__MAIN_TEXT__

Page 3

L’ESSENTIEL SUR « LE MARCHÉ ET L’ÉTAT » • Définitions

• Repères historiques

DÉFAILLANCES DU MARCHÉ situations dans lesquelles le fonctionnement du marché conduit à une allocation inefficace des ressources. Elles peuvent s’expliquer par l’existence d’externalités, de biens collectifs ou d’asymétries d’informations.

1962 politique agricole commune au sein de ce qui deviendra l’Union européenne, dont le but est de réguler administrativement les marchés agricoles de ses pays membres.

DÉRÉGLEMENTATION suppression ou diminution des règles encadrant certaines activités économiques afin de favoriser les mécanismes concurrentiels. La suppression du contrôle des prix, celle de normes sanitaires ou de sécurité et l’assouplissement de législations en sont des exemples.

1993 À 1995 vague de privatisations qui désengage l’État du contrôle de certains groupes.

ÉTAT au sens large, ensemble des administrations publiques centrales et territoriales, et des organismes de Sécurité sociale ; au sens étroit l’État est synonyme d’État central. INSTITUTIONS MARCHANDES ensemble des règles et des organisations qui encadrent les marchés et leur fonctionnement.

Chiffre clé

MARCHÉ lieu concret ou virtuel sur lequel se rencontrent l’offre et la demande, qui détermine un échange à un certain prix.

1982 vague de nationalisations de certains groupes par l’État.

2006 la loi organique relative aux lois de finance (LOLF) s’applique à toutes les administrations ; elle conçoit une architecture du budget de l’État, non plus définie par ministères mais par mission. 2007 ouverture complète à la concurrence des marchés de l’électricité et du gaz. 2011 ouverture complète à la concurrence du marché de la distribution du courrier. 2015 ouverture partielle du marché du transport en autocar à la concurrence.

1,47 MILLIARDS D’EUROS

amende record infligée en 2012 par la Commission européenne à sept entreprises, pour s’être entendues sur les prix des téléviseurs et des écrans pour ordinateurs et avoir volontairement limité leurs stocks entre 1996 et 2006.

POUR “FAIRE LE POINT ” La théorie microéconomique montre que le marché est un mécanisme d’allocation des ressources efficace si les hypothèses de la concurrence pure et parfaite sont respectées. Or les formes d’échange concrètes en sont parfois éloignées. Ce sont les défaillances du marché qui sont liées soit aux imperfections du marché (le pouvoir de marché et les asymétries d’informations) soit aux droits de propriété mal définis (les biens communs, les biens collectifs et les externalités). Ces situations peuvent justifier l’intervention de l’État. Or il existe aussi des défaillances de l’État ! En effet ce dernier mène des politiques publiques, processus allant de la définition des objectifs à leur mise en œuvre, ce qui nécessite des délais (agenda politique). Ces derniers risquent de rendre inopérante l’action publique. Enfin, il existe des problèmes liés au fonctionnement même des administrations, organisations soumises parfois à des logiques bureaucratiques. Aussi l’évaluation des politiques menées apparaît comme indispensable à la légitimité de l’intervention publique. La loi organique relative aux lois de finance (dite LOLF) introduit la nécessité pour le gouvernement de rendre compte de l’utilisation des moyens au regard des objectifs assignés, et l’action publique est mesurée par des « indicateurs de performances ». […] S’il n’existe pas un modèle unique d’intervention publique, certaines formes en fonction du contexte sont plus adaptées. Aussi, des solutions au cas par cas sont aujourd’hui recherchées. L’État peut faire ou faire faire, réglementer ou créer des institutions de régulation permettant au marché de fonctionner plus efficacement. Le débat porte moins sur la remise en cause des marchés que sur le degré d’institutionnalisation requis afin d’améliorer leur fonctionnement.

Testez vos connaissances A) « La loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques » du 6 août 2015 a déréglementé le marché : 1) agricole 2) du transport en autocar 3) monétaire B) Quelle est approximativement la part de l’État dans le capital d’EDF ? 1) 45 % 2) 100 % 3) 85 % C) Que recouvrent au sens strict les défaillances du marché ? 1) Les externalités 2) Les biens collectifs 3) Les asymétries d’informations

La suite sur Melchior : http://www.melchior.fr/Faisons-le-point. Réponses : A 2 / B 3 / C 1, 2 et 3 Débat&Co / page 3

Profile for Institut de l'Entreprise

Débat&Co 5 - Marché et Etat  

Retrouvez la 5e Débat&Co de l'Institut de l'entreprise

Débat&Co 5 - Marché et Etat  

Retrouvez la 5e Débat&Co de l'Institut de l'entreprise

Advertisement