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N° 4 - Octobre 2008

DOCTI

news

Magazine Professionnel d’Information Médicale

Le lymphome peut être stabilisé, voire guéri si sa prise en charge est suffisamment précoce.

Dispense de timbrage, Autorisation N° 1397

Dr Asmaa Quessar Professeur d’hématologie

Cancer du sein Le dépistage précoce peut sauver la vie FONDAMENTAUX

diététique

FIV. L’espoir d’avoir un enfant

Phytothérapie. Un remède contre « le retour d’âge »


Editorial

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Le ministère de la Santé s’ouvre aux médias

news

Magazine Professionnel d’Information Médicale

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Directeur de publication et de rédaction Ismaïl BERRADA Rédactrice en chef Maria MOUMINE

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> Dossier

Par Ismaïl Berrada

Au ministère de la Santé, ça n’arrête pas de bouger. Mouvements de grèves, polémique des médecins spécialistes…. Bref, la liste est longue. Tout aussi longue d’ailleurs que celle des commentaires qui s’en suivent. Mais dans cette mouvance, la création d’une nouvelle division de communication dont un de ses volets est axé sur la communication «institutionnelle» et les relations média est particulièrement intéressante. Abstraction du fait que c’est une première pour un organisme étatique dans notre pays, une telle décision s’avère d’une importance de taille. Outre le fait qu’elle marquerait la fin d’une pratique qui perdure encore, à savoir la rétention de l’information, cette ouverture est, à mon sens, un des garants de la réussite de la nouvelle stratégie de santé, rendue publique il y a quelques mois. Ceci est d’autant plus vrai qu’un des éléments de base de ce plan d’action est l’implication de tous les acteurs œuvrant dans ce domaine. Or, un des premiers pas vers l’adhésion à ce processus est justement une communication fiable, rapide et durable. L’enjeu est de taille. Il y va de la santé de la population, un secteur vital pour le pays. Dans ce contexte, les médias pourront jouer pleinement leur rôle de partenaire privilégié dans toute action gouvernementale visant l’éducation sanitaire de la population. En tant que médiateur entre les différents partenaires, ils fourniront également éclairages sur l’état d’avancement du projet, et éléments de réponse sur les nombreuses interrogations des différents partis, restées jusqu’à lors suspendues. Ce n’est qu’ainsi qu’on arrivera à mettre en place une plate-forme d’échange et de dialogue, à travers laquelle peuvent se créer des synergies dont l’objectif est de consolider le déjà acquis, de redorer l’image ternie de notre système de santé, et de mettre en place les jalons d’un meilleur avenir.

DOCTI

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Octobre.

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Le mois du nœud rose

> Fondamentaux FIV.

De l’infertilité à la procréation

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26 > Institutionnel 15 septembre

Journée mondiale du lymphome

4 > Flash santé Maroc-Sénégal. Une étroite coopération sanitaire 32 > Sélection Kamil El Kholti Un parcours singulier 16 > Univers Pharma Efficacité du vaccin antigrippal

Secrétaire de rédaction Rania KADIRI

Directrice de la clientèle Khadija ALAOUI

Design et infographie Yassir EL HABBI

Impression Idéale

Régie publicitaire Ecran Bleu

DOCTINEWS est édité par Prestige diffusion

30 > Diététique Phytothérapie.

Un allié de la femme contre la ménopause 32, Rue El Banafsaj Résidence Zaitouna App 12 Casablanca. Tel : +212 22 27 40 46/69 Fax : +212 22 27 40 32 E-mail : contact@doctinews.com

Dossier de presse : 08/22 Dépôt légal: 2008 PE0049 ISSN: en cours DOCTINEWS est tiré à : 25.000 exemplaires


Doctinews - N°4 - Octobre 2008

Médecins-dentistes. Grands axes de la stratégie 2008-2009

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Afin de surmonter les difficultés de la profession, les membres de l’Ordre national des médecins-dentistes du Maroc, récemment élus, ont mis au point une stratégie de travail 2008-2011. Outre la structuration de l’Ordre par l’aménagement de nouveaux locaux (à Casablanca et à Rabat), ce plan d’action comporte nombre de volets dont l’élaboration du code de l’exercice de la profession, la réglementation de la profession et le respect de l’éthique et de la déontologie. Les médecins-dentistes souhaitent également relancer les négociations avec les organismes gestionnaires de l’AMO

pour le réajustement de la convention tarifaire et la mise en œuvre des outils de régulation. Enfin, ce plan fixe parmi ses priorités la formation continue de tous les membres de l’Ordre à travers des journées d’études (juridiques, de gestion et de communication), ainsi que la définition d’une procédure d’inscription au tableau de l’Ordre à partir de 2011. A noter que le décret N° 2-07-936 du 9 juillet pris pour l’application de la loi 0705 relative à l’Ordre national des médecins-dentistes vient d’être publié au Bulletin officiel daté du 17 juillet.

Lancement d’une campagne de lutte contre la carence en vitamine A

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Flash santé

41% d’enfants marocains ont une carence en vitamine A. Un chiffre alarmant à l’origine de la campagne de lutte contre la carence en cette vitamine au cours du mois de Ramadan. Initiée par l’UNICEF en collaboration avec le ministère de la Santé, cette campagne avait pour objectif la distribution d’au moins 1,2 million de capsules de vitamine A aux enfants de moins de deux

ans pour couvrir leurs besoins pendant une année. A travers cette action, les organisateurs ont tenu à sensibiliser la population sur l’importance de cette vitamine et les dangers liés à cette carence, tout en mettant l’accent sur la prévention.

En bref



OPALS-Maroc active en Catalogne

L’

L’Organisation panafricaine de lutte contre le Sida (OPALS-Maroc) a signé récemment à Reus (Catalogne, nord est de l’Espagne) une convention avec « Adib Biladi », une association de Marocains résidant en Catalogne, basée à Tarragone. Cette convention vise à sensibiliser la com-

munauté marocaine établie dans cette région sur la problématique du sida et des infections sexuellement transmissibles (IST). Les deux organismes ont convenu d’organiser et de produire conjointement des activités scientifiques et pédagogiques, ainsi que des outils didactiques en matière de lutte contre ces fléaux ravageurs.

Cancer. Journée de sensibilisation au dépistage Dans le cadre de la Journée nationale contre le cancer, l’Association enfance Espoir Maroc organise le 22 novembre prochain, en partenariat avec le Syndicat des pharmaciens de Marrakech, une journée de sensibilisation au dépistage du cancer du sein. Initiée sous l’égide de l’Association Lalla Salma de lutte contre le cancer, cette manifestation aura lieu au Club des pharmaciens de la ville ocre.


Doctinews - N°4 - Octobre 2008

CONGRèS

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Operation Smile pour les enfants

Francisco garçon âgé de 8 mois avant et après l’Opération Smile mission à FORTALEZA

L’ONG « Operation Smile » organise en collaboration avec le ministère de la Santé sa 3e mission pour l’année 2008. Elle s’est fixée comme objectif d’opérer 100 patients ayant des déformations faciales et séquelles de brûlures fonctionnelles. L’équipe de volontaire et le corps médical arriveront le lundi 13 octobre au centre de santé de l’hôpital provincial d’Errachidia. L’évaluation des cas se fera les mardi 14 et mercredi 15 octobre. La semaine chirurgicale débutera le jeudi 16 et se terminera le 20 octobre 2008.

D Flash santé

Démarrage d’un plan de santé rurale



Dans le cadre de la nouvelle stratégie mise en place par le ministère de la Santé, des mesures ont été conçues pour lutter contre l’inégalité de l’accès aux soins entre les différentes régions au Maroc. Ainsi, un plan de santé est mis en place depuis le mois septembre. Il consiste à investir dans des équipes mobiles qui ont un ca-

lendrier réparti sur l’ensemble des villages et qui vont orienter les patients vers les hôpitaux pour prise en charge. Le département de Yasmina Badou mise ainsi sur la régionalisation pour que tous les Marocains soient égaux en matière d’accès aux soins.

Taza. Le centre d’hémodialyse fait peau neuve

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Afin de faire face au nombre important des demandes émanant de patients démunis, la Fondation Mohammed V pour la solidarité a procédé au réaménagement du centre d’hémodialyse de Taza, situé à l’hôpital Ibn Baja de la ville. Grâce à un investissement de 750.000 dirhams, financés par la Fondation (600.000 dirhams) et l’Association provinciale pour l’aide aux malades atteints

d’insuffisance rénale (150.000 dhs), cette structure dispose dorénavant d’une nouvelle salle de traitement, d’un hall d’attente, d’un dépôt et de nouveaux équipements médicaux. En vue de doter le centre d’hémodialyse de ressources durables lui permettant de traiter les patients nécessiteux, un complexe commercial a été mis sur pied à cet effet.

Congrès mixte international de toxicologie Essaouira abritera du 16 au 18 octobre, le congrès mixte international de toxicologie, sous le thème : « Toxicologie méditerranéenne entre diversité et spécificité ». Organisée par la Société marocaine de toxicologie clinique et analytique avec son homologue française, cette rencontre sera l’occasion pour débattre nombre de sujets dont « Les conduites addictives » et « Les intoxications aux pesticides et les plantes toxiques ».

Cours africain de néphrologie pédiatrique

A l’initiative de la Société marocaine de néphrologie pédiatrique, se tiendra à Marrakech du 16 au 18 octobre la rencontre scientifique « Cours africain de néphrologie pédiatrique ». Cette manifestation qui connaîtra la participation d’une brochette de spécialistes africains et européens, traitera de différents sujets dont les glomérulonéphrites, la néphroprotection et l’insuffisance rénale aiguë.

1er Congrès de l’ASID Encore méconnus et sous médicalisés en Afrique, les déficits immunitaires primitifs (DIP) regroupent plus de 150 maladies congénitales des défenses immunitaires de l’homme. Face à leur nette croissance ces 10 dernières années et les dangers qu’ils représentent pour la santé de la population, vient d’être créée l’Africain Society for Immunodeficience. Espace de discussion et d’échange, cette société savante tiendra son premier congrès du 30 octobre au 1er novembre à Casablanca. Au programme de cette rencontre, figurent nombre de conférences animées par des intervenants originaires de différents pays africains (Mali, Sénégal, Tchad…) et européens (France, Espagne…).


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Obèse et en bonne santé !

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L’obésité n’est pas forcément synonyme de maladie. Ce sont là les conclusions d’une étude menée par une équipe de nutritionnistes et épidémiologistes d’Albert Einstein College of Medicine à l’Université de Yeshiva, New York. Cette étude qui s’est basée sur l’évaluation au niveau des Etats-Unis de 5 440 adultes sur une période de 5 ans, a comparé le poids du corps avec des anomalies cardiaques, taux du cholestérol élevé, et autres facteurs. Les résultats ont révélé que plus de la moitié des adultes en surpoids et presque un tiers d’adultes obèses sont considérés comme étant « métaboliquement en bonne santé » avec une tension artérielle et des niveaux de cholestérol normaux malgré leur poids. Ainsi, le fait d’être mince ne signifie pas toujours être en bonne santé, selon cette recherche, qui a montré qu’un tiers des personnes ayant un poids normal (16 millions) présente des risques de maladies cardiaques et de cholestérol.

Laser. Nouvel espoir pour les tumeurs métastatiques cérébrales

Flash santé

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Une équipe médicale française a réussi à détruire des tumeurs métastatiques cérébrales par laser associé à l’imagerie par résonance magnétique chez des patients restés conscients pendant l’intervention. Cette première mondiale a été réalisée sur 15 malades pris en charge entre décembre 2006 et février 2008 par une équipe de neurochirurgiens, radiologues et anesthésistes du groupe hospitalier de la Pitié-Salpêtrière. Cette technique consiste à localiser très précisément, grâce à l’IRM, la tumeur à détruire et à pratiquer ensuite, sous anesthésie locale, un orifice d’un diamètre de 3 mm dans la boîte crânienne, par lequel est introduite une fibre optique équipée, à son extrémité, d’un laser qui échauffe le tissu tumoral et le nécrose. Une fois que la destruction de la tumeur a été confirmée, la fibre optique est retirée et le malade peut quitter l’hôpital le soir même. « C’est la première fois que l’on utilise une technologie laser en

intracrânien et qu’on l’associe à une IRM fournissant des données en temps réel », souligne M.Carpentier qui a dirigé l’équipe.

Une image du cerveau obtenue par résonance magnétique (IRM)

Maroc-Sénégal. Une étroite coopération sanitaire

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La lutte antisida vient de se renforcer au Sénégal par le centre mobile de diagnostic de l’infection du sida et des infections sexuellement transmissibles (IST) offert par SM le Roi Mohammed VI et remis par Pr Hakima Himmich, présidente de l’ALCS, à l’épouse du chef d’Etat sénégalais et Présidente de l’Association éducationsanté, Mme Viviane Wade. Pr Hakima Himmich

Ce centre comprend deux salles de consultations, l’une pour les IST et l’autre pour le dépistage rapide du sida, une salle d’attente équipée de matériel audiovisuel permettant la projection de films d’information et de sensibilisation sur la lutte contre ces infections, d’une climatisation et de deux groupes électrogènes lui donnant une grande autonomie de fonctionnement. SM le Roi a également fait don d’un chèque correspondant au fonctionnement de cette unité médicale pendant une année.


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En bref L’angioplastie sera-t-elle toujours d’indication ?

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Selon une étude publiée dans le New England Journal of Medicine, le recours à une angioplastie peut être remplacé par un simple traitement médicamenteux, et ce dans trois ans,

mettre aux spécialistes de changer leur pratique et aux patients d’éviter des opérations très coûteuses, souligne le Dr. Eric Peterson de la Duke University’s, co-auteur d’un édito-

Vaisseau sanguin humain

soit avant les cinq ans prévus initialement par les chercheurs après leurs premières analyses, l’année dernière. Cette étude basée notamment sur les informations provenant des rapports rédigés par les patients euxmêmes après traitement, devra per-

rial publié dans le journal médical. Le nombre d’angioplasties n’a cessé de baisser aux Etats-Unis depuis la publication des premiers résultats de cette étude volumineuse en 2007, selon des chiffres de l’American College of Cardiology.

Arsenic et diabète. Un lien de causalité

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L’arsenic est un poison et un cancérigène qui se trouve naturellement dans l’eau. Selon une étude effectuée par des chercheurs américains, il serait lié, même à des teneurs jugées sans risques, au diabète de l’adulte. Des millions de personnes dans le monde consomment de l’eau potable contaminée avec de l’arsenic inorganique, selon les auteurs de ce travail publié dans JAMA. « Des études ont déjà établi le lien entre de fortes concentrations d’arsenic dans l’eau potable et le diabète de type 2, mais peu traitent des effets de ce poison à dose plus faibles sur le risque de développer ce type de diabète. », ajoutent ces auteurs.

L’arsenic est un cancérigène qui se trouve naturellement dans l’eau

Cancer colorectal. Une variante génétique incriminée Des chercheurs américains ont déterminé que la variante du gène TGFBR1 est présente dans 10 à 20% des cas de cancers du colon. Si une personne en hérite dans le cadre d’une transmission familiale, le risque d’avoir un cancer colorectal est 50% plus élevé au cours de sa vie comparativement à l’ensemble de la population, où ce risque est de 6%, estiment ces cancérologues. Cette variante génétique entraîne une diminution de la production du récepteur clé (TGF-bêta) qui est le plus puissant frein à la croissance des cellules. D’où la multiplication des cellules du cancer du colon. Cette découverte devrait permettre d’améliorer la prévention de cette maladie, l’une des principales causes de mortalité dans les pays industrialisés.

Les inégalités rendent malade Un rapport de l’Organisation mondiale de la santé affirme que l’inégalité cause des problèmes de santé même lorsque les besoins minimaux sont comblés. Il s’agit de la première reconnaissance officielle par l’OMS de la théorie selon laquelle la hiérarchie rend malade. L’étude porte plus généralement sur les inégalités socioéconomiques sur la planète. Elle s’étend en long et en large sur les écarts entre pauvres et riches. Mais plusieurs passages font état des conclusions de l’auteur principal du rapport, l’épidémiologiste britannique Michael Marmot, qui a consacré sa carrière à établir que la hiérarchie à l’intérieur des services gouvernementaux prédit en partie le risque de maladies cardiovasculaires.


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CICLOVIRAL® suspension buvable

actu produits

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es laboratoires MEDINFAR et AFRICPHAR ont élargi la gamme CICLOVIRAL® (Aciclovir), par la mise sur le marché marocain d’une nouvelle forme pharmaceutique. CICLOVIRAL® suspension buvable vient renforcer la gamme déjà existante afin de mieux répondre à la demande du corps médical et offre ainsi plus de maniabilité pour les patients. Ainsi, l’extension de cette gamme CICLOVIRAL® permettra une prise en charge plus adaptée (aussi bien en pédiatrie que chez l’adulte) face aux diverses pathologies virales (herpétiques) notamment dans : • Les infections à Virus Varicelle Zona (VZV) : - Varicelle et Pneumopathie varicelleuse - Zona et Prévention des complications du Zona ophtalmique • Les infections à Virus Herpès Simplex (HSV) : - Infections herpétiques cutanéo-muqueuses - Herpès facial - Gingivostomatites herpétiques aiguës - Herpès génital - Méningo-encéphalite herpétique - Infections oculaires à HSV :

Kératites épithéliales, Kératites stromales, kératouveïtes et chirurgie de l’œil ; prévention - Syndrome de Kaposi-Juliusberg - Préventions des infections à virus Herpès Simplex (HSV) P.

IXOR

Omeprazole

Laboratoires : LAPROPHAN Indications thérapeutiques : - Traitement du RGO, de l’ulcère gastrique et duodénal, des troubles gastro-duodénaux induits par les AINS. - Eradication de l’Helicobacter pylori en association avec 10-11 une bithérapie antibiotique. - Syndrome de Zollinger-Elison. Présentations : Boîte de 7 Comprimés effervescent dosé à 20 mg. PPM 50.00 DH. Boîte de 14 Comprimés effervescent dosé à 20 mg. PPM 85.00 DH. Boîte de 28 Comprimés effervescent dosé à 20 mg. PPM 140.00 DH. Boîte de 7 Comprimés effervescent dosé à 10 mg. PPM 30.00 DH. Boîte de 14 Comprimés effervescent dosé à 10 mg. PPM 57.00 DH. Boîte de 28 Comprimés effervescent dosé à 10 mg. PPM 108.00 DH.

POSTINOR

Levonogestrel 0.75 Laboratoires : GENPHARMA

P.M 200,00 . DH

Indication thérapeutique : Contraceptif d’urgence Présentation : Boîte de 2 comprimés. PPM 90 DH.

CLORACEF Pipette Cefaclor

Laboratoires : SOTHEMA Indication thérapeutique : Traitement antibiotique Nouvelles Présentations avec pipette Boîte de 225 doses à la concentration de 125 mg/5ml. PPM 47.90 DH. Boîte de 450 doses à la concentration de 250 mg/5ml. PPM 76.50 DH.

ALZOLE Omeprazole

Laboratoires : PHARMACEUTICAL INSTITUTE Indications thérapeutiques : Traitement du RGO, de l’ulcère gastro-duodénal, lésion induite par la prise de AINS Nouvelle Présentation : Boîte en polyéthylène haute densité de 14 gélules. PPM 74.00 DH.


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Sildénafil VIBREX®

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es laboratoires pharmaceutiques GALENICA viennent de mettre sur le marché leur nouvelle spécialité VIBREX, à base de sildénafil, pour le traitement de la dysfonction érectile. Sujet encore tabou il y a quelques années dans le pourtour méditerranéen, aujourd’hui elle est devenue une pathologie à part entière, étant donné

qu’elle constitue une affection fréquente chez les diabétiques, les hypertendus, les cardiaques, les prostatéctomisés, les dépressifs et les anxieux. A noter que cette pathologie qui fut négligée pendant longtemps, présente non seulement un impact psychique, mais aussi comportemental et social.

PHYTOVESCENT Digestion

Laboratoires : BIOFAR Indications thérapeutiques : Action stimulante sur la sécrétion des sels biliaires et sur le transit intestinal Action protéolytique et métabolique Présentations : Boîte de 10 comprimés effervescents. PPM 69.00 DH. Boîte de 20 comprimés effervescents. PPM 129.00 DH.

COAPROVEL 300/25 mg Irbésartan/Hydrochlorothiazide

Laboratoires : SANOFI-AVENTIS Indication thérapeutique : Traitement de l’hypertension artérielle essentielle. Présentations : Boîte de 28 comprimés. PPM 397.00 DH Boîte de 14 comprimés. PPM 230.00 DH

EAU PRECIEUSE Lotion

Laboratoires : ZENITH PHARMA et les laboratoires OMEGA PHARMA

Indications thérapeutiques : Lotion purifiante et assainissante de la peau imparfaite ou à tendance acnéique. Adapté aux peaux jeunes et grasses Présentation : Eau précieuse lotion flacon de 375 ml. PPM 95.00 DH.

GRAND-VIT Miel Poly vitamines

Laboratoire : Sina Pharm Indication thérapeutique : Perte d’appétit, Convalescence, Croissance Présentation : Flacon de 150 ml. PPM 72.00 DH.

GRAND-VIT Fer Poly vitamines

Laboratoire : Sina Pharm Indications thérapeutiques : Traitement et prévention de la déficience en fer, Convalescence, Croissance Présentation : Flacon de 120 ml. PPM 72.00 DH.


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FIV.

De l’infertilité à la procréation Pour les personnes déclarées stériles auparavant, avoir un bébé est désormais possible grâce aux techniques de l’assistance médicale à la procréation dont la fameuse fécondation in vitro. Une alternative particulièrement bienvenue dans des sociétés où ne pas avoir d’enfants est mal vu, et où les femmes stériles sont parfois ostracisées, voire rejetées.

Avec la collaboration du Dr BENHAYOUN S. Azzeddine Pharmacien Biologiste ancien interne au c.h.u. de reims - Casablanca

fondamentaux

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u Maroc, la stérilité s’érige assistée par le biologiste du spermatocomme un réel problème zoïde dans l’ovule. Cette dernière méde santé publique. Environ thode a été perfectionnée par l’IMSI 15 à 17% des couples souffrent d’in- (Intra Cytoplasmic Magnified Sperm fertilité, en l’absence de taux officiels. Injection). Peu répandue et non encore Outre l’infertilité inexpliquée, les cau- utilisée au Maroc, elle permet une vises de cette infertilité concernent les sualisation fine et une présélection des deux sexes de façon quasiment égale. spermatozoïdes avant ICSI. Ainsi chez l’homme, l’infécondité peut être la conséquence d’une ano- FIV. Quand l’éprouvette supplée malie spermatique (asthénospermie, la nature oligospermie, tératospermie, azoos- L’essentiel de la FIV consiste à réaliser permie) ou anatomique (éjaculation au laboratoire le développement de rétrograde par exemple). Du côté de la l’embryon puis à le replacer à l’intéfemme, elle peut être liée notamment rieur de l’utérus. Elle est d’usage chez à des facteurs tubaires ou ovulaires, à le couple n’ayant pas eu d’enfant après une endométriose et 2 ans de mariage. à l’âge. Les demandes pour Le taux de réussite se Le traitement de la faire une FIV se situe autour de 25% stérilité s’est netfont de plus en plus par tentative. tement amélioré et nombreuses auprès dans 70 à 80% des des structures spécas, le médecin arrive à identifier le cialisées, mais elles n’arrivent pas problème. Les traitements sont parfois toujours à êtres admises. La prise en simples et conduisent à une grossesse. charge fait appel à une équipe médiMais dans certains cas, le recours aux cale multidisciplinaire composée de nouvelles technologies de la repro- gynécologue, de biologiste, d’uroduction, regroupées sous le vocable logue et de psychologue. La FIV ne «Assistance médicale à la procréation peut s’exercer que dans le cadre de la (AMP) », devient la seule alternative. cellule familiale légale, c’est-à-dire un Trois techniques d’AMP sont prati- couple marié. Les spermatozoïdes et quées au Maroc, à côté de la matu- les ovules doivent appartenir exclusiration in vitro (MIV) réservée aux vement à ce couple, selon « la charia patientes présentant des dystrophies islamia » ovariennes, ou ovaires micro-polykis- Le déroulement de la fécondation in tiques ou PCO. Il s’agit de l’insémina- vitro passe par plusieurs étapes suction artificielle avec conjoint (IAC), cessives qui sont les suivantes : qui consiste en l’injection d’une in- Etape 1 : Stimulation des ovaires fime quantité du sperme du mari amé- Pour augmenter les chances de succès lioré dans la cavité utérine de l’épouse, dans la FIV, le médecin essaie d’obla fécondation in vitro (FIV), objet de tenir un maximum d’ovules matures. notre exposé, et la fécondation in vitro Il stimule ainsi les ovaires de manière avec micro-injection (ISCI) : injection artificielle en administrant à la femme

Les étapes de l’ICSI (intracytoplasmic sperm injection)


Doctinews - N°4 - Octobre 2008 des médicaments inducteurs de l’ovulation qui permettent le développement, en même temps, de plusieurs follicules ovariens et par conséquence plusieurs ovules. Dans certains cas, la patiente peut présenter une hyperstimulation. C’est une réponse ovarienne excessive qui se manifeste par des douleurs en bas du ventre avec une augmentation du volume de l’abdomen : « ascite ». Mais ce risque est rare. Etape 2 : Monitorage de la stimulation ovarienne Cette technique permet de surveiller le bon déroulement de la croissance des follicules ovariens sous l’effet des inducteurs de l’ovulation. Ce monitorage est basé sur d’une part, les contrôles échographiques des ovaires qui permettent de préciser le nombre de follicules en développement, la taille de ces follicules et leurs localisations à l’ovaire droit et gauche, et d’autre part, les dosages répétitifs de l’hormone de l’oestradiol dans le sang. En couplant les dosages hormonaux de l’oestradiol au nombre et taille des follicules observés à l’échographie, le médecin peut évaluer le degré de la maturation de ces follicules et donc de déterminer le moment optimal pour l’administration des (HCG ou les gonadotrophines chorioniques) qui ne

«Ces bébés éprouvette»! La première naissance d’un enfant issu de fécondation in vitro, Louise Brown, date de 1978, et est due à l’équipe anglaise de Streptoe et Edwards. Cette naissance (le 75ème être vivant conçu de cette façon, après quelques souris, rats et lapins..) fut entourée d’incrédulité et ces chercheurs furent, à l’époque, qualifiés «d’apprentis sorciers»; une conception non naturelle et en dehors de l’organisme ne pouvait engendrer que des enfants anormaux... Le deuxième bébé éprouvette a vu le jour la même année en Inde. En France, ce n’est qu’en 1982 que naquit Amandine, bébé «éprouvette». sont que des hormones qui déclenchent l’ovulation et dont l’administration est nécessaire aussi pour achever la maturation des follicules ovariens en développement. Etape 3 : Ponction des follicules ovariens Ayant pour but de recueillir les ovules, elle est réalisée entre 34 à 36 heures

après l’injection des déclencheurs de l’ovulation (Les HCG). Si l’on dépasse les 36 heures, on risque de voir qu’une ovulation spontanée se produit au niveau des ovaires avec un désavantage énorme qui est la perte des ovules matures parce que leur recueil devient difficile. La ponction des follicules se réalise par voie vaginale sous contrôle échographique endovaginal sous anesthesie générale. Mais dans de rares cas, le recueil peut être réalisé à travers la paroi abdominale sous contrôle échographique abdominal. Enfin, la ponction des follicules peut être réalisée sous anesthésie locale. Etape 4 : Recueil des spermatozoïdes Il est fait par masturbation. Le jour de la ponction des follicules, le biologiste procède à la préparation du sperme qui consiste à sélectionner les spermatozoïdes les plus fécondant. Etape 5 : Mise en culture des ovules Une fois recueillis, les ovules sont : - Soit inséminés naturellement par mise au contact avec un certains nombre de spermatozoïdes : c’est la FIV - Soit inséminés artificiellement par micro-injection d’un spermatozoïde dans le cytoplasme de l’ovule : c’est l’ICSI ( intracytoplasmic sperm injection ). Durant cette étape, deux phénomènes sont observés :


Doctinews - N°4 - Octobre 2008

fondamentaux

- Après 18h d’incubation à 37°C et 5% de CO2 médical, l’apparition d’un zygote (2 pronuclei) signe de la fécondation. - Clivage cellulaire qui aboutira a la formation de l’embryon, au bout de 48 h de mise en culture de l’oeuf fécondé. C’est souvent à ce stade de division cellulaire que les embryons sont transférés à l’intérieur de l’utérus. Dans certains cas, le transfert est réalisé au bout de 3 à 6 jours après avoir été mis dans des milieux de culture spéciaux. Les embryons dans ce cas là atteignent un stade embryologique beaucoup plus avancé, appelé « stade de blastocyste ». Etape 6 : Transfert des embryons Il consiste à introduire les embryons ob-

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Zygote

tenus par la fécondation in vitro à l’intérieur de l’utérus (dans la cavité utérine) en passant à travers le col utérin. Il se fait, en général, sans anesthésie. Le nombre d’embryon transféré est de l’ordre de 2 à 3 embryons. Un nombre plus important augmente le risque de grossesse multiple (grossesse gémellaire ou plus). Actuellement en Europe, la plupart des centres de FIV ont tendance à transférer un seul embryon dit « Top Embryon ».

Embryon à 4 cellules

Enfin on procède à la congélation des embryons restant et de bonne qualité après le premier transfert (embryons surnuméraires). Ces embryons pourront être replacés dans un autre cycle si l’on n’obtient pas de grossesse après les transferts précédents ou s’il y a un désir de nouvelle grossesse dans les deux ans qui suivent l’accouchement après un transfert réussi. « Enfin je suis enceinte! » Le taux de réussite se situe autour de 25% à 30% par tentative. Il est toutefois tributaire de plusieurs facteurs dont l’âge de la femme, l’état des gamètes du couple et des causes qui ont nécessité la FIV. Le diagnostic de grossesse est de mise au 12-13ème jour après le transfert embryonnaire. Il repose sur le test sanguin qui peut être quantifié et comparé aux résultats suivant contrairement au test urinaire. Un test de dépistage du risque accru de la trisomie 21 peut être également réalisé à partir du sérum de la mère entre la quinzième semaine d’aménorrhée (14 semaines, 0 jour) et la dix-huitième semaine (17 semaines, 6 jours). Il ne permet pas, à lui seul, d’établir le dia-

Analyses médicales en AMP 1- Bilan d’infertilité masculine Spermogramme – spermocytogramme - spermoculture Test de mobilité et de survie des spermatozoïdes Recherche d’anticorps antispermatozoïdes Bilan hormonal 2- Bilan de l’infertilité féminine Test de Huhner ou test post-coïtal Bilan hormonal plasmatique 3- Bilan infectieux pour le couple Chlamydia - Hépatite B Hépatite C - Sida Syphylis

gnostic de trisomie 21. Si le risque établi est élevé, un prélèvement de liquide amniotique (amniocentèse) est proposé, afin d’établir une analyse chromosomique (caryotype). Les éventuelles complications notées telles que les fausses couches spontanées, les grossesses extra-utérines et les malformations sont plus ou moins identiques à celles survenues lors de grossesses naturelles. Côté matériel, le coût d’une FIV peut s’évaluer entre 20 000 et 30 000 Dhs, selon les cas (la femme âgée demande plus de FSH recombinante pour sa stimulation et pour les azoosperme une biopsie testiculaire s’impose). Cette somme inclut par ordre d’importance les médicaments, les interventions du gynécologue, l’intervention du biologiste et les frais d’hospitalisation. Dans ce cadre, il importe de signaler que l’absence d’une prise en charge totale de ce type d’intervention médicale constitue une barrière de taille face au bon nombre de couples en quête de progéniture légitime. La problématique risque de s’aggraver davantage si l’on sait que certains facteurs incriminés dans l’infertilité comme la pollution, les infections(MST) et le mariage tardif sont en nette croissance. Les organismes de remboursement et les assurances privées sont ainsi vivement conviés à se pencher sur la question en vue de mettre en place les mesures adéquates pour une meilleure prise en charge. L’enjeu est de taille. Il y va de la santé de la population et de son bien-être. Bien plus que cela. La procréation est l’un des droits les plus fondamentaux de l’homme, source de tout développement.

Vitrification. Qu’est-ce que c’est? Le principe de la vitrification, développé depuis 4 ans par un Belge, consiste à conserver les embryons par congélation rapide. Ainsi, au lieu de congeler les ovules, spermatozoïdes et embryons humains avec la méthode lente, qui requiert trop de matériels, il est possible de recourir à une méthode ultra-rapide. C’est une amélioration des techniques classiques de congélation. qui donnaient - à l’échelon mondial- très peu de résultats pour des moyens très lourds. Simple, cette nouvelle technique est peu coûteuse et reproductible. Elle offre un excellent taux de grossesse qui peut aller jusqu’à 20% supplémentaire par rapport a la congélation classique.


Doctinews - N°4 - Octobre 2008

Notification d’effets indésirables médicamenteux. Les chiffres de 2007

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Un travail publié par le Centre marocain de pharmacovigilance a révélé qu’en 2007, 12 décès et 2680 effets indésirables des médicaments ont été notifiés au centre. Les résultats montrent également que les médecins universitaires et ceux du secteur public représentent 81% des notificateurs, avec 68% pour le CHU de Rabat et 29% pour le CHU de Casablanca. Paradoxalement, le secteur médical privé, l’industrie pharmaceutique et les pharmaciens ne représentent respectivement que 4%, 3% et 2,5%. Viennent en bas de liste, les cliniques de la CNSS (1%) et l’Institut

Pr Rachida Soulaymani

Pasteur (0,5%). Les erreurs médicamenteuses, d’omission, de produit, de dose, de concentration, de voie d’administration, de suivi thérapeutique ou clinique sont les principales causes retenues. Quant aux classes médicamenteuses les plus incriminées, elles sont par ordre d’importance les antibiotiques (21%), les AINS (20%) et les antirétroviraux (9%). Pour Pr Rachida Soulaymani, directrice de ce centre, ce chiffre est loin de refléter la réalité en raison d’une sous notification par les médecins, et d’une sous-déclaration par les patients.

S

univers pharma

Engouement pour la pilule du lendemain au Maroc

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La pilule du lendemain

L

Selon les statistiques fournies par Sothema, près de 10 000 unités ont été vendues dans les officines, et ce en trois mois seulement de mise sur le marché. Sachant que le prix de vente de la boîte, qui contient un seul comprimé, est de 94 Dhs, ce produit a généré en trois mois un chiffre d’affaires de près d’un million de Dhs. La saison d’été a été très fructueuse pour Sothema. Ce qui reflète la forte demande de ce type de moyen contraceptif. Ainsi d’ici la fin l’année 2008, Lamia Tazi, la directrice générale du laboratoire, prévoit d’écouler 50 000 unités de ce produit.

Efficacité du vaccin antigrippal La pneumonie est une des principales complications de la grippe. Les auteurs américains, dans un article publié dans le Lancet, ont cherché à confirmer qu’en période d’épidémie grippale les pneumonies étaient moins fréquentes chez les personnes vaccinées contre la grippe. L’étude menée chez des per-

Virus Influenza

sonnes âgées de 65 à 94 ans, non immunodéprimées, hospitalisées ou à domicile, a montré que la fréquence des pneumonies n’était pas réduite d’une manière statistiquement significative chez les personnes vaccinées contre la grippe comparativement à des témoins non vaccinés.

Le code du médicament et de la pharmacie est enfin disponible

V

Vient d’être publié au Maroc, le premier texte d’application du code du médicament et de la pharmacie. Ce décret vient fixer les modalités d’octroi des autorisations d’ouverture pour les officines ainsi que les établissements pharmaceutiques. Pour le pharmacien fondateur de l’établissement pharmaceutique, le dossier doit notamment comprendre une décision d’acceptabilité environnementale

(conformément à loi relative aux études d’impact sur l’environnement), et une demande d’autorisation d’approbation préalable auprès du Secrétariat général du gouvernement (SGG), accompagnée des plans architecturaux, de situation, de masse, d’exécution des installations techniques… Pour une société, en revanche, il doit comporter, entre autres, des informations relatives à sa forme juridique,

des copies des statuts, la liste des membres de l’organe délibérant et la décision désignant le représentant légal de la société. Après l’obtention d’une autorisation d’approbation préalable, une autorisation définitive est délivrée dans un délai de 30 jours, par le SGG après vue du PV de la visite de contrôle de conformité aux normes techniques.


Doctinews - N°4 - Octobre 2008

L

Sanofi-Aventis mène la guerre contre la contrefaçon Le groupe Sanofi-Aventis vient de se doter à Tours d’un laboratoire central anti-contrefaçon (LCAC), le premier du genre en Europe. Le laboratoire récemment inauguré est «le premier en Europe», aux frontières de laquelle plus de 4 milliards de boîtes de médicaments contrefaits ont été saisis en 2007, selon M. Dehecq, président de Sanofi. D’une superficie de 280 m2 pour un coût d’un million d’euros, le nouveau laboratoire emploie six chimistes dotés de technologies de pointe pour analyser les échantillons sus-

pects qui lui seront fournis, mais aussi les emballages ou les notices de ces contrefaçons. Les résultats des analyses permettront de constituer une « carte d’identité » des contrefaçons et « de remonter les filières », qui sont majoritairement « installées en Chine et, juste derrière, en Inde », selon M. Dehecq. Pour combattre ce fléau, Sanofi-Aventis va par ailleurs tester en Allemagne début 2009 des boîtes dotées d’un nouveau code baptisé « Data matrix », qui contiendra davantage d’informations et sera plus difficile à copier.

M. Dehecq, président de Sanofi

La FDA renforce la sécurité des médicaments

S

Selon l’agence américaine de réglementation des produits pharmaceutiques et alimentaires, la FDA (Food and Drug Administration) a commencé à publier sur son site internet une liste de médicaments faisant l’objet d’une évaluation par ses services pour déterminer leurs risques potentiels. Ces médicaments ont été signalés à la FDA par des laboratoires pharmaceut-

Q

ques, des médecins ou des patients pour avoir provoqué des réactions imprévues néfastes, voire dangereuses. Ces informations seront fournies au public tous les trimestres conformément à un texte adopté par le Congrès dans un souci de transparence pour améliorer la sécurité des médicaments. Le fait qu’un médicament figure sur cette liste ne signifie pas pour autant que

France. Halte aux antidépresseurs !

la FDA a déjà déterminé qu’il faisait réellement courir un risque, souligne l’agence. Il est mentionné seulement parce que la FDA l’a identifié comme présentant un risque potentiel pour la santé des utilisateurs après que les experts de l’agence ont passé en revue toutes les informations concernant les effets secondaires signalés à l’agence.

En bref

Quinze médecins, dont treize psychiatres, lancent un appel contre l’abus des antidépresseurs en France. Publié dans le numéro de septembre du mensuel Psychologies Magazine, le texte est signé notamment par Gérard Apfeldorfer, Boris Cyrulnik, Serge Hefez, William Lowenstein, Marcel Rufo et David Servan-Schreiber. Destiné à interpeller la société française, il dénonce « un triste record » et met en avant les dangers de cette surmédicalisation. En s’appuyant sur une enquête de l’Organisation mondiale de la santé sur la période 2001-2003, les signataires rappellent que « 21,4 % des Français ont consommé des médicaments psychotropes dans l’année, contre 15,5 % des Espagnols, 13,7 % des Italiens, 13,2 % des Belges, 7,4 % des Néerlandais et 5,9 % des Allemands ».

Merck Générique change de nom

Mylan Pharmaceuticals est désormais la nouvelle dénomination sociale du laboratoire pharmaceutique Merck Génériques. Ce changement fait suite à à l’acquisition au niveau mondial de ce dernier par MYLAN, troisième groupe mondial de médicaments génériques. A cette occasion, les responsables du laboratoire affirment leur engagement à maintenir la stratégie et les actions opérationnelles fixées auparavant pour une production et un service fiable et de bonne qualité.


Doctinews - N°4 - Octobre 2008

Octobre.

Le mois du nœud rose

Sensibiliser, anticiper et prévenir principalement par la surveillance régulière des seins et par le dépistage . Tels sont les objectifs primaires du mois de la sensibilisation au cancer du sein, célébré annuellement dans le monde en octobre. Avec la collaboration du Pr Abdellatif BENIDER Médecin Chef du centre d’oncologie IBN ROCHD - Casablanca

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dossier

n continue d’éviter de l’appeler par son nom. Pourtant aucune femme, quelle que soit sa position socioprofessionnelle, n’est à l’abri du mal féminin le plus fréquent, le cancer du sein. Ici comme ailleurs, les chiffres restent alarmants. Dans le monde, ce cancer est la première cause de mortalité de cette maladie chez la femme, tuant 502.000 patientes par an, selon des chiffres de 2005 de l’Organisation mondiale de la santé.

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ferme, généralement indolore. Le dépistage se fait à partir de 45 ans grâce à une mammographie avec deux incidences (l’une de profil, l’autre de face), généralement une fois tous les deux ans. Il est également de mise chez les femmes présentant un risque élevé de cancer du sein, afin de détecter les anomalies avant qu’ils puissent être senties. Les tumeurs suspectes découvertes à la palpation ou à la mammographie doivent faire l’objet d’une biopsie (prélèvement Prévenir tôt pour mieux guérir de cellules ou de fragments de tissus pour L’intérêt de la détection du cancer du sein les soumettre à l’analyse microscopique) et son traitement consécutif, à un stade afin de confirmer le diagnostic de cancer précoce de la maet définir le type de la Plus de 10 millions de ladie n’est plus à tumeur. L’ensemble personnes sont atteintes démontrer. Outre le de ces investigations de cancer dans le monde fait d’augmenter les permet de définir la chances de survie, de tumeur selon la clastelles mesures permettent d’ouvrir la voie sification internationale TNM : aux patientes à davantage d’options théra- - T, précisant la taille de la tumeur (T1,T2,T3,T4), peutiques. Environ 95% des femmes chez lesquelles le diagnostic de cancer du sein - N, la présence ou non d’une atteinte ganglionnaire (N0, N1, N2, N3) est établi à un stade précoce survivent plus de cinq ans après ce diagnostic. Fortement - M, la présence ou non de métastases à distance (M0, Mx). recommandée aux femmes reste donc l’auto-examen des seins une fois par mois, Dans le cadre du bilan effectué à partir des à leur domicile, voire un examen clinique biopsies tumorales, deux examens sont annuel afin de détecter toute grosseur au maintenant effectués systématiquement : le dosage des récepteurs des œstrogèsein. Dans la majorité des cas, le cancer du sein nes (ER) et progestérones (PR), et le test est détecté par la femme elle-même, sous HER2 (Herceptest). forme d’une petite boule de consistance

Le saviez-vous?

Mammographe

Le cancer du sein est l’un des plus anciennement connus. Il est mentionné par Hérodote pour Atossa, fille de Cyrus et femme de Darius, qui en aurait guéri après ablation (même si l’on peut suspecter qu’il se soit agi seulement d’un abcès). Cette tumeur superficielle est facile à reconnaître et Hippocrate utilise à son propos le terme de crabe (karkinos). Il déconseille d’opérer tandis que plus tard Galien recommande d’intervenir autant que possible pour l’enlever. Quand Anne d’Autriche présente ce cancer, elle le reconnaît pour l’avoir déjà observé chez les religieuses parmi lesquelles elle s’est retirée et en 1713 l’Italien Bernardino Ramazzini confirme que sa fréquence est particulièrement élevée parmi les nonnes. L’anesthésie permet d’améliorer la technique opératoire qui est codifiée par Halsted en 1891. C’est encore la chirurgie qui fera faire un progrès dans son traitement avec la castration réalisée pour la première fois en 1896 par Beatson.


Doctinews - N째4 - Octobre 2008


dossier

Doctinews - N°4 - Octobre 2008 Pour vaincre le cancer du sein Il n’existe pas un cancer du sein mais des cancers du sein. Chaque tumeur possède des caractéristiques qui lui sont propres et qu’il convient d’identifier afin d’évaluer son potentiel d’agressivité, son pronostic et de proposer un traitement adapté « personnalisé ». Là, il importe de signaler que la pathologie ne peut être prise en charge que dans un cadre multidisciplinaire. D’abord il y a le chirurgien, parce que c’est lui qui voit la femme en premier, il diagnostique la maladie par la biopsie et la traite par la chirurgie. Et puis viennent le radiothérapeute et le chimiothérapeute. Les options chirurgicales sont la mastectomie ou la tumorectomie, appelée aussi chirurgie mammaire conservatrice. La grosseur de la tumeur est le facteur principal permettant de choisir une chirurgie ou l’autre. Après la chirurgie, le radiothérapeute peut également administrer de la radiothérapie (pour diminuer les risques de récidive locale) et l’oncologue, la chimiothérapie (surtout aux femmes avec des facteurs de mauvais pronostics : ganglions positifs par exemple). Dans le cas des tumeurs dites hormonodépendantes, on peut également choisir l’ovariectomie afin de stopper la majeure partie de la production d’oestrogènes chez les femmes en activité génitale. Dans ce cas, l’hormonothérapie est également de mise. Enfin, le cancer du sein a un impact psychologique énorme sur la femme puisqu’il touche un organe sensible

Que sait-on sur le cancer du sein? Pour évaluer la connaissance et les perceptions des femmes marocaines à l’égard du cancer du sein, un sondage a été effectué en 2005 par l’association « Cœur de femmes » présidée par Pr Rajaa Aghzadi. Les résultats ont révèle la nécessité d’accroître la sensibilisation des femmes et de mieux les informer sur le cancer du sein. En effet, bien que la plupart des femmes questionnées se sentent concernées par cette maladie, 63% d’entre elles n’ont jamais fait examiner leurs seins par un médecin pour détecter un éventuel cancer. Pourtant, selon le sondage 9 femmes sur 10 connaissent cette pathologie et ne sous-estiment pas sa gravité. L’enquête a montré que lorsque les femmes ont un soupçon, elles osent en parler. Dans 29% des cas, elles s’adressent au médecin, 25% des cas aux parents et 25% au conjoint. Par ailleurs, la plupart des personnes questionnées ne connaissent ni les moyens de dépistage ni les moyens thérapeutiques. Une femme sur deux pense que l’ablation du sein est le seul traitement pour ce cancer, 24% évoquent la chirurgie et 21% la chimiothérapie. En ce qui concerne le dépistage sur les 63% qui déclarent connaître le cancer du sein, une petite minorité (18%) fait référence à la mammographie et 11% à la palpation des seins. Ce sondage a permis de mettre en évidence un manque réel d’information et de sensibilisation sur ce cancer qui occupe la première place de tous les cancers de la femme. de son corps. Le soutien psychologique reste donc une partie indissociable de la prise en charge de la maladie. Cet accompagnement doit être offert à toutes les femmes, avant et après l’opération, au moment du choix du traitement (radiothérapie ou chimiothérapie) et après le retour à domicile. Là le rôle des professionnels de santé est inestimable notamment en lui prêtant écoute, conseils et informations sur les traitements, les soins...

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Mastectomie

Cancer du sein. Qu’en est-il au Maroc? S’il est vrai qu’on ne dispose pas encore de registres dans différentes régions du Maroc - abstraction faite du seul registre régional existant, celui de la région du grand Casablanca et des registres hospitaliers - les chiffres sont alarmants et peuvent être vus à la hausse, selon les spécialistes. Au Maroc et avec un taux d’incidence parmi les plus élevés de tous les types de cancer, le cancer du sein représente un véritable problème de santé publique, avec environ 5000 nouveaux cas par an. Les symptômes, notamment l’induration, les douleurs et l’écoulement sanguinolent, sont souvent mal interprétés et même ignorés. De ce fait, il demeure la principale cause de mortalité des femmes âgées entre 40 et 50 ans. Selon le registre des cancers de la région du Grand Casablanca (édition 2004), 662 cas de cancer du sein sont enregistrés, soit 35 nouveaux cas pour 100 000 femmes chaque année. Malgré le fait qu’il soit le premier cancer de la femme dans notre pays ( 36% par rapport à l’ensemble des cancers de la femme), son incidence reste faible par rapport aux pays développés.


Doctinews - N°4 - Octobre 2008 Cancer du sein. Comparaison avec les autres pays, RCRC, 2004

Incidence standardisée

Canada (13)

Homme

Femme

1,8

129,4

1

USA (New Jersey) (14)

France (Loire) (16) Algérie (Sétif) (9) Tunisie (Nord Tunisie) (10) Maroc (Casablanca)

95,5

0,8 0,5 -

109,8 17 25,6 35

dossier

Source: Registre des cancers de la région du grand Casablanca

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Ces prévisions se trouvent fortement confortées par la perception qu’a la population sur ce fléau. Mal connue, cette maladie est toujours associée à la mort, d’où la peur des dépistages. Nombreuses sont les personnes qui considèrent encore cette pathologie telle la fatalité d’un mal incurable alors que la science médicale a connu des progrès extraordinaires, que les avancées thérapeutiques sont considérables et que des traitements existent afin de lutter contre le cancer et surtout en guérir tout en bénéficiant d’une qualité de vie appréciable pour le patient. Mais les statistiques ne sont en fait qu’une des nombreuses facettes de la problématique que pose ce phénomène. Inégalité face à l’accès aux soins, structures spécialisées d’accueil en nombre insuffisant, non disponibilité des médicaments dans certains cas, absence de couverture sociale adéquate pour un bon nombre de malades…. Outre le fait que le cancer du sein est une des maladies lourdes de

souffrances physiques et psychologiques - une évidence qu’on a plus besoin de rappeler - la lecture des rapports des instances internationales (en l’absence d’études économiques sur la question dans le contexte marocain), révèlent qu’il arrache aux pays développés comme sous-développés sa ressource la plus précieuse : sa population féminine. Plongeant ses racines dans les modes de vie modernes, ce problème de santé publique touche les forces vives, privant ainsi les familles de ceux qui sont les principales contributrices des activités génératrices de revenus, avec pour conséquence directe leur vulnérabilité en terme d’éducation et de santé. Au niveau des entreprises, cela se vit sous forme de perte de ressources humaines qualifiées et du savoirfaire. D’où une diminution de la productivité et des investissements, un ralentissement de la croissance de la production globale, et une réduction de l’emploi et un processus inévitable de paupérisation.

La moyenne d’âge du cancer du sein chez les femmes a été de 48,1 ans (+/-11,3 ans) Tranches d’âge 75 et + 70 - 74 65 - 69 60 - 64 55 - 59 50 - 54 45 - 49 40 - 44 35 - 39 30 - 34 25 - 29 20 - 24 15 - 19 10 - 14 05 - 09 00 - 04

0

200

40

60

Effectif

80

100

120

140

Source: Registre des cancers de la région du grand Casablanca

PROGAST 20mg gélules, Oméprazole. COMPOSITION : Chaque gélule contient: Oméprazole (DCI)…….20mg. Excipients : saccharose, amidon de mais, mannitol, carboxyméthylamidon de sodium, laurylsulfate de sodium, povidone, hypromellose, phtalate d’hypromellose, huile de soja partiellement hydrogénée, talc q.s.p. La gélule est constituée de : gélatine, oxyde de fer rouge/jaune/noir (E-172), dioxyde de Titane (E-171). FORMES PHARMACEUTIQUES ET PRESENTATIONS : Microgranules en gélules ; Chaque étui contient un flacon de 7, 14 ou 28 gélules. ACTIVITE : L’oméprazole agit par inhibition de la pompe à protons de la cellule pariétale gastrique, réduisant ainsi la quantité d’acide produite par l’estomac. TITULAIRE: Laboratoires IPHARMA ; km 4, ancienne route de l’aviation TangeMaroc. INDICATIONS : *Adulte : - En association à une bithérapie antibiotique, éradication de Helicobacter pylori en cas de maladie ulcéreuse gastroduodénale. - Ulcère duodénal évolutif. - Ulcère gastrique évolutif. - Oesophagite érosive ou ulcérative symptomatique par reflux gastro-oesophagien. - Traitement symptomatique de reflux gastro-oesophagien associé ou non à une oesophagite, en cas de résistance à la posologie de 10 mg d’oméprazole par jour. - Traitement d’entretien des ulcères duodénaux chez les patients non infectés par Helicobacter pylori ou chez qui l’éradication n’a pas été possible. - Traitement d’entretien des oesophagites par reflux gastro-oesophagien. -  Syndrome de Zollinger-Ellison. - Traitement des lésions gastroduodénales induites par les anti-inflammatoires non stéroïdiens lorsque la poursuite des anti-inflammatoires est indispensable. - Traitement préventif des lésions gastroduodénales induites par les anti-inflammatoires non stéroïdiens chez les patients à risque (notamment âge supérieur à 65 ans, antécédents d’ulcère gastroduodénal) pour lesquels un traitement anti-inflammatoire est indispensable. *Enfant à partir d’un an : - Oesophagite érosive ou ulcérative symptomatique par reflux gastro-oesophagien. CONTRE-INDICATIONS : Hypersensibilité à l’oméprazole ou à tout autre composant du médicament. PRECAUTION D’EMPLOI : Ce médicament vous a été prescrit pour un traitement précis. Il ne faut ni le prendre pour un autre traitement sans avis médical, ni le conseiller à d’autres personnes même en cas de symptômes similaires. LISTES DES EXCIPIENTS A EFFET NOTOIRE : Saccharose, mannitol, huile de soja partiellement hydrogénée. MISE EN GARDE : Grossesse et allaitement : L’usage de ce médicament chez la femme enceinte ou allaitante ne doit être envisagé que si son administration est jugée indispensable et après avis de votre médecin. Sujets âgé : Les indications et les posologies sont les même que celles recommandées chez l’adulte. Enfants : les données sur l’expérience de l’usage de ce médicament chez l’enfant sont très réduites. INTERACTIONS : - Avant de commencer le traitement, signaler à votre médecin la prise de tout autre médicament. - L’administration de l’oméprazole peut influencer l’effet de certains médicaments tels que Diazépam, Warfarine ou Phénytoine, raison pour laquelle il peut s’avérer nécessaire que votre médecin réduise la posologie. - La prise d’anti-acides est possible pendant le traitement. - Le traitement n’est pas affecté par l’administration conjointe avec des antiinflammatoires, des aliments ou d’autres médicaments. POSOLOGIES USUELLES, VOIE ET MODE D’ADMINISTRATION : Ce médicament doit se prendre de préférence le matin en avalant les gélules en entier ou avec un peu de liquide. Toutefois, les patients qui présentent des difficultés de déglutition peuvent ingérer le contenu des gélules ou le mettre en suspension dans un liquide tel que jus de fruits, yaourt, ou lait caillé (la suspension devra être prise avant 30 min). – Ulcère duodénal, ulcère gastrique, oesophagite par reflux : en fonction de la gravité de l’ulcère ou de l’inflammation, la dose recommandée est de 20-40 mg (1-2 gélules) par jour pendant 2 à 8 semaines. En traitement d’entretien de l’ulcère duodénal ou de l’oesophagite par reflux, la dose est de 20 mg par jour pendant 6 à 12 mois. - Reflux gastro-oesophagien symptomatique : la dose conseillée est de 20 mg (1gélule) une fois par jour. - Ulcère gastrique, duodénaux ou lésions gastroduodénales associés à un traitement anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) : La dose recommandée est de 20 mg (1gélule) 1fois par jour, pendant 4-8 semaines. Syndrome de Zollinger-Ellison : la dose initiale recommandée est de 60 mg (3gélules) par jour. Le médecin adaptera la dose selon les besoins et établira la durée du traitement. L’administration d’une dose dépassant 80 mg (4gélules) doit se faire en 2 prises par jour. - Ulcère duodénal et/ou gastrique associé à Hélicobacter pylori : la dose habituelle est de 40 mg (2gélules) une fois par jour, ou de 20 mg (1gélule) 2 fois par jour à prendre en même temps que les antibiotiques suivants : Oméprazole plus 2 antibiotiques : Oméprazole plus amoxicilline et clarithromycine, les deux, 2 fois par jour pendant une semaine, ou bien, oméprazole plus clarithromycine et métronidazole (ou tinidazole) les deux, 2 fois par jour pendant une semaine, ou bien oméprazole plus amoxicilline et métronidazole , les deux, 3 fois par jour, pendant une semaine. Oméprazole plus 1 antibiotique : 40-80 mg d’Oméprazole (2-4 gélules) par jour plus amoxicilline deux fois par jour, durant deux semaines. Ou bien, 40 mg d’Oméprazole (2gélules) par jour, plus clarithromycine 3 fois par jour pendant deux semaines. Dans le cas où les symptômes persistent après la fin du traitement, le médecin devra évaluer la nécessité de répéter ou de changer celui-ci. Enfants : 1mg/ kg/jour. Sujets âgés: L’ajustement de la dose n’est pas nécessaire. Altération de la fonction rénale : L’ajustement de la posologie en cas d’altération de la fonction rénale n’est pas nécessaire. Altération de la fonction hépatique : Une dose de 10 à 20 mg par jour est généralement suffisante du fait de l’augmentation de la bio-disponibilité et de la demi-vie plasmatique de l’oméprazole. EFFETS INDESIRABLES : L’oméprazole est généralement bien toléré. Les effets indésirables sont généralement bénins et disparaissent à l’arrêt du traitement. Les effets indésirables suivants on été enregistrés bien qu’aucune relation de cause à effet n’a été établie : Maux de tête, diarrhée, constipation, douleur abdominale, nausées/vomissements et flatulence. Rarement ont été observés les cas suivants : Eruptions cutanées, démangeaisons, urticaire, sensation d’étouffement/fourmillement/engourdissement, malaises, insomnie, somnolence, vertige et malaise général. Des cas isolés de photosensibilité, alopécie, faiblesse musculaire, douleur des articulations, confusion, agitation, dépression et hallucinations (principalement chez les patients gravement malades), sécheresse buccale, inflammation buccale, infection fongiques gastrointestinales, difficulté d’orientation/confusion/chute de conscience chez les patients souffrant de maladies hépatiques préexistantes, inflammation hépatique avec ou sans ictère, insuffisance hépatique, gynécosmatie, troubles hématologiques (leucopénie, thrombocytopenie, agranulocytose et pancytopénie), gonflement, fièvre, sensation de malaise général, oppression thoracique, inflammation rénale, augmentation de la sudation, trouble de la vision, altération du goût. SIGNALEZ A VOTRE MEDECIN OU A VOTRE PHARMACIEN L’APPARITION DE TOUT EFFET NON SOUHAITE ET GENANT QUI NE FIGURE PAS SUR CETTE LISTE. CONSERVATION : Maintenir le produit dans son flacon d’origine soigneusement fermé. Ne pas dépasser la date limite d’utilisation indiquée en clair sur l’étui. Les médicaments doivent être maintenus hors de portée des enfants. Liste II. Délivré sous ordonnance médicale. Les laboratoires IPHARMA S.A, km 4, ancienne route de l’aviation. Tanger, Maroc.


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L’heure est donc à la mobilisation toires Roche, a lancé une étude natioFort heureusement, la bataille contre nale visant à évaluer la qualité de vie L’autopalpation. L’examen le cancer du sein au Maroc s’est multi- des patients avant, pendant et après le salvateur pliée ces dernières années avec l’avè- traitement du cancer. Ce projet dont nement de l’Association Lalla Salma la durée s’étale sur toute une année (à L’auto-examen des seins, ou autopalpation, rede lutte contre le cancer (ALSC) créée partir du 8 mai), est mené dans le cadre groupe un ensemble de gestes simples qui, praen novembre 2005. En effet, des de la préparation du Plan National de tiqués tous les mois, après les règles, de détecter campagnes de sensibilisation sont de Prévention et de Contrôle du Cancer plus en plus généralisées. La dernière (PNPCC) lancé par l’Association en toute anomalie et de la signaler au médecin. grande campagne sur l’importance partenariat avec le ministère de la SanC’est une pratique très positive et importante du dépistage a eu lieu tout au long du té, qui vise à doter le Maroc d’un plan pour toutes les femmes si elle procède d’abord mois de mai dernier. Cette campagne national de prévention et de contrôle du d’une meilleure connaissance de son corps, de nationale lancée par l’Association cancer, couvrant la prévention, la déses changements, de ses métamorphoses lors des Lalla Salma de lutte contre le cancer tection précoce, le traitement, les soins diverses étapes de la vie. (ALSC) a nécessité un budget de 3,5 palliatifs et un soutien aux patients, à L’auto-palpation devra être répétée par exemple millions de dirhams. leurs familles et aux soignants. une fois par mois. Source d’espoir, cette fondation, outre C’est grâce à l’ALSC que le registre 1- Debout, devant un miroir, il faut inspecter les la conscientisation du grand public sur des cancers de la région du Grand Cadeux seins et vérifier qu’il n’y a rien d’anorla maladie par l’information et la sen- sablanca a vu le jour. L’ALSC contimal : par exemple un écoulement par le masibilisation des femmes, œuvre pour nue a soutenir sur le plan financier le melon, d’un liquide ou encore plus de sang développer les centres d’oncologie à registre pour assurer sa pérennité. travers tout le Royaume ( à Oujda, à Certes, tous ces efforts sont louables, crevasses, fossettes, plis ou peau qui pèle. Al Hoceima à Agadir ) pour renforcer mais les besoins comme les attentes 2- Il faut lever le bras droit et avec les trois doigts ceux de Rabat et de Casablanca. Elle d’ailleurs sont énormes. L’Etat, à lui de la main gauche, palper le sein droit, fers’est également fixée pour mission la seul, ne peut les assumer quelles que mement, attentivement et complètement. En création à proximité d’espaces d’héber- soient les ressources matérielles et hucommençant par la partie externe, il faut pargement temporaire pour les malades et maines disponibles, de surcroît si elles courir le sein en effectuant de petits cercles leurs familles « Maison de vie » notam- ne dépassent pas les 5% du budget avec les bouts des doigts ment à Agadir et à Casablanca. La réali- global du pays. La stratégie à adopter 3- Ce geste doit être terminer par le mamelon. sation de tels projets constitue un pas de dans ce domaine ne peut se concevoir Tout en examinant tout le sein, une attention plus dans la qualité de prise en charge que dans un cadre pluridisciplinaire particulière doit être portée à la zone entre le des malades en terme de confort, d’ad- et intersectoriel. Ainsi, institutions sein et l’aisselle, cette dernière comprise, pour hésion de traitement et d’amélioration gouvernementales et non gouvernechercher toute grosseur ou toute induration des résultats thérapeutiques. mentales, meneurs d’opinion, secteur Les efforts de dépistage précoce dé- privé… sont tous censés être implianormale sous la peau. ployés par l’Association vont être qués dans une telle action. Objectifs : 4- Il faut presser délicatement le mamelon et véconsolidés par la création de différents réduire les facteurs de risque, dépister rifier qu’aucun écoulement ne se produit. Si centres dédiés à cette fin dans des vil- les personnes à risques, assurer la prise c’est le cas, une consultation médicale s’imen charge des personnes exposées et les comme Rabat et Casablanca. pose de toute urgence. Asignaler que tout récemment l’ALSC, promouvoir un mode de vie sain. avec le soutien scientifique des laboraBilan de la campagne de dépistage du cancer du sein, 25 avril - 25 mai 2008 Bilan global en date du 10 juin 2008

CS Urbain CS Rural Total C. diagnostic C. hospitalier Total

Médecins formés 1485 815 2300

Séances sensibilisation 15829 9863 25692

Bénéficiaires 204636 109607 314243

Proportion des femmes fortement suspectes CS = Centre de Santé C. = Centre de

Femmes examinées 76406 44248 120654 6122 5024 11146

Femmes référées / Pourcentage Suspectes 7788 10,19% 2717 6,14% 10505 8,71% 693 11,32% 591 11,76% 1284 11,52% 1,06%

www.contrelecancer.ma

dossier

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De mère en fille : pourquoi ? « Le cancer du sein est devenu si fréquent que l’on parle d’« épidémie ». Pourtant ce type de cancer, comme tous les cancers, n’est pas transmissible. Même si l’hérédité est présente, elle n’est en cause que dans 5 à 8 % des cas. Cela veut dire que dans au moins 90 % des cas, la génétique n’est pas en cause. Et pourtant, on voit des familles où mère et fille(s) peuvent être atteintes, sans que le moindre gène ne soit en cause. Pourquoi ? « C’est qu’elles ont le même

mode de vie. Pourquoi les filles des mères atteintes du cancer du sein sont-elles atteintes plus tôt que leurs mères ? Tout simplement parce que le mode de vie des filles, semblable à celui de leur mère, a commencé plus tôt. Aujourd’hui ce mode de vie commence dès 15 ans. « Donc faire croire que le cancer est d’origine génétique, au sens héréditaire du terme, est un leurre, parfois savamment entretenu par les médias qui répètent comme des perroquets ce que

certains laboratoires colportent, même dans le milieu médical. « Il faut oser le dire, car toutes les preuves sont présentes dans la littérature scientifique. Les modes alimentaires et leurs mauvaises habitudes, la pollution atmosphérique et le tabagisme, les consommations hormonales plus ou moins inconscientes et trop longues, la première grossesse retardée, les traitements des stérilités de plus en plus nombreuses, les excès radiologiques… font le lit du cancer du sein. »

(Extrait du livre Comment enrayer l’épidémie des cancers du sein, Pr Henri Joyeux et Dr Bérengère Arnal-Schnébelen (Ed. François-Xavier de Guibert).

Les personne s diabétiques doivent porter lière à leurs pi une attention eds. particuLes personne s diabétiques ont avantage tion d’alimen à limiter leur ts gras. consommaUne personne diabétique co urt ques d’avoir une maladie ca de deux à quatre fois plus de risrdio-vasculair diabétique. e qu’une pers onne non Le lecteur de glycémie est indispensable diabète. pour bien cont rôler son Chez certaine s personnes di abétiques, l’ac et régulière pe tivité physique ut permettre de souten diminuer la pr Le diabète es ise de médicam ue t souvent asso ents. cié à l’obésité et au fait d’êt re inactif.

étiques ne personnes diab s le e qu l ai types de trav Il y a certains  ire forme de peuvent pas fa insuline sous l’ de nt so x émiants orau Les hypoglyc  çon, pour comprimés la meilleure fa t es s ue iq ys hypoglysensations ph le est en état d’ el si ir Se fier à ses vo sa  diabétique, de une personne s. les diabétique cémie. difficile chez us pl s pa t es n’ n La cicatrisatio  issable e maladie guér un t es e èt ab Le di  grossir. L’insuline fait es dentaires.  moins de cari t on s ue iq ét ab Les patients di 

Participez à l’élaboration du prochain dossier sur le diabète Envoyez-nous vos réflexions et remarques sur dossier@doctinews.com


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15 septembre

Journée mondiale du lymphome Le Journée mondiale du lymphome est une occasion pour dresser le bilan sur l’état des lieux de la maladie dans notre pays. Pour Pr Quessar, les actions d’information et de sensibilisation sont à intensifier pour une meilleure connaissance de cette pathologie auprès du grand public.

institutionnel

L

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e 15 septembre est la date choisie pour célébrer chaque année partout dans le monde, la Journée mondiale du lymphome. L’objectif commun, de cette journée, est de mieux faire connaître cette maladie et de réaffirmer la nécessité de s’engager collectivement pour l’amélioration de sa prise en charge. Le lymphome reste un mal qui ne tétanise pas autant qu’une maladie réputée par sa gravité comme le cancer du sein. Pourtant, il fait partie des pathologies cancéreuses. Annuellement, il toucherait plus de 2000 personnes au Maroc, plus de 200000 personnes décèdent chaque année dans le monde des suites d’un lymphome. Les symptômes du lymphome, notamment la fatigue et la fièvre, sont souvent mal interprétés et même ignorés. Malgré la gravité de cette maladie, la conscientisation du public de ce type de cancer est encore limitée. Pour Pr Quessar, présidente de la Société marocaine d’hématologie et coordinatrice du Groupe marocain d’étude des lymphomes, la Journée mondiale du lymphome est une occasion pour mener une action d’envergure de sensibilisation et de mobilisation, du grand public comme du corps médical, sur la nécessité d’améliorer le diagnostic et les soins offerts aux person-

nes qui en sont atteintes. Ceci satisfaire. « Un plan d’action est d’autant plus vrai si l’on efficace et global ne peut se sait que la méconnaissance de concevoir que dans un cadre la maladie et la relative diffi- multisectoriel, impliquant culté à identifier clairement ministères, ONGs, professes symptômes jouent en dé- sionnels de la santé du secteur faveur d’un public et diagnostic privé… », Contre le lymphome plus précoconclut Pr en nette recrudescence ce des lymQuessar. au Maroc, le diagnostic phomes. Le En marge reste l’arme fatale diagnostic de cette précoce journée, un constitue un des facteurs pri- atelier de formation a été ormordiaux de l’amélioration ganisé pour les journalistes. des chances de guérison. Animée par Pr Quessar, cette « L’accent que nous mettons rencontre scientifique s’est sur le diagnostic précoce, est déroulée le jeudi 11 septemparticulièrement important bre 2008 à Casablanca, sous pour un pays en voie de développement comme le Maroc, où l’accès aux produits thérapeutiques et aux soins – entre autres par insuffisance de structures spécialisées - est parfois très limité. », affirme Pr Quessar. Non traités, certains lymphomes peuvent entraîner la mort en moins de 6 mois. Le traitement qui est spécifique pour chaque type de lymphome, doit être fait dans un centre spécialisé par une équipe multidisciplinaire aguerrie à prendre en charge ce type de pathologie. Le lymphome est une maladie grave, tant par ses répercussions physiques, psychiques que socio-économiques. Les attentes et les besoins des malades sont fort nombreux et l’Etat à lui seul ne peut les

le thème : « Le lymphome. Cancer curable… si pris en charge à temps ». La création du blog « www. agirmaroc.org/contenu. fr.php?id_menu=87&lng=fr » et la distribution de brochures entrent également dans le cadre de la célébration de cette journée. Vu que beaucoup de Marocains ignorent tout sur le système lymphatique, sur leurs ganglions lymphatiques et la relation avec le lymphome, de telles actions visent à conscientiser le grand public sur la menace pour la santé que représente ce cancer dangereux.


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Entretien Entretien avec Pr Asmaa Quessar

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Quel est le bilan des quatre années d’existence de la société marocaine d’hématologie ? La Société Marocaine d’Hématologie (SMH) qui a été créée en 2004, a pour but de favoriser le développement de l’Hématologie, de promouvoir la recherche et les échanges en Hématologie et d’associer les personnes et les groupes qui s’intéressent à l’Hématologie. Entièrement dédiée à la formation initiale et continue en hématologie, la SMH mène plusieurs actions dans ce sens. A côté de l’élaboration de protocoles de prise en charge thérapeutique, elle formule des recommandations sur les conditions d’exercice de l’Hématologie et intervient auprès des instances et tutelles et les prises de position concernant tout sujet intéressant l’Hématologie dans notre pays. L’organisation des congrès et réunions est également une mission que la société Marocaine d’Hématologie s’est fixée. C’est ainsi qu’elle a organisé en avril dernier à Marrakech le 5ème Congrès Maghrébin d’Hématologie.

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Existe-t-il au Maroc un plan d’action pour lutter contre le lymphome ? Les lymphomes sont des cancers et par conséquent ils sont considérés au même titre que les autres tumeurs malignes. Notre pays est en phase de préparer un plan d’action pour lutter contre ces pathologies. Les lymphomes y seront inclus aussi. Ceci dit, la célébration de la Journée mondiale des lymphomes est une occasion pour entamer ces actions et il nous a paru important de commencer par la sensibilisation du grand public à mieux connaître son corps et reconnaître les premiers symptômes du lymphome. Qu’en est-il du registre des lymphomes ? Il n’y a pas encore de registre lymphomes. Toutefois, et comme vous le savez, le grand Casablanca a maintenant un registre de cancers, le premier en genre du pays et les lymphomes y sont aussi recensés. Notre objectif est de mettre en place un registre réservé aux lymphomes

Quel est l’apport du GMEL dans la prise en charge du lymphome dans notre pays ? Sous l’égide de la Société Marocaine d’Hématologie, a été créé le « Groupe marocain d’étude des lymphomes » (GMEL). Ce groupe s’est fixé comme objectifs la mise en place d’un registre des lymphomes, la définition d’une stratégie de prise en charge de ces cancers souvent curables et la réalisation d’activités de recherche clinique et biologique. Il compte parmi ses membres les professionnels de santé qui prennent en charge ces pathologies, des hématologues, des pédiatres, des internistes, des anatomopathologistes, des oncologues, des radiologues… Notre première action est en cours, c’est de faire l’état des lieux pour élaborer notre plan d’action.

De quoi avez-vous besoin pour atteindre ces objectifs ? De travailler et beaucoup travailler! Il s’agit de faire l’état des lieux pour savoir exactement le profil du lymphome dans notre pays et identifier la problématique, une mise à niveau (infrastructure et soignants) pour faire un diagnostic précoce et concis, la survie des malades en dépend. Il faut également multiplier les centres de soins spécialisés et avoir plus de moyens pour traiter ces patients. Enfin il ne faut pas négliger la contribution des anciens malades et de leur famille dans l’amélioration de la prise en charge des lymphomes. Dans ce cadre les associations de malades ont un rôle non négligeable dans le soutien, l’information et l’accompagnement des malades. Il est souhaitable de combler ce manque. Le lymphome est certes une forme grave de cancer, mais qui peut être stabilisé, voire guéri si sa prise en charge est suffisamment précoce.

Klarcine 250 mg et 500 mg clarithromycine . COMPOSITION : Chaque comprimé contient : Comprimé à : 250 mg 500 mg Clarithromycine (DCI). 250 mg. 500 mg Excipients : q.s.p. q.s.p. FORMES PHARMACEUTIQUES ET PRESENTATIONS : KLARCINE 250 mg : Comprimés enrobés en boîte de 12, KLARCINE 500 mg : Comprimés enrobés en boîte de 14. ACTIVITE : Antibactérien dérivé semi-synthétique de l’érythromycine A de la famille des macrolides. INDICATIONS : Adulte : Les indications de ce médicament sont limitées, chez l’adulte, aux infections dues aux germes définis comme sensibles : Comprimés à 250 mg et à 500 mg : • Sinusites aiguës lorsque l’utilisation d’une Bêtalactamine est impossible. • Exacerbations des bronchites chroniques. • Pneumopathies communautaires chez des sujets - Sans facteurs de risques - Sans signes de gravité clinique - En l’absence d’éléments cliniques évocateurs d’une étiologie pneumococcique.En cas de suspicion de pneumopathie atypique, les macrolides sont indiqués quels que soient la gravité et le terrain. • Traitement curatif des infections à Mycobacterium avium chez les sujets à VIH. Comprimés à 250 mg : • Angines documentées à Streptocoque A bêta-hémolytique, en alternative au traitement par bêtalactamines particulièrement lorsque celui-ci ne peut être utilisé. • Surinfections des bronchites aiguës. • Infections cutanées bénignes: impétigo, impétigénisation des dermatoses, ecthyma, dermohypodermite infectieuse (en particulier érysipèle), érythrasma. • Infections stomatologiques. Comprimés à 500 mg : • En association à un autre antibiotique (amoxicilline ou imidazolé) et à un antisécrétoire, éradication de Helicobacter pylori en cas de maladie ulcéreuse gastroduodénale. IL CONVIENT DE TENIR COMPTE DES RECOMMANDATIONS OFFICIELLES CONCERNANT L’UTILISATION APPROPRIEE DES ANTIBACTERIENS. CONTRE INDICATIONS : Absolues : - Allergie aux Macrolides. - Alcaloïdes de l’ergot de seigle (dihydroergotamine, ergotamine) mizolastine, cisapride, bépridil, pimozide. Relatives : Bromocriptine, cabergoline et pergolide, tacrolimus, ébastine, toltérodine, halofantrine, colchicine. MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS D’EMPLOI : • Mises en garde : Des colites pseudomembraneuses ont été observées avec pratiquement tous les agents anti-infectieux, dont les macrolides. Elles peuvent être de gravité modérée ou engager le pronostic vital. Dans le traitement des infections à Mycobacterium avium chez les sujets VIH positif, et afin de limiter l’émergence de souches résistantes, la clarithromycine doit être utilisée : - En association à d’autres antibiotiques et non pas en monothérapie. - Uniquement en traitement curatif du fait également de l’absence d’étude en prophylaxie. Ne pas associer à d’autres médicaments ototoxiques, et en particulier les aminosides. •Précautions d’emploi: - Un audiogramme devra être réalisé et une modification de la posologie sera envisagée en cas de baisse de l’acuité auditive ou de survenue d’acouphènes. - En cas d’insuffisance hépatique sévère, l’administration de la clarithromycine n’est pas recommandée, mais en cas de nécessité un contrôle des tests hépatiques doit être réalisé. - En cas d’insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/minute), l’allongement de la demi-vie impose soit une réduction de la posologie, soit un espacement des prises. INTERACTIONS : AFIN D’EVITER D’EVENTUELLES INTERACTIONS ENTRE PLUSIEURS MEDICAMENTS, SIGNALER A VOTRE MEDECIN OU A VOTRE PHARMACIEN LA PRISE DE TOUT AUTRES MEDICAMENTS MEME CEUX PRIS SANS ORDONNANCE MEDICALE. GROSSESSE ET ALLAITEMENT : • Grossesse : Il est préférable, par mesure de précaution de ne pas utiliser la clarithromycine au cours de la grossesse.• Allaitement : L’utilisation de la clarithromycine n’est pas recommandée chez la femme qui allaite. EN GENERAL IL CONVIENT AU COURS DE LA GROSSESSE ET DE L’ALLAITEMENT DE TOUJOURS DEMANDER AVIS A VOTRE MEDECIN OU A VOTRE PHARMACIEN. POSOLOGIES USUELLES ET VOIE D’ADMINISTRATION : - Voie orale. - DANS TOUS LES CAS IL FAUT STRICTEMENT SUIVRE LES INSTRUCTIONS DE VOTRE MEDECIN. Chez l’adulte ayant des fonctions rénale et hépatique normales : Comprimés à 250 mg : • Angines: 500 mg/jour en deux prises par jour. • Infections stomatologiques et cutanées bénignes : 500 mg/jour en deux prises par jour. • Infections bronchiques: 500 mg à 1000 mg /jour en deux prises par jour. • Sinusites aiguës et pneumopathies: 1000 mg/jour en deux prises par jour. • Infections à Mycobacterium avium chez les patients VIH(+) : 2000 mg/jour chez le sujet de plus de 50 Kg 1500 mg/jour chez le sujet d’un poids égal ou inférieur à 50 Kg en deux prises par jour. Comprimés à 500 mg : • Sinusites aiguës, exacerbations des bronchites chroniques, pneumopathies communautaires: 1000 mg/jour en 2 prises par jour. • Eradication de Helicobacter pylori en cas de maladie ulcéreuse gastroduodénale - Clarithromycine 500 mg matin et soir associée à amoxicilline 1000 mg matin et soir, et oméprazole 20 mg matin et soir, pendant 7 jours, ou - Clarithromycine 500 mg matin et soir, associée à amoxicilline 1000 mg matin et soir, et lansoprazole 30 mg matin et soir, pendant 7 jours. • L’amoxicilline peut être remplacée par le métronidazole ou le tinidazole à raison de 500 mg matin et soir. La trithérapie sera suivie : - pour le traitement débuté par l’oméprazole: par 20 mg d’oméprazole par jour pendant trois semaines supplémentaires en cas d’ulcère duodénal évolutif, ou 3 à 5 semaines supplémentaires en cas d’ulcère gastrique évolutif. - pour le traitement débuté par le lansoprazole : par 30 mg de lansoprazole par jour pendant 3 semaines en cas d’ulcère duodénal évolutif, ou 3 à 5 semaines supplémentaires en cas d’ulcère gastrique évolutif. - infections à Mycobacterium avium chez les patients VIH(+) : 2000 mg/jour chez le sujet de plus de 50 Kg, 1500 mg/jour chez le sujet d’un poids égal ou inférieur à 50 Kg , en deux prises par jour. Insuffisance rénale  : Il peut être recommandé de réduire la posologie de moitié si la clairance de la créatinine est < 30 ml/min (250 à 500 mg/jour selon le type d’infection) avec une seule dose quotidienne. Dans l’infection par Mycobacterium avium, il est recommandé d’utiliser une posologie de 1000 mg/jour. Insuffisance hépatique : En dehors du traitement des infections à Mycobacterium avium chez les sujets VIH (+) pour lequel il est nécessaire de réduire la posologie à 1000 mg/jour, l’emploi de la clarithromycine n’est pas recommandée. Sujet âgé : lorsque la fonction rénale est nettement diminuée, il peut être prudent de réduire la posologie. EFFETS INDESIRABLES : Comme tout produit actif ce médicament peut avoir des effets non souhaités et gênants : • Effets digestifs : nausées, vomissements, gastralgies, diarrhée. • Candidose buccale, glossite, stomatite. • Manifestations allergiques cutanées. • Augmentation transitoire des transaminases ASAT- ALAT pouvant aboutir exceptionnellement à une hépatite cholestatique. • Des rares cas d’acouphènes et d’hypoacousie, en règle générale réversibles à l’arrêt du traitement ont été rapportés à des doses supérieures ou égale à 1 g/jour sur des périodes de traitement prolongées. • Des rares cas de dysgueusies ont été rapportés. SIGNALER A VOTRE MEDECIN OU A VOTRE PHARMACIEN L’APPARITION DE TOUT EFFET NON SOUHAITE ET GENANT QUI NE FIGURE PAS SUR CETTE LISTE. SURDOSAGE : Conduite à tenir : Lavage gastrique et traitement symptomatique. LES MEDICAMENTS DOIVENT ETRE MAINTENUS HORS DE PORTEE DES ENFANTS. Liste I. Délivré sur ordonnance médicale.


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Phytothérapie.

Un allié de la femme contre la ménopause Face aux nombreux désagréments de la ménopause, la phytothérapie peut être d’un grand secours. Utilisées depuis la nuit des temps, les plantes médicinales ont fait preuve d’une bonne efficacité et tolérance.

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Diététque

Avec la collaboration du Dr Farid Tadlaoui Diététicien nutritionniste - Casablanca

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hénomène physiologique naturel, la ménopause était autrefois synonyme de vieillesse ou de fin de carrière. Aujourd’hui, cette perception tend à changer avec l’allongement de l’espérance de vie. A la cinquantaine, la femme est encore active et assume pleinement ses activités personnelles et professionnelles. Toutefois, cette étape de la vie s’accompagne d’un cortège de troubles, se manifestant essentiellement par des bouffées de chaleur, de l’irritabilité, une humeur dépressive, de l’anxiété, et autres troubles divers (asthénie, céphalées, prise de poids, etc). Les changements hormonaux font également partie de cette étape physiologique de la vie gynécologique, entraînant ainsi deux possibilités de risques fréquents : l’ostéoporose et l’athérosclérose, avec diminution du HDL cholestérol. Face à ces désagréments perturbateurs de son vécu quotidien, des remèdes existent pour les soulager. Le traitement phytothérapique peut être une alternative. Une alternative douce et naturelle La phytothérapie à la ménopause est une alternative au traitement hormo-

nal substitutif (THS). Tout comme le THS, le traitement phytothérapique permet aux femmes ménopausées d’obtenir des niveaux efficaces d’œstrogènes et de progestérones sans souffrir de ses éventuels effets secondaires et ses risques associés. Toutefois, il n’est prescrit qu’après accord du médecin traitant, et en présence de contre-indications au THS. Il repose sur la prescription de phytoestrogènes et de phytoprogestatifs. Deux remèdes phares. Le soja dont la graine est riche en isoflavones, constituant ayant des effets oestrogéniques, et le gattilier dont l’action mime la progestérone. La propriété la plus intéressante des isoflavones du soja réside sans doute dans leur capacité à maintenir la densité osseuse et le contenu minéral des os, comme cela a été démontré. En effet, une étude, publiée par l’American Journal of Clinical Nutrition (1994, 60, 333-340) a révélé que la prise de 80 mg d’isoflavones de soja pendant deux mois a rétabli une activité hormonale oestrogènique chez des femmes âgées en moyenne de 56 ans. D’autres études montrent que les principaux avantages apparaissent à partir d’une consommation quoti-

dienne de 50 mg de génistéine. A la conférence qui s’est tenue en 1996 à Bruxelles sur « Le rôle du Soja dans la médecine », plusieurs autres études ont confirmé cette activité et la réduction corrélative des symptômes associés à la ménopause. A côté de cet « aliment de la femme par excellence», il existe d’autres plantes qui ont une activité oestrogénique démontrée comme le trèfle rouge, Trifolium pratense, la réglisse, Glycyrrhiza glabra, qui est aussi phytoprogestérone, phytoandrogène et hypertensive, les châtons de saule blanc, Salix alba, le mouron rouge, Anagallis arvensis, le souci, Calendula officinalis, l’avoine, Avena sativa, le persil, Petroselinum crispum, le pamplemousse, Citrus grandis… Quant au gattilier, Vitex agnus castus très étudié récemment, il freine la sécrétion de prolactine par une action similaire à celle de la dopamine. Cette régulation de la prolactine aboutit par une action directe sur l’hypothalamus, non pas à la freination d’une hyperoestrogénie, mais à l’augmentation démontrée du taux de progestérone et au rétablissement du rapport oestrogènes-progestérone.

Le gattilier : une plante à effets hormonaux Le gattilier est un arbrisseau méditerranéen qui pousse dans toutes les régions à climat subtropical. Ses fleurs épineuses sont de couleur violette et il produit de petites baies rouges et jaunes. On les récolte à l’automne et elles ressemblent à des grains de poivre. Cette plante est réputée depuis au moins 400 ans avant J-C. pour traiter des problèmes de santé spécifiquement féminins. Au Moyen Âge il existait une croyance que les baies du gattilier supprimaient la libido, pour cette raison les moines en mâchaient afin de rester fidèles à leur vœu de chasteté. Cette affirmation n’a cependant pas été confirmée de manière scientifique. Les fruits du gattilier sont riches en flavonoïdes et en huiles essentielles. Les effets du gattilier sont surtout hormonaux, particulièrement au niveau du cycle menstruel.


Doctinews - N°4 - Octobre 2008

zoom A propos des isoflavones de soja

L’alchémille, Alchemillia vulgaris, la peut se faire sans une connaissance de salsepareille, Smilax medica, la ver- la physiologie, de la physiopathologie, veine officinale, Verbena officinalis, des mécanismes d’action de la plante, la marjolaine, Origanum majoran de l’éventualité d’une toxicité. L’autoauraient également une action proges- médication ne peut être encouragée, térone-like, directe sur le corps jaune. et la prescription des phytohormones L’efficacité des phytohormones est dans le cadre de la ménopause doit être bien démontrée en assurant une cer- réservée au médecin averti. taine prévention des troubles cardio- Côté mesures hygiéno-diététiques, une vasculaires et de l’ostéoporose. Ces certaine préparation psychologique est plantes réduisent, en outre, ou font dis- nécessaire. Cette nouvelle étape que paraître les bouffées de chaleur et les représente la ménopause demande résueurs, avec en plus : un meilleur tonus flexion et attention. Il est essentiel que physique et psychique, une améliora- la femme comprenne qu’elle aborde là tion du sommeil, une diminution de la une nouvelle phase de sa vie physiosécheresse cutanée et vaginale et par- logique et qu’elle le fasse sans appréfois la réduction de certains troubles hension. urinaires. Cette réflexion que D’autres végétaux chaque femme doit Environ 80% de la peuvent être associés mener à sa manière, population mondiale à ces traitements, et ce avec l’aide éventuelle utilise des plantes à des fins spécifiques. d’un psychothérapeupour se soigner Ainsi, contre l’anxiéte, doit être conjuguée té par exemple, sont à un régime alimenefficaces des plantes comme l’eschs- taire parfaitement équilibré. Ce dernier choltzia, la balotte noire, la passiflore, doit diminuer globalement les viandes la fumeterre, la valériane ou encore pour les remplacer par de nombreux l’actée à grappes. Cette dernière est légumes et fruits frais (laitue et pomme particulièrement sédative chez les fem- en particulier), en privilégiant la prise mes qui ressentent une angoisse en fin de soja sous forme de «lait de soja», de bouffée. Pour les jambes lourdes, en de soupes à préparation instantanée, revanche, on peut utiliser le ginkgo bi- d’huile de soja pour les salades ou cruloba, la vigne rouge, l’hamamélis. En- dités, et en évitant l’alcool et le tabac fin, devant une sécheresse vaginale, le (nocifs en général mais plus encore au traitement de base peut être complété cours de cette période). par l’application d’huile d’onagre ou Enfin, une activité physique régulière de bourrache. est absolument nécessaire : marche à La prescription d’une phytothérapie à pied le plus souvent possible dans le la ménopause implique une informa- courant de la journée, gymnastique tion de la patiente, qui bien renseignée, douce deux ou trois fois par semaine, reste alors libre de choisir entre deux pratique d’un sport hebdomadaire alternatives et bénéficie ainsi d’une type natation, bicyclette, golf, ou tout thérapeutique nuancée et personnali- autre sport à condition qu’il soit non sée. Prescrire ou ingérer un végétal, ne violent.

Quels sont ses principaux constituants ? Diverses vitamines, glucides (30 %), isoflavones, lipides (18 %, dont peu de mauvais gras « saturé » et beaucoup de bon gras « lipides insaturés »), minéraux, protéines (36 %).

Comment les utiliser en phytothérapie ? Il n’y a pas de dosage clair sur la consommation d’isoflavones de soja. En se basant sur la consommation de soja des Asiatiques, on arrive à un dosage compris entre 50mg et 200mg d’isoflavones par jour. La plupart des études ont utilisé des dosages entre 30mg et 90mg. Une bonne posologie se situe entre 35mg et 50mg par jour, à prendre de préférence au moment du repas. Le minimum pour ressentir les effets bénéfiques étant de 30 mg par jour. Si possible répartir en deux prises dans la journée. Les effets peuvent varier d’un individu à l’autre et donc les dosages aussi. Commencer par une dose réduite, puis adapter le dosage par la suite. A noter que le soja frais a plus d’efficacité que les extraits d’isoflavones. En effet, il est plus complet et contient des substances non présentes dans les extraits qui améliorent l’assimilation et l’action des isoflavones. La dose minimale est ici de 25 gr de soja par jour. Quels sont leurs effets secondaires ? Même si le soja est consommé depuis longtemps, les extraits d’isoflavones sont un produit très récent, il n’y a donc que très peu de recul sur leur utilisation. Les effets sur le long terme ne sont pas encore établis. Voici quelques effets secondaires à la consommation d’isoflavones : - Constipation, nausée, problèmes gastriques légers, rougeurs ou asthme chez les personnes allergiques. Le soja, de part ses effets hormonaux, ne doit pas être consommé en même temps que des traitements hormonaux médicamenteux (traitement hormonal pour les femmes ménopausées, affections de la thyroïde …).


Doctinews - N°4 - Octobre 2008

Un parcours singulier « Atteint par le prurit de l’écriture », Kamal El Kholti n’a décidé de nous livrer une part de sa vie qu’à l’âge « adulte ». Le fruit de ses nombreuses et riches expériences, « vécues avec intensité et passion » partagées entre le Maroc et la France est « Un parcours singulier ».

sélection

M. Kamil El Kholti

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L

e point de départ de cette autobiographie est la naissance. « C’est à Paris, avant la seconde guerre mondiale, que j’ai vu le jour, un 3 novembre 1938 ». La résurrection des plus importantes étapes se poursuivent dans un ordre chronologique et un style simple. A travers les huit chapitres de l’ouvrage, l’auteur mène le lecteur dans un voyage entre les deux rives de la Méditerranée. Il nous fait vivre sa double identité, maroco-française du côté du Maroc et franco-marocaine, du côté de la France, avec une mère française, qui opte pour le Maroc et un père marocain, qui choisit la France. Mais la singularité du parcours ne se limite pas à

ce voyage. L’auteur nous livre aussi un témoignage personnel sur certains événements historiques restés sous-analysés. Son père, Mohamed El Kholti, nationaliste de première heure, a collaboré en 1932, avec Mohamed Balafrej à la création de la revue Maghreb et en 1933, il fonda avec Mohamed Bel Hassan El Ouazzani, l’Action du peuple qui militait pour des réformes au Maroc. Il a été nommé par S.M. le Roi Mohammed V, délégué du grand vizir aux PTT et à la Radiodiffusion. Mais après l’indépendance, il se retrouva au banc de touche pour ne pas dire au banc des accusés. On lui reprocha sa fidélité à Ben Arafa, le sultan fantoche que le peuple avait unanimement exécré. « (…) à mesure que ses espoirs de se voir proposer

un nouveau poste s’estompaient, le moral de mon père se dégradait. Les dirigeants du Maroc indépendant n’envisageaient même pas de le réintégrer dans son administration d’origine, sous le prétexte qu’il était un cadre métropolitaine, le pays avait certainement pléthore de cadres et à tout prendre il valait mieux s’attacher les services de conseillers techniques étrangers… A contrecoeur, il dut se résoudre à considérer l’éventualité d’un départ en France, le barrage de ses anciens amis politiques au Maroc lui interdisant toute ouverture professionnelle dans son propre pays », écrit l’auteur qui a décidé lui et sa mère Marcelle, qui fut directrice de l’école Pigier de Rabat, de rester au Maroc. De là sa vie a pris un nouveau tournant. Ses nombreuses et riches expériences, tant familiales, professionnelles qu’associatives, ont sculpté le portrait du personnage qu’on connaît aujourd’hui. Un personnage à casquettes multiples dont celles de Directeur des écoles Pigier à travers le Maroc, ancien cadre supérieur d’Esso, ancien gouverneur des Lions club, ancien champion du Rallye automobile, et même ancien Officier des Forces armées royales. Sans oublier que

Kamil El Kholti fait partie du premier noyau d’officiers marocains formés au lendemain de l’indépendance en 1956. Et pour clore en beauté son récit autobiographique, le narrateur choisit d’illustrer les moments forts ayant marqué sa vie, par l’art de la photographie qu’il a intitulé «Florilège d’images». « Belle histoire d’un homme de cœur qui par ses engagements professionnels, son investissement familial, son culte de l’amitié, a développé un parcours fondé sur le respect, l’estime de l’autre », écrit Etienne Mougeotte, directeur des rédactions du Figaro, dans la préface du livre.

Fiche technique Auteur : Kamil El Kholti Titre :

Un parcours singulier Date de publication : 2008 Edition : La Croisée des Chemins Préface : Etienne Mougeotte Couverture : Hassan El Glaoui Nombre de pages: 233 Prix : 85 Dhs


Doctinews - N째4 - Octobre 2008


Doctinews - N°4 - Octobre 2008

Venez rire un bon co Une dame arrive chez son médecin. Elle a des dents en moins, le visage tuméfié et les yeux au beurre noir. - Qui vous a fait ça, demande le médecin. - C’est mon mari. - Mais je croyais qu’il était en voyage d’affaires ? - Moi aussi... Dans la salle d’attente du gynécologue une patiente discute avec sa voisine et lui raconte: « Depuis que j’ai la pré ménopause, j’ai des mensualités tous les deux mois ».

Un client entre dans une pharmacie et s’exclame : « Il fait chaud dans votre pharmacie, on se croirait dans un zona ».

Envoyez-nous vos histoires vécues et drôles sur detente@doctinews.com Toute histoire publiée sera primée

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Dans un asile d’aliénés, un médecin fait sa tournée et tombe sur un patient qui a l’oreille collée au mur depuis déjà un quart d’heure. Le docteur s’approche du mur, colle l’oreille contre et tente d’écouter. Mais il n’y a strictement rien à entendre. Pas le moindre bruit. Alors il se tourne vers le fou et il lui demande: Mais, on n’entend rien du tout..... Le fou répond: Ouais, je sais. Et c’est comme ça depuis des mois!

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REPONSE N°3 SEPTEMBRE 2008 C R E E E I N E P A U R E C O N N A I L N H I L E C R E A B

F I L T R A T I O N

G V L G O M E R U S C H O N S O I S E E R E E B T U R N E L P L A U I R N S O R P T I O

H L E N L E

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Définitions

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1- Réseau de membranes cellulaires 2- Petite poche intracellulaire 3- Organite où se déroule la synthèse protéique 4- Unité de sens signifiant «cellule» 5- Support de l’information génétique 6- Non, ce n’est pas une cellule ! 7- Appareil de ... Ensemble de saccules applaties 8- Réticulum granaire (abréviation) 9- Unité de sens signifiant «noyau» 10- Entoure la cellule végétale, mais pas la cellule animale 11- Unité de sens signifiant «tissus» 12- Ouverture au niveau de l’enveloppe nucléaire 13- Réticulum ne portant pas de ribosomes (abréviation) 14- Délimité par la membrane cellulaire, il contient les organites 15- Structure mobile de certaines cellules épithéliales 16- Il contient la chromatine 17- Une autre unité de sens signifiant «noyau» 18- Siège de la respiration cellulaire

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s n o i t s e u



Numéro 004 Octobre 2008