQLVWUHUXQLTXHPHQWDSUqVUHFRQVWLWXWLRQGHODVXVSHQVLRQ DMRXWHUjODSRXGUHFRQWHQXHGDQVOHIODFRQXQHTXDQWLWpVXIILVDQWHG HDXPHVXUpH jO DLGHGXJRGHWYHUVHXUPOSRXUOHIODFRQPOHWPOSRXUOHIODFRQGH PO,OHVWQpFHVVDLUHG DJLWHUOHIODFRQDYDQWFKDTXHXWLOLVDWLRQ/DVHULQJXHSRXU DGPLQLVWUDWLRQ RUDOH HVW JUDGXpH HQ NJ GH SRLGV GH O·HQIDQW $LQVL OH SRLGV LQGLTXpFRUUHVSRQGjODGRVHSRXUXQHSULVH$SDUWLUGHNJHWDXGHOjGDQV WRXV OHV FDV OD SRVRORJLH MRXUQDOLqUH HVW IL[H  PJMRXU  3RVRORJLH HW PRGH G·DGPLQLVWUDWLRQGXFRPSULPp3RVRORJLH$GXOWHVŏ$QJLQHVDLJXsVVWUHSWR FRFFLTXHV LQIHFWLRQV VWRPDWRORJLTXHV   PJ SDU MRXU HQ XQH VHXOH SULVH SHQGDQW  MRXUV &HWWH SRVRORJLH DYHF XQH GXUpH G DGPLQLVWUDWLRQ FRXUWH GH  MRXUV V H[SOLTXH SDU OHV SURSULpWpV SKDUPDFRFLQpWLTXHV SDUWLFXOLqUHV GH O D]LWKURP\FLQHHWOHPDLQWLHQGHO DFWLYLWpGDQVFHWWHLQGLFDWLRQSOXVLHXUVMRXUV DSUqVODGHUQLqUHSULVHŏ6XULQIHFWLRQVGHVEURQFKLWHVDLJXsVH[DFHUEDWLRQVGHV EURQFKLWHVFKURQLTXHVPJOHSUHPLHUMRXUHQXQHVHXOHSULVHSXLVPJOHV MRXUVVXLYDQWV/DGXUpHGXWUDLWHPHQWVHUDGHMRXUVŏ0DODGLHVVH[XHOOHPHQW WUDQVPLVVLEOHV &KODP\GLDH WUDFKRPDWLV    J SDU MRXU HQ SULVH XQLTXH 3DV GH PRGLILFDWLRQ GH SRVRORJLH FKH] OH VXMHW kJp 0rPH SRVRORJLH FKH] OHV SDWLHQWV DYHF XQH LQVXIILVDQFH KpSDWLTXH PR\HQQH j PRGpUpH FI 0LVHV HQ JDUGH HW 3UpFDXWLRQVG HPSORL 0RGHG DGPLQLVWUDWLRQ/HVFRPSULPpVSHXYHQWrWUHSULV SHQGDQWRXHQGHKRUVGHVUHSDV&2175(,1',&$7,216&HPpGLFDPHQW1( '2,7 -$0$,6 (75( $'0,1,675( GDQV OHV FDV VXLYDQWV  ŏ $QWpFpGHQWV GH UpDFWLRQDOOHUJLTXHjO D]LWKURP\FLQHRXjWRXWDXWUHPDFUROLGHŏ$OFDORwGHVGH O HUJRWGHVHLJOH GLK\GURHUJRWDPLQHHUJRWDPLQH FLVDSULGHFI,QWHUDFWLRQVŏ&H PpGLFDPHQW 1( '2,7 *(1(5$/(0(17 3$6 (75( 87,/,6( HQ DVVRFLDWLRQ DYHFOHVDJRQLVWHVGRSDPLQHUJLTXHV EURPRFULSWLQHFDEHUJROLQHSHUJROLGH FI Interactions. INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES ET AUTRES FORMES '·,17(5$&7,216ŏ$VVRFLDWLRQVFRQWUHLQGLTXpHV&LVDSULGH'LK\GURHU JRWDPLQH(UJRWDPLQHŏ$VVRFLDWLRQVGpFRQVHLOOpHV$OFDORwGHVGHO·HUJRWGH VHLJOH GRSDPLQHUJLTXHV EURPRFULSWLQH FDEHUJROLQH SHUJROLGH OLVXULGH   &ROFKLFLQHŏ$VVRFLDWLRQVQpFHVVLWDQWGHVSUpFDXWLRQVG·HPSORL&LFORVSRULQH ULVTXH G·DXJPHQWDWLRQ GHV FRQFHQWUDWLRQV VDQJXLQHV GH FLFORVSRULQH HW GH OD FUpDWLQLQpPLH'RVDJHGHVFRQFHQWUDWLRQVVDQJXLQHVGHODFLFORVSRULQHFRQWU{OH GH OD IRQFWLRQ UpQDOH HW DGDSWDWLRQ GH VD SRVRORJLH SHQGDQW OH WUDLWHPHQW SDU O·D]LWKURP\FLQH HW DSUqV VRQ DUUrW  $QWLFRDJXODQWV RUDX[  DXJPHQWDWLRQ GH O·HIIHWGHO·DQWLFRDJXODQWRUDOHWGXULVTXHKpPRUUDJLTXH&RQWU{OHSOXVIUpTXHQW GHO·,15DGDSWDWLRQpYHQWXHOOHGHODSRVRORJLHGHO·DQWLFRDJXODQWRUDOSHQGDQWOH WUDLWHPHQW SDU OH PDFUROLGH HW DSUqV VRQ DUUrW ŏ 3UREOqPHV SDUWLFXOLHUV GX GpVpTXLOLEUH GH O·,15 'H QRPEUHX[ FDV G·DXJPHQWDWLRQ GH O·DFWLYLWp GHV DQWLFRDJXODQWV RUDX[ RQW pWp UDSSRUWpV FKH] GHV SDWLHQWV UHFHYDQW GHV DQWLELR WLTXHV/HFRQWH[WHLQIHFWLHX[RXLQIODPPDWRLUHPDUTXpO·kJHHWO·pWDWJpQpUDOGX SDWLHQW DSSDUDLVVHQW FRPPH GHV IDFWHXUV GH ULVTXH 'DQV FHV FLUFRQVWDQFHV LO DSSDUDvWGLIILFLOHGHIDLUHODSDUWHQWUHODSDWKRORJLHLQIHFWLHXVHHWVRQWUDLWHPHQW GDQV OD VXUYHQXH GX GpVpTXLOLEUH GH O·,15 &HSHQGDQW FHUWDLQHV FODVVHV G·DQWLELRWLTXHV VRQW GDYDQWDJH LPSOLTXpHV  LO V·DJLW QRWDPPHQW GHV IOXRURTXL QRORQHVGHVPDFUROLGHVGHVF\FOLQHVGXFRWULPR[D]ROHHWGHFHUWDLQHVFpSKDOR VSRULQHV *5266(66( (7 $//$,7(0(17  *URVVHVVH  HU WULPHVWUH  ,O HVW SUpIpUDEOHSDUPHVXUHGHSUpFDXWLRQGHQHSDVXWLOLVHUO·D]LWKURP\FLQHDXFRXUV GXHUWULPHVWUHGHODJURVVHVVH$OODLWHPHQW$EVHQFHGHGRQQpHVVXUOHSDVVDJH GDQV OH ODLW PDWHUQHO /·LQQRFXLWp GH O·D]LWKURP\FLQH FKH] OD IHPPH DOODLWDQWH Q·D\DQW SDV pWp pWDEOLH OD SUHVFULSWLRQ QH VHUD HIIHFWXpH TXH VL OHV EpQpILFHV DWWHQGXVDSSDUDLVVHQWVXSpULHXUVDX[ULVTXHVHQFRXUXV())(76,1'(6,5$%/(6 ŏ$IIHFWLRQVGHODSHDXHWGXWLVVXVRXVFXWDQpUDVKFXWDQpSKRWRVHQVLELOLWp XUWLFDLUHSUXULWŏ$IIHFWLRQVPXVFXORVTXHOHWWLTXHVHWV\VWpPLTXHVDUWKUDOJLHV ŏ$IIHFWLRQVGXV\VWqPHLPPXQLWDLUHUpDFWLRQVG K\SHUVHQVLELOLWpH[FHSWLRQQHO OHPHQW±GqPHGH4XLQFNHŏ$IIHFWLRQVJDVWURLQWHVWLQDOHVQDXVpHVYRPLVVH PHQWVG\VSHSVLHGLDUUKpH UDUHPHQWVpYqUH GRXOHXUVDEGRPLQDOHVSDQFUpDWLWH 'H UDUHV FDV GH FROLWHV SVHXGRPHPEUDQHXVHV RQW pWp UDSSRUWpV ŏ $IIHFWLRQV KpSDWRELOLDLUHV  DXJPHQWDWLRQ GHV HQ]\PHV KpSDWLTXHV UpYHUVLEOH j O DUUrW GX WUDLWHPHQW 5DUHV FDV GH QpFURVH KpSDWLTXH HW G·LQVXIILVDQFH KpSDWLTXH D\DQW UDUHPHQWHQJDJpOHSURQRVWLFYLWDO&HSHQGDQWDXFXQOLHQGHFDXVDOLWpQ·DSXrWUH pWDEOL'HVFDVLVROpVG KpSDWLWHFKROHVWDWLTXHRQWpWpUDSSRUWpVŏ$IIHFWLRQVGX V\VWqPHQHUYHX[VHQVDWLRQVYHUWLJLQHXVHVGHUDUHVFDVGHFRQYXOVLRQVRQWpWp UDSSRUWpV 5DUHV FDV GH G\VJXHXVLH HWRX G\VQRVPLH SRXYDQW DOOHU MXVTX j O DJXHXVLH HWRX O DQRVPLH ŏ $IIHFWLRQV KpPDWRORJLTXHV  GHV FDV LVROpV GH WKURPERF\WRSpQLHRQWpWpUDSSRUWpVŏ$IIHFWLRQVSV\FKLDWULTXHVGHUDUHVFDVGH FRPSRUWHPHQW DJUHVVLI QHUYRVLWp DJLWDWLRQ HW DQ[LpWp RQW pWp UDSSRUWpV ŏ $IIHFWLRQVGHO RUHLOOHHWGXODE\ULQWKHGHUDUHVFDVGHWURXEOHVGHO·DXGLWLRQDYHF DFRXSKqQH RX VXUGLWp UpYHUVLEOHV GDQV OD PDMRULWp GHV FDV RQW pWp UDSSRUWpV ŏ ,QIHFWLRQV HW LQIHVWDWLRQV  FDQGLGRVH ŏ $IIHFWLRQV FDUGLDTXHV  UDUHV FDV G DOORQJHPHQW GH O LQWHUYDOOH 47 HW GH WRUVDGHV GH SRLQWHV 685'26$*(  ,O Q H[LVWHSDVGHGRQQpHVjFHVXMHW&RQGXLWHjWHQLUODYDJHJDVWULTXHHWWUDLWHPHQW V\PSWRPDWLTXH &21',7,216 '( 35(6&5,37,21 (7 '( '(/,95$1&(  /,67(,&21',7,2163$57,&8/,(5(6'(&216(59$7,21$FRQVHUYHUj XQHWHPSpUDWXUHQHGpSDVVDQWSDVƒ&7LWXODLUHGHO·$XWRULVDWLRQGH0LVHVXUOH 0DUFKp/DERUDWRLUHV627+(0$%31ƒ%RXVNRXUD0DURF

PharmaCare


Sélection

56

GUIDE DE L’ANXIEUX

L’ANXIÉTÉ, CE MAL QUI NOUS GUETTE TOUS QU’EST-CE QUE L’ANXIÉTÉ ? QUELS GENRES DE TROUBLES ENGENDRE-T-ELLE, EN DEHORS DE TOUTE NOTION DE NORMALITÉ ? QUI EST TOUCHÉ PAR CE COMPORTEMENT MORBIDE ? LE « GUIDE DE L’ANXIEUX » APPORTE DES RÉPONSES CLAIRES À TOUS CES QUESTIONNEMENTS QUI NOUS ASSAILLENT AU QUOTIDIEN ET GÂCHENT NOS RAPPORTS SOCIAUX ET AFFECTIFS AVEC LES AUTRES. CE MANUEL NE MANQUE PAS, AUSSI, DE PROPOSER DES SOLUTIONS THÉRAPEUTIQUES SUSCEPTIBLES D’EFFACER LES SOUFFRANCES GÉNÉRÉES.

Q Titre : Guide de l’anxieux Auteurs : Nadia Kadiri et Jamal Chiboub Editions : Le Fennec Année de parution : Février 2011 Prix : 38,00 DH Nombre de pages : 86

ui de nous n’a jamais été victime de l’anxiété ? Tel que rapporté dans cet ouvrage, nous nous soucions tous de l’adversité, des difficultés et autres imprévus qui accaparent toute notre pensée. Au point qu’on en craint les conséquences avant même qu’ils ne se produisent. Mais est-ce à dire, qu’à ce stade, notre anxiété est pathologique? C’est la grande question que pose « Le guide de l’anxieux », coécrit par Nadia Kadiri, psychiatre, psychothérapeute cognitivo-comportementaliste et sexologue, professeur à la faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca, Univesité Hassan II, et Jamal Chiboub, psychiatre, spécialiste en thérapie cognitive et comportementale, avant d’établir la distinction entre l’anxiété normale qui, tempérée, stimule les neurones et incite à réagir face au danger, et l’anxiété pathologique qui, « intense au point de créer une souffrance et une gêne pour soi et pour les autres », comme la décrivent les deux auteurs de ce manuel, nous fait perdre nos moyens, notre objectivité et notre liberté d’action.

L’objectif de cet ouvrage ne se limite pas à faire la différence entre le souci normal et les troubles d’une anxiété généralisée (TAG) « caractérisés, selon les deux psychiatres, par l ’apparition de soucis (ou inquiétude) excessifs, persistants, diff iciles à contrôler », dont souffrent, à peu près, 5 % de la population. Il vise également à expliquer, via un questionnaire permettant d’identifier les troubles, par quel mécanisme l’anxiété, la peur de l’imprévu et la pensée négative s’installent et s’ancrent au plus profond de l’inconscient, prenant ainsi des dimensions alarmantes. L’anxiété étant source de souffrances continues et de handicaps qui compliquent la vie sociale, ces deux spécialistes du comportement montrent dans ce guide comment avancer pas à pas dans le traitement, en identifiant avant tout le mal et en procédant, ensuite, à un traitement psychologique qui suggère une thérapie cognitive et comportementale (TCC) avant d’entamer un traitement biologique, si nécessaire.


Détente

58

MOTS - CROISES LA GRIPPE

Un accoucheur et s’occupent de une sage-femme une femme qui l’accouchement d’ . attend des jumeaux , c’est un rt so L e premier bébé e petite tape sur superbe garçon : un un cr i uveau-né pousse no le et , es ss fe s le e, vigoureux. ir. Une heure pass rt so à e rd ta bé bé me Mais le deuxième ur dit à la sage-fem he uc co ac L’ ... es aura du puis deux heur ppeler quand il y l’a ut fa ’il qu et r, qu’il part dîne ix nouveau. tend une petite vo en e m em -f ge sa la i, Dès qu’il est part mme : bas-ventre de la fe du r ni ve e bl m se qui – Psssst... ge-femme. – Hein ? fait la sa it – Psssssst !! i sort et qui lui fa qu n ai m te ti pe e E lle distingue un her... une signe de s’approc la femme, et voit de s or al e ch ro Elle se rapp dit : inte à l’orifice, et petite tête qui po s sieur qui donne le on m le i, rt pa t es – Il fessées ?

1

3

4

5

6

7

8

9

10

11 12

#

14

19

13

15

16

# #

#

20

17

18

21

22 23 25

# #

24 26

27

HORIZONTALEMENT 1 11 12 13 14 16 17 19 20 22 23 24

Principal symptôme de la grippe Caractère de gravité de la grippe A Parie dans le désordre La grippe A peut le faire Ne (me) pris pas pour rien A-t-il encore conscience ? En partie malfaisant En bas à droite Sombrais dans le coma Fils de Jacob Entends de travers Résisterait mieux à la grippe A que les enfants ? 25 Dans les fonds de poche des Japonais 26 Touché par la grippe 27 Victimes de la contagiosité de la grippe A

PHOTO DU MOIS NE CHERCHEZ PLUS VOS CLÉS !

2

RÉPONSE

VERTICALEMENT 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 15 18

Prenne de l’ampleur Mendès entre autres Le feront, c’est promis, au P.S. Conçusse Pire que la grippe Au coeur de la pandémie Travaux forcés Ses asymptotes sont perpendiculaires Sans effets Foudroyées par la grippe Font du tapage nocturne Il est parfois conseillé de mettre son mouchoir par dessus 21 Entre Somme et Bresle

N

E

E

S

I

S

S

I

S

S

A

S

N

I

R

A

A

P

P

E

T

R

N # A

F I N U

E

E

A E D I

I V

L #

T

U

P # S

M

U

I E

E

L

C T

U

N

M

E # I

T

I

O # R

E

E

R E T A L

A T

M

E

I M

E T R E I F

I # U Q E

S E E S S A R

E U N

R E T


Numéro 037 Octobre 2011  

Numéro 37 Octobre 2011

Advertisement
Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you