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Le Billet de Maryne Adieu école Edité par l’ISCPA 47, rue du Sergent Michel-Berthet 69009 Lyon

Directrice de publication Isabelle Dumas

Rédactrice en chef Maryne Vialette

Secrétaire de rédaction Jean-Baptiste Goin

Journalistes Rémi Farge Matthieu Fédida Jeanne Massé Jane-Amondi Odhiambo Thibault Ravet Asstou Thiaw Lucile Vivat

La flamme s’éteint pour nous aussi. Tels les athlètes de Sotchi, nous tirons notre révérence. Entre déceptions, fous rires, réussites et challenges, les olympiades du journalisme s’achèvent après six semaines. Six semaines pendant lesquelles nous avons enchaîné les interviews et les reportages. Six semaines de bugs informatiques, de relecture et de terrain. Mais l’entraînement n’est pas terminé. Tout ça n’était que des préliminaires. Carnet et stylos en main,

Au sommaire 3

de ce numéro

Dossier

Retrouvez-nous sur Internet et les réseaux sociaux Facebook : 10dumatlemag Twitter : @ISCPA

Maxime Comi, organisateur de Springbreak à travers l’Europe.

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Interview

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Photos de la semaine

J’ai testé pour vous Une visite des hauts lieux du crime à Lyon.

Polémique Carambar : une blague qui ne passe pas.

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De la soutane à la bécane, il y a trois prêtres.

Décryptage Ces jeunes filles qui rêvent d’argent facile.

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Portrait

La rédaction lève le voile sur son identité.

Loïc Pozzoli : la boulangerie de père en fils.

www.10dumat.iscpalyon.com

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Les étudiants français adeptes de la tendance Springbreak.

Photographe Pierre Maier

nous partons pour une ultime épreuve, celle qui déterminera le classement final : le mémoire. La ligne d’arrivée est encore loin pourtant nous avons déjà tous débuté le sprint. Au bout de la course nous attend la médaille d’or, le graal de tout étudiant sportif, le diplôme. Mais le vrai défi c’est de participer, un jour, à la compétition professionnelle. L’heure de la retraite sportive n’est pas prête de sonner.

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Les recettes de la rédaction

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L’agenda


Dossier

3 © theofficialguide

Le Springbreak made in France De l’autre côté de l’Atlantique, chez nos amis Américains, le mois de mars rime souvent avec Springbreak. Durant une semaine, plusieurs milliers d’étudiants se rendent sur les plages du Mexique, à Cancún, Acapulco ou Tijuana. De la musique, des plages paradisiaques, des filles et de l’alcool à volonté.Voilà comment attirer un étudiant en manque de sensations fortes et qui cherche à décompresser avant ou après les partiels.

«O

n y est allé pour l’alcool à gogo, les corps dénudés et les fêtes sur la plage. Comme on voit à la télé ».A l’instar de Magalie, des milliers d’étudiants européen se laissent séduire par ce concept américain et courent sur les plages d’Espagne ou de Croatie pour participer à

l’évènement qu’ils attendent tous : le Springbreak. Entre amis ou entre camarades d’école, tout prétexte est bon pour faire la fête. Apparu il y une quinzaine d’année, le Springbreak à la française est un marché en pleine expansion. L’Espagne est souvent la destination privilégiée mais, depuis quelques années, les organisateurs

ouvrent leur marché touristique vers les plages de l’Europe de l’Est. Comme dans de nombreuses universités ou écoles, c’est le Bureau des élèves (BDE) qui organise le départ. « J’ai découvert le Springbreak à l’université. Pour voir à quoi m’attendre, j’ai visionné quelques


Dossier vidéos sur Internet. Et comme ça « Globalement, tout s’est bien passé. un bon moment durant ces quatre nous semblait plutôt cool, on a décidé L’hôtel a subi quelques dégradations jours, mais si c’était à refaire je n’y de partir avec des amis  », raconte comme des trous dans le plafond, retournerais pas. L’ambiance est bien Thomas, étudiant à Montpellier, parti mais il y a beaucoup moins d’excès trop différente de ce que l’on peut en 2011. L’offre proposée s’étalait que dans les soirées américaines  », voir sur les vidéos. » sur quatre jours. Tout était compris explique Thomas. Une version notamment le transport, le logement confirmée par Magalie, étudiante Un côté moins trash que prévu, pour les trois nuits, les repas dans la de 22 ans, qui a, elle aussi, testé ce renforcé par les agences qui cantine de l’hôtel et surtout l’alcool Springbreak à la française. « Tout le transmettent leurs consignes aux à volonté (mais uniquement le soir). monde est dans l’excès et se lâche personnels des hôtels afin d’assurer Le tout pour 210 euros. que l’image de ces Difficile de faire plus attractif. vacances de Printemps ne A ce prix-là, le voyage se soit pas détériorée. «  En « J’ai passé un bon moment déroule en bus jusqu’à la accord avec les hôtels, on station balnéaire de Salou, en ne dépasse pas les 1  500 mais je n’y retournerai pas » Espagne. « Je me suis retrouvé personnes par date  » avec trois autres personnes explique Maxime Comi, que je ne connaissais pas directeur de FunBreak dans ma chambre. Heureusement, le mais il n’y a rien eu de grave. En plus, (lire son interview ci-contre). Une contact est bien passé tout de suite. un service de sécurité à l’intérieur précaution qui a rassuré Thomas : Mais ce n’est pas toujours le cas », et aux abords de l’hôtel était mis en «  et même si certains étaient dans poursuit le jeune fêtard. place. Si on ne s’éloigne pas de l’hôtel, un sale état, très peu ont fini ivres les risques sont presque inexistants. » morts, couchés par terre. Les soirées Des fêtes massives où l’alcool Mais l’étudiante, avec un certain recul, restent «  soft  » et c’est peut-être coule à flots mais qui se terminent, avoue que les nuits de fêtes n’ont pas mieux ainsi. » Thibault Ravet en général, sans grands incidents. comblé ses espérances. «  J’ai passé

L’Espagne en point d’ancrage Si Cancun (Mexique) est connu pour accueillir des milliers de jeunes américains, l’Espagne est de son côté la destination la plus prisée des « springbreakers » français. L’Espagne, ou plus précisément la Catalogne, où les sociétés spécialistes de l’évènement n’hésitent pas à planifier d’énormes fiestas. De Salou a Lloret de Mar, tout est réuni pour faire passer un séjour de folie aux participants. En dehors de son climat favorable, la Catalogne permet de partir pour un prix raisonnable (comptez tout de même entre 150 et 200 euros minimum). En outre, la Croatie devient une destination de plus en plus prisée par les jeunes fêtards, au point même de surpasser le Nord de l’Italie et son ambiance enneigée. Enfin, pour ceux qui souhaitent associer musique et beuverie, le fameux festival Tomorrowland, à Boom (Belgique), s’avère être le point de rendez-vous estival. Bardonecchia (Italie) : Mini-sprinbreak au ski. Boom (Belgique) : Festival surréaliste mêlant électro et fiesta. Lloret de Mar (Espagne) : The « Place to be ». © Matthieu Fédida

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Novalja (Croatie) : L’île de Pag accueille les fêtards les plus motivés. Salou (Espagne) : Une semaine de fête sur les plages catalanes.


Dossier

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« Faire la fête, mais avec des limites » Depuis 2007, le Lyonnais Maxime Comi, ancien président de BDE, dirige l’agence FunBreak, leader des séjours festifs pour les jeunes et étudiants en France. Entretien avec l’un de ceux qui a su adapter et exploiter le concept du Springbreak dans l’Hexagone, en proposant des séjours à Salou (Catalogne) ou en Croatie. Comment expliquer la faible concurrence dans votre milieu ? Je pense qu’il faut déjà avoir les reins solides. Il faut contacter les hôtels pour leur dire qu’on va leur amener 800 à 1000 jeunes qui vont boire. Par exemple, pour les 80 hôtels que l’on a visité en 2007, on a eu 79 refus. Dans le tourisme, le secteur étudiant n’est pas quelque chose d’intéressant pour les hôteliers. Beaucoup se sont lancés là-dedans à la légère, sans expérience. Mais beaucoup d’infrastructures ont eu de mauvaises expériences. Il faut donc être vraiment préparé pour ça et bien s’organiser. Qu’est-ce qui différencie les Springbreaks français et américains ? C’est totalement différent, beaucoup moins trash que les EtatsUnis. Là-bas, ça fait 60 ans que c’est ancré dans la tradition américaine. Leur Springbreak dure plus d’un mois, avec près de 40 000 participants. Ils

35%

ont plus de restrictions au niveau de l’alcool durant toute l’année, donc ils viennent pour se mettre minables. En France, si on ne conteste pas le fait de boire à l’Open Bar, le concept est différent. Tout le monde est dans le même hôtel et tout n’est pas basé sur l’alcool. On propose des activités sur la plage et on ne va pas orienter les gens vers l’alcool, hors de l’Open Bar. Pour faire simple, on essaie de faire la fête mais avec des limites. Comment s’organiser si l’on envisage de réserver pour un Springbreak ? On a deux gains de distribution. Premièrement la réservation individuelle,pour trois ou six nuits avec le prix public. Cela représente 30 %

« Nos Springbreaks sont moins trash qu’aux Etats-Unis » de notre clientèle. Les 70 % restants sont les réservations de groupe. Nos commerciaux démarchent les BDE et leur proposent une offre comprenant l’hébergement et le transport pour un prix moins cher que le prix public. Quels sont vos critères pour estimer si un évènement est rentable ? Pour Salou, on est sur un hôtel de

Maxime Comi. ©DR

497 chambres, soit un total de 2000 personnes. Mais pour le confort des étudiants, et en accord avec les hôtels, on ne dépasse pas les 1500 personnes par date. En terme de rentabilité, on a un engagement avec l’hôtel pour que les gens restent un certain nombre de nuits. On travaille toujours de sorte à rentabiliser notre réussite sur la moitié du chiffre de l’année précédente. Si l’année dernière on a fait 2000 clients, on va baser notre réussite sur 1000 clients et mettre plus de budget dans diverses activités comme des entrées en boîtes de nuit ou des DJ pour animer les soirées. Propos recueillis par Matthieu Fédida

C’est la progression enregistrée chaque année par l’entreprise Fun Break. A ses débuts en 2007, la société lyonnaise réunissait 500 personnes pour sa première édition du Springbreak à Salou. En 2013, c’est plus de 15  000 fêtards qui participaient aux différents événements organisés à travers l’Europe. Une évolution significative depuis l’arrivée du Springbreak en France par l’intermédiaire d’Alexandre Mathis et sa société Playa Y Fiesta.


Décryptage

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Quand la poupée

Pour certaines jeunes filles, le rêve d’une ascension sociale rapide associé à l’argent facile peut pousser à user de tous ses charmes. © Pierre Maier

Talons, maquillage, lingerie… le jeu est terminé. Le temps où les jeunes filles empruntaient les accessoires de maman est bel et bien révolu. Les outils sont les mêmes mais l’objectif est différent : en quête de gloire et d’argent, les adolescentes usent de leurs charmes. Prêtes à tout, elles se tournent vers l’escort.

«J

e voudrais faire comme Zahia, c’est mon modèle », voilà la réponse qu’a obtenu Carole, professeur de français vacataire, à Lyon, lorsqu’elle a demandé à l’une de ses élèves de 4e ce qu’elle voulait faire plus tard. Exit les rêves de princesses ou autres maîtresses d’école pour les jeunes filles. Le paraître est de plus en plus important dans la société actuelle et ces dernières l’ont bien compris. Mais n’est-ce pas le message que les médias et autres programmes télé leur font passer ? Si vous voulez réussir dans la vie, soyez juste une belle fille. La gloire et le faste s’offriront ainsi à vous. « Les émissions de télé-réalité

ne sont en rien bénéfiques pour les jeunes, ils s’identifient facilement à cet âge et prennent comme modèle des personnes telles que Zahia ou Nabila », déplore Carole. Il ne faut pas oublier que si Zahia est aujourd’hui présentée comme la Cendrillon des temps modernes, au départ, c’est une histoire de prostitution de mineure qui l’a propulsée sur le devant de la scène. En effet, la notoriété de la blonde sulfureuse émane de son passé d’escort girl au bras de Franck Ribéry ou encore de Karim Benzema… De plus, les médias ne sont pas étrangers à cette structuration de l’imaginaire décadente qui devient celle des

adolescentes. Cependant, comment ne seraient-elles pas tentées de vivre le conte de fée d’une Zahia Dehar quand cette dernière - prostituée repentie - est érigée au rang de star voire d’icône de la mode. On se souvient de Karl Lagerfeld comparant sa protégée, Zahia, à l’illustre Coco Chanel, incarnation de la mode, de la grâce et de « l’élégance française » (voir encadré).

« C’était rapportait »

facile

et

ça

Devenir escort pour toucher des sommes astronomiques est donc « le métier » à la mode auprès des minettes d’aujourd’hui. Elles seraient


Décryptage

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grandit trop vite près de 40 000 étudiantes escort girls en France selon le syndicat Sudétudiant. Une situation que Chloé* a bien connu. Aujourd’hui âgée de 22 ans, la jeune fille a usé de ses charmes pendant trois ans. « C’était surtout pour assouvir mes besoins. Je vivais seule avec ma mère et un salaire de vendeuse pour deux c’est pas beaucoup. A 16 ans je voulais faire comme les autres filles, moi aussi je rêvais de traîner dans les magasins. Alors ça c’était facile. Et ça rapportait », explique Chloé qui n’ose pas mettre de vrais mots sur son ancienne activité. Car la jeune fille s’est toujours considérée comme

une simple « accompagnatrice ». Elle se croyait très loin de la prostitution et s’imaginait comme une poupée de luxe dont les hommes se servaient pour combler leur solitude. «  Au début c’était juste pour boire des verres, aller au cinéma ou au restaurant. Ça m’allait, je payais rien et en plus je profitais », poursuit-elle. Jusqu’au jour où la frontière entre les deux mondes a disparu. Pourtant, Chloé ne trouvait rien d’anormal à avoir des relations sexuelles tarifées. « Pour moi ce n’était pas un job. Je couchais qu’avec les mecs qui me plaisaient. J’avais pas l’impression qu’ils me payaient pour

ça », raconte la jeune fille qui prenait 60 euros de l’heure. Si certaines parviennent à raccrocher les talons, d’autres ne sont pas prêtes à ranger leur lingerie. Dernier scandale en date: l’affaire Olivier Giroud et Celia Kay. A croire que le silicone, le surplus de maquillage et le sexe à vaut-l’eau définissent les nouvelles aspirations féminines. Asstou Thiaw et Maryne Vialette *Le prénom a été modifié, notre interlocutrice ne souhaitant pas être reconnue.

« Les médias ne sont pas les seuls en cause » Interview de Pascal Froissart, enseignant chercheur, spécialiste des médias à l’Université Paris 8. En mettant en avant des personnes telles que Zahia ou Nabila, les médias ne donnentils pas un mauvais exemple aux adolescentes ? Il faut d’abord se demander si les médias ont un rôle moral. Pour ma part, je ne pense pas qu’ils constituent des instances morales dans la société actuelle bien qu’ils fassent partie des lieux de diffusion de modèles. Mais la sexualisation des jeunes filles ne peut pas être imputée aux médias pour la simple et bonne raison qu’on n’a jamais réussi à prouver qu’ils avaient une influence durable sur le public. Lorsqu’on fait les magasins, on voit que dans les vitrines, l’offre est déjà très sexualisée, et ce, même pour les

jeunes filles. Les médias ne sont donc pas les seuls en cause. D’après vous, pourquoi les médias choisissent de mettre en avant ces filles là et les érigent en icônes ou en modèles de réussite ? Il y a le souci de l’audience, car on sait que ces personnes sont des produits qui vont attirer le public. De plus, les agents qui travaillent pour elles font une très bonne promo. L’étonnement que l’on porte quant à cette exposition médiatique contribue également à leur valorisation. Le problème ce n’est pas Zahia, c’est le marché de l’emploi qui est offert aux femmes et le taux élevé de chômage. C’est notre société qui est mal « foutue », pas seulement les médias. Ces derniers ne sont que le reflet du miroir.

© levinvinteur.com

Y a-t-il une évolution dans les modèles de « femmes accomplies » que l’on présentait il y a 20 ans en arrière ? Les médias prennent les sujets qui leur sont imposés. La presse people a toujours été friande de ce genre d’histoire. Concernant Zahia, c’est l’exemple type: un conte de fée à la Cendrillon. Zahia sort de la fange et se retrouve tout d’un coup en tête de gondole. Pour ce type de presse c’est une « belle histoire » à exploiter. Propos recueillis par Asstou Thiaw


Polémique

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Carambar, Twitter et la démocratie Nombreuses et relativement brèves, les polémiques pullulent sur le web. La semaine dernière, « l’affaire Carambar » a vu s’emballer la Toile pour une blague potache sur Michael Schumacher. Très vite, l’épiphénomène est devenu symptomatique d’une démocratie en danger. En réalité, ces débats confus et intenses révèlent une cyber citoyenneté active, mais qui déserte toujours autant les bureaux de vote.

«Q

uel légume va très vite et rigole dans les virages  ? Réponse: le chou marreur (Schumacher). » Le champion de formule 1 étant dans un état végétatif, la boutade fait réagir Nadine. La twitteuse s’empresse de publier la photo de l’emballage. «  Cette blague a été retirée de la production et ne figure plus dans les futurs paquets » lui répond le confiseur, quatre jours plus tard. Trop tard, la polémique a pris forme sur la Toile. Les médias s’en emparent, et la plupart titreront : « Carambar retire une blague douteuse sur Michael Schumacher ».

« Un tweet c’est pas un bulletin de vote »

Douteuse ? Question de point de vue. Si les articles sont postés dans la rubrique « Insolite », les internautes y voient un vrai sujet de société. « Bientôt il faudra que les blagues potaches de Carambar passent devant un comité de censure  ! » s’offusque un lecteur de L’Express. fr. Les uns trouvent le jeu de mots « plus drôle maintenant qu’avant ce tragique accident » tandis que les autres plaident pour « un peu de retenue ». Certains s’en prennent aux journalistes, fustigeant le « titre douteux » des articles. Le débat digresse vite sur l’affaire Dieudonné, on cite Desproges, et on attaque le politiquement correct. « Ce n’est pas vraiment de l’autocensure, c’est du business » rationalise un certain Ted Bundy. « Tout ce qui peut faire baisser les ventes est mauvais, donc doit être éliminé, tout ce qui est bon pour les

Capture d’écran du tweet à l’origine de la polémique © JAO

ventes au contraire doit être mis en avant. » Pouvoir réagir publiquement à tout et n’importe quoi soumet chaque sujet à la controverse, sans filtre, sans transition et sans demimesure. La police tweete la photo d’un cadavre ? On s’écharpe sur l’éthique et l’apport citoyen aux enquêtes criminelles. Arte diffuse le film Tom Boy ? « Après Jean-François Copé qui fait exploser les ventes de «Tous à poil», on a droit à Civitas qui fait exploser l’audience de #Tomboy ! » ironise un internaute. L’humour se mêle sans ambages aux réflexions profondes, sans parler des propos à la limite de la légalité. « Certains prennent tout au premier degré » déplore Julia, étudiante active sur la Toile. « Un tweet c’est pas un bulletin de vote ! » Car les adeptes du débat 2.0 restent hostiles à l’engagement politique. « Un mouvement de fond, venu de la société civile, réclame d’autres “modalités de participation” que celles qui existaient jusqu’ici  »

décrypte Laurence MonnoyerSmith, professeure en sciences de l’information et de la communication et chercheuse au CNRS. Le désamour des « instances traditionnelles », incarné par l’abstention électorale, n’empêche pas de vouloir faire entendre sa voix. Mais si la liberté d’expression s’enrichit sur la blogosphère, elle s’appauvrit aussi à cause d’elle. Au nom de la liberté d’opinion, des questions cruciales se retrouvent instrumentalisées, discréditées, occultées. La vitesse du temps médiatique, encore plus avec Internet, fait rapidement perdre de vue l’origine de la discorde. Dépassionner le débat devient alors primordial. Car au fond, il est peu probable qu’un enfant, à qui sont destinés les Carambar, ait été choqué par cette plaisanterie. Il a sûrement ri, innocemment, pendant que Carambar augmentait ses ventes. La mauvaise publicité, sur le web comme ailleurs, ça n’existe pas. Jane-Amondi Odhiambo


Interview « Un McDonald’s aurait dû être à notre place ! » La maison Pozzoli, tout le monde connaît. L’enseigne est devenue mythique chez les étudiants de l’Upi et la phrase « on va à Pozzo ? » rentre même dans le langage courant. Mais alors qui se cache derrière les sésames poulet de la pause déjeuner et les cookies du goûter ? Rencontre avec Loïc Pozzoli, gérant de la boulangerie.

Loïc Pozzoli se destinait à devenir maître d’hotel mais il a préféré marcher dans les pas de son père © Pierre Maier

Racontez-nous l’histoire de la il devenu meilleur ouvrier de réaliser un nouveau produit : « la famille Pozzoli... de France ? sucette-gâteau ») Nous sommes une grande famille Je ne pense pas qu’il y ait vraiment de restaurateurs, depuis 5 ou 6 de secret, de recette particulière Vous avez d’ailleurs eu des générations ! Mon père a ouvert ou de produit phare. La recette du difficultés lors de votre la première boulangerie rue de succès est toute simple : il ne faut installation... Marseille, en 1981. Aujourd’hui il y pas prendre les gens pour des idiots. En effet, lorsque nous avons choisi a deux enseignes : rue Ferrandière Mon père l’a tout de suite senti, et cet emplacement en 2008, nous et celle de Gorge de Loup. On a propose depuis le début de produits n’étions pas les seuls à avoir flairé tous toujours baigné dans la bonne affaire, car c’était l’univers de la restauration. McDonald’s qui devait d’abord Pour l’histoire, quand j’étais s’y implanter ! Ils ont fait « Ils enlevaient mon matelas petit, mes parents n’avaient énormément monter le prix pour y mettre des baguettes » pas beaucoup d’argent et, dès des locaux mais nous avons le matin, ils enlevaient mon tenu bon, grâce à l’appui de la matelas pour y mettre les collectivité. Et nous voilà, le pot baguettes de pain. Moi et mon frère de qualité. Nous devons avoir envie de terre a gagné contre le pot de on a toujours été imprégné de cet de goûter les produits nous-même ! fer. On essaye d’ailleurs de vraiment univers et nous avons fait la même Il a souhaité revenir aux sources s’adapter aux étudiants nous avons école d’hôtellerie. Aujourd’hui on avec une boulangerie « à l’ancienne », par exemple le projet d’agrandir le travaille en famille, ma future femme et ça a payé, puisqu’il a reçu cette magasin pour proposer un projet un est d’ailleurs employée ici. récompense en 2004. Quand à nous, peu à la Starbuck, avec des cafés et un on continue d’innover ! (pendant que réseau wifi ! Comment votre père est- nous parlons, il est d’ailleurs en train Propos recueillis par Jeanne Massé

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Portrait

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De la soutane à la bécane Ils sont prêtres, ils portent la soutane et pourtant se déplacent en scooter dans les rues de Meyzieu. Depuis 2012, cette église accueille en son sein trois jeunes ecclésiastiques. Grégoire-Marie Daniault, Edouard de Vregille, 37 ans tous les deux et Jean-Baptiste Balaÿ, 32 ans ont apporté une énergie nouvelle au sein de la communauté paroissiale. Un paradoxe entre des hommes vivant avec leurs temps et des préceptes conservateurs.

«T

u as commandé les pizzas  ? », demande Edouard de Vergille, le curé de la paroisse à Paul Cossic son stagiaire séminariste à la sortie d’un concert de charité organisé dans l’Église de Meyzieu. Ils sont trois a officier dans la paroisse de qui englobe aussi les communes de Jons, Pusignan et de Jonage. Malgré leur jeune âges chacun d’eux porte la soutane, un vêtement souvent assimilé aux années soixante. Leur arrivée, il y a un an demi, n’est pas passée inaperçue dans la commune. Le port de la soutane y est pour beaucoup. «  Elle nous permet d’être identifiés par tous, de montrer que l’Eglise est présente au sein de la ville, mais elle rappelle aussi des souvenirs douloureux des années 60 chez certains paroissiens » raconte Grégoire-Marie Daniault. En contraste avec cette apparence stricte, leur mode de vie lui, a suivi les évolutions de la société. Même si ils sont actuellement cassés, il n’était pas rare de les voir, sur leurs scooters, vétus de leurs longs habits noirs. Des sorties qui interpellaient les passants au début mais qui ont fini par totalement les intégrer au paysage urbain. « Cette visibilité permet de créer un contact avec des gens qui n’iraient pas forcement frapper à la porte du presbytère », complète-il. Le port de la soutane est même poussé à l’extrême puisque Grégoire-Marie Daniault confesse même avoir déjà skié avec lors d’une excursion avec des jeunes de la paroisse. Installés dans presbytère, les

le salon du prêtres nous

La commune de Meyzieu accueille des prêtres nouvelle génération, smartphone et bécane sont au goût du jour. ©Pierre Maier

proposent même une bière. Après la messe, ils n’hésitent pas à organiser des apéros dans le presbytère, ou les gens sont souvent gênés de boire de l’alcool. Les journées de GrégoireMarie Daniault, Edouard de Vregille et de Jean-Baptiste Balaÿ sont loin d’être de tous repos. Une bonne partie de la matinée est consacrée à la prière. « Je fais la lecture de l’office sur iPad car j’adore l’application qui

« Je fais la lecture de l’office sur iPad » permet de ne pas avoir à tourner les pages ! », confie-il. L’après-midi les prêtres organisent la préparation des sacrements comme les baptêmes, les mariages ou les enterrements. « C’est le moment où nous allons à la rencontre des gens chez eux,

souvent le soir après leur travail ». Le point d’orgue de la semaine reste bien sur la messe du dimanche. Une mission importante pour eux, qui espèrent attirer un public plus jeune à l’église, grace à leur altruisme. Il fallait restaurer l’esprit de communauté qui peut s’éteindre dans certaines communes en créant des événements. La semaine dernière, ils ont organisé l’accueil au sein de foyers pas forcément pratiquants d’un groupe de séminaristes, logé chez des habitants de la commune. Ils ont eux-mêmes baptisé cet échange adopteunprêtre. com. Une modernité de vie qui ne les empêche pas de mener à bien leur mission principale, transmettre la parole de Dieu. Lucile Vivat


Les photos de la semaine

11 © DR

Pour ce dernier numéro la rédaction du 10 du Mat lève le voile sur son identité.Vous connaissez nos signatures, vous découvrez nos bouilles d’antan. Le temps a passé mais nous avons gardé nos âmes d’enfants et nous vous encourageons à conserver la vôtre. Merci de nous avoir suivi. A partir d’en haut à gauche : Pierre, Matthieu, Rémi, Mathieu, Alisson, Lola, Maryne, Lucile, Jeanne, J-B, Aurore,Thibault, Jane, Asstou, Clémence, Corention, Gilles.


J’ai testé

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Une tournée crapuleuse Depuis deux ans et demi, l’Office de tourisme de Lyon propose une visite guidée sur le thème des crimes et des faits divers lyonnais. Un intitulé intriguant qui promène les visiteurs à travers les rues de la Presqu’île, des établissements de la mafia lyonnaise à l’assassinat sauvage du Président de la République. Le 10 du Mat’ s’est plongé dans la pénombre des ruelles.

U

ne atmosphère sombre et funeste se marierait à merveille avec la thématique de notre visite. Mais en cet après-midi d’hiver, le soleil brille de mille feux et aveugle presque la quinzaine de visiteurs réunis pour ce petit tour de Lyon. Des familles, des personnes âgées, on trouve de tout ce lundi 24 février au point de rendez-vous fixé par l’Office de tourisme, place Bellecour. La balade peut débuter. Première halte rue Stella, devant un établissement de nuit : « Le Jones » (« L’Ambassade » aujourd’hui), un haut lieu de la mafia lyonnaise dans les années 1970. C’est ici que fut abattu le parrain local, Jean Augé, criblé de balles par le Gang des Lyonnais du célèbre Edmond Vidal, le 15 juin 1973. Un crime crapuleux. Le premier de notre itinéraire.

Le Président de la République poignardé rue de la Ré !

Deuxième étape devant le Palais du Commerce. Une plaque fixée au mur est là pour rappeler qu’ici même, le 24 juin 1894, fut assassiné

le Président de la République de l’époque, Sadi Carnot, poignardé par un jeune anarchiste italien, Caserio. « Les Lyonnais étaient furieux et ont lancé un vaste mouvement anti-italien, ils ont saccagé tous les magasins italiens », conte avec passion notre guide, Anne Ravet. L’audience est attentive, à l’image de Philippe, venu en famille de Toulon passer quelques jours dans la capitale des Gaules. « L’histoire du Gang des Lyonnais est connue avec le film, mais je découvre cette histoire avec Sadi Carnot c’est très intéressant». Pourtant, en pleine rue de la République, chaque jour des milliers de Lyonnais marchent sans le savoir sur une étrange dalle rouge. L’endroit exact du meurtre de Sadi Carnot. « Je passe là chaque semaine et je n’y avais jamais fait attention », s’amuse Marie-Françoise, Lyonnaise de 64 ans.

Partie de foot avec la tête d’un mort Les étapes et les affaires crapuleuses se succèdent. Rue Grenette, nombreux sont ceux

qui profitent paisiblement de la terrasse du bar des Négociants. Pourtant, c’est là que le Comte de Montecuccoli a été écartelé vivant en 1536. L’histoire veut même que des enfants jouèrent ensuite à la balle avec…sa tête. Charmant. Après deux heures de visite, la promenade prend fin à hauteur du pont Bonaparte avec l’histoire méconnue d’Edmond Locard, inventeur de la police scientifique. C’est lui qui, au début du siècle dernier, créa le premier laboratoire de criminologie au monde, à Lyon, dans les greniers du Palais de Justice. L’ancêtre des Experts en quelque sorte. La visite est un franc succès et plaira aux férus d’histoire et d’affaires criminelles. Dommage cependant qu’elle ait lieu en plein jour, au contact des voitures sur des voies très passagères. Car à la vue des anecdotes racontées, on se dit qu’une petite visite nocturne dans une ambiance plus angoissante aurait valu le détour. Rémi Farge

La place des Célestins (ci-haut) et la rue Stella (ci-contre), deux hauts lieux de la mafia lyonnaise dans les années 60 et 70. ©Pierre Maier


pour vous

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dans les rues de la Presqu’île Informations pratiques Visite : Durée : 2 heures Visite à pied Rendez-vous dix minutes avant devant l’Office de tourisme (adresse : le Rectangle, Place Bellecour, 69002 Lyon) Tarifs : 10 euros pour les adultes 5 euros de 8 à 18 ans Gratuit pour les moins de 8 ans et avec la Lyon City Card Prochaines visites : Jeudi 6 mars, 10 heures Jeudi 13 mars, 10 heures Renseignements sur le site de l’Office de tourisme www.lyon-france.com Anne Ravet conte avec passion le tragique assassinat de Sadi Carnot devant le Palais du commerce. © Pierre Maier

La visite en six étapes clés 15 juin 1973, rue Stella : Le parrain lyonnais, Jean Augé, est abattu d’une vingtaine de coups de feu par le “Gang des Lyonnais”. 24 juin 1894, Palais du Commerce : Le Président de la République, Sadi Carnot, est poignardé par l’anarchiste Caserio et décède quelques heures plus tard. 7 octobre 1536, Place Grenette : Accusé d’empoisonnement sur le fils de François Ier, le Comte de Montecuccoli est écartelé en place publique. 22 septembre 1980, Quais de Saône : Le clerc de notaire Bernard Galle est enlevé. Son beaupère, l’avocat Louis Chaine paye la rançon mais le gendre n’est jamais revenu.

Rue de la République, une dalle rouge marque l’endroit exact de l’assassinat de Sadi Carnot. ©Pierre Maier

22 juillet 1968, Place des Célestins : La bande mafieuse du Gros Caillou célèbre un gros braquage autour d’un verre mais les choses dérapent et le leader, Guy Reynaud, tue un client du bar. 24 janvier 1910, Palais de Justice : Edmond Locard crée le premier laboratoire de police scientifique au monde dans les greniers du Palais de Justice.


Les recettes

Notre coup de coeur

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© Asstou Thiaw

Bouchées moelleuses au chocolat… au micro-ondes ! Pour nous, étudiants, cuisine rime souvent avec micro-ondes. On n’a pas toujours la chance d’avoir un four alors on fait

ce qu’on peut avec ce qu’on a... Pour autant, cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas se faire plaisir. La preuve avec cette recette de bouchées moelleuses au chocolat qui ravira les gourmands. Dans un saladier adapté au four à micro-ondes, faire fondre ensemble le beurre et le chocolat 3 minutes, puissance 150  W. Dans un autre récipient, verser la farine, incorporer délicatement le sucre et les oeufs, puis ajouter le mélange beurre/chocolat. Verser cette préparation dans un moule à cake en silicone et faire cuire 6 minutes, puissance 400 W (si besoin, rajouter 3 minutes de cuisson). Laisser refroidir puis découper en 25 bouchées. Ingrédients : 60 g de beurre, 100 g de chocolat (tablette), 40 g de farine, 70 g de sucre, 2 oeufs.

La cuisine végétarienne n’est pas réservée qu’aux non consommateurs de viande. Le pancake végétarien est une recette facile et classique à réaliser. Il se présente ici revisité, dans une version aromatisée à la betterave. Il suffit d’ajouter une purée de betteraves à la préparation et le tour est joué. Une alternative à déguster pour le goûter ou en plat salé accompagné de légumes. Le rose apporte en plus une touche très girly pour bluffer les copines ! Ingrédients pour 2 à 4 personnes : 150gr de farine, Une cuillère à soupe de sucre, une pincée de sel, un sachet de levure, 3 œufs, des betteraves cuites.

© Jane-Amondi Odhiambo

Le pain perdu, un goûter anti gaspi Encore une fois, vous avez laissé la baguette de pain à moitié entamée durcir sur la table de votre kitchenette d’étudiant... Pour éviter le gaspillage, faites du pain perdu ! Cassez deux œufs dans un bol, et battez-les avec une fourchette. Ajoutez du lait, du sucre, et laissez tremper vos tartines dans la préparation. Attendez que le pain soit bien imbibé pour le placer dans la poêle. Les french toasts sont prêts quand chaque tartine est bien dorée des deux côtés. Ingrédients pour une personne : pain, 2 oeufs, lait et sucre en poudre.

© Lucile Vivat

Des pancakes végétariens version girly


de la rédaction

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La gastronomie des fonds de placards

© Jeanne Massé

Dimanche soir. Rien dans le frigo, la supérette d’en bas est fermée, et votre estomac crie famine. Malgré tout, vous refusez de vous résigner à d’énièmes pâtes au beurre, et vous avez raison : les fonds de placards font des merveilles ! On fouille un peu au fond de la cuisine, et on réalise de délicieuses croquettes de purée au fromage. Un peu de lait, des flocons de purée, et un coup à la poêle, voilà votre soirée sauvée. Ingrédients pour 2 personnes : 35cl de lait, un sachet de purée en flocons, deux œufs, 200g d’emmental rapé, sel, poivre.

© Maryne Vialette

Tartines du soir, bonsoir ! Etudiants, étudiantes, argent ne rime pas toujours avec plaisir ! Le découvert bancaire n’est plus très loin mais une dizaine d’amis débarque ce soir ? No stress, dégainez un billet de 10 euros pour un festin de rois. Au menu, bruschettas à la chèvre et au chorizo. Il suffit de griller le pain au four ou à la poêle avant de déposer vos ingrédients. Alternez une tranche de bûche de chèvre, des rondelles de chorizo et des tomates cerise. Puis réchauffer le tout pour griller légèrement.Vous pouvez ajouter de la salade ou des herbes de provence. Ingrédients pour 8 personnes : 8 tranches de pain de seigle à 1,80 euros, une bûche de chèvre à 2,31 euros, un chorizo à 2,70 euros et des tomates cerise à 2,80 euros.

Le plate

Rien de très fastidieux, si tant est qu’il faudra quand même consentir un petit déplacement histoire de se fournir les ingrédients essentiels : de la pâte (si vous n’avez aucune notion de cuisine optez pour les rouleaux de pâtes toute faite), de la sauce tomate (les briques de coulis de tomates font largement l’affaire) et du fromage (du gruyère à la mozzarella en passant par le Bleu ou le Reblochon), sans oublier bien sûr l’essentiel de la garniture de légumes,viandes ou charcuterie. Petite astuce pour une pizza plus goûteuse, faites revenir oignons, poivrons et autres condiments à la poêle. N’hésitez pas à assaisonner généreusement le coulis de tomate en général un peu fade. Ingrédients pour 2 personnes : 1 rouleau de pâte à pizza, 1 brique de Tomacoulis, 6 tranches de Chorizo, thym, Origan, sel et poivre.

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© JBG

La pizza home-made

au-repa


L’agenda

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A ne pas manquer

Radiant-Bellevue,  20 h 30 : Danse : Passages Les chorégraphes Rachid Ouramdane, Maguy Marin et Russell Maliphant vous présentent leur nouveau spectacle « Passages », dansé par le ballet de l’Opéra de Lyon. Tarifs  : 15 et 25 euros. RadiantBellevue, 1, rue Jean-Moulin à Caluire. Renseignements et réservation sur www.radiant-bellevue.fr.

© Atmospheriques

Info UPI

L’espace Gerson, 20 h 30 : Apéro Thérapie  : Romy Chenelat et Céline Iannucci interprètent deux copines accros aux confidences du soir autour du traditionnel apéritif. Après plusieurs de verres de vin blanc les langues se délient et les colocataires dévoilent leur intimité avec humour et autodérision. Tarif  : 11 euros pour les étudiants. 1, place Gerson, réservation au 04 78 27 96 99.

Patinoire Charllemagne, 20 heures : Lyon Hockey Club - Nantes : Les Lions jouent à domicile pour la 26e journée de Championnat de France.

Samedi

Centre Social et Culturel Peyri, 20 h 30 : A-Vaulx Jazz : Le groupe Etienne Kermarc Sextet invite le percussionniste Akli Bekouche à l’occasion du festival de Jazz. A coups de basse et de saxophone, les musiciens embarqueront les spectateurs dans un monde énergique et groovy. Entrée libre, rue Joseph Blein à Vaulx-en-Velin, Bus 52 : arrêt Cité Tase / 68 : arrêt Corneille.

Et aussi...

Vendredi

© Celine Iannucci

d’animation à découvrir en famille, entre amis ou en amoureux. Le coup de coeur : vous pouvez créer votre programme et l’envoyer à vos proches. Renseignements au 04 78 42 78 97. Toutes les séances sont à retrouver sur www.oncartoondanslegrandlyon.fr.

Jeudi

© Ville de Lyon

On cartoon dans le Grand Lyon Les grands enfants vont pouvoir s’en donner à coeur joie ! La 4e édition du festival « On cartoon dans le Grand Lyon  » se déroule jusqu’au 9 mars dans toutes les salles de l’agglomération.   Au programme, les meilleures oeuvres européennes du cinéma

Institut Lumière, toute la journée : Hommage à Rainer Werner Fassbinder : Jean Douchet revient sur les oeuvres du cinéaste allemand. Tél. 04 78 78 18 95. Séances à 10 h 30, 15 heures et 17 h 45.  

Tous les mardis, à 20 h 30 : Le grand bazar : Les comiques ou autres comédiens vont pouvoir monter sur les planches et tester leur talent. En effet, la troupe de théâtre «  Et compagnie  » organise des séances d’improvisation, tous les mardis, à l’espace Gerson. Entrée libre. (1, place Gerson dans le 5e arrondissement).

© Courtoisie

Le 6 mars,  à 20 h 30 : AS Animals en concert : Le groupe d’Electro-pop poursuit sa tournée française et posera ses micros au Marché Gare. Le duo présentera son nouvel album et son titre phare «  I see ghost (Ghost Gunfighters)  ». Tarifs  : entre 14 et 16 euros. Renseignements sur www.marchegare.fr.

Partie de dribbles à Valmy

Les élèves en première année de communication de l’ISCPA organisent un tournoi de basket le 13 mars, de 18 à 22 heures, au gymnase Ferber. Les équipes compteront six joueurs dont un remplaçant. Impossible de venir avec son équipe déjà formée, les participants peuvent s’inscrire seuls, en binôme ou en trio maximum. Après l’effort, les plus affamés se retrouveront autour d’un buffet réunionnais. Tarif, 4 euros par personne. Renseignements et inscriptions à maxime.claer@groupe-igslyon.com jusqu’au 10 mars. (Places limitées, 72 personnes maximum). Gymnase Ferber, 19, rue de Bourbonnais, arrêt Valmy.


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