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M A G A Z I N E

P R O F E S S I O N N E L

D ’ I N F O R M A T I O N

M É D I C A L E

N° 47 - AOÛT / SEPTEMBRE 2012 Pr Mhamed ed dH Harif, arif ar iif, ff, Di D Directeur irecteur ecteur du CHU Mohammed VI, Marrakech

Dispensé de timbrage, Autorisation n° 1397 - www.doctinews.com

« Avec le temps, je suis de plus en plus convaincu de la pertinence de mon métier et je pense que le mérite s’acquiert dans la difficulté. »

LES PARASITOSES UN DÉFI POUR LA SANTÉ DE L’HOMME FONDAMENTAUX EENFANTS/ADULTES NFANTS/ADULTES LA TRANSITION DANS LES MALADIES CHRONIQUES


Editorial

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SORTIES ESTIVALES

S’INVESTIR DAVANTAGE EN FAVEUR DE LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE l’approche de la plus importante période de vacances de l’année, nos routes enregistrent une montée en flèche des accidents de la circulation ! À l’origine de souffrances humaines considérables, ce problème de santé publique est également préoccupant de par son impact économique non négligeable.

À

Certes, les autorités concernées agissent. Mais ni l’entrée en vigueur du nouveau Code de la route, lancé il y a près de deux ans, ni les efforts consentis au niveau législatif, de contrôle, de répression et de sensibilisation en matière de sécurité routière n’ont atteint les objectifs escomptés. Et l’hécatombe continue ! Triste constat  , le Maroc est classé en tête des pays arabes en matière d’accidents de la route et en sixième position au classement mondial, avec une moyenne annuelle de plus de 3 800 morts, et une moyenne quotidienne de 10 morts et un blessé chaque minute, en plus de 11 milliards de dirhams de dégâts matériels par an. Pourtant, un accident de la route n’est pas une fatalité. Globalement, ce sont le non respect du code de la route, le mauvais état mécanique des véhicules et l’excès de vitesse qui transforment nos sorties estivales -ou autres- en cauchemar. Chacun le sait, conduire est un exercice complexe. Outre la maîtrise des connaissances requises, la possession de bonnes techniques de conduite, l’adoption d’un bon comportement, une bonne santé physique et mentale, d’autres facteurs, souvent négligés, peuvent affecter la vigilance du conducteur, et donc son temps de réaction. En dehors de la fatigue, et la somnolence qu’elle peut causer, l’absorption de substances psychoactives -fortement déconseillés au volant-, les accidents sont notamment dus à ces automatismes que certains usagers oublient fréquemment. Une récente étude, menée en France, révèle en effet qu’un tiers (36%) des voitures reste bloqué sur la voie du milieu en journée, et plus de la moitié (53%) la nuit, qu’un conducteur sur quatre roule trop près du véhicule qui le précède et que les feux clignotants sont sous-utilisés lors des dépassements. Ainsi, le non recours aux clignotants lors de changements de file, le mauvais usage des voies de circulation et le non respect des distances de sécurité doivent être tout autant incriminés que les facteurs cités plus haut. La solution étant d’abord une question de bonne volonté individuelle avant d’être politique ou autre, le bon sens nous commande donc d’agir autrement dès aujourd’hui ! Bonnes vacances à toutes et à tous et, prudence au volant !

LE NON RESPECT DU CODE DE LA ROUTE, LE MAUVAIS ÉTAT MÉCANIQUE DES VÉHICULES ET L’EXCÈS DE VITESSE TRANSFORMENT NOS SORTIES ESTIVALES -OU AUTRES- EN CAUCHEMAR. Par Ismaïl BERRADA


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Sommaire

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INTERVIEW 36 PR MHAMED HARIF, Directeur du CHU Mohammed VI, Marrakech

INTERVIEW

FONDAMENTAUX 20 ENFANTS/ADULTES La transition dans les maladies chroniques

ALTERNATIVE 42 STENTS MULTICOUCHES MODULATEUR DE FLUX Le traitement endovasculaire révolutionnaire des anévrismes

INSTITUTIONNEL 40 L’AMECHO, ASSOCIATION DES MÉDECINS ÉCHOGRAPHISTES ation continue cont co ntin inue ue simple simple ett eeffi fficccace ffi ace Une formation

FFUNGI UNGI GI

AMIBIASE A MIIB M BIIA ASSSEE MÉTAZOAIRES MÉTAZO MÉ ÉTAZO OAIRE O AIREES

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TOXOPLASMOSE TTOX OXXOPLA XOPLA ASM AS MOSEE MO

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CHAMPIGNONS CHA C AMPIG AM GNO G NO ONS HELMINTHES HELM MINTH HESS

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PROTOZOOSE PR ROTOZO ROTO OOS OSSE

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PARASITOSES P ARA ASSITTO OS PROTOZOAIRES

ANOPHÈLE A N HÈLLE NOPH

TOXOPLASMOSE

PALUDISME P ALUDIISM ISME

LES PARASITOSES ASSITTOS OSES ES

Un défi pour lla santé nté té ddee ll’homme ’hhomm me

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ENFANTS/ADULTES

PHARMACOVIGILANCE 46 PRODUITS COSMÉTIQUES Appel au renforcement de la réglementation

FLASH SANTÉ 10 TROUBLES DE DIFFÉRENCIATION SEXUELLE Un traitement basé sur une approche multifactorielle

UNIVERS PHARMA 22 CERTIFICAT UNIVERSITAIRE « ESSAIS CLINIQUES » Remise de diplômes aux lauréats

GLOSSAIRE 26 ANTIFONGIQUES DERMIQUES

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STENTS MULTICOUCHES MODULATEUR DE FLUX

SÉLECTION 48 COMPRENDRE ET SOULAGER LA DOULEUR Double regard sur un problème de santé publique

Directeur de publication et de la rédaction, Ismaïl BERRADA - Consultante à la Rédaction, Maria MOUMINE - Rédactrice en chef, Corinne LANGEVIN - Journalistes, Elise RODRIGUEZ et Chafik ETTOUBAJI - Secrétaire de rédaction, Amina LAHRICHI Design et infographie, Yassir EL HABBI - Direction commerciale, A. BERRADA - Chef de publicité, Leila BAHAR Impression, Idéale - DOCTINEWS est édité par Prestige diffusion, 81, avenue Mers Sultan, 5e étage, CP 20100, Casablanca. Tél. : +212 5 22 27 40 46/69 - Fax : +212 5 22 27 40 32 - E-mail : contact@doctinews.com - Site : www.doctinews.com Dossier de presse : 08/22 - Dépôt légal : 2008 PE0049 - ISSN : 2028 00 92 - DOCTINEWS est tiré à 25.000 exemplaires M A G A Z I N E P R O F E S S I O N N E L D ’ I N F O R M AT I O N M É D I C A L E


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Flash Santé

RÉSEAU INTERNATIONAL DE LA MALADIE DE GOUGEROT

AMMAIS REPRÉSENTE LE MAROC Les professionnels se mobilisent pour aider les patients.

L’association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS) a organisé, le 5 mai dernier à Casablanca, avec le soutien de la fondation Omar Tazi et des laboratoires Sothema, une conférence confrontant professionnels de la santé et malades sur les syndromes secs et la maladie de Gougerot Sjögren. Sous la modération des Pr Elkabli Hassan, Mohattane Hamid et du Dr Najib Tarik, le diagnostic, l’historique et la prise en charge de cette problématique ont fait l’objet d’exposés de la part des Pr ou Dr Badre

Latifa, anatomopathologiste, Bartal Mohamed, pneumologue, Jalil Elattar, biologiste, Moudatir Amina, interniste, Moussayer Khadija, présidente de l’association, Ouhadi Souad, ophtalmologue, ainsi que de Mme Sefiani Rachida, enseignante d’histoire-géographie. A leur tour, les représentants de l’association ont apporté des précisions à propos de cette manifestation et de la pathologie. Melle Hind Benziane a expliqué que cette première rencontre s’inscrivait dans le cadre du réseau international de lutte contre ces maladies « International Sjogren Network  », dont AMMAIS est membre depuis fin 2011. Créé en 2009, il regroupe les associations de 23 pays (Europe, Inde, Japon, Russie...). Mme Alaoui Chekkouri Nezha, elle-même atteinte de la maladie de Gougerot, a éclairé l’assistance sur les difficultés de la gestion au quotidien de cette maladie et sur les souffrances qu’elle génère. Enfin, Mme Ghouassi Perez Khadija a indiqué qu’AMMAIS lance un appel aux pouvoirs publics pour que la maladie de Gougerot soit reconnue comme une affection de longue durée (ALD) de par son caractère invalidant et chronique et pour que soient introduits au Maroc deux médicaments -la pilocarpine et la ciméveline- efficaces dans l’amélioration des sécrétions salivaire et lacrymale. De riches débats sur ces syndromes, émaillés de questionnements, ont marqué cette journée qui fera désormais l’objet d’un rendez-vous annuel régulier.

CONSOMMATION DE LAIT

INSUFFISANTE AU MAROC « Une bonne nutrition pour tous », tel est le thème des journées de sensibilisation organisées par l’institut Yawmy, l’interface de Centrale Laitière à destination du grand public et du public médical, dans les centres hospitaliers de Fès, Marrakech, Rabat, Casablanca et Agadir entre mai et juin derniers. Plus de 2 000 mamans et enfants ainsi que 400 médecins et infirmiers ont assisté aux activités organisées lors des ces journées, clôturées le 28 juin dernier à l’hôpital des enfants Abderrahim Harouchi de Casablanca. L’objectif visé consistait à sensibiliser le grand public et les professionnels de la santé aux bonnes pratiques nutritionnelles. A travers des conférences et des ateliers ludiques,

les participants ont pu découvrir les bienfaits d’une alimentation équilibrée, composée d’aliments variés, dont le lait, un produit encore sous-consommé au Maroc. En effet, les Marocains n’en consomment que 2 à 3 fois par semaine alors que les organisations internationales recommandent d’en consommer 3 fois par jour, en moyenne. Or, des études révèlent que le lait a un impact positif sur le diamètre et l’épaisseur des os longs pendant la croissance, sur la réduction du risque de cancer colorectal et sur la diminution du risque de maladies cardiovasculaires, en particulier chez les gros consommateurs de yaourts et laits fermentés. D’où l’intérêt d’une sensibilisation élargie.

FORMATION

NOUVEAU MASTER INGÉNIERIE DE LA SANTÉ L’Ecole supérieure d’ingénierie de la santé et de management de projet (ESISMP) propose une nouvelle formation. Il s’agit d’un master « Ingénierie de la Santé » de l’Université Montpellier 1, délocalisé à l’ESISMP à l’issue duquel les lauréats pourront s’inscrire en thèse de doctorat à l’université de Montpellier. Ouverte aux médecins, chirurgiens dentistes, pharmaciens, biologistes, chimistes, physiciens et ingénieurs, cette filière comporte plusieurs spécialités, notamment la recherche clinique et management de projet (option

coordination des essais clinques) et la conception et production des produits de santé et management de projet (option médicament). Le corps professoral qui encadrera cette formation, agrémentée de plusieurs stages en milieu industriel, sera composé d’enseignants des facultés marocaines et françaises, de professionnels de l’industrie pharmaceutique, de l’environnement et de la santé. Les dossiers de candidature sont à retirer sur le site web: www.esismp.com ou au secrétariat de l’école.


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XXXIIIe JEUX MONDIAUX DE LA MÉDECINE ET DE LA SANTÉ

LE PROFESSEUR EL BOUSSIRI DÉCROCHE UNE 4e MÉDAILLE D’OR

Une médaille bien méritée pour le Pr Khalid EL BOUSSIRI.

Le Pr Khalid El Boussiri, professeur à la faculté de médecine dentaire de Casablanca, a remporté la médaille d’or de judo lors des XXXIIIe Jeux mondiaux de la médecine et de la santé qui se sont déroulés à Antalya en Turquie, du 7 au 14 juillet derniers. Cet événement sportif, ouvert à tous les professionnels de la santé, comprend plusieurs disciplines comme le basket-ball, l’athlétisme, l’escrime, le tennis, le tir olympique et, bien sûr, le judo, sport dans lequel le Pr El Boussiri s’est particulièrement distingué. Ce judoka marocain, qui a été soutenu durant cette aventure sportive par les laboratoires Afric Phar, a ainsi décroché sa quatrième médaille d’or depuis sa première participation à cette compétition en 2007, dans la catégorie des 73 kg. A 49 ans, il a dominé tous ses adversaires, faisant preuve d’une détermination sans faille. « Je pense que ma bonne préparation physique a été déterminante dans cette victoire. Il faut dire que j’accorde une grande importance à cet aspect lors de mes entraînements. Je travaille beaucoup le cardio dans une salle de fitness pour améliorer ma résistance et mon endurance », explique-til. « En judo, il faut développer ce que les spécialistes appellent « la force explosive », un élément décisif dans les attaques, tout en améliorant sa capacité de résistance à l’effort. Lors des combats, nous sommes souvent amenés à porter des attaques puissantes qui exigent beaucoup de force. Cela dit, pour espérer remporter la victoire, il est primordial de bien gérer son effort pour ne pas s’épuiser en fin de match et permettre à l’adversaire de reprendre l’avantage. » Né à Mohammedia, le Pr Khalid El Boussiri s’est très tôt intéressé au judo. Inscrit d’abord à

l’ADM, le club de judo des douaniers, il poursuit la pratique de ce sport en France, durant ses études universitaires. « J’ai démarré le judo à l’âge de 13 ans avec l’ADM. Lorsque j’ai eu mon bac en 1982, je suis parti en France. La première chose que j’ai faite alors après mon inscription à la fac a été de m’inscrire à un club de judo. J’ai commencé à participer à des compétitions régionales et interuniversitaires, et j’ai remporté bon nombre de titres. A mon retour au Maroc, je me suis réinscrit à mon ancien club, l’ADM. Depuis, je m’entraîne régulièrement avec ses membres. J’avoue que je suis le plus vieux judoka de la salle ! », confie-t-il. Vice-président de la fédération royale marocaine de judo, le professeur judoka œuvre sans relâche pour l’introduction de cette discipline sportive dans les écoles et les universités marocaines, une excellente option, selon lui, pour former les futurs champions. « En tant que président de la commission « sports études et sports universitaires » au sein de la fédération, mon objectif est d’aider à la création d’une filière « sport étude judo » au Maroc. Je suis persuadé que nous ne pouvons former des champions de judo au Maroc qu’à travers cette voie. Actuellement, de jeunes judokas talentueux âgés entre 15 et 16 ans doivent très souvent abandonner le judo pour poursuivre leurs études. Une filière sport étude « option judo » leur permettrait de poursuivre leurs études tout en pratiquant le judo de haut niveau. Nous gagnerons alors des champions qui défendront dignement les couleurs nationales dans les compétitions internationales », affirme-t-il. Des attaques puissantes qui exigent beaucoup de force.

MÉDECINE MANUELLE ET OSTÉOPATHIE

UN DIU POUR LA RENTRÉE L’université de Tours, sous l’égide de la Société marocaine de médecine manuelle et ostéopathie (SOMAMMO), organise un Diplôme Inter-Universitaire (DIU) de médecine manuelle et ostéopathie. Cette formation, destinée aux médecins généralistes et spécialistes, se déroulera à Fès et Rabat. Etalée sur deux ans,

elle s’organise autour de 5 séminaires de trois jours chaque année. Les candidats intéressés ont jusqu’au 15 septembre pour présenter leur dossier. Pour toute information complémentaire, contacter le Dr Bouabid Moustahfid par téléphone au : 06 67 46 10 64 ou par mail : bmoustahfid@yahoo.fr


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NEUROCHIRUGIE

DEUX CHIRURGIES CÉRÉBRALES ÉVEILLÉES RÉALISÉES AU MAROC Une équipe composée de neurochirurgiens anesthésistes, neurologues et orthophonistes a réalisé les 21 et 22 juin dernier au CHU de Marrakech, en collaboration avec des neurochirurgiens de l’hôpital La Timone de Marseille, les premières chirurgies cérébrales éveillées au Maroc. Deux patients, âgés de 41 et 34 ans, ont été opérés en condition éveillée pour des tumeurs en zone fonctionnelle. L’exérèse tumorale a été respectivement subtotale et totale avec un excellent résultat fonctionnel dans les deux cas. Développée il y a quelques années, cette technique permet de préserver ou d’améliorer les fonctions neurologiques essentielles du patient telles que le langage ou la motricité. Elle s’applique aux lésions tumorales vasculaires ou épileptogènes situées en zones hautement fonctionnelles, jugées inopérables il y a une dizaine d’année ou pourvoyeuses de séquelles neurologiques très invalidantes pour la qualité de vie du patient. La chirurgie cérébrale éveillée se déroule en trois phases. Le patient, sous anesthésie, est mis en position latérale avec regard horizontal et tête fixée par une têtière à pointes de Mayfield. Le neurochirurgien infiltre les pédicules nerveux à la Naropeine et réalise le tracé de l’incision. Il procède ensuite à l’incision cutanée et la taille du volet, puis à l’ouverture de la dure-mère. Lors de la deuxième phase, le patient est réveillé afin de subir des tests neuropsychologiques du langage, de la motricité, du schéma corporel et du champ visuel en fonction de la localisation de la lésion. Cette étape vise à déterminer les zones fonctionnelles essentielles à préserver obligatoirement lors de l’intervention. Une fois la cartographie fonctionnelle établie, le neurochirurgien procède à l’exérèse de la lésion la plus optimale possible en réalisant des stimulations de contrôle au fur et à mesure de l’intervention. Enfin, lorsque les tests sont terminés, le patient est à nouveau endormi pour procéder à la fermeture durale et la remise en place du volet et des différents plans de paroi. A son réveil, il sera soumis à un examen neurologique d’usage, et, à 48 heures, une IRM permettra d’évaluer le pourcentage de résection. Un suivi régulier sera ensuite instauré.

ALLAITEMENT

SEMAINE DE SENSIBILISATION Organisée du 1er au 7 août, la semaine mondiale de l’allaitement maternel est l’occasion pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS) d’insister sur les vertus du lait maternel pour les enfants, et surtout les nouveaux-nés. Dans le monde, moins de 40 % des nourrissons de moins de six  mois sont allaités exclusivement au sein. L’OMS considère que la sensibilisation des familles et des mères sur les bienfaits de l’allaitement au sein pourrait sauver de nombreuses vies. Elle recommande l’allaitement exclusif durant les six premiers mois. En effet, le lait maternel apporte tous les nutriments nécessaires au développement des nourrissons et contient des anticorps qui les protègent des maladies courantes telles que la diarrhée et la pneumonie, les deux premières causes de mortalité de l’enfant dans le monde. Bénéfique pour l’enfant, l’allaitement l’est également pour la maman. Il atténue le risque de cancer du sein et de l’ovaire et aide à espacer les grossesses.

TROUBLES DE DIFFÉRENCIATION SEXUELLE

UN TRAITEMENT BASÉ SUR UNE APPROCHE MULTIFACTORIELLE Les troubles hormonaux et génétiques responsables des pathologies de différenciation sexuelle ont été l’un des thèmes phares de l’Atelier international sur les troubles de la différenciation sexuelle qui s’est tenu du 13 au 14 juillet derniers, à Casablanca. Pour le Dr Farida Jennane, professeur spécialisée en endocrinologie pédiatrique à l’hôpital universitaire d’enfants Abderrahim Harouchi de Casablanca, ces troubles s’expliquent par une anomalie ou un dysfonctionnement au niveau des fonctions génétiques et biologiques du fœtus, au cours de la grossesse. « Les étapes qui déterminent le sexe du fœtus sont régies par des facteurs génétiques et biologiques. Lorsqu’une anomalie se produit à l’un de ces niveaux, cela peut avoir comme conséquence un enfant avec un sexe différent de son génotype », a-t-elle expliqué. « Ce phénomène, purement anatomique, biologique et génétique n’a aucun lien avec la psychologie ou les orientations sexuelles de l’enfant et peut être traité aujourd’hui par la chirurgie.» Près de 200 cas de ce type de pathologie ont été recensés à Casablanca. Ce chiffre est toutefois loin de refléter la réalité car la plupart des parents et des personnes touchés par ces troubles ne consultent pas les centres spécialisés. « Bon nombre de parents refusent catégoriquement l’idée que leur garçon, élevé comme tel depuis sa naissance, soit une fille. Pour eux, il s’agit d’un véritable drame que de voir leur enfant changer de sexe », a souligné le Pr Jennane. Quand ils consultent, la plupart des parents se présentent tardivement, ce qui complique parfois la prise en charge des troubles dont souffre leur enfant. Toutefois, face à de telles pathologies, les spécialistes conseillent d’être vigilants et de ne pas prendre hâtivement des décisions qui peuvent parfois avoir des conséquences dramatiques sur l’enfant. « La décision d’une intervention chirurgicale est prise en concertation avec les médecins de différentes spécialités qui évaluent, à la lumière des données biologiques, anatomiques, génétiques et psychologiques dont ils disposent, les chances de réussite d’une telle intervention. Elle est ensuite longuement discutée avec les parents de l’enfant. Cette démarche permet de minimiser les risques liés à l’impact du changement de sexe sur l’enfant. Nous avons eu par le passé des cas où des garçons et des filles sont allés même jusqu’à se suicider, car ils n’ont pas réussi à assumer leur nouvelle identité », a noté le Pr Jennane. Elle a également insisté sur le rôle des pédiatres et des généralistes dans le diagnostic des troubles et l’orientation des enfants et des parents vers les centres spécialisés. « Aujourd’hui, nous disposons de spécialistes compétents qui peuvent accompagner les parents et leur enfant dans cette démarche. Pour cela, il est nécessaire de consulter rapidement pour choisir la prise en charge la plus adéquate », a-t-elle conclu.


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MALADIES TRANSMISSIBLES

SURVEILLER POUR MIEUX CONTRÔLER L’Institut national d’administration sanitaire (INAS) et le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) ont organisé le 1er colloque de santé publique du 11 au 12 juillet derniers, à Rabat. La première journée a été consacrée à l’accès universel aux services de santé reproductive, thème central de la manifestation, et la deuxième a accordé une large place aux maladies transmissibles et au système de surveillance mis en place au Maroc. Selon le Dr Majda Aghoutane, étudiante en épidémiologie à l’INAS, les diarrhées dues au rotavirus, un virus responsable de la plupart des gastroentérites aiguës qui surviennent chez les enfants, constituent la deuxième cause de mortalité chez les enfants âgés de moins de cinq ans après les infections respiratoires. Jusqu’en 2006, les spécialistes disposaient de peu de données au Maroc pouvant expliquer les étiologies de ces diarrhées. Les autorités de tutelle ont alors pensé à mettre en place un système de surveillance des gastroentérites à rotavirus. L’objectif de ce dernier consistant à estimer la charge de morbidité des gastroentérites à rotavirus, à décrire les caractéristiques démographiques et cliniques de ces infections, à déterminer

les souches circulantes du virus et à orienter les stratégies de prévention. Ce système a permis de déterminer la charge de la morbidité des gastroentérites à rotavirus, qui est de l’ordre de 39 %. Il a également révélé que le rotavirus est responsable de 40 % des cas d’hospitalisation dues aux diarrhées chez les enfants. Les spécialistes comptent par ailleurs l’utiliser pour évaluer l’impact de l’introduction du vaccin contre le rotavirus au Maroc. Le Dr Aghoutane a expliqué que la pérennité de ce système doit être assurée pour espérer pouvoir contrôler les souches du virus circulant au Maroc et évaluer ainsi en permanence l’efficacité du vaccin. En ce qui concerne la rage, maladie à déclaration obligatoire, le Maroc a mis en place, dès 1986, un programme national multisectoriel de lutte pour réduire à court terme son incidence et l’éliminer à terme. Selon le Dr Abdelkacem Ezzahidi, étudiant en épidémiologie à l’INAS, le Maroc enregistre 22 cas de rage en moyenne chaque année. Il a précisé que le système de surveillance épidémiologique de la rage humaine est de qualité moyenne. Pour l’optimiser, ce spécialiste recommande, entre autres, d’alléger la fiche de déclaration d’un cas de rage humaine et de redynamiser la collaboration

Dr Omar EL MENZHI.

et la coordination entre les intervenants. D’autres pathologies transmissibles ont été évoquées avec des communications orales consacrées à la leishmaniose, aux infections respiratoires aiguës, à la tuberculose pulmonaire, donnant lieu à des échanges fructueux entre intervenants et participants.

DÉFICITS IMMUNITAIRES PRIMITIFS

LE MAROC À LA TRAINE La prise en charge des déficits immunitaires primitifs au Maghreb a été l’une des nombreuses thématiques débattues lors du 5e Congrès annuel sur la prédisposition génétique aux infections qui s’est tenu à Rabat, du 22 au 23 juin derniers, à Rabat. Organisé par la Société marocaine des déficits immunitaires primitifs (MSPID), en collaboration avec la Société marocaine des maladies de l’appareil digestif (SMMAD) et le Centre national de transfusion sanguine (CNTS), cet événement scientifique a permis de dresser un état des lieux de ces pathologies dans les différents pays du Maghreb. « Au Maroc, nous manquons

cruellement d’unités spécialisées dans la prise en charge des enfants souffrant de déficits immunitaires primitifs », a expliqué le Pr Ahmed Aziz Bousfiha, responsable de l’Unité d’immunologie clinique au CHU Ibn Rochd et président de la MSPID. En fait, le manque de personnel qualifié constitue un autre handicap dans la prise en charge de ces pathologies. « Nous ne disposons que de deux médecins spécialisés dans ce type de pathologies dans tout le Maroc, ce qui est très insuffisant au regard du nombre croissant d’enfants souffrant de DIP dans notre pays. Rien qu’à Casablanca, nous avons 389 malades qui nécessitent un suivi permanent », a-t-il précisé. Près

de 20 % de ces malades requièrent une greffe de la moelle osseuse. En l’absence de cadre adéquat pour la pratique de cette greffe, « chaque mois, nous assistons impuissants à l’agonie d’un à deux enfants car nous n’avons pas les moyens de les traiter, alors que dans d’autres pays tels que la Tunisie et l’Arabie Saoudite, les enfants atteints de ces pathologies peuvent recevoir une greffe et mener une vie normale », a regretté le Pr Bousfiha. « Il est urgent de réagir pour mettre fin à cette situation qui devient intenable. Nous devons mettre en place rapidement des unités spécialisées pour améliorer significativement la qualité de vie de ces enfants », a-t-il ajouté.

C C d T a o d O p l s p r l o ê E L a c : e d d d r


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CIFLOXINE

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Ciprofloxacine chlorhydrate

Ciprofloxacine doublement micronisée Bactéricide à large spectre: - Puissance contre les germes Gram négatif. - Profil pharmaceutique favorable. - Elimination urinaire sous forme active.

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Boîtes de 10 et 20 comprimés

Boîtes de 10 et 20 comprimés

1 à 2 comprimés par jour pendant 5 à 10 jours selon l''infection CIFLOXINE 250 et 500 mg. Ciprofloxacine chlorhydrate. COMPOSITION : chaque comprimé contient : ciprofloxacine (DCI) chlorhydrate …………250 mg ou 500 mg . Excipients : …….q.s.p. formes pharmaceutiques :Boîte de 10 et de 20 comprimés enrobés. PROPRIETES : la ciprofloxacine est un antibiotique de synthèse de la famille des fluoroquinolones . Elle agit sur un grand nombre de micro-organismes (activité bactéricide par inhibition de l’ADN-gyrase bactérienne). Elle ne représente pas de résistance croisée avec les pénicillines, les céphalosporines, les tétracyclines, et les aminosides. INDICATIONS THERAPEUTIQUES : la ciprofloxacine est indiquée chez l’adulte dans le traitement : ● de l’urétrite gonococcique chez l’homme, ● des infections urinaires basses et hautes, compliquées ou non (y compris prostatite),● les infections intestinales, de relais des infections ostéoarticulaires, ● des infections ORL suivantes : - sinusite chronique,-poussées de surinfection des otites chroniques (quelle que soit leur nature), et des cavités d’évidement, -préparations pré-opératoires des otites chroniques ostéitique ou cholestéatomateuses, - traitement de relais des otites malignes externes, des suppurations bronchiques, notamment quand un bacille Gram- est suspecté, à l’exception des infections pneumococciques, : chez le sujet à risque( éthylique chronique, tabagique, sujet de plus de 65 ans, immunodéprimé), chez le bronchitique chronique lors des poussées itératives, chez les patients atteints de mucovisidose ; - des infections sévères a bacilles Gram- et à staphylocoques sensibles dans leurs localisations rénale ou uro-génitale, y compris prostatique, pelvienne, gynécologique, intestinale, hépatobiliaire, ostéo-articulaire, cutanée, ORL et respiratoire. Chez l’enfant à partir de 5 ans atteint de mucoviscidose, dans des cas exceptionnels, après avoir examiné le rapport bénéfice-risque, traitement des suppurations bronchiques microbiologiquement documentées à Pseudomonas aeruginosa. –les streptocoques et les pneumocoques n’étant que modérément sensibles à la ciprofloxacine, le produit ne doit pas être prescrit en première intention lorsque ces germes sont suspectés. CONTRE-INDICATIONS : CIFLOXINE 250 et 500 mg est contre indiqué : en cas d'hypersensibilité à ciprofloxacine, à l’un des composants du médicament, ou à un produit de la famille Quinolone. – chez l’enfant et l’adolescent jusqu’à la fin de la période de croissance, chez la femme enceinte ou qui allaite. En cas de doute consulter votre médecin ou votre pharmacien. PRECAUTION D’EMPLOI : signaler à votre médecin toute allergie ou problème médical dont vous souffrez (ou vous avez souffert), et plus spécialement des atteintes rénales, crise épileptique (convulsions), troubles du système nerveux central (neurologique). Il est recommandé de boire des liquides en abondance pendant le traitement par ciprofloxacine. INTERACTIONS : afin d’éviter toute interaction entre la ciprofloxacine et certains médicaments, il est important de signaler à votre médecin la prise de tout autre médicament, même ceux non soumis à une prescription médicale. Il est recommandé de prendre la ciprofloxacine au moins -1 à 2 heures avant ou 4 heures après l’administration par voie orale de sucralfate, de fer, d’antiacides, et d’anti-rétro-viraux,- contrôler surveiller et même parfois éviter, l’administration simultanée de la ciprofloxacine avec : la théophylline, la ciclosporine, des anti-inflammatoires non stéroïdiens (à l’exception de l’acide acétylsalicylique), la warfarine, le glibenclamide (antidiabétique), le probénécide et le métoclopramide. En cas de doute consulter votre médecin ou votre pharmacien. MISE EN GARDE : en cas de douleur ou des inflammations du tendon d’Achille, arrêter le traitement, rester au repos complet et informer immédiatement votre médecin. GROSSESSE ET ALLAITEMENT : il est recommandé de ne pas utiliser la ciprofloxacine ni pendant la grossesse, ni au cours de l’allaitement. Si vous êtes enceinte, vous voulez l’ être, ou allaitante informer votre médecin pour qu’il puisse considérer un autre traitement. En général, il convient au cours de la grossesse ou d’allaitement de toujours demander avis à votre médecin ou à votre pharmacien avant d’utiliser un médicaments. EFFET SUR LA CAPACITE DE CONDUIRE OU D’UTILISER DES MACHINES : la ciprofloxacine peut altérer la capacité de conduire des véhicules ou d’utiliser des machines. Le risque augmente avec l’ingestion simultanée de boissons alcoolisées. USAGE CHEZ LES ENFANTS : la ciprofloxacine peut être administrée aux enfants que si (et toujours) après avis médical, les bienfaits excèdent clairement les risques possibles. Posologie : c’est votre médecin qui établira la posologie appropriée et ceci en fonction de votre état et de la prise d’autres médicaments. Une réduction de la posologie peut par exemple s’avérer nécessaire en cas d’une altération de la fonction rénale. La dose habituelle est de 1 à 2 comprimés toute 12 Heures. VOIE ET MODE D’EMPLOI : les comprimés doivent être avalés en entier avec du liquide en abondance et de préférence 2 heures avant ou après les repas. EFFETS INDESIRABLES ‫ﺍﻠﻤﺨﺗﺑﺮﺍﺖ‬ : comme tout produit actif, ce médicament peut, chez certaines personnes entraîner des effets non souhaités et gênants. La ciprofloxacine est généralement bien tolérée, mais elle peut provoquer quelques effets non souhaités .‫ﻢ‬.‫ﺵ‬ ‫ﺍﻠﺼﻳﺪﻠﻴﺔ‬ et gênanst tel :- troubles gastro-intestinaux : Nausées, vomissements, douleurs abdominales, Diarrhée. - Troubles du système nerveux : vertige, céphalées, fatigue, agitation et rarement une insomnie. –Altération de la vision, de l’audition ou de l’odorat. Réaction d'hypersensibilité ou allergiques : fièvre, démangeaisons ou éruptions cutanées. -Très rarement, il peut apparaître des douleurs musculaires, articulaires, tendinite. SURDOSAGE : en cas de surdose, informer immédiatement votre médecin traitant. CONSERVATION : ne pas dépasser la date limite d’utilisation indiquée en clair sur le conditionnement extérieur. FORME ET PRESENTATION : CIFLOXINE boîte de 10 ou de 20 comprimés enrobés. LES MEDICAMENTS DOIT ETRE TENUS HORS DE PORTEE DES ENFANTS. liste 1 uniquement sur ordonnance médicale. Laboratoires pharmaceutiques IPHARMA S.A km 4, ancienne Laboratoires pharmaceutiques route de l'aviation, Tanger, Maroc. KM 4, ANCIENNE ROUTE DE L’AVIATION, TANGER, MAROC.

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JOURNAL DE BIOLOGIE MÉDICALE

UN NOUVEL OUTIL DE RÉFÉRENCE AU MAROC LANCÉ EN AVRIL 2012, LE JOURNAL DE BIOLOGIE MÉDICAL EST UN OUTIL DE RÉFÉRENCE EN BIOLOGIE CLINIQUE ET MÉDICALE. CHEF DE L’UNITÉ DE PHYSIOPATHOLOGIE CARDIOVASCULAIRE AU LABORATOIRE DE RECHERCHE SUR LES LIPOPROTÉINES ET L’ATHÉROSCLÉROSE DE LA FACULTÉ DES SCIENCES DE BEN MSIK, LE PROFESSEUR AHMED ADLOUNI, EN EST LE DIRECTEUR DE PUBLICATION. INTERVIEW. Pr Ahmed ADLOUNI, chef de l’Unité de physiopathologie cardiovasculaire, Laboratoire de recherche sur les lipoprotéines et l’arthérosclérose, Faculté des sciences BenMsik.

Doctinews. Comment est née l’idée de créer le Journal de Biologie Médicale (JBM) ? Pr Ahmed Adlouni. L’idée est venue suite à des discussions et des débats avec les spécialistes de la biologie médicale issus des secteurs privé et public, notamment les représentants des sociétés savantes opérant dans le secteur de la biologie médicale, en l’occurrence l’Association marocaine de biologie médicale (AMBM) et la Société marocaine de chimie clinique (SMCC). La concrétisation et la mise en œuvre n’ont pris que quelques mois et le lancement du 1er Journal marocain de référence en biologie clinique et médicale a eu lieu en avril 2012.

Quel concept et quel positionnement avez-vous choisis pour le JBM dans l’espace de la presse médicale ? Nous avons choisi un concept binaire combinant le magazine et le journal à la fois, toujours dans un souci de répondre aux besoins du biologiste exerçant aussi bien dans le secteur privé que celui public.

Une première partie du JBM est dédiée à la biologie médicale praticienne par le biais de publication de mises à jour, d’innovations technologiques et de points de vue clinico-biologiques. La deuxième partie est dédiée aux articles scientifiques émanant des différents laboratoires de biologie clinique des hôpitaux et centres hospitaliers du Maroc, qui sont nécessaires au développement de la biologie clinique. Ces articles sont évalués par le comité scientifique du JBM, composé de professeurs de biologie clinique et de médecine, aussi bien Marocains qu’étrangers. En ce qui concerne son positionnement, le JBM est le premier journal de référence de biologie clinique et médicale au Maroc.

Quelle est la cible du JBM ? Le JBM est destiné aux biologistes médicaux des deux secteurs, privé et public, et aux cliniciens des hôpitaux et centres hospitaliers, toutes spécialités confondues, ainsi qu’aux médecins du secteur privé du Maroc.

Comment le JBM a-t-il été accueilli par les professionnels de la biologie médicale ? Bien avant le lancement du JBM, fin avril 2012, les professionnels de la santé, biologistes et cliniciens, ont accueilli l’annonce de la création du premier journal marocain de référence en biologie clinique et médicale avec beaucoup d’enthousiasme et d’encouragement. Le lancement du JBM a coïncidé avec la tenue du Congrès panarabe de biologie clinique organisé par la Société marocaine de chimie clinique, début mai à Marrakech, une bonne opportunité

pour faire connaître le JBM. D’ailleurs, un nombre important de biologistes médicaux a saisi cette occasion pour s’abonner à la revue. Par la suite, le conseil des Pharmaciens biologistes a dédié un espace pour la présentation du JBM lors des Premières assises de biologie médicale, tenues en juin dernier, à Rabat. Ceci témoigne de l’accueil très favorable que les professionnels de la biologie ont réservé au JBM. Les cliniciens des hôpitaux et centres hospitaliers du Maroc ont eux aussi apprécié le journal par son approche particulière consistant à encourager le dialogue entre biologistes et cliniciens, si nécessaire aujourd’hui dans l’optimisation de la prise en charge globale du patient. Ainsi, par son concept alliant biologie médicale praticienne et recherche scientifique, le JBM a choisi pour mission principale d’accompagner le biologiste médical et le clinicien afin qu’ils soient au diapason de l’évolution technologique de la biologie médicale marocaine.

Pensez-vous que le JBM va influencer l’exercice de la biologie médicale ? Absolument, je suis convaincu que l’évolution de la biologie médicale au Maroc ne peut se faire sans formation continue. La formation continue doit être dispensée à tous les professionnels. Les innovations technologiques, les dernières mises à jour et les données cliniques de nos services et centres cliniques, que JBM véhicule, font partie de cette formation continue. Le JBM, qui est venu répondre à ces besoins, constitue un moyen de diffusion de toutes les connaissances scientifiques relatives au domaine de la biologie médicale.


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NP4 : MA/120 2027 524/201203

Remboursé par l’AMO


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HÉPATITES

ENCORE TROP SOUVENT IGNORÉES Depuis 2010, le 28 juillet est consacré à la célébration de la journée mondiale de l’hépatite. La décision a été prise par l’Assemblée mondiale de la Santé tant cette pathologie est grave mais encore trop souvent ignorée. Ainsi, selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé), les hépatites virales tuent un million de personne chaque année dans le monde, 1,4 million de cas d’hépatite A sont enregistrés annuellement, 2 milliards de personnes ont contracté le virus de l’hépatite B (350 millions sont au stade de la chronicité) et 3 à 4 millions de personnes sont infectées par le VHC (130 millions souffrent d’infection chronique due au virus de l’hépatite C). Ces deux derniers virus (B et C) sont responsables de 78 % des cas de cancer du foie dans le monde. Enfin, le virus de l’hépatite E infecte 20 millions de personnes tous les ans avec plus de 3 millions de cas

d’hépatite aiguë. « La plupart des gens qui ont contracté ces infections l’ignorent mais ils risquent d’être atteints d’une maladie hépatique grave voire mortelle à un moment ou à un autre de leur vie et de transmettre l’infection », souligne l’organisation. Cinq virus* de l’hépatite ont été identifiés à ce jour qui tous pénètrent dans les hépatocytes (cellules du foie) où ils se multiplient, phénomène aboutissant à une inflammation du foie. Les hépatites A, B et C sont les plus courantes, la D (delta) et la E sont moins fréquentes, et d’autres lettres de l’alphabet pourraient bientôt venir compléter la liste des virus hépatiques. Des soupçons portent en effet sur un hypothétique virus F et des discussions s’orientent autour des virus G et TT. Le Maroc n’est pas épargné par ces virus. Il est considéré comme zone de forte endémie pour l’hépatite

A, comme zone endémique pour l’hépatite B et C, les cas d’hépatite E restant sporadiques. L’hépatite D est, quant à elle, toujours associée à l’hépatite B. Il existe heureusement aujourd’hui des traitements de plus en plus performants pour combattre les hépatites B et C. Cependant, la prévention reste la meilleure arme pour endiguer ce fléau. Elle passe soit par la vaccination pour l’hépatite A et B, soit par des mesures d’hygiène alimentaire et corporelle et de traitement des eaux pour l’hépatite A et E (pas de vaccin pour cette dernière), soit par des mesures de désinfection, d’asepsie, de ports de gants dans le milieu médical, de port de préservatifs et la mise en place de programmes spécifiques à l’attention des usagers de drogues et le dépistage lors de dons de sang ou d’organes pour les hépatites B, C et D (pas de vaccin pour les hépatites C et D).

* 95 % des hépatites sont virales, 4 % médicamenteuses ou toxiques et 1 % d’origine bactérienne.

JOURNÉES D’ÉTÉ DES PÉDIATRES

UNE COMMUNICATION INTERACTIVE L’Association casablancaise des pédiatres privés (ACPP) a choisi Agadir pour organiser ses Journées d’été entre le 29 juin et le 1er juillet dernier, et l’interactivité pour animer les débats autour de thèmes de pratique courante. Au cours de la séance dédiée à l’épidémiologie, les Professeurs Robert Cohen, Dominique Gendrel et Josette Raymond, pédiatres à l’hôpital Necker de Paris, ont mis l’accent sur la nécessité d’entreprendre des études afin de connaître le profil épidémiologique propre à chaque pays. Cette démarche ne peut se faire, ont-ils expliqué, qu’à travers la création d’équipes de professionnels

exerçant dans différentes zones pour mener à bien des études sur le profil des patients, les échantillons de malades et les méthodologies de travail. Cette démarche permettra, à terme, de mieux appréhender le type de germes, et surtout de souches circulantes, et d’optimiser ainsi la prise en charge thérapeutique des patients. Pour sa part, le Pr Abdelhamid Benghalem, spécialiste ORL à Casablanca, a abordé le thème de la surdité de l’enfant, insistant sur l’importance du diagnostic précoce dans le traitement de cette pathologie. Il a expliqué qu’un dépistage néonatal systématique doit être proposé au nouveau-né à risque,

notamment le prématuré et le nouveauné atteint d’infections sévères telles que les méningites ou l’hyperbilirubinémie sévère. L’orateur a par ailleurs présenté les moyens disponibles actuellement pour diagnostiquer la surdité et les thérapeutiques actuelles qui permettent à l’enfant de se développer normalement. D’autres thèmes ont été discutés tout au long de cet événement scientifique, notamment les pathologies orthopédiques et psychiques chez l’enfant, qui ont permis aux participants de découvrir les pistes thérapeutiques les plus récentes préconisées dans leur prise en charge.


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Actu produits

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UNE REVOLUTION EN MEDECINE REGENERATIVE

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Dans le souci de mettre à la disposition des praticiens et patients marocains des produits innovants, INNOVE PHARMA et PHARMACARE sont heureux de vous Le coût de traitement journalier (moyen) est de 1,20 Dh annoncer la mise sur le marché de est issu de la famille des ReGeneraTing Agents, , développés à partir des polymères de glucose. est une solution stérile conçue pour la cicatrisation des plaies cutanées chroniques. protège les composants protéiques de la matrice. Il restaure l’architecture matricielle, et préserve le microenvironnement cellulaire. est indiqué dans les : Ulcères chroniques (stade II à IV) : ■ Escarres ■ Ulcères diabétiques ■ Ulcères Veineux ou Artériels est appliqué 5 à 10 minutes à raison d’une application tous les 3 à 4 jours. Un usage plus fréquent empêche toute amélioration de la cicatrisation.

Les laboratoires Pharmed ont le plaisir de vous informer de la mise sur le marché de leur nouvelle spécialité Flupen. Flupen est un antibiotique antistaphylococcique à base de flucloxacilline, de la famille des bêtalactamines du groupe M, résistant à la pénicillinase staphylococcique.

Il est indiqué dans les :

Flupen est proposé en 4 présentations :

■ Staphylococcies épidermiques ■ Staphylococcies du follicule pilo-sébacé ■ Staphylococcies du tissu cellulaire sous-cutané ■ Staphylococcies des canaux glandulaires ■ Surinfections d’eczéma et d’acné ■ Infections des plaies chirurgicales ■ Brûlures

■ Flupen gélules dosé à 500 mg – Boîte de 24 PPM M 67 dhs ■ Flupen gélules dosé à 500 mg – Boîte de 12 PPM M 35 dhs ■ Flupen poudre pour suspension buvable dosée à 250 mg/5ml

La poudre pour suspension buvable est aromatisée à l’orange.

– Flacon de 100 ml PPM 455 dhs ■ Flupen poudre pour suspension buvable dosée à 250 mg/5ml

– Flacon de 60 ml PP PM 34 dhs


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FONDAMENTAUX ENFANTS/ADULTES

LA TRANSITION DANS LES MALADIES CHRONIQUES LA TRANSITION CORRESPOND À LA PÉRIODE DE PASSAGE D’UNE PRISE EN CHARGE PÉDIATRIQUE VERS UNE PRISE EN CHARGE ADULTE POUR DE JEUNES PATIENTS ATTEINTS DE PATHOLOGIES CHRONIQUES. CE PROCESSUS DOIT ÊTRE BIEN ORGANISÉ ET STRUCTURÉ AFIN D’ÉVITER LE RISQUE DE RUPTURE DU SUIVI MÉDICAL ET RÉDUIRE CELUI DES COMPLICATIONS DE LA MALADIE CHRONIQUE. Par le Pr Farida Jennane, Unité d’endocrinologie/diabétologie et gynécologie de l’enfant et de l’adolescent Hôpital d’enfants CH Ibn Rochd - Casablanca

ou mentales. Dans les pays développés, ces malades arrivant à l’adolescence et à l’âge adulte ont posé initialement le problème de transfert des structures pédiatriques aux structures réservées aux adultes. Cette transition, mal organisée au départ, a fini par se structurer progressivement grâce à l’établissement de programmes de coordination et la collaboration entre les différents services.

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râce aux progrès de la médecine, le taux de longévité et de survie des enfants atteints de maladies chroniques (cancers de l’enfant, déficit immunitaire, mucoviscidose, hyperplasie congénitale des surrénales, néphropathie, Spina Bifida, infirmités motrices cérébrales), autrefois létales, est en augmentation croissante, allant jusqu’à 80 % à 20 ans. Ainsi, le corps médical est amené de plus en plus à prendre en charge une entité de patients dits à « besoins spécifiques », c’est-à-dire « qui ont ou sont à risque de développer des pathologies chroniques : physiques, mentales et émotionnelles ». Aux USA, par exemple, le taux de survie des Spina Bifida est passé de moins de 30 % en 1970 à plus de 80 % en 2009. Toujours aux USA, 18 % des enfants sont atteints de maladies chroniques physiques

réduire celui des complications de la maladie chronique.

Situation à l’hôpital d’Enfant CH Ibn ROCHD

Dans notre institution, la définition de l’enfant correspond à un âge inférieur ou égal à quinze ans. Cette définition est souvent à l’origine de la rupture brutale du suivi médical avec une mauvaise observance thérapeutique, les enfants étant automatiquement rejetés des bureaux administratifs (au niveau de la « caisse ») Qu’est-ce que la transition ? une fois l’âge de quinze ans dépassé. La transition est le passage planifié des D’un autre côté, une certaine catégorie adolescents atteints d’une maladie chro- de patients à besoins spécifiques continue de fréquenter les services nique d’une structure de de pédiatrie, faute de soins pédiatriques vers relève dans les structures une structure de soins le patient d’adultes ou à cause de d’adultes afin d’assurer est victime conflits. la continuité des soins. d’un « conflit « J’ai longtemps été solCe processus actif, prod’intérêts » entre licitée, et je le suis encore, gressif et coordonné doit par des patients qui ont répondre aux besoins les services atteint un âge adulte (20 spécifiques des patients d’adultes et de tant sur le plan médical, et 26 ans) et que j’ai dû pédiatrie à propos psychologique, social référer dans des structures de la prise en d’adultes sans planificaqu’éducatif. Il doit être charge de la tion de la transition (par préparé par le pédiatre spécialité. ignorance du concept) », qui doit faire le lien entre indique le Dr Farida l’adolescent et la strucJennane, professeur de ture de soins d’adultes tout en maintenant une continuité avec pédiatrie à l’Hôpital d’enfants du CHI l’équipe de soins de santé pédiatrique Ibn Rochd de Casablanca. « Dans notre après le transfert. Ce processus doit être organisation, nous rencontrons plusieurs bien organisé et structuré afin d’éviter le obstacles dans l’organisation de cette transirisque de rupture du suivi médical et de tion », poursuit le Pr Jennane.


FONDAMENTAUX Quels sont les obstacles à la transition ?

Quel est le rôle du pédiatre dans la transition ?

L’obstacle majeur et qui reste « international » émane du patient et de sa famille vu les liens forts tissés avec le pédiatre. La peur de l’inconnu, le sentiment d’abandon, s’il change de médecin, la peur de la cohabitation avec des adultes aggravés (diabète et insuffisance rénale, amputation ou cécité) et, parfois, la nature de la maladie (maladie taboue comme une «  ambiguïté sexuelle ») font que le patient et sa famille refusent de parler de leur histoire à une personne autre que le pédiatre qui les a accompagnés dès le bas âge. Pour quelques pathologies, la crainte de la contamination est également exprimée (déficit immunitaire congénital ou acquis). L’obstacle émane également du pédiatre qui estime que le problème de son patient n’est pas encore réglé (situation d’un retard de développement pubertaire et/ou de croissance) ou qui préserve un intérêt scientifique (prolongation du suivi dans un but d’autoévaluation). La faible expérience des médecins d’adultes dans certaines pathologies rares dans leurs consultations, car autrefois de faible espérance de vie (exemple de l’hyperplasie congénitale des surrénales, de maladies héréditaires du métabolisme etc.), fait également que le pédiatre se trouve parfois obligé de garder le patient jusqu’à nouvel ordre. Enfin, parfois encore, malheureusement, le patient est victime d’un «  conflit d’intérêts » entre les services d’adultes et de pédiatrie à propos de la prise en charge de la spécialité.

Le pédiatre doit penser à préparer son patient atteint de maladie chronique à la transition dès l’âge de l’adolescence. Il se doit de l’avertir et de laisser mûrir l’idée durant plusieurs mois, d’entamer des consultations avec le patient seul (les parents, au second plan, attendent leur tour en salle d’attente). L’adolescent doit aussi être impliqué dans le choix thérapeutique, recevoir suffisamment d’informations de base sur sa maladie, afin d’être initié à l’autonomie. Aussi, il faut le préparer aux difficultés potentielles relatives à sa maladie à l’âge adulte : activités sportives, activité sexuelle, vie professionnelle, fertilité, contraception … Enfin, le pédiatre doit aider le patient dans le choix du médecin référent (en fonction de l’organe touché) et aussi tenir compte du désir du patient (sexe du médecin référant, par exemple urologue homme pour un garçon, gynécologue femme pour une fille).

Quelles sont les bases de l’organisation de la transition ? Un document de synthèse doit être préparé par le pédiatre qui doit en remettre une copie au patient et une autre au médecin référent. Il est important d’établir un contrat d’échange d’informations entre le pédiatre et le médecin référent. En effet, grâce à ce retour d’informations, le pédiatre pourra connaître son bilan d’action à long terme et remettre en cause quelques conduites thérapeutiques si nécessaire. Des équipes ont proposé au démarrage de la transition des consultations communes avec présence du pédiatre et du

médecin d’adulte lors de la première consultation de transition ou alors en alternance. Pour une meilleure collaboration, des staff communs de transition devraient être organisés entre les structures adultes et pédiatriques. La collaboration avec d’autres acteurs comme les assistantes sociales, les infirmiers, psychologues, associations… est souhaitable, en fonction de la nature de la maladie, des moyens et du contexte. Le travail mené à l’hôpital d’enfants du CHU Ibn Sina de Rabat est intéressant à cet égard. « Chaque trois mois, des endocrinologues du service adultes dirigé par le Pr Addelmjid Chraïbi suivent une formation au sein de l’unité d’endocrinologie pédiatrique », indique le Pr Ahmed Gaouzi, responsable de cette unité. « Nous recevons les jeunes patients de 13 à 15 ans ensemble. Cette pratique permet à l’endocrinologue « adulte  » de se former aux particularités pédiatriques de certaines pathologies et d’établir des premiers liens. » Les jeunes patients sont rassurés, d’autant que le contact avec l’endocrinologue pédiatre est maintenu pendant une année après le passage au service adultes. L’organisation de la transition dans les structures hospitalières au Maroc n’est pas encore bien développée et les expériences comme celle menée au CHU de Rabat méritent d’être dupliquées. En plus de son intérêt médical et social (continuité des soins de bonne qualité à l’âge adulte, amélioration de la qualité de vie, insertion sociale et productivité), la transition est aussi d’un grand intérêt scientifique car elle permet d’améliorer les pratiques médicales et chirurgicales et, partant, le développement de la recherche.

Références Bibliographiques Planning for Health Care Transitions : Results from the 2005-2006 National Survey of Children with Special Health Care Needs Debra S. Lotstein, Reem Ghandour, Amanda Cash, Elisabeth McGuire, Bonnie Strickland and Paul Newacheck Pédiatrics 2009 ; 123 ; e145 DOI : 10.1542/peds.2008-1298 Transition from Pediatric to Adult Care : Internists’Perpectives Nadja G. Peter, Christine M. Forke, Kenneth T. Ginsburg and Donald F. Qchwarz Pédiatrics 2009 ; 123 ; 417 DOI : 10.1542/peds.2008-0740

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Health Care Transition : Youth, Family, and Provider Perspectives John G. Reiss, Robert W. Gibson and Leslie R. Walker Pédiatrics 2005 ; 115 ; 112 DOI : 10.1542/peds.2004-1321 Transition Planning for Youth Special Health Care Needs: Results from the National Survey of Children with Special Health Care Needs Debra S. Lotstein, Merle PCPherson, Bonnie Strickland and Paul W. Newacheck Pédiatrics 2005 ; 115 ; 1562 DOI : 10.1542/peds.2004-1262


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UNIVERS PHARMA CERTIFICAT UNIVERSITAIRE « ESSAIS CLINIQUES » REMISE DE DIPLÔMES AUX LAURÉATS Les lauréats de la première promotion du certificat universitaire « Essais cliniques » ont reçu leur diplôme lors d’une cérémonie qui s’est déroulée le 5 juillet dernier à la Faculté de médecine et de pharmacie de Rabat. Cette formation, initiée en 2010 par l’Université Mohammed V Souissi et la Faculté de médecine et de pharmacie de Rabat, en partenariat avec l’Association Lalla Salma de lutte contre le Cancer (ALSC) et le groupe Roche Maroc, a comme principal objectif de former les médecins et les pharmaciens sur les bonnes pratiques cliniques et améliorer la prise en charge des pathologies lourdes, notamment le cancer. « Grâce à cette formation, les participants ont pu approfondir leurs connaissances théoriques dans le domaine de la logistique d’un essai clinique et acquérir les compétences pratiques nécessaires à la mise en place des aspects logistiques à partir d’un protocole », a expliqué le Dr Ali Benomar, vice-Doyen de la Faculté de médecine et

La joie se lit sur e visage des lauréats.

de pharmacie de Rabat. Cette formation, dispensée par des intervenants marocains et étrangers spécialisés, a permis d’aborder

différents thèmes, dont les aspects réglementaires des études cliniques et l’éthique dans la recherche biomédicale.

DÉLÉGUÉ MÉDICAL UN MÉTIER PEU RECONNU La 4e journée de l’Association des délégués médicaux d’Agadir (ADMA) a été placée sous le signe du bienêtre et de la motivation. En effet, les organisateurs de cet événement ont choisi pour thème cette année « Motivation et bien-être, acteurs de la performance pour le délégué médical ». Au programme, des conférences sur la gestion du stress et les stratégies de l’excellence professionnelle, animées par des coachs et des consultants en développement personnel. Une occasion également pour mettre en exergue certaines contraintes auxquelles est confrontée la profession. Pour Marouan Boutaleb, secrétaire général de l’ADMA, l’absence d’un statut régissant le métier est la problématique majeure de la profession. « Le métier de délégué médical n’est pas reconnu au Maroc. Nous sommes assimilés à des commerciaux alors que nous

avons nos propres spécificités qui doivent être prises en compte », a-til expliqué. Il regrette également l’absence d’une instance nationale pour représenter la profession. « Il existe plusieurs associations qui regroupent les délégués médicaux au niveau national, mais la plupart sont inactives. De plus, les activités qu’elles organisent sont orientées davantage vers les actions à caractère social. » Pour insuffler une nouvelle dynamique au métier, Marouan Boutaleb estime qu’il est nécessaire que les associations présentes dans les grandes villes, surtout à Casablanca et Rabat, fassent preuve de plus de dynamisme. « Au Maroc, le nombre total de délégués médicaux est estimé entre 3000 et 4000 environ. La plupart sont concentrés dans l’axe Rabat-Casablanca. Il suffit que les associations présentes dans ces deux grandes villes se décident à sortir de leur

longue léthargie pour que les autres régions suivent. Nous pourrons alors disposer d’une plateforme qui pourra permettre d’aboutir à la création d’une instance nationale représentative de toute la profession. »


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LES RADIOPHARMACEUTIQUES

RÉGLEMENTATION ET RÔLE DU PHARMACIEN LA RÉGLEMENTATION NATIONALE A LONGTEMPS NÉGLIGÉ LE STATUT DES RADIOPHARMACEUTIQUES. IL A FALLU ATTENDRE 2006 POUR QUE LA LOI N° 17-04, PORTANT CODE DU MÉDICAMENT ET DE LA PHARMACIE, PUISSE STATUER SUR CES PRODUITS DÉSORMAIS DÉFINIS COMME DES MÉDICAMENTS À PART ENTIÈRE. CETTE RÉGLEMENTATION A POUR BUT ULTIME LA PROTECTION DE LA SANTÉ PUBLIQUE. S. Makram1, M. Ait el cadi1, I. Zakariya2, B. Zoubir3, Y.Cherrah1 1. Laboratoire de Pharmacologie et de Toxicologie, Faculté de Médecine et de Pharmacie de Rabat 2. Laboratoire de Pharmacognosie, Faculté de Médecine et de Pharmacie de Rabat 3. Centre National de l’Energie, des Sciences et des Techniques Nucléaires, Rabat

D

éfinis comme des médicaments à part entière, les radiopharmaceutiques appartiennent au monopole pharmaceutique et sont donc régis par la réglementation applicable aussi bien en milieu industriel, en tant que spécialité pharmaceutique, qu’au niveau hospitalier, chez les utilisateurs, en tant que préparations magistrales. Par ailleurs, la composante radioactive de ces médicaments est régie par la réglementation relative à la protection contre les rayonnements ionisants. Au Maroc, la loi de 1971 demeure le principal texte régissant cet aspect.

Bases réglementaires Sur le plan réglementaire, les médicaments radiopharmaceutiques sont intégrés dans toutes les dispositions régulant l’utilisation des radioéléments et des médicaments (1). Sur le plan pharmaceutique, le code de la pharmacie de 2006 demeure la principale base réglementaire régissant le domaine des radiopharmaceutiques. Ces derniers sont définis comme des substances médicamenteuses qui, lorsqu’elles sont prêtes à l’emploi, contiennent un ou plusieurs radio-isotopes incorporés à des fins médicales, sous forme

de générateur, trousse ou précurseur… ». [2] La composante radiologique de ces médicaments les exposent à la loi n° 005-71 (1971) relative à la protection contre les rayonnements ionisants. Cette loi fixe les principes généraux de protection contre les dangers pouvant résulter de l’utilisation des rayonnements ionisants et les conditions auxquelles est soumise toute activité impliquant une exposition aux rayonnements ionisants.

Rôle du pharmacien Au niveau industriel, le pharmacien intervient en organisant tous les processus de fabrication, de contrôle et de libération des lots, conformément aux spécifications formalisées dans les dossiers de demande d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Ce dernier se porte comme unique garant de la qualité de l’efficacité et de l’innocuité du produit radiopharmaceutique. La responsabilité du radiopharmacien est essentiellement sollicitée en milieu hospitalier. En effet, dans la majorité des cas (plus de 90 % des cas) les radiopharmaceutiques sont présentés comme des préparations magistrales. Le pharmacien a alors la responsabilité de s’assurer que les conditions

des bonnes pratiques de pharmacie hospitalière et des préparations stériles ont bien été remplies. De ce fait, le radiopharmacien a la responsabilité réglementaire de veiller au bon déroulement de tout le processus de gestion des radiopharmaceutiques en ce qui concerne les volets information, achat, approvisionnement, gestion, préparation, dispensation, aide au diagnostic, thérapeutique, dispositifs médicaux, sécurité sanitaire (radioprotection-hygiène), essais cliniques, formation et vigilance. Le radiopharmaceutique, parce qu’il est à la fois un médicament et une source non scellée radioactive, subit une double contrainte règlementaire au Maroc, celle de la Direction du médicament et de la pharmacie et celle du Centre national de radioprotection qui relève du ministère de la Santé, en attendant la structuration de la nouvelle Agence de sûreté nationale (ASN). La règlementation sera donc probablement amenée dans les prochaines années à évoluer, et cette évolution, pour être optimale, que ce soit dans le domaine du médicament ou de la radioprotection, devrait être établie en collaboration avec les médecins nucléaires et leur société savante.

Bibliographie 1. Loi n° 17-04 portant code du médicament et de la pharmacie et publiée au bulletin officiel n°5480-15 du Kaada 1427 (7 décembre 2006), Chapitre I, Article 2. 910. Loi n° 92-1279 du 8 décembre 1992. Journal Officiel du 11 décembre 1992. 2- P. Payoux, A. Prigent, Radiopharmaceutiques et réglementations, Médecine Nucléaire 33 (2009) 122–127 3 - La radioprotection en milieu hospitalier. Comité Français d’Éducation pour la Santé, Paris, 1993. 4- Dominique Desuzinges, Les radiopharmaceutiques et la radiopharmacie: Aspect réglementaire et technique, Ecole Nationale de la santé Public, 2000, P : 6-9 5- D.J. Gambini, R. Granier, Manuel pratique de radioprotection


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GLOSSAIRE

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ANESTHESIQUES LOCAUX DE SURFACE LIDOCAINE NON INJECTABLE Appartenant au groupe des anesthésiques à liaison amide, il est utilisé en ORL, odontostomatologie et en bronchoscopie pour l’anesthésie de la peau et des muqueuses.

DESIGNATION

LABORATOIRES

DCI LIDOCAINE

Présentation / PPM (en dirhams) SOL. P. INHAL. 5% FL PULV. 20G

GEL ORAL 2% TUBE 100G

XYLOCAINE 5% NEBULISEUR

ASTRAZENECA

162,30

LIDOCAINE 2% VISQUEUSE

LAPROPHAN

LIDOCAINE

33,60

XYLOCAINE VISQUEUSE

ASTRAZENECA

LIDOCAINE

35,70

LIDOCAINE + NAPHAZOLIN

DESIGNATION

LABORATOIRES

Présentation / PPM (en dirhams) SOL. P. APPL. LOCALE 5% FL 24ML

LIDOCAINE 5% A LA NAPHAZOLINE

LAPROPHAN

26,50

XYLOCAINE 5% A LA NAPHAZOLINE

ASTRA ZENECA

26,40

ASSOCIATION D’ANESTHESIQUES Cette crème constituée de 2 anesthésiques locaux du groupe à liaison amide (lidocaïne et prilocaïne), est utilisée pour l’anesthésie de la peau saine et des muqueuses génitales chez l’adulte.

LIDOCAINE + PRILOCAINE

DESIGNATION

LABORATOIRES

Présentation / PPM (en dirhams) CREME TUBE 5G

EMLA 5%

ASTRA ZENECA

89,00

Afin d’éviter de publier des informations erronées, les produits des laboratoires n’ayant pas répondu à notre demande ne figurent pas dans cette liste.


GLOSSAIRE

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LES PARASITOSES

UN DÉFI POUR LA SANTÉ DE L’HOMME

FUNGI

AMIBIASE MÉTAZOAIRES

SAPROPHYTISME

VERS

NÉMATODES

DÉFI

FUNGI

CHAMPIGNONS C CHA CH HA AM MPIG M PIGNO ONS HELMINTHES TH HESS

TOXOPLASMOSE TO OXOPLASMOSEE

CESTODES

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PROTOZOOSE P ROTO OZ SE

PROTOZOAIRES

ARTHROPODES

PARASITOSES TRÉMATODES

DOSSIER

DOSSIER

28

ANOPHÈLE A N

TOXOPLASMOSE

PALUDISME

LES PARASITOSES SONT RESPONSABLES DE PATHOLOGIES DE DEGRÉS DIFFÉRENTS, ALLANT DU SIMPLE SAPROPHYTISME JUSQU’AU PARASITISME PATHOLOGIQUE, AVEC UNE GRANDE MORBIDITÉ METTANT PARFOIS EN JEU LE PRONOSTIC VITAL DU MALADE ATTEINT. LA LISTE DES PARASITES INCRIMINÉS EST LONGUE D’OÙ LE CHOIX, À TRAVERS CE DOSSIER, DE NE TRAITER QUE LES PLUS COURANTS AU MAROC.

P d je A IP u re n -T g tr H p sa e E to q a e d d p


PROGAST

®

Oméprazole 20 mg

PROGAST® (oméprazole) est un inhibiteur spécifique de la pompe à protons H+ K+ ATPase de la cellule pariétale gastrique. Grâce a son mécanisme d’action (action au niveau de la phase terminale de sécrétion): PROGAST® diminue la sécrétion d’acide, quelleque soit la nature de la stimulation. La prise quotidienne unique de 20 mg de PROGAST® provoque une inhibition rapide et efficace de la sécrétion acide gastrique. PR

PROGAST® procure une diminution maintenue moyenne d’environ 80% dés les premières 24 heures.

O G A

S

T

®

Principales indications : - Œsophagite par RGO. - Ulcère duodénal. - Ulcère gastrique. - Prévention et traitement des lésions gastroduodénales induites par les AINS.

boîte de 7 gélules

boîte de

14 gélules

PROGAST 20mg gélules, Oméprazole composition : chaque gélule contient : Oméprazole (DCI)….. 20 mg. Excipient : saccharose, amidon de maïs, mannitol, carboxyméthylamidon de sodium, laurylsulfate de sodium, povidone, hypromellose, phtalate d’hypromellose, huile de soja partiellement hydrogénée, talc q.s .p. La gélule est constituée de : gélatine, oxyde de fer rouge/ jeune /noir (E-172), dioxyde de titane (E- 171). FORMES PHARMACEUTIQUES ET PRESENTATIONS : microgranules en gélule, chaque étui contient un flacon de 7, 14 ou 28 gélules. Activités : Oméprazole agit par inhibition de la pompe à protons de la cellule pariétal gastrique, réduisant ainsi la quantité d’acide produite par l’estomac. TITULAIRE : laboratoires IPHARMA, km 4, ancienne route de l’aviation Tanger, Maroc. INDICATIONS : adulte : - En association à une bithérapie antibiotique, éradication de Helicobacter pylori en cas de maladie ulcéreuse gastroduodénale. - Ulcère duodénal évolutif. - Ulcère gastrique évolutif, - Œsophagite érosive, ou ulcérative symptomatique par reflux gastro-œsophagien. –traitement symptomatique du reflux gastro-œsophagien associé ou non à une œsophagite, en cas de résistance à la posologie de 10 mg d’oméprazole par jour.- Traitement d’entretien des ulcères duodénaux chez les patients non infectés par Helicobacter pylori ou chez qui l’éradication n’a pas été possible. – traitement d’entretien des œsophagites par reflux gastro-œsophagien.- Syndrome de Zollinger-Ellison. -Traitement des lésions gastroduodénales induites par les anti-inflammatoires non stéroïdiens lorsque la poursuite des anti-inflammatoires est indispensable. – traitement préventif des lésions gastroduodénales induites par les anti-inflammatoires non stéroïdiens chez les patients à risque (notamment âge supérieur à 65 ans, antécédents d'ulcère gastroduodénal) pour lesquels un traitement anti-inflammatoire est indispensable. Enfants à partir d’un an: - Œsophagite érosive ou ulcérative symptomatique par reflux gastro-œsophagien. CONTRE-INDICATIONS : Hypersensibilité à l’oméprazole ou à tout autre composant du médicament. PRECAUTIONS D’EMPLOI : ce médicament vous a été prescrit pour un traitement précis. Il ne faut pas ni le prendre pour un autre traitement sans avis médical, ni le conseiller à d’autres personnes même en cas de symptômes similaires. LISTE DES EXCIPIENTS A EFFET NOTOIRE : saccharose, mannitol, huile de soja partiellement hydrogènée. MISE EN GARDE : grossesse et allaitement : L’usage de ce médicament chez la femme enceinte ou allaitante ne doit être envisagé que si son administration est jugée indispensable et après avis de votre médecin. Sujets âgés : Les indications et les posologies sont les mêmes que celles recommandées chez l’adulte. Enfants : les données sur l’expérience de l’usage de ce médicament chez l’enfant sont très reduites. INTERACTIONS : Avant de commencer le traitement, signaler à votre médecin la prise de tout autre médicament. - L’administration de l’oméprazole peut influencer l’effet de certains médicaments tels que Diazépam, Warfarine, ou phénytoine, raison pour laquelle il peut s’avérer nécessaire que votre médecin réduise la posologie. – la prise d’anti-acides est possible pendant le traitement. - Le traitement n’est pas affecté par l’administration conjointe avec des anti-inflammatoires, des aliments ou d’autres médicaments. POSOLOGIES USUELLES, VOIE ET MODE D’ADMINISTRATION : Ce médicament doit se prendre de préférence le matin en avalant les gélules en entier ou avec un peu de liquide. Toutefois, les patients qui présentent des difficultés de déglutition peuvent ingérer le contenu des gélules ou le mettre en suspension dans un liquide tel que jus de fruits, yaourt, ou lait caillé (la suspension devra être prise avant 30 min). - Ulcère duodénal, ulcère gastrique, œsophagite par reflux : en fonction de la gravité de l’ulcère ou de l’inflammation, la dose recommandée est de 20- 40 mg (1-2 gélules) par jour pendant 2 à 8 semaines. En traitement d’entretien de l’ulcère duodénal ou de l’œsophagite par reflux, la dose est de 20 mg par jour pendant 6 à 12 mois. - Reflux gastro-œsophagien symptomatique : la dose conseillée est de 20 mg (1 gélule) une fois par jour. - Ulcères gastriques, duodénaux ou lésions gastro- duodénales

boîte de

28 gélules

associées à un traitement anti-inflammatoires non stéroïdien (AINS) : la dose recommandée est de 20 mg ( 1 gélule) 1 fois par jour, pendant 4 - 8 semaines. – syndrome de Zollinger-Ellison : la dose initiale recommandée est de 60 mg (3 gélules) par jour. Le médecin adaptera la dose selon les besoins et établira la durée du traitement. L’administration d’une dose dépassant 80 mg (4 gélules) doit se faire en 2 prises par jour. - Ulcère duodénal et/ou gastrique associé à Helicobacter pylori : la dose habituelle est de 40 mg (2 gélules) une fois par jour, ou de 20 mg ( 1 gélule) 2 fois par jour à prendre en même temps que les antibiotiques suivants : Oméprazole plus 2 antibiotiques : Oméprazole plus amoxicilline et clarithromycine, les deux, 2 fois par jour pendant une semaine, ou bien, oméprazole plus clarithromycine et métronidazole ( ou tinidazole) les deux 2 fois par jour pendant une semaine, ou bien, oméprazole plus amoxicilline et métronidazole, les deux, 3 fois par jour, pendant une semaine. Oméprazole plus 1 antibiotiques : 40-80 mg d’Oméprazole (2-4 gélules) par jour plus amoxicilline deux fois par jour, durant deux semaines. Ou bien, 40 mg d’Oméprazole (2 gélules) par jour, plus clarithromycine 3 fois par jour pendant deux semaines. Dans le cas où les symptômes persistent après la fin du traitement, le médecin devra évaluer la nécessité de répéter ou de changer celui-ci. Enfants : 1 mg/kg/jour. Sujets âgés : L’ajustement de la dose n’est pas nécessaire. Altération de la fonction rénale : L’ajustement de la posologie en cas d’altération de la fonction rénale n’est pas nécessaire. Altération de la fonction hépatique : Une dose de 10 à 20 mg par jour est généralement suffisante du fait de l’augmentation de la bio-disponibilité et de la demi-vie plasmatique de l’oméprazole. Effets indésirables : L’Oméprazole est généralement bien toléré. Les effets indésirables sont généralement bénins et disparaissent à l’arrêt du traitement. Les effets indésirables suivants ont été enregistrés bien qu’aucune relation de cause à effet n’ait été établie : Maux de tête, diarrhée, constipation, douleur abdominale, nausées/vomissements et flatulence. Rarement ont été observés les cas suivants : Eruptions cutanées, démangeaisons, urticaire, sensation d’étouffement/fourmillement/engourdissement, malaises, insomnie, somnolence, vertige et malaise général. Des cas isolés de ‫ﺍﻠﻤﺨﺗﺑﺮﺍﺖ‬ photosensibilité, alopécie, faiblesse musculaire, douleur des articulations, confusion, agitation, dépression et hallucinations .‫ﻢ‬.‫ﺵ‬ ‫ﺍﻠﺼﻳﺪﻠﻴﺔ‬ (principalement chez les patients gravement malades), sécheresse buccale, inflammation buccale, infections fongiques gastro-intestinales, difficulté d’orientation/confusion/chute de conscience chez les patients souffrant de maladies hépatiques préexistantes, inflammation hépatique avec ou sans ictère, insuffisance hépatique, gynécomastie, troubles hématologiques (leucopénie, thrombocytopénie, agranulocytose et pancytopénie), gonflement, fièvre, sensation de malaise générale, oppression Laboratoires pharmaceutiques thoracique, inflammation rénale, augmentation de la sudation, trouble de la vision, altération du goût. SIGNALEZ A VOTRE KM 4, ANCIENNE ROUTE DE L’AVIATION, TANGER, MAROC. MEDECIN OU A VOTRE PHARMACIEN L’APPARITION DE TOUT EFFET NON SOUHAITE ET GENANT QUI NE FIGURE PAS SUR CETTE LISTE. CONSERVATION : Maintenir le produit dans son flacon d’origine soigneusement fermé. Ne pas dépasser la date limite d’utilisation indiquée en clair sur l’étui.Les médicaments doivent être maintenus hors de portée des enfants.

PHARMA


AMIBIASE A MIB IBIIA IAS ASEE MÉTAZOAIRES MÉTAZ ÉTAZZOAIRESS

SSAPROPHYTISME SAPR APR ROP O HYTI Y SME S E

VERS VVER ER RS RS

DÉFI D DÉ ÉFI F

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PROTOZOOSE PR ROTO RO OTO OZOOSSE

30 0

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ARTHROPODES AR RTH R THRO ROPO OD O DEES

PARASITOSES PAR P AR RASI RAS R ASSSIITO TO OSES PROTOZOAIRES

ANOPHÈLE AN OPH H E HÈLE HÈL

TOXOPLASMOSE

LLES PARASITOSES UN DÉFI POUR LA SANTÉ U DE L’HOMME D Par le Dr Mohamed AMINE, Spécialiste des maladies de l’appareil digestif, Casablanca.

P

ar définition est parasite tout organisme qui se développe aux dépens d’un être vivant pendant toute ou partie de son existence. Le mode de vie parasitaire est très répandu et il est observé aussi bien chez les végétaux que chez les animaux. Les parasites, eux-mêmes, appartiennent soit au monde des champignons soit au monde animal (protozoaires, vers, arthropodes). Les modes de transmission des parasites sont très variés : voie orale, pénétration transcutanée, voie sexuelle, voie transplacentaire, voie transfusionnelle, etc. Le conflit, plus ou moins pathogénique entre le parasite et son hôte peut, cliniquement et biologiquement, s’étendre du portage sain de parasites (ou de champignons) par l’hôte à la maladie chronique avec des épisodes cliniques plus ou moins aigus et répétés. Un certain nombre de parasitoses (paludisme) sont des fléaux à l’échelon planétaire et l’augmentation des causes d’immunodépression s’accompagne d’une augmentation inéluctable de parasitoses opportunistes dont le traitement et le diagnostic sont délicats. Un éventuel réchauffement planétaire s’accompagnerait d’une extension de l’aire de répartition de certains parasites et vecteurs, pour l’instant cantonnés aux zones tropicales. Les parasitoses restent donc toujours un défi pour la santé de l’homme au XXIe siècle.

Paludisme A évoquer chez le voyageur Le paludisme, qui est l’une des plus importantes maladies à l’échelon mondial -300 à

400 millions de personnes infectées- menace le tiers de l’humanité avec un risque de résistances aux antipaludéens. Le Maroc est parmi les premiers pays à avoir éradiqué le paludisme en asséchant les marécages existant auparavant dans le Gharb, la région de Figuig, du Tafilalet (les oasis) et du Haouz. Cependant, les voyages dans les pays d’endémie ou d’épidémie où le parasite sévit de façon permanente amènent à des contaminations auxquelles le praticien doit penser lorsqu’il se trouve face à un syndrome fébrile qui dure trois jours (fièvre tierce). Le paludisme est une protozoose due à des Plasmodium, parasites transmis par la piqûre de moustiques femelles du genre anophèle. Elle est caractérisée par l’accès palustre fébrile et le risque de complications neurologiques mortelles. Elle sévit dans les régions chaudes et humides (collections d’eau dormante +++) avec une prédominance en Afrique, en Amérique Latine et en Asie (Extrême-Orient). Parmi les quatre agents pathogènes recensés -Plasmodium falciparum, P. vivax, P. ovale et P. malariae-, le premier est le plus redoutable car c’est l’agent du paludisme mortel du fait de son accès pernicieux. Chez l’homme, après une piqûre par un anophèle infecté, le cycle, asexué, se déroule en deux phases, une phase hépatique à développement exo-érythrocytaire et une phase sanguine à développement érythrocytaire. Chez l’anophèle, le cycle est sexué avec migration à l’intérieur des glandes salivaires après piqûre d’un individu parasité. Les manifestations cliniques, qui apparaissent lors de la phase sanguine dite d’invasion, sont caractérisées par de la fièvre, un embarras gastrique fébrile, des céphalées et des myalgies. L’accès palustre (frissons, chaleurs, sueurs) correspond à chaque phase d’invasion des globules rouges qui dépend du cycle de reproduction de l’espèce. Les P. falciparum (malin), le P. vivax, et P. ovale (bénin) entraînent une fièvre dite tierce, tous les trois jours, tandis que le P. malariae déclenche une fièvre quarte (tous les quatre jours). Ces accès de fièvre s’accompagnent d’une anémie, d’une splénomégalie et d’un subictère.

L’évolution est généralement favorable, avec guérison complète ou rechute possible, lors d’une contamination par P. malariae. Le P. falciparum peut évoluer en neuropaludisme plongeant le patient dans un coma d’intensité progressive avec mise en jeu du pronostic vital. Pour poser un diagnostic, le praticien doit se baser sur l’anamnèse, l’épidémiologie et la clinique. Toute fièvre au retour d’un séjour en zone d’endémie palustre doit faire rechercher un paludisme (recherche de Plasmodium dans le sang prélevé sur anticoagulant : frottis mince, goutte épaisse). Le traitement sera fonction de l’agent pathogène en cause. Lors d’un accès palustre simple à P. falciparum, la discussion s’oriente entre la prescription de l’association atovaquone -proguanil (Malarone®) ou artemether, lumefantrine (Riamet®) ou la prescription de mefloquine (Lariam®)  ou quinine (Quinimax®). Pour les accès graves (dont les accès pernicieux ou neuropaludiques), la discussion s’organise entre la prescription de quinine ou de dérivés de l’atemisime. La prophylaxie, quant à elle, est individuelle et dépend des résistances : chloroquine (Nivaquine®) ; chloroquine -proguanil (Savarine®) ; atovoquone -proguanil (Malarone®) ; mefloquine (Lariam®) ; doxycycline (Doxypalu®).

La toxoplasmose Un danger pour le foetus La toxoplasmose est une parasitose à répartition ubiquitaire qui comporte un grand risque de malformation fœtale chez la femme enceinte. Elle est causée par un protozoaire endocellulaire, le Toxoplasma gondii dont il existe trois formes : tachyzoite (virulent), kyste (contient les formes quiescentes), oocyste (issu de la multiplication sexuée chez le chat). Le cycle est asexué et incomplet chez les hôtes intermédiaires tels que l’homme, les omnivores et les carnivores : ingestion de kystes dans la viande, multiplication asexuée des toxoplasmes, puis kystes intracellulaires. Il est sexué complet chez le chat,hôte définitif qui ingère des kystes par carnivorisme. Les toxoplasmes libérés se multiplient de façon asexuée dans l’intestin grêle du chat, puis les stades sexués apparaissent et aboutissent à la


Oméprazole

OMEGEN. 01. 2012

10 mg 20 mg

Pour un maximum d’efficacité Omegen 10 mg et 20 mg : COMPOSITION ET PRESENTATION : Oméprazole 10 mg et 20 mg. Excipients qsp une gélule. Boite de 7, 14 et 28 capsules sous blister en ALU/ ALU. PROPRIETES :Omegen® phase terminale de sécrétion permet de diminuer la sécrétion d’acide. INDICATIONS : Omegen® 10 mg. de grade III ou IV. Omegen® 20 mg. - Eradication de Helicobacter-pylori en cas de maladie ulcéreuse gastroduodénale, en association à une bithérapie antibiotique. - Ulcère duodénal ou gastrique évolutif. - Oesophagite - Traitement d’entretien des ulcères duodénaux et des oesophagites. - Syndrome de Zollinger-Ellison.- Prévention et traitement POSOLOGIE : Omegen® 10 mg : III ou IV: 1 gélule à 10 mg par jour; cette posologie peut être portée à 20 mg si nécessaire. Omegen® 20 mg. - Eradication de Helicobacter pylori en cas de maladie ulcéreuse gastro-duodénale: - Soit 1 gélule matin et soir associée à deux antibiotiques pendant 7 jours suivi par une gélule par jour pendant 3 à 5 semaines supplémentaires. - Ulcère duodénal évolutif: 1 gélule par jour pendant 4 semaines. - Ulcère gastrique évolutif: 1 gélule par jour pendant 4 à 6 semaines. - Oesophagite: 1 gélule par jour pendant 4 à 8 semaines.- Traitement d’entretien des ulcères duodénaux et des oesophagites: 1 gélule par jour.- Syndrome de Zollinger-Ellison: La posologie initiale recommandée est de 3 gélules une fois par jour. La posologie doit être ajustée individuellement et le traitement poursuivi aussi longtemps que nécessaire cliniquement. Pour des posologies supérieures à 4 gélules par jour, la dose journalière devra être divisée et donnée en 2 prises (matin et soir).- Traitement des lésions gastro-duodénales induites par les anti: 1 gélule par jour.PRECAUTIONS D’EMPLOI :Utiliser ce médicament avec précaution chez l’enfant. EN CAS DE DOUTE, NE PAS HESITER A DEMANDER L’AVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN. INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES ET AUTRES : Af IN D’éVITER D’éVENTUELLES INTERACTIONS ENTRE PLUSIEURS MéDICAMENTS, IL f AUT SIg NALER Sy STéMATIq UEMENT TOUT AUTRE TRAITEMENT EN COURS à VOTRE MéDECIN OU à VOTRE PHARMACIEN. GROSSESSE ET ALLAITEMENT : Par mesure de précaution, il est préférable de ne pas utiliser l’oméprazole pendant la grossesse. Ce médicament ne doit pas être utilisé si vous allaitez. D’UNE f ACON g ENERALE IL CONVIENT AU COURS DE LA g ROSSESSE OU DE L’ALLAITEMENT DE TOUJOURS DEMANDER L’AVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN AVANT D’UTILISER UN MÈDICAMENT. EFFETS SECONDAIRES : L’oméprazole est généralement bien toléré. Des nausées, CONSERVATION : Ne pas dépasser la date limite d’utilisation indiquée en clair sur l’emballage. Laboratoires g ENPHARMA. 254-260, Z.l. El Jadida –Maroc.

Direction Marketing : Jet Business Class Center, Sidi Maârouf - Casablanca (Maroc) - Tél. : 0522 97 63 01 - Fax : 0522 97 63 04


AMIBIASE A MIB IBIIA IAS ASEE MÉTAZOAIRES MÉTAZ ÉTAZZOAIRESS

SSAPROPHYTISME SAPR APR ROP O HYTI Y SME S E

VERS VVER ER RS RS

DÉFI D DÉ ÉFI F

NÉMATODES NÉM NÉ MA ATO OD DES

TOXOPLASMOSE TOX XOPLA A ASMOSE E

TTRÉMATODES TR RÉMA É A ÉM ATO TOD OD DES ES

DOSSIER

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PALUDISME PA PAL LLU UDIS U DIS D ISSM SSME MEE

CHAMPIGNONS C HAM HA MPIG G GNONS S HELMINTHES H EELMINTH HES

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CESTODES C CEST EST STTODES D S

ARTHROPODES AR RTH R THRO ROPO OD O DEES

PARASITOSES PAR P AR RASI RAS R ASSSIITO TO OSES PROTOZOAIRES

ANOPHÈLE AN OPH H E HÈLE HÈL

TOXOPLASMOSE

LLES PARASITOSES UN DÉFI POUR LA SANTÉ U DE L’HOMME D

fformation rmat atio iion on de d ll’’oocyste. ocyyste ocys oc yste tte Cliniquement, la toxoplasmose acquise chez l’adulte est souvent asymptomatique. Elle peut également se manifester par de la fièvre, des adénopathies et de l’asthénie. La toxoplasmose congénitale résulte de la transmission au fœtus du parasite lors d’une primo infection maternelle acquise au cours de la grossesse. Les signes cliniques vont de la mort in utero aux formes uniquement sérologiques. Chez l’immunodéprimé, la réactivation a lieu à partir d’infections anciennes et se traduit par des formes de toxoplasmose cérébrale principalement (SIDA surtout) ou de toxoplasmose disséminée (autres immunodépressions profondes). Chez la femme enceinte, le diagnostic de la primo-infection est sérologique et s’accompagne d’un suivi sérologique de l’enfant. Le diagnostic in utero s’effectue par recherche du parasite (inoculation à la souris + PCR) et échographie. Chez l’immunodéprimé, le diagnostic est clinique et s’appuie sur l’imagerie et la biologie. Chez la femme enceinte présentant une séroconversion toxoplasmique, le traitement à instituer immédiatement est la spiramycine (Rovamycine®). Les autres traitements sont du ressort du spécialiste. La prévention, pour la femme enceinte séronégative par T. gondii en début de grossesse, consiste à éviter de manger de la viande peu cuite, à bien laver les légumes et les fruits et à ne pas manipuler la litière des chats.

Amibiase Une seule espèce pathogène L’amibiase est la parasitose la plus fréquente au Maroc pouvant entraîner une morbidité et même une mortalité si le diagnostic n’a pas été posé de façon précoce. Elle sévit de façon endémo-épidémique, dans les régions chaudes et humides, et est responsable de plusieurs formes pathologiques touchant soit l’intestin (dysenterie amibienne) soit le foie (abcès amibien du foie). L’amibiase est à l’origine d’un ensemble des troubles cliniques et biologiques causés par l’Entamoeba histolytica, seule espèce réellement pathogène. L’homme s’infecte en ingérant des kystes (péril fécal), généralement en consommant

des légumes mal lavés souillés par les eaux usées ou dans des situations de promiscuité. Il est important de différencier l’amibiase infestation de l’amibiase maladie. L’amibiase intestinale aiguë est caractérisée par un véritable syndrome dysentrique avec des diarrhées hémorragiques et glaireuses s’accompagnant d’une déshydratation grave chez les sujets jeunes. L’amibiase hépatique se distingue par la présence d’abcès avec hépatomégalie très douloureuse et un état fébrile. Il existe d’autres localisations possibles,  plus spécifiquement cutanées, cérébrales et même osseuses. Le diagnostic d’orientation porte sur l’anamnèse avec la notion d’un séjour à l’étranger ou même dans une région d’endémicité, nécessitant une étude épidémiologique avec recherche de notion de contage. Le diagnostic de certitude se base sur la clinique avec présence d’un syndrome dysentérique avec diarrhée glairo-sanglante et de fièvre. Il associe l’imagerie avec prescription d’une échographie hépatique à la recherche d’un abcès hépatique, la parasitologie des selles avec examen direct, la coloration à la recherche d’Entamaeba histolytica ou de kystes amibiens et la sérologie avec mise en évidence d’une hyper-éosinophilie et d’ IgM (atteinte tissulaire). En cas d’amoebicides tissulaires, le traitement préconisé repose sur la métronidazole (Flagyl®) ou la tinidazole (Fasigyne 500®). L’Amoebicide de contact sera traitée à l’aide de tiliquinol et tilbroquinol (Interix®) Il faut associer un antibiotique (thiophenicol) soit au metronidazol ou au tinidazol durant huit jours et prévoir un contrôle parasitologique des selles. Pour la forme hépatique, le metronidazol en perfusion est préconisé. En cas d’abcès collecté, un drainage par ponction ou même chirurgical doit être pratiqué. Les moyens de prévention contre l’amibiase passent par la lutte contre le péril fécal, l’assainissement des marécages et la lutte contre l’usage des eaux usées pour arroser les légumes.

Les helminthes intestinaux Nombreux et parfois dangereux Il existe deux grandes familles de vers intestinaux, les némathelminthes ou vers ronds

PARASITES QUATRE GRANDES FAMILLES Biologiquement et morphologiquement, les parasites sont classés en quatre grands groupes. Les protozoaires sont des êtres unicellulaires doués de mouvement. Selon les cas, ils se déplacent grâce à des plasmopodes (rhizopodes), des flagelles, membrane ondulante ou des cils. Ils se présentent sous forme asexuée ou à potentiel sexué, mobile ou enkysté, intra ou extracellulaire. Les helminthes ou vers font partie des métazoaires, des êtres pluricellulaires possédant des tissus différenciés. Ils sont reconnus sous formes adultes des deux sexes sous forme larvaire, embryonnaire ou ovulaire. Les fungi, ou micromycètes, constituent un règne à part entière. Il s’agit de champignons microscopiques identifiés sous forme de spores isolées ou regroupées, ou de filaments libres ou tissulaires. Les arthropodes, mollusques, pararthropodes (porocéphale) ou annélides sont des métazoaires, pluricellulaires et possédant des tissus différenciés.

(ou encore nématodes) et les plathelminthes ou vers plats subdivisés en cestodes et en trématodes. Les nématodes sont pour la plupart des vers ovipares à sexes séparés. Les nématodes intestinaux spécifiques de l’homme sont : ■ Ancylostoma duodenale (ou ankylostome) ; ■ Necator americanus (ou ankylostome) ; ■ Ascaris lumbricoïdes (ou ascaris) ; ■ Enterobius vermicularis (ou oxyure) ; ■ Strongyloïdes stercoralis (ou anguillule) ; ■ Trichuris trichiura (ou trichocéphale) ; ■ Trichinella spiralis (ou trichine qui est le seul vivipare). Les cestodes (pathelminthes) sont des vers généralement hermaphrodites, dépourvus de tube digestif et ayant un corps segmenté. Cette catégorie inclut : ■ Taenia saginata ; ■ Taenia solium ; ■ Hymenolepis nana ; ■ Hymenolepis diminuta ; ■ Diphyllobothrium latum ; ■ Dipylidium caninum.

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ne gè mo l e ho é a b ion g r lut t a So G o û 33

DOSSIER

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STOP

Posologie :

Soulagement immédiat de la douleur gastrique et du pyrosis (RGO‫)٭‬

2 cuillères à café par pr prise, au moment des douleurs il est habituellement inutile de dépasser 6 prises par jour.

‫٭‬Reflux gastro-œsophagien

IDENTIFICATION DU MEDICAMENT • Composition qualitative et quantitative:Pour 100 g de suspension buvable : - GEL D’ALUMINE Quantité correspondante en OXYDE D’ALUMINIUM…………………………………..…3,8g - OXYDE DE MAGNESIUM LEGER Quantité correspondante en OXYDE DE MAGNESIUM………………………………...1.35g - OXETACAINE ……………………………..…………………………………………......0.187g - Excipient :………………………..………………………………………………....... q.s.q 100g Excipients à effet notoire : Acide benzoïque, glycérol, alcool éthylique. Forme pharmaceutique et contenance :Suspension buvable, flacon de 200 ml. •Classe pharmaco-thérapeutique: ANTI-ACIDE associé à un anesthésique de contact (A : appareil digestif et métabolisme) 2- INDICATIONS THERAPEUTIQUES ▪ Traitement symptomatique des gastralgies dûes à l’acidité gastrique, notamment dans : - les maladies ulcéreuses. - les hernies hiatales. - le reflux gastro-oesophagien. - les gastrites et gastro duodénites. - les dyspepsies accompagnant les troubles fonctionnels intestinaux, et le pyrosis. ▪ Traitement symptomatique des intoxications accidentelles dues aux produits acides ou corrosifs. 3- CONTRE INDICATIONS •Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants : - Insuffisance rénale grave, - Antécédent d’allergie à l’un des constituants. 4-INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES :▪ Ce médicament ne doit généralement pas être utilisé en association avec les quinidiniques.▪ Les antiacides peuvent diminuer l’effet de nombreux médicaments. Par précaution, il convient d’espacer les prises de 2 heures

entre l’antiacide et un autre médicament. 5-GROSSESSE ET ALLAITEMENT :Aucun® effet néfaste n’a été rapporté après de nombreuses années d’utilisation avec ce produit au cours de la grossesse. En conséquence, MUTESA peut, dans les conditions normales d’utilisation, être prescrit au cours des deux derniers trimestres de la grossesse. Par mesure de précaution, éviter son utilisation au cours du premier trimestre de la grossesse et pendant l’allaitement.D’une façon générale, il convient, au cours de la grossesse et de l’allaitement, de toujours demander l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant d’utiliser un médicament. 6- COMMENT UTILISER CE MEDICAMENT ? - Voie orale. - Agiter le flacon avant chaque utilisation ▪ Posologie : Deux cuillères à café par prise, au moment des douleurs. Après absorption de MUTESA®, avaler rapidement un verre d’eau afin d’éviter l’anesthésie des muqueuses buccales et de la glotte. Ne pas dépasser 6 prises par jour. 7- EFFETS NON SOUHAITES ET GENANTS Comme tout produit actif, ce médicament peut, chez certaines personnes, entraîner des effets plus ou moins gênants : • Risque de diminution du taux de phosphore dans le sang, en cas d’utilisation prolongée, • Possibilité d’allergie. 8- CONSERVATION :Ne pas dépasser la date limite d’utilisation figurant sur le conditionnement extérieur. 9- CONDITIONS DE DELIVRANCE Ce médicament est inscrit en liste II.

SYNTHEMEDIC


AMIBIASE A MIB IBIIA IAS ASEE MÉTAZOAIRES MÉTAZ ÉTAZZOAIRESS

SSAPROPHYTISME SAPR APR ROP O HYTI Y SME S E

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NÉMATODES NÉM NÉ MA ATO OD DES

TOXOPLASMOSE TOX XOPLA A ASMOSE E

TTRÉMATODES TR RÉMA É A ÉM ATO TOD OD DES ES

DOSSIER

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PALUDISME PA PAL LLU UDIS U DIS D ISSM SSME MEE

CHAMPIGNONS C HAM HA MPIG G GNONS S HELMINTHES H EELMINTH HES

FUNGI FU NGI

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CESTODES C CEST EST STTODES D S

ARTHROPODES AR RTH R THRO ROPO OD O DEES

PARASITOSES PAR P AR RASI RAS R ASSSIITO TO OSES PROTOZOAIRES

ANOPHÈLE AN OPH H E HÈLE HÈL

TOXOPLASMOSE

LLES PARASITOSES UN DÉFI POUR LA SANTÉ U DE L’HOMME D

CONTAMINATION CO ONTAMINAT ET DÉVELOPPEMENT A CHAQUE ESPÈCE SA PARTICULARITÉ Oxyurose - Enterobius vermicularis, nématode de 10 mm de long Contamination par ingestion d’œufs (fruits et légumes contaminés, transfert d’œufs depuis la marge anale par des doigts souillés). Ascaridiase - Ascaris lumbricoides, nématode de 15 à 25 cm de long Contamination par ingestion directe d’œufs embryonnés (crudités, eau ou terre souillées). La larve libérée dans l’intestin grêle perfore la paroi digestive, migre vers les poumons (voies sanguine et lymphatique), franchit la paroi alvéolaire, remonte l’arbre respiratoire et est déglutie dans l’œsophage. La larve devient adulte dans le jéjunum 2 à 3 mois après l’ingestion. Trichocéphalose - Trichuris trichiuria, nématode blanc de 3 à 5 cm de long - Contamination par ingestion directe d’œufs embryonnés (crudités, eau ou terre souillées). L’œuf éclôt dans l’intestin grêle, la larve migrant ensuite dans le côlon où elle devient mature. Anisakiase - ingestion d’anisakides,

Les trématodes (pathelminthes) sont pourvus d’un tube digestif incomplet et d’un corps non segmenté et regroupent les douves (hermaphrodites) et les schistozondes sexués.Sur le plan clinique et symptomatologique, ces vers seront responsables de nombreux signes cliniques. Ainsi, certaines infections sont asymptomatiques ou pauci-symptomatiques et bâtardes (dyspepsie, douleurs abdominales d’intensité et de siège variables, diarrhée d’évolution capricieuse, amaigrissement généralement peu marqué...). D’autres manifestations plus évocatrices peuvent apparaître selon le parasite incriminé. Dans le cas d’une oxyurose, le patient peut présenter un prurit anal (vespéral ou nocturne) avec possibles lésions de grattage. L’infection peut déclencher une vulvo-vaginite chez la fillette. L’ascaridiase peut provoquer un syndrome

larves d’ascaris du genre Pseudoterranova (poissons crus). Ankylostomiase - Ancylostoma duodenale et Necator americanus, nématodes de 10 mm de long - Les larves pénètrent activement à travers la peau saine sur un sol chaud et humide. Le parasite gagne le cœur droit, les poumons, franchit la paroi alvéolaire, remonte l’arbre respiratoire et est dégluti dans l’œsophage. Anguillulose - strongyloïdose Strongyloides stercoralis : nématode de 3 mm de long - Même mode de contamination et même cycle parasitaire que l’ankylostome. Tæniase - Tænia solium, Tænia saginata, Hymenolepis nana, cestodes de tailles variables, contamination par ingestion d’œufs (fruits et légumes souillés, contamination directe) (H. nana) ou de viandes contaminées T. solium (porc) et T. saginata (bœuf). Bothriocéphalose - Diphyllobothrium latum - Contamination par ingestion d’embryons (poisson cru infecté).

de Löffler (migration larvaire) avec fièvre à 38,5°C, toux quinteuse, infiltrat pulmonaire mal limité. Des complications exceptionnelles (cholestase extrahépatique, pancréatite aiguë) peuvent découler. En cas de trichocéphalose, et dans les formes graves, le patient peut présenter un syndrome rectal sévère. L’ankylostomiase, dans la phase de migration, peut provoquer une toux sèche souvent fébrile avec anémie en cas d’infestation massive. L’anguillulose peut être à l’origine d’éruptions urticariennes linéaires prurigineuses, exceptionnellement d’un syndrome de Löffler (migration larvaire pulmonaire), de douleurs pseudo-ulcéreuses et d’un syndrome de malabsorption dans les formes graves. En cas de cysticercose, la migration tissulaire du Taenia solium peut provoquer

des céphalées, des crises convulsives et des troubles oculaires. Enfin, une bothriocéphalose peut entraîner une carence en vitamine B12. Le traitement antiparasitaire est à adapter en fonction du ver incriminé. Oxyurose : flubendazole 100 mg en une prise unique, à renouveler après 15 jours. Ascaridiase : flubendazole 100 mg matin et soir pendant 3 jours. Trichocéphalose : flubendazole 100 mg matin et soir pendant 3 jours. Ankylostomiase : flubendazole 100 mg matin et soir pendant 3 jours. A renouveler en cas d’infestation massive. Traitement martial en cas de carence en fer. Anguillulose : tiabendazole (ou albendazole) 25 mg/kg matin et soir pendant 3 jours (une journée chez l’enfant). Tæniase : niclosamide, 2 comprimés à 2 heures d’intervalle chez l’adulte (dose réduite chez enfant). Cysticercose neurologique : praziquantel pendant 15 jours.

L’hygiène Un allié précieux dans la prévention En somme, les parasitoses sont responsables de pathologies diverses pouvant mettre parfois le pronostic vital du malade en jeu. Il s’agit d’un problème de santé publique. Une bonne hygiène individuelle (avec notamment brossage régulier des ongles) est synonyme de protection contre ces pathologies où l’homme est parfois un hôte accidentel. Il est indispensable de mettre en place des campagnes de masse pour éduquer la population, de déployer une bonne politique environnementale en asséchant les marécages et en interdisant les baignades dans les oueds (éviter le contact de la peau avec le sol boueux). Ces mesures doivent être accompagnées du lavage systématique des fruits et légumes et d’une cuisson suffisante des viandes, notamment le bœuf et le porc pour éviter la transmission des tæniases. En cas de contamination, il est important de dépister l’entourage (contamination d’homme à homme) et/ou de le traiter simultanément (oxyurose). La prévention passe également par la lutte contre les anophèles, les moustiques et parfois les chiens errants dans certaines régions d’endémie.


DOSSIER

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INTERVIEW INSTITUTIONNEL

« AVEC LE TEMPS, JE SUIS DE PLUS EN PLUS CONVAINCU DE LA PERTINENCE DE MON MÉTIER ET JE PENSE QUE LE MÉRITE S’ACQUIERT DANS LA DIFFICULTÉ. » PR MHAMED HARIF, DIRECTEUR DU CHU MOHAMMED VI, MARRAKECH


Mhamed

INTERVIEW

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HARIF

ONCOLOGUE, PROFESSEUR SEUR DDEE LL’ENSEIGNEMENT ’ENSEIGNEMENT SSUPÉRIEUR UPÉRIE ET DIRECTEUR DU CHU MOHAMMED VI, LE PR MHAMED HARIF EST DOTÉ D’UN PROFOND SENS DE L’HUMANITE. DANS UN CONTEXTE DIFFICILE, OÙ CHACUN ESSAIE DE TROUVER SA PLACE ET DE DONNER LE MEILLEUR DE LUI MÊME, IL LIVRE, SINCÈREMENT, SA VISION DU RÔLE D’UN CHU DANS UN SYSTÈME DE SOINS QUI SE CHERCHE ENCORE. Doctinews. Pouvez-vous nous présenter brièvement le CHU Mohammed VI ? Pr Mhamed Harif. Le Centre hospitalier universitaire est composé de 4 hôpitaux. L’hôpital Ibn Tofail, d’une capacité de 409 lits, est situé au centre ville, à proximité de la faculté de médecine. L’hôpital Ibn Nafis, spécialisé en psychiatrie, dispose d’une capacité de 220 lits et l’hôpital mère-enfant, qui a ouvert ses portes en 2008, peut accueillir 247 patients. Cette offre de soins a été enrichie en avril dernier grâce à l’ouverture du centre d’oncologie (86 lits) et elle sera complétée par la livraison, avant la fin de l’année, nous espérons, de l’hôpital Arrazi d’une capacité de 586 lits. L’ouverture de cet établissement finalise la concrétisation d’un projet médical conçu il y a 12 années. Cependant, la demande de soins a évolué depuis la conception de ce projet et nous avons conscience que certaines activités auront besoin de se développer. Nous travaillons donc aujourd’hui à la conception d’un centre spécialisé en traumatologie, un projet novateur à l’échelle nationale. Cet hôpital sera destiné à prendre en charge plus particulièrement les urgences traumatologiques pour répondre à un besoin spécifique à la région avec, pour appui, la mise à disposition d’un hélicoptère doté du matériel nécessaire à la prise en charge des patients, sur place et pendant le transport (Héli-SMUR).

Cette offre de soins suffira-t-elle à combler le déficit de la région ? Je pense qu’il faut tout d’abord s’interroger sur les missions d’un centre hospitalier universitaire. La vocation d’un CHU consiste, en premier lieu, à dispenser des soins de niveau tertiaire, à enseigner et à promouvoir la recherche et l’innovation en matière de santé. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à un déficit en offre de soins de niveau 1 (prévention, vaccination…) et de niveau 2 (soins routiniers médico-chirurgicaux), mais nous devons répondre à la demande de soins quelle que soit son niveau. Tant que ce déficit ne sera pas comblé, nous continuerons à jouer un rôle important dans l’offre de soins de niveau 1 et 2, aux dépens de l’activité pour laquelle un CHU est mandaté. Aujourd’hui, les professeurs qui exercent dans les CHU se plaignent d’être noyés dans l’activité de soins de routine et de ne pas pouvoir déployer suffisamment leurs acquis dans l’exercice d’une médecine qui demande de la technicité, de l’expertise et des moyens (chirurgie cardiovasculaire, chirurgie mini-invasive, greffes…). Ils n’ont pas tort, mais nous ne sommes pas des CHU dans l’absolu. Nous sommes des CHU dans un pays en voie de développement, avec ses contraintes et ses difficultés. Comment parvenez-vous à surmonter ces difficultés ? Ce déficit génère beaucoup de pression, de l’insatisfaction chez les patients, les

familles et le personnel, et des conflits sociaux. Notre taux d’occupation dépasse 100 % (107 % pour l’hôpital Ibn Tofail). Dans ces conditions, il est difficile de maintenir un niveau de qualité élevé. L’hôpital mère-enfant a reçu le premier prix de la qualité en 2010 et le premier prix de la performance en 2009. Malheureusement, face à une demande de plus en plus importante, nous n’avons pas pu conserver cette image. Il ne s’agit pas d’une excuse. Nous devons poursuivre nos efforts pour améliorer la qualité des soins et nous le faisons quotidiennement. Nous avons ouvert la première banque des yeux du Maroc, nous avons développé un programme de greffe d’organes avec un comité de greffes très dynamique. Nous réalisons des greffes de reins, des greffes de cornées, des greffes de moelle (autogreffe et, actuellement, la première allogreffe d’un enfant atteint de leucémie). La chirurgie cardiovasculaire est un pôle de développement important, la neurochirurgie l’est également avec la réalisation, en juin dernier, de la première chirurgie cérébrale éveillée pour extraire des tumeurs situées en zone fonctionnelle chez deux patients. Il s’agit de véritables investissements qui portent l’ensemble du CHU et le tirent vers le haut. A travers ces programmes, les équipes apprennent à travailler dans la transversalité, elles s’initient à des notions nouvelles, à des techniques nou-


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INTERVIEW INSTITUTIONNEL

velles, à des modes d’organisation qui ne supportent pas la moindre faille et sont plus exigeantes avec elles-mêmes. Le bénéfice est triple : pour le patient, pour le système de soins et pour le pays qui doit atteindre suffisamment d’autonomie pour soigner sa population. Car nous ne pouvons pas continuer à soustraiter une partie des soins à l’étranger.

que cette mesure sera reconduite. Le Ramed peut donc permettre aux CHU de se repositionner sur l’offre de soins de niveau 3, mais à condition, bien entendu, que l’offre en soins de niveau 2 soit suffisante. Nous sommes dans une situation que j’espère transitoire. Je crois, par ailleurs, que le Ramed est en mesure de redonner toute sa fonction humaine à l’hôpital. Je prends l’exemple Dans ce contexte d’affluence, comment d’une patiente « ramediste » qui vient de avez-vous accueilli la généralisation du bénéficier d’une greffe de rein. Il illustre Ramed ? parfaitement le rôle d’un CHU dans le Nous avons acquis une première expé- système qui consiste à dispenser des soins rience lors du lancement du projet pilote de niveau complexe aux patients nécesmené dans la région du Tadla-Azilal. Le siteux. Le message est important car je conventionnement avait été établi avec pense que l’hôpital joue un rôle essenle CHU Ibn Rochd de Casablanca, mais tiel dans la stabilité sociale d’un pays. une partie de la population a demandé à L’hôpital doit être un lieu de générosité, être soignée au CHU de d’humanité et de partage Marrakech pour des raiau sein duquel les vraies sons de proximité. D’une valeurs qui fondent une part, nous capitalisons sur société doivent être défencette première expérience dues par tout le monde et IL EST et, d’autre part, je consipour tout le monde. AuINDISPENSABLE dère le Ramed comme une jourd’hui, l’hôpital, qu’il ÉGALEMENT chance pour le CHU. L’orsoit public, privé, CHU QUE L’ETAT ganisation des soins dans ou non, n’est pas en bons CONSIDÈRE LA le cadre de ce régime force termes avec la société. Ils la filière de soins. Auparasont en conflits, avec des SANTÉ COMME vant, nous ne pouvions pas poursuites, des plaintes UNE PRIORITÉ refuser un patient qui se parce qu’il existe un proET QU’IL PRENNE présentait à l’hôpital sans fond malentendu. La poDES MESURES être passé préalablement pulation a des demandes SPÉCIALES par le centre de santé. Aulégitimes. Elle ne tolère POUR LA SANTÉ. jourd’hui, nous pouvons pas que sa souffrance phylui donner le choix. Ou sique et morale ne soit pas bien être accueilli direcprise en considération tement à l’hôpital et renoncer à sa prise par l’hôpital. Or, cet hôpital a du mal à en charge, ou bien respecter le parcours répondre à cette demande. Il est la synde soins. Cette procédure devrait réduire thèse d’une dizaine d’années de choix l’afflux dans les CHU. politiques qui n’accordaient pas sa place L’instauration du Ramed offre une autre au secteur social et à celui de la santé en opportunité pour l’hôpital, celle de bé- particulier. La part du budget consacrée néficier d’un financement pour soigner à la santé dans le PIB est ridicule, mais cette frange de la population qui se pré- le citoyen n’a pas conscience de ce passentait auparavant avec un certificat d’in- sif. Il se trouve face à un soignant aussi digence et recevait des soins « gratuits », désemparé que lui et l’accuse d’incompéou plutôt subventionnés, mais mal sub- tence, de maladresses. Il considère que les ventionnés. En 2011, nous avons béné- acteurs de la santé ne sont pas sensibles à ficié d’un financement à hauteur de 30 la souffrance de la population, ce qui est millions de dirhams, uniquement destiné faux. Pour un être humain, et qui plus est à répondre aux besoins du Ramed (achat pour un professionnel de la santé, il n’y a de médicaments, de matériel…). J’espère pas plus intolérable que de voir une per-

sonne souffrir et de ne pas pouvoir l’aider. Je crois que l’on se trompe d’ennemi. L’ennemi est l’absence d’une feuille de route et d’un engagement de toutes les forces vives du pays pour développer le secteur. Ne sommes-nous pas dans cette dynamique actuellement ? Aujourd’hui, je ne vois pas de réel engagement politique pour développer la santé du pays. Je donne un exemple très simple. Au Maroc, le ratio du nombre de médecins et d’infirmiers rapporté à la population est inférieur de moitié à celui de pays similaires au nôtre. Que fait-on pour combler ce déficit ? Certaines initiatives ont été mises en place comme la formation de 3  300 médecins par an. Mais dans la réalité, si les facultés ont augmenté leur capacité d’accueil, les CHU n’ont pas les budgets nécessaires pour accompagner. Tant que cette situation perdurera, le secteur ne pourra pas se développer. Nous avons besoin de qualité, mais aussi de quantité. Nos partenaires du secteur privé ne sont pas non plus suffisamment intégrés dans le système. Ne le seront-ils pas de plus en plus dans le cadre du partenariat publicprivé qui se met en place ? Il faut faire preuve de beaucoup plus d’intelligence, de créativité pour que cette intégration soit profitable. Nous avons bien plus besoin d’eux que ce que propose le cadre actuel, et ils ont également besoin de nous. Il faut aller de l’avant, passer au-delà des réactions superficielles, parfois sectaires, de groupes de pression qui perturbent la réflexion sereine sur les besoins, dans l’intérêt général du pays. Il est indispensable également que l’Etat considère la santé comme une priorité et qu’il prenne des mesures spéciales pour la santé. Je tiens toutefois à préciser que le pays avance, et certains indicateurs le prouvent. L’espérance de vie, par exemple, a augmenté. Elle est similaire à celle d’autres pays qui disposent de plus de moyens -ressources humaines et financières- dans le secteur de la santé. Cela démontre que notre système est performant malgré les critiques qui peuvent être formulées. Les


INTERVIEW

indicateurs quantitatifs sont à la hausse, mais il reste beaucoup d’efforts à faire pour améliorer l’accueil, la rapidité d’action… Le phénomène de la corruption ne participe-t-il pas à perturber le système ? Comment résoudre cette problématique ? Il existe deux formes de corruption. La première, que je qualifierais de grande corruption, est sûrement la plus surveillée actuellement par des organismes tels que la Cour des comptes. Elle concerne certains responsables qui utilisent l’argent de l’Etat pour leurs intérêts personnels, et elle doit absolument être endiguée. La deuxième, que je qualifierais de corruption ambiante, est portée par l’insuffisance de l’offre de soins. Je donne un exemple. Si dans une administration, plusieurs guichets sont ouverts et que la durée d’attente pour obtenir un document est raisonnable, je vais refuser la sollicitation d’un agent qui me propose un circuit plus rapide. En revanche, si dans la même administration je sais que ma durée d’attente est au minimum de deux heures ou plus, je risque d’être tenté par l’offre précédente. Donc, le premier moyen pour lutter contre la corruption consiste à offrir un service approprié. Actuellement, le délai d’attente pour passer un scanner est de trois mois. Cela traduit un manque d’équipements et pousse à la corruption. Il faut également informer les patients. Ils doivent connaître le prix des prestations, la procédure à suivre, savoir à qui s’adresser… pour éviter d’être des victimes potentielles. Enfin, dans certains cas, mieux vaut avoir moins de personnel, mais mieux payé. Avec un salaire correct, les agents de sécurité aux portes des hôpitaux sont moins tentés par la corruption. La corruption existe, il ne faut pas le nier, et en venir à bout demandera du temps. Il faut mettre un terme à cette pratique sociale, finalement peut-être moins conséquente dans le secteur de la santé que dans d’autres secteurs. Il ne faut pas l’accepter, ne pas baisser les bras, et le citoyen doit participer et apprendre à dire non à une personne déjà rémunérée pour rendre un service.

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Dans ce contexte, avez-vous un hôpital de jour, qui permet au patient message à transmettre aux futurs d’être traité dans la journée, participe médecins qui s’orienteraient vers le à l’amélioration de la qualité des soins secteur public ? avec une composante importante qui est Je dirais simplement que pour moi, si l’intégration de ses contraintes. Il s’agit c’était à refaire, je ferais exactement la d’une innovation dans le système orgamême chose. Je ne regrette pas du tout nisationnel. Tout comme la téléméded’être un médecin de la santé publique. Je cine. Je trouve dommage également que suis professeur, et travailler dans ce sec- le recours à cette technologie ne soit pas teur, travailler à l’hôpital, dans la difficul- plus développé. Les experts les plus comté, m’a beaucoup enrichi. Avec le temps, pétents résident en ville. Le patient issu je suis de plus en plus convaincu de la d’un douar n’a pas accès à cette expertise. pertinence de mon métier et je pense que Or, la télémédecine permet de limiter le mérite s’acquiert dans la difficulté. Il les déplacements. Il faudrait également est plus facile de se diriger vers le secteur mettre en place les bonnes pratiques dans privé ou d’aller travailler à l’étranger. A les décisions médicales. Il est parfois difce sujet, beaucoup de médecins partent ficile de prendre une décision médicale travailler à l’étranger et je suis vraiment car chaque cas est particulier. Dans les navré de cette situation. Je considère qu’il grands centres hospitaliers, les décisions s’agit d’un aveu d’échec de n’appartiennent pas à une notre système. Ces médeseule personne, mais à un cins pensent qu’ils pourcomité. Elles sont plus ront s’épanouir ailleurs, mûries, plus justes. Les mais ils resteront toujours concertations multidisLE PREMIER des étrangers et ne participlinaires permettent de MOYEN POUR cipent pas au développemettre à la disposition de LUTTER CONTRE ment de leur pays. tous des expériences, de LA CORRUPTION Travailler dans le secteur capitaliser et d’offrir une CONSISTE À public est un choix noble. meilleure prise en charge Nous donnons plus que au malade. OFFRIR UN SERce que nous recevons en D’une manière plus généVICE APPROtermes de rémunération si rale, je souhaite une meilPRIÉ. IL FAUT cet effort devait être payé à leure définition de la place ÉGALEMENT sa juste valeur. Mais dans des CHU dans le système INFORMER LES la réalité, nous recevons de santé. Aujourd’hui, les PATIENTS. beaucoup plus que ce que CHU ne travaillent pas nous donnons quand nous beaucoup en ouverture parvenons à soulager la avec l’université, avec le douleur, à réduire la souffrance, à guérir secteur privé et leur place doit être revue. ou à sauver une vie. Voilà ce qui donne Ils doivent devenir le porte-drapeau vraiment un sens à notre métier, voilà de l’innovation dans le système de la où se situe le vrai sens de la pratique de santé, aussi bien au niveau des soins que la médecine, en particulier lorsque les de l’organisation. Il faut ouvrir un vrai conditions sont difficiles. J’estime que débat pour définir le CHU, savoir quel j’ai de la chance, que tous ceux qui tra- type d’enseignement il doit dispenser, vaillent dans le secteur de la santé ont de quel type de recherche il doit effectuer la chance, et encore plus dans le secteur et quelles sont les passerelles à déployer public. pour mutualiser les compétences, les connaissances et enrichir le système. AuSi vous aviez une demande à formuler, jourd’hui, le CHU est un îlot qui perd des quelle serait-elle ? opportunités de développement. Mais je Nous citons toujours les prouesses médi- pense que nous y arriverons grâce à une cales, mais l’organisation est un pilier im- prise de conscience qui se fait de plus en portant du système. La mise en place d’un plus sentir.


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INSTITUTIONNEL

L’AMECHO, ASSOCIATION DES MÉDECINS ÉCHOGRAPHISTES

UNE FORMATION CONTINUE SIMPLE ET EFFICACE ALORS QUE LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET LE CONSEIL DE L’ORDRE DES MÉDECINS ACCORDENT DE PLUS EN PLUS DE CONSIDÉRATION À LA FORMATION CONTINUE, LES REGARDS DE LA COMMUNAUTÉ MÉDICALE MAROCAINE SE TOURNENT VERS DES INSTANCES RECONNUES DEPUIS PLUSIEURS ANNÉES POUR LEUR EXPERTISE DANS L’ACTUALISATION ET LE PARTAGE DES CONNAISSANCES. L’ASSOCIATION DES MÉDECINS ÉCHOGRAPHISTES EN EST UN EXEMPLE PARLANT.

C

réée en janvier 2001 par le Pr Mohamed Ksiyer, avec l’élan d’une poignée de jeunes médecins, l’AMECHO, association des médecins échographistes, s’est fixé comme objectif d’assurer une bonne formation échographique continue pour les médecins échographistes non radiologues. Un public pour le moins ciblé, avec un objectif pédagogique clair -pouvoir utiliser correctement l’outil échographique et suivre ses progressions-, qui ont donné une certaine unité à l’association, mais ne l’ont pas limitée pour autant à ces seules fonctions.

Du staff échographique à la formation médicale continue Contrairement à d’autres pays, comme la France, l’échographe est très présent dans les cabinets marocains, qu’il s’agisse de médecine générale ou spécialisée. En effet, pratiquement 90 % des médecins généralistes du secteur privé possèdent et utilisent un échographe comme outil de travail. Considéré comme un élément incontournable et très utile, notamment pour le diagnostic précoce, il faut cependant savoir utiliser cet instrument après un examen clinique obligatoire, mais également l’entretenir et perfectionner ses connaissances de manière à intégrer les dernières évolutions de cette technologie. La vocation première de l’AMECHO répond donc à ce besoin précis. Au fil des années, les missions de l’association ont largement dépassé le simple cadre de l’outil échographique. Constatant le succès de leurs séances de travail pratiques autour de l’échographie-clinique et

la demande accrue de formation médicale continue, tous domaines confondus, les membres du bureau ont décidé de multiplier et d’enrichir les staffs, à l’origine restreints à une journée de pratique échographique toutes les huit semaines. Désormais, deux journées mensuelles sont consacrées à la formation AMECHO. Le samedi aprèsmidi, les ateliers se consacrent à l’utilisation de l’échographe à travers des cas cliniques et le dimanche, plusieurs interventions autour de divers thèmes de médecine générale et spécialisée sont proposées.

Une formule basée sur la pratique Depuis 2006, cette formule fonctionne et compte en moyenne 150 à 200 participants lors du staff échographique et 300 pour les séances multidisciplinaires dominicales. Estimée et soutenue par la Faculté de médecine de Casablanca et par les doyens qui s’y sont succédé depuis 2001, l’AMECHO bénéficie des locaux de la faculté, une aide non négligeable pour cette association qui vit des modestes cotisations de ses adhérents. L’aspect organisationnel et logistique est intégralement géré par les sponsors et les laboratoires, permettant ainsi à l’association de se concentrer sur le contenu scientifique et sur l’investissement humain plutôt que matériel. A noter, l’engagement significatif des participants, qui viennent tous les mois, avec assiduité, de tout le Maroc, et à leurs propres frais. Un dévouement qui s’explique aussi par la qualité de la formation reçue. Empreintes d’une pédagogie particulièrement efficace, les journées mensuelles se

basent essentiellement sur la pratique, de manière à fournir aux médecins des solutions aux situations rencontrées au quotidien. Assurés par le professeur Ksiyer (fondateur) et les docteurs Abdellatif Achibet, (président de l’AMECHO) et Omar Mekouar (vice-président), entre autres, les staffs échographiques se déroulent toujours autour de cas cliniques d’échographie générale ou spécialisée (gynécologie obstétrique…), filmés et projetés, donnant lieu à des discussions interactives avec l’assistance. Le même mot d’ordre est appliqué les dimanches durant lesquels les interventions, toujours axées sur du concret, couvrent toutes les spécialités, de la cardiologie à la psychiatrie, en passant par la diabétologie, la pédiatrie, la gynécologie… avec la participation active d’enseignants éminents, dévoués et volontaires issus non seulement de Casablanca, mais aussi de Mohammedia, Rabat et Fès.

Les perspectives d’avenir Ces week-ends de formation ont connu un tel succès que l’AMECHO a décidé de voir plus grand en organisant cette année le premier Salon de médecine générale pratique. Les trois journées à Marrakech, s’étalant du 18 au 20 mai, n’ont pas été de trop pour aborder les nombreux thèmes tels que les pathologies corrélées (HTA, diabète, insuffisance rénale), les cancers gynécologiques, ou la BPCO et assister aux 5 ateliers pratiques reproduits trois fois à cette occasion. L’événement a fait salle comble, avec plus de 560 participants, un chiffre qui augure le niveau d’affluence attendue l’année prochaine. Car l’association, qui ne compte pas


INSTITUTIONNEL s’arrêter en si bon chemin, annonce la tenue du premier congrès AMECHO francomaghrébin, en mai 2013, dans la ville ocre. Conformément au modèle habituel, le projet ambitionne de multiplier les ateliers et d’étendre la manifestation sur 4 à 5 jours. L’association, connue dans tout le Maroc

et reconnue par les médecins participants comme un acteur majeur de la formation continue, projette le lancement de nouvelles activités, notamment la constitution de groupes de travail et de comités scientifiques pour la réalisation d’études autour de thèmes touchant l’intérêt de la santé au Ma-

roc. Parmi les idées en attente, l’AMECHO garde précieusement une médiathèque de plus de 300 enregistrements relatifs aux formations dispensées. Une ressource riche qui pourrait faire l’objet d’un travail d’archivage et de mise à disposition, pour contribuer davantage au partage des connaissances.

INTERVIEW, DR ABDELLATIF ACHIBET, PRÉSIDENT DE L’AMECHO ; DR DRISS ROCHD, TRÉSORIER DE L’AMECHO ; DR ABDELILAH ELAZRAK, MEMBRE ADHÉRENT À L’AMECHO. L’AMECHO EST DÉSORMAIS CONNUE ET RECONNUE. QUELS SONT LES SECRETS D’UNE TELLE RENOMMÉE ?

Dr Abdellatif ACHIBET.

Dr Driss ROCHD.

DOCTINEWS. COMMENT EXPLIQUEZVOUS L’ÉVOLUTION DES ACTIVITÉS DE L’AMECHO ? Quand l’association est née, il n’existait qu’une seule formation diplômante sur l’échographie, sous l’égide de la faculté de médecine de Casablanca, étalée sur deux ans, à cette époque assurée par et sous la responsabilité du Pr Ksiyer, lequel a été le premier à s’investir pour que le médecin généraliste puisse utiliser cet outil. D’autres formations en échographie se sont succédé dans les différentes facultés de médecine marocaines, assurées par nos enseignants radiologues. Le but premier de l’association a donc été d’assurer la continuité par des staffs d’échographie clinique et de formations de recyclage et de perfectionnement. Toutefois, il faut souligner que les formations diplômantes sont du seul ressort des facultés de médecines. Par la suite, nous nous sommes rendu compte que le médecin échographiste non radiologue ne pouvait pas être un bon échographiste sans être un bon clinicien et, comme les médecins généralistes représentaient la majorité, nous avons décidé d’élargir la formation continue à toutes les disciplines, en y ajoutant le dimanche mensuel multidisciplinaire et des formations spécialisées, consacrées, par exemple, à la gynécologie, la gastrologie,

Dr Abdelilah ELAZRAK.

la diététique… L’idée consistait aussi à travailler autour de problèmes de santé publique pour lesquels la formation continue est essentielle. Par exemple, il y a eu un bouleversement énorme entre le diabète tel qu’il était considéré quand notre génération a quitté les bancs de la faculté et le diabète tel qu’il est traité et pris en charge aujourd’hui. L’actualisation des connaissances est fondamentale, dans toutes les spécialités.

LA PLACE DU MÉDECIN GÉNÉRALISTE SEMBLE RESTER CENTRALE POUR L’AMECHO, N’ESTCE PAS ? Bien sûr. Parce que le médecin généraliste tient une place centrale dans le système de santé, surtout dans notre société marocaine actuelle. Il est en première ligne dans la consommation de santé. Au niveau de l’éducation de la population, de la prévention, du dépistage, de la prise en charge, de l’accès au médicament également. Il joue aussi un rôle dans la rationalisation des coûts. Et pour bien jouer ce rôle, il doit être formé pour justifier ses prescriptions, éviter le gaspillage et les excès. Le rôle de l’AMECHO, aujourd’hui, est donc de valoriser la place du médecin généraliste, et cela passe par la formation continue.

La qualité des staffs, en premier lieu, une pédagogie exceptionnelle, avec la projection de cas écho-cliniques, des vidéos, l’interactivité des discussions, le caractère pratique et concret de la formation, l’organisation par les membres du bureau actif, le soutien de la faculté de médecine de Casablanca qui nous a beaucoup apporté aussi. C’est un lieu éthique, qui impose le respect. Dès lors que la formation se déroule dans ces locaux -où les doyens successifs ont toujours veillé à l’encouragement de la qualité de la formation de médecine du Maroc, nous ont toujours fourni le meilleur amphithéâtre et toutes les facilités et autres conditions- il existe une sorte de garantie de sérieux et de crédibilité de l’association. Il faut souligner, également, le dévouement et l’investissement sans relâche de tous les membres du bureau de l’AMECHO ainsi que le soutien et le sponsoring de laboratoires pharmaceutiques et de sociétés de matériel médical convaincus ; en participant à la formation continue, ces derniers apportent une aide non négligeable et sont même une pierre angulaire pour l’évolution de nos activités. Enfin, l’ambiance contribue aussi à la réputation de l’AMECHO. Les retrouvailles des praticiens sont non seulement bénéfiques à la formation, mais elles contribuent à consolider les amitiés intergénérationnelles, un élément important pour la communauté médicale marocaine. L’investissement humain est essentiel. L’AMECHO n’a ni exigence ou autre complication, juste du dévouement, tout simplement.

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ALTER ALTE ALTERNATIVE RNAT NA ATIV VE STENTS MULTICOUCHES MODULATEUR DE FLUX

LE TRAITEMENT ENDOVASCULAIRE RÉVOLUTIONNAIRE DES ANÉVRISMES DEPUIS LES ANNÉES CINQUANTE, LE TRAITEMENT DE RÉFÉRENCE DES ANÉVRISMES S’EST FONDÉ SUR LA THÉRAPIE CHIRURGICALE À CIEL OUVERT. NÉANMOINS, AU REGARD DES PROGRÈS CONSIDÉRABLES QU’ELLE A CONNUS, ET GRÂCE AU DÉVELOPPEMENT D’UN NOUVEAU DISPOSITIF MULTICOUCHES, LA VOIE ENDOVASCULAIRE EST DEVENUE UNE ALTERNATIVE NOUVELLE ET MOINS INVASIVE QUE LA CHIRURGIE POUR LE TRAITEMENT PRÉVENTIF DES RUPTURES D’ANÉVRISMES. Avec la collaboration du Pr Amira BENJELLOUN, Chirurgien Vasculaire à Rabat et Présidente du GELEV MAROC.

L’

anévrisme, dilatation localisée de la paroi d’un vaisseau, est une pathologie courante du système vasculaire. Lié à une hypertension artérielle, une anomalie congénitale, une athérosclérose, un traumatisme ou d’autres pathologies (syndromes d’Ehlers-Danlos, de Marfan, polykystose rénale ou dysplasie fibromusculaire), l’anévrisme se situe le plus souvent sur l’aorte abdominale, mais il peut également affecter les vaisseaux du cerveau ou ceux des membres inférieurs (anévrismes thoracique, poplité, mésentérique…). Selon les estimations, 15 millions de personnes vivraient avec un anévrisme cérébral et 6 millions avec un anévrisme aortique.

Un mal silencieux L’anévrisme n’est pas toujours traité, en premier lieu parce qu’il ne se manifeste que tardivement. Au fil des années, la pression sanguine et les pulsations cardiaques fragilisent la paroi artérielle concernée et le volume de l’anévrisme augmente jusqu’à exercer une pression sur les structures adjacentes, à l’origine de douleurs thoraciques, dorsales ou de céphalées, selon l’emplacement et l’importance de l’anévrisme. Malheureusement, ces symptômes n’apparaissent que lorsque la taille de l’anévrisme est déjà délétère, risquant de fuir ou de se rompre à tout moment et de provoquer une hémorragie qui, sans prise en charge immédiate, aboutit généralement au décès. Bien que sa prévalence ne soit que de 10 par 100 000 habitants et par année, la rupture d’anévrisme, risque majeur de la pathologie, reste une importante cause de décès

cardiovasculaire. D’ailleurs, 10 % des AVC (accidents vasculaires cérébraux) sont dus à des anévrismes cérébraux (hémorragie méningée).

Les limites de la chirurgie Dans le cas d’un anévrismes aortique, la rupture peut toutefois être prévenue si celui-ci a été dépisté et surveillé, sachant que le risque de rupture est évalué à 5 % lorsque l’anévrisme atteint un diamètre de 50 mm et à 20 % pour un diamètre de 70 mm. L’intervention à effectuer pour éviter la rupture de l’anévrisme nécessite une voie souvent délabrante, puis l’interruption de la circulation sanguine, (), l’ablation de l’anévrisme et son remplacement par un greffon synthétique : quand l’anévrisme concerne les branches, l’opération chirurgicale inclut un pontage et une réimplantation particulièrement dangereuse pour le malade. Un traitement pour le moins complexe et non dépourvu de risque, notamment pour les patients âgés et fragiles. D’autant que des complications telles qu’une insuffisance cardiaque ou des troubles du rythme ventriculaire peuvent apparaître lorsque l’anévrisme se trouve proche du cœur. Dans le cas des anévrismes cérébraux, d’autres complications se manifestent plutôt après la rupture, comme la récidive hémorragique, l’hydrocéphalie aiguë et le vasospasme artériel. La procédure chirurgicale, qui consiste à fermer l’anévrisme au niveau du collet (zone rétrécie de communication entre la poche de l’anévrisme avec l’artère) par une agrafe (clip), n’est indiquée en prévention qu’après une comparaison des risques opératoires aux risques évolutifs de l’anévrisme, au cas par cas.

Les avancées endovasculaires La thérapie endovasculaire, considérée comme solution alternative pour ces patients à haut risque, doit alors être envisagée. Il s’agit de placer au niveau de l’anévrisme une endoprothèse, également appelée tuteur vasculaire ou stent, de manière à stabiliser le processus d’anévrisme et à renforcer la paroi lésée pour éviter la rupture, sans exposer le patient à la morbi-mortalité de la chirurgie ouverte. Cette approche endovasculaire n’est pas encore une méthode privilégiée, du fait de son coût, de la complexité de l’opération et des difficultés à soigner les anévrismes avec branches. Ces dernières peuvent se boucher et aboutir à des ischémies ou des paralysies graves. De fait, plusieurs générations de stent-grafts (avec revêtement imperméable) se sont heurtées à ce problème d’inadaptabilité. Un obstacle qui semble aujourd’hui surmonté par le stent multicouches ou modulateur de flux multicouches (MFM). Le dispositif métallique maillé et tubulaire permet de réguler la circulation sanguine et de diminuer la pression, tout en préservant toute la perméabilité des artères et des branches latérales. En effet, grâce à sa géométrie 3D semblable à celle d’un vaisseau sain, l’endoprothèse présente au flux sanguin une section de passage qui améliore l’écoulement laminaire de l’artère principale et l’alimentation des vaisseaux collatéraux. Par ailleurs, le stent multicouches se compose de plusieurs couches dextrogyre et lévogyre de fils en alliage de cobalt tressés, solidarisées par des liaisons inter-couches. Une armature qui a la particularité d’être dépourvue de revêtement


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et de laisser passer le sang tout en contrôlant le flux. Cette structure unique modifie l’hémodynamique de l’artère et réduit la vitesse d’écoulement dans le vortex de l’anévrisme. Considérablement diminuées, la pression dans le sac et les tensions tangentielles à la paroi ne présentent plus de risque de rupture.

Des résultats prometteurs Cette endoprothèse révolutionnaire représente donc une agression mineure et une solution adaptée pour les patients, avec un

risque de complications opératoires insignifiant par rapport à la voie chirurgicale. Une bonne implantation dépendra de la présence d’un axe iliaque sans plicature et non calcifié avec un diamètre de plus de 7 mm, car l’endoprothèse est introduite à partir de l’artère fémorale jusqu’au niveau de l’anévrisme à soigner, sous contrôle radioscopique et grâce à l’utilisation d’un système de largage. D’où l’importance d’un bilan suivi par scanner et artériographie. Seule contre-indication à noter, le stent multicouches, n’ayant pas de revêtement imperméable, n’est d’aucune uti-

lité si l’anévrisme est déjà rompu. L’approche prophylactique par voie endovasculaire présente par contre d’excellents résultats, dès 18 mois, avec diminution, voire résorption totale des anévrismes. De plus, le concept offre une solution globale, une plateforme qui ne fait pas de distinction entre les différents types d’anévrismes. Le dispositif a déjà fait ses preuves (marqué CE) dans plusieurs pays, pour divers cas (anévrismes périphériques, aortiques abdominaux et thoraciques, cérébraux…) et les résultats obtenus prédisent de grands succès à venir.

INTERVIEW DE NOUREDDINE FRID,INVENTEUR DU STENT MULTICOUCHES ET PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ CARDIATIS, ET PATRICIA GRUFFAZ, VICE-PRÉSIDENTE. MIS À PART LE TRAITEMENT DES ANÉVRISMES, LE MFM A-T-IL D’AUTRES UTILITÉS ? L’endoprothèse permet de soigner l’anévrisme en soi : la pose du stent, par la réduction du stress pariétal et de la pression pariétale allège la compression des organes de voisinage permettant une amélioratin de la symptomatologie (douleurs, dysphagie, dypoplie et dysphonie). Le dispositif fonctionne également pour les dissections aortiques, mais la chirurgie reste pour le moment le premier traitement indiqué. Il peut aussi être utilisé dans les sténoses, mais nous avons fait le choix de cibler les anévrismes, pour commencer.

SELON VOUS, EN QUOI LE MFM REPRÉSENTE-T-IL UNE INVENTION RÉVOLUTIONNAIRE ? Tout d’abord, le fait qu’il s’agisse d’une technologie très adaptable. Contrairement aux stentsgrafts, le MFM est flexible, malléable, adaptable aux gros et petits vaisseaux et il fait disparaître l’anévrisme tout en gardant les branches intactes. La procédure est rapide (une heure maximum), facile, moins coûteuse et moins risquée. Avec la chirurgie, le risque de paralysie est de l’ordre de 20 %, de 16 % avec les stentsgrafts, alors que notre dispositif ne présente aucune morbimortalité. Par ailleurs, cette solution respecte le confort du patient. Sans aucun traumatisme, avec une simple anesthésie

locale, le patient peut rentrer chez lui dès le lendemain, alors qu’avec un stent couvert sur un anévrisme avec branches, la moyenne d’hospitalisation est de 7 à 9 jours, et 90 % des patients passent par les soins intensifs. D’ailleurs, au niveau des coûts hospitaliers, le MFM permet un gain significatif. Selon nous, cette invention peut vraiment résoudre un problème de santé publique.

COMMENT EXPLIQUEZ-VOUS QUE LE DISPOSITIF NE SOIT PAS ENCORE TRÈS RÉPANDU ? Ce projet a 10 ans à peine. Le premier cas soigné date de 2006. Nous avons d’abord testé le dispositif sur des sténoses et des petits anévrismes. Le traitement du premier gros anévrisme pour lequel nous avons le recul le plus important a été réalisé au Maroc, il y a 3 ans, avec succès.

Mais le concept est si révolutionnaire et si opposé à ce que les médecins ont appris, que la nouveauté se heurte à une certaine résistance. Les chirurgiens ne connaissent pas, ils ont leurs habitudes et préfèrent ne pas s’aventurer dans l’interventionnel. Aujourd’hui, nous commercialisons le produit dans de nombreux pays. Nous disposons de registres d’études, et même si la résistance continue, les résultats vont devenir notre meilleur atout de communication. Le marketing est en effet un aspect important de cette résistance, surtout avec la pression du marché rencontrée en Europe. Nous n’avons pas voulu médiatiser le dispositif tout de suite, car nous préférions attendre d’avoir du recul. Maintenant, la communication et le marketing sont à développer. Un travail de longue haleine en perspective, mais les résultats sont prometteurs.


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46 EN DIRECT DU CENTRE NATIONAL DE PHARMACOVIGILANCE

PRODUITS COSMÉTIQUES Q

APPEL AU RENFORCEMENT DE LA RÉGLEMENTATION «PRODUITS COSMÉTIQUES : ÉTAT DES LIEUX ET PERSPECTIVES RÉGLEMENTAIRES AU MAROC », TEL A ÉTÉ LE THÈME DE LA PREMIÈRE JOURNÉE NATIONALE SUR LES PRODUITS COSMÉTIQUES, ORGANISÉE LE 15 JUIN DERNIER, À RABAT, PAR LE CENTRE ANTIPOISON ET DE PHARMACOVIGILANCE DU MAROC (CAPM) ET LA SOCIÉTÉ MAROCAINE DE PHARMACOVIGILANCE, EN ASSOCIATION AVEC LE RÉSEAU MAROCAIN DE COSMÉTOVIGILANCE.

U

ne étude rétrospective, réalisée par le CAPM entre 1980 et 2010, a révélé que le taux des intoxications par produits cosmétiques déclarées au centre représente 1,26 % de l’ensemble des intoxications. Ce taux est très faible par rapport aux données internationales. En France, par exemple, les statistiques de certains centres antipoison montrent que les cas reçus imputés aux produits cosmétiques représentent entre 3 et 5 %. La notification revêt une importance capitale pour la surveillance postcommercialisation et pour la sécurité des patients marocains. «Grâce à la déclaration des cas d’intoxications et des effets indésirables au CAPM, nous pouvons disposer de données relatives à chaque produit cosmétique et intervenir, lorsque c’est nécessaire, auprès des décideurs, de l’industrie pharmaceutique et des distributeurs pour assurer la sécurité de notre population », a expliqué le Dr Houda Sefiani, responsable de la cosmétovigilance au sein du Centre national de pharmacovigilance.

Adapter la législation A ce problème de sous-notification s’ajoutent les insuffisances de la législation qui réglemente les produits cosmétiques au Maroc. Cette législation doit faire l’objet d’une mise à jour et s’adapter aux nouveautés en matière de recherche

scientifique. « Au Maroc, nous manquons de la Paraphenylene diamine et les méd’un cadre juridique spécifique qui régle- dicaments masqués vendus en tant que mente les produits cosmétiques. Les textes cosmétiques. relatifs à certains produits sont éparpillés, insuffisants et archaïques. Ils datent Renforcer le système de parfois des années quarante et n’ont subi cosmétovigilance aucune mise à jour depuis », a souligné Il a été également préconisé la nécessité le Dr Najat Mouhssine, chef de service de renforcer le système de cosmétovigides stupéfiants à la Direction du médi- lance pour une meilleure réactivité face cament et de la pharmacie, qui regrette aux risques et aux événements indéégalement l’absence de sirables des produits mesures garantissant la cosmétiques et ce, via bonne application des une collaboration entre lois existantes. le Centre national de Pour pallier les insuffipharmacovigilance Au maroc, nous sances évoquées par les (organe en charge de la manquons d’un différents intervenants, cosmétovigilance au nicadre juridique plusieurs recommandaveau national), les derspécifique tions ont été émises à matologues, les pharaux produits l’issue de cet événement maciens, l’industrie cosmétiques. scientifique. Les partipharmaceutique, les cipants ont ainsi appelé distributeurs officiels le ministère de la Santé de cosmétiques, les à mettre en place l’arseassociations de protecnal juridique nécessaire pour assurer la tion des consommateurs, les consomsécurité du consommateur marocain et mateurs et les médias. L’importance de insister sur le rôle du contrôle et de la l’éducation et de la sensibilisation de la régulation du marché des cosmétiques population, surtout les professionnels par les autres départements de l’Etat, de la coiffure et de l’esthétique, sur les notamment les douanes, le ministère de dangers de certains produits est inscrite l’Industrie et du Commerce et le minis- sur la liste des recommandations fortère de l’Intérieur. Une action urgente mulées, ainsi que la mise en place d’un et concertée doit par ailleurs être menée comité de cosmétovigilance et l’instaupour retirer du marché les produits dan- ration d’une journée nationale dédiée à gereux tels que le henné noir contenant la cosmétovigilance.


Sélection

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COMPRENDRE ET SOULAGER LA DOULEUR

DOUBLE REGARD SUR UN PROBLÈME DE SANTÉ PUBLIQUE DÉSORMAIS PLUS QU’UN SYMPTÔME, LA DOULEUR EST DEVENUE UNE PRIORITÉ DE SANTÉ PUBLIQUE, INCLUSE DANS LES FORMATIONS INITIALES ET CONTINUES DU CORPS MÉDICAL. POUR AUTANT, SA PRISE EN CHARGE DIFFICILE JUSTIFIE L’USAGE D’OUTILS D’ACCOMPAGNEMENT. A CE TITRE, L’OUVRAGE INTITULÉ « COMPRENDRE ET SOULAGER LA DOULEUR » OFFRE UNE VISION GLOBALE ET DES CONNAISSANCES COMPLÉMENTAIRES POUR RÉPONDRE AU PROBLÈME COMPLEXE DE LA DOULEUR.

E Titre : Comprendre et soulager la douleur Auteurs : Claire Chauffour-Ader Marie-Claude Daydé Editeur : LAMARRE Nombre de pages : 231

dité pour la deuxième fois, « Comprendre et soulager la douleur » s’ajoute à une pléiade de guides dont le but est de soutenir la formation continue du personnel soignant aux démarches de prise en charge de la douleur, de l’évaluation aux divers traitements, en passant par la prévention et l’éducation. Cependant, l’ouvrage se distingue et présente une originalité appréciable de par son écriture « à quatre mains ». Les auteurs, Claire Chauffour-Ader et Marie-Claude Daydé, ont allié leurs compétences et leurs expériences professionnelles, de médecin exerçant en milieu hospitalier pour l’une, d’infirmière libérale pour l’autre, afin d’offrir un double regard pour la meilleure appréhension possible de la douleur. Cette complémentarité exemplaire représente d’ailleurs un atout majeur lors de la prise en charge de patients douloureux, étant donné l’importance de son interdisciplinarité. D’autre part, l’ouvrage explique et défend un concept clé, celui de la personnalisation des soins. En effet, pour comprendre et soulager la douleur, il faut aller à la rencontre du patient dans son individualité physique

et psychique. Le patient douloureux doit avant tout être considéré comme un sujet unique, dont l’histoire et le contexte de vie particulier doivent être pris en compte, parallèlement à l’utilisation d’outils standardisés d’évaluation de la douleur. Ce livre, en multipliant les axes et les points de vue, permet de cerner le problème de la douleur et d’en donner une vision globale. Il traite aussi bien des mécanismes, des différents types de douleur, que de l’historique de sa connaissance et de sa prise en charge, ou des aspects déontologiques et législatifs. De plus, si les auteurs proposent un rappel de connaissances des traitements préconisés et de leurs effets secondaires, elles n’hésitent pas non plus à l’élargir aux traitements non médicamenteux susceptibles de soulager ou de prévenir la douleur. À noter également que les propos théoriques sont constamment illustrés d’exemples de cas cliniques et complétés par de nombreuses annexes (questionnaires, échelles d’évaluation), formant ainsi un outil idéal pour la formation initiale et continue du personnel soignant, et particulièrement du corps infirmier.

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Agenda

50

CONGRÈS D’ ICI

CONGRÈS D’ AILLEURS

17

NOVEMBRE

17 au 18 novembre 2012 Annual Conference of the Royal College of Physicians and Surgeons of Canada Ottawa www.royalcollege.ca

04

OCTOBRE

4 au 6 octobre 2012

02

NOVEMBRE

2 au 5 novembre 2012

16e Congrès National de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique Marrakech

Annual Conference of the Society of Urologic Nurses and Associates

www.smcpre.com

www.suna.org

Washington

28 au 31 octobre 2012

02

8e Global Forum on Humanitarian Medicine Marrakech

Annual Conference of the Society of Urologic Nurses and Associates

www.gfhm.ch

Washington

28

OCTOBRE

NOVEMBRE

2 au 5 novembre 2012

www.suna.org

23 au 26 octobre 2012

06

Breast Cancer Congress 2012 Sidney

2nd World Conference on Kisspeptin Signaling in the Brain

www.sydneybreastcancer2012.com

Tokyo

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www.kp2012.jp

23

OCTOBRE

NOVEMBRE

6 au 9 novembre 2012

18

NOVEMBRE

18 au 24 novembre 2012 10es Journées Internationales de Médecine du Sport Ile Maurice www.jims2012.com

22

NOVEMBRE

22 au 24 novembre 2012 Congrès du sommeil 2012 Bordeaux www.lecongresdusommeil.com

22

NOVEMBRE

22 au 24 novembre 2012 XVI Annual Meeting of European Society of Surgery Istanbul www.ess2012.org

7 au 9 novembre 2012

29

Zurich

Journées Internationales de Biologie 2012 Paris

XXVes Entretiens Annuels de la Fondation Garches Nanterre

www.ifas-messe.ch

www.jib-sdbio.fr

www.handicap.org

OCTOBRE

23 au 26 octobre 2012 IFAS 2012 - Salon spécialisé du marché de la Santé

07

NOVEMBRE

NOVEMBRE

29 au 30 novembre 2012


Numéro 047 Août-septembre 2012  

Numéro 047 Août-septembre 2012

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