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I.

Les agents économiques 1. Les agents économiques : Un agent économique est une personne physique ou morale ou un groupe de personnes constituant un centre de décision économique autonome.

Les ménages a. Définition : « Une ou plusieurs personnes vivant habituellement sous le même toit et mettant en commun leurs ressources pour satisfaire leurs besoins de consommation »

b. Rôle : Le ménage est une unité de consommation. Il répartisse leurs revenus entre la consommation et l’épargne. Y = C + S

c. Les besoins : « une privation ou un sentiment de privation qui porte à désirer »

d. Consommation « La dépense de consommation se limite aux dépenses que les ménages supportent directement. Cette dernière comprend la part des dépenses de santé, d’éducation, de logement à leur charge. On y inclut aussi les loyers imputés, c’est-à-dire les loyers que les ménages propriétaires de leur résidence principale se versent à euxmêmes, bien qu’il ne s’agisse pas à proprement parler d’une dépense. La consommation effective des ménages recouvre l’ensemble de leur consommation. »

e. Les revenus « Le revenu est l’ensemble des ressources en monnaie (ou de biens s’il s’agit de revenus en nature) perçues durant une période donnée » Les différents types de revenus sont : 1




Les revenus directs : revenus du travail, revenus du capital,…



Les revenus indirects : prestations sociales, aides sociales,…

Les entreprises a. Définition : « Agent économique dont la fonction principale est de produire des biens et services destinés à la vente ». L’entreprise est un acteur de la vie économique. Elle prend diverses décisions concernant son approvisionnement, le processus de production,… Elle a pour objectif de produire mais pour ce faire, elle doit consommer pour atteindre ce but (consommation intermédiaire). La production ne se limite pas aux biens mais de plus en plus aux services. Le but des entreprises est de vendre pour réaliser un profit.

b. Rôles



L’entreprise combine les facteurs de production



L’entreprise produits des biens et des services



L’entreprise distribue des revenus

Les administrations a. Définition :

« Les administrations sont des personnes morales

publiques ou privées dont l’activité, à but non lucratif, a pour objet de satisfaire les besoins collectifs.  font partie des administrations des institutions publiques telles que l’état ou les collectivités locales (communes,..) mais aussi des institutions privées comme les syndicats, les organisations culturelles,…  L’objet n’est pas de réaliser un profit mais celui de rendre des services et sans qu’il y ait fixation d’un prix. (ex. quand vous payez pour un document dans un document dans une commune, ce n’est

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pas un prix mais une taxe et elle n’est pas fixée selon le coût du service rendu).  Les besoins collectifs sont ceux dont la satisfaction ne peut être obtenue que par l’intervention de la collectivité. Ex : un particulier ne peut pas supporter seul les frais d’aménagement d’une rue.

/ !\ Les entreprises publiques ne sont pas forcément des administrations. La poste par exemple, rend des services et détermine le prix de ceux-ci en fonction de critères économiques et appartiennent à la catégorie des entreprises.

b. Rôles :  l ‘état produit des biens et des services. Education, urbanisme, défense nationale L’éducation est typiquement un rôle qui doit être rempli par l’état si l’on prône l’égalité des chances. Si ce rôle était rempli par le secteur privé et des entreprises à but lucratif, on verrait à des écoles demander des droits d’inscription élevés pour attirer les meilleurs profs en les rétribuant mieux que leurs concurrentes. L’accès à un enseignement de qualité serait alors réservé aux plus riches. La défense nationale doit aussi être assumée par l’état. Sans quoi, nous devrions faire appel à des milices privées avec tous les risques que cela comporte y compris des risques de coup d’état. La démocratie serait en péril.

 l’état consomme des biens et des services. Fonctionnement des administrations, sous-traitance,….

 L’état légifère. L’état doit faire des lois en suivant quelques lignes directrices importantes. Parmi celles-ci : conserver un paix sociale, être

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solidaire des plus démunis, préserver les minorités, veiller au respect des règles supranationales.

 L’état redistribue les revenus grâce à la sécurité sociale : la protection sociale vise à aider les citoyens les plus faibles et les plus vulnérables. Elle intervient quand une personne connaît une baisse de revenus (chômage, maladie, inaptitude au travail suite à un accident ou pour cause de vieillesse) ; ou une absence de revenu (pauvreté, exclusion) ; ou une augmentation des besoins (maladie, charge d’enfants). Elle fonctionne sur le principe de la solidarité. Des prélèvements sont effectués sur les salaires. Ces prélèvements s’appellent des cotisations sociales (patronales et salariales). Elles sont calculées en fonction du salaire brut. Malheureusement, elles ont pour effet de rendre plus cher le coût du travail et dont sont considérées comme un obstacle à la création d’emplois. (C’est pourquoi parmi l’état dispense ou réduit parfois ces cotisations pour certaine catégories de travailleurs qui sont victime d’un taux de chômage élevé).

Les retraites et surtout leur financement risque de poser des problèmes dans les années futures. Cela est dû au rapport entre le nombre d’actifs et le nombre de retraités. Ce rapport va diminuer grandement avec la génération nombreuses des baby boomers (personne nées entre 1942 et 1968) qui vont prendre leur pension massivement dans les années qui viennent. Et ces départs ne sauront pas être compensée en nombre par l’arrivée des nouvelles générations (moins nombreuses) sur le marché du travail. De plus l’espérance de vie augmente toujours sensiblement et cela augmente le contingent des retraités.

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Voici les projections pour la France qui a une démographie plus favorable que la nôtre de la proportion des plus de 60 ans sur les 20-60 ans. (Source : rapport Chaplin sur les retraites, 1999, www.plan.gouv.fr)

1990

1995

2005

2010

2020

2030

2040

0.33

0.39

0.40

0.43

0.53

0.64

0.71

 L’état régule l’économie L’état est aux commandes de l’appareil économique. Il doit veiller à la viabilité à long terme du système et à la satisfaction du plus grand nombre. Pour ce faire, il doit définir des politiques économiques lui permettant d’atteindre ses objectifs. Les objectifs principaux étant la baisse du taux de chômage et le contrôle du budget •

Le reste du monde Définition : « est un agent fictif créé de manière à rendre compte des

relations économiques nationales avec l’étranger. Cet agent achète tout ce qui est exporté et vend tout ce qui est importé. »

2. Les flux entre agents Définition : « Les courants de biens et services et de monnaie entre les divers agents sont appelés FLUX »  Flux Réels : ce sont les biens et services reçu (le plus souvent) en échange des  Flux Monétaires : qui correspondent au paiement des précédents  Exemple : Une entreprise façonne des portails. Elle les vend sur un marché où les ménages viennent acheter

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II.

LE MARCHE DES PRODUITS  Notions de départ

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◘ Pour rappel, cite les agents économiques et les 3 marchés qui apparaissent dans cette représentation du circuit économique ? …………………………………………………………………………………………………... …………………………………………………………………………………………………...

◘ Pour chacun des marchés que tu as identifié, montre sur base d’un exemple que les intérêts (ou objectifs) des intervenants sont >< .

Marché

Exemples ………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………

◘ Complète le tableau en y indiquant l’agent économique et en stipulant si sur le marché cité, ils sont offreur ou demandeur.

Marché

Intervenants

Rôle

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◘ A l’aide de ce que tu connais et du texte, donne une définition de ce qu’est un marché au sens économique. …………………………………………………………………………………………………...

 Comment se forment les prix ?

◘ Le prix des céréales a augmenté, quels sont les deux facteurs à l’origine du phénomène ? …………………………………………………………………………………………………... …………………………………………………………………………………………………...

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◘ D’après les graphiques, définirais la demande globale ? …………………………………………………………………………………………………... …………………………………………………………………………………………………...

◘ D’après les graphiques, comment définirais-tu la demande globale ? …………………………………………………………………………………………………... …………………………………………………………………………………………………...

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◘ Indique sur le graphique à quel endroit le marché se situe en équilibre. Explique en une phrase l’endroit que tu as indiqué. …………………………………………………………………………………………………... …………………………………………………………………………………………………... Cette approche est théorique et implique que différentes CONDITIONS soient respectées :

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◘ Cite 3 exemples d’évènements qui peuvent entraîner une modification de la demande et indique si cela va la faire ↑ ou ↓.

◘ Cite 3 exemples d’évènements qui peuvent entraîner une modification de l’offre et indique si cela va la faire ↑ ou ↓.

◘ Choisis un des exemples de modification de la demande et représente graphiquement ses effets sur la demande globale. L’offre restant identique, montre que cela modifie l’équilibre.

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◘ Choisis un des exemples de modification de l’offre et représente graphiquement ses effets sur l’offre globale. La demande restant identique, montre que cela modifie l’équilibre.

◘ Remarque : par soucis de simplification nous allons considérer que l’offre et la demande sont représentées par des DROITES.

EXERCICES : Le marché pour la pierre d’ornement est décrit par les fonctions suivantes : Offre : P = 10 + 0,01 Q ; Demande : P = 100 – 0,01 Q où P est le prix par unité en dollars et Q représente les ventes par semaine en tonnes. Les prix et quantités d’équilibre sont donc de : P = 50 €/tonne ; Q = 6 000 tonnes/semaine.

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Un magasin à grande surface a décidé de vendre une marque de shampoing connue. Son département de marketing lui indique que la demande semestrielle pour un homme moyen est de : Qd = 3 – 0,25P. Et la demande semestrielle pour une femme moyenne est de : Qd = 4 – 0,5P. Le marché est constitué de 10 000 hommes et 10 000 femmes. Si le magasin vend le shampoing à 6 € la bouteille, il peut donc s’attendre à vendre 30 000 unités.

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14


 Les situations de marchĂŠ

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III.

La thĂŠorie du consommateur

1. Les axiomes de base

2. DĂŠfinition des axiomes

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3. DiffĂŠrentes combinaisons de caddies

4. ReprĂŠsentation graphique

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5. Classement des caddies par le consommateur selon ses indifférences

6. Courbes d’indifférence

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7. Classement selon préférences

8. La carte d’indifférence

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9. La contrainte du budget

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21


10. L’équilibre du consommateur

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11. Variation du revenu

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12. L’élasticité de la demande.

1. Hypothèse de départ.

Je suis propriétaire d’un cinéma pouvant contenir 100 personnes. Je me demande à quel prix vais-je vendre mes places de cinéma ?

Dès lors, j’imagine 2 situations.

Situation 1 : Prix

Quantité

Recette (euros)

(euros)

(unité)

7

60

420

6

70

420

5

80

400

Prix

Quantité

Recette (euros)

(euros)

(unité)

6

50

300

5

75

375

4

100

400

Situation 2 :

Qu’est ce que je constate ? Dans la situation 1

Dans la situation 2

Quand le prix des places de cinéma

Quand le prix des places de cinéma

diminue, la quantité demandée de places

diminue, la quantité demandée de places

de cinéma augmente.

de cinéma augmente.

Mais la diminution du prix des places fait

Mais la diminution du prix des places fait

diminuer ma recette.

augmenter ma recette.

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Conclusion : je suis dans une impasse. En effet, les 2 situations que je me suis imaginées correspondent à la loi de la demande (la quantité demandée augmente lorsque le prix diminue) mais elles sont divergentes au niveau de ma recette. Dès lors pour fixer le prix de mes places de cinéma correctement, je dois savoir si la quantité demandée de place de cinéma augmente faiblement lorsque le prix des places de cinéma diminue (situation 1) ou si au contraire la quantité demandée de place de cinéma augmente fortement lorsque le prix des places diminue (situation 2).

Cela revient en fait à déterminer la sensibilité de la quantité demandée de places de cinéma au variations du prix des places (= élasticité de la demande par rapport au prix).

2. Elasticité de la demande par rapport au prix.

L’élasticité de la demande par rapport au prix est une mesure de la sensibilité de la quantité demandée d’un bien aux variations du prix de ce bien.

Il s’agit en réalité du rapport entre la variation en pourcentage de la quantité demandée d’un bien et la variation en pourcentage du prix de ce bien.

Exemples : •

Si le prix d’un bien augmente de 1% et que la quantité demandée du même bien diminue de 2%, alors l’élasticité équivaut à -2. Car -2%/ 1% = -2

Si le prix d’un bien diminue de 4% et que la quantité demandée du même bien augmente de 2%, alors l’élasticité équivaut à -1/2. Car 2%/-4% = -1/2

L’élasticité de la demande par rapport au prix exprime des mouvements le long de la courbe de demande : elle a donc nécessairement une valeur négative. 25


L’élasticité de la demande par rapport au prix diminue lorsque l’on descend la courbe de demande des prix élevés vers les prix les plus bas.

Demande élastique et demande inélastique.

-

Si l’élasticité de la demande par rapport au prix est > -1, alors on dit que la demande est élastique.

-

Si l’élasticité de la demande par rapport au prix est comprise entre 0 et -1, alors on dit que la demande est inélastique.

-

SI l’élasticité de la demande par rapport au prix = -1, alors on dit que la demande a une élasticité unitaire.

Une baisse des prix augmente la recette quand la demande est élastique. Une baisse des prix diminue la recette quand la demande est inélastique. → Il est essentiel de savoir si la demande est élastique ou inélastique quand on cherche à fixer les prix.

3. Elasticité de la demande par rapport au revenu.

On examine dans ce cas-ci la réaction de la quantité demandée à des variations dans les revenus des consommateurs.

Est-ce qu’une hausse du revenu des consommateurs va entraîner une hausse de la quantité demandée d’un bien ? En d’autres termes, l’élasticité de la demande d’un bien par rapport au revenu mesure la sensibilité de la quantité demandée de ce bien aux variations dans le revenu du consommateur.

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Par analogie avec l’élasticité par rapport au prix, il s’agit donc du rapport entre la variation en pourcentage de la quantité demandée et la variation en pourcentage du revenu.

On en déduit 4 sortes de biens/

1. les biens normaux : ceux dont la quantité demandée augmente quand le revenu augmente Elasticité >0

2. les biens inférieurs : ceux dont la quantité demandée diminue quand le revenu augmente Elasticité <0 Exemple : le pain

3. les biens de luxe : ceux dont l’élasticité>1 Exemple : vêtement, voyage

4. les biens de première nécessité : ceux dont l’élasticité est comprise entre 0 et 1. Exemple : nourriture, combustible.

4. Critique de la théorie du consommateur.

La théorie du comportement du consommateur se fonde sur la rationalité de ce dernier. Lorsque l’on tente d’étudier les choix théoriques que le consommateur fera dans son environnement, on envisage que ce consommateur est capable de : •

porter un jugement de préférence vis-à-vis des biens qu’il consomme.

prendre ses décisions d’achat en conformité avec ses propres jugements préférentiels.

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Cependant, la réalité ne reflète pas souvent l’approche théorique du consommateur. Le consommateur adopte en effet plus généralement un comportement irrationnel qui est guidé par divers facteurs.

Les facteurs d’irrationalité.

1. Le consommateur est influençable : le consommateur est plus ou moins fortement influencé par le « package » du produit, c'est-à-dire par la façon dont le produit se présente devant lui, par son emballage, par sa forme, …

En conséquence : -

le consommateur n’achète pas nécessairement au meilleur prix,

-

il ne tire pas automatiquement le maximum de satisfaction de son pouvoir d’achat,

2. Le consommateur ne dispose pas, nécessairement, des moyens d’agir rationnellement : Les informations dont le consommateur a besoin pour réaliser ses jugements de préférence peuvent lui faire défaut. Il peut en effet y avoir une insuffisance de l’information.

En conséquence : -

le consommateur ne peut pas évaluer correctement la qualité des biens qui lui sont offerts,

-

le consommateur est incapable d’établir, avant usage des biens, le meilleur rapport qualité/prix.

3. Le consommateur se fie davantage à ses représentations qu’à des critères objectifs : l’idée que l’on se fait d’un bien est souvent plus importante que ses caractéristiques intrinsèques. (Ex : la mode).

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IV. La théorie du producteur 1. Introduction :

1.1. Identification du problème.

Dans ce chapitre, on essaie de démontrer comment les entreprises choisissent la quantité qu’il convient de produire et de mettre en vente.

Pour un volume de production donné, le producteur souhaitera connaître 2 choses : 1. combien cela coûtera-t-il de produire ce volume ? 2. quelle sera la recette qui proviendra de la vente ?

coût de production → choix du niveau de production ← recette La clé de la théorie du producteur réside dans l’hypothèse que les firmes ont toutes un même objectif : faire autant de profit que possible. Le producteur recherche la maximisation du profit. Recettes – Coût = Profit où :

-

La recette du producteur est la somme que le producteur gagne en vendant des biens et services pendant une période donnée.

-

Les coûts sont les dépenses supportées pour produire les biens et services pendant la même période.

-

Le profit est l’excédent des recettes sur les coûts.

Afin de rendre le profit maximal, c'est-à-dire rendre maximal l’écart entre les recettes et les coûts, le producteur va combiner au mieux les facteurs de production.

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1.2. Les facteurs de production.

Les facteurs de production sont les différents moyens (biens et services) nécessaires pour réaliser la production.

Ex : main d’œuvre, machine, bâtiment, matière, énergie, ….

Il existe 3 types de facteur de production : 1. Nature 2. Travail 3. Capital

Cependant, en microéconomie, on assimile le facteur « nature » au facteur « capital ». La production est donc le résultat de la combinaison de 2 facteurs de production : le travail (T) et le capital (K).

1.3. Le choix des facteurs de production.

Comme le producteur possède 2 facteurs de production (travail et capital), il devra faire un choix entre ces 2 facteurs de production afin d’obtenir la combinaison qui maximise son profit.

Le producteur devra faire un choix entre « utiliser plus de travail et moins de capital » ou « utiliser plus de capital et moins de travail ». Exemple : embaucher de nombreux ouvriers et utiliser peu de machines Ou Acquérir de nouvelles machines sans embaucher de nombreux ouvriers.

Il ne faut cependant pas perdre de vue que l’objectif du producteur est de maximiser son profit, et donc, le choix des facteurs de production se fera en fonction du prix de ceux-ci. Le producteur va déterminer le coût des diverses combinaisons possibles de travail et de capital afin de choisir la moins coûteuse. 30


1.4. Les conditions de la combinaison des facteurs de production.

Soit les 2 facteurs sont complémentaires : ils sont nécessaires et se combinent. Exemple : ordinateur et informaticien.

Soit les 2 facteurs sont substituables : un facteur peut remplacer complètement ou partiellement l’autre facteur.

1.5. Les critères de combinaison.

1. les coûts : il faut s’efforcer de les diminuer. 2. l’état des techniques : le progrès technique peut modifier la combinaison. 3. le niveau des débouchés : le niveau de la production ne doit pas dépasser les capacités d’absorption du marché.

1.6. La fonction de production. La fonction de production permet de connaître la quantité maximale d’output qui peut être obtenue à partir de tout volume donné de moyens de production.

La fonction de production regroupe toutes les combinaisons des facteurs de production qui débouchent sur l’output souhaité.

Par exemple, le tableau ci-dessus indique 2 manières différentes de produire 100 snarks.

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On constate en effet qu’une production de 100 snarks peut être réalisée soit grâce à la combinaison de 4 unités de capital et de 4 unités de main d’œuvre, soit grâce à la combinaison de 2 unités de capital et de 6 unités de main d’œuvre.

Parmi toutes les différentes combinaisons possibles, le producteur choisira celle qui est la plus efficiente.

Par exemple, pour la production de 100 snarks, le producteur utilisera la technique B car son coût total (24400) est inférieur au coût total de la technique A (24800).

De plus, la fonction de production Q est une fonction croissante de chacun des 2 facteurs de production K et T. Pour preuve, la 3ème ligne du 1er tableau nous indique qu’une augmentation d’une unité de main d’œuvre augmente la production de 6 unités.

Q = f (K,T)

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2. L’équilibre du producteur en courte période :

2.1 Qu’est-ce que la courte période ?

La courte période est la période où seul le facteur Travail (T) est variable. Le facteur capital y est considéré comme fixe (stable).

Courte période → 1 variable = facteur T En quoi est-ce important de distinguer la courte période et la longue période ? Réponse : Nous avons mentionné au point 3.1.1. que l’objectif du producteur était de maximiser son profit. Cependant, la maximisation du profit du producteur est différente selon que le producteur peut ajuster les quantités des 2 facteurs de production ou uniquement les quantités du facteur T.

2.2. La loi des rendements décroissants. •

Le rendement marginal (Rm) correspond à l’accroissement de la production obtenu par unité productive supplémentaire (les autres facteurs restant inchangés et ∆N = 1).

Rm = ∆Q/∆N •

Le rendement moyen (RM) représente la production moyenne réalisée par unité productive employée.

RM = Q/N

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N = Nbr ouvriers

Q = Production

Rm = Rndt marginal RM = Rdnt moyen

totale 0

0

-

1

10

10

10

2

24

14

12

3

42

18

14

4

56

5

60

6

66

7

66

34


Analyse des rendements :

1. Le rendement moyen (RM) décroît à partir du moment où Rm< RM. 2. En A, la production additionnelle est équivalente à la production moyenne. Il correspond au niveau de recette moyenne maximum.

Loi des rendements décroissants :

Lorsque l’utilisation d’un facteur de production (T) augmente – les autres restant fixes – la quantité additionnelle de production (Rm) croît dans un premier temps avant de passer par un maximum puis de décroître pour éventuellement devenir négative.

Le rendement est d’abord croissant puis décroissant.

2.3. L’analyse des recettes. Elles proviennent de la vente des outputs et constituent l’une des composantes de la maximisation du profit.

Recette – Coût = Profit

Hypothèse de base : Les modalités de vente respectent les principes de la concurrence parfaite c'est-àdire que le prix de vente est celui du marché et qu’il n’existe, à ce prix, aucune limite aux quantités offertes.

Les courbes de recette : •

La recette totale (RT) correspond au chiffre d’affaires. RT = Q*PU.

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La recette moyenne (RM) est celle qui est obtenue, en moyenne, par unité vendue. RM = RT/Q

La recette marginale (Rm) représente l’accroissement de la recette totale issu de la vente d’une unité supplémentaire (∆Q = 1). Rm = RT(Q) – RT(Q-1)

ou Rm = ∆ RT / ∆ Q.

Qté produites Q Prix unitaire PU RT

RM

Rm

0

100

0

-

-

1

100

100

100

100

2

100

200

100

100

3

100

300

100

100

4

100

400

100

100

5

100

500

100

100

Conclusions :

1. La recette totale croît proportionnellement aux quantités vendues. 2. La recette moyenne est représentée par une horizontale au niveau du prix unitaire. 36


3. La recette marginale s’identifie à la recette moyenne (ou au prix unitaire). RM = Rm = PU.

2.4.

L’analyse des coûts.

Ils constituent la seconde variable de la maximisation du profit.

Sur une courte période, les charges relatives à l’acquisition du facteur K sont constantes et, par conséquent, indépendantes du niveau de la production.

Les coûts fixes (CF) représentent les charges constantes relatives au facteur fixe de production (K).

37


Les coûts variables (CV) représentent les charges croissantes relatives au facteur variable de production.

Le coût total (CT) correspond à l’ensemble des coûts fixes et variables. CT = CF + CV ou CT = CF + CVunit * Q

Le coût moyen (CM) correspond au coût par unité produite. CM = CT/Q

Le coût marginal (Cm) représente l’accroissement de coût total issu de la production d’une unité supplémentaire. Cm = CT(Q) – CT(Q-1)

Ou Cm = ∆CT/∆Q •

Le coût variable moyen (CVM) correspond au coût variable par unité produite. CVM = CV/Q Le CVM détermine le seuil de fermeture de l’entreprise. En effet, l’entreprise En perte a parfois intérêt à arrêter sa production. En courte période,

l’entreprise Continuera à supporter ses frais fixes (CF).

Donc : -

en cas de cession d’activités, la perte = CF

-

en cas de poursuite de la production, la perte = CF+CV-RT. 38


L’entreprise ne doit fermer que si CV> RT CV/Q > RT/Q CVM > PU

Conclusions : 1. Le CT est croissant en fonction de la production. 2. Pour une production nulle, le CT n’est pas nul. 3. Le CF est représenté par une parallèle à l’abscisse. 4. Le CV, nul pour une production nulle, croît avec la production. 5. Le CM est d’abord décroisant (répartition des charges fixes sur un nombre croissant d’unités produites) pour croître par la suite (augmentation substantielle des charges variables). 6. Le Cm est composé exclusivement de charges variables. 7. Le CM croît dès que Cm>CM. 39


2.5.

L’équilibre optimal du producteur en concurrence parfaite.

Il doit concilier les 2 critères déterminants du profit : 1. minimiser le coût 2. maximiser la recette.

40


41


Analyse des courbes globales :

1. Le profit est représenté par la zone comprise entre RT et CT lorsque RT > CT. 2. Le point d’équilibre correspond au maximum. 3. La maximisation du profit est réalisée lorsque l’écart entre RT et CT est maximum. Il s’agit de l’optimum de production de l’entreprise (en concurrence parfaite). 4. Le seuil de rentabilité correspond à une situation pour laquelle RT = CT càd ni gain, ni perte. La zone de profit est comprise entre les points pour lesquels RM = CM.

Analyse des courbes des coûts et recettes unitaires :

1. Le profit maximum est atteint lorsque Cm=Rm et que Cm est croissant. 2. Q1 correspond à la quantité optimale à vendre. 3. le profit maximum est représenté par la surface ABCD réalisé sur la base d’une vente de Q1 unités au prix unitaire P1.

42


3.

L’équilibre du producteur en longue période :

3.1.1. La longue période.

En longue période, tous les facteurs (K et T) sont variables. Il n’y a donc pas de facteur constant et tous les coûts sont variables.

Longue période → 2 variables → facteurs T et K.

3.1.2. Les isoquants.

On peut réaliser une production déterminée grâce à différentes combinaisons des facteurs T et K.

Déf : - L’isoquant représente, pour un volume de production constant, les diverses combinaisons possibles des facteurs T et K nécessaires. - La carte d’isoquants représente graphiquement les isoquants successifs correspondant à des volumes de production différents.

43


Conclusions :

1. Chaque point d’un isoquant correspond à un technique de production utilisable pour réaliser le même volume de production. 2. Un isoquant plus élevé exprime des combinaisons différentes de facteurs nécessaires pour produire un volume de production plus important.

3.1.3. Les isocoûts. Face à sa contrainte de budget, le producteur dispose de diverses combinaisons des facteurs T et K qui correspondent à un coût total déterminé.

CT = QT * PUT + QK * PUK 44


Déf : - L’isocoût représente, pour un coût total constant, les diverses combinaisons possibles des facteurs T et K nécessaires. - La carte d’isocoûts représente graphiquement les isocoûts successifs correspondant à des coûts totaux différents.

Conclusion : 1. A une dépense globale plus élevée correspond un isocoût situé à droite et audessus du premier (donc, plus éloigné de l’origine). 2. Si le prix d’un facteur change, la pente de l’isocoût se modifie. Si le prix unitaire de T diminue en T’, la droite d’isocoût se déplace de A vers A’.

45


3.1.4. Le choix de la combinaison productive optimale.

La combinaison optimale des facteurs T et K correspond à celle pour laquelle l’isoquant choisi est atteint par l’isocoût le plus bas possible.

1. recherche des combinaisons correspondant à un CT donné.

Pour une dépense donnée (CT = 3200) le producteur cherche à maximiser sa production (Q=951) c'est-à-dire l’isoquant le plus élevé possible.

2. recherche des combinaisons correspondant à une Q fixée.

Pour une production donnée (Q=951), le producteur cherche à minimiser sa dépense (CT=3200) c'est-à-dire l’isocoût le plus bas possible.

3. Choix de la combinaison optimale. Elle se situe en 8T et 4K c'est-à-dire à un niveau de production de 951 unités et se trouve au points de tangence entre l’isocoût choisi (CT 3200) et l’isoquant correspondant (Q 951).

46


4. Synthèse graphique.

3.1.5. Le sentier d’expansion de l’entreprise.

Il est obtenu en reliant les différentes combinaisons optimales des facteurs, c'està-dire les points de tangence successifs entre isoquants et isocoûts. 47


Il représente l’ensemble des points d’équilibre entre les exigences financières et techniques auxquelles le producteur est soumis.

A partir du chemin d’expansion, on peut établir la courbe des coûts totaux à long terme.

48


3.1.6. Variation du rapport de prix entre les facteurs.

Elle entraîne une variation de la dépense et place le producteur devant un nouveau choix de combinaisons (nouvel équilibre).

1. Variation proportionnelle du prix des facteurs. Elle se traduit par un déplacement de l’isocoût.

49


3.1.7. Les rendements d’échelle. •

Identification du problème.

La carte d’isoquants est indicative de la dépendance des quantités produites (outputs) à l’égard des facteurs utilisés (inputs). En principe, lorsque l’input augmente, l’output croît. Les « rendements d’échelle » expriment l’ampleur de la croissance de l’output lors d’une majoration simultanée de l’input.

Justification : au fur et à mesure que l’entreprise accroît son potentiel productif, les rendements s’améliorent (mécanisation poussée, organisation du travail, …). Lorsqu’elle atteint un certain seuil, divers facteurs ralentissent le rythme de croissance, tels que : -

un contrôle plus difficile

-

des gaspillages

-

un amoindrissement de l’efficacité

-

nouvelles charges de gestion. 50


Les types de rendements d’échelle.

(1). Constants : A une augmentation de l’input, correspond un accroissement proportionnel de l’output.

(2). Croissants : A une augmentation de l’input, correspond un accroissement proportionnellement supérieur de l’output. (Économies d’échelle)

(3). Décroissants : A une augmentation de l’input, correspond un accroissement proportionnellement inférieur de l’output. (déséconomies d’échelle).

51


3.1.8. La maximisation du profit : l’équilibre du producteur. •

Analyse des coûts et des recettes.

Hypothèses de base : 1. Les 2 facteurs de production sont variables (longue période). 2. Il n’y a, donc, pas de charges fixes de production. 3. Le prix de vente est fixé par le marché (concurrence parfaite). 4. La production abordée sur une longue période respecte les principes généraux des rendements d’échelle.

52


→ Analyse des courbes globales : -

La RT et le CT augmentent avec les quantités produites, mais à des rythmes différents (fonctions croissantes).

-

XY représente l’écart maximal entre RT et CT. Il signifie un profit maximum pour le producteur (XY = 286).

-

Le point Z correspond à un seuil de rentabilité. Le résultat y est nul (RT = CT).

→ Analyse des courbes unitaires : -

Le profit est maximum lorsque Cm = Rm.

-

Le producteur arrête sa production lorsque Cm dépasse Rm. (le coût est supérieur à la recette).

-

Le profit est représenté par le rectangle ABCD réalisé sur la base d’une vente Q1 unités au prix unitaire moyen de 100, pour un coût moyen de 74. 53


Prix de vente unitaire

100

- Coût unitaire

74

= bénéfice unitaire

26

Profit total (11 unités)

286

3.1.9. Critique de la théorie du producteur.

Dans ce chapitre, on considère que le producteur adopte un comportement rationnel : a. recherche d’une combinaison optimale des facteurs T et K. b. recherche de la maximisation du profit.

Cependant, il existe des limites à la rationalité de comportement du producteur :

1. La séparation de la propriété et de la gestion de l’entreprise. Les intérêts et objectifs des propriétaires (actionnaires) sont parfois différents de ceux des gestionnaires (administrateurs). La recherche d’un profit maximum est davantage orienté vers le court terme alors que certains objectifs de croissance le sont à longue échéance.

2. L’apparition de finalités nouvelles. Le rôle social joué par l’entreprise la pousse vers des objectifs souvent éloignés de la maximisation du profit, tels que : -

la sauvegarde de l’emploi.

-

Le développement régional

-

L’amélioration du cadre de travail.

-

La défense de l’environnement.

3. la vente à perte. Elle permet de couvrir partiellement les frais fixes quand Rm > Cm càd Prix de vente > CVM. 54


4. La concurrence des marchés internationaux. Les différents marchés mondiaux sont étroitement liés entre eux. Une modification significative de l’offre ou de la demande sur un marché extérieur influence les marchés nationaux. Exemple : la crise pétrolière.

5. La recherche d’une satisfaction non monétaire. Le producteur peut poursuivre un objectif totalement indépendant de la rentabilité de son entreprise. Exemple : indépendance.

55


V. Les agrégats macro-économiques

 Définition : indicateurs synthétiques de l’activité économique. Il en existe deux types : Les agrégats macroéconomiques et financiers.

 1.

La comptabilité nationale

Généralités •

Définition : « Présentation dans un cadre comptable rigoureux de l’ensemble des informations chiffrées relative à l’activité économique. Elle décrit les phénomènes fondamentaux de la production, de la distribution, de la répartition et de l’accumulation des richesses. »

La comptabilité nationale est établie sur le modèle du circuit économique. Elle examine les relations entre les agents économiques, appelés ici, secteurs institutionnels, pour déterminer des résultats appelés agrégats. Le principal est LE PIB (produit intérieur brut).

Elle permet de connaître la richesse créée en une année dans un pays => comptabilité de flux Elle ne permet pas de connaître les richesses accumulées au fil des ans => pas comptabilité de stock.

2.

Le PIB •

Définition :« Mesure la production d’une année dans un pays. La production étant la création de biens et services afin de satisfaire des besoins. »

Elle regroupe donc la production marchande et non marchande

Elle ne peut être calculée en faisant la somme de toutes les productions des agents, sans quoi il y aurait des redondances. Pour éviter cela, il faut procéder en faisant la somme des valeurs ajoutées.

56


Ex : Une friterie utilise des pommes de terre pour faire des frites. Elle vend chaque paquet 1.5€. Mais chaque paquet nécessite l’utilisation de 0.3€ de PDT. La production totale n’est donc pas de 1.5 + 0.3 = 1.8 sinon, on tiendrait deux fois compte de PDT. Il faut donc faire 0.3 de valeur ajoutée du fermier et 1.2 de valeur ajoutée du gérant de la friterie.  PIB = somme (VA)  La valeur ajoutée est la valeur nouvelle créée au cours du processus de production. VA = La valeur marchande de la production – la valeur des consommations intermédiaires nécessitées par cette production.  Différences entre PIB et PNB :

3.

La croissance économique mesurée par les augmentations de PIB •

La croissance est mesurée par les augmentations du PIB d’une année sur l’autre. Les PIB s’écrivant comme la somme de la consommation ; des investissements ; de la production non marchande et du solde de la balance des biens et services.

57


Ex : quand on dit que la croissance a été tirée par les exportations, cela signifie que c’est le solde des échanges avec l’extérieur qui ont permis l’augmentation de l’activité.

Prix constants La croissance doit se calculer à prix constants c’est à dire en corrigeant de l’inflation. Si vous achetez un jeux vidéo 30€ et qu’il y a trois ans vous aviez acheté un jeu semblable 25€, votre satisfaction à consommer n’a pas augmenter, il serait alors difficile de savoir ce qui contribue à la croissance l’augmentation des prix ou de l’activité.

PIB par habitant Pour connaître la richesse des habitants d’un pays, il faut bien entendu tenir compte du nombre de ses habitants. Par exemple, la Chine vient en 2005 de se classer 4ème en terme de PIB devant l’Angleterre et la France mais le niveau de vie moyen en Chine est bien sur encore loin de nos standards occidentaux.

4.

Les limites du PIB comme mesure de l’économie •

Les ravages des cyclones «Katrina» et «Rita» aux Etats-Unis

Dès lundi 29 août à l'aube, les habitants de Louisiane craignaient que leur Etat ne soit soufflé par l'un des plus grands ouragans qu'aient connu les Etats-Unis depuis une trentaine d'années. Peu après, «Katrina» a noyé La NouvelleOrléans – préalablement en grande partie évacuée – avant de gagner le Mississippi, causant des centaines de morts et d'importants dégâts matériels. Quant aux manquements de l'administration Bush, ils n'ont pas tardé à être pointés du doigt. Trois semaines plus tard, un cyclone nommé «Rita» menace à nouveau le golfe du Mexique. Source www.letemps.ch

58


Lutter contre le travail au noir par les titres service

Le titre service est un titre de paiement qui permet à l'utilisateur de payer une prestation de travaux ou de services de proximité, effectuée à son domicile par une entreprise agréée. L'objectif des titres services est de créer des emplois et de remplacer du travail effectué "au noir" par du travail salarié et des prestations dont la qualité est garantie. •

PIB /hab ou IDH ?

Le classement du PIB par tête

Le classement selon IDH

(source OCDE) (en dollars) •

Luxembourg

Norvège

37 600

Etats-Unis

35 200

Suisse

34 000

Japon

Danemark

Irlande

Suède

Royaume-Uni

Pays-Bas

44 800

1

Norvège

2

Suède

0.956

0.946 •

3

Australie

0.946

4

Canada

0.943

5

Pays Bas

0.942

26 700

6

Belgique

0.942

24 700

7

Islande

0.941

8

Etats-Unis

23 900

9

Japon 0.938

Finlande

23 300

10

Irlande

Canada

22 700

11

Suisse

Allemagne

12

Royaume-Uni

Belgique

22 100

13

Finlande

0.935

France

21 700

14

Autriche

0.934

Australie

18 900

15

Luxembourg 0.933

Italie

18 800

16

France

Espagne

14 500

17

Danemark

Portugal

10 700

18

Nouvelle-Zélande 0.926

19

Allemagne

32 800 29 700

24 300

22 500

0.939

0.936 0.936 0.936

0.932 0.932

0.925

59


VI.

Les cycles économiques

1. Généralités

Autour de la croissance long terme, on peut repérer des phases de croissance soutenue et des phases de croissance ralentie. Ce sont les fluctuations économiques.

A partir de l’observation des fluctuations économiques, on a formulé l’hypothèse du caractère cyclique de l’activité : l’activité passe à intervalles réguliers, par une phase de haute conjoncture (la reprise, qui caractérise le retour de la croissance puis l’expansion, qui caractérise l’accélération de la croissance), puis par un point de retournement, ou crise, et enfin par une phase de basse conjoncture (la récession qui caractérise le ralentissement de la croissance puis la dépression, qui caractérise la baisse de l’activité ou croissance négative). Le cycle permettrait donc de comprendre les fluctuations de l’activité économique

2. Les principaux cycles économiques. En économie on distingue 3 cycles économiques dépendants :

-de Clément JUGLAR découvert en 1860 ayant une durée chacun de 8 ans. Les fluctuations brèves sont définies de deux manières différentes selon que l’on soit dans une économie d’ancien régime (non industrielle) ou dans le cadre d’une économie industrielle.

a) Les sociétés d’ancien régime (du XVIe au XVIIIe siècle) Il y a des phases de hausse et de baisse des prix, mais ces mouvements sont irréguliers et liés à des facteurs aléatoires (par exemple les facteurs climatiques). Le mécanisme de hausse et de baisse des prix se fait en deux phases : 60


1- Crise de subsistance : les prix augmentent car les céréales (exemple) deviennent rares. Il faut distinguer entre gros exploitants (1%) et les autres exploitants. Les premiers peuvent tirer de très gros bénéfices d’une telle crise, les petits exploitants ne produisent pas assez pour se nourrir eux-mêmes et doivent acheter des céréales pour se nourrir et survivre.

2- La crise qui a débuté dans le monde agricole s’étend au secteur manufacturier. Les paysans ruinés par la crise ne peuvent plus acheter de produits manufacturés ; ceci entraîne la baisse des prix des produits manufacturés et donc la faillite de beaucoup d’artisan (qui sont obligés de vendre à un prix inférieur au coût de production).

=> C’est ce que l’on appelle l’effet ciseau : d’un côté une hausse violente des prix agricoles et de l’autre une baisse tout aussi violente des prix des produits manufacturés.

Le prix des produits agricoles est revu à la baisse de par la mortalité engendrée par la crise (augmentation de la mortalité et baisse de la natalité) ; cette réduction de la population rééquilibre l’offre et la demande. Tel est le schéma classique de la crise d’ancien régime.

b) Les sociétés industrielles. Les fluctuations économiques industrielles (mouvement Juglar) présentent une allure différente. Distinguons trois périodes où le mouvement de hausse et baisse des prix sont différents.

1- De l’affirmation de la révolution industrielle (18-19e) à la Première Guerre mondiale.

61


Le mouvement est étonnement régulier (périodicité et amplitude). L’amplitude (c’est-à-dire l’écart entre le sommet et le creux de la courbe) est à peu près toujours régulière. Tout se passe comme si c’était un mouvement cyclique au sens le plus étroit du terme. Il y a une sorte de mécanisme interne : hausse engendrant baisse, baisse engendrant hausse… Le tout fonctionnant toujours au même rythme, sans que des facteurs externes jouent un rôle.

2- De la Première Guerre mondiale à la Deuxième Guerre mondiale

La périodicité reste constante, mais d’un cycle à l’autre l’amplitude varie. L’écart entre sommet et creux varie, mais les écarts entre les sommets sont constants. Cette déformation vient des facteurs externes au mécanisme. Ce sont par exemple les interventions de l’état, qui réorganise l’économie au cours de ces années.

3- De la Deuxième Guerre mondiale à quelques années avant nos jours

Montée quasi continuelle des prix. Il y a parfois baisse, mais elle se produit sans aucune régularité. Les facteurs extérieurs ont un rôle prépondérant dans cette « absence » de cycle ; c’est, bien que cela ne soit qu’une hypothèse, l’intervention des états, des banques centrales pour éviter les fluctuations des prix.

-de Joseph KITCHIN découvert en 1923 ayant une durée chacun de 40 mois.

Joseph Kitchin, statisticien souligne en 1923 l’existence de cycles d’une durée de 3 à 4 ans. Ces cycles seraient liés aux variations de stocks de la part des entreprises. Ainsi en période de croissance, les entreprises ont une double préoccupation : offrir sur le marché une production correspondante au niveau de la demande et constituer des stocks de 62


sécurité pour parer à toute pénurie. En période de récession, celles-ci réduisent non seulement leur production, mais procèdent également au déstockage ce qui accentue le ralentissement de l’activité

-de Nicolas KONDRATIEFF découvert dans les années 1920 ayant une durée d’un demi-siècle.

Les cycles Kondratieff ont été découverts par Nicolas Kondratieff , économiste russe dans les années 20.(voir biographie dans la rubrique « pour aller plus loin » ).

C’est en étudiant les quatre économies les plus développés de son temps (EtatsUnis , Angleterre , France , Allemagne) qu’il a mit en évidence l’alternance de longues phases d’expansion (dites phases A) et de ralentissement , voir de déclin (dites phases B) de l’activité économiques d’une durée moyenne de 25 ans chacune. (voir schéma 1)

Kondratieff explique que la phase de croissance( Phase A) s’accompagne progressivement d’un excès d’investissement résultant du caractère anarchique de la concurrence puis que des ressources physiques et financières provoquent une hausse des prix et des taux d’intérêts et donc un déclin de l’activité économique (phase B) et que ce n’est que la crise de l’activité qui permettra de voir une phase de prospérité survenir.

Néanmoins cette explication n’est pas très convaincante .Joseph Shumpeter se penche sur la question et trouve une analyse beaucoup plus plausible. En effet, il pense que c’est l’apparition d’innovations majeures donc du progrès technique (qui se développe par vagues et non de façon linéaire) entraîne le développement de l’économie pendant de longues années.

63


Donc la phase A correspond aux temps nécessaire à l’assimilation , la diffusion et l’amortissement des nouvelles innovations , puis la concurrence et la baisse de la demande explique l’apparition du point de retournement du cycle , quand à la phase B elle correspond à l’élimination des stocks (capacité de production en excès ) ,des dettes et à la préparation d’une nouvelle vague d’innovation.

Donc le démarrage de chacune des phases A du cycle Kondratieff se caractérise par l’apparition d’une série d’innovation majeure.

Phase A correspond à :

Point de retournement

Phase B

Assimilation , diffusion et

baisse de la demande,

élimination des stocks

Amortissement des

concurrence

,dettes préparation d’une

nouvelles innovations

nouvelle vague d’innovation

Une question essentielle se pose aujourd’hui concernant la durée des cycles .

Des économistes se demandent si elle n’aurait pas tendance à baisser de cycles en cycles. Ce qui serait inquiétant pour l’économie mondiale actuelle .En effet si comme

64


certains le pensent la durée des cycles a baissé alors l’économie mondiale se trouve actuellement dans la phase A (phase de prospérité) du 5° cycle Kondratieff depuis les années 90 avec l’essor des industries d’informations (innovations majeure) ,donc cela voudrait dire qu’en 2005 on connaîtrait le point de retournement et donc qu’on serait à l’aube d’une phase de déclin (phase B) : ce qui est inquiétant ! Néammoins Georges Modelski et William Thomson affirment avoir réussi à identifier quatorze cycles d’une cinquantaine d’années avant 1780 , le premier remontant à l’invention du papier et de l’imprimerie (innovation majeure) dans la Chine des Sung en l’an 930 de l’ère courante ce qui confirme l’éxistence et la constance durée de ces cycles Kondratieff .

Donc il serait plus probable que l’on soit entrain de vivre la fin qu quatrième Kondratieff et donc que nous soyons à l’aube d’une phase de prospérité (phase A).

Numéro du

Innovation majeure

Date du point de

Date de la fin du

cycle

entraînant un cycle

retournement

cycle

(date) (fin de la phase B) Cycle I

Machine à vapeur et son 1815-1820

1840

application aux mines de charbon et aux métiers textiles permettent la rév° industrielle

Fin années 1780 Cycle II

Développement des

1873

Fin 1890

chemins de fer et de l’industrie sidérurgique (1847) Cycle III

Moteur à explosion et de

WW1

l’électricité , invention de l’automobile et 65


développement des industries chimiques (1896) Cycle IV

Période des 30

1973 (choc

NOW

glorieuses (production de pétrolier) masse , essor des industries pétrochimiques et électroniques , développement de l’aviation ,pétrole devient source d’énergie dominante )

(1) Source : http://www.educnet.education.fr/insee/cons/combien/definition1.htm (2) Initiation à l’économie générale, préparation aux B.E.P. deuxième année, Edition LICET Paris (3) Initiation à l’économie générale, préparation aux B.E.P. première année, Edition LICET Paris (4) Pascal Monnier, Economie générale, collection « les zooms », Gualino éditeur, 2003 (5) Philippe Le bolloch, Yvon Le Fiblec, Economie générale STT, Bertrand Lacoste, 2003

66

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