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La vallĂŠe de la Loire Le jardin de la France


Equipe de rédaction

Bibliographie

Iordache Dragos Alexandru Harea Ana Maria Ionita Ioan Antonio Hinescu Alina Ioana

http://loire-chateaux.org/ http://www.valdeloire.org/ http://www.histoirefrance.net/temps/chateauxloire.htm http://www.chateaux-de-laloire.fr/ http://www.ebacalaureat.ro/c/15 /108/785/0/Chateaux-de-laLoire http://www.slideshare.net/smorg ane/les-chteaux-de-la-loire14822892 http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch% C3%A2teaux_de_la_Loire

Eléments graphiques et textes Toutes les éléments graphiques utilisées (photos, infographies etc.) et aussi les textes ont leur source précisée dans la bibliographie. Photos: 1.Val de Loire au crépuscule 2. Le château de Chenonceau 3. Jardins de Villandry


• La Loire, région merveilleuse

• Le temps passait sur la Loire • Histoire de la vallée des rois • Les châteaux de la Loire:                

Château royal d'Amboise – notre recommendation Abbaye de Fontevraud Château d'Angers Château d'Azay-le-Rideau Château royal de Blois Le Cadre Noir de Saumur Domaine de Chambord Domaine de Chaumont-sur-Loire Château des Ducs de Bretagne de Nantes Château de Chenonceau Domaine de Cheverny Forteresse Royale de Chinon Château du Clos-Lucé - Parc Léonard de Vinci Château de Langeais Château de Saumur Château de Villandry

• Une valeur universelle de patrimoine UNESCO

• Une opinion sur la nature exceptionnelle


Le Val de Loire est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco avec un classement “paysage culturel”. Un corridor fluvial de 260 km de long, allant de Sullysur-Loire (en amont) à Chalonnes-sur-Loire (en aval) est reconnu comme valeur universelle exceptionnelle du point de vue de l’histoire, de l’art et de la beauté naturelle. Le Val de Loire est un paysage culturel d’exception, comprenant des villes et villages historiques, de grands monuments architecturaux et des terres cultivées, façonnées par des siècles d’interaction entre les populations et leur environnement. Un site remarquable, tout d’abord pour la qualité de son patrimoine architectural, avec des villes historiques telles que Orléans, Blois, Saumur, Tours… Toute l’histoire de la France a été bâtie sur ce fleuve, couloir de migrants, de marchandises, de lignes de résistance. Après la Loire des abbayes et des églises sorties du Moyen Age, c’est celle des châteaux qui contribue à l’identité de la France. Des châteaux de renommée mondiale comme Chambord ou Blois, qui illustrent à un degré exceptionnel les idéaux de la Renaissance et du siècle des Lumières sur la pensée et la création de l’Europe. Ce site est le plus vaste inscrit au Patrimoine mondial et c’est aussi le premier fleuve reconnu comme site par l’Unesco. Un paysage culturel exceptionnel le long de la Loire qui témoigne du développement harmonieux entre les hommes et leur environnement. Le grand fleuve fait partie de ces paysages autant que la vallée. Car s'il a été aménagé depuis deux mille ans par ses riverains, il n’a jamais été dénaturé. Dernier fleuve sauvage d’Europe, la Loire est tour à tour calme et sauvage. Elle vous réserve les surprises de son tempérament capricieux. Îles verdoyantes, bancs de sables mouvants et faune ligérienne vous donnent une idée de son caractère.


Francois I Jean Clouet

Le temps passait Sur la Loire… Précis d’histoire

La

Loire est également associée à un grand nombre de monuments qui ne se mirent pas forcément dans ses eaux… Ainsi, Chambord domine les bords du Cosson, Azay-le-Rideau épouse l’Indre, Cheverny se niche dans la vallée du Beuvron, Chenonceau enjambe le Cher, quant au château de Chinon, il flirte avec la Vienne. Tous ces monuments, du château de Sully-sur–Loire (le plus en amont), à celui des Ducs de Bretagne à Nantes (le plus en aval), en passant par Valençay (le plus au sud), bénéficient d’une douceur climatique légendaire et de la beauté éclatante. Forteresses médiévales, châteaux royaux et demeures Renaissance, manoirs bucoliques, cathédrales impressionnantes… Ce miracle artistique qui s’est développé sans interruption sur plus de trois siècles et qui a donné naissance à ce que les historiens appellent « l’art de vivre à la française », résulte en effet d’un désastre militaire : la bataille d’Azincourt (octobre 1415). Une défaite qui obligea le Roi de France de l’époque, Charles VII, chassé de Paris par les Anglais, à se réfugier par sécurité sur les rives de la Loire, en Touraine, où étaient déjà érigées de solides forteresses. La région présentait en outre nombre d’avantages : riche fertile, elle est traversée par un fleuve, principale voie de communication entre la Méditerranée, la Bourgogne, le Lyonnais et les provinces du grand ouest. Réfugiée par obligation, la noblesse y demeura, par la suite, pour son plus grand plaisir lors de très longs séjours ! La région fut alors baptisée « le Jardin de la France ». L’âge d’or du Val de Loire ne faisait que commencer… Une fois la paix retrouvée, la prospérité économique alliée au développement des arts donna naissance à une fièvre architecturale sans précédent.

CHRONOLOGIE 51 après J.-C. : la tribu gauloise des Andes est écrasée par les Romains près de Saumur. Les débuts de la colonisation romaine rattachent la région à la Gaule lyonnaise. Création de Nantes et Angers sur d'anciens sites celtes. La région exporte dans tout l'empire : blé, vins, salaisons, poteries d'Angers. Ve-VIIe siècle : la région reçoit sa part d'invasions. Après les Vandales, les Huns chevauchent jusqu'à Orléans où ils sont stoppés net. Mais la frontière de Loire ne cesse d'être disputée entre Francs, Aquitains et Bretons. En 732, Charles Martel repousse les Sarrasins entre Tours et Poitiers, assurant du même coup la promotion de sa descendance : les Carolingiens. Xe-XIe siècle : on respire. Défrichements intensifs et resserrement du maillage féodal. Beaugency et Romorantin émergent, Tours élargit son enceinte, Orléans devient ville royale. XIIe-XIIIe siècle : le duché d'Anjou échoit aux Plantagenêts. Battu par Richard Cœur de Lion, Philippe Auguste élimine son successeur Jean sans Terre. Prudent, Philippe Auguste dote Bourges d'une grosse tour.


Charles VIII Ecole Française

La vallée des rois Succédant

à la dynastie des Capétiens directs, la dynastie des Valois régna sur la France de 1328 à 1589. Elle débute avec Philippe VI, neveu de Philippe IV le Bel, mort sans descendance mâle. Une dynastie qui connaîtra d'importants troubles : guerre de Cent Ans, folie du roi Charles VI, guerre civile Armagnacs-Bourguignons... Désigné comme successeur par son cousin le roi Henri III, le roi de Navarre monte sur le trône, sous le nom d'Henri IV, après avoir abjuré le protestantisme. C'est le début de la dynastie des Bourbons. Quoique Paris soit naturellement la capitale, c'est à Versailles que Louis XIV a sa cour. C'est que Paris est un séjour à risques : il y a eu la Fronde, et, avant ça, l'insurrection d'Étienne Marcel et le choix du parti anglais, sans parler de la guerre de Cent Ans, quand les Anglais n'étaient qu'à quelques jours de marche de Paris. C'est ainsi que, privé de la moitié de son royaume, le futur Charles VII s'était replié sur la Loire. Son fils Louis XI, « l'universelle araignée », campe sur Loches et Plessis-Lès-Tours, près de Tours, où il mourra. Même mort, il s'accroche au fleuve en s'offrant un tombeau à Notre-Dame-de-Cléry. Charles VIII (il règnera, à la mort de son père, de 1483 à 1498) revient de sa campagne d'Italie, avec la Renaissance dans ses bagages. Bonne raison d'embellir le château d'Amboise. Le lieu qui l'avait vu naître finira par le tuer d'un traumatisme crânien, après qu'il se fut cogné le front au linteau d'une porte. Refroidi, son successeur Louis XII prend Blois pour résidence. Il rebâtit le château, y installe Anne de Bretagne et leurs quatre enfants.

CHRONOLOGIE XVe siècle : la « Reconquista » française s'élance des pays de Loire. Laissant le tremblant dauphin Charles à Loches, Jeanne part délivrer Orléans et monte à la conquête de Paris. Victorieux, Charles VII ne quitte pourtant pas la Loire. Ses successeurs l'imiteront pendant plus de deux siècles. XVIe siècle : guerres de Religion. Après une SaintBarthélemy féroce à Orléans, les huguenots de Condé prennent la ville. Retour de bâton avec la constitution de la Sainte Ligue dont le trop puissant chef, le duc de Guise, meurt assassiné par les tueurs d'Henri III. XVIIIe siècle : prospérité relative. L'élevage se développe en Sologne et en Berry, la vigne monte à l'assaut des coteaux, Orléans et Montargis commencent à filer le coton. Les canaux de Briare et d'Orléans prolongent l'activité de la Loire. Le catholicisme est revenu en force. Pourtant, la région se rallie au jansénisme, puis aux Lumières. 1789 y est bien accueilli, mais 1793 inquiète. XIXe et XXe siècles : lent déclin des industries en Touraine et dans l'Orléanais. Mais les Pays de la Loire, ligne naturelle de repli face aux invasions, retrouvent leur importance stratégique.


François Ier, lui, inaugure le siècle des rois voyageurs. Les derniers Valois étaient des SDF de luxe, qui passaient d'un château à l'autre suivant les saisons et les invitations, traînant derrière eux leurs meubles, leur vaisselle et leur cour. François Ier embellit donc au passage Amboise et Blois, en attendant la réalisation de son grand projet, Chambord, pour lequel il a convoqué artisans et maîtres italiens sous la direction de Léonard de Vinci. Même Charles Quint, qui passait par là, en reste baba. Mais François Ier meurt et Chambord n'est pas achevé. Alors, tout s'accélère. Son successeur Henri II, qui avait installé Diane de Poitiers à Chenonceau, reçoit une lance dans l'œil au cours d'un tournoi. Sous l'influence des Guise et de Catherine de Médicis, sa mère, Charles IX ordonne le massacre des protestants lors de la Saint-Barthélemy (24 août 1572). Il meurt 2 ans plus tard. Le nouveau roi, Henri III, a peur des Guise. C'est au château de Blois qu'il fait trucider le duc de Guise. Il meurt lui-même assassiné. Le dernier Valois est aussi le dernier roi de la Loire. Henri IV de Bourbon, son successeur, s'établira dans la capitale sur cette phrase historique : « Paris vaut bien une messe. »

Chambord

Chinon jardin

Henri IV de Bourbon


La carte du val de Loire

Les châteaux de la Loire sont situés au centre du pays et, de plus, il se dit que ses habitants pratiquent la plus pure des langues. La région des châteaux de la Loire est considérée comme le saint des saints de l’esprit français, une cocagne heureuse qui résume le génie de notre nation : belles-lettres, architectures somptueuses, vins plaisants et gastronomie fine... Ronsard, Rabelais, Vinci, Descartes, Richelieu, Balzac, Proust et Gracq : on rencontre là tous ceux qui ont eu du goût, du génie, du panache... Dans les châteaux de la Loire, les derniers Valois célébrèrent avec faste les noces de la Renaissance et du goût français. Chambord, ville suspendue à ses 365 clochetons, cheminées et fenêtres ; Chenonceau, château des Dames par excellence, gracieux château-pont sur le Cher ; Blois et son Moyen Âge revu par la Renaissance ; le palais d’Amboise hissé sur ses remparts. Tous les 20 km, un nouveau miracle apparaît. Et sa grâce rejaillit sur toute la campagne. Depuis 2000, le Val de Loire, entre Sully-sur-Loire et Chalonnessur-Loire, en Anjou, est inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Nous vous invitons de découvrir dans les pages suivantes les endroits et les merveilles, château après château, en valorisant leur beauté, architecture et histoire. Nous inclurons aussi des informations touristiques pour vous aider. Azay-le-Rideau

Château de Brézé


Le château royale d’Amboise

Il est très agréable de flâner à Amboise, « ville aux mille merveilles », avec notamment ses maisons troglodytiques. Au Moyen Âge, à force d'y extraire la pierre, ces carrières se sont creusées et sont devenues des habitations. Elles sont très caractéristiques du Val de Loire. Avant d'être rattaché à la couronne en 1434, le château appartenait, depuis plus de quatre siècles, à la puissante famille d'Amboise. Pendant la Renaissance, il sert de résidence à plusieurs rois de France. Le site d'Amboise est construite sur en plateau entre la Loire et l'Amasse. En 504 Clovis, roi de Francs et Alaric II, roi des Wisigoths, se rencontrent sur l’Île d'Or, en 507 Clovis bat les Wisigoths à Vouillé, et ce dernier abandonnent la Loire. En 1431 Louis d'Amboise participa à un complot contre Luis de la Tremoille. Démasqué, il est d'abord condamné à mort avant d'être gracié. Son château en revanche, lui sera confisqué en 1434. Dès lors, Amboise entre dans le domaine royal. Le château possédait une bibliothèque remarquable avec un libraire. Le fils de Charles VII, Louis XI, fait élever son propre fils (le futur Charles VIII) à Amboise pour des raisons de sécurité. Étant né en 1470 au château, le dauphin Charles apprécie Amboise et en fait sa demeure de prédilection. Il y est élevé sous la garde d'un seigneur de Touraine, Jean Bourré.


Passionné par la culture italienne qu'il a découverte pendant les campagnes d'Italie, Charles VIII invite à Amboise de nombreux artistes italiens en 1495 (Dominique de Cortone et Fra Giocondo notamment). Ils vont totalement transformer le château à la mode de la Renaissance. Il fait aussi appel à l'horticulteur Pacello da Mercogliano pour l'aménagement des jardins. D'autres éléments seront créés par des artistes français. La construction fut supervisée par Raymond de Dezest, bailli d'Amboise, avec l'aide de trois architectes: Colin Biart, Guillaume Senault et Louis Armangeart assistés des maîtres Jacques Sourdeau et Pierre Trinqueau. Plus de 250 maçons travaillaient en permanence sur ce chantier. Charles VIII mourut à Amboise d'une hémorragie cérébrale en 1498 à l'âge de 27 ans. Pendant la Renaissance la puissante forteresse médiévale d'Amboise céda la place à une résidence royale sous les règnes des Rois de France Charles VIII et François I. Dans la chapelle du château repose Leonardo da Vinci et beaucoup d'autres artistes. Ici on peut admirer une exceptionnelle collection de mobilier gothique, des imposantes tours cavalières et de beaux jardins panoramiques. À partir d'Henri III, les séjours royaux se firent plus rares, pour devenir quasi inexistants. Peu à peu, le château se transforme en prison de luxe pour les grands personnages de l'état. Une grande partie du château fut démolie lors du premier Empire. Au tout début du XXe siècle, la restauration de l'édifice est entreprise par monsieur Ruprich-Robert et son fils. Aujourd'hui, le château est géré par la Fondation Saint-Louis. En 2000, le Val de Loire a été classé au Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'Unesco au titre de « Paysage culturel ». Les villages alentour recèlent également de nombreux trésors.


Sur les pas de Léonard de Vinci Léonard est invité en France par François 1er, sans doute après la mort de son protecteur Julien de Médicis en 1516. Arrivé à la Cour de France à l’âge de soixante-quatre ans, Léonard est logé au manoir du Cloux (Clos-Lucé) avec un riche traitement de sept cents écus d’or. Il consacre son temps au dessin et à l’enseignement notamment dans le domaine des canaux, de l’urbanisme et de l’architecture. Certains auteurs lui attribuent le projet du palais de Romorantin et de certaines parties du Château de Chambord. Très proche du Roi, il aurait imaginé pour lui plusieurs divertissements. Parmi les plus célèbres, la Festa del Paradiso imaginée en 1518 par Léonard de Vinci dont l’ingénieuse machinerie permettait d’évoquer la course des astres. Léonard mourut au Cloux le 2 mai 1519 et fut inhumé selon sa volonté dans la collégiale Saint-Florentin du Château d’Amboise. Ses ossements furent transférés au XIXème siècle dans la chapelle Saint-Hubert du château après la démolition de la collégiale.


Abbaye de Fontevraud L'Abbaye

de Fontevraud est située en région Pays de la Loire. Considérée comme l’une des plus grandes cités monastiques d’Europe, nécropole royale des Plantagenêt, l’Abbaye de Fontevraud frappe autant par sa taille que par son originalité. Transformée en prison par Napoléon en 1804, elle est sauvée de la destruction et devient une centrale pénitentiaire redoutée. Les derniers prisonniers ne la quitteront qu’en 1985. Aujourd’hui Centre Culturel de Rencontre (label du Ministère de la Culture et de la Communication), l’Abbaye est un haut lieu de concerts, de colloques et d'expositions. Elle fait également rayonner la création grâce aux résidences d’artistes qu’elle accueille.

L’abbaye de Fontevraud a été fondée en 1101 par Robert d’Arbrissel, prédicateur itinérant d’origine bretonne, qui y fixe sa communauté. Il en fait le lieu d’un idéal d’exaltation de la foi, où hommes et femmes, riches et pauvres, nobles et réprouvés se côtoient dans une vie communautaire dédiée à Dieu, à la prière et au travail, dans le silence, l’abstinence et la pauvreté. Objet de féroces inimitiés dans l’Eglise mais également de puissantes protections, comme celle du pape Urbain II, l’homme fascine autant qu’il choque par son allure et ses pratiques : il est décrit marchant pieds nus et vêtu de guenilles, et se livrant, par ascèse, à des pratiques parfois jugées scandaleuses. La renommée de Robert entraînant l’afflux de postulantes et de dons, l’Abbaye mère s’organise bientôt en véritable « cité monastique », composée de quatre entités : le monastère Sainte-Marie (dit le Grand Moutier) est destiné aux moniales, le prieuré Saint-Jean-de-l’Habit, réservé aux frères, le prieuré de Sainte-MarieMadeleine, refuge des « filles repenties », et enfin Saint-Lazare, destiné à l’accueil des lépreux.


Avant de reprendre sa route, Robert d’Arbrissel confie la direction de l’Abbaye à une femme, la première abbesse de Fontevraud, Pétronille de Chemillé. Parallèlement, l’ordre essaime rapidement sur un vaste territoire : en moins d’un siècle, une centaine de prieurés se fondent de l’Angleterre à l’Espagne. La vie monastique prend fin à la Révolution. Récupérée par l’Etat français après la période révolutionnaire, l’Abbaye est reconvertie en prison centrale par un décret napoléonien de 1804. Elle est ainsi sauvée d’une disparition certaine. En 1963, la prison ferme ses portes et la restauration prend une ampleur jusqu’alors unique en Europe. L’ouverture totale au public a lieu en 1985. Après dix siècles de vie à huis clos, Fontevraud s’affirme désormais comme une cité ouverte sur son territoire et sur le monde. Elle poursuit l’histoire de l’Abbaye au cœur du XXIe siècle. Il s’agit d’inventer une cité contemporaine dans un lieu de patrimoine exceptionnel en utilisant tous les espaces de vie dans le respect de leur histoire et de leurs usages.

Les rois Platagenets

Un cité monastique Detail de l’entrance

Les jardins intérieurs


Château d’Angers Les premières traces d’occupation attestent de la présence humaine sur le promontoire rocheux dès 4000 avant notre ère. Le site a également été occupé par les gaulois puis les romains, et à l’époque romane, un vaste palais comtal est édifié dont le mur de la grande salle est le seul vestige. Construite à partir de 1232, pendant la régence de Blanche de Castille, l’enceinte scandée de 17 tours de schiste et de calcaire, surplombe la Maine qui lui sert de défense naturelle. Résidence des ducs d’Anjou aux XIVe et XVe siècles, le château s’orne de bâtiments résidentiels et de jardins dans lesquels prendra place, du temps du Roi René, une ménagerie exotique. Pendant sept siècles, la forteresse a été un lieu d’enfermement. Fouquet arrêté à Nantes par d’Artagnan en 1661, est emprisonné au château d’Angers, défini par Louis XIV comme une véritable Bastille. Le château a fonctionné comme prison départementale jusqu’en 1856 puis, comme casernement pendant la première moitié du XXe siècle, avant d’être accessible au public. Louis Ier d’Anjou commande à partir de 1375, la tenture de l’Apocalypse. Cette tapisserie longue de plus de 100 mètres, illustrant le texte de Saint Jean, reflète aussi les angoisses de cette fin du XIVe siècle, au plus fort de la guerre de Cent ans. Entreprise dans une période de forte effervescence culturelle, avec d’exceptionnels moyens financiers et techniques, elle révèle le talent de son cartonnier Jean de Bruges, peintre du roi Charles V, frère de Louis Ier d’Anjou.


Azay-le-Rideau C’est dans l’élan créatif des premières années du règne de François Ier que le château d’Azay est édifié. Situé en Touraine, il s'inscrit dans la prestigieuse lignée des châteaux du Val de Loire. Construit par Gilles Berthelot, un riche financier issu de la bourgeoisie tourangelle, il manifeste l'engouement des élites cultivées pour la Renaissance italienne. Cet édifice inaugure l'ère des demeures de plaisance qui allient le charme du château à la française à la majesté des palais italiens. En 1518, Gilles Berthelot, l’un des nouveaux courtisans qui contrôlent les finances du royaume, fait construire à l’emplacement de la petite forteresse achetée par son père deux grands logis protégés par les bras de l’Indre. Aux angles, d’élégantes tourelles suspendues au dessus de l’eau, rappellent le souvenir de l’inspiratrice des lieux : Philippe Lesbahy, courageuse épouse qui, après la mort de Gilles Berthelot, son mari, ne pourra achever la reconstruction du château. L’édifice présente tous les raffinements d’une architecture renouvelée, conjuguant l’allure du château français traditionnel, avec ses hautes toitures, ses poivrières effilées, ses longues travées de fenêtres et de lucarnes, et la majesté de l’ordonnancement à l’italienne, qui confère aux façades une grande symétrie.


A l’intérieur de la cour, le grand escalier est éblouissant. De ses loggias soulignées par un décor sculpté foisonnant, on peut admirer le parc créé à l’époque romantique, alors que les nouveaux seigneurs des lieux, les marquis de Biencourt, restauraient l’édifice. Aujourd’hui, tandis que les façades offrent leurs reflets aux bras dormants de la rivière, d’œuvres d’art et mobilier redonnent vie aux espaces intérieurs. Des tapisseries ornent la grande salle où se tenaient bals et banquets ; portraits et tableaux d’histoire animent l’appartement où fut reçu Louis XIII, tout comme les salons, la bibliothèque, et la salle à manger, redécorés par les marquis de Biencourt.


LE Château Royale de Blois

Plus de mille ans d'histoire... Le château médiéval des comtes de Blois devient la résidence principale du roi Louis XII. Lorsque François Ier monte sur le trône, sa femme Claude de France remeuble le château avec l'intention de quitter le château d'Amboise pour installer la cour à Blois. Mais après la mort de sa femme, en 1524, il délaisse le château de Blois au profit du château de Fontainebleau. Le château de Blois reste la résidence principale de ses successeurs en particulier avec François II et Charles IX. C'est à Blois que Henri III convoque les États généraux en 1576 et 1588. Ensuite le château est occupé par Henri IV et à sa mort il devient lieu d'exil pour sa veuve Marie de Médicis. Le château de Blois, tel qu'il peut être admiré de nos jours, est principalement constitué de trois ailes où se mêlent les styles gothiques, renaissance et baroque.

Résidence Royale à La RENAISSANCE En avril 1498, le duc Louis II d’Orléans (1462-1515) devient roi de France sous le nom de Louis XII. Il entreprend aussitôt la reconstruction du château de Blois où il est né 36 ans plus tôt. Paré d’une nouvelle aile construite en brique et pierre qui porte désormais son nom, le château est selon le chroniqueur Jean d’Auton, « tout de neuf et tant somptueux que bien semblait œuvre de roi ». Durant son règne, Louis XII séjourne le plus souvent les mois d’hiver au château de Blois. Ayant obtenu du pape Alexandre VI Borgia l’annulation de son mariage avec Jeanne de France, Louis XII peut épouser à Blois en mars 1499 la duchesse Anne de Bretagne:


Se succède à Blois fêtes et rencontres diplomatiques : mariage de César Borgia (1499), réception de l’archiduc Philippe d’Autriche (1501), noces du marquis de Montferrat et d’Anne d’Alençon (1508), fiançailles de Marguerite d’Angoulême, sœur du futur François Ier, avec le duc d’Alençon (1509), séjours de Machiavel (1501 et 1510), etc. Anne de Bretagne meurt à Blois le 9 janvier 1514. Ses funérailles sont célébrées à la collégiale Saint-Sauveur du château. Peu après, Louis XII donne le comté de Blois à leur fille Claude et lui fait épouser François d’Angoulême, dauphin et héritier du royaume. Le 1er janvier 1515, Louis XII meurt et François Ier (1494-1547) lui succède. Issu des comtes d’Angoulême, arrière-petitfils de Louis d’Orléans, François fait de Blois le premier chantier de son règne. Il reconstruit de 1515 à 1519 un nouveau logis d’inspiration Renaissance flanqué du célèbre escalier en vis. Son épouse Claude séjourne le plus souvent à Blois où elle meurt en juillet 1524, à peine âgée de 25 ans, après avoir donné au roi sept enfants en huit ans. Fait prisonnier par l’empereur Charles-Quint à la bataille de Pavie, François Ier passe un an en exil en Espagne. A son retour, il lance le chantier de Fontainebleau et préfère désormais séjourner en Île-de-France. Il n’abandonne pourtant pas Blois : des réparations entreprises en 1534-1535 sur les charpentes de la salle des Etats et de l’aile François Ier attestent l’intérêt du roi pour le château. Le 18 octobre 1534, l’affaire dite « des Placards », tracts protestants contre la messe affichés jusque sur la porte de la chambre du roi dans ses châteaux de Blois et d’Amboise, incitent le roi à réprimer les partisans de la Réforme religieuse. Si François Ier transfère à Fontainebleau le mobilier puis la bibliothèque de Blois (1539 et 1544), le château vit néanmoins toujours au rythme des fêtes de cour : c’est là qu’en avril 1545, le poète Pierre de Ronsard rencontre lors d’un bal la belle Cassandre Salviati qui lui inspire le fameux « Sonnet à Cassandre ». A la mort de François Ier, lui succède son fils Henri II. Après avoir été sacré à Reims en juillet 1547, Henri II fait le mois suivant son entrée solennelle à Blois, accompagné de « femmes nues montées sur des bœufs » (mise en scène de l’enlèvement d’Europe ?) qui choquent plusieurs observateurs. Un grand tournoi est organisé au château. En 1550, Henri II fait réaliser des travaux intérieurs dans le « logis neuf » (aile François Ier). A l’occasion d’un double mariage célébré à Blois en avril 1556, la reine Catherine de Médicis fait représenter devant le roi la tragédie Sophonisbe, première pièce de théâtre conforme aux règles classiques des trois unités. La mort du roi Henri II lors d’un tournoi à Paris, le 10 juillet 1559, marque la fin du « Beau 16e siècle » et prélude à l’entrée du royaume de France dans le tourbillon des guerres de Religion.


LA RICHESSE DU BLOIS –L’ARCHITECTURE Pendant plus de quatre siècles, reines et rois ont fait du château royal de Blois un trésor de l’architecture française, qui est aujourd’hui un monument historique classé. Autour de la cour s’ordonnent quatre bâtiments qui témoignent de quatre grandes époques de l’histoire de l’architecture.

Le gothique De la forteresse du XIIIe siècle, il ne subsiste que la salle des États, au nord, et la tour cylindrique du Foix, au sud. La salle des États, ancienne grande salle du château, atteint des dimensions prodigieuses et est composée de deux nefs séparées par des piliers centraux. Le gothique flamboyant À l’orient, derrière une grande esplanade, s’élève l’aile Louis XII, construite à partir de 1498 sous la direction de l’architecte Colin Biart. Bâtie en briques rouges à chaînages de pierres blanches, elle traduit la double influence du gothique finissant et de l’architecture italienne introduite en France à l’occasion des Guerres d’Italie. Dans une niche située au-dessus de l’accès principal domine une statue équestre du roi, copie de l’original détruit pendant la Révolution. Celle-ci fut réalisée au XIXe siècle par le sculpteur Seurre. Chaque monarque a scellé son emblème sur les murs de Blois : un porc-épic pour Louis XII, une salamandre pour François Ier, des hermines pour Anne de Bretagne, les initiales entrelacées d’Henri II et de Catherine de Médicis. Les pièces sont desservies par un couloir, agencement pratiquement inconnu dans l’architecture médiévale. Cette simple disposition permettait une plus grande intimité : nul n’avait besoin de traverser tous les volumes disposés en enfilade pour se rendre d’un point à l’autre.


La Renaissance du XVIe siècle L’essentiel des constructions du château se déroulent entre 1515 et 1524. Elles sont réalisées sous la direction de l’architecte Dominique de Cortone. Ainsi s’élève l’aile François Ier, au nord, qui donne sur l’ancienne vallée de l’Arrou. Elle se caractérise par de nombreuses galeries et balcons et jouxte la salle des États. Elle est également réputée pour son magnifique escalier en colimaçon, synthèse réussie des influences médiévale, gothique et italienne, qui surprend par son ampleur et la finesse de ses sculptures. Cet escalier en saillie, installé dans une tour octogonale ajourée, servait de tribune lors des réceptions royales. À l’intérieur est aménagé un riche musée, comprenant notamment un passionnant historique du site, des œuvres lapidaires, des monnaies anciennes en or et une collection de tableaux consacrés à l’assassinat du duc de Guise. C’est au second étage qu’a en effet eu lieu ce célèbre événement, dans la résidence même d’Henri III. Catherine de Médicis occupait le premier étage ; son cabinet, composé de deux cent trente-sept panneaux de bois sculpté, recèle des armoires secrètes.

L’architecture classique L’aile ouest, construite par Gaston d’Orléans, présente cette sobre façade propre aux édifices classiques, tel l’escalier intérieur, qui offre une intéressante perspective symétrique. En effet, c’est à partir de 1626 que Gaston d’Orléans, nouveau résident du château, se lance, avec le concours de l’architecte François Mansart, dans sa rénovation. L’aile qui portera son nom reste inachevée lorsqu’il meurt, en 1660. Les appartements royaux Bien des bouleversements ont transformé ces appartements depuis le règne de François Ier. À cette époque, il existe deux appartements par étage. Les séjours d’Henri III et de Gaston d’Orléans laisseront également leur marque. Aujourd’hui, la restauration de Félix Duban (1798-1870) impose sa lecture, en fonction des décors et des aménagements évoquant la Renaissance. C’est au deuxième étage, dans la chambre d’Henri III, qu’a été assassiné le duc de Guise, le 23 décembre 1588. > Appartements du roi La chambre du roi est l’une des plus belles pièces du château, grâce à des couleurs particulièrement étudiées. Deux cabinets, le Brun et le Bleu, permettent de rejoindre la salle du Conseil, qui fait également partie de ces appartements. > Appartements de la reine Les panneaux polychromes en chêne sculpté ont été bien préservés ; la cheminée et les plafonds, en revanche, datent du XIXe siècle. La galerie de la Reine, lieu d’une intense vie mondaine, sera la pièce de séjour de celle-ci, où elle reçoit ses hôtes et tient salon. À l’époque, la pièce est décorée de tableaux et tapisseries.


Gothique de Louis XII

Gothique flamboyant

Architecture Classique


Le Cadre Noir de Saumur Ecole Nationale d’Equitation

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la fin du XVIe siècle, Duplessis Mornay fonde à Saumur une université protestante. Une académie d'équitation y est alors dirigée par Monsieur de Saint-Vual. En 1763, le roi Louis XV confie du Duc de Choiseul la réorganisation de la cavalerie française. "La plus belle Ecole du Monde" est alors construite sur le Chardonnet pour accueillir les officiers et les sous-officiers chargés de l'instruction dans les régiments de cavalerie. Elle fonctionnera jusqu'en 1788. L'Ecole de Saumur voit le jour en 1814. Elle comprend un manège militaire et un manège dans lesquels on enseigne les principes d'équitation militaire. Les "airs relevés" y sont officiellement pratiqués. En 1828, au premier Carroussel, les cadres présentent des reprises de Sauteurs et d'Instructeurs. Ces derniers sont alors coiffés de l'actuel chapeau de manège, le "lampion" ou "bicorne", mais la tenue n'est pas encore noire. Elle le devient sous le règne de Louis-Philippe. Le Cadre Noir est né. Il forme le cadre des instructeurs d'équitation de l'Ecole de Cavalerie. En 1972, l'Ecole Nationale d'Equitation se constitue autour du Cadre Noir, corps de dresseurs et de formateurs qui privilégient l'étude et l'enseignement. Ceux-ci assurent également la conservation de l'Equitation de tradition française. Le Cadre Noir de Saumur est aujourd'hui composé de civils et militaires composant le corps enseignant de l'Ecole Nationale d'Equitation.


Une merveille de la Renaissance Au cœur d’une vaste forêt giboyeuse, le château de Chambord, palais emblématique de la Renaissance française, surgit des marais solognots. Chambord est né du rêve de François Ier, roi de France , qui ramène de ses batailles d’Italie de nombreux artistes, et notamment Léonard de Vinci. Nul ne connaît l’architecte de Chambord, mais ce chef d’œuvre semble s’inspirer de croquis du grand maître italien, dont notamment le célèbre escalier à doubles révolutions. Le château de Chambord marque le début de la Renaissance française, savant mélange des principes italiens et des traditions françaises. Chambord un château aux proportions parfaites qui dégage un sentiment de majesté, une harmonie dans les volumes et les décors. Empruntez l’escalier de Léonard pour rejoindre les hauteurs. Du haut du donjon, laissez vous émerveiller par toute la fantaisie des toitures hérissées de tourelles, de cheminées et de lucarnes vertigineuses, et profitez d’une vue imprenable sur un Domaine, aussi vaste que Paris.


Le château de Chambord au fil des siècles 1498 Avènement de Louis XII, les terres de Chambord sont rattachées à la couronne. 1519 Début de la construction du château souhaité par François 1er. 1535 Fin de la construction du donjon et début de celle des ailes basses. 1539 François Ier accueille Charles Quint à Chambord 1547 Mort de François 1er. Poursuite des travaux sous Henri II qui vient chasser et signe le traité des trois évêchés. 1641 – 1660 Louis XIII confie Chambord en apanage à son frère Gaston d’Orléans qui y séjourne fréquemment. 1660 – 1685 Louis XIV séjourne neuf fois à Chambord, une centaine de jours en tout. Son dernier séjour se déroule du 6 septembre au 28 octobre 1685. Molière crée et fait jouer la première du « bourgeois gentilhomme » et de « monsieur de Pourceaugnac » au château. 1680 – 1685 Chantier des architectes J. Hardouin Mansart et d’Obray pour achever le château. 1725 – 1733 Stanislas Leczcinski, roi de Pologne en exil et beau père de Louis XV séjourne à Chambord 1809 Napoléon offre le domaine au Maréchal Berthier. Il devient principauté de Wagram. Berthier n’y vient que deux jours et meurt en 1815. 1819 La veuve du Maréchal Berthier obtient de Louis XVIII de pouvoir vendre le domaine. 1821 Chambord est offert au duc de Bordeaux, petit fils du roi Charles X et futur comte de Chambord, par souscription nationale. 1840 Inscription sur la première liste des monuments historiques par Prosper de Mérimée.


1871 Le 5 juillet, le comte de Chambord décide de publier son manifeste par lequel il renonce à devenir Henri V, par fidélité au drapeau blanc. 1883 Décès du comte de Chambord. Le domaine revient à ses neveux de la famille des Bourbon Parme. 1914 Le 14 septembre, mise sous séquestre par l’Etat. 1930 Acquisition par l’Etat et gestion par le service des domaines. 1947 L’Etat confie la gestion de Chambord à différentes administrations (finances, architecture, eaux et forêts, routes) – classement de la réserve nationale de chasse. 1947 Le 8 décembre, le président Pompidou nomme un commissaire à l’aménagement du domaine national de Chambord sous l’autorité duquel sont placés l’aménagement et la gestion du domaine de Chambord. 1981 Inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Architecture du château Avec ses 128 mètres de façade, 440 pièces et 365 cheminées, le château de Chambord est le plus vaste des châteaux de la Loire. Ancien rendez-vous de chasse des comtes de Blois, le château se niche au cœur d’un parc de 5 500 hectares (dont 4 500 de bois). Son enceinte et son donjon central à quatre tours expriment la force de la monarchie française. Ses façades classiques contrastent avec la profusion de lucarnes, de cheminées, de flèches et de clochetons que l’on peut contempler à loisir depuis l’étonnante terrasse à l’italienne. Le plan de l’édifice est celui d’un château fort de plaine. Il comporte une vaste enceinte rectangulaire de 156 mètres sur 117 mètres, aux angles flanqués de quatre tours cylindriques. Sur le côté nord-ouest du bâtiment s’érige un donjon. Ce dernier possède des proportions colossales, et constitue à lui seul le château presque entier. L’ensemble dégage toutefois une profonde majesté, et la clarté géométrique du plan, l’harmonie des proportions et la fantaisie de ses toitures hérissées de tourelles, de cheminées et de lucarnes ont été, à travers les siècles, autant de sources d’émerveillement et d’inspiration.


Le domaine de Chambord est clos d’un mur d’enceinte de près de 32 km, dont la construction débute à la fin du règne de François Ier. Chênaies, pinèdes, landes, marais et clairières rythment le paysage. Dans la réserve nationale de chasse et de faune sauvage créée en 1947, cerfs et sangliers vivent en liberté. Les bois de Chambord repeuplent les autres forêts d’Europe en cerfs vivants et accueillent de nombreuses espèces rares, végétales ou animales. Une attention particulière est portée à la biodiversité du milieu naturel. L’ensemble du domaine est géré dans une perspective de développement durable.


Domaine de Chaumont-sur-Loire

Le château de Chaumont doit une partie de sa beauté au site magnifique qu’il occupe. Bâti à la fin du XVe siècle par la famille d’Amboise, il domine la rive gauche de la Loire, au point où le coteau calcaire est le plus abrupt. Faisant face au fleuve, le château se dresse à l’extrémité d’un parc paysager couvert d’arbres séculaires. À ses pieds, sur la rive, s’étend le village. Le château possède de luxueuses écuries, aménagées à la fin du XIXe siècle par le prince Amédée de Broglie. Ces écuries illustrent assez fidèlement l’attention toute particulière que la riche aristocratie manifestait alors pour ses chevaux. Elles sont considérées à l’époque comme les plus luxueuses d’Europe, bénéficiant d’un éclairage électrique à arc, au même titre que l’opéra Garnier et l’Hôtel de Ville de Paris. Le château possède de très belles collections de meubles, tapisseries et objets datant des XVIe, XVIIe et XIXe siècles. Le parc paysager du XIXe siècle, dessiné par Henri Duchêne, domine la vallée de la Loire. Il abrite chaque année, de fin avril à la mi-octobre, le Festival international des jardins. Cette manifestation permet à une vingtaine d’artistes et de paysagistes venus du monde entier de concevoir des jardins thématiques. La beauté de l’ensemble atteint son apogée en automne.


Histoire Au Xème siècle, Eudes Ier, comte de Blois, implante une forteresse pour protéger Blois des attaques de Foulques Nerra, comte d’Anjou. Le chevalier normand Gelduin reçoit Chaumont et fait consolider la forteresse. Son fils et successeur Geoffroy, sans enfant, choisit pour héritière sa petite nièce, Denise de Fougères qui épouse en 1054 Sulpice Ier d’Amboise. Le château passe ainsi dans la famille d’Amboise pour cinq siècles. Louis XI fait brûler et raser Chaumont en 1465 pour punir Pierre d’Amboise de s’être révolté contre le pouvoir royal lors de la « ligne du bien public ». Peu après, ses terres lui sont restituées. Celui-ci, puis son fils, Charles Ier, et son petit-fils, Charles II, reconstruisent le château de 1468 à 1510. La reine Catherine de Médicis achète Chaumont en 1550 et cède le château à Diane de Poitiers à la mort d’Henri II. A la fin du XVIème siècle, le château devient la propriété d’Henri de la Tour d’Auvergne puis sous Henri IV, du banquier Scipion Sardini. Sous Louis XIV, le domaine échoit à Paul de Beauvilliers, duc de Saint-Aignan. En 1739, Chaumont est acquis par Nicolas Bertin de Vaugyen, maître des requêtes au parlement de Paris. En 1750, Jacques Donatien Le Ray, futur intendant des Invalides de Louis XVI, achète Chaumont. Il réussit à préserver le château à la révolution et y reçoit Benjamin Franklin. En 1810, Germaine de Staël y séjourne, reçue par le fils de Jacques Donatien Le Ray, dit Le Ray l’Américain, qui vend le château en 1823, au baron d’Etchegoyen. Au XIXème siècle, le château appartient successivement au comte d’Aramon, au vicomte Joseph Walsh puis au prince et à la princesse Henri-Amédée de Broglie.

En mars 1875, la jeune et riche héritière, Marie-Charlotte Constance Say (petite-fille du sucrier Louis Say), avec une fortune comparable à celle des Rotschild, acquiert le château et le domaine de Chaumont. Quelques mois après, celle-ci se marie avec le prince Henri-Amédée de Broglie. Dès lors le coupe princier n’a de cesse d’agrandir et d’embellir son domaine.


Pour ce faire, les de Broglie font appel à l’architecte Paul-Ernest Sanson qui restaure les extérieurs du château, modernise les intérieurs (apport de l’électricité, du chauffage central, de l’eau courante) et édifie en 1877 les écuries. En 1884, l’architecte paysagiste Henri Duchêne réalise le parc paysagiste entourant le château. En 1903, les de Broglie font à nouveau appel à l’architecte PaulErnest Sanson pour concevoir les plans d’une ferme modèle alliant rationalisation et modernisation. En raison du coût d’un tel projet, le prince préfère choisir un autre architecte du nom de Marcel Boille. Celui-ci commence les travaux de la ferme durant le second semestre 1903, travaux qui dureront dix ans sans pour autant être terminés. En 1917, le domaine de Chaumont est multiplié pratiquement par 2,5 passant ainsi à 2500 hectares grâce à l’acquisition de bois, fermes et terres avec la création d’un réseau d’allées forestières de plus de 33 kilomètres. De nombreux revers financiers (crack Crosnier en 1905, mort du prince de Broglie en 1917, crack boursier de 1929, remariage de la princesse avec l’Infant d’Espagne, Louis Ferdinand d’Orléans et Bourbon) obligent la princesse à morceler son domaine à partir de 1930 et à se séparer de multiples objets d’art. En 1938, celleci, ruinée, cède le domaine réduit à 21 hectares (château, écuries, parc paysager, ferme modèle) à l’Etat pour 1 800 000 francs-or. Depuis 2007, le domaine de Chaumont-sur-Loire appartient à la Région Centre.

Architecture Après la destruction de la forteresse d'Eudes en 1465, Pierre puis Charles 1erd'Amboise entreprirent la reconstruction du château de 1465 à 1475 en édifiant l'aile nord (aujourd'hui disparue), l'aile ouest, la grosse tour d'Amboise et la première travée contiguë de l'aile sud dans un style gothique et défensif caractéristique du XVème siècle, avec chemin de ronde, mâchicoulis, pont-levis, douves sèches. 1er

De la fin du XVème siècle à 1510, Charles II de ChaumontAmboise, aidé de son oncle le cardinal Georges d'Amboise, poursuit la reconstruction dans un style déjà marqué par la Renaissance tout en conservant la même allure générale fortifiée : aile sud, châtelet d'entrée, aile est (frise avec initiales double CC), grand escalier sur cour et l'introduction d'éléments décoratifs italianisants sur la poterne et dans la cour est particulièrement précoce. L'escalier monumental et la chapelle furent aussi construits durant cette période. Diane de Poitiers reconstruit les mâchicoulis et le chemin de ronde du châtelet d'entrée et de l'aile orientale en y apposant ses chiffres et ses emblèmes : D entrelacés, arcs et carquois, cors de chasse, deltas et croissants.


Au milieu XVIIIème siècle, la destruction de l'aile nord a pour conséquence l'ouverture de la cour vers la vallée de la Loire. Le château perd en partie son allure de château fort et devient demeure d'agrément. Préservé par la Révolution, le château est acquis par le comte d'Aramon en 1833 qui y effectue d'importantes restaurations, continuées par le vicomte Walsh puis les Broglie après 1875. Le prince de Broglie fait appel à l'architecte Sanson qui construisit d'importantes écuries bénéficiant d'aménagements très modernes, à la mesure du luxe des Broglie. La chapelle est restaurée ainsi que de nombreux éléments de décor intérieur et extérieur sols, boiseries, cheminées, vitraux.


Château de Nantes

Un passé, une histoire ducale Le Château des Ducs de Bretagne est le monument la plus ancien de la ville avec la Cathédrale. Côté ville, c’est une forteresse dont les 500 mètres de chemin de ronde sont ponctués de sept tours reliées par des courtines. Côté cour, il abrite un palais ducal du 15e siècle en pierre de tuffeau, d’inspiration Renaissance, et d’autres bâtiments datant du 16e et du 18e siècle. Ceux-ci contrastent par leur blancheur, leur élégance, leur raffinement sculpté, avec la rudesse des murailles extérieures en blocs de granit séparés par des assises de schiste. Le monument est l’œuvre de François II, dernier duc de la Bretagne indépendante. Ce dernier souhaitait faire du Château une forteresse militaire défensive face au pouvoir royal et le lieu de résidence principale de la cour ducale. Les travaux d’embellissement furent poursuivis par sa fille Anne de Bretagne, deux fois Reine de France par ses mariages successifs à Charles VIII et Louis XII. En témoignent les différents décors sculptés (lucarnes du Grand Logis, blason, loggias de la tour de la Couronne d’or) marqués par les premières influences de la Renaissance italienne. Suite au rattachement de la Bretagne à la France en 1532, le Château des Ducs de Bretagne devient logis breton des rois de France puis caserne, arsenal militaire et prison aux 16ème et 17ème siècles. Pendant trois siècles le château subit maintes transformations et différente dommages : fortifications, incendie en 1670, explosion en 1800. Classé Monument historique en 1862, il est vendu par l’Etat à la Ville de Nantes en 1915, avant de devenir également, à partir de 1924, musée municipal. Pendant la seconde guerre mondiale, les troupes allemandes d’occupation y construisent un bunker. En 1992, le château est restauré à l'initiative de la ville, la restauration durera 15 ans.


Le Chenonceau

Propriété de la Couronne, puis résidence royale, le château de Chenonceau est un site exceptionnel, par sa conception originale, la richesse de ses collections, de son mobilier et de sa décoration, mais aussi par sa destinée, puisqu’il fut aimé, administré et protégé par des femmes, toutes hors du commun et qui, pour la plupart ont marqué l’histoire. « Château des Dames » pour l’histoire de France, bâti en 1513 par Katherine Briçonnet, embelli successivement par Diane de Poitiers et Catherine de Médicis, Chenonceau fut sauvé des rigueurs de la Révolution par Madame Dupin. Cette empreinte féminine est partout présente, le préservant des conflits et des guerres pour en faire depuis toujours un lieu de paix. Le Château de Chenonceau possède une exceptionnelle collection muséale de peintures de grands maîtres : Murillo, Le Tintoret, Nicolas Poussin, Le Corrège, Rubens, Le Primatice, Van Lo... Ainsi qu'une rarissime sélection de Tapisseries des Flandres du XVIème siècle. Tout au long de son histoire, ce château emblématique a toujours attiré les talents et inspiré les plus grands artistes. Transmettre la beauté, allier l’élégance de l’architecture à celle de l’esprit, c'est aussi partager un art de vivre raffiné. Au Château de Chenonceau, la mise en fleurs de chacune des pièces, somptueusement meublées, ajoute encore au raffinement. Chambre des cinq reines, salon Louis XIV, grande galerie sur le Cher, étonnantes cuisines construites dans les piles du pont, Cabinet Vert de Catherine de Médicis...Pas à pas, Chenonceau vous transporte à travers l'histoire, ses rêves et ses secrets.


“La beauté de Chenonceau s’impose comme une relation sensible au cœur, tant l’harmonie entre le ciel, l’eau, les jardins et l’architecture parle à tout visiteur, quelle que soit sa culture d’origine.” Les jardins du Château des Dames Accord parfait entre nature et architecture, c'est par son allée majestueuse, que le château se donne à découvrir. Les jardins de Catherine de Médicis et de Diane Poitiers soulignent l’élégance d'un paysage unique, entre le ciel et l’eau. Du Jardin Vert, dessiné par Bernard Palissy, au labyrinthe italien et à l'harmonie florale du potager...souffle l'esprit de Chenonceau. La « tranquillité de l'âme » s’ajoute à « l’aristocratique sérénité ». De tout temps, le Château a porté un soin particulier et constant à l’entretien et à l’embellissement de ses jardins. La réalisation d’un labyrinthe et la création d’une promenade nocturne, font renaître l’art de vivre dans les jardins au XVIe siècle. Lorsque, en 1547, Diane de Poitiers obtient la donation de Chenonceau, elle ne trouve qu’un modeste potager, espace rustique et exigu qui ne peut convenir au déploiement de la cour. C’est pourquoi, pendant cinq années, d’importants aménagements vont aboutir à la création du fastueux parterre connu actuellement sous le nom de Jardin de Diane de Poitiers. Situé en amont du Château sur la rive droite du cher, protégé des crues de la rivière par des terrasses surélevées. Véritable théâtre de verdure de plus de 12 000 m2, le jardin fut conçu dès l’origine selon un plan fort simple. Deux larges allées se croisent en diagonale en délimitant ainsi quatre grands triangles, divisés à leur tour en compartiments également triangulaires par deux autres allées en croix. Le charme du jardin tenait, lors de sa conception tant à la mise en scène qu’au choix des plantations : arbres fruitiers, arbustes rustiques, aubépines et coudriers, tandis que les bordures d’allées sont semées de fraisiers et de violettes.


Des maîtres jardiniers de renom s’y sont succédé, tel l’archevêque de Tours et son vicaire, Jean de Selve, ami et protecteur de Bernard Palissy. Le centre du jardin est animé par un jet d’eau, reconstitué en 2002, dont le fonctionnement faisait preuve, à l’époque, d’une grande innovation. Henri II, grièvement blessé, lors d’un tournoi, meurt le 10 juillet 1559 avant d’avoir pu inaugurer ce merveilleux décor. Diane doit remettre Chenonceau à la reine veuve Catherine de Médicis. Celle-ci tente alors d’éclipser la splendeur des réalisations de sa rivale par des fêtes grandioses, en l’honneur de ses fils. Dans l’esprit de Catherine, Chenonceau est appelé à devenir une résidence du roi, tout comme les Tuileries. Elle y fait réaliser des travaux monumentaux. Dans l’espace en contrebas de l’avant-cour et du donjon des Marques, la reine fait aménager un jardin de “curiosités”, parmi les carrés de fleurs et d’arbustes, une volière, une ménagerie, une bergerie, une grotte artificielle et la fontaine du rocher…


Château de Cheverny

Situé à 15 km de Blois et 18 km de Chambord, le château de Cheverny est célèbre dans le monde entier pour ses traditions de vénerie et son étrange ressemblance avec Moulins art, le château cher au capitaine Haddock. Hergé, le dessinateur de Tintin, a d’ailleurs largement puisé son inspiration à Cheverny, où une exposition permanente lui est consacrée. Mais l’intérêt particulier du château de Cheverny réside dans sa splendide décoration intérieure d’époque Louis XII. C’est pour cela que Cheverny l’emporte sur tant d’autres châteaux de la Loire. Sa décoration est restée à peu près telle qu’elle fut réalisée au XVIIe siècle et est magnifiquement entretenue depuis par la famille Hurault, qui en est propriétaire depuis sa construction. Cheverny se dresse au cœur d’un parc immense, que l’on peut également visiter, peuplé de cèdres titanesques et autres essences rares.


Les terres du château furent achetées par Henri Hurault, Trésorier Militaire du roi Louis XI, dont le propriétaire actuel, le marquis de Vibraye, est le descendant. Après qu'il eut été récupéré par la couronne pour cause de fraude envers l'état, il fut donné par le roi Henri II à sa maîtresse Diane de Poitiers. Néanmoins, celle-ci lui préféra le Château de Chenonceau et vendit la propriété au fils du premier propriétaire. Hergé, l'auteur de Tintin, s'est inspiré du château de Cheverny, qu'il a tronqué de ses deux massifs externes, pour créer le Château de Moulinsart résidence du Capitaine Haddock.


Forteresse Royale de Chinon

À la croisée de trois provinces : l’Anjou, le Poitou et la Touraine, l’éperon rocheux où se dresse la forteresse royale de Chinon est un site stratégique occupé dès l’Antiquité et convoité de tout temps. Un château s’y installe au Xe siècle au plus tard : à cette époque le comte de Blois Thibaud le Tricheur y fait construire une tour. Mais c’est Henri II Plantagenêt, comte d’Anjou et roi d’Angleterre à partir de 1154, qui va donner à la forteresse sa silhouette actuelle. En 1205, après un long siège, le roi de France Philippe Auguste se rend maître de la forteresse et fait construire le donjon du Coudray. En 1308, le site est le théâtre d’un événement important de l’histoire de l’ordre du Temple. Le grand maître Jacques de Molay et quelques hauts dignitaires de l’ordre y sont incarcérés, avant d’être jugés et brûlés à Paris. Pendant la guerre de Cent ans, la cour de Charles VII s’installe au château de Chinon en 1427. En mars 1429, il y reçoit Jeanne d’Arc venue lui assurer sa légitimité et le convaincre de se faire sacrer à Reims. Le déclin de la forteresse s’amorce au XVIIe siècle avec le cardinal de Richelieu qui en est propriétaire. En 1808, le monument est gracieusement cédé au Conseil d’Arrondissement aujourd’hui le Conseil général. Après cinq années d'un chantier de restauration sans précédant en Europe, visant à redonner à la forteresse sa splendeur militaire et sa cohésion d'antan, bienvenue dans la forteresse du IIIe millénaire ! Inédites en Touraine, la muséographie et la scénographie modernes, interactives et ludiques vous entraîne dans ce lieu chargé d'histoire. Partez à l'assaut des nombreuses tours qui ponctuent les 150 mètres de remparts restaurés. Grâce au parcours spectacle des logis royaux, immergez-vous dans l'histoire civile et militaire de la forteresse et glissez-vous dans la peau des grands personnages qui ont marqué ces lieux de leur empreinte. Admirez les logis royaux restaurés à la façon d'un logis tourangeau du XVe siècle et emplissez-vous les yeux de magnifiques panoramas depuis les nombreux points de vue qui dominent la vallée de la Vienne


Restauration Après cinq années d'un chantier de restauration sans précédent en Europe, visant à redonner au site sa splendeur militaire et sa cohésion d'antan, bienvenue dans la forteresse du IIIe millénaire ! Partez à l'assaut des nombreuses tours qui ponctuent les 150 mètres de remparts restaurés. Grâce au parcours-spectacle des logis royaux, immergez-vous dans l'histoire civile et militaire de la forteresse et glissez-vous dans la peau des grands personnages qui ont marqué l'histoire du site. Admirez les logis royaux restaurés à la façon d'un logis tourangeau du XVe siècle.

Devant et après restauration


Le Clos – Lucé La dernière demeure de Léonard de Vinci

Le Manoir de Cloux, appelé Château du Clos Lucé, a été édifié en 1471 sur des fondations du XIIe siècle par Estienne le Loup, maitre d’hôtel du roi Louis XI. Le logis s’organise autour d’une tour d’angle octogonale abritant un escalier à vis entouré de deux bâtiments à deux étages construits en équerre. L’élégante façade de briques roses et de pierre de tuffeau porte la marque architecturale du XVe siècle. Acquis par Charles VIII en 1490, le Clos Lucé devint demeure royale pendant 200 ans. Louise de Savoie y éleva la ses deux jeunes enfants : le futur François Ier et sa sœur Marguerite de Navarre. Le plus grand, tout au moins par le génie, de ceux qui franchirent la poterne en ogive du château fut Léonard de Vinci. En 1516, à plus de 60 ans, il quitte l’Italie, laissant derrière lui les travaux accomplis à Milan, Florence, Rome, et traverse les Alpes à dos de mulet emportant avec lui trois de ses œuvres majeures : Sainte Anne, la Vierge et l’enfant, la Joconde et Saint-Jean Baptiste ainsi que ses nombreux carnets de croquis et ses multiples études. Le 23 avril 1519, Léonard considérant la certitude de la mort et l’incertitude de son heure rédige son testament avec l’aide de Maître Guillaume Boreau, notaire en la Cour royale. Considérant que nul être ne va au néant, Léonard rend l’âme dans sa chambre du château du Clos Lucé, le 2 mai 1519 à l’âge de soixante sept ans, après avoir reçu les derniers sacrements de l’Eglise. François Ier accablé de tristesse, prononça ces simples mots : « Pour chacun de nous, la mort de cette homme est un deuil car il est impossible que la vie en produise un semblable ».


Premier parc culturel, le parcours paysager du Château du Clos Lucé à Amboise, est un véritable voyage initiatique sur les traces du génie visionnaire de Léonard de Vinci. Une promenade culturelle et ludique, pour pénétrer l’univers de la création de Léonard de Vinci…


Le jardin du manoir de Clos-Lucé En contrebas de la demeure historique et au pied de la terrasse Renaissance, le "Jardin de Léonard" se déploie sur un hectare dans une zone humide caractéristique du Val de Loire. Cet espace naturel au biotope préservé a été paysagé et planté dans l’esprit des tableaux et des dessins de Léonard. Lieu de fraîcheur et de quiétude, ombragé et mystérieux à la fois, parsemé de plantes aquatiques, sauvages, décoratives ou médicinales, de grottes humides, de sources jaillissantes, de brumes étranges… A l’entrée du site, un pont à deux niveaux de vingt mètres de long dessiné par Léonard de Vinci et réalisé par des artisans Compagnons du Devoir avec les techniques d’époque, enjambe le marais et invite à une découverte panoramique. Plus loin, deux passerelles sur pilotis inspirées d’un pont militaire de Léonard permettent d’atteindre sur une île le marais. Au sein du parcours, une promenade botanique dans les pas de Léonard de Vinci propose la découverte d’une trentaine d’espèces d’arbres, de plantes et de fleurs dessinées ou peintes par le maître. Au détour des chemins, au pied des murets, sur les berges du marais, se découvrent des végétaux que Léonard a peut être étudié ici même. Chacun est identifié avec le dessin botanique ou le détail peint de Léonard qui lui est associé.


Château Médiéval de Langeais

Le château de Langeais se situe en région Centre Val de Loire, aux confins de l’Anjou et de la Touraine. Le château de Langeais présente deux châteaux exceptionnels : la tour de Foulques Nerra et le château de Louis XI. Le premier a la particularité d’être le plus ancien donjon de France tandis que le second est à double facette, féodal côté ville et d’inspiration Renaissance côté cour. Sur l’éperon dominant la Loire, le premier château est édifié à partir de 994 par le puissant et redouté comte d’Anjou Foulques Nerra. Il est aujourd’hui l’un des plus vieux donjon de France : vestiges significatifs, comme ceux du donjon, habillé aujourd’hui d’une reconstitution d’échafaudage médiéval. Cette reconstitution et ses engins de levage transportent les visiteurs au temps des bâtisseurs de l’an Mil. De l’autre côté de la cour se trouve le second château royal, édifié sur ordre de Louis XI à la fin du XVe siècle (1465). Louis XI souhaitait un édifice qui, du haut de ses tours et de son chemin de ronde, permettait de contrôler la rive droite de la Loire. Sa façade majestueuse est ainsi dotée d’un chemin de ronde, de tours et d’un pont-levis du côté de la ville. Dans la cour intérieure, les façades percées de fenêtres décorées révèlent une résidence raffinée fort agréable, annonçant toutes les subtilités de la Renaissance.


Un mariage historique

Le château de Langeais propose une promenade dans les jardins, évocation des plessis fleuris du Moyen Âge et la découverte du parc. Entre cèdres et séquoias, un panorama unique apparaît sur la vallée de la Loire depuis le belvédère.


Château de Saumur

Le château de Saumur est situé en région Pays de la Loire, sur la route historique de la vallée des Rois. Construit depuis la fin du XIe. siècle, le château de Saumur fut tour à tour forteresse, résidence de plaisance, résidence des gouverneurs de la ville, prison, puis dépôt d’armes et de munitions. Le château surplombant la ville et la Loire majestueuse a été acheté à l’Etat en 1906 par la Ville de Saumur qui, après l’avoir restauré en partie, y a installé le musée municipal.

Il était une fois Dès la fin du XIème siècle, la position stratégique du site étant très convoitée, les comtes d’Anjou y font édifier un donjon (ou tour-maîtresse). Ce n’est qu’en 1203 que Philippe Auguste se rend maître de Saumur à l’issue d’une longue lutte contre les Plantagenets (héritiers, entre autres possessions françaises, du comté d’Anjou). Quelques années plus tard Saint Louis décide de transformer le château de Saumur. La tour-maîtresse est entourée de quatre tours rondes reliées par des courtines. En 1356, Louis, second fils du roi Jean le Bon, reçoit l'Anjou en apanage. Il utilise les premiers niveaux de la forteresse de Saint Louis comme soubassement du château-palais qu'il fait bâtir alors pour rivaliser de luxe avec ses frères Charles V, roi de France , Jean, duc de Berry et Philippe, duc de Bourgogne.


La miniature des célèbres "Très Riches Heures du duc de Berry" témoigne de la splendeur du château, seule construction princière édifiée par les Valois au XIVe siècle qui nous soit parvenue presque intacte. Au XVème siècle, le roi René fait réaliser des travaux d’aménagement sur la tour est. A sa mort, le duché d'Anjou revient à la Couronne et une garnison royale est installée au château. En 1589, Henri III concède Saumur aux protestants comme place de sûreté. Dès son arrivée le nouveau gouverneur, Philippe Duplessis-Mornay, ami et conseiller d’Henri de Navarre (le futur Henri IV), engage la fortification du site qui préfigure les ouvrages de Vauban. Le départ de Duplessis-Mornay, disgracié par Louis XIII en 1621, marque la fin de la période faste du château. Devenu caserne puis prison, dépôt d’armes et de munitions au XIXème siècle, le bâtiment se dégrade. Bien qu’occupé par les militaires, le château est classé monument historique en 1862. En 1906, la Ville de Saumur rachète l'édifice au Ministère de la Guerre et le restaure afin d'y installer le musée municipal. Dans son roman « Le Cœur d’Amour épris » (1457) le roi René écrit : « Ce très bel château de Plaisance était fondé sur une roche d'émeraude, en laquelle il y avait veine de diamants neufs…..et était le portail … fait de calcédoine et de pierre d'agate entaillée par losange ... et pour plus proprement le donner à entendre, le dit beau château était de façon telle comme celui de Saumur en Anjou qui est assis sur la rivière de Loire... ».


Villandry

Le château de Villandry, en région Centre Val de Loire, est un château Renaissance situé au cœur de trois niveaux de jardins étagés. Il est le dernier des grands châteaux Renaissance bâti sur les bords de la Loire. Remarquable par l’harmonie de son architecture et de ses jardins, le domaine est surtout connu pour ses jardins, répartis sur trois niveaux, qui allient esthétisme, diversité et harmonie. Villandry fait partie des grands châteaux bâtis au bord de la Loire à la Renaissance. Il a la particularité de n’être la demeure ni d’un roi ni d’une courtisane mais celle de Jean Le Breton, ministre des finances de François Ier. Jean Le Breton exploite à Villandry son exceptionnelle expérience de l’architecture acquise sur de nombreux chantiers dont celui du château de Chambord qu’il a surveillé et dirigé pendant de longues années pour le compte de la Couronne. A son arrivée à Villandry en 1532, il fait raser l’ancienne forteresse féodale à l’exception du donjon, témoin dramatique de l’entrevue du 4 juillet 1189 durant laquelle Henri II Plantagenêt d’Angleterre reconnaît sa défaite face à Philippe-Auguste, roi de France, et signe le traité dit « la Paix de Colombiers » deux jours avant de mourir. A la place de ce château-fort il fait édifier, accolé au donjon, trois corps de logis d’une grande simplicité apparente, formant un fer à cheval ouvert sur les perspectives de la vallée où coulent le Cher et la Loire. Galeries à arcades, fenêtres à meneaux entourées de pilastres richement décorés, hautes lucarnes au galbe sculpté, toitures d’ardoise aux fortes pentes et aux volumes amples, forment le cadre d’une cour d’honneur aux proportions d’une rare élégance, l’ensemble étant empreint du principe architectural de l’époque : la symétrie.


À Villandry, pourtant tout proche et presque contemporain d’Azay-leRideau, les influences italianisantes et les souvenirs médiévaux – tourelles, clochetons, mâchicoulis décoratifs – ont entièrement disparu au profit d’un style plus simple, purement français qui, notamment dans la forme des toitures, préfigure Anet, Fontainebleau et ce que sera plus tard le style Henri IV. L’originalité de Villandry ne se situe pas seulement dans une conception architecturale d’avant-garde : elle est aussi dans l’utilisation qui a été faite du site pour y construire, en pleine harmonie avec la nature et la pierre, des jardins d’une remarquable beauté.

Propriété des descendants de Jean Le Breton depuis 1532, le domaine de Villandry est acquis en 1754 par le marquis de Castellane, ambassadeur du roi Louis XV, issu d’une très ancienne et très illustre famille de la noblesse provençale. Edifié à la Renaissance, le château est froid et incommode. Le marquis de Castellane s’emploie donc à remanier avec une certaine réussite l’intérieur pour le rendre habitable, intégrant les normes de confort proches de celles d’aujourd’hui – notamment l’isolation phonique et thermique par le biais de l’installation de boiseries – tout en lui donnant, de par le style néoclassique un charme incontestable. Si les modifications intérieures apportées par le nouveau propriétaire sont heureuses, l’entreprise est plus hasardeuse sur les façades. Les arcades de la cour sont murées et deviennent, à gauche, des cuisines, à droite, des couloirs donnant sur les salons. Les fenêtres de la Renaissance sont arrondies et entre celles-ci des baies de style Louis XV sont percées puis garnies de balcons et balustrades, des fenêtres en trompe l’œil sont ajoutées. Du fait de ces transformations, la façade est dénaturée ; le château Renaissance perd indéniablement de son caractère.


Une valeur universelle de patrimoine UNESCO

Le Val de Loire est un paysage culturel exceptionnel, comprenant des villes et villages historiques, de grands monuments architecturaux - les châteaux - et des terres cultivées, façonnées par des siècles d'interaction entre les populations et leur environnement physique, dont la Loire elle-même. 1.

2.

3.

Justification d'inscription Le Val de Loire est remarquable pour la qualité de son patrimoine architectural, avec ses villes historiques telles que Blois, Chinon, Orléans, Saumur et Tours, mais plus particulièrement pour ses châteaux de renommée mondiale, comme celui de Chambord. Le Val de Loire est un paysage culturel exceptionnel le long d’un grand fleuve. Il porte témoignage sur un échange d’influences de valeurs humaines et sur le développement harmonieux d’interactions entre les hommes et leur environnement sur deux mille ans d’histoire. Le paysage du Val de Loire, et plus particulièrement ses nombreux monuments culturels, illustre à un degré exceptionnel les idéaux de la Renaissance et du siècle des Lumières sur la pensée et la création de l’Europe occidentale.


Non seulement une culture, mais aussi …

Une nature exceptionnelle

Splendeurs de la faune et la flore du Val de Loire Le territoire du Val de Loire n’est pas seulement le berceau des splendeurs, ici présentées, que sont les châteaux du Val de Loire, il est également un territoire naturel à part entière. Faune et flore se découvrent autour et le long de la Loire et offrent au visiteur un merveilleux spectacle. La Loire, fleuve aux mille visages Larges méandres découvrant de vastes îles sableuses, forêts alluviales couvertes de galeries végétales nommées «verdiaux», prairies régulièrement inondées, buttes de tuffeau surplombant la plaine, la vallée de la Loire est multiple et changeante. Certains bancs de sable chauffés à plus de 50°C par le soleil d’été permettent à des plantes tropicales de prospérer. Voie de migration essentielle aux oiseaux, poissons mais aussi pour les plantes, la Loire est sauvage et féconde. Une réserve naturelle de plantes tropicales Tour à tour calme et puissante, la Loire redessine sans cesse son lit, d'îles verdoyantes en bancs mouvants. Les tropiques ont posé leurs couleurs sur ce fleuve. Des bancs de sable chauffés au soleil, une exposition idéale, des graines apportées par les bateaux, les vents et les oiseaux : il n'en fallait pas plus pour que des espèces d’Amérique et d'Afrique fleurissent sur la Loire. Le petit port de Candes Saint Martin, célèbre également par son abbatiale, est un lieu d'observation idéal de ces espèces tropicales. Face à face avec les oiseaux et les castors Craquants, farouches et... bûcherons, les castors se réapproprient peu à peu le fleuve, depuis leur réintroduction il y a 25 ans. L'Ile de la Folie à Chaumont-sur-Loire accueille ces gentils rongeurs. Les innombrables variations du fleuve attirent aussi une variété exceptionnelle d'oiseaux. A Chaumont, à Amboise ou en aval de Saumur, cette faune à plumes ou à poils se découvre en bateaux traditionnels à l'aube ou au crépuscule. Le Parc Naturel Régional Loire-Anjou-Touraine pour préserver le patrimoine Le parc Loire-Anjou-Touraine couvre la vallée de la Loire, entre Tours et Angers. Il recèle un patrimoine naturel, culturel et historique aussi riche que varié. L'approche la plus authentique pour le découvrir est assurément le canoë-kayak. Des balades


La valee de la Loire - Le jardin de la France  

Revue pour le projet de classe, CNSS, 9G

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