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M A G A Z I N E

D E

L A

G R A N D E

C O N S O M M A T I O N

ÉPICERIE LIQUIDES FRAIS DPH

PGC Marchés & tendances

N° 2285 | 29 août 2013

L E

1

OCTOBRE

2013 HORS SÉRIE 7€


En 2013, Neutralia fait peau neuve pour le bien-être de votre rayon douche !

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PARTENARIAT PRESSE & JEUX CONCOURS *vu sur internet, verbatim - **KANTAR, world panel, GMS, Douches 2012

E-RÉPUTATION

VALORISATION RAYON

PLV

INTERNET


éditorial par guillaume bregeras, rédacteur en chef adjoint

en tête, pour des questions de prix et de commodité. Cette majorité de «shoppers», jeune et en famille, représente donc l’avenir des PGC. Les sous-estimer ou parier sur un tassement de leur nombre à court terme revient à nier le sens de l’histoire. Un peu comme ces enseignes et industriels qui ont refusé d’accompagner l’essor de l’hypermarché dans les années 60 ou celui du hard-discount et des MDD depuis. Il est donc toujours surprenant que l’architecture de l’offre sur internet n’évolue que de manière très marginale. Les mécaniques du magasin physique appliquées aux ouEncourager tous les acteurs des PGC tils digitaux sont à raccourcir encore pourtant couronnées de succès. Les ventes le chemin entre privées par internet un produit de coupons de réet son client final. duction à valoir dans un magasin Auchan ou Intermarché ont largement dépassé les objectifs de départ par exemple. Un bémol, toutefois, à ces rares expériences : toutes se fondent pour l’instant sur le prix. Ce qui répond à l’attente déclarée des Français, certes, mais qui contredit aussi la performance des PGC en valeur cette année. Les consommateurs se sont ajustés positivement à la valorisation de l’offre, prouvant ainsi de manière irréfutable l’importance qu’ils accordent à la qualité de leur consommation. Un résultat qui devrait encourager tous les acteurs des PGC à raccourcir encore le chemin entre un produit et son client final. ❘❙❚ GBreGeras@lsa.fr

Hors série | Octobre 2013

C’est un ballet quotidien. Depuis le début de l’année, dans les allées des grandes surfaces alimentaires, on observe des consommateurs plus curieux qu’à l’accoutumée. Effet « horsegate » oblige, ils scrutent les informations qui vont les conforter dans leur achat. Le rituel est désormais bien rodé : ils saisissent l’emballage, le regardent de manière plutôt suspicieuse, traquent un mot clé comme un sésame, puis le déposent plus ou moins délicatement dans leur chariot. Cette opération, plus longue aujourd’hui qu’il y a un an, court-circuite tous les autres messages envoyés par les distributeurs et les industriels. Un risque, puisque l’ensemble des études s’accordent à dire que ces clients consacrent désormais plus de temps à s’informer sur ce qu’ils achètent, produits alimentaires en tête. La chute des MDD au profit des marques nationales, qui s’accélère encore cette année, donne un premier indicateur solide de cette quête de réassurance. Ces consommateurs-là sont également des passeurs. Ce sont eux qui partagent les nouvelles expériences d’un produit, les bons plans, et qui alertent leur communauté en cas de problème. S’ils représentent une formidable opportunité, leur parler est une nécessité, une urgence. Car, de l’autre côté du rayon, se trouve une autre partie de la population, de plus en plus importante en nombre et de moins en moins poreuse aux messages des marques. Celle qui considère les courses comme une corvée (59%, selon une étude Kantar Worldpanel). Celle qui a franchi le pas des achats sur internet, drive

©Laetitia Duarte

Court-circuit dans les PGC

3


Le mag a zine de L a gr ande consommation

66 40 3 6

20

Éditorial Retour sur les faits marquants de la grande consommation en 2013 La consommation des PGC se tasse dangereusement L’interview de Philippe Cabin Saint-Marcel, directeur général Iri, et de Jacques Dupré, directeur Insight Iri « Une crise sans crispation » Les chiffres

40

❘❙❚ épicerie

8 12

42 44 46

Hors série | Octobre 2013

48

4

50 52 54

❘❙❚ Épicerie salée Les féculents Riz et blé se valorisent face aux pâtes Les produits apéritifs Le plaisir renouvelé Les plats cuisinés Le horsegate désarçonne les plats cuisinés Les conserves de légumes Les efforts ne paient pas pour les légumes Les assaisonnements Le haut de gamme en ligne de mire La nutrition infantile En quête de légitimité Les potages et les sauces Le froid, moteur du développement Les conserves de viandes La chute du début d’année endiguée

Photo de couverture : Laëtitia Duarte

55

56 58 60 61

62 64

65

Les conserves de poissons Entre dynamisme et relais de croissance Les aliments pour animaux Les félins font grimper le marché ❘❙❚ Épicerie sucrée Les sucres et la pâtisserie Les aides à la pâtisserie recherchées Le petit déjeuner Un en-cas sinon rien La confiserie Bonbons et chocolats gardent la forme Les conserves de fruits La gourde fait le plein Les desserts Les desserts se veulent simples et créatifs La biscuiterie sucrée Le goût des marques nationales La panification sèche La panification sèche vise d’autres créneaux La panification préemballée Le burger s’invite au supermarché La pâtisserie industrielle L’individuel, star du gâteau

66

❘❙❚ Liquides

68 70

Les BRSA non gazeuses Contre vents et marées Les BRSA gazeuses Dépression et hausse des prix Les eaux Les eaux frappées par la déflation


sommaire | Hors série | Octobre 2013

104

76

78 80

81 82

84 86 88 90 92 94 96-97 98

Les bières En rémission d’une overdose de taxes Les apéritifs Sous haute concurrence Les mousseux et les champagnes Un millésime perturbé Les alcools et les liqueurs Des volumes à la peine

100 102

La boucherie La viande sort les crocs La boucherie La sélection de LSA

104

❘❙❚ dpH

❘❙❚ frais Libre-service

106

❘❙❚ surgelés Les surgelés salés Fin de la zone de turbulences Les surgelés sucrés Météosensibles, mais dynamiques

108

❘❙❚ Crémerie L’ultrafrais Les fabricants ne baissent pas les bras Le beurre, les œufs, le lait Le coût du beurre premier prix s’envole Les fromages Les fromages libre-service en panne ❘❙❚ Frais non laitier Le traiteur Le snacking, nouveau classique La saurisserie Cap sur le saumon fumé La saurisserie La sélection de LSA La charcuterie Les jambons résistent La charcuterie La sélection de LSA Les fruits et les légumes La carte de la praticité Les fruits et les légumes La sélection de LSA La volaille Le poulet rassure

111 112

114 116

118 120 122

❘❙❚ entretien L’entretien courant Une crise qui ne ménage personne La brosserie La brosserie fait la moue L’entretien spécifique Un hiver de feu pour l’entretien Les emballages ménagers Emballés par le fait-maison L’entretien du linge Les lessives retrouvent la normalité ❘❙❚ Hygiène-beauté Les capillaires et les accessoires Les gammes « pro » en effervescence L’hygiène corporelle Douche froide pour prix chauds La parapharmacie La « para », fin prête pour le grand saut Les soins de la beauté Les cosmétiques désordonnés Le papier de la maison L’innovation à coup de rouleaux Le papier de la personne Les tampons n’en mènent pas large

suivez toute l’information en direct sur

lsa.fr

Hors série | Octobre 2013

72 74 75

Photos Laetitia Duarte

76

5


RÉTROSPECTIVE

Retour sur les faits marquants de consommation en 2013

© PHILIPPE COUETTE/ FREE

Hors série | Octobre 2013

• Un an après son arrivée sur le mobile, Free, fondé par Xavier Niel (photo), annonce 5 millions d’abonnés et un gain de chiffre d’affaires de 1 Mrd€.

6

• Eurial et Agrial s’associent pour former le sixième groupe laitier en France et la deuxième coopérative derrière Sodiaal avec 5 200 exploitants et plus de 2 milliards de litres collectés. • Eckes Granini dépose une offre sur Pago, les jus de fruits propriété du brasseur Heineken. • Monoprix programme la création de 50 magasins en 2013, 13 de plus qu’en 2012, en franchissant le cap des 500 unités.

• Le scandale du «horsegate» éclate. Le 8 février, Findus annonce le retrait de trois de ses plats cuisinés surgelés en raison de la présence de viande de cheval. S’en suit une tornade médiatique, des retraits en cascade chez de nombreux industriels et distributeurs et des mises en cause successives, Comigel, Spanghero... «Il y aura un avant et un après», déclare Matthieu Lambeaux, DG de Findus France, à LSA.

• Auchan inaugure son nouveau concept frais. Baptisé Arcimbo, ce magasin ouvre ses portes le 27 février sous forme de test à Villeparisis (77), dans la banlieue est de Paris, à côté d’un drive Auchan. • Pixmania ferme ses boutiques en France. À la clé, un plan social pour les 150 personnes employées. • Warren Buffet s’offre les ketchups Heinz, le numéro un mondial du secteur, pour 28 milliards de dollars. • Costco, le géant américain, affiche ses ambitions en France avec l’intention d’ouvrir une quinzaine de points de vente en France d’ici cinq à dix ans.

Avril

• The Phone House envisage le dépôt de bilan après la perte du contrat avec Bouygues Telecom (12 % du CA) et celle probable du contrat avec Orange. • Mr. Bricolage se restructure. En plus d’un plan d’économies et de la restructuration de ses magasins intégrés, l’enseigne de bricolage s’est fixé comme priorité le déploiement du multicanal et du web-to-store. • Nicolas Houzé devient DG des Galeries Lafayette. Successeur désigné depuis de longue date, le fils de Philippe Houzé, président du directoire du groupe Galeries Lafayette et DG adjoint depuis janvier 2012, remplace Paul Delaoutre, en poste depuis dix ans. • Conforama inaugure son premier magasin à Istanbul sur une surface de 3 600 m2 dans le centre commercial Ümraniye, à quelques mètres d’un hypermarché Carrefour.

• L’offre de reprise de 119 M € du fonds Alpha Private Equity Fund sur Vertbaudet et Cyrillus, les deux enseignes du groupe PPR, est finalisée. • Après le rachat des 70 % par Borletti et la cession de Borletti Group à des investisseurs qataris au sein d’une société basée au Luxembourg, les qataris se retrouvent seuls maîtres à bord du Printemps.

• Carrefour sur le retour. Sur fond de résultats en amélioration, le PDG de l’enseigne, Georges Plassat (photo), dévoile son plan d’action : décentralisation, modernisation des systèmes informatiques, valorisation du patrimoine immobilier, etc.

© AFP IMAGEFORUM

• Jemini, spécialisé dans la conception de peluches et articles pour enfants sous licence, est placé en redressement judiciaire. • Cauval, le numéro un français de l’ameublement, et l’italien Sapsa fusionnent leur activité literie pour créer un nouvel ensemble qui pèse 400 M €. • Virgin Megastore en dépôt de bilan. Après avoir fermé 5 magasins en dix-huit mois, la fermeture des 26 magasins français semble de plus en plus inéluctable.

Mars

© PIERRE VASSAL

Février

© LAETITIA DUARTE

Janvier

• Face aux manifestations des producteurs laitiers furieux, les distributeurs annoncent des hausses de 5%, soit 2 centimes d’euros par litre. Une mesure jugée insuffisante. • Carrefour France se réorganise. Ce qui change ? Un retour à un découpage régional de ses hypermarchés et la création d’une grande direction des marchandises pilotée par neuf nouveaux responsables. • Dia dément un retrait de la France par la voix de son PDG, Ricardo Curras, qui annonce en exclusivité dans LSA viser la stabilité du CA en France en 2013, avant une nouvelle expansion en 2014 ainsi qu’un déploiement du concept Dia Maxi et le test d’une nouvelle enseigne Dia Fresh.


RÉTROSPECTIVE

• Régis Schultz (photo) arrive à la tête de Darty. Après avoir redressé But, il est face à divers défis: dépoussiérer le concept de magasin et l’assortiment, revoir le rôle des vendeurs, trouver l’équilibre entre l’optimisation des coûts et la qualité des services. • Quinze jours après l’annonce de son projet de rapprochement avec Conforama, La Maison de Valérie présente aux salariés un projet de réorganisation, qui doit se traduire par la suppression de 110 emplois.

• Carrefour fête les 50 ans de l’hypermarché dans le magasin originel à SainteGeneviève-des)-Bois (91). Georges Plassat ainsi que des «anciens » de la maison (Michel Bon...) sont présents. • Quatre mois après le scandale du « horsegate », le couperet tombe pour Spanghero et pour les 240 salariés licenciés. Deux dossiers de reprise sont déposés, le premier par les salariés et le second par l’ancien propriétaire, Laurent Spanghero. • La Fnac entre en Bourse. À défaut de repreneur, PPR introduit comme prévu l’enseigne en Bourse via un spin-off. • Cafom, la maison mère d’Habitat, après avoir engagé un plan de restructuration depuis deux ans, ouvre un plan de sauvegarde de l’emploi qui prévoit la suppression de 177 postes. • Otto, numéro 3 mondial de l’e-commerce et actionnaire de 51% du groupe 3SI, adresse à la famille Mulliez, actionnaire de référence avec 44% du groupe, une offre d’achat pour les activités e-commerce B2C de 3SI, notamment les 3 Suisses.

Septembre

• Le canadien Spin Master reprend à 100 % les parts des actionnaires de Mecanno, dont l’usine de fabrication est basée à Calais (62). • The Kase, l’enseigne spécialisée dans les accessoires pour tablettes et smartphones créée par les frères Rosenblum, cofondateurs de Pixmania, reprend 114 boutiques Phone House. • Tati, de nouveau à l’équilibre financier, revient sur le devant de la scène en ouvrant son 129e point de vente à Thiais (94) sur une superficie de 4 000 m2. • Après le rachat en 2012 de la saumonerie de Brioude (43), Delpeyrat reprend les sites de Viviers de France, à Castets (40), et Viviers marins, à Boulogne-surmer (62), au norvégien Norway Seafoods. Et en septembre celui de Ledun Pêcheurs d’Islande, à Carny-Barville (76).

• La cour d’appel de Paris interdit à Sephora d’ouvrir sur les Champs-Élysées jusqu’à 1 heure du matin, comme elle le faisait. Une victoire pour les syndicats qui avaient perdu en première instance. La filiale de LVMH envisage le pourvoi en cassation. • Fagor et Haier annoncent la création d’une coentreprise pour construire une usine de réfrigérateurs en Pologne. Ce site produira jusqu’1 million de pièces d’ici à cinq ans. Des synergies sont attendues en achats et R&D.

• Le tribunal de commerce de Carcassonne (11) a retenu l’offre de reprise du fondateur de l’entreprise, Laurent Spanghero, 74 ans. L’entreprise est rebaptisée La Lauragaise quelques jours plus tard.

• Bricorama remporte un succès juridique en obtenant la fermeture dominicale de 15 magasins Castorama et Leroy Merlin situés en Ile-de-France. Les enseignes bravent l’interdiction. • En conflit ouvert depuis trois ans, Jean-Charles Naouri, PDG du groupe Casino, et Abilio Diniz, son associé brésilien, ont mis fin le 6 septembre à leurs différends. • Vivarte, groupe d’habillement conclut son exercice 2012-2013 sur une baisse de 1,8%, à 3,04 Mrds€, contre -4,6% sur l’exercice précédent.

Hors série | Octobre 2013

DR

• Placé en redressement judiciaire fin avril, Telemarket, propriété de Système U depuis 2011, est placé le 28 mai en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Bobigny (93). La fermeture définitive est prévue le 11 juin. En jeu, le sort des 147 salariés. • Best Buy, distributeur américain de produits électroniques, se retire d’Europe en cédant à Carphone Warehouse sa participation de 50 % dans la coentreprise européenne, Carphone Warehouse Europe, que les deux entreprises avaient créée en 2008.

Juillet/août

© LAETITIA DUARTE

Juin

© SYLVIE HUMBERT

Mai

Série noire! Les mauvaises nouvelles se sont accumulées depuis le début d’année 2013, marquée par des défaillances en cascade à l’image de Virgin, de The Phone House ou encore de Telemarket. Sans compter l’affaire du «horsegate» qui a chamboulé à jamais l’industrie agroalimentaire.

DR

la grande

FLORENCE BRAY

7


l’analyse

La consommation des PGC se tasse dangereusement

Hors série | Octobre 2013

Sans l’effet démographique et la hausse des prix, l’année 2013 aurait été bien moins clémente pour les PGC. Plusieurs tendances se renforcent et devraient permettre de dégager toutefois d’importantes leçons pour les douze mois à venir.

8

l

e paquebot des PGC ne tangue pas, mais il est secoué. Avec une baisse historique des volumes de 1,4 %, certes tempérée par l’effet drive, que souligne Jacques Dupré, directeur Insight France chez Iri (lire pages 12 à 18), industriels et distributeurs se retrouvent face à de nombreuses questions à résoudre. La première d’entre elles se matérialise par la chute de certains modèles, comme celui de la distribution via le réseau hard-discount. Grand perdant de l’arbitrage des Français, ce circuit ne cesse de voir baisser sa part de part de marché depuis 2008 et le début de la crise économique. À force de se laisser aimanter par le

modèle des enseignes «traditionnelles», ce réseau convainc de moins en moins les consommateurs. Il faudra surveiller de près l’arrivée encore non confirmée de l’acteur majeur en Europe du discount, tous secteurs d’activité confondus, EasyGroup. Avec son enseigne orange et criarde, ses services low-cost et une manière très pragmatique de défendre son positionnement, il pourrait relancer une machine en panne d’idées. Autre enseignement frappant, celui de la dichotomie entre l’évolution positive des produits premium et l’érosion continue des MDD. À deux exceptions près, en novembre 2012 et mars 2013, ces dernières sont restées dans le rouge en


© CORBIS

l’analyse

LES HYPERMARCHÉS CONTINUENT DE TIRER LA CROISSANCE DES PGC Croissance des PGC par circuit de distribution à parc constant, en %, depuis 2011 Source : Iri

+ 3,9 2011 2012 S1 2013

+ 3,1 + 2,3

+ 2,3 + 1,3

+ 1,7

+ 1,3

+ 0,9 0 - 0,5

Total hypers/supers

Hypers +

Hypers -

le format des hypers « moins » s’impose toujours comme le circuit le plus performant pour doper les ventes de produits de grande consommation. L’écart avec les supermarchés se creuse de 0,1 point, tandis que celui avec les hypers « plus » tend à se réduire avec un écart de 2,1 points en 2013, contre 2,6 en 2012 et 3 en 2011.

LE SEUIL DES 2 % DE PART DE MARCHÉ POUR LE DRIVE DÉPASSÉ Part de marché du drive, en %, depuis juin 2012 Source : Iri

Pression des enseignes sur les industriels Par ailleurs, les produits les plus chers trouvent de plus en plus preneurs, comme si le choix se limitait au plaisir intense ou à la commodité extrême. Un arbitrage que le public intègre désormais dans son mode de consommation, et aucun indicateur ne semble signaler un changement de cap radical à court ou à moyen terme. Difficile dans ces conditions de tenir sans craquer. L’augmentation du taux de promotion lourde, au cours du premier semestre depuis 2010, démontre, par exemple, qu’en hypers, la tentation du rabais a fait place nette. ❘❙❚❘❙❚❘❙❚

Supers

1,6

1,5 1,2

Juin

Juillet

1,8

1,8

2

2,1

2,1

2,2

2,1

2,3

1,7

1,1

Août

Sept. Octobre Nov. 2012

Déc. Janvier Février Mars Avril 2013

Mai

Juin

Hors série | Octobre 2013

volume. Deux moments qui correspondent également à des pics de consommation et entraînent donc un nombre accru de clients dans les rayons. Elles ne peuvent dorénavant plus compter sur l’effet d’augmentation de l’offre qui les a portées depuis tant d’années.

- 0,2 - 0,8

le phénomène du drive se confirme cette année, avec un accroissement du poids que ce circuit occupe dans les ventes des produits de grande consommation. Ce chiffre exclut pour l’instant le chiffre d’affaires des pickings qui ne peut, pour l’instant, être comptabilisé.

9


l’analyse RÉMI sansalOnI, ResPOnsaBle D’ÉTUDes CHeZ Tns sOFRes

DR

«Le marché s’extrémise»

❘❙❚❘❙❚❘❙❚ De 14,3 % en 2010, il est passé à 15,4 % cette année, selon Iri. Une différence de quelques dixièmes en pourcentage qui se traduit par une très forte pression de la part des enseignes vers des industriels, dont les marges fondent mécaniquement au même rythme. Il semblerait que le ton des négociations commerciales de l’année prochaine, plus apaisé que jamais, pourrait amortir cette tendance. Les PME, à l’équilibre financier plus fragile que les multinationales, devraient bénéficier en premier de cette baisse des tensions dans les relations commerciales.

Avec un effet prix très visible dans les magasins. Reste à savoir si les Français suivront en réajustant à la hausse le volume de leurs achats…

Volonté de ne plus gaspiller

PRESSION PROMO TOUJOURS PLUS FORTE EN HYPERS Taux de promotion lourde, en %, au cours du premier semestre depuis 2010 Source : Iri

15,1 15,4 14,3 14,7

Hors série | Octobre 2013

12,3 12,5 11,6 11,8 7,4

2010 2011 2012 2013 Total hypers/supers

2010 2011 2012 2013 Hypers

7,3

7,8

7,7

2010 2011 2012 2013 Supers

les hypers sont toujours et de très loin les plus friands de promotions, avec un taux une nouvelle fois en hausse pour atteindre 15,4 %, soit deux fois plus qu’en supers. Le rythme de la croissance ralentit, en revanche, par rapport aux années précédentes en passant de 4 à 3 %. En supers, la guerre des promos se calme sans toutefois retrouver le niveau de 2010 et de 2011.

Ce qui est loin d’être assuré tant la prise de conscience des consommateurs semble bien réelle. Si l’on prend les raisons qui les poussent, par exemple, à se tourner vers des formats plus petits, on peut être surpris. En tête, arrive la volonté de ne plus gaspiller, dont les items sont les deux seuls à dépasser les 50 % de réponses chez les personnes interrogées par Iri. La question du prix n’arrive qu’en cinquième position, coincée entre la nécessité d’adapter ses formats au nomadisme, et de varier son alimentation d’un repas à l’autre. Une fois encore, le sujet du prix, omniprésent dans les campagnes de communication des distributeurs, se retrouve face à au mur incontournable de l’intention des acheteurs. Des clients qui, par ailleurs, plébiscitent l’alimentation bio, qui passe de 3,1 % à 5,4 % dans les ventes unitaires en volume par rapport à l’année dernière, et les produits issus des petits fabricants, de 1,9 % à 2,7 %. Il n’y a pas de quoi sortir les canaux de sauvetage, mais pour l’ensemble des acteurs des PGC qui se battent à coups de quelques points de marges et de centimètres dans les linéaires, cette lame de fond ne pourra plus longtemps être ignorée. ❘❙❚ GUIllaUMe BReGeRas

10


L’Agneau St

George La norme de qualité EBLEX* pour l’agneau fixe une limite d’âge des animaux, impose un tri qualitatif de la viande ainsi que des exigences particulières supplémentaires à certaines périodes de l’année, destinées à améliorer la qualité de la viande. En qualité de partenaire fondateur de la démarche Agneau Presto, la marque St George est parfaitement compatible avec la signature Agneau Presto pour tous les produits faciles et rapides à préparer.

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l’interview

Philippe Cabin Saint-Marcel directeur général Iri, et Jacques Dupré, directeur Insight Iri

« Une crise sans crispat Les nouvelles habitudes de consommation en PGC sont dictées par la conjoncture. Les grandes tendances sont la lutte «antigaspi» et la production régionale. Sans oublier l’arrivée du drive dans les statistiques.

Hors série | Octobre 2013

LSA - Quelle est votre analyse concernant la

12

baisse de volumes enregistrée cette année ? Jacques Dupré - Nous enregistrons une baisse des volumes dans les magasins physiques sur l’année qui s’est terminée fin juin. Mais cette baisse est amplifiée par le très fort développement du drive. Il faudrait la tempérer d’au moins 0,8 point. Le - 1,4 se transforme alors plutôt en une baisse de 0,6 tous circuits confondus.

LSA - La hausse des prix est plutôt calme

quant à elle… J. D. - L’inflation au sens traditionnel (c’est-à-dire à produits rigoureusement identiques) est de + 0,3 % environ depuis le début 2013 en GMS. Nous enregistrons même une déflation sur de

nombreux secteurs, par exemple le DPH. Parallèlement, le panier d’achat des consommateurs augmente. Ce différentiel entre l’évolution du prix du panier réel et l’inflation est ce que nous appelons «la valorisation». L’absence d’inflation permet finalement aux clients de monter en gamme, et ce malgré la crise. Ils semblent finalement privilégier la qualité plus que la quantité.

LSA - Ne retrouvons-nous pas quelques

éléments hérités de la crise de 2008 dans le comportement des consommateurs ? Philippe Cabin Saint-Marcel - Au contraire de 2008, c’est une crise sans crispation. En 2008, c’est arrivé très soudainement, avec une forte inflation et une baisse de la consommation conjointes. Il n’y


l’interview P. C. - Pour la première fois, la taille des conditionnements baisse sur une majorité de produits. Et lorsque vous achetez plus petit, vous achetez plus cher. Dans certaines catégories de produits, on peut expliquer la valorisation par cette simple mécanique. Il est également important de comprendre que ce n’est pas la crise du pouvoir d’achat qui justifie ce comportement. Il relève autant voire davantage de la lutte antigaspillage menée par les consommateurs. Par ailleurs, les marques nationales continuent de gagner des parts de marché sur les MDD. aurait-elle remplacé celle sur le volume d’un emballage pour un produit ? P. C. St-M. - Lorsqu’un consommateur achetait un produit d’un kilo, il pouvait gaspiller, c’est pourquoi il aurait aujourd’hui tendance à privilégier un conditionnement de 750 grammes, par exemple. J. D. - La notion de préservation de l’environnement (notamment via le packaging) était plus forte chez les catégories aisées et les seniors. Aujourd’hui, la notion de gaspillage touche l’ensemble des couches sociales, c’est pourquoi nous pouvons observer cette mécanique.

LSA - Vous attribuez également un effet

a plus cette corrélation aujourd’hui, car nous entrons dans une sorte de tunnel. Les Français savent que l’hiver va être long et ce que nous observons n’est qu’un renforcement des tendances. Avec la faible inflation que nous vivons, nous nous apercevons que les consommateurs préfèrent davantage investir dans la valorisation que dans les volumes.

drive à cette baisse des formats achetés en magasins ? J. D. - En effet, lorsque les consommateurs achètent des grands formats (des packs d’eau, des couches culottes et de la lessive) dans ce circuit, ils vont ensuite réajuster leurs achats dans les GSA traditionnelles, en prenant simplement ce dont ils ont besoin. Plutôt que d’acheter un kilo, ce qui risque de l’amener, soit à gaspiller, soit à surconsommer (pour le finir), le consommateur achètera un plus petit conditionnement. Une autre raison importante qui remonte à travers nos études clients est l’attachement des Français à la diversité, à la variété de leur consommation.

LSA - Cette valorisation est-elle le signe

LSA - Cette mutation comportementale

ion » d’une volonté de consommer mieux ou de se faire davantage plaisir ? J. D. - Il existe une recherche de qualité chez les Français depuis plusieurs années et nous sommes clairement dans une ère où ils consomment mieux que plus. Ils sont plus raisonnables, privilégient le local… Des éléments qui se traduisent dans la valorisation de leurs achats.

LSA - Quel est l’impact pour les industriels de ces changements de comportements ?

touche-t-elle également les produits bios ?

P. C. St-M. - Le bio croît toujours plus que l’ensemble des PGC, mais il s’opère un transfert entre le bio et le produit local. Celui-là est moins porté par le marketing, et il draine une idée de défense de l’économie régionale, de l’entreprise d’à côté de chez soi, qui touche le consommateur.

LSA - Cette analyse est-elle valable pour

Hors série | Octobre 2013

© lætitia duarte

LSA - La lutte antigaspillage alimentaire

l’ensemble des catégories alimentaires ?

P. C. St-M. - Ça ne concerne encore qu’une ❘❙❚❘❙❚❘❙❚

13


interview ❘❙❚❘❙❚❘❙❚ partie des produits. Nous nous sommes aperçus à travers nos études clients que les consommateurs nourrissent des doutes sur le bio. Le mouvement de repli vers le bio au moment du horsegate a été assez faible.

UN ÉTÉ PROFITABLE Évolution des ventes de PGC, en volume (total, MDD et MN), en % d’août 2012 à juillet 2013

+ 2,4 + 0,9

+ 1,2

LSA - Quels sont les

+ 1,2

- 0,7

+ 1,3

+ 0,7

+ 0,2

- 0,3

+ 2,5

+ 1,2 + 0,5

- 0,1

+ 0,5

+ 0,3

+ 3,9

Total Marques de distributeurs Marques nationales

+ 0,8 + 0,4

- 0,4

- 0,9

+ 0,5

0 - 0,1

- 1,2 - 0,4 -1 principaux enseignements - 0,6 - 0,7 - 1,5 - 0,9 tirés de cette tromperie ? - 1,5 1,7 - 1,7 P. C. St-M. - Le horsegate a fait très mal à certaines catégories, - 2,8 - 3,4 mais ne s’est pas étendu à - 3,3 Août Septembre Octobre Novembre Décembre Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet d’autres. 2012 2013 J. D. - Deux segments ont été l’effet météo joue très touchés. Les plats cuisinés toujours son rôle sur surgelés à base de pâtes, mais plus encore les pas suffisamment forts pour parler d’un effet la consommation des pgc, notamment durant conserves à base de pâtes qui s’effondrent au-delà horsegate. L’absence de propagation est ainsi une l’été. Championnes de 20 points. Des produits ont totalement disparu preuve additionnelle de la relative sérénité des de la communication et du marketing, des rayons, la demande s’est effondrée. consommateurs. les marques nationales tirent leur épingle du jeu.

sur ces deux segments, mais probablement en « réassurant » le consommateur (sur l’origine des produits) et en modifiant l’apparence des produits (packaging et technologie), qu’ils prennent une autre forme que celle de la boîte de conserve peut-être… Mais cela prendra du temps. J. D. - Un travail de fond est nécessaire sur ces segments. Plus généralement, je suis frappé par le doute qui s’est installé dans la tête des consommateurs sur la confiance qu’ils ont vis-à-vis des industriels de l’agroalimentaire. Il porte désormais sur la composition même des produits.

Hors série | Octobre 2013

LSA - Cet épisode désastreux en termes

14

d’image ne s’est finalement pas traduit de manière significative dans la consommation. Comment l’expliquez-vous ? P. C. St-M. - Globalement, le horsegate ne s’est pas directement traduit dans les achats au-delà des deux catégories que nous avons évoquées. Nous constatons en revanche une hausse du temps passé devant les étiquettes. Mais attention, ce temps de lecture indique qu’en cas d’une nouvelle crise, la réaction serait probablement plus violente. J. D. - Et les écarts négatifs dans les autres catégories ne sont

LSA - Nous avons également assisté à un

débat très vif autour de l’huile de palme. Quel a été son impact sur la consommation des produits concernés ? J. D. - L’impact aurait pu être d’autant plus fort que le sujet a été repris par le législateur, mais il n’a finalement influencé les ventes « que » de l’ordre de 2 à 3 %. Et depuis, elles ont repris leur rythme de croissance naturelle observée depuis plusieurs années. P. C. St-M. - Dans ce débat, la marque concernée était très dominante, mais elle n’a pas été trop touchée grâce à sa prise de parole à travers des publicités notamment. J. D. - Cela a servi à d’autres fabricants qui se sont engouffrés dans la brèche et qui profitent désormais de la reprise du marché.

LSA - Le drive est de nouveau en forte

croissance, ne serait-il pas temps de l’inclure dans les statistiques ? J. D. - Nous l’incluons depuis janvier 2012 dans nos résultats ; nous ne pouvons donc pas disposer d’informations sur des données relatives aux 24 derniers mois, comme c’est le cas dans les chiffres fournis pour votre dossier. P. C. St-M. - Cependant, nous observons une hausse du chiffre d’affaires entre 2012 ❘❙❚❘❙❚❘❙❚ © lætitia duarte

LSA - Cette baisse est-elle irréversible ? P. C. St-M. - La consommation pourrait repartir


une solution pour chaque consommateur !

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❘❙❚❘❙❚❘❙❚ et 2013 de l’ordre de 60 %. Deux phénomènes expliquent cette hausse. Tout d’abord la croissance du nombre de drives, mais aussi la montée en puissance des drives un peu plus anciens. Cependant, nous ne pensons pas que la part de marché du drive va exploser au-delà du potentiel que l’on imagine aujourd’hui, soit de l’ordre de 6% à un horizon de trois ans. J. D. - Nous ne pouvons également pas tracer le picking en magasin, pas plus que les performances des pure players type Chronodrive, qui représentent ensemble autour de 30 % du drive. D’après nos amis de Kantar, nous serions donc aujourd’hui au-delà de 3 %. C’est une croissance qui pourrait également s’essouffler pour de nombreuses raisons. Nous assistons notamment, dans de nombreux cas, davantage à du transfert venant du magasin plus qu’à de la création de trafic.

LSA - Quels sont les produits les plus concernés par cet effet drive ?

J. D. - L’alimentation infantile est par exemple concernée à hauteur de 5,6 % de ses ventes. La volaille en poids fixe aussi avec 4,8% de ses ventes réalisées en drive, comme la catégorie « papiers » qui monte à 3,6%. Nous n’incluons pas dans ces chiffres des acteurs comme Amazon qui prennent des parts de marché sur certains produits comme les couches-culottes.

Hors série | Octobre 2013

LSA - Vous citez Amazon. Comment analysez-

16

vous sa probable arrivée dans la livraison de produits frais avec Amazon Fresh ? P. C. St-M. - Cela provoquerait probablement un phénomène d’accélération. Amazon dispose d’un potentiel client plus important que les drives, et cela entraînerait mécaniquement les ventes vers le haut. Avec le drive, les distributeurs se sont adaptés à ce canal, mais pour Amazon, c’est natif. J’imagine donc que leur modèle sera différent, grâce à des connaissances spécifiques. J. D. - Le phénomène générationnel aura également plus d’influence. D’après Kantar, la cible des drives est plus jeune qu’en magasin, comme sur Amazon. Et pour les distributeurs, il s’agit d’accompagner ces nouvelles habitudes de consommation, comme ils l’ont fait avec les hypers. Lors de leur apparition, de nombreux quadras étaient réticents et n’y croyaient pas, d’autres étaient enthousiastes. Ce fut le même schéma avec les MDD. Si désormais elles stagnent, c’est aussi une question générationnelle. Lorsqu’elles sont nées en 1976, la majorité des clients n’y étaient pas familiers. Aujourd’hui, elles ne bénéficient plus de cette transition. Le drive, lui, arrive avec la génération des «internet natives».

© lætitia duarte

interview

LSA - Que ce soit sur internet ou dans

Le drive arrive au début de la création d’une nouvelle génération de consommateurs natifs d’internet. ” Jacques Dupré, directeur insight iri

un magasin physique, la culture promo reste-elle très forte ? P. C. St-M. - C’est toujours le cas et cela explique en partie la bonne tenue des marques nationales. La promo s’ajoute à l’assortiment, la guerre des prix entre enseignes et l’image. Elle est aussi de la sécurité. J. D. - Il y a beaucoup moins de promotions en France que dans de nombreux pays d’Europe. Nous ne sommes qu’à 17% environ pour plus de 50% en Angleterre par exemple. La pression promotionnelle, selon A3 Distrib, a plutôt tendance à légèrement baisser. En contrepartie, la réactivité des consommateurs s’accélère, car les volumes vendus sous promotion augmentent.

LSA - L’année de ses 50 ans, l’hyper a repris

des couleurs. Quel est le format le plus efficace aujourd’hui ? J. D. - Nous constatons, à parc courant, que les petits hypers se portent à nouveau le mieux, et assurent pratiquement à eux seuls la croissance des GSA traditionnelles. La question est de savoir s’il s’agit d’un effet enseigne(s) ou d’une tendance plus générale. En outre, ils sont toujours portés par un effet parc, avec de nombreux grands supermarchés qui s’agrandissent pour devenir des petits hypers. Ceci étant dit, en 2013, les grands hypermarchés résistent plutôt bien à la crise.

LSA - En dehors de l’équation prix-promo,

quels sont les autres axes de développement pour les différents formats ? P. C. St-M. - On observe une accélération de l’assortiment dans l’ensemble des formats. Comme le drive prend une partie sur des catégories, il faut du coup réaménager le magasin pour donner envie aux consommateurs. J. D. - Je reste persuadé que le travail sur les produits frais offre des opportunités de croissance forte. P. C. St-M. - Le plus gros challenge pour ❘❙❚❘❙❚❘❙❚


ée de 15 ans et lus. www. roduitsdelannee.com *Étude réalisée en ligne sur une présélection de produits nouveaux de marques nationales vendus en France. Etude administrée par Nielsen en octobre 2012 avec 10 000 répondants effectifs, représentatifs de la

Julien Humbert, Chef de Produit Milka Biscuits & Gâteaux Moelleux, témoigne : "Depuis avril 2012, Milka est présent sur le marché des biscuits et des gâteaux moelleux. Depuis son lancement, la gamme compte 5 références, deux de biscuits et trois de gâteaux moelleux. Si les résultats 2012 sont éloquents avec 21m€ de CA Nielsen réalisé et déjà 12% des foyers français conquis, 2013 se doit de capitaliser sur ce succès. En cela, Élu Produit de l’Année est une caution intéressante dans une phase d’installation de marque au sein d’une nouvelle catégorie : cela renforce encore un peu plus la légitimité d’une marque chocolat au rayon des biscuits et gâteaux moelleux. Apposer le logo Élu Produit de l'Année s'inscrit au cœur de notre stratégie : ce logo, cette reconnaissance partagée, est un moyen pour nous de continuer à valoriser notre offre et de poursuivre le recrutement des foyers français. Un véritable atout pour notre gamme et son succès en 2013. C’est donc une vraie opportunité que de véhiculer le logo Élu Produit de l'Année dans notre communication. Connu de tous, c'est un accélérateur de notoriété et d'essai. Nous l’avons utilisé sur tous nos supports : en télévision, en affichage ou sur nos packagings, pour capter l’attention du consommateur tout au long de son parcours et le plus souvent possible. En définitive, le logo Élu Produit de l'Année a un véritable effet mobilisateur pour l'ensemble de nos équipes." Julien Kassarian, Chef de Produit Ajax, témoigne : “La gamme Ajax Maison Pure a été lancée en mars 2012 et rencontre déjà un fort succès auprès de nos consommateurs. Le nettoyage joue un véritable rôle destructeur contre un ensemble de “saletés invisibles” comme les bactéries. Ajax Maison Pure purifie la maison grâce à sa formule antibactérienne et aide à purifier l’air grâce à son parfum rafraîchissant avec des huiles essentielles, apportant un véritable bénéfice émotionnel au-delà du simple bénéfice fonctionnel. L’obtention du logo Élu Produit de l’Année représente une réelle opportunité pour Ajax Maison Pure. Connu de tous, le logo est un véritable accélérateur de notoriété et d’essai et son utilisation est un argument supplémentaire pour nos équipes de vente. L’utilisation massive du logo Élu Produit de l’Année dans la communication Ajax Maison Pure est donc primordiale, c’est pourquoi on le retrouve en packaging, en télévision et largement en magasin. Les extensions de gamme Ajax Maison Pure en 2013 (nouveau flacon et format lingette) bénéficieront sans aucun doute de l’impact positif du logo Élu Produit de l’Année.” (Utilisez les biocides avec précautions. Avant toute utilisation, lisez les étiquettes et les informations concernant les produits.)

Caroline Masson, Chef de Produit TENA, témoigne : “En tant que marque leader mondiale sur le marché des protections pour fuites urinaires, l’innovation est au cœur de notre stratégie marketing. Nous sommes sur un marché tabou. L’innovation participe au changement de la perception négative de ce marché et donne à notre marque TENA un capital image plus sympathique. Le lancement de la gamme spécifique TENA Soin Intime contribue à dédramatiser les fuites urinaires, puisque le marché de la toilette intime est plus cosmétique et moins stigmatisant. Les produits (lingettes et soin lavant doux) répondent en même temps à une attente forte des consommatrices ayant des fuites urinaires et étant plus sujettes aux problèmes d’irritations. Le fait de présenter cette innovation TENA au Produit de l’année a été une évidence : être élu est une reconnaissance importante pour la marque par les consommateurs et l’assurance de pouvoir communiquer cette reconnaissance auprès des consommateurs comme des distributeurs. C’est également une formidable récompense pour les personnes ayant collaborées à ce projet. Dès l’annonce des résultats, l’objectif a été d’exploiter le logo au maximum, et ce de manière transversale. Afin d’accroître la notoriété de la gamme en capitalisant sur le logo élu Produit de l’année, nous avons lancé une campagne 360° : TV, presse consommateur et professionnelle, CRM, RP, promotion, packaging, PLV, activation digitale dont un relais sur notre site www.librement-feminin.fr Grâce à l’utilisation du logo, nous comptons poursuivre le bon développement des ventes en recrutant de nouvelles consommatrices et en fidélisant les consommatrices qui nous font déjà confiance !”


interview

© lætitia duarte

❘❙❚❘❙❚❘❙❚ les hypers est la réallocation d’espace. Les distributeurs ont très bien compris que la performance d’un magasin était liée à la performance des PGC et de l’alimentaire au sens large. Et cela sera de plus en plus le cas. J. D. - Le non-alimentaire perd quasiment annuellement un point de contribution au chiffre d’affaires du magasin depuis plusieurs années. Ils réfléchissent donc à la manière de garder le concept « tout sous le même toit ». P. C. St-M. - L’autre challenge est l’interaction entre le virtuel et le physique. Comment faire en sorte d’éviter un simple transfert d’activité d’un circuit à l’autre et gagner en croissance.

LSA - Existe-t-il aujourd’hui de nouvelles disparités géographiques ?

J. D. - Il n’y a pas de grandes différences, mais le drive peut affecter davantage certaines zones que d’autres. La démographie reste la principale raison d’un accroissement de l’activité d’une région à l’autre. La démographie des magasins, en surface ou en implantation, suit très bien cette tendance. Autre explication, les flux migratoires estivaux favorisent également certaines zones avec des consommateurs de plus en plus attentifs à leurs dépenses durant leurs congés.

LSA - Peut-on dire que les consommateurs français ont retrouvé le moral ?

P. C. St-M. - L’Insee enregistre une remontée du moral des Français pour le deuxième mois consécutif. L’indice synthétique est passé de 79 en mai et juin 2013 à 84 en août. Les ménages n’ont pas perdu autant de pouvoir d’achat que ce qu’ils craignaient. Et la consommation reste liée au moral, à ce qui se passe tout de suite. À l’image de ce qui s’était passé en 2008, où l’on avait noté un décrochage immédiat. En revanche, une consommation qui ne remonte pas malgré une faible inflation laisse entendre que les Français sont entrés dans une forme d’hibernation en attente d’un réel redoux.

Hors série | Octobre 2013

LSA - N’est-ce pas un nouveau cycle

18

de consommation où les Français seront toujours plus attentifs à leurs dépenses ? P. C. St-M. - Nous verrons lors de la reprise, mais il y aura forcément des séquelles. Lorsque l’on apprend à consommer de manière plus vigilante, il en découle des habitudes. J. D. - Jusqu’à présent, nous avions des crises limitées dans le temps. Les Français n’avaient pas eu le temps de s’installer dans de nouveaux comportements. Mais là, cela pourrait durer, car nous ne sommes plus dans une réaction vive et immédiate.

Une consommation qui ne remonte pas malgré une faible inflation laisse entendre que les Français sont entrés dans une forme d’hibernation en attendant un réel redoux. ” philippe cabin saint-marcel directeur général iri

Nous n’avons jamais connu de récession larvée ou de recul du pouvoir d’achat depuis les années 60. Le seul exemple est celui du Japon qui l’a connu pendant quinze ans. Leur réaction a été de désinvestir l’alimentaire au profit des loisirs. Mais ce n’est pas notre culture, nous avons même plutôt tendance à la renforcer en créant des moments de convivialité autour de produits alimentaires.

LSA - Les PGC peuvent-ils encore longtemps être épargnés ?

J. D. - Nous tenons avec la consommation quotidienne, mais les Français arbitrent tous les jours. Regardez les difficultés que vit l’industrie du textile… Les bons résultats relatifs de l’alimentaire se font forcément au détriment d’autres catégories de produits. Nous entrons dans un nouveau système avec de nouveaux repères, mais nous ne pouvons pas dire si cela va durer.

LSA- L’appareil législatif a visé certaines catégories des PGC. Quel a été son impact ? J. D. - Si on regarde le rythme de croissance des bières, touchées par une taxe, il était autour de +3 % depuis plusieurs années, il est tombé à -1 % cette année. Il existe bien un effet négatif lié à la hausse des taxes. L’effet a certainement été atténué par des transferts de circuit depuis le hors domicile. Globalement, industriels et distributeurs ont réussi à trouver des parades à travers des efforts sur les prix les marges, l’assortiment, la promotion et les conditionnements pour maintenir la consommation. LSA - Finalement, la consommation des PGC tient bien le choc en France…

P. C. St-M. - Même si c’est difficile en termes de volumes, il n’y a pas d’effondrement. Nous sommes l’un des pays européens où la consommation des PGC tient le mieux. Nous avons gardé la spécificité d’une consommation qui se maintient sans se dévaloriser contrairement à la Grèce ou l’Espagne où le hard-discount et les MDD progressent. ❘❙❚ propos recueillis par guillaume bregeras


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LES CHIFFRES

La lente recomposition du marché des produits de grande consommation EN BALANCE FAVORABLE

LES DIX MARCHÉS EN TÊTE DE CLASSEMENT

Évolution, en %, du chiffre d’affaires des quatre secteurs des PGC en CAM à fin juin 2013 versus CAM à fin juin 2012, et chiffre d’affaires, en milliards d’euros

… selon leur chiffre d’affaires (Mrds €) en CAM à fin juin 2013

CA en Mrds €

+ 2,1

Liquides + 0,9

Épicerie

27,8

Frais libre-service 0 DPH

35,1 14,9

- 0,4

5,5

Fromages

5,4

Beurre, œufs, lait

4,7

Petit déjeuner

4,6

Traiteur

4,6

Surgelés salés

3,5

Confiserie

3,5

Alcools et liqueurs

Les marchés ayant le plus progressé entre juin 2013 et juin 2012 dans chaque secteur (en %)

Hygiène corporelle

L’épicerie

… selon l’évolution de leur CA (%) CAM à fin juin 2013 vs fin juin 2012

+ 5,4

Panification préemballée

+ 2,9

Aliments pour animaux

+ 2,9

Biscuiterie sucrée

+ 2,8

Les liquides + 2,7

Alcools et liqueurs

+ 2,6 + 2,4

Apéritifs

+ 3,3

Volailles Boucherie

+ 1,8

Traiteur

+ 1,7 + 1,3

Charcuterie

+ 0,7

La droguerie-parfumerie-hygiène

+ 1,4

Capillaires et accessoires cheveux

+ 1,3

Soins de beauté

+ 1,2

Entretien du linge

Volailles

+ 3,3

Panification préemballée Aliments pour animaux Biscuiterie sucrée

+ 2,9

BRSA non gazeuses

+ 2,7

+ 2,9

+ 2,8

Alcools et liqueurs

+ 2,6

Conserves de poissons

+ 2,6

LES MILLIARDAIRES

Le frais libre-service

Parapharmacie

+ 3,9

Produits apéritifs

+ 1,4

BRSA gazeuses

Fruits et légumes

+ 8,1 + 5,4

Conserves de fruits

+ 8,1

Bières et panachés BRSA non gazeuses

3,2 3,1

Bières et panachés

+ 3,9

Produits apéritifs

Hors série | Octobre 2013

Charcuterie

LES MEILLEURES CROISSANCES PAR SECTEUR

Conserves de fruits

20

15,4

5,7

Ultrafrais

+ 0,1

Les 10 familles dépassant le milliard d’euros de chiffre d’affaires à fin juin 2013

1 Whiskys

Évolution en %

2,06

+ 2,8

2 Yaourts

2,00

- 3,8

3 Lait

2,00

-3

1,63

4 Jus de fruits 1,42

5 Jambon cuit et épaule

- 0,4 - 0,2

1,38

- 1,7

7 Colas

1,36

+ 1,1

8 Pâtes pressées cuites

1,35

+ 2,1

6 Desserts frais

9 Lessives généralistes 10 Eaux plates nature

1,30 1,25

+ 0,7 - 1,5

À lire pages suivantes le classement par chiffres d’affaires des PGC, ainsi que les données par secteur


LES CHIFFRES

Un peloton de tête de 15catégories Classement des PGC selon leur chiffre d’affaires (M €), en CAM à fin juin 2013

Hors série | Octobre 2013

Produits

22

Whisky

CA 2 061,5

Gels douche

Produits

CA 548,5

Goûters

Produits

CA 359,8

Yaourts

2 008,7

Aliments secs pour chien

525,1

Jus de fruits frais

342,7

Lait

2 002,0

Poissons

524,8

Pizzas

340,8

Jus de fruits

1 634,3

Aliments bébé

500,0

Aides culinaires et croûtons

339,1

Jambon cuit et épaule

1 420,5

Déodorants

494,5

Fromages à consommer chaud

335,0

Desserts frais

1 383,6

Shampooings

487,7

Sirops

334,0

Colas

1 359,3

Bières de luxe

487,0

Gins, vodkas, tequilas

332,6

Pâtes pressées cuites

1 352,5

Saurisserie

485,8

Boissons aux fruits plates

332,5

Lessives généralistes

1 306,9

Fromages de chèvre et de brebis

480,8

Pâtes fraîches

332,0

Eaux plates nature

1 253,7

Aliments secs pour chat

479,9

Biscuits secs

331,5

Apéritifs anisés

1 148,5

Graines salées

477,3

Produits de lavage lave-vaisselle

326,5

Cafés torréfiés

1 087,9

Maquillages

475,7

Sandwich

322,7

Tablettes de chocolat

1 063,6

Margarines

474,7

Pâtes ménagères

322,6

Œufs

1 044,9

Soupes et potages

472,6

Pâtes fraîches et fromages fondus

322,2

Beurres

1 029,6

Essuie-tout rouleau

470,1

Aides à la pâtisserie

321,6

Champagne

970,2

Solubles

463,7

Hygiène et soins pour bébés

316,4

Fromages frais

969,2

Entrées fraîches

455,1

Sacs poubelles

316,1

Papiers toilette rouleaux

964,6

Charcuterie tranchée

444,4

Serviettes et protège-slips

313,1

Confiserie de chocolat

960,7

Autres poissons fumés et préparés

436,4

Pizzas

307,5

Viennoiserie industrielle

889,9

Plats cuisinés

431,9

Rhums

305,8

Produits élaborés de volaille

885,4

Dentifrices

430,7

Fruits de mer

302,3

Pâtes molles

858,5

Légumes

427,8

Jambons cuits de volailles

301,0

Changes et couches-culottes

820,0

Extrudés et tuiles

425,2

Mouchoirs en papier

300,4

Huiles

798,8

Sucres

422,1

Fromages apéritifs

299,1

Bières spéciales blondes

797,5

Entrées

422,0

Panés frais

296,8

Viandes hachées

789,0

Sodas et baf gazeuses

419,1

Liqueurs et crèmes

288,3

Cafés dosettes

771,4

Pâtes pressées non cuites

417,3

Frais emballé charcuterie

287,6

Plats cuisinés frais

771,3

Sauces tomates

411,8

Surimi

287,3

Bières de spécialité

763,4

Appertisés français

410,3

Coloration

276,9

Crèmes fraîches et UHT

699,3

Viandes élaborées

402,5

Produits vaisselle main

273,7

Viandes

680,6

Compotes appertisées

399,1

Frais emballé

271,5

Pâtes alimentaires

675,2

Chewing-gums

396,8

Haricots verts

269,9

Céréales

673,2

Biscuits pâtissiers

392,7

Biscuits salés

267,7

Bonbons et sucettes

666,3

Pommes de terre

390,9

Soins du visage

266,1

Saucisserie

645,5

Jambons crus

390,8

Légumes d'accompagnement

265,2

Saucissons et saucisses sèches

636,8

Pains de mie usage seul

388,9

Gâteaux et roulés

258,8

IVe et Ve gammes

635,9

Laits infantiles

387,7

Épices, herbes et mélanges

258,5

Saumons fumés

615,5

Nettoyants ménagers multiusages

375,5

Sorbets et crèmes glacées vrac

250,8

Aliments humides pour chat

600,9

Fromages de spécialité

373,6

Fromages méditerranéens

249,0

Biscuits chocolat et fruits

587,7

Pâtes à tartiner

373,3

Foies gras frais

247,3

Eaux gazeuses nature

586,2

Chips

372,5

Compotes et confitures

245,6

Salades fraîches

572,4

Lames et rasoirs homme

370,3

Pâtisseries industrielles à partager

236,4

Spécialités glacées individuelles

571,9

Désodorisants

369,7

Autres pains préemballés

235,1

Thon

563,4

Riz

369,6

Thés

231,3

Pâtisseries industrielles individuelles

559,0

Confitures

368,7

Après-shampoings et soins

227,4

Aides culinaires

558,9

Fromages portions

366,8

Petits déjeuners chocolatés

224,8

Vins effervescents

549,2

Saucisses fraîches

362,4

Assouplissants

223,4


La Marque qui dynamise le marché du foie gras

Taille de clientèle par marque par saison M Lb

1 611

1 385 1 340

1 672

1 604

1 380 1 309

1 363 1 077

966

1 621

1 120

608

499

493

644

Ln saison 09

saison 10

saison 11

saison 12

La 1ère marque contributrice à la croissance ! Contribution valeur à la croissance marché

Source : Panel iri, Gain de CA en K€ entre Saison 2010 & 2012, total HMSM, total Foie Gras Prêt à consommer

Source : Panel conso, pénétration en milliers de foyers par marque total Foie Gras HM+SM, saison : P11 P12 P13

La marque achetée par le plus grand nombre de consommateurs

19 563

9 308 4 852

4 197 -223

Total Delpeyrat marché

Ln

Lb

M

Une nouvelle pub TV impactante

© Fotolia

Budget média doublé sur la fin d’année Des innovations pour stimuler le marché !


LES CHIFFRES

Hors série | Octobre 2013

Produits

24

Pâtes persillées

CA 221,8

Soupes et sauces fraîches

Produits

CA 121,2

Petits pois

Produits

CA 79,9

Brosses à dents

214,6

Insecticides

119,9

Adhésifs bandages et 1ers soins

78,1

Fruits secs

208,4

Quiches, tartes salées et tourtes

119,5

Panachés et bières sans alcool

77,2

Toilette du visage

198,5

Amers, gentianes, bitters et americanos

118,9

Foies gras appertisés

75,4

Produits d'incontinence

195,7

À préparer

117,8

Légumes secs

72,4

Petite confiserie de sucre

192,8

Produits solaires

116,8

Tomates

72,3

Savons toilette et pains dermatologiques

183,0

Cidres

116,6

Barquettes et sachets alimentaires

70,6

Éponges et tampons à récurer

182,5

Accessoires pour cheveux

115,7

Boissons et crèmes végétales

68,7

Produits coiffants

178,6

Vinaigres

115,2

Punchs et cocktails

66,4

Boissons à base de thé

178,6

Cookies

114,9

Cognacs, armagnacs et calvados

65,3

Soins du corps

178,2

Eaux de toilette et parfums

114,5

Saucisserie de volaille

64,0

Appertisés mo

176,4

Appertisés à base de pâtes

113,4

Sauces chaudes

63,9

Miels

175,6

Produits santé forme

110,1

Coffrets de toilette

61,1

Champignons

174,0

Barres céréalières

109,7

Hygiène sexuelle

60,3

Sauces froides

171,8

Allégés

108,8

Concentrés pour boissons

59,3

Aliments humides pour chien

171,0

Toasts, galettes et crackers

105,9

Kit balais + lingettes

58,8

Mayonnaise

170,8

Détachants

105,4

Lames et rasoirs femme

57,6

Limonades tonics limes

167,2

Produits dépilatoires

104,5

Flageolets

56,8

Poivres et sels

166,6

Produits WC, gels past. mous. ling.

104,4

Prêts à consommer

56,4

Patés et produits base tête

159,4

Produits et accessoires parapharmacie

104,3

Charcuterie à réchauffer

56,4

Fruits au sirop

158,3

Desserts et pâtes surgelés

104,2

Soins des mains et des lèvres

54,6

Snacks chauds salés

156,9

Sangrias et apéritifs à base de vin

102,7

Gants de ménage

52,7

VDN, muscats, pineaux

154,8

Adoucisseurs d'eau/détartrant

101,8

Extrudés

52,5

Semoule et céréales

154,3

Tampons

101,3

Accessoires de toilette

50,8

Portos, madères et xéres

152,9

Laques

99,8

Déshydratés

47,9

Rillettes fraîches

152,6

Spécialités de confiserie de sucre

98,9

Pains d'épices et nonnettes

47,6

Sardines

151,1

Aromatisées

98,4

Pains suédois

47,3

Vermouths

150,3

Rôtis de porc et autres salaisons

96,5

Légumes marinés

45,8

Boissons énergétiques

150,2

Déboucheurs et produits fosses septiques

96,3

Spécialités glacées de fin d'année

44,7

Cotons et coton-tiges

149,9

Petits pois carottes

96,3

Salades roduits de la mer

43,8

Maquereaux

148,6

Produits wc, blocs cuvette chasse d’eau

95,8

Produits avant et après-rasage

40,9

Farines

143,8

Javel

95,3

Galettes et couronnes

37,3

Infusions

142,7

Conserves autres produits de la mer

93,5

Filtres à café

36,2

Conserves de pâtes

141,0

Produits moussants à raser

93,0

Corned beef et escargots

35,5

Soins du linge

138,8

Crêpes, galettes et tartes sucrées

92,8

Eaux de Cologne

35,3

Légumes de salade appertisés

138,8

Ketchup

92,2

Spécialités glacées à partager

35,0

Emballages aliment rouleaux

134,2

Maïs doux

89,3

Eaux-de-vie et fruits à l’alcool

34,8

Hygiène buccale

133,7

Purées pommes de terre déshydratées

89,0

Tartinables

34,3

Appertisés exotiques

132,1

Lait frais nature aromatisé

88,4

Les prêts-à-garnir

34,3

Olives

131,1

Légumes secs appertisés

88,3

Graisses à frire

33,9

Biscottes

129,7

Produits d’entretien lave-vaisselle

87,8

Toilette intime

33,6

Cornichons

129,3

Pains grillés et braisés

87,4

Nettoyants vitres

31,6

Aliments autres animaux

129,1

Édulcorants et substituts sucre

86,7

Entrées déshydratées

30,5

Produits de régime

126,6

Levures et sucres aromatisés

85,5

Entretien cuir pvc et toile é

30,1

Lessives spécialistes

123,4

Laits industriels

81,2

Nettoyants sols

29,1

Biscuits petit déjeuner

121,5

Asperges

81,1

Soins pour homme

29,0

Moutardes et picallilis

121,4

Sauces vinaigrette

80,1

Sauces, herbes et infusions

27,2


Reid et Krystal Key font partie des nombreuses familles d’Alaska qui respectent la pêche durable lors de chacune des prises pendant la saison de pêche.

Certains ont la GESTION DURABLE écrite dans leurs brochures. Nous l’avons inscrite dans la CONSTITUTION DE NOTRE ETAT. Pour tous les Alaskiens, la gestion durable signifie protéger l’environnement sur le long terme et un mode de vie qui existe depuis des générations. C’est pourquoi en 1959, lorsque l’Alaska devint un état, elle fut inscrite dans la constitution de notre état. Désormais pour vérifier que nous respectons les pratiques de gestion durable des pêcheries les plus exigeantes, nous offrons une certification Responsible Fisheries Management  (RFM) basée sur les critères de la FAO- qui vous donnent l’assurance que nous suivons les directives les plus respectées au monde – celles de l’organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture. Nous avons toujours dit que choisir les produits de mer de l’Alaska est un choix responsable ; maintenant nous allons plus loin pour le prouver. Pour en savoir plus www.alaskaseafood.org

1959

Années 60

1973

2000

L’Alaska devient un état et inscrit dans sa constitution que “le poisson... doit être utilisé, développé et maintenu selon un principe de rendement durable“.

L’Alaska autorise les ouvertures de pêche en fonction des remontées et seulement lorsqu’un nombre suffisant de saumons sont arrivés sur les lieux de ponte pour maintenir les stocks.

L’Alaska met en place “l’entrée limitée“ pour les permis de pêche réduisant ainsi la pression sur la ressource.

La “Politique pour la Gestion Durable des Pêcheries de Saumons“ est formalisée et adoptée pour assurer la protection des populations de saumon sauvage et de leur habitat.

www.alaskaseafood.fr


LES CHIFFRES ÉPICERIE SALÉE

Sous tension

Données en CAM à fin juin 2013 - évolution vs 2012

Activité Total GMS

Hors série | Octobre 2013

CA en M €

26

Part des promos en hypers et supers (%) Évolution (%) 2012 2013

Poids des MDD (%)

Nombre de références

Évolution (%) Prix Valeur Volume

Hypers

Supers

Part de marché Valeur Évolution

Part d’offre Évolution Offre

+ 0,9

-1

+ 1,9

+ 2,6

- 0,2

- 0,2

+ 0,6 - 0,9

- 1,9 - 2,7

+ 2,4 + 1,8

+ 2,2 + 3,6

- 0,2 0

- 0,2 - 0,2

121,4 45,8 131,1

- 0,6 - 1,3 -6

- 2,9 - 4,9

+ 2,3 + 3,8 + 11,2

53,7 23,8 57,6

32,3 11,4 28,3

+ 2,4 + 1,2 + 2,3

129,3 166,6

+1 +1

+ 0,2 + 3,4

27,7 79,6

17,3 41,0

- 1,2 + 2,4

115,2 798,8

- 0,7 - 2,2

43,7 87,2

25,2 49,9

+ 2,3 - 0,2

258,5

+ 3,8

- 2,7 + 2,8

- 0,2 + 0,5

230,6

105,6

- 15,5 + 0,7 - 2,3 - 0,5

+1

+ 2,5

+ 1,1

+ 1,4

63,9 411,8

- 6,1 + 2,5

- 6,6 + 1,9

+ 0,5 + 0,5

41,1 140,8

20,9 78,1

339,1

+ 3,6

+ 2,2

+ 1,4

140,6

16,9

- 7,4

- 2,3

15,6

80,1 171,8

+ 2,3 + 6,8

- 5,2 - 1,1 + 5,7

+ 3,4 +1

170,8

+ 3,5

+ 0,4

92,2 472,6

+ 2,4 + 1,6

+ 2,3 - 0,3

+8

3,5 5,7 7,9 22,2 5,1 6,0 17,8 5,9

3,3 6,3 6,3

18,3 29,6

- 0,2 - 1,5

26,4 28,3

- 0,1 + 0,3

36,4 37,4

+ 1,7 - 0,2

26,1 30,4

+1 + 0,1

19,6 44,4

+ 0,3 - 0,5

21,9 44,7

+ 0,1 +1

5,2

45,4 12,8

+ 0,2 + 0,4

36,5 20,3

+ 0,5 - 1,4

22,6 3,2 5,6 15,4

+ 3,2

+ 0,2

- 0,1

0 + 4,7

8,9 9,1

8,8 9,2

27,5 30,0

+ 1,2 - 0,2

32,4 27,4

74,6

+ 4,3

10,3

10,0

13,0

+ 0,3

13,8

- 0,3

- 10,1 + 1,3 + 8,1

6,0 5,7 10,8

4,4 7,5 11,6

20,1 39,2 21,0

+ 3,2 - 1,2 + 0,1

35,3 35,3 21,8

+ 8,4

42,6 103,9

9,0 22,5 49,1

+ 3,1

47,6

28,8

+ 6,9

12,4

12,7

23,7

- 0,5

25,1

- 1,1

+ 0,1 + 1,9

27,5 242,0

16,5 141,8

+ 3,3 + 1,2

16,6 13,1

17,4 12,0

19,8 11,4

- 0,7 + 0,8

28,4 14,2

- 0,2 + 0,3

+ 2,5

15,2

16,0

30,1

- 3,7

28,1

-2

+ 1,9

24,6 21,9 14,4

22,9 22,9 11,4

42,8 29,5 52,8

+ 0,8 - 2,1 + 3,4

35,6 30,1 45,8

-1

9,8 15,5

10,3 12,7

33,1 23,8

-2 + 1,8

31,3 29,8

+ 2,6

- 4,7

+ 7,2

151,1

+ 6,1

+7

61,5

563,4

+4

- 0,8 - 3,6

+ 7,9

74,2

33,6 46,6

+ 1,3

148,6 43,8

+ 5,5 - 9,4

- 0,1 - 14

+ 5,6 + 5,3

46,3 23,3

26,3 13,5

+ 6,5 - 6,9

93,5

- 5,3

33,2

- 7,1

- 13,3 - 8,6

+ 9,2

34,3

+ 1,6

17,6

16,0 7,3

+1

+ 0,7

+ 0,3

+ 0,4

- 2,9

- 0,5

+ 2,7

89,0

+ 0,1

- 1,2

+ 1,3

22,0

369,6

+ 1,3

+ 1,4

106,3

154,3 72,4

+ 1,3 + 3,3

- 0,1 + 2,1 + 2,5

- 0,7 + 0,8

76,7 38,5

675,2

+ 0,1

+ 0,1

0

253,3

+ 0,7

7,5

+ 3,1

36,3 17,9 138,9

+ 3,8 + 2,2

12,4 9,6 7,9

+ 2,5

18,0

8,8 7,0 17,8

5,9

5,5

28,6

11,6 11,2

10,9 10,0 11,1

21,6 12,6

+ 2,9

- 0,2

+ 3,1

129,1 525,1

+ 1,7 + 3,2

+ 12,2

107,5 121,2

479,9 600,9

+ 7,9 + 1,6

- 2,5 + 3,7 - 1,8

- 9,4 + 5,8 + 4,1 + 3,4

109,5 137,9

59,3 53,3 79,3

171,0

- 5,2

- 5,8

+ 0,6

48,2

30,2

- 5,6

- 5,4

- 0,3

500,0

- 6,9

403,7

- 3,9

- 6,7 - 3,7

- 0,3

387,7

- 0,3

82,6

8,1 12,9

- 2,2 + 5,4 + 8,8 + 0,3 - 3,1

- 0,8

32,0

39,0 23,3 35,1

- 0,4

34,5

+ 0,7 + 2,1

23,5 32,2

27,5

- 0,4

29,4

- 1,4

10,1 6,8

6,8

24,8 41,9

- 0,4 174,9 34,1

+ 0,2 - 3,7

13,6 13,9

+ 0,6 - 0,5 - 1,2 + 0,8 + 2,5 - 0,2

-1

+4 - 2,1

25,6 23,6

- 1,4 - 1,1

20,5 30,5

- 1,5

49,9

+ 0,7 14,0 14,5

- 0,4 + 2,0 -4

- 0,1

22,3

+ 2,2 30,5

+ 0,3 - 0,2

- 1,2

- 0,1

16,1 58,4

0 - 1,5

+3 -2 - 2,4 - 0,6 - 1,4

+ 1,3

6,1

+ 1,3

10,8

+ 1,3

3,6

- 0,1

8,3

- 0,3


Le petit grain de sel qui fait la différence

des marais

salants

• Première IGP sur le sel en Europe pour le Sel de Guérande et la Fleur de Sel de Guérande.

jusqu’à votre linéaire

80%

• Une présence dans des points soit la marque la plus diffusée en GMS. • Une progression des ventes de

de vente*

+8,8% en 2012**. En 2013, le Guérandais s’invite dans la presse et sur le web avec • Un dispositif display complet sans oublier des vidéos de techniques culinaires

s 11 titre

00 0 0 0 8 2 plaires exem

0 0 0 0 0 4 5essions

e Plus d impr

*Source panel IRI DV à P12, 2012 - ** Source panel IRI en valeur, 2012

Les salines de Guérande - Pradel - CS 65315 - 44353 Guérande Cedex

- SCA Salines de Guérande - D 349 241 315 RCS Saint-Nazaire - Crédit photo : Steven Camus. Mars 2013.

• Des parutions en presse magazine culinaire et santé


LES CHIFFRES ÉPICERIE SALÉE Activité Total GMS CA en M €

910,5 410,3 176,4 113,4 132,1 47,9 30,5

Nombre de références

Évolution (%) Prix Valeur Volume

- 7,6

+ 2,6

- 5,2 - 4,2 - 11,4

- 7,3 - 4,4 - 13,4

+ 2,2 + 0,2 + 2,4

135,2 105,6 40,1

72,9 48,1 22,8

- 1,7 0 - 3,6

- 2,9 + 7,6

- 6,9 - 1,6

+ 4,3 + 9,4

45,1 25,8

23,4 11,5

+ 6,1 + 8,4

- 0,5

25,8

10,3

- 6,9

- 10,5

+ 4,1

- 1,3

- 5,3

+ 3,9

35,5 141,0

- 4,9 - 2,3

- 12,3 - 4,7

+ 8,4 + 2,5

11,6 79,3

5,8 41,5

75,4

+ 2,5

-2

+ 4,6

17,4

0

- 2,8

+ 2,8

6,3 218,1

96,3 79,9

- 2,1 - 1,7

- 4,6 - 3,6

+ 2,7 +2

20,9 21,9

14,2 14,8

269,9 56,8

- 0,4 - 0,4

-2 -3

+ 1,6 + 2,7

40,5 15,0

88,3 72,3

+ 3,6 + 3,3

+ 0,4 + 0,6

+ 3,2 + 2,7

138,8

- 2,6

- 5,2

265,2 89,3

+ 1,3 + 0,5

- 2,8 - 1,6

174,0

+ 0,1

81,1

- 1,1

Part des promos en hypers et supers (%) 2012 2013

Poids des MDD (%) Part de marché Valeur Évolution

17,2 18,7 12,6

17,5 18,8 13,3

29,5 30,8 35,6

13,8 25,6

13,7 26,0

30,2 25,2

14,0 7,5

14,3 8,5

10,8 22,6

- 1,6

25,0 20,0 12,8

25,4 20,3 12,1

26,2 27,7

+ 3,1

52,1

53,2

20,8

- 8,8

- 1,2 - 3,3

+ 2,2 - 1,2

+ 0,2

+ 0,6

+ 1,4 + 0,4 - 0,8

31,5 28,5 28,7

+ 2,2 + 0,3 - 0,2

- 1,9 + 0,2

31,5 20,1

- 2,4 - 1,4

+ 1,4

25,9

- 1,1

+ 0,5

-1

- 1,1 + 0,5

31,8 29,1

- 4,1

31,2

- 0,6

- 1,6 - 0,4 - 3,2

- 0,5

14,2 12,7

12,8 11,4

55,2 57,1

+ 1,4 + 0,3

43,5 46,9

+ 0,8 + 0,3

27,1 10,4

+ 3,8 - 0,2

18,1 10,9

19,5 10,3

53,7 57,8

- 0,1 - 0,4

44,4 47,7

+ 0,4 - 0,3

32,3 17,1

19,2 9,9

+ 0,4 +2

6,8 13,0

5,8 12,7

52,6 62,0

+1 - 2,1

50,9 50,9

+ 1,1 - 2,7

+ 2,8

41,1

23,7

+ 3,2

11,6

11,7

65,4

- 1,3

55,0

- 0,9

+ 4,2 + 2,2

108,8 20,7

57,5 11,8

+ 5,3 - 0,8

14,1 21,0

14,4 21,4

43,9 47,3

- 1,4 - 2,5

37,1 35,1

- 1,5 - 0,3

- 2,4

+ 2,6

31,4

18,5

+ 1,3

10,9

10,8

74,6

+ 0,8

49,1

+ 0,6

- 4,4

+ 3,4

19,2

11,8

- 0,9

12,9

13,1

63,7

- 2,1

46,4

+ 3,9

+1

+ 2,9

477,3 372,5

+ 5,1 + 5,4

+ 0,4 + 3,4

+ 4,7 + 1,9

105,0 74,5

54,2 39,5

+ 5,6 + 7,2

11,4 16,3

10,3 15,8

50,1 40,8

425,2

+ 4,2

+ 1,4

+ 2,7

124,7

72,7

+ 1,2

23,0

23,1

267,7

- 0,7

- 1,8

+ 1,1

93,8

54,0

+ 2,8

17,4

17,2

CA en M €

Part d’offre Évolution Offre

- 0,1

+ 3,7

- 0,9

En douceur

Activité Total GMS

Hors série | Octobre 2013

Supers

-5

ÉPICERIE SUCRÉE

28

Hypers

Évolution (%)

Évolution (%) Valeur Volume

+ 1,3 - 0,5

- 0,2 - 1,7

+ 1,5 + 1,3

Hypers

- 1,9 - 0,8

33,4 35,0

-2 - 0,7

28,0

- 1,5

31,1

- 0,5

28,3

+ 0,9

30,7

+ 1,4

Données en CAM à fin juin 2013 - évolution vs 2012

Nombre de références Prix

+ 0,1

- 0,5

Supers

Évolution (%)

Part des promos en hypers et supers (%) 2012 2013

Poids des MDD (%) Part de marché Valeur Évolution

+ 3,2 + 2,3

Part d’offre Évolution Offre

- 0,2 + 1,2

- 0,1 + 0,5

85,5

+ 1,5

+ 0,2

+ 1,2

24,0

13,5

+ 1,7

15,8

16,2

10,1

- 0,2

17,5

+ 0,8

321,6 34,3

+ 4,6 + 2,2

+ 1,8 + 2,2

+ 2,8 + 0,1

171,2 12,8

84,0 5,9

+ 4,3 - 3,7

9,0 14,3

8,6 12,5

21,7 30,4

+ 1,8 0

22,2 22,8

+ 1,8 + 0,6

143,8

- 3,6

- 0,7

- 2,9

40,5

21,7

- 2,8

13,1

10,2

42,3

+ 1,1

35,3

- 1,4

422,1

- 2,5

- 3,7

+ 1,3

46,3

31,4

+ 0,9

7,5

5,9

24,0

+ 1,9

10,5

- 0,2

86,7

- 5,3

- 8,5

+ 3,4

30,1

16,8

+ 3,9

4,7

4,1

15,2

- 0,9

21,2

+ 1,1

- 0,3

+ 1,4

175,6

+ 9,5

+ 6,9

+ 2,5

53,0

25,5

+ 6,2

8,8

8,3

28,9

- 0,9

30,6

+ 0,2

224,8 673,2

+ 2,7 - 1,2

- 2,1 - 1,7

+ 4,9 + 0,5

44,0 153,8

29,8 84,4

- 2,1 + 2,8

12,7 21,0

8,5 21,8

13,8 19,0

- 0,2 - 0,9

19,8 28,2

- 0,5 - 0,5

+ 4,4

- 0,4

- 0,9

- 0,3


HAUDECOEUR :

PUBLI-RÉDACTIONNEL

votre partenaire « produits du monde »

Société familiale fondée en 1932, Haudecoeur travaille depuis 20 ans avec la grande et moyenne distribution alimentaire (GMS). Aujourd’hui, elle détient une part de marché de 80 % sur les produits d’épicerie orientale. nationales…), les conditionnements (sachet de 100 g sur les épices par rapport à 20 g pour les marques nationales, semoules en sacs de 5 kg), et, pour partie, les origines de ces produits répondent aux préférences et aux habitudes de consommation de cette clientèle maghrébine. • D’autre part, leurs enfants et petits-enfants qui consomment des produits pratiques ou prêts à l’emploi tels, par exemples, des plats cuisinés, sauces et bonbons halal...

UNE COMMUNICATION CIBLÉE

H

audecoeur propose à ses clients de la GMS (Carrefour, Auchan, Cora, Casino, Leclerc, ED/Dia, Franprix…), qui représentent 50 % de son chiffre d’affaires, 400 références d’épicerie ethnique. Ses atouts ? Une connaissance des préférences alimentaires de la cible ethnique, la notoriété de ses marques, des conditionnements adaptés, des innovations, un plan de communication ciblé.

DES SERVICES SPÉCIFIQUES Des conditionnements adaptés : son assortiment est en effet à 80 % conditionné en présentoirs « prêt à vendre » pour faciliter l’implantation dans les rayons, ou dans des box pour les opérations. Haudecoeur, qui dispose d’une force de vente présente sur toute la France, met à la disposition de ses partenaires des planogrammes par potentiels de magasins et types de clientèle. D’autre part, la société accompagne les enseignes pour la réalisation d’opérations spécifiques, telles que le Ramadan et le

Nouvel An Chinois, mais également lors des Saveurs Méditerranée, Saveurs d’Ailleurs, Gros Volumes…

SAMIA, UNE MARQUE LEADER Marque créée il y a 10 ans par la société Haudecoeur, Samia décline 200 références d’épicerie orientale (références salées, sucrées, ingrédients simples et produits élaborés). Cette gamme complète bénéficie d’une forte notoriété auprès des consommateurs car elle est présente en GMS mais aussi dans les épiceries traditionnelles. La gamme Samia s’adresse à deux cibles : • D’une part, les immigrés de la première ou de la deuxième génération qui ont l’habitude de cuisiner avec des produits traditionnels comme les semoules, couscous, légumes secs, épices, feuilles de brick, aides culinaires salées et sucrées… Les qualités sélectionnées (calibre des pois chiches plus gros que ceux des marques

CHIFFRES CLÉS - Site industriel : 25 000 m² - Activité : industriel en riz, légumes secs, fruits secs, semoules, épices et produits orientaux

- Premier importateur européen de riz parfumé

- 80 salariés

- Réseaux de distribution : GMS, épiceries traditionnelles, grossistes, RHF et industrie

- CA : 93 M€, en progression constante depuis 20 ans

- Certifications : ISO 9001 - 22000

Dans ses publicités, la marque Samia, qui lance une dizaine d’innovations par an, rend hommage à toutes les générations, met en avant une mère et une fille et parle de « GénérationS Samia ». C’est aussi la seule marque d’épicerie orientale qui communique plusieurs fois par an : presse (Courrier de l’Atlas, Gazelle), radios communautaires (Radio Orient, Beur FM), affichage géolocalisé (par exemple dans les transports en commun pour souhaiter un bon Ramadan à ses consommateurs), internet (partenariats avec des bloggeuses culinaires). ■

Tél. : 01 48 11 15 55 haudecoeur@haudecoeur.fr www.haudecoeur.fr www.samia.fr


LES CHIFFRES ÉPICERIE SUCRÉE

Données en CAM à fin juin 2012 - évolution vs 2011

Activité Total GMS CA en M €

Poids des MDD (%)

Prix

Hypers

Supers

Part de marché Valeur Évolution

Part d’offre Évolution Offre

+ 1,5

+ 0,9

+ 0,6

122,2

62,0

+ 1,7

8,4

7,4

9,7

- 0,2

16,5

+ 0,3

142,7 81,2

+ 3,4 + 0,1

+ 1,5 - 2,3

+ 1,8 + 2,5

91,8 25,2

43,0 16,4

+ 6,3 + 1,8

7,2 2,2

7,1 3,3

19,2 25,7

- 1,1 - 0,5

21,9 19,2

0 - 0,3

18,6 463,7

+ 1,7 - 0,8

-4 - 1,1

+6 + 0,3

5,2 80,2

3,2 54,0

+ 1,6 + 2,1

5,4 7,1

5,2 5,2

10,5 17,1

+ 0,1 + 1,3

29,9 23,2

0 + 1,5

1 087,9 771,4 368,7

- 4,7 + 8,4 + 7,6

- 4,2 + 6,1 + 4,3

- 0,6 + 2,2 + 3,2

127,6 129,5 168,2

78,4 73,8 99,5

- 0,4 + 15,7 + 4,8

35,4 24,6 9,6

34,4 25,4 9,3

20,2 11,1 33,0

- 0,3 - 1,3 - 0,7

24,8 18,5 35,7

0 - 1,9 - 0,1

373,3 17,4

+ 0,1 + 4,5

- 4,5 + 9,6

+ 4,8 - 4,6

26,5 7,3

15,9 3,4

+ 10,8 + 16,6

41,9 12,7

41,0 12,4

9,2 9,8

+ 0,6 0

27,7 26,8

- 1,8 - 1,6

113,9

61,8

+ 7,3

14,3

16,3

28,2

- 1,2

29,2

- 1,4

+ 2,3

0

+ 2,2

559,0

+ 5,4

+ 2,3

+3

258,8 236,4

+ 6,3 0

+ 1,8 - 4,2

+ 4,4 + 4,4

57,3 50,2

32,4 29,0

+ 2,6 + 3,6

21,4 16,5

21,8 16,7

21,0 38,5

- 1,8 - 3,3

25,4 31,1

+ 0,2 - 1,8

47,6 889,9

- 2,1 + 0,2

- 7,3 + 0,2

+ 5,6 + 0,1

18,0 91,3

8,7 51,1

+ 2,5 + 4,1

15,6 19,0

18,5 18,7

20,8 32,3

- 0,6 + 0,5

20,1 31,5

- 1,2 + 0,2

37,3

+ 1,3

- 7,9

+ 10

10,9

7,3

+ 6,2

65,8

62,5

31,2

+ 3,4

37,4

- 1,7

0

- 0,8

+ 0,7

666,3

+ 3,7

+ 1,9

+ 1,8

220,6

124,3

+ 2,7

13,2

13,1

16,2

- 1,1

22,7

- 0,4

192,8 98,9 960,7

- 2,4 - 3,4 + 0,7

- 1,6 - 5,5 - 0,8

- 0,8 + 2,3 + 1,5

66,8 31,4 120,8

36,0 11,1 73,0

0 -4 + 5,2

7,2 22,6 31,2

6,5 22,3 32,4

0,9 17,3 3,1

- 0,2 + 0,5 - 0,2

NS 22,9 9,2

NS +1 + 0,2

109,7 396,8 1 063,6

- 1,7 - 7,3 +1

- 4,8 - 5,4 + 0,7

+ 3,3 - 1,9 + 0,3

57,1 130,7 263,8

26,6 69,2 152,3

+ 1,8 -4 + 3,9

12,3 12,8 16,1

16,7 13,4 17,0

22,7 1,3 17,8

- 1,7 - 0,4 - 0,3

27,0 3,1 21,7

- 1,4 - 0,8 + 0,4

- 0,8

- 2,4

+ 1,6

- 2,4 0

- 3,8 - 1,6

+ 1,5 + 1,6

34,7 85,7

18,2 43,7

16,0 15,3

18,5 15,7

11,5 12,4

+ 0,2 - 0,8

+ 4,8

- 0,7

+2

- 0,3

+ 2,9 + 0,8 + 3,7

- 0,7

0

- 0,5

- 0,3

+ 0,7

- 4,5

- 3,4

- 1,1

19,1

10,3

- 0,4

21,1

19,7

16,3

- 0,3

18,6

0

129,7

+ 1,3

0

+ 1,3

29,8

18,9

+ 1,1

6,6

5,8

32,0

+ 0,2

32,6

+ 0,3

47,3 105,9

- 6,4 + 4,3

- 6,2 + 1,5

- 0,2 + 2,7

14,6 57,0

10,8 28,0

- 1,1 + 6,1

10,9 7,9

10,2 8,6

36,2 23,7

- 2,1 - 0,1

52,7 24,6

- 0,3 + 0,4

30,2

18,1

+ 4,1

7,1

9,0

20,2

+ 1,2

22,8

+ 1,4

+ 2,6

- 1,2

+ 1,7

+ 3,7

+8 - 0,7

+ 4,3 - 4,5

+ 3,6 +4

+ 2,8

+ 0,8

+ 2,1

- 0,9 + 7,5 + 3,3

-5 + 4,4 + 2,4

+ 1,1 331,5 + 1,9 114,9 + 19,5

399,1 158,3 1 908,1 392,7 121,5 587,7 359,8

0

+ 0,1 - 0,2

+ 0,4

+ 5,4

+ 2,8

- 0,1 18,8 13,4

52,5

87,4

Hors série | Octobre 2013

Part des promos en hypers et supers (%) Évolution (%) 2012 2013

Nombre de références

231,3

56,4 117,8

30

Évolution (%) Valeur Volume

+ 3,5 111,7 55,1

57,5 33,5

+ 4,3 +3 + 0,9

121,9 27,1 150,3

71,2 14,6 96,1

+ 0,9

+ 0,2

74,9

+1 + 10,3

+1 + 8,4

95,0 29,7

+ 6,4 - 1,3

+ 0,1

- 1,6 21,6 8,3

20,7 9,0

39,0 51,0

- 1,2 + 5,1 + 1,4

16,3 13,7 18,8

14,9 16,6 20,5

30,8 23,6 36,0

- 0,6 - 0,6 - 0,8

30,3 28,4 42,3

- 0,2 - 0,3 + 0,7

43,1

+ 2,2

42,2

40,5

16,1

+ 0,6

22,6

+ 0,7

57,3 16,7

+ 1,7 + 18,7

13,0 16,5

12,4 17,8

27,2 39,6

- 0,2 -7

29,5 44,1

+ 0,7 - 5,9

+ 1,9

- 2,3 + 0,8

+ 0,7

- 0,5 38,8 43,2

- 0,6

+ 6,7

- 0,2 - 0,6

+ 0,1

+ 2,9

+ 2,6

+ 0,3

388,9

+ 1,5

+ 1,9

- 0,4

45,8

26,7

+ 4,8

10,4

11,3

40,4

- 0,6 - 0,9

36,1

- 0,3 - 0,1

235,1

+ 5,5

+ 3,9

+ 1,5

47,0

21,2

+ 8,8

18,6

19,4

35,0

+ 0,1

29,9

- 0,6


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LES CHIFFRES LIQUIDES

L’envolée des prix Données en CAM à fin juin 2013 - évolution vs 2012 Activité Total GMS CA en M €

1 359,3 167,2

Supers

Évolution (%)

Poids des MDD (%) Part de marché Part d’offre Valeur Évolution Offre Évolution

- 2,5

+ 4,6

+3

- 0,1

- 0,3

+ 1,1 + 1,4

- 2,6 - 5,6

+ 3,7 + 7,0

+ 2,7 + 2,2

+ 0,3 + 0,2

- 0,2 + 0,1

-5

+ 6,4

- 11,2 - 3,4

+ 13,0 + 6,6

+ 2,7

- 2,8

+ 5,5

178,6 + 11,7 20,0 + 3,9 1 634,3 - 0,4 332,5 + 7,8 150,2 + 2,2

+ 0,9 + 2,1 - 4,7

+ 10,8 + 1,7

-1 ,3 + 2,7

+ 4,6 + 9,2 - 0,5

334,0 + 7,2 59,3 + 13,1

+ 1,2 + 4,9

+ 6,0 + 7,8

- 1,5

+ 0,7

- 2,1

+ 6,3 - 1,5

- 2,9 + 0,9

+ 9,4 - 2,5

1 253,7 586,2

Hypers

Part des promos en hypers et supers (%) 2012 2013

+ 2,1

+ 0,3 + 2,9

98,4

78,6 39,4

54,5 25,8

95,5

57,2

35,5

22,4

7,6 202,8

4,9 121,2

58,3 28,3

+ 3,8

24,2

22,1

4,0

+ 0,1

16,2

0

+ 2,9 + 0,4

10,6 23,7

9,0 24,5

32,9 10,2

+ 0,9 - 0,2

34,5 18,9

- 0,6 + 0,7

+ 12,1 + 0,9

14,1 2,4

14,8 2,6

25,8 76,1

- 0,6 + 4,5

30,4 72,9

- 1,5 + 3,4

+ 0,8 +2 + 17,1

17,2 27,2 13,2

17,4 28,5 14,5

63,1 19,1 8,3

+ 0,9 - 0,6 - 1,3

50,9

+ 0,9

33,4 16,6

21,8 19,2

+ 0,3 -2

89,0 33,1

47,2 9,7

+ 0,2 + 16,2

6,2 9,5

7,6 10,6

47,6 3,4

- 0,4 - 0,5

46,5 8,9

- 0,2 - 1,9

43,4

26,6

82,5 53,3

57,1 40,0

+ 10,7 - 0,1

5,2 22,7

9,2 24,8

18,5 17,0

- 0,6

22,6

25,7

8,4

+ 3,4

- 0,3

+2

- 0,3

- 0,1

- 0,4

- 1,1 - 0,1

25,4 24,5

- 0,2

15,4

- 1,7 - 0,5

- 2,5

+ 0,9

- 3,4

+ 7,7 + 8,1

+1 + 1,3

+ 6,8 + 6,8

763,4 + 15,9 797,5 + 8,3

+ 8,6 + 2,4

+ 6,7 + 5,7

138,3 54,4

69,6 38,2

+ 11,3 + 1,7

19,0 23,7

19,7 24,4

1,7 3,1

+ 0,1 + 0,9

4,0 5,0

+ 0,1 - 0,4

487,0

- 0,3 - 5,2

- 8,9 - 8,4

+ 9,5

28,9

22,6

- 4,6

26,9

27,9

15,4

+ 1,5

26,2

+ 1,2

+ 3,5

15,1

9,3

- 2,3

11,2

10,1

25,6

+ 1,6

32,6

+ 1,3 + 1,4 + 2,4

- 3,9 - 3,5 - 3,8

+ 5,2 + 4,8 + 6,2

- 1,6 + 2,4

- 2,3 - 5,8

+ 0,8

18,7

11,6

- 5,8

15,5

15,6

36,7

+ 0,9

33,8

+ 0,6

+ 8,7

16,2

15,7

28,0

- 0,9

- 6,3

20,5 14,3

+ 0,8

- 5,7

31,0 26,6

9,5

10,2 16,6

9,7 16,4

37,7 6,4

+ 0,1 - 2,4

- 1,7 + 1,1

16,9

- 0,3 - 1,8

25,9 38,8

21,2 17,7

9,6 11,2

+ 41,6 + 2,4

21,9 34,1

24,5 33,0

11,2 11,5

+ 3,2 + 0,9

77,2

152,9 1 148,5 154,8

+ 5,4 + 5,2

+ 0,3 + 0,4

+7 + 2,4 + 3,3

+ 0,7

- 0,3 - 0,3

- 0,8 - 0,4 - 0,7

+ 0,7

- 1,3 - 0,3 - 0,8

- 1,5

- 4,3

+ 0,6 + 2,9

102,7 + 56 150,3 - 5,1

+ 46,1 - 5,7

+ 6,8 + 0,7

+ 2,6

- 3,2

+ 5,7

+ 7,5 + 6,7

+ 1,2 +3

+ 6,3

36,5

19,9

+ 1,7

20,3

20,0

17,7

+ 0,6

19,6

+ 3,6

35,3

18,6

+ 5,4

10,6

11,0

- 2,3

- 2,2

+ 5,2 + 5,8

29,4

12,6

19,8

17,1

112,0 2,8

57,8 1,8

+ 5,7 + 2,9

- 0,6 + 0,9

19,5

+ 2,9

11,9 17,0

21,5 7,4

21,4 7,7

7,1

- 0,1

27,3 9,9

+ 4,2 - 0,7 0

6,6

13,2

13,2

0 - 3,9

0,0

15,6

0,0 32,0

36,0

- 2,9

3,3 11,4 66,6

1,9 4,3 28,0

3,9 15,4 25,2

4,1 16,7 25,5

32,2

+ 1,8

15,5

+ 2,8

44,9 32,4

- 3,1 + 1,2

- 0,7

22,0

118,9

332,6 305,8 66,4 Hors série | Octobre 2013

Prix

+ 1,1

419,1

32

Évolution (%) Valeur Volume

Nombre de références

2 061,5

+ 2,8

- 2,8

13,4

- 5,6 - 5,2

- 10,6 - 14,5

+ 5,5

+ 2,1

65,3 9,3

+ 0,4

+ 0,1

+ 10,8 + 0,3

34,8 288,3

- 6,8 - 4,6

- 11,8 - 10

+ 5,7 +6

- 2,3

- 3,5

+ 1,3

549,2

+ 0,1

- 3,1

+ 3,3

86,8

42,3

970,2

- 3,5

- 3,6

+ 0,1

73,7

30,9

- 2,7 - 5,5 + 6,8 - 0,6 + 0,3

- 1,9

20,2

+3

21,0

- 0,2

17,6

+ 2,3 + 2,6 + 2,1

18,3

- 0,5 23,0 45,0

22,1 45,6

27,6 11,8

+ 0,2

- 0,4 -1

- 0,4

- 0,1

- 0,4

25,7

+ 0,2

- 0,9

17,6

- 0,3


LES CHIFFRES FRAIS LIBRE-SERVICE CA en M €

Hypers

Supers

Données en CAM à fin juin 2013 - évolution vs 2012 en hypers et supers (%) Part de marché Part d’offre Évolution (%) 2012 2013 Valeur Évolution Offre Évolution

0

- 1,2

+ 1,2

+3

- 0,6

- 0,3

- 0,5 + 0,3

- 3,5 - 2,5

+ 2,9 + 2,8

+ 2,2 + 4,1

- 0,6 0

- 0,2 - 0,8

35,0

- 5,7

- 6,1

+ 0,5

14,6

8,8

+ 1,9

24,4

20,3

37,2

+ 2,3

49,2

+ 0,2

+ 3,1 - 0,8

+ 0,8 - 4,3

+ 2,2 + 3,6

84,9 139,8

44,5 75,4

+ 2,8 + 5,3

28,7 26,8

29,8 27,7

21,9 24,1

- 0,9 0

31,5 34,4

- 0,8 - 1,3

Desserts et pâtes surgelés

44,7 104,2

-4 + 3,9

- 7,2 + 3,9

+ 3,4 + 0,1

24,6 32,2

13,7 18,4

+ 17,1 + 3,1

57,2 16,2

55,0 14,9

20,3 66,8

+ 0,3 +1

34,7 68,2

- 1,8 + 1,2

- 0,7

- 3,7

+3

Poissons

524,8

- 3,3

- 3,9

+ 0,6

74,3

41,0

+ 3,4

16,0

16,4

53,8

- 1,1

Pizzas

302,3 307,5 422,0

- 3,6 + 1,5 - 1,1

- 5,4 + 0,5 -5

+ 1,9 + 1,1

30,2 50,2 97,9

14,6 28,8

+ 3,1 + 4,7 + 2,6

31,9 18,3 27,2

31,5 18,7

65,0 39,3

- 0,5 - 1,2

427,8 431,9 27,2

- 1,5 - 7,7 - 0,6

0 - 10,3 - 6,4

- 0,2 - 2,5 - 1,4

12,8 15,2 6,9

28,0 12,2

44,9 71,2

16,7 5,9

680,6 390,9

+6 + 1,9

- 2,5 - 0,4

+ 8,8

+ 1,2 + 3,5

11,5 15,7

9,2

- 1,1 - 1,9

- 1,3 - 2,2

+ 0,2 + 0,3

1 383,6

- 1,7

- 3,1

+ 1,5

235,3

133,4

+4

18,7

19,4

36,9

- 1,2

39,3

2 008,7

- 3,8

- 3,2

- 0,6

334,4

186,6

+ 1,4

18,6

19,8

+ 2,7 + 3,7 - 3,5

+ 0,9

29,4 72,9

13,8 13,1

22,8

- 0,8

118,7 25,7 31,7

0

41,7

11,1

10,7

31,0 48,0

- 2,3

699,3

+ 2,6 + 2,2 + 7,6 + 3,7

7,4 16,7 11,4

Crémes fraîches et UHT

3,4 61,1 134,0 68,5

3,4

Fromages frais

+ 3,6 + 2,1 - 2,7 +1

- 0,7 + 4,5

26,4

6,7 245,6 969,2

25,9 63,6

36,6

- 1,8 - 0,4

-4 + 2,2

- 3,5 + 1,7

- 0,5 + 0,5

8,3 79,6

3,9 41,0

+ 9,4 + 1,4

7,6 12,4

6,6 12,1

29,1

Jus de fruits frais

20,9 342,7

+ 0,1 - 0,5

20,6

- 1,2

33,1 24,2

+ 0,7

- 1,3

- 2,3

+ 1,1

- 4,5

- 4,3

6,7

10,8

+1

31,2

35,9

+ 1,2

9,2 15,6

53,5

+ 0,4

Lait

- 0,5 - 4,3

9,1 8,7

23,0

+2

4,0 21,4

+ 2,5

1 044,9 2 002,0

- 0,3 + 2,5

16,3

Beurres

1 029,6

- 1,2 - 1,4

12,3

13,3

45,9 37,1

39,0 28,9

3,6 7,7 13,6

5,4 9,3

17,6 30,6

10,5

8,4

7,7 14,8

7,9

- 0,5

29,7

- 0,9

66,8 24,1

- 0,4

Sorbets et crèmes glacées vrac Spéc. glacées individuelles Spéc. glacées fin d'année

Entrées Légumes Plats cuisinés Sauces, herbes, infusions Viandes Pommes de terre

Yaourts Salades de fruits Compotes et confitures

33,9 Œufs

Margarines

Pâtes pressées non cuites

Hors série | Octobre 2013

Évolution (%) Prix Valeur Volume

250,8 571,9

Spéc. glacées à partager

34

Le juste équilibre

Pâtes pressées cuites Fromages de spécialité

+1

+ 2,3

- 1,5 + 0,9

102,1 110,7 13,2 40,5 59,9

63,0 7,1 23,9 38,7

+ 3,2 + 3,1

113,2

70,1

+ 4,3

- 1,2

43,8

+ 2,1 - 0,5

+ 2,3 + 11,4

- 1,4

- 3,4 + 3,6 - 3,2

78,7 11,3

0

+ 0,6

- 0,6

108,8

- 9,3

- 9,8

29,0

417,3 1 352,5 373,6

- 1,1 + 2,1 - 2,8

+ 0,7 + 1,9 -4

+ 0,6 - 1,8 + 0,2

61,3 65,4

88,4 68,7 474,7

+ 3,1

Fromages apéritifs

+ 3,2 + 6,2

Fromages de chèvre et brebis

366,8 322,2 480,8

- 3,8 + 1,3 - 0,3

- 1,6 + 2,4 + 0,1

Pâtes persillées

221,8

- 2,8

- 0,7

- 3,7

+ 1,8

+ 1,2 - 1,4 - 0,4 - 2,1 - 2,2 -1 - 0,4 - 2,2

14,9

36,2

6,4 16,1

51,2

31,8

+ 3,7 + 1,3

- 0,2 + 0,8

-1 + 0,2

42,1 45,1 67,6

- 1,3 + 0,3 + 1,2

51,4 38,8

- 0,4 + 0,3

53,5 56,2

53,8 45,3

-1 - 0,3

49,8 42,7

+ 2,1 -1 - 0,7

,0

4,9

39,1

63,7

+ 1,4

35,4

+ 7,7 + 2,6

30,9 38,7

25,6 49,2

14,6

34,3 60,6 72,6

20,6 34,0 34,9 13,8

22,4

25,5

+3

- 0,3 - 0,2

14,8 11,8 13,8

+ 6,9 + 10,4 - 1,1 + 4,3 +4

26,1 24,2 11,7

+ 5,7

16,0

11,4 16,2 18,3 15,6 25,2 26,1 23,6 11,1 20,3

37,2 49,8 27,0 10,5 18,5 40,6 33,1

+ 0,4 -1 - 1,2 - 0,2 + 0,2 +2 -1 - 2,3

+ 0,4

- 1,1

+ 0,5 - 0,1

29,8

+ 0,4 + 0,3

28,9 30,3 14,3

+ 0,7 0

- 4,8

0

- 0,2 6,2

17,5 15,1 24,6

+ 2,4

- 1,1

+ 0,6 - 0,3 - 18,3

+ 0,4

- 0,2

+ 0,5 + 1,7

- 0,6

+ 0,1 - 0,1

- 0,5 - 0,9

+ 4,1 14,7 22,1

+ 0,2 48,0 59,4

+3

+ 1,4

- 2,4 + 3,7 + 8,5

Fromages méditerranéens

+3 + 6,2

51,1 59,6

0

-3

858,5 249,0 299,1

Pâtes molles

+4 - 1,5

- 0,7

+ 1,3

10,4 37,1

- 0,2

41,0 26,6

+ 0,2 - 0,8 0

35,9 47,1 24,1

- 1,2 -1 - 0,7

17,9 16,3 32,4

+ 0,6

41,6

- 1,6

+ 1,5 - 0,4


Iglo fait bouger le surgelé u

Des investissements massifs

u +12 % de consommateurs = 470 000 nouveaux foyers MAgASIN u Un temps fort impactant pour la rentrée = +37 % de ventes sur P9

N°1EN TV

N°1EN

**

*

N°1DE lA CRoISSANCE

+13 %

***

en CAM sur P9

Avril 2013

Septembre 2013

Des innovations incrémentales

Septembre 2013

u

=

UNE

plUS foRTE ATTRACTIVITé SUR lE RAyoN Retrouvez-nous sur www.iglo.fr

*P9 2013 vs P9 2012, source Nielsen HMSM

**CAM à P9, total France, Kantar

***Ventes valeur CAM à P9 VS CAM-1, source Nielsen HMSM


LES CHIFFRES FRAIS LIBRE-SERVICE CA en M € Gâteaux fromagers et tourteaux Fromages à consommer chaud

- 9,8 + 8,4

- 10,8 + 6,4

+ 1,1 + 1,9

+ 1,4 + 1,7

- 0,3 - 0,1

+ 1,7 + 1,8

Hypers

2,4 31,7

Supers

1,6 15,2

Évolution (%)

en hypers et supers (%) Part de marché 2012 2013 Valeur Évolution

- 4,3 + 7,9

11,6 28,0

+ 3,2 + 3,4

17,7

7,4 27,3

21,4 47,3

+1 - 2,3

Part d’offre Offre Évolution

59,5 34,5

- 0,9 - 1,1

- 0,9 - 1,6

- 0,5 - 0,1

771,3

+ 0,9

- 1,5

+ 2,5

201,2

83,4

+ 4,6

18,0

18,2

30,5

- 1,9

34,0

- 0,4

Viandes élaborées

402,5 455,1

- 1,1 + 1,7

-4 - 1,5

+ 2,9 + 3,2

33,9 98,8

15,3 37,2

+ 0,3 + 4,4

28,0 20,8

28,2 19,2

33,1 45,2

+ 3,6 - 0,8

41,9 43,7

+ 3,7 +1

Panés frais

572,4 296,8

+ 6,5 +2

+2 + 4,2

+ 4,4 - 2,1

89,7 47,7

45,0 19,2

+ 5,7 + 2,2

12,8 19,4

12,9 20,2

48,6 27,3

- 4,2 - 0,8

47,4 28,8

- 0,7 - 0,7

Pizzas

92,8 340,8

+ 1,5 + 0,1

+ 3,1 - 1,3

- 1,5 + 1,5

12,3 37,4

5,6 18,4

+ 2,8 + 1,8

13,3 23,4

12,8 24,6

46,9 41,1

+ 2,8 - 1,3

46,8 46,2

+ 2,8 - 0,1

119,5 156,9

- 2,5 + 4,2

- 4,2 + 2,2

+ 1,8 + 1,9

20,2 35,9

8,6 16,1

- 2,2 + 4,2

17,5 13,5

17,1 15,9

+ 2,1 - 3,5

+ 1,5 + 6,9

+ 0,3 + 5,2

60,5 60,7

26,3 21,1

+ 2,9 + 7,9

11,3 21,5

11,7 20,2

+ 1,1 - 2,3 - 0,1

52,1 22,5

322,7 + 1,8 271,5 + 12,5

46,9 16,3 45,4

+1 - 3,1

- 3,4 - 2,9 + 5,5

- 2,2 - 2,7 + 5,3

- 1,3 - 0,3 + 0,1

42,5 69,9 50,3

20,1 30,6 21,2

- 4,5 +2 + 4,3

13,6 17,5 15,3

14,6 18,6 15,2

-2 + 0,2

47,2 36,2

322,6 332,0 121,2

19,8 45,0 33,5 11,6

- 0,5 - 1,5

42,1 36,2

+ 1,7 - 0,3

+ 0,1

+ 0,3

- 0,2

Salades fraîches

Quiches, tartes salées, tourtes Snacks chauds salés Sandwichs Pâtes ménagères Pâtes fraîches Soupes et sauces fraîches

+ 3,7

15,0

-2

- 0,5

- 0,3

Saurisserie

485,8

- 0,1

+ 0,4

- 0,5

102,0

45,2

+ 2,5

21,7

21,1

42,1

+ 1,5

39,5

+ 0,2

Surimi

287,3

- 9,4

- 10,2

+ 0,9

38,3

19,5

+ 6,8

21,5

22,0

48,4

- 1,9

Saumon fumé

615,5 436,4

+ 0,3 + 7,2

+ 2,2 + 5,4

- 1,8 + 1,7

41,0 57,2

19,8 23,3

+ 6,9 + 2,1

34,5 21,3

34,5 19,5

59,0 61,0

- 1,3 - 0,5

29,7 55,2 48,4

- 2,3 -1 - 0,6

Jambon cuit et épaule Jambon cru Rillettes fraîches Charcuterie à réchauffer Foies gras frais Frais emballé charcuterie Saucisserie Saucisses fraîches Charcuterie tranchée Aides culinaires Saucissons et saucisses secs

Fruits secs Légumes marinés

+ 1,3

- 0,9

+ 2,2

1 420,5

- 0,2

- 0,8

+ 0,6

95,0

49,9

+ 5,7

19,8

19,6

50,3

- 1,6

41,9

-1

390,8 152,6

+ 0,6 + 2,8

- 1,8 + 2,1

+ 2,5 + 0,6

47,8 20,8

23,8 9,7

+ 7,3 +7

22,1 30,1

22,1 21,7

- 1,9

40,5

- 1,9

+ 0,8

- 0,4

+ 1,1

40,4

18,3

+2

16,1

17,8

- 1,1 0 - 2,6

44,0

159,4

46,4 37,6 42,5

56,4

- 5,6

- 5,2

- 0,5

10,2

3,8

- 7,4

24,3

22,1

11,9

-1

46,4 NS

- 1,4 NS

247,3 287,6 645,5

+ 1,5 - 1,2 0

- 1,4 - 4,1 - 2,6

+3 +3 + 2,7

22,1 40,3 76,1

7,9 16,6 34,5

+ 4,6 +2 - 0,1

69,4 18,8 14,6

69,4 17,1 14,8

31,5 42,7 42,2

- 0,9 - 2,6 - 1,5

40,0

- 1,1

43,2

- 5,9

362,4 444,4

+ 4,8 + 3,9

- 1,4 + 1,5

+ 6,3 + 2,4

27,3

10,6 28,9

+1 + 3,2

18,9 11,9

20,5 11,5

54,0

+ 1,3

45,9 54,4

- 1,7 - 1,5

57,6

0

96,5

+ 5,7

+2

+ 3,6

5,0

+ 4,5

19,8

21,1

- 0,1 - 0,8

+ 2,2

+ 1,8 + 3,2

23,6 37,1

+ 2,3

12,7 19,1

11,9 18,8

53,4

- 0,8

+ 2,7

+ 0,4 - 0,5

- 1,4 - 0,7

48,9 42,6

558,9 636,8

44,3 62,4 39,2

- 0,5

+ 0,7

+ 0,1

+ 0,6

+ 3,3

56,0 12,4 45,4 79,5

+ 3,8

-1

+ 1,9

- 1,2

36,5

- 1,3

+ 0,1

- 0,4

635,9

0

- 0,5

+ 0,4

103,3

45,8

+ 1,6

11,6

11,5

48,6

- 0,3

34,1

- 0,2

208,4 4,1

+3

+ 1,2 - 1,7

53,7

25,9 2,3

+ 3,2

11,6 11,1

11,0 9,0

47,0

- 0,4

37,5

+ 0,9

- 4,3

+ 1,8 - 2,7

- 6,5

ns

+ 3,3

+ 2,7

+ 0,6

885,4 + 4,7 64,0 + 12 301,0 - 2,3

+ 4,9 + 8,3

- 0,2 + 3,4

- 4,4

+ 2,3

+ 1,8

- 3,4

+ 5,2

+ 1,8

- 3,2

+ 5,2

789,0

36

Évolution (%) Prix Volume

Plats cuisinés frais Entrées fraîches

Hors série | Octobre 2013

7,7 335,0

Valeur

3,4

+ 1,7

31,9

+ 3,6 83,3 10,6 37,3

33,9 4,4 17,2

+ 1,1 + 2,5 +9

34,9 16,1

35,0 15,3

14,4

23,7

- 2,5

31,4

- 1,2

15,7

40,0 43,9

-2 - 1,2

42,8 43,5

-1 - 1,2

19,6

19,6

68,3

+ 2,2

- 0,4 47,5

19,5

- 0,4

NS

- 1,1

- 2,2

+ 2,2

+ 2,6 52,6

+ 2,5


Le leader des Marinés,*

ment ! UN NOUVEAU CONDITIONNEMENT SOUS VIDE POUR DES

MORCEAUX IDENTIFIÉS

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*Source : IRI, Part de Marché Volume et Valeur, CAM P09 2013, HM+SM

DLC PLUS LONGUES

Bavettes • Hampes • Onglets 3 Poivres • Échalote

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SERVICE COMMERCIAL SOCOPA VIANDES • BP 20 • 72 401 LA FERTE BERNARD CEDEX - TEL : 02 43 60 22 22 • FAX: 02 43 60 22 00

DOCUMENT NON CONTRACTUEL - SOCOPA VIANDES RCS QUIMPER 508 513 785

8 RÉFÉRENCES POUR RAVIR TOUS LES GOURMETS :


LES CHIFFRES DPH

Dangereuse érosion Données en CAM à fin juin 2013 - évolution vs 2012 Activité Total GMS CA en M €

Savons de ménage Javel Éponges et tampons à récurer Kit balais + lingettes Brosses/chiffons et lingettes Pdts WC, gels past. mous. ling. Désodorisants Nettoyants sols Gants de ménage Nettoy. ménagers multiusages Nettoyants vitres Produits vaisselle main Pdts entretien lave-vaisselle Pdts de lavage lave-vaisselle Pdts WC bloc cuvet. chas. d’eau

Hypers

Supers

- 0,4

- 1,4

+1

+ 0,5

- 0,1

+ 0,5

- 0,8 - 0,8

- 2,2 - 2,3

+ 1,3 + 1,5

+ 0,2 + 0,7

- 0,2 0

+ 0,3 + 0,1

19,8

- 0,2

+ 0,3

- 0,6

11,9

5,3

+ 3,1

7,3

7,9

18,8

- 1,4

26,2

- 1,7

95,3 182,5

-5 - 2,1

- 5,8 - 1,6

+ 0,8 - 0,5

23,4 63,5

15,4 33,1

- 0,9 -4

4,7 16,7

4,7 15,0

32,3 33,6

+ 0,5 +1

39,0 30,0

+ 0,1 + 1,3

58,8 25,3

- 3,5 - 7,2

-1 - 3,5

- 2,6 - 3,8

21,1 17,4

10,6 6,5

+ 0,6 - 0,8

26,1 7,6

27,7 8,3

24,8 38,4

- 1,9 - 0,2

27,6 37,0

+ 1,2 - 0,5

104,4 369,7

+ 0,5 - 1,3

- 1,1 -4

+ 1,6 + 2,8

43,9 271,5

24,1 94,8

- 0,4 + 1,5

13,2 13,6

15,2 14,6

22,5 18,4

- 0,1 + 0,1

29,1 52,7

- 4,8 - 4,3

-6 - 2,7

+ 1,2 - 1,6

17,2 48,4

8,6 16,9

+ 0,3 + 2,5

8,3 6,9

9,7 6,3

5,9 41,3

- 0,2 + 0,6 -1

375,5 31,6

- 0,7 + 0,7

- 2,5 - 3,3

+ 1,8 + 4,2

151,6 14,2

78,5 8,7

+ 1,3 + 2,5

19,7 13,4

19,8 6,0

19,6 43,3

- 0,2 + 1,9 0

23,6 23,2 10,4 42,7 21,3

+ 2,8 - 0,8

273,7 87,8

+ 1,8 - 1,2

- 0,7 - 2,7

+ 2,5 + 1,6

61,7 17,1

36,2 9,7

+ 3,5 - 7,4

18,9 4,0

20,2 5,0

38,3 27,9

- 1,2 -1

48,4 33,3

+ 0,1 - 1,7 + 3,1

+ 1,9 - 3,2

- 0,6 - 1,6

+ 2,5 -1 ,6

49,8 51,2

25,3 26,3

+ 4,8 - 2,3

24,9 13,7

28,4 13,2

16,2 22,4

+ 1,3 - 0,5

33,1

326,5 95,8

21,7

+ 0,2

+ 0,3

26,4

- 2,2

-2

- 0,2

+ 0,6

- 1,8

+ 0,5

+ 0,4

22,7

- 11,9

-1 2,4

+ 0,6

14,4

8,2

- 5,1

4,6

5,2

19,8

+ 0,7

25,7

- 0,2

Entretien cuir PVC et toile

30,1 16,3

+ 2,7

- 1,6 - 15

+ 4,4 + 10,2

29,3

12,3 4,0

+ 3,9

2,8 6,3

2,9 6,4

4,5 13,5

- 0,1 + 2,2

NS 22,5

NS + 0,3

+ 1,3 + 0,8

+7 + 0,5

2,7 4,3

2,2 5,3

14,5

+ 0,2

13,5

+ 0,4

28,5 24,8

+ 0,1

13,3

13,1

3,0

3,8

12,4 8,2

+ 0,6 + 0,1

1,4 13,4 3,6

26,9

+ 5,6

1,3 13,9 3,1

10,3 2,8

Adoucisseurs d'eau/détartrants

21,1 101,8

Débouch. et pdts fosses septi.

96,3

Access. lustrants chaussures

4,4

Entret. fours, grills et plaques

- 6,3 + 8,4 + 1,3 - 1,3

0

- 1,3

- 34,3

+ 46,8

- 3,9

-4 + 0,2 -6

- 2,4 - 5,8 + 2,3

- 3,5 - 6,4

9,1 7,8 18,6 24,9 6,9 3,4

4,7 8,3 11,5 2,2

- 0,3 - 1,8 - 1,1 + 2,1 +1 -5

19,3

- 0,4 - 0,3 NS

+ 1,9

NS 44,8

+ 2,2

+ 0,8 + 0,6

16,8 NS

+ 1,8 NS

Produits pour métaux

6,7 119,9 4,5

- 3,2

- 3,2

0

Sacs poubelles

316,1

- 2,8

- 2,9

Barquettes et sachets aliment.

70,6 134,2

- 2,2 - 4,5 - 3,9

- 1,3 - 4,2 - 5,4

+ 1,6

+ 0,1

- 1,7

+ 1,9

105,4

- 6,7

- 4,1

- 2,7

45,6

21,0

- 1,6

21,2

20,1

223,4 123,4 1 306,9

+ 2,7 0 + 0,7

- 8,3 - 1,4 0

+ 12,1

45,6

24,2 13,5 30,0

7,0 13,8

+ 0,1 - 1,2

12,6 24,7

+ 0,3 + 0,6

16,5 102,8

- 1,1 - 1,9 + 0,9

28,3

+ 1,5 + 0,6

87,4 30,8 198,6

12,5 33,6

16,3 10,2

- 0,5

21,6 14,3

+ 1,4

- 0,5

14,7 138,8

- 2,2

- 7,8

13,7

4,0

+ 2,5

+ 1,9

47,6

20,4

+ 1,2

2,7 26,0

3,4

- 3,2

+ 6,1 -5

0,0 15,8

0 +1

0,0 15,1

0 + 0,1

- 0,1 + 1,4

- 0,9 + 3,1

+ 0,8 - 1,7

+ 0,6 + 0,5

7,6

104,3 110,1

+ 2,5 + 2,7

+ 7,3 + 2,8

- 4,4

68,6 110,7

24,5

7,5 6,3

14,1

7,2

0,3

+ 0,3 + 0,1

13,1

26,7

- 4,3 - 0,9

7,3

- 0,1

NS

+1 NS

Toilette intime

33,6

- 2,9 + 2,4

19,3 39,5

6,7 12,1

- 1,7 + 4,3

9,1

60,3

- 0,3 + 2,2

+ 2,7

Hygiène sexuelle

8,5 5,8

20,4 1,9

+ 1,6 + 0,4

23,5 NS

+ 1,5 NS

Entret. tapis, moquet. ameublt Insecticides

Emballages aliment. rouleaux Filtres à café Détachants Assouplissants

Hors série | Octobre 2013

Évolution (%) Prix Volume

Entretien bois et meubles Pdts entretien et gros travaux

38

Valeur

Part des promos Poids des MDD (%) en hypers et supers (%) Part de marché Part d’offre Évolution (%) 2012 2013 Valeur Évolution Offre Évolution

Nombre de références

Lessives spécialistes Lessives généralistes Teintures textiles Soins du linge

Pdts et acces. parapharm. Produits santé et forme

36,2

- 5,6

- 0,2

3,6

1,8 23,7 2,1

- 0,1

7,9

+ 0,1

47,4

24,9

+ 2,7

8,3

7,2

72,0

+ 0,7

53,5

0

- 0,9 - 0,2

26,3

12,7 11,9

- 0,9

5,3 8,0

4,1 8,3

79,5 64,5

+ 0,8 - 0,5

67,6 47,6

+ 1,7 + 0,5

9,2

10,0

44,1

+ 1,3

32,5

67,5

22,1 19,4

11,1

- 4,8

- 1,1 - 4,2

+ 0,6

+ 0,5

- 0,4

+ 0,1

7,6

25,3

+ 0,6

+ 0,5

+ 0,5

+ 0,7 + 0,8

0 + 0,1


LES CHIFFRES Activité Total GMS

Produits de régime Adhésifs bandages et Dissolvants Maquillages Maq. fantaisie coffrets et acces. Accessoires de toilette Toilette du visage Produits dépilatoires Soins antibactériens visage Soins du visage Soins pour homme Produits solaires Soins du corps Soins des pieds et des jambes Soins des mains et des lèvres Produits coiffants Laques Shampooings Après-shampoings et soins Accessoires pour cheveux Colorations Produits pour permanentes

126,6 78,1

Valeur

+ 0,8 -1

Évolution (%) Prix Volume

+6 - 3,1

- 4,9 + 2,1

Hypers

Supers

76,5 67,6

30,8 29,0

+ 5,8 + 0,6

9,1 6,6

12,5 7,1

4,0 31,1

+ 0,9

+ 0,2

+ 0,7

+ 0,5

+ 11,9 + 0,7 + 5,6

+ 11,5 - 0,5 +2

8,4 388,9 6,6

4,6 152,2 3,9

+ 20,3 + 1,3 + 27

4,5 11,8 66,1

6,0 12,5 62,5

40,7 3,0 0,8

- 2,8 + 0,1 - 0,8

42,6 NS NS

- 1,4 NS NS

+ 2,4 + 0,1

0 - 1,6

+ 2,5 + 1,8

61,8 119,5

21,6 50,3

+ 4,3 - 0,7

3,8 12,8

4,6 13,8

24,0 17,6

+ 5,5 - 0,1

38,0 21,8

+ 4,1 + 0,1

104,5 16,7

- 1,6 - 22,3

- 1,3 - 20,5

- 0,4 - 2,2

62,2 14,4

21,6 5,5

+ 0,1 - 19

14,0 10,5

13,5 10,4

14,3 1,1

+ 0,7 + 0,4

18,4 NS

+ 1,3 NS

266,1 29,0

+ 3,7 + 1,5

+ 2,4 + 2,2

+ 1,2 - 0,7

142,6 17,5

52,4 7,0

+ 2,2 + 4,1

23,0 12,0

24,1 12,7

3,2 2,0

+ 0,3 - 0,4

9,0 NS

+ 1,2 NS

116,8 178,2

+ 8,3 - 1,7

+ 4,4 + 0,4

+ 3,8 - 2 ,1

60,0 112,4

20,1 38,8

+ 2,1 - 1,7

25,6 20,8

27,5 21,8

2,2 6,6

-1 - 0,2

NS 14,5

NS - 1,1

25,7 54,6

+ 5,3 + 1,2

+ 2,6 + 2,1

+ 2,6 - 0,9

23,5 38,4

8,4 14,6

+6 +5

11,4 15,7

11,9 16,3

4,8 11,9

- 0,4 0

14,2 20,2

- 0,7 0

+ 1,3

- 1,1

+ 2,4

178,6 99,8

- 5,7 - 2,6

- 9,1 - 2,3

+ 3,6 - 0,3

108,6 38,7

50,2 19,6

+ 0,1 - 0,5 + 2,3

12,9 16,6

13,2 18,2

10,1 5,9

+ 0,7 0 0

16,3 15,2

+ 0,8 + 0,5

487,7 227,4

+ 0,9 +5

- 0,5 + 1,3

+ 1,3 + 3,7

266,0 158,9

128,3 58,7

- 0,2 - 0,2

24,7 17,1

25,1 17,2

5,1 6,7

+ 0,2 + 0,8

13,4 12,2

+ 0,7 + 2,2

115,7 276,9 11,5

+ 1,9 + 5,4 - 1,5

+ 0,1 + 1,7 -6

+ 1,8 + 3,6 + 4,8

185,4 230,9 7,4

64,3 76,2 3,2

- 0,6 + 1,1 + 7,9

3,2 17,6 10,0

4,0 18,3 10,8

26,9 1,6 0,0

+ 6,3 0 0

44,3 NS 0,0

- 2,3 NS 0

155,5 300,2 18,4

69,4 126,1 10,0

+ 4,1 + 1,2 + 0,1

17,8 18,4 5,7

19,3 18,2 5,1

4,1 5,4 20,6

- 1,7

+ 0,8

Eaux de Cologne

+ 0,2 + 0,3 - 3,4

+ 1,2 - 0,8 + 1,1

Hygiène buccale

133,7

+ 7,5

+ 4,4

+3

51,5

21,1

+ 8,4

13,9

14,2

Produits avant et après-rasage

40,9 93,0 214,6 183,0

- 7,4 - 7,5 - 0,5 - 1,1

- 5,5 -6 - 2,8 - 0,7

- 2,1 - 1,6 + 2,4 - 0,4

23,9 55,7 111,2 113,9

11,0 28,2 41,4 46,7

- 3,8 - 2,8 - 0,2 +2

3,3 12,8 13,7 10,5

3,6 14,3 15,9 9,9

548,5 16,9

+ 0,3 - 20,4

- 0,4 - 16,2

+ 0,7 -5

325,4 12,4

138,0 5,1

+ 1,2 - 10,6

29,1 3,4

316,4 114,5

- 4,6 - 2,1

-4 - 1,1

- 0,7 -1

103,4 92,6

42,4 22,1

- 1,6 + 2,4

3,4 61,1

- 17 - 1,3

- 5,9 - 2,9

- 11,8 + 1,6

1,9 26,7

1,3 8,9

Brosses à dents Gels douche Produits pour le bain Hygiène et soins pour bébés Eaux de toilette et parfums Lots mixtes Coffrets de toilette

+ 0,6

50,8 198,5

+ 1,4 - 0,4 - 2,3

Produits moussants à raser

NS + 0,6

+ 1,2

- 0,9 Déodorants

NS 34,0

24,0 + 24,7 475,7 + 0,2 9,7 + 7,7

430,7 494,5 35,3

Dentifrices

0 + 0,1

+1

+ 1,8

- 0,5

- 0,2

- 0,7 - 0,2 - 1,2

10,4 9,2 37,5

- 0,9 + 0,1 - 2,8

10,6

- 0,1

18,1

- 0,7

5,7 14,8 9,1 22,9

+ 0,4 + 0,7 - 1,2 - 0,6

15,5 17,8 16,2 27,0

+ 1,4 + 0,1 - 1,8 0

29,3 6,2

11,0 28,0

- 0,6 -1

15,1 37,3

+ 0,3 - 0,2

20,4 8,8

19,9 8,9

48,1 2,1

+ 0,4 - 0,1

32,2 NS

+ 1,3 NS

- 10,3 - 4,1

93,3 94,5

89,2 91,7

8,4 0,4

- 1,5 + 0,2

NS NS

NS NS

Lames et rasoirs homme

370,3

- 1,4

-5

+ 3,8

87,9

39,1

+ 0,5

20,9

19,7

4,6

- 0,3

11,4

- 0,1

Lames et rasoirs femme

57,6

+ 2,1

- 3,4

+ 5,6

28,7

11,5

- 2,5

18,5

18,7

12,3

- 0,1

17,7

+ 0,9

+ 0,9

- 0,2

- 1,1

Mouchoirs en papier

300,4

+ 1,7

+4

- 2,2

42,1

24,2

+ 0,4 + 0,9

20,8

19,4

57,6

- 0,5 - 0,1

35,6

+ 0,2

Papiers toilette en rouleaux

964,6

- 0,2

- 1,3

+ 1,2

34,4

21,8

- 0,8

23,8

23,9

58,9

- 1,4

51,1

+ 0,1

Essuie-tout rouleau Lingettes et rince-doigts

470,1 2,7 149,9

- 0,7 - 12,5 - 1,7

- 3,4 - 11 - 1,5

+ 2,8 - 1,6 - 0,2

20,0 2,4 27,0

11,8 1,6 17,0

+ 2,7 - 9,4 + 0,7

28,4 17,0 11,3

27,8 15,3 9,9

65,6 44,7 65,2

+ 0,6 + 4,4 +1

50,1 71,5 55,9

+ 0,4 - 0,9 + 0,3

- 1,8

- 2,0

+ 0,1

Tampons

101,3

- 4,2

- 3,9

- 0,3

32,3

19,5

+ 1,7

8,3

8,8

19,9

- 0,1

30,2

- 1,4

Changes et couches-culottes

313,1 820,0

- 0,5 - 3,5

+ 0,8 - 5,2

- 1,3 + 1,8

95,5 101,5

53,8 44,6

- 1,1 - 0,4

12,0 40,4

12,9 37,9

21,7 27,8

- 0,4 + 0,9

25,4 30,5

- 0,3 + 2,1

Produit d'incontinence

195,7

+ 4,6

+ 9,4

- 4,4

35,8

19,0

+ 3,7

5,1

4,6

37,8

+ 2,4

36,9

- 0,4

+ 0,1

+ 0,6

+ 0,8

- 0,1

Hors série | Octobre 2013

CA en M €

Part des promos Poids des MDD (%) en hypers et supers (%) Part de marché Part d’offre Évolution (%) 2012 2013 Valeur Évolution Offre Évolution

Nombre de références

39


© laetitia duarte

L’épicerie salée

• 42 Les féculents • 44 Les produits apéritifs • 46 Les plats cuisinés

Les conserves de légumes

• 48 L’assaisonnement • 50 La nutrition infantile • 52 Les potages et sauces • 54 Les conserves de viande

Les conserves de poisson

• 55

Les aliments pour animaux

L’épicerie sucrée

• 56 Les sucres et pâtisserie • 58 Le petit déjeuner • 60 La confiserie • 61 Les conserves de fruits Les desserts

• 62 La biscuiterie sucrée • 64 La panification sèche Hors série | Octobre 2013

La panification préemballée

40

• 65

La pâtisserie industrielle


41

Hors sĂŠrie | Octobre 2013


ÉPICERIE SALÉE

LES FÉCULENTS

Riz et blé se valorisent face aux pâtes Si les volumes des pâtes sont à la hausse, c’est du fait de leurs prix très bataillés. La dynamique des riz tient davantage de l’innovation. Et le blé veut s’imposer en véritable féculent alternatif.

Hors série | Octobre 2013

Tendance et nutrition

42

Reste que les féculents sont dans l’air du temps. À la fois économiques et tendance, avec la vogue des « pasta parties » entre jeunes. Et ce n’est pas le Programme National Nutrition Santé (PNNS) qui dissuadera les consommateurs d’engloutir pâtes et riz : « alors qu’il [PNNS] recommande 40 % de féculents dans la part des apports énergétiques, les Français

LES TENDANCES > Les promotions sur les pâtes, très actives en hyper, ont entraîné une dévalorisation du marché.

En janvier, Uncle Ben’s a investi le dynamique segment des riz à poêler avec les références « délicatement doré », ail et fines herbes et orientale (350 g).

> Le «riz en solo» avec Mars Food France devrait proposer des produits adaptés aux 30% de repas pris seul. > Le blé (19 M€) croît de 2,9%, CAM à septembre 2013, selon Iri, avec un pic à +7% sur cette période. DR

P

âtes et riz, les deux poids lourds des féculents – représentant à eux seuls les trois quarts de la valeur du marché – progressent encore. Mais pour des raisons distinctes. Côté riz, les volumes s’accroissent (+1,8 %) en sauvegardant la valeur (+1,3 %), selon Iri (CAM à septembre 2013). « C’est grâce à l’innovation et la communication de marques comme Uncle Ben’s, justifie Emmanuel Bidault, directeur marketing de Mars Food France, qui a spécialement impulsé les riz parfumés, depuis son lancement début 2012. » Alors que côté pâtes, la bataille des prix a entraîné une nette dévalorisation. Les volumes (+ 2,5 %) ayant grimpé plus vite que la valeur (+ 1 %), selon Nielsen (CAM à mi-juillet 2013, hors hard-discount). « Face au fond de rayon à + 2 %, la part des promos s’est accrue de 4,5 %, souligne Jean-Michel Juillet, directeur marketing LustucruRivoire & Carret. Et la lutte a été spécialement acharnée dans les hypers : leurs volumes s’est accru de 4,2 %, quand les supers piétinaient à -0,2 %. »

LES DATES FÉVRIER 2013

Lustucru Blé Délice au blé complet est relancé avec un nouveau grammage (400 g), un prix plus attractif (1,19 €) et une nouvelle recette.

LES CHIFFRES

1,36 Mrd €

Le chiffre d’affaires des féculents (pâtes, riz, semoule, légumes secs, etc.)

+ 0,3 %

L’évolution en valeur

+ 0,7 %

L’évolution en volume Données en CAM à fin juin 2013, et évolution vs 2012 Source : Iri

MARS 2013

Ebly (Mars Food France), la marque de blé, se repositionne comme alternative aux autres féculents. Et recrute 125 000 foyers acheteurs.

n’en consomment qu’à hauteur de 32 % » rappelle Emmanuel Bidault. Au rayon pâtes, l’énorme segment des classiques est très apprécié (63 % des volumes, +4,1%). Il en est de même pour les pâtes aux œufs (+5%) ou le segment premium à dessins sophistiqués (+3,6%). Le micromarché des pâtes pour enfant recrute aussi (+ 7 %). Mais pas les pâtes d’Alsace (-7%) ni celles aux légumes (- 28 %). Quant au riz, si le segment historique du blanc long grain s’essouffle (+ 0,3 % en valeur), les riz parfumés (+ 4,3 %) et surtout ceux à poêler (+ 22,4 %) sont parmi les meilleurs contributeurs de la valorisation du rayon.

Du blé pour changer des pâtes Puisque l’argument diététique compte dans le choix des pâtes,

JUILLET 2013

La pâte en or de Lustucru. Une contremarque, cachée dans des paquets « Œufs frais » ou « Al dente », permet de gagner une « farfale » en or massif.

Lustucru a rendu sa gamme Blé Délice au blé complet plus attractive, en revoyant à la fois sa recette et son grammage –réduit, pour offrir un prix sympa. Et si côté gourmandise, Barilla est le leader historique des pâtes farcies, un temps challengé par Panzani, Rivoire&Carret, qui n’est apparu qu’en 2012, s’enorgueillit de lui avoir raflé la seconde position. Et il a conduit, au printemps dernier, une stratégie de consolidation en étoffant sa gamme de deux références demi-lunes. Mais riz et, surtout, pâtes devront désormais compter avec la marque emblématique du blé, qui s’est repositionnée sous le slogan « Ebly, pour changer des pâtes, c’est tout naturel ». Avec de nouvelles références fibres et « prêt-en-5 min ». ❘❙❚ DANIEL BICARD


ÉPICERIE SALÉE

LES PRODUITS APÉRITIFS

Le plaisir renouvelé La croissance suit toujours l’appétit des Français pour l’apéro. Pour conserver ce bel élan, les industriels misent sur la nouveauté et l’extension des «moments plaisirs».

L

LES TENDANCES > Les marques appuient sur la communication et se font complices du moment « apéro ». > Le moment de l’apéritif déborde sur le dîner, faisant parfois office d’entrée. > Les fabricants continuent de parier sur l’innovation pour cultiver la croissance.

LES DATES MAI 2013

© CRÉDIT

’apéritif salé est toujours à la fête. Pour la cinquième année consécutive, le segment fait figure de bon élève des PGC, avec un bulletin presque parfait. Le chiffre d’affaires grimpe en effet de 3,9%, à 1,5 milliard d’euros, tandis que les volumes gonflent de 1 %. Toutes les catégories en profitent, à l’exception notable des biscuits salés, en repli (- 0,7 % en valeur, - 1,8 % en volume). Ce bilan récompense l’investissement constant des industriels, en innovations comme en marketing, pour amplifier le plaisir des Français à prendre «l’apéro». Les raisons de l’engouement n’ont pas changé: les Français sortent moins et reçoivent, les produits sont innovants et les prix abordables, les marques investissent de plus en plus dans la publicité. Emmanuel Pinteaux, directeur marketing épicerie et corporate chez PepsiCo France, fait aussi observer que «le moment de l’apéritif dure plus longtemps, et mord même de plus en plus sur le début du repas, faisant par exemple office d’entrée».

Leader incontesté des chips, Lay’s continue d’innover pour inciter les Français à une consommation plus régulière.

Hors série | Octobre 2013

Calmer la faim

44

Chez Mondelèz International, Claire Sturer, chef de marché salé, remarque aussi que les biscuits apéritifs ont de plus en plus vocation à faire office d’en-cas pour calmer la faim, en journée comme le soir à la maison. « Le lancement de nos Tuc Break répond à cet usage, avec un pochon contenant huit sachets de cinq biscuits, afin de conserver leur fraîcheur », précise-t-elle. Pour garder l’élan, les acteurs ne négligent aucune catégorie. Chez

LES CHIFFRES

1,54 Mrd €

Le chiffre d’affaires du segment apéritif salé

+ 3,9 %

L’évolution en valeur

+ 1%

L’évolution en volume Données en CAM à fin juin 2013 et évolution vs 2012 Source : Iri

Lancement des Tuc Crispy avec une nouvelle texture croustillante.

Mondelèz, Claire Sturer se réjouit, par exemple, de l’attractivité retrouvée des crackers, grâce au rajeunissement de la cible vers les 30-45 ans. «Nous avons pour cela lancé deux innovations: des Tuc Crispy, avec une nouvelle texture très croustillante, ainsi que de nouveaux goûts sur les gammes traditionnelles : tomates-mozza, chorizo et barbecue. Les deux ont trouvé leur public.» L’autre marque phare du groupe, Belin, n’est pas en reste. Le nouveau fournisseur officiel de l’équipe de France de football, depuis cet été, se veut plus que jamais le complice des moments apéros, campagnes de pub à l’appui. Difficile de ne pas voir aussi l’influence des chips sur les bons résultats de la catégorie. Lay’s en est le principal contributeur, avec, par exemple, l’introduction savamment dosée de nouvelles saveurs dans une collection Tapas (saveur pesto, et olives). Selon Emmanuel Pinteaux, le potentiel est encore

ÉTÉ 2013

Lancement d’une campagne TV Belin « Ça croustille chez les Belin ».

immense. «La consommation reste saisonnière en France, et les Français ne croquent que 800 grammes de chips à l’année, loin des Anglais ou des Néerlandais », observe-t-il. La première marque de « food » au monde souhaite créer de nouveaux réflexes et, pour cela, a fait son grand retour en médias cette année. Objectif : prendre sa place dans les repas et les moments de snacking.

Éviter la banalisation Quant à Bénénuts, la marque ombrelle de PepsiCo, elle a vocation à innover sur les trois marchés du salé où elle est présente. La croissance est là, mais Emmanuel Pinteaux garde les manches retroussées. «Nous voulons éviter la banalisation dans le marché des graines, et les crackers ont besoin d’une nouvelle dynamique », annonce-t-il. PepsiCo va dégainer pas moins de 25 nouveaux produits dans toutes les catégories. ❘❙❚ FLORENT MAILLET


41,5% PART DE MARCHé EN UC ET %

30,1%

MARQUE B

28,2% 0,2%

MDD

Une théâ tralisation

nouvelle

festive et impactante

Sources : Nielsen Scantrack Cumul 5 semaines du 09/12/12 au 06/01/13 en HM + SM

La

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AUTRES

nouveauté 2013

Une touche d’originalité sucré e-salé e

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... avec Jacquet, le leader incontesté de la fin d’anné e !


ÉPICERIE SALÉE

PLATS CUISINÉS, CONSERVES DE LÉGUMES

Le horsegate désarçonne les plats cuisinés « L’ensemble du marché des plats cuisinés a été affecté dès le début de la crise », constate Florence Guillon, directrice marketing de Raynal & Roquelaure. Le scandale du horsegate pénalisait déjà le rayon épicerie avant la découverte d’ADN de cheval dans les raviolis vendus sous licence Panzani, fabriqués par William Saurin (Groupe de Monique Piffaut, Financière Turenne Lafayette), le 26 février.

I

l ne fait pas bon œuvrer dans le rayon des plats préparés appertisés. Si les acteurs du secteur ont minimisé dans un premier temps les conséquences du scandale de la viande de cheval étiquetée comme du bœuf, le fait est que le secteur est toujours à la peine, avec des évolutions négatives en valeur (- 5 % du chiffre d’affaires) et en volume, à -7,6% selon Iri (CAM arrêté au mois de juin 2013).

Des ventes en dégringolade Dès lors, la chute des ventes s’accélère à - 31 % entre le 25 février et le 3 mars, selon le cabinet Nielsen, et de 35 % la semaine suivante. Quelques mois après ce scandale, la caté-

gorie qui souffre le plus est donc, sans surprise, les plats à base de pâtes, avec - 11,4 % en valeur et - 13,4 % en volume. DR

Le scandale de la viande de cheval touche durement la catégorie des plats à base de pâtes, dans laquelle les raviolis sont surreprésentés.

Les industriels entendent s’inspirer des recettes traditionnelles, comme la dernière gamme de La Belle Chaurienne.

LE CHIFFRE

- 7,6 %

La baisse en volume des plats préparés appertisés CAM à fin juin 2013, évolution vs 2012 Source : Iri

Les marques ont retrouvé la confiance du public Les autres catégories suivent aussi ces tendances à la baisse. L e s m a rq u e s i n t e r ro g é e s a s s u re n t p o u r t a n t q u e l a confiance est retrouvée avec les consommateurs, et plusieurs, à l’instar de Panzani et de Maggi (Nestlé), mentionnent la provenance française de leur bœuf. Dans cette morosité ambiante, seuls les plats déshydratés résistent, avec des évolutions à + 7,6 % en valeur, et - 1,6 % en volume. ❘❙❚ JULIE DELVALLÉE

Les efforts ne paient pas pour les légumes Malgré la premiumisation et des expériences comme le bio, les ventes de légumes en conserve ne sauvent la face que grâce à la hausse des prix.

Hors série | Octobre 2013

C

46

D’Aucy a tenté une arrivée massive dans le bio avec plusieurs références d’un seul coup.

LE CHIFFRE

1,41 Mrd €

Le chiffre d’affaires Donnée en CAM à fin juin 2013 Source : Iri

DR

e n’est pas faute d’essayer. Mais les Français boudent les boîtes de conserve, dont les ventes s’étiolent doucement année après année. Pourtant les spécialistes du secteur ne lésinent pas sur les nouveautés. Fin 2012, D’Aucy s’est ainsi lancé dans le bio avec sept références. «Dans cet univers, nous marchons à l’envers, car la marque arrive après la MDD. Il nous faut donc capitaliser sur D’Aucy », soulignait lors du lancement Armelle Guizot, chef de groupe D’Aucy. Si la diversité est de mise, une poignée de références représente toujours la majorité des ventes (haricots verts, jardinière/macédoine,

champignons et petits poiscarottes), ce qui rend difficile de faire progresser le gâteau global… surtout quand ces références sont toutes dans le rouge (respectivement - 2 %, - 2,8 %, - 2,4 % et - 4,6 % en volume).

Évolution du contenant D’ailleurs, dans le sillage des années précédentes, seule la hausse des prix permet d’enrayer

la chute des volumes, l’une compensant exactement l’autre pour déboucher sur une croissance nulle, à 0 %. Ces derniers temps, plus que le contenu, c’est le contenant qui a évolué (apparition de sachets souples, d’emballages plus sophistiqués ou au contraire plus épurés) pour donner une deuxième jeunesse aux légumes en conserve, sans effet notable sur les ventes. Parmi les leviers employés pour redonner de l’attrait à la conserve, l’aspect responsable et écologique n’est pas négligé. Ainsi, Bonduelle, associé au fabricant Ardagh, a mis au point une nouvelle génération de boîte de conserve avec une surface lisse, plus écologique et plus durable, avec un allégement du poids (- 15 %). ❘❙❚ MORGAN LECLERC


ÉPICERIE SALÉE

ASSAISONNEMENT

Le haut de gamme en ligne de mire Sur un marché en perte de vitesse en termes de volume, les industriels misent sur la qualité avec des ingrédients toujours plus raffinés, des packagings retravaillés et des solutions toujours plus pratiques.

LES TENDANCES

> Des emballages améliorés Bouchons propres, flacons plus pratiques et conditionnements épurés. Le packaging reste un axe d’innovation porteur. > De nouveaux usages Les fabricants étendent leurs gammes de solutions, tels les kits d’épices pour réaliser aujourd’hui des nuggets et des panures.

LES DATES SEPTEMBRE 2012

Les Salins du Midi ne sont plus à céder La revente du sel La Baleine, démarrée début 2012, est suspendue faute d’accord avec les repreneurs.

FÉVRIER 2013

Sofiprotéol se renforce à l’est Le propriétaire de Lesieur reprend un site de production en Roumanie, appartenant au groupe Cargill.

MARS 2013

Aquasel devient coopératif La Coopérative des producteurs de sel de Noirmoutier rachète à Eurial sa filiale Aquasel.

Hors série | Octobre 2013

Qu’importe le flacon…

48

De fait, sur un an, les marques d’enseigne sont restées étales en termes de chiffre d’affaires et ont même enregistré une très légère baisse de leur part d’offre en linéaire. Un rayon dont l’assortiment a pourtant crû de 3,6 % sur la période, selon Iri. Les marques nationales reprendraientelles la main sur ce marché, que d’aucuns auraient pu croire banalisé? Assurément: «il s’agit avant tout d’un marché de goût. Or, les valeurs faciales y sont généralement faibles et incitent les consommateurs à se faire plaisir en s’offrant une grande marque», poursuit Guillaume Voneschen. Hormis les olives, dont l’envolée dissuasive des prix (+ 11,2 %) a dopé les MDD, en hausse de

Amora étend son nouveau flacon souple à sa gamme, avec son bouchon «toujours propre». Trois ans de recherche et développement, pour y parvenir.

> Une sophistication accrue Sels, huiles, épices… montent en gamme avec des références exotiques, des procédés de fabrication premium et des ingrédients raffinés.

DR

H

eureusement que les acteurs des assaisonnements et condiments se décarcassent en matière de nouveautés premium ! Alors que cette catégorie rassemblant moutardes, légumes marinés, olives, cornichons, poivres et sels, vinaigres, huiles, épices et autres mélanges voit ses volumes régresser de 2,7 % entre juin 2012 et juin 2013 en GMS, ses ventes en valeur n’accusent qu’un modeste recul de 0,9 %. La différence est à mettre au crédit de la valorisation de l’offre: les prix ont augmenté, en moyenne, de 1,8% en un an. «Le marché s’oriente nettement vers la qualité et la montée en gamme. En témoigne le fait que les MDD n’y progressent plus », observe Guillaume Voneschen, directeur de marque Amora Maille.

LES CHIFFRES

1,76 Mrd €

Le chiffre d’affaires

-0,9 %

L’évolution en valeur

-2,7 %

L’évolution en volume Données en CAM à fin juin 2013 et évolution vs 2012 Source : Iri

1,7 % en valeur, tous les autres segments montrent une atonie voire un recul des labels propres. Pourtant, si les consommateurs n’hésitent pas à acheter des produits plus qualitatifs, ils se restreignent en revanche sur la quantité : à part le segment des épices, herbes et mélanges, en hausse tant en volume qu’en valeur (respectivement de 2,8 et 3,8 %), toutes les autres familles régressent en volume. La palme revenant aux olives qui dévissent de 15,5 % en volume. Une belle gamelle, même si la météo maussade de l’été 2012 a probablement pénalisé leur consommation en salade et à l’apéritif. Qu’importe! Les fabricants poursuivent leur

travail de montée en gamme. Ainsi, chez Ducros, les épices se font délicates et d’origine : la marque du groupe McCormick a lancé une ligne de 23 références premium comme du poivre long d’Indonésie à concasser ou à râper. Ducros s’intéresse aussi aux solutions cuisson, un segment très porteur depuis son ouverture, en 2011 par Maggi et Knorr avec les premiers kits pour papillotes, et élargit sa gamme à – ici aussi – 23 références destinées à la cuisson au four, à paner, à mijoter ou encore à poêler. Chez Amora Maille, on s’attache au conditionnement avec notamment la généralisation de son flacon souple et doté d’un bouchon toujours propre. « Cette nouvelle valve a nécessité trois ans de recherche », souligne Guillaume Voneschen. Enfin, la marque Lesieur mise également sur le flacon souple, avec le développement de ses huiles Fleur de Colza, Isio4 et Cœur de Tournesol, naturellement « stop goutte ». De l’huile, la tête à l’envers ! ❘❙❚ VÉRONIQUE YVERNAULT


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ÉPICERIE SALÉE

LA NUTRITION INFANTILE

En quête de légitimité Boudée par les consommateurs, la nutrition infantile doit redorer son blason. Les marques s’efforcent de communiquer afin de montrer les bienfaits et la légitimité de ses produits pour les plus jeunes.

Hors série | Octobre 2013

50

Implication des parents et simplification des recettes S’ajoute à cela, un changement de comportement des clients, qui attachent de plus en plus d’importance à des offres authentiques et naturelles. « Les parents sont déçus par le manque de “ naturalité ” des produits et le peu d’implication qu’ils ont lors de la préparation

LES TENDANCES > La crise économique a affecté le marché avec une baisse des quantités et des fréquences d’achat. > Les consommateurs veulent des produits plus naturels. > Les marques adoptent de nouvelles stratégies pour communiquer auprès de leur cible et leur font comprendre les bienfaits de l’alimentation infantile.

DR

T

ouché tardivement par la mauvaise conjoncture économique, le marché de la nutrition infantile français est en plein marasme. La baisse du pouvoir d’achat des consommateurs les a poussés à se tourner vers du fait-maison et à diminuer leur fréquence d’achat. Par ailleurs, le taux de natalité dans l’Hexagone a baissé en 2012 (- 0,9 %), et les mères allaitent davantage et plus longtemps. Ainsi pour sortir la tête hors de l’eau, les industriels tentent de renouer le dialogue avec les consommateurs afin de leur faire prendre conscience des bienfaits et de la légitimité de l’alimentation infantile. « Il est important d’expliquer que les produits de nutrition infantile répondent à un cahier des charges strict, et que cette exigence a un coût, qui se répercute de manière logique sur le prix. Par ailleurs, il est nécessaire de sensibiliser continuellement le public sur les besoins spécifiques des bébés, et donc l’importance de leur donner une alimentation adaptée », indique David Bruneau, directeur du développement commercial chez Blédina.

De nouvelles marques, comme Yooji, arrivent sur la nutrition infantile en se positionnant sur le bio et l’authentique.

LES DATES JUIN 2012

Blédina arrive sur l’ambiant avec Blédina du Jour, pour les bébés dès 6 mois.

LES CHIFFRES

0,8 Mrd €

Le chiffre d’affaires

-5,9 %

L’évolution en valeur

- 5,4 %

L’évolution en volume Données en CAM à fin juin 2013 et évolution vs 2012 Source : Iri

SEPTEMBRE 2012

Picard sort une gamme spéciale pour enfants au rayon surgelés : Mes Premiers Repas.

des repas de leurs enfants », déclare Philippe Briffault, cofondateur de la marque Yooji [prononcez ihoji]. Ainsi, des PME se sont lancées sur le créneau. Le fabricant Good Goût est arrivé sur le bio en 2010, et, en mai 2013, Yooji débarque sur le surgelé bio. « Avec notre gamme de légumes bruts en portion, nous proposons à nos consommatrices de créer ou non des purées avec d’autres légumes qu’elles peuvent ajouter », assure Philippe Briffault. Mais les grandes marques, bénéficiant d’une assise solide, ne délaissent pourtant pas la donne des produits plus naturels. « Afin de répondre aux attentes des parents et aux besoins des enfants, nous avons fait le choix de simplifier certaines recettes, comme celle de notre produit

MAI 2013

Lancement de la marque de surgelés bio Yooji en GMS.

Blédine. Nous avons ainsi sélectionné uniquement cinq familles d’ingrédients pour ne garder que l’essentiel », précise David Bruneau.

Extension de l’offre sur l’ambiant et le surgelé Pour fidéliser la clientèle, qui se renouvelle tous les deux à trois ans, les marques percent de nouveaux segments, à l’image de Blédina, qui est arrivée l’an passé sur le rayon ambiant. Et même les distributeurs se mettent à ce concept, Picard a lancé une gamme de surgelés en 2012, baptisée Mes Premier Repas, une grande première dans le linéaire du spécialiste. À voir si ces nouvelles et nombreuses actions sauront convaincre les consommateurs… ❘❙❚ CAMILLE HAREL


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ÉPICERIE SALÉE

LES POTAGES ET LES SAUCES

Le froid, moteur du développement Les sauces froides et les soupes, qui ont bénéficié des rigueurs hivernales, ont été les locomotives de ce marché toujours très innovant.

LES TENDANCES > Essor des soupes déshydratées tirées par la demande croissante des ménages modestes. > Des innovations plébiscitées avec des références de moins de douze mois qui représentent 6 % du chiffre d’affaires. > La tendance « santé bien-être » touche également les sauces avec des recettes avec moins d’ingrédients ou avec des slogans du type « œufs de poules élevées en plein air », « sans huile de palme »...

LES DATES OCTOBRE 2012

Retour de Maggi en publicité télé après cinq ans de silence.

FÉVRIER 2013

Lancement par Heinz d’une gamme de ketchups culinaires.

Hors série | Octobre 2013

Merci la crise…

52

Des conditions idéales donc pour l’activité des soupes, qui, selon Jérôme Soares, responsable marketing de Climpact-Metnext, figurent parmi les marchés les plus sensibles aux températures basses, aux côtés des plats cuisinés et des légumes surgelés, ainsi que du fromage à raclette et des boissons chaudes. Froides aussi sont les sauces, qui cartonnent depuis un an. Avec + 5,7 % en volume et + 6,8 % en valeur, elles ont flambé en 2013. Avec 171 M € de chiffre d’affaires généré, elles pèsent désormais près du triple des sauces chaudes, qui accusent, elles, un recul de 6,1 %. Au milieu, les sauces tomate, plus grosse catégorie du marché (411 M €) font bonne figure, avec une croissance de 2,5 %. Comment expliquer un tel appétit pour les sauces ? Surtout en période d’arbitrage des ménages. La crise, voilà justement l’expli-

Heinz a réinventé le ketchup à la sauce culinaire avec un produit en pot et des recettes plus travaillées. © FRANS VAN WIJK

P

as besoin d’aller chercher bien loin le dénominateur commun entre les marchés des soupes et des sauces : le froid évidemment. Les premières ont, en effet, profité à plein de l’hiver très long et rigoureux. De fin septembre 2012 à fin mars 2013, 204 millions de litres de soupes ont été consommés, soit 2 % de hausse en volume par rapport à la période précédente, selon Nielsen. « Les conditions météos ont un véritable effet mécanique sur le marché», confirme Élise Delort, consultante en charge de la catégorie pour Nielsen.

LES CHIFFRES

1,82 Mrd €

Le chiffre d’affaires du rayon

+ 2,5 % L’évolution en valeur

+ 1,1 %

L’évolution en volume Données en CAM à fin juin 2013 et évolution vs 2012 Source : Iri

cation avancée par les professionnels. « Les valeurs telles que le plaisir, le partage, la convivialité ou la simplicité retrouvent du sens », note Jacques Pradels, directeur marketing et ventes de Heinz-Bénédicta. On organise des apéros à la maison et on ouvre les sauces pour y tremper des chips et des légumes.

… Et la créativité Mais s’arrêter à la crise et la météo serait un peu court. Ces deux segments sont parmi les plus innovants de l’épicerie. Les références qui ont moins de douze mois contribuent à près de 6 % du chiffre d’affaires du marché, contre 2,5 % pour les PGC. L’exemple de Royco est symptomatique. Sur le segment des instantanés (35 M € de chiffre d’affaires global), la marque faisait la grimace depuis ces six

FÉVRIER 2013

Rachat, pour 28 milliards de dollars, de Heinz par le fonds Berkshire Hathaway de Warren Buffet.

dernières années (- 35 % des volumes, selon Iri). Mais depuis 2011 et son repositionnement auprès d’une clientèle plus jeune et plus urbaine, Royco a retrouvé des couleurs, avec une progression de 5 % sur l’année passée. Idem chez Liebig, le leader (47 % de part de marché en valeur). La marque a proposé onze innovations, dont sept figurent parmi les meilleures rotations et représentent 4,7 % du chiffre d’affaires du segment des soupes liquides. Pour les sauces: c’est encore plus flagrant. Heinz a réinventé le ketchup à la sauce culinaire avec un produit en pot et des recettes plus travaillées. Bénédicta multiplie les associations, Maille décline sa mayonnaise fine, et Amora jour la carte de l’exotisme avec ses recettes wasabi et currymangue. ❘❙❚ FRÉDÉRIC BIANCHI


ÉPICERIE SALÉE

LES CONSERVES DE VIANDES ET POISSONS

La chute du début d’année endiguée Souffrant déjà d’une image désuète, les conserves de viande ont réussi à limiter l’impact du «horsegate». ché stable. Même s’il souffre d’un double handicap : une forte concurrence des MDD et une image de produit peu moderne, ses consommateurs sont fidèles et les produits ont le vent en poupe en temps de crise économique. Résultat : la catégorie baisse de 4,7 % en volume, mais de 2,3 % en valeur.

Tradition et terroir « Si les crises alimentaires accentuent toujours la méfiance du consommateur vis-à-vis des produits, elles renforcent aussi la crédibilité des marques nationales sérieuses », explique Jildaz Colin, chef de marque chez Hénaff.

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L

es fabricants de conserve de viande ont eu chaud en début d’année, très chaud. Le «horsegate» qui a touché tous les produits contenant de la viande n’aura finalement pas été si catastrophique pour eux. Le marché des conserves de viande, déjà peu dynamique l’année dernière, poursuit sa décroissance en volume (-5,3), mais la perte de chiffre d’affaires est contenue à -1,3 %, notamment grâce au foie gras qui poursuit sa valorisation à +2,5% malgré une perte en volume de 2 %. Il faut dire que la première catégorie du rayon, les pâtés avec 141 millions d’euros, est un mar-

Les petits grammages permettent de cibler les monofoyers et les célibataires, mais aussi d’afficher un PVC aux alentours de 1 €. Hénaff a lancé une gamme de quatre verrines en 90 g.

LE CHIFFRE

-5,3 %

L’évolution en volume CAM à fin juin 2013, évolution vs 2012 Source : Iri

La tendance baissière pourrait changer dans les années à venir. En effet, déjà vecteur de tradition et de terroir, le pâté et la terrine de campagne sont sur la voie d’un nouveau label de qualité européen. L’association Charcuterie, Salaisons de tradition a déposé auprès de l’Institut national de l’origine et de la qualité une demande de Spécialité traditionnelle garantie (STG). Ce sigle pourrait rassurer le consommateur et valoriser le marché. ❘❙❚ CAROLINE FAQUET

Entre dynamisme et relais de croissance Les volumes s’érodent dans le sillage de la catégorie reine des thons, pénalisée par l’inflation et la baisse des promotions. Mais les fondamentaux restent solides et les innovations dynamiques.

Hors série | Octobre 2013

S

54

LE CHIFFRE

1,03 Mrd €

Le chiffre d’affaires des conserves de poisson CAM à fin juin 2013 - Source : Iri

DR

i les conserves de poissons restent l’une des catégories les plus dynamiques des PGC, avec une croissance de 2,6 % du chiffre d’affaires, les ventes se sont tassées (- 4,7 %). Pas de panique toutefois, et ce pour plusieurs raisons. D’abord, la baisse s’explique assez logiquement par le poids important du thon sur l’ensemble de la catégorie, qui enregistre une chute de 3,6 % en volume. « La demande mondiale de thon croît, la catégorie entre dans un rythme inflationniste », analyse Sabine Zanella, directrice marketing de Petit Navire. À cela s’ajoutent un impact météo négatif et une très

Une nouvelle catégorie apparaît : les pavés de thon et de saumon de Petit Navire, dans des sachets micro-ondables.

forte baisse de l’activité promotionnelle, très incrémentale sur la catégorie.

Santé à prix raisonnable Les autres piliers restent solides. Les sardines limitent la casse (-0,8% en volume mais +6,1% en CA) et les maquereaux s’enri-

chissent d’innovations, à l’image des «Touche de…» de Petit Navire, où les touches aromatiques se substituent à la sauce sans dénaturer le goût. Saupiquet, lui, a repris la parole et la publicité. Important pour développer les temps de consommation autour du maquereau, qui glisse souvent sur le cœur de repas. L’autre fait marquant est l’apparition d’une nouvelle catégorie, les pavés de thon et de saumon de Petit Navire, dans des sachets micro-ondables. Un nouveau relais de croissance apparaît, toujours frappé du sceau de la santé à prix raisonnable, qui séduit les Français. ❘❙❚ FLORENT MAILLET


SALÉE ÉPICERIE

LES ALIMENTS POUR ANIMAUX

Les félins font grimper le marché Après une année 2012 atone, le secteur du petfood reprend des couleurs. Surtout celui des aliments pour chats pour lesquels les marques redoublent d’inventivité. se portent comme un charme avec des évolutions positives. En particulier pour les aliments secs, avec une progression de 7,9%.

Une segmentation toujours plus fine se fait jour, avec une sélection selon les races, l’âge ou le style de vie de l’animal.

Relais de croissance Il faut dire que les marques rivalisent d’imagination avec une offre qui pour les chats stérilisés, qui pour les jeunes chats. Les compléments aux repas, notamment les friandises, font partie des relais de croissance… tout comme les portions individuelles, qui tirent le marché des aliments humides. Les chiens ne sont pas en reste,

LE CHIFFRE

même si les efforts des deux grands acteurs du marché, Nestlé et Mars, ne sont pas payés en retour. Mars Petcare a notamment relancé sa marque Pedigree avec sa gamme Pedigree Vital Protection, soutenue par un vaste plan marketing. Trois milliards de dollars ont même été investis au niveau mondial. ❘❙❚

+ 2,9 %

L’évolution en valeur du marché du petfood CAM à fin juin 2013 et évolution vs 2012 Source : Iri

ABONNEZ-VOUS 1 AN - 239 €

DR

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resque onze millions. En France, la préférence va aux chats, loin devant les chiens qui ne sont que… 7,5 millions, selon les dernières estimations de TNS Sofres. En quatre ans, le nombre de Garfield a explosé (+923000), alors que celui des Rantanplan n’a cessé de reculer (-488000). Un tel engouement se traduit dans les chiffres. Sur un marché en hausse en valeur, mais en baisse en volume, les aliments humides pour chiens affichent un fort recul (-5,2% en valeur). Ceux pour chats, croquettes ou pâtées,

MAGALI PICARD

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N° 2293-2294 | 24 octobre 2013

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ÉPICERIE SUCRÉE

LES SUCRES ET PÂTISSERIE

Les aides à la pâtisserie recherchées La crise, de gré ou de force, promeut les vertus du fait-maison. Et la télévision, en multipliant les émissions culinaires, éclaire d’un jour nouveau le plaisir de cuisiner, alors que la pâtisserie se fait légère.

LES TENDANCES > Le fait-maison toujours en vogue, crise oblige. > La volonté de personnaliser ses desserts, d’où le succès des aides à la pâtisserie. > La publicité et la communication au travers d’émissions culinaires télévisées.

LES DATES JANVIER 2013

Lancement, par Vahiné, de 14 références nouvelles pour stimuler la catégorie.

Hors série | Octobre 2013

Farines et sucres chagrins

56

Un petit étonnement, d’abord. Qui dit gâteaux, dit sucre et farine, le b.a.-ba… Deux catégories qui, pourtant, sont en recul : -2,5 % en valeur pour le sucre, -3,6 % pour la farine. En même temps, il est très facile de grappiller 25 ou 50 grammes de ces deux ingrédients dans une recette sans rien y changer au goût. Toujours ça d’économisé. Acceptons cette explication pour ces deux mastodontes du segment – 666 millions d’euros à eux deux. Et penchons-nous sur le marché des aides à la pâtisserie qui, lui, ne connaît pas la crise: +4,6%, à près de 322 millions d’euros. Poudre d’amande ou de noisette, mais pas seulement. Le segment est porteur, aidé dans son développement par la grande mode des émis-

Vahiné a sorti en janvier plusieurs références, dont ce nappage mangue passion pour décorer ses desserts.

LES CHIFFRES

1,09 Mrd €

Le chiffre d’affaires

- 0,5 % L’évolution des ventes, en valeur

321,6 M €

Le poids du segment des aides à la pâtisserie, le plus dynamique : à + 4,6 % en valeur, + 1,8 % en volume Données en CAM à fin juin 2013 et évolution vs 2012 Source : Iri

JUIN 2013

Diffusion de l’émission Qui sera le prochain grand pâtissier ? sur France 2.

DÉCEMBRE 2013

Lancement de l’émission Le meilleur pâtissier sur M6.

sions de cuisine et de pâtisserie à la télévision. Vahiné, l’un des acteurs principaux, a bien compris l’intérêt d’en profiter. La marque sera, en effet, partenaire de l’émission de téléréalité Le meilleur pâtissier, concours diffusé à partir de décembre sur M6. Et, surtout, recentre sa communication sur « l’émotionnel », comme l’exprime Sybille Chenain, directrice marketing de McCormick France et Belgique, groupe auquel appartient Vahiné. « Les consommateurs ont envie de faire leurs propres desserts, en les personnalisant au maximum. Avec comme leitmotiv de se faire plaisir en partageant un moment agréable en famille », détaille-t-elle. D’où ce succès des aides à la pâtisserie. Ce petit plus qui va faire la différence. Ce petit

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L

a crise, depuis le temps, ne devrait plus avoir de secret pour personne. Nous pouvons donc faire court. Chômage, peur de l’avenir, pouvoir d’achat en berne… Moins de temps et moins envie d’aller se divertir au restaurant… Mais comme, quand même, ce n’est pas une raison pour se laisser dépérir complètement, chacun se garde un petit moment de plaisir, de temps en temps. Chez soi, bien à l’abri. Dans ce marché des sucres et pâtisserie, qui pèse 1 milliard d’euros, cela passe par le gâteau, mais dans son acception la plus large, car cela marche aussi avec une tarte ou un cake. Tous ces petits plaisirs sucrés que l’on s’autorise à domicile.

quelque chose qui pourra permettre de s’exclamer : « C’est moi qui l’ai fait ! » Comme quoi, déjà à l’époque, dans sa publicité télévisée, Délifrance avait-il tout compris en faisant déclamer à Valérie Lemercier ce si mémorable cri…

« Loisir créatif » « Nous sommes dans quelque chose qui ressemble de très près au loisir créatif », insiste la directrice marketing de McCormick. Chez Vahiné, qui dispose d’un catalogue de plus de 200 références sur ce marché, cela passe, par exemple, par le lancement, en janvier dernier, du nappage mangue passion, ou encore de trois références de pâte à sucre, bleu, rose et blanche, pour décorer ses desserts. ❘❙❚ JEAN-NOËL CAUSSIL


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ÉPICERIE SUCRÉE

LA BISCUITERIE

Un en-cas, sinon rien De premier repas de la journée, le petit déjeuner est en passe de devenir le premier en-cas. Du coup, tous les produits qui misent sur ce moment en famille perdent du terrain.

Hors série | Octobre 2013

Le «ras-le-bol» matinal

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« Un enfant qui ne prend plus l’habitude du bol de céréales le matin, c’est un futur adolescent et, a fortiori, un adulte qu’il sera difficile de fidéliser ou de reconquérir », se désole l’un d’entre eux. Et dans le détail ? « C’est surtout le bol et tout ce que l’on peut mettre dedans qui semble en difficulté », analyse Nicolas Lamartine, consultant chez Iri. Les petits déjeuners chocolatés ? Les volumes ont baissé de 2,1%, compensés par une forte hausse des prix de 4,9 %. Les céréales ? Les ventes ont chuté de 1,2 %. Le lait ? En perte de 2,3 % en volume… Pourtant, le marché de la tartine se porte étonnamment bien. De bon augure pour ce marché? «Ce serait oublier un peu vite l’importance du goûter pour ce type de produits », tempère Joël Derrien, directeur marketing de St-Mamet.

LES TENDANCES

> La baisse se poursuit Rien n’y fait ! Les Français, petits et grands, sont de moins en moins nombreux à profiter du premier repas de la journée. > De plus en plus léger Crise ? Désamour ? Ou les deux ? Les petits déjeuners se font de plus en plus simples. Tout ce qui se consomme dans un bol est en net recul. > Sur le pouce Les tartines du matin ? Trop compliquées ! La dernière tendance est de manger son petit déjeuner sur le chemin de l’école ou du bureau.

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lle semble loin l’époque où tartines, beurre et pots de confiture régnaient sans partage sur la table du petit déjeuner. Désormais, le premier repas de la journée s’est considérablement banalisé. Il n’est plus incontournable, et, quand on le prend encore, c’est chacun sa manière et chacun son heure ! Sur le papier, le marché se maintient malgré tout, grâce à une hausse des prix de 1,4 %. Selon les données Iri, la baisse de volume limitée de 0,3 % lui permet donc de sortir en hausse de 1,1 % (CAM à fin juin). Cette lente érosion est un véritable problème pour les industriels.

Le lancement des barres Nutri-Grain par Kellogg’s en France correspond à une demande de plus en plus nomade des consommateurs.

LES DATES OCTOBRE 2012

PepsiCo lance Life, sous sa marque Quaker, des céréales anticholestérol pour les plus de 45 ans.

JUIN 2013

Kellogg’s propose Nutri-Grain en France, un biscuit pour le petit déjeuner.

SEPTEMBRE 2013

Andros s’attaque aux pâtes à tartiner.

Dommage… Car les confitures sont en progression de 7,6 % en valeur et 4,3 % en volume, tandis que le miel fait encore mieux avec + 9,5 % en valeur et + 6,9 % en volume.

Campagne de soutien

LES CHIFFRES

4,6 Mrds €

Le chiffre d’affaires du marché petit déjeuner

+ 1,1 %

L’évolution en valeur

- 0,3 %

L’évolution en volume Données en CAM à fin juin 2013 et évolution vs 2012 Source : Iri

Sans être désemparés, les industriels du secteur s’inquiètent face à cette évolution profonde des comportements. À tel point qu’ils sont de plus en plus nombreux à réclamer une campagne de soutien aux pouvoirs publics, sur le modèle de celles en faveur des fruits et légumes. Ce discours est particulièrement en vogue dans la filière laitière, dont les acteurs n’ont pas les moyens d’assumer ce genre de dispositif. D’ailleurs, pour Kellogg’s, leader

du marché des céréales, la tendance est à tenter de dissocier son image du lait. Pour augmenter son taux de pénétration du marché adulte, il a passé un accord avec Danone pour doper ses Extra Pépites Biscuitées. Lancées en 2012, elles sont «idéales avec un yaourt». Quant aux céréales Special K, elles sont désormais associées au yaourt Activia. Mais ceux qui s’en tirent le mieux sont encore ceux qui ne misent plus sur ce moment de consommation. Le petit déjeuner nouveau se prend en solo et sur le pouce. Les biscuitiers l’ont bien compris. Leurs ventes sur ce marché ont progressé de 7,5 % avec des volumes en hausse de 4% et des étiquettes en hausse de 3 %. ❘❙❚ JEAN-BAPTISTE DUVAL


ÉPICERIE SUCRÉE

LA CONFISERIE

Bonbons et chocolat gardent la forme Heureusement que ces deux segments –notamment les tablettes de chocolat– continuent de séduire les consommateurs, ce qui compense la méforme des autres catégories comme les chewing-gums.

Hors série | Octobre 2013

60

LES TENDANCES >Toujours plus de licences Chamallows Schtroumpfs chez Haribo, Lapins crétins pour Lutti, l’utilisation de licences reste une valeur sûre pour capter l’attention des enfants et les achats des parents.

PHOTOS : DR

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on an mal an, les vendeurs de caramels, tablettes de chocolat et autres sucreries avaient pris l’habitude de voir leur chiffre d’affaires progresser timidement mais régulièrement, aidés par l’attrait des consommateurs pour les douceurs et des prix somme toute très raisonnables. Mais, pour la première fois depuis longtemps, les ventes ont marqué un coup d’arrêt. Y a-t-il matière à s’inquiéter, ou ce coup de mou est-il passager ? À y regarder de plus près, tout le monde est en recul, à l’exception des tablettes de chocolat, et surtout des bonbons qui permettent d’amortir sérieusement la chute. « Sur les bonbons adultes, famille et enfants, on pourrait croire le marché mature. Mais il est en réalité très dynamique, notamment grâce à une activation forte des intervenants», souligne Frédéric Bistarelli, directeur marketing de Lutti. Les bonbons profitent notamment de l’attrait toujours plus important pour l’acide, qui est devenu le pilier du marché. Et l’arrivée d’Haribo sur ce segment il y a trois ans a donné un nouveau coup d’accélérateur à l’ensemble. Mais ce n’est qu’un des fers au feu déployés par Haribo. « Nous sommes en croissance sur notre marché car nous prenons plusieurs initiatives chaque année. L’échec d’une d’entre elles est effacé par la réussite des autres », justifie Jean-Philippe André, président du directoire d’Haribo France. Prenons l’exemple de la fraise Tagada, qui a été déclinée en rose avec Tagada Pink, lancée

> La chute du chewing-gum L’âge d’or des bulles n’est plus qu’un vague souvenir, avec une nouvelle année de recul. La tendance acidulée n’en finit plus, avec un chamallow au goût de Tagada Pink.

> Petite forme pour les tablettes de chocolat. Leur progression a été beaucoup plus timide que d’habitude.

LES DATES OCTOBRE 2012

AVRIL 2013

Kraft Foods (Malabar, Carambar et autres) change de nom et devient Mondelez International.

3,49 Mrds €

en 2010. Aujourd’hui cette version représente de 25 à 30 % des volumes de sa grande sœur. Et l’aventure de la fraise Tagada n’est pas terminée, avec l’arrivée récente de la Tagada Purple. L’apport des licences n’est pas négligeable, et vient dynamiser les ventes (Lapins crétins et Maya l’abeille pour Lutti, Schtroumpf pour Haribo).

+ 0%

De plus en plus de tablettes

LES CHIFFRES Le chiffre d’affaires L’évolution en valeur

- 0,8 %

L’évolution en volume Données en CAM à fin juin 2013, évolution vs en 2012 Source : Iri

FÉVRIER 2013

Tic Tac propose aux internautes de créer des décors personnalisés pour les packagings de ses boîtes.

De manière globale, le rayon des bonbons pour enfants n’a cessé de gagner de la place, passant de 32 à 35 mètres linéaires en deux ans. Mais cette vitalité ne suffit pas à masquer la déroute

Nestlé Grand Chocolat lance l’offensive sur ses tablettes de chocolat adulte.

d’autres domaines comme les chewing-gums, qui continuent de corriger les excès tarifaires du milieu des années 2000. Sur les tablettes de chocolat, Nestlé, quatrième intervenant du segment adulte, dispose de trois à quatre fois moins de références que ses concurrents, mais l’écart est appelé à se réduire. L’inflation du nombre de références est, d’ailleurs, de mise pour la confiserie, avec 2 % de produits en plus depuis un an, mais de fortes disparités avec notamment une réduction 4 % dans les chewinggums, et le chiffre inverse dans les tablettes de chocolat. ❘❙❚ MORGAN LECLERC


LES CONSERVES DE FRUITS ET DESSERTS

SUCRÉE ÉPICERIE

La gourde fait le plein

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a baisse de récolte de pommes françaises en 2012, due aux mauvaises conditions climatiques, a sans doute joué sur la hausse de 3,7% des prix des conserves de fruits. Pour autant, le secteur est resté dynamique, tiré par le segment compote, qui a enregistré une hausse de 4,3 % en volume et de 8 % en valeur, à 399 millions d’euros, alors que la catégorie fruits au sirop a plongé de 4,5 % en volume et de 0,7 % en valeur.

La gourde reste le fer de lance du marché, à + 10 % en volume et en valeur, selon Nielsen (CAM à fin août 2013). Pom’Potes de Materne a ainsi contribué aux deux tiers de la croissance en valeur du segment et pèse plus de 50% de part de marché en valeur comme en volume.

Goûts adaptés Alors qu’Andros, en pleine réorganisation managériale, a lancé l’an dernier sa dernière innovation pour les 4-6 ans, les gourdes P’tit Dros, Materne vise plutôt les adultes avec Ma pause fruit, aux goûts adaptés aux plus grands, lancé aussi en 2012. «Nous continuons à élargir la gamme, avec des parfums inédits dans les sans sucre ajouté et les gros porteurs par

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Ce produit a connu une très belle année, notamment auprès des adultes, et reste un gros pourvoyeur de croissance pour la catégorie.

Pom’Potes de Materne a contribué au deux tiers de la croissance en valeur du segment et pèse plus de 50 % de part de marché.

LE CHIFFRE

+ 5,4%

L’évolution en valeur des conserves de fruits CAM à fin juin 2013, évolution vs 2012 Source : Iri

douze», indique Caroline Muller, directrice marketing chez Materne. La marque va continuer à travailler sa notoriété et l’usage sur la cible adulte en communiquant en télévision en juin et en septembre. Ces derniers restent aussi la cible principale sur les coupelles avec, chez Materne, l’arrivée de nouveaux parfums dans la gamme fruits gourmands. De manière générale, le développement des packs et des formats économiques a contribué aussi à dynamiser ce segment très promotionné. ❘❙❚ SYLVIE LAVABRE

Ce petit segment résiste, porté par le développement et l’offre des desserts à préparer qui jouent la carte de la facilité et du bon goût.

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es macarons en un tournemain, une glace à réaliser sans sorbetière, des fruits au four en un clin d’œil… Autant de petits plaisirs accessibles et réalisables grâce à l’offre de desserts qui se développe. La catégorie pèse 174,2 millions d’euros, en très légère baisse de 0,8 %, selon Iri à fin juin. Même si les volumes chutent de 2,4 %, les industriels restent optimistes et multiplient les lancements. De fait, l’assortiment en hypers et supers enregistre une croissance de 2,9%.

Alsa détient une part de marché de 47,9 %. Depuis 2010, la marque a lancé 35 innovations.

LE CHIFFRE

174,2 M €

Le chiffre d’affaires des desserts CAM à fin juin 2013 Source : Iri

Mieux, les desserts à préparer, qui constituent la catégorie la plus importante (117,8 M€), se montrent extrêmement dynamiques avec un assortiment qui progresse de 3,7%.

L’exigence des gourmands À l’opposé, les desserts prêts à consommer subissent une sévère désaffection. À 56,4 M€, le chiffre d’affaires baisse de 2,4 % et les volumes de 3,8%. Il est vrai que l’offre s’est très peu développée. L’assortiment en GMS ne progresse que de 0,8%.

Sur le segment des desserts à préparer, Alsa détient une part de marché de 47,9%. «Depuis 2010, Alsa a lancé 35 innovations. Chaque lancement est guidé par la même idée: faire en sorte qu’un dessert compliqué devienne simple à réaliser. Le consommateur veut en effet des desserts rapides à faire, avec peu d’étapes, et recherche de plus en plus à la fois du goût et des ingrédients de qualité», assure Romain Foucher de Brandois, chef de groupes pour Alsa et Maïzena. Une exigence qui se traduit par d’importants investissements en recherche et développement. À l’image d’Alsa, qui emploie 170 personnes dans son usine de Ludres, près de Nancy (54), dont 7 experts en R&D. ❘❙❚

Hors série | Octobre 2013

Les desserts se veulent simples et créatifs

MARIE CADOUX

61


ÉPICERIE SUCRÉE

LA BISCUITERIE

Le goût des marques nationales Les marques de distributeurs sont en retrait sur le marché des biscuits sucrés. Les consommateurs ont été séduits par les innovations produits proposées par les marques nationales.

LES TENDANCES > Une guerre des prix intense > Le recul des marques de distributeurs

LES DATES JUIN 2012

L’arrivée de Milka dans le biscuit.

Hors série | Octobre 2013

Le potentiel de Milka

62

« Nous avons progressé grâce à des initiatives rupturistes sur plusieurs segments et à un fort soutien promotionnel », explique Anne Génin. Chez Mondelez, la marque Belvita a grimpé de 15% grâce au lancement, en 2012, d’une gamme Le Tartiné, un biscuit nappé qui reprend le principe de la tartine, avec deux parfums chocolat, lait et miel, rejoint en 2013 par un parfum fraise. Autre succès de l’année, la marque

Oreo a enregistré 35 % de croissance grâce au lancement en mai 2013 d’un double Oreo.

> Le succès des biscuits gourmands

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vec un chiffre d’affaires proche des 2 milliards d’euros, le marché des biscuits sucrés est resté très dynamique, avec une croissance à fin juillet de 3 % en volume et de 4,1 % en valeur, selon les données Nielsen. « Il y a eu une accélération de la croissance par rapport à 2012 qui était déjà une année de croissance», indique Anne Génin, responsable marketing biscuits chez Mondelez. Ce dernier reste leader des marques nationales, avec 35,6 % de part de marché en valeur, en hausse de 0,9 point par rapport à l’année dernière devant United Biscuits, mais derrière les marques de distributeurs, qui ont enregistré une perte de 0,5 point de part de marché à 37,8 %. Alors que les écarts de prix se sont resserrés entre marque de distributeurs et les marques nationales, les Français ont privilégié ces dernières qui incarnent une valeur refuge en temps de crise et ont également récompensé l’initiative sur un marché de plaisir qui ne connait pas la crise.

LES CHIFFRES

1,9 Mrd €

Le chiffre d’affaires

+ 2,8%

L’évolution en valeur

+ 0,8%

L’évolution en volume Données en CAM à fin juin 2013, évolution vs 2012 Source : Iri

JUIN 2012

Le Délicechoc sort dans une version Spéculoos.

MAI 2013

Sortie du double Oreo.

Granola qui arbore une nouvelle signature, « Granola, ça cache toujours quelque chose d’extra », a enregistré une croissance de 29 % avec la sortie d’un maxiformat en cookie et en nappé et des nouveaux parfums noisette et Daim pour les cookies et un nouveau nappé caramel. Quant à Milka, lancée en 2012 avec cinq références et qui en compte désormais dix, son potentiel de chiffre d’affaires dépassera, en 2013, les 25 millions. À noter sur le segment des pockets, la très forte progression d’Oreo, qui a enregistré 35% de croissance grâce au lancement en mai 2013 d’un double Oreo, soutenu par une campagne en télévision et sur le point de vente. Chez United biscuits, l’identité de BN a évolué pour toucher la cible des pré-ados. « Les BN sont surconsommés en

primaires puis moins au collège. Il fallait changer de ton pour s’adresser aux ados. Nous avons rajouté les lettres XD au BN pour redynamiser l’usage des anciens BN Pocket, indique Jérôme Lanoy, président de l’agence Logic Design. Ces lettres représentent un code du langage SMS qui représente un large sourire et qui veut dire “extra drôle ”. » Parallèlement, le code vert, spécifiant la teneur en céréales complètes, a été renforcé et des blagues ont été rajouté sur chaque pochon. À noter l’investissement pour toutes ces marques de la sphère digitale. Ainsi, la marque LU, qui affiche 837 millions de chiffre d’affaires (Nielsen), soit plus de 20 % du marché des biscuits, rassemble 2,4 millions de fans sur Facebook qui contribuent à son succès. ❘❙❚ SYLVIE LAVABRE


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La panification sèche vise d’autres créneaux

A

près une belle année 2012, qui avait vu la panification sèche progresser de près de 3 % en valeur, dopés par une reprise des investissements publicitaires (+ 19 % à 9,1 millions d’euros bruts selon Kantar Media Ad Intelligence), les ventes se stabilisent. Dans le détail, seuls les segments des pains grillés et braisés et, dans une moindre mesure, celui des toasts, galettes et crackers, continuent à croître en volume en CAM arrêté à fin juin 2013, selon Iri. Les chutes les plus significatives sont à mettre au passif des pains

suédois (-6% en volume comme en valeur) et aux extrudés (- 3 % en volume et - 4 % en valeur). Quant aux biscottes, premier segment en termes de chiffre d’affaires avec 130 millions d’euros en GMS, elles sont étales en volume. Le croustillant ne feraitil plus recette ?

Recréer le besoin Pour les fabricants, la difficulté se situerait plutôt au niveau des usages… et, en particulier, du problématique petit déjeuner. De plus en plus rapide, voire absent quand il n’est pas consommé sur

DR

Après un bon millésime 2012, les ventes se stabilisent. Ce n’est pourtant pas la faute aux fabricants qui s’ingénient à sortir du « ghetto » du petit déjeuner.

Après deux ans sans nouveauté, Krisprolls a lancé en avril Les Briochés, dédiés aussi au goûter.

LE CHIFFRE

422,8 M €

Le chiffre d’affaires de la panification sèche en GMS Donnée en CAM à fin juin 2013 Source : Iri

le chemin du bureau ou de l’école, le premier repas de la journée est de moins en moins préempté par la biscotte beurrée. C’est pourquoi les marques rivalisent d’ingéniosité pour diversifier leurs créneaux de consommation. Inspiré par le succès des Viennoiseries croustillantes, lancées en 2011 par Heudebert (Mondelèz International), Krisprolls a commercialisé, en avril, Les Briochés visant aussi une consommation au goûter. Pour sa part, Kelloggs redynamise le petit déjeuner avec sa gamme Nutri-Grain, lancée en juin 2013 et comportant, notamment, des chaussons à toaster, fourrés au chocolat ou à l’abricot. Pour des réveils rapides, mais « caloriquement » efficaces ! ❘❙❚ VÉRONIQUE YVERNAULT

Le burger s’invite au supermarché Le marché de la panification préemballée va bien. En croissance, en valeur, en volume, et d’autant plus que par la grâce d’un seul effet «inflation».

Hors série | Octobre 2013

A

64

Le burger associé à des pains spéciaux est tendance.

LE CHIFFRE

+ 5,5 %

La progression du segment des pains spéciaux Donnée en CAM à fin juin 2013 et évolution vs 2012 Source : Iri

Un éventail de pains DR

h! les bons vieux croquemonsieur d’antan… Ceux faits maison, avec amour et du pain de mie acheté au supermarché… Cela se fait toujours, qu’on se rassure. Le marché des pains de mie représente actuellement près de 389 millions d’euros, selon Iri. Il est par ailleurs en croissance de 1,5 % en valeur, et de près de 2 % en volume. « C’est encore 69 % des ventes de la catégorie, mais avec une croissance de 5,5 %, le segment le plus dynamique est bien celui des pains spéciaux », analyse Nelly Coutand, chef de groupe pains au sein du groupe Jacquet.

20,5 % en volume. « Le hamburger est devenu un mets à part entière, sorti du seul réseau de la restauration rapide. Il est aujourd’hui servi dans des restaurants et se trouve donc, bien évidemment, en bonne place dans les linéaires de supers et hypers », se réjouit la chef de groupe.

Et parmi ces pains particuliers, ceux dédiés aux hamburgers connaissent un développement assez impressionnant: «+14,3% pour les UVC », détaille Nelly Coutand. Même chose avec les pains dits « ethniques », de type wraps, annoncés quant à eux, à

Et si elle se délecte autant de ces résultats, ce n’est pas par hasard. En effet, le groupe Jacquet a su sentir, plus tôt que les autres, cette tendance de consommation. La marque a sorti sa gamme Brasserie Burger, il y a maintenant deux ans: une référence «nature» d’abord, avant que ne suivent celles « fromage », en 2012, puis « complet », à l’été 2013. ❘❙❚ JEAN-NOËL CAUSSIL


SUCRÉE ÉPICERIE

LA PÂTISSERIE INDUSTRIELLE

L’individuel, star du gâteau LES CHIFFRES

Sur un marché touché par la hausse des coûts des matières premières, les formats individuels dopent le secteur. respectives de 1,8 % et 2,3 % en volume pour des hausses de prix de 4,4 % et de 3 %.

Nouveaux acteurs Mais c’est surtout l’entrée de nouveaux acteurs qui explique la croissance: du côté de l’élaboré, l’arrivée de Milka, en 2012, a contribué à entretenir le dynamisme. « C’est un linéaire très attractif pour les marques. Un rayon “plaisir”, sensible à l’innovation et relativement protégé de la crise», affirme un industriel. La remarque vaut également pour la pâtisserie traditionnelle où Bros-

DR

A

vec une évolution de 0% en volume sur un an, on pourrait penser qu’il ne s’est pas passé grand-chose sur ce marché. Et pourtant la réalité est plus complexe. D’abord, l’inflation des matières premières a fait grimper les prix de 2,2 %. Une hausse particulièrement forte sur les galettes et couronnes (+ 10 %). Mais ce sont sur les segments où les prix ont le moins augmenté que la croissance en volume a été la plus forte. Sur les gâteaux roulés, par exemple, et la pâtisserie individuelle avec des croissances

L’offre se modernise et se renouvelle, à l’image du breton Ker Cadélac.

2,03 Mrds €

Le CA du marché + 2,3 % en valeur Données en CAM à fin juin 2013, évolution vs 2012 Source : Iri

sard a succédé à Jacquet, et où l’offre se renouvelle et se modernise. Une croissance portée aussi par le grand nombre d’acteurs, qui, sur ce marché atomisé, développent des citadelles sur certains segments et tentent de pousser leurs pions vers d’autres familles de produits. Exemple avec StMichel, leader de la madeleine, qui fait face aux ambitions de Ker Cadélac et de sa gamme Rondement bon… ❘❙❚ FRÉDÉRIC BIANCHI

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N° 2293-2294 | 24 octobre 2013

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Hors sĂŠrie | Octobre 2013


© laetitia duarte

• 68 BRSA non gazeuses • 70 BRSA gazeuses Les eaux

• 72 Les bières • 74 Les apéritifs • 75 Les champagnes et mousseux

Hors série | Octobre 2013

Les spiritueux

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LIQUIDES BRSA ET EAUX

LES BRSA NON GAZEUSES

Contre vents et marées Les boissons non gazeuses –thés, jus de fruits et boissons aux fruits plates– restent sur une trajectoire dynamique, malgré un effet météo défavorable.

Hors série | Octobre 2013

Recettes sophistiquées

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Le fait marquant de cette année: l’arrivée de nouvelles signatures sur les étagères des magasins. Comme Arizona, la marque américaine, identifiable à la décoration de ses emballages. « Avec ses recettes sophistiquées comme le thé vert au miel ou le thé vert à la grenade, Arizona cible plutôt les consommateurs adultes», expli-

LES TENDANCES > Made in France Les marques de jus de fruits soulignent l’origine française des fruits, notamment pour les jus de pomme et de raisin. > Séduire les 5-12 ans Les boissons aux fruits plates veulent cibler cet âge avec des gourdes de 20 cl.

Joker Le Fruit a créé la signature Récoltes de nos régions pour souligner l’origine française de ses jus de pomme et de raisin.

> Naturel Les nouvelles boissons au thé surfent sur le naturel et le peu sucré.

PHOTOS : DR

C

’est le segment le plus important en termes de chiffre d’affaires des boissons non alcoolisées: les boissons aux fruits plates (BAFP), les jus de fruits ou encore les thés froids composent cette catégorie qui pèse 2,7 milliards d’euros de ventes annuelles, en progression de 2,7 % en valeur. En volume, c’est moins bien : - 2,8 %, certainement un effet de la météo puisque ces chiffres s’arrêtent, à fin juin, mais également à cause d’une hausse des prix (+5,5%) qui a particulièrement concerné les thés (+10,8%) et les BAFP (+ 9,2 %). De fait, tout comme les boissons gazeuses, ces segments ont été surtaxés début 2012 avec d’inévitables conséquences sur les prix. Il n’empêche. Comparé aux boissons gazeuses, le non-gazeux va plutôt bien. Ainsi, des thés froids. Un petit segment (178,6 millions d’euros de ventes annuelles) dévasté voici quelques années, car les produits ne convenaient pas au goût français. Grâce à des reformulations judicieuses, plus naturelles, Lipton Ice Tea (PepsiCo), la marque phare des thés avec environ 65% de part de marché a réussi à inverser la tendance.

LES DATES AVRIL 2013

Oasis vend des tee-shirts (sur le site Fruitstore et chez Citadium).

LES CHIFFRES

2,7 Mrds €

Le chiffre d’affaires du rayon

+ 2,7 %

L’évolution en valeur

- 2,8 %

L’évolution en volume Données en CAM à fin juin 2013, évolution vs 2012 Source : Iri

MAI

Lemon & Nada est rebaptisé Fruit & Nada et s’invite sur le segment des boissons aux fruits plates.

SEPTEMBRE

Lancement de Joker Le Fruit Récoltes de nos régions.

quait récemment à LSA Stéphanie Rome, responsable marketing du distributeur français de cette marque, Fresh Food Village. Deux autres marques tentent de s’imposer : Herbalist (L’Atelier des Fluides), une boisson presque artisanale car ce sont des feuilles de thé qui sont infusées, ou encore Martinet, qui développe des boissons pour le rayon traiteur. Dans les jus de fruits également, ça bouge. Les acteurs proposent des gammes « made in France ». Joker Le Fruit (Eckes Granini) a créé les Récoltes de nos régions. Cette nouvelle signature est apposée sur un jus de pomme et autre au raisin, les deux fruits produits à grande échelle dans l’Hexagone. La deuxième marque en volume des boissons sans alcool, Tropicana (PepsiCo), a eu la même idée en déclinant sa marque avec

deux Origine France : un Pomme de Loire et un Raisin du Languedoc, car «50% des consommateurs préfèrent acheter des produits français», précise la marque.

Cibler les enfants Du côté des boissons aux fruits plates, un segment archidominé par Oasis (Orangina-Schweppes), les marques s’intéressent surtout aux enfants : Capri Sun, la marque distribuée par Coca-Cola Entreprise, n’est plus seul sur le format des gourdes de 20 cl, puisqu’Oasis a lancé les siennes, Ptit’Oasis, dans un autre matériau. Coca-Cola a reformulé sa marque venue d’Espagne, Lemon & Nada, pour la positionner sur ce segment porteur des boissons aux fruits. Pour l’occasion, elle est rebaptisée Fruit & Nada. ❘❙❚ SYLVIE LEBOULENGER


LIQUIDES BRSA ET EAUX

LES BRSA (NON) GAZEUSES

Dépression et hausse des prix Une nouvelle taxe, une météo défavorable, le segment des BRSA gazeuses sort à peine d’une période bien sombre. Heureusement, l’été 2013 a été exceptionnel…

U

n malheur n’arrive jamais seul paraît-il. Ce ne sont pas les industriels des BRSA (boissons rafraîchissantes sans alcool) gazeuses qui diront le contraire. Il y a d’abord eu la « taxe Fillon » sur les boissons sucrées, répercutée tout au long de 2012 par les distributeurs. Puis, cette météo catastrophique qui a fortement pénalisé les colas, limonades et autres sodas. Conséquences: une hausse record des prix, doublée d’un recul du volume des ventes presqu’aussi intense. « Il ne pouvait en être autrement, nos boissons sont par

Le lancement de Breizh Cola en Ile-deFrance s’est appuyé sur 200 sites Intermarché pour 1,5 l Original, 1,5 litre sans sucre, 3 x 33 cl Original.

nature rafraîchissantes. S’il ne fait pas beau… », constate un industriel.

Les limonades et tonics ont été les principales victimes de cette conjoncture pour le moins néfaste. Selon Iri, en cumul annuel mobile à fin juin 2013, ils abandonnaient plus de 11 % en volume pour une hausse des prix supérieure à 13 %. De leur côté, les colas – de très loin principal segment de la catégorie – s’en sortaient beaucoup moins mal, avec un recul en volume

DR

Les colas de région

LE CHIFFRE

- 5, 6 %

L’évolution en volume de la catégorie BRSA gazeuses CAM à fin juin 2013, évolution vs 2012 Source : Iri

limité à 5 %. Heureusement, le très bel été 2013 est passé par là afin de remettre du baume au cœur du rayon… Parmi les actualités depuis le début de l’année, l’arrivée de Breizh Cola en région parisienne, qui figure en bonne place. Référencé depuis mars dernier en Ilede-France par Intermarché, Breizh Cola vient d’ajouter, début août, les différentes enseignes Carrefour à son réseau de distribution. «Les tests effectués ces derniers mois chez Monoprix et Auchan ont été concluants », souligne Stéphane Kerdodé, président de la Brasserie Lancelot et créateur du « Cola du Phare Ouest ». « Les négociations en vue du référencement sont en cours », affirme-t-il. ❘❙❚ YANNICK LE GOFF

Les eaux frappées par la déflation Les produits basiques souffrent de la crise plus que les autres. Le marché des eaux en est un bon exemple.

Hors série | Octobre 2013

C

70

Dans un rayon en perte de vitesse, Contrex mise sur un nouveau packaging flashy pour sortir du lot.

© A. M. ALDAVERT

’est au prix de grands sacrifices que le marché des eaux a surnagé au cours de l’année écoulée. Les eaux plates, principal segment avec 1,25 milliard d’euros en cumul annuel mobile à fin juin (Iri), ont reculé de 1,5 %. Un revers partiellement compensé par une hausse de 0,9 % des volumes, mais qui inquiète tout de même. En effet, le rayon a connu une baisse importante des prix, soit 2,5 %. Les eaux gazeuses ont été encore plus touchées avec un recul de 3,4% des prix pour une même hausse de volume de 0,9 %. Au total, ce segment a perdu 2,5 %, à

Le chiffre d’affaires des eaux plates, pétillantes et aromatisées

586,2 millions d’euros. Surprenant ? Pas tout à fait. Déjà, les eaux en bouteille ont connu des hauts et des bas ces dernières années. Avec la crise, son aspect « superflu » n’est pas passé inaperçu aux yeux des ménages.

CAM à fin juin 2013 Source : Iri

Pour tous les goûts

LE CHIFFRE

1,94 Mrd €

Aussi, les grandes marques du secteur tentent de démontrer leur

pertinence par des actions marketing fortes. On se souvient des bébés Evian en 2012. Cette année, c’est au tour de Vittel de mettre en avant le thème de la vitalité, avec une nouvelle campagne de pubs TV, « le Fauteuil », où un homme retrouve son énergie grâce à la pratique du sport… et, bien sûr, sa consommation de Vittel. Plus concrètement, les industriels poursuivent les lancements sur le créneau des eaux aromatisées, le seul en progression. Avec 98,4 millions d’euros de chiffre d’affaires, il affiche une croissance de 6,3 % malgré une forte baisse de volume (- 2,9 %). Mais les stratégies innovantes ont permis de faire passer des hausses de prix de 9,4 % qui font plus que compenser. ❘❙❚ JEAN-BAPTISTE DUVAL


LIQUIDES BIÈRES ET CIDRES

LES BIÈRES

En rémission d’une overdose de taxes La bière va un peu moins mal qu’au moment de l’augmentation des droits d’accise. Surtout en GMS, où elle bénéficie sans doute du plongeon de la consommation hors domicile.

Hors série | Octobre 2013

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La Hoegaarden rosée : ce type d’innovation a permis de faire oublier la hausse brutale des prix.

LES TENDANCES > Les bières de dégustation ont mieux résisté que celles de désaltération. > La consommation à domicile est soutenue par l’effondrement du hors domicile. > L’innovation a été dopée par la crainte de pertes de marché.

LES DATES 1ER JANVIER 2013

Forte augmentation des droits d’accise sur la bière.

1ER MARS 2013

Effondrement de la production en raison de l’écoulement du stockage anticipé.

1ER AOÛT 2013

Les fortes chaleurs permettent de compenser le pire des printemps pour les boissons.

mation a été beaucoup plus important, surtout dans cette période où le pouvoir d’achat des consommateurs est pénalisé », souligne Pascal Chèvremont, délégué général de Brasseurs de France.

Mauvaise nouvelle

LES CHIFFRES

2,12 Mrds €

Le chiffre d’affaires

+ 8,1 %

L’évolution en valeur

+ 1,3 %

L’évolution en volume

22,9 %

Le poids dans le total PGC Données en CAM à fin juin 2013, et évolution vs 2012 Source : Iri

PHOTOS : DR

R

ude, très rude année pour le moral des brasseurs. L’augmentation brutale des droits d’accise aura fait plonger la production des brasseries de 25 à 30 % au premier trimestre, notamment en raison d’un surstockage en fin d’année dernière pour anticiper la hausse de la fiscalité. En juillet, le volume de production affichait encore une baisse de 10 %, pour finir à - 7 %, voire - 8 % en fin d’année. Ce ne sont pourtant pas des chiffres similaires que l’on retrouve dans les ventes en grande distribution. Au contraire, les ventes en valeur s’envolent – de l’ordre de 8 % – et les volumes se maintiennent à + 1,3 %. Certains groupes comme AB Inbev obtiennent même de fortes croissances en valeur et en volume. «En réalité, nous avions avec Leffe et Hoegaarden des croissances à deux chiffres en volume que nous n’avons pas retrouvées cette année, indique José La Fuente, directeur général du géant belge. Nous sommes aujourd’hui plus près des 10 % de hausse, avec la météo de juillet et août qui a permis de compenser un printemps catastrophique. Mais ce qu’il faut retenir, c’est que les bières de dégustation ont bien résisté, alors que ce n’est pas le cas pour celles de désaltération. » Effectivement, malgré une hausse des prix moyenne de 14 % en grande distribution, les volumes des bières de spécialité et des bières spéciales ont tenu la rampe, quand ceux des bières de luxe sont en chute forte. « L’effet prix sur une bière de grande consom-

En fait, la chute des volumes produits s’explique en grande partie par un recul des ventes sans précédent en hors domicile, les achats se reportant sur la consommation à domicile. La chute dans ce circuit est évaluée à 15%. Or, selon un bon connaisseur du secteur, cette nouvelle est très mauvaise pour les brasseurs car, « ils écoulent un tiers des volumes hors domicile, mais ils y réalisent les deux tiers de leur marge». Le harddiscount a également été touché: l’offre est plus concentrée sur les premiers prix qui, proportionnel-

lement, ont plus souffert de la hausse des taxes que les produits à forte valeur ajoutée, comme Leffe, Heineken ou 1664. Les brasseurs ont aussi rivalisé d’imagination pour faire avaler les hausses de prix, avec quantité de nouveaux produits. AB Inbev a ainsi lancé la Hoegaarden rosée, élue « Saveur de l’année », ou la Leffe Royale qui sont venues nourrir la croissance. Chez Heineken, on a vu arriver la Pelforth «Petites Récoltes» 100% malt bio, la Pelforth Radler ou la Sol. Côté nouvelles taxes, la bière devrait échapper à un coup de massue supplémentaire à celui qu’elle a reçu l’an dernier. Mis à part que la TVA sur les boissons alcoolisées va passer, au 1er janvier, à 20 %. La soif de taxes ne s’estompe pas ! ❘❙❚ SYLVAIN AUBRIL


LIQUIDES SPIRITUEUX

LES APÉRITIFS

Sous haute concurrence Les marques rivalisent d’inventivité pour se moderniser. L’enjeu est important car d’autres boissons –bières, vins aromatisés– s’invitent à l’heure de l’apéritif.

L

es boissons apéritives ne sont plus seules à l’heure de l’apéritif ! Toute une série de boissons – bières, cidres, vins aromatisés, etc. – ont bien compris l’intérêt de s’inviter lors de ce moment convivial, typiquement français et redevenu, voici quelques années, à la mode. Au point de parler d’apéritif dînatoire. Et puis, les nouvelles boissons de l’apéritif disposent d’un point fort : elles sont en général moins alcoolisées que les portos et autres anisés. Résultat : les ventes d’apéritifs classiques baissent en volume (- 3,8 %), et leur croissance en valeur (+ 2,4 %) est essentiellement due à la hausse des droits d’accise instaurée début 2012.

LES TENDANCES La marque d’anisé de Pernod, 51, tente la couleur rose avec 51 Rosé, une boisson anisée aux arômes de fruits rouges et d’agrumes.

Hors série | Octobre 2013

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> L’extension de gamme pour investir tous les segments de cette grosse catégorie. > Les éditions limitées afin de se distinguer en linéaire.

LES DATES MARS 2013

Début d’une offre promotionnelle sur Porto Cruz pour gagner un voyage à Porto au Portugal.

MAI 2013

SEPTEMBRE 2013

Lancement de Ricard Duo, une bouteille et une carafe haut de gamme créées par les architectes Jakob et MacFarlane.

DR

Martini fête ses 150 ans.

Anisés et amers portent beau pour séduire de nouveau En conséquence, les marques doivent se battre pour regagner du terrain, comme sur les anisés, gros segment des apéritifs (1,15 milliard d’euros). Ainsi, Pernod mise sur une innovation osée pour sa signature d’anisé, 51. En effet, cette filiale de Pernod Ricard a lancé au printemps dernier, 51 Rosé, une boisson titrant 35° (contre 45° pour un anisé classique) et aromatisée aux agrumes et aux fruits rouges. Tout pour gommer le goût anisé que les jeunes consommateurs n’apprécient pas toujours. De son côté, Ricard, leader des anisés avec 41 % de part de marché, mise sur une campagne de communication très calligraphique baptisée « Jaune avec un

> Le rose, une couleur tendance dans l’univers des boissons alcoolisées.

LES CHIFFRES

1,82 Mrd €

Le chiffre d’affaires

+ 2,4 %

L’évolution en valeur

- 3,8 %

L’évolution en volume Données en CAM à fin juin 2013, et évolution vs 2012 Source : Iri

grand R », conçue par BETC. Quant à Duval (La Martiniquaise), il a lancé cet été sa première édition limitée avec une bouteille aux rayures blanches et bleues, évoquant un transat. Si les anisés tentent de réveiller le marché, il en va de même pour les autres segments (portos, vins doux naturels, amers et vermouths), qui composent la grande famille des apéritifs. Par exemple, Martini. Cette marque italienne qui appartient à Bacardi-Martini souffle ses 150 bougies en 2013. L’occasion pour cette signature de rééditer une bouteille des années 20. Un flacon rétro commercialisé lors de temps forts pour les spiritueux : la fête des Mères et la fin d’année. Depuis quelques années, Martini tente de s’inviter dans tous les segments de l’apéritif. D’où les lancements successifs de Martini Spumante (vin effervescent) et Martini Royale (un

cocktail prêt-à-boire). Il lui manquait un amer pour composer des cocktails, type americano. C’est chose faite avec Martini Bitter, sur la même étagère que Campari. Et, comme le Campari, Martini Bitter est de couleur rouge. Une couleur à la mode tout comme le rosé. 51 Rosé (Pernod) est bien entendu rose. L’apéritif à base de vin Lillet (Ricard) a également étoffé sa gamme d’un rosé cette année. D’abord lancé dans sa région d’origine, le Sud-Ouest, Lillet rosé entame maintenant une carrière nationale. Des nouveautés qu’il faudra soutenir, en promotion ou en communication. D’autres apéritifs rouges ou roses ont déjà été proposés par le passé comme Porto Cruz Pink (La Martiniquaise) ou le Rivesaltes rosé (Vignerons catalans). Ils existent toujours, mais leurs ventes ont tendance à stagner. ❘❙❚ SYLVIE LEBOULENGER


ALCOOLS LIQUIDES

LES EFFERVESCENTS ET SPIRITUEUX

Un millésime perturbé

L

e champagne perdrait-il de son aura? Les ventes de ces bulles souffrent tant en volume (-3,6 %) qu’en valeur (-3,5 %), en hypers, supers et hard-discount. La faute sans doute à la crise, mais aussi à des promotions parfois délirantes. Depuis trois ans fleurissent des offres à 10€ au moment des fêtes de Noël alors que le prix moyen du champagne est aux alentours de 20 €. Ces opérations très agressives perturbent le consommateur : pourquoi mettrait-il 20€ alors que, s’il attend un peu, il aura deux bouteilles pour le même prix? Le

champagne représente 66 % des ventes en valeur de la catégorie des vins effervescents. Les autres segments ? Ils se portent mieux que le champagne. Notamment les vins effervescents d’appellation (crémants d’Alsace, de Bourgogne, Clairette de Die, etc.), dont les ventes croissent en valeur (+ 1,5 %), mais pas en volume (- 3 %).

© DANIEL LATTARD

Les vins effervescents ont plutôt le sourire, mais le champagne fait la grimace. La faute à des promotions trop agressives qui perturbent les consommateurs.

La Clairette de Die Jaillance a revu son habillage pour souligner les efforts qualitatifs de l’appellation.

LE CHIFFRE

Dix ans de progrès « Depuis dix ans, les vins AOP ont beaucoup progressé en qualité, explique Virginie de Marles, directrice marketing de Jaillance,

1,51 Mrd €

Le CA des champagnes et spiritueux CAM à fin juin 2013 Source : Iri

la principale cave de la Clairette de Die. La presse s’en est fait l’écho, ce qui a porté nos vins régionaux. » D’autant que le prix moyen s’établit à 5,64 € (contre 20 € pour le champagne). Les acteurs concernés espèrent un engouement similaire à celui des vins de cépage, segment dynamique du vin tranquille.

Promesses étrangères Le segment le plus en forme ? Les vins effervescents étrangers, comme le Cava Freixenet espagnol ou l’italien Martini Spumante, dont les ventes en valeur ont bondi de 8,7 % en un an (-1% en volume). Certes, ce segment est encore petit (35 millions d’euros), mais il tient toutes ses promesses. ❘❙❚ SYLVIE LEBOULENGER

Le chiffre d’affaires des alcools et liqueurs

est à noter. La vodka, qui caracolait sur des croissances à deux chiffres, rentre dans le rang, « à cause du manque de différenciation de l’offre et de sa difficulté à fidéliser au-delà des jeunes », juge Mathieu Deslandes, directeur marketing de Pernod, filiale de Pernord-Ricard.

CAM à fin juin 2013 Source : Iri

Effet mojito

Dans un climat toujours tendu par la hausse des droits d’accise, les whiskys et les liqueurs accusent le coup, tandis que la vodka ralentit sa croissance et que le rhum poursuit sa progression imparable.

«L

es négociations avec les distributeurs sont et s’annoncent difficiles, car ils espèrent des baisses de tarifs alors que les coûts des industriels augmentent», explique Florian Sallaberry, chef de groupe chez Lixir. La baisse des volumes des alcools et des liqueurs (-3,2%) se conjugue avec une hausse du chiffre d’affaires timide et trompeuse (+2,6%), car due à la forte hausse des droits d’accise de 2011.

Pour se relancer, la liqueur Passoã propose un cocktail prêt à boire.

Sur les six premiers mois de 2013, contrairement à 2012, les industriels ont moins recouru aux pro-

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Rabais sur les promos

LE CHIFFRE

3,17 Mrds €

mos pour contenir la baisse des volumes. Dans les whiskys, qui décrochent de 2,8%, le marché a perdu, entre janvier et mai, 20 UB sur les blends de moins de 12 ans (qui pèsent 84% du volume total), seuls les whiskys premium maintenant leur bon dynamisme. Côté alcools blancs, c’est le ralentissement de la croissance qui

Mais ses possibilités de mixage continuent à en faire un segment dynamique, à la différence des liqueurs modernes, singulièrement absentes de l’univers cocktail et pénalisées par l’absence de références prêt-à-boire. En fin de compte ce sont donc les rhums, toujours portés par l’effet mojito, qui s’en tirent le mieux: +6,7% en chiffre d’affaires et + 3 % en ARMAND CHAUVEL volume. ❘❙❚

Hors série | Octobre 2013

Des volumes à la peine

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76

Hors sĂŠrie | Octobre 2013


Les surgelés

• 78 Les surgelés salés

• 80 Les surgelés sucrés La crémerie

• 81 L’ultrafrais Beurre-œufs-fromage

• 84 • 86 • 90 • 94

Le traiteur La saurisserie La charcuterie Les fruits et légumes

• 98 La volaille • 100 La boucherie

Hors série | Octobre 2013

© laetitia duarte

• 82

Le frais non laitier

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FRAIS LS LES SURGELÉS

LES SURGELÉS SALÉS

Fin de la zone de turbulences Malmenés par le «horsegate», puis par la chaleur de l’été, les surgelés reprennent le chemin de la croissance. Sans toutefois retrouver la dynamique du tout début d’année.

LES TENDANCES > Le poulet est le segment le plus dynamique, avec +11,9% en valeur, en cumul courant à septembre selon Nielsen. > Les apéritifs sont en belle croissance, (à +11%) mais le segment reste très petit. > Le poisson, le plus gros segment, recule (à - 2,6 %). De même que les plats cuisinés qui souffrent aussi, avec une baisse du chiffre d’affaires de 7,6 %.

Hors série | Octobre 2013

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Avec ses Fish & Crock de colin, enrobés d’une panure de pomme de terre, Iglo veut recruter de nouveaux consommateurs et cible les ados et les jeunes adultes.

LES DATES FÉVRIER 2013

L’affaire des « lasagnes à la viande de cheval » de Findus éclate.

Accidents de parcours Mais le soleil de cet été n’a pas soutenu les surgelés salés. En effet, ce sont les glaces qui ont beaucoup été mises en avant, d’autant qu’elles avaient mal démarré la saison. Et les surgelés salés en ont fait les frais avec des indices négatifs en août et septembre. «Nous avons vécu un début d’année compliqué et l’été a été catastrophique», note Alain-Dominique Faure, président d’Iglo France. Ces deux accidents de parcours ont freiné la croissance du marché, qui était toutefois redevenue positive en cumul courant à septembre, avec des ventes en valeur à + 0,7 %. Les trois segments les plus dynamiques sont ceux du poulet (+ 11,9 %), des viandes (+7,5%) et des pommes de terre (+3,4%). Le poisson, le plus gros segment, n’est pas très bien orienté à -2,6%. Sans surprise, les plats cuisinés chutent de 7,6%. Le petit segment des apéritifs surgelés connaît une embellie à + 11 %. L’offre s’étant développée dans les GMS ces derniers temps.

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as de tout repos pour les surgelés salés, l’année 2013. Le premier impact a été de taille, avec le scandale du «horsegate». Il a affecté l’ensemble du marché et bien sûr Findus, qui, malgré une gestion transparente de la crise, a été très exposé. L’affaire des lasagnes a frappé de plein fouet une catégorie alors en croissance de 7,5% en valeur (en janvier 2013 selon Nielsen). En février, le marché a chuté de 2,5 % pour se redresser très vite et atteindre +3,3% en juin.

LES CHIFFRES

3,51 Mrds €

Le chiffre d’affaires

-0,7 %

L’évolution en valeur

-3,7 %

L’évolution en volume Données en CAM à fin juin 2013, évolution vs 2012 Source : Iri

MARS-AVRIL 2013

L’alimentation pour bébés commence à s’implanter dans les bacs des GMS avec les marques Yooji et Les Chaises hautes.

Cependant, l’ensemble des surgelés salés a encore du chemin à parcourir avant de retrouver le niveau de croissance du début d’année. Les acteurs se sont démenés, car les investissements publicitaires ont grimpé de 12% entre janvier et août 2013, selon Kantar. Findus, qui revendique le leadership du rayon, a investi en promotions tout au long de l’année, mais est encore à la peine avec des ventes valeur à - 2,8 %. En cette rentrée, la marque étend son territoire avec une première gamme de soupes (cinq recettes). Hormis Tipiak à -4,5% en valeur et D’Aucy à - 3,2 %, les autres marques nationales s’affichent en meilleure posture : + 8 % pour McCain, + 3,8 % pour Charal, +3,3% pour Marie, +4,8% pour Bonduelle et +4,3% pour Dr. Oetker. Iglo se montre en forme avec +13,1%. La marque est en bonne

SEPTEMBRE 2013

Iglo lance « Tous à table ! », son opération promotionnelle de rentrée jusqu’au mois de décembre.

place sur le segment qu’elle a initié, celui du poulet, mais aussi sur le poisson où elle gagne du terrain. Elle investit massivement en télévision et a ainsi soutenu son offre poisson en août et septembre, puis est repartie en campagne sur le poulet, depuis fin septembre. Elle a aussi lancé, pour la rentrée, une vaste opération promotionnelle. Enfin, elle joue la carte de l’innovation sur des produits à fort potentiel au premier semestre, comme les steaks de poulet vendus par huit. « Ces produits sont un succès et nous voulons en faire l’alternative au steak haché», précise Alain-Dominique Faure. Et au deuxième semestre, Iglo veut recruter de nouvelles cibles avec des produits tels que les Fish & Crock de colin ou les Big de colin ou de cabillaud, pour séduire les ados et les jeunes adultes. ❘❙❚ MARIANNE BAILLY


FRAIS LS SURGELÉS

LES SURGELÉS SUCRÉS

Météosensibles, mais dynamiques Le rayon surgelés sucrés a, bien sûr, souffert, jusqu’à l’été, d’une météo très défavorable. Cela ne l’a pas empêché d’être très actif, tant du côté des crèmes glacées que de la pâtisserie.

LES TENDANCES

> Le snacking et le nomadisme inspirent le développement de nouveaux formats. > Les tartes et gâteaux, références moins festives que les entremets, s’appuient surtout sur des recettes traditionnelles. LES DATES NOVEMBRE 2012

L’usine Häagen-Dazs d’Arras obtient le label « Origine France».

chocolat-cœur chocolat, et crème glacée chocolat-cœur de framboise.

JUILLET 2013

OCTOBRE 2013

Magnum se décline en minicups et lance trois références : crème glacée vanille-cœur de chocolat, crème glacée

Hors série | Octobre 2013

Tenter sa chance

80

Un dynamisme dont se félicite l’industriel qui exploite la licence Marie depuis fin 2011 sur le segment des tartes et gâteaux, et qui en revendique déjà le leadership. « Cette catégorie est très bien orientée, à l’inverse des entremets », constate la responsable marketing. Un constat qui n’a pas empêché l’industriel de décider de tenter sa chance, dès ce mois d’octobre, sur le marché… des entremets. « Nous arri-

Le Tiramisu, l’une des nouveautés 2013 d’HäagenDazs dans la gamme Secret Sensations.

> Séduction et gourmandise restent les valeurs reines du côté des crèmes glacées et de la pâtisserie.

DR

A

u rayon surgelés sucrés, c’est l’impulsion qui règne. Et cette dernière est en grande partie provoquée par les conditions météorologiques. À cet égard, on ne peut pas dire, ce dernier été excepté, que les acteurs du rayon aient été particulièrement gâtés par les dernières périodes. « De septembre 2012, à juin 2013, les températures ont toujours été inférieures, voire très inférieures, à la normale », souligne Céline Hérodin, chargée de communication pour Häagen-Dazs. Le rayon en a souffert, avec, selon Iri, un recul en volume de 2,5 % en cumul annuel mobile à fin juin 2013. Parmi les rescapés, le segment des desserts et pâtes surgelés, seul à afficher une croissance (+ 3,9 %) de ses volumes. « Il n’est pas impossible que nous ayons bénéficié de reports de consommation», remarque Béline Latrubesse, responsable marketing chez Boncolac pour la marque Marie, qui constate que l’offre pâtisserie du rayon a su conserver un réel dynamisme.

LES CHIFFRES

1 Mrd €

Le chiffre d’affaires des surgelés sucrés

Stable

L’évolution en valeur

- 2,5 %

L’évolution en volume Données en CAM à fin juin 2013 et évolution vs 2012 Source : Iri

Après les tartes et gâteaux, Marie se lance sur le segment des entremets.

vons avec deux références, Délice croustillant au chocolat et Délice vanille et framboise, sous la marque Marie bien sûr. Le projet est simple : il s’agit de réussir du côté des entremets ce que nous avons réussi du côté des tartes et gâteaux, à savoir séduire grâce à une gamme bien positionnée et beaucoup plus abordable », explique la responsable marketing. En termes de visibilité, les nouveaux entremets signés Marie pourront en tout cas compter sur le voisinage de la gamme Tartes et Gâteaux actuelle, qui regroupe une dizaine de références, mais aussi sur celui d’une autre nouveauté, des Profiteroles, également annoncée pour octobre.

Du côté des crèmes glacées, même si la météo a donc considérablement bridé la croissance du rayon, force est de constater que ce dernier s’est montré malgré tout très actif, avec de nombreuses innovations, notamment du côté des pots.

Nouveaux prétendants « Ce format, s’il est loin d’être dominant sur le rayon, est pourtant le plus dynamique et le plus valorisé. D’où l’arrivée de nombreux et nouveaux prétendants depuis quelques mois… » remarque un industriel. Du côté d’Häagen-Dazs, qui revendique justement le leadership sur le segment des pots et spécialités individuelles, on affirme la volonté de se développer, et donc implicitement de diversifier l’offre actuelle, pour l’instant cantonnée à ces deux seuls segments. Peut-être en direction du « snacking glacé », avec des catégories de produits tels que les macarons glacés que l’industriel commercialise déjà dans son réseau de boutiques. Les prochains mois promettent d’être animés au rayon surgelés sucrés. ❘❙❚ YANNICK LE GOFF


CRÉMERIE FRAIS LS

L’ULTRAFRAIS

Les fabricants ne baissent pas les bras Malgré un marché en érosion depuis plusieurs années, les industriels continuent de développer des offres pour faire revenir les consommateurs, en misant notamment sur le bio.

LES TENDANCES

> L’allégé et la santé sont les deux catégories qui plombent le secteur. > La nécessité de développer des produits valorisés, comme le bio.

LES DATES Danone investit le segment des Liégeois avec Danette Le Liégeois.

LES CHIFFRES

15,8 Mrds €

Le chiffre d’affaires

- 1,1 %

L’évolution en valeur

- 1,3 %

L’évolution en volume Données en CAM à fin juin 2013 et évolution vs 2012 Source : Iri

MARS 2013

Lactalis-Nestlé Ultra Frais arrive sur le segment des yaourts allégés aux fruits avec Recette de fruits 0 %.

marques de céréales préférées », déclare Marie-Hélène Abry. Par ailleurs, la catégorie des produits gourmands continue d’être fortement activée par les fabricants. Danone a investi le segment des Liégeois avec Danette Le Liégeois en mars 2013, et Lactalis-Nestlé Ultra Frais a sorti des petits pots de crème La Laitière. Alors que certaines catégories de l’ultrafrais, comme l’allégé, se révèlent peu porteuses, les industriels ne les négligent pas pour autant. Sveltesse, le leader sur le segment des aromatisés allégés, s’est fixé comme objectif de relancer la croissance du segment des fruits (43 % des pertes sur l’UF allégé). Ainsi, la marque de Nestlé-Lactalis a investi dans une nouvelle gamme Sveltesse Recette de fruits 0 %, en avril dernier. Dans un souci

JUILLET 2013

Artémis, holding de la famille Pinault, devient actionnaire majoritaire de Michel et Augustin.

de valorisation du segment, la gamme sera sensiblement plus onéreuse que ses homologues du marché.

Le bio, vecteur de croissance Autre levier de croissance sur l’ultrafrais : le naturel et le bio, deux thématiques fortement plébiscitées par les consommateurs. « L’ultrafrais bio a doublé en quatre ans. Il représente 3 % de la valeur du marché, soit 100 millions d’euros de chiffre d’affaires. C’est un segment qui croît, alors que le marché subit la crise », assure Daniel Tirat, directeur général des 2 Vaches. Selon lui, 10 à 12 % de la population est prête à allouer un budget plus élevé sur ces produits bio, 30 % plus chers que les références conventionnelles du secteur. ❘❙❚

Hors série | Octobre 2013

MARS 2013

Les jeunes, cible privilégiée Ainsi, les marques lancent des offres ludiques pour les enfants et les adolescents afin de fidéliser cette jeune cible. Pour séduire, les industriels suivent la tendance forte du snacking et innovent sur des yaourts bicompartimentés ou à agrémenter avec des toppings. Senoble lance ainsi une nouvelle gamme de trois yaourts en format individuel : Le Yaourt craquant, avec des toppings gourmands. De son côté, LactalisNestlé Ultra Frais propose du ludique avec l’association des céréales Nestlé. Après Crunch, Smarties et Kit-Kat, la marque s’est attaquée à Chocapic en mai 2013. « L’idée est de suivre l’enfant au fur et à mesure de son âge et de le fidéliser avec ses

Lactalis-Nestlé Ultra Frais ne délaisse pas les segments en perte de croissance, comme l’allégé, et lance une nouvelle gamme de produits : Recettes de fruits 0 %.

> Le recul du marché de l’ultrafrais en raison d’une baisse de consommation des jeunes adultes. DR

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éjà pénalisé, le marché de l’utrafrais subit encore l’arbitrage des consommateurs. Ces derniers persistent et signent: les catégories de l’allégé et de la santé sont toujours délaissées. En effet, la fin de l’engouement pour le régime Dukan a nui à l’allégé, et la santé a pâti des retraits des allégations. S’ajoute à cela, une baisse de fréquentation des jeunes adultes sur l’ensemble du secteur de l’ultrafrais. «Ces consommateurs finissent de moins en moins leur repas avec un dessert. Il faut donc trouver de nouveaux relais de croissance et valoriser le marché », confie Marie-Hélène Abry, responsable du category management et directrice du développement des ventes chez Lactalis-Nestlé Ultra Frais (LNUF).

CAMILLE HAREL

81


FRAIS LS CRÉMERIE

BEURRE-ŒUFS-FROMAGE

Le coût du beurre premier prix s’envole La hausse du prix du lait a fait monter celui du beurre bas de gamme, dont les tarifs sont négociés chaque mois en fonction des cotations du marché. (Atla). Mais elle aboutit à ce paradoxe que les premiers prix valent plus cher que les MDD, pour la raison que les premiers sont négociés chaque mois alors que les MDD sont sous contrat à l’année!»

4,74 Mrds €

DR

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lors que les cours mondiaux du lait se tendent, les premiers segments touchés dans les produits transformés sont les premiers prix. C’est le cas pour le beurre, en hausse depuis le début de l’année. Les prix en sortie d’usine affichent +16,5% en moyenne, mais l’augmentation est sans doute encore plus importante, car elle s’est accentuée jusqu’en juin. Le prix du kilo se situe à 5,50 € en rayon (jusqu’à 8 € pour les marques). «La grande phase de hausse est désormais passée, estime Gérard Calbrix, chef du service économique à l’Association de la transformation laitière

LES CHIFFRES

Les beurres à teneur réduite en matières grasses (60%), comme celui d’Elle & Vire, bénéficient de la flambée des coûts des beurres plus gras.

Savants calculs Les hausses ont été répercutées d’autant plus vite que les relations commerciales sont sous la haute surveillance de Francis Amand, médiateur des relations commerciales agricoles. De savants coefficients multiplicateurs ont été élaborés pour indiquer aux acheteurs à quels prix ils devaient payer! Les marques auraient pro-

Le CA des beurres œufs, laits -1,3% L’évolution en valeur -2,3% L’évolution en volume Données en CAM à fin juin 2013 et évolution vs 2012. Source : Iri

fité de la pression pour passer quelques hausses, même si, sur les panels, l’augmentation ne se voit pas encore (-1,2% sur un an). La flambée des beurres premiers prix à 82% de matières grasses a pour effet de doper le segment des beurres à 60% de matières grasses, devenus plus attractifs. «Elle &Vire a lancé le phénomène et, aujourd’hui, toute l’industrie laitière en propose», note Gérard Calbrix. À noter qu’il y a aussi pénurie de beurre AOC de Poitou-Charentes et d’Isigny. ❘❙❚ SYLVAIN AUBRIL

Les fromages libre-service en panne La guerre des prix, à laquelle se livrent les distributeurs depuis quelques mois, a engendré une dévalorisation de la catégorie des fromages libre-service.

Hors série | Octobre 2013

P

82

Aides culinaires et snacking tirent le marché. Bel a ainsi lancé des tranches de Leerdammer aux herbes de Provence.

LE CHIFFRE

5,3 Mrds €

Mais les industriels gardent le sourire: le fromage est le seul marché de la crémerie dans le vert.

Source: Iri

Snacking toute!

Le CA en CAM à fin juin 2013, HM+SM+HD

DR

our la première fois depuis de nombreuses périodes, les ventes en volume du marché du fromage sont supérieures aux ventes en valeur. Une conséquence directe de la guerre des prix menée par les distributeurs et d’une politique d’opérations promotionnelles soutenues (17,1 % du chiffre d’affaires du fromage est réalisé sous promotion, +0,4 point vers 2012). «La guerre des prix freine le dynamisme de la catégorie. Il y a aussi une baisse du pouvoir d’achat des consommateurs liée à la hausse des dépenses contraintes», indique Hervé Bethoux, directeur du category management chez Bongrain.

Les résultats ne sont pas catastrophiques (+ 1,1 % en valeur et +2% en volume en HM+SM), mais la croissance s’est certes ralentie par rapport à 2011 (+5,4% en valeur et +3,5% en volume) et 2012 (+ 3,2 % en valeur et +2,9% en volume). Si le harddiscount pénalise fortement la catégorie, les résultats finaux restent positifs grâce à la percée du drive, qui dope le marché.

Les croissances sont surtout dues au développement des nouveaux pôles de consommation: le snacking, les aides culinaires et les enfants. En revanche, les autres pôles plus « anciens » sont à la traîne, comme les plateaux et les pâtes molles. «Il faut donc réussir à capter et à sensibiliser la cible des jeunes adultes sur ce poste», indique Yoanne Ho-Sing-Ming, directrice du développement des ventes chez Lactalis Fromages. ❘❙❚ CAMILLE HAREL


FRAIS LS NON LAITIER

LE TRAITEUR

Le snacking, nouveau classique Ce marché, où les solutions à manger sur le pouce règnent, affiche une croissances importante. Zoom sur ces familles de produits en pleine mutation.

LES TENDANCES > L’inspiration de la restauration rapide explique les récentes nouveautés du pôle snacking (bagel, box pour les pâtes…) > Finie la malbouffe, au rayon snacking, les offres saines se multiplient. > Toujours plus d’offres! C’est, en somme, la demande du public. Les marques y répondent, mais les linéaires sont restreints, d’où une valse des produits.

Hors série | Octobre 2013

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Le Bagel de Sodebo illustre bien les recettes clés pour s’assurer de bonnes rotations au traiteur : une offre moderne, des recettes gourmandes et équilibrées, pour des déjeuners express mieux maîtrisés.

LES DATES JANVIER 2013

Fort de leur succès en chaîne de restauration, les bagels arrivent en GMS avec les marques Sapresti traiteur et Sodebo.

Indétrônable sandwich À l’intérieur de ce pôle, le sandwich règne en maître avec 56,9% du marché en valeur (322 M€) à fin juin 2013, en hausse de 1,8%. À noter toutefois, une petite baisse en ce début d’année, qui s’explique par « un léger retrait des promotions», observe Caroline Cantin, directrice marketing de Daunat. Pour diversifier les usages, la marque tente une percée dans les sandwichs chauds avec des pavés à réchauffer au four à micro-ondes. Deux marques – Sodebo et Sapresti traiteur–ont en outre intégré une nouvelle offre venue tout droit des chaînes de restauration rapides: le bagel. La salade repas est le deuxième gros pôle du traiteur. De nombreuses marques ont pris le

DR

C

e rayon, symbole d’offres pratiques et modernes, qui pèse 4,5 milliards d’euros à fin juin 2013, n’en finit pas de faire rougir ses collègues par sa croissance continue à +1,7% en valeur (- 0,1 % en volume). À l’intérieur de ces linéaires dédiés au traiteur, un pôle prend de l’ampleur et tire la croissance: le snacking. Avec ses 594 millions d’euros de chiffre d’affaires, il explique les 15 % de croissance en valeur du rayon chaque année. La raison? Le snacking répond à une attente toujours plus forte de solutions rapides à consommer. «Aujourd’hui, la praticité pour le consommateur est devenue un acquis ; il recherche désormais la qualité et le renouvellement de l’offre», analyse Manuella Lefort, chef de groupe chez Sodebo.

LES CHIFFRES

4,5 Mrds €

Le chiffre d’affaires

+ 1,7 %

L’évolution en valeur

- 0,1 %

L’évolution en volume Données en CAM à fin juin 2013 et évolution vs 2012 Source : Iri

MARS 2013

Francine (groupe France Farine) se retire du rayon traiteur, sur le marché des pâtes ménagères. Elle avait lancé les premiers pâtons en grandes surfaces.

virage de la consistance pour répondre à la demande de satiété des clients. Bonduelle et Dessaint traiteur ont ainsi revu la composition de leur mets pour y intégrer davantage de féculents et un grammage final plus important. La dernière grosse innovation vient de Sodebo, leader du snacking sur le traiteur, avec sa Salade & Compagnie, proposée dans une boîte cartonnée agrémentée d’une fiole de vinaigrette et de deux gressins.

Box en voie de disparition? Les box affrontent une situation plus complexe. « Les consommateurs manquent actuellement de repères, car les offres sont rationalisées », commente Manuella Lefort. Marie (groupe LDC), et la licence Weight Watchers que la marque détient, a ainsi quit-

SEPTEMBRE 2013

La marque belge Chatka, connue pour ses conserves de poisson, arrive au frais avec une gamme de plats cuisinés qui sifflent, à la fin de la cuisson au four à micro-ondes.

té ce marché en mai 2012. Pour se repositionner, les acteurs tentent de diversifier leur offre. Ainsi de Fleury Michon, avec ses recettes fromagères, et de Sodebo, qui parie sur les pâtes plus haut de gamme. Enfin, la réponse à des offres plus saines passe aussi par un petit marché, les soupes individuelles, en cœur de repas ou en complément, placées historiquement en IVe gamme. Des fabric a n t s d u t ra i t e u r s e s o n t emparés du produit : Pierre Martinet propose par exemple des gaspachos en bouteille ; Sodebo, des cups à bec buveur à déguster froides ou chaudes selon la saison. Les fruits et légumes ont en effet une carte importante à jouer pour faire perdurer la croissance du snacking. ❘❙❚ JULIE DELVALLÉE


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FRAIS LS NON LAITIER

LA SAURISSERIE

Cap sur le saumon fumé Pilier du rayon saurisserie, le saumon fumé attire de nouveaux acteurs et monte en gamme. Le point sur l’évolution de ce marché, dont plus de la moitié du chiffre d’affaires reste réalisé par les MDD.

Hors série | Octobre 2013

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LES TENDANCES > l’offre évolue vers une offre de plus en plus qualitative et diversifiée.

s rachats ont fait évoluer le paysage du saumon fumé. Sans changer le leader.

> De nouveaux usages dans la consommation du saumon se développent. Il s’invite volontiers à l’apéritif. > La dimension plaisir du saumon est savamment cultivée par les marques.

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615,5 millions d’euros, le chiffre d’affaires du marché du saumon fumé peine à se valoriser (+0,3%). Ses volumes progressent de 2,2 %. Il constitue pourtant la catégorie phare du rayon saurisserie au côté du surimi (287,3 M€) et des autres poissons préparés (436,4 M €). Une situation qui pourrait être en passe d’évoluer avec l’arrivée de nouveaux intervenants prêts à en découdre et, surtout, déterminés à proposer une offre haut de gamme. Entre des MDD qui contribuent à 55,5 % des ventes de la catégorie et une marque nationale leader, Labeyrie, qui pèse 29 % du chiffre d’affaires pendant la saison et 24% le reste de l’année, la fenêtre de tir, semble, de prime abord, étroite. Et pourtant ! « Nous pensons que ce marché bipolaire mérite un challenger capable d’apporter une offre différente et de qualité », s’enthousiasme Dominique Duprat, directeur général adjoint de Delpeyrat. La marque, historiquement positionnée sur le foie gras et plus récemment sur le jambon de Bayonne, nourrit de grandes ambitions sur les produits de la mer, enchaînant ces derniers mois les rachats de sites dédiés aux produits de la mer. Depuis le mois de mars, Delpeyrat a lancé sa marque Le Saumon, et veut se poser comme le référent qualitatif du marché avec une charte pour le moins claire : originaire de Norvège et d’Écosse, le poisson n’est jamais congelé, fait l’objet d’un salage à sec et est fumé au bois de hêtre. La gamme lancée par Delpeyrat est

LES DATES MARS 2013

Arrivée de Guyader sur le segment du saumon fumé.

AOÛT 2013

Rachat par Delpeyrat de Viviers Marins et Viviers de France, deux sites de Norway Seafoods.

SEPTEMBRE 2013

Delpeyrat met la main sur Ledun Pêcheurs d’Islande et consolide ainsi ses positions sur le marché des produits de la mer.

courte, centrée sur le cœur de marché et a pour ambition de devenir un produit de fond de rayon, avec un positionnement prix comparable à celui de la concurrence.

«Saine émulation»

LES CHIFFRES

1,8 Mrd €

Le chiffre d’affaires de la saurisserie, à + 0,1 %

+ 2,2 %

L’évolution des volumes du saumon fumé

- 1,8 %

L’évolution des prix du saumon fumé Données en CAM à fin juin 2013 et évolution vs 2012 Source : Iri

Sur ce terrain, on note l’arrivée, depuis mars 2013, d’un autre intervenant, Guyader qui propose une gamme très complète de saumon fumé, dont la spécificité réside dans le fait que les poissons sont tranchés frais, sans raidissage et frottés au sel sec. Pas de quoi effrayer Labeyrie, qui y voit là une saine émulation. « Le marché se démocratise sans pour autant perdre son statut d’aliment plaisir », se réjouit Perrine Faille-Debbouzz, chef de groupe produits de la mer chez Labeyrie. Et de faire remarquer le recul de l’offre premier prix,

qui perd 2 points de marché et voit son chiffre d’affaires dégringoler de 9 %. Pour répondre à l’attente du public sensible à la qualité, la marque vient de lancer une gamme baptisée les Grandes Origines, apportant un soin à la sélection de la matière première –issue du cercle polaire norvégien et des Highlands d’Écosse –, au salage et au fumage lent au bois de chêne. Le saumon n’est jamais congelé et ne présente pas de muscle brun. Avec cette nouvelle gamme, mais aussi le bio, qui progresse de 12 % en volume, et le sauvage, originaire d’Alaska (+ 5 % en volume), Labeyrie entend ainsi multiplier les occasions d’achat tout en préservant l’image de produit plaisir. Un équilibre difficile à trouver, mais salutaire pour le développement du marché. ❘❙❚ MARIE CADOUX


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FRAIS LS Delpeyrat, premier Noël sur le saumon

PHOTOS DR

Pour Noël, l’acteur vise le cœur de marché avec quatre références : origine Norvège et Écosse, deux et quatre tranches. Le nombre de tranches augmentera pour les fêtes de fin d’année. Mais comment se différencier de Labeyrie, concurrent direct sur le saumon et le foie gras ? « En proposant une offre plus qualitative au même prix », répond Dominique Duprat, le nouveau directeur général délégué. Ainsi des offres « 100 % filet », sans les muscles bruns, sans arêtes et sans gras. Le saumon est salé au sel sec – donc sans saumure –, fumé au bois de chêne et garanti sans congélation. ❘❙❚ DELPEYRAT

Hors série | Octobre 2013

Olav’s, une nouvelle marque pour les produits de la mer Le numéro un mondial sur le marché des produits de la mer, Marine Harvest, lance une nouvelle marque en GMS : Olav’s. Une gamme constituée de portions individuelles de saumon frais norvégien sans arêtes ni peau. Le saumon est accompagné d’une dose individuelle de marinade, disponible en trois saveurs (aneth-ciboulette, citron-basilic, citron-thym). ❘❙❚ MARINE HARVEST

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LA SÉLECTION DE LSA Évasion norvégienne

Labeyrie arrive avec ses nouveautés 2013 pour se démarquer de ses récents concurrents sur le plus gros marché du traiteur de la mer. La marque capitalise sur la Norvège, avec une gamme de saumons fumés nommée Le Njørd (qui signifie Dieu de la mer et de la fertilité en norvégien). Le principe : le saumon est préparé sans fumage, façon gravelax. Le goût, plus léger, est décliné en trois recettes : nature, citron et cinq baies, aneth et baies roses (4 tranches minimum). Sur ce marché, Labeyrie lance également une truite de France fumée au bois de hêtre, trois quarts de tranches, avec le lieu d’élevage mentionné sur le facing (nature et citron-ciboulette). ❘❙❚ LABEYRIE

Delpierre met le saumon en saucisse

«Les classiques» propose du saumon pour tous les porte-monnaie, dont une référence 100% française et une dotée d’un label Rouge. La famille «bien-être», regroupe du saumon allégé en matières grasses (-5%) réduite en sel (-25%) ou encore bio. La troisième catégorie des parfumés multiplie les saveurs: pistaches, agrumes, et saveurs plus sucrées qui s’adressent aux bambins (miel coquelicot et bonbon à la fraise) Enfin, les «instantanés» propose des découpes pratiques. Les enfants particulièrement apprécieront les bandes de saumon fumé pour les mouillettes, les formes rondes garniront des blinis, les dés seront précieux en ingrédients culinaires. ❘❙❚

Delpierre (groupe Labeyrie) dynamise le cœur de repas, avec des saucisses de saumon (100 % saumon) vendues par barquette de quatre. Pour capter les petits foyers, elle sort en outre deux références, saumon et cabillaud, vendues avec une papillote pour une cuisson express en deux minutes. Un morceau de cabillaud à poêler – prêt en quatre minutes – complète cette gamme de solutions rapides pour des repas sur le pouce. ❘❙❚

EUROCHILE

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Le souffle nouveau de Ïod

Guyader veut faire sa place sur le saumon Ça y est ! Le rachat de Bretagne Saumon a porté ses fruits, Guyader structure son offre. Elle lance une gamme premium de poissons fumés articulée autour des deux best-sellers du rayon frais : le saumon et la truite. Les classiques sont à l’honneur avec cinq références de saumons fumés origines France, Atlantique et Alaska et une référence de truite fumée de Bretagne. Les références certifiées ont également la part belle avec deux saumons et une truite fumés label Rouge tranchés main et deux références bio. Trois spécialités de poissons complètent la gamme : deux « gravlaks » (saumon non fumé mariné) et un carpaccio de saumon. ❘❙❚ GUYADER


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© 2013 – NORGE/NSC – Conception : Le Public Système – 602 063 323 RCS Nanterre – Crédits photos : Le C.P.M.N.

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FRAIS LS NON LAITIER

LA CHARCUTERIE

Les jambons résistent Malgré un léger ralentissement, le marché reste bien orienté, porté par un important travail de dynamisation de l’offre de la part des marques nationales.

Hors série | Octobre 2013

Aides culinaires au top

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Ainsi, l’une des tendances de fond qui anime le marché réside dans la praticité et le retour du faitmaison. Résultat, les aides culinaires connaissent de belles évolutions, surtout les ingrédients cuits, dont les volumes s’envolent de 7,7%; ou le bacon, qui, depuis le début de l’année, bénéficie de la même évolution. Les lardons, qui contribuent pour moitié à la valeur de la catégorie, ne sont pas en reste, se déclinant sous des formes variées, et surtout avec de moins en moins de sel. À l’image d’Herta qui a entrepris, en plus de sa gamme - 25 % de sel, de rénover l’ensemble de ses

LES TENDANCES

Après le jambon Serrano, Fleury Michon repousse les frontières de son nouveau terrain de jeu, avec cette référence de jambon cru ibérique « pata negra ».

> Le fait-maison conforte le développement des ingrédients, et surtout des lardons. > Les produits santé sont devenus une composante importante du marché, quels que soient les segments. > Le jambon cuit ou cru accuse quelques signes de faiblesse, après avoir enregistré de belles croissances ces dernières années. DR

H

abitués à de belles croissances, les observateurs du marché pourraient faire la moue. Le rayon charcuterie voit en effet ses volumes s’effriter de 0,9 % et son chiffre d’affaires se valoriser de 1,3%. Une évolution à relier à la flambée des prix des matières premières qui a affecté les industriels au cours du milieu de l’année dernière. Résultat, ces derniers n’ont pas eu les mêmes capacités promotionnelles que dans le passé. «On note un léger ralentissement du marché. Mais la situation n’a rien d’inquiétant, car les marques nationales poursuivent leur travail de dynamisation de l’offre et répondent aux tendances de fond», note Suzanne Manet, directrice marketing d’Herta. Et de souligner les bonnes performances du mois d’août, dont l’activité a été dopée par un temps très ensoleillé, propre aux pique-niques et aux salades.

LES DATES AVRIL 2013

La Fédération des industriels charcutiers traiteurs (Fict) s’oppose à l’indication géographique obligatoire de la mention d’origine de la viande de porc.

LES CHIFFRES

5,4 Mrds €

Le chiffre d’affaires du marché charcuterie

- 0,9 %

L’évolution en volume

+ 2,2 %

L’évolution du prix moyen Données en CAM à fin juin 2013, et évolution vs 2012 en HM+SM+HD Source : Iri

JUIN 2013

Smithfield Foods (Justin Bridou, Cochonou) est racheté par le chinois Shuanghui International Holdings.

produits charcutiers avec un taux de sel réduit de 10%. Le pilier du rayon reste le jambon cuit, avec un chiffre d’affaires à 1,4 milliard d’euros, en recul de 0,2 %. Le jambon de Paris, qui contribue à un quart de ce rayon, connaît un ralentissement. Ses volumes restent toutefois en progression de 2,2 % et son chiffre d’affaires se valorise encore à +2,7%. Mais rien à voir avec les progressions de la période précédente (+7 % en volume en 2012). Le jambon supérieur recule de 0,7 % en volume et en valeur. Sur ce segment, Fleury Michon occupe toujours le leadership. Au côté du jambon cuit, figure de produit simple et de qualité, la saucisserie constitue un autre pilier du rayon. Son chiffre d’affaires s’élève à 645,5 millions d’euros. Ses volumes s’effritent au global de 2,6%, mais certains segments

résistent mieux que d’autres, comme les knackis de volaille dont les volumes s’envolent de 6,7%. «Perçues comme plus légères, elles permettent de varier les saveurs», avance Suzanne Manet. En revanche, si le jambon de volaille a connu de belles performances sous l’effet de l’engouement autour du régime Dukan, il a, depuis, perdu de sa superbe: ses volumes chutent de 3,7%.

Flop des MDD Sur tous les segments, la part de MDD est en recul. Une évolution perceptible depuis 2009, résultat du travail de développement des marques nationales. Fleury Michon et Herta se partagent toujours le marché, avec des positions complémentaires. La première est numéro un sur le jambon cuit supérieur et les ingrédients cuits. La seconde est la reine du jambon de Paris et des lardons. De fait, les MDD voient leurs parts de marché reculer de 1,6 % sur le jambon cuit en supers et hypers, de 0,7% sur le segment des aides culinaires, ou encore de 1,1% sur le jambon cru. ❘❙❚ MARIE CADOUX


Terroir, Saveur, Qualité,Tradition,

tant d’atouts qui viennent booster vos rayons !

Charcuteries parfaites ! Un assortiment varié : Saucisson sec de Savoie au beaufort

Rosette de Lyon

Saucisse sèche d’Auvergne

Môssieur Polette, c’est le goût authentique de charcuteries traditionnelles et savoureuses issues de 3 terroirs ! LYON

AUVERGNE

SAVOIE

Un soutien TV massif qui a porté ses fruits :* GRP : 408 Couverture : + 77 % Répétition : + 5 Nombre de contacts : + 115 millions

Une campagne qui a suscité l’engouement des téléspectateurs :** 78,9 % de l’ensemble des personnes interrogées ont aimé le spot TV ! *Estimation effectuée sur l’ensemble des 25 – 59 ans

www.môssieurpolette.fr

** Sources : ISOPUBLIC, 2013-07-31


frais Ls

La séLection de Lsa

Les Pops pulsent le snacking

Titours, les enfants en seront dinde !

Reinert étend son offre pour séduire les bambins, avec des produits de charcuterie. Après la mortadelle, lancée en 2012, le jambon cuit supérieur et les knacks, la marque allemande introduit sur le marché français une mousse de dinde. « Titours » est une spécialité à tartiner qui comprend 40 % de dinde et de la viande de porc. Comme l’ensemble des produits, elle se trouve dans un packaging en forme d’ourson. La « patte qualité » signale que la gamme est garantie sans lactose, sans gluten, sans colorant, sans arôme ni exhausteur de goût.

Dans cet emballage conçu par l’agence Landor, se cache… du poulet. Justin Bridou complète son offre snaking avec Pops, 98% de filets de volailles rôtis «et non frits, pour offrir un produit fini à 3% de matières grasses.» Il est distribué en Espagne (marque Campofrio), en Belgique et en Allemagne (Aoste).

reinert

Les tartinables vus par Bahier

Le spécialiste en charcuterie (rillettes, boudins, etc.) sort un produit pour dépoussiérer le rayon des rillettes : les « Tartinades ». à base de volaille, riches en fruits et légumes (45 % minimum) ainsi qu’en épices, elles se déclinent en quatre recettes : orientale (au citron confit), à l’italienne (tomates, olives, courgettes), à l’indienne (curry, pommes et raisins) et façon thaïe (gingembre, citronnelle et coco). Le tout dans un packaging qui ressemble à une barquette de beurre (180 g), pour renforcer l’idée de produit à tartiner.

Aoste

Leader sur le segment du jambon de Paris, Herta lance une nouvelle recette aux saveurs de légumes. La filiale charcuterie y voit là un bon moyen d’initier les enfants à d’autres goûts via des recettes gourmandes. hertA

Hors série | Octobre 2013

Du cervelas, oui mais de volaille Il s’agit du premier cervelas 100 % volaille proposé au rayon charcuterie. Préparé à base de poulet et de dinde, il se présente en tranche ou en dés pour accompagner une salade ou se consommer à l’apéritif. Un produit simple, familial et convivial. hertA

DelpeyrAt

BAhier

(MAïsADour)

Un autre goût de fumé

Le Rostello

Le groupe Bongrain propose une nouvelle spécialité : le Saint Agaûne, « délicatement fumé ». La marque du même nom promet un goût inédit, censé séduire les amateurs de charcuterie, grâce à son fumage au bois de hêtre. Saint Agaûne, deuxième du marché des saucissons avec 8,7 % de part de marché en valeur, surfe en outre sur les succès qui ont fait sa gloire : le produit est sans peau et contient quatre fois moins de gras qu’un saucisson sec classique. sAint AgAûne (BongrAin)

92

Delpeyrat segmente son offre de jambons crus de Bayonne et monte en gamme avec cette nouveauté, la Grande Réserve. Le jambon sec offre un produit fruité et légèrement salé à la main. Il est issu de porcs répondant à l’IGP Bayonne. Il sera vendu au rayon LS charcuterie par lot de six fines tranches (3,99 € les 100 g).

photos dr

Mon jambon façon bouillon de légumes

« Grande réserve »

Cette référence, signée Herta, complète la gamme de jambon supérieur Tendre Noix. Elle s’inspire d’une recette emblématique de la gastronomie italienne. Tendre Noix est cuisiné aux fines herbes, relevé de vinaigre balsamique et doré au four. hertA


Consorcio errano Le jambon Consorcio errano a un affinage long et patient qui fait de lui la référence du Serrano. Il est issu d’une matière première sélectionnée pour sa qualité supérieure, et élaboré exclusivement en Espagne.

Le label de qualité créé par les grands producteurs espagnols de jambon Serrano.

Contrôlé pièce par pièce, il est exemplaire et symbolise tout le savoir faire des « Maîtres Jambonniers » espagnols. Grande patience, grand goût, grande tradition,

- RCS Toulouse B 327 469 706

Consorcio errano, le grand nom du Serrano.

www.consorcioserrano.com


FRAIS LS NON LAITIER

LES FRUITS ET LÉGUMES

La carte de la praticité Les acteurs des fruits et légumes tentent d’apporter plus de valeur à leur produit en misant sur des denrées plus pratiques. Un axe fort pour développer les ventes et recruter de nouveaux clients.

LES TENDANCES

> Un emballage « intelligent » qui apporte un réel service (durée de vie du produit plus longue, permet de réchauffer le produit…) > Davantage de valeur pour les offres, qui se démarquent ainsi des produits d’appel

LES DATES JANVIER 2013

Les shakers de tomates cerises font leur entrée en grandes surfaces, sous les marques Prince de Bretagne et Savéol. Objectif : cibler un public nomade et féminin.

Hors série | Octobre 2012

94

PRINTEMPS 2013

La météo printanière désastreuse a entraîné des retards de production pour les fruits d’été, et des baisses de production pour certaines filières comme les abricots.

mettent en effet un grignotage sain, ou un complément équilibré à l’heure du déjeuner des plus pressés. Le snacking sain, c’est justement la tendance dans laquelle s’engouffrent les marques et les distributeurs… Le succès des stands de fruits découpés sur place démontrent, s’il en était besoin, cette attente de praticité dans ce pôle frais.

Renouveler l’offre Malgré ces aléas, les nouveautés participent au renouvellement de l’offre. Le rayon affiche une bonne santé depuis un an et demi, avec +0,7 % en valeur et +0,1 % en volume. Dernières innovations qui participent au dynamisme des linéaires, les shakers de tomates cerises. « Grâce à cet emballage, nous favorisons une consommation fractionnée, explique la porte-parole de Savéol. Le shaker peut se glisser plus facilement dans le sac à main par exemple. » Ces petits fruits à emporter partout per-

Pour amener de la praticité en rayon, les acteurs ont souvent recours à l’emballage, comme ici avec Bouquet. Problème : cela fait grimper le coût final du produit…

> Les marques s’essaient à des offres plus pratiques pour lever les freins à la consommation pour certains fruits et légumes

DR

D

es parts de pastèque emballées comme d’appétissantes pâtisseries signées Bouquet, des sachets micro-ondables pour cuire directement les légumes frais, des fruits déjà épluchées et découpés prêts à consommer… Ces produits ne sonnent pas comme une révolution dans les rayons de l’alimentaire. Pourtant, ils ont le mérite de lever des freins à la consommation de fruits et légumes. Et c’est bien là que l’enjeu se situe sur le long terme. Même si les nouveautés restent difficiles à s’installer durablement dans ce rayon… « L’axe de la praticité n’est pas nouveau, il remonte aux années 90, synthétise Emmanuel Descloux, directeur marketing chez Prince de Bretagne. Mais ces solutions sont compliquées à mettre en place chez les fruits et légumes, car les prix fluctuent beaucoup et dépendent de l’offre et de la demande… qui varient essentiellement selon la météo. »

LES CHIFFRES

848,4 M €

Le chiffre d’affaires du rayon

+ 0,7 %

L’évolution en valeur

+ 0,1 %

L’évolution en volume Données en CAM à fin juin 2013 et évolution vs 2012 Source : Iri

Manque de lisibilité Mais gare à la praticité… Le peu de marketing rend les innovations peu faciles à comprendre. Or «quand la perception de la valeur ajoutée n’est pas visible, c’est l’échec », résume Emmanuel Descloux. Les prix des emballages font en outre grimper les prix… D’où certains flops, comme des choux-fleurs ou artichauts microondables, entre autres.

JUILLET 2013

Le grossiste Pronatura arrive avec une nouvelle marque ombrelle de fruits et légumes bio dédiée aux GMS, Les Paysans bio.

Une autre alternative est donc d’offrir une aide au consommateur. « Les clients qui se rendent dans ce rayon y viennent souvent dans le but de cuisiner», rappellet-on chez Prince de Bretagne. Les barquettes Priméale pour le pot-au-feu ou la ratatouille en sont de bons exemples. Ces produits avec un prix fixe simplifient le choix des chalands et facilitent leur passage sur la liste du drive, où le frais a encore beaucoup d’efforts à faire… Savéol multiplie ainsi les barquettes de tomates et de fraises, Prince de Bretagne réfléchit à un panier de légumes évolutif, selon les saisons, sur le modèle des Amap, pour intégrer la saisonnalité dans les courses en ligne. Et permettre ainsi un nouveau rebond pour les fruits et légumes. ❘❙❚ JULIE DELVALLÉE


ODUCTEUR PR

A TR

NSPORTEU R

France 2012 - COMPAGNIE FRUITIÈRE PARIS - S. A. au capital de 2 372 000 € - RCS Créteil 327 060 265 - crédit photo : Agence Emulsion

PORTATEUR IM

Comme le dit EL HADJI, Responsable mûrissage à Lyon,

<< Après ce long voyage, je révèle lentement leur goût et leurs couleurs. >>

El Hadji s’implique à chaque instant dans le processus de mûrissage des bananes, car en tant que collaborateurs de la Compagnie Fruitière, nous voulons que nos fruits soient les plus savoureux. El Hadji surveille toutes les heures le parfait épanouissement des bananes en ajustant au dixième de degré la température de la chambre de mûrissage. Avec un des plus larges réseaux de mûrisseries en Europe de l’Ouest, la Compagnie Fruitière livre ainsi plus de 400 000 tonnes de bananes à parfaite maturité à ses clients. La Compagnie Fruitière compte plus de 16 000 personnes qui œuvrent chaque jour et à chaque étape, pour vous apporter le meilleur des fruits. Comme El Hadji, les fruits, on les aime.

RISSEUR

IBUTEU STR R DI


Frais ls

la sélection de lsa

Soupe avec morceaux Créaline renouvelle son offre pour l’hiver et propose une série de quatre soupes composées de morceaux. Elle joue ainsi sur la consistance de ces mets pour s’immiscer au cœur du repas. Quatre recettes seront déclinées au rayon frais : une soupe de légumes avec des pâtes, des morceaux de petits pois et de carotte. La dernière mixture, mexicaine, est relevée avec des épices et des haricots rouges. Les produits sont sans additif ni conservateur. ❘❙❚

C’est l’histoire d’un arboriculteur et d’un designer, qui, devant la moue de leurs enfants à l’idée de manger des fruits, ont eu l’idée de rendre ces produits plus amusants. De là est née Tête de pommes, en vente chez l’enseigne Monoprix depuis la fin du mois de février. Six petites pommes à forte teneur en sucre sont vendues par six dans une barquette. Les pommes proviennent des arbres de Bernard Nicolaï, pomiculteur dans la Somme. En plus de ces fruits se trouvent dans la barquette des stickers alimentaires. Neuf séries sont à coller sur les pommes pour créer plus de 1 900 personnages différents au total. « Ces autocollants rendent ludiques la consommation de pommes. Le but est de faire évoluer les usages autour de ce fruit », avance Charles Rasquiner, designer à l’origine du concept. À terme, des partenariats pourraient se nouer avec d’autres producteurs… et d’autres distributeurs. ❘❙❚

La marque spécialiste des fruits lance la première soupe réalisée à partir de fraises mixées, sans conservateur, sans additif ni arôme ajouté. Les 500 ml en font un parfait dessert pour quatre personnes, autant qu’un ingrédient pour réaliser desserts et douceurs. ❘❙❚

AgriAl

Monoprix

Andros

Des têtes de pommes pour enfants

photos dr

Andros mise sur la soupe


Frais ls

la sélection de lsa

Bouquet (110 M € de chiffre d’affaires dont 65 % en GMS), qui commercialise fruits et légumes, propose une idée simple et efficace pour le snacking sain: une part de pastèque à acheter, sous plastique. Deuxième spécificité des produits Bouquet : le fruit est sans pépins, pour grignoter sans se soucier. Il est en vente au rayon frais depuis cet été. En parallèle, la marque arrive en IVe gamme avec un sachet de minipoivrons (2 € les 200 g soit environ 6 unités) et des laitues romaines naines, les sucrines. ❘❙❚ Bouquet

Légumes prêts à poêler

Bonduelle innove avec trois références de légumes prêts à cuire. Pour se distinguer aussi de Czon, qui proposait déjà ce type d’offres, elle met dans un sachet souple des légumes variés accompagnés de pommes de terre. Un bouillon de légumes, présenté en coupelle, sert à éviter la matière grasse dans la poêle. Trois recettes, à base d’épinards, de haricots verts et de carottes, sont proposées en GMS. ❘❙❚ Bonduelle

Arrivée du piment basque ! Le piment vert Biper Eztia, planté en avril dans la région basque, est une variété locale cultivée sous serre. Prim’land l’a commercialisé du 15 juin au 15 octobre en poche de 200 g (12 piments par sachet). ❘❙❚ Prim’land

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Une part de pastèque ?

Lily Ploom, la prune des jeunes Prune du Sud-Ouest et six metteurs en marché se sont appuyés sur des études consommateurs pour définir la prune rêvée de leurs clients. Résultat: ils la préfèrent juteuse, sucrée et colorée! De cette enquête est née Lily Ploom, avec laquelle les cultivateurs espèrent séduire les jeunes adultes. Pour 2013, 500 tonnes de fruits seront commercialisées. Le but est de créer une gamme complète (jaune, verte...). En attendant, il faudra se satisfaire de Primetime, à chair rouge et de gros calibre. ❘❙❚ Prune du Sud-oueSt


FRAIS LS NON LAITIER

LA VOLAILLE

Le poulet rassure La volaille est une viande économique au goût apprécié par la très grande majorité des Français. Le poulet est actuellement le seul à tirer parti de ces deux atouts forts.

LES TENDANCES

Avec ses Émincés de Poulet et de Dinde, Douce France vante des produits rapides à cuisiner, pour mieux concurrencer la tranche de jambon.

> Origine France Un axe fort de valorisation et d’assurance du consommateur. > Praticité Les produits pratiques et faciles à mettre en œuvre sont privilégiés. > L’offre labellisée et certifiée progresse par rapport aux références « standards ».

PHOTOS DR

U

ne filière fragile, que les difficultés de quelques-uns mettent régulièrement sur le devant de la scène, et un linéaire qui ne s’en sort pas si mal. C’est tout le paradoxe du rayon volaille. De fait, selon Iri, le marché évolue très positivement en volume, à +2,7%, et en valeur, à +3,3%. Certes, la vision de Kantar Worldpanel est un peu moins optimiste. Elle affirme par exemple, à fin août 2013 et en cumul courant, une baisse de près de 2 % des volumes achetés en hypermarchés et supermarchés. Mais cette baisse est due aux mauvaises performances des segments dinde, canard et lapin, tous trois en évolution nettement négative, à l’inverse du poulet, poids lourd du rayon, qui, lui, affiche des résultats pour le moins honorables, avec, toujours selon Kantar Worldpanel, des progressions de 1 % en volume et 4,7 % en valeur…

LES DATES NOVEMBRE 2012

Carrefour lance un poulet sans antibiotique.

mention qui garantit la naissance, l’élevage, et la transformation dans l’Hexagone.

MARS 2013

JUILLET 2013

Via un spot télédiffusé, l’association pour la promotion de la volaille française propose de choisir en rayon les produits étiquetés « Volaille française »,

LDC (Loué, Le Gaulois, Maître Coq…), pour le premier trimestre 2013, annonce un chiffre d’affaires en croissance de 8 %.

Hors série | Octobre 2013

Concurrence européenne

98

«Le marché de la volaille est compliqué d’un point de vue industriel, notamment du fait de la concurrence de certains de nos voisins européens qui jouissent de coûts de production inférieurs aux nôtres, affirme un industriel. Reste que, du point de vue du consommateur, la volaille bénéficie d’atouts incontestables que certaines filières valorisent mieux que d’autres. » De fait, est-ce parce qu’il ne peut se prévaloir du même avantage économique que le poulet ou bien parce qu’il peine pour s’installer ou se maintenir dans les

LES CHIFFRES

1,25 Mrd €

Le CA de la volaille

+ 3,3 %

L’évolution en valeur

+ 2,7 %

L’évolution en volume Données en CAM à fin juin 2013 et évolution vs 2012 Source : Iri

habitudes alimentaires des Français, toujours est-il que le trio dinde-canard-lapin tire le marché vers le bas, et ce malgré les innovations de quelques industriels (Terrena pour le lapin et Delpeyrat, Labeyrie ou Le Gaulois pour le canard) et plusieurs initiatives des interprofessions, telle celle du Clipp (Comité lapin interprofessionnel pour la promotion des produits). Au-delà, et sur tous les segments, les nombreuses innovations exploitent surtout deux tendances. L’aspect pratique et la facilité de mise en œuvre d’abord.

« C’est une absolue nécessité. Nous nous battons contre la tranche de jambon… », soulignet-on chez Douce France.

Le double effet de l’origine France L’origine France ensuite. Orientation, elle aussi, déjà ancienne, mais qui tend à être de plus en plus mise en avant. D’abord pour marquer une différence par rapport aux produits d’importation, mais aussi pour justifier d’écarts de prix, qui peuvent être très importants entre les produits «standards» et les produits labellisés. Différences de tarifs qui justifient d’ailleurs sans doute à elles seules la forte dépendance du rayon à l’importance de l’effort promotionnel. Dernier avantage du label « origine France », une assurance supplémentaire apportée au consommateur. «Un atout non négligeable, même si les produits sont peu élaborés et a priori relativement protégés contre une suspicion type horsegate », souligne un industriel. ❘❙❚ YANNICK LE GOFF


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FRAIS LS NON LAITIER

LA BOUCHERIE

La viande sort les crocs Pour lutter contre la baisse de la consommation, les acteurs du rayon boucherie soutiennent le marché avec des campagnes de promotion et en dynamisant l’offre.

LES TENDANCES > Le nombre d’acheteurs de viande ne diminue pas, mais la fréquence d’achats est en baisse. > Les ventes dans les boucheries traditionnelles se comportent mieux que dans les GMS (- 1,6 % en volume, CAD au 16 juin 2013 selon Kantar). > Paradoxalement, la viande de cheval a profité du « horsegate » avec des volumes à + 1,7 % en GMS, selon Kantar.

DR

O

n ne peut pas vraiment dire que les Français n’apprécient plus la viande, mais ils en achètent moins souvent. Le taux de pénétration reste, en effet, stable à 94%, mais la fréquence d’achat est passée de 23,2 fois par an en 2011 à 22,7 en 2013, d’après le Panel Conso Kantar. Il est vrai que le contexte de crise n’a pas été très favorable, d’autant plus que la viande de boucherie a connu une hausse des prix de vente de 5% entre 2012 et 2013. « Les circuits traditionnels s’en sortent mieux que les GMS », fait par ailleurs observer Denis Lerouge, directeur de la communication produit et de la promotion d’Interbev.

Charal propose la première offre de viande hachée prête à cuisiner sous vide au rayon boucherie, un produit qui était auparavant uniquement disponible en barquette.

LES DATES FÉVRIER 2013

Interbev lance l’édition 2013 de la campagne télévisée, Le bœuf, le goût d’être ensemble.

SEPTEMBRE 2013

Tendriade déploie sur internet un dispositif pour faire connaître le haché de veau.

OCTOBRE 2013

Charal innove sur le snacking avec deux recettes de paninis, les premiers sandwichs chauds au rayon boucherie.

Hors série | Octobre 2013

Des marques très actives

100

Afin de contrer cette tendance à la déconsommation, les acteurs multiplient leurs efforts de promotion. Et, au premier chef, l’interprofession à travers Interbev, qui met chaque année en œuvre diverses campagnes (« Agneau Presto », « Bravo le veau », « Le bœuf. Le goût d’être ensemble»). Les marques sont également très actives. Tendriade déploie ainsi, du 17 septembre au 31 décembre, un dispositif sur internet pour mieux faire connaître le haché de veau (34 millions de contacts prévus avec bannières sur les sites cuisine et jeu-concours). L’opération est relayée on pack, et la marque veille à ce qu’elle ne passe pas inaperçue. «Nous avons des partenariats merchandising avec les centrales afin que nos consignes d’implantation soient appliquées, explique Jean-Philippe Gâteau, directeur marketing de Tendriade.

L’objectif est d’avoir un rayon bien balisé avec un pôle viande de veau dans lequel on retrouve les produits découpe et les produits élaborés au même endroit pour maximiser l’impact des mises en avant.» Tendriade lance aussi à la rentrée des pavés de veau par deux avec une idée recette au verso de l’étiquette.

Offre innovante

LES CHIFFRES

789 M €

Le chiffre d’affaires

+ 1,8 %

L’évolution en valeur

- 3,2 %

L’évolution en volume Données en CAM à fin juin 2013 et évolution vs 2012 Source : Iri

Pour sa part, Charal indique avoir bien résisté sur un marché du haché de bœuf qui accusait -5% en volume, selon Iri (CAD à fin juillet). Et ce, grâce à son dynamisme sur le segment. En avril, la marque a organisé un temps fort en magasins avec des bacs décorés pour mettre en avant sa gamme Hebdopack porteuse de bons de réduction. Charal a aussi enregistré de bons résultats avec ses nouveautés Petit Appétit, un steak haché de 100 g, et Authen-

tique, un steak au hachage épais façon bouchère. « Dès que l’on répond à des attentes client précises, on voit que les innovations fonctionnent bien», souligne Stéphanie Bérard-Gest, directrice marketing de Charal. La marque enfonce le clou à la rentrée avec un haché prêt à cuisiner sous vide. La gamme Happy Family s’enrichit également de hachés ronds à la tomate ou à l’oignon. Tout le mois d’octobre, cette gamme va bénéficier d’un plan de soutien avec bacs décorés et bons de réduction. Charal innove en outre sur le snacking avec deux paninis, ainsi que sur le segment un peu difficile des cuisinés avec des Boulettes à l’Orientale et un Risotto au porc et aux cèpes. Les viandes cuisinées et les Cocottes de la marque seront de plus soutenues en octobre et en novembre par une offre 100% remboursé. ❘❙❚ MARIANNE BAILLY


les

de nos régions

enfin au coeur de vos rayons !

une réponse inédite aux attentes de traçabilité 4 sites d’ÉLABORAtion au cœur des régions d’élevage pour une

Une gamme Impactante et différenciante

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Pour en savoir plus sur les hachés de nos régions

* Étude Audirep pour Bigard avril 2013.

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PUB TV Dès janvier 2014 3 vagues sur l’année

LM Y&R 2013.

auprès de nos éleveurs de chaque région (BRETAGNE, MIDI-PYRÉNÉES, RHÔNES-ALPES, LORRAINE)

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ACTIONS PROMOS

ACTIONS MAGASINS

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SERVICE COMMERCIAL – ZI de Kergostiou – CS70053 – 29393 QUIMPERLÉ – Cedex Tél : 02 98 06 24 24 – Fax : 02 98 06 24 17


frais Ls non Laitier Cuisine tradition

photos dr

Tendre et plus (Elivia) innove en cette rentrée en surfant sur ses gammes à succès. Pour ses produits élaborés, elle étoffe son offre avec un jarret pour une à deux personnes. Sur sa gamme plus traditionnelle, elle propose au rayon boucherie une souris d’agneau. Enfin, la marque s’exporte jusqu’au rayon des surgelés à partir du 1er octobre avec un steak haché, « l’extra tendre ». ❘❙❚ eliVia

Hors série | Octobre 2012

Des douillettes à la boucherie Lancées en mai 2011, les douillettes de Mélusine sont nées lors de la foire de Bailleul (59). Désormais, les saucisses traditionnelles à base de porcelet de la société JB Viande arrivent en GMS ! Quatre références mettent à l’honneur cette spécialité des Flandres dans un format standard, ou mini pour s’ancrer dans des instants de consommation plus variés. Le produit se décline également en brochette et se vend sous forme de galettes, où il est accompagné d’une purée de pommes de terre. ❘❙❚ JB Viande

102

La séLection de Lsa

Indémodable burger

La marque leader sur le rayon boucherie innove pour 2013 avec un produit star : le burger. Elle sort des Burgers family vendus par deux et par quatre en emballage individuel afin de proposer « un burger à moins de 2 €, pour une cible familiale », souligne Stéphanie Berard-Gest, directrice marketing chez Charal. Toujours dans cette optique, la gamme de sauces a été retravaillée (ouverture plus facile, large place accordée au produit). Deux nouvelles références compléteront la gamme : une sauce bourguignonne et une… pour burger, à base de tomates. ❘❙❚ Charal

Un lapin premium La coopérative Terrena signe une nouvelle marque dans le petit rayon dédié à la filière cunicole, Nouvelle agriculture, NA. Pour segmenter l’offre, elle propose deux références : de l’entier découpé et un demilapin découpé. Dix-huit éleveurs participent actuellement à cette nouvelle marque. La particularité de la démarche : les lapins répondent au cahier des charges Bleu-Blanc-Cœur et sont donc nourris avec des graines de lin et de la luzerne. Ils sont en outre traités sans antibiotique et avec des huiles essentielles. Le surcoût de cette viande premium est estimé entre +10 % à + 15 % par rapport à l’achat d’un lapin standard. ❘❙❚ Terrena

Steaks hachés locaux Pour redorer l’image de ces produits carnés, Bigard sort de nouveaux steaks hachés 100 % pur bœuf pour le mois d’octobre. Elle s’appuie sur ces quatre sites d’approvisionnements français pour garantir en magasin un produit provenant d’une région d’élevage à proximité du point de vente. Le Max devient maintenant le Sélection, pour assurer d’un produit fabriqué uniquement à partir de parties nobles. ❘❙❚ Bigard

Les régions ont du talent !

La marque Duc, spécialisée dans le poulet certifié, a entamé, en 2012, une réflexion globale sur son offre. Objectif : faire évoluer ses produits vers des solutions plus innovantes. De cette volonté est née Nobles régions : « C’est le premier témoin de notre montée en gamme », résume Tatiana Philippon, directrice marketing. Cette gamme est un ensemble de trois produits déjà cuisinés, à réchauffer au four traditionnel ou à la poêle. Les recettes sélectionnées reflètent des spécialités régionales : le filet de poulet est préparé à la moutarde de Dijon, un sauté de dinde à la bourguignonne, une barquette de deux minirôtis de dinde accompagnés de comté fondu complètent l’offre. « Il s’avère souvent fastidieux de préparer un plat élaboré pour un ou deux personnes, nos produits offrent une solution », assure Tatiana Philippon. ❘❙❚ dUC


104

Hors sĂŠrie | Octobre 2013


• 106 • 108

L’entretien courant La brosserie L’entretien spécifique

• 111 L’emballage ménager • 112 L’entretien du linge L’hygiène-beauté

• 114 Les capillaires et accessoires • 116 L’hygiène corporelle La parapharmacie

• 118 Les soins beauté • 120 Le papier de la maison • 122 Les papiers de la personne

Hors série | Octobre 2013

© laetitia duarte

L’entretien

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ENTRETIEN ENTRETIEN

L’ENTRETIEN COURANT

Une crise qui ne ménage personne Les ventes de nettoyants ménagers sont affectées en volume comme en valeur. Les industriels animent le marché pour tenter d’inverser la tendance.

LES TENDANCES > Les lingettes sont le seul segment à croître en valeur. > Les ingrédients d’antan, comme le savon noir, le vinaigre ou le bicarbonate ont toujours le vent en poupe. > Les gels javel sont en souffrance en valeur et en volume.

Le gel liquide concentré de Mr. Propre devrait inaugurer un nouveau standard sur le marché. Son lancement s’accompagne d’un plan de soutien massif.

LES DATES MARS 2013

L’Arbre vert commence à déployer le dispositif de célébration de ses dix ans.

AVRIL 2013

Unilever sort un nouveau spot télévisé pour les sprays Easy Clean de Cif, relancés en début d’année.

SEPTEMBRE 2013

Mr. Propre innove avec un multiusage en gel liquide concentré.

DR

D

ans un premier temps, la crise avait ramené les Français à la maison, ce qui avait plutôt profité aux nettoyants ménagers. Mais il faut croire que les clients se sont lassés de cet exercice car les ventes de produits d’entretien courant accusaient une baisse des volumes assez marquée, soit -3,8%, CAM à fin août 2013 selon Nielsen (HM-SM-HD). Une tendance qui a également rejailli sur le chiffre d’affaires, à -1,1%. «Du fait de la crise, certaines catégories sont jugées comme moins prioritaires ce qui contribue à la baisse des volumes», estime Lætitia de la Bastide, chef de marque Mr. Propre chez Procter & Gamble.

Hors série | Octobre 2013

Stimuler la demande

106

Dans le détail, seules les lingettes contribuent à la croissance de la catégorie, à + 4,1 % en valeur, mais régressent de 0,9 % en volume. L’évolution du segment poids lourd des liquides multiusages pèse sur la décroissance générale (- 1,2 % en valeur et - 6,1 % en volume). Les sprays manquent également de punch (- 1,4 % en valeur et - 2,8 % en volume). Et si les ventes sous promotion sont en hausse de 3% en valeur, elles ne compensent toutefois pas la baisse du fond de rayon qui tire l’ensemble du marché vers le bas. «Il ne s’agit pas a priori d’un effet prix, mais d’un effet demande», souligne Caroline Moro, chef de produit pour Cif et Domestos chez Unilever. Les industriels n’ont bien sûr aucune intention de laisser perdurer une telle situation et s’activent à stimuler la demande.

Au printemps, Colgate-Palmolive a, par exemple, surfé sur l’essor des lingettes avec le lancement de lingettes Ajax en fibre biodégradable. L’Arbre vert (Novamex) a également entamé en mars la célébration de ses dix ans avec un dispositif complet (médias, jeu concours, théâtralisations…).

Nettoyage d’automne

LES CHIFFRES

2,13 Mrds €

Le chiffre d’affaires

-0,8 %

L’évolution en valeur

-2,3 %

L’évolution en volume Données en CAM à fin juin 2013, évolution vs 2012 Source : Iri

Unilever se montre très actif tant au niveau des produits que de l’animation. Le groupe a relancé en début d’année la gamme Easy Clean de Cif avec une nouvelle technologie désincrustante, soutenue en télévision en avril pour les sprays, avec un tag en fin de spot sur l’ensemble de la gamme. Côté promotion, le groupe reconduit ses deux temps forts annuels. Le nettoyage de printemps, en mars-avril, a été l’occasion pour

Cif de faire équipe avec Vileda. Le nettoyage d’automne déploie, lui, sa troisième édition en septembre en octobre. Chacune des vagues est accompagnée de 400 jours d’animations. Pour sa part, P&G ne devrait pas passer inaperçu cette rentrée avec le tout dernier lancement de Mr. Propre, un nettoyant multiusage sous forme de gel liquide concentré. Avec cette innovation, le groupe entend bien créer un nouveau standard pour les nettoyants ménagers, jusque-là adeptes des bidons. Pour enfoncer le clou et le faire connaître du public, ce produit bénéficie d’un plan de soutien très puissant, avec de la télévision tout au long de l’année et un support marketing tous azimuts et, notamment, très présent dans les magasins. ❘❙❚ MARIANNE BAILLY


DPH ENTRETIEN

LA BROSSERIE ET L’ENTRETIEN SPÉCIFIQUE

La brosserie fait la moue

O

n n’avait pas vu ça depuis longtemps au rayon des balais, pelles, balayettes et autres brosses, mais la tendance à la baisse apparue en mars semble s’installer durablement. Les ventes en valeur étaient en recul de 1,9 % (pour 132 M €) et de 5,2 % en volume, selon Iri (CAM à fin juin 2013). Les intempéries du printemps ont dissuadé nombre de consommateurs de se rendre dans les magasins, notamment dans le Nord et l’Ouest de la France, et la conjoncture économique n’a pas arrangé les choses.

« D’autre part, nous avons pu constater que la pression promotionnelle est plus forte, + 14 % sur le marché total brosserie par rapport à 2012 », indique Hélène Demange, consumer marketing manager chez Vileda.

Olé!

DR

Le marché enregistre un tassement, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps. Pourtant, les industriels continuent de construire une offre qui monte en gamme.

L’ensemble lave-sols Press’Pro de Vigor comporte un balai à plat avec housse textile et un seau muni d’une presse pour l’essorage.

LE CHIFFRE

Tous les segments pâtissent de ce recul du marché, hormis celui du balayage espagnol, à +2,7% en valeur. Il est vrai qu’il profite de l’engouement pour les ensembles avec seaux essoreurs, aux valeurs faciales parfois élevées. D’une manière générale, si les actes

132 M €

Le chiffre d’affaires de la brosserie, CAM à fin juin 2013 Source : Iri

d’achat sont en baisse, le marché réserve toutefois un bon accueil aux innovations. Vileda a ainsi enregistré de bons résultats avec son Easy Ring & Clean (balai à franges microfibres et seau essoreur à pédale) et son Virobi, un robot dépoussiéreur qui entre maintenant en fond de rayon. Remue-Ménage vient aussi de lancer, avec Intermarché le Xpress 360, un balai à franges rond et son seau à essorage automatique. Le balayage à plat s’enrichit également de nouveautés techniques, comme le Press’Pro de Vigor ou le Plan’Net de Paul Masquin qui permettent d’essorer sans se mouiller les mains. Idem pour l’Easy Max à essorage intégré de Spontex, qui a débarqué sur le marché en avril. ❘❙❚ MARIANNE BAILLY

Un hiver de feu pour l’entretien D’une manière générale, les nettoyants spécialistes affichent une bonne santé, en partie grâce aux prolongations des rigueurs hivernales.

108

Le 100 % Désinfectant de Domestos offre une meilleure adhérence aux parois de la cuvette pour une désinfection top.

DR

Hors série | Octobre 2013

L

’hibernation forcée et prolongée des Français cette année a fait la bonne fortune des produits destinés à l’entretien des cheminées et des fours. Les nettoyants feu affichaient un chiffre d’affaires en progression de 10,3 % (à 3,5 M €) et les nettoyants four de 11 % (à 4,2 M €), selon Iri (CAM à fin juin 2013). Ultraleader avec Décap Feu et Décap Four, Henkel a encore renforcé ses positions sur ces deux catégories. Pour tenter de désaisonnaliser les ventes, le groupe a, par ailleurs, lancé en début d’année son premier nettoyant spécial barbecue Décap Feu BBQ,

LE CHIFFRE

423,8 M €

Le chiffre d’affaires CAM à fin juin 2013 Source : Iri

soutenu par des promotions et des animations en magasins. À +3% en valeur pour un chiffre d’affaires de 108 M €, les nettoyants WC apparaissaient aussi en pleine forme (CAM à fin juillet, selon Nielsen, ventes hypermarchés, supermarchés et hard-discount, hors blocs). Difficile de mesurer l’impact de l’hiver, mais quoi qu’il en soit, ce marché est tiré par les gels javels et les

lingettes, très appréciés des consommateurs, ainsi que par la croissance des MDD.

La cuvette se pomponne De plus, les nouveautés ne manquent pas. Domestos (Unilever) est arrivé au printemps avec des lingettes spéciales et a relancé à la rentrée ses gels javel, avec une formule encore plus adhérente sur la cuvette. Tarax (Werner & Mertz) a également innové avec Gel Power, un produit qui dépose un film invisible antitartre, et une poudre moussante autonettoyante. Malgré l’animation apportée par les 30 ans de Terra, les nettoyants sols spécifiques n’ont pas bénéficié d’un tel dynamisme et voient leurs ventes en valeur baisser de 4%. ❘❙❚ MARIANNE BAILLY


DPH ENTRETIEN

LES EMBALLAGES MÉNAGERS

Les sacs poubelle font le plein, après des années d’essor dû à la suppression des sacs de caisse. Mais le papier alimentaire, le film étirable ou les sachets de cuisson au four retournent en cuisine.

L

es emballages ménagers sont un bon baromètre de la consommation. Ce qui n’explique toutefois pas la stagnation des sacs poubelle (+ 0,3 % en volume et -0,8% en valeur, CAM à fin juin 2013, selon Nielsen). C’est que le taux d’équipement arrive à maturité, dopé entre 2004 et 2012 par la suppression des sacs de caisse. «Le taux de pénétration est passé de 50% à 79% entre ces deux dates», rappelle Sylvie Bergero, directrice marketing France Albal et Handy Bag. Les sacs à fermeture coulissante sont les pre-

miers en valeur (48%), grappillant des parts aux sacs à liens, qui dominent en volumes (53 %). «Offre environnementale et traçabilité trouvent leur écho», souligne Véronique Charlier, directrice marketing d’Alfapac. De même, Handy Bag a étendu son offre recyclée à ses sacs à poignée et à fixation élastique exclusive.

Papier dynamique Côté emballages alimentaires, les réflexes d’économie du «fait-maison» ont réanimé les ventes depuis janvier. Le papier alimentaire est

DR

Emballés par le fait-maison La certification « Origine France garantie » est apposée sur 40 références Alfapac.

LE CHIFFRE

557 M €

Le chiffre d’affaires des emballages ménagers CAM à fin juin 2013 Source : Iri

spécialement dynamique (+ 8,2 % en volume). Alfapac a lancé cet été sa version naturelle, non blanchie d’aspect brun. Films étirables (+2,3%) et sachets alimentaires (+1,2 %) se défendent aussi, tandis que les sacs de cuisson au four décollent. La gamme pionnière d’Albal a explosé de 73 % en valeur en un an. Même le marché des filtres à café se reprend! « Ilrégressait de 4 % en moyenne par an, précise Maud Piedfer, chef de produits Melitta. Il s’est stabilisé à -0,7% en volume et 0,4 % en valeur en juin. » Un possible retour d’affection pour la cafetière à filtre, moins onéreuse que les machines à espresso. ❘❙❚ DANIEL BICARD

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111


DPH ENTRETIEN

L’ENTRETIEN DU LINGE

Les lessives retrouvent la normalité Deux ans après la mise en place de la «compaction», les lessives reprennent des couleurs normales. Aux marques de dynamiser le marché en collant aux tendances des consommateurs. LES TENDANCES

> Les capsules Plus pratiques, plus simples, elles n’arrêtent pas de croître. > Les prix bas Face au contexte économique, les marques à bas prix gagnent du terrain. > Les grands formats Avec la « compaction », le consommateur a pris l’habitude de raisonner en prix au nombre de lavage, les grands formats en profitent.

LES DATES MARS 2013

Sortie d’Ariel Pods et Le Chat Duo.

AVRIL 2013

L’Arbre vert passe devant Omo.

MAI 2013

Labellisation Ecolabel de la lessive liquide Le Chat (Henkel).

Hors série | Octobre 2013

Vague des capsules

112

« Le prix occupe une part grandissante sur le marché, et les marques de plus bas prix sont en forte croissance », relate Cécile Courtial. Sur le soin du linge, la donne est simple. Tout est à la baisse, excepté les capsules, les lessives spécialistes et la promo… Cette dernière augmente même considérablement en passant de 30% à quasiment 40% du chiffre d’affaires du secteur et notamment la promo lourde. Les capsules, pour leur part, restent une grande tendance du marché. Leur chiffre d’affaires marque une progression de 36%! Et représentent désormais 17 % du gâteau alors qu’elles n’en pesaient que quelques miettes il y a encore trois ans. Et même

Unilever mise sur les lessives superconcentrées à long terme et lance un nouveau Skip avec un packaging différent et trois fois plus d’azurants optiques. DR

I

l leur aura fallu deux ans, mais ils auront finalement réussi ! Les Français ont enfin pris le pli de la « compaction ». Réalisée en 2011 par toutes les marques, celle-ci avait induit une surconsommation de lessive en 2012, et porté le marché à des hausses qu’il ne méritait pas. Aujourd’hui, « les effets dus à cette transformation majeure sur le marché se sont estompés », analyse Cécile Courtial, chef de marque pour Unilever. Mais le retour à la réalité n’est pas forcément facile. Résultats : le marché redevient normal et suit son cours. C’està-dire, la morosité de l’économie. Les volumes sont on ne peut plus plat, à 0 %, et la valeur se maintient tout juste, à + 1 % en hypers, supers et hard-discount à fin août, selon Nielsen.

LES CHIFFRES

1,3 Mrd €

Le chiffre d’affaires

+ 0,3 %

L’évolution en valeur

stable

L’évolution en volume Données en CAM à fin juin 2013 et évolution vs 2012 Source : Iri

seulement 14,2 % lors du lancement d’Ariel Pods en mars, ainsi que de celui de Le Chat Duo Bulles. Des produits où les capsules sont compartimentées (deux pour Le Chat, trois pour Ariel), pour ainsi pouvoir juxtaposer différents ingrédients, habituellement instables ensembles. Et obtenir une meilleure efficacité de nettoyage sur le linge. Ces deux groupes misent beaucoup sur les capsules, et moins sur les superconcentrés. Qui perdent 9% en valeur et 6% de leur volume. Une chute notamment due au retrait progressif de P & G sur ce segment, qui pesait un poids encore important en 2012. Une stratégie totalement opposée à celle d’Unilever, qui mise avant tout sur ce segment spécifique. « C’est une tendance de long terme», explique Cécile Courtial. En témoigne le nouveau Skip Petit&Puissant qu’elle a lancé fin septembre. Nouveauté pour laquelle la marque a totalement revu le packaging de son produit. Et y a ajouté un nouveau type de boule doseuse, clipsée dans le flacon. Celle-ci permet également de prétraiter les taches, en impré-

gnant les fibres de lessives, avec des picots spécifiques, pour mieux la faire pénétrer au cœur du linge. « Mais nous ne laissons pas tomber les capsules pour autant, qui restent importantes», relativise la responsable d’Unilever. Le groupe y voit plus une tendance passagère, auquel il saura répondre.

Liquides et écologiques Du côté des lessives écologiques, il est impossible d’ignorer que le marché penche aussi de son côté. Si les lessives liquides baissent, au profit des capsules, elles restent le premier segment. Et le volet écologique pèse désormais 4 % du marché. Après la labellisation Écolabel de la marque Le Chat, le français L’Arbre vert est devenu neuvième marque nationale sur le marché, devant Omo. ❘❙❚ EMMANUEL GAVARD


nettoyez heureux

Votre rayon est triste et terne ? Tous les produits ont la même couleur et le même parfum ? Donnez lui un coup de fouet avec ces deux liquides vaisselle method aux parfums et au design rafraîchissants. En plus, la catégorie des recharges se portent bien pour les deux références : un si beau flacon ne se jette pas voyons… Et les produits de nettoyage ne se cachent plus !

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DPH HYGIÈNE-BEAUTÉ

LES CAPILLAIRES ET ACCESSOIRES

Les gammes «pro» en effervescence Drivée par les après-shampoings et les colorations, la filière des produits capillaires s’appuie de plus en plus sur les solutions professionnelles pour séduire les consommatrices en GSA.

D

Hors série | Octobre 2013

114

L’Huile miraculeuse Fructis pour cheveux secs et abîmés, innovation 2013 signée Garnier.

LES TENDANCES > Les après-shampoings et la coloration affichent les taux de croissance de ventes les plus élevés. > Les huiles coiffantes recèlent un gisement d’affaires important, selon les fabricants. > Les consommatrices de type afro-caribéennes se révèlent, aux dires des industriels, les plus grandes clientes de produits capillaires.

DR

ans l’univers du capillaire, deux segments ont porté, jusqu’à l’été dernier, la croissance – plus forte en valeur qu’en volume – du marché en GMS : l’après-shampoing (227 millions d’euros générés en CAM, à +5,4%) et la coloration (277 millions d’euros, à +5 %). Et, en leur sein, les produits qui ont affiché les ventes les plus dynamiques sont ceux qui étaient réservés hier encore à la clientèle des salons professionnels. Incarnation de cette tendance dans la filière des après-shampoings, avec « le vent en poupe des masques, des soins et des huiles qui ont fait leur apparition en hypermarchés il y a un an et demi, observe Foucauld Droulers, chef de groupe capillaire et hygiène chez Garnier France. Avec des prix bien plus accessibles qu’en salon de coiffure ! On peut parler ici de démocratisation d’un marché au sein duquel Garnier fait figure de pionnier. »

LES DATES JANVIER 2013

L’Oréal Paris lance «la première coloration prête à l’emploi», Préférence Mousse Absolue.

MARS 2013

Bleu Libellule, réseau spécialisé dans les

Sur le marché de la coloration, L’Oréal Paris revendique la place de leader en France à la faveur, notamment, de la « dynamique de croissance en volume la plus forte du marché ».

Nouvelles galéniques…

… Innovation…

Le constat s’avère identique chez L’Oréal Paris, qui nuance toutefois: employant le terme d’«aprèsshampoings valorisés », le fabricant indique, par la voix de sa direction marketing, que « les lancements de notre nouvelle gamme de soins Miracles instantanés, ainsi que nos huiles, ont permis la création d’un nouveau segment ». Un marché, insiste-ton chez le fabricant, où « les après-shampoings, via l’introduction de nouvelles galéniques innovants, se révèlent les principaux relais de croissance ».

L’introduction en GSA des solutions dédiées, il y a peu, aux réseaux professionnels est incarnée par sa ligne Préférence Mousse Absolue. « Grande innovation de 2013, et référence désormais leader de la coloration automatique, celle-ci, prête à l’emploi, ce qui est une révolution sur le marché de la coloration à domicile, a été très bien accueillie, se félicite-t-on à la direction marketing de la marque. Cela étant, la place qu’elle a su trouver sur le marché n’a pas, pour autant, cannibalisé notre gamme Préfé-

LES CHIFFRES

1,40 Mrd €

Le chiffre d’affaires

+1,2 %

L’évolution en valeur

-1,1 %

L’évolution en volume Donnés en CAM à fin juin 2013, évolution vs 2012 Source : Iri

produits capillaires professionnels, ouvre son 60e pavillon en France.

MAI 2013

Amika, marque haut de gamme américaine, est commercialisée pour la première fois en France.

rence, toujours bien inscrite au cœur de la tendance, avec cette année le “ tie and dye ” (gammes Les Ombrés). »

… Et shampoings secs Un dernier secteur du capillaire, via le lancement d’une famille de produits inédite jusqu’alors, s’inscrit pareillement sur la voie de la professionnalisation : celui du shampoing sec (premier unive rs d e l a b ra n c h e, ave c 487,7 millions d’euros réalisés en CAM à fin août 2013). « Très populaires au Royaume-Uni, les shampoings secs commencent à faire leur trou en France, observe Foucauld Droulers. Produits complémentaires des gammes traditionnelles, ces solutions s’utilisent sans eau. Elles sont idéales pour réaliser des petites retouches. » ❘❙❚ CHRISTIAN LOUIS


Une fin d’année haute en nouveautés chez BaByliss des élastiques bijoux pour cheveux et poignés ainsi qu’une gamme d’outils pour booster et réinventer ses coiffures.

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HYGIÈNE CORPORELLE ET PARAPHARMACIE

Douche froide pour prix chauds Ce n’est pas la grande forme au rayon hygiène. Baisse du pouvoir d’achat oblige, les clients se ruent sur les prix bas. Et les enseignes bataillent sur les prix. en valeur et + 0,3 % en volume) ou encore les gels douche (+ 0,3 % en valeur et - 0,4 % en volume) sont touchés.

Logique d’enseignes

DR

I

l résistait jusque-là, mais a fini par succomber. Le marché de l’hygiène corporelle commence bel et bien à être touché par la baisse du pouvoir d’achat des Français. Petite douche froide sur un secteur réputé imperméable aux fluctuations économiques. D’une part, les volumes baissent de 1,7 %, mais aussi le chiffre d’affaires, de 0,9%, pour s’établir à fin juin à 3,11 milliards d’euros, à fin juin. Notons que le mois de juillet a été bien meilleur, à + 5 %. Même les plus gros marchés, comme les déodorants (- 0,4 %

fois plus. Et certaines références premium se retrouvent quasiment en concurrence avec les MDD. Le marché perd donc en valeur. « Alors que ce comportement est stérile, avance le directeur. On n’observe aucun recrutement. »

«Comportement stérile» Mais est-ce vraiment dû à la conjoncture ? « Les distributeurs baissent unilatéralement tous les prix, s’inquiète David Frappart, directeur marketing du Petit Marseillais. Cela a des conséquences très négatives. » Entrées dans une guerre des prix depuis plusieurs mois, les enseignes tentent d’appâter le client avec des prix bas. Entre 5 % et 10 % de moins. Par-

Sur les gels douche, la tendance est aux grands formats pour diminuer le prix au litre.

LE CHIFFRE

2,91 Mrds €

Le chiffre d’affaires de l’hygiène CAM à fin juin 2013 Source : Iri

Mais il traduit la logique des enseignes à se battre pour gagner en trafic, en baissant les prix sur une catégorie d’appel. Et à valoriser le pouvoir d’achat de leur client. Car c’est aussi cela que les consommateurs demandent. En témoigne la très forte progression sur les gels douche de grands formats, en croissance de 17 %, qui tirent tout le marché. ❘❙❚ EMMANUEL GAVARD

La «para», fin prête pour le grand saut Dopée par le culte du corps, la parapharmacie progresse. Les enseignes attendent toujours la libéralisation des médicaments non remboursés.

Hors série | Octobre 2013

P

116

LE CHIFFRE Urgo lance une nouvelle gamme de pansements pour les ampoules.

DR

lus de 513 millions d’euros: c’est ce que pèse la parapharmacie en hypers, supers et hard-discount aujourd’hui. Un chiffre d’affaires tout à fait honorable, qui progresse de 1,4%, pour une croissance en volume de 3,1 %. Le marché semble être clairement tiré par les segments en lien avec le culte du corps. Les produits de régime, première catégorie du rayon, avec un chiffre d’affaires de 126,6 millions d’euros, progressent de 6% en volume et de 0,8% en valeur; tout comme les produits santé et forme, qui observent des hausses de 2,7 % en valeur et de 2,8 % en volume. Les produits d’hygiène

513 M €

Le CA de la parapharmacie en GMS CAM à fin juin 2013 Source : Iri

sexuelle se portent bien également, à +2,2% en valeur, malgré un très léger recul de -0,3%. Rien de bien alarmant, puisque, sur le périmètre hypers et supers, la catégorie est atone en volume et progresse en valeur à 2,3 %.

Allô maman (a plus) bobo La « bobologie » semble, quant à elle, être en perte de vitesse, à l’instar des pansements, ban-

dages et adhésifs qui reculent en volume et en valeur à - 1 % et - 3,1 %, malgré une hausse des prix de 2,1 %. La tendance pourrait néanmoins s’inverser sous l’influence des marques nationales qui ne manquent pas d’imagination pour lancer de nouveaux produits. Urgo, par exemple, a procédé à quatre lancements en 2013 et en prévoit autant en 2014. Malgré ces efforts, le véritable boum du rayon parapharmacie ne viendra que le jour où la question de la libération du marché des médicaments non remboursés, menée par les enseignes indépendantes, sera réglée. Les experts du secteur estiment que le rayon pourrait exploser à 2 milliards d’euros. ❘❙❚ CAROLINE FAQUET


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LES SOINS BEAUTÉ

Les cosmétiques désordonnés Les résultats sont disparates, mais tout ne brille plus dans l’univers des soins beauté. Le maquillage s’essouffle sur certains segments, tandis que les soins ont repris du poil de la bête.

LES TENDANCES

Les ongles sont le fer du lance du maquillage pour Bourjois, qui veut devenir une référence en multipliant les vernis et les coloris.

> Le Nail Art qui en multipliant les effets et les motifs sur les ongles, développe les ventes. > Les hydratants corps sont la catégorie des soins qui progresse le plus. > Le recrutement des clients de la parapharmacie en se plaçant sur ses marchés leaders, comme les soins post-grossesse.

DR

J

usque-là peu touché, le marché des soins subit les effets négatifs du contexte économique. Inutile de se voiler la face : en GMS, le maquillage est touché par la baisse du pouvoir d’achat. Du moins en 2012. Derrière le succès des enseignes de bas coûts, comme Kiko ou des MDD en sélectif, les grandes surfaces peinent à attirer les clientes. Alors qu’elles pourraient représenter sur ce segment la solution de l’accessibilité, il n’en est rien… Elles n’arrivent pas encore à proposer l’univers adéquat et ses rivales en profitent. À fin août, le marché était à - 1,7 % chez Monoprix, en valeur.

LES DATES MARS 2013

Interdiction totale des tests sur les animaux en Europe, sur les matières premières.

JUILLET 2013

Mise en place totale du nouveau règlement cosmétique, avec, notamment engagement de la responsabilité du distributeur.

AVRIL 2013

Ouverture du site de vente en ligne de L’Oréal-Paris, pour se rapprocher des clientes fidèles, et non pour recruter, selon la marque.

Hors série | Octobre 2013

Les ongles toujours en tête

118

Certes, en hypers, il figurait à + 3 %. Mais il faut y voir pour une part l’effet mécanique du référencement de Rimmel qui débarque dans toutes les enseignes. Et qui fait d’ailleurs partie des quelques marques qui tirent leur épingle du jeu, tout comme Bourjois, à +7%. Cette dernière, propriété du groupe Chanel, mise toujours autant sur les ongles, « qui sont le fer de lance du maquillage », selon Chantal Landry, directrice marketing de la marque. Le segment est en croissance de 6,4% en volume! Surtout grâce à la tendance du Nail Art, pour lequel Bourjois veut devenir une référence, qui bénéficie de l’engouement des fashionistas. C’est définitivement la tendance qui tire le marché. Les ongles font bien mieux que le maquillage des lèvres, qui régresse de 7,8 %… Tout comme celui du visage, dont

le chiffre d’affaires diminue de quasiment 2%. Avec les ongles, seuls les yeux restent verts, autour de 1% de croissance.

Les hydratants corps, stars du marché

LES CHIFFRES

1,55 Mrd €

Le chiffre d’affaires du rayon

+ 1,2 %

L’évolution en valeur

+ 0,7 %

L’évolution en volume Données en CAM à fin juin 2013 et évolution vs 2012 Source : Iri

Du côté des soins, en revanche, tout va beaucoup mieux. Si 2011 et début 2012 n’avaient pas été au beau fixe, les marques ont relevé la tête sur les douze derniers mois. Les soins du visage, par exemple, progressent de plus de 3 % en valeur et en volume. Notamment tirés par les soins spécifiques du visage, dont le chiffre d’affaires explose, à +54,1%! Pour ce qui est du corps, il reste stable. Pourquoi? Les amincissants, en chute de 13,4%, tirent les résultats vers le bas. Ils ont bénéficié de beaucoup moins d’innovations cette année… Alors que de leur côté,

les hydratants corps, plus gros segments des soins du corps, décuplent le secteur avec une croissance de 13%. «Ils sont “le” poids lourds de l’univers, décrit Delphine Viguier, directrice générale de Lascad, et c’est aussi le seul segment en croissance. » Et encore, avec 33,6% de pénétration, il promet encore beaucoup de choses si l’on compare aux soins du visage, qui culmine pour leur part à 47,9%. Pour ce faire: attirer des consommateurs d’autres circuit de distribution, comme la parapharmacie. C’est ce que veut faire, par exemple, Mixa, en se lançant sur la niche des produits post-grossesse. «Un gros business en parapharmacie », avoue Delphine Viguier. À noter également, les solaires, qui, enfin, ont pu profiter d’un été ensoleillé: ils progressent de 13,3%. ❘❙❚ EMMANUEL GAVARD


DPH HYGIÈNE

LE PAPIER DE LA MAISON

L’innovation à coups de rouleaux Papier toilette, essuie-tout, mouchoir, le marché des «paper products» se porte plutôt bien, malgré un léger recul. Les grandes marques jouent à fond la carte de l’innovation pour contrer les marques propres.

LES TENDANCES

> La praticité, une valeur sûre et en hausse. > La déco arrive partout, avec des minicollections et des boîtes imprimées.

LES DATES FÉVRIER 2012

Kleenex sponsorise la Nuit de la déprime aux Folies Bergère, à Paris, aux côtés d’autres marques, comme Nutella ou les opticiens Atol.

Hors série | Octobre 2013

La R&D aux commandes

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Côté produits, la machine à innovations ne s’arrête pas pour autant. Et ce, sur les trois marchés du papier de la maison : papier-toilette, essuie-tout et mouchoirs. Selon Nielsen, à fin août, les trois segments sont en croissance. Avantage aux essuietout, qui affichent une hausse en valeur (+ 2,4 %), comme en volume (+ 1,1 %). Sur un marché dominé largement par les marques propres (71 % de part de marché !). En 2012 a été lancé un essuie-tout «serviette», qui doit servir aussi au bricolage.

La filiale de SCA sort une gamme de mouchoirs « lotionnés » ou imprégnés de vitamine E, connue pour ses propriétés hydratantes et antiinflammatoires.

> La sophistication des produits, comme les mouchoirs imprégnés.

DR

G

ros chambardement dans le petit monde du papier de la maison. Un nouveau géant est né, le 19 juillet 2012 exactement. Désormais, aux côtés de Kimberly-Clark, il faudra compter avec SCA. SCA? Svenska Cellulosa, un mastodonte du papier valorisé 14,2 milliards d’euros qui fabrique aussi bien les mouchoirs Lotus que les essuie-tout Okay ou le papier-toilette Moltonel. SCA a donc repris les activités européennes de Georgia Pacific (dont la fameuse marque Lotus). En France, les effectifs sont passés de 750 à 2 750 personnes. Un rapprochement qui doit entraîner des économies d’échelle et se traduire par des bénéfices rapides… « La complémentarité est très forte, commente MarieLaure Mahé, directrice marketing SCA Fra n c e. S C A d i s p o s e aujourd’hui d’une position de leader tant sur les produits à marque propre que sur le marché des MDD. »

LES CHIFFRES

1,88 Mrd €

Le chiffre d’affaires du marché

- 0,2 %

L’évolution en valeur

- 1,1 %

L’évolution en volume Données en CAM à fin juin 2013 et évolution vs 2012 Source : Iri

JUILLET 2012

Les activités papier de SCA et de Georgia-Pacific sont réunies (Lotus, Demak Up…). La France devient le premier marché du groupe au niveau mondial.

Plus résistant, il a été baptisé Lotus Résiste et a pris 2,2 points de part de marché en valeur à fin août 2013. Le papier-toilette n’est pas en reste : il a fallu plusieurs années de recherche et développement pour mettre au point AquaTube, chez Lotus, dont le tube en carton peut se jeter dans les toilettes. « Il fallait 100 % de fiabilité, explique sans ciller Marie-Laure Mahé. Le produit a été conçu et testé dans notre centre de R & D européen de Kunheim, en Alsace. Incontournable et très populaire, on en vend aujourd’hui plus de 800 millions de rouleaux par an.» Grâce à cette innovation, Lotus a gagné plus de un point de part de marché sur le papier-toilette, passant de 35,5 % à 36,6 %. La prépondérance écrasante des marques propres ne freine pas les

1ER NOVEMBRE 2013

Lancement d’une boîte de mouchoirs Lotus, imprégnés d’une lotion à la vitamine E.

idées. Moltonel, qui fait partie du portefeuille des marques de SCA, a lancé en mars un papier-toilette résistant et doux, baptisé Moltonel Sensitive, sur un créneau carrément haut de gamme. Les marques travaillent aussi sur l’épaisseur des feuilles, débat stratégique. Trois, quatre ou cinq épaisseurs ou simplement une seule?

Gisement de consommation Tous ces produits gardent toute leur importance aux yeux du consommateur, de fait de leur contact avec le corps. D’où le lancement par SCA le 1er novembre prochain d’une boîte de mouchoirs lotionnés à la vitamine E. Un foyer sur trois seulement utilise des étuis et un sur deux des boîtes. Le gisement de consommation est donc bel et bien là. ❘❙❚ MAGALI PICARD


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,79 € P PR = 1


DPH HYGIÈNE

LES PAPIERS DE LA PERSONNE

Les tampons n’en mènent pas large Vieillissement de la population et évolution des comportements féminins font perdre des consommatrices au segment des tampons. Les serviettes et les protège-slips en profitent.

LES TENDANCES

> Les couches pour bébés chutent en volume et en valeur malgré une augmentation des prix. > Les produits d’incontinence recrutent de nouveaux consommateurs.

LES DATES AVRIL 2013

Christian Lacroix dessine la collection 2013 des boîtes à Nana. Le graphisme célèbre la féminité à travers le monde avec des portraits de femmes d’Amérique, d’Afrique, d’Océanie, d’Asie et d’Europe.

Hors série | Octobre 2013

Le plastique, c’est fantastique

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Heureusement, les tampons dotés d’un applicateur plastique continuent de recruter, avec une hausse de la pénétration à 13 %, en croissance de 4,1%. «La dévaluation du marché s’explique par trois facteurs importants. Une meilleure performance du harddiscount par rapport aux hypers et supermarchés, une augmentation de l’activité promotionnelle et une baisse du prix des marques de distributeurs », analyse Jules Brès, chef de produit Tampax et protège-slips Always.

Le marché du papier pour la personne se valorise avec Tampax Pearl, un tampon ultraperformant doté d’un applicateur très doux.

> Les tampons régressent en volume et en valeur au bénéfice des serviettes et des protège-slips.

DR

D

ifficile de parler d’un sujet aussi intime que les tampons, les serviettes, les protègeslips et les produits d’incontinence sans soulever un rictus d’adolescent gêné ou penser immédiatement à un mauvais jeu de mots. Pourtant, les tampons sont bien dans le rouge. Le marché s’évapore à -4,2% en valeur et -3,9% en volume. Pourquoi ? Parce que la population vieillit, mais aussi parce que la femme d’aujourd’hui ne veut pas s’embarrasser avec ses menstruations. Alors, elle opte pour une pilule qui stoppe ou réduit leur fréquence. Selon P&G, un quart des femmes déclarent avoir utilisé un moyen de contraception au cours des douze derniers mois pour reporter leurs règles pendant plusieurs mois. Le segment qui souffre le plus est celui des tampons digitaux et des applicateurs cartons, qui sont respectivement à - 4,9 % et - 9,8 % en volume, selon Nielsen (CAM à fin juin 2013).

LES CHIFFRES

1,43 Mrd €

Le chiffre d’affaires

-2 %

L’évolution en valeur

-1,8 %

L’évolution en volume Données en CAM à fin juin 2013, évolution vs 2012 Source : Iri

1ER JUIN 2013

Always lance une nouvelle génération de serviette hygiénique avec la technologie Infinicel, un système de mousse qui remplace la cellulose.

L’avenir du marché de l’hygiène féminine repose donc sur les serviettes et protège-slips, qui bénéficient du report d’achat des tampons. Le segment des protège-slips représente la catégorie la plus prometteuse. En effet, malgré un ratio de 33 % de l’hygiène féminine en volume, il n’est que très peu développé en France par rapport aux autres pays européens. À titre d’exemple, les consommatrices allemandes utilisent presque deux fois plus de protège-slips que les acheteuses françaises. « Sur les six derniers mois à fin juin, le marché est stable en volume et subit une légère dévalorisation (- 0,2 % en valeur), commente Jules Brès. La performance décevante du marché est liée à une baisse de la pénétration, à 39,3 % (- 1,6 %) à la

JUIN 2013

Tena commercialise Lights by Tena, des protège-slips conçus pour les petites fuites urinaires. Le lancement est soutenu par une campagne de com afin de dédramatiser les « moments oups ! ».

suite de la mauvaise performance du leader, Vania, dont la pénétration chute à 12,6 % (- 8,9 %). »

Forte innovation D’ailleurs, ce dernier veut faire de sa marque Always le challenger du marché avec une forte stratégie d’innovation. La marque lance, cette année, deux nouveautés: la technologie ActiPearl, qui neutralise les odeurs, et Always Discreet, qui s’adapte au mouvement du corps pour un usage au quotidien. Enfin, les couches pour bébés, qui représentent plus de la moitié du marché du papier de la personne, avec un chiffre d’affaires de 820 millions d’euros en hypers et supermarchés, perdent en volume (- 5,2 %) et en valeur (- 3,5 %), et ce, malgré une augmentation des prix de 1,8 %. ❘❙❚ CAROLINE FAQUET


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Mardi 3 DÉCEMBRE 2013 Paris 14e édition

MDD Quelles stratégies pour tirer parti des mutations du marché et dynamiser vos ventes AVEC LA PARTICIPATION EXCEPTIONNELLE DE

Bruno DAVID

Adhérent, Direction sourcing et PME

INTERMARCHÉ

Laurent GUARDIOLA

Category Manager Crèmerie / Surgelés, Direction des Achats Produits Frais

Benoit LANDIER

Pierre-René TCHOUKRIEL

INTERMARCHÉ

EURAUCHAN

Direction Sourcing et PME

Directeur Achats Alimentaires LS

MONOPRIX

Et les interventions de : • Jacques BERGER, Directeur Général, EUROTAB OPERATIONS • Thierry GLUSZAK, Directeur Associé, COCORETTE • Alain HOUDRE, Responsable Marketing, DAREGAL • Olivier SALLE, Responsable Marketing, ALTHO

Conférence en partenariat avec :

Avec le soutien de :

Programme complet et inscriptions sur : http://evenements.infopro-digital.com/lsa/ Contact : Lamia ALILAT • e-mail : lalilat@infopro-digital.com • Tél. : +33 (0)1 77 92 99 06


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