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CouvertureAutomne2010bis_Mise en page 1 23/06/10 12:42 Page1

Pour un complément d’informations (biographies d’auteurs, thématiques), consultez notre site internet :

www.ecoledesloisirs.fr

l’école des loisirs 11, rue de Sèvres Paris 6e Téléphone 01 42 22 94 10 Fax 01 45 48 04 99 E-mail : edl@ecoledesloisirs.com Cachet de votre libraire:

-:HSMCLB=VVXZUW: Un étudiant en sociologie perce les secrets de l’économie de la drogue. Voici son histoire.

ISBN 978-2-211-11350-2 / 06/10

Dans la peau d’un chef de gang

SUISSE Diffusion/Distribution Servidis Chemin des Chalets 1279 Chavannes-de-Bogis Tél. (022) 960 95 10 e-mail : commercial@servidis.ch

BELGIQUE

l’école des loisirs 79, bd Louis Schmidt 1040 Bruxelles Tél. 02 736 44 62 e-mail : edl@ecoleloisirs.be

CANADA Gallimard Ltée (Socadis Inc) 3700 A, bd Saint-Laurent Montréal, QC, H2X 2V4 Tél. (514) 499-0072 e-mail : diffusion@gallimard.qc.ca

Imprimé en France par Gibert Clarey

Sudhir Venkatesh

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Mouche Mille bulles Neuf Médium Médium documents théâtre Classiques chut !

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l’école des loisirs automne 2010 – hiver 2011

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Mouche

3

Adrien Albert, Zélie et les Gazzi

4

Audren, La rédaction de Soleman

5

Jean-François Chabas, Contes des très grandes plaines

6

Anne Fine, L’anniversaire du chat assassin

7

Colas Gutman, La vie avant moi

8

Maritgen Matter, Le mouton botté et le loup affamé

9

Élisabeth Motsch, Les trois vœux de la princesse

10

Fabienne Mounier et Daniel Hénon, Le grand livre des Bolkodaz

11

Sabrina Mullor, Le merveilleux petit champignon atomique

12

Christian Oster, Le miroir menteur du méchant prince moche

13

Brigitte Smadja, Les Pozzis, Léonce et Adèle

14-16

Mille bulles

17

Philippe Gauckler, Prince Lao / 1. L’île aux loups

18

Jean-Marc Mathis et Thierry Martin, Le Roman de Renart, Les jambons d’Ysengrin

19

Mazan, Le vaillant petit tailleur

20

Jean-David Morvan et Nicolas Némiri, Hyper l’hippo

21

Sergio Salma, Nathalie / Mon premier tour du monde

22

Ève Tharlet et Brigitte Luciani, Monsieur Blaireau et madame Renarde / Remue-ménage

23

Déjà parus dans la collection

24

Neuf

25

Audren, Mauvais élève !

26

Pascale Chadenat, Les exoterriens

27

Yann Coridian, Mon idiot de beau-père

28

Claire Fercak, Louga et la maison imaginaire

29

Marie Desplechin, Babyfaces

30-31

Malika Ferdjoukh, Trouville Palace

32

Colas Gutman, Les super-héros n’ont pas le vertige

33

Thomas Gornet, L’amour me fuit

34

Jerry Spinelli, Œuf

35

Contes des Indiens Quechuas du Pérou

36

Contes des Indiens Mapuches du Chili

37


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Médium

38

Anne Bouin, Un été sibérissime

39

Jean-François Chabas, Les sorcières de Skelleftestad tome 1 L’étrange mariage de Nils Swedenborg

40

tome 2 Les sœurs Swedenborg

41

Maëlle Fierpied, Chroniques de l’Université invisible

42

Catherine Gualtiero, Signé Romain

43

Romuald Giulivo, Comme une flamme

44

Martin Page, Le club des inadaptés

45

Thomas Lavachery, Bjorn aux armées I

46-47

Marie-Aude Murail, Dinky rouge sang

48

Marie-Aude Murail, L’assassin est au collège

49

Alice de Poncheville, Le don d’Adèle

50

Isabelle Rossignol, Il faut rester tranquille

51

Médium documents

52

Robert Dautray, Du Vél’ d’Hiv à la bombe H

53

Sudhir Venkatesh, Dans la peau d’un chef de gang

54

théâtre

55

Jean-Pierre Cannet, La foule, elle rit

56

Jean-Pierre Cannet, Yvon Kader, des oreilles à la lune

57

Karin Serres, Frigomonde

58

Classiques abrégés

59

Herman Melville, Moby Dick

60

Émile Zola, La Bête humaine

61

E.T.A. Hoffmann, Contes

62

Guy de Maupassant, Bel-Ami

63

chut !

64-66

les livres lus de l’école des loisirs

www.ecoledesloisirs.com

67

Parutions printemps 2010

68-69

Le dernier mot d’Alice de Poncheville par Sophie Chérer

70-71

Le catalogue des Albums nouveautés 2010

72


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Mouche


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Illustrations de l’auteur 40 pages – 7,00 €

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Adrien Albert est né à Nantes en 1977. Il a parcouru une bonne douzaine de villes avant d’entreprendre une licence de droit public sans véritable raison, de passer une année sabbatique à Miami puis à Bristol et de s’inscrire aux beauxarts d’Angers, où il apprend le dessin, la vidéo, puis à meuler et « cramer » du mobilier. Depuis, installé par hasard à Paris, il dessine pour la presse, et se concentre sur les livres pour la jeunesse.

4

La maman de Zélie est sortie pour tout l’après-midi. Quand on frappe à la porte, la petite fille ne se méfie pas, et voilà que ses voisins, les frères Gazzi, l’attrapent et la ligotent. Mais ils ne lui font pas peur. Et puis, ils ont besoin de son aide pour fabriquer des déguisements. Il suffisait de le demander gentiment, se dit Zélie, la fille de la couturière. Va-t-elle décider de les aider ?


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Illustrations de Gabriel Gay 48 pages – 6,50 €

CatalogueAut2010_CatalogueAut2010 23/06/10 12:29 Page5

La maîtresse aurait pu réfléchir à deux fois avant de donner son sujet de rédaction. Racontez votre meilleur souvenir… Corentin a deux meilleurs souvenirs, il ne sait pas lequel choisir ; Melvin sait mieux raconter qu’écrire ; quant à Soleman, il n’a rien à dire. Pire, il se retient de pleurer : dans sa vie, il n’y a pas de bon souvenir. Corentin est révolté ! Un enfant sans meilleur souvenir, comment est-ce possible ? Puisque c’est comme ça, on va l’aider à s’en fabriquer.

« Soleman a inspiré très for t en r egardant sa

copie. Puis, il a plaqué les mains sur ses y eux. J’ai vu qu’il retenait des larmes mais je ne savais pas quoi faire pour l’aider. J’ai entendu la pendule marquer les secondes et le temps s’écouler très lentement. La tr istesse de Soleman alourdissait et ralentissait le monde autour de nous. J’ai eu beaucoup de mal à me mettre au travail mais j’ai fini par raconter le jour où j’a vais adopté mes trois escargots : Michael, Ludwig et Madonna. »

Audren le reconnaît volontiers, elle traverse en ce moment une « petite crise d’école ». Après sa pièce La remplaçante, dans laquelle elle transforme une maîtresse en autruche, elle publie coup sur coup La rédaction de Soleman ainsi que Mauvais élève ! dans la collection Neuf. « Trois de suite, ça m’a fait rire, je me suis dit que là, il fallait vraiment que ça sorte, cette crise d’école ! » Dans la même collection : Celle que j’aime, Bizarre, bizarre

5


© François Bourru

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Illustrations de Philippe Dumas 56 pages – 8,00 €

CatalogueAut2010_CatalogueAut2010 23/06/10 12:29 Page6

Il y a longtemps, Jean-François Chabas a choisi de quitter la ville. Aujourd’hui, il vit dans la Drôme. Il y retrouve ses sensations d’enfant, l’appel du large et des grands espaces ressenti quand il était petit. Maintenant qu’il est romancier, il rend hommage à la Nature sauvage dans presque chacun de ses ouvrages, et pour la première fois pour les lecteurs de la collection Mouche.

6

Pourquoi le roitelet, minuscule oiseau, chante-t-il si fort ? Chaque animal vient le lui demander. Et pourquoi Sy, l’enfant des chasseurs, refuse-t-il de tuer pour se nourrir ? Ce sont les contes des très grandes plaines. Deux histoires de la Nature sauvage.

«–

Tu dois tuer, lui ordonna son père. – Il faut tuer, pour l’honneur de ta famille, murmura sa mère. Sy baissa la tête, car les ordres de la Nature sont plus puissants que ceux des humains. »


Je suis sous le choc. Que diriez-vous si, au lieu de fêter dignement votre anniversaire, vos maîtres organisaient une soirée entre voisins pour ce stupide Halloween ? Voilà des gens qui vous nourrissent, vous câlinent, vous font croire que vous faites partie de la famille, et qui préfèrent les fantômes et les vampires à leur propre chat ! Est-ce ma faute à moi si je suis né un 31 octobre ? Tuffy est en rogne mais bien décidé à organiser sa propre fête avec les matous du quartier. Tout bien considéré, la nuit d’Halloween convient comme un gant à l’anniversaire d’un chat assassin…

© Franck Juery

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Illustrations de Véronique Deiss – Traduit de l’anglais par Véronique Haïtse 72 pages – 8,50 €

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Anne Fine n’a pas de chat mais un vieux chien à longs poils plutôt sympathique,nommé Harvey. C’est en le promenant une nuit d’hiver près d’un cimetière qu’est née l’idée de cette nouvelle aventure de Tuffy. Anne Fine s’est mise à écrire en 1971, l’année de naissance de sa fille. Coincée à la maison pendant une tempête de neige, sans aucun nouveau livre à lire, elle a commencé à écrire une histoire. Depuis, elle n’a jamais cessé d’écrire, pour la jeunesse comme pour les adultes. Dans la même collection : Journal d’un chat assassin, Le chat assassin, le retour, La vengeance du chat assassin


9:HSMCLB=WUXV]U:

Illustrations de Delphine Perret 40 pages – 7,00 €

CatalogueAut2010_CatalogueAut2010 23/06/10 12:30 Page8

Comédien, rédacteur à France 5, Colas Gutman est maintenant l’auteur d’une dizaine de livres pour enfants et adolescents, écrits avec régularité et, chaque fois, originalité, depuis 2006. Récemment, il a eu un fils qui, dit-il, ne lui a pas encore inspiré d’histoire, quoique… Dans la même collection : Rex, ma tortue, Les aventures de Pinpin l’extraterrestre

8

Léonard a sept ans aujourd’hui, l’âge de raison, dit-on. Le petit garçon est impatient d’ouvrir ses cadeaux. Mais son père et sa mère, eux, ne semblent pas pressés. Son père lui demande : Léonard, est-ce que tu sais comment on fait les bébés ? Et il commence à lui raconter comment sa mère et lui se sont rencontrés. « Au départ, il y avait Brigitte. » « C’est quoi Brigitte ? Un cadeau ? Une poudre pour faire les bébés ? Drôle d’anniversaire », se dit Léonard.

« Mais papa a continué son explication :

– Avec Brigitte, on s’est mis à parler de la pluie et du beau temps et on est devenus amis. J’ai pensé : 1) Brigitte n’est pas un pigeon. 2) Brigitte est une fan de météo. – Brigitte était une femme spéciale, il a poursuivi. Alors moi, j’ai imaginé une femme spéciale : une femme à barbe qui louche. – Pauvre Brigitte, c’est triste, j’ai dit. – Pourquoi tu dis ça ? C’est un peu grâce à elle si tu es né. C’est comme ça que j’ai réalisé qu’avant, il n’y avait pas rien. »


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Illustrations de Jan Jutte 64 pages – 8,50 €

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Par une froide soirée d’hiver, un loup affamé tire tristement son traîneau. Mais où chercher à manger quand tout est recouvert par la neige ? Le loup rencontre alors un gentil mouton qui veut l’aider. Pour le dévorer, il suffira au loup de l’entraîner loin de l’étable. Ce sera facile parce que le mouton, lui, est prêt à le suivre n’importe où. Il est émerveillé par cet étranger qui parle comme un poète et qui porte une montre en or. Le mouton enfile ses bottes pour accompagner son nouvel ami dans la nuit.

«–

J’ai faim, répondit le loup, qui, entre-temps, s’était approché de trois pas. – Ah, fit le mouton. Ce n’est que ça ! Nous avons ici de l’avoine, du pain sec et du foin. Sers-toi donc ! – Vous n’avez rien d’autre ? demanda le loup. Accoudé nonchalamment contre la barrière, il fixait le mouton d’un regard perçant. Le clair de lune se reflétait dans ses yeux jaunes. »

Maritgen Matter est née en 1962 aux Pays-Bas. Elle a étudié à l’Académie Gerrit Rietveld à Amsterdam. Illustratrice et graphiste, elle s’est mise à l’écriture à la naissance de son premier enfant. Le mouton botté et le loup affamé est son premier roman. Depuis sa sortie en 2002 aux Pays-Bas, il a valu à Maritgen Matter une reconnaissance publique et critique. En 2003, Le mouton botté et le loup affamé a remporté un Zilveren Griffel, un des plus importants prix littéraires néerlandais.

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Illustrations de Marie de Salle 72 pages – 8,50 €

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Élisabeth Motsch est l’auteur de nombreux livres pour la jeunesse et de romans pour les adultes dont le dernier, La bécassine de Wilson, est sorti en 2008 chez Actes Sud. Lectrice insatiable, éternelle amoureuse de la connaissance, elle fut une militante active du MLF. Sans doute cette période de sa vie lui a-t-elle inspiré Les trois vœux de la princesse. Dans la même collection : Mister Ka et le squelette inca, Gabriel

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La princesse Harmonie est heureuse, elle a réussi son diplôme de Sciences Royales, elle n’a plus honte de ses grands pieds et, surtout, elle va bientôt devenir reine et remplacer son père, le roi Ferdinand Ier. Mais, hélas ! tout à coup, rien ne va plus. Car la princesse est une fille et une fille ne peut pas gouverner, pensent le Grand Ordonnateur et les conseillers. Harmonie est si choquée qu’elle ne trouve plus ses mots. Pourtant, elle est bien décidée à se battre pour réparer cette injustice.

« La princesse Harmonie espérait que

le Grand Ordonnateur changerait d’avis. Après tout, c’était un serviteur dévoué du Royaume. Il arriva chez elle, le sourire aux lèvres. Harmonie lui rendit son sourire et pensa qu’elle avait eu raison d’être patiente. Sur ces amabilités, il lui tendit la grande enveloppe avec la demande en mariage. Elle l’ouvrit et devint blême. Jetant le papier par terre, elle le piétina rageusement jusqu’à ce qu’il n’en reste que des petites lettres en confettis. – Faites-lui savoir que j’ai déjà un fiancé, il s’appelle Bob ! Et elle ajouta, juste pour le contrarier : – Dites-lui aussi que je déteste les moustaches, les barbes et tous les autres poils ! »


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Illustrations de Daniel Hénon 104 pages – 9,50 €

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Si Monsieur et Madame Bolkodaz étaient vieux et s’ils écrivaient un livre sur leur vie, ils pourraient raconter le jour où Madame Bolkodaz cuisina trois perdrix et commença à grignoter dans le plat. Ou encore leur partie de pêche quand une terrible tempête s’abattit sur la mer. Ou bien la panne de leur voiture sur une route de campagne… Autant d’histoires à lire, à chanter ou à cuisiner !

« À cet instant, il vit dans le jardin Monsieur

Bolkodaz aiguiser son grand couteau d’un air féroce. Raoul fit demi-tour et se sauva à toutes jambes. – Henri, cria Madame Bolkodaz, Raoul a volé les perdrix ! – Raoul, mon vieux pote ? Ce n’est pas possible, dit Monsieur Bolkodaz. Mais au bout de la rue, il y avait bien Raoul qui s’enfuyait au triple galop. »

Fabienne Mounier et Daniel Hénon ont fondé ensemble la compagnie Faction Mauricette aux Œillets, qui leur a permis, notamment, de créer le spectacle adapté de leur Histoire du petit tabouret, premier album publié à l’école des loisirs. Pour Le grand livre des Bolkodaz, ils mettent en scène les mêmes personnages que dans La forêt des grands et Bon chien.

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Illustrations de Catharina Valckx 72 pages – 8,50 €

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C’est parce que des fées se sont penchées sur son mémoire de maîtrise que Sabrina Mullor s’est mise à écrire. Depuis, elle ne quitte plus les livres : elle est devenue bibliothécaire, se lance des défis littéraires et a créé son propre courant destiné aux lecteurs au « cœur de peluche ». Petite, son roman préféré était L’histoire sans fin. Franchement, on ne s’en serait pas douté.

Depuis ce matin, la vie de la montagne a changé, à cause d’un champignon. Elle a beau être lunée comme un ours, un petit champignon pousse sur son flanc gauche. Un petit champignon atomique bien décidé à faire exploser la terre entière, en plus. D’un côté, la montagne n’est pas vraiment contre cette explosion, parce que vivre, elle s’en moque. D’un autre côté, il y a aussi la Petite Affabulatrice. Une petite fille de rien du tout, capable de faire voir la vie plus belle, même aux montagnes déprimées. Alors, pourquoi pas à un champignon, petit et atomique, mais surtout merveilleux ?

« La première fois que j’ai vu la Petite

Affabulatrice, ça m’a fait un choc. Et pourtant, je m’étais préparé à quelque chose d’épouvantable, un truc insoutenable d’horreur qui me traumatiserait à vie : après tout, qu’est-ce qui pouvait faire trembler une montagne sinon une immonde aberration de la nature ? J’avais fermé les yeux. L’aberration de la nature s’est arrêtée juste devant moi. » 12


« Miroir, dis-moi qui est le plus beau dans le royaume ? » demande le méchant prince moche, chaque matin, devant son reflet. « Toi », répond le miroir bien dressé. Pourtant, un jour, le miroir ne peut plus mentir : près d’ici, un jeune berger est bien plus beau. Rempli de jalousie, le prince part sur les traces du jeune homme pour le tuer. En chemin, il croise un mouton, également à la recherche du berger, son maître, puis deux moutons, puis trois. Bientôt, le troupeau entier l’accompagne. Et un troupeau de moutons, c’est bien encombrant…

« Et chacun se posait la même question. Mais le

prince se la posait plus fort que les autres, car il était amoureux de la princesse Mathilde. Il avait beau être moche, et surtout méchant, ça n’empêchait pas son cœur de battre pour la princesse, qui était la plus belle et la plus gentille princesse qu’on connût à plusieurs centaines de kilomètres à la ronde. On a beau être méchant et moche, on peut aimer quelqu’un de gentil et de beau. La vie est parfois comme ça. »

© Hélène Bamberger/Opale

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Illustrations de Dorothée de Monfreid 48 pages – 6,50 €

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Christian Oster ne cesse d’écrire, des romans pour adultes – il vient de publier Dans la cathédrale aux éditions de Minuit – et des contes pour la jeunesse. A-t-il des problèmes de miroir comme le méchant prince moche de son dernier livre pour enfants ? « Possible, dit-il, d’éclairage surtout, pour me raser, et pour me tondre, d’où les moutons de l’histoire ? Quelle barbe ! » Dans la même collection : Promenade avec un lapin, Le fauteuil de la fée

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Brigitte Smadja et Alan Mets au Pays des Pozzis Ces deux-là font la paire. Depuis que l’école des loisirs leur a proposé de travailler ensemble, il y a une dizaine d’années, leur collaboration est devenue une évidence. Elle écrit, il illustre. À des centaines de kilomètres de distance, leurs créations s’imbriquent et s’influencent. Ils nous racontent la même histoire, chacun à sa manière, à travers un texte et des dessins : une formule qui leur va bien… La collaboration avec Alan Mets s’est tissée depuis des années et elle repose d’abord sur l’amitié. Je connais Alan Mets depuis longtemps, bien avant que nous ne songions à collaborer. Je le connais comme ami a vant de le connaîtr e comme auteurillustrateur. Je connais sa sensibilité extrême et ses doutes.Alan Mets a un point comm un avec moi : il n’est pas cer tain que son travail soit parf ait, il n’est pas cer tain, jamais, que ce soit fini. Moi-même quand j’écr is, quand je r emets mon travail à l’éditeur, le doute me saisit. Cette incertitude est parfois pénible, elle est aussi ce qui permet de continuer. Elle équivaut à se dire, le prochain livre sera meilleur, il faut encore essayer. Je dois veiller à ce qu’il y ait une certaine cohérence d’un livre à l’autre, suivre l’évolution des personnages. Par exemple, au début, Abel est présenté comme un Pozzi inadapté, mais par la suite, il se révèle totalement adapté à son nouveau rôle. Abel est comme un Martien qui trouverait sa place. Un peu comme moi…

Apprendre à écrire sur le vif J’ajouterai que les dessins des Pozzis sont pour moi exactement ce qu’ils doivent être : drôles, légers et toujours vivants. L’aquarelle, le trait rapide donnent cette impr ession que les P ozzis existent vraiment, qu’Alan les a rencontrés et croqués, comme on dit, sur le vif. J’aimerais écrire ainsi et c’est ce que j’ai tenté lors d’une collaboration récente où je de vais faire le por trait Je me sens bien avec le texte de Brigitte, intimement en accord avec ce écrit de quatre lecteurs dans une bibliothèque tandis qu’Alan qui est écrit. Je me sens proche de cet univers qui mêle le fantastique au les dessinait. Laisser jaillir les mots, se laisser por ter par la poétique, et qui n’est pas forcément drôle. On y trouve quelque chose de richesse de l’échange, par le silence partagé. Donner l’imprestrès vivant, de très naturel, même si, bizarrement, tout est irréel. sion au lecteur-spectateur d’une évidence, faire disparaître tout effort. Ce que j’aime aussi chez Alan Mets auteur, c’est qu’il Des dessins qui inspirent n’est pas (et heur eusement !) per suadé que les enf ants ont Les Pozzis, c’est une sér ie, mais attention, une histoir e qui a besoin de leçons de morale. Mais il est toujour s certain qu’ils une chronologie avec plusieurs épisodes. C’est assez compliqué ont besoin de r ire. Dans les P ozzis, il y a un monde a vec des à écrire et la seule chose qui m’importe, c’est de m’amuser à le règles plutôt précises, mais quand je vois la manière dont Alan faire. Compte tenu de mes multiples activités et du fait qu’Alan dessine les Pozzis, comment il imagine toutes les flûtes des Pozet moi sommes séparés par des centaines de kilomètres, je pro- zis, comment il m’a entraînée , et ce n’est pas fini, à inventer cède ainsi : j’envoie le texte et je laisse Alan faire, sans jamais d’autres instruments de musique, j’ai envie moi-même de jouer intervenir. Il ar rive qu’il m’appelle , me pose des questions et beaucoup plus a vec les règles, de les transg resser allègrement me fasse découvrir des approximations, des contradictions, des ou d’en inventer d’autres. Par exemple, je crois bien que c’est longueurs, des manques. L’illustration lui f ait percevoir des grâce à lui que certains Pozzis comme Léonce ou Adèle circufailles. Par exemple, j’écr is qu’il y a des dessins dans la g rotte lent perchés sur des échasses ! du chef des Pozzis. Quels dessins ? Je ne le dis pas précisément Brigitte Smadja et je réponds à Alan qu’il s’ag it sans doute de dessins liés au Lailleurs, ce pays à la fr ontière de celui des P ozzis et qui leur fait peur. Je reçois les illustrations et je suis étonnée et ra vie. Alan a dessiné la grotte du chef et les formes ressemblent à de grands reptiles. Lorsque j’écris le quatrième épisode des Pozzis (Adèle), j’y pense aussitôt, je m’en inspir e, et quand Adèle se retrouve dans le Lailleurs, les dessins d’Alan deviennent un support à l’écr iture. Autre exemple, hier, je r egardais un dessin d’Ignace, un vieux P ozzi, je ne l’a vais pas imag iné, physique- Pour le moment, je vois les Lailleuriens comme des guerriers, dans une ment, je laisse ce soin à Alan, mais plus je le r egarde, plus il société verticale et violente. Il y a l’Eden d’un côté – c’est le pays des m’inspire pour l’épisode que je lui consacrerai prochainement. Pozzis – et de l’autre, la guerre, au pays du Lailleurs.


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Illustrations d’Alan Mets 96 pages – 9,00 €

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Depuis qu’elle a été nommée chef des Pozzis, Léonce a mal à la tête. Sa mémoire est en désordre. Au moment de la transmission, Capone a parlé trop vite. Avant de disparaître, il a prononcé des mots que Léonce ne connaissait pas. Alors elle doute. Est-elle vraiment faite pour être chef des Pozzis ? D’ailleurs, Ignace n’attend qu’un faux pas pour prendre sa place. Heureusement, Léonce peut compter sur l’aide d’Abel l’extralucideur et sur un curieux nuage rose en forme de Capone qui flotte dans le ciel. Forte de leur soutien, Léonce parviendra-t-elle à protéger les siens de la Spirale venue du Lailleurs qui menace le pays des Pozzis ?

« Vite, il faut faire quelque chose, sinon Léonce connaîtra la

honte. Et si Léonce connaît la honte, alors elle ne sera plus chef et, si elle n’est plus chef, que deviendra-t-elle ? Est-ce que ça a déjà existé un Pozzi-chef qui n’est plus chef ? Chhhhhuuuut, lui dit la petite voix. Elle aspire l’air embaumé du matin, elle sourit au nuage rose de Capone, elle caresse sa barbe parfumée d’immortelles et elle invente une mélodie nouvelle pour les Pozzis. »

Brigitte Smadja pense que nous sommes tous des Pozzis et des Lailleuriens. C’est que, depuis une balade en Corse, elle a changé d’univers pour créer un nouveau monde. Le sien. D’ailleurs elle le dit elle-même : Les Pozzis est son premier récit vraiment autobiographique. Elle raconte son histoire mais a pris un autre chemin qui grimpe, qui descend, et qui arrive à un paysage sous la forme d’un puzzle. Dans la même collection : Les Pozzis, tome 1 Abel et tome 2 Capone

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Illustrations d’Alan Mets 96 pages – 9,00 €

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Que fait donc la belle Adèle si loin des Pozzis ? Elle s’est perdue. Ses pas l’ont entraînée vers la frontière, près du Lailleurs, là où c’est tout gris, là où c’est dangereux. Elle a beau souffler dans sa flûte-sarbacane pour appeler à l’aide, le son ne rebondit pas. Du reste, il est trop tard, la Spirale qui vient du Lailleurs se dirige droit vers Adèle et menace de l’emporter ! Elle a juste le temps de voir au loin les Pozzis s’agiter comme des fourmis. Ont-ils remarqué son absence ? Oseront-ils affronter le Lailleurs et partir à sa recherche ?

« Adèle ne peut plus bouger. Ni une patte,

ni une oreille, ni un cil. Elle attend d’être écrabouillée comme un papillon bleu. Pourtant le Lailleurien grand et gris ne l’écrabouille pas. Ses gros yeux qui tombent un peu lui donnent l’air très malheureux. Il n’a pas de bijoux, mais il a des cornes énormes et il fait environ quatre fois la taille d’Adèle. »

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Mille bulles


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Coéditeur Le Lombard Format 16 x 22 cm – 48 pages – 5,90 €

CatalogueAut2010_CatalogueAut2010 23/06/10 12:30 Page18

Publicitaire, scénariste et dessinateur, Philippe Gauckler est avant tout passionné de science-fiction. Après avoir collaboré à la revue Métal hurlant et à la collection « Présence du futur », il crée Prince Lao, une série d’aventures teintées d’un soupçon de fantastique, au cœur de grandioses paysages himalayens.

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La famille de Lao vit au cœur de l’Himalaya, un coin du monde où la vie est rude et où la nature ne fait pas de cadeaux. Le jour où une avalanche emporte le campement de ses parents, Lao doit se rendre à l’évidence : il est désormais seul au monde… Mais pas pour longtemps ! L’étrange et adorable Chabala va le recueillir, le réchauffer et le nourrir comme une mère. En sa compagnie, Lao fait la connaissance de Mirro, le gypaète, et de Sheyen, le léopard des neiges. Mais surtout, Lao va devoir lutter contre le redoutable colonel Kayen, un trafiquant d’animaux dont les hommes sont prêts à tout pour capturer les espèces les plus rares. Heureusement, Chabala veille à tout. Et puis, avec lui, rien à craindre, il est tellement fort ! « Mais dis donc, lui demande un jour Lao, tu ne serais pas le yéti? » « Chut ! répond Chabala, ne prononce pas ce nom !… »


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Coéditeur Delcourt Format 16 x 22 cm – 32 pages – 5,90 €

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C’est bien connu, Maître Renart (oui, avec un « t » !) est un malin, prêt à tout pour nourrir sa petite famille. Il trompe, vole, pille et ment avec un naturel extraordinaire, mais ce qu’il préfère, c’est encore de s’en prendre à son oncle le loup, autrement dit cet imbécile d’Ysengrin, « la plus bête des bêtes de ces bois » ! C’est ainsi que, sur les conseils de Renart, ce pauvre loup va perdre sa queue, se faire battre par des paysans, ou se faire voler ses jambons… « Mon neveu serait-il un félon trompeur? » s’interroge-t-il, pas très certain cependant de la réponse. Voilà huit cents ans que les farces de Maître Renart font rire les uns aux dépens des autres… Pour le plus grand plaisir de ses admirateurs ! Mais attention ! Renart ne sort pas gagnant à tous les coups ! Il lui arrive de tomber sur plus malin que lui et de revenir de ses aventures le ventre vide!

Après des études de dessinateur en BTP, Jean-Marc Mathis est finalement entré aux beauxarts de Nancy. Auteur autant que dessinateur, il rêvait depuis longtemps d’adapter le Roman de Renart en BD.

Également issu des beaux-arts de Nancy, Thierry Martin a d’abord travaillé dans le cinéma d’animation avant de se lancer dans la BD.

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Coéditeur Delcourt Format 16 x 22 cm – 36 pages – 5,90 €

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D’après un conte des frères Grimm

Scénariste et illustrateur, Mazan est l’un des fondateurs de l’atelier Sanzot, à Angoulême, qui regroupe de nombreux auteurs de BD. Plusieurs fois nominé et récompensé au festival d’Angoulême par le prix Tournesol en 2001, il travaille également pour la publicité. Il a adapté deux contes des frères Grimm en BD.

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Il était une fois, dans la belle ville de Cirinte, une petite boutique dans laquelle vivait un petit tailleur. Or, un jour, ce petit tailleur tua sept mouches d’un coup. Parfaitement ! Sept d’un coup ! C’est à peine croyable ! Aucun doute, se dit-il, je suis un fameux gaillard ! Il faut que la ville entière l’apprenne. Ou mieux encore… Que le monde entier le sache ! C’est un minimum. Très fier de lui, le petit tailleur se tailla aussitôt une ceinture sur laquelle on pouvait lire : « J’en ai tué sept d’un coup. » Et il partit à l’aventure. Mais l’aventure, c’est risqué ! On y croise de terribles géants, des rois fourbes, des sangliers féroces, des ogres affamés, de redoutables licornes et même de jolies princesses… Pas de quoi impressionner un vaillant petit tailleur qui répète à qui veut l’entendre : « Sept d’un coup ! Voilà ma devise. »


Zoreilles ?… C’est le chien d’Adrien. Ressort ?… C’est le chat d’Adeline, et Galipette, c’est le hamster d’Antoine. Mais Hyper ?… Hyper, c’est l’ami d’Arthur. Hyper est très gros, mais il sait aussi être très discret. Il est très lourd, mais personne ne nage aussi légèrement que lui. Il est terriblement fort, mais il sait se faire aimer de tout le monde. Il n’a que quatre dents, mais il adore les algues au chocolat. Au début, bien sûr, tout le monde avait un peu peur de sa grosse voix, mais aujourd’hui, tout le monde veut être son copain, même les filles. Certains soirs, Hyper est un peu triste, il aimerait bien retourner là-bas, dans son pays, en Afrique. Mais il ne partirait pas longtemps, c’est juré ! Il reviendrait vite voir son ami Arthur, qui a tant besoin de lui. Parce que, depuis qu’Hyper dort tout à côté de lui, Arthur n’a plus jamais peur du noir ni des cauchemars !

© Xavier Lavictoire

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Coéditeur Delcourt Sélectionné par le ministère de l’Éducation nationale Format 16 x 22 cm – 32 pages – 5,90 €

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Passionné de BD dès son plus jeune âge, Jean-David Morvan est aujourd’hui l’un des scénaristes les plus fertiles de la BD francophone. Dessinateur et illustrateur, Nicolas Némiri sort des beaux-arts d’Angoulême. Point commun à ces deux auteurs : leur passion pour le Japon, que l’on retrouve dans le graphisme délicat d’Hyper l’hippo.

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Coéditeur Casterman Sélectionné par le ministère de l’Éducation nationale Format 16 x 22 cm – 48 pages – 5,90 €

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Tout à la fois dessinateur et scénariste, Sergio Salma dit de lui qu’il est « dessinariste ». Né en Belgique, mais de parents italiens, il habite désormais en Allemagne ! Inutile de dire que tout le prédisposait à créer le personnage de Nathalie, cette intrépide petite voyageuse qui a le monde pour terrain d’aventure.

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Pas une journée ne passe sans que Nathalie ne s’imagine ailleurs. Elle explore les confins de la Laponie, s’enfonce au cœur de l’Amazonie, traverse le bush australien, plonge dans la fosse des Mariannes ou part à la conquête de l’Aconcagua… Ses héros s’appellent Magellan, Marco Polo, Christophe Colomb ou Paul-Émile Victor… Son livre préféré est un atlas et son objet fétiche, un sac à dos… Bref, Nathalie n’a qu’une idée en tête : voyager ! Partir ! Loin, très loin de ses parents « sans imagination » et de son petit frère, là où, enfin seule et indépendante, l’exploratrice qui sommeille en elle pourra goûter aux joies et aux frissons de l’aventure. Courageuse, tenace, intrépide… Oui, bien sûr, Nathalie est tout cela. Mais elle doit l’être plus encore pour affronter – avec humour – le retour à la réalité !


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Coéditeur Dargaud Format 16 x 22 cm – 32 pages – 5,90 €

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Monsieur Blaireau et Madame Renarde est traduit en huit langues.

Ève Tharlet est issue de l’école des arts déco de Strasbourg. Illustratrice, elle travaille également pour la presse jeunesse.

Née d’une mère allemande et d’un père hongrois, grande voyageuse, Brigitte Luciani a étudié la littérature à Munich. Elle est auteur de romans et de scénarios de BD.

Monsieur Blaireau et Madame Renarde

Brigitte LUCIANI et Eve THARLET

Dans la même collection : Monsieur Blaireau et Madame renarde, tome 1 La rencontre

Mille bulles de l’école des loisirs

Voilà un mois que monsieur Blaireau et madame Renarde font terrier commun (voir le tome 1, La rencontre). Et un mois que leurs enfants, Roussette, la jeune renarde, Carcajou, Glouton et Cassis, les petits blaireaux, apprennent à vivre comme des frères et sœurs… ce qui n’est pas simple tous les jours ! Pas besoin d’apprendre à se disputer, ça vient tout seul, mais il est parfois plus difficile de se réconcilier ! Sans compter que les enfants ne cessent de se poser des questions sur cette nouvelle vie : Madame Renarde remplace-t-elle vraiment la maman des enfants Blaireau ? Le très sérieux monsieur Blaireau est-il aussi le père de Roussette ? Ne serait-il pas beaucoup plus amusant pour Roussette de vivre avec son vrai père, qui « habite partout et nulle part » ? Hum ! Pas facile à dire… Heureusement, la forêt offre des milliers de jeux et de cachettes, mais aussi, parfois, de mauvaises rencontres !

Mılle bulles de l’école des loisirs

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ÉTIENNE DAVODEAU

JOUB

Étienne Davodeau et Joub Max et Zoé, La grosse bêtise (coéditeur Delcourt)

Mille bulles de l école des loisirs

MAX & ZOÉ

LA G RO SSE BÊTISE

L’hiver est glacial. Quand on était petits, raconte le père de Max, on faisait des patinoires en renversant de l’eau par terre, elle gelait pendant la nuit et le lendemain… Super ! Max et Zoé arrosent aussitôt la route. La nuit tombe, l’eau gèle et… lorsqu’un gros camion surgit, ça glisse vraiment bien ! Mılle bulles de l’école des loisirs

5,90 c – 978-2-211-20012-7

Bruno Heitz Louisette la taupe, Rapidissimo (coéditeur Casterman) Depuis que Fernand le ragondin est parti en Camargue, Louisette la taupe n’a qu’une idée en tête : le rejoindre. Mais comment faire ? Sélectionné tère Creuser un tunnel ?… Trop long. Suivre les rivières ?… Trop humide. par le minis n o ti ca du Et si Louisette se glissait dans un colis de la poste ?… En Rapidissimo, bien sûr ! de l’Étionale na

5,90 c – 978-2-211-09669-0 Mılle bulles de l’école des loisirs

Bailly, Mathy et Lapière Ludo, Tranches de quartier (coéditeur Dupuis)

Sélectionné tère par le minis n o ti ca du l’É de nationale

Ludo a un père policier, une jolie maman, et une véritable passion pour les aventures de l’inspecteur Castar, une BD qu’il dévore chaque semaine. Il aimerait tellement que son père ressemble à son héros préféré ! Mais la vraie vie ne ressemble pas à une BD, Ludo le sait parfaitement. Sauf lorsque… 5,90 c – 978-2-211-20003-5 Mılle bulles de l’école des loisirs

Brigitte Luciani et Ève Tharlet Monsieur Blaireau et Madame Renarde

(tome 1), La

rencontre (coéditeur Dargaud)

Monsieur Blaireau vit seul avec ses enfants tandis que madame Renarde vit seule avec sa fille Roussette. Sélectionné tère Mais un jour, des hommes la chassent de chez elle. par le minis n o de l’Éducati Où se réfugier ? Le terrier de la famille Blaireau est assez vaste pour tous. nationale Mais les renards et les blaireaux sont-ils faits pour vivre ensemble ? 5,90 c – 978-2-211-20005-9 Mılle bulles de l’école des loisirs

Toni et Slade Morrison, Pascal Lemaître Le vieil homme ou le serpent ? (coéditeur Casterman) Jos ne veut plus aller à l’école. Ce qu’il veut, c’est rester avec Granpa, pêcher avec lui et, le soir, l’écouter raconter des histoires. Celle du gros serpent venimeux, par exemple. Il était coincé sous une roue mais il vivait encore et suppliait Granpa de le sauver. Qu’auriez-vous fait, vous ? 5,90 c – 978-2-211-20020-2 Mılle bulles de l’école des loisirs

Rascal • Peter Elliott

Rascal et Peter Elliott Étoile, Le petit cirque (coéditeur Delcourt)

Le Petit Cirque

Chaque soir, le petit cirque s’installe dans un village. Et chaque soir, après le spectacle, le clown Zingaro récupère les objets oubliés par les spectateurs. Mais voilà qu’un jour il découvre un nouveau-né abandonné ! Seul signe distinctif : une moitié d’étoile suspendue à son cou… 5,90 c – 978-2-211-20053-0 Mılle bulles de l’école des loisirs


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Neuf


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Illustration de couverture de Delphine Perret 128 pages – 8,50 €

CatalogueAut2010_CatalogueAut2010 23/06/10 12:31 Page26

Audren le reconnaît volontiers, elle traverse en ce moment une « petite crise d’école ». Après sa pièce de théâtre, La remplaçante, dans laquelle elle transforme une maîtresse en autruche, elle publie coup sur coup Mauvais élève ! et La rédaction de Soleman dans la collection Mouche. « Trois de suite, ça m’a fait rire, je me suis dit qu’il fallait vraiment que ça sorte, cette crise d’école. » Dans la même collection : Mon sorcier bien-aimé, Le paradis d’en bas 3

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L’orthographe, c’est pas son truc. Pas plus que les maths, l’histoire, la géo, les sciences… Arthus est en échec scolaire, mais lui préfère dire en « dégoût scolaire ». Il a pourtant la même soif d’apprendre qu’un bon élève, mais le changement des couleurs dans le ciel l’intéresse bien plus que le futur antérieur. Contempler le beau, c’est plutôt ça le truc d’Arthus. Comme monsieur Pétillon, le pâtissier, qu’il retrouve chaque matin pour applaudir les teintes du petit jour. Comme, Sonia, la fleuriste, ou son ami Peter, le collectionneur d’art, avec qui il aime discuter de ce qui embellit la vie. Arthus est bien décidé à introduire le beau à l’école. De gré ou de force. Ça tombe bien, sa comédie musicale préférée est à l’affiche à Paris…


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Illustrations de Gabriel Gay 120 pages – 8,50 €

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Au bout d’une heure passée avec son nouveau compagnon de chambre à l’internat, Joseph s’est rendu compte qu’il n’avait jamais rencontré quelqu’un de son âge avec autant de choses intéressantes à raconter. Adrien est imbattable en science du déplacement. Il lit des livres aux titres incompréhensibles, comme Les Exoplanètes. Il maîtrise la cartographie du ciel. En revanche, Adrien déteste l’école. Il a d’autres projets : il connaît le moyen d’entrer en contact avec les exoterriens, qui viendront le chercher dans leur vaisseau interstellaire. Si Joseph s’entraîne suffisamment, il pourra même accompagner son ami. Mais Joseph se pose des questions au sujet d’Adrien : comment peut-on être nul et génial à la fois ? Comment peut-on s’intéresser autant au ciel et pas à la Terre ? Et si les exoterriens ne venaient jamais ? La décision de Joseph est prise : il est celui qui ramènera Adrien sur Terre.

Conceptrice-rédactrice dans la publicité, Pascale Chadenat a toujours aimé raconter des histoires aux enfants. Après Ariane l’araignée, elle est partie de l’idée du cancre intelligent, intéressé par tout autre chose que l’école, pour écrire Les exoterriens. Pascale Chadenat est elle-même une passionnée d’astronomie depuis qu’elle a lu Poussières d’étoiles, d’Hubert Reeves. Si les exoterriens sont une invention, les exoplanètes, ces planètes qui tournent autour d’une autre étoile que le Soleil, ont une existence avérée.

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Illustration de couverture d’Adrien Albert 88 pages – 8,00 €

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Yann Coridian continue son exploration de la famille au sens large. Il croit davantage à la famille « de cœur et d’assiette », celle qu’on retrouve le soir autour de la table pour dîner, qu’à la famille biologique. Après une multitude de métiers et d’expériences, Yann Coridian est devenu directeur de casting. Il prépare son premier longmétrage, tout en écrivant de nouvelles histoires. Dans la même collection : Le jour où mon papa a perdu son papa

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« C’est drôle comme certaines dates vous restent dans la tête. Celles qu’on apprend par cœur à l’école : 14-18 et 39-45. La date de sortie des Harry Potter. Le 11 septembre 2001. La chute du mur de Berlin, non, ça, je ne m’en souviens pas. Mon premier vomi. Les événements importants du monde. Et j’ai une date gravée au fer rouge, c’est le jour où j’ai croisé ce monsieur. » Ce jour-là, la mère d’Adam l’a emmené dans un café chic. Il a même eu le droit de commander trois boules de glace. C’était louche, il aurait dû se méfier. Car le 7 octobre 2008, sa mère lui a présenté Loïc, son nouvel amoureux. Pour Adam, c’est la fin d’une époque, celle où ses parents étaient ensemble. Adam déteste son beau-père. Loïc est breton, mal coiffé et son prénom rime avec colique. Pour ne rien arranger, la mère d’Adam doit partir donner une conférence. Adam aurait préféré rester seul, mais c’est Loïc qui va le garder. Trois jours en tête à tête avec le plouc. Adam va-t-il tenir le coup ?


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Illustrations d’Adrien Albert 48 pages – 8,00 €

CatalogueAut2010_CatalogueAut2010 23/06/10 12:32 Page29

De ce côté-ci du lac vit Louga, poupée de porcelaine aux cheveux de Nylon noir. Sa robe est en lambeaux et son genou brisé. Son cœur aussi, depuis qu’une petite fille l’a égarée dans la forêt. Alors, à l’aide d’une craie blanche, Louga dessine sur le sol une maison imaginaire, dans laquelle elle pourra visiter le monde. Croiser des libellules transparentes comme du cristal et même enfermer des fantômes dans les placards. Rêver sa vie, seule, toute seule. Sauf que de ce côté-ci du lac vit William, l’hommearbre. Lui aussi a le cœur brisé, lui aussi est enfermé dans un corps, imposant et maladroit. Et lui aussi voudrait habiter ailleurs. Peu importent ses branches encombrantes, peu importent les sangliers dangereux ; tous les deux, ils sont faits pour vivre ensemble. Mais de ce côté-ci du lac, la tempête gronde, prête à tout emporter sur son passage…

Si sa Louga a des cheveux aussi noirs que ceux d’Alice sont blonds, Claire Fercak aime penser que toutes les petites filles ont le pouvoir de glisser dans un pays des merveilles. En ce qui la concerne, Claire a trouvé son propre tour de magie : côtoyer des philosophes morts, partir à La Chasse au Snark, appeler tous ses chats Edgard, suivre un groupe de rock (Tarantula Box Set, Éditions le mot et le reste). Et surtout, ne pas rebrousser chemin devant le premier Rideau de verre (Éditions Verticales) venu. Les Champs magnétiques viennent d’être publiés aux éditions Léo Scheer.

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Marie Desplechin : comment est né Babyfaces ? « Notre quartier est un quartier double. Il est coupé en deux par l’autoroute. Les habitants doiv ent prendre la passerelle pour se rendre d’un côté à l’autre et retour . Ceux qui viv ent dans les grandes tours peuvent être contents d’habiter tout près de l’école qui est sur la dalle. Ils n’ont qu’à descendre pour se retrouver dans la cour. Nous, de l’autre côté, nous pouvons être contents d’habiter des immeubles qui n’ont que cinq étages , ce qui est av antageux quand l’ascenseur est en panne . Par ailleurs, nous pouvons aller plus facilement à pied au supermarché. » La première fois que je me suis r endue dans le quar tier Victorine-Autier, où se situe l’action de La prédiction de Nadia, c’était il y a une dizaine d’années. J’étais invitée à Amiens à l’occasion de la manifestation « Leitura Furiosa », organisée par le Car dan. C’est une association picar de qui lutte contre l’illettrisme, et qui s’adresse aux personnes mises en marge de la vie sociale et cultur elle. Chaque année, elle organise un festival de rencontres et d’échanges baptisé «Leitura Furiosa », pour partager le plaisir d’écrire et de lire. J’y ai participé trois années de suite. Pendant trois jours, je discutais avec des enfants d’une dizaine d’années brouillés avec la lecture. Ensuite, j’écrivais un texte, qui était édité et lu en public à la Maison de la culture d’Amiens. C’est d’ailleurs à Victorine-Autier que j’ai fait la connaissance de Samir. Il a été mon ami durant les trois jours de la manifestation. C’est lui qui a donné son nom au héros de La prédiction de Nadia, que j’ai écrit quelques années plus tard. « Je trouvais qu’elle avait une jolie figure, avec une belle bouche, une peau très blanche, et de grands yeux de girafe. Mais personne n’avait jamais la patience de la regar der suffisamment pour s’en apercevoir. Elle tassait ses cheveux sous son bonnet et elle prenait l’air tellement méchant qu’on se dépêchait de regarder ailleurs. Elle portait toujours les mêmes vêtements , qui étaient souv ent sales, quelquefois franchement usés et même troués. » Effectivement, la deuxième fois que j’ai par ticipé à « Leitura Furiosa », il y avait dans mon g roupe une petite fille, athlétique et b utée, qui por tait sans cesse son bonnet enfoncé jusqu’aux yeux. C’est la Nejma de Babyfaces. Elle vivait dans le quartier Brossolette, où se déroule le roman. À Br ossolette, il y a vait une large passer elle qui r eliait entre elles les deux parties du quartier traversé par l’autoroute. Br ossolette, comme de nombr eux quar tiers des grandes villes, avait été conçu comme un ensemb le clos ouvert sur l’extérieur par une seule entrée. Ce genre d’urbanisme isole des g roupes de populations, les enfer me, et crée des sociétés fermées qui ont tendance à vivre repliées sur elles-mêmes, dans des pr oximités de village . C’est pourquoi la passerelle joue un rôle impor tant dans Babyfaces. Les questions d’urbanisme me passionnent. Com-

ment habite-t-on dans les villes et les quar tiers ? Les architectures sont-elles capables de susciter de la violence, du désordre, du désir ? Comment se débrouille-t-on pour y vivre ensemble ? « Le catch a cet av antage qu’il est à la fois un combat et un jeu. Comme dans un jeu,on se partageait les noms des héros, Undertaker, Batista, Rey Mysterio ou John Cena.Puis on se lançait dans le combat, en imitant les pr ises présentées à la télé et sur les or dinateurs. Raconté de cette façon, ça n’a pas l’air si grave. Pourtant, c’était une chose terrible de les voir tomber sur le cou ou sur les fesses, de les voir s’attraper et se tordre comme s’il était devenu soudain très urgent de se briser en mille morceaux. » C’est le catch qui m’a donné en vie d’écrire Babyfaces. E n fait, il s’est passé du temps entr e l’écriture de La prédiction de Nadia et de Babyfaces. La prédiction de Nadia est sorti en 1997 et, depuis, j’ai été occupée par d’autres projets. Mais j’avais gardé l’idée d’écr ire un r oman qui serait consacré au personnage de Nejma. J’y ai repensé quand je me suis intéressée au phénomène du catch. Entre mon fils qui est au collège et les élèv es que je r encontre régulièr ement dans les classes, je me suis r endu compte que les enf ants étaient fous de catch, en par ticulier dans les quar tiers populaires. J’ai r encontré aussi beaucoup de lecteur s qui m’ont confié qu’ils ador eraient lir e un li vre dans lequel on parlerait de The Undertaker ou de The Edge. Alors je me suis documentée sur le sujet. J’avais envie que Nejma soit une catcheuse . Puis j’ai r egardé plusieur s reportages, et là, je me suis dit qu’il valait mieux renoncer à valoriser encore un peu plus le spor t-spectacle. Si les combats de catch sont mis en scène et exécutés par des athlètes surentraînés, les enf ants qui imitent leur s idoles peuvent se blesser gravement. C’est ce qui arrive à Jonathan Suyckerbuck dans le roman. Je ne condamne pas le catch, qui est un divertissement extrêmement aimé et populaire. Mais je voulais quand même signaler les conséquences dramatiques que peut entraîner un combat sauvage. Finalement, Nejma ne fera pas de catch. Elle trouvera une sorte de rédemption dans l’athlétisme , qui est tout aussi adapté à sa nature « puissante ». « Écoutez-moi bien ! Le sprint, le fond, le saut, c’est à la portée de beaucoup de filles. Résultat, il y a bousculade dans la concurrence. Mais le lancer… Peu d’athlètes possèdent les jambes et les bras assez solides pour y aller. Quant à ceux qui sont capables de développer une technique assez fine pour l’emporter, ils sont carrément rares. Les jambes et les bras, elle les a et je vous en félicite. Pour la technique, j’en fais mon affaire. Elle se retrouvera en championnat de France avant d’avoir son bac… »


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Illustration de couverture de Dorothée de Monfreid 140 pages – 8,50 €

CatalogueAut2010_CatalogueAut2010 23/06/10 12:32 Page31

À l’école, personne n’aime Nejma. Elle est nulle, méchante, moche et mal habillée. En plus, elle crache par terre. Mais on ne lui dit jamais rien, parce que tout le monde sait qu’il ne faut pas pousser à bout une personne qui n’a rien à perdre. Aussi, le jour où Jonathan Suyckerbuck, grand amateur de catch, est retrouvé inconscient derrière la porte de la cantine, c’est Nejma qu’on accuse. Elle a beau se défendre, personne ne la croit. Elle fait une coupable idéale. Mais Nejma n’est pas aussi seule qu’elle veut bien le croire. Au tour de son voisin et ami Rajanikanth, alias Raja, alias Freddy, de faire quelque chose pour Nejma, elle qui l’a toujours protégé. Sans oublier Isidore, le vigile du supermarché dans lequel Nejma se réfugie après les cours. Isidore estime Nejma. Il la voit différemment. Il a même prononcé ces mots magiques : « Tu n’es pas grosse. Tu es puissante. »

Après La prédiction de Nadia, Marie Desplechin s’est une nouvelle fois inspirée d’un quartier nord d’Amiens. La Nejma de Babyfaces ressemble à une jeune fille qu’elle avait alors rencontrée. Cette année, Marie renoue avec le Cardan pour une création musicale au cours de laquelle cent choristes interpréteront une composition de Nicolas Frize. Dans la même collection : La prédiction de Nadia, Pome…

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Illustration de couverture de Cati Baur 72 pages – 8,00 €

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Il y a longtemps que Malika Ferdjoukh aime séjourner à Trouville. L’aspect vieillot et décrépit des bâtisses la séduit, tout comme le charme rétro de l’ambiance XIXe siècle. Le romanesque de la plage l’inspire. Le silence et la solitude hors saison lui conviennent. Cette fois, c’est un chat qui renvoyait la balle – au sens propre du terme –, perché sur une table de ping-pong, qui lui a donné le déclic de cette histoire. Dans la même collection : Minuit-Cinq, Aggie change de vie

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Scarlatine et parents absents : Maurice se retrouve en partance pour Trouville-Deauville, chez sa grand-tante Willa. Pour qu’elle veille sur lui. Elle a une réputation, dans la famille : 60 % mauvais poil, 40 % sale caractère. Maurice s’attend à une semaine de cauchemar, il découvre un décor de film, et les dialogues qui vont avec. Tante Willa n’est pas le monstre redouté, mais une tante désopilante, pince-sans-rire, et championne de poker en plus ! Quant à l’endroit qu’elle habite, il est extraordinaire. C’est un ancien hôtel de luxe, le Trouville Palace, qui ressemble à celui de Shining, avec ses couloirs interminables et ses lustres prêts à s’écrouler. Maurice l’explore en se disant que les portes numérotées doivent cacher des secrets et des habitants bizarres. Et voilà justement qu’une jeune fille, coiffée et vêtue à l’ancienne mode, empêchée de sortir par son père, demande à Maurice de l’aider...


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Illustration de couverture de Marc Boutavant 96 pages – 8,50 €

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« En tant que super-héros, je me demande à quoi me sert d’apprendre que le verbe “dormir” est du troisième groupe. Dans ma classe, certains veulent être archéologue, dentiste, psychiatre, toiletteur pour chien, ils ont tous quelque chose à retenir de l’école, mais moi ? Il n’y a pas de cours pour sauter d’un immeuble ou pour enfoncer le crâne d’un ennemi dans le sol. Parfois, j’ai l’impression d’être en suspension au-dessus de ma chaise, de ne rien écouter, d’être ailleurs mais je redescends vite sur terre. Parce qu’il y a Juliette Baccara. Ce n’est pas notre institutrice : c’est une fille. »

Comédien, rédacteur à France 5 et auteur d’une dizaine de livres pour enfants et adolescents, Colas Gutman avoue avoir eu une ou deux fois l’impression d’être un super-héros. C’est en secouant ces sensations qu’il a créé un personnage qui refuse de lâcher la fiction et son enfance. Dans la même collection : Rose, Les inséparables

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© Mila Savic

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Illustration de couverture d’Alan Mets 140 pages – 8,50 €

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Quand il écrit, Thomas Gornet a l’impression de mettre en scène un spectacle sans contraintes. Il savoure ce moment de création solitaire autant qu’il aime se mêler à une troupe d’acteurs, quand les idées fusent. Ce comédien et metteur en scène vit à Limoges et partage son temps entre le théâtre et l’écriture de romans pour l’école des loisirs. Compagnie du Dagor : www. thomasgornet.blogspot.com Dans la même collection : Je n’ai plus dix ans

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« Il paraît que la sixième fait grandir. Il paraît. Eh bien non. Je peux le certifier : aujourd’hui, 4 septembre, jour de mon entrée en sixième, rien n’a changé. J’ai toujours la même tête, un peu carrée avec l’oreille droite légèrement décollée. J’habite toujours tout seul avec mon très grand frère Kaï, qui s’occupe de moi depuis que maman a disparu. Et surtout, j’ai toujours ce petit truc à l’intérieur de moi. Une sorte de petit animal qui me grignote le cœur, qui se balade dans mes intestins depuis six mois. Quelque chose qui fait que j’ai “une tête de déterré”, d’après Kaï. La tête du type qui a été amoureux et qui ne le sera plus jamais. Jamais. Non, ce n’est pas la sixième qui fait grandir. C’est le chagrin. »


David voudrait juste qu’on le laisse tranquille. Que les choses soient claires : non, il n’a pas besoin d’amis. Ce dont il a besoin, c’est d’une mère, et la sienne est morte il y a un an. Ce dont il n’a aucune envie, c’est d’aller à cette stupide chasse aux œufs de Pâques où l’emmène sa grand-mère. Bon, c’est vrai que cette chasse se révèle plus originale que prévu. David trouve une morte dans la forêt : une fille cachée sous des feuilles, un œuf dans la bouche. Il se sent tout de suite bien avec elle, alors il lui parle. Et il repart. Et puis l’autre jour, à la bibliothèque, avec qui David se retrouve nez à nez ? La Morte. Elle s’appelle Rose, elle a treize ans. C’est le genre de fille qui installe sa chambre dans une vieille camionnette pour échapper à sa mère voyante et timbrée. Son point fort : elle est on ne peut plus vivante.

© Gene Walsh

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Illustration de couverture de Véronique Deiss Traduit de l’anglais par Jérôme Lambert 266 pages – 11,00 €

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Petit, Jerry Spinelli n’a pas eu besoin d’attendre Halloween pour aller à l’école habillé en cow-boy et dégainer son pistolet comme John Wayne. Plus tard, il n’a pas eu besoin de savoir manier la batte comme un dieu pour déstabiliser un lanceur sur un terrain de base-ball. Aujourd’hui, il a juste besoin d’une chemise en flanelle, de mocassins, de ses six enfants et de tout son talent pour écrire des best-sellers mondiaux. Dans la même collection : Z comme Zinkoff

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Choisis, traduits et adaptés par Monique Stérin Couverture et illustrations de Philippe Dumas 128 pages – 8,00 €

Contes des Indiens Quechuas

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Contes des Indiens Quechuas du Pérou Choisis, traduits et adaptés par Monique Stérin Contes du monde entier l’école des loisirs

Entre les ailes du condor ! Ce grand oiseau est depuis toujours le symbole de la cordillère des Andes, où vivent les Indiens Quechuas. Leurs contes disent que le condor peut se transformer en homme pour épouser une jeune fille, sans cesser pour autant d’être un rapace terrible. Ils nous font découvrir la sorcière Achique, lancée à la poursuite de deux enfants qu’elle dévorerait assurément si les bêtes de la montagne et des vallées profondes ne venaient à leur secours. Renard prétentieux, blaireaux déchaînés, colibri tout-puissant, pumas féroces, avare transformé en daim peuplent ces histoires à la tonalité particulière. À la fois drôles et mélancoliques, les contes Quechuas portent la trace d’une histoire marquée par la domination des Incas, puis des conquistadores. Mais la langue dans laquelle on les raconte s’est maintenue, tout comme certaines de ces histoires venues de la nuit des temps.

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Choisis, traduits et adaptés par Monique Stérin Contes du monde entier l’école des loisirs

Épée vole ! Les Indiens Mapuches sont de grands guerriers qui ont résisté jusqu’au siècle dernier à tous les envahisseurs. Aujourd’hui ils ne sont guère nombreux, pourtant, ils se racontent toujours les exploits de leurs héros préférés : le valeureux Calvumil et son épée magique parti à la recherche de la fleur qui sauvera son père, ou encore Huenchumir le fils de l’Ours. Ce héros-là appartient à la fois au monde des hommes et à celui des ours, mais après bien des épreuves il deviendra homme pour de bon. Avec le temps, les Mapuches sont devenus éleveurs puis paysans. Des fermes et des troupeaux apparaissent dans leurs histoires mais on y rencontre toujours les grands fauves mythiques d’autrefois, les ogres et les sorcières des origines. La faune sauvage qui se cache dans ce livre est de toute beauté.

Choisis, traduits et adaptés par Monique Stérin Couverture et illustrations de Philippe Dumas 128 pages – 8,00 €

Contes des Indiens Mapuches du Chili

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Contes des Indiens Mapuches du Chili

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Monique Stérin est philosophe de formation. Elle est née à Paris, a vécu au Japon et maîtrise l’espagnol et le japonais. Elle aime les bibliothèques, dans lesquelles elle explore de vastes collectes de contes populaires. Après avoir réalisé le recueil de contes japonais de l’école des loisirs, elle s’est consacrée à la recherche de contes recueillis auprès des Indiens Mapuches et Quechuas au début du XXe siècle.

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MĂŠdium


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Illustration de couverture de Rascal 238 pages – 10,00 €

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Pendant l’été, le pensionnat ferme. Pénélope, Sanouk et Ludmila partent en vacances chacune de son côté. Sanouk est en route pour la Sibérie. Elle va enfin faire la connaissance de son père, Andreï Voronov, le poète nénètse. Il a des ennuis depuis qu’il s’est opposé à Sibergaz, la compagnie qui veut exploiter les ressources naturelles des terres de son peuple. Ludmila s’est rendue à Moscou, où elle a retrouvé son père, un géologue solidaire du combat des Nénètses. Quant à Pénélope, elle s’ennuie au bord de la mer Noire dans la somptueuse villa de sa tante. Tout change avec l’arrivée à la villa de la sous-directrice du pensionnat. Olga Pétrovna et la tante de Pénélope mettent au point une machination pour faire accuser Andreï Voronov de sabotage et nuire ainsi à la cause nénètse. Lorsque Pénélope découvre qu’un complot se trame, elle prévient Ludmila. Elles décident de rejoindre Sanouk en Sibérie. Ensemble, elles vont unir leurs forces pour tenter d’arrêter les terribles événements qui se préparent.

Pour Anne Bouin, « la Russie est un grand réservoir d’imaginaire ». Si elle n’est jamais allée en Russie, elle a toujours été baignée dans la culture de ce pays. Elle en propose sa vision imaginaire, fondée sur des faits proches de la réalité vécue par les peuples nomades de Sibérie. Après vingt ans passés dans l’édition, Anne Bouin partage aujourd’hui son temps entre l’écriture, l’animation d’ateliers de poésie pour les jeunes et la fabrication de livres d’artiste. Dans la même collection : Petite feuille nénètse

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Photographie de couverture de Franck Juery 104 pages – 8,50 €

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Son nez n’est pas du tout crochu. Elle ne chevauche aucun balai, ne touille aucun chaudron. Pourtant, Ingrid est une sorcière. Et une belle. Le jour où elle débarque au village de Skelleftestad, tous les hommes tombent raides. Elle pourrait prendre celui qu’elle veut. Alors pourquoi choisit-elle d’épouser Nils Swedenborg, qui est certes beau, joyeux, fidèle et travailleur, mais aussi pieux et indécrottablement stupide ? Pour se ranger ? Mener une vie tranquille au coin du feu, avec le charpentier du cru, et s’en aller prier au temple tous les dimanches ? Non. Une sorcière a un besoin viscéral de tours et de magie. C’est leur fille qui raconte l’histoire. Elle connaît la réponse. Et cette réponse fait froid dans le dos.

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Les trois filles de Nils Swedenborg et de son épouse Ingrid ont grandi. Elles ont maintenant seize ans, seize ans un quart et seize ans et demi. L’âge des idéaux, des projets, des passions. Agnes et Greta ont trouvé les leurs : l’une passe son temps plongée dans les broderies, les chiffons, les jupons ; pour l’autre, c’est gourmandise et pâtisserie. Leur sorcière de mère compte sur l’aînée pour sauver l’honneur. Hélas, il semblerait que Johanna ait l’art et la manière de toujours remettre au lendemain ce qu’elle pourrait entreprendre… Elle a des qualités pourtant. Un esprit sarcastique et persifleur. Elle sait réfléchir. Alors qu’attend-elle pour accomplir de grandes et vilaines choses ? Parce que sa mère a réussi à la vexer en la traitant de créature humaine, Johanna réagit. Ce ne sont pas les idées malveillantes qui manquent. La sienne est diabolique.

© François Bourru

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Photographie de couverture de Franck Juery 120 pages – 8,50 €

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A priori, Jean-François Chabas était plutôt rétif aux séries : il trouvait trop souvent que le premier tome était bon et le deuxième… moins bon. Il a donc décidé de se lancer un nouveau défi avec ce qui sera un diptyque : écrire un texte fantastique, au style intemporel et littéraire. Un mélange de poésie et d’humour, pour rasséréner le lecteur éprouvé par ses derniers romans un peu noirs. Et pour finir, un hymne à l’amour, car les sorcières aussi ont un cœur. Dans la même collection : Les cinq bonheurs de la chauvesouris, Les Monts de l’Éléphant…


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Illustration de couverture d’Hélène Millot 462 pages – 12,50 €

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Le jour, elle range dans ses tiroirs à projets les héros de ses livres futurs (une fée grise), trouve dans un moteur un chat (Obama), pratique le hockey (sur gazon). La nuit, elle écrit en rêve des romans d’anticipation fantastique (plus de 400 pages). Cette personne qui ne fait rien comme tout le monde s’appelle Maëlle Fierpied. À 5 ans, elle partait, comme une grande, faire la route (banane et doudou en poche). À 33 ans, elle se transforme, dans sa cuisine, en écrivain Peter Pan.

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Imaginez. La tête des gens est pour vous comme une chambre dans laquelle vous vous promenez naturellement, au milieu de pensées secrètes et d’ogres aux dents de cisaille.Vous vous appelez Mélusine.Vous écoutez dans les têtes. La malchance vous poursuit depuis votre naissance. Tout bascule sans cesse dans la poisse. D’ailleurs, vous venez d’être enlevée par un vampire.Votre prénom est Framboise.Vous savez déplacer les objets. Vous n’avez pas de famille, plus de mémoire et pour terrain de jeu une gare où vous dérobez les portefeuilles. On vous appelle Décembre mais en fait votre vrai prénom est Tristan.Vous êtes télépathe. Arrêtez d’imaginer. L’Université invisible vient de vous kidnapper. Cette organisation secrète s’intéresse à vos dons uniques, magiques, terribles. Pour les perfectionner, elle vous embarque sur une île mystérieuse. Désormais, votre présent et votre avenir sont ici. Car, bientôt, dans le monde d’En Bas, plus personne ne se souviendra de vous.


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Photographie de couverture de Franck Juery 80 pages – 8,00 €

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« Ni chère, ni maman, C’est pire qu’une veille de lundi. Demain, tu pars. Back to black. En fait, tu es déjà partie. Tu chantes. Tu fais comme moi quand ça va bien, tu inventes des paroles sur des airs connus. Tu fais de l’humour. Tu prends ton temps pour tout. Tu restes en pyjama. Et tu te fiches de sentir encore la nuit. Tes yeux sont moins cernés. Comme chaque fois que tu dors une heure de plus. Puisque je vais souffrir pendant cinq cent quatre heures, je vais m’entraîner à manquer de toi, tu recevras vingt et une lettres de ton fils. Unique. Je n’invente rien, c’est toi qui le dis quand on se papouille. J’ai posté celle d’hier à la levée de 17 h 30 pour qu’elle arrive avant toi chez ton Zurichois et le poil, tu le mets où tu veux. Tu poseras tes valises, il dira : « Tu as du courrier, une lettre du p’tit », avec une apostrophe, bien sûr, entre le p et le t, pour me petipiser. (…) Toi, sans rien dire, tu lui prendras la lettre des mains et tu l’ouvriras, loin de lui, puisque mon amour ne regarde que toi. Ton chiard »

Catherine Gualtiero est l’une des rares personnes à savoir dire Tous les baisers s’appellent encore (collection Mouche) en hongrois. Parce qu’elle est la spécialiste des amours jamais rassasiées (Tout le monde dort sauf moi, Western Spaghetti). Parce que, ancienne enseignante de français à Buda, elle sait que les cœurs gèlent aussi à Pest et que seuls les livres parviennent à les réchauffer un peu. Dans la même collection : Tout le monde dort sauf moi, Western Spaghetti

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Photographie de couverture – Henrik Trygg © Corbis. 210 pages – 10,50 €

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Romuald Giulivo sait que les croix et les gousses d’ail chassent les vampires mais sont sans effet sur les vieux démons. Parfois, une fille aux allures d’ange trace les lignes d’une existence nouvelle (Pyromane). Parfois aussi, loin de ce monde en ruine, d’autres lieux se dessinent où tailler sa route. Mais toujours l’ange passe et les mirages se révèlent. Et toujours, dans cette « ritournelle », les temps où l’on est bien ne sont que des refrains. Dans la même collection : Pyromane, Là-bas

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Vivre, courir, aimer. C’est la promesse que Romain a faite un jour à Lola, une fille connue trois jours et jamais oubliée. Mais le temps a passé, et cette chose est arrivée. Le vent qui s’est levé d’un coup et qui a soufflé sa sœur, Marie, comme une flamme. En cette veille de Noël, vivre c’est se cogner à des parents fantômes, aimer c’est désirer une femme qui se refuse. Reste courir, contre l’asphyxie, iPod et cran d’arrêt en poche et scooter en main. Direction Marie, l’hôpital. Un tour de passe-passe et, dans la nuit couleur goudron, deux corps en fuite soudés, souffles mêlés, roulant pendant des heures. Aimer.Vivre, c’est en cours de route, parler, manger comme sans faire exprès. Et toujours reste courir, contre les vieux démons des toilettes ou les sales types qui vous rattrapent dans un Lavomatic. Au bord du cauchemar, surgit un homme, aux allures d’Hemingway, qui les emmène en pleine montagne et les installe dans une chambre d’enfants vide. Un type qui a un truc qui cloche. Reste : courir ?


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Illustration de couverture de Loren Capelli 80 pages – 8,00 €

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Martin et ses amis se doutaient bien que cela arriverait un jour, que l’un d’entre eux finirait par se faire tabasser, simplement à cause de sa façon de s’habiller ou de ses bizarreries. Ça aurait pu tomber sur Bakary, tellement bon en maths qu’il énerve tout le monde ; sur Fred, le musicien, qui se teint les cheveux en vert ; ou même sur Martin, particulièrement doué pour l’ironie. Finalement, c’est arrivé au plus gentil d’entre eux, à Erwan, le bricoleur de la bande, dont le seul tort est de porter une cravate et des chaussures cirées. Et c’est comme si cette agression avait blessé les trois autres. Au collège, ils deviennent encore plus distants. La moindre injustice met leurs nerfs à vif. La colère circule en eux, leur donnant une énergie folle ! Ils veulent agir, mais à leur manière… forcément particulière.

« C’est un livre totalement autobiographique, pas dans les faits mais dans ce qu’il dit et dans les personnages. J’adresse un signe à l’adolescent bizarre, malheureux et joyeux que j’étais. Je lui dis : “Tiens bon, ça ira mieux plus tard, ne renonce pas.” » Martin Page publie son cinquième roman jeunesse, il a déjà écrit une dizaine de livres pour adultes (romans, essais, nouvelles)… Pas mal pour un ancien membre du Club des inadaptés ! Dans la même collection : Traité sur les miroirs pour faire apparaître les dragons

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Thomas Lavachery: le plaisir des retrouvailles Deux ans sans nouvelles de Bjorn le Morphir ! Autant dire une éternité. mais c’est le temps qu’il fallait pour que son auteur, Thomas Lavachery, fourbisse ses armes, se prépare à entamer un nouveau cycle et surtout redécouvre, toujours intact, le plaisir des retrouvailles. Il s’est passé deux ans avant que je me remette à écrire. J’avais envie de changer d’univers, j’ai donc écr it entre-temps deux livres, dont un album pour les plus petits. Si j’avais entamé ce nouveau cycle tout de suite, j’aurais eu moins d’envie. J’avais laissé de nombr euses questions non résolues dans Bjorn aux enfers, j’avais déjà une idée de la suite , mais dans les g randes lignes. Il m’a f allu tout r elire, me r etaper les cinq tomes, en prenant des notes, en faisant une carte. J’avais très envie de remonter à la surface après ce long séjour dans les enfers.

de la guerre. En même temps, je voulais la décrire d’une manière réaliste, je voulais rendre l’aspect chaotique de la guerre. J’ai été très mar qué par ce passage du r oman de Stendhal, La Chartreuse de Parme, qui décrit la bataille de Waterloo vue par Fabrice. C’est n’importe quoi, c’est tout sauf organisé,c’est le chaos intég ral. On a l’impr ession de subir quelque chose sur quoi on n’a pas de pr ise. Tolstoï s’est inspiré de cette description pendant l’écriture de son Guerre et Paix. Et puis je voulais des morts, des vrais mor ts, montrer les pertes, le chagrin qui en découle. J’ai créé des personnages à cet effet, pour Ce dont il ne voulait plus… Je n’étais pas complètement sa- les faire mourir. Je voulais aussi montrer l’autre aspect du comtisfait des portraits de jeunes femmes dans les premiers tomes, bat, celui de la frénésie guerrière, cette exaltation qui saisit les ni des r elations entre Bjor n et Sig rid que je tr ouvais parfois hommes. J’ai essa yé de m ultiplier les aller s-retours entre les trop caricaturales, j’avais envie de relations plus subtiles, plus deux émotions. justes. Je voulais également moins de fantastique et que le récit Le style… Je me fais plaisir, je n’hésite pas à employer un vocane repose pas autant là-dessus. bulaire plus recherché. Je fais comme si j’écrivais pour des adultes, Les envies, les choix… J’étais très content de retrouver d’an- je ne f ais pas de différ ence. Je me dis que , si les jeunes lecteur s ciens personnages. Je les avais quittés jeunes (à la fin de Bjorn ont lu les pr emiers tomes et sont ar rivés jusque-là, ils peuvent le Morphir), ils avaient grandi, évolué, j’avais envie qu’ils nous tout comprendre. Cette fois, je me donne les coudées franches. surprennent, comme Ingë, par ex emple, la petite sœur de Bjorn. C’était impor tant pour moi que le frèr e et la sœur se La suite La fin est une accr oche, l’histoire se ter mine avec retrouvent. L’autre envie, c’était tout ce qui concerne la guerre l’apparition d’un personnage mystérieux et troublant. Dans le et la stratégie. Je me suis renseigné, j’ai lu par exemple, L’Art prochain tome, Bjorn va quitter le Fizzland pour aller dans un de la guerre, un traité de stratég ie militaire de Sun Tzu, je me monde d’inspiration mongole. Je vais devoir inventer un peuple suis inspiré de batailles célèbres, grecques, égyptiennes. Je me et des coutumes compliquées, ce que j’adore faire. Mais Bjorn suis imprégné de tout cela pour donner une vision stratégique va avoir besoin d’aide…

Un petit rappel des épisodes précédents… Bjorn le Morphir Au début de l’hiver de l’année 1065, Bjorn est encore un gringalet, craintif comme un oiseau tombé du nid… mais lor sque la neige , cette Démone blanche, s’attaque à sa famille, le jeuneViking se révèle autre. Bjorn découvre qu’il est un morphir, un guerrier aux pouvoirs exceptionnels. Bjorn aux enfers I Le roi Harald Ier ordonne à Bjorn le morphir d’aller arracher le Prince Sven à la reine des enfers, la terrible Mamafidjar. Pour cette première mission, le jeune Viking s’entoure de nouveaux compagnons : Svartog- Longs-Bras, Ketill le Rouge et Sig rid, sa fougueuse fiancée. Avant d’atteindre la porte des enfers, Bjorn va devoir apprendre à se compor ter en chef .

Bjorn aux enfers II Bjorn et ses compagnons progressent, non sans mal, sur les étendues glacées du premier étage des enfers. Il croisent serpents de mor ve, fouines suceuses de sang et autr es créatures infer nales, mais aussi des amis, les mystérieux Petchégols, qui leur viennent en aide.

Bjorn aux enfers III Bjorn et sa tr oupe explorent l’étage aux oiseaux, peuplé de hérons d’acier et de terribles griffons. Ce ne sont pas les plus dangereux. Le Prince Dar est à leurs trousses, prêt à tout pour les empêcher d’accomplir leur mission. Mais comment f aire vite , alors que Sigrid a mystérieusement disparu ? Bjorn aux enfers IV Cinquième et dernier étage des enfers. Le morphir et ses compagnons doi vent aller au bout de leur mission et affr onter Mamafidjar et ses alliés. Mais la bataille contre les Yus, ces marins émérites, et les Elfes, réputés in vincibles, s’annonce ter rible. À moins que Bjor n ne tr ouve en lui de nouv elles forces incontrôlables et terrifiantes…


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Illustration de couverture de Denis Roussel 336 pages – 11,50 €

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L’agresseur portait un masque de la Saint-Magnus, une figure de diable, et un chapeau à cornes. Tandis qu’il poignardait Harald Ier, il riait à gorge déployée. Un démon, pour sûr ! Après ce terrible attentat, le vieux roi viking est au plus mal et fait appeler le morphir à son chevet. À peine Bjorn a-t-il eu le temps de profiter de l’affection des siens, de sa gloire toute neuve et des cadeaux offerts par Harald Ier après son expédition victorieuse aux enfers, que le voilà reparti. Sans attendre, il galope à bride abattue vers la capitale avec, à ses côtés, son ami le demitroll Dizir. Sur la route, les nouvelles sont préoccupantes. Des troupes ennemies se massent aux frontières et les royaumes voisins s’apprêtent à envahir le Fizzland. La guerre est imminente. Harald Ier doit se hâter de désigner un jarlal, un guerrier plein d’expérience qui le remplacera à la tête des armées. Ghizur-Loup-Blanc et Bardi le Borgne paraissent les meilleurs candidats au poste suprême. Pour Bjorn, cela ne fait aucun doute… Et si le morphir se trompait ?

Avant d’attaquer ces nouvelles aventures de Bjorn le morphir, Thomas Lavachery s’est accordé deux ans de répit pour « garder l’envie et le plaisir », explique-t-il. Dans ce nouveau cycle, il a voulu décrire la guerre telle qu’elle est, « chaotique, féroce et meurtrière ». Il s’est inspiré de batailles célèbres et s’est plongé dans le traité de Sun Tzu, auteur chinois d’un célébrissime Art de la guerre. Mais son modèle absolu reste la bataille de Waterloo décrite par Stendhal dans La Chartreuse de Parme : « Un bazar incroyable ! » Avec autant de références, Bjorn ne pouvait que prendre du galon…

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Illustration de couverture de Gabriel Gay 196 pages – 7,00 €

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Le professeur d’étruscologie Nils Hazard a plus de facilité à résoudre les énigmes autour de lui que les mystères de la langue étrusque. Grâce à une méthode d’investigation très personnelle – il ne réfléchit pas, ne déduit pas, mais se contente d’imaginer le passé des autres –, il découvre pourquoi l’un de ses étudiants est tourmenté par un tic qui lui déforme le visage. Il retrouve la trace d’un père de famille parti sans laisser d’adresse. Il comprend pourquoi le jeune François s’est mis subitement à bégayer. Si Nils Hazard est devenu un chasseur d’énigmes hors pair, c’est parce qu’il s’est longtemps considéré lui-même comme une énigme. À treize ans, il a percé le mystère d’un rêve qui le hantait depuis ses plus jeunes années et découvert un terrible secret de famille. Nils Hazard a décidé de raconter ce secret à Catherine Roque, l’une de ses étudiantes. Un choix étonnant : fonceuse, brouillonne, championne de tir à l’arbalète, elle a aussi le don de le mettre hors de lui. Les deux premières des aventures de Nils Hazard aujourd’hui rééditées.

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Au collège Saint-Prix, un professeur a retrouvé son casier forcé et ses copies corrigées avec du sang humain… Avertissement ou mauvaise plaisanterie ? L’inspecteur Berthier charge le chasseur d’énigmes Nils Hazard et sa petite amie Catherine Roque de mener une enquête discrète sur le terrain. Notre étruscologue distingué se fait passer pour le nouveau prof d’histoire-géo, pendant que Catherine se fait embaucher aux cuisines. Nils se retrouve avec 280 suspects sur les bras, dont un directeur à moitié fou, un concierge un peu simplet et tous les lascars de la troisième. Nils sent qu’il doit agir au plus vite. Car un « maniaque du crime » rôde la nuit dans les couloirs du collège, et ses menaces n’ont plus rien d’une plaisanterie.

© Claudie Rocard

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Illustration de couverture de Gabriel Gay 154 pages – 7,00 €

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Marie-Aude Murail En 1989, Marie-Aude Murail ressortait de ses tiroirs un manuscrit qu’on lui avait refusé dix ans plus tôt, un roman policier pour adultes qu’elle ne s'était pas résolue à jeter. L’homme hanté, c’est son titre, allait enfin pouvoir lui servir. L’idée était d’en faire une intrigue policière pour adolescents, mais sans forcément suivre les lois du genre. Pas de héros de l'âge du lecteur, mais un étruscologue aux yeux bleu nuit, pas de récit linéaire, mais des histoires emboîtées et, surtout, un fil rouge particulier, la psychanalyse… Un pari risqué, largement gagné : Dinky rouge sang a enthousiasmé de nombreux lecteurs et donné naissance à une nouvelle série d’intrigues policières, la série des Nils Hazard. Dans la même collection : La dame qui tue Tête à rap Scénario catastrophe Qui veut la peau de Maori Cannell ? Rendez-vous avec Monsieur X


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Illustration de couverture d’Hélène Millot 238 pages – 11,00 €

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Les incendies spontanés de Toissans ont été inspirés à Alice de Poncheville par un authentique fait divers survenu en 1996 à Moirans-enMontagne. Moirans est d’ailleurs la capitale des jouets en bois, ce qui convenait très bien pour Le don d’Adèle, une histoire qu’elle a imaginée comme un conte. Après avoir travaillé pour le cinéma, Alice de Poncheville anime des ateliers avec des enfants, notamment autour des contes, et consacre son temps à l’écriture de nouveaux livres. Dans la même collection : Je suis l’arbre qui cache la forêt, Calamity Jane avait deux filles…

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Adèle fait une chute en patins à roulettes et, à son réveil, elle n’est plus la même. Elle est désormais capable d’entendre ce que pensent les autres. Adèle se confie à sa meilleure amie, Prudence, qui l’encourage à utiliser ce nouveau pouvoir. À quoi bon avoir un don si on ne s’en sert pas ? L’occasion se présente quand Adèle voit sa tante dans un reportage du journal télévisé. Sylvie vit dans le Jura, à Toissans, où des incendies font rage. Est-ce l’œuvre d’un pyromane ? Un phénomène naturel ? Les experts sont perplexes. Intriguées, Adèle et Prudence décident de partir en vacances chez Sylvie pour mener l’enquête. Adèle y voit aussi l’occasion de renouer avec son histoire familiale. Quand elle était toute petite, son père est mort à Toissans dans des conditions mystérieuses. Les deux amies ne croient pas à l’hypothèse des incendies spontanés. Elles veulent démasquer le pyromane. Mais la tâche s’annonce difficile, car à Toissans, tout le monde a ses secrets.


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Photographie de couverture de Franck Juery 96 pages – 8,00 €

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Quand on lui a annoncé que son père était mort, Juliette a seulement pensé qu’elle ne ferait plus jamais de karaoké avec lui, ni de soirées crêpes, ni d’arbre de Noël, ni de course sous la pluie, ni de cinéma. Plus rien. Puis Juliette a voulu savoir de quoi il était mort. Son grand frère Arthur a fait exprès de changer de sujet et sa mère lui a juste répondu que ç’avait été « rapide ». Mais qu’est-ce que ça veut dire, « rapide » ? Alors, Juliette a demandé à voir le corps. Tout le monde a éludé, même Tante Sucette, en lui disant que c’était impossible. Juliette a compris que la mort de son père n’était pas une mort comme toutes les autres. Elle allait encore apprendre que certaines personnes n’ont tout simplement plus la force de vivre…

Isabelle Rossignol a su qu’elle écrirait ce livre et qu’il porterait ce titre le jour où elle a vu une petite fille, qui venait de perdre son papa, grimper sur une chaise et tracer sur la buée d’une fenêtre : « Il faut rester tranquille… » Isabelle Rossignol n’a jamais craint d’aborder les sujets sombres comme la folie, le chômage et aujourd’hui la mort d’un père… mais toujours avec grâce. Cette amoureuse des mots enseigne l’écriture à des enfants et des adultes et écrit des pièces radiophoniques. Dans la même collection : Moi sauvage, Les placards sont vides…

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MĂŠdium documents


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« C’est un métier d’ouvrier qu’il te faut, pas une place de bourgeois ! » Dans les années 1930, Robert Dautray s’appelle encore Robert Kouchelevitz. À l’école, les professeurs ne parviennent pas à prononcer son nom, ses camarades de classe ne jouent jamais avec lui : il doit rentrer tôt pour aider ses parents, de pauvres émigrés russes. C’est l’Occupation. Pour échapper aux Allemands, la famille se divise. Le père est déporté à Auschwitz, d’où il ne reviendra pas. La mère se cache avec ses enfants dans les Alpilles. Robert est berger mais il passe quand même le bac. À la Libération, il est reçu premier à l’École des arts et métiers. Un professeur l’y remarque et songe pour cet élève hors norme à l’École polytechnique. Sans trop y croire, Robert tente le concours. Il en sort premier, n’en éprouve aucune fierté, sa mère non plus. Ils ont d’autres préoccupations : survivre. Devenu major de l’X, le jeune ingénieur physicien rencontre des hommes importants, est initié aux usages de la bonne société. Mais seuls les mystères de l’atome retiennent l’attention du jeune savant. Une obsession qui permettra à la France, alors très en retard et très soucieuse de s’aligner sur les grandes puissances, de se doter, à la fin des années 1960, de la bombe H, ce glaive si puissant qu’il permet d’assurer la paix entre les nations.

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Robert Dautray Du Vél’ d’Hiv à la bombe H

Photographie de l’auteur – DR 252 pages – 14,80 €

En 1942, il fuit les nazis et devient berger. À la Libération, il entre à Polytechnique

Robert Dautray a un parcours scientifique hors du commun. C’était un garçon pauvre issu d’une famille juive biélorusse émigrée en France dans les années 1930. Rien ne le destinait à poursuivre de brillantes études. Pourtant, la guerre, la pauvreté et les tragédies familiales ne l’ont jamais empêché d’être toujours premier. Retracer sa vie, c’est aussi retracer l’histoire politique de la France, depuis l’Occupation et la guerre froide jusqu’au développement de l’énergie nucléaire.

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Traduction de l’anglais par Diana Roman-Gamboa Photographie de l’auteur – DR 336 pages – 14,80 €

Un étudiant en sociologie perce les secrets de l’économie de la drogue. Voici son histoire.

Sudhir Venkatesh doit beaucoup à J.T., le chef de gang des Black Kings. Ce jeune homme de 24 ans, à la tête d’une véritable entreprise – d’un genre totalement hors la loi –, lui a patiemment montré les rouages de l’économie souterraine dans un quartier pauvre où le taux d’alphabétisation est au plus bas. Grâce à lui, Sudhir Venkatesh a pu prouver à ses professeurs que c’est en passant du temps avec les gens, sans nécessairement leur poser trop de questions, que l’on peut le mieux les connaître. Spécialiste du ghetto noir américain, il est devenu à son tour un grand professeur de sociologie.

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Dans la peau d’un chef de gang Sudhir Venkatesh

Sudhir Venkatesh, étudiant en sociologie à l’université de Chicago, participe, sous la direction d’un grand professeur, à un nouveau projet de recherche. Il s’agit d’étudier les jeunes Noirs des cités HLM de Lake Park, un ghetto où la police et les ambulances n’entrent plus. La méthode : poser des questions élaborées par ses aînés, afin de générer des données scientifiques. Exemple : comment se sent-on quand on est noir et pauvre ? A : très bien. B : bien. C : assez bien. D : moyennement bien. E : pas bien du tout… Le type qui a formulé cette question est-il seulement déjà sorti de la bibliothèque ? C’est ce que se demande Sudhir lorsqu’il se retrouve dans la cage d’escalier d’une des barres de Lake Park, face à un colosse armé jusqu’aux dents absolument persuadé qu’il appartient à un gang rival. Il faudra que J. T., le chef des Black Kings, ceux qui contrôlent le quartier, prenne in extremis le jeune étudiant sous son aile. « Tu ne comprendras rien avec tes questions à la noix, lui dit-il. En revanche, si tu voulais, je pourrais te montrer comment on s’organise pour survivre quand on est un “negro” à Chicago. »


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théâtre


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Nombre de personnages : entre 4 et 10 À partir de 10 ans 48 pages – 6,00 €

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Bouffés par des requins, asphyxiés sous des tunnels, tel est le sort des frères de Zou qui tentent d’échapper à leur misère. Rien ne sert de se faufiler, rien ne sert d’être plus noir que la nuit. Zou, qui entend ses frères, comprend que pour réussir il faut au contraire être le plus voyant possible. Il s’entraînera donc à passer les frontières, grimé en clown. Depuis qu’il est petit, on lui dit qu’il est très doué pour faire rire. Cela suffira-t-il ? LA MÈRE : On se partage le peu, on se dit que ça ira. (Elle croise le regard de son fils.) Mais ça ne va pas, c’est ça ? ZOU : Non, ça ne va pas, le clown est nu, il a faim ! LA MÈRE : Il reste des fanes de radis, des haricots. ZOU : Alors on part, on dit qu’on y va. On dit qu’on va chercher du travail, on dit qu’on y croit parce qu’il faut, on ne dit pas qu’on n’a pas le choix. Le passeur est sûr, il coûte et c’est cher. LA MÈRE : Le passeur, est-il vraiment sûr ? ZOU : On ne dit pas que l’espoir n’a pas le choix. LA MÈRE : Là, je dis non. Tu veux me faire pleurer ? (Elle désigne l’habit de clown.) Ce n’est pas un mouchoir, ça ! Non, non ! (Elle abandonne son tricot et s’en va.) ZOU : C’est difficile de partir, même pour un clown.

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Nombre de personnages : 11 et plus À partir de 12 ans 48 pages – 6,00 €

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Yvon Kader est un enfant conscient de sa différence, il a bu de la lune, il est mongolien. Ses parents,Yacine et Annick, sont kabyle et breton. Il vit en banlieue. Il est aimé des siens. Pourtant, jour après jour, il raconte sa difficulté à vivre. Pourra-t-il avoir un métier ? être amoureux ? fonder une famille ? Comment en finir avec cette face de lune qu’il ne supporte plus ? Il doit trouver un moyen de se faire entendre. Ça tombe bien, c’est Noël. LE PÈRE NOËL : Joyeux Noël ! YVON KADER : Joyeux, joyeux ! LE PÈRE NOËL : Qu’est-ce que tu as commandé pour Noël ? YVON KADER : Ma vie, je voudrais devenir quelqu’un. LE PÈRE NOËL : C’est bien ! YVON KADER : Je me retournerai dans cette aube-là, je deviendrai ! Et il fera grand jour qui écarquille. LE PÈRE NOËL : Toi, tu n’es pas un garçon comme les autres. YVON KADER : On dit de moi que j’ai une face de lune. LE PÈRE NOËL : Donc ? YVON KADER : Donc, je fais une opération esthétique de la lune pour avoir l’air moins hilare et dégénéré, pour ratiboiser cet imaginaire qui me déborde. Je cesse de cacher ma tête sous le bras comme un paquet de linge sale, honteux. Je suis… LE PÈRE NOËL : Tu es ? YVON KADER : Une catastrophe, j’ose ! Je suis la terreur de ma vie !

Auteur de poésie, de romans, de nouvelles, Jean-Pierre Cannet se consacre depuis quelques années à l’écriture théâtrale. Une poésie universelle se dégage de l’ensemble de son œuvre qui évoque le monde moderne et ses blessures – guerre, pauvreté, déracinements, terrorisme. Jean-Pierre Cannet est régulièrement sollicité pour des résidences d’écrivain. Il apprécie particulièrement ces temps de rencontres et de sensibilisation à la littérature contemporaine.

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Nombre de personnages : au moins 16 À partir de 8 ans 64 pages – 6,50 €

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Karin Serres est née en 1967, elle a écrit une quinzaine de pièces pour le jeune public. Elle est également scénographe. Dans la même collection : Louise les ours, Thomas Hawk

Ils sont plusieurs tribus là-haut dans le Frigomonde à parler des langues bizarres et à avoir très faim, très soif et très froid. Les Kélélé s’installent sur une plaque de glace en n’hésitant pas à chasser ceux qui s’y trouvent. Mais d’autres tribus demandent aussi à y vivre, les Ouétu-Chulaq, les Lions polaires et Krill, le timide. Après avoir refusé de partager ce qu’il considère comme son territoire, le chef des Kélélé finit par tracer une frontière. Pour les Kélélé, la plus grande partie, et pour tous les autres, le reste. Mais à quoi sert la force ? La plaque fond dangereusement, elle craque. C’est la panique ! HUMMOCK : La mange, Brash, j’affame ! BRASH, immobile : Plus de mange, chef. HUMMOCK : Quoi ?! BRASH : Le blizzard tout envole, hier soir. HUMMOCK : Départe à la chasse, alors ! Non, reste, Brash ! Pas me lâche ! BRASH : Nulle, cette plaque, chef. HUMMOCK : Nulle, mais solide, vise. BRASH : Et si la se casse, comme la d’hier ? HUMMOCK : Nous trouve une autre.

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Classiques abrégés


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Texte traduit et abrégé par Marie-Hélène Sabard 238 pages – 6,00 €

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Herman Melville Après avoir été employé de banque à 13 ans, fermier à 15, instituteur à 18, Melville se fit marin et mena pendant cinq ou six ans une existence aventureuse qui laissa en lui des traces durables : il fut mutin, vécut parmi les cannibales, embarqua encore, puis, enfin sur la terre ferme, il devint l’écrivain « créateur de mythes » dont parle Albert Camus.

L’histoire du capitaine Achab peut se lire « comme la passion funeste d’un personnage fou de douleur et de solitude. Mais elle peut aussi se méditer comme l’un des mythes les plus bouleversants qu’on ait imaginé sur le combat de l’homme contre le mal et sur l’irrésistible logique qui finit par dresser l’homme juste contre la Création et le Créateur lui-même, puis contre ses semblables et contre lui-même… » Albert Camus, Écrivains célèbres, tome III, 1952. Épopée maritime, roman universel, allégorie biblique, livre culte, Moby Dick résiste, par son immensité, à toutes les approches, toutes les définitions. On y entre comme on poserait le pied sur un continent ; on en sort non pas en lecteur, mais avec le sentiment d’avoir vécu une expérience. D’ailleurs, on n’en sort jamais tout à fait. Ce livre est hanté : il suffit d’en parcourir quelques pages pour être habité – définitivement. Pourtant, son intrigue même tient en quelques mots : la traque obsessionnelle par un homme du cachalot qui lui a arraché une jambe…

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Texte abrégé par Boris Moissard 238 pages – 6,00 €

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La Bête humaine réunit tous les ingrédients du polar : un meurtre (voire plusieurs), du sang, de la violence, une femme fatale, du suspense, des scènes chocs, une enquête avec arrière-plans politiques, notables véreux et magistrats carriéristes… et, bien sûr, au moins un assassin. Nul d’entre ces gredins ne se retiendra de tuer s’il y trouve son compte : l’un le fera par jalousie, l’autre par brutalité, le troisième par intérêt, un quatrième pour se venger ou simplement par bêtise, ou par calcul, ou pour l’argent. Le seul (ou presque) à susciter l’indulgence est le criminel-né, le cheminot qu’affecte un besoin maladif de poignarder une femme. Ce malade trouvera-t-il, dans les délices d’un amour partagé, la force de vaincre la tare héréditaire qui pèse sur lui ? Mérite-t-il d’ailleurs d’échapper à son destin ? C’est toute la question que pose cet épisode très noir du cycle des Rougon-Macquart.

Émile Zola « Je voudrais, après Le Rêve, faire un roman tout autre ; […] un drame violent à donner le cauchemar à tout Paris, quelque chose de pareil à Thérèse Raquin, avec un côté de mystère, d’au-delà, quelque chose qui ait l’air de sortir de la réalité (pas d’hypnotisme, mais une force inconnue, à arranger, à trouver). Le tout dans une grande passion évidemment. L’amour et l’argent mêlés. » Émile Zola, « ébauche » de La Bête humaine.

La lecture d’une œuvre d’Émile Zola figure au programme des classes de quatrième.

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Réunis et abrégés par Stéphane Labbe 238 pages – 6,00 €

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Ernst Theodor Amadeus Hoffmann Égaré dans la carrière juridique, Ernst Theodor Wilhelm Hoffmann (1776-1822) troquera son troisième prénom contre celui d’Amadeus en hommage à… Mozart. Car l’homme est avant tout artiste : écrivain, bien sûr, mais aussi peintre et musicien. Son influence sur les romantiques français sera déterminante.

La lecture d’une œuvre d’E.T.A. Hoffmann figure au programme des classes de quatrième. Les contes retenus dans ce volume sont les plus connus : Les Aventures de la Saint-Sylvestre, Les Mines de Falun, CasseNoisette et le Roi des souris, Le Conseiller Crespel (Le Violon de Crémone), mais aussi les plus susceptibles, par leur caractère fantastique, d’intéresser les adolescents : L’Homme au sable, La Vision, L’Hôte mystérieux (Le Spectre fiancé).

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Un homme semble donner vie aux jouets qu’il fabrique, un autre confectionne des automates si parfaits qu’ils inspirent l’amour, un autre encore arrache leurs yeux aux enfants trop curieux… Parfois, le diable s’en mêle et, par les nuits de Saint-Sylvestre, insuffle à d’innocentes victimes les passions les plus folles. Une mystérieuse Dame blanche hante les infortunés qui ont eu le malheur de l’apercevoir, et un étrange visiteur aux yeux flamboyants soumet à sa volonté la pauvre Angélique… Dans l’univers enchanté d’Hoffmann, tout est possible : d’un instant à l’autre le réel peut basculer, laissant surgir des créatures de rêve ou de cauchemar qui font vaciller la raison. Publiés en France en 1828, les Contes d’Hoffmann rencontrèrent un succès immédiat et considérable qui fit dire à Théophile Gautier : « Ses contes ont été lus par tout le monde; la portière et la grande dame, l’artiste et l’épicier en ont été contents. » Le lecteur d’aujourd’hui sera tout aussi « content » de redécouvrir la fantaisie de ce génie visionnaire.


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Abrégé par Xavier-Laurent Petit 238 pages – 6,00 €

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Réussir, faire fortune, se hisser au plus haut… Lorsqu’il débarque à Paris, en 1880, Georges Duroy n’a que cette idée en tête. Mais comment faire ? La haute société, avec ses soirées mondaines, ses intrigues, ses hommes de pouvoir, ses femmes élégantes et influentes, rien de tout cela n’est à la portée d’un petit employé de bureau tel que lui. Il erre sur les boulevards, les poches vides et la rage au cœur. Lui qui « crève de faim » tordrait volontiers le cou de tous ces bourgeois repus et tranquilles qui se pavanent aux terrasses des cafés et dont la vie semble si facile… Jusqu’au jour où ses pas croisent ceux de Forestier, un ancien camarade de régiment marié, journaliste et jouissant d’une « belle situation ». « Vois-tu, mon petit, assure Forestier, tout dépend de l’aplomb, ici. Il faut s’imposer et non pas demander. » Quant aux femmes, ajoute-t-il, « c’est encore par elles qu’on arrive le plus vite ». Deux conseils que Duroy ne risque pas d’oublier, d’autant que, pour « arriver », il est prêt à tout. Même au pire.

Guy de Maupassant « J’ai voulu simplement raconter la vie d’un aventurier pareil à tous ceux que nous coudoyons chaque jour dans Paris, et qu’on rencontre dans toutes les professions existantes. […] J’ai soin de dire qu’il ne sait rien, qu’il est simplement affamé d’argent et privé de conscience. Je montre dès les premières lignes qu’on a devant soi une graine de gredin, qui va pousser dans le terrain où elle tombera. […] Il n’a aucun talent. C’est par les femmes seules qu’il arrive. […] De quoi se plaint-on ? De ce que le vice triomphe à la fin ? Cela n’arrive-t-il jamais et ne pourrait-on citer personne, parmi les financiers puissants, dont les débuts aient été aussi douteux que ceux de Georges Duroy ? » Lettre au rédacteur en chef de Gil Blas, publiée le 7 juin 1885.

La lecture d’une œuvre de Guy de Maupassant figure au programme des classes de quatrième.

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chut !


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chut ! Les nouveautés Sept histoires de souris, Arnold Lobel lu par Marc Fayet (1 CD – 9,50 €) Papa Sour is a sept sour iceaux. Cela f ait sept histoir es à raconter à l’heur e du coucher . Elles sont toutes tendr es et farfelues. Il y a celle de la sour is qui parle au v ent, celle du souriceau qui achète une nouv elle paire de pieds ou celle du vieux Père La Souris qui perd son pantalon…

Anticontes de fées, Grégoire Solotareff lu par Jean-Claude Bolle-Reddat (1 CD – 9,50 €) Et si le P etit Chaper on Rouge n’était r ien qu’une sale menteuse et le Petit ChaperonVert était bien plus sympathique et courageuse ? Et si la Belle au Bois Dormant avait une sœur laide ? La première passerait son temps à dormir et la seconde mettrait cent ans à s’instr uire et à réfléchir. Pris à contre-pied, certains contes de fées recèlent des histoires insoupçonnées…

Léon, Leon Walter Tillage lu par Dominique Reymond (1 CD – 9,50 €) Leon Walter Tillage est né noir, en 1936, dans le sud des ÉtatsUnis. Être noir en ce temps-là, cela signifie qu’on peut entrer dans certains magasins, mais seulement par la porte de derrière. Qu’on doit se cacher quand le b us scolaire des enfants blancs passe, sous peine de se f aire tabasser. Qu’on peut perdre la vie sans raison et sans espér er de justice . Mais êtr e noir dans les années 1950, c’est aussi pr endre conscience que l’on a des droits et que les choses doivent changer. Un témoignage coup de poing. Pas de baiser pour Maman,Tomi Ungerer lu par Didier Brice (1 CD – 9,50 €) Sa mère lui f ait un petit bisou sur l’or eille… Il rouspète. Elle l’appelle son petit chou au miel… Il g rogne. Elle lui prépar e un bon pâté de sour is… Il râle . Elle le dorlote… Il l’en voie promener. Comment Jo parviendra-t-il à f aire comprendre à Mme Chattemite qu’il n’est plus un bébé ?

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Dans la même collection Les grandes questions, Agnès Desarthe lu par Sylvie Ballul et Catherine Soullard Une classe v erte, kézaco ? Une école r epeinte ? P as du tout. C’est quand les élèv es s’en v ont apprendre à la campagne, loin des parents, au son des cloches et des chants d’oiseaux. Le soir, entre meilleures amies, tous les grands sujets sont traités : l’amour, les mots et les rhumes de cerveau ! Journal d’un chat assassin, Anne Fine lu par David Jisse Ma maîtresse sanglote et les autres se choquent parce que moi, un chat, j’ai tué un oiseau ! Mais je suis normal ! Un chat, c’est fait pour cour ir après les oiseaux, les sour is, toutes sortes de bestioles et… couic ! Et je prouve ma bonne foi en tenant un journal détaillé des événements. Le hollandais sans peine, Marie-Aude Murail lu par Didier Galas Doué pour les langues ou espiègle , Jean-Jacques ? En tout cas, lor s d’un séjour linguistique en Allemagne, il réussit à jouer un bon tour à son papa, à se faire dispenser de devoirs de vacances, à se couvrir de la gloire des sauveteurs et… à se faire un ami pour la vie ! Le chevalier qui cherchait ses chaussettes, Christian Oster lu par Christian Oster Il était une fois un che valier qui, en se rév eillant de sa sieste , s’aperçut qu’il a vait per du ses chaussettes. Pas si g rave, sauf que le che valier se posait deux questions très impor tantes. Un : où avaient-elles bien pu passer ? Et deux : comment allait-il, sans elles, pouvoir enfiler ses bottes pour aller délivrer la princesse ? Verte, Marie Desplechin lu par Sylvie Ballul et Anne Montaron À onze ans, Verte ne montre toujours aucun talent pour la sorcellerie. Pire : elle veut être normale, s’intéresser aux garçons… Sa mère, Ursule, consternée, décide de confierVerte, une fois par semaine, à sa grand-mère, Anastabotte, pour lui apprendre le métier. C’est là que les surprises commencent… Contes à l’envers, Philippe Dumas et Boris Moissard lu par Philippe Dumas et Boris Moissard Une présidente de la Répub lique jalouse d’une jeune fille dont un sondage révèle qu’elle est plus intelligente qu’elle ! Ça ne v ous rappelle r ien ? Oui, c’est de Blanche-Neige et d’autr es contes indémodables qu’une paire de joyeux drilles, amis d’enfance, se sont emparés dans les règles de l’ar t ! Lettres d’amour de 0 à 10, Susie Morgenstern lu par Alice Butaud Ernest a dix ans et ne connaît r ien de la vie. Mère morte, père disparu, c’est Précieuse, sa g randmère, qui l’élève coupé du monde, dans l’ennui et les pr ivations. Mais voilà qu’une fille nommée Victoire arrive dans sa classe . Elle a tr eize frères et peur de r ien. Ernest tombe amoureux, elle va tout chambouler… Le cabanon de l’oncle Jo, Brigitte Smadja lu par David Jisse Lili doit passer ses vacances à Saint-Denis, chez tata Denise et ses sept cousins.C’est une grande famille qui f ait beaucoup de br uit. Mais l’oncle J o, lui, passe ses jour nées à r egarder silencieusement par la fenêtre. À quoi rêve-t-il ? Un jour, il disparaît. Lili attend son r etour et voit sur le ter rain vague une porte qui avance toute seule… 66


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AVEC NOS LIVRES , NOUS VOUS OFFRONS D ’ AUTRES LOISIRS À PARTAGER , À L ’ ÉCOLE OU À LA MAISON

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Philippe Dorin Abeilles, habillez-moi de vous théâtre l’école des loisirs

Son charisme a soulevé des milliers d’esclaves et son génie a failli mettre l’empire romain à genoux. L’incroyable histoire d’un petit paysan chinois devenu danseur étoile.

Alphonse Daudet Le Petit Chose Classiques abrégés

Le dernier danseur de Mao

L’Épopée de Gilgamesh Classiques abrégés

Cormack et Romero étaient accros aux jeux vidéo. Sans avenir, pensaient leurs parents…

Les maîtres du jeu vidéo

Spartacus Celui qui est célèbre par son épée

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. théâtre

Barry Strauss

David Kushner

Li Cunxin

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Mouche Neuf

Médium

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Médium documents

Classiques

printemps 2010

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Le dernier mot d’Alice de Poncheville par Sophie Chérer La règle du jeu Pour jouer au dernier mot, c’est très simple. Vous prenez les seize premiers mots qui vous passent par la tête. Vous les écrivez en colonne. Ensuite, sans trop réfléchir (mais un peu quand même), vous les associez deux par deux dans l’ordre, et vous en tirez un nouveau, auquel vous ont fait penser les deux précédents. Vous obtenez une deuxième colonne, de huit mots cette fois. Et ainsi de suite, jusqu’à ne plus obtenir qu’un dernier mot, très significatif de vos obsessions inavouées, de votre être profond, de l’étendue de votre vocabulaire, ou, tout simplement, de votre humeur du moment. Il ne vous reste plus qu’à commenter vos choix.

Hurluberlu Truffe Argent Écran Herbe Cahier Carré Bébé Placard Espace Arbre Peau

} Ami } Cinéma } Enfance } Couche

} }

Faire des films comme j’aimerais qu’on les fasse

Vie matérielle

}

}} Vie d’artiste

Travail

} Vie intérieure } Amour

}

Énergie

Cycle

Idéal Utopie Camembert Stylo

70

Ben, c’est ce } qui manque !

} Écriture

}

Peines de la création


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Jeudi 4 mars 2010, 10 h. Pour la première fois depuis quatre ans et demi, Alice de Poncheville est sans enfant et trouve ça plutôt agréable. C’est les vacances ! Elle a regardé par la fenêtre quand elle s’est réveillée : il faisait beau. Un merle est passé, un petit ver de terre dans son bec jaune. Le printemps arrive et Alice joue avec plaisir, tout en ponctuant ses associations de « Ffffooouuh ! » et de « Oh ! la vache ! je me suis embarquée dans de ces trucs ! » Est-ce moi qui pense que ce sont des HURLUBERLUs et des TRUFFEs ? Toujours est-il que j’aime avoir des AMIs bizarres. Petite, j’étais très intriguée par les gens que personne n’aimait a priori. Mes amis, j’accepte toutes leurs difficultés, manies, fantaisies. Je leur suis attachée. Et moi, je me sens souvent TRUFFE ! ARGENT et ÉCRAN qui donnent CINÉMA. Réfléchir en termes d’ARGENT, quand on fait du CINÉMA, c’est pénible. Écrire ou réaliser des films, oui, mais je n’aime pas les autres qualités que ça suppose comme être l’attachée de presse ou le banquier de soi-même. HERBE et CAHIER qui donnent ENFANCE, c’est une imagerie vieillotte. Ça ressemble à la façon dont on faisait des livres pour enfants avant l’école des loisirs et Geneviève Brisac. Des livres « herbiers » d’une vie qui n’existe pas. Quand on a un BÉBÉ, il s’agit d’être CARRÉ. Il faut savoir gérer dignement les problèmes de COUCHEs et accepter ça. Je suis bien contente que mon petit garçon ait grandi. D’ailleurs, je n’ai jamais eu l’impression qu’il était un BÉBÉ. Il regardait intensément, profondément, on communiquait d’être à être et non de bébé à maman. PLACARD et ESPACE qui donnent la VIE INTÉRIEURE, ça a aussi à voir avec l’ENFANCE. Ma VIE INTÉRIEURE s’est forgée là, dans le fait d’être très enfermée et en même temps de chercher l’ESPACE. C’est dans le PLACARD que la VIE INTÉRIEURE a commencé à s’épanouir, et ensuite il a fallu explorer de plus en plus ce qu’il y avait autour. La VIE INTÉRIEURE, c’est comme s’il y avait beaucoup d’ESPACE dans un tout petit PLACARD. Dans une scène de Men in Black, Tommy Lee Jones ouvre sa consigne en métal pour y déposer sa montre et, à l’intérieur, vit tout un petit peuple qui se lance dans des incantations parce qu’ils le prennent pour leur Dieu. Cette image me fait rire. Je pense qu’il y a plein de PLACARDs avec plein de mondes dedans. ARBRE et PEAU. Quelquefois, il suffit d’être comme un ARBRE, de laisser couler la sève. La PEAU, c’est là qu’il y a contact quand on s’aime, la première chose, après le regard, avec laquelle on entre en relation. Si les ARBREs avaient des PEAUx comme nous, ils se mettraient à marcher pour se frotter les uns aux autres. J’hésitais entre IDÉAL et UTOPIE, du coup j’ai gardé les deux. BEN, C’EST CE QUI MANQUE ! Oui ! On est dans une période de l’histoire où il n’y a plus d’histoire, plus d’IDÉAL, où on ne peut s’engager que ponctuellement. Il y a comme un manque d’avenir, d’UTOPIE, de quelque chose au loin qui nous donnerait du courage. CAMEMBERT et STYLO : l’ÉCRITURE, c’est ça. Quelquefois, c’est déplaisant comme un vieux CAMEMBERT, mais précis aussi comme un STYLO qu’on aime et qui va de lui-même au bon endroit. L’ÉCRITURE comporte vraiment ce côté corporel, lourd, physique, et un côté précis, artisan, le bon outil. Ce n’est pas qu’une affaire mentale. Molière, quand il écrivait ses pièces, il se levait, il criait, il mimait les gestes.

AMI et CINÉMA donnent FAIRE DES FILMS COMME J’AIMERAIS QU’ON LES FASSE. Je suis hyper critique sur le

cinéma. Maintenant, 95 % des films sont inintéressants. Je ne comprends même pas l’énergie que les gens peuvent mettre à faire un truc moyen au lieu d’imposer leur voix. Faire un film, ça peut être une aventure collective extra ! Un petit morceau d’UTOPIE, un bout de route que les gens font ensemble. J’aime le CINÉMA qui verse du côté de la recherche tout en étant dans une forme de générosité ou de plaisir, comme les films d’Eugène Green. Honoré essaie de faire ça aussi, ou Ozon, Audiard. Avec Judd Apatow ou Wes Anderson, on sent que c’est fait par une bande d’AMIs. Il y a bien sûr Cavalier que j’aime énormément. La VIE MATÉRIELLE, il faut la prendre en compte, et moi j’ai assez vite décidé de ne pas trop m’encombrer – d’obligations, de train de vie – pour rester le plus libre possible. J’ai vite compris que, si je voulais être artiste, fallait que j’aie une VIE MATÉRIELLE modeste. Je suis comme une paysanne cévenole : je n’use pas, je prends soin, je me contente de peu, même si de temps en temps j’aimerais avoir plus d’ARGENT pour gâter les gens que j’aime. La VIE INTÉRIEURE et l’AMOUR : ça c’est beau ! Que ces deux-là coulent, irriguent les livres, la vie. Voilà qui donne de l’ÉNERGIE, qui est le moteur. Si j’ai de l’ÉNERGIE, tout redevient possible. BEN, C’EST CE QUI MANQUE ! et l’ÉCRITURE qui donnent les PEINES DE LA CRÉATION. C’est l’entre-deux, romans, ou projets. Plus ça va, plus je me rends compte que je ne me sens pas bien quand je n’écris pas. Je viens de finir un roman et je m’aperçois aussi qu’à l’intérieur de la création je suis beaucoup plus dans le plaisir. Avant, j’étais trop émotionnelle, en empathie avec mes personnages. Maintenant, je suis soulagée de pouvoir mettre les choses un peu plus à distance. La VIE D’ARTISTE, c’est pas ce qu’on croit. Ça demande une rigueur et une discipline terribles. C’est un choix risqué. Mais il n’y a pas de choix parfait. Un CYCLE, c’est ce qu’il faut accepter. Le côté cyclique de toute chose. Le bonheur toujours, ce n’est pas possible. Il faut accepter d’être parfois moins créatif, moins disponible. Mais ne pas oublier de rigoler ! Je peux être une mélancolique assez joyeuse. Et pour finir, le TRAVAIL. L’étymologie du mot n’est pas sympathique, tripalium, elle dit la souffrance, la torture. Moi, ce n’est pas comme ça que je le conçois. Beaucoup de choses sont TRAVAIL, demandent un petit effort au départ. Même aller à la rencontre des autres, des textes. Même une lecture. Tout pour moi est une implication. Souvent, je suis affolée, je dois me raisonner, me calmer. le TRAVAIL me stabilise.

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L'école des loisirs - Catálogo Narrativa - Otoño 2010