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kolosary cinĂŠma MALAGASY

madagascar en 11 FILMS


kolosary cinéma malagasy films de patrimoine L’ACCIDENT

de benoît ramampy, 29 min, 1972

VERY REMBY (LE RETOUR)

d’IGNACE SOLO RANDRASANA , 88 min, 1973

TABATABA

de RAYMOND RAJAONARIVELO, 79 min, 1987

QUAND LES éTOILES RENCONTRENT LA MER de RAYMOND RAJAONARIVELO, 85 min, 1996

nouvelle génération

LE SOLEIL SE LèVE…PUIS SE COUCHE de JIVA ERIC RAZAFINDRALAMBO, 8 MIN, 2005

AFROPOWER / AFREUPOUVOIR

de MANOHIRAY RANDRIAMANANJO, 5 MIN, 2010

RAY

de HERIZO RAMILIJAONINA, 4 min, 2012

INY HONO IZY RAVORONA

de SITRAKA RANDRIAMAHALY, 10 MIN, 2012

MADAMA ESTHER

de LUCK RAZANAJAONA, 26 MIN, 2013

LE PETIT BONHOMME DE RIZ

de RIANANDO LUDOVIC RANDRIAMANANTSOA, 25 min, 2013

ODYAINA / FRAGMENTS DE VIEs de LAZA, 75 MIN, 2014


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L’Institut français et la Région Ile de France renouvellent leur partenariat pour la promotion du cinéma du continent africain. Après Femmes d’Afrique qui a permis de restaurer et de numériser 3 films du patrimoine du fonds de la Cinémathèque Afrique en 2009, l’Institut français et la Région Ile de France poursuivent leur engagement avec un nouveau coffret consacré à Madagascar Cinéma Malagasy – Kolosary. Cinéma Malagasy – Kolosary reflète la qualité des films de patrimoine restaurés à partir du fonds de la Cinémathèque Afrique et favorise la promotion du cinéma malgache d’aujourd’hui. 11 films, 10 réalisateurs, des fictions, un documentaire et des courts-métrages de fiction et d’animation (version originale malgache, sous-titré français et anglais), nous montreront ainsi la richesse de la création cinématographique d’hier et d’aujourd’hui à Madagascar de 1972 à nos jours.

(c) Raymond Rajaonarivelo / Quand les étoiles rencontrent la mer

Pour ce travail de collaboration Nord/Sud, la Cinémathèque Afrique de l’Institut français a confié les travaux de restauration et de numérisation à l’association Fl@h pour qu’ils soient réalisés à Madagascar. L’Institut français de Madagascar et l’association Rencontres du Film Court de Madagascar ont mené sur place les travaux d’édition et ont participé à la conception du programme.

La sélection des films et les textes du livret sont le fruit d’une collaboration entre les deux cinéastes Raymond Rajaonarivelo, pour le cinéma de patrimoine et Laza, pour la nouvelle génération de cinéastes en concertation avec la Cinémathèque Afrique.

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Le cinéma de patrimoine malgache par raymond rajaonarivelo

La notion d’image dans la culture malgache

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n 1830, la Reine Ranavalona demanda un jour d’effacer les oiseaux sur les fresques du mur de son palais, car leurs chants l’empêchaient de dormir. Ces fresques étaient pourtant uniques et avaient demandé à son auteur un immense travail pour rendre ces oiseaux tellement parfaits qu’ils étaient comme vivants. Est-ce que l’image perturbe? Nous qui croyons au silence des palais, cette anecdote fait réfléchir à sa puissance, à ses effets, des images qui tout d’un coup évoquent autre chose et agissent sur notre propre conscience. Dans la cosmogonie malgache, l’importance du « Visible » et de « l’Invisible » définit sa culture et sa philosophie. C’est pour cela que la langue malgache est une langue allégorique. On s’exprime par images pour décrire les choses. Les mots sont des images. Ce qui devrait donner une grande facilité aussi à notre écriture cinématographique. En 1978, j’étais jeune assistant sur le film Fitampoha1 de Jean-Jacques Lombard et Jean-Claude Rahaga, un film de commande du CNRS sur les bains des reliques du royaume sakalava. En observant les totems « Aloalo » érigés sur les tombes en souvenir des défunts, je m’étais dit que nos ancêtres avaient déjà depuis longtemps une idée précise de la représentation par l’image : celle de refuser la mort pour prolonger la vie. Écrire pour raconter un pays Ce cinéma de patrimoine était donc les premières images des réalisateurs malgaches, celles qu’ils allaient laisser au monde pour témoigner de leur existence et définir ainsi sa genèse. Quelles images allait-on mettre devant la caméra, et comment écrire pour raconter ce pays ? Certains d’entre nous, comme l’ont fait aussi les réalisateurs africains, se sont occupés « des problèmes villageois » pour écrire leurs scenarii. En Afrique, ils ont appelé cela « le cinéma calebasse ». D’autres comme moi ont pensé « aux icônes historiques » du pays. Benoit Ramampy (décédé en 1996) quand il avait réalisé Dahalo dahalo en 1984, après son premier film l’Accident en 1972, avait sûrement côtoyé des voleurs

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Film conservé par la Cinémathèque Afrique


de zébus. Et tout le monde connaissait la dangerosité de ces rencontres. Avant d’écrire Tabataba, je voulais consulter les archives sur l’insurrection de 1947, mais cela n’a pas été possible, car ces archives ne sont pas consultables avant 2017. J’ai alors parcouru durant deux mois tout l’Est de Manampatrana jusqu’à Ambalagoavy sur le mont Ikongo, le berceau de cette insurrection, pour récolter les témoignages des vieux dans les villages qui y ont participé. Il y avait une certaine déontologie de recherche avant d’écrire les scenarii. Nous, les cinéastes malgaches, voulions écrire des histoires non pas seulement intéressantes, mais en même temps universelles. Après tout c’est Madagascar que nous voulions raconter, et à cette époque, qui connaissait Madagascar? Les seuls films accessibles au monde étaient des documentaires sur la faune et la flore, mais rarement sur la vie des hommes. Nous étions donc voués à réussir avant tout nos scenarii, et trouver de l’argent avec. La seule porte de production de l’époque était la France, et en l’occurrence le ministère des Affaires étrangères. Madagascar étant un pays pauvre, les aides pour la culture étaient tout simplement inexistantes. Alors, imaginez-vous demandant de l’argent « à la mère patrie », comme on le disait à l’époque, sur des sujets qui touchent la colonisation, ou encore sur des voleurs de zébus qui vendent leur butin aux grandes compagnies françaises. Cela fait sourire aujourd’hui et encore demain. Et c’est là que surgissent des gens courageux, prêts à vendre leurs biens et âmes pour produire un film, ce n’étaient pas des mécènes, mais des producteurs qui se battent, défoncent les portes des maisons d’aides, argumentent, traitant même avec « la mafia du cinéma, les prêteurs sur gages ». C’était le cas de Jacques Le Glou sur Tabataba. Pour avoir parfois le tiers du budget d’un film et commencer le film. Sans eux, il n’y aurait pas eu de cinéma de patrimoine malgache. C’était une tâche impossible. C’est ainsi que nombre de bons scénarii n’ont jamais vu le jour. Et on va me dire que c’est pareil partout, mais la réponse est non, ce n’était pas pareil. Réaliser un film pour qu’il devienne « un patrimoine » Venons en alors à la réalisation. L’équipe de tournage était mixte, des Français sur les postes importants et malgaches à l’assistanat. En 1973, sur le film Very Remby (Le Retour) d’Ignace Solo Randrasana, c’était conforme aux accords de production.

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Comme il n’y avait pas beaucoup d’argent, il fallait tourner vite et bien. En Europe, on pouvait voir les rushes quelques jours après, mais là on tournait aussi à « l’aveugle », ça demande une tête bien assise sur les épaules pour tout bien faire. Et c’était impossible. À chaque fois qu’on finissait une journée de tournage, on ne savait pas si demain serait un autre jour de tournage. Je m’excuse de parler souvent de mon expérience, comme disent les vieux sages malgaches avant de prendre la parole, mais je suis le réalisateur que je connais le mieux. Sur Tabataba le film s’est arrêté après deux semaines de tournage. Un dimanche un assistant est allé téléphoner à sa copine à Paris. Le téléphone à l’international était à deux heures et demie de voiture, et quand il est revenu, il a dit à tout le monde que personne n’était payé sur leur compte parisien. J’ai négocié. Peut-être n’était-ce juste qu’un retard, qu’ils allaient être payés plus tard ? Puis, ce fut la grève sur le tournage, Paris a dit : « continuez à tourner, nous gérons la situation ». Mais les techniciens français ont fait leurs bagages et sont rentrés en France. Le tournage a repris six mois plus tard avec une autre équipe. Voilà un petit problème qui se produisait souvent. C’est aussi arrivé sur mon deuxième film Babay sa Lovohitra, 1980, mais l’équipe est restée pour finir le tournage, après seulement quelques jours de grève. En 1987, Ignace Solo Randrasana, quant à lui, n’a même pas pu assister au montage de son deuxième film Ilo Tsy very (Mad 47), car la postproduction a été faite en Algérie et ce sont les Algériens qui ont fait son montage, par économie ou par idéologie, nul ne le sait. Les réalisateurs de l’époque devaient faire face à plusieurs choses, mener à bien la réalisation de leurs films, avoir toute leur tête pour une belle réalisation, et savoir gérer en même temps tous les problèmes afin qu’ils n’altèrent pas la qualité du film. J’envie les réalisateurs qu’on laisse libres dans leur art. Comment montrer un film quand il n’y a plus de salle Le Cinéma de patrimoine malgache ressemble à ces oiseaux qu’on a enlevés des fresques, car à Madagascar, très peu de gens connaissent leur existence. Très peu de Malgaches ont vu ces films. Les salles de cinéma ont disparu, les projecteurs 35mm ou 16mm sont tombés en ruine. La politique des gouvernements en faveur de la culture, à Madagascar, a été catastrophique et inexistante. Quand Tabataba, le premier film malgache sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs a été présenté au festival de Cannes en 1988, le ministère de la Culture et de la Révolution à Madagascar a refusé son visa d’exploitation sur 6


le territoire, privilégiant les films de propagande des pays de l’Est. C’est un festival de cinéma de films français au Centre Culturel Albert Camus, devenu aujourd’hui l’Institut français de Madagascar, qui a projeté le film pour la première fois dans son propre pays, sous la pression de Monsieur Jack Lang ministre de la Culture français. Je me souviens encore des kilomètres de file d’attente pour aller le voir. Besoin d’images, besoin de magie Nous malgaches, nous avions besoin d’images, de mots, ou plutôt de la magie des images pour raconter « notre pays ». La fabrication de ces films ressemble à une autre légende malgache : l’histoire du petit garçon qui ne voit jamais le soleil de son village, car une montagne cache celui-ci. Il décide alors de prendre une pelle et d’enlever la montagne tout seul. La légende dit que même aujourd’hui, au clair de lune on peut encore le voir continuer à enlever la montagne. Aujourd’hui avec les Rencontres du Film Court de Madagascar, initiées et présidées par Laza, on entrevoit la lumière. « Qui recule dans le temps avance en connaissance », dit un proverbe malgache. Voilà comment ce cinéma de patrimoine a quand même vu le jour.

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The Malagasy heritage cinema by raymond rajaonarivelo

The meaning of image in Malagasy culture

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n 1830, Ranavalona, Queen of Madagascar ordered the frescoes of her Palace to be cleaned from birds images because their singing kept her awake at night. Yet, those frescoes were unique and the painter worked very hard to make those images looking like live birds. Is there something disturbing in images? We like to believe in the silence of palaces; but this anecdote makes us think about the power of images, their effects… images which suddenly evoke other meanings and have an impact on our consciousness. In Malagasy cosmogony, culture and philosophy are defined by the importance of the “visible” and the “invisible”. That is the reason why Malagasy language is allegoric. Malagasy people use images to describe their environment. Words are images. This should facilitate our screenwriting. In 1978, I was a young assistant director on the movie “Fitampoha” which was produced by Jean-Jacques Lombard and Jean-Luc Rahaga, a production commissioned by CNRS2 to document the washing ceremony of Sakalava royal relics. Looking at the “aloalo” totems erected on graves in memory of the deceased I realized that our ancestors had understood the meanings of image representation: refusing death to prolong life. Writing to narrate a country This heritage is made of the first images produced by Malagasy film directors. They left those first images to the world as a testimony of their existence, and thus define its genesis. What kind of images should we give to the public and how should we write the history of our country? Some of us, as other African film directors did, focused their works on village stories. In Africa, it has been called “calabash cinema”; and some of us like myself thought about “historical icons” of the country. I am quite sure that Benoit Ramampy (who passed away in 1996) spent time with cattle raiders during the period he made the movie “Dahalo Dahalo”, after making his first movie “L’Accident”. All of us know how dangerous it could be.

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Centre National de la Recherche Scientifique


Before writing the screenplay of “Tabataba”, I wished to access the 1947 insurrection archives but unfortunately, it was impossible. The documents are sealed until 2017. Consequently, I criss-crossed the Eastern part of the country during two months, from Manampatrana to Ambalagoavy on Mount Ikongo, the cradle of the insurrection. I collected testimony from seniors who took part in the movement. There was a kind of research ethics before writing scenarios, we Malagasy filmmakers wanted to write interesting stories with an universal meaning. After all, we wanted to talk about Madagascar and at that time who knew Madagascar? The only available movies were documentary films depicting fauna and flora; films about the Malagasy people were very rare. We had no choice but to write good screenplays and find money on their face value. France, especially the Ministry of Foreign Affairs, was the only gateway for us. Madagascar is a poor country, there simply was no budget allocated to culture. Just imagine yourself asking for money to the “mother country”, as we called France at that time, to finance films related to colonization, or about zebu thieves who sold their loot to large French companies. It sounds ironic today and still will tomorrow. And this is where courageous people move in, ready to sell their personal assets and their souls to produce movies. They were no philanthropists but real film producers who fought and broke down the agencies doors, who argued and dealt with the “cinema mafia” and pawnbrokers. This was the case of Jacques Le Glou with “Tabataba”. This is how one got one-third of a budget and started to shoot. Without them, there would be no Malagasy historical cinema. It was mission impossible. That is why many good scenarios never saw the light of day. Most of you will tell me that it happens everywhere, but no, it is not the same. Making a film for History Now the shooting: the team was mixed, French technicians occupied key positions and Malagasy personnel assisted them. For Solo Randrasana’s Very Remby, the team was composed by Algerians and Malagasy. Given the fact there was no enough money, things had to be wrapped up quickly. In Europe, one could watch the rushes a few days later, but we had to “blind shoot”. A good job needed to have your feet on the ground and your head on your shoulders. But that was impossible. At the end of each day, we were unsure whether we would be able to shoot the following day. Sorry to talk about my own experience, as Malagasy seniors say when they begin a speech, but I am the filmmaker 9


than I know best. For instance “Tabataba” was interrupted after two weeks of shooting. One day, one of the assistants went to call his girlfriend in Paris. The international phone was two hours and a half away by car. When he came back, he informed everyone that salaries were not yet transferred on their Parisian bank accounts. I negotiated, argued that it was just a delay but to no avail. They went on strike. The people in charge in Paris said “go on working, we’ll take care of the situation”. But the French technicians packed up and went home. Work resumed with a new team but only six months later. That was the kind of problem that occurred frequently enough. It also happened during my second movie “Babay sa Lovohitra” in 1980 but the crew accepted to finish the shooting after a few days on strike. Ignace Solo Randrasana, for his part, could not attend his second film “Lo Tsy Very” editing because the postproduction was done in Algeria, so it was done by the Algerians. If it was to save money or for ideological reasons, no one knows. At that period, film directors had to face a lot of hurdles: to ensure a good shooting, to be able to solve the problems in a way that they will not affect the quality of the work. I envy directors who enjoy artistic freedom. How to show a film when there is no movie theater Malagasy heritage films are like the frescoes I mentioned above, because in Madagascar, very few people know them, and not so many Malagasy people have already seen them. There is no movie theatre left, 35 mm or 16mm projectors have fallen into disrepair. Public policies in favour of culture have been either catastrophic or inexistent. In 1988, the year “Tabataba” was the first Malagasy movie to be shown at the Cannes Film Festival, the Ministry of Culture refused to issue its screening visa in the country, and gave priority to propaganda films from Eastern Europe. The first ever screening took place during a French film festival at the Centre culturel Albert Camus (nowadays Institut Français de Madagascar) with the help of Jack Lang, then French minister of Culture. I still remember the mile long waiting line. A need for images, a need for magic We Malagasy needed images, words, or rather the magic of images to share our country. The making of those films is like another Malagasy legend: the story of a little boy who has never seen the sun from his village because a mountain 10


obstructed it. One day, he decides to take a shovel and starts to remove the mountain. According to legend, during nights when the moon is full, one can see him digging the mountain. Today, thanks to the Rencontres du Film Court initiated and directed by Laza, one can glimpse light at the end of the tunnel. A Malagasy proverb says that “He who goes back in time, moves towards knowledge�. That was how Malagasy heritage cinema came into being.

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Raymond RAJAONARIVELO réalisateur

Raymond RAJAONARIVELO est certainement un des réalisateurs qui s’est fait le plus remarquer en tant qu’auteur malagasy et qui a le plus permis de mettre en avant la culture et l’identité de l’île. En 1988, Tabataba, son premier long métrage, en sélection à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, Prix du Jury au Festival de Taormina, Prix du Premier Film au Festival de Carthage, le révèle au public. Son deuxième film, Quand les étoiles rencontrent la mer, en 1996, consolide sa position d’auteur sensible, attentif à la poésie et la puissance mystique de son territoire natal. Il signe en 2004 un documentaire intitulé Mahaleo, portrait musical de Madagascar à travers un de ses groupes les plus connus et respectés. director Raymond RAJAONARIVELO is certainly one of the best known Malagasy directors who achieved a lot in putting Malagasy cultural identity to the forefront. “Tabataba” his first feature film was selected at the Quinzaine des Réalisateurs in Cannes in 1988 and won the Jury Award at the Taormina Festival and the Prix du Premier Film at the Festival de Carthage. This film was his first encounter with the public. In 1999, his second film, untitled “Quand les Etoiles Rencontrent la Mer”, strengthened his position as a sensitive author who is attentive to the poetry and the mystic power of his native soil. In 2004, he produced the documentary “Mahaleo”, a musical portray of Madagascar through one of the most famous and respected Malagasy bands.

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filmographie IZAHO LOKANGA IANAO VALIHA / JE SUIS LA CITHARE ET TU ES LA VALIHA 1974, FICTION, 12 MIN, 16 MM/NB BABAY SA LOVOHITRA 1980, FICTION, 12 MIN, 16 MM/NB TABATABA 1988, FICTION, 90 MIN, 35 MM COUL Sélection à la Quinzaine des Réalisateurs / Festival de Cannes / 1988 Prix du Jury / Festival de Taormina / 1989 Prix du Premier Film / Festival de Carthage / 1989 LE JARDIN DES CORPS 1994, DOCUMENTAIRE, 10 MIN, 35 MM COUL QUAND LES éTOILES RENCONTRENT LA MER 1996, FICTION, 90 MIN, 35 MM COUL Sélection Cannes junior 1996 Grand Prix / Festival d’Istanbul / 1998 MAHALEO 2005, DOCUMENTAIRE, 90 MIN, VIDEO COUL Prix du Meilleur Documentaire / Regards sur le Cinéma du Sud Rouen / 2006 Grand Prix du Public / Festival International du Film Insulaire de l’île de Groix / 2005 Île d’Argent / Festival International du Film Insulaire de l’île de Groix / 2005

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(c) Raymond Rajaonarivelo


l’accident

1972 – FICTION – 29 MIN – 16MM RéALISATION BENOîT RAMAMPY / assistant réalisateur Architote Andrianajamanana / SCéNARIO BENOîT RAMAMPY / SON hubert ramahatra / MONTAGE Dorette Seheno

à Madagascar, sur la route d’Ivato, un fils à papa heurte avec sa voiture un jeune paysan qui mourra des suites de l’accident, laissant sa famille sans ressources. à partir de ce fait divers, l’auteur met en lumière les privilèges dont bénéficie une certaine bourgeoisie malgache au détriment d’une population laborieuse et perpétuellement exploitée. Premier film de fiction malgache révélé au Fespaco (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou) en 1973 avec le prix du meilleur court métrage et restauré par l’association Fl@h.

In Madagascar, on the road to Ivato, a daddy’s boy hit a poor farmer who subsequently dies as a consequence of that accident, leaving his family with no resources. Starting from this anecdote, the filmmaker emphasizes how the privileges enjoyed by the local bourgeoisie are detrimental to a permanently exploited working class. First Malagasy film shown at Fespaco (Panafrican Film and Television Festival) ; Best Short Film Award, 1973 ; restauration by FL@H.

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very remby (le retour) 1973 – FICTION – 88 MIN – 16MM

RéALISATION IGNACE SOLO RANDRASANA / SCéNARIO IGNACE SOLO RANDRASANA / PRODUCTion Tana films (consortium cinématographique)

“Le retour” traite de l’exode rural, du retour à la terre, de l’antagonisme entre deux mondes, celui des citadins et celui des ruraux profondément ancrés dans les traditions. Ranaivo vit à Tananarive. Pour joindre les deux bouts, il est obligé de vendre des sorbets. Son père, Ratovo, monte en ville consulter son fils. Il lui demande une aide pécuniaire pour la cérémonie du retournement des morts. C’est après cette cérémonie au village que Ranaivo décidera de quitter la ville et d’émigrer sur les hauts plateaux où tout est encore possible pour qui veut revenir à la terre. Prix Jean Soutter au Festival de Dinard (France) en 1974. Film restauré par l’association Fl@h.

“Le Retour” deals with rural exodus, the return to the land, the antagonism between two worlds: that of urban dwellers and of the rural areas deeply rooted in tradition. Ranaivo lives in Antananarivo. To make ends meet, he sells ice lollies. His father, Ratovo, comes to the capital to ask for his son’s help. He needs money to organize the turning of the dead ceremony. After the village celebration, Ranaivo decides to leave the capital and emigrates to the highlands where everything is open to those who want to get back to the land. Jean Soutter Award, Festival de Dinard (France), 1974. Restauration by FL@H.

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TABATABA

1987 – FICTION – 79 MIN – 35MM RéALISATION RAYMOND RAJAONARIVELO / SCéNARIO RAYMOND RAJAONARIVELO / PRODUCTEURS Centre National de la Cinématographie (CNC), La Secae, La Sept Cinéma, Les Films du Volcan, Minazara Productions / IMAGE Bruno Privat / SON Jean-Pierre Houel / MONTAGE Suzanne Koch / MUSIQUE Eddy Louis / interprètes François Botozandry, Lucien Dakadisi, Philippe Nahoun, Soatody, Soavelo

Tanala est un petit village isolé dans les vallées profondes à l’est de Madagascar. L’arrivée d’un Malgache de la ville avec des idées nouvelles va perturber la vie bucolique des paysans. Il faut désormais combattre les Blancs et obtenir l’indépendance. Pour les villageois, la rébellion va prendre différentes formes : il y a ceux qui croient au pouvoir démocratique et ceux qui croient au pouvoir des armes. Mais pour tous, l’insurrection aura la même issue : un drame pour le village. Sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes, 1988 où il a obtenu le prix du Public de la Ville de Cannes. Prix du Jury à Taormina Film Festival, 1989 Prix de la première oeuvre aux JCC (Journées cinématographiques de Carthage), 1989

Tanala is a remote small village in a deep valley in the East of Madagascar. One day, a city dweller arrives with innovative ideas and disrupts the bucolic life of the farmers : they must fight white men in order to obtain independence from them. The villagers’ rebellion takes two different forms: there are those who believe in the power of democracy and those who trust the power of weapons. But the outcome will be the same for both, the insurrection will lead to tragedy for the village. Selected at Quinzaine des Réalisateurs,Cannes International Film Festival, 1988 ; City of Cannes Public Award. Jury Award, Taormina Film Festival, 1989 First Film Award, JCC (Journées cinématographiques de Carthage), 1989

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QUAND LES éTOILES RENCONTRENT LA MER 1996 – FICTION – 85 MIN - 35 mm

RéALISATION RAYMOND RAJAONARIVELO / SCéNARIO RAYMOND RAJAONARIVELO, SANTIAGO AMIGORENA / PRODUCTEUR DéLéGUé JLA - JACQUES LE GLOU AUDIOVISUEL / DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE BRUNO PRIVAT / SON JEANPIERRE HOUEL / MONTAGE NATHALIE HUBERT / MUSIQUE MANU KATCHE / interprètes Jean Rabenjamina, Rondro Rasoanaivo, Joseph Ranizafilahy

Une éclipse de soleil est un signe apparent du trouble de l’harmonie des cieux, c’est un jour néfaste. à Madagascar, dans les hauts plateaux, un enfant naît ce jour-là. Selon la croyance, l’enfant possède une force incroyable de destruction. Le nouveau-né doit être soumis à l’épreuve du parc à bœufs: toute une nuit, il sera laissé seul au milieu du bétail, pour mourir piétiné ou vivre au petit matin et redevenir un enfant comme tous les autres. Mais l’enfant ne meurt pas, il survit grâce à une femme, qui en le sauvant, changera pour toujours son destin. Sélectionné dans la catégorie Cannes Junior, au Festival de Cannes 1996

A solar eclipse is an obvious sign of disorder in the harmony of heavens, an ominous day. In the Highlands of Madagascar, a baby is born under such a bad omen. Local traditional belief has it that the baby can master a tremendous power of destruction. The newborn must then pass the test of the paddock : he will be left alone among cattle for one full night. If he survives, he will be considered as “normal”. But the baby does not die, thanks to a woman who thus changes his destiny for ever. Cannes Junior Selection, Cannes International Film Festival, 1996

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kolosary par laza

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n malagasy, « cinéma » se dit généralement « sarimihetsika » ce qui signifie littéralement « image qui bouge ». Cette traduction fait encore polémique aujourd’hui, trop réductrice pour certains et pas assez singulière pour d’autres. C’est dire que le cinéma malagasy se définit encore !

Le plus ancien geste cinématographique entièrement réalisé à Madagascar par un Malagasy est un film en noir et blanc de 22 minutes, Rasalama maritiora (La mort de Rasalama), tourné en 1937 par le diacre Philippe Raberojo, à l’occasion du centenaire de la mort de la célèbre martyre protestante malagasy Rasalama. Il était Président de l’Association des Citoyens Français d’Origine Malagasy, où il a pu avoir accès à une caméra 9,5mm et ainsi s’inscrire dans le mouvement du « cinéma chez soi » développé par Charles Pathé à la fin des années 20. Ce docu-fiction ne figure pas dans ce coffret car la version complète est encore introuvable. 78 ans après la naissance officielle du cinéma malagasy, on peut dire qu’il y a deux périodes marquantes dans l’histoire du cinéma malagasy, la première qui va jusqu’à la fin des années 80, et la deuxième qui débute dans les années 2000 avec la « génération RFC ». Ce coffret présente quelques films marquants et témoigne de ces deux périodes. La génération RFC « Le cinéma enregistre le temps », cette idée est celle qui anime la nouvelle génération de cinéastes malagasy. Nous sommes convaincus qu’il est essentiel que les cinéastes malagasy racontent leurs propres histoires. La mémoire et le cinéma sont une paire évidente et il nous faut prendre notre destin en main. Quand j’ai décidé de rentrer à Madagascar fin 2004 après mes études à Paris, ce qui me manquait le plus était de parler cinéma. Depuis leur fermeture à la fin des années 80, toutes les salles de cinéma s’étaient transformées en lieux de culte. Les Rencontres du Film Court sont nées du fait de ce manque. Tous les films de la « nouvelle génération » présents dans ce coffret sont ainsi les fruits de la dynamique créée par les Rencontres du Film Court. La plupart des productions malagasy actuelles ne bénéficient pas d’aides publiques et pourtant une soixantaine de court-métrages et un à deux longs 24


métrages sont produits chaque année. Un véritable réseau de professionnels s’est créé et s’entraide pour faire des films. La situation politique de notre pays et de notre cinéma fait que nous sommes un peu livrés à nous-mêmes et un peu contraints à travailler ensemble, donc tout le monde fait un peu le film de tout le monde. Les Rencontres du Film Court s’engagent également pour soutenir la production avec la création de son propre fonds d’aide, le fonds Serasary. Le petit bonhomme de riz de Ludovic Rianando Randriamanantsoa ainsi que l’animation Iny hono izy ravorona de Sitraka Randriamahaly ont entre autres bénéficié de ce soutien. Il faut d’ailleurs souligner le développement particulier du cinéma d’animation à Madagascar. Le soleil se lève puis se couche, de Jiva Razafindralambo est officiellement le premier film d’animation malagasy, il date de 2006. Ray de Herizo Bashy Ramilijaonina, Afropower de Manohiray Randriamananjo et Iny hono izy ravorona de Sitraka Randriamahaly sont autant d’exemples du talent des animateurs malagasy. Ce qui fait notamment la force du cinéma malagasy c’est sa poésie, fruit d’une culture traditionnelle et îlienne très forte. Mais c’est Madama Esther de Luck Razanajaona qui met à l’honneur cette nouvelle génération avec deux prix prestigieux au FESPACO 2015 et aux JCC 2014 ainsi que de multiples sélections dans d’autres festivals. Luck Razanajaona est l’un des leaders de cette génération RFC. En ce qui concerne mon film Odyaina (Fragments de vies), je touche à des sujets universels qui me permettent de raconter les histoires de mon pays et ainsi d’essayer de filmer « l’exceptionnel ». La musique et la folie sont les thèmes principaux de ce film. Sympathiser avec les protagonistes a été le plus difficile. J’ai mis plus de deux ans pour faire aboutir ce projet et il a été très difficile pour moi de m’en détacher mentalement. Après avoir fait ce film, je crois sincèrement que le monde est un hôpital psychiatrique à ciel ouvert, une sorte de gigantesque asile psychiatrique où les patients se confondent souvent avec les médecins. Les cinéastes comme Benoit Ramampy qui a signé le film l’Accident, ou encore Solo Randrasana et Raymond Rajaonarivelo ont beaucoup inspiré la « génération RFC » dans leur façon d’aborder le « cinéma ». Je parle beaucoup de cinéma d’urgence quand je parle du cinéma malagasy contemporain. En effet au bout de 10 ans, je ressens plus que jamais cet état d’urgence, cette nécessité et détermination de la nouvelle génération à s’approprier le médium cinéma. Cela se reflète également dans les thématiques traitées par ces cinéastes. Il y a cette idée que chaque film produit est un film utile. 25


kolosary by laza

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n the Malagasy language, the word “cinema” is translated “sarimihetsika” which literally means “moving image”. This translation is controversial nowadays given the fact that it does not reflect the real concept: too simplistic for some people and not enough singular for others. That is to say that Malagasy cinema is yet to be defined ! The oldest cinematographic production entirely produced in Madagascar by a Malagasy producer is a 22 minutes black and white movie untitled “Rasalama Martiora” (Rasalama, the Martyr). Produced in 1937 by the deacon Philippe Raberojo, it marked the centenary of the death of the famous protestant martyr. Philippe Raberojo was the president of the association of French Citizens of Malagasy Origin. He could get a 9,5mm camera and take part in the “cinéma chez soi”, an event created by Charles Pathé at the end of the twenties. This documentary-fiction is not part of this collection because the complete version is lost. 78 years after the official birth of the Malagasy cinema, we can say that its history has 2 outstanding periods: the first lasted until the end of the eighties and the second started with the RFC (Rencontres du Film Court de Madagascar) in 2000. This collection is a selection of significant films produced during those 2 periods. The “RFC Generation” “Le cinéma enregistre le temps” (cinema records time), is the idea that motivates the new Malagasy filmmakers generation. We are convinced that it is very important that Malagasy filmmakers tell their own stories. Memory and cinema are intimately linked and we have to take our destiny into our hands. When I decided to come back in Madagascar on 2004 after my studies in Paris, the thing I missed the most was to talk about cinema. Since their shutdown at the end of the eighties, all of the movie theaters in the country became places of worship. The RFC were initiated in that context. All the new generation movies in this DVD collection are the results of the dynamic created by the RFC. Most of the Malagasy productions don’t get public funding ; however around 60 short films and 1 or 2 feature films are made each year. A genuine professional

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network has emerged whose members help each other to make films. Given the political situation of our country and of our cinema, we are left on our own and need to work together. Finally, everyone gives a little help for everyone’s film production. The RFC is also involved in supporting the production trough its own assistance fund, the Serasary fund. Both Rianando Ludovic’s film “Le Petit Bonhomme de Riz” and Sitraka Randriamaly’s animation film “Iny hono izy Ravorona” got that support. It is important to mention that Malagasy animation cinema has enjoyed a particular development over the recent years. “Le Soleil se lève puis se couche” by Jiva Razafindralambo is officially the first Malagasy animation film. It was created in 2006. “Ray” by Herizo Bashy Ramilijaona, “Afropower” by Manohiray Randriamanajo and “Iny hono izy Ravorona” by Sitraka Randriamaly are some of the numerous examples of the works made by Malagasy animation-makers. What gives Malagasy cinema its strength is its poetry, a result of a strong traditional and insular culture. But it is Luck Razanajaona’s “Madama Esther” that pays homage to the new generation with 2 prestigious awards at FESPACO 2015 and JCC 2014 and multiple selections in other festivals. Luck Razanajaona is one of the leaders the “RFC Generation”. In my own “Ody aina”, I address universal facts that allow me to tell the story of my country and to try to film “l’exceptionnel”. Music and mental illness are the main themes of this film. Becoming friends with the protagonists was the most difficult. It took more than 2 years to complete the project and it has been very hard for me to move away from it mentally . After making the film, I firmly believe that our world is an open-sky psychiatric hospital, a sort of a huge asylum where patients are often been confused with the doctors. Filmmakers like Benoit Ramampy who made “L’Accident”, Solo Randrasana and Raymond Rajaonarivelo have inspired the “RFC Generation” a lot in their way to make movies. When I talk about Malagasy contemporary cinema I often refer to the notion of “emergency cinema”. Indeed, over the 10 years, I feel more than ever the reality of that emergency state, the need and determination of the new generation to appropriate the medium. It can be seen through the issues tackled by the filmmakers. The idea of considering each and every film as a necessary film.

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laza

Producteur - Réalisateur Directeur Fondateur du festival Les Rencontres du Film court

Réalisateur, producteur et directeur de festival, a fait ses études de cinéma à Paris. Depuis 2006 il est basé à Antananarivo où il s’engage pour le renouveau du cinéma malagasy et la formation des acteurs de l’audiovisuel. Il crée en 2006 les Rencontres du Film Court de Madagascar, avec l’appui de l’Institut Français, seul festival de cinéma à Madagascar et tremplin pour les jeunes talents. Il crée en 2011 le Fonds Serasary, une aide à la production qui a permis de réaliser plusieurs courts- métrages. Il continue également à tourner et réaliser la plupart de ses films avec la société de production Rozifilms. producer - director Filmmaker, Producer and Film Festival Director. He studied cinema in Paris. Since 2006 he is based in Antananarivo where he is instrumental in the renewal of the Malagasy cinema and the training of professionals in the audiovisual sector. In 2006 he created the Short Film Festival “Les Rencontres du Film Court” with support of the French Institute of Madagascar (IFM), the only film festival in Madagascar and main springboard for young talents. He created in 2011 the Serasary Fund, the film production fund which has contributed to the production of several short films. He continues to make most of his films with the Rozifilms production company.

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filmographie Même instant de vie 2001, 12 min Prix du meilleur réalisateur au Festival des jeunes talents de Genève en 2001. Tanà 2003 2003, 90 min Zanaky Dago 2005, docu-fiction, 40 min En coproduction avec Focus Paris Le marchand de rêves 2007, 12 min 13 mars 2002 2008, docu-fiction, 52 min En coproduction avec Essence production Paris 6h58 2009, 12 min Présenté dans le « Short Film Corner » du Festival de Cannes 2010 et sélectionné dans de nombreux festivals internationaux. L’idiot du village 2010, FICTION, 12 MIN Sélection officielle du FESPACO 2010 et dans divers festivals européens. Même instant de vie# 2 2011, FICTION, 18 MIN Odyaina 2014, Documentaire, 75 min, vidéo couleur Fasa 2015, FICTION, 15 MIN Court métrage animation-live action (sélectionné dans15 festivals internationaux) La légende de zazarano animatION, 90 MIN, en développement

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(c) Tony Rakoto / Projection - Rencontres du Film Court


LE SOLEIL SE LèVE… PUIS SE COUCHE

2005 – ANIMATION – 8 MIN - VIDEO COULeur RéALISATION JIVA ERIC RAZAFINDRALAMBO / SCéNARIO JIVA ERIC RAZAFINDRALAMBO / ANIMATION JIVA ERIC RAZAFINDRALAMBO / SON JIVA ERIC RAZAFINDRALAMBO / MONTAGE JIVA ERIC RAZAFINDRALAMBO / MUSIQUE JIVA ERIC RAZAFINDRALAMBO

Dès l’aube, un homme, accompagné de son zébu, reprend le travail commencé le jour d’avant.

At the break of dawn, a man and his zebu resume the work they began the day before.

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AFROPOWER / AFREUPOUVOIR 2010 – ANIMATION – 5 MIN - VIDEO COULeur

RéALISATION MANOHIRAY RANDRIAMANANJO / SCéNARIO MANOHIRAY RANDRIAMANANJO / PRODUCTEUR HOMEMADE STUDIO / ANIMATION 2D MANOHIRAY RANDRIAMANANJO / SON MANOHIRAY RANDRIAMANANJO / MONTAGE MANOHIRAY RANDRIAMANANJO / MUSIQUE I LEMA

Le pouvoir à la sauce africaine.

Power, African style.

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RAY

2012 – ANIMATION – 4 MIN - VIDEO COULeur RéALISATION HERIZO RAMILIJAONINA / SCéNARIO HERIZO RAMILIJAONINA / PRODUCTEUR GASS CREATIVE / ANIMATION HERIZO RAMILIJAONINA / ILLUSTRATION 2D MAMITIANA RANDRIANARISOA / SON AINA RASAMOELINA / MONTAGE HERIZO RAMILIJAONINA / MUSIQUE AINA RASAMOELINA

Ray Andrianasolo, un instituteur et ancien combattant de la deuxième Guerre auprès des Français, est recherché deux ans après par une troupe de tirailleurs sénégalais, menée par le Général Marcel Freydenberg. Ils veulent récupérer une chose que Ray aurait eue en sa possession durant la Guerre. Sélectionné au Festival International du Court-métrage de Clermont-Ferrand, 2012

Ray Andrianasolo, a school teacher and World War II veteran of the French army is chased by a troop of Senegalese infantry, leaded by General Marcel Freydenberg. They want to retrieve one important thing Ray is supposed to have owned during the war. Selection, International Short Film Festival, Clermont-Ferrand, 2012

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INY HONO IZY RAVORONA 2012 – ANIMATION – 10 MIN - VIDEO COULeur

RéALISATION SITRAKA RANDRIAMAHALY / SCéNARIO SITRAKA RANDRIAMAHALY / PRODUCTEUR FONDS SERASARY / PRODUCTEUR DéLéGUé ANIMEO / MODèLE 2D MAMITIANA RANDRIANARISOA  / MODèLES 3D TELINA RANDRIAMAHALY, LIVA RAZAKA / EFFETS VISUELS HERIZO RAMILIJAONINA / SON AINA RASAMOELINA / MUSIQUE LOVA ANDRIANAIVOMANANA

Un enfant naît dans un petit village au cœur de la forêt. Il pleure, rit, joue et grandit. Mais, un jour, il tombe malade. Prix Dan-Faso du meilleur film africain d’animation, Fespaco 2013

A child is born in a small village in the middle of a forest. He cries, he laughs, plays and grows up in the forest. But one day, he becomes ill. Dan-Faso Award, Best African Animation Film, Fespaco, 2013

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MADAMA ESTHER

2013 – FICTION – 26 MIN - VIDEO COULeur RéALISATION LUCK RAZANAJAONA / SCéNARIO LUCK RAZANAJAONA / PRODUCTEUR DéLéGUé ANIMEO PRODUCTION / DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE TOKY RANDRIAMAHAZOSOA  / SON ANDO ANDRIANARISON, RADONIRINA MICHEL  / MONTAGE LUCK RAZANAJAONA / MUSIQUE AFRIKA VOICE, NATTY KALY « OLO BLAKY  »  /  interprètes rasoambolanoro, dominique salvio, roger ralaimanga

Madama Esther, la cinquantaine, vient d’être licenciée. Pourtant, elle a promis à son petit-fils de l’amener à la mer. Il ne reste plus qu’une seule solution : héberger des combats de coqs clandestins dans sa cour. Sélectionné en compétition internationale au 34è festival de Clermont-Ferrand du film Court en 2014 Poulain d’argent au Fespaco (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou) 2015

Fifty years old Madama Esther loses her job. As she has promised her grandson that she’ll take him to the seaside, there is only one solution left: to rent her courtyard for clandestine cock fights. Selection, International Short Film Festival, Clermont-Ferrand, 2014 Poulain d’argent, Fespaco, 2015

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LE PETIT BONHOMME DE RIZ 2013 – FICTION – 25 MIN - VIDEO COULeur

RéALISATION RIANANDO LUDOVIC RANDRIAMANANTSOA / SCéNARIO RIANANDO LUDOVIC RANDRIAMANANTSOA / PRODUCTEURS DIGITAL DEVELOPEMENT COMMUNICATION, FONDS SERASARY / DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE NANTENAINA RAKOTONDRANIVO / SON AINA RASAMOELINA / MONTAGE TOKY RANDRIAMAHAZOSOA / MUSIQUE RIANANDO LUDOVIC RANDRIAMANANTSOA, DJAINA / interprètes gégé rasamoely, dominique salvio

Dans les bas quartiers d’Antananarivo, un homme portant un demisac de riz se fait régulièrement voler son bien par un petit garçon. Un jour, le petit garçon suit l’homme jusque chez lui et découvre qu’il a une famille… » Sélectionné en compétition officielle au FIFAI (Festival international d’Afrique et des îles, La Réunion) 2013

In the inner-city slums of Antananarivo, a man carrying a half sack of rice is regularly robbed by a young boy. One day, the boy decides to follow the man to his house, and discovers he has a family… Official Competition, FIFAI (Festival international d’Afrique et des îles, La Réunion), 2013

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ODYAINA / FRAGMENTS DE VIEs 2014 – Documentaire – 75 min – vidéo couleur

Réalisation Laza / scénario Laza / Producteurs Rozifilms (Madagascar), WeltFilm (Allemagne), Laza, Kristina Konrad / assistant réalisateur Jo Akim Rabary / mixage son Bruno Dennemont /Montage Cyril Curchod, Tany Maël  / musique Rajery

“Soigner” par la musique est une pratique ancestrale à Madagascar. Odyaina (Fragments de vies) parle de la relation entre la musique et la folie. Mais encore faut-il définir ce qu’est « la folie ». Ce film suit Rajery, un musicien valihiste handicapé, et musicothérapeute au sein de l’unique hôpital psychiatrique de Madagascar. Des fragments de vies de quelques patients. Sélectionné au 65è festival international de Locarno 2012 (Open doors selection)

Music therapy is an ancestral practice in Madagascar. Odyaina considers the relation between music and mental illness, as long as one can define ‘mental illness’. The film follows Rajery, a physically impaired famous valiha player, who conducts musical therapy sessions at the one and only psychiatric hospital in Madagascar. Fragments of some patients’ lives. Selection, 65th Locarno International Festival, 2012 (Open doors selection)

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CINéMATHèQUE AFRIQUE DE L’INSTITUT FRANçAIS UNE COLLECTION UNIQUE AU MONDE

La conservation et la diffusion du patrimoine cinématographique africain sont au cœur de la mission de la Cinémathèque Afrique de l’Institut français. Créée en 1961, la Cinémathèque Afrique conserve l’une des collections les plus complètes de films africains au monde : gérant plus de 1600 titres dont les 10 000 copies existent sur différents supports : 16 mm, 35mm, Béta SP, DVD, Blu-Ray et DCP. Aujourd’hui intégrée au Département Cinéma de l’Institut français, elle dispose des droits de diffusion non commerciaux pour 700 films (courts et longs métrages de fiction, animation, documentaires) qu’elle met à la disposition des organismes à vocation culturelle, sociale ou éducative en France et à l’international ainsi qu’aux grands festivals, musées et centres d’arts à travers le monde. Par ailleurs, les autres titres, archivés, sont régulièrement prêtés sous réserve de l’autorisation écrite des ayants droits, La Cinémathèque Afrique œuvre à la préservation de ce fonds unique et encourage les partenariats permettant de restaurer et valoriser les collections car ce patrimoine est en danger : fragilité de la pellicule, difficulté à retrouver la trace des originaux négatifs ou inversibles, mauvaises conditions de conservation, coût du tirage des copies. Chaque année la Cinémathèque Afrique enrichit son offre en proposant des rétrospectives, hommages (Sotigui Kouyaté, Raoul Peck…), cycles thématiques (Les Indépendances africaines, Femmes d’Afrique, Hommage à Nelson Mandela…). Partenaire de nombreux festivals, elle contribue également au rayonnement des cinéastes et comédiens africains grâce à l’important réseau des établissements culturels français à l’étranger dans plus de 110 pays. La Cinémathèque Afrique de l’Institut français est l’acteur majeur de la diffusion internationale du cinéma africain, tant pour les œuvres de patrimoine que pour la création contemporaine.

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MODALITéS DE DIFFUSION Les 11 films de ce cycle sont libres de droits pour une diffusion non commerciale par la Cinémathèque Afrique à l’étranger dans les établissements culturels (Instituts français et Alliances françaises) et leurs partenaires (Cinémathèques nationales, Festivals, Musées,…) et en France auprès des organismes à vocation culturelle, sociale et éducative. Les demandes de prêt du cycle se font en ligne sur le catalogue cinéma disponible sur le site de l’Institut français : http://www.institutfrancais.com/fr/cinematheque-afrique ou auprès de Veronique Joo Aisenberg, Responsable de la Cinémathèque Afrique : veronique.jooaisenberg@institutfrancais.com

L’INSTITUT FRANÇAIS L’Institut français, au service du rayonnement de la France à l’étranger, assure la promotion des artistes, des idées et des oeuvres, de la langue française et des industries culturelles créatives. Il anime des communautés professionnelles, tout en favorisant les échanges artistiques et le dialogue des cultures. Véritable outil d’influence et de coopération, pôle d’expertise et de conseil, il contribue à créer et diffuser, à l’international, l’image d’une France dynamique et innovante. Marque mondiale, l’Institut français est le premier partenaire du réseau culturel français (Instituts français à l’étranger, Services culturels des Ambassades, Alliances françaises).

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région île-de-france

La Région au cœur de l’international

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égion capitale, notre Région est celle de la diversité : diversité des histoires, des territoires, des cultures. Ouvert sur l’Europe et le Monde, le Conseil régional s’attache à promouvoir les savoir-faire franciliens, et met en œuvre des partenariats stratégiques, des actions de solidarité et d’échanges avec de grandes collectivités européennes et internationales. Au titre de l’animation régionale de l’action internationale, la Région se met au service de l’ensemble des acteurs franciliens œuvrant à l’international (collectivités, établissements publics, associations…), intégrant le rôle fédérateur de la Région, l’information sur l’action internationale en Île-de-France, le renforcement des capacités des acteurs, et le soutien ou la participation à des initiatives à composante internationale en Île-de-France. Coopération décentralisée : partage et partenariat La coopération décentralisée est un partenariat politique et technique direct entre collectivités territoriales. Elle se caractérise par la place centrale donnée au partenaire dans l’élaboration et la mise en œuvre des programmes. La plupart de ces coopérations bénéficient d’actions de solidarité fortes et d’appui au processus décentralisateur. L’animation territoriale, la planification, l’acquisition des savoirs sont des éléments structurants de ces coopérations décentralisées. L’axe culturel est considéré comme un élément de développement local et de lien social et éducatif fort. A Madagascar, la Région a noué un partenariat avec Antananarivo dès 1990, renforcé en 2008 par la création d’un Institut des Métiers de la Ville en charge d’accompagner la Commune Urbaine dans son développement (planification urbaine, transport public, eau et assainissement) et son rayonnement culturel (protection du patrimoine, rénovation de bâtiments historiques, circuits touristiques). En cette année 2016 qui verra le XVIè sommet de la Francophonie se tenir à Antananarivo, l’engagement de la Région, aux côtés de l’Institut français sur une action patrimoniale du film malgache est une initiative emblématique de l’accord signé entre nos deux structures.

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région île-de-france Présidente Valérie Pécresse Vice-présidente en charge de l’Education et de la Culture Agnès Evren Vice-président Actions internationales et Affaires européennes David Douillet Directrice de la Culture, du tourisme, du sport et des loisirs Françoise Patrigeon Directeur des Affaires internationales Didier Jean Chef du Service Cinéma et audiovisuel Sébastien Colin

institut français Président Bruno Foucher Directrice générale déléguée Anne Tallineau Secrétaire général Clément Bodeur-Crémieux Département cinéma Directrice Valérie Mouroux Responsable-adjoint Pierre Triapkine Responsable du pôle cinéma du monde Emilie Pianta Essadi Responsable Cinémathèque Afrique Véronique Joo’ Aisenberg DEPARTEMENT DEVELOPPEMENT ET PARTENARIATS PôLE COLLECTIVITéS TERRITORIALES Responsable Claire Magnac Chargé de mission Jean-François Rabot

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(c) Luck Razanajaona / Madama Esther


kolosary - cinéma malagasy - 11 films Un cycle proposé par l’Institut français pour une circulation nationale et internationale non-commerciale Production : Véronique Joo’Aisenberg Diffusion : veronique.jooaisenberg@institutfrancais.com Production déléguée : Institut français de Madagascar - Denis Bisson En partenariat avec l’Association Rencontres du Film Court de Madagascar Coordination : Colin Dupré et Audrey Bénesse Textes : Raymond Rajaonarivelo, Laza Conception graphique : Benjamin Baltimore Adaptation : Tsiriry Rakes Impression : MYE - Antananarivo Iconographie : droits réservés Benoît Ramampy© Tana Films (consortium cinématographique)© Jiva Razafindralambo© Manohiray Randriamananjo© GASS CREATIVE© Fonds SERASARY© Animeo Production© Raymond Rajaonarivelo© JLA-Jacques Le Glou Audiovisuel© Digital Development Communication© Rozifilms© Restauration et numérisation : FL@H DVD : Duplik Madagascar Remerciements : Mino Ralantomanana, Sariaka Rabearivony, Prisca Soanirina, la famille Ramampy, la famille Randrasana, Dieudonné Razafinjatovo

© Institut français 2016 Avec le soutien de la Région Île-de-France INSTITUT FRANÇAIS 8-14, rue du Capitaine Scott 75015 Paris Tél + 33 1 53 69 83 27 www.institutfrancais.com

INSTITUT FRANÇAIS de MADAGASCAR 14 Avenue de l’Indépendance BP 488 Antananarivo 101 – Madagascar Tél (+261 20) 22 646 47 www.institutfrancais-madagascar.com


L’INSTITUT FRANÇAIS ET LE CINÉMA L’Institut français, opérateur du Ministère des Affaires Etrangères pour l’action culturelle extérieure de la France, développe des projets en faveur de la promotion des échanges artistiques, de la diffusion de la langue française, des livres et des savoirs. Dans le domaine du cinéma, l’Institut français contribue, de façon complémentaire à UniFrance Films, à la promotion des oeuvres du patrimoine cinématographique français, à la diffusion non commerciale des oeuvres de création récente et à la mise en valeur de ses figures marquantes. L’Institut français contribue également à la promotion des cinémas du monde à travers le programme de la Fabrique des Cinémas du Monde sur son pavillon lors du festival de Cannes, ainsi qu’au dispositif de l’Aide aux cinémas du monde géré par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), l’Institut français et la Cinémathèque Afrique. En charge de la conservation et de la diffusion du patrimoine cinématographique africain, la Cinémathèque Afrique a récemment restauré Lamb (La Lutte) de Paulin Soumanou Vieyra, 1963, premier film africain sélectionné au festival de Cannes en 1964.

INSTITUT FRANÇAIS AND CINEMA Institut français is the agency for the Ministry of Foreign Affairs with responsibility for cultural activity outside France. It works to promote artistic exchange and dissemination of the French language, books and knowledge. Institut Français also complements the role of UniFrance Films in promoting French patrimonial cinema, the non-commercial screening of recent films, and showcasing its professionals. The Institut français also helps to promote the world’s cinemas through la Fabrique des Cinémas du Monde during the Cannes Festival, and through its aid to the world’s cinemas program, managed by the Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), the Institut français and the Cinémathèque Afrique. Responsible for the conservation and dissemination of the African film heritage, the Cinémathèque Afrique recently restored Lamb (The struggle) by Paulin Soumanou Vieyra, 1963, first African film selected at Cannes in 1964.

www.institutfrancais.com

L’Institut français est opérateur du ministère des Affaires étrangères et du Développement international pour l’action culturelle extérieure de la France.

Coffret Madagascar en 11 films  
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