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Acteurs de dialogue La lettre d’information trimestrielle d’Initiative Dialogue Automne 2012 - N°12

EDITO

La démocratie est-elle à l’épreuve? de communication entre individus. Chaque individu devient aujourd’hui un acteur de la sphère médiatique globale et un émetteur d’information, défiant les médias traditionnels. En même temps, cette information immédiate, souvent subjective et sans recul, peut être sujette à toutes formes d’exploitation ou de manipulation. Peter Lemish1, a invité la société civile à être plus créative à travers le web, à renforcer les fondements de cette même société civile et à renforcer le processus de l’engagement civique. Devant les évolutions politiques récentes dans de nombreux pays, le Conseil de l’Europe a souhaité lancer un débat annuel sur l’état de la démocratie dans le monde, en conviant à Strasbourg du 5 au 11 octobre, des responsables politiques mondiaux, des élus nationaux et des acteurs de la société civile. L’objectif était de dégager des pistes nouvelles d’action pour renforcer la démocratie dans le monde grâce au dialogue et à l’échange des expériences. Aujourd’hui, les mouvements de réforme démocratique engagés sur la rive sud de la Méditerranée et ailleurs dans le monde, se développent dans des environnements culturels spécifiques qui ne se reconnaissent pas dans les valeurs et modèles démocratiques occidentaux, sans que des alternatives claires aient réellement émergé. Le rôle des médias et leur impact sur les démocraties et sur la liberté d’expression était l’un des thèmes abordés lors de ce forum. Le XXème siècle a été marqué par l’émergence des réseaux sociaux, et cela a profondément modifié les comportements

La démocratie inclusive est aussi synonyme de droits de l’homme, il est impossible d’instaurer et de faire vivre la démocratie, sans avoir une idée claire de la justice, de la liberté et de la dignité humaine. Tawakkoll Karman2, témoigne d’un printemps arabe qui continue...Elle a appelé les Nations Unies à une position ferme vis-à-vis de ce qui se passe dans les pays arabes et à aider les peuples de ces pays et les soutenir dans leur lutte pour un changement démocratique. Elle a appelé à faire des textes, comme la Déclaration universelle des droits de l’homme ou la Convention européenne du même nom, des documents «contraignants» et non des «pactes d’honneur» que l’on bafoue allégrement. Evoquant la situation en Syrie, la jeune femme a appelé à la mise en place de «couloirs humanitaires pour sauver des hommes, des femmes, des enfants victimes des massacres du régime syrien». Des différentes personnalités ont appelé à lutter contre toutes les coutumes religieuses et culturelles qui violent les droits de

l’homme et notamment les droits des femmes dans certains pays. Les sociétés civiles et les organisations internationales sont appelées à remédier aux problèmes de violence, en comprendre les raisons et chercher des solutions, notamment dans le domaine de l’éducation. Par ailleurs, une grande partie des tensions dans nos sociétés contemporaines est liée à des problèmes de perception et donc de représentation des différences culturelles. Pierre Morel3, précise que les institutions publiques et la société civile devraient redéfinir leurs relations pour favoriser le développement de sociétés plus inclusives, dans lesquelles la diversité culturelle et religieuse pourrait être vécue comme un atout plutôt qu’un problème. Pierre Morel note que «la solution pour un meilleur vivre-ensemble et une meilleure coexistence, consiste dans une approche citoyenne, indépendamment de toute appartenance culturelle ou religieuse, une approche acceptée par tous». Bien que la démocratie soit une valeur universelle, la question reste de savoir quels pourraient être les principes et les valeurs intangibles qui transcendent les diversités et cette nouvelle réalité du monde, et qui mettent les anciens modèles démocratiques ainsi à l’épreuve. Jamila Barbouch 1 Peter Lemish : Southern Illinois University (Etats-Unis d’Amérique)

2Tawakkoll Karman : militante politique et journaliste, Prix Nobel de la Paix 2011 3 Pierre Morel Directeur de l’Observatoire du pluralisme des cultures et religions PHAROS

Identité et responsabilité Malgré tout, la multiplication des « appels à la responsabilité » de chefs d’Etat ou de mouvements semble s’accompagner du sentiment que celle-ci nous fait de plus en plus défaut. Nous aimerions que chacun se sente comptable de ce qui est dit et fait et pourtant cela paraît de plus en plus difficile, voire improbable. Alors que les moyens de communication explosent et que leurs effets s’aggravent, les individus ont accru leur capacité à provoquer la violence.

Quatre ans après l’avoir introduit comme premier thème des Espaces de Dialogue, Initiative Dialogue ré-explore la thématique de l’« identité » pour cette fois l’associer à celle de la « responsabilité ». Ce lien, dans le cadre d’un programme de dialogue interculturel, ne va pas forcément de soi: les identités sont multiples voire fragmentées, alors que la responsabilité citoyenne devrait être la même pour tous. Les tensions interculturelles n’ont pourtant jamais rendu leur association aussi nécessaire.

Il est donc logique qu’Initiatives et Changement, pour qui le changement passe justement d’abord par soi-même, organise des échanges citoyens afin de nous aider, par un dialogue sincère, à prendre véritablement conscience de la signification de ce concept galvaudé mais trop rarement vécu. Car de responsabilité, nous avons grand besoin. Sans responsabilité, nous perdons notre identité première : celle d’être humain. Si nous sommes dotés de conscience, c’est justement pour prendre en charge notre vie mais aussi l’impact que nous avons sur le monde. Cela vaut aussi bien pour l’environnement que pour notre relation à l’Autre. Et en perdant cette identité fondatrice, celle-là même qui nous est


justement commune à tous, nous prenons tous les risques que la société se délite et que ses composantes finissent par s’affronter. « Être responsable de ses actes » : derrière cette injonction morale, il y a évidemment la notion de respect – pour soi et pour l’Autre, son identité, son existence même. D’aucuns se demanderont cependant s’ils doivent être responsables de tout, collectivement et au delà de leur propre comportement individuel: les jeunes générations sont-elles responsables des blessures du passé ? Les modérés sont-ils responsables des actes des extrémistes ? Jusqu’où aller dans les responsabilités collectives ? Celles-ci peuvent-elles aller à l’encontre d’une responsabilité universelle ? Dans un pays comme la France où on attend bien souvent de l’Etat qu’il soit responsable de tout, où l’on jette l’anathème plus volontiers sur les autres que sur soi-même, notre tâche sera de redonner aux citoyens ce qui leur appartient : la responsabilité de leur bien être. Notre utilité est de donner un sens concret à des concepts qui, à force d’être trop utilisés dans le discours public, deviennent lointains pour l’individu, et de permettre à chacun d’apprendre des autres pour que les autres apprennent de chacun. Nous espérons que nos Espaces de Dialogue de cette année pourront aider les participants à comprendre le plus profondément possible les implications de cette responsabilité partagée pour des identités reconnues et un vivre ensemble renforcé. Rafaël Tyszblat

ESPACES DE DIALOGUE Mon premier espace de dialogue Rendez vous est donné à la Maison des Associations dans le XVème arrondissement pour notre premier Espace de Dialogue sur Identité et Responsabilité. Dans la salle les plus fidèles sont déjà présents. Les présentations se font naturellement et avec mes deux compagnons Théo et Bruno – l’un d’identité roumaine et l’autre italienne – autant dire que nous nous sentons déjà très à l’aise. Nancy qui intervient comme animatrice commence la séance par se présenter. Elle est d’origine américaine, mais ressemblant étrangement plus à une écossaise comme elle aime à le dire se distingue par son naturel souriant. Elle me conforte dans l’idée que cette soirée sera riche en enseignement et partage sur les autres et leur culture. La parole est donnée aux premiers participants, chacun se présentant avec un sourire décidemment communicatif. Puis viens mon tour, l’ambiance est presque familiale et chacun raconte une partie de ce qu’il veut laisser échapper sur son identité. Théo puis Bruno suivent puis c’est au tour des autres présents. Chacun se raconte et tout le monde écoute. Une fois les présentations faites, Nancy propose un petit jeu consistant pour chacun de nous à choisir sept « valeurs » caractéristiques de sa personnalité. Entre temps de nouveaux venus nous rejoignent. J’apprendrai au cours de l’Espace que les deux s’étaient déjà croisés dans le monde professionnel, mais qu’aucun ne savait que l’autre participait aussi aux évènements d’Initiatives et Changement. Comme quoi le monde est petit. L’un d’eux au cours de ce petit exercice à une formule qui m’a marqué. Il ne se sent pas plus français que marocain ou que musulman. Ce sont les trois fondements de son identité. En aucune façon il ne pourrait établir une hiérarchie entre ces facettes. Sur le même registre pour un autre, pas de hiérarchisation entre français, roumain, et catholique ou orthodoxe. Question posée par un participant puis reprise : « ne nous sentons-nous pas plus français quand nous nous trouvons à l’étranger ? » Chacun de nous acquiescera : le fait d’être à l’étranger renforce pour chacun de nous la composante nationalité de notre identité, mais cela n’empêche pas de nous intégrer avec les personnes qui évoluent à nos côtés. En conclusion, cette première expérience avec mes amis Théo et Bruno fut très riche. Les interventions furent ordonnées et chacun a eu le respect d’écouter les autres intervenants. J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir lors de cette soirée et j’espère retrouver ces nouveaux amis de l’Espace de Dialogue. Sylvain Roussarie

Paris-Belleville Ce premier espace de dialogue était inauguré en présence de deux représentants de la Commission Solidarité du Conseil de quartier de Belleville (Paris 20ème), une activité en partenariat avec l’association Mémoire de l’avenir et avec le soutien de Madame Naomi Sadeng, déléguée auprès de la Mairie à l’Accès à la Citoyenneté et au Vivre-Ensemble.C’est ainsi que nous sommes allés à la rencontre des Bellevillois, que nous voulons contribuer au dialogue citoyen et favoriser le vivreensemble dans ces quartiers multiculturels et à l’identité forte. La question de l’identité est souvent d’actualité dans notre pays. Cette quasi obsession autour de cette question est parfois révélatrice de quelque chose de profond, et est souvent symptomatique d’un sentiment de doute, parfois de menace et d’une difficulté à se définir. En voici quelques témoignages : Une jeune femme, originaire du Burkina Faso, souligne qu’au moment où elle revendique son identité africaine ici en France, elle a besoin de confirmer son identité française dans son pays d’origine. Un jeune ingénieur, précise : « On développe notre culture d’origine dans le contact avec l’autre, notre identité évolue à travers ce contact ». Une autre participante ajoute : « C’est dans le contact à l’autre qu’on se construit. J’ai personnellement construit mon identité à travers les valeurs dans ma famille ».Un jeune professeur avoue : «Plus jeune je me suis senti menacé dans mon identité, à cause d’actes islamophobes. Cela m’a amené à découvrir davantage cet aspect de mon identité, à m’intéresser un peu plus à ma religion et au devenir du monde arabe, mais toujours avec la conviction de m’ouvrir à l’autre et de m’enrichir. » Un médecin habitant de Belleville nous révèle : « J’ai une double identité guinéenne et française, c’est une situation difficile mais en soi intéressante. On se construit aussi dans le regard de l’autre». En fin de soirée, une jeune femme parisienne, ne nous cache pas ses sentiments : « J’ai beaucoup aimé la simplicité, la vérité de ce que nous nous sommes dit. J’aimerais bien qu’un raciste décomplexé puisse assister à notre espace, peut être changera-t-il d’avis ?! » Nous nous sommes donné rendez-vous dans un mois pour un nouvel échange qui sera autour du thème des préjugés et stéréotypes dans notre société. Par ailleurs, le 20 octobre dernier, le temps d’un après-midi, Belleville s’est transformé en un vaste terrain de jeu pour adultes. L’ambition du grand rallye « Le Français en partage » et auquel a participé Initiative Dialogue était de réunir les habitants dans leur diversité autour d’un rallye pour découvrir ensemble les nombreu-


ses activités offertes par les associations du quartier. C’est ainsi que Lauriane Mignindo et Julien Bernoville ont animé « l’Enigme du rallye », autour de l’histoire du cinéma « Le Zèbre », un lieu emblématique du quartier (1939). C’est un lieu de rencontres interculturelles, notamment grâce aux représentations qui y sont proposées. Il est aussi un élément fort de l’identité bellevilloise, comme le prouvent les nombreuses actions qui ont été entreprises au cours de son histoire. Plusieurs groupes et personnes apprenant le français se sont succédés pour surmonter l’énigme du rallye, dans la bonne humeur.Aux côtés de trente partenaires locaux, associatifs et institutionnels, Initiative Dialogue a animé cette partie du parcours du rallye, proposant ainsi une étape ludique et propice aux échanges entre bellevillois !

Versailles-Tunis Une amitié tissée dans le cadre d’Initiative Dialogue a permis à deux couples Versaillais de découvrir, guidés par deux couples tunisiens, la Tunisie de l’ère post-Ben Ali. Leur voyage en groupe a été une occasion privilégiée pour découvrir la société tunisienne, sa culture, ses racines, à tel point qu’ils ont tenu à faire partager leur expérience à une assemblée de 200 personnes au Centre 8 à Versailles le 5 octobre dernier. Lors de cette présentation, Ridha Driss, qui a longuement réfléchi au renouveau de la Tunisie dans le cadre de son engagement politique, a tenu à remercier la France, sa terre d’accueil pendant 25 années d’exil. Ses réflexions sur le renouveau de la Tunisie se réfèrent largement à son vécu au sein de la société française et ses institutions, et l’amènent à la conviction que démocratie et liberté peuvent parfaitement s’acclimater en Tunisie. Même si, vu de l’extérieur, les changements semblent peiner à émerger, cette apparente lenteur est la conséquence d’une liberté d’opinion inconnue sous Ben Ali et d’une recherche de consensus, fondement de choix solides. Son épouse Samia a fait part de son besoin de personnes qui y croient pour faire face à la morgue des sceptiques convaincus que la démocratie est le monopole des Occidentaux.

de faire entendre les différentes opinions, mais incite à se méfier du regard souvent orienté et parcellaire de nos médias. Etienne Pinte, fort lui aussi d’une longue expérience de la Tunisie, et de son rôle de facilitateur dans les contacts entre les autorités françaises et les nouveaux dirigeants tunisiens, est confiant dans la sagesse de ces derniers pour conduire la révolution. Les échanges au cours et après cette soirée ont permis aux participants de faire part de leurs inquiétudes sur certains sujets (charia, statut de la femme, salafisme…). Ils les ont néanmoins convaincus de la volonté de nos interlocuteurs tunisiens d’une exemplarité en matière de respect des libertés et des droits de l’homme. Rencontre avec le président de l’Assemblée constituante tunisienne Sur la photo : Odile Canneva, Frédéric Chavanne, Rhida Driss et Ben Jafar

Lotfi Hajji, directeur du bureau de la chaine de télévision Al Jazira à Tunis, autrefois victime de la censure, est optimiste sur la possibilité

ACTEURs DE DIALOGUE Témoignage : ma participation au Jamboree « Ma participation au Jamboree «Vis tes rêves» à la fin du mois de Juillet, a été une réelle découverte, une expérience enrichissante. Lorsqu’Alice nous a parlé de ce rassemblement, j’ai eu du mal à imaginer les 18 000 enfants de 11 à 14 ans réunis au même endroit… Et pourtant, en arrivant sur place, on découvre une immense étendue d’herbe entourée de bois : le domaine de Jambville. Le scout qui nous accueille nous explique que c’est là où sont installés les villages où les enfants campent pendant 2 jours. Les ateliers nous permettent à travers des jeux simples d’ouvrir le dialogue autour de la question des préjugés, de « l’autre », et du vivre ensemble. Les discussions ont été très enrichissante, et je me suis rendu compte que beaucoup d’entre eux n’ont qu’une connaissance floue des différentes religions. L’un de ces jeux consistait en un « Pictionary », un membre du groupe devait dessiner un mot sans parler et le faire deviner le plus vite possible aux autres. L’idée était ensuite de comparer les dessins : on utilise tous des raccourcis pour se faire comprendre, des symboles et cela est utile dans certains cas. Mais…cela met en évidence les préjugés que l’on peut avoir, ce qui permettait alors de les faire réagir. Chacun leur tour, je leur montrais le mot qu’ils devaient dessiner, l’un des mots était « mu-

sulman », et souvent ils me regardaient l’air effarés « Mais... je ne sais pas dessiner un musulman… » et autres « Oh non…trop dur... » étaient récurrents. Le fait que je porte un voile, ce qui me rendait facilement identifiable comme musulmane pour les enfants, ajoutait à leur malaise au départ. Mais ensuite, voir que bien au contraire c’était l’occasion d’en apprendre plus et d’en discuter les mettait à l’aise. Les discussions avec les compagnons, notamment Louis et Arthur qui nous ont aidées à animer les ateliers, m’ont beaucoup appris sur l’esprit du scoutisme, sur l’amitié profonde qui se crée entre eux et sur les valeurs qu’ils portent telles que l’entraide ou le respect de la nature ou encore l’esprit d’équipe. Je garde plein de bons souvenirs de ces deux jours passés à Jambville, j’ai même décidé de convaincre mes parents d’inscrire mes deux petits frères, 10 et 13 ans chez les scouts ! » Asma Soltani


Une année formidable en France

LU, VU, ENTENDU

Printemps 2011 : un petit groupe de rédacteurs et photographes du Monde partagent l’envie de participer au grand moment de radiographie nationale que les élections allaient faire vivre au pays. Pendant un an, ils partent à la rencontre des Français, en différents lieux du territoire dont ils s’imprègnent, pour raconter ensuite ce qu’avaient à dire ces Français de différents milieux socio-économiques ou culturels, sur leur vie, leur quotidien, leurs soucis, leurs attentes. Cent tranches de vie, une anthologie de portraits, une variété de points de vue dont chacun révèle une grande diversité et au final un formidable kaléidoscope de la société française d’aujourd’hui. A travers ces témoignages, on explore les sentiments identitaires de ces Français, « nés quelque part », comme ces portugais de 2ème génération qui racontent leur enfance entre deux pays, deux cultures, deux langues. Où le complexe est devenu fierté, et la réussite professionnelle est passée par les études et l’effort ; finalement, soutien et témoin de cette réussite, une certaine capacité d’autodérision. … Ou comme Mohamed Aouichi, né en Tunisie de parents Algériens, musulman modéré opposé au port du voile : « je suis 100 % Français, mais dans leurs yeux, je reste un immigré. » On découvre la volonté de vivre ensemble, dans « leur France », de Mehmet Ayaz, Kurde alévi, et André Mary, de Montceau-lesMines, ex-collègues de travail, une histoire de « voisins qui s’entendent bien ». On partage la fierté de Nasreddine Yahya, qui a grandi à la Cité des 4000 à La Courneuve que sa famille a quittée, et qui, devenu professeur des écoles, a tenu à s’y faire nommer : il y voit une mission, celle d’éveiller les consciences, et c’est à cet engagement-même, à ce partage, qu’il associe sa réussite. … Des parcours qui font écho à nos discussions de cette année. Et l’opération continue sous la forme d’un blog du Monde, où de nouveaux portraits traitent des effets de la crise économique, mais aussi des lignes de fracture sociales, des modèles alternatifs, des projets qui donnent du sens, des nouvelles solidarités… des mondes qui changent en marge de l’actualité.

Prochains espaces de dialogue

Vendredi 11 janvier 2013 - A Belleville le 18 janvier 2013

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Lieux de rencontres : Les Yvelines (Versailles et Trappes), en Seine-Saint-Denis, (la Courneuve) à Paris 15ème et Paris 20ème.

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Formation des bénévoles : 10 décembre 2012

Prochaine conférence Initiative Dialogue :

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Plus d’info : www.fr.iofc.org/projets/dialogue

le 19 décembre 2012 à 19h au FIAP, Paris 14 - « Processus de réconciliation, quelles étapes possibles ? La France et l’Algérie, où en sommes-nous? » avec la présence exceptionnelle de Kévin Rudd, ancien premier ministre australien, de Michel Rocard, ancien premier ministre français, Laetitia Bucaille, sociologue, Ghaleb Bencheikh, président de la conférence mondiale des religions pour la paix. P.A.F : 15€ Tarif réduit : 8€ - Inscription et paiement obligatoire sur www.amiando.com/FSADLEG

AGENDA

ANNONCES

Initiative Dialogue recherche des bénévoles pour animer les espaces de dialogue, merci de nous contacter (info@ic-fr.org ou jamila.labidi@ic-fr.org)

Contact Initiatives et Changement - 7bis rue des Acacias - 92130 Issy-les-Moulineaux 01 41 46 03 60 - jamila.labidi@ic-fr.org - alain.tate@ic-fr.org http://www.fr.iofc.org/projets/dialogue Comité de rédaction Fréderic Chavanne, Nathalie Chavanne, Rafael Tyszblat, André Brémard et Jamila Labidi.

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