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In this issue

President’s Message

President’s Message . . . . . . . . . . . . . . 1

Pour mieux interviewer les inventeurs . . 11

IPIC is an incredibly effective organization with a diverse range of activities based on our Strategic Plan. In the last year, Council has been reaching out to members to update them on IPIC's activities and achievements toward pursuing the Strategic Plan. In this respect, in June, Michel Gérin and I met with members in five Western cities: Regina (with a conference call connection to Saskatoon), Calgary, Edmonton, Victoria and Vancouver. Directly following from that, many This year’s Annual Meeting Gala will be held at the Canadian Museum of Civilizations in members of Council and staff Gatineau. attended a meeting of the IPIC — La soirée gala de l’Assemblée annuelle aura lieu cette année au Musée canadien des civilisations Informals Group in Montréal. Thank à Gatineau. you to those who organized these events and to those who attended. These meetings provided an excellent opportunity to connect with many members and answer questions. In each city, we were able to remind members of the mandates of the current Strategic Plan and to provide an overview of IPIC's activities and achievements over the last year.

La médiation : une solution de rechange sans risque . . . . . . . . . . . . . . 13

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A Word from the Executive Director . . . 4 Case Summary: Reynolds Presto Products Inc. v. P.R.S. Mediterranean Ltd., 2013 FCA 119 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 Member Profile: Chris Dejardin . . . . . . . 8 In Memory of Gordon Asher . . . . . . . . . . 9 Strategies for Better Inventor Interviews . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 Mediation: A Risk-Free Alternative. . . . . 12 Welcome New Members . . . . . . . . . . . . 14 Upcoming Events . . . . . . . . . . . . . . . . 15

Dans ce numéro Message de la présidente . . . . . . . . . . 1 Mot du directeur général . . . . . . . . . . . 5 Résumé de décision : Reynolds Presto Products Inc. c. P.R.S. Mediterranean Ltd., 2013 CAF 119 . . . . . . . . . . . . . . . 7 Portrait d’un membre : Chris Dejardin. . . 8 À la mémoire de Gordon Asher . . . . . . . . 9

Bienvenue aux nouveaux membres . . . . 14 À l’affiche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15

Message de la présidente L’IPIC est une organisation incroyablement efficace, qui mène une gamme variée d’activités fondées sur notre plan stratégique. Pendant l’année écoulée, le Conseil s’est efforcé de joindre les membres afin de leur transmettre les derniers renseignements concernant les activités et les réalisations de l’Institut dans le contexte de la mise en œuvre de ce plan. À cet égard, Michel Gérin et moi même avons rencontré en juin des membres dans cinq villes de l’Ouest : Regina (avec un lien par conférence téléphonique à Saskatoon), Calgary, Edmonton, Victoria et Vancouver. Immédiatement après, de nombreux membres du Conseil et du personnel ont assisté à une réunion du groupe Informel de l’IPIC à Montréal. Je remercie les personnes qui ont organisé ces activités et celles qui y ont participé. Ces rencontres constituent d’excellentes occasions de nouer des liens avec de nombreux membres et de répondre à leurs questions. Dans chaque ville, nous avons pu rappeler aux membres les mandats énoncés dans le plan stratégique courant ainsi que faire un survol des activités et des réalisations de l’IPIC au cours de la dernière année. ...suite à la page 3


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President’s Message ...continued from page 1 As you know, one important mandate of our current Strategic Plan is to “Do the groundwork to help members grow their Canadian business”. To this end, while Michel and I were touring in the Western provinces, we took the opportunity to meet with provincial officials in Saskatchewan, Alberta and British Columbia. During these meetings we emphasized the importance of IP awareness for those government staff working with SMEs and provided an update on IP issues that these government officials may encounter in their interactions with the Federal government. While each meeting was different, we feel that these meetings are very worthwhile because they reinforce IPIC's position as the “go to” organization in Canada for IP information. Another important element of our Strategic Plan is to “Modernize the regulatory framework for patent and trade-mark agents”. This follows from the mandate provided by the membership at the 2010 Annual General Meeting. I am pleased, therefore, to report that work with CIPO has begun on three projects towards the modernization of the profession: (i) maintenance of the List of Trade-mark Agents and the Register of Patent Agents, (ii) exams and continuing education and (iii) ethics. The three topics will be studied by committees in cooperation with AIPPI and FICPI. We look forward to the results of this work, which we hope will reflect the high standards of the agency professions and will offer greater protection for the public. In this message, I have the pleasure of reporting another achievement by IPIC. Following from IPIC’s significant advocacy, the Government has committed to: • “Consult stakeholders on changes to the patent regime...to address concerns over inadvertent abandonment of patent rights”; and to • “Consult on the merits and means of protecting confidential communications between IP owners and their Canadian IP agents.” These commitments were in the government’s response to the recommendations in the report on Canada’s intellectual property regime by the Standing Committee on Industry, Science and Technology (see the Committee’s page at parl.gc.ca).

As you know, these initiatives are very important aspects of IPIC’s Strategic Plan and we have been the main advocate for these two issues. We were also pleased to see that IPIC was specifically named in two separate parts of the government’s response (IPIC’s work with CIPO on the Bank of Speakers and participation on the IP Crime Working Group). Additionally, the Government’s response indicates that a number of other consultations of interest to IPIC will be undertaken (e.g. on the Madrid Protocol, Singapore Treaty, Patent Law Treaty and the Hague Agreement). The work of our committees on behalf of all members will therefore be significant in the coming months. At the time of going to print, we do not yet know when the consultations will be conducted. However, in this regard, meetings with Members of Parliament (MPs) are becoming increasingly important. Thank you to the more than 100 members who have already volunteered to meet their MP(s) in our grassroots advocacy campaign. We have conducted three webinars and prepared an advocacy kit to provide guidance on setting up the meetings with MPs and the topics to discuss. Please contact us if you are interested in this initiative. In addition to reinforcing the importance of resolving issues for the benefit of innovators, raising awareness about IP and the role of IP professionals will benefit all members. See the attached supplement to learn more about IPIC’s advocacy work. Thank you to all members for your support and to all volunteers for the work that enables IPIC to carry out the mandates of the Strategic Plan. This includes work on advocacy, education and all aspects of a strong profession. Roseann Caldwell President


IPIC BULLETIN J ULY /AU G US T 2013 J UIL LE T/ AOÛ T

Message de la présidente ...suite de la page 1 Comme vous le savez, un mandat important du plan stratégique actuel consiste à « établir les bases pour aider nos membres à faire croître leurs affaires au Canada ». À cette fin, alors que Michel et moi-même étions en tournée dans les provinces de l’Ouest, nous avons saisi l’occasion de rencontrer des représentants provinciaux de la Saskatchewan, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique. Lors de ces entretiens, nous avons mis l’accent sur l’importance de mener des activités de sensibilisation à la PI auprès des fonctionnaires travaillant avec des PME. Nous avons aussi fait le point sur les questions en matière de PI auxquelles peuvent être confrontés ces fonctionnaires dans leurs interactions avec l’administration fédérale. Bien que chaque rencontre ait été différente, nous avons le sentiment qu’elles ont été très utiles et qu’elles ont renforcé la position de l’IPIC en sa qualité d’organisme de prédilection vers lequel se tourner pour obtenir des renseignements sur la PI au Canada. Un autre important élément de notre plan stratégique consiste à « moderniser le cadre de réglementation des agents de brevets et des agents de marques de commerce ». Cet élément découle du mandat confié à l’Institut par les membres lors de l’Assemblée annuelle de 2010. J’ai par conséquent le plaisir de vous informer que le travail avec l’OPIC a commencé au regard de trois projets visant la modernisation de la profession, soit (i) la tenue à jour de la liste des agents de marques de commerce et du registre des agents de brevets, (ii) les examens et la formation continue ainsi que (iii) l’éthique. Ces trois projets seront étudiés par des comités en collaboration avec l’AIPPI et la FICPI. Nous attendons avec impatience de prendre connaissance des résultats de leur travail. Nous espérons que celui-ci témoignera des normes élevées adoptées par les membres des professions représentées par l’organisme afin de mieux protéger le public. Je suis également heureuse de signaler ici une autre importante avancée pour l’IPIC. Dans le sillage des importantes activités de défense des intérêts de l’IPIC, le gouvernement a pris les engagements suivants : • « consulter des intervenants au sujet des modifications au régime de brevets […] et au sujet des préoccupations liées à l’abandon involontaire de droits de brevet »; • « tenir des consultations sur la pertinence de protéger les communications confidentielles entre les titulaires de droits de PI et leurs agents canadiens de PI ».

Ces engagements sont énoncés dans la réponse du gouvernement aux recommandations du rapport sur le régime de PI du Canada du Comité permanent de l’industrie, des sciences et de la technologie (voir la page du Comité à parl.gc.ca). Comme vous le savez, ces initiatives constituent des éléments très importants du plan stratégique de l’IPIC pour lesquels nous nous sommes posés en principal défenseur. Nous sommes également heureux de constater que l’IPIC a été cité nommément dans deux parties distinctes de la réponse du gouvernement (le travail de l’IPIC auprès de l’OPIC relativement à la Banque de conférenciers et la participation au groupe de travail sur les crimes liés à la PI). En outre, le gouvernement indique dans sa réponse qu’un certain nombre d’autres consultations intéressant l’IPIC seront menées (notamment sur le Protocole de Madrid, le Traité de Singapour, le Traité sur le droit des brevets et l’Arrangement de la Haye). Les travaux réalisés par nos comités au nom de tous les membres revêtiront donc une grande importance dans les mois à venir. Au moment de mettre sous presse, nous ne savons pas à quel moment les consultations auront lieu. Toutefois, il devient de plus en plus important de rencontrer les députés fédéraux à cet égard. Je remercie ici les 100 bénévoles et plus qui se sont déjà portés volontaires pour rencontrer leur député dans le cadre de notre campagne de sensibilisation. Nous avons offert trois webinaires et préparé une trousse d’information pour orienter les rencontres et les entretiens avec les députés. Veuillez communiquer avec nous si cette initiative vous intéresse. La sensibilisation aux questions relatives à la PI et au rôle des professionnels de la PI, outre qu’elle permet de réaffirmer l’importance de résoudre les problèmes soulevés dans l’intérêt des innovateurs, profite à tous les membres. Pour plus d’information au sujet des activités de représentation de l’IPIC, veuillez voir le feuillet qui accompagne le Bulletin. Je remercie tous les membres de leur appui et tous les bénévoles dont le travail permet à l’IPIC de remplir les mandats énoncés dans le plan stratégique. Cela englobe les activités de sensibilisation et d’information ainsi que tous les aspects d’une profession respectée. Roseann Caldwell Présidente

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A Word from the Executive Director I’ll begin this message with some news about staff changes. At the end of May, our administrative assistant, Toni Gosson retired. She worked 19 years at IPIC and was therefore already at IPIC when I began. I want to thank her for her commitment to excellence in her work and in her service to members. She managed many financial aspects of the association with dedication and foresight. I think that everyone who called the IPIC office and spoke with Toni noticed that she is by nature a person who cares about others and always wants to help. My colleagues and I certainly benefited from her kindness. We wish her a lot of enjoyment with her family, her friends and her garden. I take this opportunity to welcome Kaylee LeBuis to the team. We hired Kaylee part-time last year to replace our executive assistant, Christine Sévigny, during her maternity leave. Things worked out very well and given Kaylee’s ability with numbers and computers, we offered her, and she agreed, to replace Toni as administrative assistant. She benefited from Toni’s training which greatly facilitated the transition. I am fortunate to have always worked with a strong team. This allows IPIC to provide quality services and represent members on a large number of files. On that point, given the government’s intention to consult on a number of issues, the next few months will be quite busy and interesting.

There is also some relevant activity outside our borders. At the end of June I attended the colloquium organized by FICPI, AIPPI and AIPLA on the protection of confidential communications between clients and their IP advisors. Delegates from 20 countries discussed ways to ensure that those communications be protected from forced disclosure, not only within a country but also across borders. While most of the countries represented at the colloquium already provide more protection than Canada, some issues generated good discussion. For example, what is the best way to provide protection when clients do business, and can be subject to litigation, in both civil law and common law countries? The delegates worked on a text proposed by AIPPI that would guide all countries in setting minimum standards of protection. The event was well organised and provided useful information to implement a solution in Canada. Michel Gérin mgerin@ipic.ca


IPIC BULLETIN J ULY /AU G US T 2013 J UIL LE T/ AOÛ T

Mot du directeur général Je vous donne tout d’abord des nouvelles sur des changements de personnel. Notre adjointe administrative, Toni Gosson, a pris sa retraite à la fin mai. Elle était au service de l’IPIC depuis 19 ans; elle y travaillait déjà quand je suis arrivé. Je désire ici la remercier pour l’excellence de son travail et de son service aux membres. Elle s’est occupée de nombreux aspects financiers de l’association avec dévouement et perspicacité. Je crois que tous ceux et celles qui ont téléphoné au bureau de l’IPIC et ont parlé à Toni ont remarqué sa nature altruiste et son désir constant d’aider les autres. Mes collègues et moi-même avons certes bénéficié de sa gentillesse. Nous lui souhaitons de très nombreuses années de jardinage ainsi que du plaisir à profusion auprès des membres de sa famille et de ses amis. Je profite de l’occasion pour souhaiter la bienvenue à Kaylee LeBuis au sein de l’équipe. Nous avons embauché Kaylee l’an dernier comme employée à temps partiel pour remplacer notre adjointe au directeur général, Christine Sévigny, pendant son congé de maternité. Les choses se sont très bien déroulées et, compte tenu des aptitudes de Kaylee en comptabilité et en informatique, nous lui avons offert de remplacer Toni à titre d’adjointe administrative. Nous sommes heureux qu’elle ait accepté le poste. La formation de Kaylee a été confiée à Toni, ce qui a grandement facilité la transition. J’ai eu la chance de toujours travailler avec une équipe solide. Cela permet à l’IPIC de fournir des services de qualité et de représenter les membres relativement à un grand nombre d’enjeux. À cet égard, compte tenu de l’intention du

gouvernement de mener des consultations sur un certain nombre de points, les prochains mois seront fort chargés et intéressants. Certaines activités pertinentes sont aussi menées au-delà de nos frontières. À la fin de juin, j’ai assisté au colloque organisé par la FICPI, l’AIPPI et l’AIPLA sur la protection des communications confidentielles entre les clients et leurs conseillers en PI. Des délégués de 20 pays ont examiné des moyens de faire en sorte que ces communications soient protégées contre la divulgation obligatoire, non seulement dans un pays donné, mais aussi d’un pays à l’autre. Même si la plupart des pays représentés au colloque offrent déjà davantage de protection que le Canada, certaines questions ont généré de bonnes discussions. Par exemple, quelle est la meilleure façon de protéger les communications confidentielles lorsque les clients font des affaires à la fois dans des pays de droit civil et dans des pays de common law et qu’ils peuvent donc y être impliqués dans des litiges? Les délégués ont travaillé à un texte proposé par l’AIPPI qui servirait de gouvernail à tous les pays dans l’établissement de normes minimales de protection. Très bien organisé, le colloque a permis de réunir des renseignements utiles à la mise en œuvre d’une solution au Canada. Michel Gérin mgerin@ipic.ca

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Case Summary: Reynolds Presto Products Inc. v. P.R.S. Mediterranean Ltd., 2013 FCA 119 This case involves the application of the test for confusion between the trade-marks GEOWEB and NEOWEB for substantially similar wares. The appellant, Reynolds Presto Products Inc. (“Presto”), the owner of the trade-mark GEOWEB, brought an application pursuant to section 57 of the Trade-marks Act, RSC 1985, c T-13 (the “Act”) to strike out the registration of the trade-mark NEOWEB, owned by the respondent P.R.S. Mediterranean Ltd. (“PRS”). The Judge, Harrington J., dismissed the application, finding that there was no likelihood of confusion between the trade-marks. On appeal, the Federal Court of Appeal overturned the decision and determined that there was a likelihood of confusion with the GEOWEB mark. It ordered that the registration of the trade-mark NEOWEB be struck from the Register. Facts In January 2001, Presto registered the mark GEOWEB for use in association with its cellular confinement systems. These systems are arrays of honeycomb shaped pockets made of plastic which can then be filled with sand, gravel, or soil to be used for erosion control. Presto applied for the mark based on use in Canada in association with these wares since August 1993. In 1996, Presto had granted a license to PRS to use the GEOWEB mark in association with the cellular confinement systems in 20 countries. There was no evidence before the Judge as to whether or not the license was exclusive or even included Canada. In any event, the representative for PRS gave evidence on cross-examination that it had never sold any products under the GEOWEB mark in Canada. The license expired in 2006 and PRS began competing with Presto. In August 2007, PRS applied to register the mark NEOWEB in association with cellular confinement systems. Although the description of wares in the NEOWEB application was much longer than the wares for the GEOWEB trade-mark, the Judge found them to be substantially the same. The NEOWEB mark was registered in October 2010. In its application, Presto asserted that the trade-mark NEOWEB was confusing with its mark and therefore “does not accurately express or define the existing rights of the person appearing to be the registered owner of the mark.” Presto appealed the decision on the basis that the Judge failed to consider all of the factors in the test for confusion, specifically subsections 6(5)(b), (c), and (d). Likelihood of Confusion In reviewing the reasons for the Order, the Federal Court of Appeal held that the determination of whether the two trade-marks are confusing is made based on “all of the surrounding circumstances, including those specifically enumerated in paragraphs 6(5)(a) to (e) of the Act.” Although the Judge found that both companies sold substantially the same wares and were engaged in the same trade, the Federal

Court of Appeal held that these factors should have been assessed in determining whether the trade-marks were confusing. It found that if this analysis would have been conducted, it would have changed the result. The Federal Court of Appeal undertook its own analysis of confusion based on the evidence before the Judge. After reviewing the general comments of Rothstein J. in Masterpiece Inc. v. Alavida Lifestyles Inc., 2011 SCC 27, the Court confirmed that the test for confusion is to be applied when a consumer encounters a trade-mark, even for expensive goods. The test is “whether the consumer who sees a particular trade-mark and who has an imperfect recollection of another trade-mark will erroneously assume that the goods or services associated with that particular trade-mark are associated with the other trade-mark.” The Court held that even though the cellular confinement systems are expensive items, the test is still one of ‘first impression’. The Court then went on to review the factors set out in section 6(5) of the Act. The Court did not interfere with the Judge’s finding that the GEOWEB mark was not inherently distinctive, although it did note that the mark was still entitled to some protection. With respect to subsection 6(5)(c), (d), and (e), the Court held that there is a greater likelihood of confusion if two trade-marks that resemble each other are used in association with the same products in the same markets. The Court found that the NEOWEB mark used in association with cellular confinement systems would likely cause confusion with consumers with an imperfect recollection of the GEOWEB trade-mark. The Court also reviewed other surrounding circumstances, such as the marketing practices of PRS, instances of actual confusion, and the treatment of the trade-marks in other jurisdictions. For the most part, it found that these factors either did not assist the Court, or were given little weight. The Court did consider the position of the Examiner at the Trade-marks Office, but ultimately found that when all of the surrounding circumstances were taken into account, it did not overcome the likelihood of confusion between the two trade-marks. Judgment Accordingly, the Federal Court of Appeal overturned the decision of the Federal Court and ordered that the registration of the trade-mark NEOWEB be struck. Submitted by Rodney Smith Brownlee LLP On behalf of the Litigation Committee


IPIC BULLETIN J ULY /AU G US T 2013 J UIL LE T/ AOÛ T

Résumé de décision : Reynolds Presto Products Inc. c. P.R.S. Mediterranean Ltd., 2013 CAF 119 La présente décision porte sur l’application du critère de confusion entre les marques de commerce GEOWEB et NEOWEB pour des produits fondamentalement semblables. Le demandeur, Reynolds Presto Products Inc. (« Presto »), titulaire de la marque de commerce GEOWEB, a déposé une demande en vertu de l’article 57 de la Loi sur les marques de commerce, L.R.C., 1985, ch. T 13 (la « Loi ») afin que l’inscription de la marque de commerce NEOWEB, dont le titulaire est le défendeur P.R.S. Mediterranean Ltd. (« PRS »), soit biffée. Le juge Harrington, a rejeté la demande, estimant qu’il n’y avait aucune possibilité de confusion entre les deux marques de commerce. Plus tard, la Cour d’appel fédérale (CAF) a infirmé la décision et statué qu’il y avait possibilité de confusion avec la marque GEOWEB. Elle a donc ordonné que l’inscription de la marque de commerce NEOWEB soit biffée du registre. Les faits En janvier 2001, Presto inscrivait au registre la marque GEOWEB destinée à être employée en association avec ses systèmes de confinement cellulaire. Il s’agit de structures formées d’alvéoles en plastique que l’on remplit de sable, de gravier ou de terre pour lutter contre l’érosion. Presto a déposé une demande d’enregistrement de la marque fondée sur son utilisation au Canada en association avec ces produits depuis août 1993. En 1996, Presto accordait à PRS un contrat de licence pour l’emploi de la marque GEOWEB en ce qui a trait aux systèmes de confinement cellulaire dans 20 pays. Aucun élément de preuve n’avait été présenté au juge quant à savoir si la licence était exclusive ou même si elle incluait le Canada. Quoi qu’il en soit, selon le témoignage du représentant de PRS, lors du contre interrogatoire, la société PRS n’a jamais vendu un produit portant la marque GEOWEB au Canada. Le contrat a pris fin en 2006, et PRS a alors commencé à concurrencer Presto. En août 2007, PRS présentait une demande d’enregistrement de la marque NEOWEB en association avec des systèmes de confinement cellulaire. Même si la description des produits dans la demande de PRS était beaucoup plus longue que la description des produits portant la marque GEOWEB, le juge a estimé qu’il s’agissait essentiellement des mêmes produits. La marque NEOWEB a été enregistrée en octobre 2010. Dans sa demande, Presto affirmait que la marque de commerce NEOWEB créait de la confusion avec sa propre marque et, par conséquent, « n’exprime ou ne définit pas fidèlement les droits existants de la personne morale apparaissant comme étant le titulaire de la marque ». (Traduction) Presto en a appelé de la décision, alléguant que le juge n’avait pas pris en considération tous les facteurs pertinents dans le critère de confusion, particulièrement les alinéas 6(5)b), c) et d). Probabilité de confusion Dans son examen des motifs de l’ordonnance, la CAF a établi que la décision à savoir si les deux marques de commerce créent de la confusion tient compte de « toutes les circonstances de

l’espèce, y compris celles précisément mentionnées aux alinéas 6(5)a) à e) de la Loi. » (Traduction) Même si le juge a estimé que les deux entreprises vendaient essentiellement les mêmes produits et faisaient partie du même marché, la CAF était d’avis que ces facteurs auraient dû être pris en considération pour déterminer si les marques de commerce créaient de la confusion. Selon elle, si cette analyse avait été effectuée, les résultats n’auraient pas été les mêmes. La CAF a mené sa propre analyse en fonction des éléments de preuve présentés au juge. Après avoir passé en revue les observations générales du juge Rothstein dans la cause Masterpiece Inc. c. Alavida Lifestyles Inc., 2011 CSC 27, la Cour a confirmé que le critère de confusion doit s’appliquer lorsqu’un consommateur voit une marque de commerce, même dans le cas d’un produit coûteux. Le critère sert à déterminer « si le consommateur qui voit une marque de commerce particulière et qui a un vague souvenir d’une autre marque de commerce supposera de façon erronée que les biens ou les services associés avec cette marque de commerce particulière sont associés à l’autre marque de commerce ». (Traduction) La Cour a soutenu que, même si les systèmes de confinement cellulaire sont des articles coûteux, il s’agit néanmoins d’une « première impression ». La Cour a ensuite entrepris de passer en revue les facteurs énoncés au paragraphe 6(5) de la Loi. Elle n’a pas contredit l’avis du juge selon lequel la marque GEOWEB n’avait pas de caractère distinctif inhérent, quoiqu’elle ait fait observer que la marque avait néanmoins droit à une certaine forme de protection. En ce qui concerne les alinéas 6(5)c), d) et e), la Cour a affirmé que la probabilité de confusion est plus élevée si deux marques de commerce qui se ressemblent sont utilisées en regard des mêmes produits sur les mêmes marchés. Elle a estimé que la marque NEOWEB utilisée en association avec des systèmes de confinement cellulaire créerait probablement de la confusion auprès du consommateur qui a un vague souvenir de la marque de commerce GEOWEB. La Cour a également examiné les autres circonstances de l’espèce, notamment les méthodes de commercialisation de PRS, les cas de confusion réelle et le traitement des marques de commerce dans d’autres sphères de compétence. Dans la plupart des cas, elle a estimé que ces facteurs n’étaient d’aucune utilité pour elle ou qu’ils étaient peu importants. Elle a effectivement pris en considération la position de l’examinateur du Bureau des marques de commerce mais, en fin de compte, elle estimait que, lorsque toutes les circonstances de l’espèce étaient prises en compte, cela ne dissipait pas la confusion possible entre les deux marques de commerce. Jugement La CAF a cassé la décision de la Cour fédérale et ordonné que l’inscription de la marque de commerce NEOWEB soit biffée. Soumis par Rodney Smith Brownlee SRL Au nom du Comité des litiges

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Après avoir étudié le roman Ulysse de James Joyce à sa première année d’études universitaires, Chris Dejardin s’est rendu compte que la carrière de professeur de littérature anglaise n’était probablement pas pour lui. Son intérêt pour le droit et l’aspect psychosocial de la criminologie ainsi que son emploi d’été au Bureau des marques de commerce ont scellé son destin : il deviendra agent de marques de commerce.

When James Joyce’s Ulysses got the better of him in a first-year undergrad course, Chris Dejardin decided being a professor of English literature was probably not the best career choice. His interest in law and in the social psychology of criminology together with a summer job at the Trade-mark Office sealed his fate as a trade-mark agent. “I was lucky in finding mentors,” says Chris. “The first person whose career path I wanted to follow was Roma Colbert of Gowlings, where I was an assistant. She encouraged me to follow my dream.”

CHRIS DEJARDIN Trade-mark Agent

Cassan Maclean, Ottawa Agent de marques de commerce

Cassan Maclean, Ottawa

At the firm now known as Border Ladner Gervais, Chris passed the trade-mark exam—and discovered the hard way that the life of an IP practitioner is not just about the law.

“On the trade-mark side, we often deal with a high volume so I had to learn to process files as well and as efficiently as possible,” he says. “Time management skills are not part of the formal training process. Pity.” Now the primary trade-mark agent at Cassan Maclean, a boutique IP firm with a keen sense of mentorship and collegiality, Chris has a fairly free rein. His practice includes all aspects of trade-mark prosecution, including oppositions and summary cancellations. His clients range from candy companies to bicycle manufacturers. He has considerable knowledge and experience with Internet and domain name issues, including registration and arbitration of domain names. Nonetheless, prioritizing remains a key issue. “It’s especially true in a small firm because there isn’t much back-up when people go on vacation,” he says. Chris volunteers extensively with IPIC, formerly serving as Chair of IPIC’s Bulletin Committee, and currently as Vice-Chair of the Trade-mark Agent Training Course Committee, which has recently developed an online Trade-mark Agent Examination Preparation course. The course helps prepare candidates who plan to write the Trade-mark Agent exam with weekly webinars, sample quizzes and exam questions. “It’s been an interesting and challenging course to administer,” says Chris. “It’s an opportunity to refresh my knowledge of the law—since instructors have to be very familiar with current law to prepare the material. And I take great satisfaction from encouraging others to pursue this career path that has been so fruitful for me.”

« J’ai eu la chance d’avoir des mentors », fait-il observer. « La première personne dont je voulais suivre les traces a été Roma Colbert, de Gowlings, où j’ai été adjoint. Elle m’a encouragé à concrétiser mon rêve. »

Alors qu’il était au cabinet maintenant connu sous le nom de Border Ladner Gervais, Chris a subi son examen d’agent de marques de commerce et a appris à la dure que le droit ne constitue pas le seul aspect de la vie d’un praticien en PI. « En marques de commerce, comme nous devons souvent traiter de grandes quantités de dossiers, j’ai dû apprendre à travailler aussi bien et aussi efficacement que possible », signale Chris. « La gestion du temps ne fait pas partie de la formation officielle. Dommage! » Maintenant qu’il est agent principal de marques de commerce chez Cassan Maclean, un cabinet boutique spécialisé en PI et imprégné d’un véritable climat de mentorat et de collégialité, Chris a carte blanche ou presque. Sa pratique englobe tous les aspects du suivi des demandes de marques de commerce, y compris les oppositions et les procédures d’annulation sommaire. Ses clients vont des entreprises de bonbons aux fabricants de bicyclettes. Il possède une expérience et des connaissances considérables des questions relatives à Internet et aux noms de domaine, notamment de l’enregistrement de ceux ci et du processus d’arbitrage connexe. Néanmoins, l’ordre de priorité des dossiers demeure une question clé. « Cela est particulièrement vrai dans les petits cabinets parce qu’il n’y a pas beaucoup de remplaçants pendant les vacances », fait remarquer Chris. Chris fait beaucoup de bénévolat à l’IPIC. Il a en effet déjà été président du Comité du Bulletin et est actuellement vice-président du Comité du Cours de formation des agents de marques de commerce, qui a récemment élaboré un cours en ligne sur la préparation aux examens d’agent de marques de commerce. Le cours propose aux candidats des webinaires hebdomadaires, des quiz et des exemples de questions d’examen. « L’administration du cours a été des plus intéressantes et stimulantes », estime Chris. « Cela a été pour moi l’occasion d’actualiser mes connaissances en droit, étant donné que les instructeurs doivent très bien connaître l’état actuel du droit pour préparer le matériel d’examen. De plus, je tire une grande satisfaction à encourager les autres à suivre le cheminement de carrière qui s’est révélé si fécond pour moi. »

OUTSIDE THE OFFICE

À L’EXTÉRIEUR DU BUREAU

Gourmet cook and wannabe restaurateur. Learning Mandarin. Ouch! Back-woods camping. Travel, travel, travel. Former competitive soccer player, currently coaches.

Cuisine gastronomique et aspirant restaurateur. Cours de mandarin. Aïe! Camping sauvage. Les voyages, encore les voyages. Ancien joueur de soccer de compétition et actuellement entraîneur.


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Gordon Asher made an indelible mark on the patent practice in Canada. In 1984, members of IPIC (then called the Patent and Trademark Institute of Canada) gave Mr. Asher the title of Honorary Member. Mr. Asher received a BSc in Honours Chemistry at the University of Alberta and a Master of Business Administration from Carleton University. His career took a variety of interesting turns, including chief chemist at the detonator and shell filling plant of Defence Industries Ltd.; production supervisor at the insecticide plant of the Niagara Sprayer and Chemical Company; and chief chemist at Johns-Manville. Mr. Asher then spent most of his career at what is now called the Canadian Intellectual Property Office (in Mr. Asher’s time, the titles ranged from the Department of the Secretary of State, to the Office of the Registrar General, and then the Bureau of Intellectual Property under the Department of Consumer and Corporate Affairs). Mr. Asher wrote numerous articles for professional journals and was a frequent speaker on the patent system. He also wrote a book entitled “The Development of the Patent System in Canada since 1767” (1965). Notably, in 1970, Mr. Asher (at the time Director, Planning and Special Duties Division, Patent and Copyright Office) was a member of the Canadian delegation to the WIPO Washington Diplomatic Conference on the Patent Cooperation Treaty (PCT), which he called “the most important diplomatic conference since 1883 to concern itself with the protection of intellectual property”. Canada was vice-chair (together with Switzerland) of the General Drafting Committee, under the chairmanship of the Soviet Union. The PCT was signed by A.M. Laidlaw, Canada’s Commissioner of Patents, on the last day of the conference. Mr. Asher’s last role before retirement was as Chair of the Patent Appeal Board. Gordon Asher’s loved ones say he was a kind and gentle spirit, with a smile that would light up their world. He will be missed.

Gordon Asher laisse une marque indélébile sur la pratique relative aux brevets au Canada. En 1984, les membres de l’IPIC (qui s’appelait alors l’Institut canadien des brevets et marques) ont décerné à M. Asher le titre de membre honoraire. M. Asher était titulaire d’un baccalauréat en sciences avec spécialisation en chimie de l’Université de l’Alberta et d’une maîtrise en administration des affaires de l’Université Carleton. Il a eu un parcours de carrière des plus intéressants, occupant notamment le poste de chimiste en chef à l’usine de détonateurs et de remplissage d’obus de Defence Industries Ltd., celui de superviseur de la production à l’usine d’insecticides de la Niagara Sprayer and Chemical Company et celui de chimiste en chef à la Johns-Manville. La plus grande partie de la carrière de M. Asher s’est déroulée ensuite à ce que l’on appelle maintenant l’Office de la propriété intellectuelle du Canada (à l’époque de M. Asher, la responsabilité de la PI relevait du Secrétariat d’État; elle a ensuite été transférée au Bureau du registraire général, puis au Bureau de la propriété intellectuelle, qui relevait du ministère de la Consommation et des Affaires commerciales). M. Asher a rédigé de nombreux articles qui ont été publiés dans des revues professionnelles et a souvent été invité à prendre la parole sur le régime des brevets. Il est également l’auteur d’un livre intitulé The Development of the Patent System in Canada since 1767 (1965). M. Asher a notamment été, en 1970 (alors qu’il était directeur de la Division de la planification et des affectations particulières du Bureau des brevets et du droit d’auteur), membre de la délégation du Canada à la Conférence diplomatique de Washington de l’OMPI sur le Traité de coopération en matière de brevets, qu’il a qualifié de « plus importante conférence diplomatique depuis 1883 à se pencher sur la protection de la propriété intellectuelle ». Le Canada était vice-président (avec la Suisse) du Comité général de rédaction, sous la présidence de l’Union soviétique. Le Traité a été signé par A.M. Laidlaw, commissaire aux brevets du Canada, à la dernière journée de la conférence. Juste avant sa retraite, M. Asher était président de la Commission d’appel des brevets. Les proches de Gordon Asher disent de lui qu’il avait un caractère affable et était une âme noble. Il pouvait illuminer leur vie avec un seul sourire. Il sera manqué.

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Strategies for Better Inventor Interviews Of all the steps involved in drafting a patent application, the initial interview with the inventors is among the most important. A good interview not only facilitates the patent agent’s understanding of the invention, but also helps to shape the inventors’ expectations regarding the subsequent process of drafting and prosecution. Different practitioners have their own individual strategies for improving inventor interviews, ranging from bringing snacks to the interview to build rapport to creating detailed checklists of points to cover in advance. One common technique is to ask the inventors to describe the “story” or narrative of the invention, from its conception to its current status, asking for clarification or more detail on particular points as they arise. This approach may help the agent to understand relevant circumstances surrounding the invention. This typically involves a discussion of a problem to be solved, a discussion of existing solutions if any, and a discussion of the new approach. For example, learning about the contributions of each member of the team may help to avoid inventorship problems by identifying additional potential inventors not listed on the client’s standard invention disclosure form. (It is, however, important to recognize that often, it is not clear who the inventors are until the claims are drafted, as each inventor must contribute to the subject matter of at

least one claim.) Understanding the story of an invention, including what existed prior to the invention, may also assist with the duty of good faith in helping to better identify relevant prior art. It is important to avoid having the interview become purely an exercise where the inventor assumes the role of teacher and the agent is the student, and where the agent then goes away and uses the received knowledge to develop a draft. For example, actively exploring alternative implementation options with the inventor will typically lead to a stronger patent. Depending on their level of understanding of the technology in question, some practitioners may try drafting sample claims with the inventor during the interview. Our experience is that this may work in some circumstances depending on the sophistication of the inventor, but this strategy is not always effective. Ultimately, every inventor is different. Some inventors are good at articulating the inventive aspects of their invention, while with other inventors it is necessary to slowly tease out the important points. An effective interviewer must be sensitive to these details and be prepared to respond as circumstances dictate during the interview. Submitted by the Young Practitioners Committee Caution: These tips are offered freely in case they might be of assistance in your practice. Be aware, however, that the tips do not necessarily represent the official position of the Intellectual Property Institute of Canada on any particular topic and, therefore, caution should be exercised in relying on them.


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Pour mieux interviewer les inventeurs La première rencontre avec un inventeur est l’une des étapes les plus importantes du processus de rédaction d’une demande de brevet. Une bonne entrevue permet à l’agent de brevets de mieux comprendre l’invention, et elle aide à préciser les attentes des inventeurs concernant le processus de rédaction et de suivi de la demande. Les praticiens possèdent tous leurs stratégies privilégiées pour améliorer les entrevues avec les inventeurs. Ces stratégies incluent par exemple apporter des collations pendant les rencontres pour détendre l’atmosphère ou encore élaborer une liste de contrôle très précise des points à traiter. Une technique courante consiste à demander à l’inventeur de faire l’historique de son invention, de sa conception à aujourd’hui, en lui demandant des éclaircissements ou des détails supplémentaires au besoin. Cette méthode peut aider l’agent à comprendre les circonstances particulières entourant l’invention. Elle suppose généralement un examen du problème à résoudre, des solutions applicables, le cas échéant, et de la nouvelle approche à adopter. Par exemple, bien saisir la contribution de chacun des membres de l’équipe peut aider à éviter des problèmes liés aux droits d’invention en recensant tous les autres inventeurs potentiels non inscrits sur le formulaire standard de divulgation de l’invention du client. (Il est cependant important de savoir qu’il n’est pas toujours facile de déterminer qui sont les inventeurs avant de rédiger les

revendications, car chaque inventeur doit contribuer à la matière d’au moins une revendication.) Comprendre l’historique d’une invention, y compris ce qui existait avant celle-ci, peut aussi aider à s’acquitter de l’obligation de bonne foi en permettant de mieux cerner les antériorités. Il est important de ne pas transformer l’entrevue en un exercice où l’inventeur joue le rôle de l’enseignant et l’agent celui de l’étudiant, l’agent quittant ensuite les lieux et utilisant les renseignements réunis pour rédiger une ébauche. Par exemple, l’examen approfondi, avec l’inventeur, des options de mise en œuvre se traduit habituellement par un brevet plus solide. Selon la compréhension qu’ils ont de la technologie en cause, certains praticiens peuvent essayer de rédiger des ébauches de revendications pendant l’entrevue. L’expérience montre que cela peut fonctionner dans certains cas, selon le degré de subtilité de l’inventeur, mais cette stratégie n’est pas toujours efficace. En fin de compte, chaque inventeur est unique. Certains sont très doués pour préciser les aspects novateurs de l’invention, alors qu’avec d’autres, il faut démêler patiemment et lentement les éléments importants de l’invention. L’intervieweur efficace doit savoir reconnaître ces détails et être prêt à s’adapter aux circonstances que lui dicte l’entrevue. Soumis par le Comité des jeunes praticiens Mise en garde : Ces conseils vous sont offerts librement au cas où ils pourraient vous venir en aide dans votre pratique. Soyez cependant conscients du fait que ces conseils ne représentent pas nécessairement la position officielle de l’Institut de la propriété intellectuelle du Canada sur quelque point spécifique que ce soit et que, de ce fait, vous devriez faire preuve d’une certaine prudence en vous fondant sur ceux-ci.

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A Risk-Free Alternative Schools of Mediation There are two main schools of mediation philosophy: facilitative and evaluative. In facilitative mediation, the mediator asks questions, validates, and normalizes the parties’ points of view, and helps them analyze options open to them to resolve their dispute. Facilitative mediators do not make settlement recommendations to the parties, or provide their own opinion about possible outcomes of the dispute. In evaluative mediation, by contrast, the mediator helps the parties resolve their dispute by pointing out the weaknesses of their cases. An evaluative mediator typically advises the parties what, in the mediator’s view, the outcome of the issues is likely to be (in the mediator’s opinion) and provides a suggested settlement amount. In practice, most mediators use some facilitative and some evaluative techniques depending on their abilities, preferences, and the case before them. Lawyers should be clear with the mediator, in advance, about which mediation style they prefer. Strategic Issues before commencing mediation Any lawyer thinking of engaging in mediation should consider the following: • Selecting the mediator: Facilitative mediation requires someone experienced in mediation more so than a subject-matter expert. Evaluative mediation in an IP dispute requires a mediator who is an expert in the IP field in issue, so that he or she can accurately assess the merits of the parties’ cases. Well-respected former judges and senior IP practitioners who have presided over similar disputes are very effective. If litigation is already underway before the Federal Court, another option available is judicial mediation using ADR-trained Federal Court Judges and Prothonotaries. Federal Court decision-makers are experts in IP and routinely deal with these disputes. • Pre-mediation preparation: Each side should prepare and deliver a reasonably thorough mediation brief setting out the issues in dispute, key documents, summary analysis of the applicable law, and the expectations of the party. This preparation should cause the lawyers to start thinking realistically about their cases. It will also make the mediation date more fruitful, as issues can be discussed more thoroughly when first laid out in detailed written submissions.

• Determining who should be present at the mediation: Participants in the negotiations should include those who have the power or authority to make a decision and know and understand the issues in dispute. One commentator has noted that Chief Executive Officers settle more cases than vice-presidents, in-house counsel or other agents, because they don’t generally need to justify their settlement decisions. • Developing the negotiation or settlement target strategy: A party should understand its settlement goals, consider creative solutions, and realistically quantify what its case is worth, including any interest and costs. In IP matters, understanding the value of the claim will likely require an accurate damages quantification from an expert. It is also important to estimate a party’s best and worst alternatives to a negotiated agreement. In an adversarial system, and particularly in IP claims, where the outcome is not certain for either party, mediation offers parties to a dispute the chance to resolve their issues in a manner that is relatively quick, free of risk, relatively inexpensive, and where the solutions can be as creative as the parties wish to be. Furthermore, even if mediation itself does not yield a successful settlement, the process will always provide insight into the strengths and weaknesses of each party’s case, frequently resolve certain factual or procedural issues, and the discussions almost always move the parties toward a range of possible resolutions. Submitted by Steven H. Goldman and Jonathan Mesiano-Crookston Goldman Hine LLP On behalf of the Alternative Dispute Resolution Committee

Alternative Dispute Resolution Resources Looking for a mediator or arbitrator with IP experience? IPIC has a list of mediators and arbitrators you can contact: ipic.ca/english/general/adr.cfm. If you have mediation or arbitration experience and want to join the list, please contact Jennifer Brière at jbriere@ipic.ca for more information and an application form.


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Une solution de rechange sans risque Écoles de pensée Il y a deux grandes écoles de pensée en médiation : la médiation facilitative et la médiation évaluative. Dans le processus de médiation facilitative, le médiateur pose des questions, valide les réponses, normalise les points de vue des parties et aide celles-ci à analyser les options qui s’offrent à elles pour résoudre le différend. Il ne formule pas de recommandation de règlement ni ne donne son avis sur les éventuels résultats du processus. En revanche, dans le processus de médiation évaluative, le médiateur aide les parties à résoudre le différend en faisant ressortir les points faibles de leur dossier. Il les informe généralement des résultats probables, selon lui, du processus de médiation et propose un montant de règlement. Dans la pratique, la plupart des médiateurs ont recours à des techniques de médiation facilitative et à des techniques de médiation évaluative, selon leurs aptitudes, leurs préférences et les questions en jeu. Les avocats doivent dès le départ indiquer clairement au médiateur le style de médiation qu’ils privilégient. Questions stratégiques à prendre en considération avant la médiation L’avocat qui envisage un processus de médiation devrait prendre en considération les éléments suivants. • Choix du médiateur – La médiation facilitative exige un médiateur expérimenté davantage qu’un spécialiste du domaine concerné. Quant à la médiation évaluative, elle exige, dans les différends en matière de PI, un médiateur spécialisé dans le domaine en cause, de façon qu’il puisse évaluer avec exactitude le bien fondé des dossiers des parties. Les anciens juges et les praticiens chevronnés en PI qui ont déjà réglé des différends semblables sont d’excellents choix. Si une cour fédérale a déjà été saisie du litige, la médiation judiciaire par l’intermédiaire d’un protonotaire et d’un juge fédéral formé dans le domaine des modes non judiciaires de résolution des différends est une autre solution. Les décideurs des cours fédérales sont des experts en PI et s’occupent couramment de ces différends. • Préalables à la médiation – Chaque partie doit préparer et fournir un dossier de médiation raisonnablement approfondi énonçant ses attentes et les questions faisant l’objet du différend ainsi que présentant les principaux documents et une analyse sommaire des lois applicables. Muni de ce dossier, l’avocat peut commencer à travailler de façon réaliste. La rencontre

de médiation sera également plus fructueuse, puisque les questions peuvent être examinées de façon plus approfondie lorsqu’elles sont tout d’abord exposées en détail sur papier. • Personnes présentes à la médiation – Les participants aux séances de négociation doivent avoir le pouvoir de prendre une décision ou être investis de ce pouvoir, et ils doivent connaître et comprendre les questions en jeu. Un commentateur a fait remarquer que les présidents règlent davantage de dossiers que les vice-présidents, les avocats des services internes ou d’autres mandataires parce qu’ils n’ont généralement pas besoin de justifier leurs décisions. • Élaboration d’une stratégie de négociation ou de règlement – Les parties doivent comprendre les objectifs de règlement, songer à des solutions novatrices et quantifier de manière réaliste la valeur de leur dossier, en tenant notamment compte des intérêts et des coûts. En PI, bien comprendre la valeur de la réclamation exigera probablement une quantification exacte des dommages intérêts par un expert. Il est aussi important d’évaluer la meilleure et la pire solution de rechange à un règlement négocié. Dans un système adversatif, et particulièrement dans les réclamations en PI, où le résultat est incertain pour l’une ou l’autre des parties, la médiation offre la chance de résoudre les différends d’une manière sûre ainsi que relativement rapide et économique. En outre, les solutions peuvent être aussi novatrices que les parties le désirent. Il faut ajouter que, même si la médiation ne se traduit pas par une entente fructueuse, le processus permet toujours de savoir quels sont les points forts et les points faibles de chaque partie ainsi que de souvent résoudre certains problèmes factuels ou procéduraux. Finalement, les discussions amènent presque toujours les parties à examiner diverses solutions possibles. Soumis par Steven H. Goldman et Jonathan Mesiano-Crookston Goldman Hine SRL Au nom du Comité de mode non judiciaire de résolution de conflits

Ressources - Mode non judiciaire de résolution des conflits Vous êtes à la recherche d’un médiateur ou d’un arbitre possédant de l’expérience en PI? L’IPIC tient à votre disposition une liste à l’adresse ipic.ca/french/general/adr.cfm. Si vous avez de l’expérience en médiation ou en arbitrage et que vous désirez ajouter votre nom à la liste, veuillez communiquer avec Jennifer Brière à jbriere@ipic.ca pour obtenir de plus amples renseignements et un formulaire d’inscription.

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Welcome New Members • Bienvenue aux nouveaux membres Associates • Associés

Affiliates • Affiliés

DAMIEN CALVET Montréal MARIANNE DESSIS Cowansville MIHAELA DUMITREAN Benoît & Côté, Montréal MAGDALENA GRABARI Smart & Biggar/Fetherstonhaugh, Ottawa JOHN F. LEE Dentons Canada LLP, Ottawa ANNA-LYNN ROPPOVALENTE Dentons Canada LLP, Ottawa

KANE ARTI Lee International IP & Law Group, Seoul LARRY FEDCHUN Nexen Inc., Calgary ANJLI PATEL Stirling PIERLUIGI SORBO-LOMBARDI Anglehart et al., Montréal NIKITA STEPIN Norton Rose Fulbright Canada S.E.N.C.R.L.,s.r.l., Montréal

Congratulations! • Félicitations! The following member has recently changed membership status: Le membre suivant a changé de catégorie :

Associate to Fellow • Associé à Fellow KERI A.F. JOHNSTON Johnston Law, Toronto

RÉMI WEISS Norton Rose Fulbright Canada S.E.N.C.R.L.,s.r.l., Montréal JEFFREY YOUNG Altman & Company, Vancouver

Students • Étudiants GRAHAM HONSA Moffat & Co. / Macera & Jarzyna, Ottawa ANNIE PIAOPIAO LIAN June Century 21 King’s Quay, Toronto


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DECEMBER • DÉCEMBRE 1-4

XVII Work Sessions and Administrative Council Inter-American Association of Intellectual Property Punta Cana, Dominican Republic

4-6

ACCT Innovation 2013 Marriott Eaton Centre, Toronto

SEPTEMBER • SEPTEMBRE 4

Trade-mark Agent Tutorials Hilton Lac-Leamy, Gatineau, Québec Travaux dirigés—agents de marques de commerce Hilton Lac-Leamy, Gatineau (Québec)

11Patent Agent Training Course NOV 29 St. Andrew’s Club & Conference Centre, Toronto Cours formation d’agent de brevets St. Andrew’s Club & Conference Centre, Toronto 17-18

ALAI Congress: Dissemination and Management of Works of Authorship on the Internet Cartagena, Colombia

JANUARY • JANVIER 19-21

SEPTEMBER • SEPTEMBRE 14-18

Congrès annuel d’ALAI : Diffusion et gestion des œvres protégées par le droit d’auteur sur Internet Carthagène, Colombie 25-27

IPIC’s 87th Annual Meeting Hilton Lac-Leamy, Gatineau, Québec 87e Assemblée annuelle de l’IPIC Hilton Lac-Leamy, Gatineau (Québec)

29Oct. 1

LESI Global Technology Impact Forum Geneva, Switzerland

AIPPI 44th World Intellectual Property Congress Toronto 44e Congrès mondial de la propriété intellectuelle (AIPPI) Toronto

OCTOBER • OCTOBRE 15-17

IPIC’s 88th Annual Meeting Halifax Marriott Harbourfront Hotel 88e Assemblée annuelle de l’IPIC Hôtel Marriott Harbourfront, Halifax

World Class IP: A Global Perspective 16th Annual Meeting, Association of Intellectual Property Firms (AIPF) Washington Plaza Hotel, Washington, DC

OCTOBER • OCTOBRE

OCTOBER • OCTOBRE

2-5

FICPI 14th Open Forum Sorrento, Italy

14-16

3-4

CIPA Congress 2013 Lancaster London Hotel, London, UK

NOVEMBER • NOVEMBRE 20-22

Canadian Science Policy Conference Toronto Allstream Centre Conférence sur les politiques scientifiques canadiennes 2013 Centre Allstream Toronto

IPIC’s 89th Annual Meeting The Fairmont Banff Springs 89e Assemblée annuelle de l’IPIC The Fairmont Banff Springs

For further information on IPIC events, please contact:

Intellectual Property Institute of Canada Suite 606-60 Queen Street, Ottawa, Ontario K1P 5Y7 phone: 613-234-0516 fax: 613-234-0671 email: info@ipic.ca website: www.ipic.ca Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

Institut de la propriété intellectuelle du Canada 60, rue Queen, bureau 606, Ottawa (Ontario) K1P 5Y7 téléphone : 613-234-0516 télécopieur : 613-234-0671 courriel : info@ipic.ca site Web : www.ipic.ca

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COUNCIL • CONSEIL 2012-2013

IPIC BULLETIN

PRESIDENT • PRÉSIDENTE Roseann Caldwell VICE-PRESIDENT • VICE-PRÉSIDENT Jeffrey Astle SECRETARY • SECRÉTAIRE David Schwartz TREASURER • TRÉSORIER Peter Wilcox COUNCILLORS • CONSEILLERS Tracey Mosley, Louis Martineau, Daphne Maravei, Stephen Perry PAST PRESIDENT • PRÉSIDENT SORTANT Mark Eisen

The Bulletin is published six times a year. The Bulletin is also available to members on our website at www.ipic.ca. E-mail: admin@ipic.ca

S TA F F • P E R S O N N E L EXECUTIVE DIRECTOR • DIRECTEUR GÉNÉRAL Michel Gérin DIRECTOR OF PROFESSIONAL DEVELOPMENT • DIRECTRICE DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE Anne-Josée Delcorde MANAGER, CONFERENCES AND EVENTS • GESTIONNAIRE, CONFÉRENCES ET ÉVÉNEMENTS Kim Arial MANAGER, COMMUNICATIONS AND MEMBERSHIP SERVICES • GESTIONNAIRE, COMMUNICATIONS ET SERVICES AUX MEMBRES Véronique Patry PROJECT OFFICER • CHARGÉE DE PROJETS Daniela Alusik EXECUTIVE ASSISTANT • ADJOINTE AU DIRECTEUR GÉNÉRAL Christine Sévigny ADMINISTRATIVE ASSISTANT • ADJOINTE ADMINISTRATIVE Kaylee LeBuis MEMBERSHIP COORDINATOR • COORDONNATRICE, SERVICES AUX MEMBRES Jennifer Brière

CHAIR: Heather Boyd VICE-CHAIR: Carolyn Walters IPIC MEMBERSHIP AND INFORMATION COMMITTEE: Arnold Ceballos, Katy Davis, Allison Jones, Marie-Lise Lefebvre, Janine MacNeil, Béatrice Ngatcha, Hung Nguyen, Véronique Pagé, L. Jane Sarjeant ADVERTISING: Daniela Alusik COORDINATION: Daniela Alusik, Véronique Patry DESIGN: TD Graham + Associates CERTIFIED TRANSLATORS: Claude Gosselin, Jean-Charles Daoust PRINTING: Bradda Printing © 2013 INTELLECTUAL PROPERTY INSTITUTE OF CANADA ISSN 1491-2414. The Institute as a body is not responsible either for the statements made, or for the opinions expressed, herein.

B U L L E T I N D E L’ I P I C Le Bulletin est publié tous les deux mois. Le Bulletin est aussi offert aux membres dans notre site Web au www.ipic.ca. Adresse électronique : admin@ipic.ca PRÉSIDENTE : Heather Boyd VICE-PRÉSIDENTE : Carolyn Walters MEMBRES DU COMITÉ DE SERVICES AUX MEMBRES ET INFORMATION : Arnold Ceballos, Katy Davis, Allison Jones, Marie-Lise Lefebvre, Janine MacNeil, Béatrice Ngatcha, Hung Nguyen, Véronique Pagé, L. Jane Sarjeant PUBLICITÉ: Daniela Alusik COORDINATION: Daniela Alusik, Véronique Patry CONCEPTION GRAPHIQUE : TD Graham + Associates TRADUCTEURS AGRÉÉS : Claude Gosselin, Jean-Charles Daoust IMPRIMERIE : Bradda Printing © 2013 INSTITUT DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE DU CANADA ISSN 1491-2414. L’Institut en tant que collectivité n’est pas responsable des déclarations ou opinions formulées dans cette publication.


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July-August 2013 Bulletin // Bulletin juillet-août 2013  
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