Page 1

1-UNE-M2_Mise en page 1 25/01/13 13:31 Page1

PLASTIQUES 900 JANVIER/ FÉVRIER 2013 28€

& Caoutchoucs MAGAZINE www.plastiques-caoutchoucs.com

STRATÉGIE

Le caoutchouc, industrie singulière et évolutive CÔTÉ SALON

Pharmapack au service du patient CONCEPTION

Réduire les coûts grâce à l’injection virtuelle

Dispositifs médicaux

LA CROISSANCE S’IMPLANTE


les couvs + dos-M1_Mise en page 1 25/01/13 13:25 Page2

Solution propre ! ENGEL e-motion medical

Les machines électriques séduisent par leurs performances. La gamme ENGEL e-motion medical associe performance et propreté maximale. Optimisées pour les applications en salle blanche, elles disposent, en outre, en standard d’un fourreau matière calorifugé et d’un entraînement d’unité d’injection avec capotage, afin de minimiser les particules et les pertes de chaleur, d’une lubrification sur la genouillère en circuit fermé. Les presses à injecter ENGEL e-motion medical sont disponibles de 100 T jusqu’à 500 T de force de fermeture.

Propre et précise. La presse à injecter ENGEL medical. Parce qu’il s’agit de la vie.

ENGEL medical ENGEL FRANCE S.A. | 15, Rue Marcelin Berthelot | F-91320 Wissous tel: +33 1 69 75 12 12 | fax: +33 1 60 13 95 39 | e-mail: ef@engel.at | www.engelglobal.com

be the first.


3-edito-M2_edito new 25/01/13 12:01 Page3

Toujours jeune Alexandre Couto

E

n ce début d’année 2013, nous fêtons la parution du numéro 900 de Plastiques et Caoutchoucs Magazine. Un cap qui laisse présager de l’âge tout à fait vénérable de notre publication, née en 1924. À l’instar de la filière plasturgie, le magazine a beaucoup évolué au fil des ans. L’année 2005 a marqué un tournant, avec la fusion de Caoutchoucs et Plastiques avec Plastiques et Élastomères Magazine. Une partie de cet héritage se retrouve dans les pages de votre revue, notamment dans l’articulation entre les informations économiques et l’actualité technique. En 2010, nous avons redéfini le rubriquage du magazine, pour le faire coïncider davantage avec les enjeux du secteur. Les pages innovation du mois, tendances, stratégies et le découpage du grand-angle sont apparus à cette occasion. L’objectif de ces nouvelles entrées : présenter les sujets de la manière la plus exhaustive possible. Il nous est désormais plus facile de diversifier les angles d’approche pour répondre plus précisément à vos interrogations. Peu de publications ont la chance d’avoir pu suivre un secteur depuis leur création. C’est le cas de notre magazine, intitulé au départ Revue générale des caoutchoucs et des plastiques. La transformation du plastique et du caoutchouc est une activité importante en France, qui a su marquer de son empreinte l’histoire industrielle du pays. Dans leur recherche de plus de technicité, les acteurs de la filière font et feront face à de nombreux défis. L’équipe de Plastiques et Caoutchoucs Magazine est fière de vous aider à les relever.

« Peu de publications ont la chance d’avoir pu suivre un secteur depuis leur création »

www.plastiques-caoutchoucs.com

N°900 Janvier/Février 2013

3

ÉDITORIAL

Rédacteur en chef acouto@etai.fr


4-5-tendances-M2_Mise en page 1 25/01/13 10:54 Page4

L’ACTUALITÉ LE VITRAGE À L’ÉPREUVE DU FEU SALLE PROPRE L’entreprise américaine Boltaron met sur le marché des feuilles de polychlorure de vinyle surchloré (CPVC) pour le vitrage. Proposé sous la forme de feuilles transparentes bleue/gris, le Boltaron 4325 répond aux normes antifeu et aux exigences des salles propres. Il dispose, par ailleurs, d’une excellente résistance chimique et peut être thermoformé pour s’adapter à des applications nécessitant des formes complexes. Les feuilles CPVC de Boltaron passent les tests de résistance au feu de classe 4910 (FM4910), standard adopté par l’organisme mondial d’assurance industrielle Factory Mutual System.

4

TENDANCES LE THERMOFORMAGE À L’HONNEUR CONTACT ALIMENTAIRE Natpet, producteur saoudien de polypropylène (PP), lance un grade pour les applications thermoformées. Baptisé H03TF, ce PP associe une grande transparence à une très bonne stabilité dimensionnelle, nécessaire aux pièces thermoformées, pour des applications à parois fines ou épaisses. Le polymère est nucléé avec un additif du chimiste américain Milliken, l’Hyperform HPN-600EI, qui facilite le processus de transformation. Pour la production de gobelets en plastiques, l’H03TF assure

une apparence régulière des produits réalisés. Avec une résistance mécanique et un excellent contrôle du retrait, à la fois dans le sens de la machine et transversalement, les thermoformeurs bénéficient d’un taux de rejet réduit et de l’opportunité d’utiliser des plaques plus fines, sans compromettre l’esthétique ou la fonctionnalité du gobelet. Les temps de cycle sont plus courts que ceux nécessaires au thermoformage avec un PP nucléé standard. Natpet met aussi en avant les propriétés organoleptiques de son polymère.

Janvier/Février 2013 N°900

LA JUSTE DOSE MÉLANGE Motan colortronic, fera la démonstration, lors du salon Medtec, du 26 au 28 février 2013 à Stuttgart (Allemagne), de son mélangeur gravimétrique Ultrablend 95. Conçu pour doser et mixer avec précision la matière première et les additifs, il améliore la qualité du processus et la stabilité. L’Ultrablend 95 contribue aussi à réduire les coûts de production. Sa conception permet une maintenance minimale avec des opérations faciles à mettre en œuvre dans un environnement propre.

www.plastiques-caoutchoucs.com


4-5-tendances-M2_Mise en page 1 25/01/13 10:54 Page5

RENAULT PEAUFINE SES AILES AVEC SABIC RECYCLAGE Le constructeur automobile Renault a adopté la nouvelle résine Noryl GTX de Sabic pour les ailes avant de sa Clio IV. Ce mélange de polyamide (PA) et de polymère polyphénylène éther (PPE) modifié contient des matériaux issus du recyclage post-industriel. Il devrait aussi entrer dans la conception

du futur véhicule électrique du constructeur, la Zoé. Selon le producteur de résines, les matières issues du recyclage post-industriel répondent aux exigences de qualité et de rendement. Les avantages du Noryl GTX incluent un gain de poids et une réduction allant jusqu’à 47 % des émissions de gaz à effets de serre sur le cycle de vie de l’aile de carrosserie, par rapport à une aile en acier. Cet élément des nouveaux véhicules de Renault a été conçu dans le cadre du projet Innovative Car Recycling 95 (Icarre), débuté en 2010, qui vise à étudier les solutions techniques pour arriver à un taux de récupération de 95 % des matériaux des véhicules hors d’usage.

L’ÉLECTRONIQUE EN DOUCEUR SURFACE L’Arnitel Eco, copolyester de DSM, étend sa gamme d’applications en devenant une matière aux propriétés soft touch. Pour la première fois, elle a été mise en œuvre dans le domaine de l’électronique grand public, pour améliorer l’aspect des produits. Elle contribue à donner un aspect de peau aux appareils électroniques, comme les tablettes ou les ordinateurs portables. L’Arnitel Eco est un copolyester thermoplastique (TPC) haute performance, dont 20 à 50 % sont produits à partir de ressources renouvelables, issus de la transformation de l’huile de colza. Cette matière permet de réduire l’empreinte

carbone de 50 % par rapport aux solutions polyester classiques.

LA PRÉCISION AU SERVICE DE LA SANTÉ PRESSE Le constructeur allemand Arburg sera présent sur le salon Medtec, à Stuttgart, en Allemagne, du 26 au 28 février 2013, avec sa presse tout électrique Allrounder 370 A. La machine d’une force de fermeture de 60 tonnes sera équipée d’un moule deux cavités, fabriqué par l’entreprise Z-Microsystems. Cette société est spécialisée dans la production de prototypes pour les dispositifs d’analyses de microfluidique. L’Allrounder 370A disposera également d’un module d’air propre pour garantir son utilisation dans le médical. La pièce produite lors de Medtec pèse 3,3 grammes et nécessite un temps de cycle

www.plastiques-caoutchoucs.com

de 24 secondes. La technologie électrique a été retenue pour répondre à l’exigence de précision de la pièce.

N°900 Janvier/Février 2013


6-7-sommaire-M1_sommaire 25/01/13 13:19 Page6

10

SOMMAIRE

34

6

12 L’ACTUALITÉ L’ACTUALITE

4TENDANCES Le thermoformage à l’honneur

GRAND-ANGLE GRAND ANGLE

31

LES DISPOSITIFS IMPLANTABLES RESPIRENT LA SANTÉ

Les plastiques gagnent des parts de marché dans le secteur de la chirurgie et des dispositifs implantables.

8INNOVATION Un tuyau enroulable pour l’industrie pétrolière

12 À CHAUD Automobile : montée en puissance des BRICS

32 MARCHÉ En France, une croissance à deux chiffres

33 TROIS QUESTIONS À… Franck Simon

Chargé de projets innovation au pôle des technologies médicales de Saint-Étienne

22 STRATÉGIE

34 PANORAMA

Le caoutchouc, industrie singulière et évolutive

Des usages toujours plus diversifiés

24 TABLEAU DE BORD

L’homme bionique sera fait de plastique

Indicateurs filière Mercuriales des prix Commerce extérieur

Photo de couverture : Fotolia

20

35 INNOVATION 36 RÉGLEMENTATION Les dispositifs implantables doivent être certifiés

Janvier/Février 2013 N°900

www.plastiques-caoutchoucs.com


6-7-sommaire-M1_sommaire 25/01/13 13:19 Page7

42

59 7

8

4

PROFESSION

38 CÔTÉ SALON

CAHIER TECHNIQUE

54 CONCEPTION

Réduire les coûts grâce à l’injection Pharmapack, au service du patient virtuelle

46 FORMATION

PRATIQUE

64

Index

65

Prochain numéro Pour nous joindre

Avantage aux centres de formation

49 DROIT

FOCUS

66

Droit de la concurrence et crise

51 CARRIÈRES Ucaplast renouvelle son bureau

Un polyamide sous le capot

58 MATÉRIAUX Ces polymères qui améliorent l’efficacité des transmissions

www.plastiques-caoutchoucs.com

N°900 Janvier/Février 2013


8-9-innovation-M2_l'innovation du mois 25/01/13 10:50 Page8

L’ACTUALITÉ

L’INNOVATION DU MOIS

Ce tuyau enroulable puise le pétrole des fonds marins COMPOSITES Lauréat dans la catégorie industrie au salon JEC Composites

Europe en 2012, le tuyau en thermoplastique pour l’industrie du pétrole et du gaz naturel d’Airborne se lance dans les eaux profondes.

Cinq ans de R&D, 200 ingénieurs Résultat : les différentes couches sont fusionnées pour former une paroi de tuyau consolidée (en haut à droite). L’idée a germé en 1999, et il a fallu plus de cinq ans de recherche aux 200 ingénieurs recherche-développement de l’entreprise pour trouver la parfaite combinaison. « En 2007, le projet était suffisamment mature pour que l’entreprise envisage de commercialiser le produit de manière industrielle », se souvient Bart Steuten, directeur du développement de l’entreprise. Le montant de l’investissement n’est pas révélé, mais il est important. L’usine entièrement consacrée à la fabrication de ces tuyaux a été inaugurée en 2012. « Cela représente la plus grande partie des investissements d’Airborne », s’enthousiasme le responsable développement. Techniquement, le tuyau est capable de supporter des pressions élevées, jusqu’à 2000 bars, de fortes tensions et pressions externes dans les applications en eaux profondes – il peut

DR

A

irborne, fabricant néerlandais de produits en composites, principalement pour l’industrie aérospatiale, notamment Boeing et Airbus, propose, depuis 2012, des tuyaux enroulable pour explorer le gaz naturel et le pétrole dans les grands fonds marins. Ce produit a reçu le prix, dans la catégorie Industrie, au salon JEC Composites Europe, en 2012. L’innovation majeure: un concept monomatériau, entièrement consolidé, très léger, robuste, résistant, particulièrement rigide mais facile à enrouler, grâce à l’utilisation de matériaux ductiles et résilients. Ainsi, le revêtement intérieur, les couches composites structurales et le revêtement extérieur sont tous constitués du même polymère thermoplastique, un mélange de polyamide 12 (PA 12), de composite et de polyfluorure de vinylidène (PVDF).

résister à une profondeur de plus de 3 500 mètres – et les contraintes de flexion associées à l’enroulement (ci-dessous). « Près de 60 % des tensions ont été réduites grâce aux matériaux utilisés, se félicite Bart Steuten. Le tuyau en composite est dix fois plus léger que celui en acier. La solidité des parois permet d’utiliser des embouts métalliques simples pour raccorder le tuyau au reste de l’installation. De plus, le tuyau est réparable sur place. » Le directeur du développement ajoute que, par nature,

le tuyau est plus robuste et plus sûr que les autres solutions actuelles : « Le tuyau se compose d’une seule paroi pleine et non d’une multitude de couches distinctes, ce qui élimine de nombreuses défaillances potentielles. La réduction des risques est une préoccupation majeure dans le secteur extrêmement sensible et conservateur de l’exploitation pétrolière et gazière. »

Creuser toujours plus loin

DR

8

Janvier/Février 2013 N°900

Le marché de ce nouveau concept est estimé à plusieurs centaines de millions, voire des milliards d’euros par an, et devrait se développer ces prochaines années. En effet, il faut désormais creuser de plus en plus profondément pour trouver les ressources fossiles. « Si nous pouvions prendre à peine 5 % de ce marché mondial, nos investisseurs et actionnaires seraient plus que ravis, espère Bart Steuten. Depuis le début de la commercialisation du produit, nous avons huit clients dont Total, Shell (Pays-Bas), BP (Royaume-Uni), Statoil (Norvège) et MCS Kenny (RoyaumeUni). Nos derniers contrats se trouvent au large des côtes du Brésil. » Nous n’en saurons pas plus, car les contrats sont tous classés confidentiels. Claire Pham

www.plastiques-caoutchoucs.com


8-9-innovation-M2_l'innovation du mois 25/01/13 10:50 Page9


L’ACTUALITÉ

10-11-design-M2_Mise en page 1 25/01/13 10:42 Page10

TRANSFORMATION ! Ces robots issus de la nouvelle série télévisée Transformers Prime, diffusée sur la chaîne Gulli, se transforment en véhicules. Fabriqués en acrylonitrile-butadiène-styrène (ABS), ils sont équipés de fonctions lumineuses reproduisant l’effet de l’Energon, la source d'énergie indispensable aux robots, et possèdent des armes à déploiement semiautomatique. Tout est fait pour reproduire les scènes cultes ! www.hasbro.com/fr

10 Retrouver la forme Conçu par Marc Thorpe pour le fabricant et fournisseur italien Moroso, Blur Sofa est un canapé sans forme définie. Le tissu d’ameublement, imprimé avec un effet allant de l’orange fluo au blanc, accentue ce côté informe. Le cadre en bois est couvert de différentes densités de mousse en polyuréthane (PUR). Longueur : 2,70 ; largeur : 1,05 m. www.moroso.it

DES

LE REPOS DE LA JET-SET Brandimage et Noé Duchaufour-Lawrance signent le salon business d’Air France, à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle. Inspiré d’un parc, il est composé d’espaces en îlots. D’une superficie de plus de 3 000 m2, ce salon est destiné aux clients premium dans le nouvel espace d’embarquement S4. www.noeduchaufourlawrance.com

HÉROS MALIN La franchise Marvel a encore de beaux jours. Avec le reboot sorti cet été, The Amazing Spider-Man, le quartier général du super-héros va faire des heureux parmi les tout petits. Inclus l’homme araignée avec sa voiture et son ennemi, le bouffon vert. Malin, le jouet en acrylonitrile-butadiène-styrène (ABS) se referme pour prendre moins de place et s’emmener partout. www.hasbro.com/fr

Janvier/Février 2013 N°900

www.plastiques-caoutchoucs.com


10-11-design-M2_Mise en page 1 25/01/13 10:43 Page11

Beau et bio Lexon lance une gamme dénommée Safe Collection, en bambou naturel et acide polylactique (PLA). Une calculatrice, un stylo, trois horloges de tailles différentes, une radio, une lampe de poche ultraplate et une dynamo rechargeable : ces produits high-tech combinent énergie solaire et design. www.lexon-design.com

ENCORE UN P’TIT VERRE ?

IGN

Fauteuil d’amour

PATATES EN FOLIE

Limité à cent pièces numérotées, ce fauteuil conçu par Alain Gilles pour Qui est Paul ? est fabriqué à 70 % en bouchons de plastique recyclés et à 30 % en polyéthylène (PE). La marque édite ce fauteuil pour apporter son aide à l’association créée et parrainée par Jean-Marie Bigard, Les Bouchons d’amour, dont le but est de revendre les bouchons plastiques à un recycleur afin d’acquérir du matériel pour handicapés. www.qui-est-paul.com

Ces deux valises, une pour Monsieur, une pour Madame Patate, comprennent chacune vingt pièces, et tout le nécessaire pour se déguiser et s’amuser. Toutes les pièces se rangent ensuite à l’intérieur de la patate ou dans la valise. www.hasbro.com/fr

www.plastiques-caoutchoucs.com

Pour siroter un verre au comptoir d’un bar en toute tranquillité, le tabouret One More, One More Please, conçu par Philippe Starck avec Eugeni Quitllet, est tout trouvé. Réalisé en un moule unique, il est disponible en deux dossiers, de forme ovale ou rectangulaire, et en huit couleurs : transparent, noir, blanc, orange, rose, bleu, vert ou fumé. En polycarbonate (PC) transparent ou coloré dans la masse. www.kartell.it

N°900 Janvier/Février 2013

11


12-21-à chaud-M2_Mise en page 1 25/01/13 14:09 Page12

L’ACTUALITÉ

À CHAUD

1

MARCHÉ Le 9 janvier 2013, le cabinet KPMG a publié une étude sur la marche en avant de l’automobile des pays émergents.

En milliard de dollars (750 millions d’euros), montant d’investissement record de l’équipementier automobile japonais Denso en Amérique du Nord. Environ 2 000 emplois dont 1 200 aux États-Unis devraient être créés. Le groupe n’a pas encore communiqué sur la répartition du reste des postes à pourvoir entre le Canada et le Mexique.

Une étude du cabinet d’audit et de conseils KPMG, publiée le 9 janvier 2013, annonce la puissance toujours plus grande des marchés émergents dans le secteur de l’automobile. La principale conséquence à prévoir est une

modification du poids des différents constructeurs. Ainsi, 86 % des 200 responsables du secteur interrogés s’attendent à une montée en puissance des marchés de l’automobile dans les BRICS (Brésil, Russie, Inde et

GLOBAL BIOENERGIES EN ASIE La société française Global Energies, spécialisée dans la production d’isobutène biosourcé, prend pied sur le continent asiatique, en ouvrant un bureau à Hong Kong, en Chine. Déjà présente en Allemagne et aux États-Unis, la jeune entreprise étoffe son réseau. Elle espère capter la demande des marchés émergents en Asie.

REVERDIA DÉBUTE SA PRODUCTION Reverdia, coentreprise fondée en 2010 entre le Français Roquette et le Néerlandais DSM, spécialisée dans la production d’acide succinique biosourcé, vient de débuter sa production. L’usine a été construite sur le site de la filiale italienne de Roquette, à Cassano Spinola. Elle possède une capacité de 100 kilotonnes par an. L’acide succinique produit par Reverdia, obtenu à partir de la fermentation de la biomasse, est commercialisé sous la marque Biosuccinium. Il entre dans la production du polybutylène succinate (PBS), un polyester biodégradable aux caractéristiques proches de celles des polyoléfines.

Chine), et 60 % souhaitent y accroître leurs investissements, qui pourraient peser 50 % de la demande mondiale en 2018. « Cette tendance n’est pas nouvelle, affirme Laurent des Places, associé du cabinet de conseil, interrogé par nos confrères de l’AFP. Ce qui l’est, en revanche, c’est que, pour la première fois, la plupart des gens réalisent que c’est d’abord le consommateur des BRICS qui va définir la voiture qui sera faite pour l’ensemble de la planète. »

Les Français à la traîne

Stéphane Collin

12

AUTOMOBILE : MONTÉE EN PUISSANCE DANS LES BRICS

KEM ONE ÉTEND SA CAPACITÉ DE PVC ÉMULSION EN ESPAGNE Kem One, entité issue de la cession des produits vinyliques d’Arkema au groupe Klesch, a annoncé une extension de capacité de 700 tonnes par an de polychlorure de vinyle (PVC) en émulsion sur son site d’Hernani, en Espagne. La production totale de l’usine est ainsi portée à 42 kilotonnes par an. L’augmentation de la production sera pleinement opérationnelle en 2013. À cette date, le groupe disposera d’une capacité globale de 112 000 tonnes par an de PVC en émulsion sur ses deux sites de SaintAuban en France et Hernani en Espagne. Le PVC en émulsion est destiné à la fabrication de revêtements de sol, de jouets, de mastic pour l’automobile ou encore de gants. Par ailleurs, Kem One a réalisé un autre investissement à Hernani, pour renforcer ses installations de conditionnement. La flexibilité des livraisons en vrac a ainsi été fortement améliorée, selon le groupe.

Janvier/Février 2013 N°900

Toujours selon l’étude, sur les perspectives de gains de parts de marché à cinq ans, seuls deux constructeurs occidentaux, les Allemands Volkswagen et BMW, feraient partie des gagnants potentiels. Dans le top 10, on compte quatre constructeurs chinois (BAIC, SAIC, FAW, Geely), le Coréen Hyundai-Kia et l’Indien Tata. Les Français PSA Peugeot Citroën et Renault sont en revanche très bas dans le classement, car « le panel mondial interrogé n’a pas de perception claire de leur stratégie, même s’ils sont bien placés sur certains marchés émergents », observe Laurent des Places. Parmi les autres enseignements de l’étude, notons que 39 % des acteurs misent sur le Mexique comme porte d’accès au marché américain ; 70 % misent sur l’Europe de l’Est comme usine de l’Europe ; plus de 50 % pensent que l’optimisation du moteur thermique traditionnel offre le plus grand potentiel d’efficacité dans les cinq ans à dix ans à venir ; l’hybride rechargeable apparaît comme une alternative plus intéressante que le tout-électrique. Claire Pham

www.plastiques-caoutchoucs.com


12-21-à chaud-M2_Mise en page 1 25/01/13 14:09 Page13

UNE CHARTE NATIONALE SOUTIENT LA FILIÈRE DE L’AUTOMOBILE SOUS-TRAITANCE Le gouvernement s’engage à soutenir les PME

En millions d’euros, somme que le producteur russe d’emballages en plastique Orion prévoit d’investir dans la production de pièces pour automobiles dans la région de Saint-Pétersbourg, en Russie. La nouvelle usine devrait fabriquer une centaine de produits différents, allant des tuyaux à des morceaux de sièges.

de l’automobile en signant la charte nationale. Michel Sapin, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, et Thierry Repentin, ministre délégué à la Formation professionnelle et à l’Apprentissage, ont signé, le 20 décembre 2012, avec l’ensemble de la filière de l’automobile, une charte nationale de coopération pour le soutien et l’accompagnement des entreprises du secteur et de leurs salariés.

UNE HYBRIDE À MOINS DE 20 000 €

Stéphane Collin

60 millions sur trois ans Au total, 60 millions d’euros sur trois ans vont être alloués, dont près du tiers par l’État – le reste étant à la charge des entreprises, dont PSA et Renault, des branches et de leurs fonds mutualisés de formation. Priorité sera donné aux entreprises de moins de 250 salariés, particulièrement exposées aux évolutions du secteur. La charte soutiendra le développement des compétences des salariés et permettra la construction de passerelles profession-

70

nelles au sein de la filière et de l’extérieur. « Qu’elle soit, pour le secteur automobile, le socle politique d’une politique partenariale d’adaptation des compétences

DES CENTAINES D’EMPLOIS MENACÉS CHEZ VISTEON De source syndicale, la direction de l’équipementier automobile américain Visteon souhaite un plan social comprenant la suppression de 243 postes dans le Nord - Pas-de-Calais, dont 213 sur le seul site de Gondecourt (Nord) et 30 sur le centre de recherche et développement de Harnes (Pas-de-Calais). Cette annonce, faite le 10 décembre, est justifiée par la baisse du chiffre d’affaires du site et par la perte des marchés auprès des constructeurs Peugeot et Renault, en particulier celui de la Clio 4, qui était le plus gros marché de l’usine de Gondecourt. En 2011, le site avait enregistré un chiffre d’affaires de 155 millions d’euros (M€), contre 119 M€ cette année. Les prévisions pour 2013 sont de l’ordre de 82 M€. Un poste sur trois environ est concerné sur le site implanté dans le Nord, qui compte 650 salariés.

www.plastiques-caoutchoucs.com

cohérente avec les orientations stratégiques de la filière dans le but de soutenir l’activité et l’emploi », a déclaré Michel Sapin. Claire Pham

BASF MET LE PAQUET DANS LES FILMS Le géant de la chimie BASF a augmenté ses capacités de production de films à base d’Ultramid B, polyamide 6 (PA6). Les volumes de son site de Ludwigshafen se portent désormais à 21 kilotonnes par an. Cette production additionnelle, principalement destinée à des applications haut de gamme dans l’emballage souple, a débuté au mois de décembre 2012.

N°900 Janvier/Février 2013

Le dernier modèle de voitures hybrides à air comprimé de PSA Peugeot Citroën sera vendu moins de 20 000 €. Cette technologie innovante marie l’essence et l’air comprimé et marque une étape clef vers la voiture à 2litres pour 100 km. Elle vise aussi à baisser significativement les prix de revient de ces véhicules. Bientôt, un hybride low cost ?

TRELLEBORG ACQUIERT MAINE INDUSTRIAL TIRE Le Suédois Trelleborg, spécialisé dans la production de pièces techniques en caoutchouc, vient d’acquérir la société américaine Maine Industrial Tire dont la production est orientée vers la production de pneus solides. Ces derniers équipent généralement des véhicules spécialisés, comme des chariots élévateurs ou des véhicules de chantier. Le siège de Maine Industrial Tire est situé dans le Massachussetts et possède des sites de production en Pennsylvanie et en Chine. Son chiffre d’affaires annuel est de 75 millions d’euros. L’acquisition a été pilotée par la filiale Trelleborg Wheel Systems du groupe suédois, et renforce ainsi son activité de pneumatiques spécialisés.

13


12-21-à chaud-M2_Mise en page 1 25/01/13 14:09 Page14

6,2 14

En millions d’euros, coût du nouveau centre technique en Asie de Dyneema High Performance, filiale du groupe néerlandais DSM spécialisée dans la production de fibres. D’une superficie totale de 2 500 m2, le centre dispose d’une zone pour les tests balistiques. Il permettra d’accélérer le développement de fibres en polyéthylène à haut poids moléculaire (PEhpm).

À CHAUD UN NOUVEL ALLIAGE POUR ALTUGLAS ET NATUREWORKS BIOPLASTIQUES La gamme doit servir dans de nombreuses applications : signalisation, éclairage, emballage de cosmétiques et appareils ménagers. Altuglas International, filiale du groupe Arkema, productrice des gammes de polyméthacrylate de méthyle (PMMA) Plexiglas (pour le marché américain), et Altuglas (en Europe) avec NatureWorks, spécialiste des bioplastiques et sa marque Ingeo, a signé un accord de co-marketing à l’échelle mondiale. Ce partenariat est destiné à promouvoir une gamme d’alliages biosourcés de hautes performances et à base de PMMA et d’Ingeo. Ces nouveaux matériaux seront commercialisés par Altuglas International sous

l’appellation biopolymères RNew Plexiglas/Altuglas. Ils présentent des propriétés très intéressantes en résistance aux chocs et chimique.

Des propriétés accrues De plus, cet alliage permet des températures de transformation plus basses et possède un meilleur indice de fluidité, sans toutefois compromettre l’optique, la résistance aux rayures, l’homogénéité de couleur ou l’esthétique de surface. Le RNew Plexiglas/ Altuglas pourra être employé dans

P. Desgrieux

L’ACTUALITÉ

des applications telles que la signalisation, l’éclairage, les emballages de cosmétiques et les appareils ménagers. Alexandre Couto


12-21-à chaud-M2_Mise en page 1 25/01/13 14:09 Page15

12000

DES INITIATIVES POUR LUTTER CONTRE LES DÉCHETS

P. Desgrieux

Deux endroits dans le monde, deux mesures d’interdiction à compter du 1er janvier 2013. Le gouvernement mauritanien a annoncé l’interdiction de la fabrication, de la commercialisation et de l’usage des sachets plastiques. Des peines de prison ferme pouvant aller jusqu’à un an et des amendes atteignant 1 million d’ouguiyas (environ 2 500 €) sont prévues pour les fabricants, les importateurs et les utilisateurs. « La quasi-totalité des déchets d’emballages plastiques ne sont pas collectés et se retrouvent dans le milieu naturel, terrestre et marin, où ils sont parfois ingérés par quelques espèces marines et le bétail, entraînant leur mort, et 80 % des bovins tués aux abattoirs de Nouakchott [NDLR : capitale de la Mauritanie] sont porteurs de sacs plastiques dans leur panse », a justifié le ministre de l’Environnement, Amedi Camara.

P. Desgrieux

RÉGLEMENTATION.

La Mauritanie et les États-Unis s’engagent.

Les petites bouteilles ciblées La petite ville américaine Concord a décidé, de son côté, d’interdire, par arrêté municipal approuvé par le procureur de l’État du Massachussetts, la vente de petites bouteilles d’eau en plastique de moins d’un litre. La sanction encourue est une amende de 50 $ (environ 38 €). L’arrêté mentionne cependant que la mesure pourra être suspendue, si sa mise en place s’avère trop onéreuse. Claire Pham

www.plastiques-caoutchoucs.com

N°900 Janvier/Février 2013

En tonnes par an, la capacité de production d’emballage en plastique de la société Orion, en augmentation de 20 % sur un an. Toute la production sera destinée au marché local.


12-21-à chaud-M2_Mise en page 1 25/01/13 14:09 Page16

L’ACTUALITÉ

26

En milliards d’euros, montant des investissements prévus par le pétrochimiste Sibur d’ici à 2016.

16

À CHAUD PLASTIC OMNIUM MISE SUR LA RECHERCHE EN FRANCE INNOVATION Un nouveau centre sera construit dans l’Oise.

Un investissement évalué à 50 millions d’euros. Situé à 1 km de l’actuel centre Auto Inergy de Plastic Omnium à Compiègne (Oise), un nouvel établissement sera opérationnel à l’été 2014. Ce site, qui a coûé

50 millions d’euros, réunira les 300 salariés du site actuel et ceux de Laval (Mayenne) qui auront accepté cette mutation. Ce centre comptera aussi des salariés

récemment embauchés à Bruxelles dont le contrat stipule qu’ils seront affectés à Compiègne dès son ouverture. Au total 500 personnes y travailleront pour développer de nouvelles applications comme le SCR (Selectiv Catalytic Reduction) par exemple, dont Audi s’est récemment doté pour réduire les émissions d’oxyde d’azote (NOx) de ses véhicules diesel.

Développer de nouveaux produits L’ouverture de ce centre s’inscrit dans un plan d’investissement global, autofinancé, de 1,2 milliard d’euros d’ici à 2016, dont 400M€ sont destinés au développement de nouveaux produits. L’objectif ? Que ces nouveaux produits, qu’ils fassent intervenir de nouveaux matériaux, de nouvelles technologies ou qu’ils concernent de nouvelles applications, représentent 11 % du chiffre d’affaires en 2016, contre 5 % aujourd’hui. Cette confirmation de construction d’un nouveau centre en France représente une bonne nouvelle. Elle survient peu de temps après l’annonce de la fermeture, mi2013, du site de production de pare-chocs d’Eisenach, en Allemagne. Dernier rebondissement en date : les salariés ont accepté le gel des salaires en 2013, la modération en 2014, le gel des intéressements sur deux ans, l’annualisation des heures supplémentaires et la suppression de trois jours de RTT. En contrepartie, l’entreprise va investir 20 M€ dans la reconstruction et la modernisation de l’atelier de peinture du site de Saint-Désirat, en Ardèche. Un accord accepté afin de sauvegarder les emplois, la direction de Plastic Omnium prévoyant de transférer cette activité en Allemagne. Carole Lembezat Janvier/Février 2013 N°900

www.plastiques-caoutchoucs.com


12-21-à chaud-M2_Mise en page 1 25/01/13 14:09 Page17

KRAUSS MAFFEI ÉVOLUE AU ROYAUME-UNI MACHINES Après l’Asie et l’Amérique du Nord, Krauss Maffei continue la restructuration de ses activités.

Krauss Maffei

Après avoir réorganisé sa structure aux États-Unis et en Chine, après son rachat par le fonds d’investissement Onex, le constructeur de machines pour la plasturgie Krauss Maffei ajuste aussi son organisation en Europe. Sa filiale britannique, Netstal Royaume-Uni, a été intégrée, le 1er janvier 2013, à Krauss Maffei Royaume-Uni.

Après le rachat… Cette décision implique la fermeture des bureaux de Netstal Royaume-Uni, à Stone, dans le Staffordshire, pour rejoindre les locaux de Krauss Maffei à Warrington, dans le comté du Cheshire. Les marques Netstal, Berstorff et Krauss Maffei continueront cependant à être commercialisées sous leurs noms propres. L’objectif affiché est de « mieux exploiter les synergies »

entre les entités du groupe. À la suite de cette réorganisation, Nigel Baker, directeur général de la branche britannique de Netstal, a choisi de quitter le groupe. Mike Bate, directeur de Krauss Maffei Royaume-Uni, a désormais la responsabilité de l’ensemble des marques du groupe Krauss Maffei. Alexandre Couto

BOSCH RENFORCE SA PRÉSENCE EN RUSSIE L’équipementier automobile allemand Bosch a annoncé, le 18 décembre, vouloir construire une nouvelle usine à Samara, au Sud-Ouest de la Russie, destinée à la fabrication de pièces pour l’industrie automobile. Le montant de l’investissement est d’environ 40 millions d’euros sur trois ans. Les travaux débuteront au premier semestre 2013. Plus de 500 nouveaux emplois devraient être créés, affirme Gerhard Pfeifer, directeur général de l’entreprise dans le pays. « La Russie est un marché de croissance important pour Bosch. Avec une production supplémentaire sur place, nous pouvons utiliser davantage les opportunités qu’offre le marché russe et étendre ainsi notre présence en Europe de l’Est. » Il s’agira, en effet, de la deuxième unité de production de Bosch en Russie, après celui d’Engels (Ouest).

www.plastiques-caoutchoucs.com

N°900 Janvier/Février 2013


12-21-à chaud-M2_Mise en page 1 25/01/13 14:09 Page18

L’ACTUALITÉ

9,4

En pourcentage, croissance annuelle du marché des matériaux d’isolation en Chine.

18

À CHAUD MES MACHINES ITALIENNES SE PORTENT BIEN Selon Assocomaplast, l’association italienne des constructeurs de machines pour les plastiques et aux caoutchoucs, la production de ces machines en 2012 représente environ 4,2 milliards d’euros. Les exportations sont évaluées, quant à elles, à 2,6 Mrds €, en

hausse de près de 9 % sur les trois premiers trimestres 2012. Entre 2010 et 2011, la balance commerciale est en hausse de 11 %, pour atteindre 1,41 Mrds €. L’Europe est la principale destination des exportations. Elle représente, en effet, 60 % du chiffre d’affaires

global. Le marché russe a connu la plus forte progression, avec une croissance de 26 % des importations de machines italiennes. L’Amérique du Nord est la deuxième zone d’exportation. Elle représente 18 % du marché.

CONFÉRENCES CAOUTCHOUCS À ce jour, 50 entreprises sont inscrites à l’International Rubber Conference 2013, qui se déroulera à Paris les 20,21 et 23 mars 2013 à Paris, au palais des Congrès, porte Maillot. Hutchinson, Michelin et Pirelli vont ouvrir le congrès lors de conférences plénières. Christian Casse, directeur recherche & développement Hutchinson interviendra sur le thème « Les élastomères : un siècle et demi d’histoire et des matériaux de pointe ». Pierre Robert, directeur des programmes de recherche présentera pour Michelin « Sciences du caoutchouc et mobilité durable ». Quant à Didier Fegly, président du pôle de compétitivité Élastopole, il traitera du thème « Innovation et compétitivité ».

BAYER CONSOLIDE SON POLYURÉTHANE Le chimiste allemand Bayer a reçu l’accord des autorités pour débuter la construction d’une unité de production de diisocyanate de toluène (TDI) à Dormagen, en Allemagne. Le TDI est un élément de base pour la production de polyuréthane (PUR). L’usine sera équipée d’une nouvelle technologie lui permettant de réduire de 60 % sa consommation d’énergie, et de 80 % le volume de solvant utilisé. Les travaux préliminaires ont débuté, et l’usine devrait entrer en activité à la mi-2014. Elle aura une capacité de 300 kilotonnes par an. Janvier/Février 2013 N°900

www.plastiques-caoutchoucs.com


12-21-à chaud-M2_Mise en page 1 25/01/13 14:09 Page19

BOEING ET BMW RECYCLENT DES FIBRES CARBONE

30

RECYCLAGE. À travers ce partenariat, les constructeurs souhaitent

développer le recyclage des fibres de carbone. Boeing et BMW viennent de signer un accord de partenariat, dont le montant est resté confidentiel, pour mettre en commun leurs travaux de recherche sur le recyclage des fibres de carbone ainsi que leur connaissance sur sa fabrication. Les deux entreprises utilisent ce matériau dans leurs produits respectifs depuis de nombreuses années.

sociétés.

Le recyclage en avant « Cette collaboration est un pas en avant dans l’utilisation, notamment finale, du composite en fibres de carbone », explique Larry Schneider, vice-président de la section développement de produit chez Boeing. Il est particulièrement important que nous sachions comment recycler ce

En millions d’euros, l’investissement de l’équipementier automobile Grupo Antolin pour la construction de sa deuxième usine en Russie.

matériau afin de le réutiliser. Notre travail avec BMW nous aidera à atteindre cet objectif. » Herbert Diess, membre du Conseil d’administration de BMW, s’est félicité de ce futur partenariat : « Par cette collaboration, nous pouvons fusionner le savoir-faire entre nos industries dans le domaine des solutions de production durables », a-t-il déclaré. Claire Pham

Sujets sensibles

Boeing

Le Boeing 787 est notamment construit à 50 % en fibres de carbone. BMW devrait, pour sa part, lancer en 2013 deux véhicules, baptisés I3 et I8, dont le compartiment des passagers serait en composite. Le recyclage de ce matériau et sa fin de vie sont des sujets sensibles pour les deux

Le revêtement DLC – Un « standard » chez HASCO Eléments de guidage et de centrage pour les moules d’injection Spécialement conçus pour une implantation dans les moules multi-empreintes de haute précision à cadence élevée et répondant aux exigences les plus pointues des productions de pièces plastiques dans les domaines du Médical, Pharmaceutique et de l’Emballage alimentaire. Z 09 /. . .

Coulisseau incliné

Z 031/. . .

Colonne de guidage, sans plot de centrage

Z 4561 /. . .

Ejecteur lame avec deux rayons de coin

Z 169 /. . . - Z 1698 /. . .

Ejecteurs bi-étagé

Disponible en standard et tenu en stock avec revêtement DLC pour des propriétés de coulissement optimales, sans lubrifiant, grâce à des coefficients de frottement extrêmement bas et une dureté élevée. Une garantie pour améliorer la durée de vie de vos outillages et une protection contre la corrosion pour sécuriser vos productions.

Ensemble, nous donnons forme à vos idées HASCO France S.A.R.L. Parc d’Activité du Chêne · 9 allée des Tulipiers · F-69673 BRON Cedex Tél: 04.72.22.44.44 · Fax: 04.72.22.44.45 · info.fr@hasco.com www.hasco.com

19


12-21-Ă chaud-M2_Mise en page 1 25/01/13 14:09 Page20


12-21-Ă chaud-M2_Mise en page 1 25/01/13 14:09 Page21

LE MARCHÉ DU JOUET FINIT LÉGĂˆREMENT EN BAISSE EN 2012

50/50

JOUET Après les fêtes de NoÍl, vient le bilan. NDP Group publie Selon une Êtude de NPD Group publiÊ le 16 janvier 2013, le secteur du jouet en France s’est redressÊ sur les trois dernières semaines de dÊcembre avec 635 millions d’euros de recettes engrangÊes contre 555 M₏ en 2011. Cependant, avec un chiffre d’affaires ÊvaluÊ à 3,175 milliards d’euros, il termine l’annÊe en lÊgère baisse (- 2 %).  C’est une baisse modÊrÊe de 2 % sur l’ensemble de l’annÊe 2012, explique FrÊdÊrique Tutt, experte du secteur pour NPD Group. Le mois de dÊcembre a ÊtÊ positif pour le secteur avec des ventes en hausse de 2 % par rapport à 2011. 

La France dans la moyenne Ces bons rÊsultats n’ont pas suffi, toutefois, à combler le retard accumulÊ pendant le reste de l’annÊe. La France se situe donc dans la moyenne europÊenne, puisque l’Europe des cinq, composÊe du Royaume-Uni, de l’Allemagne, de la France, de l’Italie et de l’Espagne connaÎt une baisse Êquivalente sur la même

Lego

son ĂŠtude sur le marchĂŠ du jouet, en baisse.

pÊriode. Les pays du Sud de l’Europe n’ont pas ÊtÊ ÊpargnÊs, avec un recul plus important, notamment une baisse de 11 % pour l’Espagne. L’Allemagne profite, en revanche, d’une belle hausse de 3 %. Après la très forte croissance de 6 % en 2011, le marchÊ du jouet français retrouve donc son niveau normal et bÊnÊficie encore d’une progression de 4 % par rapport à 2010. Le trio de tête est constituÊ des toupies Beyblade MÊtal Fusion du fabricant Hasbro Toys, la console Storio 2 de Vtech et les poupÊes Monster High assorties de Mattel.  Les produits sous licence avaient ÊnormÊment stimulÊ le marchÊ en 2011 en encourageant le phÊnomène de collec-

tion et l’achat tout au long de l’annÊe, commente FrÊdÊrique Tutt. Les licences n’ont pas suscitÊ le même engouement en 2012 et enregistrent une baisse des ventes de 10 % par rapport à l’annÊe prÊcÊdente.  Claire Pham

L’USINE MONDI ET SES 104 EMPLOIS MENACÉS EN GIRONDE Après Florange, en Moselle, c’est au tour de l’usine du groupe autrichien de papiers et d’emballages plastiques Mondi, à SaintJean d’Illac, près de Bordeaux, d’être le casse-tête du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg. Ce dernier a ÊtÊ saisi par le prÊsident (PS) du conseil gÊnÊral de Gironde, Philippe Madrelle, de la possible fermeture du site qui emploie 104 salariÊs. Alors même que le groupe  est bÊnÊficiaire de plus de 180 millions d’euros , et que  les volumes de commandes sont assurÊs, en particulier sur le marchÊ français , Philippe Madrelle et les Êlus du dÊpartement  s’interrogent sur l’intÊrêt Êconomique de fermer le site, si ce n’est pour dÊlocaliser la production hors de nos frontières . En novembre 2012, Mondi n’avait pas avancÊ d’ÊchÊancier mais, de source syndicale, les premiers licenciements pourraient dÊbuter en fÊvrier.

www.plastiques-caoutchoucs.com

Le chimiste allemand BASF et le groupe pÊtrochimique chinois Sinopec s’unissent à part Êgale dans la construction d’une usine de production de l’isononanol, utilisÊ comme matière première dans les produits plastiques de dernière gÊnÊration. Le site se situera sur le complexe de Maoming, dans le sud de la Chine.

N°900 Janvier/FÊvrier 2013

CRÉATEUR DE SOLUTIONS CAOUTCHOUC

DU MELANGE A LA PIECE CAOUTCHOUC SUR MESURE EN 45 545 NF F 16-101 DIN 5510 BS 6853 ASTM ACS ISOGAZ NBC KTW WRAS

etc.

 



DOCUMENTATION TECHNIQUE SUR DEMANDE

tel : 03 44 07 64 44 / fax : 03 44 03 28 15    

21


22-23-stratégie-M2_stratégie 25/01/13 12:33 Page22

L’ACTUALITÉ

STRATÉGIE

22

DR

LE CAOUTCHOUC, INDUSTRIE SINGULIÈRE ET ÉVOLUTIVE CONJONCTURE

Après un début de décennie peu agité, la crise de 2008 a marqué l’industrie du caoutchouc : repli des volumes de production, cours des matières premières fluctuants, concurrence exacerbée… Malgré une reprise contrariée en 2012, la filière maintient le cap.

2

En millions, nombre d’unités produites par les constructeurs automobiles français en France en 2011, contre 2,5 millions en 2007.

D

ire que l’industrie française de transformation de caoutchouc a été épargnée par la crise de 2008 serait une erreur. Les volumes de production ont connu de fortes turbulences, le prix des matières premières a beaucoup fluctué, chahutant au passage la rentabilité des entreprises françaises, assez stable depuis 2000, avec un taux de rentabilité net compris, suivant les années, entre 1,5 et 2,5 % du chiffre d’affaires, jusqu’en 2007. Cependant, malgré deux années de récessions, en 2008 et 2009, l’industrie française du caoutchouc n’a pas connu de bouleversements majeurs ces dernières années. Dans ce contexte, quelques cessions et des fusions-acquisitions ont toutefois été observées, notamment chez les fournisseurs de pièces techniques en caout-

32

chouc pour l'automobile. « Mais si la sinistralité des entreprises de transformation de caoutchouc a enregistré une légère croissance en 2009 et en 2010, cela est resté relativement modeste comparé à d’autres marchés », conforte Bruno Muret, directeur du département économie et communication du Syndicat national du caoutchouc et des polymères (SNCP).

Des décisions anticipées Cela peut s’expliquer, en partie, par une des particularités de ce secteur : fortement dominé par de grandes entreprises, il a pu procéder à des ajustements de main-d’œuvre (non-remplacement de départs en retraite, non-reconduction de contrat d’intérim, chômage partiel, etc.), voire réaliser des restructurations

En pourcentage, baisse du cours du caoutchouc au troisième trimestre 2012 par rapport à la même période en 2011, à 2,75 $ (2,07 €) le kilogramme. En août 2012, il atteignait son niveau le plus bas de l’année, à 2,59 $ (1,95 €) le kg, après avoir grimpé à plus de 5 $ (3,76 €) le kg en 2011.

Janvier/Février 2013 N°900

www.plastiques-caoutchoucs.com


22-23-stratégie-M2_stratégie 25/01/13 12:34 Page23

Une industrie dépendante de l’automobile… Autre particularité, l’industrie du caoutchouc est étroitement liée à la conjoncture du marché de l’automobile. Sur le segment multiproduit-multimarché du caoutchouc industriel, si le poids de l’automobile est moindre par rapport à celui du marché des pneus, il représente encore près de la moitié des ventes, un véhicule contenant 1 400 pièces techniques. Le constat est assez semblable chez nos voisins allemands, italiens et espagnols. À une nuance près : l’industrie allemande du caoutchouc, plus étoffée, a rebondi plus rapidement aux fluctuations en raison de la meilleure santé de son marché de l’automobile. En comparaison, après une timide reprise en 2010 et 2011, la construction automobile française était, fin septembre 2012, en recul de 13 % par rapport à la même période en 2011. Malgré cela, le fabricant de pneumatiques Michelin affichait une bonne santé financière en 2012, en partie grâce à la détente du cours du caoutchouc, toutefois nettement au-dessus de sa moyenne historique. Même si certains signaux pointent vers le vert, le climat demeure tendu. « En 2011, les fabricants en pièce technique de caoutchouc ont failli retrouver leur

45

niveau d’avant-crise, donne en exemple Bruno Muret, mais cette reprise a été contrariée en 2012. » Plus globalement, à fin novembre, la production française de caoutchouc enregistrait un retard de près de 25 % par rapport au pic enregistré début 2008. L’année 2013 ne devrait pas inverser la tendance, et permettre aux entreprises françaises de transformation de caoutchouc de retrouver leurs volumes d’activité d’avant crise. « On peut espérer un léger restockage », avance toutefois Bruno Muret.

... et globalisée avant l’heure S’exporter, la solution ? Là encore, l’industrie française du caoutchouc ne semble pas tout à fait emprunter la même voie que d’autres ; ou alors elle les a précédés. En effet, son internationalisation a commencé il y a plus de cent ans, lorsque Michelin ouvrait sa première usine de production en Italie, en 1906, puis une deuxième, aux ÉtatsUnis, en 1907. « Ce secteur est déjà très globalisé, confirme Bruno Muret. Tous les grands groupes qui assurent une production sur site en France ont ouvert depuis longtemps des usines au-delà des frontières. Les entreprises

En pourcentage, part de l’automobile-première monte dans les ventes de caoutchouc industriel. Les 55 % restants, sont destinées à l’automobileremplacement (5 %), au transport (hors automobile), au médical, au bâtiment-travaux publics et à l’équipement industriel.

www.plastiques-caoutchoucs.com

de taille intermédiaire (ETI) et les PME ne sont pas en reste. » Les industriels français sont clairement positionnés sur des stratégies d’internationalisation, et surtout d’implantation sur les nouveaux marchés, alors que le marché intérieur est largement ouvert à la concurrence extérieure. Ils doivent faire face au déplacement de la demande vers les pays émergents, qui pousse les entreprises à privilégier les investissements dans les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), l’Asie du Sud-Est, l’Europe de l’Est ou encore le Mexique. Et apprendre à lutter face à la concurrence asiatique, qui menace leurs positions. En réponse, les fabricants, tels que Bridgestone ou Michelin, se sont recentrés sur des produits de qualité, plus innovants et plus chers. L’innovation est et doit rester au centre des stratégies. Le développement de la technologie du caoutchouc thermoplastique, plus récemment des bio-élastomères et des bio-monomères et, en général, des biomatériaux, offre d’ailleurs de nouvelles perspectives à l’ensemble des acteurs de la filière. Fanny Perrin d’Arloz

Cet article est le deuxième rédigé en collaboration avec le Syndicat national du caoutchouc et des polymères. L’organisme célébrera ses 150 ans à l’occasion de l’International Rubber Conference, le 21 mars 2013.

23

DR

plus drastiques allant jusqu’à la fermeture d’usine – ce fut le cas d’un site Kléber à Toul (Meurthe-et-Moselle) et de Continental Clairoix (Oise), pour éponger les baisses d’activité. La flexibilité du travail est aussi un levier très employé par les très petites (TPE) et petites et moyennes entreprises (PME) pour perdurer. « La spécialisation et la qualité de leur positionnement produitmarché, qui les conduit le plus souvent à cibler une clientèle européenne, a été pour beaucoup dans leur résistance à la crise, même si leurs performances ont diminué à des degrés divers selon le(s) marché/produit(s) sur lequel elles évoluent », analyse Bruno Muret.

188

N°900 Janvier/Février 2013

En milliards de dollars (135 Mrds €), ventes mondiales des 75 premiers manufacturiers de pneus en 2011. La même année, les ventes des 50 premiers acteurs mondiaux du caoutchouc industriels se sont élevées à 65 Mrds $ (49 Mrds €).


L’ACTUALITÉ

24-29-tableau de bord-M2_Mise en page 1 25/01/13 14:14 Page24

MACRO ÉCONOMIE

P

TAUX DE CROISSANCE

+0,5% +0,2 % -0,5 % Au troisième trimestre 2012, le produit intérieur brut (PIB) progresse très légèrement, de 0,5 %.

TABLEAU DE BORD

*Chiffres de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), sauf mention contraire

24

PRIX À LA PRODUCTION

PRODUCTION INDUSTRIELLE

En novembre 2012, la production de l’industrie manufacturière en volume est en légère hausse par rapport à octobre (+ 0,2 % après – 0,8 %). Celle de l’ensemble de l’industrie est également en hausse (+ 0,5 %).

En novembre 2012, les prix de production de l’industrie française pour le marché national fléchissent (– 0,5 %) après l’augmentation d’octobre (+ 0,5 %). Un coup d’arrêt à la tendance haussière en œuvre depuis juillet.

INDICATEURS FILIÈRE 1 ●

Selon les chefs d’entreprise interrogés en décembre 2012, la conjoncture dans l’industrie reste dégradée, malgré une amélioration de l’indicateur synthétique mensuel du climat des affaires (+ 1 point), qui reste inférieur à sa moyenne de longue période. Dans l’automobile, le solde sur l’activité passée est très bas, et celui sur l’activité future recule fortement. Les stocks de produits finis se sont encore allégés. Les carnets de commandes globaux et étrangers sont peu étoffés. Les perspectives personnelles de production demeurent mal orientées, et le solde correspondant est bas.

1 ●

Indice d’évolution des livraisons (base 100, année 2000) – Source : Sessi

140

116 99,2 94,5 93,8

92

81,6

68

44

20 nov

dec

janv

2 ● (

fév

mars avril

Demi-produits

Bâtiment

mai

juin

juil

aout sept. oct. nov.

Emballages

Pièces techniques

Enquête de conjoncture

solde d’opinion en pourcentage, corrigé des variations saisonnières)

20

En novembre 2012, 2 les indicateurs de livraisons sont à la baisse. Les livraisons de demiproduits chutent de 11,3 points, à 93,8, au-dessous de leur moyenne de 2012 (101,7). L’emballage a fortement ralenti ses livraisons, avec une baisse de 5,2 points. L’indice se situe à 99,2 en novembre. Les livraisons pour le bâtiment dépassent leur moyenne annuelle (83,7), à 94,5. Elles subissent toutefois une chute de 5 points entre octobre et novembre. De leur côté, les pièces techniques subissent une baisse de 3,5 points.

CHIFFRE D’AFFAIRES DANS L’INDUSTRIE ET LA CONSTRUCTION

+0,9 % En octobre 2012, le chiffre d’affaires des entreprises manufacturières progresse (+ 0,9 %). Il augmente nettement à l’exportation (+ 3,4 %).

12

Décembre 2012

Le solde d’opinion est l’écart entre les opinions positives et négatives. Un solde supérieur à 0 indique que les avis favorables l’emportent sur les avis défavorables. Pour réaliser son enquête, l’Insee utilise une méthode de sondage stratifiée.

9

-2

-13

-9

-10

1 - Production passée 2 - Stocks 3 - Carnets et demande globale 4 - Carnets et demande étrangère 5 - Perspectives personnelles de production

-24

-35

-37

Janvier/Février 2013 N°900

-36

www.plastiques-caoutchoucs.com


24-29-tableau de bord-M2_Mise en page 1 25/01/13 14:14 Page25

CRÉATIONS D’ENTREPRISES

TAUX DE CHÔMAGE

-15,4 %

10,3 % - 4,334

En décembre 2012, le nombre de créations d'entreprises est en baisse de –15,4 % par rapport à novembre, en données corrigées, y compris les demandes de création d’autoentreprises en données brutes. Les créations hors auto-entrepreneurs sont en hausse de +1,5 %.

En moyenne au troisième trimestre 2012, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) s’établit à 10,3 % de la population active en France.

DONNEURS D’ORDRE En décembre 2012, 1 les immatriculations de voitures particulières neuves augmentent de 14 % sur un mois, en données corrigées des variations saisonnières (160 191 véhicules contre 140 464). Sur l’ensemble de 2012, les immatriculations s’élèvent à 1 857 013, en retrait de 14,1 % par rapport à 2011.

En octobre 2012, le 2 volume des ventes du commerce de détail hors autos et motos est en hausse (+ 0,5 %), après deux mois de baisse. En novembre, 2 il diminuerait de 0,6 %. Le volume des ventes du commerce et de la réparation auto-moto progresse (+ 1,2 %), après une nette baisse en septembre (– 2,3 %). Il augmente dans le commerce auto (+ 1,3 %) ainsi que dans l’entretien et la réparation auto (+ 2,9 %). Le volume des ventes de l’ensemble du secteur est en baisse sur trois mois (– 0,7 %) et sur un an (– 5,3 %).

Le nombre de logements autorisés, en données corrigées des variations 3 saisonnières, baisse de 0,2 % sur les trois derniers mois par rapport aux trois mois précédents. Celui des logements mis en chantier baisse de 3,3 % sur les trois derniers mois.

3 ●

COMMERCE EXTÉRIEUR

Les échanges industriels se contractent, surtout à l’importation, en raison du recul des acquisitions aéronautiques et des achats de machines industrielles. Le déficit commercial s’établit à 4,334 milliards d’euros.

C’EST ARRIVÉ LE

1 ●

Automobile

7 janvier

Immatriculations de voitures neuves (en milliers, données corrigées des variations saisonnières)

Les titres Faurecia et PSA Peugeot Citroën bondissent à la Bourse de Paris, dopés par des informations sur un rapprochement entre le constructeur français et l'Allemand Opel, et par une note évoquant la cession de Faurecia.

190

178

166

154

142

130

nov. déc. janv. fév. mars avril mai juin juil. août sept. oct. nov. déc.

2 ●

Commerce de détail

Indice du chiffre d’affaires dans le commerce de détail (base 100, année 2000) 120

8 janvier Le gouvernement lance un appel d’offres pour deux grands parcs éoliens en mer, au large du Tréport (Seine-Maritime) et de Noirmoutier (Vendée).

114

9 janvier Le groupe Virgin, qui emploie 1000 personnes en France, dépose le bilan. Son chiffre d’affaires a été érodé par la vente en ligne.

108

102

96

90

oct.

nov.

déc. janv.

fév. mars avril

mai

juin

juil. août sept.

oct.

Commerce de détail, à l'exception des automobiles et des motocycles Commerce et réparation d'automobiles et de motocycles Co

3 ●

Construction –

Nombre de logements neufs

Source : ministère de l’Équipement

60000

11 janvier L’Agence France trésor (AFT), qui gère la dette française, procède à plusieurs émissions à moyen et long termes, pour 8,3 à 9,7 milliards d’euros.

14 janvier 47500

35000

22500

* 10000

www.plastiques-caoutchoucs.com

nov. déc. janv. fév. mars avril mai

N°900 Janvier/Février 2013

juin juil. août sept. oct. nov.

Le déficit budgétaire 2012 s'élève à 87,2 milliards d'euros, soit 1 milliard de plus qu'attendu, annonce le ministère des Finances. Malgré ce « léger aléa baissier », ce chiffre confirmerait l'objectif d'un déficit public à 4,5 % du produit intérieur brut.

25


En décembre 2012, le cours du Brent se stabilise. Le baril s’échange à 109,46 $.

Codification Correspondance Valorplast

Janvier 2013 +5 +5 =

Variations

Matière

01-2-12 01-2-11 01-2-13

Q0 Q6 Q4

Décembre 2012 PET Bouteilles collecte naturel = PET Bouteilles collecte couleur = PET Bouteilles collecte azurées -10

01-2-15

Q5

PET Bouteilles collecte toutes couleurs mêlées

-10

=

PEhd Flaconnage PEhd à laver

=

=

02-2-21

Prix des matières en Europe de l’Ouest – Elipso (prix France)

Prix

(en €/tonne en janv. 2012)

(en €/tonne en déc. 2012)

Prix

Variation sur un an

1 589 1 269 1 319 1 048 1 565 1 290 1 311 1 299 1 185 1 235

1 915 1 398 1 433 931 1 548 1 473 1 483 1 458 1 384 1 392

20,52 % 10,17 % 8,64 % -11,16 % -1,09 % 14,19 % 13,12 % 12,24 % 16,79 % 12,71 %

PS PP homo-injection PP copolymère PVC PET PEbd PEhd soufflage PEhd injection PEbd linéaire PEhd film

Cours du caoutchouc naturel (en centimes d’euros par kg) Source: Syndicat national du caoutchouc et des polymères (SNCP), d’après Resinex 500

416

332

248

243,82 164

Décembre

Octobre

Novembre

Août

Septembre

Juillet

Mai

Avril

Mars

Février

Janvier

Décembre

Octobre

Novembre

Août

2012 Septembre

Juillet

Mai

Juin

Avril

2011

Juin

80

Cours du baril de Brent (en dollars) Source : Direction des ressources énergétiques et minérales (Direm) 150

110 0

109,46 70

Janvier/Février 2013 N°900

Décembre

Octobre Novembre

Septembre

Août

Juin Juillet

Avril Mai

Janvier Février Mars

Novembre Décembre

Juillet Août

2012 Septembre Octobre

Juin

2011 Avril Mai

2010 Février Mars

30

Janvier

PLASTIQUES – Variations des prix d’achat constatées en euros/tonne par rapport à décembre 2012 - Source : Federec Décembre Janvier Codification Matière 2012 2013 Polyéthylène 04-1 Chutes neuves HD = = 04-1-40 Films neufs couleurs BD = = 04-1-41 Films neufs naturels BD = = 04-2-40 Films rétractables et étirables mêlés à laver = = 04-2-41 Housses couleurs épaisses à laver = = 04-2-42 Housses naturelles épaisses à laver = = 04-2-43 Films étirables naturels à laver = = 04-2-44 Films agricoles à laver = = 04-2-49 Housses et films issus du tri DIB = = Polypropylène 05-1-50 Films naturels = = 05-1-51 Films couleurs et imprimés = = 05-1-52 Chutes PP rigides naturels = = 05-1-53 Chutes PP rigides couleurs = = 05-1-54 PP/PE blanc = = 05-1-55 PP/PE couleur = = 05-2-50 PP tissé et non tissé = = 05-2-51 PP rigides en fin de vie -20 = Polystyrène 06-1-60 PS extrusion naturel et blanc = = 06-1-61 PS extrusion couleur = = 06-1-62 PS injection naturel et blanc = = 06-1-63 PS injection couleur = = 06-2-60 PSE = = 06-2-61 PS injection et extrusion couleur = = 06-2-60 PSA Alu = = ABS 08-1-80 ABS blanc = = 08-1-81 ABS couleur = = 08-1-82 ABS / PC chutes neuves = = 08-2-80 ABS / PC (DEEE) = = PVC 03-1-30 PVC souple naturel = = 03-1-30-2 PVC souple couleur -20 = 03-1-32 PVC de thermoformage et calandrage couleur = -20 03-1-33-1 PVC de thermoformage et calandrage cristal = = 03 – 1-33-2 PVC - PE = = 03-1-34-1 PVC profilés couleur avec joint = -20 03-1-34-2 PVC profilés couleur sans joint = -20 03-1-35-1 PVC profilés blanc avec joint = = 03-1-35-2 PVC profilés blanc sans joint = = 03-2-30 PVC issu de BTP = -20 PET 01-1-10 PET thermo Cristal (ancien 01-1-100) = = 01-1-16 A-PET thermo couleur = = 01-1-17-1 A-PET préformé cristal = +10 01-1-17-2 A-PET préformé azuré = +10 01-1-17-3 PET préforme couleur transparente = = 01-1-17-4 À PET préforme couleur opaque = = 01-1-17-5 A PET préforme multicouches = = 01-1-18 PETG naturel = = 01-1-19 PETG bleuté, couleur = = Plastiques techniques 01-9-90 PC = = 01-9-91 PMMA = = 01-9-92 PA = = 01-9-93 POM -50 =

Mars

26

MERCURIALES DES PRIX

Octobre Novembre Décembre

L’ACTUALITÉ

24-29-tableau de bord-M2_Mise en page 1 25/01/13 14:14 Page26

www.plastiques-caoutchoucs.com


24-29-tableau de bord-M2_Mise en page 1 25/01/13 14:14 Page27


L’ACTUALITÉ

24-29-tableau de bord-M2_Mise en page 1 25/01/13 14:14 Page28

COMMERCE EXTÉRIEUR

Le prix moyen des matières est obtenu à partir des ventes en volumes et en valeurs, à l’exportation et à l’importation en novembre 2012 (source : Direction générale des Douanes).

Prix des matières Prix

Tendance

PEbdl

1 295

PEbd

1 301

PEhd

1 355

PP

1 338

PP copolymères

1 461

PSE

1 623

PS

1 582

SAN

2 292

ABS

1 831

PVC non mélangé

888

PVC-P (mélangé et plastifié)

1 867

PVC-U (mélangé, non plastifié)

1 177

PVDC

3 287

➘ ➘ ➘ ➚ ➘ ➘ ➚ ➚ ➘ ➘ ➘ ➘ ➚ ➘ ➚ ➚ ➚ ➘ ➚ ➘ ➘ ➘ ➘

Matières

28

Prix des matières

PTFE

(en € par tonne)

11 968

PVDF

20 313

PVAC

1 593

PMMA

2 540

POM

2 072

Époxydes

3 656

PC

2 614

PET

1 154

UP (polyester insaturé)

2 287

PA (-6 -11 -12 -6,6 -6,9 -6,10 -6,12)

3 576

Prix

Tendance

PA (autres)

3 540

Résines phénoliques

2 147

PUR

3 820

Résines mélaminiques

1 037

Silicones

4 723

CA-U (acétate de cellulose)

4 000

Déchets PE

372

Déchets styréniques

505

Déchets PVC

568

➘ ➚ ➚ ➚ ➚ ➚ ➘ ➘ ➚ ➘ ➘ ➘ ➚ ➘ ➘ ➘ ➘ ➚ ➚ ➘ ➘ ➘

Matières

(en € par tonne)

Déchets PP

600

SBR et XSBR (latex)

1 106

E-SBR

2 199

SBS

2 673

S-SBR (en balles)

2 455

BR

2 437

CIIR (plaques)

1 551

NBR (plaques)

3 153

SBR et XSBR (plaques)

2 084

CR (latex)

3 115

CR (plaques)

4 531

EPDM

2 973

EVA

1 676

Glossaire des plastiques et des caoutchoucs ASA : acrylonitrile styrène acrylate ABS: acrylonitrile-butadiène-styrène BOPP : PP bi-orienté BR : caoutchouc butadiène CPVC : PVC chloré CR : polychloroprène EPDM : monomère éthylène-propylène-diène E-SBR : caoutchouc butadiène styrène émulsion EVA : copolymère éthylène-acétate de vinyle EVM : monomère d'éthylène-acétate de vinyle HNBR : NBR hydrogéné LCP : polymères à cristaux liquides LSR : élastomère à silicone liquide MDI: di-isocyanate de diphénylméthane NBR : caoutchouc nitrile PA : polyamide PAI : polyamide-imide PAN : polyacrylonitrile PBT : polybutylène téréphtalate PC : polycarbonate PCT: polychloroterphényle PE : polyéthylène PEEK : polyétheréthercétone

PEhd : PE haute densité PEI : polyétherimide PEbd : PE basse densité PEbdl : PE basse densité linéaire PES : polyéthersulfone PET : polyéthylène téréphtalate PETG : PET modifié glycol PEuhpm : PE à ultra-haut poids moléculaire PI : polyimide PLA : acide polylactique POM : polyoxyméthylène, polyacétal PMMA : polyméthacrylate de méthyle PP : polypropylène PPA : polyphtalamide PPO : polyphénylène oxyde PPS : polysulfure de phénylène PPSU : polyphénylènesulfone PS : polystyrène PSE : PS expansé PSU : polysulfone PTFE : polytétrafluoroéthylène PUR : polyuréthane PVA: acétate de polyvinyle

Janvier/Février 2013 N°900

PVAC : polyacétate de vinyle PVB : polybutyral de vinyle PVC : polychlorure de vinyle PVC-P : polychlorure de vinyle plastifié PVC-U : polychlorure de vinyle non plastifié PVDC : polychlorure de vinylidène PVDF : polyfluorure de vinylidène PVOH: alcool de polyvinyle SAN : styrène-acrylonitrile SB: copolymère styrène-butadiène SBC : copolymère bloc styrène-butadiène SBR : caoutchouc butadiène styrène SBS : styrène butadiène styrène S-SBR : caoutchouc butadiène styrène en solution TDI : diisocyanate de toluène TPE : élastomère thermoplastique TPE-O : mélange caoutchouc et TPE TPO : TPE oléfinique TPS : TPE styrénique TPU : TPE de PUR TPV : TPE vulcanisé

www.plastiques-caoutchoucs.com


24-29-tableau de bord-M2_Mise en page 1 25/01/13 14:14 Page29

Commerce extérieur de presses à injecter (en milliers d’euros) 8000

Ex Exportations

Importations Im

6400

4800

29 3200

1600

2011

0

Nov.

Déc.

2012 Janv.

Fév.

Mars

Avril

Mai

Juin

Juil.

Commerce extérieur de machines de transformation Machines Machines à mouler par injection

Août

Sept.

Oct.

(en milliers d’euros)

2011

Douze derniers mois

Tendance

Exportations

40 141

34 854

Importations

64 120

56 659

Exportations

32 336

27 387

Importations

27 811

30 611

Exportations

145 004

124 063

Importations

24 938

16 207

Exportations

6 529

3 103

Importations

13 873

14 386

Exportations

113 977

177 602

Importations

170 252

204 694

Extrudeuses

Machines à mouler par soufflage Machines à thermoformer Moules pour plasturgie et caoutchoucs

Nov.

Zones d’exportation des presses à injecter

Zones d’importation des presses à injecter

Mexique 5%

Autres 47 % Portugal 1%

Royaume-Uni 8%

Chine 1% Italie 4% Autriche Japon 4% 5% Suisse 9%

www.plastiques-caoutchoucs.com

Russie 4%

États-Unis 7%

Autres 46 %

Pologne 8% Allemagne 29 % Espagne 9%

N°900 Janvier/Février 2013

Allemagne 13 %


30-37-GRAND ANGLE M2.QXD_Mise en page 1 25/01/13 12:30 Page30

www.plastiques-caoutchoucs.com www .plastiques-caoutchoucs.com est le site de référence de la plasturgie. La plasturgie française s’inscrit dans une dynamique positive. Les plastiques ont contribué à la croissance de nombreux secteurs, permettant de réduire la consommation de carburant dans l’automobile ou d’énergie de chauffage dans le bâtiment. Le site www.plastiques-caoutchoucs.com www.plastiques-caoutchoucs.com en rend compte chaque jour et à travers sa newsletter gratuite hebdomadaire.

La newsletter est diffusée chaque semaine auprès propose opose de 7 500 abonnés. Elle pr une information complète transformateurs, sur les tr ansformateurs, d’ordre, les donneurs d’or dre, producteurs matières es les pr oducteurs de matièr et les fabricants de machines. Son agenda v vous ous tient informé des gr ands rrendez-vous endez-vous grands de la pr profession ofession : FIP solution plastique, Midest et Fakuma. ecevoirr, rrendez-vous P our la rrecevoir, endez-vous Pour sur le site.

Ss Ss Ss E E E U U U Q I Q Q I I T T T c P&LCAaoSutchouc P&LCAaoSutchou P&LCAaoSutchouc

E AZIN MAG

DÉC

s.com tchouc caou iques.plast www

cs.com tchou caou iques.plast www

98 0112 28€

899 012 RE 2 8€ 2 EMB

E AZIN MAG

RIE S-SÉRES/ HORATIÈ È M S 2012€ 60 HINE C A M

s.com tchouc caou iques.plast www

E AZIN MAG

Ss E U Q I PLAST chouc

RIE S-SÉ HORAN 2012 60€ BIL

ut &Cao

E AZIN MAG

GIE ATÉ STR e vents

e Contr rées, et ma moulage le roto it invest

GIE ATÉ STR ullation,

m La siim iin un garoducttivvitté de p

LON

LON É SA CÔT capitale

Paris, iale du mond houc caoutc13 en 20

TIVE PEC

s.com tchouc caou iques.plast www


30-37-GRAND ANGLE M2.QXD_Mise en page 1 25/01/13 14:18 Page31

GRAND-ANGLE 31

CF plastiques

LES DISPOSITIFS IMPLANTABLES RESPIRENT LA SANTÉ p. 32 MARCHÉ

EN FRANCE, UNE CROISSANCE À DEUX CHIFFRES

p. 34 PANORAMA DR

DES USAGES TOUJOURS PLUS DIVERSIFIÉS

p. 35

p. 33

INNOVATION

3 QUESTIONS À…

L’HOMME BIONIQUE SERA FAIT DE PLASTIQUE

Franck Simon,

p. 36

chargé de projets innovation, Pôle des technologies médicales de Saint-Étienne (Loire)

RÉGLEMENTATION

LES DISPOSITIFS IMPLANTBLES DOIVENT ÊTRE CERTIFIÉS www.plastiques-caoutchoucs.com

N°900 Janvier/Février 2013


30-37-GRAND ANGLE M2.QXD_Mise en page 1 25/01/13 14:49 Page32

GRAND-ANGLE 32

CF Plastiques

EN FRANCE, UNE CROISSANCE À DEUX CHIFFRES MARCHÉ Avec près de 20 %

de croissance en un an, le marché français des dispositifs médicaux implantables se porte bien. Explications.

L

’article L5211-1 du Code de la santé publique définit de manière précise ce qu’est un dispositif médical: « Tout instrument, équipement, matière, produit, à l’exception des produits d’origine humaine, ou autre article utilisé seul ou en association, y compris les accessoires et logiciels intervenant dans son fonctionnement, destiné par le fabricant à être utilisé chez l’Homme à des fins médicales et dont l’action principale voulue n’est pas obtenue par des moyens pharmacologiques ou immunologiques ni par métabolisme, mais dont la fraction peut être assistée par de tels moyens ». Parmi eux, sont nommés dispositifs médicaux implantables actifs ceux qui sont « conçus pour être implantés en totalité ou en partie dans le corps humain ou placés dans un orifice naturel, et qui dépendent pour leur bon fonctionnement d’une source d’énergie électrique ou de toute source d’énergie autre que celle qui est générée directement par le corps humain ou la pesanteur ». Le marché mondial des prothèses et matériels orthopédiques représentait, en 2011,

33 milliards de dollars (environ 24,8 Mrds €), en progression de 5 % par rapport à 20101. Ce marché comprend la plasturgie, les métaux et la céramique.

Colonne vertébrale, genou et hanche, trio de tête Les parties du corps concernées sont, en tête, la colonne vertébrale, avec 23 % du marché global, en hausse de 4 %, pour un chiffre d’affaires évalué à 7,7 Mrds $ (5,8 Mrds €). Vient ensuite le genou, qui culmine à 7,3 Mrds $ (5,5 Mrds €, en croissance de 5 %). La hanche, avec 6 Mrds $ de chiffre d’affaires (4,5 Mrds €) ferme le podium, en hausse de 3 % sur un an. La plus forte progression est le marché des dispositifs médicaux implantables (DMI) des extrémités, en hausse de 12 % au niveau mondial, à 1,3 Mrd $ (1 Mrd €). Le marché mondial des prothèses du genou se répartit entre 23 % en Europe (1,3 Mrds € de chiffre d’affaires) et 55 % aux États-Unis. Du côté des prothèses de hanche, 23 % sont vendues en Europe (1 Mrd € de chiffre

Janvier/Février 2013 N°900

www.plastiques-caoutchoucs.com


E

30-37-GRAND ANGLE M2.QXD_Mise en page 1 25/01/13 12:31 Page33

Une filière dépendante des politiques Le secteur regroupe près de 1100 entreprises principalement constituées de PME employant moins de 50 personnes, soit environ 20000 salariés, estime le Syndicat national de l’industrie et des technologies médicales (Snitem). « Le marché des DMI en France affiche une belle croissance de près de 20 % par an, constate Franck Laubé, président de CF plastiques. La France est en effet bien reconnue dans le monde, grâce à un savoirfaire technique de qualité. » Un avis partagé par Franck Simon, chargé de projet au pôle des technologies médicales, à Saint-Étienne, dans la Loire (lire encadré ci-contre). « La France, avec les ÉtatsUnis, l’Allemagne et le Japon forme le quatuor de tête, affirme-t-il. Les raisons: une population vieillissante et des systèmes de santé très organisés. En France, le U de CHU signifie « universitaire. » Les professeurs doivent fournir des travaux de recherche. Ils sont avides de nouvelles connaissances pour améliorer la vie du patient. La Chine, le Brésil et certains pays du golde Persique, notamment le Qatar et les Émirats arabes unis, ont un marché des dispositifs médicaux en forte hausse. Le niveau de vie a augmenté et, en même temps que lui, la qualité des soins. » Le marché des dispositifs médicaux est fortement dépendant de la demande des établissements de santé (hôpitaux publics, cliniques privées, personnel du service public hospitalier...) en partie administrée par les schémas régionaux d’organiwww.plastiques-caoutchoucs.com

sation sanitaire (SROS). Ce dispositif s’appuie sur des enquêtes de santé et visent à planifier la santé publique. Durant la période 2005-2006, les fabricants de dispositifs médicaux ont souffert du SROS de troisième génération, qui imposait un gel des investissements dans les équipements lourds.

Concurrence de l’Asie Cette même période est marquée par l’entrée en vigueur des réformes de tarification et d’une politique restrictive de coût. Une des conséquences de ces réformes successives est la prise en charge d’une part croissante du coût lié au dispositif médical par le patient et par les complémentaires santé. La réforme Hôpitaux 2007, dont le budget atteint 10 Mrds € sur cinq ans, participe à redynamiser le marché des dispositifs médicaux. L’ob-

jectif du marché français est de maintenir son niveau dans la course à l’innovation sur la scène internationale, freinée par la concurrence des pays fabricants de dispositifs à faible valeur ajoutée et bon marché, tels que la Chine et l’Inde. En 2010, près de 44 % des dispositifs médicaux fabriqués en France étaient exportés, indique le cabinet d’audit et de conseil Ernst & Young. Plus qu’une activité de soutien, l’exportation s’impose comme un levier de croissance déterminant pour les PME françaises. Premier marché mondial des technologies médicales, les États-Unis étaient le premier client de la France avant que les Pays-Bas ne prennent cette place. Claire Pham

(1) Source: Avicenne Médical Data Compilation 2012, « Worldwide Orthopaedic Market and the Contract Manufacturing. » (2) Source: Cabinet Ernst & Young, étude du secteur des dispositifs médicaux, 2010.

Trois questions à… Franck Simon, chargé de projets innovation, Pôle des technologies médicales de Saint-Étienne (Loire) Les principales innovations actuelles dans les dispositifs médicaux implantables concernent-elles plutôt la forme ou les matériaux ? Les matériaux sont peu innovants, ce sont surtout des retouches. Il existe beaucoup de contraintes, puisque les matériaux doivent être biocompatibles et doivent résister à des sollicitations mécaniques importantes. Par exemple, une prothèse de hanche doit supporter huit à dix fois son poids. Le matériau doit aussi être parfaitement intégré par rapport à l’os – à défaut, de l’ostéoporose peut apparaître. Ainsi, le travail est surtout fait sur la forme des dispositifs médiaux implantables et sur les aides à la chirurgie : la robotique, l’informatique, l’apport éventuel de médicaments pour diminuer le risque infectieux, etc. Dans quelle partie du corps ? La dernière innovation majeure concerne la prothèse de rachis, la colonne vertébrale. Elle est fabriquée en polyétheréthercétone (PEEK). Ce thermoplastique possède de nombreux avantages. Il conserve ses propriétés mécaniques, même à haute température. Il est transparent, facilitant le contrôle postopératoire de l’implantation par le chirurgien. Il est ignifuge. Il résiste à l’abrasion et aux chocs. Il a un faible coefficient de frottement. Il est compatible avec plusieurs méthodes de stérilisation : à la vapeur, à l’oxyde d’éthylène, par rayonnement gamma etc. Il ne crée par d’interférences avec les systèmes d’imagerie aux rayons X, par imagerie par résonance magnétique (IRM) ou par tomodensitométrie (TDM, une technique de scanner). Il offre une grande résistance à l’usure. L’usinage du PEEK de qualité médicale nécessite des outils de coupe au carbone, mais il faut des outils au diamant pour travailler le PEEK armé de fibres de carbone. Quels sont les principaux fournisseurs ? Tornos a déjà mis au point différentes machines-outils pour cette application, en fonction des besoins spécifiques de ses clients. Metronic, Smith & Nephew s’y sont également mis.

N°900 Janvier/Février 2013

DR

d’affaires), contre 54 % aux États-Unis. Enfin, en ce qui concerne les prothèses de colonnes vertébrales, l’Europe plafonne à 13 % , à 755 millions d’euros (M€) de chiffre d’affaires, contre 76 % aux États-Unis. En France, en 2010, le marché des DM et des dispositifs de diagnostics in vivo est estimé, selon le ministère de l’Industrie, à 19 Mrds € (rapport Pipame). Sur ce chiffre, 938 M€ sont destinés aux prothèses et aux matériels orthopédiques, 4,3 Mrds € aux produits et prothèses ophtalmiques, 716 M€ au dispositifs médicaux cardio-vasculaires et 2,6 Mrds € aux consommables2. Les prothèses de hanche sont en hausse de 3 %, pour atteindre 180 M€ de chiffre d’affaires en 2011, soit 17 % du marché européen. Le marché des prothèses de genoux, avec un chiffre d’affaires de 156 M€, connaît une croissance de 4 % par rapport à 2010. Les prothèses d’épaule, en forte progression de 10 %, dépassent les 29 M€ de chiffre d’affaires en 2011, contre 26 M€ en 2010. Deuxième marché européen derrière l’Allemagne et avant le Royaume-Uni, la France représente près de 20 % du marché européen des dispositifs médicaux.

33


30-37-GRAND ANGLE M2.QXD_Mise en page 1 25/01/13 12:31 Page34

GRAND-ANGLE DES USAGES TOUJOURS PLUS DIVERSIFIÉS PANORAMA Toujours à la pointe de la recherche médicale mondiale, les fabricants français

de dispositifs médicaux implantables se tournent vers de nouvelles formes.

34

B

les années 1980, ils sont fabriqués en silicone, mais les acryliques sont apparus récemment. Mais ces derniers ont un défaut majeu : ils sont très fragiles à manipuler, sonc facilement altérés. Les recherches s’orientent vers des solutions permettant de les éviter.

en que ne représentant qu’une part minime dans la consommation des matières plastiques, l’industrie biomédicale consomme chaque année de plus en plus de polymères. Premièrement, parce que la consommation globale des dispositifs médicaux est sans cesse en augmentation, à 20 % de croissance en France en 2012 (lire Une croissance à deux chiffres, p. 32). Deuxièmement, parce que les plastiques montrent des propriétés fonctionnelles adaptées au secteur, et sont désormais souvent indispensables à la conception de nouveaux dispositifs introduits sur le marché. Des polymères élaborés sur mesure peuvent contribuer à un process biologique. Ils peuvent ainsi changer d’état à une température donnée, ou encore posséder une mémoire de forme, présenter des qualités de résistance très importante, etc.

Les implants cardio-vasculaires

Les implants orthopédiques Hanches, épaules, genoux, chevilles sont recréée à partir de matériaux ultralégers, en céramique, en alliage de titane ou en matière plastique. Ils peuvent même être dotés de systèmes hydrauliques pour les articulations. Ils ont une durée de vie de l’ordre de quinze à vingt ans et permettent aux patients de récupérer presque intégralement la mobilité de leurs articulations défaillantes. Les recherches portent sur des matériaux permettant d’allonger la durée de vie de la prothèse, sachant qu’une intervention est souvent lourde et qu’elle peut entraîner de graves complications en cas d’infection. Le polyétheréthercétone (PEEK), inventé en 1978 et commercialisé en 1981, permet de réaliser des pièces dotées de caractéristiques de haute résistance à l’usure, à la chaleur, aux courants électriques et aux produits chimiques. « Très facile à usiner, il sert à notamment à fabriquer des prothèses de très petites tailles en particulier celles des extrémités (les doigts, les orteils), développe Franck Laubé, président de CF Plastiques. Principal inconvénient: son coût. » Les implants devant recréer une articulation sont composés différemment. Elles comportent, en général, des éléments métalliques et un élément central en plastique, destiné à l’amortissement, au frottement et au glissement. Le matériau le

plus utilisé est le polyéthylène haute densité (PEhd). « Ses plus: il est biocompatible, il remplace favorablement le cartilage dans l’articulation, et son coût est moins important que celui du PEEK », résume Franck Laubé, ingénieur biomédical de l’entreprise.

Les implants en gastro-entérologie Une des premières applications du plastique dans ce secteur est la fabrication d’anneaux gastriques, utilisés afin de traiter l’obésité. Autre affection de plus en plus courante: le reflux gastro-œsophagien (RGO), dû à des sécrétions acides de l’estomac. De 5 à 7 % de la population mondiale serait atteinte. Une technique consiste à injecter par voie endoscopique un biopolymère dans la paroi de l’œsophage afin de renforcer le sphincter inférieur. L’implant, en copolymère éthylène-acétate de vinyle (EVA), n’empêche pas les aliments et les boissons de passer. Avantage: résistance à la digestion, non biodégradé, absence de risque cancérigène.

Les implants ophtalmiques Les implants intra-oculaires sont des lentilles destinées à être fixées à l’intérieur de l’œil devant ou derrière de l’iris, ou à la place du cristallin. Depuis

Toujours en pleine évolution, la chirurgie cardio-vasculaire utilise de plus en plus d’implants. Une prothèse vasculaire se substitue à une artère ou à une partie d’artère déficiente. Principalement fabriqué en polyester tissé ou non tissé, voire en téflon expansé, il est désormais possible DR d’envisager un stent à base du polymère poly(ester amide), biocompatible (non thrombogène et non inflammatoire). La société Alcis, spécialisée dans les produits pour la neurochirurgie de classe III, préfère, quant à elle, utiliser le silicone. « Pour deux raisons: également biocompatible, il sert à enrober les dispositifs électroniques pour monitoring dans les transplantations de cœur, de foie ou de rein, énumère Yoann Valorge. De plus, ce n’est pas traumatisant pour l’organe grâce à une bonne souplesse du matériau. » Autre essai scientifique: un cœur artificiel. La société Carmat envisage de réaliser les premiers essais de son cœur artificiel total (900 grammes) sur des patients, « sous réserve de l’autorisation de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), et de l’avis favorable des comités de protection des personnes », prévient Marcello Conviti, directeur général de l’entreprise. Avec 29,3 millions d’euros levé en juillet 2011, ce projet doit aboutir à la production du cœur artificiel le plus avancé au monde, grâce à l’expérience médicale du professeur Carpentier, à l’origine des valves cardiaques Carpentier-Edwards, et l’expertise industrielle d’EADS. Mais, pour l’instant, rien n’est fait et tout est précieusement gardé sous silence. Claire Pham

Janvier/Février 2013 N°900

www.plastiques-caoutchoucs.com


30-37-GRAND ANGLE M2.QXD_Mise en page 1 25/01/13 12:31 Page35

L’HOMME BIONIQUE SERA FAIT DE PLASTIQUE INNOVATION De nouveaux polymères viennent renforcer le caractère indispensable

du plastique dans les dispositifs implantables.

A

lors que les matières plastiques envahissent les voitures, elles ont conquis un autre marché: le corps humain. En effet, qu’il s’agisse d’implants, de prothèses ou d’instruments médicaux, notre corps peut compter sur le plastique pour l’aider à se guérir ou à pallier des handicaps. Pourtant, l’utilisation du plastique en milieu médical est récente : elle date d’à peine un demi-siècle. Leurs avantages en biocompatibilité, en durée de vie et en fiabilité ont fait exploser le nombre d’applications. Inutilisé il y a moins de trois générations, le plastique est devenu indispensable. On retrouve du polyéthylène (PE) pour les prothèses de hanche, du polyétheréthercétone (PEEK) dans l’épaule ou encore du polyméthacrylate de méthyle (PMMA) dans la bouche. La grande force du plastique réside dans ses propriétés aseptiques, c’est-à-dire les garanties d’absence de germe infectieux. Mais il est surtout indispensable pour sa biocompatibilité. Au contraire du métal, sa souplesse lui permet de côtoyer un os sans créer de gradient de rigidité ou de problème de densification. Il possède d’excellentes propriétés tribologiques, essentielles pour limiter l’usure des prothèses lors des mouvements du patient. Ainsi, des dispositifs implantables en plastique peuvent intégralement remplacer une partie de notre anatomie, ou encore rétablir un sens altéré, comme pour les implants auditifs. Au-delà de l’asepsie et de la biocompatibilité, certains plastiques proposent des avantages supplémentaires, plus particulièrement, le polyphénylène sulfone (PPSU) et le PEEK.

En effet, le PEEK offre la plus grande stabilité parmi tous les plastiques et, plus largement, tous les matériaux. « Alors que les métaux finissent par s’oxyder, des polymères par se dégrader, le PEEK conserve ses propriétés mécaniques à l’échelle de la durée de vie d’un patient », précise Marc Dietlin, responsable commercial Europe, Moyen-Orient et Afrique pour les applications dans la chirurgie du rachis chez Invibio. « Le PEEK se pose en alternative aux matériaux historiquement utilisés, comme les métaux (Alliage cobaltchrome – CoCr –, Titane), les céramiques ou le PE ultra-haute densité (PEuhd). En présentant des propriétés mécaniques totalement différentes de ces matériaux historiques, le PEEK permet l’émergence de concepts totalement novateurs, comme les dispositifs implantables actifs pilotables ou rechargeable sans intervention sur le patient,

L’échelle : la durée de vie du patient Le PPSU est capable de résister à de nombreux cycles de stérilisations, ce qui n’est pas le cas du polyacétal (POM). « Notre PPSU, que nous commercialisons sous le nom Tecason P MT, est particulièrement adapté à des applications nécessitant des stérilisations répétées contrairement au POM, qui a tendance à terme à se déformer et à se décolorer », précise Martine Marquezy, chef de projet chez Ensinger. Mais le PPSU présente un point faible : sa fragilité aux microfissures, faiblesse que ne possède pas le PEEK. www.plastiques-caoutchoucs.com

N°900 Janvier/Février 2013

ou de nouvelles générations de prothèses orthopédiques », rajoute Marc Dietlin. Ces nombreux atouts ont transformé le PPSU et le PEEK en concurrents redoutables pour les autres biomatériaux. Malgré un coût plus élevé, ils profitent d’un rapport prix-prestation exceptionnel doublé d’une mise en œuvre plus aisée que pour les métaux. « La part matière dans un dispositif est généralement assez faible pour ne pas représenter un critère de choix essentiel, et aucune matière plus économique ne présente la combinaison de propriétés spécifiques du PEEK, des propriétés mécaniques proches de celles de l’os, sa radiotransparence partielle ou totale, sa résistance aux principaux modes de stérilisation et, bien sûr sa biostabilité à très long terme », résume Marc Dietlin. Audrey Loubens

35


30-37-GRAND ANGLE M2.QXD_Mise en page 1 25/01/13 12:31 Page36

GRAND-ANGLE LES DISPOSITIFS IMPLANTABLES DOIVENT ÊTRE CERTIFIÉS RÉGLEMENTATION En plastique ou non, les dispositifs médicaux

sont soumis à une réglementation rigoureuse.

L

biomatériau amené à subir des cycles de stérilisation par autoclave doit résister à 134 °C, si la stérilisation se fait à air chaud, il doit supporter 180 °C. « Nous soumettons nos produits à un laboratoire extérieur en charge de réaliser les différents tests », confirme Martine Marquezy, chef de projet chez Ensinger. Ces tests de biocompatibilité répondent aux normes ISO: cytotoxicité, hémocompatibilité, sensibilisation et réaction intracutanée, toxicité systémique accrue, etc. Cette réglementation peut être amenée à évoluer. Par exemple, les prothèses articulaires (hanche, genou, épaule) ont droit à leur procédure particulière. Depuis 2009, elles sont considérées comme des dispositifs de classe III, et non IIb. Depuis peu, il est possible de s’affranchir des tests de toxicité systémique. « Chez Ensinger, nous avons décidé de ne plus pratiquer ces tests

qui s’effectuent sur des animaux, se félicite Martine Marquezy. Nous préférons recourir au test ISO 10993-18, qui est un test chimique. » Malgré des temps de développements longs, « le secteur des dispositifs médicaux est très compétitif », constate Axelle de Franssu, du bureau de presse de l’ANSM. Devant la multiplicité des dispositifs déclarés chaque année, l’ANSM a entamé une réflexion pour favoriser une meilleure vérification des dispositifs médicaux de plus en plus nombreux. « Le scandale des prothèses PIP n’a pas induit de modification de la réglementation, puisqu’elle n’était pas en cause, observe Axelle de Franssu. Il s’agissait d’une fraude. En revanche, cela a provoqué une prise de conscience, et nous notons un nombre croissant de signalements. Grâce à eux, nous pouvons mieux exercer notre rôle de police sanitaire. » Audrey Loubens

Tests en laboratoire Pour savoir à quelle classe est rattachée un dispositif, le fabriquant peut s’adresser à l’ANSM ou à l’organisme de certification de son choix. En effet, chaque dispositif doit remplir un cahier des charges qui lui est propre, en biocompatibilité, en résistance chimique (aux agents désinfectants comme l’alcool ou le formaldéhyde, aux peroxyde d’azote en cas de stérilisation plasma, etc.), en tenue aux radiations, en résistance aux chocs, en résistance à la chaleur ou encore en compatibilité avec d’autres matériaux. Par exemple, un

Invibio Biomaterial Solutions

36

a mise sur le marché des prothèses ou implants obéit à une réglementation stricte, celle des dispositifs médicaux (DM), des dispositifs médicaux implantables actifs (DMIA) et des dispositifs médicaux de diagnostic in vitro (DMDIV). Au contraire des médicaments, de tels dispositifs ne nécessitent pas d’autorisation de mise sur le marché, et le fabriquant est seul responsable. Le marquage CE (Communauté européenne) pour les objets à finalité médicale nécessite obligatoirement de soumettre le dispositif concerné à une procédure d’évaluation de conformité aux exigences des directives européennes. Cette certification garantie la bonne conformité du dispositif avec les exigences correspondantes. Celles relatives à la mise sur le marché des DMIA dépendent de la directive 90/385/CEE, celles pour les DM de la directive93/42/CEE. En France, l’autorité compétente est l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), ex-Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). La réglementation étant européenne et non française, chaque fabricant est libre de faire appel à un autre organisme certificateur de l’union européenne. Le fabricant rémunère l’organisme choisi pour son travail de certification, la mise sur le marché, quant à elle, est une démarche gratuite. Elle consiste à déclarer le nouveau dispositif à l’ANSM de façon à ce qu’il soit référencé dans la base de données. Chaque dispositif appartient à une classe, I, II ou III correspondants à un niveau de risques croissant.

Janvier/Février 2013 N°900

www.plastiques-caoutchoucs.com


30-37-GRAND ANGLE M2.QXD_Mise en page 1 25/01/13 14:49 Page37

GR

IS R PA 13 T TE 0 0 2 LE 51 r e ri VIL nd v é L A ta F -14 DE ns! S 3 1 LLE ro A se H E us y D AN No

IntElect - pack médical La réponse aux exigeances du secteur pharmaceutique

www.sumitomo-shi-demag.eu


38-45-Côté salon-M2_salon 25/01/13 14:23 Page38

PROFESSION

CÔTÉ SALON

38

DR

PHARMAPACK, AU SERVICE DU PATIENT MÉDICAL. Plus de 3 000 visiteurs et 280 exposants sont attendus à Paris,

les 13 et 14 février, pour le salon du packaging et des dispositifs médicaux.

P

our sa douzième édition, qui se déroule les 13 et 14 février 2013 à la grande halle de la Villette, à Paris, le salon Pharmapack veut placer le « patient au cœur du processus d’innovation ». Objectif : amener les participants à une réflexion sur le rôle moteur du patient dans le développement de dispositifs d’administration des médicaments. Plus de 3 000 visiteurs sont attendus. En se fixant un but commun, les acteurs de la filière redéfinissent la notion de sous-traitance dans le médical et s’inscrivent dans une démarche de codéveloppement des produits. Les organisateurs du salon ont souhaité accompagner cette tendance en prenant en compte l’évolution des exigences régle-

mentaires, les impératifs d’optimisation des processus de fabrication, la réduction des coûts et le développement durable. Avec 70 nouvelles sociétés, Pharmapack 2013 rassemblera, au total, 280 fournisseurs de solutions packaging pour les produits de santé, dont 60 % venant de l’étranger, de 27 pays au total dont l'Inde, la Finlande et la Tunisie, représentées pour la première fois. Sur cet espace, les visiteurs explorent un réservoir de compétences disponibles à l’échelle mondiale.

Pharmapack Awards : les lauréats attendus Au travers de 40 présentations semiscientifiques et de nombreux débats, un panel d’experts internationaux abordera, Janvier/Février 2013 N°900

durant ces deux journées, les différents aspects à concilier et à intégrer dans le développement de nouvelles solutions. Point d’orgue de l’événement, la cérémonie des Pharmapack Awards 2013 récompensera les médicaments, les dispositifs médicaux, les produits de santé et les médicaments vétérinaires mis sur le marché entre novembre 2011 et décembre 2012. En lien avec la thématique principale de cette édition et pour mieux prendre en compte les bénéfices pour le patient et l’utilisateur, le jury des Pharmapack Awards a intégré, parmi ses membres, des représentants d’associations de patients, des soignants et des grossistes répartiteurs. Alexandre Couto

www.plastiques-caoutchoucs.com


38-45-Côté salon-M2_salon 25/01/13 14:23 Page39

CÔTÉ PRODUITS

PROFESSION

SEMCO

BOURSIER-SOGREG

Le médical se met au vert

Nouveau distributeur de gélules

Semco produit des bouteilles et des flacons pour pilules à partir d’un polyéthylène (PE) biosourcé. Produit au Brésil à partir du traitement de la canne à sucre, chaque tonne de ce polyéthylène « vert » capture et séquestre jusqu’à 2,5 tonnes de dioxyde de carbone de l’atmosphère, aidant ainsi à réduire les émissions de gaz à effet de serre et le réchauffement climatique. Il possède, par ailleurs, les mêmes caractéristiques que le PE issu d’une source fossile, tout en disposant d’une densité plus faible. Cette réduction de son poids permet aussi de réduire l’empreinte carbone liée à son transport. La moitié de la gamme de bouteilles et flacons de Semco est disponible dans cette matière. Stand 119

Boursier-Sogreg a conçu et développé un nouveau dispositif de distribution de gélules à l’unité, notamment pour les gélules de forme oblongue. Ce dispositif nomade permet l’approvisionnement en gélules à l’unité, sans contact direct avec les autres, ce qui évite la contamination hygiénique. Le distributeur peut éventuellement être rechargeable, afin de réduire les rejets, et il peut être directement mis en rayon, sans avoir besoin d’un conditionnement supplémentaire de type carton ou autre. Le dispositif fait l’objet d’une demande de dépôt de brevet auprès de l’Institut national de la propriété industrielle. Stand 547

ERMO Allégement des emballages

AGUETTANT L’injection plus pratique Le laboratoire Aguettant présente un stylo auto-injecteur en polypropylène (PP), pour l’injection sous-cutanée. Il est multidosage, réutilisable et jetable. Le stylo a été repensé pour faciliter son utilisation en cas d’urgence et le rendre plus discret, mais aussi pour contribuer à une meilleure observance de la prescription. Selon Aguettant, le produit se veut plus pratique et ergonomique, avec un corps redessiné pour améliorer sa tenue, et il dispose d’un grip pour faciliter les manipulations. À l’extrémité, un bouton-poussoir rond, finement cranté, permet la sélection du dosage, indiqué en milligrammes sur le dispositif. Stand 154

www.plastiques-caoutchoucs.com

Le groupe Ermo, mouliste de haute précision présente son concept d’assemblage dans le moule breveté. Dans un contexte d’allégement des emballages plastiques, Ermo développe l’injection compression pour optimiser la réduction d’épaisseur de la pièce plastique grâce à une compression de la matière lors de la fermeture du moule. Parallèlement le mouliste travaille sur des méthodes de co-injection en injectant une seconde matière plastique à l’intérieur d’une paroi déjà injectée. Cette solution permet la conservation du contenu grâce à cette matière barrière. Stand 338

N°900 Janvier/Février 2013

39


38-45-Côté salon-M2_salon 25/01/13 14:24 Page40

PROFESSION

40

CÔTÉ SALON

SARTORIUS STEDIM BIOTECH

UNION PLASTIC

Des tubes plus performants

Pipettes ergonomiques

Sartorius Stedim Biotech présente ses tubes réalisés en silicone vulcanisés au platine, baptisé Tuflux SIL. Ce produit a été codéveloppé avec la société Raumedic, spécialiste des équipements et des systèmes médicaux en polymères. Tuflux SIL est désormais le nouveau standard de Sartorius Stedim Biotech, et équipe l’ensemble de ses poches de transfert. La collaboration avec Raumedic devrait perdurer et amener de nouvelles innovations. Stand 376

Le plasturgiste Union Plastic, situé en Haute-Loire, met en avant son savoir-faire dans la production de pipette pour l’administration de sirops pédiatriques. Un travail effectué avec des parents, des nourrices, des pédiatres et des pharmaciens a permis à Union Plastic d’avancer sur des axes négligés dans les développements. L’ergonomie des pipettes a été améliorée, par rapport à celles disponibles sur le marché, en permettant notamment de prélever le produit d’une main. Par ailleurs, la forme de l’embout a été retravaillée pour faciliter l’administration aux nourrissons, en diminuant les formes anguleuses. Le design de la nouvelle pipette est composé d’un embout arrondi, d’une ouverture oblongue et d’un poussoir de piston innovant. Elle complète le modèle 5 ml, lancé en 2010. Stand 559

SUMITOMO-DEMAG Précision et régularité SANNER Ouverture d’une main L’entreprise allemande Sanner présente son distributeur de gélule Tabtec. Il dispose d’un système de fermeture qui peut être ouvert d’une main et les tablettes. Par ailleurs, le nouveau bouchon déclipsable FOSG 27, à destination des tubes pour tablettes effervescentes, peut facilement être ouvert d’une main. Très ergonomique, le bouchon reste attaché au tube et crée une place idéale pour positionner un nom de marque. Le FOSG 27 s’adapte à tous les tubes standards. Stand 330

Pour sa première participation à Pharmapack, le constructeur de presse à injecter Sumitomo met en avant les machines de sa gamme Intelect. Ces presses tout électriques peuvent être équipées de modules spécifiques, ce qui renforce leur efficacité dans des domaines aussi exigeants que le médical. Les effets sont nombreux : le module Activelock, prévient les reflux de matière, l’Activedynamics permet un contrôle de haute précision de l’injection, tandis que l’Activeflowbalance est particulièrement destiné aux moules multi-cavités, en contrôlant la pression dans chacune d’entre elles. La fonction Activedynamics fait désormais partie de l’équipement standard de la gamme Intelect. L’ensemble de ces éléments permet une injection précise et régulière des pièces, tout en préservant la qualité de l’air, élément essentiel dans le médical. Stand 510

Janvier/Février 2013 N°900

www.plastiques-caoutchoucs.com


38-45-C么t茅 salon-M2_salon 25/01/13 14:24 Page41


38-45-Côté salon-M2_salon 25/01/13 14:24 Page42

PROFESSION

42

CÔTÉ SALON

HPT

QOSINA

Le plastique se substitue au verre

Sûr et pratique

Devant la demande croissante d’emballages plus légers et incassables dans l’industrie pharmaceutique, HPT propose sa solution. La société commercialise une gamme de bouteilles et de flacons injectés en Zeonex 690, un polymère cyclo-oléfine (COP) commercialisé par Zeon. Cette matière se distingue par ses hautes propriétés barrière. Les flacons sont dotés d’un système de bouchage standard par clipsage. HPT propose aussi des flacons opaques en polyéthylène haute densité (PEhd) équipées de bouchons de sécurité et de témoins d’effraction, disponibles pour des contenances de 35 à 300 ml. Stand 163

Qosina présente sa valve d’hémostase à une main qui facilite la manipulation de multiples tubes avec des adaptateurs spéciaux. Un levier permet de fixer le dispositif par une pression des doigts dans trois positions : ouverte, semi-ouverte, fermée. Le corps est en polycarbonate (PC) et en polyoxyméthylène (POM). La valve est en silicone. Stand 264

NOLATO Une gamme étendue Nolato Medical Pharma Packaging, nouvelle entité du groupe suédois Nolato, présente ses emballages pharmaceutiques en polyéthylène haute densité (PEhd), en polypropylène (PP) et en polyéthylène téréphthalate (PET). La gamme de bouteilles et de flacons est diversifiée et inclut des dispositifs avec témoins d’effraction et protection pour les enfants. Plusieurs produits sont présentés, comme le Cerbo Creo, un conteneur cubique avec un bouchon de protection enfant et un emballage triangulaire et ergonomique commercialisé sous la marque Threasy. Stand 137

TECHNOFLEX Un port bateau Technoflex a développé un connecteur, appelé port bateau, utilisé à la place du tube. Il est fabriqué avec la même matière que la poche flexible (Inerta). Ce connecteur peut être soudé par ultrason à la poche, sans intervention humaine, ce qui le rend idéal pour des applications de poches aseptiques. Le port bateau est conçu pour vider complètement la poche de son contenu. Le client peut choisir le nombre de ports installés sur chaque poche. Des ouvertures twist-off sont également disponibles. Stand 350

Janvier/Février 2013 N°900

www.plastiques-caoutchoucs.com


38-45-Côté salon-M2_salon 25/01/13 14:24 Page43

NEUTROPLAST Rien que pour vos yeux Neutroplast lance sa ligne Cig & Alfa de bouteilles en polyéthylène (PE), destinées à l’administration de produits ophtamologiques. La société, basée à Lisbonne, au Portugal, étend ainsi sa gamme de bouteilles compte-gouttes, déjà dans son portefeuille de produits avec la marque Estoril. Les bouchons et les compte-gouttes s’adaptent aux deux lignes. La gamme Cig & Alfa débute en 5 ml. Stand 447

visite à us rendre Venez no r notre stand 215 ack su illette, Pharmap e de la V s ri Pa hall février 13-14

REXAM Sécuriser l’injection Rexam a développé un dispositif de sécurité pour les seringues préremplies: le dispositif Safe’n’Sound, qui empêche tout contact non intentionnel avec l’aiguille pour les professionnels de la santé et les patients. Le dispositif évite ainsi tout risque de contamination. Comparé à une seringue nue, le système Safe’n’Sound, garantit une protection passive et, lorsque l’injection est finalisée, la seringue se rétracte automatiquement dans le dispositif, sans l’intervention de l’utilisateur. Compact, léger et transparent, le système dispose de quatre composants : une douille, un corps, un piston et un ressort. Il fonctionne avec tous les types de seringues. Stand 549

Chez DuPont, vous découvrirez des matériaux qui contribuent à la santé de tous. Utilisés dans des dispositifs médicaux et paramédicaux, directement ou dans leurs conditionnements, ils facilitent et fiabilisent l’administration des soins et des traitements.

DuPont International Operations Sàrl 2 chemin du Pavillon - PO Box 50 1218 - Le Grand Saconnex Switzerland Tel+41 22 717 51 11

Learn more at healthcare.dupont.com

L’Ovale DuPont™, The miracles of science™ et tous les noms de produits suivis du signe ® sont des marques ou marques déposées de DuPont et de ses sociétés affiliées.

www.plastiques-caoutchoucs.com

N°900 Janvier/Février 2013


38-45-C么t茅 salon-M2_salon 25/01/13 14:24 Page44


38-45-Côté salon-M2_salon 25/01/13 14:24 Page45

CÔTÉ SALON ULTRAPOLYMERS La distribution sur mesure Ultrapolymers, un des acteurs majeurs de la distribution, met en avant la gamme Purell de Lyondellbasell. Cette gamme de polyoléfines est destinée spécifiquement aux applications médicales et de pharmacopée. Elle propose des grades basse et haute densité,

ainsi que des polypropylènes (PP). Ultrapolymers distribue les plastiques des principaux producteurs européens ainsi que les compounds de la société Ravago. Stand 554

TOP CLEAN PACKAGING Scellage sous contrôle La dernière innovation technique de la gamme Top Clean Seal permet de garantir un contrôle préventif avant scellage des blisters. Un contrôle caméra systématique et automatique garantit de ne sceller que des blisters complets. L’utilisation d’emballages transparents permet, en effet, de valider non seulement la présence de toutes les pièces, mais aussi leur posi-

www.plastiques-caoutchoucs.com

tionnement. Top Clean Packaging présente également sa machine de scellage Cartolux 600, équipée d’une surface de scellage de 600 x 400 mm, d’un écran tactile 6 pouces, d’un changement de l’outillage semi-automatique par l’avant de la machine et d’une alarme d’avertissement de qualification. Stand 436

N°900 Janvier/Février 2013


46-48-formation-M2_Mise en page 1 25/01/13 13:00 Page46

PROFESSION

FORMATION Avantage aux centres de formation FISCALITÉ Des évolutions dans la taxe d’apprentissage

réorientent cette contribution en faveur de l’alternance.

L

La part du quota en hausse « Il faut bien avoir à l’esprit que les élèves qui suivent une formation en apprentissage n’ont pas de frais de scolarité, rappelle Émilie Parfait, chargée de la prospection à l’Institut supérieur de plasturgie d’Alençon (Ispa), dans l’Orne. Or, leur formation a un coût. » Les entreprises ont l’obligation de reverser au CFA d’accueil le coût réel de la formation de leurs apprentis, ceci dans la limite de leur quota. Pour donner un coup de pouce à l’apprentissage, le gouvernement a donc décidé d’accroître progressivement la part de ce quota afin d’arriver, en 2015, à 59 % de la TA. « En augmentant la partie quota, on permet aux petites et aux moyennes entreprises de financer davantage les CFA d’accueil de leurs apprentis », insiste Typhanie Petrot, responsable de la taxe d’apprentissage à la Fédération. Ce n’est pas anecdotique puisque, pour une école comme l’Ispa, la TA représente 25 à 30 % du budget de fonctionnement, d’après Daniel Vallienne, directeur des études. « Il y a un double enjeu pour les entreprises, insiste Émilie Parfait : améliorer l’environnement

Le nouveau calcul de la taxe d’apprentissage permettra de financer davantage les investissements nécessaires à la formation des apprentis.

de formation de leurs apprentis d’aujourd’hui et assurer notre capacité à former leurs salariés de demain. » En début d’année, les écoles démarchent donc les entreprises afin de les encourager à orienter vers eux la partie non affectée de leur taxe. « Cela donne aux contributeurs une place particulière dans la vie de l’école, rappelle Daniel Vallienne. Ils peuvent venir aux jurys de sélection pour préparer le recrutement d’un apprenti, ou proposer des projets, par exemple. » En 2012, après paiement de son dû au Trésor public et la distribution de 7,2 millions d’euros de fonds pré-affectés aux établissements concernés, la Fédération a utilisé 1,8 mil-

lions d’euros à promouvoir les formations et à renforcer l’attractivité de la plasturgie.

Information des jeunes En accord avec les instances paritaires, la somme a été répartie entre les établissements de formation (79 %) et des actions menées dans le cadre d’une convention signée avec les ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur (31 %). En 2013, cette part sera, entre autres, utilisée pour impliquer davantage les enseignants et les formateurs à la sensibilisation et à l’information des jeunes sur le monde professionnel. Florence Martinache

Après le malus, un bonus Afin d’encourager les entreprises de plus de 250 salariés, en plus du système de malus que constitue la Contribution supplémentaire à l’apprentissage (CSA), le gouvernement a mis en place un bonus pour celles dont 4 à 6 % de l’effectif est en contrat d’apprentissage ou de professionalisation. De plus, à partir de 2013, « obligation est faite aux entreprises d’informer les centres de formation d’accueil de leurs apprentis des sommes qui leur seront affectées, ou d’en donner mandat à leur organisme collecteur », indique Typhanie Petrot, ceci afin d’« avoir une estimation des fonds qu’ils percevront au titre de la taxe d’apprentissage et de provisionner leurs budgets ». http://www.laplasturgie-taxe-apprentissage.org/

Janvier/Février 2013 N°900

www.plastiques-caoutchoucs.com

Ispa

46

e 28 février 2013 au plus tard, les entreprises assujetties à la taxe d’apprentissage (TA) devront avoir réglé cette contribution à de l’un des 147 organismes collecteurs (Octa). La Fédération française de la plasturgie, Octa de référence pour son secteur, a récolté, en 2012, 17,5 millions d’euros auprès de 1 657 entreprises. En 2013, la répartition de la taxe entre ses deux composantes, barème et quota, se voit de nouveau modifiée. Le barème, qui finance la formation initiale, est fixé à 45 % (47 % en 2012). Le quota, pour sa part, représentera 55 % (53 % en 2012) : 22 % reversés au Financement national du développement et de la modernisation de l’apprentissage (FNDMA) et 33 % aux centres de formation d’apprentis (CFA).


46-48-formation-M2_Mise en page 1 25/01/13 13:00 Page47

CFP

Afcoplast Formation

Date

Lieu

Extrusion tubes et profilés

19 au 20 mars 2013

Groslay

Réalisation de corps creux

26 et 27 mars 2013

Groslay

Renseignements : CLM Formation – 11, rue du Château – 95410 Groslay Tél. 01 39 90 23 63 – Site internet : www.afcoplast.com

Cetim - Cermat Formation

Date

Lieu

Maitriser la désignation des matières plastiques

12 au 15 mars 2013

Mulhouse

Conception des assemblages par collage

8 au 12 avril 2013

Mulhouse

Comprenez les enjeux liés à l’éco-conception

4 juin 2013

Mulhouse

L’analyse fonctionnelle du besoin pour élaborer vos cahiers des charges

4 au 5 juin 2013

Mulhouse

Lecture de plans de définitions

5 au 6 juin 2013

Mulhouse

Concevez vos produits en intégrant l’environnement

5 au 6 juin 2013

Mulhouse

Maitriser la durabilité des pièces d’aspects

6 au 7 juin 2013

Mulhouse

17 au 21 juin 2013

Mulhouse

Mulhouse

Renseignements : 21 Rue de Chemnitz – BP 2278 68068 Mulhouse CEDEX – Tél. Julie Rousseau, 03 89 32 72 48 Site internet : www.cetim-cermat.com

CFP Stages

Dates

Lieu

Les «5 S» et le management visuel

19 février 2013

Lyon

La démarche Lean 6 Sigma

19 février 2013

Paris

Devenez pilote en Lean 6 Sigma

19 février 2013

Paris

Analyser, comprendre, adapter la simulation rhéologique à la réalité

21 février 2013

Lyon

Conception d'un produit injecté Prise en compte matériaux process

25 février 2013

Paris

Maintenance des moules d'injection

26 février 2013

Lyon

Lecture de plans

5 mars 2013

Lyon

Réglage 3

11 mars 2013

Lyon

Dates

Lieu

Plan d'expérience

4 février 2013

Lyon

Règles statistiques

4 février 2013

Lyon

La réglementation Hygiène sécurité environnement (HSE)

7 février 2013

Lyon

Changement rapide d’outil SMED (Single 7 février 2013 Minute exchange of Die)

Lyon

Ifoca Date

Lieu

Matériaux et procédés : le caoutchouc par la pratique

11 au 14 mars Nantes 2013 Carquefou

Mélangeage sur mélangeurs à cylindres : initiation par la pratique

25 au 28 mars Nantes 2013 Carquefou

Matériaux et procédés : le caoutchouc par la technique

25 au 29 mars 2013

Vitrysur-Seine

Extrusion : initiation par la pratique

2 au 4 avril 2013

Nantes Carquefou

Initiation du personnel de laboratoire

2 au 5 avril 2013

Vitry-surSeine

Extrusion : perfectionnement

8 au 12 avril 2013

Nantes Carquefou

Mélangeages sur mélangeurs à cylindres et mélangeurs internes : initiation par la pratique

22 au 26 avril 2013

Nantes Carquefou

Renseignements : 60, rue Auber – 94400 Vitry-sur-Seine Tél. 01 49 60 57 51 – Fax 01 49 60 70 66 Courriel : formation.continue@ifoca.com

Ispa Formation

Date

Lieu Alençon

11 février 2013

Paris

Monteur régleur injection 1er niveau

Réglementation européenne pour les matières platsiques

12 février 2013

Lyon

Connaissance des matières plastiques et de leurs modes de transformation

18 au 22 mars 2013

Alençon

La pénibilité dans la plasturgie

14 février 2013

Paris

Conception pièces et outillages en injection

18 au 22 mars 2013

Alençon

Créer son document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP)

15 février 2013

Paris

Industrialiser un process en injection

18 au 22 mars 2013

Alençon

Maintenance productive totale (TPM, Total Productive Maintenance)

19 février 2013

Lyon

Renseignements : Pôle universitaire de Montfoulon – BP 823 61041 Alençon CEDEX – Tél. 02 33 81 26 20

N°900 Janvier/Février 2013

SIGLES Afcoplast : Assistance

Matières plastiques et procédés tous secteurs d'activité

11 au 15 mars 2013

www.plastiques-caoutchoucs.com

47

Renseignements : Kathia Léandre - Tél : 01.72.71.77.72 Courriel : k.leandre@cfp-france.com site internet : www.plasturgie-formation.com

Formation

Pratiquer l’Analyse des modes 11 au 13 juin de défaillance, de leurs effets et de leur criticité (AMDEC) produit/ 2013 processus dans un contexte automobile Pratique de l’analyse d’avaries de pièces plastiques, élastomères et composites, contrôle

Stages

formation et conseil à l’industrie des plastiques.

Cetim-Cermat : Centre technique des industries mécaniques Centre de formation.

CFP : Centre de formation de la plasturgie. Ifoca : Institut de formation du caoutchouc. Ispa : Institut supérieur de plasturgie d’Alençon.


Crédit photo : SNCP -

46-48-formation-M2_Mise en page 1 25/01/13 13:00 Page48

> un salon + un congrès IRC 2013 : véritable vitrine de la filière « caoutchouc & polymères ».

Un rendez-vous international incontournable w w w. i r c 2 0 1 3 . c o m


48-50-droit-M2_droit 25/01/13 12:54 Page49

DROIT

PROFESSION

Le droit de la concurrence ne (re)connaît pas la crise MARCHÉ La rigidité du droit européen de la concurrence se heurte actuellement aux situations économiques difficiles. Ce cadre juridique peut-il être assoupli ?

I

l est régulièrement reproché aux autorités de la concurrence de ne pas suffisamment tenir compte de la situation économique dans laquelle se trouvent les entreprises, voire, par une rigueur excessive, de participer à leur affaiblissement. De fait, le commissaire européen à la Concurrence, Joaquín Almunia, a rappelé, le 6 décembre 2012, qu’il n’était pas question d’assouplir l’application du droit communautaire de la concurrence, au motif de la situation actuelle de crise. La difficulté économique d’un secteur ou d’une entreprise est, certes, prise en considération en cas d’aides de l’État. Soumises à un contrôle rigoureux de la part de la Commission européenne, en ce qu’elles peuvent fausser la concurrence entre entreprises, ces aides sont favorisées par la crise économique et, à différentes reprises, la Commission s’est montrée un peu plus souple dans leur acceptation.

Les « cartel de crise » interdits En outre, la situation économique du secteur et/ou d’une entreprise, est également retenue dans le cadre du contrôle des concentrations. Ainsi, l’acquisition d’une entité vouée à disparaître en raison de difficultés économiques est validée plus facilement (doctrine dite de l’ « exception de l’entreprise défaillante »). Mais il s’agit là de réglementations très spécifiques et qui, surtout, ne trouvent pas à s’appliquer dans la vie quotidienne des entreprises. S’agissant des règles de concurrence qui s’appliquent au jour le jour, le bilan est contrasté, mais globalement négatif. S’il n’est pas exclu que la situation économique puisse avoir une influence dans l’examen de certaines pratiques commerciales illicites, telles que l’abus de dépendance économique, la rupture

de relations commerciales, voire le déséquilibre manifeste entre les droits et obligations des parties, son impact demeure encore incertain. Surtout, le droit des ententes, qui régit tous les accords, tacites ou exprès, passés par les entreprises (et, pour d’autres raisons, le droit des abus de position dominante) ne reconnaît pas la crise comme un facteur permettant de s’exonérer de ses règles – étant rappelé, au surplus, que les contentieux portent sur des situations datant le plus souvent de plusieurs années, dans un contexte qui pouvait donc être plus favorable. Un « cartel de crise » visant, par exemple, à stabiliser les prix, ou à réduire, voire à fermer, des capacités de production de façon concertée, demeure un cartel condamnable. Et si, dans le passé, certaines décisions ont pu néanmoins valider de tels accords, en tenant compte de la situation de crise (dans le cadre d’une « exemption individuelle »), il n’est pas certain qu’il en serait de même aujourd’hui. En tout état de cause, une telle stratégie collective devrait, au préalable, faire l’objet d’une très solide étude en droit de la concurrence. En réalité, c’est au niveau du calcul du montant de l’amende que le droit de la concurrence va le plus tenir compte de la situation économique, et encore, de façon limitée.

Seule compte la situation de l’entreprise Les autorités de la concurrence retiennent la difficulté financière d’une entreprise au titre des facteurs de réduction du montant de l’amende. Il en va ainsi, naturellement, lorsque l’entreprise est placée sous procédure collective, auquel cas il peut même être plus opportun de ne pas prononcer d’amende du tout. Mais il peut également en être ainsi

www.plastiques-caoutchoucs.com

N°900 Janvier/Février 2013

alors même qu’elle est encore solvable. L’autorité va alors mesurer la « capacité contributive de l’entreprise », à l’aune, notamment, de ses bilans financiers, de ratios financiers mesurant sa solidité, sa rentabilité, sa solvabilité, ses liquidités, de ses relations avec les banques et les actionnaires, de ses perspectives de développement, etc., pour réduire le montant de l’amende voire, exceptionnellement, s’abstenir d’en prononcer une. La situation de l’entreprise peut également être retenue pour, en appel, obtenir un sursis à exécution de la décision de l’autorité de la concurrence, comme cela a encore été le cas, en France, dans l’affaire dite des farines, même si celle-ci révèle aussi des divergences d’appréciation que ces demandes peuvent susciter de la part des magistrats. En revanche, la mauvaise santé financière du secteur en cause, ou le fait qu’il s’agisse d’un marché en déclin, ne peut être invoquée comme circonstances atténuantes. Seule la situation de l’entreprise compte: une entreprise dont la capacité financière serait jugée satisfaisante ne peut pas arguer du contexte de crise pour obtenir une réduction d’amende. La leçon à retenir est qu’il ne faut malheureusement pas compter sur la situation économique tendue que nous traversons actuellement pour espérer un assouplissement de la mise en œuvre des règles du droit de la concurrence et s’affranchir de ses règles.

Emmanuel Dieny Avocat à la Cour, Paris

49


48-50-droit-M2_droit 25/01/13 12:54 Page50

L’ACTUALITÉ LA PLUS COMPLÈTE DES SECTEURS DES PLASTIQUES, DU CAOUTCHOUC ET DES COMPOSITES

1 an E 229

TTC

> 9 MAGAZINES

> 2 HORS-SÉRIES

> LE SITE WEB www.plastiques-caoutchoucs.com

> LA NEWSLETTER HEBDOMADAIRE

BULLETIN D’ABONNEMENT DÉCOUVERTE à compléter et à renvoyer accompagné de votre règlement à :

©

PLASTIQUES & CAOUTCHOUCS MAGAZINE - Service Abonnements - ANTONY PARC II - 10, place du Général de Gaulle - BP 20156 - 92186 ANTONY CEDEX

L Je profite de votre offre pour m’abonner 1 an à Plastiques & Caoutchoucs Magazine 9 numéros + 2 hors-séries + la newsletter hebdomadaire + l’accès à l’intégralité du site CAO1A01 www.plastiques-caoutchoucs.com au prix de 229 ETTC au lieu de 252 ETTC* Je choisis de régler par :

Société....................................................................................................................................

m Chèque bancaire ou postal joint à l’ordre de ETAI - Plastiques & Caoutchoucs Magazine

Activité.................................................................................................................................... m Mme m Mlle m M.

m Carte bancaire (Carte bleue - Visa - AMEX) N° Date d’expiration Cryptogramme*

CAO1302

Nom ................................................................Prénom ........................................................... Fonction ...........................................................Service ........................................................... Date et signature (obligatoire)

* Les 3 ou 4 derniers numéros au verso de votre carte bancaire. (obligatoire)

m Je souhaite recevoir une facture acquittée m Je préfère régler à réception de facture * Prix de vente au numéro. TVA 2,10%. Offre valable en France métropolitaine jusqu’au 31/07/2013. Pour l’étranger, merci de consulter le service abonnements à abo@infopro.fr

Adresse .................................................................................................................................. Code Postal

Ville .....................................................................................

E-mail ....................................................................... @ ........................................................... (MAJUSCULES OBLIGATOIRES - Indispensable pour recevoir votre code d’accès à www.plastiques-caoutchoucs.com et recevoir la newsletter)

Tél.

Mobile

Fax N° Siret

Code Naf

Conformément à la loi Informatique et Libertés du 06/01/1978 et LCEN du 22/06/2004, vous pouvez accéder aux informations vous concernant, les rectifier et vous opposer à leur transmission éventuelle en écrivant au Service Abonnements. ETAI - SAS au capital de 47 111 184 E - RCS Nanterre 806 420360


51-52-carrière-m2_carrière 25/01/13 12:53 Page51

CARRIÈRES

PROFESSION

Ucaplast renouvelle son bureau PROFESSION Les adhérents du syndicat des petites et moyennes entreprises de la plasturgie

et du caoutchouc ont élu une nouvelle équipe, sous la présidence d’Alain Zedda. du Syndicat français du caoutchouc industriel, Jacques Lavergne, président de la société Prodex et du Syndicat national du négoce du caoutchouc et des plastiques, et Alain Combes, président du Syndicat français des constructeurs français de machines pour les plastiques et le caoutchouc (Symacap). Le trésorier est Henri Pain, président du Joint technique. Ucaplast regroupe et fédère les très petites, les petites et les moyennes entreprises des secteurs du caoutchouc, de la plasturgie et du commerce de gros. Il négocie, au nom de ses adhérents, le contenu de la convention collective du caoutchouc ainsi que celle du commerce de gros pour la partie négoce caoutchouc et plastique. Le syndicat gère également les fonds de la formation professionnelle de ces deux branches. Alexandre Couto

NOMINATIONS Vous pouvez nous faire parvenir vos nominations en adressant un courrier électronique à la rédaction. acouto@etai.fr

PLASTICS EUROPE L’association professionnelle Plastics Europe, qui regroupe les principaux producteurs de matières plastiques, a nommé Kim Michael Christiansen directeur de la région Europe du Nord, rassemblant l’Irlande, le Royaume Uni et les pays scandinaves. Kim Michael Christianssen, qui a rejoint l’organisme en décembre 2012, succède à Jan-Erik Johansson.

TARKETT Remco Teulings a été nommé directeur de la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique du producteur de revêtements de sol Tarkett. Il sera intégré à l’équipe de management basée au siège de la société, à Nanterre (Hauts-de-Seine), en banlieue parisienne. Remco Teulings rapportera directement au PDG du groupe, Michel Giannuzzi.

SONGWON Elena Scarltritti a été nommée au poste de responsable des ventes Europe du producteur d’additifs pour la plasturgie Songwon. Elle remplace à ce poste Dieter Morath, qui demeure dans la compagnie en tant que membre du comité exécutif et vice-président en charge des ventes.

www.plastiques-caoutchoucs.com

N°900 Janvier/Février 2013

PME du caoutchouc marocaine (Casablanca), cherche :

Sous-traitance ou partenaire pour élargir son activité Contact : Mr Surmenian Tel : 00212 522 35 45 74 Fax : 00212 522 66 29 36 Mail : sklop-caoutchouc@menara.ma

51

DR

L

ors de sa dernière assemblée générale, Alain Zedda (à droite) a été élu président d’Ucaplast, syndicat professionnel des petites et moyennes entreprises du caoutchouc et de la plasturgie, organisme patronal affilié à la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME). Il succède à Jean-Lou Blachier, nommé président honoraire de l’organisme. Alain Zedda est fondateur de la société APTE, qui conçoit et réalise des pièces techniques en plastique par thermoformage depuis plus de trente ans. Le nouveau président est depuis longtemps engagé dans les instances d’Ucaplast en tant que président du Syndicat national de la plasturgie (SNP). Ucaplast a aussi renouvelé son bureau, composé de trois vices-présidents et d’un trésorier. Les trois vice-présidents sont Philippe Dalmas, directeur général de la société HCM, président


51-52-carrière-m2_carrière 25/01/13 12:53 Page52

Un nouveau rendez-vous en 2013 pour la filière Plasturgie et Composites !

VÊritable campus de la profession, le Forum de la Plasturgie et des Composites vous permet d’être au cœur des enjeux et stratÊgies de dÊveloppement de vos clients et partenaires. Via l’exposition ou les ateliers techniques, positionnez-vous comme un acteur       

30-31 mai 2013 Centre de congrès Disneyland Paris

+ d’informations d’informations

www.forum-plasturgie-composites.c www.forum-plasturgie-composites.com om


53- OUV CT-M2_Mise en page 1 25/01/13 12:51 Page53

Xxxxpxxx xxxxx x x xxx xx xxlx x x xxxx xxx xxx xxxx xxx xxx xxxxxxxx xxx xxx xxxxxxxx

CAHIER TECHNIQUE

XXXXXXX SOMMAIRE

53 p. 54 CONCEPTION Rhéologie

Réduire les coûts grâce à l’injection virtuelle

p. 58 MATÉRIAUX Substitution

Ces polymères qui améliorent l'efficacité des transmissions

www.plastiques-caoutchoucs.com

N°900

Janvier/Février 2013


54-57-CT conception-M2_Mise en page 1 25/01/13 12:51 Page54

CAHIER TECHNIQUE

Conception Simulation

Marco Thornagel Directeur exécutif, Sigma Engineering.

Réduire les coûts grâce à l’injection virtuelle L’injection virtuelle, réalisée en parallèle des différentes phases du développement, permet d’optimiser les paramètres, de réduire les coûts, d’augmenter la qualité et de réduire les délais.

54

Philippe Hostache Ingénieur à l’Institut national des sciences appliquées (Insa) Institut d'administration des entreprises (IAE) Lyon, directeur zone francophone, Sigma Engineering.

Denis Mercier Directeur technique zone francophone, Sigma Engineering.

Commençons par une petite histoire : un

transformateur expérimenté produisant des h butées en élastomères pour l’automobile (combi-

naison de différents inserts métalliques et de caoutchouc) doit garantir des caractéristiques thermomécaniques appropriées. Les volumes de production sont importants. Ce marché est donc, pour notre transformateur, quelque chose d’intéressant. La production en série doit démarrer prochainement avec une phase de développement. Le temps est compté. Afin de ne pas prendre de risques, et qu’aucune faute ne soit commise, le producteur décide de construire un moule prototype à deux empreintes. Avec ce moule prototype, différentes solutions d’injection (nombre de seuils et position) sont testées ainsi que différents paramètres moulage et de mélange (composition matière), afin que soit trouvé un concept qui permette de passer sans problème les tests thermodynamiques. Les résultats de la phase prototype sont très positifs : le moule série est donc lancé. Grâce à l’excellent résultat de la phase prototype et de l’importance de l’expérience du transformateur, ce moule série est prévu à 32 empreintes. Malheureusement, lors des essais du moule et de la production des pièces préséries, celles-ci ne passent pas les tests de charge et montrent des dégradations massives. Une catastrophe pour le transformateur! De plus, le temps et le budget de développement sont utilisés et le démarrage série doit commencer sous très peu de temps. Aucune solution technique ne semble apparaître. Ce genre de problème apparaît tous les jours, même chez les transformateurs les plus expérimen-

tés, comme l’a constaté Sigma Engineering, tout au long de ses quinze ans d’expérience dans le développement et l’étude des pièces élastomères et thermoplastiques. À quoi cela est-il dû ? Tout simplement au fait qu’avec le moule prototype ou avec l’étude dite de rhéologie, le transformateur n’a validé qu’un design de pièce. Ce faisant, le processus de production n’a pas été simulé. L’étape de production n’a donc pas été validée. De nombreux facteurs peuvent varier entre le design et l’étape de production, comme le système d’alimentation matière (canaux) et la thermique du moule. Cette dernière est particulièrement sensible, car il est rare qu’elle soit totalement identique entre le moule prototype et le moule série. Optimiser les paramètres de transformation

L’équilibrage rhéologique, et non géométrique, du moule est, dans certains cas, un vrai sujet, sans parler de la thermique de l’outillage, qui passe généralement en dernier. On positionne un circuit de régulation quand il reste de la place dans la conception d’un moule, alors que la première fonction de celui-ci est d’être un échangeur de chaleur. La phase thermique pure représente plus de 95 % du temps de cycle, et cette fonction essentielle est négligée dans 90 % des cas. L’expérience des transformateurs doit être complétée par la simulation numérique du procédé de fabrication complet, en incluant le moule de production, sa thermique, ses inserts et l’optimisation de tous les paramètres du cycle de production et de post production. Cela permet d’identifier au plus tôt les risques d’erreur et de les contourner.

Janvier/Février 2013

N°900

www.plastiques-caoutchoucs.com


54-57-CT conception-M2_Mise en page 1 25/01/13 12:51 Page55

De nombreux facteurs peuvent varier entre le design et l’étape de production, comme le système d’alimentation matière et la thermique du moule

1 l

55

DR

1 L’injection virtuelle : simulation des propriétés thermiques d’un outillage complet avec système à canal froid, pour les élastomères, ou à canal chaud, pour les thermoplastiques, sur plusieurs cycles de production

C’est cela, l’injection virtuelle. L’utilisation du logiciel Sigmasoft rend possible de réduire les coûts de production finaux, en optimisant les paramètres de transformation (temps de cycle, réduction consommation matière, etc.). Elle permet aussi de maitriser les coûts supplémentaires, souvent non prévus au budget initial, tout en réduisant le temps de développement et en augmentant la qualité finale de la pièce. Parmi les principaux avantages, il est possible de noter une réduction de 5 % de la consommation matière, de 5 % des coûts de réalisation globale de l’outillage (sans compter les reprises d’outillages économisées) et de 10 % sur le temps de cycle (jusqu’à plus de 20 % dans le cas de l’exploitation de systèmes de régulation thermiques sophistiqués). Dans de nombreux cas, l’économie globale est de l’ordre de 13 500 €par projet et par an, en tenant compte des coûts typiques de l’outillage, du personnel, de l’immobilisation machine, des arrêts de production… À partir de dix projets par an, cette économie permet d’amortir dès la première année l’investissement logiciel et humain. Le retour sur investissement, dans le cas de l’introduction de la simulation du processus complet d’injection, est de quelques mois. Un autre atout de l’injection virtuelle est la sécurisation des innovations technologiques. Ne plus avoir peur d’inventer, de créer, d’imaginer pour augmenter son savoir-faire. Prendre de l’avance, se diversifier pour acquérir de nouveaux marchés. L’état de l’art de la simulation du processus comwww.plastiques-caoutchoucs.com

N°900

plet de l’injection est en constante évolution. La simple simulation du remplissage ou de l’équilibrage géométrique des canaux d’alimentation est connu de longue date (même pour les caoutchoucs et pour les plastiques thermodurcissables). Les industriels ont désormais besoin de simuler le fonctionnement d’un outillage complet incluant les inserts, les canaux d’alimentation froids ou chauds, les circuits de régulation thermiques simples ou complexes, chaud ou froids, les cartouches électriques, la cristallisation, l’orientation des fibres pour les thermoplastiques, ou encore incluant la phase de vulcanisation et l’éventation du moule pour les caoutchoucs ou les silicones liquides, et ce sur plusieurs cycles de fabrication. Le tout dans un environnement entièrement en trois dimensions (document 1). Simuler le fonctionnement sur plusieurs cycles de production

Pour obtenir des résultats de simulation réalistes, il est nécessaire de tenir compte des grands phénomènes scientifiques influençant le processus d’injection, ainsi que des éléments qui incluent non seulement la géométrie du moule complet avec tous ses composants en trois dimensions, mais aussi les données process, la géométrie des inserts, ainsi que les propriétés de tous les matériaux (le moule, les inserts, le polymère). Il existe, pour ce dernier point, des bases de données assez complètes basées sur des mesures normalisées. Il est nécessaire aussi de simuler le fonctionnement de l’outillage sur plusieurs cycles de production,

Janvier/Février 2013


54-57-CT conception-M2_Mise en page 1 25/01/13 12:51 Page56

Des cycles aussi longs que nécessaire et aussi courts que possible

CAHIER TECHNIQUE

Conception

56

2 Enregistrement des températures outillage sur plusieurs cycles. La courbe bleue représente un capteur virtuel de température proche de la cavité, la courbe rouge un capteur virtuel de température près d’un circuit de régulation thermique. On voit très clairement l’influence sur la courbe bleue d’une interruption momentanée de la production au cycle 5.

2 l

et pas seulement une seule pièce. S’ajoutent les aléas de production ou les reprises post-moulage. On pourra, par exemple, simuler le passage dans un four de peinture ou de post-vulcanisation, ou la pose sur un conformateur. Ces derniers exemples peuvent générer des géométries finales de pièces complètement différentes de celle obtenue par la simple simulation du design. Le document 2 illustre l’évolution de la température à la surface de la cavité (C8 bleu clair) et dans le moule proche des circuits de régulation (C12 rouge). Il y a une interruption momentanée de production au cinquième cycle visible donc sur la courbe bleu clair. Avant cette interruption, la production devenait clairement stationnaire. Cela se voit dans le tassement, de plus en plus prononcé, des pics de températures, et cela veut dire que les cycles de production sont de plus en plus identiques et répétitifs (qualité et stabilité des pièces similaires, donc caractère reproductible), mais cette interruption a tout perturbé, il faudra quelques cycles supplémentaires pour retrouver l’état stationnaire. L‘importance du temps de cycle

De cette manière, il est possible, grâce à l’injection

4 l 4 Avec la simulation, il est possible de tester différentes versions avec des variations sur les paramètres de transformation et d’en voir les conséquences sur le résultat (la pièce). Ici, la version 6 est clairement plus économique que la version 2, qui était celle estimée à l’origine par le client.

virtuelle ou à la simulation du processus complet d’injection, de définir à partir de quand la production devient stable, donc que la qualité est maîtrisée, mais aussi quel est le niveau de perturbation de la qualité causé par une interruption temporaire de production, donc de définir le nombre de pièces à écarter à chaque fois. Ceci permet d’optimiser les rebuts. Pour l’équilibre économique d’une production, le temps de cycle est un élément primordial. En général, les temps de cycles sont aussi longs que nécessaire, mais aussi courts que possible, afin de réduire les coûts. C’est là que les inserts et leur température jouent un rôle important. En caoutchouc, si l’insert est trop froid, la vulcanisation en sera pour le moins ralentie, donc le temps de cycle allongé. Dans tous les cas, une température d’insert inadaptée génère des perturbations dans la vulcanisation, donc des défauts de propriétés de l’élastomère final. En thermoplastique, si l’insert est trop froid, il peut générer des inremplis ou, au minimum, des contraintes importantes dans le plastique autour de lui, et s’il est trop chaud, cela prolonge le temps de solidification, donc le temps de cycle. Tableau comparatif

Avec la simulation, il est possible d’analyser ce problème dès le départ et de trouver le meilleur compromis avant que quoique ce soit ne soit usiné. Il est possible de prévoir un préchauffage des inserts ou de l’outillage, afin de réduire les temps de lancement de série et les temps de cycle de chaque pièce. Ce préchauffage pourrait être vu comme une augmentation du temps de cycle, mais ce peut être du temps masqué, qui fait gagner du temps direct. L’injection virtuelle permet aussi de suivre l’évolu-

Variation des paramètres process

Variante

v02

v03

v04

v05

v06

Temps d’injection

40 s

20s

10s

20s

10s

Température moule

170° C

170° C

170° C

180° C

180° C

Température matière

85°C

120° C

120° C

120° C

120° C

Variante

v02

v03

v04

v05

v06

Pression

535 bar

403 bar

470 bar

380 bar

465 bar

0,93

0,66

0,31

0,77

0,35

8:30 min

7:05 min

7:08 min

5:09 min

5:16 min

Résultats

Scorch index 70% vulcanisation

Janvier/Février 2013

N°900

www.plastiques-caoutchoucs.com


54-57-CT conception-M2_Mise en page 1 25/01/13 14:26 Page57

e OFFRE 100% NUMÉRIQUE 3 l

www.plastiques-caoutchoucs.com

N°900

Janvier/Février 2013

ACCESSIBLE EN LIGNE N NOUVEAU OUVEAU iPad sur iP ad

B U L L E T I N D ’A B O N N E M E N T

Compléter et renvoyer par courrier, courrier, fax ou email à : L’Usine Nouvelle Service Abonnements - Antony Parc II - 10, place du Général de Gaulle - BP 20156 92186 Antony Cedex • Fax : +33 (1) 77 92 98 39 • Email : abo@infopro.fr

OUI, OUI, je m’’aabonne à l’’ooffre 1 an 100% numérique au prix de 240EHT(soit 287 ETTCC - TVVA 199,,6%)*

WUN1A02

En avant-première chaque mercredi, L’Usine Nouvelle directement en ligne + l’aaccès au site et aux archives réservées aux abonnés sur usinenouvelle.com + la base de données Industrie Explorer en mode consultation

Je préfère m’’aabonner à l’offre 1 an Magazine agazine + W Web eeb pour 265E TTC (soit 260 E HTT - TVVA 2, 2 10%)*

USI1A03

(L’hebdomadaire + Les newsletters + L’accès au site et aux archives réservées aux abonnés + La base de données Industrie Explorer en mode consultation) Je règle :

USI1306

tion des propriétés du matériau injecté. Pour les thermoplastiques, on suivra, par exemple, l’évolution de la cristallisation. Pour les mélanges caoutchoucs (ou therRésultats de la modurcissables, ou silicone) on 3simulation avec suivra l’évolution de la vulcani- affichage du scorch sation (ou cuisson) en détail du- index. Les points rouge sont les rant tout le process. Un indica- en points avec le scorch teur probant, dans ce cas, est le index le plus élevé scorch index (document 3). Il per- (risque de démarrage la vulcanisation) met d’identifier le risque de dé- de alors qu’on voit marrage de la réaction de vulca- en transparence nisation. Il est, en général, que la cavité n’est pas nécessaire que celle-ci n’ait pas entièrement remplie. démarré avant la fin du remplissage de la pièce. Il faut donc que, durant le remplissage, cet index soit au plus faible. D’un autre côté il peut être nécessaire que le mélange démarre sa vulcanisation au plus tôt, afin de gagner du temps et de l’énergie. Ceci peut être réalisé en utilisant la capacité du matériau à s’auto-échauffer durant la phase de remplissage, pour en augmenter la température, par un remplissage rapide. Ce remplissage rapide, outre le temps direct gagné, peut, au travers de l’autoéchauffement, réduire l’énergie et le temps nécessaires à la vulcanisation. On gagne ainsi sur les deux tableaux. Cet optimum peut être trouvé grâce à l’injection virtuelle, en faisant varier les paramètres d’injection sans aucun risque ni perte de temps. Par ailleurs, l’injection virtuelle permet d’optimiser des paramètres contradictoires, comme les circuits de préchauffe et de régulation thermique, la température de la matière à injecter et le temps d’injection, sans gaspiller un gramme de matière par des essais sur presse. Il est possible d’établir un tableau comparatif des solutions testées avec de nombreuses variantes, afin de trouver le meilleur compromis (document 4). Dans ce cas le scorch index nous aide à différencier le meilleur état de matière dans les différentes solutions… L’injection virtuelle ou la simulation du processus complet d’injection permet, tant pour les thermoplastiques que pour les caoutchoucs ou les silicones liquides, de réduire de manière significative les coûts directs de production des pièces comme le temps de cycle, la consommation matière, l’énergie, mais aussi les coûts indirects, comme les prototypes, la non-qualité ou les retards de mise au point et de lancement série. De plus, le retour sur investissement est de quelques mois pour une société qui lancerait dix outillages par an. n

Chèque bancaire à l’ordre de L’USINE NOUVELLE Carte bancaire N° Expire fin

Date Date et signature signature

Notez les 3 derniers chiffres figurant au verso de votre carte

Je préfère régler à réception de facture Je souhaite recevoir une facture acquittée Mr

Nom / Prénom : Société : Adresse : Code Postal : Tél. é : Siret :

Mm e

Mlle

Fonction : Ville : Code NAF :

INDISPENSABLE INDISPENSABLE pour recevoir recevooir mes mes ac accès cès w web eb et à Indus Industrie trie Explorer Explorer (MAJUSCULES (MAJUSCULES OBLIGATOIRES) OBLIGA ATOIRES)

E-mail :

@

* O f fre France métropolitaine avec la version Basic d’Industrie E xplorer, réser vée aux nouveaux abonnés et hors Indices & Cotations. Offre Of fre valable valable jusqu’au jusqu’aau 31/07/2013. 31/07/ 2013. Conformément aux lois Informatique et Liber tés du 06/01/ 1978 et LCEN du 2 2 / 0 6 / 2 0 0 4 , v o u s p o u v e z a c c é d e r a u x i n f o r m a t i o n s , l e s r e c t i f i e r e t v o u s o p p o s e r à l e u r t ra n s m i s s i o n é v e n t u e ll e e n é c r i v a n t a u Ser vice Abonnements. GISI - SA S au capital de 3 8 628 352 € - RCS Paris 4 42 233 417 - N° T VA FR 29 4 42233 417.


58-63-CT Matériaux-M2_Mise en page 1 25/01/13 12:46 Page58

CAHIER TECHNIQUE

Matériaux Substitution

Jürgen Reinert

58

Manager, responsable du développement dans le secteur automobile chez Victrex Europa, à Hofheim am Taunus (Allemagne).

Ces polymères qui améliorent l'efficacité des transmissions Face aux défis que rencontrent les fabricants de transmissions pour l’automobile, des matériaux hautes performances permettent d’améliorer la durée de vie et les performances en réduisant les pertes par friction.

Le développement et la production de trans-

missions pour l’automobile n’échappent pas h aux tendances actuelles de l’industrie. Les com-

posants doivent être toujours plus compacts et présenter des caractéristiques toujours plus performantes. C’est le cas des dernières transmissions, comme les boîtes automatiques à six ou à huit vitesses intégrant un convertisseur de couple, qui doivent être en mesure de supporter des couples élevés et des vitesses moteur très rapides. Pour y parvenir, une optimisation de tous les organes est indispensable, jusqu’au plus petit des composants, y compris les rondelles de butée. Celles-ci jouent le rôle de paliers d’appui permettant d’ajuster les charges axiales sur un arbre normalement en rotation contre un corps immobile. Les charges axiales rencontrées en général pour les véhicules légers sont de l’ordre de 3000 N à des vitesses pouvant dépasser 6 500 tours par minute. Le facteur pression par vitesse spécifique (PV) qui en résulte en fonction de la lubrification d’huile présente, peut flirter avec les 100 MPa.m/s, selon le diamètre sélectionné. En raison de la forme ultracompacte de ce type de transmissions, l’alimentation en huile est exclusivement assurée par des canaux bien définis. Or la géométrie complexe de ces canaux d’alimentation limite l’apport en lubrifiant. Des températures de fonctionnement plus élevées

Dans les transmissions automobiles actuelles, un système complexe de conduites et d’arbres creux assure, en général, une alimentation en huile efficace, quelles que soient les conditions de conduite. Les températures de carter aux abords

du convertisseur de couple peuvent facilement atteindre 150 °C ou plus. Les matériaux utilisés pour les composants situés à proximité doivent donc répondre à des exigences thermiques élevées. Par conséquent, les transmissions automatiques contiennent de plus en plus souvent des rondelles de butée fabriquées en polymères hautes performances, afin d’intégrer un facteur de sécurité supplémentaire. Les plastiques hautes températures peuvent être exposés en continu à des températures de service allant jusqu’à 260 °C. Le polyétheréthercétone (PEEK) fabriqué par Victrex est un thermoplastique possédant une température de fusion de 343 °C*, et il ne présente aucune altération significative en présence de températures élevées, comme celles régnant dans les boîtes de vitesse, même après plus de 5 000 heures. Cette propriété est primordiale pour la production de composants offrant stabilité dimensionnelle et résistance à la compression pour les applications de transmission de dernière génération. Les pertes par frottements réduites

Le frottement entre les composants produit de la chaleur et de l’abrasion, deux facteurs à l’origine de pertes d’énergie. Or ces pertes doivent être minimisées à tout prix. Pour y parvenir, il faut faire appel à des matériaux possédant un faible coefficient de frottement. Par addition de lubrifiants solides dans les polymères Victrex, les grades WG101 et WG102, des matériaux extrêmement [*] Oberbach K. Saechtling – Kunststofftaschenbuch. 28e éd., p. 523, Munich : Hanser, 2011.

Janvier/Février 2013

N°900

www.plastiques-caoutchoucs.com


58-63-CT Matériaux-M2_Mise en page 1 25/01/13 12:46 Page59

Le polyétheréthercétone (PEEK) fabriqué par Victrex est un thermoplastique possédant une température de fusion de 343 °C.

Garniture d'étanchéité rectangulaire en polyétheréthercétone (PEEK).

59

DR

5 l

l 1

Coefficient de friction (μ)

résistants à l’usure et possédant des propriétés tribologiques remarquables ont été développés (documents 1, 2). Certains plastiques, comme les fluoropolymères (par exemple, le polytétrafluoroéthylène, PTFE) sont toutefois trop tendres pour pouvoir être utilisés dans les nouvelles générations de transmissions. En effet, ils ne sont pas suffisamment rigides pour résister aux sollicitations élevées de pression-fluage, surtout à hautes températures. Or, ces propriétés sont justement indispensables à l’efficacité du système. Et la solution idéale pour réaliser des produits fiables est de combiner résistance à l’usure, résistance au fluage en compression et faible coefficient de frottement. Les polymères PEEK répondent à ces critères.

Pression par vitesse spécifique (PV) (MPa.m/s)

2 l

www.plastiques-caoutchoucs.com

N°900

Taux d’usure

Une résistance aux fluides de transmission agressifs

Les lubrifiants actuels pour boîtes de vitesse automatiques contiennent de nombreux composants chimiques, conformément aux spécifications des équipementiers. Ces additifs peuvent toutefois être très agressifs envers les matériaux utilisés, si bien que ceux-ci doivent désormais posséder une résistance chimique améliorée. Les fluides de transmission sont fabriqués, pour la plupart, à partir d’additifs et de colorants chimiques à base d’hydrocarbures. Des études récentes ont confirmé que les performances du PEEK ne sont ni modifiées ni affectées d’une quelconque façon lors d’es-

1 Variation du coefficient de friction par rapport au facteur pression par vitesse spécifique (PV) pour les polymères de grades WG, le polyétheréthercétone (PEEK), le polyamide-imide (PAI) et le polyimide (Pl).

Pression par vitesse spécifique (PV) (MPa.m/s)

Janvier/Février 2013

2 Variation du taux d’usure par rapport au facteur pression par vitesse spécifique (PV) pour les polymères de grades WG, le polyétheréthercétone (PEEK), le polyamide-imide (PAI) et le polyimide (Pl).


58-63-CT Matériaux-M2_Mise en page 1 25/01/13 12:46 Page60

ABONNEZ-VOUS L’information de référence des secteurs de la chimie et de la pharmacie

1 an

860

E TTC

Chaque lundi, recevez l’hebdomadaire : J L’actualité internationale, J Les informations économiques des sociétés, J La cotation des produits chimiques, J Le parcours des dirigeants, J L’agenda.

2 sites : www.infochimie.com > Toute l’information de la chimie

Compris dans votre abonnement

www.industriepharma.com > Toute l’information pharmaceutique Avec l’accès aux archives réservées aux abonnés

A compléter et à renvoyer à : CHIMIE PHARMA HEBDO • Service Abonnements Antony Parc 2 – 10 place du Général de Gaulle – BP 20156 – 92186 ANTONY Cedex

m OUI, je m’abonne pour 1 an à CHIMIE PHARMA HEBDO - version papier au prix de 860 ETTC au lieu de 990 ETTC* soit 13% de remise.

m Je préfère m’abonner pour 1 an à CHIMIE PHARMA HEBDO - version numérique au prix de 790 ETTC au lieu de 924 ETTC** soit 14% de remise. Cet abonnement est personnel. Chaque hebdomadaire est envoyé sur votre messagerie et non transférable. CPW1A01 Je choisis de régler par : m Chèque postal ou bancaire à l’ordre de Chimie Pharma Hebdo m Carte bancaire (Carte bleue - Visa - AMEX)

Date d’expiration

Cryptogramme*

Fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Activité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Adresse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

l Je préfère régler à réception de facture * TVA 2,10%. **TVA 19,6%. Offre valable jusqu’au 31/07/2013.

Ville . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

E-mail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . @ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Indispensable pour accéder aux archives - MAJUSCULES OBLIGATOIRES

Tél. Date et Signature

CHH1A01

Nom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Prénom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

*Notez les 3 ou 4 derniers chiffres du n° au verso de votre carte bancaire (obligatoire).

l Je souhaite recevoir une facture acquittée

CHH 1302

Société . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . l Mme l Mlle l M.

Code postal

"

BULLETIN D’ABONNEMENT DÉCOUVERTE

N° Siret

Mobile Code Naf

L’imputation des frais d’abonnement au Crédit d’impôt recherche (CIR) pour une revue scientifique est applicable sous réserve des conditions édictées par le CGI, art. 244 quater B-II-j. Conformément à la loi du 06/01/1978, vous pouvez accéder aux informations vous concernant, les rectifier et vous opposer à leur transmission éventuelle en écrivant à ETAI • SAS au capital de 47 111 184 E • RCS Nanterre B 806 420360 • FR 00806420360 • Service abonnements • Fax +33 (0)1 77 92 98 16 • abo@infopro.fr


58-63-CT Matériaux-M2_Mise en page 1 25/01/13 12:46 Page61

La substitution des composants métalliques par le polymère apporte un allégement de l’ordre de 80 %, sans aucun compromis sur la résistance mécanique

Température (°C)

3 l

Une fabrications économique en grande série

.

.

.

.

.

En combinant les polymères hautes performances à des renforts comme les fibres de carbone, il est possible d’améliorer la stabilité thermique et la rigidité. L’utilisation d’additifs comme le PTFE ou le graphite permet d’améliorer leurs propriétés tribologiques. Ainsi, Victrex a mis au point des matériaux comme les grades WG, qui allient une excellente résistance à l’usure à des coefficients de frottement très bas et à une faible mass, par rapport aux solutions métalliques, comme les paliers frittés ou revêtus. De plus, il est possible de réduire les coûts de fabrication de ces composants de transmission en faisant appel à des procédés de transformation conventionnels comme le moulage par injection. Les composants en polyaryléthercétone (PAEK) peuvent donc être produits en grande série à un moindre coût que les mêmes pièces en métal ou en polymères hautes performances d’autres familles, comme le polyimide (Pl) et le polyamide-imide (PAI). Grâce aux techniques de moulage par injection, ces composants peuvent être réalisés avec une extrême précision dans les tolérances dimensionnelles. Ils ne néces-

Grâce aux propriétés décrites précédemment, le PEEK peut être utilisés dans un grand nombre d’applications, des paliers composites aux pièces mobiles comme les passages d’arbre, voire les engrenages. Les paliers composites ont été conçus spécialement pour fonctionner avec une lubrification minimale. Ils se composent, en général, de trois couches en composites : une bande d’acier faisant fonction de support et une matrice en bronze fritté, imprégnée et stratifiée avec un polymère comme le PEEK renforcé avec des fibres de carbone, du graphite et d’autres matériaux de charge destinés à optimiser la résistance à l’usure. Le support d’acier, c’est-à-dire la première couche, confère une grande robustesse. La couche intermédiaire en bronze assure une cohérence mécanique solide avec la couche supérieure en polymère et présente une sécurité dans les cas critiques. La troisième couche, fabriquée en PEEK, assure la fonction tribologique, garantissant une stabilité dimensionnelle élevée et offrant bonne conduction thermique afin de réduire la température à la surface du palier. Les rondelles de butée axiales (photo 4), sont des composants clefs dans les boîtes de vitesses automatiques. Fréquemment exposées à l’usure, elles sont fabriquées en matière plastique solide. Servant à séparer les différents étages de transmission, elles sont inévitablement soumises à des forces axiales élevées et des sollicitations tribologiques extrêmes. La construction compacte du carter de transmission et les charges considérables dont les pièces font l’objet font augmenter la température de l’huile. Grâce à leur profil de propriétés équilibré et à la possibilité de produire des pièces par moulage par injection sans devoir recourir à des processus de finition complexes, les polymères

e à

www.plastiques-caoutchoucs.com

N°900

Janvier/Février 2013

4 Rondelle de butée en matière plastique solide.

4 l

DR

sais en présence d’huiles de transmission nouvelle génération après 1 000 heures à 150 °C. En conclusion, rien ne fait obstacle à leur adoption. Lorsqu’on souhaite alléger le poids des applications, tout en conservant une résistance et une rigidité comparables, mieux vaut utiliser des polymères que des métaux, pour fabriquer les composants. Parmi les plastiques techniques, le grade PEEK 90HMF40 renforcé en fibres de carbone de Victrex offre la résistance spécifique la plus élevée. La substitution des composants métalliques par le polymère apporte un allégement de l’ordre de 80 %, sans aucun compromis sur la résistance mécanique, tout en maintenant une rigidité élevée.

.

61

Des applications multiples

Pression par vitesse spécifique (PV) (MPa.m/s)

2

3 Variation de la température par rapport au facteur pression par vitesse spécifique (PV) pour les polymères de grade WG, le polyétheréthercétone (PEEK), le polyamide-imide (PAI) et le polyimide (Pl).

sitent ni traitement thermique ni finition mécanique une fois sortis du moule. Toutes ces caractéristiques contribuent à maximiser le coût global et le rendement des produits tout en prolongeant leur durée de vie. Le document 3 met en relation la température à la surface de contact et le facteur PV. Cette température est la plus basse avec les grades WG.


58-63-CT Matériaux-M2_Mise en page 1 25/01/13 14:53 Page62

La source d’informations la plus complète du secteur de l’emballage et du conditionnement

Le magazine mensuel Approfondissez chaque mois l’actualité de votre secteur et de votre métier.

Et les hors-séries J 1 hors-série Machines J 2 hors-séries Salons

L’accès exclusif au site web

La newsletter quotidienne réservée aux abonnés

Consultez les contenus réservés aux abonnés et les archives

Recevez toute l’actualité du jour dans votre bo te mail.

1 an

159

ABONNEZ-VOUS !

TTC

"

BULLETIN D’ABONNEMENT

À compléter et à renvoyer par courrier, fax ou e-mail à : EMBALLAGES Magazine Service Abonnements - ANTONY PARC II - 10, place du Général de Gaulle BP 20156 - 92186 ANTONY Cedex • Fax : +33 (1) 77 92 98 39 • Email : abo@infopro.fr

EMB1302

L’abonnement d’1 an à Emballages Magazine comprend 220 newsletters quotidiennes + 9 numéros du magazine mensuel (dont le Spécial TOP 100) + 3 hors-séries (Machines, Salons) + l’accès exclusivement réservé aux abonnés sur le site www.emballagesmagazine.com

Société................................................................................................................................................... m Mr m Mme m Mlle

o Je m’abonne pour 1 an à Emballages Magazine au prix de 159 E TTC* au lieu de 204 E TTC

Prénom .................................................................................................................................................

o Je préfère m’abonner pour 2 ans à Emballages Magazine au prix de 279 E TTC* au lieu de 408 E TTC

EMB1A01

Nom .......................................................................................................................................................

Fonction ................................................................................................................................................ EMB2A01

Service................................................................................................................................................... Adresse ................................................................................................................................................. Code postal

Je choisis de régler par : m Chèque bancaire ou postal joint à l’ordre d’Emballages Magazine m Carte bancaire (Carte bleue - Visa - AMEX) N°

Ville ........................................................................................................................................................ Tél.

Mobile

Fax

Date d’expiration

Cryptogramme*

* Les 3 ou 4 derniers numéros au verso de votre carte bancaire. (obligatoire)

m Je souhaite recevoir une facture acquittée

Date et Signature (obligatoire)

m Je préfère régler à réception de facture Offre valable en France métropolitaine jusqu’au 31 juillet 2013. Étudiants / Étranger : consulter le service Abonnements à abo@infopro.fr

@ E-mail ................................................................................................................................................... (MAJUSCULES OBLIGATOIRES - Indispensable pour recevoir les newsletters)

SIRET Code NAF

Activité ......................................................................................

* TVA 2,10%. Les informations demandées sont indispensables au traitement de votre abonnement. Conformément aux lois du 6/01/1978 et LCEN du 22/06/04, vous pouvez accéder aux informations vous concernant, les rectifier et vous opposer à leur transmission éventuelle en écrivant au Service Abonnements. G.I.S.I. - S.A.S. au capital de 38 628 352 E - RCS Nanterre 442 233 417 - N° TVA FR29442233417


[g

58-63-CT Matériaux-M2_Mise en page 1 25/01/13 12:46 Page63

Les pièces obtenues présentent une meilleure efficacité énergétique et un meilleur rapport qualité-prix, que celles usinées en métal

PEEK permettent aux concepteurs de développer des applications de plus en plus économiques et efficaces. Parmi elles figurent désormais ces rondelles de butée des transmissions. Des pièces spéciales équipées de garnitures d’étanchéité rectangulaires (document 5) permettent le passage des arbres rotatifs dans les transmissions automatiques six à huit vitesses, ainsi que dans les boîtes à double embrayage (DCT, Dual Clutch Transmission) et les transmissions à variation continue (CVT, Continuously Variable Transmission). Elles sont homologuées pour une étanchéité totale, assurant ainsi la pression d’huile nécessaire au contrôle de la rotation et des éléments actionneurs. Des pertes de frottement peuvent se produire dans le système d’étanchéité et réduisent notablement le rendement. Face à la diminution constante de la cylindrée des moteurs à combustion (downsizing) les vitesses de rotation ne cessent d’augmenter, tout comme la pression d’huile à l’intérieur de la transmission. La montée en température provoquée par le frottement à l’interface entre la garniture et l’arbre peut entraîner la décomposition de l’huile, et finalement endommager la garniture. Par conséquent, l’optimisation de l’interface entre l’arbre et la garniture constitue une priorité majeure. Une miniaturisation poussée beaucoup plus loin

Pour des raisons d’économie et de liberté de conception, les joints en fonte grise ont été remplacés, il y a de nombreuses années, par de nouveaux matériaux thermoplastiques hautes performances comme le PEEK, offrant une meilleure résistance vis-à-vis des lubrifiants et des hautes températures. Ces matières plastiques présentent d’excellentes caractéristiques d’usure et de frottement qui peuvent être améliorées par l’adjonctif d’additifs, si besoin. Ces matériaux facilitent par ailleurs la procédure d’installation de la garniture d’étanchéité rectangulaire, ce qui constitue un avantage très appréciable. En effet, ces composants possèdent une élasticité supérieure et une rigidité inférieure à celle des pièces fabriquées en métal. Les engrenages qui desservent des équipements auxiliaires, comme les pompes Gerotor, doivent remplir de nombreuses exigences et faire appel aux avantages des polymères parce qu’elles sont exposées à des charges variables en fonction des différentes configurations (document 6). Pour délivrer des performances adéquates dans ce type de pompe, les engrenages doivent posséder une bonne tenue à la fatigue en flexion dynamique, www.plastiques-caoutchoucs.com

N°900

résister aux huiles, aux graisses et au vieillissement et faire preuve d’une excellente stabilité dimensionnelle. Les engrenages tirent notamment profit de leur expansion thermique définie et de leur stabilité dimensionnelle, même en milieu humide, au contact des lubrifiants. Jusqu’à présent, aucun gonflement n’a jamais été décelé. Des essais sur bancs (avec lubrification et température de 120 °C) ont établi que la durée de vie des engrenages fabriqués à partir des nouveaux grades de PEEK spécialement développés pour ce type d’application excèdait de plusieurs décennies celle des engrenages produits à partir d’autres polymères techniques. En d’autres termes, la miniaturisation des engrenages en PEEK et leurs composants annexes peut être poussée bien plus loin qu’avec le métal afin d’obtenir une réduction importante de la masse. Les pièces obtenues présentent une meilleure efficacité énergétique et un meilleur rapport qualité-prix que celles usinées en métal. Les composants de transmission fabriqués en polymères hautes performances PEEK de Victrex remplissent parfaitement et excèdent même, dans certains cas, les exigences formulées par les constructeurs. Comme ils ne nécessitent aucune opération de finition, ils peuvent être produits facilement en grande série à des coûts optimums. De plus, il est possible d’intégrer les fonctions de plusieurs pièces métalliques dans un seul composant moulé par injection. En résumé, les fournisseurs et producteurs dans l’industrie automobile sont en mesure de répondre aux demandes les plus pointues de leur clientèle, notamment en terme d’allégement des pièces et d’augmentation de la fiabilité et de la durée de vie. Ces améliorations débouchent finalement sur une meilleure efficacité énergétique qui contribue, à son tour, à réduire les émissions de dioxyde de carbone. n

6 l

Janvier/Février 2013

63

6 Pompe Gerotor.


64-index-M2_Mise en page 1 25/01/13 12:40 Page64

PRATIQUE

INDEX

A-B-C-D

64

Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) - p. 36 Agence France Trésor - p. 25 Aguettant - p. 39 Airborne - p. 8 Airbus - p. 8 Alcis - p. 35 Altuglas - p. 14 ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) - p. 34, 36 APTE - p. 51 Arburg - p. 5 Assocomaplas - p. 18 BASF - p. 13, 21 Bayer - p. 18 Berstorff - p. 17 BMW - p. 12, 19 Boeing - p. 8, 19 Boltaron - p. 4 Bosch - p. 17 Boursier-Sogreg - p. 39 Brandimage - p. 10 Bridgestone - p. 23 Carmat - p. 35 CGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises) - p. 51 Continental - p. 23 DSM - p. 5, 12 Dyneema High Performance - p. 14 E-F-G-H EADS - p. 34 Ensinger - p. 35, 36 Ermo - p. 39 Faurecia - p. 25 Fédération française de la plasturgie - p. 46 Global Bioenergies - p. 12 Grupo Antolin - p. 19 Hasbro - p. 10

HCM - p. 51 HPT - p. 42 Hutchinson - p. 18 I-J-K-L Invibio - p. 35 Ispa (Institut supérieur de plasturgie d’Alençon) - p. 46 JEC Composites Europe - p. 8 Kartell - p. 11 Kem One - p. 12 Kléber - p. 23 Klesch - p. 12 KPMG - p. 12 Lexon - p. 10 M-N-O-P Maine Industrial Tire - p. 13 MCS Kenny - p. 8 Medtec - p. 5 Metronic - p. 33 Michelin - p. 18, 23 Ministère des Finances - p. 25 Mondi - p. 21 Moroso - p. 10 Motan Colortronic - p. 4 Natpet - p. 4 Natureworks - p. 14 Netstal - p. 17 Neutroplast - p. 43 Nolato - p. 42 NPD Group - p. 21 Orion - p. 13 Pharmapack - p. 38 Pirelli - p. 18 Plastic Omnium - p. 16 Plastics Europe - p. 51 Pôle des technologies médicales - p. 33 PSA Peugeot Citroën - p. 12, 25 Q-R-S-T Qosina - p. 42 Qui est Paul ? - p. 11 Ravago - p. 45

Janvier/Février 2013

Renault - p. 5, 12 Rexam - p. 43 Roquette - p. 12 Sabic - p. 5, 66 Sanner - p. 40 Sartorius Stedim Biotech - p. 40 Semcovp. 39 Shell - p. 8 Sibur - p. 16 Sigma Engineering - p. 54 Smith & Nephew - p. 33 SNCP (Syndicat national du caoutchouc et des polymères) - p. 22 Songwon - p. 51 Snitem (Syndicat national de l’industrie et des technologies médicales) - p. 33 Sumitomo-Demag - p. 40 SYMACAP (Syndicat français des constructeurs français de machines pour les plastiques et le caoutchouc) - p. 51 SNP (Syndicat national de la plasturgie) - p. 51 Syndicat national du négoce du caoutchouc et des plastiques - p. 51 Tarkett - p. 51 Technoflex - p. 42 Top Clean Packaging - p. 45 Tornos - p. 33 Total p. 8 Trelleborg - p. 13 U-V Ucaplast - p. 51 Ultrapolymers - p. 45 Union Plastic - p. 40 Victrex - p. 58 Virgin - p. 25 Visteon - p. 13 Volkswagen - p. 12

N°900

www.plastiques-caoutchoucs.com


65-ours-M1_Mise en page 1 25/01/13 14:31 Page65

PROCHAIN NUMÉRO

N° 901 Mars 2013

n STRATÉGIE

Aéronautique et composites

n GRAND-ANGLE

Défis et enjeux de l’approvisionnement en matières premières

65

n CÔTÉ SALON

Borealis

Avant-première de l’international Rubber Conference IRC

Pour nous joindre :

Ce magazine est édité par ETAI Antony Parc 2 10, place du Général-de-Gaulle – BP 20156 – 92186 Antony Cedex Tél. 01 77 92 92 92

Ont collaboré à ce numéro : Carole Lembezat, Audrey Loubens, Florence Martinache, Fanny Perrin d’Arloz

MARKETING, DIFFUSION, ABONNEMENTS

PUBLICITÉ

Site internet : www.plastiques-caoutchoucs.com

Directrice commerciale de pôle Patricia Raphel (96 58) Email : praphel@infopro.fr

Diffusion et marketing clients : Laurence Vassor Email : lvassor@infopro.fr

Pour joindre vos correspondants, composez le 01 77 92, suivi des quatres chiffres indiqués après chaque nom.

DIRECTION Directeur de la publication Christophe Czajka Directeur général adjoint pôle magazines spécialisés et salons professionnels Pierre-Dominique Lucas RÉDACTION Directeur de la rédaction Henri Saporta Rédacteur en chef Alexandre Couto (95 95) Email : acouto@etai.fr Journaliste Claire Pham (95 94) Email : cpham@etai.fr Secrétaire de rédaction David Jourdan (96 08)

Directrice de clientèle Anne-Lise Rouaud (96 01) Email : alrouaud@infopro.fr Représentants – Rhône-Alpes : Éric Bechetoille (Become) Tél. : 04 72 00 04 14 Email : become@wanadoo.fr – Allemagne, Suisse, Autriche : Thomas Hugues (Chef de publicité) Tel. : +33 (1) 77 92 95 36 Email : thugues@infopro.fr

Directeur : Jean-Baptiste Alline

Promotion : Isabelle de Goüyon Matignon Email : idegouyonmatignon@infopro.fr MENTIONS LÉGALES N° CPPAP : 0611T 86808 N° ISSN : 1776-1395 Dépôt légal: janvier 2013 Impression : Corlet imprimeur, ZI Maximilien-Vox, 14110 Condé-sur-Noireau SAS au capital de 47 111 184 euros Siret: 806 420 360 00117 Code APE : 58 14 Z

POUR S’ABONNER :  : plastiques-caoutchoucs.com

 : abo@etai.fr ℡ : 33(1) 77 92 99 14 - lundi au vendredi (9h à 12h - 14h à 17h / 16h vendredi)

 : 33(1) 77 92 98 15  : INFOPRO Communications (GISI - ETAI) Service Abonnements - Antony Parc II BP 20156 - 92186 Antony Cedex 1 an, France : 229 € TTC (dont TVA 2,10 %) Étudiants, étranger : nous consulter Vente au n° : (anciens n°, annuaires)  : www.librairie-gisi.fr ℡ : 33(1) 77 92 97 75

RÉALISATION Responsable studio magazines Thierry Michel tmichel@infopro.fr Rédactrice graphiste Patricia Hagen phagen@infopro.fr

www.plastiques-caoutchoucs.com

N°900

Janvier/Février 2013

Tous droits de reproduction interdits sans permission écrite.


66-focus-M2_focus 25/01/13 12:39 Page66

FOCUS Un polyamide sous le capot EXTRUSION-SOUFFLAGE DSM lance un polyamide 4.6 résistant aux températures élevées des nouveaux systèmes de motorisation.

66

Réglementations sur l’environnement Le chimiste a développé ce polymère pour répondre aux besoins du marché automobile soumis aux nouvelles exigences de la réglementation européenne. Celle-ci vise une baisse importante des émissions de gaz à effets de serre à l’horizon 2015. Une tendance est apparue dans le domaine de la production automobile qui se concentre désormais vers la création de véhicules plus petits, plus légers, et disposant de motorisations plus compactes. Selon DSM, la création de ces nouveaux moteurs nécessite de redessiner et de revoir les pièces actuelles. Jusqu’à présent, le manque de flexibilité des conduites d’air chaud, que ce soit en métal ou en plastique injecté, ne permettait pas d’offrir des solutions de design adaptées aux espaces sous capot. Les équipementiers se sont

DR

D

ans le secteur automobile, la résistance aux températures élevées est devenue l’une des principales propriétés demandées aux polymères. DSM, producteur néerlandais de matières, a mis au point un polyamide (PA) innovant, destiné aux applications sous capot. Le Stanyl Diablo OCD 2305 BM est un PA 4.6 stabilisé pour les hautes températures. Il peut en effet résister à des températures atteignant les 230 °C. Il rentre dans la production de tuyaux destinés à la circulation d’air chaud. Il s’agit du premier PA adapté à une transformation par extrusion-soufflage. La faible densité du Stanyl OCD 2305 BM permet de réduire le poids des pièces d’environ 7% par rapport à une solution en polyphénylène sulfone (PPS). En optimisant la répartition de la matière dans le moule, l’économie peut atteindre 10 %. Il s’agit également d’une bonne alternative au métal, selon DSM, car, en dehors de la réduction du poids global du véhicule et des coûts de production, ce PA possède un très bon comportement acoustique par rapport à des éléments métalliques.

penchés sur la nouvelle génération de tubes pouvant être fabriqués en extrusion-soufflage, un procédé adéquat pour la conception de corps creux, tant sur le plan technique que sur celui des coûts de production.

Volkswagen s’équipe L’équipementier allemand ETM, qui fournit des pièces à Volkswagen, est le premier à avoir adopter à la fois cette nouvelle matière et ce nouveau procédé pour la production de conduites sous capot. Selon Klaus Klockow, responsable du développement technologique pour ETM, « ce nouveau matériau permet de répondre à de nombreux défis auxquels sont confron-

tés les équipementiers ». Par ailleurs, le PA de DSM est moins dense que le PPS, habituellement utilisé pour ce type d’application permettant de mieux maîtriser la répartition de la matière dans le moule. L’équipementier peut ainsi contrôler avec précision l’épaisseur de la pièce, amenant une réduction de poids du produit fini et une économie en matière. Le Stanyl Diablo dispose également d’une très bonne résistance mécanique par rapport au PPS. Selon l’équipementier de Volkswagen, ce bon comportement à l’impact et aux chocs, permet de réduire les risques d’endommager les conduites lors de leurs installations sur le moteur. Alexandre Couto

Propriétés mécaniques

Polyéthylène sulfone (PPS) chargé fibres de verre 15 %

Stanyl OCD 2305 BM

Force de traction (MPa)

120

150

7700

8300

2

3,5

7500

7800

5

14

32

60

Température de fléchissement à 1,8 MPa

220

245

Densité

1.44

1.33

Module de traction (MPa) Elongation avant rupture (%) Module de Flexion (MPa) Choc charpy entaillé (Klj/m2) Choc charpy (Klj/m2)

Janvier/Février 2013 N°900

www.plastiques-caoutchoucs.com


les couvs + dos-M1_Mise en page 1 25/01/13 13:25 Page3


les couvs + dos-M1_Mise en page 1 25/01/13 13:25 Page4

PLASTIQUES & CAOUTCHOUCS MAGAZINE  

Feuilletable PLASTIQUES & CAOUTCHOUCS MAGAZINE 900