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L’Instant extrait - numéro 9 - septembre 2008   

 

 

     

                   


« (…)Cette phrase, je l’ai tout de suite notée sur un bout de papier. C’était cette tonalité que je cherchais, être en diapason avec cette vibration joyeuse qui se déborde elle-même et qui fait résonner, les unes après les autres, les choses qu’elle rencontre, qu’elle finit par englober, par intégrer tout à fait dans sa partition spontanée qui ne s’interdit aucun caprice. Je note ces phrases en contemplant la nuit embrumée et mouillée qui me donne l’impression que le ciel s’est affaissé et que les réverbères sont des étoiles. Ces phrases sont parfaites, elles embrassent la vibration et s’insèrent sans grincer dans le tourbillon de violons qu’a soulevé cette première phrase. » Jean d’Ailleurs, Lutte

« (…)Se laisser porter n’est pas vraiment ce qui a lieu, il ne s’agit pas de quelque chose de passif. L’effort est pour ainsi dire partagé. Pour continuer à être emporté par le mouvement il est nécessaire de continuer à se mouvoir à son rythme et ainsi d’en être habité et de l’habiter, de l’accompagner sans en être éjecté. Comme si on voyait arriver un cheval et qu’au moment où on le sent passer tout près dans un instant au ralenti, il fallait sauter sur son dos et le chevaucher. Pour ne pas tomber, embrasser son mouvement, peser le moins possible, savoir l’écouter dans ses moindres mouvements, de manière à ce que le cheval se sente parfaitement bien et libre. Plus l’entente est bonne, plus cela marche et c’est beau. » Signore Niente, L’invocation du monde  


Dépôt légal : septembre 2008

Grand-Duché de Luxembourg

 


Extrait_Instant N°9