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Stiletto 2, 2010, spray paint and acrylic, 116x89cm


contributions

de haut en bas // de gauche à droite TILT graffiti artist (www.graffitilt.com) // MR.POSITIVITY lièges is in da house (pos1tivity.doomby. com) // VALOU dénicheur de pépites // CHARLOTTE VIÉ a envie d’y croire // MATHILDE SoFunKyliciOuS girl (sofunkylicious.blogspot.com) // TAJ join da tease (www.noomiz.com/joindatease) // GRÉGOIRE JEANMONOD coureur d’expos (www.defursen.com) // LINDA MOUFFEK journaliste made in marseille


Anatomy, 2010, spray paint and acrylic, 165x120cm


edito

Vous avez devant les yeux peut-être... en fait, non... très certainement le meilleur numéro de i said a hip... Pas forcément de par son contenu mais parce que nous avons accueilli au sein de notre famille rédactionnelle une belle bande d’ami(e)s qui ont déployé une belle énergie pour que ce numéro de printemps soit ce que vous aurez la chance de lire tout au long des pages suivantes. Un grand merci, donc, à tous nos contributeurs actuels, un grand merci, également, à tous ceux qui ont déjà signé pour le prochain numéro et un dernier grand merci à ceux qui ont bossé ou soutenu en sous-marin, Mr. Nico Prat en tête. i said a hip... est en perpétuelle évolution et la famille ne demande qu’à s’agrandir. Avis à ceux qui seraient intéressés de collaborer. Nous sommes ouverts à toutes propositions, même les plus... bref... Nous espérons que vous apprécierez ce nouveau numéro. On a bossé sur l’orthographe donc vous devriez moins vous faire mal aux yeux sur les fautes. Ladies & Gentlemen, we are proud to present i said a hip... vol.3 // spring issue


tracklist

crystal fighters page 12

norman palm page 20

call me señor page 32

anna calvi page 40

selah sue page 56

danakil page 68

gruff rhys page 80

tilt page 102

et aussi

mr.positivity page 112

white lies // pierre lapointe // caro emerald // adele // cut copy // bag raiders // maylee todd // destroyer // funeral party // raphael gualazzi // the streets // james blake // pj harvey // peter, bjorn & john // yelle // the dø // true live // armistice // the godbrothers of soul (by linda mouffek) // paris brûle-t-il ? (by grÉgoire jeanmonod) // parce qu’on a envie d’y croire (by charlotte viÉ) // top 5 sofunkylicious (by mathilde)...


Tilt wings, Paris 2009


r e y o r dest p.46

kaputt


crystal fighters

bar Ă  tapas


Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour

estivale, tout en simplicité, guitare et bonnes avoir entre les oreilles l’un des plus grands vibrations dans le sac à dos. disques de 2011. Découvert par hasard sur Star of love est un GRAND disque, rare, Qui le net, notamment avec le clip de In the sumaurait pu être indigeste mais qui réussit le mer, le Star of love des Crystal Fighters aurait tour de force de faire dans le grand délire très bien pu rester un de ces disques merveilmusical avec une surprenante efficacité. leux qui n’a pas la chance de faire une carrière Vous n’apprécierez peut-être pas l’intégralipourtant bien méritée. Heureusement... té de l’album, mais il y a de grandes chances Les Crystal Fighters sont espagnols et ont que vous trouviez, au milieu de ces onze ouvert l’un des meilleurs bar à tapas musical titres, celui qui vous accompagnera pendant du coin. Il y en a pour tous les goûts. Star of quelques mois. love est une rencontre d’influences très différentes. Le Star of love des Crystal Fighters est une adresse à retenir. Et leur cuisine jouée en live L’album débute avec un Solar System élecmérite bien 3 étoiles. tro/pop un peu foutraque qui donne déjà une idée de l’inventivité et de la créativité du groupe. Arrive ensuite un I do this everyday bourré de guitares dévastatrices. Métaleux, pas vraiment... Car Plage se la joue fraîcheur

crystal fighters star of love myspace voir le clip de follow


white lies

le rituel du grand album


Il y a à peine 2 ans, trois petits gars d’Angleterre

ressuscitaient Ian Curtis, et prenaient le parfait contre-pied de la déferlante électro-fluo qui inonde le paysage musical depuis quelques années. To lose my life, premier album fantastique des White Lies, était pétri de refrains ravageurs porté par la voix grave de son chanteur. Cependant, perfectionnisme oblige, il manquait un petit quelque chose, impalpable... ce petit quelque chose qui aurait permis aux fans de lui justifier une place au panthéon des plus grands albums rock « dark » (ou « new-wave, ou « indie-rock », ou « cold wave », ce que vous voulez quoi !), aux côtés de Joy Division, NIN, Interpol et consort.

che pendant cinq minutes. Idem, pour Strangers et Bigger than us (premier excellent single), avec des refrains XXL dans la veine des meilleurs Depeche Mode. Arrive alors une des pièces maîtresse de l’album : Peace & Quiet. Feutré, sensible, le morceau constitue le départ d’une ascension fulgurante (Streetlights, Turn the bells pour ne citer qu’eux) jusqu’à l’ultime morceau de bravoure, taillé pour les concerts : The pride & the glory. Là, on prend toute la mesure du talent des artistes pour composer des titres taillés pour le succès, sans abandonner pour autant ce melting-pot d’influences qui fait leur force. Toute la mesure également du chemin accompli en si peu de temps pour nous livrer un deuxième cadeau et passer brillamment le fameux écueil du deuxième album.

Janvier 2011, 10 titres plus loin. Le tir est rectifié ! Les White Lies sont de retour. Avec une touche synthé plus appuyée mais toujours riche de refrains king-size, Ritual débarque et regorge Vous l’aurez compris, White Lies, parvient avec de pépites rock entêtantes, à l’efficacité redou- Ritual à donner de la cohésion à ses nombreuses table. inspirations tout en canalisant leur énergie créatrice débordante. Ajoutez à cela la voix fabu« Un groupe sous influences » leuse d’Harry McVeigh et vous obtenez un album Dès le premier titre, Is Love, la grandiloquence d’une rare beauté, que l’on n’est pas prêt de se vertigineuse d’Harry McVeigh, associé à cette lasser de découvrir. touche électronique plus présente, nous scot VALOU

white lies ritual myspace voir le clip de ritual


Pierre Lapointe il était une fois...

Autant le dire tout de suite, Seul au pia-

no n’est pas un nouvel album de Pierre Lapointe. Il est en fait un live que le canadien a donné, seul au piano. Mais nous profitons de l’occasion pour présenter à ceux qui ne le connaîtrait pas encore, un artiste qui nous a emmenés loi, très loin… Notamment avec le magnifique La forêt des mal-aimés. Pourtant à la première écoute, c’était loin d’être gagné. Pierre Lapointe est un véritable créateur d’univers. Sans sonorités fixes. Des projets plein la tête.

chaque création. Tel un chorégraphe, Pierre Lapointe compose ses albums comme s’il devait nous livrer une nouvelle aventure, un nouveau conte de fées. La forêt des mal-aimés en est le parfait exemple. Si vous pénétrez dans cette forêt peut-être n’en ressortirez vous jamais.

Avec sa voix de conteur, Pierre Lapointe a le talent pour vous embarquer avec lui de la première à la dernière chanson. Seul au piano est dons un recueil de chansons issues de ses précédents albums. Peut-être n’est-il pas l’album idéal pour découvrir l’uniAu Canada, il est une véritable star. Surpre- vers de son auteur. Mais les présentations nant ses fans à chaque album. Ou plutôt à sont faites, à vous de voir s’il y a affinités.

pierre lapointe seul au piano myspace voir la session live


d’or

norman palm

On est tombé amoureux... d’un disque... De

Shore to shore est un album plein de vertus. Norman Palm. D’une présence musicale déli- Capable de vous remonter le moral (imposcate. Shore to shore est une infidélité (une sible de résister à Smile), de vous faire tomde plus) à tous les disques que l’on aime. ber amoureux (Go to sleep et sa montée en puissance), de vous faire voyager (LandsAllemand, Norman Palm est aussi un amoulide)... reux de Paris... de Mexico. Sa musique s’en ressent. Pour être chauvin, nous dirons que Norman Palm est un troubadour des temps sa musique à le romantisme français et la modernes qui donne à sa musique une simguitare mexicaine. plicité, une beauté et une finesse de plus en L’allemand est avant tout un artiste pop qui se plus rares. ballade en belle compagnie : la folk et l’élec- tro le suivent dans ses escapades musicales. Certains pensent à Cocoon. D’autres à Syd Matters.

norman palm shore to shore myspace voir le clip de sleeper


Caro

EMERALD REGARDE DANS

Petite séance de rattrapage d’un disque

dont on a parlé en septembre et qui a mis un peu plus de temps à arriver dans les bacs. La carrière de Caroline est le fruit du hasard. Chanceuse, la jeune néerlandaise l’est incontestablement. Talentueuse, tout autant. Dès son plus jeune âge, elle s’intéresse au bluegrass, au close harmony et au jazz. Après avoir enchaîné quelques petits boulots, elle fait la rencontre de David Schreurs et Jan van Wie­r in­gen. Et ça colle musicalement. Un jour, les deux hommes lui proposent de faire la démo d’une de leurs nouvelles chansons, Back it up. La jeune femme tombe amoureuse de la chanson, David et Jan de

LE RETRO l’interprétation de la jeune fille. Le projet d’un album naît alors que Back it up était, à l’origine, prévu pour un autre artiste. D’où la chance et le hasard. Quand on écoute Deleted scenes from the cutting room floor on pense à G-Swing, Caravan Palace... A la BO d’un vieux film. Mais ne dîtes pas à Caro que c’est une artiste rétro. «Quand tu dis «rétro», ça suppose que tu essayes de copier la musique qui a déjà été faite, ce que nous voulons absolument éviter.» Caro Emerald est donc une artiste moderne qui pioche dans ses influences pour faire des chansons qu’elle qualifie de pop jazzy.

caro emerald deleted scenes from the cutting room floor myspace voir le clip de stuck


adèle

de toute sa soul


A seulement 21 ans, Adele est déjà une ar-

tiste reconnue. En à peine quelques jours, la jeune galloise aura vendu plus de 100 000 exemplaires de son deuxième album, rien qu’au Royaume-Uni.

tube, les chansons qui suivent sont efficaces sans avoir cette petite étincelle qui rend une chanson magique. C’est triste, c’est beau, mais ça devient répétitif. Il faut attendre I’ll be waiting pour que la chanteuse retrouve un peu de joie de vivre. De courte durée, car on replonge juste après... Un peu plus loin If I hadn’t been for love est charmant, tout en acoustique.

On l’a découvert il y a deux ans avec un album qui portait son âge, 19. Un disque soul, à l’ancienne. Une artiste marchait sur les traces d’Amy Winehouse, les stups en moins. Adele revient donc avec un deuxième opus, 21 ne déçoit pas mais ne renouvelle pas pour 21 (toujours comme son âge) et confirme un autant le genre. Un album savoureux qui autalent vocal indéniable. rait mérité un peu plus de folie que de mélancolie. Mais on aurait aimé que la jeune femme se lâche un peu plus. Si Rolling in the deep, single promotionnel qui ouvre l’album, a tout du

adele 21 myspace voir le clip de rolling in the deep


cut copy... ...PRESQUE PARFAITE


On a découvert Cut Copy avec cet album.

Leur troisième. En gros, on est passé à côté des deux premiers. Il paraît que le précédent était excellent. Personne n’est parfait... On va se rattraper. Car Zonoscope nous a clairement donné le goût de la découverte. Mais ce n’était pas gagné.

Cut Copy est un groupe qui nous vient du pays des kangourous et qui excelle dans ce qu’on appelle la synthpop. En gros, de la pop avec des synthés qui fleurent bon les années 80. Beaucoup comparent leurs sonorités à celles de Depeche Mode. Pour nous, qui commençons à faire une overdose de ce come-back incessant du vintage musical, Cut Copy partait avec un handicap. Mais voilà, on s’est fait avoir.

Impossible de résister à Take me over, titre passe-partout, qui colle aux oreilles... Pareil pour Where I’m going, titre avec lequel on est passé pour des cinglés dans la rue. Il faut dire que faire des wououuuuu yeah ! yeah ! à tue-tête peut effrayer tes collègues de la France d’en bas. Que dire de Strange nostalgia for the future, petite mélodie à remonter le temps. Et de Sun God qui n’a pas l’air de vouloir te laisser de répis pendant près d’un quart d’heure. Tout l’album ne nous aura pas totalement convaincu mais une chose est sûre, Cut Copy a le sens de la mélodie et Zonoscope un très bon retour vers le futur.

cut copy zonoscope myspace voir le clip de need you now


call me se単or

voulez-vous coucher avec moi...


forme la plus adaptée à notre musique. On s’y est habitué et sa fonctionne bien comme ça. Alex : c’est super grisant de pouvoir controler le processus d’écriture dans son intégraliEst- ce que je peux vous appeler JB té. C’était toujours le cas, mais étant un duo, et Alex ou est-ce que je dois vous ap- on ne se retrouve même plus influencé par peler Monsieur ? d’autres musiciens ou membres du groupe. On doit se convaincre l’un l’autre pour chaque JB : Bonjour, tu peux m’appeler Call me... chanson et c’est bien productif. Alex : ...et moi Senor. Call me senor est un duo parisien qui a fait de la pop sa religion. Son ambition ? vous faire danser... et peut-être avoir un peu de sexe avec vous...

C’est quoi Call Me Senor ?

Votre musique est incontestablement pop… Mais on sent d’autres influences… Quelles sont-elles ?

JB : un groupe de new pop. Alex : c’est à dire un trip electro avec des méJB : le rock forcément et puis d’autres trucs lodies pop. comme le rap. Est-ce que vous appréciez plus le Alex : Amerique du sud, rap, mais pas les travail en duo ? Est-ce que c’est une deux ensemble! forme de liberté de travailler seulement à deux que de devoir gérer les Je trouve que votre musique est super bien pour draguer… On commence égos de tout un groupe ? par vos tubes «dancefloors», histoire JB : c’est un peu de tout ça... c’est aussi la


de bien ambiancer la gente féminine et on finit avec l’excellent The Coast et un regard de beau gosse… Vous pensez que j’ai des chances ou pas ? Vous avez déjà tenté ?

mal du morceaux, c’est a dire le rythme et la mélodie qui vous feront danser ou pas, et le second qui est l’intellectualisation de la chanson. Le but avec Call me Senor c’est d’arriver au niveau sur ces deux aspects: faire danser JB : t’as clairement tes chances, notre mu- avec un bon son en club et en concert mais sique est pensée comme ça... Après j’ai pas en meme temps d’etre appréciable a tete repu essayer, ça fait un peu sale type le mec posé dans son lecteur mp3. qui drague sur ses chansons ! En tous cas, on sent que vous faîtes Ce qui est également marquant dans de la musique sans vous prendre la votre musique, c’est l’équilibre tête… entre les mélodies et les lyrics. Vous JB : en fait si, on se prend la tête. On passe ne faîtes pas partie des nombreux beaucoup de temps à composer et à travailgroupes qui misent tout sur l’un ou ler les chansons. Après c’est vrai qu’on prend sur l’autre… C’est une nécessité pour beaucoup de plaisir à faire ce qu’on fait, d’où vous d’avoir cet équilibre ? le coté «pas prise de tête» qui transparaît. Alex : une chanson est interprété en deux Alex : contrairement à ce que pas mal de gens temps. Tout d’abord le coté physique et ani- croient, être musicien en 2011 c’est pas aller


dans des soirées pour y faire le malin. C’est rester à la maison à se prendre la tête sur des sons et des mélodies. Evidemment, pour faire ca, il vaut mieux le faire avec un bon pote! Avec JB, on est super efficace et on se marre tout le temps, après si ca se ressent dans les morceaux et dans les live tant mieux!

Votre meilleur album de 2010 ? Alex : Total Life Forever // Foals JB : Pareil L’album/la chanson que vous auriez aimé écrire ?

Alex : I am The Walrus // The Beatles Sex with you est votre 2ème EP… JB : Crosstown Traffic // Jimi Hendrix Qu’est-ce qui a changé depuis Oh la La chanson que vous aimeriez rela ? prendre ? JB : on est plus sérieux, plus pro et surtout Alex : Girls Just wanna have fun // Cindy Lauon sait où on veut aller. Alex : plus homogène, plus electro et plus per JB : Initials BB // Serge Gainsbourg précis. Un album en prévision ? JB : je sais pas... est-ce que les gens attendent encore des albums ? là on sort des chansons de manière souple et ça correspond bien au rythme où l’on compose. Alex : qu’il soit question d’album ou pas, on écrit et compose de la même facon, donc notre point de vue c’est qu’il faut écrire le plus possible et profiter de l’inspiration du moment. Si on doit enregistrer, on aura plus qu’a choisir les morceaux les plus pertinents. Quelles sont les prochaines salles que vous allez faire danser ? JB : 93 feet east à Londres... Alex : ton salon ? Et maintenant, le désormais célèbre et très convoité questionnaire de Proust musical... L’album que vous écoutez en ce moment ? Alex : Kisses du groupe du même nom. JB : Tha Carter II // Lil’ Wayne


L’artiste/groupe parti trop tôt ? Alex : John Lennon JB : Aaliyah

Le meilleur concert auquel vous ayez assisté ? Alex : Kasabian JB : Kasabian

La chanson qui vous met de bonne La chanteuse à qui vous aimeriez humeur ? chanter Sex with you ? Alex : Bombay // El Guincho JB : Radar Detector // Darwin Deez La chanson qui vous fout la gerbe ?

Alex : Debbie Harry JB : Katy Perry

Alex : Zaz JB : Keep ‘em separated // Offspring La chanson de votre enterrement ? Alex : I am the Resurection // Stone Roses JB : Zaz pour saouler Alex. Jusqu’au bout.

call me senor sex with you myspace voir la session live @ la flèche d’or


bag raiders A croire que l’Australie est en train de se

transformer en véritable dancefloor, après Cut Copy voici Bag Raiders. On reste dans la pop mais cette fois-ci on l’accommode avec une bonne dose de dance. Bag Raiders c’est l’histoire de deux potes qui ont eu envie de faire danser les gens. Et ils ont réussi leur coup. On aime vraiment ce genre de musique. C’est léger, c’est dansant, c’est efficace. Les australiens ont plutôt bien compris comment faire un tube. L’album en

regorge. Castles in the air, qui ouvre l’album, reflète parfaitement l’état d’esprit de l’album. Il y en aura pour tous les goûts. Avec ou sans parole, les 11 pépites qui composent cet album sont de véritables machines à danser, à se mettre de bonne humeur, à se libérer la tête et l’esprit. On vous conseille surtout de ne pas oublier cet album lorsque vous partirez en vacances cet été car il sera un excellent compagnon de voyage...

BAG raiders bag raiders myspace voir le clip de sunlight


anna calvi

on the rock


La scène musicale anglaise actuelle est prin-

mélodies entre blues et rock, accompagnées cipalement composée d’artistes pop. L’héri- parfois de quelques instruments symphotage rock n’ roll est toujours présent mais a niques. Sa musique possède une ampleur et une chaleur assez envoûtante. Et la jeune perdu un peu de terrain. Anna Calvi prend le contre-pied de cette femme n’a que 28 ans. scène girly/pop. Avec son premier album, la Nous n’avons pas eu l’occasion de la voir sur demoiselle est en train d’affoler le Royaumescène mais, rien que sur disque, Anna CalUni et l’Europe entière. vi en impose. On écoute religieusement le Depuis plusieurs mois, son nom et ses chanmoindre accord, la moindre note qui sort de sons circulent sur la toile, avec un certain sa bouche. engouement. Pour être honnête, il nous aura fallu plus de temps pour apprécier la musique Elle est sans aucun doute l’héritière d’autres d’Anna Calvi. grandes chanteuses rock, PJ Harvey en tête. Marrant que cette dernière sorte également Il nous aura fallu plusieurs écoutes pour arun nouvel album. On pourra comparer. river à la conclusion qu’il est bien agréable On laissera la conclusion à la bible musicale d’entendre une chanteuse s’aventurer sur anglaise, NME, qui a accordé un 9/10 au predes sentiers musicaux que la plupart de ses mier album de sa compatriote et qui le récollègues féminines ont délaissés depuis sume avec ces quelques mots : «Somptueux, longtemps. séduisant et un peu effrayant, ce premier alAnna Calvi a une voix suave, grave, sexy. Cette bum de velours hantera vos rêves.» nana est une crooneuse. Dans la poche, des

anna calvi anna calvi myspace voir le clip de jezzebel (live @ lumi-

naire // londres)


maylee todd

... la musique dont vous êtes le héros

La musique de Maylee Todd est un joyeux

bordel. On a l’impression qu’elle n’est pas arrivée à se décider quant au style musical proposé à son public. On se balade entre le jazz, la pop, le funk, la bossa nova, la soul... Avec cette canadienne vous avez l’embarras du choix. Peut-être que c’est pour cela que son album s’intitule Choose your own adventure. A vous de choisir un chemin dans ce recueil d’une dizaine de titres. Vous trouverez forcément une chanson qui vous plaira.

Accompagnée de sa harpe ou d’un régiment de cuivres, Maylee Todd a créé un univers plus qu’intéressant. Car rares sont les albums qui vous surprennent à chaque chanson. Ici pas de ligne conductrice, pas de schéma musical préétabli. La canadienne a créé son conte de fée, son pays imaginaire. Et ça groove pas mal là-bas.

maylee todd choose your own adventure myspace voir le clip de aerobics in space


destroyer - loin d’être kaputt Une

fois n’est pas coutume, Destroyer nous emmène dans un voyage au coeur des années 80. Une fois n’est pas coutume, malgré une certaine lassitude, on s’est laissé embarquer. Destroyer n’est pas un inconnu. Canadien de son état, de son vrai nom Dan Bejar, il est le leader des New Pornographers et officie au sein de Swan Lake avec des membres de Wolf Parade et de Frog Eyes. Voilà pour la bio...

Alors que nous découvrions Kaputt, on était loin d’imaginer que ce nouvel album était en fait le neuvième... On se demande encore comment on n’a pas entendu parler plus tôt d’un homme de ce talent. Peut-être que l’on était pas assez mûr pour s’arrêter sur un tel

album. Il est vrai que la musique de Destroyer n’a jamais retenu notre attention bien qu’elle ait été jouée par d’autres grands noms. Il faut croire que l’on vieillit. La musique de Destroyer est veloutée, douce, agréable à écouter. Certains la considéreront comme trop parfaite, trop mielleuse. Dan Bejar ne prend pas de risques, si ce n’est de réintégrer le saxo, et ère sur les traces d’illustres prédécesseurs. Mais faut-il lui en vouloir ? Kaputt est un album qui va au-delà du simple effet de mode 80s actuel. Il joue le jeu à fond et remplit son contrat : celui d’être un joli répertoire de pop songs douces et sensibles.

destroyer kaputt myspace voir le clip de kaputt


funeral party

faire une fête d’enterrement


Funeral Party détient le prix du groupe

avec des influences post-punk et dance. Il y a dont le nom ne correspond pas du tout à la également du rock progressif et du garage. musique qu’il joue. Inviter les américains En fait c’est plein de choses. Tout le monde à des funérailles voudrait dire que vous en est arrivé avec des influences différentes… » avez vraiment rien à foutre du mec qui est Ils sont jeunes et forcément insolents. Mais dans la petite boîte en bois. Chad Elliott et possèdent déjà une grande expérience de ses copains ont décidé de vous éclater les la scène. Le chanteur crie parfois plus qu’il tympans. Avec classe tout de même… ne chante mais leur album est une véritable Leur rock est nerveux, sauvage. Les solos de usine à tubes. guitare font du bien. On pense aux Arctic Funeral Party livre 11 titres qui remplaceront Monkeys, à Bloc Party, au mouvement punk, aisément votre verre de jus d’orange du maau rock électrique des années 70… Et quand tin. le groupe explique lui-même son boulot, voilà ce que ça donne : « C’est de l’indie-rock

funeral party golden age of nowhere myspace voir le clip de finale


et aussi cliquer sur les images pour accéder au clip

de haut en bas // de gauche à droite

agoria impermanence // the big crunch theory 1992 // les têtes raides l’an demain // diversidad presents : the experience // hercules and love affair blue songs // the naked and famous passive me aggressive you // joan as police woman the deep field // buck 65 20 odd years // duffy endlessly // ghostface killah apollo kids // shawn lee’s ping pong orchestra hooked up classics // julia stone the memory machine // iron & wine kiss each other clean // agnes obel philharmonics


Virginie banana, Toulouse, 2008


Virginie, Toulouse 2008


yelle

b u l c o c s i d i r safa p.74


selah sue

gaufre liègoise

21 ans et déjà tout d’une grande. Selah Sue

sera certainement l’une des révélations de 2011. Avec son timbre de voix atypique pour une jeune femme de son âge et son immense talent à réunir dans un seul et même morceau folk, blues, raggamuffin et soul, la liégeoise marche sur les pas des plus grandes, de Neneh Cherry à Erykah Badu en passant par Lauryn Hill… On l’a découverte l’année dernière avec une reprise. Et avec un titre : Raggamuffin’.

Logiquement repérée par Taratata, il ne lui aura pas fallu longtemps pour se faire un nom et finir sur la scène du Zénith en première partie de… Patrice et sur le dernier album de Cee-Lo avec lequel elle fait un featuring (également présent sur le sien). Selah Sue a certainement réussi l’un des meilleurs débuts de carrière. Et quand on écoute son premier album on ne doute pas que la gamine a du talent et du charisme à revendre.

selah sue selah sue myspace voir le clip de raggamuffin’


raphael gualazzi - crooner bipolaire -

Quand

Gilles Peterson s’entiche d’un artiste, il se trompe rarement. L’année dernière, il dégote un certain Raphaël Gualazzi qu’il remixe et dont le titre Reality & Fantasy fait le tour du net, des radios du monde entier et finit sur Nova. Ce single révèle un véritable artiste. Un piano. Une voix qui fait penser à Nina Simone.

Raphaël Gualazzi est un crooner… et symbolise donc la relève des grands crooners italiens. Mais pas de Eros Ramazzoti dans le coin.

Avec son piano, il compose des mélodies surprenantes, un peu folles, pleines de surprises. Sa musique pourra en dérouter certains, le jazz et la folie douce n’étant pas toujours L’italien a sorti un premier album en 2005. accessibles. Mais soyez curieux car Raphaël En toute discrétion ? Pas forcément mais son Gualazzi mérite une oreille attentive. Car il deuxième album est grandement attendu et nous fait découvrir une autre facette du jazz. risque de flirter avec le petit succès international.

raphael gualazzi reality and fantasy myspace voir le clip de reality and fantasy


the streets « ... vous êtes arrivés » Annoncée

depuis longtemps, la re- surtout sur son côté computers. Mike Skintraite de Mike Skinner avec The Streets est ner a eu recours à quelques sonorités élecofficialisée avec la sortie de cet ultime album. troniques sans pour autant devenir l’un de ces artistes hip-hop à faire de la dance de Depuis 2002, Mike Skinner s’est affirmé rue. Avec sa gouaille intarissable, le britancomme le roi de la scène hip-hop britannique martèle le son avec force mais égalenique. Avec son accent cockney, l’homme a ment avec une finesse so british. Computers su imposer son style dans le pays du rock n’ and Blues n’est pas qu’un album de rap. Mike roll et ouvert la voie à bon nombre d’artistes. Skinner mélange tous les horizons qu’il a parComputers and Blues signe la fin d’une carcourus tout au long de sa carrière : le rock, le rière de près de 10 ans et autant dire, qu’en dubstep, la pop… fidèle, on attendait beaucoup de ce nouvel et dernier album. Jusqu’au bout, Mike Skinner ne nous aura pas déçus. Sur album comme sur scène… On Il ne nous aura pas fallu attendre longtemps regrettera les petits mollards partagés entre pour se rendre compte que The Streets avait deux chansons… toujours la forme et savait vraiment faire de la musique. Et de la bonne en plus… Computers and Blues est fidèle à son titre

the streets computers and blues myspace voir le clip de trust me


james blake messe pour le temps présent

Fermez

les yeux… Détendez votre corps… Videz-vous l’esprit… Au son de la voix de James Blake, vous vous retrouverez comme en apesanteur. Lové dans un cocon musical où rien ne peut arriver. A vos oreilles, des notes, des sons, qui s’accordent… pas tout le temps. Une structure déstructurée pour vous menez dans un état de relaxation extrême. Rassurez-vous, vous n’êtes pas en train d’écouter un disque d’ambiance acheté 10,99€ chez Nature & Découvertes. Mais celui de James Blake, un anglais prometteur de 22 ans qui cumule les casquettes : producteur, chanteur, compositeur.

La force de sa musique est de piocher à la fois dans le dubstep, genre musical qui fait la part belle aux infrabasses, et dans des courants musicaux plus classiques. Mais surtout de jouer avec les textures… Il déforme les sons, sa voix. La moindre note est travaillée pour un résultat déroutant, surprenant mais totalement cohérent et tout de même facile d’accès. Nous faisons surtout confiance à votre curiosité pour aller jusqu’au bout de cet album composé comme une œuvre abstraite.

james blake james blake myspace voir le clip de the wilhelm scream


pj harvey

Shake England ! Shake !


Ecouter le dernier album de PJ Harvey,

c’est un peu comme lorsque vous allez au cinéma et que vous restez scotchés à votre siège à la fin du film en vous demandant ce qui vient de se passer. C’est un peu comme goûter le plus délicieux des mets et devoir se taire un instant pour faire perdurer la rareté du moment. C’est en réalité plein de choses à la fois et finalement une expérience unique, enivrante, époustouflante. Car ce n’est pas un exercice aisé auquel s’est livré Polly Jean avec son dernier album Let England Shake. Se plongeant dans l’histoire belliqueuse de son pays, elle en a sorti une sorte de lettre, tantôt à la mémoire de ses valeureux compatriotes tombés au combat, tantôt vindicative envers son pays – ou le monde – qui s’enterre dans d’absurdes conflits toujours plus sanglants.

plus grande prouesse. Le singulier talent de la songwriter anglaise lui donne cette capacité de mélanger ses textes engagés avec une myriade d’instruments dont certains improbables (la trompette de cavalerie de The Glorious Land pour ne citer qu’elle) pour finalement obtenir 12 titres d’une grâce sensationnelle, d’une beauté épique et magnifique. Troublant, poétique, amer, ténébreux, flamboyant, discret, triomphant, ce disque est tout cela en même temps.

Enregistré dans une église du 19è siècle, Let England Shake s’affirme comme l’aboutissement de la mue opérée par l’artiste avec son précédent album White Chalk. Délaissant désormais les grosses guitares électriques, sa musique n’en est que plus déroutante, plus insaisissable. Et si, finalement, le meilleur restait à venir pour cette très, très grande dame du rock anglais ? « Un disque d’une grâce inouïe » Vous l’aurez compris, la thématique est VALOU lourde. C’est pourtant là que PJ va signer sa

pj harvey let england shake myspace voir le clip de let england shake


S’il y a bien une histoire de musiciens que

vous devriez connaître avant de mourir, c’est celle-ci. Oui, toi, bombardé de rock’n’roll et d’électro branchée, qui n’aborde les découvertes musicales que par l’affiche 2 par 3 de ta ligne de métro quotidienne, et les « partage » quotidiens de ton millier d’amis facebook. Ouvre toi, oublie tes clichés, celle là, tu l’entendras pas partout, sauf bien sur dans les bons magazines.

mée internationale (U-Roy célèbre DJ Jamaïcain, Sticky Thompson, dernier percussionniste de Bob Marley, Winston et Matthew Mc Anuff). Des chœurs et instruments traditionnels africains viennent également harmoniser l’ensemble. Toujours dans une démarche de proximité et de partage avec son public, Danakil innove lors de cette tournée puisqu’il met un mode de distribution sans précédent. En effet chaque place achetée sur la tournée donne le droit à un album offert. Quand on y réfléchit, on n’y comprend plus rien. 33€ la place au Zénith de Paris, c’est déjà moins cher que n’importe quel concert au Zénith, mais en plus ils offrent leur nouveau cd !

En 2001 sur les bancs d’un lycée de Marly-leRoi (78) est né un groupe de reggae qui aujourd’hui non seulement embrase les scènes des plus gros festivals, mais met en plus de jolis bras d’honneurs aux majors et autres inPour un groupe indépendant et autoproduit, dustriels de la musique. c’est un magnifique message moqueur à un MiDanakil, ce sont des textes à la fois très enga- dem chouinard et à une industrie de la musique gés et remplis d’images dans lesquels une gé- dépitée de revoir à la baisse ses dépenses sunération entière se retrouve, mais aussi des perficielles. instrumentales d’un reggae très moderne, Bref, Danakil est un groupe qui envoie du pâté loin des clichés du reggae français habituel. par boite de 20, à voir absolument en concert... Echos du temps est composé de 14 titres et propose des featurings avec des artistes de renom- TAJ

danakil echos du temps myspace voir le clip de quitter paname


peter, bjorn & john troisième effet kiss cool


Sixième album pour la formation sué-

ligne d’un premier single savoureux, Second doise. Et changement de sonorités. chance. Et l’album mérite bien les trois pouces levés En 2006, on était sous le charme d’un Young figurant sur la pochette de l’album. folks, quand le sifflotement devient entêtant et rêveur. L’album ne nous avait pas Peter, Bjorn and John ont décidé de faire dans convaincu plus que ça mais on avait décou- l’efficacité : guitare, basse, batterie. Ce qui vert un groupe plutôt sympathique qu’on al- donne un rock nerveux, radical, qui n’a pas lait suivre du coin de l’oreille. 2008 et 2009, besoin de s’étirer sur la longueur (11 titres deux albums consécutifs qui ne nous ont pas pour moins de 40 minutes) pour prendre emballés. toute son ampleur, s’accompagnant d’une bonne dose de pop. Alors lorsque nous avons appris la sortie de Gimme some, on a même presque failli ne Gimme some est un petit recueil de tubes, même pas l’écouter. Mais bonne conscience pour un groupe qui retrouve, à nos yeux, une oblige, nous avons fait le boulot. Il faut dire nouvelle jeunesse. que nous avons été aidés par la mise en

peter bjorn and john gimme some myspace voir le clip de second chance


yelle

womanimal

Yelle avait sorti son premier album Pop-

Sur ce nouvel album, Yelle fait... du Yelle. Up en pleine ère fluokids. De la dance/pop Sous influences Lio(niennes), Safari Disco à la sauce eighties et un single «féministe» à Club est la suite logique d’un Pop-Up sur vital’attention du collectif TTC avaient suffi à la miné. demoiselle à se faire un nom. Et de sortir sa Musicalement rien n’a changé. Chaque titre première galette. est calibré pour le dancefloor. On sent tout Quatre ans ont passé, les fluokids sont ren- de même que Yelle a gagné en maturité et trés se coucher. Et Yelle de sortir un nouvel propose des sons plus léchés mieux produits. album. De la part de la jeune femme, on pou- Sur 3 titres, la demoiselle a d’ailleurs fait apvait s’attendre à toute sorte d’extravagance. pel à la valeur montante, Siriusmo. Confirmation avec le titre et la photo de l’album, Safari Disco Club. Yelle se serait-elle Avec un peu d’avance, Safari Disco Club sera mise à la musique tribale ? Marcherait-elle la fraîcheur pop de votre été. Yelle continue sur les traces de Simon Papa Tara ? Pas du son voyage musical et se la joue animale. tout.

yelle safari disco club myspace voir le clip de safari disco club // que veux-tu


the dø

en dø majeur


Il y a encore quelques années on regrettait

le peu de reconnaissance internationale de nos artistes français. Seuls les grands noms de la chanson française pouvaient se vanter d’avoir de nombreux fans en dehors de nos frontières. Aujourd’hui, grâce à internet et à l’épanouissement d’une nouvelle génération décomplexée d’artistes, le monde entier commence à s’intéresser à la musique made in France. Et The Dø de faire partie de ces artistes. Trois ans presque jour pour jour après la sortie de leur premier album, le duo donne une suite à A Mouthful vendu à 150 000 exemplaires. La rencontre entre Olivia B. Merilahti, chanteuse et guitariste franco-finlandaise, et Dan

Levy a été une vraie révélation. Car les deux artistes n’avaient pas du tout prévu de bosser ensemble. Le hasard faisant bien les choses... Un duo complémentaire qui démontre une nouvelle fois tout leur talent. Both ways open jaws possède l’héritage musical pop/rock du premier album tout en apportant des sonorités folk, quelque chose de bohème. Comme si le duo avait copiné avec des gens comme Herman Düne... The Dø réussit le difficile passage au deuxième album en présentant un Both ways open jaws plus abouti que son grand frère et qui place aujourd’hui le duo, non plus dans la catégorie valeur montante, mais plutôt dans celle de valeur sûre.

the do both ways open jaws myspace voir le clip de slippery slope


Gruff Rhys abandonne une nouvelle fois

ses compagnons de Super Furry Animals pour un Hotel Shampoo qui sent bon la pop. L’homme a un tempérament quelque peu aware. L’artiste a un certain don pour fabriquer des mélodies incroyables remplies de petites choses un peu foutraques.

mon propre passé. Me débarrasser de tous ces trucs, comme me débarrasser de toutes ces chansons personnelles, est un soulagement. Hotel Shampoo est le document des quinze dernières années, quelque chose ressemblant à un boom économique suivi d’un krach, où l’on se rend compte de l’espèce d’hallucination absolue qu’on a traversée. C’est la rigueur après la frivolité. J’avais envie de fragilité. Je suis heureux d’essayer d’être sensible.» Moins dépravé que ceux des Super Furry Animals, Hotel Shampoo est un album 4 étoiles.

A l’image de Shark Ridden Waters qui ouvre l’album et qui accueille derrière sa mélodie impeccable le bruit de la mer, une radio dont on cherche les stations, quelques répliques en français, des mouettes. Voilà un peu l’univers du jeune homme. Un bordel organisé pour un album haut en couleur. Génie pop, Gruff Rhys a composé des mélodies soyeuses, aux effets naturels, adaptées Il est peut-être autobiographique. «Cet alà tous types d’oreilles délicates. Et qui font bum est, dans ses thèmes, biographique. Je Pop quand on les écoute. ne pense pas avoir jamais à ce point exploré

gruff rhys hotel shampoo myspace voir le clip de sensations in the dark


Détracteurs

du hip-hop, tendez l’oreille. Cet article est fait pour vous. Car peut-être trouverez-vous en True Live une forme de réconciliation avec ce mouvement musical.

cordes. Leur son est donc particulier. Ça nous fait penser un peu à Outlines… un peu à Hocus Pocus. Un de nos amis a dit que c’était du rap intelligent. On proteste. Tout du moins on ne cautionne pas. Car même si certains d’entre vous partageront cette idée, pour nous la musique n’est pas une question d’intelligence mais de goût, de ressenti.

True live est une formation de 6 musiciens de formation classique (violon, violoncelle, contrebasse..) emmenée par un MC, RHyNO alias Ryan Ritchie. Tous sont originaires d’Australie. Ce qui n’apporte rien à leur musique… Une chose est sûre, True Live a du talent, de Quoique. Leur musique n’est pas un énième la créativité et un sens du groove qui ne vous dérivé d’un hip-hop classique, rageur ou prolaissera pas indifférents. testant… voire business comme le font si bien les américains. True Live a su trouver l’alchimie parfaite entre le hip-hop, le jazz et les instruments à

true live lost found myspace voir le clip de something to be


ARMISTICE le bédouin au coeur de pirate 2011 aura vu une rencontre musicale as-

tourner la page. Mais que son univers musisez improbable. Celle de Bedouin Soundclash cal se rapproche énormément de ce nouveau en la personne de Jay Malinowski et de Cœur projet. de Pirate. Tandis que l’un mélange sans trop Avec Armistice, le duo livre 5 titres romanse soucier des proportions rock, reggae, ska tiques et romanesques. On a l’impression de et soul, l’autre fait dans la petite chanson, se retrouver au milieu des grandes étendues fine et délicate. Les deux camps se sont renaméricaines. Chapeau de cow-boy vissé sur contrés et ont signé un Armistice musical. la tête, le soleil couchant… Rugueux mais déUn duo surprenant donc même si Béatrice licat, chaleureux, aventureux, ce premier EP Martin explique que son premier album en ou mini album est plus que séduisant et n’est tant que Cœur de Pirate était un exutoire à pas sans rappeler les aventures musicales de une histoire un peu douloureuse. Histoire de Lee Hazlewood et Nancy Sinatra.

armistice armistice myspace voir le clip de mission bells


et aussi cliquer sur les images pour accĂŠder au clip

de haut en bas // de gauche Ă  droite

beady eye different gear still speeding // irma letter to the lord // rumer seasons of my soul // rococo bedtime story // radiohead the king of limbs // discodeine discodeine // ayo billie eve // mogwai hardcore will never die, but you will // lykke li wounded rhymes // lupe fiasco lasers


live

Š Linda Mouffek


of soul

the godbrothers

C’est officiel, la soul des années 60-70 est

avons le plaisir de voir nos deux compères à Marseille à l’Espace Julien en cette soirée du 26 février où l’hiver semble nous dire : moi aussi je suis toujours d’actualité. Qu’à cela ne tienne, le show promet d’être caliente et de projeter le public des décennies en arrière à une époque où pattes d’ « eph », chaussures croco et lover attitude étaient la panacée.

Le concert débute par l’entrée des musiciens de Menahan Street Band. Attitude nonchalante, regard désabusé mais maîtrise assurée. Et oui, leur show est aussi calé qu’il promettait de l’être, ces gars-là connaissent leur métier. Ce sont eux qui lancent les dés, histoire de tâter le terrain. Nous avons donc un guitariste, un bassiste, un batteur, un clavier, un arrangeur et côté cuivres, un saxophone, une trompette et un trombone qui chauffent le plateau. Charles Bradley ouvre le concert fin prêt à balancer son album fraîchement sorti « No Time for Dreaming ». C’est vrai que la vie ne lui a pas trop laissé de temps pour rêver à notre Charles entre une enfance qui ne l’a pas épargné et une carrière en dents de scie. Mais aujourd’hui c’est de l’histoire ancienne C’est donc pour le premier volet de la 9ème et la revanche qu’il prend laisse sans voix. édition du festival Bol de Funk que nous Cela se ressent surtout sur les morceaux The

toujours d’actualité en 2011. En tout cas ces deux spécimens américains la font renaître de ses cendres à chacun de leur morceau. Si l’un est un crooner lover rescapé de la funk attitude et l’autre un combattant du revival soul, tous deux sont des vétérans de la ferveur jamesbrownienne ! (si, si, cet adjectif a été validé par la rédaction…). Vous aurez donc indubitablement reconnu Messieurs Lee Fields et Charles Bradley. Si James était surnommé The Godfather of Soul, il est donc tout naturel que Charles et Lee héritent du titre de Godbrothers. On remercie d’ailleurs au passage le brillant label Daptones Records qui ressort et concentre à lui seul ces merveilleuses pépites de la soul que sont Sharon Jones, Lee Fields et Charles Bradley.


world et le magnifique How long, troublant d’intensité au cours duquel Charles va se jeter à terre hurlant ses tripes (ou ses cordes vocales au choix). Pas de temps mort durant le show. Lee Fields arrive sur scène face un public bien préchauffé par son acolyte. C’est non sans peine qu’il va entretenir cette douce ivresse qui plane sur l’Espace Julien jouant aussi bien de ses cordes vocales que de son charme, lançant des clins d’œil à la dérobade à un public résolument conquis. C’est de suite la folie quand il demande au public ‘‘Do you want some money ?’’ avant d’entamer le morceau Money is King. Mais notre chapeau, c’est sur le morceau Ladies que nous lui tirons. Sans oublier le petit bijou Honey Dove qu’il a gardé pour la fin.

Vient ensuite un petit interlude plutôt groovy des Menahan Street Band avant que Lee et Charles ne reviennent chacun à leur tour clôturer le concert. Lee Fields en profite pour interpréter du James Brown et « Sunny » de Bobby Hebb plus connu sous la version de Boney M. Il se passe aussi des choses côté garde-robe car en plus d’avoir de la voix, nos deux crooners ont du style, leur style. Pendant le rappel, Lee fait tomber la veste de costard et Charles a carrément changé de tenue débarquant dans une veste brillante bling bling à souhait. Si nous devions les décrire suite à leur live nous dirions que Lee Fields est un séducteur né, un enfant dans un corps d’homme à la fois lover et enfantin avec un petit regard espiègle et malicieux


en coin. Charles Bradley c’est autre chose, un militant dans l’âme, plein d’humilité et de gratitude envers le public, n’hésitant pas à faire une révérence à la fin de chacun de ses morceaux. Seul bémol de la soirée, nos deux soulmen n’ont pas chanté de morceaux ensemble mais le simple fait de les avoir vus en tournée commune constitue déjà un joli cadeau. Si on y ajoute leur séance de dédicaces postconcert et leur petit passage au bar, cela devient simplement magique LINDA MOUFFEK

charles bradley

lee fields

menahan street band

no time for dreaming

my world

make the road by walking


Big Apple, 2010, spray paint and acrylic on canvas, 184 x 140 cm


e `

FUTURE © Phil Sharp


de haut en bas // de gauche à droite

architecture in helsinki moment bends (11/04) // bibio mind bokeh (04/04) // kanye west le rappeur a annoncé via son twitter que son nouvel album solo serait prêt cet été // tinariwen (29/08) // fleet foxes helplessness blues (02/05) // metronomy the englis riviera (11/04) // looptroop rockers professional dreamers (11/04) // i’m from barcelona forever today (mars/avril) // seun kuti & egypt 80 from africa with fury : rise (04/04) // raphael saadiq stone rollin’ (mars/avril) // dr.dre detox (20/04)


tilt bubble bubble


Salut Tilt, tu peux te présenter ? Je me présente, je m’appelle Tilt... D’où te vient ce nom ? Un des anciens graffeurs de Toulouse qui m’a influencé s’appelait Declic. J’ai essayé de trouver un nom qui avait le même impact. Il paraît que tu as commencé à tagger en 88… Oui, j avais un groupe avec mes potes, Der et Tober, SSN88. Ça voulait dire Skate Speed Nation. Au début, on était dans le skate avant de se mettre au graffiti grâce aux anciens et à la bible qui reste pour moi, Subway Art.

la rue, le jour, la nuit, autorisé, à l’arrache, dans des squats... J’ai eu une grosse période trains où je voyageais pour aller peindre un peu partout. J’ai fait parti de collectifs de graffiti comme la Truskool, les BAD, KD, TM... Je suis parti seul en 1994 pour découvrir N.Y.C. et je suis tombé amoureux des flops et de l’énergie que dégageaient tous les tags et graff fait à l’arrache dans les rue. J’ai ensuite beaucoup voyagé pour peindre et faire des photos puis sont arrivées les BubbleGirls. Je viens de passer 2 ans à N.Y.C. car j’avais besoin de me ressourcer un peu et c’est là que j’ai trouvé l’idée de peindre avec des lettres comme si c’étaient des pixels ou des touches de peinture.

Quel a été ton parcours depuis ? Je pense que j’ai eu le parcours classique d’un En plus d’être un street artist de taamoureux du graffiti. J’ai beaucoup peint dans lent, on pourrait dire que tu es un


artiste pop… Tu revendiques d’ailleurs un certain côté Warholien… Je ne me considère pas comme un street artist en plus je n’aime pas trop ce mot, ça veut tout et rien dire à la fois. Pour moi le Graffiti et le Pop Art sont très liés et si Pop signifie populaire alors on est encore plus Pop que le Pop Art. Pour ce qui est de mon coté Warhol, c’est vrai que j’ai réinterprété deux de ses pièces sur ma dernière expo et même si j’aime beaucoup son univers, il n’est pas une inspiration majeure pour moi. On se rend compte aujourd’hui que Warhol a influencé de nombreux artistes contemporains… Est-ce que pour toi, Warhol ne serait pas finalement un pionnier du street art… Pas du tout...! Le Street Art pour moi ça prend sa source dans la rue, ça se nourrit dans la rue, ça envahit la rue et même si une petite partie de la production se retrouve sur toiles

Pauline painted in Manila 2010

il doit toujours y avoir un rapport avec son milieu d origine. Aujourd’hui tu exposes un peu partout, tu voyages beaucoup, ton travail est reconnu… Est-ce qu’il y a eu une rencontre ou quelque chose qui a permis à ton art d’être «reconnu» ? Les choses se sont faites petit à petit. Je n’ai jamais forcé quoi que se soit. Le fait de beaucoup voyagé à peut-être aidé à faire certaines rencontres mais dans ce milieu, parfois, c’est vrai qu’une rencontre suffit à faire qu’un de ces fameux street artist devienne célèbre alors que d’autres travaillent avec acharnement et authenticité depuis longtemps sans jamais être reconnus. Fanny painted in Taipei 2009


LuneBurger, spray paint on wall, 980 x 750 cm, Luneburg, Germany 2009

Jasmin shot in Brooklyn 2010


Quelles peuvent être tes sources d’inspirations quand tu commences une œuvre ? Elles sont multiples en ce moment vu que j’interprète pas mal de choses avec mes lettres. Ça peut être des peintures classiques (je me suis lancé sur l’origine du monde de Courbet), un objet de mon quotidien, la paire de baskets que je porte le jour même, une affiche dans la rue, les nuages... Comment t’es venu l’idée de dessiner avec des lettres ? Quand j’ai décidé de partir à New York, c’était beaucoup plus pour trouver quelque chose de nouveau dans ma peinture que pour me faire des contacts. Alors, je me suis enfermé dans mon atelier de Brooklyn et j’ai travaillé, cherché une nouvelle façon d’écrire. J’étais déjà dans l’accumulation calligraphique de mes lettres sous forme de spirales ou de bandes et un jour, à force de voir tous ces drapeaux américains aux fenêtres des maisons, sur les voitures, les bandanas des bikers, les stickers, je me suis dis que j’allais le reproduire avec mes lettrages. J’ai donc fait ma toile Sex and violence (en référence à mes années punk c’est un morceau du groupe Exploited). C’était simple puisque c’était encore des bandes de lettres. Puis j’ai réalisé que même si c’était une simple accumulation horizontale c’était aussi quelque chose, un objet en quelque sorte. Je me suis dis que j’allais essayer de faire un vrai «quelque chose». J’ai donc fait un gros burger en lettre... C’est comme ça qu’est né ce que j’appelle (sans être trop pompeux j espère...!) l’accumulation calligraphique figurative.

My childhood, 2010, spray paint and acrylic, 9 canvases 50x50cm


Tu as également tes Bubble Girls. Tu peux nous expliquer l’idée ? Pour faire simple, ce sont des filles rencontrées dans les rues des villes que je visite et à qui je propose une expérience photo intimiste dans une chambre d’hôtel, d’habitude un peu pourrie. En échange de cette intimité éclair je fais un graff illégal dans la ville où elles habitent pour les remercier d’avoir été courageuses et de ma voir laisser leur peindre dessus. Mais c’est plus un prétexte pour capturer un moment parfois intense entre deux inconnus... Tu as gardé quelques numéros de téléphone ? Non. Seulement deux. Celui de celle de Toulouse, qui est ma copine depuis 6 ans et un autre de celle que j’ai décidé de suivre pendant 10 ans mais... Top Secret... En plus j’ai pas de téléphone depuis plus de 2 ans.

Masami painted painted in Meguro, Tokyo 2007


Masami, Tokyo 2007


Aujourd’hui le street art et le graffiti commencent à intéresser les musées. Est-ce que tu ressens une évolution des mentalités ? Oui. Même si ça fait plus de 20 ans que ça existe parce qu il y avait déjà une expo au Palais de Chaillot en 1990 et que ça avait été un succès. Cette reconnaissance est à double tranchant. Il faut que les gens qui s’intéressent à ça aujourd’hui soient plus curieux et regardent un peu ce qu’il vient de se passer les 20 dernières années dans le monde du graffiti plutôt que de simplement s’arrêter à Banksy et à ce que les galeries veulent bien leur montrer en ce moment. Quels sont tes prochains projets ? Continuer mon projet de suivre une BBGirl pendant 10 ans (il en reste 7 ans...), peindre pour ma prochaine expo avec Mist, Ceet, Kongo à Hong-Kong, voyager, et me construire un mini donjon quelque part... Parlons musique… T’écoutes quoi en ce moment ? Cold Fact de Rodriguez. I wonder est une tuerie...! Est-ce que la musique est une source d’inspiration ? Est-ce qu’elle est présente dans ton travail ? Non pas trop, elle est plutôt présente dans mes voyages. Maintenant, questionnaire de Proust musical… La chanson de tes années étudiantes ? Twist and shout // The Beatles. La chanson de ton mariage ? Je sais pas, je veux pas me marier....


La chanson de ton enterrement ? Je sais pas, je veux pas mourir... La chanson pour être sûr de pécho ? Girls // Death in Vegas Ton chanteur/groupe préféré de tous les temps ? Désolé, c’est impossible de faire un choix. Pour moi la musique se sont des souvenirs et il y en a trop pour n’en choisir qu’un... La chanson qui te ressemble ? Nelly the elephant // The Toy Dolls Si tu devais dédicacer une chanson à un(e) ami(e) ? Lay your head down // Keren Ann L’album qui te suivra toute ta vie ? Ágætis Byrjun // Sigur Ros... Thanks to my Virgin... La pochette d’album que tu aurais aimé réaliser ? The Fame monster // Lady Gaga Ça donnerait quoi ? Elle, recouverte de dizaines de tags qui dégoulinent I’ m a Slut... avec des talons immenses en vinyle rose... un micro gode à la main, dans une chambre rococo défoncée de flops du sol au plafond.


Marilyn, spray paint and acrylic on canvas, 2010, 195x195cm

SacrĂŠ coeur, spray paint and acrylic on canvas, 2010, 145x145cm

Forum, 2010, spray paint and acrylic on canvas, 116 x 81 cm


Salut Mr. Positivity, qui es-tu ? Lucien Gilson, un belge de 22 ans qui étudie (c’est un grand mot) le graphisme à Saint Luc Supérieur Liège. On peut savoir qui se cache derrière Mr. Positivity ? Je suis un « artiste » débutant. J’ai commencé le dessin il y a 2 ans après qu’une de mes profs m’aie appris à faire un dégradé au crayon. Depuis ce moment là j’évolue chaque jour un peu plus, je passe beaucoup d’heures derrière mon bureau a gribouiller mes feuilles. Quel a été ton parcours jusqu’à maintenant ? Je n’ai pas trop à me plaindre. A peine un an après avoir débuté, les gens se sont mis à s’intéresser à ce que je faisais. J’ai fais la couverture d’un magazine de ma ville, je travaille pour un magasin de vêtement qui m’a passé commande d’une vingtaine de design pour t-shirt. J’ai aussi la chance de participer à la 3ème édition de Chic and Cheap qui est une exposition qui rassemble une trentaine d’artistes de Belgique et de pays voisins. Mais mes ambitions sont beaucoup plus grandes, alors qui vivra verra. Il y a quelques années on parlait de graff, aujourd’hui de street art. L’état d’esprit est-il le même ou existe-t-il une différence entre les deux appellations ? C’est un grand débat... Pour moi, les risques que prennent les street artist sont les même que les graffeurs. Mais il y a différents niveaux... Celui qui a fait un pochoir un jour sur une poubelle et celui qui va taper une affiche de 2 mètres sur un toit... Et c’est pareil dans le graff. Le street art permet de faire passer un message de façon moins agressive qu’un graff (selon moi). Est-ce qu’on peut dire que le street art est un terme inventé pour faire moins peur aux gens et intéresser le monde de l’art à celui de la rue ? Pour moi, l’art de rue existe depuis toujours. C’est avec l’arrivée du graffiti que cela a donné des idées aux street artists pour propager leur art aussi vite qu’un tag sur un mur. Et oui, l’appellation street art passe beaucoup mieux que le graffiti qu’on associe trop souvent au vandalisme. Tu te considères plus comme un street artist ou comme un graffeur ? Aucun des deux, même si ces deux domaines sont mes principales sources d’inspirations. Lorsque je fais une fresque à la bombe, cela reste de l’abstrait et non du graffiti. Quelle est ta manière de travailler ? Je travaille en fonction de mes envies, toujours un travail à la fois. Quand je commence un dessin ou une peinture, je le ter-


mine avant de passer à un autre boulot. Souvent l’inspiration vient d’internet, des livres de photographies, des films... Dès qu’une image me semble intéressante, même si elle n’a aucune signification, je travaille l’image sur Photoshop pour voir si ça vaut vraiment la peine d’entamer un dessin de plusieurs heures. Tu fais également du live painting… Tu nous expliques ? Je ne suis qu’au tout début de ce projet, mais c’est vraiment un domaine que je veux exploiter. Le live painting est une discipline très peu rependue, elle consiste à réaliser une peinture devant un public, lors de soirée ou autres événements. Cela permet de vraiment faire partager notre art avec le public ! Quel a été ton plus gros challenge ? Je viens de réaliser tout une série de design pour un magazine assez populaire de ma ville. C’est mon premier contrat et cela n’a pas été évident car il faut répondre aux attentes du client. Aujourd’hui, tu arrives à vivre de ton art ? Non, mais tous les projets que je suis en train de développer sont faits pour que d’ici un an je puisse commencer à vivre de mes travaux. C’est un grand challenge ! Mais c’est ça ou rien d’autre. Quels sont les autres artistes qui font partie de la scène « street art » belge ? A Liège, AndAllTha, qui envahi de stickers toutes les villes sur son chemin. Sinon comme street artists reconnus mondialement il y a Jean Luc Moerman, Roa et Bonhomme. Tu fais pas mal de portraits de rappeurs… La musique t’influence dans ton travail ? Beaucoup ont été réalisés pour des designs de t-shirts, mais c’est vrai que le hip hop m’inspire au quotidien.


Si tu le veux bien, je vais te proposer le «légendaire» questionnaire de Proust musical… L’album que tu écoutes en ce moment ? Boy meets world // Fashawn Dernier album acheté ? Raw Footage de Ice Cube, un classique ! Dernier concert ? Festival des Ardentes cet été. Juste pour voir Cypress Hill. L’artiste que tu adores mais dont tu as un peu honte ? Booba est pour moi l’un des meilleurs niveau lyrics, depuis ces 10 dernières années et il l’a encore prouvé sur son dernier album. Mais malheureusement beaucoup de gens n’écoutent pas les paroles et jugent sur son apparence de gorille bling-bling. La musique de ton mariage ? Je ne veux pas me marier ! La musique de ton enterrement ? CU when U get there // Coolio L’artiste qui n’aurais jamais du mourir ? Proof... et 2Pac. Le groupe qui n’aurait jamais du voir le jour ? Justin Bieber Si tu devais dédicacer une chanson à un(e) ami(e) ? Trace ta route // Alex Toucourt (@Stéphanie a.k.a Mara).


L’artiste dont tu pourrais acheter l’album les yeux fermés ? Dr.Dre... (S’il se décide à sortir Detox un jour) La pochette d’album que tu aurais aimé réaliser ? Celle de Lunatic (Booba). Ces paroles sont parfois assez violentes et ça m’attire beaucoup. Ça donnerait quoi ? Booba tenant un fusil à pompe, visant dans notre direction. C’est un peu trash, mais c’est la seule idée qui me vient à l’esprit.


paris,

br没le-t-il ?


Oubliez le Paris des cartes postales, les amoureux devant le Sacré Sœur, les pigeons au pied de la Tour Eiffel et les terrasses de Saint-Germain-des-Prés… Car Paris est un champ de bataille. C’est en tout cas le postulat de l’exposition que propose jusqu’au 17 avril la Monnaie de Paris, intitulée Peurs sur la ville. A mi-chemin entre histoire et fiction, entre devoir de mémoire et projet artistique, l’exposition mêle d’authentiques photos d’archives et des montages étonnants présentant la capitale sous les bombes. Les premières, bien ancrée dans la réalité, rappellent que depuis 70 ans Paris a été le théâtre de violences parfois meurtrières. De la Libération aux émeutes de 2005, des barricades de mai 68 aux attentats des années 80, le sang et les larmes ont souvent coulé sur le pavé parisien. On pourra s’agacer que Paris-Match, partenaire de l’expo, en profite pour faire son autopromotion dans les textes qui accompagnent les photos. On regrettera aussi que des images des émeutes récentes à Grigny ou Clichy-sous-Bois nous replongent dans l’angoisse ultra sécuritaire (et discriminante quoi qu’on en dise) qui avait gagné une partie de la France à l’époque. Mais malgré tout, il faut reconnaître qu’en voyant ou revoyant certaines de ces photos, on se jure d’être moins désinvolte en descendant l’escalier du métro Charonne (9 morts en 1962 lors d’une manifestation anti-OAS réprimée par les CRS) ou en faisant du shopping rue des Rosiers (6 morts en 1982 dans l’attentat du restaurant Goldenberg).


Les images les plus fortes, cependant, sont les photomontages réalisés par le reporter Patrick Chauvel, qui a couvert quelques-uns des conflits les plus chauds de ces dernières décennies : Liban, Tchétchénie, Bosnie, Irak et j’en passe. Ayant croisé – Photoshop et consorts à l’appui – ses photos de guerre avec des images de notre paisible capitale, il expose une quinzaine de tirages grands formats terrifiants, qui décrivent un Paris plus proche d’Apocalypse Now que d’Amélie Poulain. Un char renversé sur les quais de Seine, un autre stationné devant l’Arc de Triomphe, des corps gisant sur le parvis du Trocadéro et une explosion au sommet de la Tour Montparnasse : ces scènes nous paraissent absurdes, et pourtant leur réalisme nous trouble. Et si… ? Non, impossible, se rassure-t-on. Mais les commentaires inscrits sur les murs rappellent que quelques années avant la guerre au Liban qui a fait 150.000 morts, Beyrouth était une ville prospère et insouciante. Sous entendu : ce n’est pas parce que Paris traverse une longue période de paix que le pire ne peut plus arriver. Paris est un champ de bataille… Elle l’a été, et elle peut le redevenir. Loin de n’être qu’une expo choc qui vise le sensationnalisme à tout prix, Peurs sur la ville porte un message crucial : l’injonction à la vigilance. La guerre n’est pas une pure abstraction ni un souvenir bien éteint. Ce n’est pas non plus l’apanage de quelques pays réputés moins démocratiques que le notre. C’est une menace qui requiert de la part des jeunes générations d’autant plus de méfiance que faute de l’avoir connue, nous ne la craignons peut-être pas assez. Laissonsnous donc hanter par les visions cauchemardesques de Patrick Chauvel, et souvenons-nous des Parisiens déjà tombés sous les balles ou les bombes : bien qu’hautement anxiogène, la visite de la Monnaie de Paris pourrait bien être salutaire. PEURS SUR LA VILLE // à la Monnaie de Paris // jusqu’au 17 avril GRÉGOIRE JEANMONOD auteur du livre 10 tableaux et leur époque (Ed. Defursen) disponible ici


© Irena Vodokova

parce qu’on

a envie d’y croire


Pourquoi irait-on au théâtre ? BY CHARLOTTE VIÉ

Pour apprendre ? Réfléchir ? Se divertir ?

théâtre pour pioncer dans un fauteuil inconfortable ! En réalité, sur ce fauteuil de théâtre, j’ai une attente bien précise : je veux vivre un peu, je veux vivre quelque chose, je veux me sentir vivante. Dans ma passivité toute relative de spectatrice, je veux me sentir exister : mes sens sont en éveil, prêts à recevoir une émotion ; ma peau est toute disposée à laisser mes poils se dresser. J’attends la rencontre artistique, le choc esthétique.

En prendre plein les yeux ? Chacun a ses raisons. Et quand on habite une ville comme Paris on peut dire qu’on a l’embarras du choix ! Pour s’y retrouver, il y a ceux qui suivent des noms, ceux qui font confiance aux critiques, ceux qui sont sensibles au bouche à oreille, ceux qui accordent leur crédit à la programmation d’un lieu, ceux qui connaissent bien le terrain, ceux qui suivent leurs amis…. Mais au-delà de toutes les attentes individuelles de spectateurs, au-delà de toutes les disparités d’approche et de consommation Grosse pression sur l’artiste ! Pour moi, un du théâtre… si le fait d’aller au théâtre rele- artiste qui n’a rien à dire, n’a rien à montrer. vait avant toute chose d’une envie commune: S’il n’y a rien à montrer, je me fais chier.

« sans sursauts, une vie n’est pas dignement vécue »

Rodrigo Garcia, Arrojad mis cenizas sobre Mickey celle de croire. Une envie viscérale de vivre Se faire chier au théâtre…voilà donc un point « quelque chose ». Aller au théâtre, une pul- épineux et qu’il nous faut aborder. sion de vie ? Ni plus ni moins. Oui, il arrive que l’on s’ennuie au théâtre. Ca arrive malheureusement bien souvent. Aller Bon, perso, si je sors d’un spectacle en disant au théâtre ; comme dans tous les choix que que ça m’a laissée complètement indifférente l’on fait dans une vie, c’est prendre un risque. ou encore, selon l’expression consacrée, que Petite parenthèse : je ne suis pas contre une « j’ai bien dormi », ce n’est généralement pas certaine forme d’ennui au théâtre. Prenons bon signe ! Je ne vais certainement pas au par exemple certaines pièces d’Olivier Py,


celles qui durent what milles heures d’affilées ne vous obligez plus à rester jusqu’à la fin des par exemple (je pense notamment aux Vain- 3 heures de spectacle parce que vous n’osez queurs, 10 heures d’épopée, ma première ex- pas déranger votre voisin ou que vous êtes périence de « pièce-marathon » comme je les en milieu de rangée ou que avez peur de vous appelle), bon, bah, là, on s’ennuie fatalement faire remarquer par ceux qui sont sur scène)! de temps en temps. Mais cet ennui-là est fier, Un bon conseil, si vous voulez commencer ou travaillé, le timing est excellent, on vit à un continuer à aimer le théâtre : sortez quand autre rythme, et l’épreuve est excitante….et vous n’êtes pas à votre place ! Ne pas être à sa place dans une ça c’est bon (si on y « La scène représente le monde. salle de spectacle, est un minimum préEt si elle ne représente pas le c’est affreux. C’est paré psychologiquemonde, ce n’est pas du théâtre. l’ennui assuré, le ment quand même)! La formule est de Shakespeare, mal-être, le « plus Et au-delà de ces ça n’est pas un hasard (…) Le jamais »…alors éparexpériences un peu théâtre n’est aucunement hors gnez-vous ! On n’est extrêmes, j’aime bien du monde, il est une représenpas obligé d’aller au que le temps passe tation du monde au monde. Il théâtre. On n’est pas toujours d’une drôle n’est pas un symbole, et nous obligé d’y rester non façon au théâtre. ne pouvons pas vivre de symplus. J’aime perdre mes boles seulement, il nous faut La seule obligarepères temporels. la chair et le sang, le maintion qu’il y ait (s’il Mais comme le dit si tenant et la joie » doit y en avoir une) bien une amie à moi s’adresse à l’artiste, : on peut très bien Olivier Py, L’inachevé pas au spectateur. Le jouer l’ennui sur le spectateur il a déjà plateau sans pour aupayé sa place, il a réservé sa soirée (il donne tant ennuyer réellement le spectateur ! En dehors de cette parenthèse, je ne vais pas de son temps…quoi de plus précieux ?), il a vous mentir, il arrive que l’on s’ennuie réelle- décidé d’écouter une parole, il est disposé à ment au théâtre...de cet ennui dramatique aborder une proposition, à se taire et à eset abyssal qui nous donne l’impression hor- sayer de prendre ce qu’on lui donne…une position de plus en plus rare finalement de nos rible de perdre notre vie ! Donc oui, on peut s’ennuyer au théâtre … et jours non ? on peut quitter la salle aussi (si, si ca s’fait !


On en revient alors à « l’obligation » de l’artiste : celle de donner un point de vue, de titiller mon intelligence, de créer en moi, spectatrice, une curiosité que je n’avais pas forcément avant de voir l’œuvre. Mais si je suis restée indifférente, vierge de toute forme d’émotion ou de compréhension du monde, alors je suis passée à côté, c’est raté. C’est peut être un peu de ma faute...car, c’est vrai, être spectateur n’est pas si simple. Cela demande souvent un effort de concentration et de mise à disposition. Cependant, j’ai toujours le droit de penser que l’artiste n’est pas assez venu me chercher. L’artiste, selon moi, ne peut faire l’économie de la question du spectateur.

de rideau, à cet instant précis où les murs tremblent du trac des comédiens, que l’on prend conscience de cette drôle de chose : une excitation palpable envahit toutes les personnes réunies, nous sommes tous en attente du commencement, en suspens, en proie à une forme de douce hystérie, et tout à coup tout nous semble beau alentour. Les gens sont différents les uns des autres, ils parlent entre eux, certains n’ont pas conscience du moment qui se joue mais tous savent qu’il va se passer quelque chose d’extraordinaire dans quelques minutes : l’expérience d’une émotion commune et partagée. Cet instant là, pour moi, est clairement comparable à un état amoureux, une attente excitante qui sera comblée ou déçue. Ce moment-là, celui de l’avant-spectacle, si on y est attentif, est un moment qui peut vous faire aimer juste le fait d’aller au théâtre et qui vous donne envie de tomber amoureux plusieurs fois par semaine. Aller au théâtre c’est répondre à une pulsion de vie sincère et forte. C’est un moment précieux où l’on se prépare tous à vivre, assis chacun dans son fauteuil, sans bouger…un moment où l’on est prêt à rêver les yeux ouverts et à recevoir le monde.

Mais revenons à cette histoire de « pulsion de vie ». Pourquoi va-t-on au théâtre ? Avezvous déjà tenté l’étrange expérience d’aller seul au théâtre ? C’est là qu’on ressent le mieux cette idée de «pulsion de vie» intimement liée au spectateur de théâtre. Alors je sais ce que vous allez me répondre : pour vous, le spectacle vivant est une expérience collective et humaine, et vous aimez bien pouvoir converser avec votre compagnon de sortie juste après le spectacle pour échanger vos opinions autour d’un dîner. Mais, je vous assure, c’est quand on y Alors, où poser ses fesses le temps d’une reva seul, assis dans n’importe quel fauteuil de présentation ? n’importe quelle salle, au milieu des autres que l’on ne connait pas, juste avant le lever


Semianiky (La Famille) // Théâtre du Rond-Point Théâtre du Rond-Point : 2bis av. F.Roosevelt 75008 Paris

© Ph.Delacroix

Impossible de se tromper avec ce spectacle du Teatr Licedei de Saint Petersbourg ! Allez-y les yeux fermés! Semianiky revient 2 mois à Paris... Un mélange un peu dingue entre la Famille Adams et les Simspons…un pur régal ! Du 3 mai au 2 juillet à 20h30, les dimanches à 15h, relâche les lundis, le 8 mai et le 12 juin. Réservations dès maintenant ICI ou par téléphone 15 jours avant la date choisie au 01 44 95 58 88

Obludarium // Théâtre du Rond-Point

Théâtre du Rond-Point : 2bis av. F.Roosevelt 75008 Paris

© Irena Vodokova

Le spectacle forain des Frères Foreman, de République Tchèque, est tout simplement un émerveillement. Une galerie de monstres à l’ancienne semblant venir de contrées fantastiques….je vous jure, on y croit, les yeux grands ouverts et la bouche bée…comme un gosse ! Du 24 mai au 2 juillet à 21h, relâche les jeudis et les lundis. Réservations dès maintenant ICI Attention spectacle sous chapiteau (100 places)

Brita Bauman et Monsieur Martinez (Les Cadouins) // Théâtre 13 //de Gaëtan Peau et Quentin Defalt Théâtre 13 : 103 A, blv Auguste Blanqui 75013 Paris

Le travail d’une compagnie de théâtre qui écrit à partir d’improvisations : 2 spectacles jubilatoires qui peuvent se voir indépendamment. Une vision crue et acide de la réalité, une sorte d’émission «Striptease» version théâtre où les «petites gens» sont peints avec tragédie, tendresse et humour, sans aucun jugement. Le jeu des comédiens est d’une grande finesse. On rit et on frissonne. Jusqu’au 10 avril : les mardis, mercredis, vendredis à 20h30, les jeudis et samedis à 19h30, les dimanches à 15h30 Réservations ICI


Nova // La Loge // de et par le Collectif Hubris

© Kros Maccotta

77 rue de Charonne 75011 Paris

Le travail d’une toute jeune compagnie en résidence dans un super lieu dédié à la jeune création. Un spectacle ludique, qui s’interroge sur les rapports entre le plateau et les spectateurs. L’humour y est un moyen, un éclairage sur des vraies problématiques humaines et existentielles, omniprésentes. A découvrir : une compagnie qui travaille sur les rapports humains et qui explore le plateau de façon décomplexée et joyeuse ; et une petite salle hyper charmante à la programmation très prometteuse. Du 24 mai au 2 juin (du mardi au jeudi) à 21h Réservations : 01 40 09 70 40

Adagio [Mitterrand, le secret et la mort] // Théâtre de l’Odéon // de Olivier Py Théâtre de l’Odéon : Place de l’Odéon 75006 Paris

Ici, pas de «pièce-marathon», il choisit de créer autour d’un personnage ayant réellement existé, un homme éminemment public et politique, et met en scène une demi-douzaine de comédiens qui joueront une trentaine de rôles, dans une scénographie du Pierre-André Weitz, lequel créé souvent des décors impressionnants et monumentaux qui deviennent des personnages à part entière. Jusqu’au 10 avril à 20h, le dimanche à 15h Réservations : 01 44 85 40 40

Ma chambre froide // Ateliers Berthiers // de Joël Pommerat Ateliers Berthiers : 1 rue André Suarès 75017 Paris

Pommerat met en scène ses propres textes. Il est entouré d’une équipe de comédiens hallucinants qui maîtrisent absolument le verbe, le ton et le rythme de chaque chose. Il est aussi le maître de la chair de poule et de l’inquiétante étrangeté théâtrale. Il collabore avec le génial Eric Soyer, créateur lumière dont le travail plastique est d’une grande qualité, jusqu’à réussir à nous faire douter de nos propres sens… Jusqu’au 27 mars Réservations : 01 44 85 40 40


mathilde et son blog So FunKyliciOuS proposent plein de belles choses...

top 5

de ses plus belles dĂŠcouvertes par la demoiselle en personne...


Le très talentueux Chris Piascik manie les mots et leur mise en forme avec brio. C’est en toute simplicité qu’il livre quelques extraits de ses essais typographiques, sobrement en noir et blanc.


Illustrateur Londonien, Dale Edwin Murray a réalisé une illustration pour un label US de musique (Manifest) représentant les 3 membres de Run DMC. Il dessine également des motifs pour Tshirt, souvent sur le thème de la musique.


Testez vous connaissances cinématographiques avec cette affiche de Joep Gerrits présentant 100 personnages emblématiques à la sauce minimaliste issus de 68 films cultes.


Super travail de Marcos Minuchin qui met en scène des jouets représentant des super héros et notamment l’univers Star Wars.


Illustrateur basé en Malaisie, Lim Heng Swee s’est lancé le défi de décrocher un sourire quotidien de la part de ses visiteurs en proposant un dessin par jour, à la façon d’une thérapie. Sur son site I Love Doodle, l’artiste s’amuse à donner vie aux objets du quotidien souvent avec humour, toujours avec imagination.



i said a hip... vol.3 (Spring Issue)