Issuu on Google+

agence wallonne à l’exportation et aux investissements étrangers

rapport d’activités 2012


2

Charte de qualité

Entreprise au service des entreprises, l’Agence wallonne à l’Exportation et aux Investissements étrangers entend contribuer au développement de sa Région, de ses activités économiques et de son emploi, sur base des orientations générales du Gouvernement et du Parlement wallons. Ce développement passe par les entreprises qui exportent de Wallonie et y investissent. C’est pourquoi nous entendons leur fournir, en tant que clientes, un service de qualité régulièrement renforcé. Il s’agit ainsi : • d’accroître la visibilité internationale de la Wallonie par la valorisation de la qualité de ses produits et la promotion de son attractivité comme terre d’accueil d’investissements étrangers et espace de partenariats internationaux ; • de renforcer le professionnalisme des entreprises wallonnes à l’exportation  ; • de contribuer à une croissance moyenne annuelle des exportations wallonnes supérieure à celle des pays européens concurrents de la Wallonie ; • d’optimiser l’approche géographique des entreprises exportatrices wallonnes ; • de développer une approche sectorielle ; • d’assurer un service après-vente de qualité aux entreprises exportatrices et aux investisseurs étrangers en Wallonie. Pour ce faire, notre approche est basée sur l’entreprise, client et usager  : nous fournissons un service public universel et aucune entreprise ne peut être abandonnée sur le bord de la route du développement international. Chacun a donc droit à un service adapté à ses capacités et préoccupations.

AWEX | rapport d’activités 2012

Dans cette démarche constante «qualité», nous nous engageons à : • connaître nos clients de mieux en mieux ; • les interroger régulièrement sur leur appréciation de nos services et les améliorations à y apporter ; • améliorer l’accessibilité de nos programmes ; • rendre notre communication toujours plus professionnelle ; • simplifier notre organisation en recherchant en permanence la méthode la plus simple pour fournir nos services (informations, opportunités, formations, expertises et conseils) ; • renforcer régulièrement les outils d’évaluation de la qualité de nos services. Nous constituons une équipe, avec son siège central, ses centres régionaux et ses bureaux dans le monde. Avec un esprit d’équipe de plus en plus affirmé, nous servirons mieux les entreprises en leur faisant partager notre ambition ainsi que le plaisir et l’honneur de remplir notre mission.


3

Synthèse chiffrée des principales activités de l’ AWEX Le soutien aux exportations Actions de promotion et de prospection commerciales Actions différentes Pays concernés Organisations internationales Principaux secteurs cibles Entreprises participantes Dont sociétés représentées Invitations (d’acheteurs, de VIP, d’experts, de journalistes…) Pays d’origine différente Entreprises wallonnes visitées

215 79 14 24 2.017 168 507 31 52

Information Réunions d’information 146 Participants 6.499 Business Days (ex-audiences AEC) 346 Nombre de participants 2.719 Dossiers traités par les Attachés économiques et commerciaux 13.776 Entreprises demanderesses (total cumulé des juridictions) 10.303 Nouveaux supports (publications, CD-Rom, vidéo) 29 Nouveau site Internet/Intranet 1

Formation (jeunes, cadres, stagiaires étrangers) dont :

926

Étudiants et jeunes diplômés 683 Entreprises wallonnes 230 Étrangers 13

Incitants financiers Dossiers traités Principales évolutions Évolution globale Principaux incitants Cartes de visite d’entreprises Assistance - Prospection - Étude Participations individuelles aux foires et salons (Dont bonus PME)

4.744 +4,02  %

-4,5 % +11,3  % +3,5  % +0,2  %

SOFINEX Nombre de dossiers acceptés Nombre d’entreprises différentes

136 89

rapport d’activités 2012 | AWEX


4

La promotion des investissements étrangers (dont activités de l’AWEX seule) Dossiers traités (dont AWEX seule) Dossiers conclus (dont AWEX seule) Nombre d’emplois directs créés (dont AWEX seule) Montants investis (en millions €) (dont AWEX seule)

145 (132) 92 (65) 1.719 (1.411) 756 (578,4)

Taux de réalisation des objectifs du Contrat de gestion du Plan stratégique Fixés et comptabilisés

Atteints

 % d’objectifs atteints

Moyenne du taux de réalisation

15

10

67 %

192 %

Objectifs du Contrat de gestion

Comparaison de l’évolution des exportations wallonnes avec les régions et pays limitrophes (1996-2012) Incluant le gaz naturel Régions Wallonie Flandre

 % de variation 2005

2006

2007

2008

20,6 % 7,4 %

2009

2010

10,2 %

4,1 %

7,5 %

6,8 %

8,6 %

-16,4 %

0,1 %

-20,8 %

Croissance moyenne (%) 1996 à 2012

2011

9 mois 2012

12,6 %

9,3 %

-3,4 %

7,3 %

19,8 %

14,3 %

0,5 %

6,2 %

UE-15

7,5 %

10,9 %

5,6 %

2,4 %

-18,4 %

17,5 %

11,4 %

3,6 %

5,9 %

Allemagne

7,5 %

13,6 %

8,1 %

2,0 %

-18,4 %

18,5 %

11,5 %

4,1 %

7,0 %

10,0 %

13,4 %

7,9 %

7,6 %

-16,5 %

20,1 %

10,2 %

5,2 %

7,2 %

5,0 %

9,6 %

2,7 %

2,9 %

-17,3 %

14,1 %

7,7 %

3,4 %

4,7 %

Pays-Bas France

Sources : Banque nationale de Belgique, Eurostat, Direction générale des Douanes de France, Statistisches Bundesamt Deutschland et Centraal Bureau voor de Statistiek.

Excluant le gaz naturel

Régions

9 mois 2012

Croissance moyenne (%) 1996 à 2012

-3,1 %

6,5 %

 % de variation 2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

10,6 %

7,8 %

5,2 %

-15,0 %

13,4 %

6,1 %

Wallonie

7,7 %

Flandre

7,8 %

7,2 %

7,5 %

0,0 %

-20,7 %

19,6 %

14,5 %

0,7 %

6,2 %

UE-15

7,4 %

10,8 %

5,7 %

2,3 %

-18,3 %

17,5 %

11,3 %

3,6 %

5,9 %

Allemagne

7,5 %

13,6 %

8,1 %

2,0 %

-18,4 %

18,5 %

11,5 %

4,1 %

7,0 %

Pays-Bas

9,6 %

12,7 %

9,4 %

5,2 %

-16,0 %

20,6 %

10,2 %

4,9 %

7,0 %

France

4,7 %

9,6 %

2,7 %

2,8 %

-17,2 %

14,2 %

7,4 %

3,3 %

4,6 %

Sources : Banque nationale de Belgique, Eurostat, Direction générale des Douanes de France, Statistisches Bundesamt Deutschland et Centraal Bureau voor de Statistiek.

AWEX | rapport d’activités 2012


5

Évolution trimestrielle des exportations wallonnes 3,0

30 %

2,5

25 % 21,5

20 %

18,818,1 12,8 10,4

10,7 7,7

5%

4,5

9,3

8,9

1,5 12,3

8,7 4,9

3,3

1,0

8,3

7,8

5,6 2,9

2,0

17,0

12,2 10,7

10,7

0,1 -0,2

-1,8

-2,5

0,5

4,4 2,9

0% -5 %

20,8

16,1

15 % 10 %

22,3

1,8

0,5

-0,2

-0,5

-3,2 -5,1 -5,2 -5,5

-3,7

-10 % -15 %

0

-0,2

-1,0 -1,5

-14,2 -17,4

-20 %

-2,0

-20,2 -21,2

-25 %

-2,5

-25,6 -25,2

-3,0 fév.2013

nov.2012

août 2012

mai 2012

fév.2012

nov. 2011

août 2011

mai 2011

fév.2011

nov. 2010

août 2010

mai 2010

fév.2010

nov. 2009

août 2009

mai 2009

fév.2009

nov. 2008

août 2008

mai 2008

fév.2008

nov.2007

août 2007

mai 2007

fév.2007

-30 %

Croissance des exportations wallonnes avec le gaz naturel (échelle de gauche) Croissance des exportations wallonnes sans le gaz naturel (échelle de gauche) Carnets de commandes à l’exportation (échelle de droite)

Dossiers par pays ou régions d’origine : 92 dossiers réalisés en 2012 18

17

17

16 14 12

12

11 10

10 8

6

6

3

3

3

3

Espagne

G.-D. de Luxembourg

Italie

Maroc

4

4

3

2

Nombre de dossiers

Autres

Suède

Allemagne

Chine

Bruxelles

USA

France

Flandre

0

rapport d’activités 2012 | AWEX


6

Montants investis par pays ou régions d’origine : 756 millions � investis dans l’économie wallonne en 2012 200 180 160 140 120 100 80 60 40 20

Inde

Suède

Japon

Espagne

Danemark

Brésil

Chine

Allemagne

Maroc

Bruxelles

Canada

France

USA

Flandre

Italie

0

Montants investis en millions €

Classement par secteurs — Emplois directs : 1.719 emplois directs créés en 2012 400 350 300 250 200 150 100 50

Emplois directs

AWEX | rapport d’activités 2012

Impression

Aéronautique

Bois

Énergie

Logistique

Environnement

Textile

Chimie

Construction

Sciences du vivant

Services

Fine mécanique

Verre

TIC

Agroalimentaire

0


7

Avant-propos

L’essoufflement quasi généralisé de la croissance mondiale, conséquence de la crise financière et bancaire, n’a pas été sans effets sur les résultats 2012 des relations économiques internationales de la Wallonie. L’impact s’est toutefois révélé plus important pour les exportations régionales, davantage que pour les investissements étrangers, lesquels ont mieux résisté à la morosité ambiante.

Deux branches d’activités –  la construction et l’agroalimentaire  – dominent le palmarès des contributeurs sectoriels au plan financier (48 % du total). Sciences du vivant, mécanique de pointe, TIC et chimie complètent le classement en présentant des montants investis fort comparables l’un par rapport à l’autre.

L’exercice, qui vient de s’achever, atteste effectivement d’une tenue honorable de l’évolution des investissements étrangers en Wallonie, qui situe 2012 dans le top 5 des treize dernières années d’activités. Certes, les chiffres enregistrés sont en diminution par comparaison à 2011, qui avait été un millésime de haute tenue, mais ils affichent, néanmoins, en termes de montants investis, une croissance de 7 % supérieure à la moyenne calculée entre 2000 et 2012. Le nombre total d’emplois créés est, quant à lui, légèrement en-deçà par rapport à cette même période de référence, mais dans une proportion qui reste en définitive très faible (-0,8 %). Par contre, toujours selon la même base comparative, le nombre d’emplois par dossier connaît, lui, une diminution plus marquée (-12 %), ce qui traduit l’emprise du climat international incertain et donc la frilosité des entreprises à se lancer dans des projets de vaste ampleur.

On retrouve encore l’agroalimentaire en tant que principal secteur d’investissement porteur d’emplois, mais cette fois avec les TIC. Ensemble, ils cumulent 30 % des promesses d’emplois directs et se placent, respectivement, devant l’industrie du verre, les fabrications métalliques, les services et les sciences du vivant.

Durant l’année écoulée, 92 projets d’investisseurs étrangers ont été concrétisés en Wallonie. Ils portent sur un montant total de 756 millions € et laissent entrevoir la création de 1.719 emplois directs. Ces chiffres, qui sont définitifs, résultent du travail combiné de l’AWEX et de ses différents partenaires (DGO6 du Service public de Wallonie et Intercommunales, notamment). Au total, 49 nouvelles sociétés ont choisi la Wallonie pour s’y implanter en 2012. Preuve du souci des grandes entreprises étrangères de privilégier un développement de proximité, ce sont les pays européens qui ont contribué le plus (70 % du total) aux apports capitalistiques. Ils sont suivis de l’Amérique du Nord (21 %) et de l’Asie, qui bien qu’en progression et malgré d’importants efforts de prospection, demeure sous la barre des 10 %. En termes d’emplois, la ventilation laisse encore apparaître une large prédominance européenne (64 %), grâce à de gros projets néerlandophones et français. Le solde se partage à parts égales entre l’Amérique du Nord et l’Asie (18 % chacun).

Sur un trend plus long s’étalant de 2000 à 2012, 9,107 milliards € ont été injectés dans l’économie régionale. Ces investissements représentent 22.526 emplois. La chimie en constitue le premier levier en regard de l’apport financier, alors que la logistique et les services sont les meilleurs pourvoyeurs d’emplois. Le classement par origine géographique positionne les États-Unis au premier rang pour le volume de capitaux investis et la Flandre, devant les États-Unis, s’agissant du nombre d’emplois. Voyons, maintenant, ce qu’il en est des exportations. Selon les séries de la Banque nationale de Belgique, actuellement disponibles de janvier à septembre 2012, les ventes wallonnes à l’étranger sont en repli de 3,1 %1 par rapport aux trois premiers trimestres 2012. Il s’agit du plus mauvais bilan depuis la décroissance sévère (-20,9 %) observée lors des neuf premiers mois de 2009, au plus fort de la récession économique mondiale. En fait, depuis le troisième trimestre 2011, les exportations régionales font face à une dégradation conjoncturelle constante, qui découle des inquiétudes permanentes liées à la crise de la dette dans la zone euro et à la santé des finances publiques dans la plupart des économies occidentales. Par ailleurs, la réduction de leurs demandes d’importations affecte également le dynamisme des pays émergents qui, eux aussi, connaissent à présent un ralentissement de leur croissance. Force est toutefois de constater que, depuis plus d’un an, la Wallonie résiste plus difficilement à ces soubresauts que le panel de régions et de pays en comparaison duquel ses performances exportatrices sont mesurées.

1. 3,4 % si on inclut le gaz naturel.

rapport d’activités 2012 | AWEX


8

Pour la période considérée, les composantes du panel (Flandre, Pays-Bas, France, Allemagne et UE-15) présentent une hausse de leurs exportations, certes lente, mais néanmoins positive de 3,3 %. En considérant une évolution plus structurelle (1996-2012), les ventes wallonnes à l’étranger conservent un rythme de croissance moyen (+6,5 %) supérieur à celui de la Flandre, de la France et de l’UE-15. Mais il est moins élevé que celui de l’Allemagne et des Pays-Bas (+7,0 %). Au plan géographique, la décélération des exportations régionales se marque davantage sur les marchés extérieurs à l’UE-27 (-4,1 %), qu’au sein de celle-ci (-2,8 %). De tels résultats à la grande exportation n’avaient plus été enregistrés depuis 2007 et ils signifient aussi une perte de la part de cet ensemble de pays dans la totalité de notre commerce extérieur. Hors UE, les entreprises wallonnes ont réussi à améliorer leur position dans quatre régions sous-continentales : l’Afrique du Nord (+30,9 %), où les conditions politiques avaient plombé toute relation commerciale en 2011, l’Afrique subsaharienne (+18,8 %), le Proche et le Moyen-Orient (+6,9 %) et l’Amérique du Nord (+4,8 %). On retiendra que l’Algérie est désormais le premier partenaire africain des exportateurs wallons alors que l’Arabie saoudite est désormais leur deuxième client dans toute l’Asie (après la Chine). Ailleurs, les résultats sont dégradés, comme en Europe centrale (-22,5 %), en Extrême-Orient (-10,4 %) et en Amérique latine (-9,4 %). Les rapports avec les moteurs de l’économie mondiale, que sont les BRICS, se situent eux aussi dans une logique de diminution (-8,1 %) et apparaissent donc dévalorisés en comparaison des résultats engrangés par les entités du panel de référence (+8,5 %). Un seul marché du groupe des BRICS échappe à ce constat : l’Afrique du Sud, où l’augmentation des exportations wallonnes culmine à près de +30 %, contre 1,1 % dans le chef du panel. En UE, les situations sont diverses, mais elles sont notamment défavorables en Espagne, aux Pays-Bas et en France. Par contre, l’orientation est à la hausse au Royaume-Uni (+10,9 %), en Italie (+5,1 %) mais aussi en Allemagne (+4,1 %), dont la part croît sensiblement, et ce, depuis plusieurs années déjà, dans le commerce extérieur régional (17,2 %). Le marché d’outre-Rhin se situe à seulement 8 points de la France dont, au contraire, la position de premier partenaire commercial de la Wallonie s’érode progressivement (25,2 %). L’analyse sectorielle témoigne de pertes dans une majorité des branches d’activités fortement exportatrices. C’est évidemment le cas du domaine métallurgique (-13,1 %) qui souffre de la baisse de la capacité de production de l’acier en Wallonie, frappée de façon combinée par la réduction de la demande d’acier dans le monde et la décision d’ArcelorMittal de fermer définitivement la phase à chaud en région liégeoise. Premier secteur d’exportation, le secteur chimique est, lui aussi, affecté (-1,5 %) notamment en raison des faibles résultats du segment des produits de base et de spécialités (-12,5 %). Par contre, l’industrie pharmaceutique présente des chiffres en augmentation (+4,6 %), tout comme l’occurrence des machines et des équipements et celui des instruments de précision (+33,2 %).

Si on analyse à présent l’activité même de l’AWEX, à la lumière de ses objectifs définis par son Contrat de gestion, 10 indicateurs sur 15 mesurés ont été rencontrés, représentant, en moyenne, un taux de réalisation de 192 %. Parmi les résultats les plus probants, on peut noter : • la réussite des objectifs liés à la branche « Investissements étrangers », en termes de dossiers conclus et de montants investis, que ce soit globalement ou dans les secteurs des pôles de compétitivité ; • le nombre d’entreprises wallonnes ayant exporté pour la première fois (292) ; • l’exploration de cinq nouveaux marchés (Kosovo, Géorgie, Sri Lanka, Sultanat de Brunei et Myanmar), au titre du commerce extérieur, et d’un (Suisse) au titre des investissements étrangers ; • le nombre de stagiaires ayant participé au programme EXPLORT (683, le minimum requis étant de 350) ; • le taux de satisfaction générale des entreprises wallonnes exportatrices à l’égard des services de l’AWEX (8,08/10) 2. Par contre, aucun des 3 objectifs liés à la progression des exportations, exprimés en termes de benchmarking avec notre panel de comparaison, n’a été rencontré. Cela s’explique par les éléments évoqués ci-avant. Sur le plan géographique, les résultats, qui sont globalement négatifs, affectent plus particulièrement les régions hors UE ainsi que quatre des cinq pays BRICS. En termes sectoriels, la régression est à deux chiffres dans le chef de notre deuxième activité exportatrice (Métallurgie et sidérurgie) et, bien que plus modérée, impacte aussi les produits de la chimie en général, malgré une reprise du secteur pharmaceutique. S’agissant des différentes formes de soutien apportées aux entreprises exportatrices, on retiendra encore  : • le nombre record d’actions de prospection commerciale (215), qui s’est toutefois accompagnée d’une diminution du nombre de participations (-6,8 %) ; • la confirmation des excellentes collaborations nouées avec les étatsUnis et la Chine pour favoriser les incubations croisées et les partenariats technologiques, ainsi que l’extension prochaine des mêmes principes avec l’Inde, le Japon et l’Afrique du Sud ; • la nouvelle croissance de 4 % du nombre de dossiers d’incitants financiers, dont le nombre de demandes a quasi doublé depuis 2002 ; • le nombre de dossiers acceptés au titre des différents mécanismes SOFINEX (136 ce qui n’avait jamais été atteint jusqu’alors) ; • l’augmentation ininterrompue depuis 4 ans de l’activité informative de l’Agence (146 réunions et séminaires avec plus de 6.000 personnes participantes) ; • le développement des activités menées par la Cité internationale et la cellule de sensibilisation aux opportunités de l’économie musulmane ; • l’ouverture de deux nouveaux postes d’Attachés économiques et commerciaux à Maëstricht et à Wuhan ; • l’initialisation de la démarche de Branding territorial (politique de marque) pour la Wallonie. Au total des soutiens liés à l’exportation, 2.901 entreprises différentes ont bénéficié d’au moins un service de l’AWEX.

Philippe SUINEN Administrateur général 2. Taux provisoire (enquête en cours).

AWEX | rapport d’activités 2012


9

Évolution des exportations wallonnes au cours des 3 premiers trimestres 2012 Tendances générales

Tendances géographiques

Selon les statistiques les plus récentes de la Banque nationale de Belgique, le montant des exportations wallonnes s’élève à 30,0 milliards € au cours des trois premiers trimestres 2012, ce qui représente un repli de 3,4 % par rapport à la période correspondante de 2011. En excluant le transit de gaz naturel sur le territoire wallon, la décroissance du commerce extérieur wallon est de 3,1 % au cours des neuf premiers mois de l’année 2012. Cela constitue le plus mauvais bilan de nos exportations depuis la contraction sévère de 20,9 % enregistrée de janvier à septembre 2009, au plus fort de la récession économique mondiale déclenchée par la crise financière et bancaire. Malgré cette diminution, les exportations wallonnes se maintiennent toujours au-dessus de leur niveau d’avant la crise.

L’analyse des tendances géographiques, au cours des neuf premiers mois 2012, révèle que les exportations wallonnes sur les marchés extérieurs à l’UE-27 ont régressé à un rythme plus rapide (-4,1 %) que celui des ventes de la Wallonie au sein de l’UE-27 (-2,8 %). Un bilan aussi défavorable pour les marchés dits à la « grande exportation » par rapport au commerce intracommunautaire, ne s’était plus produit depuis 2007. Par contre, l’évolution de nos échanges hors UE-27 masque des résultats très divergents selon la destination géographique des exportations.

Les résultats des trois premiers trimestres prolongent la baisse de régime de notre commerce extérieur, amorcée au troisième trimestre 2011, dans le sillage de l’essoufflement généralisé de la croissance mondiale. Nos exportateurs font face depuis l’automne 2011 sur les marchés étrangers à une dégradation conjoncturelle constante, qui découle des inquiétudes permanentes liées à la crise de la dette dans la zone euro et à la santé des finances publiques dans la plupart des économies dites « avancées ». Par la voie du commerce international, les économies des pays émergents et en développement ont également perdu de leur dynamisme. La croissance s’est ralentie dans de nombreux pays d’Asie et d’Amérique latine (tels que le Brésil, la Chine et l’Inde) sous l’effet de l’affaiblissement de la demande d’importation des pays avancés. Selon l’OMC, les échanges internationaux de marchandises ont régressé de, respectivement, 1,1 % et 4,2 % au deuxième et au troisième trimestres 2012, ce qui n’était plus arrivé depuis le troisième trimestre 2009. En termes de benchmarking, cette mauvaise performance de janvier à septembre 2012 (-3,1 %) positionne la Wallonie, une fois n’est pas coutume, bien en deçà des chiffres à l’exportation de notre panier habituel de comparaison (Flandre, Allemagne, Pays-Bas, France et UE-15), dont la progression moyenne a atteint 3,3 % au cours de la même période. La Wallonie se place derrière les résultats des Pays-Bas (+4,9 %), l’Allemagne (+4,1 %), l’UE-15 (+3,6 %), la France (+3,3 %) et la Flandre (+0,7 %). Cependant, sur une plus longue période (1996 à 2012), ce qui permet de dégager des tendances fondamentales, la Wallonie, avec une croissance moyenne de ses exportations de 6,5 %, n’est devancée que par l’Allemagne (+7,0 %) et les Pays-Bas (+7,0 %). Par contre, elle se maintient toujours au-dessus des prestations de la Flandre (+6,2 %), de l’UE-15 (+5,9 %) et de la France (+4,6 %).

En effet, on observe de janvier à septembre 2012 une vive progression de nos exportations en Afrique du Nord (+30,9 %) et en Afrique subsaharienne (+18,8 %), tandis qu’elles augmentent à une cadence plus modérée au Proche et Moyen-Orient (+6,9 %) et en Amérique du Nord (+4,8 %). En ce qui concerne la partie nord du continent africain, cela révèle sans aucun doute que nos entreprises reviennent maintenant en force dans cette région, après une année 2011 qui a vu nos relations commerciales fortement perturbées par l’instabilité politique et sociale, ayant affecté la plupart des pays de cette zone. À l’inverse, force est de constater que les ventes wallonnes se sont repliées en Europe centrale et orientale (-22,5 %), en Océanie (-19,8 %), en Extrême-Orient (-10,4 %) et en Amérique latine (-9,4 %). Il en résulte de façon générale que la part du commerce extérieur hors zone UE-27 (21,9 %), dans le total des exportations wallonnes, a diminué au cours des trois premiers trimestres 2012 par rapport à 2011 (22,2 %). Cela constitue la première baisse du poids des marchés à la grande exportation, après quatre années de progression régulière. Quant aux BRICS, nos ventes y régressent de 8,1 % de janvier à septembre 2012, ce qui va clairement à contre-courant de la croissance moyenne de 8,5 % des exportations de l’UE-15 et de nos 4 voisins (Flandre, Allemagne, Pays-Bas et France) sur ces mêmes marchés. Comparativement à notre panel de référence, les résultats wallons sont nettement moins bons en Russie (-25,0 % contre +14,1 %), en Inde (-10,1 % contre -3,4 %), au Brésil (-9,8 % contre +13,4 %) et en Chine (-1,1 % contre +8,6 %). La Wallonie s’impose toutefois nettement face aux pays et aux régions du panier de comparaison en Afrique du Sud (+29,3 % contre +1,1 %). Europe

Après une augmentation ininterrompue en 2010 (+12,7 %) et en 2012 (+5,6 %), nos exportations au sein de l’UE-27 ont franchement marqué le pas au cours des trois premiers trimestres 2012 en

rapport d’activités 2012 | AWEX


10

se repliant de 2,8 %. Cela témoigne du net ralentissement conjoncturel en Europe, entraîné par l’incertitude permanente liée à la crise de la dette en zone euro et la poursuite des mesures d’assainissement des finances publiques dans plusieurs pays européens. Ces conditions ont fortement pesé sur le moral des ménages et des entreprises en Europe. Selon Eurostat, les PIB de la zone euro et de l’UE-27 se sont contractés respectivement de 0,8 % et 0,7 % au cours des deuxième et troisième trimestres 2012, ce qui représente le premier recul de la croissance en Europe depuis fin 2009. Parmi nos plus importants partenaires commerciaux en Europe, nos exportations ont été surtout freinées au Luxembourg (-25,0 %) et en Pologne (-12,9 %), ainsi que dans une moindre mesure en Suède (-6,4 %), en France (-5,9 %), en Espagne (-5,2 %) et aux Pays-Bas (-1,3 %). En contrepartie, malgré le marasme économique sévissant en Europe l’année dernière, il faut mettre en évidence la nette hausse de nos ventes vers le Royaume-Uni (+10,9 %), l’Italie (+5,1 %) et l’Allemagne (+4,1 %). La bonne tenue de nos exportations sur le marché allemand est tout particulièrement satisfaisante, car l’Allemagne fait l’objet d’une attention spéciale de l’AWEX en termes d’actions de promotion et de prospection au profit des entreprises wallonnes. L’ Allemagne, notre deuxième partenaire commercial, se rapproche graduellement du premier rang détenu par la France. L’ Allemagne représente maintenant 17,2 % du total de notre commerce extérieur, alors que ce poids était de 15,2 % en 2005. À titre de comparaison, la part de la France a diminué de 27,2 % en 2005 à 25,2 % en 2012. Parmi les autres membres de l’UE-27, les exportations wallonnes ont connu au cours des trois premiers trimestres 2012 une progression appréciable en Irlande (+11,8 %), en Lettonie (+8,7 %), en Slovaquie (+5,3 %) et en Finlande (+2,5 %). À l’opposé, elles se sont affichées en net recul en Bulgarie (-25,7 %), en Grèce (-16,7 %), au Portugal (-13,0 %), en Roumanie (-10,8 %), en Tchéquie (-8,0 %), en Slovénie (-5,7 %) et au Danemark (-5,3 %). Ailleurs en Europe, outre l’augmentation impressionnante de nos exportations en Norvège (+24,1 %), le bilan est largement négatif concernant la situation des ventes wallonnes en Ukraine (-24,0 %), en Russie (-25,0 %), en Turquie (-26,8 %) et en Suisse (-26,8 %). Ces mauvais résultats sur les marchés russe et turc sont particulièrement décevants, étant donné que la croissance dans ces deux pays, quoique en phase de ralentissement, démontre toujours un dynamisme sans équivoque. Amérique

Les ventes wallonnes ont inscrit en Amérique du Nord une augmentation appréciable de 4,8 % de janvier à septembre 2012. Cela s’explique uniquement par la poursuite du développement de nos exportations aux états-Unis (+6,7 %), malgré le niveau relativement modeste de la croissance de l’économie américaine au cours de la première moitié de l’année 2012. Les états-Unis confortent ainsi leur quatrième position dans le classement de nos partenaires étrangers avec 6,9 % du total. Quant au Canada, les livraisons wallonnes continuent à y afficher des résultats en diminution (-14,0 %) au cours des trois premiers trimestres 2012, et ce, pour la seconde année consécutive.

AWEX | rapport d’activités 2012

En ce qui concerne l’Amérique latine, nos exportations, après leur excellente prestation en 2011 (+30,4 %), ont accusé un coup d’arrêt marqué (-9,4 %) de janvier à septembre 2012. Cela reflète la décélération de la croissance dans les principaux pays d’Amérique centrale et du Sud, confirmant que ce continent n’échappe pas aux contrecoups de la détérioration de la conjoncture mondiale. Le bilan défavorable de nos entreprises en Amérique latine est largement tributaire de la chute du commerce extérieur wallon dans les deux poids lourds économiques de cette région, soit le Brésil (-9,8 %) et le Mexique (-19,5 %). L’évolution de nos ventes est également orientée négativement au Pérou (-19,5 %), en Argentine (-11,3 %), au Chili (-10,5 %), au Venezuela (-25,6 %) et en équateur (-26,1 %). Le seul marché d’importance où nos exportations sont en hausse dans cette partie du monde est la Colombie (+22,9 %), notre deuxième client en Amérique latine. Asie

Pour la première fois depuis 2009, le commerce extérieur wallon s’inscrit en retrait en Extrême-Orient au cours des neuf premiers mois 2012 (-10,4 %). Ce sont principalement les mauvais résultats au Japon (-35,3 %), en Corée du Sud (-10,3 %), en Inde (-10,1 %) et en Chine (-1,1 %), qui ont contribué à tirer vers le bas nos chiffres d’exportations dans cette zone. Ces pays sont les quatre plus importants partenaires commerciaux de la Wallonie en Extrême-Orient. Le constat est aussi peu reluisant pour nos ventes en Thaïlande (-38,9 %), à Taïwan (-30,6 %) et en Malaisie (-22,0 %). À l’inverse, on observe une explosion des exportations wallonnes au Pakistan (+77,4 %) et à Singapour (+33,1 %), tandis que la tendance de nos ventes est également favorable à des degrés de progression divers au Vietnam (+13,6 %), en Indonésie (+3,3 %) et aux Philippines (+2,5 %). Nos meilleurs scores à l’exportation de janvier à septembre 2012 sont réalisés au Proche et Moyen-Orient (+6,9 %). Cela traduit essentiellement la très forte accélération de nos livraisons en Arabie saoudite (+32,8 %), qui accapare 40 % du total du commerce extérieur wallon au Proche et Moyen-Orient et représente notre deuxième client en Asie après la Chine. Les exportations wallonnes se sont aussi bien comportées en Jordanie (+52,4 %), à Oman (+46,7 %), au Qatar (+23,3 %) et au Koweït (+9,3 %), reflétant, sans aucun doute, les retombées positives de la montée des prix des matières énergétiques sur la demande domestique de ces pays. Ces bons chiffres ont permis de compenser le recul de nos ventes en Syrie (-21,3 %), en Israël (-15,0%), aux Émirats arabes unis (-13,0 %), au Liban (-9,9 %) et en Iran (-9,5 %), évitant ainsi une tendance baissière généralisée au Proche et Moyen-Orient. La chute de nos exportations en Iran rend compte du renforcement des sanctions contre ce pays en 2012, alors que la contraction en Syrie s’explique bien sûr par l’impact négatif de la guerre civile sur les relations commerciales. Afrique

Après une très mauvaise année 2011 pour notre commerce extérieur en Afrique du Nord, due aux situations d’instabilité politique et sociale connues par plusieurs pays de cette zone, les exportations


11

wallonnes reprennent une trajectoire ascendante nettement plus vigoureuse dans cette région (+30,9 %) au cours des neuf premiers mois 2012. La reprise de nos échanges est clairement perceptible avec la Libye (+161,9 %), le Maroc (+67,4 %), l’Algérie (+59,8 %) et la Tunisie (+14,6 %). Seule l’Égypte (-17,5 %) est à contrecourant du redressement global de nos livraisons en Afrique du Nord. Il mérite d’être signalé que l’essor substantiel de nos ventes en Algérie permet à ce pays de devenir notre premier partenaire commercial sur le continent africain, devançant de peu l’Afrique du Sud. L’ Afrique subsaharienne demeure un marché en forte expansion (+18,8 %) pour nos exportateurs au cours des neuf premiers mois 2012. Malgré le contexte économique mondial morose, les pays d’Afrique subsaharienne affichent une croissance dynamique qui s’explique principalement par le fait que cette région est relativement préservée des répercussions de la crise financière étant donné sa faible intégration dans le système financier international. Le niveau élevé des prix des produits de base contribue également à stimuler l’activité économique dans cette zone via ses effets positifs sur l’investissement dans les pays exportateurs de ressources. Il faut souligner la bonne progression de nos exportations en Afrique du Sud (+29,3 %), mais surtout le développement extraordinaire de nos ventes en éthiopie (+88,7 %) qui devient maintenant notre quatrième client sur le continent africain. L’augmentation de nos livraisons est aussi fulgurante au Sénégal (+275,7 %) et en Angola (+91,0 %). Par contre, tout comme en 2010 et 2011, les exportations wallonnes s’inscrivent en nette baisse en République démocratique du Congo (-11,2 %), au cours des trois premiers trimestres 2012, ainsi qu’au Nigéria (-27,9 %) et au Kenya (-53,3 %).

métaux (deuxième secteur avec 15,3 % du total), composées en majorité de produits sidérurgiques, s’explique par la baisse de la capacité de production d’acier en Wallonie. Celle-ci est le résultat combiné des impacts négatifs de la détérioration de l’activité économique mondiale sur la demande d’acier et de la décision d’ArcelorMittal de réduire ses outils de production en région liégeoise en lien avec la fermeture définitive de la phase à chaud. En ce qui concerne les produits des industries chimiques (premier secteur avec 27,9 % du total), la contraction générale de leurs exportations est largement tributaire de la décroissance sensible des ventes de produits chimiques de base et de spécialités (-12,5 %) puisque que les livraisons de produits pharmaceutiques à l’étranger augmentent de 4,6 %. Seuls quelques rares secteurs tirent leur épingle du jeu dans ce climat conjoncturel maussade, notamment les instruments de contrôle et de précision, qui réalisent une belle poussée de 33,2 % de leurs ventes à l’étranger au cours de trois premiers trimestres 2012. Cette performance propulse les instruments de contrôle et de précision au septième rang de nos secteurs d’exportation, alors qu’ils ne se positionnaient qu’à la quatorzième place en 2005. Parmi les autres secteurs d’importance en Wallonie, seuls les produits agroalimentaires et boissons (+9,1 %) affichent également un bilan positif sur les marchés étrangers. Toutefois, de façon contraire, les exportations d’animaux vivants et produits du règne animal (-9,1 %) sont en situation de net recul en 2012.

Tendances sectorielles La diminution des échanges extérieurs de la Wallonie au cours des neuf premiers mois 2012 se diffuse dans la majorité des branches sectorielles, ce qui reflète l’étendue des conséquences négatives de la dégradation de la conjoncture mondiale sur les investissements des entreprises et la consommation des ménages. Ce sont les secteurs des biens intermédiaires et des biens d’équipement, qui ont été les plus durement affectés par le ralentissement de la production industrielle, laquelle a entraîné des reports d’investissements productifs et des réductions de capacité de production. Parmi nos plus importants secteurs d’exportation, les plus sévèrement touchés par l’affaiblissement en 2012 de l’activité industrielle sont les produits minéraux (-17,7 %), les métaux et ouvrages en ces métaux (-13,1 %), les matières plastiques et caoutchouc (-9,5 %), suivis dans une moindre mesure par le matériel de transport (-5,3 %), les ouvrages en pierre et en ciment, produits céramiques et verres (-4,2 %) et les produits des industries chimiques (-1,5 %). Quant aux machines et équipements mécaniques et électroniques, notre troisième secteur à l’exportation (13,2 % du total), ses ventes sur les marchés étrangers ne progressent que de 0,2 %. La forte régression des exportations de métaux et ouvrages en

rapport d’activités 2012 | AWEX


12

Top 10 des secteurs d’exportation de la Wallonie (en % du total) Produits des industries chimiques

26,7 % 27,9 %

Métaux communs et ouvrages en ces métaux

16,7 % 15,3 %

Machines et équipements mécaniques, électriques et électroniques

13,1 % 13,2 % 9,0 % 8,6 %

Matières plastiques et caoutchouc 5,2 % 5,6 %

Produits alimentaires et boissons

5,4 % 4,4 %

Produits minéraux Instruments d’optique et de précision

3,1 % 4,2 %

Matériel de transport

3,8 % 3,8 %

Animaux vivants et produits du règne animal

3,7 % 3,5 %

Ouvrages en pierre et ciment, en céramique et verre

3,3 % 3,3 %

0%

5%

10 %

15 %

20 %

25 %

30 %

2011 9 mois 2012

Top 15 des clients étrangers de la Wallonie (en % du total) 27,5 25,0 22,5 20,0 17,5 15,0 12,5 10,0 7,5 5,0 2,5

2011 9 mois 2012

AWEX | rapport d’activités 2012

Brésil

Suisse

Tchéquie

Autriche

Suède

Chine

Pologne

Espagne

G.-D. de Luxembourg

Royaume-Uni

Italie

États-Unis

Pays-Bas

Allemagne

France

0,0


13

Ventilation géographique des exportations (en % du total) 2011

0,6 % 1,6 % 4,1 % 7% 8,9 % 77,8 %

9 mois 2012

Autres Afrique Autres pays européens Asie-Océanie Amérique UE-27

0,6 % 2% 3,3 % 6,5 % 9,5 % 78,1 %

Autres Afrique Autres pays européens Asie-Océanie Amérique UE-27

rapport d’activités 2012 | AWEX


14

L’évolution des investissements étrangers La synthèse en chiffres Dossiers traités 145 Dont AWEX seule Dossiers conclus 92 Dont AWEX seule Nombre d’emplois directs créés 1.719 Dont AWEX seule Montants investis (en millions € ) 756 Dont AWEX seule

132 65

Ces chiffres résultent des résultats cumulés du travail accompli par l’AWEX et des dossiers traités par les acteurs publics wallons « économie » (constitués notamment de la DGO6 économie et Recherche, et de l’ensemble des Intercommunales de développement économique).

1.411

Dans le top 5 de la moyenne des 13 dernières années d’activités

578,4

Si l’on compare ces résultats à la moyenne des années antérieures,

Commentaires Les résultats de l’année 2012 un bon exercice, malgré un environnement économique européen toujours marqué par les tensions monétaires des économies du sud de l’europe et une absence de croissance des économies occidentales. Après une année 2011 assez exceptionnelle et atypique en matière d’attractivité des investissements étrangers en Wallonie, les rebonds de la crise économique mondiale, qui a commencé à atteindre notre région aux premiers jours de 2009, cumulés à la baisse de compétitivité internationale de notre pays entamée en 2008, semblaient de mauvais augures pour l’exercice 2012. Pourtant, chiffres à l’appui, durant ces douze derniers mois, la Wallonie a plutôt bien traversé la crise internationale, qui continue de secouer l’économie planétaire et qui handicape fortement la croissance des activités industrielles dans la zone Europe. L’exercice clôturé au 31 décembre 2012 témoigne, en effet, de la bonne résistance de notre région au chapitre des investissements étrangers. Les chiffres 2012 sont plutôt rassurants quant à la capacité de la Wallonie à résister à la crise et à attirer ou à consolider les investissements étrangers dans notre région.

• en termes de montants engagés par les investisseurs internationaux, l’année 2012 occupe la 5ème position du classement, et est 7 % supérieure par rapport à la moyenne de la période considérée (2000-2012) ; • en termes d’emplois directs générés par les investissements de l’année, 2012 occupe le 6ème rang du classement, mais est ici en léger recul (-0,80 %) par comparaison à la moyenne considérée. Si les montants investis et les emplois globalement générés restent en ligne avec les années précédentes, le nombre d’emplois créés par dossier – en baisse de près de 12 % par rapport à la moyenne des 13 dernières années – traduit l’emprise de la crise financière internationale et la frilosité relative des investisseurs.

L’origine des investissements recensés en 2012 Les principaux investissements étrangers réalisés en Wallonie durant l’exercice 2012 proviennent du continent européen. En deuxième place, figure le continent américain suivi de l’Asie. Avec près de 70 % des investissements réalisés, la part de l’Europe témoigne de la dureté et de l’amplitude de la crise de nos économies continentales, qui préfèrent se développer dans les pays limitrophes.

756 millions € d’investissements assortis d’une création annoncée de 1.719 emplois directs

Avec 21% des fonds étrangers injectés dans l’économie wallonne, les investissements originaires du continent américain continuent à soutenir les résultats de l’exercice en dépit des incertitudes planant sur la pérennité de la zone euro fortement ressenties par les investisseurs d’outre-Atlantique.

Durant l’année écoulée, 92 projets d’investisseurs étrangers ont été concrétisés en Wallonie. Ils portent sur un montant total de 756 millions € et ont permis la création de 1.719 emplois directs annoncés.

Malgré les importants efforts de l’AWEX réalisés pour attirer des investisseurs asiatiques, l’exercice 2012 a vu ces investissements, bien qu’en progression, se limiter à 9 % des montants comptabilisés.

AWEX | rapport d’activités 2012


15

Quant aux nouveaux emplois, si l’Europe (1.078 emplois) conserve la première place grâce à d’importants investissements flamands et français, les projets américains et asiatiques font jeu égal en termes d’emplois directs annoncés (18 %).

Localisation territoriale des dossiers réussis

Les secteurs porteurs en 2012

Comme les années précédentes, les grands bassins industriels (Liège et le Hainaut - Charleroi et la région du Centre) ainsi que le Brabant wallon, aux portes de Bruxelles, ont concentré la majeure partie des nouveaux dossiers.

Les secteurs, qui ont attiré le plus d’investissements en Wallonie en 2012, sont respectivement la construction (196 millions €), l’agroalimentaire (171 millions €) suivis à parts égales par les technologies de l’information, les sciences du vivant et la mécanique de pointe. Sur le plan des emplois directs générés par ces investissements, les secteurs de l’agroalimentaire et des nouvelles technologies se détachent avec près de 30 % des emplois globalement générés. Ils sont suivis par les secteurs de l’industrie verrière, des fabrications métalliques, des services et des sciences du vivant. Cette année, la logistique, l’énergie et l’aéronautique ferment la marche.

Sur un plan plus global… Preuve de la confiance en l’économie régionale, les investissements d’extension de capacité réalisés par une quarantaine d’entreprises étrangères déjà présentes en Wallonie se chiffrent à 329 millions € et ont contribué à la création de 770 emplois directs. Ils représentent 43 % des investissements réalisés. Quarante-neuf nouveaux entrants ont investi en Wallonie près de 426 millions € et ont promis d’engager 949 personnes dans les prochains mois. Ces nouveaux investissements représentent 57 % de l’encours réalisé. Avec près de 19 emplois en moyenne par investissement, le nombre d’emplois par dossier est en légère diminution (12 %) par rapport à la moyenne des années précédentes. Ce taux est légèrement supérieur dans le cadre de la part des dossiers traités par l’AWEX seule (21 emplois créés en moyenne). Ce faible niveau (comparé à la moyenne européenne) est sans doute une preuve supplémentaire de l’impact de la crise internationale sur les investissements. Les investisseurs internationaux investissent sans doute moins, tant en termes de fonds injectés que d’emplois directs annoncés, dans les périodes de tensions économiques.

A contrario , cette faible proportion d’emplois peut être, plus positivement, la reconnaissance d’une certaine productivité des travailleurs régionaux : en temps de crise, les investisseurs demandant sans doute plus de productivité et de flexibilité à leurs travailleurs ! En revanche, le montant moyen investi par projets en 2012 est légèrement (+7 %) supérieur à la moyenne des années précédentes.

Toutes les provinces du Sud du pays ont bénéficié des emplois générés par les investissements étrangers comptabilisés en 2012.

Respectivement, la moitié des projets investis se situent en Hainaut, un projet sur cinq a choisi la région liégeoise et les autres dossiers ont concerné le Brabant wallon (10 %) le Namurois (5 %) et le solde a profité à la province de Luxembourg. Les taux élevés des subsides européens et la concentration du tissu économique local expliquent sans doute cette situation. Si les atouts de la Wallonie sont aujourd’hui beaucoup mieux connus à l’étranger, en étant par ailleurs renforcés par le Plan Marshall 2.vert, si l’ensemble des mesures fédérales et régionales, qui visent à favoriser l’attractivité du territoire, joue également un rôle dans la dynamique d’investissement, il ne faut pas non plus sousestimer le travail de persuasion et de prospection réalisé par les Attachés économiques et commerciaux wallons auprès des grands groupes industriels étrangers, pour expliquer ces performances acceptables dans un cadre de crise mondiale. Ces dernières sont aussi le fruit d’un service personnalisé proposé aux investisseurs étrangers par l’ensemble des acteurs régionaux concernés et des actions cumulées de l’AWEX.

Et sur un plus long terme… la période 2000-2012 Si une hirondelle peut annoncer le printemps, en matière d’investissements étrangers, une stratégie et une analyse statistique à plus ou moins long terme s’imposent. À défaut, la réalité peut être tronquée ou déformée par un investissement important mais non significatif d’une tendance «longue», laquelle traduit mieux les efforts continus des équipes actives sur le terrain. Dans les lignes qui suivent, les résultats sont analysés sur une période décennale allant de 2000 (date de la mise en place de l’Agence dans sa mission d’attractivité des investisseurs étrangers) à 2012. Au cours de cette période d’une douzaine d’années, 9,107 milliards € ont été injectés dans l’économie régionale par des investisseurs étrangers, contribuant à la création de 22.526 emplois directs annoncés. En termes financiers, les secteurs les plus porteurs sont la chimie, qui a recueilli 1,276 milliard € en provenance d’actionnaires étrangers, l’agroalimentaire (817 millions €), le secteur papetier (771 millions €) et les sciences du vivant (763 millions €), qui précèdent de peu les technologies de l’information (694 millions €).

rapport d’activités 2012 | AWEX


AWEX | rapport d’activités 2012

Montants investis en millions € Danemark

Royaume-Uni

G.-D. de Luxembourg

Japon

Espagne

Bruxelles

Canada

France

USA

Chine

Flandre

Textile

0 Brésil

50

Divers

100 Pays-Bas

150

Pharmacie

200 Maroc

250

Logistique

Montants investis par secteur en 2012 (AWEX et partenaires) Allemagne

Emplois

Environnement

Impression

Verre

énergie

Services

TIC

Chimie

Fine mécanique

Sciences du vivant

Agroalimentaire

Construction

16

Emplois annoncés par pays en 2012 (AWEX et partenaires) 700

600

500

400

300

200

100

0


17

Les classements basés sur le nombre d’emplois directs générés par les investissements sectoriels sont assez similaires aux précédents et font apparaître, dans l’ordre : la logistique et les services (3.713 emplois), l’agroalimentaire (2.498 emplois), les fabrications métalliques (2.155 emplois) et la chimie (2.071 emplois). Si l’on analyse les résultats sous l’angle de l’origine géographique des capitaux étrangers investis, les États-Unis constituent le premier investisseur étranger présent en Wallonie avec 1,743 milliard € injecté dans l’économie régionale. La deuxième marche du podium est occupée par les investissements en provenance du nord du pays (1,325 milliard €) et l’Italie obtient la médaille de bronze avec 1,235 milliard € investi.

Dans notre pays à forte composante tertiaire, il est également primordial d’investir davantage dans l’enseignement et la formation, l’innovation et le développement d’une culture de renouvellement et de créativité. Un élargissement de la politique nationale et régionale en matière d’innovation est donc indispensable pour protéger notre compétitivité. En ce qui concerne les coûts sociaux, un débat approfondi, sans tabou, doit être mené sur la réforme du modèle social belge et son financement, afin de garantir la compétitivité à long terme de notre territoire.

Sur la même base, le palmarès des emplois directs générés est constitué de la Flandre (4.983 emplois annoncés), suivie par les États-Unis (4.375 emplois) et par la France (2.900 emplois).

Ce qui plaît le plus aux investisseurs Dans un sondage réalisé par le groupe de consultance Ernst & Young, parmi les principaux éléments d’attractivité d’un territoire évoqués prioritairement par les investisseurs internationaux figuraient : • la qualité des infrastructures de communication et la mobilité ; • le coût du travail ; • la fiscalité sociétale ; • la compétence des travailleurs ; • la capacité de la R&D ; • la stabilité du marché du travail ; • les performances en matière de développement durable ; • la disponibilité urbanistique… Par conséquent, attirer des investisseurs sur un territoire exige une vision à long terme et des mesures politiques structurelles sur différents fronts. Pour ce faire, il faut pouvoir être attentif à la compétitivité globale du territoire. Si la hauteur du taux d’imposition de notre pays est souvent soulignée comme un facteur handicapant pour l’investissement, les récents signaux provenant du Gouvernement fédéral de maintenir le dispositif des intérêts notionnels est, par conséquent, bien apprécié des investisseurs nationaux et étrangers, lorsqu’ils considèrent la Wallonie comme terre d’implantation. Dans cette même sphère fiscale, la commission de ruling offre une sécurité juridique particulière aux investisseurs. Il convient, par conséquent, de lui donner encore plus de marge, d’ampleur. Plus globalement, en matière fiscale, l’adoption d’une législation claire et non complexe est nécessaire afin de ne permettre qu’une seule interprétation possible des textes et de renforcer la sécurité juridique, chère aux investisseurs.

rapport d’activités 2012 | AWEX


18

VISION CHIFFRéE AWEX ET PARTENAIRES ( période 2000-2012 ) Top 15 des principaux pays investisseurs ( montants investis en millions € ) 1.800 1.600 1.400 1.200 1.000 800 600 400 200

Canada

Russie

Maroc

G.-D. de Luxembourg

Espagne

G.-D. de Luxembourg

Chine

Canada

Australie

Suisse

Suède

Bruxelles

Japon

Pays-Bas

Allemagne

Royaume-Uni

France

Italie

Flandre

USA

0

Montants investis en millions €

Top 15 des principaux pays investisseurs ( emplois générés ) 6.000

5.000

4.000

3.000

2.000

1.000

Emplois

AWEX | rapport d’activités 2012

Italie

Suède

Bruxelles

Japon

Allemagne

Pays-Bas

Royaume-Uni

France

USA

Flandre

0


Environnement

Énergie

Fine mécanique

Fabrication

Énergie

TIC

Sciences du vivant

Papier

Agroalimentaire

Chimie

Aéronautique

0

Environnement

500 Impression

1.000

Automobile

1.500 Verre

2.000

Construction

2.500 Pharmacie

3.000

Aéronautique

3.500 Construction

4.000

Textile

Top 15 des principaux secteurs ( emplois générés ) Logistique

Pharmacie

Fine mécanique

Sciences du vivant

TIC

Chimie

Montants investis en millions €

Verre

Emplois

Fabrications métalliques

Agroalimentaire

Logistique

19

VISION CHIFFRéE AWEX ET PARTENAIRES ( période 2000-2012 )

Top 15 des principaux secteurs ( montants investis en millions € ) 1.400

1.200

1.000

800

600

400

200

0

rapport d’activités 2012 | AWEX


20

Politique de qualité et enquête de satisfaction L’AWEX développe en son sein une politique active de qualité, dont les objectifs sont un service de premier ordre à sa clientèle et une organisation interne efficace. Cette implication du management et de l’ensemble du personnel a mené le 26 avril 2002 à la certification ISO 9001 (édition 2000), pour les services centraux et les centres régionaux de l’AWEX. Cette certification était une première en Belgique pour l’ensemble des services d’une institution publique. Au terme de 10 ans de certification, le Bureau Veritas Certification a confirmé en février 2012 la politique qualité de l’AWEX pour un quatrième cycle de trois ans. Un premier audit de suivi mené les 4 et 5 octobre 2012 a mis en évidence de nouvelles pistes d’amélioration mais, aucune non-conformité. L’objectif principal pour ce cycle est de préparer l’Agence à une nouvelle version de la norme en tenant mieux compte de la notion de risques (identification, prévention et actions correctives). L’accent sera également mis sur un renforcement de la politique GRH et de la gestion des compétences en interne. Outre ces pistes, l’AWEX continue à placer son client au centre de ses priorités et à rester à l’écoute de ses attentes. Plusieurs dispositifs restent actifs comme des Road Shows visant à prospecter de nouveaux clients en allant à leur rencontre, dont les cibles en 2012 ont concerné les start-ups, TPE, spin-offs et petites PME technologiques. Trois séances ont été organisées à Liège, Louvain-la-Neuve et Charleroi.

3. Ces chiffres sont provisoires.

AWEX | rapport d’activités 2012

L’enquête de satisfaction annuelle de l’ensemble des services de l’AWEX ciblant les entreprises exportatrices recensées dans sa base de données RENEW, reste également un bon baromètre et permet d’activer le service après-vente des centres régionaux. Lors de cette enquête, l’AWEX a reçu 614 formulaires, soit un taux de réponse de 8,49 % 3. 443 entreprises répondantes ont affirmé avoir bénéficié d’au moins un service de l’AWEX en 2012. L’indice général de satisfaction, calculé sur les 438 entreprises apportant une réponse à cette question, se situe à 8,08, soit un résultat légèrement inférieur à celui de 2011 (8,13), mais bien au-delà du seuil fixé par l’indicateur de performance, qui est de 7,50. Parmi ces mêmes sociétés, 69,98 % précisent qu’elles ont pu accéder à de nouveaux marchés grâce à l’AWEX, 63,43 % soulignent que l’exportation a influé sur la croissance de leur chiffre d’affaires, alors que 52,14 % insistent sur le rôle de leurs exportations dans le maintien ou l’augmentation de l’emploi en leur sein. Ces trois pourcentages se situent à des niveaux sensiblement identiques à ceux de 2011. Suite à ces évaluations, la prise d’actions correctives ou d’amélioration est rendue possible par une gestion active des plaintes des clients et un service après-vente réalisé par les centres régionaux, parfois conjointement avec la branche «Investissements étrangers» de l’AWEX.


21

Les objectifs et les indicateurs de performance Synthèse en chiffres

Objectifs du Contrat de gestion

Fixés et comptabilisés

Atteints

 % d’objectifs atteints

Moyenne de taux de réalisation

15

10

67 %

192 %

Introduction L’AWEX applique une politique de gestion par objectifs depuis désormais plus de dix ans, émanant du référentiel de base stratégique de l’organisation que constitue le Contrat de gestion qui lie l’Agence au Gouvernement wallon. L’année 2011 a marqué l’entrée en vigueur d’un nouveau Contrat de gestion signé entre l’AWEX et le Gouvernement wallon pour une durée de cinq ans (2011-2016). Le Contrat de gestion fournit un cadre général de référence stratégique qui englobe : • la définition des missions, services et principes de fonctionnement fondamentaux de l’Agence ; • la présentation des objectifs stratégiques et les moyens de les réaliser ; • l’identification des partenaires wallons qui sont indispensables à la mise en œuvre de ses missions et services. Le Contrat de gestion contient quinze objectifs stratégiques généraux qui sont à rencontrer sur une base annuelle moyenne de 2011 à 2016. Au total, l’AWEX a atteint dix objectifs de son Contrat de gestion en 2012 avec un taux de réalisation de 192 %. Les résultats avec les degrés d’atteinte des objectifs sont présentés à la fin de cette section.

Objectifs de la branche « Investissements étrangers » En termes d’investissements étrangers sur le sol wallon, l’année 2012 peut être qualifiée d’appréciable4 dans l’ensemble, compte tenu de la situation économique difficile sévissant durant la période considérée. Il faut particulièrement mettre en évidence la réussite des objectifs en termes de dossiers conclus et de montants investis, à la fois globalement et dans les secteurs des pôles de compétitivité :

• sur la centaine de dossiers analysés par le Comité d’affaires de l’AWEX en 2012, qui représentaient un projet d’investissement d’origine étrangère potentiellement réalisable, 65 ont abouti à la décision d’investir en Wallonie. Ce nombre de dossiers réussis permet pleinement de remplir l’objectif de croissance annuelle de 10 % imposé dans le Contrat de gestion depuis la clôture de l’année 2010 ; • un objectif de 268,5 millions €, représentant le montant injecté par les investissements étrangers en Wallonie associés aux dossiers conclus par l’AWEX, avait été fixé pour l’année 2012. Cela correspond à une augmentation annuelle de 10 % du montant réalisé à la clôture de l’année 2010 (222 millions €). Cet objectif a été plus que largement dépassé en 2012, puisque c’est une somme de 578,4 millions € d’investissements étrangers, découlant des dossiers réussis par l’AWEX, qui a été recensée, ce qui équivaut à un degré de réalisation de 215% ; • parmi les dossiers réussis durant l’exercice sous revue, l’AWEX a conclu 37 dossiers d’investissements dans les secteurs couverts par les pôles de compétitivité wallons (l’objectif était de 15). Ces bons résultats traduisent l’impact de la politique de prospection des investisseurs étrangers, qui est organisée à l’AWEX sur une base sectorielle, en lien avec les pôles de compétitivité créés par le Gouvernement wallon dans le cadre des Plans Marshall. Cette prospection est exercée par des experts sectoriels engagés au sein de l’Agence, dont la principale mission est d’amener en Wallonie, dans les secteurs d’activités couverts par les pôles, des investissements durables et porteurs d’emplois. L’ensemble des 37 dossiers réussis par les experts représente des investissements de 245 millions € (42 % du total) et 614 emplois nouveaux (44 % du total). • en réalisant 61 visites «après-vente» en 2012 auprès d’investisseurs étrangers établis en Wallonie, l’Agence a rencontré son objectif d’accompagnement des entreprises étrangères qui

4. Les résultats qui suivent ne concernent que l’activité de l’AWEX seule.

rapport d’activités 2012 | AWEX


22

ont choisi de s’installer sur le territoire wallon (l’objectif était de 60). Outre ses activités de prospection et de promotion, l’AWEX accorde aussi une attention spéciale aux sociétés étrangères déjà installées dans notre région. Cela se concrétise par le biais de visites de suivi « après-vente », lesquelles sont effectuées en collaboration avec les Intercommunales de développement. Ces contacts privilégiés permettent non seulement de démontrer à l’entreprise l’intérêt que l’on attache à son activité, d’anticiper des investissements nouveaux ou d’extension, mais également de prévenir et de résoudre d’éventuels problèmes ou menaces qui porteraient sur la pérennité de sa présence en Wallonie. En effet, s’il est toujours crucial de voir de nouveaux entrants sur le territoire wallon, preuve de son attractivité, il est tout aussi important de continuer à accompagner la croissance des sociétés étrangères déjà présentes sur le sol régional. En revanche, deux objectifs n’ont pas été atteints : • la performance relative au nombre d’emplois générés directement par les investissements étrangers constatés est, quant à elle, plus faible (71 % de l’objectif). Avec 1.411 emplois nouveaux annoncés par les investisseurs étrangers, l’année 2012 n’atteint pas l’objectif des 2.000 emplois que l’Agence s’était ambitieusement fixée ; • le nombre de dossiers d’investissements étrangers réussis auxquels ont contribué les Attachés économiques et commerciaux (AEC) en poste dans les pays considérés comme prioritaires (7 dossiers conclus contre 45 attendus). Depuis la signature du dernier Contrat de gestion, chacun des quarante-cinq AEC de l’AWEX dans les pays les plus porteurs a comme objectif de contribuer ou participer à la réussite d’un dossier d’investissement par an. En 2012, seulement 7 dossiers d’investissements étrangers conclus en Wallonie ont résulté de leurs efforts. Même si cela représente un progrès évident par rapport au seul dossier réussi en 2010, le taux de réalisation de cet objectif reste encore trop faible.

Objectifs de la branche « Commerce extérieur » Trois objectifs sont exprimés en termes de comparaison (benchmarking) visant à positionner les exportations wallonnes dans une dynamique égale ou supérieure à la moyenne des résultats de nos régions voisines (Flandre, France, Allemagne et PaysBas) et de la zone UE-15. Cette approche permet de situer la place relative de la Wallonie sur la scène internationale vis-à-vis de ses principaux concurrents que sont les autres régions et pays de l’UE-15. Aucun de ces trois objectifs, au cours des neuf premiers mois 2012 (derniers chiffres disponibles), n’a été rencontré. En premier lieu, une fois n’est pas coutume, la baisse de nos exportations de janvier à septembre 2012 (-3,1 %) positionne la Wallonie, en-deçà des chiffres à l’exportation de notre panier habituel de

AWEX | rapport d’activités 2012


23

comparaison (Flandre, Allemagne, Pays-Bas, France et UE-15) dont la progression moyenne a atteint 3,3 % au cours de la même période. La Wallonie se place derrière les résultats des Pays-Bas (+4,9 %), de l’Allemagne (+4,1 %), de l’UE-15 (+3,6 %), de la France (+3,3 %) et de la Flandre (+0,7 %). Cependant, sur une plus longue période (1996 à 2012) -  ce qui permet de dégager des tendances structurelles  - la Wallonie, avec une croissance moyenne de 6,5 % de ses exportations, n’est devancée que par l’Allemagne (+ 7,0 %) et les Pays-Bas (+ 7,0 %). Nous nous situons toujours au-dessus des prestations de la Flandre (+6,2 %), de l’UE-15 (+5,9 %) et de la France (+4,6 %).

commerciale. L’année 2012 a constitué une nouvelle année de croissance pour EXPLORT, qui résulte d’un réel succès auprès des différents destinataires du programme. La notoriété grandissante d’EXPLORT, qui existe depuis 2006, a permis d’accroître rapidement chaque année le nombre de bénéficiaires : 22 en 2006, 285 en 2007, 309 en 2008, 425 en 2009, 470 en 2010, 592 en 2011 et 683 en 2012. Cela correspond à un total de 2.786 bénéficiaires en sept ans d’existence du programme. Dans l’ensemble, quarante-six pays différents ont fait l’année dernière l’objet de stages de formation/prospection dans le cadre d’EXPLORT, dans plus de vingt secteurs.

L’objectif associé à l’évolution des exportations wallonnes dans les secteurs couverts par les pôles de compétitivité wallons (agroindustrie, aéronautique et spatial, transport et logistique, sciences du vivant, génie mécanique et chimie et matériaux durables) n’est pas atteint. Au cours des neuf premiers mois 2012, les exportations wallonnes dans les six secteurs concernés par les pôles de compétitivité sont en situation de stagnation (-0,1 %), alors que la progression est de 3,9 % en moyenne dans l’UE-15 et chez nos quatre voisins pour les mêmes secteurs. Cela s’explique en grande partie par la diminution des exportations de produits chimiques de base (-12,5 %) et de matières plastiques (-9,5 %) par rapport à nos référents. Ces deux secteurs font, conjointement, près de 20 % du total du commerce extérieur wallon.

Favoriser les premières exportations d’au moins 100 firmes wallonnes. Sur base des informations récoltées auprès de notre réseau de représentation à l’étranger, nos services géographiques et nos centres régionaux, ainsi que des réponses positives à cette question provenant de l’enquête de satisfaction, il ressort que 292 firmes wallonnes ont exporté pour la première fois en 2012. Par première exportation, il faut entendre une première livraison en dehors du territoire belge, quel que soit le pays d’exportation, ou des premières livraisons sur une des zones suivantes : Europe occidentale (hors France, Pays-Bas, Allemagne et Luxembourg), pays d’Europe centrale et orientale, Afrique, Amérique, Asie et Océanie.

L’objectif de diversification géographique des exportations wallonnes n’est également pas rencontré. Les livraisons wallonnes sur les marchés extérieurs à l’UE-27 ont chuté de 4,1 % au cours des trois premiers trimestres 2012, tandis que les échanges extérieurs de la zone UE-27 progressent de 8,5 % durant la même période. Cela rend compte essentiellement d’une forte baisse de nos ventes (-8,1 %) dans l’ensemble des BRICS, par rapport à la croissance de 8,5 % affichée par notre panel de référence. Comparativement à nos quatre voisins et l’UE-15, les résultats wallons sont nettement moins bons en Russie (-25,0 % contre +14,1 %), en Inde (-10,1 % contre -3,4 %), au Brésil (-9,8 % contre +13,4 %) et en Chine (-1,1 % contre +8,6 %). La Wallonie s’impose toutefois facilement face aux pays et aux régions du panier de comparaison en Afrique du Sud (+29,3 % contre +1,1 %).

Obtenir un indice de satisfaction globale des entreprises wallonnes d’au moins 7,50/10. Selon l’enquête de l’AWEX évaluant la qualité de ses services pour l’année 2012, l’indice général de satisfaction, calculé sur quatre cent trente-huit entreprises ayant répondu à cette question, se situe à 8,08/10, soit un résultat légèrement inférieur à celui de 2011 (8,23), mais qui est bien au-delà du seuil fixé par l’indicateur de performance, qui est de 7,50/10.

En ce qui concerne les autres objectifs annuels liés au commerce extérieur, il faut mettre en évidence la réalisation des cinq points suivants : Réaliser 350 modules de formations et/ou stages à l’étranger consacrés à la sensibilisation des jeunes aux métiers de l’internationalisation. Cet objectif est largement dépassé car, au total, 683 jeunes ont bénéficié en 2012 d’un stage de formation ou de prospection à l’étranger (de type long ou court) dans le cadre du programme EXPLORT. Le but premier d’EXPLORT, une des mesures du Plan Marshall 2.vert, est de mettre à la disposition des entreprises wallonnes des étudiants ou des jeunes diplômés demandeurs d’emploi, pour réaliser des missions d’études et de prospection

Explorer un nouveau marché (national ou régional) à l’exportation. Cet objectif, qui vise à amplifier la diversification géographique des exportations wallonnes, hors des sphères commerciales européennes traditionnelles, a été largement rempli en 2012. L’Agence a, en effet, emmené des entreprises wallonnes pour la première fois dans cinq pays dans le cadre d’une mission exploratoire : Kosovo, Géorgie, Sri Lanka, Sultanat de Brunei et Myanmar. Atteindre 100 nouvelles firmes clientes des services à l’exportation. En 2012, 641 entreprises wallonnes ont utilisé pour la première fois les services à l’exportation de l’AWEX. L’objectif de 100 nouvelles firmes clientes est donc amplement dépassé. Cela signifie que, par rapport au total des 2.901 sociétés qui ont bénéficié d’au moins un service à l’exportation de l’AWEX en 2012, 22 % représentent des firmes qui ont fait appel à nous pour la première fois.

rapport d’activités 2012 | AWEX


24

Degré de réalisation en 2012 des objectifs du Contrat de gestion de l’AWEX Objectifs

Indicateurs de performance

Résultats

Taux de réalisation

7,50 / 10

8,08 / 10

108 %

1.

Qualité : degré de satisfaction des entreprises exportatrices sur les services rendus par l’Agence

2.

Croissance des exportations wallonnes

Égale ou supérieure à UE-15 et à la moyenne des 4 voisins

Wallonie : -3,1 % Moyenne UE-15 et 4 voisins : +3,3 % (9 mois 2012)

94 %

3.

Croissance des exportations wallonnes dans les secteurs couverts par les pôles de compétitivité wallons

Égale ou supérieure à UE-15 et à la moyenne des 4 voisins

Wallonie : -0,1 % Moyenne UE-15 et 4 voisins : +3,9 % (9 mois 2012)

96 %

4.

Diversification géographique des exportations wallonnes (taux de croissance des exportations vers le monde hors UE)

Égale ou supérieure à UE

Wallonie : -4,1 % UE : +8,5 % (9 mois 2012)

88 %

5.

Marchés à l’exportation (nationaux ou régionaux) explorés pour la première fois

1 / an

5 (Sri Lanka, Myanmar, Sultanat de Brunei, Kosovo et Géorgie)

500 %

6.

Favoriser les premières exportations des entreprises wallonnes

+ 100 / an

292

292 %

7.

Nombre de nouvelles firmes clientes des services à l’exportation

+ 100 / an

641

641 %

8.

Nombre de dossiers d’investissements étrangers réussis

+ 10 % (moyenne v. 2010)

65 dossiers conclus (objectif à atteindre : 57)

114 %

9.

Montants investis associés aux dossiers réussis

+ 10 % (moyenne v. 2010)

atteindre : 268,5 millions € )

578,4 millions € (objectif à

215 %

+ 10 % (moyenne v. 2010)

1.411 emplois (objectif à atteindre : 2.000 emplois)

71 %

11. Nombre de dossiers d’investissements étrangers réussis dans les secteurs couverts par les pôles de compétitivité wallons

15 / an

37

247 %

12. Marchés explorés pour la première fois (nationaux ou régionaux) dans le cadre de la prospection et la recherche d’investisseurs étrangers

1 / an

1 (Suisse)

100 %

13. Contribution et/ou participation à la réussite d’un dossier d’investissement étranger par les postes du réseau international dans les pays considérés comme prioritaires (au nombre de 45)

45

7

16 %

14. Nombre de jeunes ayant suivi des modules de formation et/ou stages à l’étranger consacrés au commerce extérieur et aux investissements étrangers de et en Wallonie

350 / an

683

195 %

15. Nombre de visites après-vente réalisées auprès d’investisseurs étrangers en Wallonie

60 / an

61

102 %

10. Nombre d’emplois créés associés aux dossiers réussis

Soit dix objectifs atteints sur quinze comptabilisés, avec une moyenne de taux de réalisation de :

AWEX | rapport d’activités 2012

192 %


25

Facts & figures des soutiens et des services Tableau comparatif de l’activité de l’AWEX de 2002 à 2012 Promotion du commerce extérieur

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

2012

157

185

180

152

163

163

180

185

191

189

215

Nombre de pays prospectés

72

77

79

71

68

75

81

72

72

73

79

Nombre de secteurs concernés

27

23

23

22

26

24

26

25

25

24

24

1.829

2.294

2.387

2.179

1.950

1.778

1.791

2.045

2.045

2.165

2.017

Nombre d’entreprises wallonnes visitées

106

142

88

157

36

65

38

65

72

47

52

Nombre de visiteurs étrangers

333

709

732

724

290

278

198

428

195

289

507

Formations (jeunes, cadres, stagiaires étrangers)

264

546

380

301

330

605

570

779

753

884

926

2.447

2.945

3.370

3.257

3.393

3.253

3.471

3.968

4.367

4.561

4.744

-

-

-

45

56

74

91

126

115

115

136

428

458

486

484

408

412

367

369

379

397

346

2.297

2.726

2.318

2.209

1.867

2.514

2.163

2.267

2.245

2.344

2.719

Réunions d’information

86

87

69

102

131

103

100

115

123

136

146

Nombre de participants

3.879

3.566

3.523

3.491

4.330

4.141

3.869

5.440

5.198

5.257

6.499

Demandes d’informations aux Attachés économiques et commerciaux via les centres régionaux

5.011

5.247

4.370

3.991

3.788

3.130

3.869

4.079

3.959

3.782

3.878

Promotion des investissements étrangers (partie AWEX seule)

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

2012

Dossiers traités

84

77

110

99

137

162

154

143

127

102

132 5

Dossiers conclus

33

37

36

43

51

58

74

71

47

67

65

Nombre d’emplois directs créés

627

663

1.242

892

1.492

1.907

1.824

1.560

1.653

1.803

1.411

Montants investis (en millions € )

119

241

259

212

1.011

413

535

489

222

1.090

578,4

Actions de prospection commerciale

Nombre de participations d’entreprises

Incitants financiers (nombre de dossiers) SOFINEX (nombre de dossiers) Business Days Nombre de rendez-vous en Business Days

5. Activités de l’AWEX seule.

rapport d’activités 2012 | AWEX


26


27


agence wallonne à l’exportation et aux investissements étrangers

rapport d’activités 2012 Place Sainctelette 2, B-1080 Bruxelles Tél. : +32 2 421 82 11 - Fax: +32 2 421 87 87 E-mail : mail@awex.be Sites : www.awex.be - www.investinwallonia.be


Rapport d'activités 2012 awex