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numéro 3

2012

Bulle!n d’informa!on régional en Educa!on et Promo!on de la Santé

www.polecompetencesante974.re

Editorial Le développement des compétences psychosociales tout au long de la vie, tel était le thème central des 6èmes journées de la préven•on et de l’éduca•on pour la santé de la Réunion qui se sont tenues les 20 et 21 novembre derniers au Récif. Ces journées, organisées par l’IREPS Réunion dans le cadre du pôle régionale de compétences, ont pour objec•fs tous les ans de favoriser le développement d’une culture partagée en promo•on de la santé, de favoriser l’échange sur les pra•que et de valoriser les ac•ons locales. Pour rappel, elles ont été ini•ées en 2007 pour la présenta•on entre autre du Schéma régional d’éduca•on pour la santé. Ce#e année, les journées ont réunies 137 professionnels le premier jour et 96 le deuxième ce qui témoigne de l’intérêt de ces journées pour les acteurs locaux. L’invité était M. Philippe LECORPS, psychologue, enseignant chercheur à l’EHESP aujourd’hui à la retraite, considéré comme un des piliers de l’éduca•on pour la santé en France, son approche, ses discours, ses écrits éclairent sans concession les acteurs, sur la santé, ses déterminants, la santé publique et les poli•ques de santé publique. Comme tous les ans, les journées ont été ouvertes par le Président de l’IREPS, le Dr BRYDEN et l’Agence de santé Océan Indien, représentée par la directrice de la déléga•on Réunion, Mme S. COSIAL qui ont explicité l’enjeu de ce#e théma•que dans la poli•que locale et salué l’ensemble des personnes qui font vivre ces journées, l’IREPS et l’ensemble des intervenants des tables rondes. Il s’agit donc d’un rendez-vous annuel important des acteurs de la préven•on, et nous avons choisi d’y consacrer ce 3ème numéro du Global, la le#re d’informa•on du pôle de compétences. Vous y retrouverez donc un compte rendu des journées avec une interview de M. LECORPS et une synthèse de chaque table ronde. Vous y retrouvez également nos rubriques classiques, le centre de ressources, l’agenda … Ainsi nous vous souhaitons une bonne lecture et profitons de ce#e occasion pour souhaiter à tous nos lecteurs de bonnes fêtes de fin d’année.

Dossier spécial 6ème édi!on des journées de la préven!on et de l’éduca!on pour la santé

p. 2-8

Actualités Dans ce numéro, découvrez la première édi•on du salon «Ou•l Péï» et les ou•ls récompensés.xe. p. 1

Centre de ressources Retrouvez les affiches de la campagne de communica•on «Ou koz su le sex, selmen ou koné pa rien ! » des Acteurs de la Santé Sexuelle de La Réunion» ainsi que des ouvrages et brochures. p. 10-11

Le chiffre

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par!cipa!ons sur les deux journées de la préven!on et de l’éduca!on pour la santé

personnes au


Actualités

1ére édi!on du Salon «Ou!l Péï» - 8 novembre 2012 Le Salon des Ou!ls Péi s’est déroulé le 8 novembre dernier dans les jardins du CREPS de Saint-Paul en présence de plus de 70 visiteurs. Ce salon avait pour objec!fs d’une part de valoriser les produc!ons des acteurs de terrain et d’autre part de perme"re un échange de pra!ques entre professionnels.

Lors de la journée ce sont donc 11 ou•ls qui ont été présentés : 5 ou•ls déjà labellisés Ou•ls Péi, et 6 ou•ls « ar•sanaux ».

Les deux autres ou•ls figurant sur le podium sont « Love Game » et « Maman ado c’est pas un Kdo » créés tous deux par les enseignants et élèves du Lycée de Vuebelle. Une table ronde regroupant de nombreux acteurs de terrain (concepteurs, u•lisateurs, ins•tu•ons…) s’est également tenue en fin de journée : il s’agissait d’échanger sur l’u•lité des ou•ls d’interven•on dans le cadre de séances d’éduca•on à la santé mais également d’évoquer les difficultés rencontrées lors de leur concep•on et des critères de qualité requis.

Les visiteurs présents ont pu u•liser et évaluer ces ou•ls et ainsi déterminer un « palmarès » parmi les ou•ls présentés.

Les retours très posi•fs et la bonne ambiance de ce#e journée laissent à penser qu’une deuxième édi•on aurait toute sa place !

Le grand vainqueur a été « Le jeu de l’Oie de l’alimenta!on » créé par les équipes et les résidents de la Maison Pierre Lagourgue.

« Le jeu de l’Oie de l’alimenta•on » créé par les équipes et les résidents de la Maison Pierre Lagourgue.

GLOBAL, Bulle!n d’informa!on régional en Educa!on et Promo!on de la Santé, numéro 2 - Novembre 2012 Directeur de la publica•on : Comité de pilotage du Pôle de Compétences • Rédac•on en chef : Cédric PEDRE • Comité de Rédac•on : Comité de pilotage et Groupe Communica!on du pôle • Concep•on : Yannis KESSORI, Sébas!en SANJULLIAN • Coordonnées : IREPS Réunion - Animateur du pôle -13 rue Roland Garros -97460 SAINT PAUL Tél: 0262 71 10 88 Fax: 0262 71 16 66 - email: contact@polecompetencesante974.re • Octobre 2012

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Dossier spécial

6ème édi!on des journées de la préven!on et de l’éduca!on pour la santé Organisées par l’IREPS Réunion et ses partenaires dans le cadre du Pôle de compétences en éduca!on et promo!on de la santé, les journées de la préven!on et de l’éduca!on pour la santé ont pour objec!fs de : c - contribuer au développement d’une culture partagée en promo!on de la santé, - - valoriser les projets locaux, - favoriser l’échange sur les pra!ques. Ce!e année, ces journées ont été consacrées à la ques"on du développement des compétences psychosociales (CPS) tout au long de la vie. Il a été proposé aux par"cipants, acteurs associa"fs et ins"tu"onnels intervenant dans le champs de la promo"on et de l’éduca"on pour la santé d’une part, de réfléchir ensemble à la défini"on de ce concept et aux enjeux des programmes de développement des compétences psychosociales, et d’autre part, d’échanger sur des ac"ons mises en œuvre localement. Ils étaient 137 la première journée et 96 la deuxième. En ouverture de ces journées, en plénière, Monsieur Philippe LECORPS, ancien enseignant chercheur à l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique de Rennes, a proposé un exposé sur le sujet, in"tulé : les Compétences psychosociales, une approche solidaire. Ont suivi des tables rondes animées par des professionnels de l’IREPS, avec pour chacune, des présenta"ons

conceptuelles et des exposés d’ac"ons réalisés par des professionnels de divers milieux. Ce!e nouvelle formule en table ronde a donné lieu ce!e année à un appel à communica"on des"né à offrir à un maximum d’acteurs, la possibilité de pouvoir faire partager leurs expérien-

ces et connaissances et de valoriser des ac"ons menées sur le territoire.

projec"on des 6 courts-métrages primés lors de ce!e 1ère édi"on.

Deux tables rondes, sur le même temps ont été proposées avec les thèmes suivants : - Pour la 1ère journée : CPS périnatalité et pe"te enfance et CPS et adolescence. - Pour la 2ème journée : CPS et risques psychosociaux – promo"on de la santé en milieu professionnel et CPS et main"en de l’autonomie des personnes âgées.

Pour terminer, les par"cipants ont pu assister à la remise du prix au lauréat du Salon des Ou"ls Péi, organisé quinze jours avant, dans le cadre des ac"ons du pôle de compétences en éduca"on et promo"on de la santé.

A la fin de chaque journée, une res"tu"on commune aux deux tables rondes a pu être réalisée, donnant ainsi l’occasion de faire partager à l’ensemble des par"cipants, un aperçu des présenta"ons réalisées dans chacune d’elles, avec quelques éléments de débat et d’échanges. Après la clôture de ce!e 6ème édi"on réalisée par Monsieur Philippe LECORPS, une séance sur le Fes"val du court-métrage de préven"on organisé par l’IREPS a permis de présenter ce!e ac"on aux par"cipants avec

L’évalua!on de ces deux journées sera présentée dans le prochain GLOBAL.

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Dossier spécial

«Le développement des compétences psychosociales

tout au long de la vie» Interview de M. Philippe LECORPS, ancien enseignant chercheur à l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique, invité d’honneur de la 6ème édi!on des journées de la préven!on et de l’éduca!on pour la santé

Honorine Bernard : Bonjour Philippe Lecorps, les journées de la préven•on et de l’éduca•on pour la santé sont maintenant finies, l’occasion de vous poser quelques ques•ons : quel est votre ressen• après ces deux journées : Philippe Lecorps : Je trouve qu’il y a une compréhension de plus en plus profonde de la tâche…les compétences psychosociales c’est bien joli mais cela ne peut pas se faire sans tenir compte de l’environnement de l’individu. Ce n’est pas une pédagogie qui considère l’individu comme un réceptacle, car on ne peut pas se séparer des usages dans lesquels on a vécu. Le danger est d’être exclu du groupe d’appartenance. Tout cela exige un travail de co construc•on en tant qu’individu pour que les compétences psychosociales aient un sens pra•que. C’est une percep•on qui aujourd’hui est partagée par rapport à avant. HB : Suite à la table ronde sur les compétences psychosociales à l’adolescence au cours de laquelle vous êtes intervenu, quelles sont selon vous les richesses de notre jeunesse réunionnaise ? PL : Ce qui m’a intéressé, c’est de relier les jeunes à leurs topographies, leurs lieux de vie, ce n’est pas les jeunes, ce sont des jeunes dans une situa•on donnée, à un moment de leur existence. C’est intéressant car on parle des jeunes en les resituant sans faire de généralité. Nous avons eu une explica•on sur quel jeune, dans quelle circonstance avec Guy Julliard et c’est important pour le travail que nous avons à faire. Ce qui m’a frappé, c’est le groupe sur la créa•on d’une troupe théâtrale. Comment ils ont pu, à par•r d’un

changement de regard, s’adresser à des adolescents et pas à des handicapés. Le mouvement, l’émo•on, c’est ce qui a été mis en musique, en théâtre, en danse. Le handicap est juste pris comme une dimension, qui apporte une limite mais ils restent des adolescents, j’ai trouvé cela vraiment beau. HB : Aujourd’hui, vous avez par•cipé à la table ronde sur les compétences psychosociales et le main•en de l’autonomie des personnes âgées, qu’est ce que cela vous évoque ? PL : Cela me fait penser à un programme de télévision repris par l’UNESCO aujourd’hui « bien vieillir jeune ». On n’a même plus le droit de vieillir vieux… c’est formidable. Un des problèmes avec les personnes âgées c’est d’exiger d’elles qu’elles vous apportent quelque chose pour être admise dans une ins•tu•on, dans la société. C’est un vrai problème d’admission des vieux dans leur incapacité. Et cela évoque la dignité. La personne âgée n’a pas à prouver qu‘elle est digne, elle est digne en soi. Cela me fait penser à

un livre de KERTESH, qui disait que « c’est incroyable, parce que mon corps en vieillissant ne me permet plus de ressen•r mes aspira•ons du bonheur ni de pouvoir les sa•sfaire». L’âge ne t’enlève pas tes émo•ons, mais ton corps change, te l’interdit et le regard de l’autre aussi. HB : Merci beaucoup pour la richesse de vos témoignages pendant ces deux journées et pour avoir répondu à mes quelques ques•ons.

La parabole du colibri Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et a!errés observaient, impuissants, le désastre. Seul le pe•t colibri s’ac•ve, allant chercher quelques gou!es d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Tu crois que c’est avec ces gou!es d’eau que tu vas éteindre le feu ? ». « Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part ».

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Dossier spécial

Table ronde 1 : «Compétences psychosociales, périnata-

lité et pe!te enfance.» Les par!cipants étaient au nombre de 52. 1 présenta!on conceptuelle et 3 présenta!ons d’ac!ons ont eu lieu pendant ce"e table ronde.

aux 2 – 18 mois, s’est développée depuis les années 80 dans le monde par le biais de l’IAFM (Associa!on Interna!onale de Massage pour Bébé) et par l’AFMB en France. A travers ces massages, de nombreux effets posi!fs ont été observés : renforcement du lien enfant – parent, relaxa!on et éveil de l’enfant, soulagement de certain maux… Le débat s’est déroulé essen!ellement autour de demandes de précisions et de ques!onnements sur les expériences présentées.

Tout d’abord, le Dr Marc BERTSCH, pédiatre au Centre Hospitalier Gabriel Mar!n a abordé lors de son interven!on tous les aspects du (bon) développement cérébral du nouveau né et sa prise en compte dans la rela!on parents – enfant. A travers ce"e présenta!on, le thème de la « bien traitance » a souvent été évoqué comme point de départ d’un développement harmonieux de l’enfant.

LAPE Ti Lespas et La Kaz Timoun ont quant à elles présenté à travers des portraits de parents et d’enfants, les modes d’ac!ons mis en place dans ces structures inspirées de La Maison Verte, créée par Françoise Dolto : socialisa!on, aussi bien pour les enfants que pour les parents, prépara!on à la sépara!on, préven!on des troubles de développement rela!onnel…

M. Frédérico GERBINIO, ar!ste et responsable de l’Ecole de cirque REVERICO nous a fait partager son expérience d’u!lisa!on des arts circassiens dans le développement des compétences psychosociales avec les jeunes enfants. En effet à travers les différentes disciplines des arts du cirque, jonglerie, acroba!e, équilibre avec ou sur objets, jeux d’acteurs, les pra!quants sont amenés à me"re en œuvre une pensée créatrice, l’expression et la maîtrise de leurs émo!ons…, capacités u!les pour la ges!on de situa!ons quo!diennes.

Enfin, Mme Olivia BRUC, Infirmière et Instructrice Massage Bébé à l’associa!on La Bulle a présenté les techniques et bienfaits du massage bébé. Ce"e pra!que ancestrale, des!née

L’affirma!on du Dr Bertsch rela!ve à l’effet irrémédiable de comportements non définis comme « bien traitants » est celle qui a suscité le plus de réac!ons car faisant écho à la sensibilité parentale de chacun… Diane BAILLIEUX IREPS

Mmes Isabelle LEFEBURE et Pascaline BOYER accueillantes dans les

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Dossier spécial

Table ronde 2 : «Compétences psychosociales et adoles-

cence» Les par!cipants étaient au nombre de 85. 2 présenta!ons conceptuelles et 3 présenta!ons d’ac!ons ont eu lieu pendant ce"e table ronde. Ce•e table ronde, comme son in•tulé le s•pule, se focalise sur l’adolescence, ce•e période si délicate, où les parents et les éducateurs rencontrent beaucoup de difficultés. L’intérêt des compétences psychosociales prend alors tout son sens, d’un côté celles des adolescents qu’il faut développer pour mieux faire face à la vie, de l’autre côté ceux des parents et des éducateurs pour remplir ce•e fonc•on d’éduca•on. Philippe LECORPS, men•onne dans son discours que le développement psychologique de l’enfant est scandé par la référence à l’autre, c’est à la mesure de l’amour reçu que l’enfant peut s’aimer et se tourner avec bienveillance vers les autres. Ainsi, au moment de l’adolescence, une muta•on s’opère, ce père et ce•e mère qui étaient tout pour lui, il va falloir s’en séparer. Les angoisses, les tâtonnements, les aspira•ons complexes résultent des difficultés de l’arrachement et de l’obliga•on de faire des choix. Dans ce contexte, prendre des risques, c’est s’assurer de la significa•on de son existence. Toxicomanie, suicide, délinquance, fugue, accidents sont des moyens d’accéder à une vie pleine et intense qui vaut la peine d’être vécue. Pour M. LECORPS il faudrait chercher à créer les condi•ons d’une « préven•on prévenante » en s’appuyant sur le développement des compétences psychosociales, pour créer une rela•on de confiance entre adolescents et adultes. M. JULLIARD, sociologue, a lui, au travers de son interven•on cherché à conceptualiser le propos. Ainsi il ques•onne, l’environnement social, familial de la jeunesse réunionnaise, dans quelle mesure le contexte local favorise ou freine le développement des compétences psychosociales ?. M. JULLIARD interroge ainsi cha-

que compétence psychosociale et fait finalement un état des lieux de la situa•on à la Réunion. Il met ainsi en lumière les principaux atouts et faiblesses de l’île. Le •ssu associa•f représente ainsi un des principaux atouts sur lequel il faudrait miser pour construire l’avenir. En termes d’ac•ons, 3 acteurs locaux ont présentés leurs démarches, toutes différentes. Le CEM de Saint-Suzanne (ASFA) a développé une Comédie musicale avec les jeunes porteurs de handicap, qui témoignent qu’à travers ce•e aventure ils ont pris conscience d’eux même, de leurs capacités et que grâce à cela ils peuvent se tourner vers l’avenir.

Dans un autre registre Mme PERREAU anime des modules de forma•on à des•na•on de parents et les voit s’ouvrir et se renforcer au fur et mesure que se développe leur es•me personnelle. Le développement de l’es•me de soi apparaît pour elle comme un axe incontournable de l’éduca•on pour la santé. Enfin Mme SÉNÉ de l’associa!on Noélanie, a illustré l’importance des compétences psychosociales des jeunes à travers l’exemple des jeux dangereux, comme le jeu du foulard,… C’est bien à travers l’esprit cri•que et la capacité à dire non que ces pra•ques ne feront plus de vic•mes. Pour conclure, la table ronde a été riche, de part ses intervenants mais aussi ses par•cipants qui ont permis aux travers de ques•ons de soulever des éléments importants comme la ques•on de l’inter culturalité qui est un élément spécifique à prendre en compte à la Réunion. Cédric PEDRE IREPS

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Dossier spécial

Table ronde 3 : «Compétences psychosociales et pré-

ven!on des risques psychosociaux en milieu professionnel» Les par!cipants étaient au nombre de 46. 3 présenta!ons conceptuelles et 4 présenta!ons d’ac!ons ont eu lieu pendant ce"e table ronde.

Pour débuter ce•e table ronde, trois professionnels des risques psychosociaux (RPS) sont intervenus pour présenter les concepts le Dr Irène STOJCIC, Médecin de préven!on, vice présidente de l’IREPS Réunion, M. Chris!an BENARD de la Caisse Générale de la Sécurité Sociale (CGSS) et le Dr Geneviève LIBERTINO du Service Interentreprises de Santé au Travail du bâ!ment et interprofessionnel (SISTBI). Leurs interven!ons nous ont permis d’avoir une défini!on explicite sur les différents risques psychosociaux. Lors du débat, les professionnels présents ont interpellé les intervenants sur plusieurs sujets, notamment la mise en œuvre et le suivi des RPS dans les services de l’état et la prise en compte des RPS à l’arrivée des métropolitains sur le sol réunionnais et mahorais.

précisément un diagnos!c de RPS dans une associa!on réunionnaise médico sociale ayant 100 salariés répar!s sur plus de 10 sites. Par la suite, Mme Fanny GARNIER du Cabinet Elide nous a expliqué un exemple de travail sur les compétences psychosociales et les incivilités au travail au travers d’une forma!on intra-établissement réalisées dans une entreprise réunionnaise auprès d’une vingtaine de personnes. Ce•e forma!on avait pour objec!f d’aborder la ges!on de conflit et iden!fier les situa!ons amenant au conflit. Lors du débat, il a été mis en avant des ques!ons sur la forma!on des managers à la réunion, sur le turn over des professionnels dans les ins!tu!ons et donc parfois des difficultés de travail que cela occasionne.

Ensuite, Mme Gwenaelle S!vala de SOI Forma!on et Didier Boulay de EDF sont intervenus pour présenter une ac!on de ges!on du stress par la sophrologie inclut dans un programme plus global de préven!on des risques psychosociaux dans le service clientèle d’EDF. Cela a été au préalable, expérimenté dans un service au début. Aujourd’hui la démarche est proposée sur d’autres sites à la Réunion. Pour conclure ces présenta!ons d’ac!ons Julie"e Bris, Sophie Palma d’amore du Cabinet SJA nous ont fait part d’une ac!on réalisée à la Réunion dans une entreprise du secteur du logement social. Elles nous ont expliqué comment en partant d’une ac!on de préven!on ter!aire elles ont pu ini!er dans ce•e entreprise une ac!on de préven!on primaire basée sur un disposi!f d’écoute et d’accompagnement des salariés. Les professionnels présents nous ont permis d’avoir une vision complémentaire des différents niveaux de préven!on des RPS, primaire, secondaire et ter!aire. Honorine BERNARD IREPS

Ensuite, quatre professionnels réalisant des ac!ons en faveur des RPS sont intervenus. M. David NICOL, du Cabinet David Nicol a exposé un exemple d’accompagnement d’une démarche de préven!on des RPS dans le secteur médico social, plus

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Dossier spécial

Table ronde 4 : «Compétences psychosociales et main-

!en de l’autonomie des personnes âgées. » Les par!cipants étaient au nombre de 50. 2 présenta!ons conceptuelles et 3 présenta!ons d’ac!ons ont eu lieu pendant ce"e table ronde.

Les deux premières interven•ons ont permis d’aborder la théma•que à travers deux approches conceptuelles complémentaires. En effet Monsieur Philippe LECORPS de l’Ecole des Hautes Etudes en Santé publique de Rennes, par son interven•on in•tulée « de la maltraitance à la bientraitance » a évoqué tout d’abord « le bien vieillir jeune » illustrant le regard porté sur la vieillesse, qui apparaît dans ce sens comme « l’échec de la vie » pour passer à l’exposé de la situa•on de la personne âgée vulnérable en ins•tu•on. Mme le Docteur Isabelle PAYET, du service APA- Gérontologie de l’arrondissement Sud, a évoqué dans la con•nuité, la situa•on de la personne âgée en perte d’autonomie à domicile, notamment avec l’interven•on médico-sociale des équipes du département et de l’accompagnement familial qui peuvent en fonc•on de leur posi•onnement, influencer l’émergence et l’expression des compétences psychosociales de la personne âgée. Les échanges avec les par•cipants ont porté principalement sur la place de la personne âgée dans la société

et sur l’importance de créer les condi•ons d’écoute et de prise en compte de ses besoins et de ses décisions à travers une ac•on globale me"ant l’accent sur la coordina•on de l’ensemble des personnes qui interviennent autour d’elle. Les trois intervenants suivants ont fait part d’ac•ons réalisées dans trois milieux dis•ncts. Dans un premier temps, Mme Sandrine TURPIN, de l’unité de coordina•on des services d’aide à domicile du CCAS de Saint Joseph, a présenté le travail réalisé par les professionnels autour de l’anima•on et de l’accompagnement social des personnes âgées vivant dans les 4 résidences gérées par le CCAS. Ce travail réalisé « dans un souci de maintenir le plus possible l’autonomie des personnes âgées » vient solliciter l’ensemble de leurs compétences psychosociales. A suivi une présenta•on par Monsieur Yannick GIRONCEL, de la mutualité de la Réunion, d’un atelier théâtre mené dans le cadre des ac•vités de l’université solidaire, faisant appel à un travail autour de certaines compé-

tences psychosociales des personnes âgées impliquées dans cet atelier. En dernière interven•on, Madame Annie BOIVIN, du réseau régional de préven•on du risque cardio-vasculaire et rénal, a présenté la démarche d’éduca•on thérapeu•que à travers des séances en atelier qui visent à développer les compétences psychosociales des pa•ents a"eints de maladies chroniques, dans un objec•f de mise en place d’ac•ons durables et de main•en de leur autonomie au long court. A l’issue de ce"e dernière présenta•on, la parole a été donnée à Madame Pascale HAMON SAVOYE, retraitée depuis peu, ancienne professionnelle du service de l’ac•on sociale de la CGSS, pour son témoignage autour de son implica•on personnelle dans le bénévolat associa•f, ceci en lien avec les compétences psychosociales sollicitées et l’incidence sur le main•en de l’autonomie. Un échange final a fait émerger un ques•onnement sur les différents emplois des mots suivants : vieux, sénior, 3ème âge, personne âgée… pour conclure sur la no•on de « personne », avant tout! Nathalie PAGEAUX IREPS

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Dossier spécial

Séance : «1er Fes!val du court-métrage de préven!on C’NOVI » La séance sur le Fes!val du court-métrage de préven!on s’est déroulée en présence d’une soixantaine de par!cipants, en clôture des journées.

Zoom sur la première édi!on Un concours ouvert à tous, en groupe ou en individuel, il proposait la créa•on d’un court-métrage de préven•on, d’une durée de 6 minutes maximum, sur un des 4 thèmes suivants : - Vivre ensemble sans violence - Agir pour l’environnement, agir pour sa santé - Manger-Bouger pour sa santé - Du plaisir au risque.

Le directeur de l’IREPS, Cédric PEDRE a rappelé dans quel cadre s’inscrivait ce 1er Fes•val et donné des précisions sur son déroulement, de l’organisa•on du concours fin 2011, à la tenue des deux journées de Fes•val fin juin 2012 à Saint-Paul. Le film promo•onnel d’une durée de 5 minutes, réalisé pour ce"e 1ère édi•on, a été présenté aux par•cipants, suivie de la projec•on des 6 courts-

métrages primés lors de la soirée du Fes•val. Trois réalisateurs lauréats étaient présents à ce"e séance, Mr Ludovic Breuil, Mme Cazanove (Collège le Toulec - Le Port) et Mr Ouledi (Associa•on OPAL - Saint André). Ils ont pu présenter leurs courts-métrages et partager leurs expériences en mettant chacun l’accent sur la dynamique générée pour de mul•ples personnes à travers ces créa•ons.

31 courts-métrages créés. 24 sélec!onnés pour le fes•val. Au total 200 personnes impliquées dans ces créa•ons. Une soirée de Fes•val réunissant 250 personnes avec projec•on des 24 courts-métrages en compé••on et remise des prix aux 6 courts-métrages primés par deux jurys, un professionnel pluridisciplinaire et un jeune public.

Une 2ème édi!on L’annonce d’une 2ème édi!on du Fes!val du court-métrage de préven!on a clôturé ce"e séance avec présenta!on en exclusivité du nouveau document de communica!on sur le lancement du concours. Mêmes modalités que la 1ère édi•on, à quelques excep•ons : diminu•on de la durée des courts-métrages à 5 minutes et organisa•on de séances de projec•ons pour un jury jeune public dans une dizaine d’établissements scolaires.

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Centre de ressources

Ouvrages et brochures Le guide Affi che : Dépistage de l’allaitement - 1er décembre maternel Le dépistage Groupe de travail fait partie pluridisciplinaire de votre viedans sexuelle. le cadre Faites dulePNNS test du - Public VIH et: Parents des autres et IST professionnels (infections sexuellement transmissibles) L’affiche du 1er décembre (Journée mondiale de lu•e contre le sida) 2011 représente la nappe en papier d’une table de café sur laquelle un client a griffonné des mots évoquant la sexualité (désir, aventure, passion, plaisir, sexe, émo•ons, amour, partage, tendresse). Selon le principe du mot caché apparaît à la ver•cale le mot «dépistage». L’affiche renvoie vers le disposi•f de préven•on et d’aide à distance Sida info service (site et téléphone)

Brochure : La première consulta"on gynclogque. Tout ce que tu as toujours voulu savoir sans jamais oser le demander… - INPES Parce que les jeunes filles redoutent leur première consulta•on gynécologique, l’Associa•on Sparadrap a réalisé, avec les sou•ens de l’Associa•on ADOSEN préven•on santé MGEN et de l’INPES une brochure illustrée de 20 pages pour dédrama•ser ce•e visite et favoriser le dialogue des adolescentes avec les professionnels. La brochure s’adresse aux jeunes filles de 14 à 20 ans et répond à leurs principales interroga•ons sur le déroulement d’une consulta•on gynécologique. Elle informe notamment sur le respect de la confiden•alité et sur le fait qu’en dehors de circonstances précises (douleurs, symptômes ou souhait de la jeune fille) l’examen gynécologique n’est pas nécessaire lors de la première consulta•on. Conçue pour préparer au mieux les jeunes filles et les aider à établir une rela•on de confiance qui facilitera un meilleur suivi gynécologique, la brochure entend rassurer, sans banaliser ni sous-es•mer leurs difficultés à aborder des ques•ons in•mes avec un professionnel, à se dénuder et à se faire examiner. Ce document peut être présenté ou remis dans le cadre : d’une ac•on d’éduca•on à la sexualité en milieu scolaire, d’un entre•en individuel ou d’une anima•on collec•ve d’informa•on (planning familial, centre de planifica•on, infirmerie scolaire, maison des adolescents, consulta•on pour adolescents), d’une consulta•on (médecin généraliste, gynécologue, sage-femme).

Brochure : Sexe et loi. Ques"ons réponses ARPS Des•née aux jeunes de 15 à 25 ans, ce•e brochure très complète, claire et concise, vise à répondre à toutes leurs ques•ons concernant la sexualité et la législa•on. Elle aborde les aspects suivants : la majorité sexuelle, l’autorité parentale, l’orienta•on sexuelle, la contracep•on et l’IVG, le mariage et le Pacs, les parents mineurs, les différentes formes d’agression sexuelle, la pornographie et Internet. Pour chaque thème abordé, elle présente sur une page ce que dit la loi et sur l’autre des exemples concrets basés sur des situa•ons vécues par les jeunes. Enfin, elle fournit des ressources Internet et des adresses d’organismes locaux. h•p://www.arps-info.com/

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Centre de ressources

Campagne de communica!on

Campagne de préven!on 2012 « Ou koz su le sex, selmen ou koné pa rien ! » des Acteurs de la Santé Sexuelle de La Réunion

» Les acteurs de la santé sexuelle lance une campagne des•née aux jeunes pour leur faire prendre conscience que pour avoir une sexualité épanouie, il est u•le de bien s’informer. L’appren•ssage de la sexualité est le moyen le plus efficace pour pallier à la méconnaissance, aux idées reçues et aux fausses croyances.

+ www.lepakouyon.re 10


Agenda

Meilleurs voeux

2013

Ce bulle•n peut par•ciper, en fonc•on de la place disponible, à la diffusion des actualités des acteurs du Pôle de Compétences (manifesta•ons, forums, concours, conférences, …). Il suffit pour cela de faire parvenir vos documents (affiches, flyers, communiqués …), à l’adresse email suivante: communica on@polecompetencesante974.re. Le Pôle de Compétences de la Réunion s’entoure de partenaires des secteurs publics et privés (services de l’Etat, collec•vités territoriales, organismes de protec•on sociale, associa•ons, consultants...). Les champs d’ac•on du pôle de compétences sont transversaux et mul•sectoriels (santé, médico-social, social, éduca•on, environnement, recherche...) Vous souhaitez par•ciper à ce!e plateforme de ressources, contactez l’IREPS de la Réunion pour obtenir la charte d’adhésion. Pôle de Compétences IREPS Réunion - Animateur du pôle 13 rue Roland Garros 97460 SAINT PAUL Tél: 0262 71 10 88 - Fax: 0262 71 16 66 contact@polecompetencesante974.re

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Bulletin d'information régional en éducation et promotion de la santé numéro 3