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IREAM MAG 17 Année scolaire 2018-19

Bienvenue !

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Chères lectrices, chers lecteurs, C’est avec un grand plaisir que nous vous présentons ce dix-septième numéro du magazine de l’IREAM. L’occasion de féliciter les apprentis qui ont participé à son élaboration durant plusieurs semaines. En plus d’être les principaux acteurs de la vie de l’établissement, ils en deviennent ainsi les chroniqueurs, rendant compte de leurs expériences par la plume et par l’image. Comme vous pourrez le constater à la lecture de ces pages, ces six derniers mois ont été riches en évènements. Le Téléthon nous a réunis sous la bannière de la solidarité, au même titre que les collectes de dons opérées en faveur des Restos du Cœur. L’esprit de compétition cependant, était également au menu de cet exercice. Les challenges sportifs et les divers concours, comme le MAF, ont permis de mettre en lumière le talent de nos apprentis, qui ont représenté avec brio les couleurs de leur établissement et de leurs entreprises respectives. Enfin, vous le verrez également dans ce numéro, l’année 2019 apparait comme celle de toutes les mutations. Au-delà d’une réforme qui va modifier la manière dont nous concevons la formation en alternance, les infrastructures du centre vont connaitre elles aussi, durant les années qui viennent, une rénovation nécessaire pour que chacun puisse travailler dans des conditions optimales. Bonne lecture à toutes et à tous, La rédaction

MENTIONS LEGALES IREAM Mag est édité par l’Institut de Recherche et d’Enseignements Appliqués aux Métiers, son siège est situé Cité des Métiers, voie départementale 935, 80440 Boves. Association déclarée, SIRET n°349 979 161 00024. Représentant légal et Directeur de la Publication :

-3Véronique Fournier (Présidente) / Véronique Dubois (Directrice Générale). Téléphone : 03 60 127 250

Site web : www.iream.fr


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En bref à l’IREAM

Actualités

Parce que certaines informations nous parviennent trop tardivement, qu’il ne s’agit que de rappels ou que, pour « x » raisons, elles n’ont pas pu trouver leur place au sommaire de ce magazine, il y a les « brèves » d’IREAM Mag. La carte HdF, petit rappel ! Cette carte concerne tout étudiant ou apprenti des Hauts de France. Elle représente une aide substantielle pour l'achat des fournitures scolaires et des équipements. Cette aide s’élève à 200€ pour la première année de CAP. La liste des magasins acceptant la carte Hauts de France est disponible sur le site Internet dédié www.hautsdefrance.fr. Pour bénéficier de cette aide, il suffit de s'inscrire sur la plateforme et de répondre à un questionnaire. Un peu de civisme !

est l’intérêt de dégrader le matériel avec lequel nous travaillons tous ? Tournoi de football ANDSA Au mois de décembre, une équipe a représenté l’IREAM au tournoi de football organisé par l’Association Nationale pour le Développement du Sport dans l’Apprentissage. La compétition avait lieu à Roubaix, dans un froid terrible ! Malheureusement, cette étape régionale n’a pas souri à nos apprentis footballeurs qui terminent à la cinquième position.

Voici quelques petits gestes du quotidien qu’il semble bon de rappeler. 1. Parking : il est important de stationner son véhicule correctement pour laisser de la place à tout le monde. 2. Coin fumeur : il ne coûte rien de jeter ses mégots dans le cendrier. Pensez à la nature et aux personnes qui nettoient. 3. Portes closes : l’hiver, merci de fermer les portes des bâtiments, notamment le midi à la cantine. Pensez aux économies de chauffage et au confort de chacun. 4. Toilettes : un tout petit peu d’hygiène s’il vous plaît ! Il est très important de laisser ces lieux propres, pour le confort de tous. 5. Matériel : l’établissement met à votre disposition du matériel. En mécanique par exemple, les apprentis ont ainsi la chance de pouvoir travailler sur des ordinateurs… et pourtant certains détériorent ces outils, parfois à coups de compas. Évoquons également les dessins sur les tables neuves, les chewing-gums collés au-dessous… Quel -4-

Apprentis à la maison de retraite Cette année encore, le projet initié par la section DIMA se poursuivra. Ainsi les préapprentis, les BP Fleuristerie et coiffure se rendront à nouveau auprès des anciens. L’occasion de passer du temps avec eux, dans le cadre de petits ateliers notamment. Une expérience intéressante, solidaire, durant laquelle les plus jeunes devront être patients, à l'écoute et parfois savoir réagir à un comportement atypique.


Année scolaire 2018-19 véhicule.

Enduropal du Touquet Le 2 février, Enzo Alleaume et Maxime Royez de la section 1ère BAC PRO MVA ont participé à cette course mythique. Ils ont concouru dans la catégorie Juniors (13 à 18 ans). Au guidon d’une Yamaha 250 YZF et d’une Honda 250 CRF, ils ont terminé respectivement 86ème et 103ème.

Concours mini entreprise Les sections DIMA et BTS1ère année sont inscrits cette année à un concours de création de mini entreprise. Le premier groupe DIMA a décidé de produire des lampes de style contemporain, fabriquées à partir de pièces automobiles. Le second a décidé d’écrire un livre de cuisine du monde qui reflètera les différentes cultures présentes à l’IREAM.

Un véhicule pour les sorties ! L’IREAM vient d’acquérir un véhicule qui devrait être bien pratique pour les projets et sorties pédagogiques. En l’occurrence, le véhicule est un vaste Renault Trafic. Doté de toutes les options, il permettra de transporter confortablement et en toute sécurité un nombre élevé d’élèves. Il sera également utilisé durant les cours de pratique, afin que les apprentis mécaniciens travaillent sur les spécificités de ce genre de

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La section BTS, quant à elle, lance le pari assez audacieux d’installer un food truck à l’IREAM. Découvrez l’avancée de ces projets page 22 et 23. A noter que les préapprentis ont eu l’honneur d’un double article dans le Courrier Picard du 30 janvier au sujet de ce concours, mais également en rapport avec la disparition programmée de cette section l’an prochain, suite à la réforme de l’apprentissage…


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A l’IREAM, les apprentis ont du cœur ! Le vendredi 7 décembre, l’IREAM a organisé une opération d’envergure à l’occasion du Téléthon. Les bénévoles ont donné une fois encore le maximum pour récolter des fonds. Le 7 décembre, de 15h à 22h, l’IREAM a participé au Téléthon grâce à la présence de ses nombreux bénévoles. Ce jour-là, les apprentis, les enseignants et le personnel administratif ont œuvré de concert pour récolter 4343,80€. Différents services étaient proposés au sein même de l’établissement.

l’extérieur. Citons l’exemple des membres de la CTDPA1, association de motards qui apporte chaque année son aide sur le pôle moto, ou encore celui d’anciens apprentis comme Jason, Benjamin, ou encore Justine et Dylan, qui ont fermé leur entreprise plus tôt pour venir partager un moment convivial et solidaire avec leurs anciens formateurs.

Parcours idéal Le parcours du donateur idéal pouvait être celui de Jean-Pierre, père de famille venu faire sa « B.A ». En arrivant à l’IREAM, celui-ci laissait sa voiture aux bons soins des apprentis mécaniciens (dont plusieurs anciens élèves) pour un nettoyage complet. Il s’était ensuite dirigé vers le pôle services, pour offrir un soin du visage et une manucure à son épouse, ainsi qu’une coupe de cheveux à son fils. « On connaît la maison, on vient chaque année » nous expliquait-t-il alors en se rendant en fleuristerie pour faire une surprise à sa femme, « c’est sympa de venir ici, il y a une bonne ambiance et les jeunes sont très serviables ». La B.A. de l’année Rendez-vous majeur dans la vie de l’établissement, le Téléthon est attendu par beaucoup, car il est synonyme de bonne humeur et de solidarité. Coordonnée par une vingtaine de salariés, cette journée demande bien entendu une importante préparation, qui s’est étalée sur une dizaine de réunions durant plusieurs semaines. Heureusement les bonnes volontés ne manquent pas, même celles venues de -6-

Les activités de l’édition 2018 Comme chaque année, les services proposés au public ont été très variés. En automobile, le désormais traditionnel nettoyage intérieur/extérieur des véhicules se déroulait non loin du passage au banc de puissance des deux roues. Côté fleuristerie, des bouquets et décorations de Noël étaient confectionnés puis vendus en salle 3. Les coiffeurs ont également œuvré, fidèles au poste, un temps bercés par quelques notes de musique orientale. En effet, une animation musicale a pris place au salon durant une bonne heure, à l’initiative de M. Bahtain. Le formateur de sciences physiques nous a d’ailleurs fait le plaisir de servir le thé vêtu d’un élégant habit traditionnel. Dans une ambiance plus feutrée, les esthéticiennes ont quant à elles dispensé des soins, maquillages et autres manucures. En soirée, après l’évènement, les bénévoles ont pu se réunir autour d’une tartiflette et d’un agneau au curry pour célébrer cette journée conviviale.

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Coordination Technique de Développement de Pistes à Amiens.


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L’actu du Pôle Services ! Participation au Salon « Fleurs & Jardins » et décorations de Noël En avril, Mme Ponthieu et ses apprentis représenteront l’IREAM au salon « Fleurs & Jardins » à Mégacité. En outre, nous profitons de ce magazine pour remercier la section, qui a décoré l’établissement pour les fêtes de fin d’année. Le défilé des services ? La section BP fleuristerie souhaiterait organiser un défilé valorisant le savoir faire des trois métiers du Pôle Services. Le projet a été présenté à Mme Dubois et l’évènement, s’il a lieu, pourrait se dérouler le 3 avril. L’accès au défilé serait payant (au minimum 1€ par personne) et l’argent récolté pourrait être reversé à une association. Le défilé pourrait avoir lieu dans le gymnase de l’IREAM si les travaux sont terminés (ce serait une inauguration originale). Dans le cas contraire, l’atelier automobile pourrait accueillir le show. Le thème retenu pour ce projet est celui des Quatre Saisons. A noter que les organisateurs sont à la recherche de mannequins pour le défilé. Cependant, ces modèles devront représenter la réalité de notre monde, et non être le reflet de l’univers « photoshopé » des magazines. Les personnes intéressées par l’évènement peuvent se rapprocher de Mme Ponthieu. Au pays de la tulipe Du 11 au 13 mars 2019, les apprentis de la section BP2 Fleuristerie, leur formateur en pratique et leur chef des travaux auront le privilège d’effectuer un séjour en Hollande, et plus précisément à Amsterdam. L’occasion pour les jeunes de visiter une gigantesque serre dédiée aux orchidées, mais aussi et surtout le fameux marché au cadran (à ce jour le plus grand marché de fleurs en Europe). D’autres

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visites sont envisagées pendant ces trois jours. Les apprentis pourraient ainsi découvrir les musées Anne Franck et/ou Van Gogh, mais aussi faire une balade en péniche, pour découvrir les trésors cachés de la ville. A noter qu’une grande tombola devrait être organisée par la section pour financer une partie du voyage. Show Wella En octobre, certains apprentis coiffeurs ont assisté à Amiens au show de la marque Wella. L’évènement faisait partie de la tournée nationale de la marque, qui présentait ses dernières innovations au travers de prestations professionnelles réalisées par Christophe-Nicolas Biot et Ivan Arniaud. Forme & beauté… Au mois de novembre, l'IREAM a participé au huitième salon Forme, Beauté & Bien-être à Mégacité. L’établissement était représenté par les apprenties de la section BP1 Esthétique, accompagnées par Marie-Charlotte Cauet, Corinne Ferreira et Véronique Dubois. L’évènement a permis au public de découvrir des animations beauté et bien-être (modelages, maquillages, pose de vernis ou encore réflexologie plantaire) mais aussi d’assister à des shows fitness et pole dance. Concours Piverdie En avril et durant cinq jours, Djody Samier (BP1 fleuriste) participera au concours Piverdie, qui se déroule au château de Brissac, dans le Maine et Loire. Elle devra y réaliser une structure florale de deux mètres ainsi qu’un trophée inspiré par le style d’un artiste célèbre.


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L’actu du Pôle Alimentaire ! Galettes en série

MAF Pâtisserie

L’IREAM a préparé cette année encore différentes galettes en ce début d’année, perpétuant la tradition. Ainsi, les apprentis ont préparé celles de la mairie d’Amiens et de l’Amicale des Boulangers le 22 janvier, puis, quelques jours plus tard, celle de la préfecture.

Le 21 novembre, les pâtissiers étaient également en compétition. Quinze apprentis défendaient les couleurs de leur centre. Parmi eux, deux jeunes de l’IREAM : Christopher Vallée et Nicolas Dubus. Les lauréats sont une jeune fille du Lycée Hôtelier de Lille et un jeune homme du CFA de Tourcoing. Christopher Vallée et Nicolas Dubus n'ont toutefois pas démérité.

MAF Charcuterie : Paul Fikri, lauréat régional disputera la finale nationale Lorsqu’il arrive en DIMA en 2017, Paul Fikri est encore novice dans le métier, mais c’est déjà un grand passionné. Désormais inscrit en deuxième année de Charcuterie (CAP), il vient de remporter l’étape régionale du concours du Meilleur Apprenti de France. Entrainé par Joël Girard, il s’est en effet distingué lors des sélections régionales qui se déroulaient le 8 janvier à Beauvais. A l'issue de celles-ci, il affrontera une vingtaine d'autres apprentis venus des quatre coins de la France durant trois jours à Paris (les 21, 22 et 23 février) au Salon de l’Agriculture. Les deux recettes qu’il devra réaliser sont les suivantes : fromage de tête et ses déclinaisons et terrine de mousse de foie aux champignons. S’il parvient à s’imposer, Paul deviendra le Meilleur Apprenti Charcutier Traiteur de France. MAF Boucherie Deux sélections départementales ont eu lieu à l'IREAM en fin d’année. En novembre, les bouchers se sont affrontés durant une journée. Cinq d’entre eux représentaient l’IREAM : Vincent Dumont, Gabriel Flet, Pierre Molas, Louis Pépin et Andy Zouita. Les candidats ayant obtenu les meilleurs résultats sont Vincent Dumont et Louis Pépin. Les sélections régionales ont ensuite eu lieu à Beauvais le 21 janvier. Les candidats de l’IREAM ont terminé à la quatrième place.

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MAF Boulangerie Les inscriptions pour le MAF Boulangerie devront être effectuées avant le 31 janvier. Le concours est organisé par les MOF mais les candidats de l’établissement n’ont pas encore été désignés. Concours de la meilleure baguette de tradition française + MJB Dans quelques semaines aura lieu le Concours de la Meilleure Baguette de Tradition Française. Organisé à l’IREAM, celui-ci comportera deux catégories : apprentis et artisans. Le même jour, l’établissement accueillera le MJB, autrement dit le concours du Meilleur Jeune Boulanger des Hauts-de-France. La date exacte de l’événement n’est pas encore déterminée, mais devrait être située courant mars avril. Salon du Chocolat et concours de la Cabosse Au mois de mars, comme chaque année, Mégacité Amiens accueillera le salon du chocolat. A cette occasion, le public pourra assister à des démonstrations réalisées par des formateurs et apprentis de l’IREAM. Ces derniers réaliseront également plusieurs pièces montées en chocolat qui seront présentées au concours de la Cabosse.


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L’actu du Pôle Automobile ! Semaine de l’Automobile Du 16 au 23 mars se déroulera la Semaine de l’Automobile. L’IREAM participera à cet évènement et ouvrira ses portes au public. Les visiteurs pourront découvrir nos locaux et les différents métiers de l’automobile. Ils pourront en outre profiter de visites au sein de certaines entreprises. Challenge BMW Fin janvier, quatre apprentis de l’IREAM ont participé au challenge annuel organisé par BMW. Cette année, Logan Descamps et Jules Merelle (BAC PRO TER), Pierre Devaux et Alexandre Arquinet (BTS MV) ont ainsi représenté l’IREAM au centre de formation de Tigery (sud de Paris). Investissements

réglages, devenus obligatoires après un changement de pare-brise. Armoire Denios L’armoire Denios, dédiée à la charge des batteries est arrivée à l’atelier. Elle remplit toutes les exigences de la norme sur les installations de chargement de batteries. Elle prévient ainsi la formation de vapeurs explosives en procédant à leur aspiration et contrôle l’air en permanence. Des portes transparentes permettent un contrôle rapide du chargement et un bac de rétention en polyéthylène protège l’installation d’une éventuelle fuite de liquide. A noter que cette armoire est compatible avec tous les chargeurs de batteries standards. Diagnostic et contrôle de pollution

L’ANFA, partenaire financier de l’IREAM dans le cadre de la formation automobile, est un acteur important dans l’accès aux nouveaux matériels et technologies. Les dispositifs que nous listerons ci-dessous ont ainsi été acquis grâce à leur concours.

Deux appareils de diagnostic multimarques Bosch sont arrivés dans le même temps que deux outils antipollution 5 gaz, qui seront essentiellement utilisés par les CQP Volkswagen. Deux Vidéoprojecteurs interactifs

Gysflash 50-12 HF Cette alimentation, conçue pour soutenir les batteries des véhicules en phase de diagnostic, garantit une qualité de charge idéale pour l’entretien des modèles récents. Le CSC Tool Cette autre acquisition, conçue par Hella Gutmann Solutions, permet le calibrage des systèmes d‘aide à la conduite (caméra ou radar de recul) présents sur les véhicules récents. Le CSC Tool permettra aux apprentis d’apprendre à effectuer ces

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Deux VPI EB-685W de la marque EPSON équiperont bientôt les salles de cours de l’automobile. Disposant du sans fil et d’une qualité d'image remarquable, ils permettent par ailleurs la diffusion en écran partagé, une fonction très appréciée des enseignants. Système Gysduction Les apprentis vont désormais pouvoir utiliser ce système permettant de décoller les pare-brises par un procédé d’induction.


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L’actu DIMA ! Nouvelle déco chez les DIMA ! Sous l’impulsion de Mme Dubois, de nombreux chantiers de rénovation ont été lancés afin de rafraichir les salles de classes situées dans les petits pavillons (numérotées de 1 à 15 pour la plupart). A la rentrée de septembre, les nouveaux élèves du DIMA (Dispositif d’Initiation aux Métiers en Alternance) ont ainsi pu découvrir une salle 9 rayonnante. Des murs plus colorés et bien plus gais, mais aussi une jolie fresque urbaine. Le tout réalisé par des bénévoles au mois de juillet !

du DIMA ont participé à un « camp de l’innovation ». Sur une journée, après avoir découvert les règles essentielles du travail d’équipe, ils ont ainsi mené des réflexions autour des questions suivantes : qu’allonsnous créer ? Quelle sera notre identité en tant qu’entreprise ? Quelle sera notre cœur de cible ? Avec des supports de créativité ludiques et des outils de gestion de projet utilisés par les créateurs, les jeunes se sont ainsi lancés dans un projet virtuel qu’ils ont ensuite présenté à l’oral devant un jury, en s’appuyant sur une affiche publicitaire réalisée par leurs soins. Une excellente expérience de teamworking.

Sortie Civigare La SNCF et la Ville d’Amiens ont organisé en septembre le forum « Civigare », qui visait à sensibiliser les usagers à la lutte contre les incivilités. Tout cela dans le but de favoriser le « vivre ensemble ». Les jeunes de la section DIMA ont participé à l’évènement et aux diverses animations organisées pour l’occasion. Une sortie placée sous le signe du civisme et de la citoyenneté.

Casse-Noisette Juste avant les vacances de Noël, les préapprentis sont allés au cinéma assister à la projection de Casse-Noisette et les quatre royaumes. Ce film fantastique est une adaptation du conte d’Hoffmann et reprend également certains éléments du célèbre ballet. Un moment convivial qui aura permis aux adolescents de mettre des images sur les notions vues durant le cours sur les contes de fée.

Mondial de l’automobile Au mois d’octobre, Aude VecchuittiVernet et Sébastien Avisse ont emmené les pré-apprentis au mondial de l’Automobile, organisé à la Porte de Versailles. Une journée qui leur a permis de découvrir les dernières innovations du secteur mais aussi les charmes du métro parisien ! Camps de l’innovation Dans le cadre du concours de création d’une mini-entreprise2, organisé par l’EPA (Entreprendre Pour Apprendre), les élèves 2

Plus d’information en page 22.

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Collecte pour les restos du cœur La section a organisé une collecte de denrées dans l’établissement, recueillant de nombreux dons pour l’association créée par Coluche il y a plus de trente ans. La classe toute entière et leur enseignante remercient chaleureusement les apprentis venus apporter des aliments pour soutenir cette grande collecte. Ci-contre, vous pourrez lire la lettre de remerciements adressée à l’école par M. Joël Vast.


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Arrivée il y a moins d’un an, Véronique Dubois occupe le poste de Directrice Générale de l’IREAM. Elle reprend les rênes de l’établissement dans un contexte particulier et devra jongler entre la révolution induite par la réforme de l’apprentissage et la gestion de nombreux chantiers. Elle devra également insuffler une impulsion vitale pour que l’IREAM résiste à une concurrence grandissante. De nombreux projets et objectifs, dont le premier reste toutefois la réussite et l’épanouissement personnel et professionnel de nos apprentis. - 16 -


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INTERVIEW EXPRESS ---------------------------------------------------------En novembre, alors que des apprenties de la section BP Esthétique travaillaient à la réalisation de ce magazine, Mme Dubois est venue à leur rencontre. Un échange qui leur a permis de mieux connaitre leur directrice. Retour sur cet entretien en trois questions.

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Nous devons également établir un projet d’établissement, qui deviendra un fil conducteur et fédérera les différents acteurs de l’IREAM. Ensuite, nous allons devoir nous équiper pour entrer dans l’ère de la digitalisation. Autrement dit, il va falloir rendre possible l’utilisation de l’outil informatique par tous et partout. Je souhaiterais en outre que les apprentis puissent participer à plus de projets et de sorties pédagogiques. Enfin, nous allons devoir sérieusement faire évoluer l’offre proposée à la cantine, car la qualité et le coût des repas proposés actuellement ne sont pas satisfaisants.

Mme Dubois, pouvez-vous nous décrire votre parcours en quelques mots?

Pourquoi avez vous choisi de prendre les commandes de l'IREAM ?

Enseignante, j’ai ensuite dirigé une mission locale durant vingt ans. Celle-ci accueillait des jeunes de 16 à 25 ans en difficulté sociale et/ou professionnelle. J’ai également codirigé dans un CFA spécialisé dans l’agriculture. Enfin je suis arrivée dans votre établissement il y a un an.

J’ai fait ce choix car un établissement tel que l’IREAM joue un rôle essentiel dans la vie des jeunes. C’est une période charnière qui nous permet d’accompagner les apprentis jusqu'au bout de leur formation, puis de les aider à entrer dans la vie active. Nous sommes des acteurs privilégiés de leur réussite professionnelle, mais aussi de leur épanouissement personnel.

Quelles améliorations souhaitez-vous apporter à notre établissement ? Cinq points me viennent à l’esprit. Il me parait important d’accompagner au mieux les jeunes en difficulté. C’est une mission cruciale et un challenge auquel nous devons répondre.

Questions et entretien Claire Souy & BP Esth. 2° (G. 2 et 3).

PORTRAIT DÉCALÉ UN PLAT QUE VOUS ADOREZ Le tartare de saumon.

UN PERSONNAGE DE FICTION QUE VOUS APPRECIEZ La Princesse Leia, dans Star Wars.

UN FILM QUI VOUS TOUCHE Philadelphia, avec Tom Hanks.

VOS ACTIVITÉS PRÉFÉRÉES ? Me promener dans Paris, lire, assister à des spectacles de danse.

UNE CHANSON QUE VOUS AIMEZ Creep, de Radiohead. - 17 -


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La cantine (épisode 243 !)

Billet d’humeur

Le self. Vaste sujet. A chaque numéro, les apprentis abordent cette insoluble question. Entre incompréhension, colère et dépit, les apprentis journalistes du Mag rédigent un énième billet d’humeur en espérant que la situation évolue… Supplice-surprise au quotidien Nous déjeunons tous les midis à la cantine du centre, gérée par l’entreprise Sogeres. Chaque midi, c’est la même chose : entre les frites (notre pain quotidien !), les surgelés mal décongelés et les pâtes trop cuites, notre cœur balance (dans le style « mal de mer »). Un simple regard suffit à se rendre compte que même en début de service, l’état de propreté des locaux et de la cuisine laisse à désirer. Inutile de préciser qu’en partant sur de telles bases, on ne s’attend pas à un moment d’extase culinaire... Vous reprendrez bien du rab ? Sans surprise, on est assez loin d’éprouver du plaisir en mangeant à la cantine. Et pourtant, ce n’est pas donné ! Le prix du menu est assez élevé, assez du moins pour s’attendre à des mets de qualité. Malheureusement, nous sommes toujours déçus par les repas proposés. Les internes au passage, sont encore plus pénalisés, puisqu’ils ont droit au même repas le soir à l’internat (la fraicheur de la nourriture qui y est proposée pose donc question).

durant lesquels il n’y a pas assez de viande pour tout le monde (ce midi3 après quelques minutes il ne restait déjà que du poisson et une omelette) et que dire de cette semaine de décembre où les mêmes saucisses ont été proposées tous les jours de la semaine ? La liste de nos griefs est longue. Très longue même. Ajoutons à cela un décor qui rendrait jaloux les réalisateurs de Walking Dead (murs décrépis, stores tordus ou arrachés, chauffage à rendement aléatoire, toilettes bouchées sans chasse d’eau). Pour compléter le tableau, deux pauvres microondes pour une trentaine d’utilisateurs en moyenne. Et donc ? Conséquence, aujourd’hui peu de solutions s’offrent à nous. Certains empruntent le bus pour aller manger à l’extérieur, au risque de revenir en retard en cours. D’autres prennent leur véhicule personnel pour se rendre au centre commercial ou dans un fastfood, ajoutant au prix plus élevé de ce choix, le risque d’avoir un accrochage sur la route. A quand une solution ?

Douleurs abdominales

Droit de réponse

Durant la semaine du 14 janvier, la Sogeres a servi du rôti de porc à l’aspect peu ragoûtant. Résultat : les six personnes qui étaient à ma table et qui ont consommé cette viande ont été malades durant les heures qui ont suivi. Coïncidence ? Nous posons la question. Cela vaut-il le coup de payer six euro pour un repas qui vous rendra potentiellement malade ?

La direction de l’établissement fait savoir aux apprentis que plusieurs réunions ont eu lieu avec la Sogeres dans le but de trouver des solutions aux problèmes évoqués. Il est évident que tout sera mis en œuvre, et cela dans les meilleurs délais, pour que l’offre de restauration proposée au centre atteigne une qualité satisfaisante.

Peu de choix… et parfois la même chose toute la semaine

Mme Dubois

Frites tous les jours, pizzas sans garniture, steaks hachés mal décongelés, services 3

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A l’heure où j’écris ces lignes.


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Être Vegan, ça veut dire quoi ?

Société

« Vegan », est un mot qui revient de plus en plus souvent dans les médias. Revenons sur ce phénomène de société. Charlotte, apprentie fleuriste vegan, nous explique pourquoi elle a fait ce choix. Un point sur la définition Quelle est la différence entre végétarisme et véganisme ? Un végétarien refuse de consommer de la viande, du poisson, des crustacés et des mollusques. Le vegan lui, va plus loin. Il va également exclure de son alimentation tout ce que produisent les animaux exploités par l’Homme, comme le lait, le fromage et les œufs. Plus largement, il est hors de question de porter ou d’utiliser un produit dont la fabrication a nui à l’intégrité d’un animal. Les vegans se battent donc contre l’utilisation du cuir, de la fourrure, ou encore du maquillage qui a préalablement été testé sur des animaux. De solides arguments Dans leur combat, les vegans s’appuient sur le Code Civil du Parlement, qui stipule depuis 2015 que les animaux sont des êtres vivants dotés de sensibilité4. De ce fait, Charlotte se refuse à manger de la viande et souhaiterait, au moins, que les gens réduisent leur consommation : « peut-être que l’on pourrait envisager de ne manger de la viande que trois fois par semaine, ce serait un début. De nos jours, il existe beaucoup d’alternatives très savoureuses, comme le tofu par exemple ». Charlotte ne manque pas d’arguments et évoque même l’écologie : « il faut savoir que cette industrie est l’une des principales causes du réchauffement climatique : elle émet plus de CO² à elle seule que l'ensemble des transports de la Planète ». Et comment ne pas évoquer la violence des traitements infligés au bétail : « chaque seconde, 1900 animaux sont tués dans le monde, dans des conditions horribles. Dans les abattoirs, les porcs vivent un calvaire : ils sont 4

www.legifrance.gouv.fr

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castrés à vif, on leur coupe la queue, puis on les abat, à l’âge de six mois. Sachez aussi que la cage réservée à une poule pondeuse est moins large que votre Ipad et qu’elle y « vivra » deux ans avant d’être mise à mort. Dernier exemple, le sort réservé aux poissons. Sortis de l’eau par l’homme, ils peuvent agoniser plusieurs heures avant de mourir ». Convaincus ? Les arguments de Charlotte il faut le reconnaitre, sont très convaincants. Qu’en pensez-vous ? Seriez-vous prêt à changer votre alimentation, votre mode de vie ?


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Grand chantier, rénovation et projets

Société

L’année 2019 s’annonce comme un moment charnière pour lIREAM. La réforme de l’apprentissage va révolutionner notre approche de la formation, induire une concurrence plus forte, mais aussi une mutation des méthodes de travail. Pour relever le défi, il faudra savoir évoluer et suivre le mouvement. Cela passe nécessairement par une transformation des locaux et de nos outils. Enfin un gymnase Après bien des années, les apprentis et Franck Boutantin, formateur en EPS, vont enfin pouvoir pratiquer leurs activités dans un cadre confortable et chauffé. Au programme de la rénovation du gymnase, sécurisation, isolation, changement des revêtements de sols, peinture, construction de vestiaires, création d’ouvertures plus grandes pour plus de luminosité… et surtout bien-sûr, réparation du chauffage ! Un chantier pharaonique, tant par son budget que l’ampleur des travaux. Le nouveau gymnase devrait ouvrir ses portes, si tout va bien, au mois d’avril. Du mouvement et des rénovations Depuis quelques mois, une réorganisation et une rénovation des locaux s’opère. La salle des formateurs est revenue à sa place originelle, à côté de l’accueil. Durant deux ans, celle-ci avait été délocalisée dans le CDR situé à l’étage du pôle alimentaire (qui est désormais une salle de cours). Les deux membres du service informatique ont donc changé de bureau, de même que le pôle développement, qui a vu chacun de ses membres se rapprocher physiquement de l’un des trois pôles de métiers. D’autres mouvements ont eu lieu ou sont prévus afin d’optimiser les échanges entre les services. Depuis juin, Geoffrey Delaporte et Olivier Tategrain, ainsi que plusieurs salariés bénévoles ont contribué à la rénovation de certains lieux. A l’extérieur, les bancs et les luminaires ont été repeints. Les chaises et les tables de la plupart des salles ont été remplacées. Les salles 3 et 10 avaient été - 20 -

repeintes l’an dernier, récemment ce sont les salles 4 et 9 qui ont été rafraichies. Économies d’énergie, modernisation et digitalisation Des robinets thermostatiques viennent d’être installés sur plusieurs radiateurs. Un moyen de réguler la température et donc la consommation d’énergie. Finies les salles surchauffées lorsque le temps se radoucit ! L’opération a été réalisée dans les bureaux, la salle des formateurs, les salles 10, 4 et 5. La facture de chauffage devrait s’en trouver allégée. De l’argent qui sera utilisé à des fins plus intéressantes pour tous ! Pour entrer dans l’ère de la digitalisation, des investissements sont attendus en informatique. Plusieurs vidéoprojecteurs interactifs d’abord (voir notre article page 12), une « classe mobile nomade » ensuite. Il s’agit d’une sorte de valise équipée de roulettes, qui sert à ranger, transporter et charger jusqu’à vingt-quatre dispositifs informatiques (PC ou tablettes). Grâce à ce système, chaque apprenti de la classe pourrait disposer d’une machine directement sur sa table. Une véritable révolution puisqu’il n’y aura plus besoin de dédier plusieurs salles au stockage ou à l’utilisation de l’outil informatique. Cette seule valise mobile pourra assumer ce rôle. Très pratique, la valise dispose de son propre point d’accès wifi, un véritable atout pour les salles les plus excentrées. Reste à savoir s’il sera possible de commander plusieurs de ces très intéressants dispositifs.


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GRAND CONCOURS DE

LA MINI ENTREPRISE Le concours de la Mini Entreprise-EPA est un programme de création d’entreprise qui s’adresse aux élèves inscrits au collège, au lycée, en structure d’insertion et en centre de formation. L’action se déroule sur une année scolaire ou un semestre. Les jeunes créent une entreprise qui fonctionne comme une société anonyme ou une société coopérative, sous le couvert de l’association Entreprendre Pour Apprendre. Les mini-entrepreneurs ont chacun un rôle et des responsabilités dans leur entreprise. Ils conçoivent, produisent et commercialisent un produit ou un service et en assument la gestion administrative et financière. Ce challenge permet aux jeunes de découvrir l’organisation d’une entreprise et de s’initier à la gestion de projet. C’est également l’occasion de travailler en équipe et d’apprendre à s’exprimer en public. - 22 -

Enfin cette expérience stimule et valorise leurs qualités personnelles, comme la créativité, l’autonomie ou l’esprit d’initiative. Les acteurs de Mini Entreprise-EPA Les apprentis construisent leur projet pas à pas. Ils peuvent recevoir l’aide d’un parrain entrepreneur. L’équipe est accompagnée par un membre de l’EPA, qui intervient ponctuellement. Le championnat des Mini Entreprises-EPA Les jeunes participent chaque année aux championnats régionaux des Mini EntreprisesEPA. Les meilleurs projets régionaux accèdent au championnat national. Les vainqueurs quant à eux, représentent la France au championnat européen qui se déroule au Ministère de l'Économie et des Finances.


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NOM : DIM’ARTS

NOM : DIM’COOK

CLASSE : DIMA Groupe 1

CLASSE : DIMA Groupe 2

PROJET : les élèves ont décidé de commercialiser des lampes qu’ils fabriquent à partir de pièces automobiles ou d’extincteurs hors de fonction. Encadrée en atelier par Sébastien Avisse, l’un des formateurs du pôle automobile, la mini-entreprise propose ainsi de belles lampes contemporaines, d’une qualité impressionnante.

PROJET : Dim’cook propose un livre de cuisine qui regroupe des recettes rédigées par des apprentis nés sous d’autres cieux (au Mali, en Inde, en Russie, à Madagascar ou encore en Irlande). Les jeunes ont pris l’initiative de contacter la cheffe Luana Belmondo qui pourrait devenir leur Marraine pour ce projet..

AVANCEMENT (janv.) : plusieurs lampes ont été fabriquées. Elles rencontrent un franc succès et de nombreuses personnes souhaitent en faire l’acquisition. Les préapprentis réfléchissent désormais au prix de vente

AVANCEMENT (janv.) : toutes les recettes ont été rédigées et la mise en page de l’ouvrage est en cours. Les mini-entrepreneurs cherchent à présent un imprimeur pour la publication.

NOM : MVA - Mangez Vous Aimerez ! CLASSE : BTS MV 1° PROJET : l’objectif serait de se procurer un camion ou peut-être une caravane pour créer un food truck. Les élèves souhaiteraient ensuite proposer deux ou trois fois par semaine des sandwichs frais préparés sur place. AVANCEMENT (janv.) : les BTS sont toujours à la recherche du véhicule à convertir. Ils écument les sites de ventes entre particuliers dans l’espoir d’en trouver un à un tarif abordable. En attendant, ils vendent des viennoiseries dans l’établissement pour récolter des fonds.

Nos trois mini-entreprises en compétition - 23 -


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ET POURQUOI PAS UN YEARBOOK À L’IREAM ? Quelques dizaines de photos stockées ça et là, sur un disque dur ou une clé usb. De vieux clichés jaunis par le temps, intercalés entre les pages d’un vieil agenda stocké au grenier. Voilà à peu près tout ce qu’il reste de notre passé. Si depuis peu, l’IREAM utilise les réseaux sociaux pour communiquer et conserver une trace des évènements auxquels il participe, il faut reconnaitre qu’hormis quelques séances de photos de classes organisées en 2010, nous n’avons pas su conserver et valoriser notre histoire commune. La mise en place d’un projet « Yearbook » serait un moyen très intéressant de remédier à ce manque. l’ouvrage peut dans certains pays contenir quelques photos plus décalées, mais aussi des collages ou des citations. L'équipe qui s’en occupe regroupe en général des élèves de dernière année, aidés par un ou deux enseignants. Elle peut se créer sur la base du volontariat, mais fait aussi parfois partie d’un projet inscrit au planning et considéré

Le yearbook est un ouvrage dans lequel on retrouve les grands événements de l'année scolaire. On y trouve en outre une partie dédiée aux photos individuelles des élèves, classées par section. Le yearbook est une coutume bien ancrée dans les écoles américaines, canadiennes et australiennes. À la fois magazine annuel et trombinoscope, - 24 -


Année scolaire 2018-19 « Picture day » et financement comme une matière à part entière. Il faut dire que les compétences mobilisées pour un tel projet figurent au référentiel de n’importe quelle classe de BAC PRO, BP ou BTS : utiliser l’outil informatique, travailler en équipe, présenter un projet, rédiger des textes, insérer des images, etc. Une grande partie du travail, qui consiste à collecter les informations contenues dans le livre, favorise en outre les interactions entre les porteurs du projet et les autres élèves de l’établissement, créant ainsi du lien social. Photos, sondages et dédicaces Le format du yearbook inclut une photo de chaque élève, accompagnée de son nom et d’un espace prévu pour une dédicace. On trouve aussi des pages qui rendent compte des activités sportives et extrascolaires de l’année écoulée. Les clichés des élèves de dernière année sont souvent un peu plus grands et accompagnés d'une liste de faits valorisants les concernant. Leurs futurs projets en tant que diplômés peuvent aussi être évoqués. En dernière année, on demande également aux élèves de participer à des sondages. Certains visent à élire leurs camarades les plus méritants (l’élève le plus sportif, le plus courageux ou le plus sérieux par exemple), d’autres visent à savoir quel enseignant les marqués ou dans quel endroit ils se verraient bien dans cinq ans. Les réponses à ces questions apparaissent en général à côté de la photographie de l’élève.

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Bien entendu, le « Picture Day » est un jour très attendu par les jeunes. Inutile de préciser qu’un effort vestimentaire est de rigueur pour l’occasion. Ce jour-là, un photographe réalise des portraits et comme en France, les parents peuvent acheter ces clichés qui iront garnir les albums de famille. Un bon moyen de régler les honoraires du photographe. Les portraits bien sûr, sont quant à eux réutilisés dans le yearbook. Certains établissements financent la publication de l’ouvrage en le vendant aux élèves, mais d’autres font le choix de la publicité et du sponsoring. Dans ce cas de figure plusieurs pages sont dédiées aux annonceurs à la fin de l’ouvrage. L’édition et la distribution De nombreux logiciels ont simplifié l’édition des yearbooks. Ces dispositifs proposent des fonctionnalités réduites mais qui permettent aux amateurs de positionner simplement des photos et du texte, à partir de mises en page préétablies. Les yearbooks sont distribués aux élèves en fin d’année, assez tôt pour laisser à leurs camarades le temps de dédicacer leur ouvrage). En bref, le Yearbook est un outil génial. Il s’agit d’un projet qui demande du temps, de l’argent et l’investissement des personnes qui choisiront d’y participer. Mais la contrepartie est de taille, puisqu’il s’agit de coucher noir sur blanc, année après année, l’histoire notre établissement.


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Robotique et technologie

Carte blanche à…

Dans cette rubrique, nous laissons carte blanche aux apprentis, qui peuvent présenter l’une de leurs passions. Aujourd’hui Marco et Jérémy, apprentis mécanicien inscrits en classe de seconde, vont nous parler de la robotique et du progrès technologique en général. La présence de la technologie dans la société est-elle une bonne ou mauvaise chose ? C’est à cette question que je vais tenter de répondre ici. Une technologie omniprésente Les technologies sont de plus en plus présentes dans notre quotidien, notamment dans le secteur des transports. De nos jours les voitures, les bateaux ou les camions, sont équipés d’options toujours plus perfectionnées dans le but de faciliter la vie de leurs utilisateurs et de mieux les protéger. La technologie ne se limite pas, bien sûr, à ce seul domaine. Elle nous entoure dans différents domaines, comme la domotique ou l’assistance informatique. Les enceintes connectées et intelligentes, comme l’Amazon Echo par exemple, est une parfaite illustration de cet état de fait. Le miracle de la science ? La technologie (la robotique en particulier) a pris une grande importance dans le domaine médical. Les scanners, les IRM les simulateurs utilisés pour la rééducation et bien sûr les prothèses sont aujourd’hui incontournables. Ils sauvent des vies et permettent à d’autres de se reconstruire. Toutefois, ces avancées technologiques n’ont pas eu qu’un impact bénéfique sur la société. Si toutefois la science nous soigne, nous protège ou nous facilite la vie, cette avancée peut être néfaste pour l’Homme. D’un point de vue économique d’abord, l’automatisation a engendré la disparition de nombreux emplois, et par extension une augmentation du taux de chômage. Il suffit de remonter dans le temps, deux ou trois générations avant la nôtre. A cette époque il existait de nombreux métiers qui ont - 26 -

désormais disparu. On pense bien sûr aux pompistes, qui nous servaient du carburant, ou encore aux poinçonneurs, qui validaient nos tickets de métro. Ces deux métiers ont aujourd’hui complètement disparu non seulement en France, mais aussi dans la quasi-totalité des pays développés. Cet impact peut aussi se ressentir d’un point de vue social. La machine, toute perfectionnée soit elle, ne vous dit pas « bonjour » ou « merci », elle ne vous fait pas un brin de causette en vous servant le carburant. Alors certes, l’Homme a inventé les réseaux sociaux, incroyables outils qui permettent une communication instantanée, capable d’abolir les frontières spatiales. Cependant nombreux sont les utilisateurs qui en usent de manière superficielle, attachant plus d’importance à leur notoriété virtuelle, au nombre de likes ou d’abonnés qu’aux possibilités offertes par ces outils. Qui parmi vous par exemple, a déjà utilisé un réseau social dans le but de trouver un correspondant étranger, de discuter avec lui pour parfaire sa maîtrise de la langue ? Les technologies que nous évoquons depuis le début de cet article nous font également, malheureusement, perdre de vue l’essentiel, notamment l’importance du lien social. En outre, elles encouragent la sédentarité des individus, ce qui entraine de nouvelles pathologies. Le progrès, s’il suscite l’espoir, génère donc également l’inquiétude. Le cinéma l’a bien compris, s’engouffrant dans la brèche avec des œuvres pessimistes et marquantes comme Terminator, qui présente une vision apocalyptique de notre avenir. Et si ces films n’avaient pas tort ? Et si l’homme, à force courir après le progrès, courait en fait à sa propre perte ?


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ILS ONT CONTRIBUÉ AU MAG NUMÉRO 17 Le comité de rédaction ----------------------------------------------------------------------------------Chloé Bernard, Lucas Bertin, Manon Bloquel, Marine Bober, Valentin Botte, Pierre Boulenger, Cassandra Brocq, Axelle Broquet, Noémie Calin, Perryne Candellier, Valentin Caron, Amandine Chanson, Brice Chatelain, Lucas Dairaine, Gwendoline Decomble, Margaux De Grave, Charlotte Delamarre, Clément Delavier, Ronan Delepierre, Boris Descoutures, Maxime Devoghelaere, Anthony Dumoulin, Charles Godé, Jeremy Grémont, Marco Guidez, Gaëtan Hannecart, Kévin Jacques, Gabin Joron, Jérémy Le Bozec, Léa Lefèvre, Mathias Le Jeanne, Dorine Lenne, Adeline Leroy, Nicolas Letailleur, Clément Lévêque, Pauline Martin, Constant Mouret, Ozanne Patrigeat, Jordan Pruvot, Axel Roussel, Djody Samier, Dylan Savary, Julien Savoy, Margot Sempels, Corentin Soleme, Claire Souy, Guillaume Tailliez, Emeline Testu, Valentin Vanhaelewyn. Corrections ------------------------------------------------------------------------------------------------Sylvain Boinet, Franck Boutantin, Philippine Ternois, Julien Vernet. Photographies ---------------------------------------------------------------------------------------------Sébastien Avisse, Christine Fontaine, Estelle Henry, Caroline Mansart, Aurore Roussel, Christophe Thomas, Aude Vecchuitti-Vernet, Julien Vernet. PAO ---------------------------------------------------------------------------------------------------------Julien Vernet.

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Iream mag n°17  

Iream mag n°17  

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