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La croisière pas la galère CONCOURS Prix à l’innovation Le rendez-vous des créateurs

RESEAU DE COMPÉTENCES

Jumelé avec l'Association des Inventions de Chine




Edito

Narcisse Niclass rédacteur

La belle illusion Croire que tout le monde se comprend parce que nous employons les mêmes mots c’est une illusion. Le champ des découvertes a explosé au siècle passé. L’encyclopédie est condamnée à demeurer incomplète pour tenir dans nos bibliothèques. D’ailleurs, qui veut encore d’une encyclopédie sur papier quand deux galettes et Internet font l’affaire ? Nos schémas de pensée, eux, malheureusement, n’ont pas évolué. Socrate, dans les rues d’Athènes il y a 2500 ans, proposait déjà des réponses à nos problèmes de société avancée. Il progressait par questionnement. Aujourd’hui, les champs de réflexion sont étroits. La presse écrite même est prise dans l’immédiateté. Les modes imposent un nouveau vocabulaire. Des mots-valises véhiculent des concepts alors que nous ne maîtrisons pas les signes et les lettres. Faibles dans notre langue maternelle, nous voulons tous être polyglottes. Nous en devenons xyloglottes. L’anglais de cuisine est notre nouveau latin mais nous ne sommes pas tous des moines lettrés. En Chine, j’étais très à l’aise avec mon anglais scolaire. Je me suis entretenu longuement

avec des inventeurs iraniens, pakistanais et russes. Les attitudes simiesques plus un sourire et des expressions du faciès font souvent l’affaire avec des interlocuteurs bien disposés.

Nous partageons des mots sans être d’accord sur leur sens Mondialisation – globalisation – frémissements économiques – village global. citoyen du monde – effets collatéraux – altermondialisme – libre-échange – réseau – polarisation – droits de l’enfant – Droits de l’Homme – monde arabe. Palestine – diaspora juive – juif américain – espace social – politiquement correct – blairisme – société à deux vitesses – écologie – politique économique – agriculture et culture ne sont même plus des mots simples et clairs pour tous. Quand les tours de verre se seront effondrées, peut-être que l’eau, l’air, la terre, le pain, signifieront quelque chose pour chacun. Il est temps d’inventer le mot valise économie-citoyenne afin que la race humaine survive. Tous nous pouvons choisir. Narcisse Niclass

I M P R E S S U M

Retrouvez nos articles sous: Si vous reproduisez nos textes, veuillez mentionner la source.

a un réseau privilégié de relations grâce au jumelage avec

Des échanges ont lieu régulièrement depuis 1987



case postale 1303 CH 1701 FRIBOURG www.invention.ch paraît 3-4 fois l’an / 15’000 exemplaires LAYOUT IROmag ÉDITIONS Monique Brasey e-mail: iromag@invention.ch IMPRESSION Imprimerie Saint-Paul, Fribourg

Bd de Pérolles 42, CH-1705 Fribourg Tél. 026 426 41 11, Fax 026 426 45 31 imprimerie@st-paul.ch www.st-paul.ch

RÉDACTION Narcisse Niclass Daniel Mange André Sprenger Michel Giannoni ILLUSTRATIONS Ludovic Hartmann (ludoart.com) / p. 5, 11 www.raa.ch CORRECTRICE Laura Zinetti


irO mentor club Les défis ! Marcel Schmid Président

La Suisse: pays des clubs et des associations. Cette tendance prend ses origines dans notre belle devise «Un pour tous, tous pour un». L’IRO mentor club n’a pas de maxime. Notre leitmotiv est l’innovation sous toutes les formes mais pour chercher, avancer, modéliser, appliquer, il faut des Hommes avec un sens moral. Notre club est né à l’annonce du IIIe millénaire. Depuis 5 ans, il a trouvé sa pleine puissance. L’idée grandit comme une étoile géante qui capte la matière de l’univers. Grâce aux membres de la première heure, engagés et pas trop formalistes, le concept a évolué d’une façon darwinienne. Depuis 2004, un comité, emmené par son président Marcel Schmid, a peaufiné l’organisation interne. Manifestation après manifestation, les participants se transforment en membres actifs et engagés. Le concept, les actions, tout concourt à notre succès tant la philosophie appliquée est bonne. Le bénévolat : le maître mot. Dans notre société où tout se vend, il existe des femmes et des hommes qui offrent ce qui ne peut s’acheter, du TEMPS. Dans ce contexte, les engagements des membres sont assemblés pour corriger les égarements de notre société mercantile. Si le business fait partie de la vie, il n’est pas le but. La nature humaine est poussée par l’envie de se dépasser, de paraître. Nous n’avons pas tous les mêmes outils, les mêmes talents. Si, pris au jeu, nous entrons dans une compétition outrancière, notre esprit social allume des voyants rouges. Certes, l’actualité n’est pas géniale et nous pourrions douter des leçons de l’histoire. A l’heure du village global,

www.invention.ch

nous pouvons agir. Il nous appartient de se rappeler que philosopher c’est poser les bonnes questions pour faire naître de bonnes réponses. IRO comme Innovation, Réflexion, Objectif. A l’heure d’Internet et du big bazar de la connaissance en libre service, il est dangereux de croire que les nouvelles techniques de la communication vont tout régler. La vie associative est un ciment qui lie les membres d’une société. En développant des idéaux communs c’est toute l’humanité qui est tirée vers l’amélioration dans le respect de la liberté, le bien suprême. Notre mission guide notre action placée sous le bénévolat. Le mentora et le partage du savoir tiennent en quatre mots. Evaluer : nos membres sont sollicités pour leurs compétences et leur regard lucide. Conseiller : tous, nous avons du savoirfaire à échanger. Il suffit de passer de l’autre côté du miroir. Accompagner : si le mot coach est à la mode, dans la réalité, un dialogue soutenu est la clé d’un bon tandem. Promouvoir : par nos activités et avec nos outils, comme la présente revue et le site invention.ch, le réseau se construit. Notre originalité : nous sommes connectés à d’autres réseaux. Nos membres et amis bénéficient de ces atouts.

«Servir, le plus beau mot de la langue française» (M. Barrès)

Nous croyons à l’innovation pour apporter des solutions aux problèmes de l’humanité. Ces innovations ne sont pas seulement techniques. Le savoir-être dans le respect de l’autre et notre sens des responsabilités envers la planète sont encore à construire. Tout n’est pas parfait, en avant !

Tél. 026 309 22 00 office@progestionsa.ch www.progestionsa.ch




Explorez l’impossible ! Olivier Pahud Magicien

Notre nature humaine possède des ressources insoupçonnées. Nous entendons souvent: «La réalité dépasse la fiction». En matière de comportements, de sentiments, d’attitudes, de résistance ou de souplesse, c’est une réalité, nous sommes étonnés de ce que nous découvrons au quotidien. Nous n’employons qu’un faible potentiel de nos capacités intellectuelles. Comment les mobiliser à souhait ?

F

aire face à l’impossible est une situation que, inconsciemment, on évite à tout prix: que l’environnement soit privé ou professionnel, nous aimons trop facilement nous raccrocher au déjà connu, testé et approuvé. Quand pourtant nous sommes contraints de trouver des solutions encore inexistantes, nous agissons sans structures, empiriquement, en se satisfaisant au final de la première idée disponible.

A

l’instar de la truffe ou du diamant, l’innovation ne se cueille pas sur les arbres, et pour pouvoir en profiter,

l’exploration se réclame systématique, engagée et persévérante.

L

e magicien, lui, a fait de l’impossible son métier. Non seulement il doit produire des miracles «reproductibles à volonté», mais encore il doit réussir, dans une économie parfois hautaine, à «vendre» ses talents pour en vivre et réussir à progresser dans son domaine. Si c’est l’un des plus beaux jobs du monde, ce n’est certainement pas le plus facile !

C

e n’est pourtant pas la difficulté qui, après plus de 15 ans, m’a fait arrêter de me produire sur scène comme illusionniste. Au contraire, c’est l’envie de défis plus forts et l’ambition de transmettre un savoir-faire, qui ne s’apprend pas forcément dans les livres, qui m’a motivé.

M Grâce à sa démarche avec swissmad Olivier Pahud a redécouvert le principe: Ce qui paraît impossible, devient possible quand on passe à l’action. Il a exploré l’impossible. Avec l’appui d’Alfred Colliander, un outil a été élaboré sous «explore the impossible». Cette méthode structure les étapes pour se sortir d’une situation difficile.



a première prouesse de «jeune retraité» consista à créer, développer, produire et surtout commercialiser un jeu de poche à double face bien helvétique, le «swissmad» (www.swissmad.ch). Ce jeu d’astuce, 100 % swiss made, a reçu un bon accueil du public et des médias.

www.exploretheimpossible.com

Il a même été sélectionné pour l’exposition universelle du Japon.

A

vec «explore the impossible», j’ai cherché – soutenu par la pertinence d’un docteur finlandais spécialiste du processus organisationnel – à mettre à disposition de tous un outil qui soit simple, universel et performant. En structurant les étapes distinctes, nécessaires pour se sortir d’une situation initialement jugée impossible, une façon de procéder s’est révélée. Ce sont les fortes émotions, qui font principalement barrage dans la réalité, qu’il convient d’apprendre à maîtriser par l’expérimentation. C’est là tout le propos de cette méthode exploratoire.

B

albutié seulement par les intellectuels en place, le concept d’interdisciplinarité est une ressource dont abuse le magicien créatif: pour parvenir à mes fins, j’ai toujours allégrement «pillé» moult domaines, toujours pour la bonne cause bien sûr ! Que le dirigeant, conscient du besoin constant d’innovation, veuille se former lui ou ses collaborateurs, ou alors qu’il décide plus simplement d’abuser à son tour de telles ressources en externe, une approche décalée et pétrie de vécu lui sera pour sûr bénéfique. Non seulement pour résoudre le quotidien, mais pour véritablement et sans peur aller aussi explorer l’avenir, une aventure devenue aujourd’hui vitale !


innovez Prenez la barre ! La terre est visitée. Village global. Les nouvelles techniques de communication nous mettent en relation avec la tribu des branchés. Tout est accessible, connu, diffusé, partagé pour le meilleur et pour le pire. Pour être utile à cette humanité noyée sous les informations et incapable de faire les bons choix de société, il ne reste qu’une solution: passer à l’action et créer votre entreprise.

Créer son entreprise, un engagement citoyen

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e plus grand des navires est porté par des gouttes d’eau. Les grandes sociétés helvétiques bénéficient des 270’000 sociétés qui emploient moins de 9 personnes. Sans cette flotte de Toutes Petites Entreprises, notre économie nationale ne serait pas prospère. Il est important que cette cohésion soit maintenue et développée. Sans ce tissu actif la Suisse serait certainement un pays pauvre. Le travail, le souci de l’intérêt commun et la pratique de la médiation sont des valeurs bien helvétiques. Nous avons mis des siècles à conquérir notre niveau de vie. Tous nous savons que quelques années suffisent à détruire les relations humaines. Si, aujourd’hui, vous êtes choqués par le niveau des salaires de certains

directeurs, sachez que tant qu’ils sont ici, ils contribuent à mettre aussi de l’huile dans les rouages économiques. Il vous appartient peut-être de les séduire avec des projets novateurs et de les inviter à investir dans une économie locale. Tous nous fonctionnons sur des coups de cœur. Nos passions sont toujours les bonnes. Prenons le cas d’Ernesto Bertarelli: son aventure folle d’Alinghi a donné du souffle à toute la Suisse. Un milliardaire, une passion, un projet et le succès. Tous nous étions marins sportifs et engagés dans la course.

L’alchimie n’est pas simple

L

a création d’entreprise s’enseigne depuis quelques années dans les hautes écoles et les universités. Les cours de marketing et de communication ont la cote auprès des jeunes. Les métiers commerciaux sont à la mode. Dans un contexte global c’est sain. Mais, si la Chine est l’usine du monde, la Suisse ne sera pas la plateforme commerciale mondiale. Attention, il faudra savoir garder une production SWISS MADE et la recherche appliquée doit être une priorité. Seuls les pays avec des comptes équilibrés ont une croissance économique

dynamique et peuvent faire face à toutes leurs obligations. Ces dernières années, l’horlogerie, la chimie, l’industrie des machines et les banques nous ont sauvé la mise. Mais nous découvrons que nos banques engagent massivement à Londres, Singapour et demain à Shanghai. L’horlogerie manquera bientôt de travailleurs de qualité. La seule chose que nous ne délocaliserons pas, c’est le tourisme. Si nous voulons garder notre niveau de vie, il faudra avoir des idées, des idées à vendre. Il faudra développer des services cinq étoiles pour conquérir la crème du tourisme. Les multinationales devront trouver chez nous un environnement de qualité supérieure en matière de main d’œuvre, de communication, de tranquillité et de sécurité.

E

n échange, les habitants de ce pays pourront maintenir leur univers bucolique, garder leurs villes à la campagne et jouir d’une société dans laquelle chacun trouve une place, sa place, parce que nous avons le choix. Choisir c’est aussi être responsable. Passons à l’action. En Suisse, les gens riches sont actifs et en comparaison avec la population mondiale, nous sommes tous riches. NN

Nous avons le choix de prendre la barre et de mettre le cap sur l’innovation




La croisière, pas la galère Un créateur d’entreprise en phase de démarrage est en terrain vierge. De l’idée à la réalisation, le chemin est sinueux. Chaque année, en Suisse, c’est 30’000 nouvelles sociétés qui sont inscrites au Registre du Commerce (RC). Toutes n’emploient pas du personnel et toutes ne seront pas des entreprises avec une activité et une valeur ajoutée. Il y a aussi environ 10’000 faillites annuellement. Un bon sujet de réflexion avant de se lancer dans l’aventure.

Notre promesse

A

vec nos partenaires, parrains, amis et sponsors, nous offrons le 80 % des informations pour une première prise de décision: créer mon entreprise oui/non? En effet, c’est ce premier pas qui doit être franchi d’une manière définitive et le plus rapidement possible. Si un candidat n’est pas motivé à 120 % pour devenir indépendant ou pour être leader d’un team en constitution, il ne sert à rien de discuter et de dresser des hypothèses. Stopper est le bon choix. Par contre, si le saut est fait, il n’y a plus de temps à perdre. Il faut passer à l’action.

Votre projet

A

u début, il y a toujours une idée. Votre idée, votre bébé. Il faut la développer, la tester, l’analyser et la mettre à l’épreuve en la soumettant à des «experts» amis, ennemis, connaissances, professionnels de la branche et futurs clients. Vous serez sceptique, enthousiaste, hardi, passionné, courageux, tenace mais toujours critique. Quand vous serez passé par tous les états d’âme, à la fin, c’est vous qui décidez, seul.

U

ne idée d’entreprise peut être basée sur une innovation ou même une invention. Il faut vous rappeler les six erreurs qu’un inventeur ne doit pas commettre. La figure



ci-contre est explicite et ces situations conduisent invariablement à l’échec.

U

n produit ou un service sans marché n’est pas une bonne idée. Si vous devez éduquer les futurs clients vous aurez le plaisir d’être un pionnier mais le business sera pour les suivants. Toutefois, j’estime primordial d’avoir l’idée porteuse avant la pensée de devenir indépendant. Si pour une raison professionnelle vous êtes contraint de créer votre entreprise, il est préférable de travailler sur votre idée. Vous aurez plus d’enthousiasme. Si vous vous lancez dans le commerce ou l’artisanat, vous pouvez aussi achetez une idée ou une franchise. Vous pouvez créer du neuf avec de vieilles recettes. Il est aussi permis de copier les bonnes idées commerciales, de faire évoluer la technique ou encore d’ajouter une prestation complémentaire. Le champ est immense si vous regardez autour de vous.

Un parcours unique

U

n créateur d’entreprise est souvent seul. Aussi, dès le début, il doit avoir du plaisir dans son développement. Si la motivation n’est pas là, il vaut mieux stopper le projet. Dans le désordre et d’une manière synthétique, je vous propose un plan en 8 points. C’est un outil de travail

que vous adapterez à votre environnement personnel. L’ordre des étapes n’est pas déterminant et il faut se rappeler que après on est toujours plus intelligent.

> 1 Trouver de l’argent et le garder > 2 Essayer de se passer du banquier > 3 Choix du statut juri- dique, structures > 4 La famille, les associés, les employés > 5 Les fournisseurs, le réseau partenaire > 6 Le produit-service, la vente, le marketing > 7 Etudes de marché, tests et plan B > 8 Le plan d’affaires (BP) et son contrôle

Les réponses sur le bateau

D

ans une ambiance inédite, vous ferez la connaissance de professionnels et de mentors expérimentés. Vous recevrez de la documentation et découvrirez des pistes pour aller plus vite et plus loin. Cap sur l’innovation ! Bienvenue à bord. NN


Eureka America

America Daniel Mange

Prof. d'informatique

D’un seul coup d’aile, le vol SR108 nous mène de Zurich à San Francisco; de là, la mythique autoroute 101, qui irrigue toute la Vallée du silicium, nous conduit plein nord jusqu’à Eureka, aux confins de la Californie. Une imprévisible rage de dents nous cloue en ce lieu, permettant du coup une observation rapprochée du mode de vie américain.

G

énérosité dans l’accueil, gaspillage des ressources, goût d’entreprendre, pauvreté culturelle dominent la scène.

M

ême si les formules de politesse se résument à l’onomatopée la plus brève qu’on puisse imaginer, le légendaire «Hi» est assorti d’un sourire de bienvenue toujours chaleureux, jamais forcé. Le client est roi, même si le festin se limite à l’incontournable sandwich BLT (bacon, lettuce, tomato). À la pompe – où le préposé nous initie aux délicates manipulations de la carte de crédit et du bec verseur –, chez le dentiste – où le voyageur loin de sa base atterrit en urgence absolue –, dans le bus – où vous avez droit à une annonce personnalisée –, l’accueil sera invariablement généreux.

L

e gaspillage des ressources commence à table, où les dimensions parfois hallucinantes des pizzas, steaks et autres sandwiches nous condamnent à des explications confuses au serveur éploré ; il n’y a que le ristretto qui va dans le bon sens, combinant une augmentation de qualité – enfin du goût ! –, avec une diminution de quantité. L’excès de climatisation – il fait toujours trop froid –, et la malutilisation de l’espace – les villes sont dispersées et sans caractère –, découlent de cette abondance de ressources – énergie, matière, espace – à disposition du peuple américain.

L

e goût d’entreprendre resplendit tout au long de la vallée du silicium, et plus encore autour de la nouvelle capitale de la Baie, San Jose,

ville plate au propre comme au figuré, mais rutilante de ses palais techniques: toute la nouvelle économie du silicium – transistors, ordinateurs, réseaux de communications – a son centre de gravité là. Mais plus au nord, à Eureka où, malgré son nom, les chercheurs d’or n’ont rien trouvé, là aussi l’esprit d’entreprise a déniché un nouveau créneau: l’exploitation du bois, les fabuleux troncs de bois rouge (redwood), constitue à la fois la base du tourisme et de l’industrie de la construction.

L

’Européen assoiffé de culture, donc de différences, est déçu aux ÉtatsUnis sitôt qu’il quitte les grands centres: nourriture fade et monotone, avalée sur le pouce plutôt que dégustée dans les rituels, absence généralisée d’odeurs, films standardisés et distribués dans des salles multiples au choix très limité. Par contre, la culture du «No», c’est-à-dire de l’interdiction, n’a pas de limite: la liste de celles-ci, depuis l’interdiction de se promener à pieds nus ou avec un animal domestique, jusqu’à celle de fumer sur un quai de gare, est très loin de l’image généralement libérale qu’on se fait de l’Amérique.

A

ccueil chaleureux et nourriture industrielle, esprit d’entreprise et gaspillage des ressources, tout est contraste absolu aux États-Unis, où le marbre des palais bancaires côtoie le plastique des mobilhomes, où la limousine démesurée accoste le trottoir squatté par son clochard.

V

isiter les États-Unis, c’est découvrir ce que sera l’Europe dans une génération; merci aux Américains – des Européens exportés – de nous préparer le futur ! Pour nous, il est temps de rafraîchir notre l’anglais. Daniel Mange, 2000




Conduite de projet votre joker Roland Monney

Directeur de Projets

Piloter un projet, c’est se mettre en situation de défi. Dans la vie d’une entreprise les occasions de se projeter dans le futur sont fréquentes et cruciales. Anticiper ce n’est pas bricoler. La boule de cristal n’est guère utile au sein d’une équipe en action et tendue vers un objectif réaliste. Une mission, un projet, c’est comme les jeux olympiques, tout se joue dans la préparation. vous conduit vers le succès et la certification.

Chef de projet, une profession certifiée En Suisse, la VZPM, Association pour la certification en management de projet, fête cette année son 10ème anniversaire (www.vzpm.ch). En Suisse, il y a au total 1353 personnes certifiées depuis 1996 dont 527 en 2006. Les séminaires respectent les exigences de l’IPMA et des autres normes internationales. Il y a notamment 60 éléments d’appréciation des compétences qui forment le cursus à intégrer pour mériter le titre de chef de projet certifié. Plusieurs centaines de participants des secteurs public et privé, responsables et chefs de projets, ont suivi les séminaires . Beaucoup ont passé une certification IPMA de niveau B qui leur apporte un avantage certain ainsi qu’aux entreprises qui les emploient.

une méthode de formation éprouvée Depuis 1999, huit chefs de projets ont apporté leur contribution à l’élaboration d’un cours pratique, qualifiant et conduisant à la certification. Plusieurs d’entre eux sont des chefs de projet seniors certifiés par la VZPM et sont actifs au sein des



associations comme la Société suisse de management de projet. Ces formateurs et praticiens ont toujours privilégié l’efficacité et le bon sens. Pour faire vivre un projet, le mener à bien, le savoir ne suffit pas : la compétence requiert surtout de l’expérience, du savoir-faire et du savoir-être ! Le comportement du chef de projet et des membres de l’équipe est décisif pour la réussite de la mission. permet à chaque participant de découvrir et d’exercer les différents rôles dans un projet et de se familiariser avec la problématique des méthodes de projet. Grâce aux outils originaux, aux expériences capitalisées et aux adaptations permanentes des contenus et des méthodes, a construit une solide réputation d’efficacité.

La certification n’est pas le seul objectif est découpé en 4 modules de 9 jours au total, qui abordent tous les aspects principaux du management de projet. Toutefois, dans la vie d’une entreprise, les résultats sont prioritaires. C’est pourquoi un candidat peut choisir les modules dont il a besoin au quotidien et concentrer son effort où cela lui est directement utile. Cette vision pragmatique est très appréciée des entreprises. Le candidat se forme à son propre rythme en associant

formation et travail. La validation des connaissances par les résultats pratiques sont toujours une excellente préparation à un examen de maîtrise. intègre aussi des outils et méthodes dans des modules complémentaires tels que la gestion des risques dans les projets, la formation aux Mind-Maps l’initiation à MS-project.

Découvrir les facteurs de succès Un projet d’envergure qui implique le travail d’une équipe pluridisciplinaire fait appel à de nombreux départements de l’entreprise. C’est pourquoi la méthode de formation recrée des situations types de la vie des projets. L’enseignement est basé sur des cas pratiques et réels. Des témoignages vécus et analysés apportent le réalisme nécessaire. Le marketing, les ressources humaines et les nouvelles techniques de communication sont aussi au programme. Le must: un simulateur vous fait vivre en accéléré les multiples dimensions d’un projet comme dans la réalité. Avec un premier séminaire de 3 jours, vous pouvez déjà commencer à mettre en œuvre des connaissances pratiques qui vous étonneront. Par la suite, module après module, vous enrichirez votre savoirfaire en fonction de vos objectifs professionnels. Vous pourrez aussi, si vous le jugez utile, vous présenter à la certification. Pour vous informer, vous inscrire :

www.reflex-projet.ch

Rue de la Banque 1, FRIBOURG Case postale 1001 CH-1701 Fribourg Tél. +41(0)79 229 95 90


Un réseau toujours novateur C’est en 1934, pour combler la pénurie d’argent liquide, que cette idée a été lancée et appliquée avec succès. Aujourd’hui, c’est près de 70’000 PME et indépendants qui travaillent avec ce système original. En 2005, la marque du bilan a dépassé les 3 milliards. Il y a 7 succursales en Suisse dont une à Lausanne, proche de la gare. Une équipe motivée vous expliquera les avantages du principe.

Un réseau actif

A

vec un concept novateur – une relation client basée sur le partenariat rapproché – WIR ne grandit que par des contacts professionnels directs. Si cette voie est lente, elle a l’avantage d’être sûre et de construire des liens durables. De l’extérieur, WIR est une énigme, mais les participants au système sont conquis. Etre «WIR» c’est un label de bonne santé pour un artisan, un commerce ou une entreprise. Si l’utilisation d’une monnaie scripturale interne (voir encadré) offre des avantages aux adhérents, les contacts d’affaires sont cultivés. C’est une coopérative et ce choix signifie quelque chose. Des manifestations régulières et ouvertes aux curieux sont organisées afin d’animer le réseau. En Suisse romande le potentiel est grand. Avec 3’500 actifs, entre Fribourg et Genève, c’est déjà une base solide et à l’époque où tout le monde parle de networking le réseau ne peut que grandir.

hypothécaires WIR font toujours rêver et les clients peuvent, depuis plusieurs années, faire tous leurs trafics de paiements avec leur Banque WIR. C’est ainsi qu’une clientèle privée ouvre des comptes en francs suisses pour l’épargne et la prévoyance.

Avec les réunions clientèle et le WIR economy club, c’est une dizaine d’occasions de rencontres qui sont organisées dans les cantons romands. Un coup de fil à la succursale de Lausanne au 021 613 06 70 et vous serez invité à une présentation. Bien avant toutes les grandes banques, la Banque WIR a mis en place des outils participatifs pour rappeler, à l’heure de la mondialisation, que le commerce est avant tout local. Actuellement, avec les obligations écologiques, cette philosophie reprend de l’importance. NN

WIR economy club

CHW et CHF

a Banque WIR a été fondée sur l’idée du partenariat afin de favoriser les échanges directs entre commerçants et entrepreneurs. Avec cet outil un patron peut augmenter son chiffre d’affaires. C’est pourquoi, toujours avec l’esprit de coopérative, la Banque WIR anime depuis sa fondation des journées clientèle, des foires WIR et un club d’affaires. Bien avant que le travail de réseau devienne à la mode, les membres WIR ont toujours fait du réseautage. En Suisse romande cette façon de voir les relations commerciales a un bon avenir.

Le CHW est une monnaie scripturale utilisée à l’intérieur du réseau des membres. Avec 60’000 adhérents ce sont environ le 20% des PME suisses qui travaillent avec du WIR, en incluant les comptes employés, cela fait plus de 80’000 clients WIR. Cet outil de troc institutionnalisé et performant apporte un réel potentiel. En effet le WIR est un déclencheur d’affaires. Le commerçant prend en moyenne 30% en WIR et le solde est fait en francs suisses. Les deux monnaies sont à parité. Actuellement il est possible d’obtenir des crédits en WIR, des hypothèques à taux très avantageux et des crédits «écologiques».

L

Banque WIR pour la Suisse romande Rue du Simplon 3 CH-1006 Lausanne Tél. 021 613 06 70 Fax 021 613 06 89 lausanne@wir.ch

Une banque ouverte

L

e système a été lancé par des entrepreneurs et s’est développé dans ce milieu. Comme la Banque WIR est une coopérative, elle n’est pas tenue de maximaliser ses gains mais d’optimiser ses prestations, ses services et son rendement. La Banque WIR offre depuis 2000 des services bancaires complets. Les taux




Devenir indépendant Matière à réflexion

«Quand la fortune nous abandonne, nous accusons de nos désastres le Soleil, la Lune et les étoiles.» Le roi Lear, William Shakespeare

Devenir indépendant: le rêve. Le mot patron a, pour certains, une connotation péjorative. Il faut se souvenir qu’un patron c’est aussi un modèle, un moule, un dessin qui sert de guide. Sur le chemin de la création d’entreprise, avoir un conseiller n’est pas de trop. Se faire épauler par un mentor peut être une bonne solution. La création d’entreprise, ce n’est pas un sprint. C’est un marathon. Il faut tenir sur la longueur pour réussir.

Dure réalité

M

La deuxième année

onter sa propre affaire et faire preuve d’un optimisme béat est dangereux. Les statistiques sont sans appel, plus d’un tiers des entreprises disparaissent avant 5 ans d’existence. Tenir déjà 3 ans serait difficile. Pourquoi ? Je vous donne mon explication qui n’est qu’une analyse personnelle, issue de l’observation de cas réels et connus de l’intérieur. «On est toujours plus intelligent après !»

L

La première année

i les affaires n’ont pas encore porté leurs fruits, un être normal verra son tonus fléchir. On peut le comprendre mais personne n’est à sa place, aux commandes. Sans éléments nouveaux, sans apports de l’extérieur, le patron se sentira un peu seul, incompris. C’est souvent un bon prétexte pour abandonner le bateau.

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ous les moyens prévus dans le Business Plan (Plan d’affaires en français) sont encore dans les comptes. Si le premier exercice est déjà difficile, le chef d’entreprise ne va pas lâcher prise si tôt. Il rempile et se promet de donner un coup de collier pour atteindre ses objectifs.

’expérience est plus grande. Le vécu, les expériences amènent des conclusions nouvelles. Le patron se dit qu’il va corriger les erreurs. Le capital confiance, (banques, entourage, fournisseurs, partenaires) est encore disponible. La prochaine année sera la bonne mais il faut resserrer les boulons.

La troisième année

S

Les facteurs de réussite

A

u départ, il y a un fondateur, un créateur, un esprit novateur ou un esprit indépendant. Seul ou avec des partenaires, il va piloter son projet d’entreprise. Une bonne idée a été évaluée, développée. Pour le futur patron tout est plausible. Sur le papier, le projet avance bien. Je résume la formule de la réussite d’une entreprise à:

(M+M+M+M+L) = S Money car sans financement, à long terme, tout projet capote Management c’est la valeur du patron, résistance, efficacité, compétences,... Motivation élément capital pour passer au travers de toutes les difficultés Market un produit, un service sans marché, est égal à zéro point barre Luck car il faut aussi savoir provoquer la chance ! S pour success naturellement. sea, sun, sand,...

L

e management et la motivation, sont certainement les éléments essentiels. Si vous créez votre entreprise tout repose sur vous ! Savoir anticiper et intégrer un bon réseau de relations est un bon atout. La réussite n’est pas facile. L’échec n’est jamais définitif. 13.12.2003 www.pme-ch.ch Narcisse Niclass

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Découverte dans votre assiette L’innovation, toutes les entreprises en parlent, les politiciens aussi. Au quotidien, peu d’actions concrètes sont réellement mises en œuvre. Comment introduire des effets innovants dans des domaines classiques ? Comment changer des habitudes de vie ? Est-ce que nous pouvons forcer l’innovation ? Simon-Pierre Kerbage, directeur des Moulins Bossy Céréales, tente un test grandeur nature. Rendez-vous en 2008.

L’agro-alimentaire

L

es repas sont des moments trop privilégiés pour flirter avec les modes. Toutefois, sous la poussée de l’organisation du temps ou de certains changements de société, des habitudes nouvelles apparaissent comme naturelles. Les fast food, les take away, le micro-ondes au bureau, les livraisons de repas et les enseignes des chaînes de restaurants rapides font partie de notre paysage. Pendant que nous philosophons sur le bio et les labels de qualité, nous oublions que se nourrir est un grand problème pour plus de 800 millions d’êtres humains. Notre planète bleue n’est pas rose pour tout le monde. Une grande partie de la solution à ce terrible constat est dans la recherche agro-alimentaire.

Le Swiss made un exemple

L

e birchermuesli, mythe helvétique, est une réalité bien suisse. Certains vous disent que c’est pendant le blocus de 1939/45 que cette recette fut à l’honneur. D’autres rappellent volontiers que le médecin Max Bircher ouvrit sa clinique, en 1897 déjà, pour promouvoir ses thérapies naturelles. Max Bircher, lui, déclarait que c’était une jolie bergère qui lui avait inspiré

sa recette en lui servant un repas composé de céréales moulues, de noix, noisettes et de fruits mélangés à du lait. L’image de la vie saine dans les Alpes a fait le reste. Avec la reprise économique, le mélange de base a été produit industriellement dès 1950. C’est devenu un must helvétique pour les personnes soucieuses de leur forme et de leur santé.

A

ujourd’hui, les mélanges prêts à l’emploi sont déclinés en des dizaines de variétés mais les céréales en sont toujours l’élément principal. Les Moulins Bossy, fondés en 1852, ont toujours été novateurs. Les préparations composées de céréales sont une part importante de l’assortiment de ce spécialiste d’une alimentation saine.

L’innovation une tradition

CONCOURS Afin de susciter des vocations de nutritionnistes, un grand concours de recettes et de préparations à base de céréales est lancé. Les prix seront remis au Salon International des Inventions, des techniques et produits nouveaux de Genève en 2008. Les détails de participation à ce défi sont sur www.invention.ch/bossy. Vous pouvez vous inscrire ou envoyer vos concepts jusqu’au 6 décembre 2007. Dopez vos neurones rechargez vos batteries avec Bossy premium et tentez votre chance !

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pour les g

Plus de détails à la page 23

S

imon-Pierre Kerbage, directeur de Bossy Céréales, est conscient que travailler avec des produits naturels est un art de vivre et de penser. C’est pourquoi, étant confronté aux questions délicates posées par la recherche en nutrition, il espère toujours mettre au point un mélange, une recette, qui soit un nouveau succès planétaire, comme l’est le birchermuesli.

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Le monde change les risques évoluent le conseil en assurances s’adapte Voici quelques années que les risques entrepreneuriaux et le monde de l’assurance sont en constante évolution. De fait, certaines difficultés et incertitudes apparaissent lorsqu’il s’agit de faire confiance aux garanties offertes par les prestataires d‘assurances et aux prix qu‘ils pratiquent en rapport avec la couverture promise. Créée en 1992, Schafer Assurances SA est une société de courtage en assurances indépendante basée à Fribourg. Son activité s’étend sur un réseau national et international. Elle offre ainsi à ses clients des solutions et des produits individuels coordonnés dans le monde entier

grâce à ses connexions et partenaires internationaux. Elle travaille depuis plus de 15 ans dans l’intérêt majeur de sa clientèle, avec objectivité et clarté. Son savoir-faire tire profit du marché et permet de conseiller sa clientèle afin de faire les choix les plus judicieux, les mieux harmonisés avec leur politique de risques et à des conditions optimisées. Elle soutient ses clients dans la gestion de leur portefeuille d‘assurances et de risques et les assiste étroitement en cas de sinistre. Ainsi, en lui déléguant ces tâches, les clients sont déchargés et gagnent en liberté pour leur propre activité.

Plus de trente collaboratrices et collaborateurs bénéficient d’une formation approfondie et d’une maîtrise exemplaire du marché de l’assurance et des risques. Ils proposent ainsi les meilleures clés dans le domaine de la gestion des risques et obtiennent les garanties optimales sur le marché. Schafer Assurances SA porte un soin particulier à ses relations avec plus de 45 partenaires d‘assurances. Ainsi, les objectifs de ses clients sont en parfaite corrélation avec les garanties du marché.

Le Prix d’encouragement à l’entreprise citoyenne a été remis par Pierre-Alain Cuennet et Florence Cauhépé, du Réseau économique de Fribourg et Région, à l’entreprise Schafer SA, représentée par son fondateur Edgar Schafer (à dr.)

A votre écoute

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Schafer Assurances SA Impasse de la Forêt 13 P.O. Box 1424 CH - 1701 Fribourg Pour gérer un portefeuille de plus de 80 millions, les processus et méthodes de travail, les ressources, l’outil informatique et le potentiel de l’équipe sont toujours au top. Toutefois, c’est plus l’engagement du personnel, grâce à un management évolutif, qui fait la différence. Ces qualités sont bien visibles.

Actuellement, plus de 600 entreprises nous font confiance.

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Réussir ensemble

La fidélisation des clients est un indicateur de référence. Les qualités de l’entreprise sont également relevées dans les institutions et la presse. Schafer Assurances SA a remporté la distinction enviée du Prix de l’entreprise citoyenne 2006-2007, décerné par le Réseau économique Fribourg et Région. Toutes les entreprises de la branche vous proposent une analyse de portefeuille. L’équipe de Schafer Assurances SA vous propose en premier lieu une rencontre à Fribourg ou en vos bureaux. Vous découvrirez ce qui fait la différence et pourquoi ses clients sont ses meilleurs ambassadeurs.

Surveillance fédérale par l’OFAP (Office fédéral des assurances privées) Depuis le 01.01.2006, le service des intermédiaires d’assurances de l’Office fédéral des assurances privées exerce une surveillance sur l’ensemble des intermédiaires d’assurances enregistrés en Suisse. Une exigence de la protection des consommateurs est ainsi prise en compte et le droit suisse dans ce domaine est rendu compatible avec le droit de l’UE. Schafer Assurances SA est une société de courtage en assurances indépendante et est inscrite auprès de l’Office fédéral des assurances privées sous le numéro 10513.

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Georges Aegler pionnier du microcrédit en Suisse Comme il aimait à le raconter, c’est en permettant à un jeune entrepreneur de rénover sa cuisine que Georges Aegler a débuté dans le microcrédit. C’était en avril 1998 à Bussigny. En septembre de la même année, la société Renovcuisines Sàrl était fondée par deux associés. Le concept était original : rénover au lieu de tout jeter pour changer. La formule a toujours du succès. Aujourd’hui l’entreprise emploie 15 personnes et c’est une équipe soudée à découvrir sous www.renovcuisines.ch

Lancement réussi

L

e lancement d’une entreprise repose toujours sur plusieurs points forts. D’abord, il y a des entrepreneurs, menuisiers de profession, qui ont besoin d’indépendance. Ensuite Georges Aegler a été le coup de pouce en cautionnant un crédit. Conquise par le projet, une fiduciaire a apporté une aide bénévole dans la phase de démarrage. Volonté, savoir-faire, moyens et confiance étaient les ingrédients du projet. L’esprit novateur et combatif des partenaires a engendré une vraie entreprise. Des postes de travail durables ont été créés. Pour Georges Aegler, cette expérience lui rappela le livre de Muhammad Yunus : Vers un monde sans pauvreté. Yunus raconte l’histoire de la Banque des pauvres fondée en 1977 au Bangladesh. Chez nous, des chômeurs, de jeunes entrepreneurs et des personnes en réorientation de carrière ont aussi besoin d’un prêt et de conseils. C’est pourquoi l’Association Solidarité Et Création d’Entreprise est née en octobre 1998.

Un caractère

J

’ai rencontré Georges Aegler, pour la première fois au printemps 1999, en ma qualité de président de l’Association Suisse Invention Romande (ASIRO). L’entretien fut très direct. Il m’a demandé : «De quoi vos inventeurs ont-ils le plus besoin?» Tout aussi sec, j’ai répondu : «De dollars» Il m’a

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envoyé: «Vous auriez dit autre chose, je vous aurais dit adieu. Il faudra qu’on se revoie.» En janvier 2000, nous avons travaillé ensemble à l’occasion du Salon Entreprise à Lausanne. A cette occasion, j’ai écrit dans un texte de présentation de l’ASECE: «Les idées des pauvres ne sont pas de pauvres idées». Il a trouvé cette formule originale, aussi il a tenu à faire un don pour soutenir notre revue. Il a versé mille francs en disant: «Les bonnes idées ont un prix». Nous avons gardé des contacts suivis. Il a répondu à de nombreuses sollicitations pour des conférences, des discussions. Il refusait qu’on vienne le chercher en voiture. Il a reçu des dizaines d’inventeurs à qui il a évité des désillusions et la faillite. A 90 ans, il était plus vert que de nombreuses personnes qui voulaient être indépendantes.

Georges Aegler 1911 -

à 94 ans, il avait tout réglé. Le 15 juillet, il était présent à la conférence de presse pour rencontrer quelques personnalités et baptiser notre Point Créateurs. Maintenant, nous sommes ses obligés et le concept a de l’avenir en Suisse.

En 2006, l’idée grandit

T

out en se battant contre une maladie sournoise, à 95 ans, avec son esprit combatif, il tenait à finaliser quelques projets. Disponible pour les médias, il savait communiquer sa philosophie. Il relevait bien que l’idée était passée du Sud au Nord et que nous avions quelque chose à apprendre en Suisse: le développement du microcrédit. En 2007, des antennes qui informent et accueillent les demandeurs de crédit sont ouvertes dans les cantons de Vaud, Fribourg, Genève, Neuchâtel, Valais, Berne et du Tessin.

Le Point Créateurs

E

n juin 2005, il m’avait appelé, un samedi, pour me dire «Ecoutez, nous avons fait beaucoup de choses ensemble mais maintenant il faut arrêter avec les conférences. Il faut mettre en place du concret. Il faut organiser un accueil à Fribourg. Mon travail commence à intéresser la Suisse allemande et nous devrons bientôt franchir la Sarine.» En deux entretiens et quelques téléphones,

2007

Collection L’Ouvre-Boîte N06 La communication

E

n février 2007, Georges Aegler est décédé à 96 ans. Ses idées vont durer et la Fondation ASECE Georges Aegler, à Lausanne, connaît sa mission. NN

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diagnostic Web success le must Internet : la planète est un village ! Toutes les formules sont belles. La fracture numérique existe entre le Nord et le Sud mais dans le monde des branchés, une autre fracture existe: des millions de sites web sont invisibles. Certes, il serait illusoire de croire que tous vont être sur la première marche du podium mais il est toujours possible d’améliorer le score.

Testé pour vous

N

otre site invention.ch est champion dans les résultats de recherche sur internet. Vous pouvez le vérifier en lançant «innovation suisse» «invention suisse» «inventeurs suisses». Nous savons que nous figurons sur la première page en raison du contenu, des mises à jour et de la richesse de l’information. Toutefois, le résultat du test nous a apporté des informations pertinentes. Pour exploiter ces données, naturellement, il faut connaître la mécanique Internet. Cet outil s’adresse aux webmasters mais ne nécessite pas de connaissances techniques pointues.

La solution

I

l est certain que Harvest Research, qui participe depuis 10 ans au développement du logiciel d’analyse Diagnostic Web Success, a vu le potentiel des services qui pouvaient être offerts aux clients. Dans un premier stade l’audit du site donne une liste d’erreurs et de points faibles. Un webmaster peut passer à l’action et procéder aux réparations conseillées.

P

our les sociétés qui n’ont pas les compétences en interne, Diagnostic Web Success apporte naturellement des solutions complètes et sur mesure. Harvest Research est au sein d’une union d’experts qui ont tous plus de 10 ans d’expérience. Grâce au travail en ligne, au professionnalisme et aux outils performants, la maintenance est accessible à des PME. Le prix d’entrée est à CHF 495.- donc le retour sur investissement est assuré.

E

n étant présent au Salon International des Inventions et produits nouveaux de Genève, Diagnostic Web Success signe une page de l’histoire du web. Cette année, l’hôte d’honneur du salon est le CERN et c’est au CERN que le Word Wide Web (www.) est né en 1990. Berners-Lee et Cailliau ont inventé le HTML afin de connecter des ordinateurs différents avec des systèmes d’exploitation différents et travaillant avec des langages différents. Si la première adresse au monde a été http:// cern.ch on connaît la suite de cette histoire qui a démarré au bout du lac Léman. Pour assurer le succès de votre entreprise :

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Diagnostic Web Success a constamment perfectionné ses processus et tous les champs d’expertise : • Codage de dessin et management • Hébergement de sites Web • Référencement pointu • Réseaux et protocoles de transmission • Marketing et génération de prospects

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Un projet qui grandit www.impi.ch

L

’ONU s’est donnée des objectifs pour le millénaire. Les politiciens sont atteints de la bougeotte et se réunissent sur tous les continents avec des effets proches du zéro absolu. Alors que faire ? Mettre en réseau, en action, des gens qui agissent dans leur périmètre personnel. Quand au printemps une première fleur s’ouvre, le lendemain c’est toute la prairie qui est fleurie.

N

otre concept bouge. Des associations, des ONG nous contactent. Après avoir évalué leurs résultats dans le terrain, nous mettons en valeur leur travail. Afin de ne pas nous disperser, nous avons

choisi l’Afrique sur l’axe Nord-Sud. Il y a suffisamment de boulot sur ce continent et la communication passe bien en français. L’innovation y trouve aussi son compte. Le défi: apporter des aides techniques en consommant le moins d’énergie possible, construire une structure et améliorer le niveau de vie avec des ressources locales.

Nous cherchons des parrains ici

L

e World Wide Web est l’outil rêvé pour être efficace. Grâce à nos contacts et en croisant l’information nous travaillons à distance presque sans frais. Les Suisses

qui vont dans le terrain sont bénévoles et investissent leurs vacances. Sur place, ils forment des équipes locales ou aident des institutions existantes. Cet outil virtuel [ www.impi.ch ] se développe et produit des résultats bien réels. Nous avons des associations actives en Suisse et des associations, pilotées par des Africains, en action en Afrique. C’est ainsi que nous concevons la mondialisation: les nouvelles technologies de la communication au service de l’humanité. Le projet est développé par

www.mdl.ch

et

www.raa.ch

Nous vous conseillons et vous apportons notre soutien dans tous les domaines du droit de la propriété intellectuelle (brevets, marques, designs, etc.), en particulier pour le choix et la mise en place d’une protection appropriée ainsi que pour combattre les contrefaçons et autres atteintes à vos droits. Bovard SA, Ltd, AG depuis, since, seit 1925 Optingenstrasse 16 CH-3000 Bern 25 Suisse, Switzerland, Schweiz T +41 31 335 20 00 F +41 31 332 81 59 info@bovard.ch http://www.bovard.ch/

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We can advise you on, and support you in, all aspects of intellectual property law (patents, trademarks, designs, etc.), in particular selecting and acquiring appropriate protective rights and combating illegal imitations and other acts of infringement. Wir beraten und unterstützen Sie in sämtlichen Bereichen des Immaterialgüterrechts (Patente, Marken, Designs, usw.), insbesondere bei der Wahl und Erwirkung geeigneter Schutzrechte sowie deren Durchsetzung im Kampf gegen Fälschungen und andere Rechtsverletzungen.


Le Diable et le Bon Dieu Michel Giannoni Dr ès sc. ing. EPFL

Trois événements ayant marqué ce début d’année me font penser à ce drame de Jean-Paul Sartre : Le Diable et le Bon Dieu, paru en 1951. Il s’agit du procès de la débâcle de Swissair, des salaires excessifs des hauts dirigeants et de la mort de l’abbé Pierre. ’impression qui ressort des premières auditions des responsables du désastre de notre compagnie nationale est un mélange d’arrogance, d’incompétence et de cynisme. La pitoyable exhibition des accusés qui ont choisi la loi du silence, particulièrement prisée par la pègre, a profondément choqué les victimes que sont le personnel et les petits actionnaires.

L

de leurs employés. Même le président de l’Union patronale critique cette situation, craignant sans doute l’émergence de tensions sociales. En France, le MEDEF (l’association patronale) en appelle à la mesure, ne voulant plus entendre parler des patrons voyous et constatant que de tels agissements poussent les entreprises au licenciement, à l’externalisation et à la fraude.

M

’est dans un tout autre registre que travaille l’«entreprise» Emmaüs, dont le fondateur, l’abbé Pierre, est mort le 22 janvier. Cette «multinationale» de défense des sans-abri et des mal logés, dans laquelle n’était admis que celui qui acceptait de travailler plus que pour sa propre subsistance, compte aujourd’hui 350 «filiales» dans 39 pays, dont six en Suisse. Sous la houlette de son «PDG» Martin Hirsch, énarque et ancien élève de l’Ecole normale supérieure, elle construit des baraquements en bois, des petites maisons en dur, collecte toutes sortes d’objets et vêtements provenant de caves et de greniers puis organise des ventes aux enchères afin que ses «employés» puissent vivre de leurs «stock-options», c’est-à-dire des revenus tirés de leur travail.

ais comment en est-on arrivé là? En nommant au conseil d’administration d’une compagnie aérienne un panel composé d’un roi du ciment, d’une ex-politicienne multi-administratrice, d’un consultant mégalomane, de banquiers, d’un directeur financier de Nestlé, d’un président d’economiesuisse, du fils d’un président de la Confédération, d’un directeur du Comptoir suisse et d’un directeur du fisc, pratiquement tous grands collectionneurs de conseils d’administration. Pas l’ombre d’un responsable ayant la moindre expérience de gestion d’une compagnie aérienne, mais deux patrons qui n’avaient jamais dirigé une grande entreprise. Il faut dire qu’à l’époque, un poste d’administrateur, c’était souvent un retour d’ascenseur pour petits copains.

L

es salaires exorbitants de certains hauts dirigeants sont un autre scandale particulièrement mal venu dans une situation d’insécurité de l’emploi. Alors que près de 10 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, quelques patrons gagnent jusqu’à 800 fois le salaire

C

«Je ne connais qu’une Église: c’est la société des hommes» déclare Heinrich dans la pièce de Sartre. La Revue Polytechnique

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perspectives réjouissantes

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Kaléidoscope André Sprenger Journaliste RP

Le journalisme est-il le lieu d’une crise profonde, d’une perte de repères et d’identité dans un monde où il y a de plus en plus de médias, mais paradoxalement de moins en moins de réel pluralisme. On peut rétorquer que l’arrivée des journaux gratuits a favorisé la diversité et le pluralisme. Billevesées car la majorité ne livre que des textes d’agences, des événements people. Encore faut-il préciser qu’un fort pourcentage de ces journalistes ne sont en réalité que des pseudo-journalistes, ils sont tout au plus des «copieurs (ses) – colleurs (ses).» Aucune analyse ou rarement, sur des sujets de fond. A leur décharge, formés à la culture de la pensée unique et de l’inféodation aux pouvoirs en place on leur enseigne principalement le copinage, le narcissisme et le «je tiens, tu me tiens par la barbichette». Les principes de base de «médiacratie». A partir de ces éléments la quantité et la qualité du contenu informatif des médias dépendent moins aujourd’hui de facteurs idéologiques que de facteurs socio-économiques. Dans un contexte de concentration importante et de concurrence féroce, les médias recherchent le plus haut niveau de consommation possible et choisissent des options consensuelles, finissant tous par se ressembler.

Marketing et contenu rédactionnel

Le «marketing rédactionnel» désigne cette tendance omniprésente à laisser les stratégies commerciales de l’industrie des médias influencer le contenu même de l’information. Les méthodes sont bien connues: l’obsession de la «proximité», le façonnage de «stars», l’atténuation des controverses au profit du consensus. Ces dérives sont omniprésentes au sein des rédactions et les armes à utiliser pour les contenir paraissent dérisoires: une plus grande implication des pouvoirs publics pour garantir la qualité de l’information serait appréciable et la réaffirmation de la déontologie professionnelle serait salutaire à la réhabilitation des principes fondateurs. Il est un autre facteur qui influe sur la qualité journalistique, les «communicateurs». Une grande partie des informations qui circulent sont en fait incitées, fabriquées, par des agences ou officines de communication. La communication peut être excellente, professionnelle, elle peut même être honnête, mais elle n’est jamais de l’information. Des «parajournalistes» travaillent comme des journalistes, menant des investigations poussées sur des question stratégiques et cruciales (pillage des ressources naturelles dans l’est du Congo, trafics d’organes en Chine...) mais ne font pas partie de la profession. Cette information produite devrait être passée au crible de la vérification journalistique avant d’être livrée au public des médias. Moi par exemple, je suis frappé de l’étonnement de nombreuses personnes lorsque je sollicite de leur part un rendez-vous pour un entretien. Elles semblent tomber de la lune tant l’entretien face à face a été remplacé par le courriel en trois questions lacunaires et trois réponses sibyllines. Souvent non accompagnées du simple merci et d’une formule de politesse. Or qui a un peu de pratique connaît la valeur de la discussion homme à homme.

Du courage

Sans une presse libre, indépendante, sans des journalistes qui osent pousser leur cri et ne pas suivre aveuglément la pensée unique et son corollaire, la logorrhée bien pensante, notre démocratie est en danger. Est-ce ce que nous voulons ? Il suffit d’observer un peu la vie du monde pour constater la chance que nous avons de pouvoir vivre encore dans un pays relativement libre. Alors c’est à nous seuls qu’incombe le pouvoir de ne pas nous laisser submerger par les discours nébuleux et les poncifs ressassés par les plumitifs de tous ordres et les médias de caniveau.

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propriété intellectuelle La propriété intellectuelle est aussi une question juridique. Votre site favori www.invention.ch vous donne accès à toutes les informations utiles sur ce sujet mais quelques notions de base peuvent accélérer vos recherches avant de prendre la direction de l’IFPI à Berne.

Une réflexion sur les brevets d’invention

U

n brevet est un titre de propriété qui atteste des droits de l’inventeur ou du détenteur de l’invention. Actuellement, 40% des brevets sont déposés par de très grandes entreprises ou des instituts de recherche. Toutefois, il y a encore des exemples qui font rêver où des chercheurs, des artisans, des inventeurs solitaires ont fait un bon coup. Nous vivons actuellement la croissance folle des capsules de Nespress. Au départ, un homme a imaginé le concept mais, certes, il a fallu les moyens de Nestlé. L’inventeur a par la suite lancé un produit concurrent – Nespresso – avec l’aide d’autres partenaires. Il a fait de nouveaux développements.

L

es PME sont assez peu représentées dans les dépôts de brevet car elles se cantonnent dans des domaines qui ne

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U

n dépôt national, avec possibilité d’extension dans l’année de dépôt, c’est environ 3’000 à 5’000 Euros. Pour une protection au niveau européen, la Suisse faisant partie de toutes les conventions internationales, la facture est de 9’000 Euros. Si par la suite, il faut protéger dans d’autres pays comme les USA, le Canada, le Japon,... la facture grimpe vite à 50’000 Euros. Donc il faut bien évaluer les chances de commercialisation de l’innovation.

P

our aider les indépendants et les TPE (Toutes Petites Entreprises) il pourrait être judicieux que la Confédération offre les taxes du premier brevet déposé. Cette mesure aurait au moins deux effets positifs:

Créer un produit Créer une marque Créer une entreprise Pourquoi existe-t-il autant de modèles différents de voitures ? Pourquoi l’eau, produit naturel et banal, a-telle besoin d’une marque ? Pourquoi le sel, tiré de la mer ou de la terre, a-t-il besoin d’un label ? Dans les économies postindustrielles, nos besoins vitaux sont comblés. Les rêves et les désirs personnels font la différence. Les consommateurs ont pris le contrôle des marchés. Si vous êtes commerçants, industriels, vous devez maîtriser les mécanismes de la publicité sous l’angle du marketing. Investissez 90 minutes dans la lecture de L’Ouvre-Boîte afin de mettre vos connaissances à jour et de maîtriser l’essentiel en communication globale. e édition

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1. Les chercheurs solitaires seraient motivés à pousser le développement de leur idée et ils pourraient ainsi se faire la main dans les procédures et sur le marché. 2. En cas de succès, la Suisse serait gagnante et ce premier pas dans la protection d’une innovation créerait vite le goût de passer à d’autres dépôts... qui seraient payants. NN

nde

1 Le droit d’auteur et les droits voisins 2 La protection de la propriété industrielle 3 Le droit des marques et les AOC 4 Les dessins et modèles industriels 5 Les brevets d’invention 6 La concurrence déloyale

nécessitent pas de grands investissements de production. Et elles se contentent de passer à la production sur leur marché. Protéger en déposant un brevet, puis céder des licences demande des investissements.

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Les champs d’application du droit de la propriété intellectuelle

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Le rendez-vous des créateurs

Jean-Luc Vincent Président et Fondateur du Salon de Genève. La première édition a eu lieu en 1972 déjà.

En 2007, pour la 35e année, le Salon International des Inventions de Genève accueille les inventeurs du monde entier. Ce salon n’est pas le plus ancien du genre mais c’est le plus important. Il se déroule du 18 au 22 avril à Palexpo.

E

n 2007, il y aura un point fort tout particulier. En effet, l’hôte d’honneur sera le CERN où est né le web et où, actuellement, les scientifiques sont à la recherche de la naissance de l’univers.

G

enève est le siège de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI / WIPO) et bénéficie ainsi d’une aura toute particulière. Toutefois, le Salon a conquis ses lettres de noblesse grâce à la vision de son fondateur et président, JeanLuc Vincent. Afin de réaliser une rencontre unique, de qualité et enviée de toutes les places de foire, des critères particulièrement judicieux font partie de la stratégie voulue par le fondateur (voir encadré). Ces aspects contraignants pour les exposants assurent la garantie de l’intérêt du public, des visiteurs professionnels et des médias. Des contrats importants se signent pour des montants qui font rêver mais qui sont aussi le juste retour pour des inventeurs actifs et clairvoyants. Le total, des licences négociées dans le monde, avoisine les 30 millions de dollars chaque année.

E

n Suisse, la notoriété de cette rencontre n’est plus à faire. Grâce à la qualité unique de Genève, avec plus de 200 organisations internationales, les visiteurs viennent du monde entier. C’est ainsi qu’il y a, depuis 10 ans, plus de 650 journalistes qui assurent une couverture phénoménale de l’événement. Les exposants sont presque assurés de passer à l’antenne d’une radio ou d’une chaîne de TV. Un point tout aussi important, depuis

quelques années: c’est un terrain de chasse privilégié des acheteurs professionnels qui viennent lever les bonnes affaires et les produits de demain.

P

our une PME européenne cette vitrine est une chance. Pour une TPE suisse, c’est une opportunité à saisir et à exploiter à moindres coûts. En effet, si vous savez exposer votre produit, votre service ou votre idée, en quelques jours vous aurez réalisé une étude de marché au niveau planétaire. Vous saurez immédiatement quel est l’intérêt de votre découverte et vous aurez établi des centaines de contacts utiles. Cette confrontation avec un public motivé, des experts professionnels et des agents d’affaires pointus sera un test décisif pour l’inventeur, le chercheur que vous êtes.

A

fin de mettre tous les atouts de votre côté, vous pouvez bénéficier de nos expériences pour préparer dans le détail votre présence au prochain Salon. Sur www.invention.ch vous trouvez des informations utiles comme des fiches pratiques. Des photos des éditions précédentes vous permettent aussi de découvrir l’ambiance du Salon.

critères 1 Les exposants doivent être protégés par un titre de propriété intellectuelle. 2 Les inventions et nouveautés ne peuvent être présentées qu’une seule fois à Genève. Chaque année l’exposition est entièrement renouvelée. 3 C’est un salon spécialisé avec un réseau mondial de délégués et d’experts. C’est pourquoi des institutions officielles sont partenaires. 4 Le concours est sous contrôle d’un jury composé de 78 spécialistes compétents et reconnus dans leur domaine et spécialité. 5 La structure d’accueil et d’organisation est professionnelle. Le président, JeanLuc Vincent, est régulièrement appelé comme consultant pour d’autres manifestations.

ON 6e SAL 8 3 S 0 DATE avril 20 6 u a 2 du

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Brèves

spots

Prix romand de l’éloquence française Le canton du Jura lance un concours afin de susciter une bonne pratique en expression française de la part des politiques. Un deuxième prix sera remis à des jeunes de 18 à 30 ans. C’est le député André Comte, Secrétaire de la Conférence des peuples de langue française, qui pilote le projet. Les morceaux choisis seront adressés

à un jury. Six finalistes devront résumer leur discours oralement en 5 minutes. Notez en passant que les Alémaniques qui pratiquaient le français étaient toujours en dessus de la moyenne. Cette culture se perd et nous devons constater que nos élites sont moins brillantes. La Suisse orientale recule, gênée devant les Allemands. Saurons-nous, en Romandie, éviter la démagogie et placer de bonnes idées ?

A votre disposition un professionnel de l’écriture

Pour vos écrits de tous ordres, vos documents, vos conférences de presse etc, une seule adresse :

André Sprenger, journaliste free-lance, écrivain public, diplômé des Arts et Lettres de France 076 320 49 45 Courriel: espistolier@romandie.com

Concours international Bossy Premium

L

’innovation fait avancer les idées, les gens et le monde. L’innovation est le sel qui change la saveur d’un plat. Sans innovation, sans invention, sans volonté de recherche, est-ce que nous marcherions debout ?

D

epuis 2000, nous sommes plus de 6 milliards d’hommes sur la planète. Notre terre est un univers connu et fini. Pour 2025, l’ONU nous annonce 8 milliards d’êtres humains. Si l’eau et l’énergie sont des problèmes cruciaux, l’alimentation est l’inconnue qui frappe encore plus l’imaginaire car c’est un problème tragique pour l’humanité.

I

l y a 20 ans, à grands renforts de déclarations, les politiques avaient annoncé qu’ils éradiqueraient la faim dans le monde pour le changement de millénaire. Nous sommes au troisième millénaire et la situation alimentaire s’est encore détériorée. C’est pourquoi Bossy Premium lance ce concours, dans le cadre du Salon International des Inventions et des produits nouveaux de Genève, afin d’apporter sa contribution au défi alimen-

taire mondial. En 2008, trois prix d’une valeur totale de CHF 5’000.- seront remis aux lauréats qui auront le droit de porter le label Prix 2008 Bossy Premium.

CONDITIONS DU CONCOURS Le concours Bossy Premium est ouvert à tous les participants du Salon International des Inventions de Genève. Les décisions du jury seront sans appel. Les bourses annuelles ont une valeur totale de 5’000 francs suisses.

l’amélioration de l’alimentation dans le monde sous l’angle pratique. La découverte devrait pouvoir profiter à l’ensemble de la population mondiale dans le déroulement de la vie quotidienne, à la maison et au travail.

Le Jury primera 3 inventions exposées au Salon 2008 mais il est possible d’annoncer des solutions et produits présentés lors de précédentes éditions.

Aucune correspondance ne sera échangée. Les prix seront remis par chèques nominatifs aux noms des l’exposants inscrits au catalogue du Salon ou présents à la manifestation officielle. Les noms des lauréats seront annoncés à la presse lors du Salon 2008.

La bourse devra contribuer au développement du projet et Bossy Céréales pourra apporter une aide matérielle supplémentaire pour réaliser le projet. Les développements primés devront apporter une contribution notoire à

ails sur : t é d s e l Tous bossy / h c . n o i t en www.inv

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3-4 éditions annuelles N0 18 / mars 2007

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IROmagazine N°18