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LE MAGAZINE DES INDUSTRIES DU TOURISME

d e sti nati on

e n quête

La Martinique

Courtiers :

prête pour le (re)décollage

la fin de l'âge d'or n° 3061 > 2€50

Du 29 mars au 4 avril 2013

TO : événEMEnT

les filiales françaises à rude épreuve WWW.LECHOTOURISTIQUE.COM


21_PARSM_210_272_ET.pdf 1 13. 02. 15 오후 3:55

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S OM MAI R E

Plan de sauvegarde Les effets conjugués du d’entreprise ne se plaise à faire des plans Printemps arabe et de la sociaux avec allégresse. Pas même pour faire crise économique n’en monter le prix des actions au cours de la finissent pas de bouleBourse, dans le cas des sociétés cotées. La verser la donne et de fusion juridique des différentes marques de modifier les pions sur Transat va dans le sens d’une optimisation l’échiquier des opérades process, l’un des tous premiers leviers teurs du voyage. Cerpermettant de procéder à des économies tains se portent bien, et d’échelle. Et la direction de promettre que plus particulièrement les spécialistes du cela ne débouchera sur aucun plan social haut de gamme et les opérateurs en ligne, ou licenciement. Dont acte. Chez Kuoni, tandis que d’autres souffrent d’un marché c’est désormais au top management de français passablement atone et tentent de veiller aux destinées de la filiale française, colmater les brèches. C’est la lâchée par la maison mère voie dans laquelle se sont engasuisse. Une démarche entreKuoni a une gés certains majors du secteur, preneuriale comme on les démarche tels TUI et Thomas Cook, à entrepreneuriale aime, où des hommes et des coup de plans de restructurafemmes mettent leurs « tripes comme on les tion de leur filiale française sur la table » pour sauvegarder aime. (lire notre événement). Au leur travail, mais aussi leur programme : amélioration des marque, leur passion et leur performances, maîtrise des dignité. Sans préjuger de coûts et son lot de licenciements à la clé. demain, on a déjà envie d’applaudir des D’autres ont fait le choix, pour l’instant, de deux mains. positions moins douloureuses, comme Transat et Kuoni. Peut-on d’ailleurs parler Laurence Rousseau de choix quand la réalité économique l’exiDirectrice de la rédaction ge ? J’aime encore à penser qu’aucun chef lrousseau@lechotouristique.com

N°3061 > SEMAINE DU 29 MArS AU 4 AvrIl 2013

ActuAlItéS 04 • Arrêt… sur image 05 • Sur les pros 06 • Sur le web 08 • Événement

en une

TO : les filiales françaises à rude épreuve

12 • Économie 17 • France

dEStINAtIONS 19 • reportage

La Martinique prête pour le (re)décollage

24 • Destination

Partir en solo

MétIER 26 • Enquête

Courtiers : la fin de l'âge d’or

Portrait édito : © Alexandre Nestora Une : © Fotolia

Une pUblication de

Antony Parc 2 10, place du Général de Gaulle - BP 20156 92 186 Antony Cedex Tél. : 01 77 92 92 92 Site internet : www.lechotouristique.com Président, Directeur de la publication : Christophe Czajka Directeur général délégué : Clément Delpirou Directeur du pôle magazines spécialistes : Pierre-Dominique Lucas, 9597 Assistante : Sophie Pastorelli, 9597

RÉDACTION

FAx : 01 77 92 98 41 Directrice de la rédaction : Laurence Rousseau, 9735 Rédactrice en chef adjointe : Céline Perronnet, 9730 Rédactrice en chef adjointe web : Linda Lainé, 9729 Rédaction : Pascale Filliâtre, reporter (destinations, tour-opérateurs), 9728 Christophe Plotard (tour-opérateurs, croisières, assurances), 9726 Fabrice Bugnot, (Internet, formation, tourisme responsable), 9727 Mathilde Khlat (parcs de loisirs, agenda, distribution, actualité), 9732

RÉAlIsATION

ADMINIsTRATION eT GesTION

PUBlICITÉ

Directrice de la fabrication et des achats : Fabienne Couderc, 9314 Chef de fabrication : Véronique Salez, 9325

Chef du service réalisation, secrétaire de rédaction et rédactrice photo : Caroline Martin de La Tour, 9733 Premier rédacteur graphiste : Thierry Uhart, 9734 Infographie : Martine Palfray, 9261 Conception graphique : Samouraï / Thierry Uhart FAx : 01 77 92 98 55 Directrice de la publicité : Carole Mouvet, 9710 Chef de publicité : Frédérique Goutier, 9711

ANNONCes ClAssÉes

OFFRes D’eMPlOI FAx : 01 77 92 98 64 Responsable de pôle : Marie Caland, 9377 APPel D’OFFRes FAx : 9839 Chef de publicité : Nathalie Chasles, 9374

MARKeTING

Responsable marketing : Florence Duflos, 9785

FAx : 01 77 92 98 40 Directeur administratif et financier : Stéphane Deplus, 9402 Directeur des affaires sociales : Frédéric Sibille, 9444 Responsable juridique : Mireille Monnier, 9744

TeChNIqUe eT PRODUCTION

MARKeTING, DIFFUsION eT ABONNeMeNTs

Directeur : Jean-Baptiste Alline Abonnements : Laurence Vassor, 9788 Promotion : Marie-Sophie Leprince, 9808 Christine Guitari, 9810 Périodicité : hebdomadaire Tarifs abonnements France (TVA 2,1 % incluse) 1 an : 42 N° + les hors-séries + la newsletter quotidienne + accès web : 89  TTC Agents de voyages – sur justificatif 1 an : 42 N° + les hors-séries + la newsletter quotidienne + accès web : 69  TTC

Tirage et diffusion contrôlés par

Étudiants/Demandeurs d’emploi : sur justificatif : 1 an 35  TTC Étranger : nous consulter Règlement à l’ordre de l’Écho touristique Pour la CEE préciser le numéro de TVA intracommunautaire librairie (ventes des numéros déjà parus et des annuaires ) : 9775 service clients : +33 (1) 77 92 99 14 (9h00 à 12h00 - 14h à 17h00 du lundi au vendredi) Sauf stipulations contraires, tout document, reproduction, cliché ou photo, confié au Groupe Industrie Services Info, devra être libre de toute contrainte (y compris financière, redevance, droits...) pour lui permettre l’édition sur tout support y compris électronique.

GROUPe INDUsTRIe seRVICes INFO SAS au capital de 1 057 080 euros (Principal actionnaire : Gisi Communications) Siège social : Antony Parc 2 - 10, place du Général de Gaulle BP 20156 - 92 186 Antony Cedex - RCS Nanterre 309.395.820 Dépôt légal à parution. CPPAP : 1116 T 80945 / ISSN : 0 150 6560 Imprimé en France Imprimerie de Compiègne, avenue Berthelot, 60205 Compiègne cedex

L’Écho touristique 29 mars 2013


04

Arrêt

S U R I MAG E

● Plus ● 400

professionnels réunis à Paris le 21 mars.

gagnants dont huit nouveaux acteurs du web.

© Alexandre Nestora

● 15

de 120 000 internautes votants et un jury d’experts.

Le podium des Travel d’Or 2013 !

Le 21 mars, la 5e édition des Travel d’Or a récompensé 15 entreprises innovantes*. L’occasion pour Jean-Pierre Nadir, président du jury (à droite), de remporter un prix pour son site Easyvoyage, au détour de sa déclaration poétique. Bon joueur, il a prédit la présence de Google Flight Search parmi les finalistes 2014, dans la catégorie des comparateurs ! Certains lauréats étaient doublement heureux. Fram a annoncé que sa communauté passait tout juste le cap des 100 000 fans. Et Blablacar, récipiendaire dans la catégorie applications/sites mobiles, a signalé qu’il venait d’atteindre les 3 millions de membres. Pour ces « Césars » de l’e-tourisme, Frédéric Vanhoutte, président d’Eventiz, (à gauche), avait réuni 400 professionnels à Paris.

L’Écho touristique 29 mars 2013

* Promovacances, Havas Voyages, Fram, Air France, Booking, Avis, Costa Croisières, La France du Nord au Sud, TripAdvisor, Australie, Easyvoyage, Disneyland Paris, Blablacar, Hotel Tonight, CapitaineTrain.


? Arrêt

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S U R LE S PR OS

Commercial

J’ai commencé en 1999 comme agent de réservation chez TAM puis j’ai supervisé le service pendant sept ans. Je suis également passée par le service commercial, le pricing et la veille tarifaire, et lorsque la compagnie a ouvert son siège en Europe, j’ai été chargée de développer les marchés « hors ligne » en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. Je suis aujourd’hui directrice commerciale de Latam pour la France et le Benelux, suite à la fusion entre TAM et LAN l’an dernier.

Voyages

J’ai beaucoup voyagé, notamment pour mon travail. Je me souviens qu’entre janvier et avril 2010, j’ai fait 12 déplacements, en Inde, en République tchèque… J’adore voyager. Au départ, je pensais devenir hôtesse de l’air.

Agences de voyages

DR

Sandra Dos Reis

directrice commerciale de Latam pour la France et le Benelux

J’ai obtenu le BTS tourisme en 1993, puis j’ai travaillé six ans comme agent de voyages, d’abord chez Selectour. Je connais ce métier, j’ai du respect pour ceux qui le font. J’étais chef d’agence lorsque j’ai postulé pour travailler dans une petite compagnie, à l’époque, la TAM.

Équipe

À Paris, nous avons une équipe de 15 personnes, 6 pour le service commercial et 9 pour le service support aux agences de voyages.

Rio et São Polo

Depuis Paris, Latam dessert Rio et São Paulo. La fusion a vraiment élargi notre réseau en Amérique du Sud, on facilite le transport pour les voyageurs, qui peuvent arriver à São Polo et repartir par Lima. Le groupe dessert 150 destinations dans 22 pays. © OT du Brésil

Cultures

J’ai beaucoup de famille au Portugal et pas mal d’amis au Brésil et en Amérique du Sud. Je parle français et portugais mais aussi espagnol et anglais. Ce qui est passionnant, dans un groupe comme Latam ou dans le fait de voyager, c’est de rencontrer différentes cultures, de s’adapter, d’échanger sur nos points communs.

Propos recueillis par Fabrice Bugnot

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Arrêt

S U R LE WE B

r

Les défis de la réalité augmentée La réalité augmentée permet à un mobinaute ou à un tablonaute de revivre in situ une période historique avec des personnages d’époque ou un guide virtuel, mais aussi de montrer un monument à son âge de gloire. Il est ainsi possible de découvrir, comme une vue de l’esprit, le mur de Berlin ou le Colisée en entier, par superposition d’images. « La réalité augmentée va devenir très présente dans notre quotidien, a martelé Stéphane Singier, conseiller études et Grand Paris digital, du pôle de compétitivité Cap Digital, lors du forum numérique de Deauville. Il faut dès à présent penser aux contenus culturels et patrimoniaux qui pourront ainsi être valorisés. »

eL’aérien

et les agences en ligne dans le collimateur du médiateur

En 2012, la MTV (Médiation tourisme et voyages) a fait l’objet de 822 saisines. « Après les premiers mois de démarrage, on observe une moyenne de 100 dossiers par mois, un chiffre important pour un dispositif tout juste créé », note Jean-Pierre Teyssier, médiateur du tourisme et des voyages, qui s’attend à une montée en puissance (déjà constatée) pour 2013. 388 dossiers recevables (sur les 822 reçus) ont été traités l’année dernière, 305 ayant donné lieu à un avis. 65 % de ces avis ont été favorables au consommateur et ont donné lieu à un dédommagement. Sans surprise, c’est le transport aérien (41,4 % des dossiers traités) qui arrive en tête des réclamations, suivi par les annulations de forfaits (15,22 %) et les prestations contractuelles non fournies (12,3 %).

t Alexandre

de Juniac futur PDG d’Air France-KLM

u EasyJet compte

Le Conseil d’administration a désigné le 25 mars Alexandre de Juniac, PDG d’Air France, comme PDG du groupe Air France-KLM à partir du 1er juillet. Il sera remplacé à la tête de la compagnie aérienne française par Frédéric Gagey, actuel directeur général délégué en charge des finances au sein de l’entreprise. Jean-Cyril Spinetta, qui fêtera ses 70 ans en octobre, a décidé d’anticiper son départ neuf mois avant l’échéance statutaire.

À partir du 30 avril, les comptoirs d’enregistrement de la compagnie low cost seront remplacés par des déposesbagages pour les passagers ayant des valises à mettre en soute. Elle espère ainsi que les voyageurs ne s’enregistreront à l’aéroport que dans des « circonstances exceptionnelles ». Un procédé déjà utilisé par Ryanair, qui inflige depuis 2009 des frais supplémentaires aux passagers qui doivent se faire enregistrer ou n’ont pas imprimé leurs billets avant leur arrivée sur la plate-forme.

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© Air France

fermer ses comptoirs d’enregistrement

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© Jean-François Alliot

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07 Arrêt Arrêt 07

S USRU LE R LE WE WE B B

Les agences Selectour Afat migrent sur Google Pour moderniser la messagerie de ses 1200 agences, Selectour Afat a choisi, suite à un appel d’offres, la solution d’entreprise « Google Apps for business ». Baptisée ONYX chez Selectour Afat, elle va offrir « des outils plus performants et collaboratifs », selon le réseau. La migration, démarrée en février, se poursuivra jusqu’à fin juin et va permettre d’harmoniser les adresses mails des agences avec un nom de domaine unique et correspondant à la nouvelle marque : Selectourafat.com. Au-delà d’une messagerie modernisée, elle offre une multitude de services qui vont faciliter la vie de l’agence au quotidien. Ainsi, grâce au stockage de documents en ligne via l’outil Drive, les agents disposeront de toutes les informations en temps réel regroupées en un seul endroit et accessibles de partout. Des outils collaboratifs en interne sont aussi prévus.

ET SUR L’ÉCHO-FLASH 4

TOUTES LES INFOS ET TENDANCES SUR LECHOTOURISTIQUE.COM

o Annulation du marathon de New York :

60 procès en cours

Le remboursement du dossard par l’organisateur du marathon de Big Apple ne suffira pas. « 1 250 plaignants m’ont mandaté pour agir contre leur agence de voyages et leur assureur responsabilité professionnelle », explique Maître Dimitri Pincent. En novembre dernier, ils étaient au nombre de 600 environ. À défaut de class actions en France, les assignations doivent être déposées par famille ou groupe de coureurs. Pour l’heure, 60 procès sont en cours, à l’encontre de Sport Incentives/France Marathon et de Thomas Cook France. De nombreux autres sont en préparation, contre six agences de voyages au total, ajoute l’avocat. Les premiers procès ont commencé en janvier 2013. « Je n’ai reçu aucun commencement de début de défense de la part des défendeurs », regrette Maître Pincent.

4My Ferry Link a réalisé 7 millions d’euros de CA en 2012

VOICI LES RÉPONSES AU QUIZZ DE L’ÉCHO TOURISTIQUE N°3060

1. Les Britanniques et les Français. 2. Vincent Luna. 3. InterContinental. 4. L’Horizon et le Zénith. 5. Disneyland Resort Paris. La photo mystère représente la réception du MSC Preziosa . TOUTES LES INFOS ET TENDANCES SUR LECHOTOURISTIQUE.COM

(936 M) malgré une hausse de 2 % du trafic voyageur sur un an. Le nombre de voyageurs d’affaires La compagnie de ferries, lancée en août 4Eurostar : le trafic est resté plutôt stable 2012 porté par le alors que le loisir a dernier, a perdu 13 loisir progressé de 3 % par millions d’euros en rapport à 2011. Eurostar a publié un 2012, mais serait proche d’atteindre les chiffre d’affaires en recul de 0,5 % en 2012 4Easyvoyage lance objectifs de parts de son programme de à 799 millions de marché fixés. En fidélité livres sterling quatre mois et demi d’activité, My Ferry Link a réalisé un chiffre d’affaires de 6,9 millions d’euros.

Le site vient d’annoncer le lancement prochain de son « Club ». Sur son site Internet et son compte Facebook, il invite les internautes à s’inscrire. Le comparateur promet « des avantages et offres exclusives (…) en fonction de votre grade de voyageur ».

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Actus

ÉVÉN E M E NT

Les réseaux d’affaires réduisent à nouveau leurs effectifs

L

es plans sociaux se sont les transactions complexes multipliés dans le voyage resteront traitées en offline » d’affaires depuis 2008 : avait détaillé l’entreprise. Cet environnement éconotrois chez Carlson et quatre chez American Express Voya- mique et ces stratégies conduisent à des supges d’Affaires. Les derniers PSE Les deux poids p r e s s i o n s d e postes importan(plans de sauvegarde de l’emploi) lourds du voyage tes, notamment annoncés fin jan- d’affaires ne sont de conseiller s. vier sont justifiés jamais revenus Amex a confirmé la semaine derpar les mêmes éléaux volumes nière le départ de ments : une baisse d’avant la crise, 250 salariés en du volume des en 2008. France (18 % des transactions et effectifs), sur une montée du 5 400 dans le online. monde, mais que Les deux poids lourds du voyage d’affaires ne les modalités étaient encore en sont jamais revenus aux volu- discussion. Les indemnités mes d’avant la crise, en 2008. pour les départs volontaires, Ils doivent faire face, en paral- selon les syndicats, seraient de lèle, à une concurrence crois- plus de 25 000 euros. Chez Carlson, où 194 possante de la part d’opérateurs comme HRG, BCD Travel, tes doivent être supprimés, la Egencia ou encore certains direction précise que « tout est réseaux volontaires. Ils doivent encore en discussion ». Mais également s’adapter à la baisse le nombre de salariés qui se des commissions ou à des chan- seraient portés candidats pour gements de comportements, un départ volontaire aurait comme l’utilisation massive des dépassé les 200 selon la low cost par les voyageurs CFTC, qui précise qu’il est encore trop tôt pour dire s’il d’affaires. Pour améliorer leur rentabi- y aura, ou non, des départs lité, et alors que certaines opé- contraints, certains souhaitant rations leur font perdre de partir même si leur poste n’est l’argent, comme le Rail off- pas supprimé. Les indemnités line, ils tentent de renforcer de « mobilité externe » propol’automatisation des process. sées seraient au minimum de Carlson anticipe le fait que 12 000 euros en plus des près de 50 % des transactions indemnités légales. Fabrice Bugnot seront réalisées via Internet en 2015, contre moins d’un tiers aujourd’hui. « Les transacTOUTES LES INFOS tions simples seront en majoET TENDANCES SUR rité automatisées tandis que LECHOTOURISTIQUE.COM L’Écho touristique 29 mars 2013

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Actus

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ÉVÉN E M E NT

TO : les filiales françaises à rude épreuve La crise met à mal les modèles d’intégration des TO français filiales de grands groupes internationaux. Tandis que Kuoni France a décidé de reprendre sa liberté et que Transat France privilégie l’évolution à toute révolution, Thomas Cook se prépare au contraire à un douloureux plan de redressement piloté par sa maison mère. De quoi rappeler ce qu’a vécu TUI France, désormais délesté du poids de sa restructuration. L’avenir dira quel scénario était le bon.

Kuoni : le pari de l’indépendance Les années de pertes se suivent pour Kuoni France : encore près de 3 millions de francs suisses (2,5 M) l’an dernier, pour un CA en baisse de 9 %. La filiale française ne faisait pourtant pas partie de celles dont le groupe souhaitait se défaire. « C’est de nous qu’est venue la proposition d’une reprise, confie Emmanuel Foir y, son patron. La décentralisation complète est le meilleur moyen de nous sauver en nous permettant de retrouver l’agilité d’une PME. » Mais le pari est osé, car il va falloir reconstruire bien des choses, à commencer par un système informatique capable d’être ultra-réactif, à la manière de celui d’Exotismes, cité en exemple. L’objectif étant d’accroître la performance en réduisant les coûts, alors que les frais versés à la maison mère au titre des services centralisés atteignaient 3,5 millions d’euros par an, selon l’élu CFDT, Pascal Pedrak. Second défi : redéfinir la stratégie de production. Entre autres pistes, l’offre balnéaire pourrait être réduite à l’océan Indien, tandis que les Ateliers du Voyage bénéficieront d’un « très gros coup de collier ». Cette spécialisation aboutira aussi au retour de business-units dédiées à chaque ligne de métier. Et probablement à une réduction des effectifs, qui seront « évidemment » ajustés en cas de « concentra-

tion de la production ». De source syndicale, 30 postes (sur 220) pourraient être menacés.

Thomas Cook : verdict mi-avril Officiellement, le « processus de transformation » de la filiale française en est encore au stade des « hypothèses ». Prudents, plusieurs représentants syndicaux parlent pour l’instant de « rumeurs » et d’« informations contradictoires ». Faut-il comprendre entre les lignes que leurs langues ne se délieront qu’une fois le projet formel de réorganisation présenté par la direction, sans doute dans la deuxième quinzaine d’avril ? « On se prépare à être combattif », confie en tout cas Michel Dutourné, délégué syndical central CFE-CGC. Un scénario crédible pourrait passer par un plan social très lourd dans la branche tour-opérating, accompagné d’un recentrage de la production sur l’offre mainstream (circuits, séjours balnéaires, clubs) autour d’une seule marque, Jet tours, qui bénéficie de la plus grande notoriété et pourrait donc favoriser une éventuelle vente par la maison mère britannique dans quelques années. Le réseau de distribution, en revanche (environ 300 points de ventes intégrés), serait en grande partie épargné. La distribution offline n’est pas la priorité de Thomas Cook PLC mais rapporte gros

en France, autour de 70 M par an. De quoi atténuer les pertes de la filiale française, qui auraient atteint 20 à 30 millions d’euros l’an dernier.

Transat France : la méthode douce La troisième voie face àTUITravel etThomas Cook…Transat France rêve de l’incarner depuis sa création en 2009. La crise et le Printemps arabe ont différé les ambitions de la filiale française du groupe canadien Transat AT qui a, pour la première fois, affiché des pertes (9,7M) en 2012. Mais elle marque sa différence jusque dans la méthode choisie pour rebondir. La restructuration en cours se fait à pas feutrés, sans l’ampleur d’un TUI ni la dureté d’un Thomas Cook. Pas de plan social en vue, mais un accord signé entre la direction et les syndicats pour encadrer la réorganisation. La fusion juridique des trois entreprises (Look Voyages,Vacances Transat et Amplitravel), entérinée le 21 février, et qui doit optimiser traitements administratifs et financiers avec mutualisation de certains services à la clé, est une première étape qui, semble-t-il, fait consensus. La migration informatique planifiée à partir de l’automne en est une autre, autrement plus périlleuse. L’abandon de Logitours (Accovia) au profit du système britannique Travelbox doit permettre de gagner en efficacité et flexibilité, qui sont le nerf de la guerre, assure la direction. « Mais l’emploi pourrait en pâtir », s’inquiète déjà Tassadit Nezreg, déléguée du personnel CGT. Là encore, il faudra trouver la voie, la bonne, pour négocier au mieux le virage technologique. Pascale Filliâtre et Christophe Plotard

VOS RÉACTIONS SUR L'ARTICLE LECHOTOURISTIQUE.COM L’Écho touristique 29 mars 2013


Londres : c’est ici et c’est Maintenant ! Portée par la ferveur de Jeux Olympiques historiques qui ont laissé en héritage une moisson de centres d’intérêt nouveaux dont certains sont déjà des icônes, la capitale anglaise multiplie ouvertures de lieux et inaugurations d’événements inédits. Sans oublier cette expérience culturelle unique qu’elle propose : marier à un sens de la Tradition so british un génie de l’innovation inégalé. La preuve par… 30 ! D’accord, les Jeux olympiques appartiennent au passé ; d’accord, on a vu et revu les merveilles anciennes et nouvelles de la capitale britannique sur tous les écrans du monde. Seulement voilà… sur place, à Londres, la magie n’est pas retombée, c’est même tout le contraire ! Londres, ici & maintenant, conserve l’état d’esprit festif et innovant qu’elle avait durant les J.O et qui a tant plu : de nouveaux lieux, de nouvelles manières de découvrir la capitale, de nouvelles attractions (qui pour beaucoup ouvrent justement cette année !), une moisson de restaurants branchés, d’hôtels

incroyables, de boutiques décalées… Avec, chaque semaine, des événements majeurs, allant du définitivement traditionnel (Wimbledon, couronnement de la reine…) au complètement nouveau (Prudential RideLondon, EAST festival…). En un mot, Londres, en ce moment, c’est un climat unique, mille fois plus exciting en vrai qu’à la télé, que l’on n’y soit jamais allé ou au contraire que l’on pense bien la connaître. Mais place aux faits…

■ Le Queen Elizabeth Olympic Park C’est le nouveau lieu par excellence, inauguré pour les JO (alors stade olympique) et réaménagé,

Queen Elizabeth Olympic Park

COMMÉMORATIONS ET GRANDS RENDEZ-VOUS A Londres, les années comme les autres n’existent pas. 2013, ce sont les 150 ans du Métro, le premier au monde – Les 100 ans du Chelsea Flower Show. Le plus grand show floral mondial : une édition époustouflante pleine de surprises (du 21 au 25 mai) – Les 60 ans du couronnement de la reine. Le 2 juin 2013.

Bien au-delà de la simple commémoration, un événement et un moment à partager dans un esprit « so british ! »… Sous forme d’inventaire poético-télégraphique, le catalogue printemps-été : « The Rest Is Noise » («Lereste,c’estdubruit») au Southbank Centre, tout au long de l’année : 100 événements (concerts, récitals, films...) pour célébrer la musique du XX° siècle – Virgin London Marathon (45.000 coureurs de 150 pays), le 21 avril – Taste of London, fête interactive de la gastronomie, du 20 au 23 juin – les Wimbledon Cham-

pionships, of course ! du 24 juin au 7 juillet – Pride London, tout début juillet, la joyeuse célébration de la culture gay et le plus grand événement gratuit d’Europe ! – « EAST » les 27 et 28 juillet au Queen Elizabeth Olympic Park, un nouveau festival célébrant le premier anniversaire de la Cérémonie d’Ouverture des Jeux de Londres 2012 : musiques, gastronomies et performances entre amis – Prudential RideLondon : la nouvelle grande course cycliste mondiale : 100 miles et 70.000 participants attendus ! Entre autres…

ArcelorMittal Orbit

il sera relancé lors du nouveau grand festival : « EAST » les 27 et 28 juillet prochains et servira de point de départ au nouvel événement cycliste mondial : le Prudential RideLondon.

■ L’ArcelorMittal Orbit Construite pour les J.O le long du stade olympique, cette tour d’acier de plus de cent mètres est à la fois un poste d’observation étonnant et la plus grande sculpture d’Angleterre.


Publi - Reportage

■ The Warner Bros. Studio Tour : The Making of Harry Potter Les studios Warner Bros entraînent les visiteurs derrière l’écran à la rencontre des décors, costumes, effets spéciaux et secrets du tournage. L’attraction fête ses 1 an !

Toujours plus de nouvelles attractions ! Emirates Air Line

■ L’Emirates Air Line… Pour voler le long de la Tamise, de Greenwich jusqu’aux docks, traverser le fleuve de façon étonnante. Ce « tramway » panoramique emporte ses passagers sur 1 km et a connu un succès incroyable dès son ouverture : près de 100.000 passagers chaque semaine !

■ Up at The O2 – climb an icon Cette nouvelle balade aussi, est déjà devenue un mythe. A 52 m du sol,une petite centaine de personnes sécurisées, marchent sur le toit de l’Arène, admirant la vue sur Londres depuis la plate-forme centrale.

■ Westfield Stratford City Le plus grand centre de shopping et de loisirs d’Europe, tout simplement : 250 boutiques, 70 restaurants, 17 écrans de cinéma, 14 pistes de bowling en ligne et le plus grand casino du pays.

Désolé, mais il faudrait au moins une page de plus pour que chaque nouveauté aie son paragraphe. Or donc, ajoutons le nouveau London Dungeon plus grand et plus ambitieux, ouvert depuis le 1er mars, idéalement situé près de l’EDF Energy London Eye et du Sea Life London Aquarium : 1000 ans d’Histoire à travers un parcours étonnant : décors, comédiens, effets spéciaux et rires à la pelle… Depuis mars encore, pour prendre du recul, « The Great Map » retrace de manière vivante toute l’histoire de la marine britannique dans le National Maritime Museum. Et depuis le 1er février, pour prendre de la hauteur cette fois, on accède tout en haut de « The Shard », le plus haut point de vue d’Europe (310 m). Puis, à partir d’avril, plongée dans le multimédia avec le nouveau BBC Tour, ouverture du Tiger Territory au ZSL London Zoo, réouverture du Imperial War Museum London,nouvelle expo sur « Astronomy Photographer of the Year» au Royal Observatory Greenwich, etc., etc.■

QUELQUES EXPOS à ne pas manquer… Tate Modern : « Roy Lichtenstein ». La plus grande expo depuis 20 ans (du 21/02 au 27/05) National Gallery : « Barocci : Brilliance and Grace » (du 27/02 au 19/05), puis « The portrait in Vienna » (du 22/05 au 24/11) Natural History Museum : « Extinction : Not the End of the World », l’expo de circonstance sur l’extinction des espèces (du 08/02 au 08/09), puis « Sensational Butterflies », plongée dans l’univers incroyable de milliers de papillons… vivants ! (du 29/03 au 15/09) British Museum : « Life and death in Pompeii and Herculanum » : la plus grande expo sur le sujet depuis 40 ans (du 28/03 au 29/09) Design Museum : « Design of the Year 2013 » (du 20/03 au 07/07) V&A Museum : « David Bowie is » l’un des plus grands génies musicaux contemporains (du 23/03 au 28/07) National Maritime Museum : « Visions of the Universe » : des premières cartes du monde aux dernières photos du télescope Hubble (de juin à septembre)

Café Royal Hotel

Buckingham Palace : « The Queen’s Coronation 1953 » pour les 60 ans du couronnement et à l’occasion de l’ouverture estivale annuelle du palais: robes, bijoux, uniformes et portraits de Sa Majesté (du 27/07 au 29/09)

HOTELS : la nouvelle vague…. Après l’ouverture de 6 établissements prestigieux à la toute fin 2012 dont celle du Double Tree by Hilton London proche d’Oxford Street, de l’Intercontinental Westminster, de l’hotel-boutique très tendance Hotel Xanadu ou encore de la réouverture de l’aussi mythique (150 ans de succès) que luxueux Café Royal Hotel de Regent Street, le grand événement dans l’hôtellerie sera bien sûr, l’inauguration très attendue début juin du Shangri-La Hotel London ayant pris place au sein du gratte-ciel The Shard et qui offrira des services, une gastronomie et une vue (!) uniques. En attendant les ouvertures à suivre de l’Art’otel London Hoxton, du citizenM Tower of London et St Paul’s et des très japonisants Nobu.

■ Toutes les infos pros sur Londres : www.londonandpartners.com/travel-trade

■ Toutes les infos visiteurs sur Londres : www.visitlondon.com/fr


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Actus

R e p oRtag écon om i e e

Ratios financiers : ce qu'il faut retenir Au vu de la conjoncture toujours difficile, la marge de manœuvre des voyagistes est de plus en plus étroite. La 6e édition de l’étude sur les ratios financiers du tour-opérating, réalisée par le cabinet KPMG pour le compte du Ceto/Association de tour-opérateurs français, le confirme : au cours de l’exercice 2012, les marges ont encore été rabotées. Mais les efforts de restructuration engagés depuis un an, notamment pour mieux maîtriser les frais fixes, commencent à porter leurs fruits tandis que les ventes directes, via les agences en propre mais surtout Internet, continuent de croître.

Au cours de l’exercice 2012, les résultats des 20 TO qui ont participé à l’enquête KPMG se sont encore dégradés. La marge brute (différence entre le chiffre d’affaires et les coûts de production) a continué de baisser, à 17,7 % du chiffre d’affaires contre 18,4% un an plus tôt. Concrètement, sur un forfait moyen de 1004e, les voyagistes, après coûts de distribution, ont encaissé 103e par passager (105e en 2011), ce qui n’a pas couvert leurs coûts de structure estimés à 122e par pax. Avec 19e de déficit pour chaque forfait vendu, les TO ont toutefois fait un peu mieux qu’en 2011. Grâce à une bonne maîtrise des frais fixes, les coûts de structure ont baissé « de manière significative », avec des efforts particuliers sur la masse salariale et les dépenses brochures, publicité et marketing. Ils sont passés en un an de 11% à 10,1% du chiffre d’affaires, soit une économie de 3e par passager. L’EBIT (différence entre la marge brute et les coûts de distribution et de structure) progresse ainsi de 0,2% à -1,5%, contre -1,7 % en 2011. « Ces restructurations vont continuer à avoir un impact positif en 2013 et 2014 », espère René-Marc Chikli, président du CETO.

les coûts de structure (en % du chiffre d’affaires)

Masse salariale

Coûts de brochure

Autres frais de publicité et marketing

0,5 0,6

11,2

12,7

11,5

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Coût de fonctionnement des agences propres 11,5

Coût des ventes Internet

Coût total de distribution

11,4 9,1

3,8

9,2

3,9

1,5

Source Ceto

1,5

2012 L’Écho touristique 29 mars 2013

Loyers

Autres coûts de structure

0,7

0,9

10,1

11

2,4 2,5 0,8 0,9

0,5 0,6

2012

(en % du chiffre d’affaires)

Super Coût commissions de la distribution et fonds externe marketing

Frais informatiques généraux

5,2 5,5

les coûts de distribution Commissions sur factures clients

Coût total de structure

2011

2011

Des coûts De DistRibution stables Les frais de distribution (qui incluent les commissions versées aux agences, le coût des agences en propre et des ventes via Internet) sont restés stables en 2012, à 9,1 % du chiffre d’affaires contre 9,2 % en 2011. Le coût de la distribution externe (agences tiers et grande distribution) s’affiche très légèrement en baisse, de 0,3 point. Il représente désormais 12,7 % contre 13 % en 2011. Si négociations il y a eu sur les commissions, surcommissions et fonds marketing, elles n’ont donc pas permis de changer radicalement la donne. Les derniers contrats de référencement signés risquent même d’alourdir, pour certains, l’addition. En parallèle, le coût des agences en propre semble incompressible à 11,5 %, soit un résultat stable par rapport à 2011, tandis que le coût des ventes Internet (via les sites en propre) ressort en moyenne à 3,8 %, stable lui aussi mais pouvant varier d’un TO à l’autre dans de fortes proportions jusqu’à représenter 10 % pour certains, note KPMG.

Source Ceto

Des coûts De stRuctuRe mieux maîtRisés


Actus

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écon om i e

Des ventes DiRectes et suR inteRnet en pRogRession

Départs en vacances : les TO espèrent un sursaut

chiffre d’affaires total par canal de distribution (en %)

L

12,6

20,1

36,5

2012

18,2

Distribution externe

Agences de voyage externes Grande distribution Internet externe (via les sites autres que les sites propres du TO).

8 4,7

Distribution interne

Ventes Internet (site en propre) Ventes agences en propre Autre distribution directe offline.

13,1 36,9 20,2

7,7 4,7

Source Ceto

2011

17,4

5 L’Europe du Sud a engrangé les meilleures performances de l'hiver avec des départs à +17,3 % en chiffre d’affaires et devrait encore séduire cet été, particulièrement l’Italie.

© Shutterstock

En 2008, la vente directe représentait 44,5 % des ventes des voyagistes. En 2012, la proportion atteint 50,8 % du chiffre d’affaires. « On a passé le cap des 50 % en 2011 et la tendance se poursuit », note René-Marc Chikli, président du Ceto. Les agences traditionnelles, hors grande distribution, réalisent désormais 36,5 % des ventes des voyagistes, un chiffre quasi stable (-0,4 %), quand la part d’internet continue de croître. L’ensemble du chiffre d’affaires réalisé online l’an dernier (sur site en propre ou site externe) a ainsi représenté 23 % du chiffre d’affaires total des TO ayant participé à l’étude. Si les ventes via les sites tiers restent sous la barre des 5%, c’est la part des ventes effectuées via les sites maison qui « poussent », en progression de +0,8 point sur un an. En 2012, les voyagistes ont ainsi réalisé 18,2% de leur chiffre d’affaires via leurs sites en propre, contre 17,4% en 2011.

e printemps et l’été apporterontils enfin une éclaircie ? Il faut le souhaiter car les ventes des TO ont été, cet hiver, aussi déprimantes que la météo. Entre le 1 er novembre et le 28 février, l’activité forfaits a reculé de 10,7 % en volume d’affaires, de 14,7 % en nombre de clients. Même avec le rattrapage escompté sur le mois de mars (pour cause de vacances scolaires décalées), la saison d’hiver sera négative, selon le baromètre intermédiaire du Ceto. Seul point positif, la réduction des capacités a permis de faire progresser la recette unitaire moyenne (à 1 229 e,+ 4,4 %) et de limiter les promotions. « La préservation des marges, c’est la priorité de tous en 2013 », indique René-Marc Chikli (voir ci-contre). Les perspectives pour les prochains mois restent toutefois incertaines avec des prises de commandes très timides. En février, les réservations se sont affichées en recul de 6,8 % par rapport à février 2011. En cumul depuis le 1er novembre, la chute est de 7,4 %. « Les Français hésitent, mais ils finiront par partir, à la dernière minute y compris vers la Tunisie », affirme René-Marc Chikli qui rejoint ainsi les conclusions

de l’étude Opodo/Raffour Interactive. Selon elle, les départs des Français pourraient progresser de 3 points par rapport à 2011 parce que « le besoin vital » de partir sera plus fort que la crise. 5 millions De FRançais ont Renoncé aux vacances Le cabinet Protourisme pose un diagnostic inverse. D’après lui, 40 millions de Français, adultes et enfants, comptent partir en vacances ou courts séjours (3 nuits maximum), payants ou non, en 2013, contre près de 43 millions en 2012, soit seulement 62 % des Français (5 % de moins qu’en 2012). « En 3 ans, 5 millions de Français ont renoncé à partir », note Didier Arino, directeur de Protourisme. Cet été, 44 % seulement des Français envisagent des vacances (en moyenne 11,5 jours), contre 47 % en 2012. « Jamais, même au plus fort de la crise de 2009, nous n’avons constaté une telle chute des intentions de départ », insiste Didier Arino. « Le cancer du tourisme, c’est le chômage, sachant qu’une personne au chômage a en moyenne un impact sur le budget vacances de six personnes ». Pascale Filliâtre

L’Écho touristique 29 mars 2013


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Actus

R e p oRtag écon om i e e

© VTT Lacanau

Le tourisme social, un moteur de l’économie locale

3 D’après une étude de l’Unat, chaque village de vacances a, en 2012, généré en moyenne 800 000 euros de recettes pour les commerces qui l’environnent.

Les 580 villages de vacances de l’Union nationale des associations de tourisme et de plein air ont rapporté 300 millions d’euros aux territoires et assuré 8 000 emplois en 2012.

L

’ Unat (Union nationale des associations de tourisme de plein air), qui regroupe les acteurs français du tourisme social, veut que l’on prenne conscience de l’importance de ses activités. Les 580 villages de vacances de France membres de l’association ont rapporté l’an dernier 300 M e aux économies locales et assurés, directement ou indirectement, l’emploi de 8 000 équivalents temps plein, selon une étude présentée la semaine dernière. Dans le détail, chaque village génère près de 800 000 e par an de recettes pour les commerces qui l’environnent : 511 000 e de dépenses sont effectuées par les L’Écho touristique 29 mars 2013

vacanciers (restauration, essence, achats de souvenirs, loisirs divers…) alors que 280 000 e proviennent des villages (alimentation, mobilier, entretien, énergie, fournitures…). Sur la haute saison estivale, qui concentre 46 % du total des dépenses annuelles, l’étude indique que les vacanciers ont dépensé en moyenne 135 e par jour en 2012, soit une augmentation de 4,6 % par rapport à 2005. « Les villages de vacances sont bien souvent des poids lourds dans le tissu économique local,

voire la locomotive, surtout sur les territoires ruraux, et constituent un enjeu essentiel dans le tourisme global de ces régions », explique Carine Bertrand, du cabinet Somival, qui a réalisé l’étude. 45 % des villages sont en effet situés en milieu rural. Une activité à dimension sociale Au-delà de ce rôle d’aménagement du territoire et de développement local, l’Unat met également en avant la dimension sociale de son activité, certains de ses membres modulant leurs

Des Démarches DurabLes ● De nombreux acteurs associatifs sont engagés dans des démarches de développement durable. Cap France a ainsi mis en place un label baptisé Chouette Nature. Ce système de management prévoit une amélioration continue des objectifs fixés par chaque entreprise : consommation d’énergie et d’eau, réduction des déchets, formation... Les villages inscrits dans cette démarche s’engagent par exemple à utiliser des produits d’entretiens biodégradables, à proposer des repas du terroir et des produits frais et de saison ou issus du commerce équitable. Ils proposent également des actions de sensibilisation, notamment pour les plus jeunes, avec des activités d’éveil à la nature ou de découverte des savoirs d’autrefois et des animations d’initiation à l’écologie.

tarifs par rapport à des critères sociaux. Dans une précédente étude, l’association notait la « faible augmentation du coût par nuitée depuis 4 ans(…) malgré l’augmentation de sa fiscalité, des charges fixes et variables, l’impact de certaines mesures normatives et la poursuite du désengagement de l’État en matière d’aides ». Les acteurs associatifs déplorent en effet que la croissance du parc de résidences privées soit portée par les lois de défiscalisation alors que les aides pour le tourisme social se réduisent depuis 2005. D’après l’Unat, les acteurs du tourisme social et associatif ont contribué au budget des collectivités et de l’État à hauteur de 205 M e en impôts, taxes et charges sociales en 2011 contre 29,5 M e d’aides reçues. « On s’inscrit dans la réduction de la fracture touristique, mais en montrant que nous sommes des acteurs professionnels », rappelle Patrick Brault, président de l’Unat. Ses 600 membres réalisent un chiffre d’affaires annuel d’environ 1,6 Md e pour 4,5 millions de clients. Fabrice Bugnot et Christophe Plotard


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Actus

R e p oRtag écon om i e e

La lente transition énergétique des acteurs du tourisme Les mesures mises en place par les compagnies aériennes et les voyagistes ne suffisent pas à compenser l’augmentation du nombre de voyages.

L

a semaine du développement durable, organisée du 1er au 7 avril, s’intéresse cette année à la transition énergétique, soit « le passage d’une société fondée sur la consommation abondante d’énergies fossiles, à une société plus sobre et plus écologique ». La France s’est fixé des objectifs en la matière : réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20 % et porter la part des énergies renouvelables à 20 % d’ici à 2020. Le tourisme participe à cet effort. Mais les mesures mises en place par les compagnies aériennes et les TO ne suffisent pas à compenser l’augmentation du nombre de voyages.Air France a ainsi réussi à améliorer son efficacité énergétique de 14 % entre 2000 et 2011. Mais les rejets de CO2 ont progressé de 10 % sur la même période, en raison de l’augmentation de 26 % du nombre de passagers. Le touRisme, un secteuR à paRt De manière globale, le nombre de passagers transportés par les compagnies aériennes (2,4 milliards en 2010) devrait tripler d’ici à 2050 et les émissions de L’Écho touristique 29 mars 2013

5 Le Club Med La Plantation d’Albion, à l’Île Maurice, a obtenu la certification Green Globe. Le groupe s’est fixé comme objectif de certifier 70 % des villages fin 2013. © Club Med

CO2, sans rupture technologique, vont continuer à progresser. Comme l’expliquait Jean-Paul Cerron, chercheur à l’université de Limoges, lors d’une conférence sur la question : « si on demande au tourisme une réduction des émissions de gaz à effet de serre comparable à celle d’autres secteurs, il va y avoir un problème ». Le tourisme est en effet dépendant de transports pour lesquels les énergies fossiles sont difficilement substituables.

La situation des voyagistes est plus contrastée. Certains groupes, commeVoyageurs du Monde, ont réduit de manière importante leurs rejets de CO2. Transat, grâce à différentes mesures, comme la mise en place d’une certification LEED-EB pour le siège d’Air Transat, a réduit la consommation d’énergie de ses bureaux de 12% entre 2009 et 2012.Toutefois, l’essentiel de l’impact d’un voyage l’hôtellerie et le transport - n’est pas intégré dans le bilan des voya-

gistes, qui ne font qu’agréger une offre. Et engager ses partenaires dans une démarche durable est un travail sur le long terme.Transat a ainsi lancé un programme de gestion hôtelière responsable. En 2012,162 hôtels se sont engagés à mettre en place au moins une des 55 pratiques exemplaires proposés. Mais pour l’instant, les efforts effectués le sont sur les points les moins coûteux, comme « la réutilisation des draps et serviettes ». Fabrice Bugnot

La poLitique Co2 du CLub Méditerranée ● « Notre politique repose sur trois piliers, explique Agnès Weill, directrice du Développement Durable du Club Méditerranée. D’abord, réduire les besoins en énergie par la conception même des villages (orientations, enveloppes des bâtiments, ventilation ou éclairage naturels, etc.). Ensuite, utiliser efficacement l’énergie avec des équipements performants (chaudières à hauts rendements, appareils à faible consommation, gestion technique des bâtiments...) ou

en s’appuyant sur la formation des équipes et la sensibilisation des clients, en particulier au travers de la démarche de labellisation Green Globe. Enfin, faire évoluer le mix énergétique vers des énergies moins émettrices de CO2 comme le solaire ou l’hydraulique : 18 % de l’électricité consommée dans le monde par le Club Med provient de sources renouvelables. Nous avons aussi recours aux certificats verts d’EDF pour 55 % de l’électricité achetée en France. »


Actus

Serge Trigano, cofondateur de la chaîne hôtelière Mama Shelter

DR

fran ce

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« Notre stratégie est low cost » À l’occasion de l’ouverture du Mama Shelter Lyon, l’ancien patron du Club Med revient sur le concept hôtelier qu’il a notamment fondé avec Philippe Starck, sur son modèle de distribution et les développements futurs. L’Écho touristique : comment définir iez-vous le concept Mama Shelter ? Serge Trigano : c’est d’abord l’histoire d’une tribu dont je fais partie avec mes deux fils, Philippe Starck, Cyril Aouizerate et Alain Senderens. Pour nous, Mama Shelter c’est un lieu de vie et de rencontres avec des chambres au-dessus. C’est une alternative aux palaces aux prix inabordables et aux hôtels de chaîne sans saveur. On a besoin de choses simples quand on voyage : une bonne literie, un équipement hi-tech et de la convivialité. Le monde bouge, le tourisme aussi. Ce qui a fait le succès des clubs de vacances hier n’est plus vrai aujourd’hui. Le XXe siècle était celui du tourisme de plage. Le XXIe siècle sera celui du tourisme de ville.

La stratégie de distribution des hôtels est quasi exclusivement online. Pourquoi ? 94% des réservations se font soit sur notre site web soit via notre call center. Nous travaillons aussi avec Booking, HRS (Hotel Reservation Service) et quel-

ques agences de communication événementielle pour la partie incentive. Les agences traditionnelles font très peu de ventes. Avec un prix d’appel à 49 e, notre modèle économique nous donne peu de marge de manœuvre et ne nous permet pas d’accorder des taux de commission élevés. Pour être rentable, nous devons maîtriser toute la chaîne de coûts et être très vigilant sur les investissements. L’implantation des hôtels Mama Shelter dans des quartiers populaires permet de raconter une histoire mais aussi d’être moins cher.

Le premier Mama Shelter a été créé à Paris en septembre 2008. Quel est le bilan de la marque aujourd’hui ? À Paris, nous sommes à 85 % de taux d’occupation annuel et enregistrons un prix moyen de 135 e la nuit. Mais on revient de loin. Il a fallu cinq ans pour t r o u ve r l e s f i n a n c e m e n t s puis l’établissement a ouvert dans un scepticisme total. Aujourd’hui, l’hôtel bénéficie pleinement de l’engouement des touristes pour la capitale.

À Marseille, c’est plus difficile car la ville a une mauvaise image. Le Mama Shelter a ouvert en avril 2012 et cela commence seulement à démarrer. Le taux d’occupation a atteint 65 % en mars. Pour Lyon, c’est un nouveau défi car la ville attire surtout la clientèle affaires. Le pari va être de réussir à remplir les week-ends. Nous travaillons avec l’office de tourisme de la ville pour mettre en place des packages.

Quels sont vos projets de développement ? Un Mama Shelter va ouvrir dans le centre-ville de Bordeaux

5 «Pour être rentable, nous devons maîtriser toute la chaîne de coûts et être très vigilant sur les investissements », explique Serge Trigano.

au mois d’octobre. Il comptera 97 chambres ainsi qu’un toitterrasse pour organiser des événements. Après Istanbul le 15 mars dernier, l’ouverture d’un second hôtel en dehors de France est prévue à Los Angeles début 2014. Il sera sous contrat de location mais on y retrouvera toute l’atmosphère qui fait le succès de Mama Shelter. Nous sommes en négociation pour d’autres adresses, notamment à Bruxelles. Propos recueillis par Céline Perrronnet

L’Écho touristique 29 mars 2013


Les plus belles destinations pour vos clients Paris CDG Martinique Guadeloupe

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Destination MARTI N I QU E

Beauséjour Grande-Rivière

Martinique Presqu’Île de la Caravelle Réserve naturelle

Montagne Pelée Le Morne-Rouge

Saint-Pierre

Fonds-Saint-Denis La Trinité

tique tlan Situation nA éa c O Oc éa États-Unis n

Le Carbet Le Morne-Vert Pitons du Carbet

Anse Noire

Rocher du Diamant

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Le Diamant

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Rivière-Salée les Trois-Îlets

Sainte-Luce Le Marin

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MARTINIQUE

Le François

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Fort-de-France

Anse du Four Grande Anse d’Arlet Anses d’Arlet

5 Avec ses 175 mètres de haut, émergeant de la mer des Caraïbes à quelques encablures de la côte sud-ouest de l’île, le rocher du Diamant est l’un des emblèmes de la Martinique.

iqu e

Sainte-Anne

Grande Anse des Salines

Reportage

© Guilain Grenier / OT de la Martinique

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La Martinique prête pour le (re)décollage

Après plusieurs années difficiles, l’optimisme est de mise en Martinique avec un frémissement de reprise et un parc hôtelier en rénovation.

L

’espoir bourgeonne en Martinique. Après des années 90 excellentes, suite aux lois de défiscalisation, les difficultés s’étaient accumulées depuis 2000 : arrivée de l’euro et parité défavorable avec la zone dollar, grands TO européens favorisant la montée en puissance de la République dominicaine et de Cuba, le cyclone Dean en 2007, les événements sociaux en 2009… Du coup, de 2007 à 2012, les arrivées de métropole à l’aéroport de Fortde-France ont baissé de 3,2 %. Or, les charges des hôteliers « restent 10 fois supérieures à celles des îles environnantes, comme Saint-Lucie », souligne Benoît Le

Cesne, président de Zilea, le club des professionnels du séjour en Mar tinique. « Faute de rentabilité, l’investissement est freiné », déplore-t-il, hormis pour de petites unités comme le French Coco (17 suites) ou l’Habitation Lagrange rénovée (24 chambres et suites), qui ouvriront cet été. De plus, l’hébergement chez l’habitant, diffus, représente dorénavant l’équivalent des capacités hôtelières de l’île. Autres écueils, la dépendance vis-à-vis du tourisme métropolitain (près de 90 % des arrivées), une offre all inclusive qui supporte mal la concurrence des autres îles, et des hôtels qui ont une saison trop resserrée. Pour Benoît Le Cesne,

« il faudrait aider l’investissement hôtelier et aérien ». LA PROGRESSION VIENDRA DE LA CROISIÈRE Patrice Bensalem qui dirige le CMT (Comité martiniquais du tourisme) depuis janvier se montre pourtant optimiste, avec un mieux observé depuis le début de l’année. 2012 a été meilleure en Guadeloupe qu’en Martinique. « Mais la Guadeloupe revenait de plus loin », note-t-il, en estimant que c’est maintenant autour de la Martinique de décoller avec 17 hôtels actuellement en rénovation et une forte progression attendue de la croisière en 2013 (+ 30 %, à 160000 pax). Olivier Noyer

BON À SAVOIR Comment y aller : Quatre compagnies sont maintenant en concurrence pour la desserte : Air France, Corsair et Air Caraïbes (en code share) et, dernière venue, XL Airways qui attaque sur les prix. Les trois premières desservent l’île depuis Orly puisqu’Air France abandonne en avril son départ de Roissy d’où seule partira XL Airways. Budget : Une semaine en résidence (hébergement seul) via un TO ou une agence en ligne commence aux environs de 600. En hôtel avec petitdéjeuner, on approche ou dépasse les 800. En club tout compris, les premiers prix grimpent aux environs de 1300. À tous ces budgets avion + hébergement, il est utile d’ajouter une location de voiture.

L’Écho touristique 29 mars 2013


20

Destination

Photos : © OT de la Martinique

marti n i qu e

La Montagne Pelée, volcan apaisé, veille sur la petite ville de SaintPierre, ancienne capitale de l’île. 6

u mornes et

montagnes Hormis la piste de l’aéroport du Lamentin à Fort-de-France, il y a peu de surfaces planes en Mar tinique et les routes connaissent rarement des lignes droites. Elles tournicotent et virevoltent dans les paysages, au mieux bosselés de mornes (collines), au pire chahutés par les impressionnants pitons du Carbet ou la masse énorme de la Montagne Pelée. Forgée par le volcanisme, l’île est donc tout sauf uniforme et ennuyeuse : sculptée de montagnes douces au sud ou vertigineuses au nord, elle est travaillée de coulées, caldeiras, ravines, gor-

DR

Patrice Bensalem, DG du CMT (Comité martiniquais du tourisme) l’avis du connaisseur

« La Martinique ne peut pas et ne doit pas essayer de se comparer avec les destinations grands resorts et all inclusive des Caraïbes hispanophones et anglophones. On voit que très peu de nos clients en Martinique restent autour de la piscine. Ils préfèrent passer leurs journées à découvrir l’île. La Martinique est d’abord une expérience, principalement humaine, qu’on vient vivre pour elle-même. Quand les Martiniquais vous L’Écho touristique 29 mars 2013

ges, cascades et trous d’eau. Le petit village de Fonds-SaintDenis par exemple, niché dans des replis du relief au nord, n’a rien à envier aux îlets d’un cirque réunionnais. Souvent, la route croise des points de vue à couper le souffle. Et la Martinique est naturellement un paradis de la randonnée avec une trentaine de chemins balisés, comme ses anciennes « traces » (la « trace des jésuites » par exemple) empruntées jadis, sous un manteau tropical luxuriant, par les nègres marrons. Il y a aussi le sentier qui longe le « canal des esclaves » ou tous ces chemins qui bordent falaises et criques.

adressent un sourire, ce sourire est sincère et surtout pas commercial, là est la différence et la dimension d’expérience humaine. Certes, le tourisme de séjour reste totalement tributaire de la conjoncture et de l’actualité difficile. Il a connu un ralentissement en 2012 à partir du mois de mai, mais il s’est repris depuis décembre. En janvier 2013, il affichait une hausse de 6 %. Comparée à l’océan Indien, par exemple, la Martinique a plutôt mieux résisté à la conjoncture internationale. Le Comité martiniquais du tourisme a renforcé le marketing et la communication pour appuyer la tendance à la reprise, spécialement forte dans le tourisme de croisière et de nautisme (voile et catamarans). »

v anses et

plages La géographie de la Martinique est toute en dentelle. La côte se découpe en pointes, rochers, caps, la plus extrême excroissance étant la presqu’île de la Caravelle. Elle est aussi creusée d’échancrures, havres, culs-de-sac, anses, baies, au fond desquels sont abrités de petits ports où se côtoient yoles colorées et filets de pêche. Côté Atlantique, on surplombe des lagons turquoise, côté Caraïbe, des plages blanches ou noires, comme les jumelles Anse Dufour et Anse Noire. Sur la mer bleue émeraude, argentée ou rougeoyante selon l’heure ou l’humeur du ciel, l’horizon Côté Caraïbe, sur la côte ouest, la commune Les Anses d’Arlet déroule un chapelet de plages blondes et noires prisées des familles.4

est parsemé d’innombrables îles et îlets, le plus photographié étant le Rocher du Diamant. Certains sont reliés par des « fonds blancs », ces bans de sables effleurant la surface. Pour le choix de la plage, ombragée ou exposée, ouverte


Destination marti n i qu e 3 La Martinique a du goût et du punch, comme son rhum fabriqué dans sept distilleries. Ci-contre : celle du Domaine Clément.

w DouCeurs « KreYol »

La Martinique a du goût : féroce

d’avocat, fricassée de lambis, chatrou (pieuvre) créole, blancmanger coco. Voilà un menu type présenté sur la toile cirée madras d’un restaurant populaire, au détour d’une route. Le dépaysement gastronomique est assuré, les saveurs et les épices aussi. Dans le restaurant chic d’un grand hôtel, les recettes sont adoucies et adaptées, avec par exemple, à la carte, salade

x

3 Les étals du marché de Fort de France, chargés de fruits, épices et bouteilles de rhum bigarrés sont un régal pour les yeux et les papilles.

Coups De CŒur

• La traversée en bateau-navette

au soleil couchant entre Fort-deFrance et la Pointe du Bout.

• L’émotion au musée Franck

Perret de Saint-Pierre montrant l’enfouissement de 30 000 habitants en 3 minutes par le volcan de la Montagne Pelée en 1902.

• Un petit guide local papier gra-

tuit, bien sympathique et utile, La Choubouloute.

m

ou secrète, abritée ou venteuse, longue ou petite, on n’a que l’embarras et le plaisir d’en changer tous les jours. Certaines, très prisées comme la grande Anse des Salines à l’extrême sud, provoquent chaque week-end de spectaculaires embouteillages.

césar au poulet boucané, filet de vivaneau mariné à la vanille, macaron vanille parfum coco et minestrone d’ananas. Loin de ce luxe, des petits producteurs tentent de préserver et de faire revivre les nombreuses productions vivrières d’une île qui a connu bien autre chose que la canne à sucre et la banane. Exemple, le jardin Kalbanat à Saint-Esprit qui essaie de redonner de l’appétence pour les différentes variétés de manioc oubliées. Mais l’incontournable goût de la Martinique reste le rhum : des ti-punch (ou « CRS » : citron rhum sucre) aux nobles rhums vieux millésimés. Les sept distilleries subsistant dans l’île sont impossibles à éviter.

m

21

Coups De griFFes

• Le manque cruel de transports

collectifs qui rendent la voiture indispensable et les bouchons de plus en plus paralysants.

• Les carcasses de voitures qui jalonnent les petites routes.

• La tour la Pointe Simon, une verrue au milieu de Fort-de-France.

Ce reportage a été réalisé du 30 janvier au 11 février 2013.

Couleurs créoles

La Martinique est haute en couleurs, tant par sa nature que par ses habitants ou leurs maisons. Comme si cette « île aux fleurs » ensoleillée était imprégnée toute l’année par un esprit de Carnaval, top du top des couleurs « flashy ». D’ailleurs, les averses qui passent laissent souvent monter de puissants arcsen-ciel tandis que des colibris fébriles aspirent le suc de chatoyantes brassées de fleurs. Les jaunes, rouges, verts du madras, le tissu des costumes traditionnels, ou les motifs des paréos sur les plages ont déteint sur les boutiques de mode très bariolées et sur les étals des marchés, chargés de fruits, épices et bouteilles de rhum bigarrés. Sur les plages, ce sont les yoles effilées, les embarcations locales, qui exhibent leurs teintes éclatantes. Quant aux maisons, elles hésitent entre le multicolore pastel ou vif. Pas seulement les cases de pêcheurs dans les villages de Sainte-Anne, Sainte-Luce ou Les Anses d’Arlet mais aussi les immeubles du vieux Fort-de-France dans les rues du Général Galliéni ou Garnier Pagès par exemple. Même les bâtiments publics hissent les couleurs : la mairie de Sainte-Luce ou l’ancienne mairie du Lamentin, les peintures naïves du cimetière de Rivière-Pilote ou le monument aux morts de Fonds-Saint-Denis... C’est bon pour le moral !

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Destination

marti n i qu e

Des hôtels très couleur locale

Face au boom de l’hébergement chez l’habitant, des établissements ont fermé ou sont en difficulté. D’autres cherchent à remonter en gamme ou vont ouvrir. y lookéa carayou 3★,

u cap est lagoon

resort & spa 5★, le François 50 suites en 18 villas, 2 restaurants dont 1 gastronomique, bar à rhums et cigares, piscine, Spa, fitness, tennis, base nautique spécialisée kitesurf…

w club meD les

www.capest.com

www.clubmed.fr

v suite Villa 4★, trois Îlets 6 suites avec baignoire balnéo dans les habitations de 3 niveaux, 9 villas individuelles, restaurant, bar, piscine…

x pierre&Vacances 4★,

Photos : © Olivier Noyer

Havre très nature sur la côte Est, derrière des champs de bananiers en bord de lagon, ce Relais& Châteaux 5★ depuis 2010 mixe déco locale et asiatique style resort thaï ou mauricien. Plage étroite, petit Spa, piscines de suites de luxe minis.Pas de club enfants mais des ateliers en période scolaire.

boucaniers 4★, sainte-anne 292 chambres, 3 catégories, 7 bâtiments, 2 restaurants, 2 bars, piscine, école de tennis, plongée, ski nautique, centre de bien-être,… Près de Sainte-Anne, le site (très belle plage et ponton en forme de virgule dans la baie du Marin, cocoteraie géante) sont les atouts de ce Club ouvert en 1971 avec extension et rénovation en 2007. Accepte les enfants, mais sans encadrement. Le Spa semble petit vu les 644 GM possibles.

Cette maison d’hôte style « boutique-hôtel » ouverte depuis 3 ans, en hauteur, offre une vue panoramique sur la baie de Fort-de-France visible depuis les lits surélevés. Une « habitation » avec trouvailles architecturales et design, galerie d’art, explosion de couleurs à l’intérieur et l’extérieur. Dommage, villas un peu serrées. www.la-suite-villa.com L’Écho touristique 29 mars 2013

sainte-luce 337 appartements en studios et 3 pièces dans 15 bâtiments, 3 restaurants, 2 bars, grande piscine, clubs enfants 3-18 ans, base nautique, tennis… Pointe Philippeau, près de SainteLuce, ce site qui date de 1998, très famille,est enchâssé dans de beaux jardins tropicaux,bordé d’anses de sable. Environnement tropical et marin,théâtre de verdure.La commercialisation se fait à moitié par lesTO. Modeste coin massage. www.pierreetvacances.com

la pointe Du bout 213 chambres en 2 bâtiments dont 1 partie résidence avec kitchenettes et 1 partie hôtel, restaurant, bar, piscines, Spa de 420 m², clubs enfants 4-18 ans... Look a pris en exclusivité 153 chambres de cet hôtel datant de 1975 (Novotel jusqu’en 2004), joliment situé au bout de la Pointe du Bout (près du fantôme de l’ex Méridien) à 15 minutes de Fort-de-France en navette bateau. Look y a apporté son animation. Mini plage artificielle. Base nautique très kitesurf. www.look-voyages.fr et www.hotel-carayou.com

nos conseils • Peu de clubs tout inclus, la destination

se vend surtout en hôtel petit-déjeuner ou demi-pension ou encore en résidence avec hébergement seul et location de voiture.

• La géographie de l’île (qui peut être

traversée de part en part) fait qu’il est facile d’organiser autotours ou excursions en étoile au départ d’à peu près n’importe quel hébergement.

• Le logement chez l’habitant, typique, est très répandu.

z « chalet » au marin,

équiValent 3 à 4★ Étage supérieur d’une maison familiale dans une vaste pièce à vivre tout équipée avec deux terrasses. Cet hébergement chez l’habitant, enfoui dans la végétation au sommet d’un morne (vision à 360°),est un modèle du genre :déco soignée, accueil très personnalisé... à 200 m d’altitude : pas besoin de climatisation ni d’anti-moustiques. martiniqueautrement.sitego.fr

{ le Domaine saint-aubin 3★, trinité

30 chambres et 6 suites-appartements en 10 bâtiments, restaurant, piscine, fitness, salon home cinéma… À Petite Rivière-Salée près de Trinité (côte Est), ce manoir créole du début du XXe aux varangues et colonnades d’inspiration louisianaise a un charme fou, avec la mer en toile de fond. Les constructions ajoutées au-dessus, dans le parc de 2 ha, n’ont rien enlevé à son enchantement. Ses propriétaires Joëlle et Laurent Rosemain ont recréé avec du mobilier chiné le faste d’une vraie maison de maître créole. ledomainesaintaubin.com


Destination MARTI N I QU E

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Des TO centrés sur le balnéaire

Peu de circuits, excursions ou autotours, ce sont les hôtels et résidences NOS CONSEILS balnéaires qui occupent l’espace en brochure, principalement ceux situés • Une location de voiture est à conseiller près des anses et plages du Sud et de l’Ouest. pour les clients qui veulent rayonner. • Vendez une île française : sans formalité, francophone, avec euros, équipements sanitaires, bon état des routes…

u LOOK VOYAGES

Le TO est entré en force avec son nouveau Lookéa Carayou (Authentique, à partir de 1299 9j/7n tout compris) qui a bien démarré sa saison 2013. Cette offre est complétée par 2 hôtels en formule petit-déjeuner, à partir de 899  la semaine. En prix d’appel, une résidence hôtel en hébergement seul, le Diamant Beach (à partir de 699 ). Combiné possible avec la Guadeloupe. www.lookpro.fr

wCLUB MED

Dans la e-brochure Les villages, un seul produit en Martinique, le Village 4 tridents premium Les Boucaniers eco-certifié « green globe » avec de vrais atouts, au premier rang desquels son site et sa plage. Le tarif est à partir de 1 530 TTC tout inclus jusqu’à 2 390 , quasiment identique à celui du voisin guadeloupéen La Caravelle, mais moins cher que le Village de Colombus aux Bahamas.

yNOUVELLES ÎLES

Basé en Guadeloupe, Nouvelles Îles (ex-Nouvelles Antilles), est présent sur toute la Caraïbe et notamment très actif en Martinique. Son offre sur l’île est abondante avec près d’une centaine d’hébergements variés (hôtels, gîtes, villas, résidences, appartements), des prix attractifs (à partir de 678  en 8 j /7 n). Le site permet d’infinies combinaisons de voyages et de recherches. www.nouvellesiles.com

www.clubmed.fr

v EXOTISMES

xFRAM

La Martinique est la première destination sur laquelle ouvrent les brochures Douceur des îles et Noces et anniversaires de mariages. 18 hôtels et résidences sont proposés du 2 au 5★. En premier prix, le Diamant Beach est à partir de 679  la semaine. À multiplier par 3 pour le Cap Est Lagoon. Figurent aussi autotours, excursions et combinés avec la Guadeloupe (4 à partir de 999 ) et Sainte-Lucie (6 à partir de 1 535 ). 4 hôtels sont proposés pour les mariés.

Comme pour la Guadeloupe, 7 pages de la brochure Destinations lointaines sont consacrées à la Martinique. Pas de Framissima mais en nouveauté, le Club Trois Îlets à l’Anse à L’âne près de la Pointe du Bout (à partir de 1 257  TTC 7 nuits tout compris). Le produit famille phare est le Karibea de Sainte-Luce, le prix d’appel est à 991  en logement seul. En tout, 5 hébergements et un circuit (1 490  TTC).

www.exotismes.fr

www.frampro.fr

ET AUSSI… Séjours balnéaires : Thomas Cook, Jet tours, Parfums du Monde, Salaün Holidays, Promovacances, Directours… Sur mesure : Voyageurs du Monde, Croisitour, Îles du Monde (Terres de Charme)…

Locations : Abritel, Homeholidays… Randonnées : Allibert, HuwansClub Aventure, Nomade… Croisières : Costa, MSC, Royal Carribbean, Norwegian, Cie du Ponant, Starclippers…

zGROUPE TUI FRANCE Nouvelles Frontières décline la Martinique dans 3 brochures :

• L’île de Sainte-Lucie, au sud, est très

proche, intéressante à proposer en combiné et déjà packagée chez certains TO.

Caraïbes et Océan Indien avec 8 hébergements (à partir de 945  la semaine en résidence Pierre &Vacances), Séjours et Clubs (5 hôtels) et Vacances en Clubs. La brochureTUI Séjours et circuits présente 4 hôtels. L’offre la plus fournie est celle sur mesure de Tourinter Passion des Îles (12 hébergements à partir de 41 /nuit). http://pro.tui.fr www.nouvelles-frontières.fr www.tourinter-pro.com

{ GAÉLAND ALICA La brochure Alizés Guadeloupe Martinique, colorée comme le madras antillais, est - pour près d’un tiers - martiniquaise avec une offre variée et attractive. Locations et résidences hôtelières sont à prix intéressants : à

partir de 805 € TTC 7 nuits aux Verger de Sainte-Luce en base 4 + vol + location de voiture. 9 hôtels sont proposés pour des séjours à partir de 1 096 € au Cap Macabou au Vauclin (côte est). Intéressantes les « locations à la carte », bases idéales pour rayonner en voiture : de la « Kaz du pêcheur » (dès 486 € / 2 pers) à une très belle habitation créole sur les hauteurs de Saint-Pierre (à partir de 2410 € / 8 pers). Combinés Guadeloupe/Martinique à la carte. www.gaeland-alica.com

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Destination

Page réalisée par Pascale Filliâtre

Céli batai r e s

Partir en solo Pas toujours facile, ni économique, de partir seul qu’on soit célibataire ou parent solo. Mais les offres se multiplient et les réseaux sociaux créent des liens.

3 Les célibataires en France présentent des profils très hétérogènes mais tous ont une attirance pour la culture et les voyages.

© Dudarev Mikhail / Fotolia

7seul et multiple

De 16 millions à 18 millions... le nombre de célibataires en France est approximatif mais une chose est sûre, ils sont de plus en plus nombreux, 30% de plus qu’il y a 10 ans, et présentent des profils très hétérogènes : veuf, divorcé, parent solo (2 millions de familles monoparentales), jeune senior, étudiant, ou encore, fidèle au cliché, « célibattant(e) » assumée. La plus grande proportion de célibataires est constituée de femmes de plus de 60 ans.

7De l’éco solo au single branché

En février 2012,le cabinet d’études sectorielles Xerfi notait que, souvent précurseurs de nou-

N’oubliez pas que… • Le contingent de chambres sans supplément single est généralement limité. • Les séjours thématiques (bien-être, cuisine, chant, danse…) sont à conseiller aux célibataires en quête d’expériences, rencontres et partage, de même les voyages actifs (randonnées) et sportifs. • Plus de la moitié des personnes seules sont âgées de plus de 60 ans. • Il existe des formules de partage de chambre en option chez certains TO (en circuits ou randonnées). • Les Villages adultes du Club Med conviendront aux célibataires. se renseigner www.inooi.com - www.vacansolo.com www.xerfi.com L’Écho touristique 29 mars 2013

velles tendances, les célibataires sont en majorité des urbains,41% habitant une grande ville. Parmi leurs points communs : l’attirance pour la culture et les voyages, le recherche du bienêtre,le désir de rencontres,amoureuses ou non, et le besoin de partager leurs expériences. Le « city single branché », trentenaire, aisé, citadin, assis professionnellement, sans contraintes familiales, est le cœur de cible idéal. Cette catégorie tend à grandir. Tout comme celle des parents solo pour laquelle les généralistes concoctent des offres mono-parentales, et des spécialistes,à l’instar de Les Covoyageurs.com, une production dédiée.

7et plus si affinités

Comme les seniors, les célibataires supportent mal qu’on les étiquette. « L’enjeu pour les opérateurs est clair : ne pas réduire le

Notre séleCtioN… • les Covoyageurs.com

Un nouveau TO pour les parents solos avec une soixantaine de circuits et des week-ends, en France comme à l’étranger (adaptés aux enfants), et, pour les célibataires des circuits itinérants (activités participatives, hébergements de charme). Sur le site, possibilité de créer son profil (randonneur, explorateur, monoparental) et d’entrer en contact avec d’autres solos intéressés par le même voyage. www.les-covoyageurs.com

• soloways

La marque sœur d’Autremer Voyages propose plans week-ends, séjours et circuits aux solos et entre

solo à son statut matrimonial, mais le séduire de façon individuelle et détournée », note Xerfi. On distingue trois approches : la réduction tarifaire voire la suppression du supplément single (chez Look, Fram ou Marmara) ; les prestations dédiées, avec regroupement par affinités (Cpournous, Partirseul, Soloways…) ; la centralisation d’offres de voyages solo et/ou la mise en relation de célibataires pour co-voyager via des sites, portails, réseaux sociaux (VacanSolo, Inooi, Co-Travelling, TripTrib, TripnCo, Quiveutpartir ou encore Celi-France qui se présente comme « courtier en voyages » pour célibataires et familles monoparentales). • Chez Club Med, Croisitour, Look Voyages, Fram, Partirseul, Cpournous, Soloways, Vacances Transat, NF, les Covoyageurs, Celivoyage, Marmara…

solos. Le TO crée des petits groupes (de 6 à 20 personnes) par tranche d’âge et affinités, autour de thématiques « culture », « nature », « loisirs », « plaisirs de la table » et recherche bons tarifs en chambre individuelle ou partagée. Il propose aussi un forum, pour faire connaissance. www.vacances-celibataires.net/

• partirseul

Créé en 2005 par Nicolas Nahmias (ex-Air Sud), Partirseul s’adresse à toute personne seule et n’est donc pas réservée aux seuls célibataires (en clair, ce n’est pas une agence de rencontres). Petits groupes de 16 personnes maximum, avec accompagnateur et différents thèmes, sportif notamment. www.partirseul.com


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Métier

Textes de Christophe Plotard

e n quête

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Les assureurs positionnés sur le voyage sont passés depuis deux ans en mode redressement. 6

© Fotolia

Assurance voyage

Courtiers : la fin de l’âge d’or - Le contexte : Les compagnies d’assurance n’acceptent plus de perdre d’argent dans l’activité voyage. Depuis deux ans, elles durcissent leurs contrats. - Le constat : Face aux augmentations tarifaires quasi-généralisées, les intermédiaires n’ont que deux choix : répercuter la hausse ou rogner leurs commissions. - La question : Dans ce mouvement de recomposition, les courtiers, autrefois présentés comme les maîtres du jeu, pourraient-ils devenir les grands perdants ?

L

a fête est bel et bien finie. Sous pression de leurs maisons mères, confrontées à la crise financière et au renforcement des obligations réglementaires, les assureurs voyage sont passés depuis deux ans en mode redressement. « Il est révolu le temps où les compagnies fermaient les yeux sur les pertes qu’elles faisaient dans le secteur du voyage sous prétexte que ce n’était qu’une goutte d’eau dans l’ensemble de leurs activités, résume 4 L’Écho touristique 29 mars 2013


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Métier

CAs d'éCoLe e n quête

4

Boris Reibenberg, président du courtier Présence Assistance Tourisme. Désormais, elles imposent une rentabilité sur toutes leurs lignes. » Que faut-il comprendre par « rentabilité » ? 5 à 15 % de marge en moyenne, disent les assureurs. 5 à 7 %, nuancent les courtiers, qui connaissent presque tous les secrets des compagnies avec lesquelles ils font affaire. « La plupart en sont encore très loin », estime Stéphan Chaubet, président du cabinet de courtage éponyme, mais la valse des contrats, elle, bat son plein. Mécontents de voir les conditions commerciales se raidir en leur défaveur, nombre de distributeurs (agences, TO, etc.) ont en effet décidé de faire jouer la concurrence en pariant qu’ils trouveront mieux ailleurs. « On a passé l’année dernière à répondre à des appels d’offres », confirme Matthieu Drouet, DG du courtier April International Voyages, qui annonce avoir perdu du chiffre d’affaires en 2012 mais maintenu le résultat à l’équilibre. Dans ce grand remue-ménage, c’est Europ Assistance qui, de l’avis général, a le plus serré la vis, après avoir longtemps fait figure de dynamiteur du marché à coups de nouveautés et de prix agressifs. « Ils ont décidé qu’ils devaient gagner 15 % sur tous les contrats donc ils résilient à tour de bras, confirme Geoffroy BonnetEymard, gérant du courtier Chapka. Mais c’est illusoire de penser qu’un assureur ne peut garder que des affaires rentables et laisser toutes les mauvaises à ses concurrents. » Chez Europ Assistance, Sylvain Rouffaud, directeur commercial et marketing pour la France, reconnaît seulement une « baisse du CA tourisme en 2012 » et « la perte de certains clients lorsque nous avons décidé de redresser leurs contrats en augmentant les prix. Mais en aucun cas nous ne laissons tomber l’activité voyages. » Des hausses de prix, de toute façon, quasiment tous les assureurs en ont pratiqué. Y compris ceux qui sont dans une position de conquête de parts de marché. C’est le cas en particulier de Mapfre / L’Européenne d’Assurances, qui est reparti à l’attaque l’an dernier après un an de flottement, augmentant son CA de 18 % par rapport à 2011, à 23 Me, L’Écho touristique 29 mars 2013

D’après les courtiers, les compagnies d’assurance se sont fixées pour objectif d’atteindre 5 à 7 % de marge. 4

pour un résultat financier tout juste à l’équilibre. « Tous les comptes que nous avons récupérés, nous les avons pris plus chers qu’ils n’étaient auparavant, mais en plaçant des garanties ou des services complémentaires, éventuellement sous forme d’options à la carte, comme de la conciergerie, commente Alexandre Coyas, DG. Les distributeurs doivent comprendre que nous offrons un service, et pas seulement un tarif. » Les Assureurs ont repris Les rênes Mais qui, alors, supporte ces hausses tarifaires ? Pas les distributeurs, manifestement (voir encadré). Ceux qui pourraient bien avoir le plus pâti du raidissement des compagnies d’assurances, en réalité, ce

Le courtage spécialisé dans le tourisme a dû accepter des taux de commission globalement à la baisse l’an dernier.

sont les courtiers. « Historiquement, ils tenaient le marché, avec une très grande liberté d’action, une exception dans le monde de l’assurance », explique Stéphan Chaubet. Mais en quelques années, les assureurs ont repris les rênes. « Les courtiers restent très durs en affaires, mais nous avons réussi à redéfinir les règles », confirme Alexandre Coyas. Résultat : le courtage spécialisé dans le tourisme a dû accepter des taux de commission globalement à la baisse l’an dernier. « Nous sommes descendus de 15 à 14 % en moyenne », concède Stéphan Chaubet. Une diminution des recettes qui n’a pas été compensée par une baisse des coûts. Au contraire, « la recrudescence des sinistres, liée au contexte économique qui pousse davantage de consommateurs à faire jouer l’assurance, y compris avec de faux certificats médicaux, a généré pour nous une hausse des coûts de gestion », poursuit Stéphan Chaubet, qui annonce en revanche une croissance de 18 % son CA en 2012, à 20 Me de pr imes émises. Est-ce à dire que le courtage est menacé dans le secteur du voyage ? On en est très loin. « Les courtiers ont une vraie valeur à apporter en matière d’innovation dans les produits et les services », rappelle Nicolas Delorme, directeur commercial4


Métier

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e n quête

© Minerva Studio / Fotolia

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d’Axa Assistance France (qui réalise 70 % de son activité voyage via le courtage). « Et surtout, à de rares exceptions près, les assureurs n’ont pas les moyens de faire de l’animation commerciale, donc les courtiers leur sont indispensables pour aller chercher de nouveaux clients », ajoute Christophe Jeanmet, responsable du développement assurances voyage chez Ace Europe (qui a réalisé 7 Me de CA tourisme en France en 2012). L’exception en question, c’est Mondial Assistance, qui possède depuis toujours ses propres équipes commerciales et marketing. « Nous ne travaillons pas avec les courtiers spécialisés dans le tourisme, qui sont des concurrents directs pour nous, explique Céline Chopin, directrice commerciale du marchéVoyages/Loisirs/ Mobilité chez l’assisteur. En revanche,

4

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Métier

CAs d'éCoLe e n quête

MArges : Les distributeurs eMpoChent LA pALMe

Décomposition du prix de vente d’une assurance (contrat négocié par un courtier et distribution via un professionnel du tourisme)

prix payé par le consommateur :

Marge de l’assureur :

0-3 E

50 E

Commission du courtier :

3-6 E

4

nous faisons appel au courtage apporteur d’affaires (non spécialiste, Ndlr), canal par lequel est par exemple passé notre contrat avec Disney, renouvelé l’an dernier. » Preuve supplémentaire, s’il en fallait, que les courtiers ont encore un avenir dans le tourisme, de nouveaux spécialistes font progressivement leur trou aux côtés des trois leaders du secteur (Présence, April et Chaubet) : Chapka, mais aussi Axelliance Risk ouValeurs Assurances, tandis que l’espagnol Intermundial a discrètement ouvert un bureau en France en novembre dernier. Avec moins de 10 millions d’euros de primes émises par an, ces acteurs restent des« petits »,

4

Marge du distributeur

9-16 E

« Les courtiers sont indispensables pour aller chercher de nouveaux clients », selon Christophe Jeanmet, chez Ace europe.

Distributeurs : pas touche aux commissions Le discours des acteurs de l’assurance voyages est quasi-unanime. La hausse des prix des assurances n’a pas été accompagnée d’une baisse des rémunérations perçues par les professionnels du tourisme qui les distribuent, TO et agences en tête. Leurs taux de marge tourneraient donc toujours, en moyenne, autour de 35 à 45 %. Des proportions sur lesquelles bon nombre d’assureurs et cour tier s disent d’ailleurs ne pas avoir de contrôle, car les produits sont de plus en plus vendus en prix L’Écho touristique 29 mars 2013

nets, laissant au distributeur la liberté d’appliquer sa commission. « Et puis c’est l’un des produits périphériques sur lequel nos partenaires dégagent le plus d’argent, donc leur imposer des baisses c’est risquer de les démotiver », estime Alexandre Coyas.Voire de les perdre, « ce qui est difficile à accepter dans le contexte actuel », ajoute Stéphan Chaubet. Une situation qui ne fait cependant pas l’unanimité, en particulier chez Europ Assistance. « Cela pose problème que les professionnels du voyage s’appuient autant sur les assurances pour

créer de la marge », lâche Sylvain Rouffaud. « Le CLient doit pAyer Le prix CorreCt » À ce jeu-là, en tout cas, le consommateur final semble donc condamné à faire les frais des hausses tarifaires. « On a atteint la limite haute », estime pourtant Céline Chopin, de Mondial Assistance. « Le client final doit payer le prix correct, qui correspond au risque pour lequel il est assuré », réplique Sylvain Rouffaud. Les acteurs de la chaîne, des assureurs aux distributeurs, auraient d’ailleurs

tort de s’en priver puisqu’ « augmenter les tarifs publics de quelques centimes ou d’un euro ne fait pas chuter les ventes », d’après Alexandre Coyas. Mieux encore, une légère hausse des prix n’empêcherait en rien de faire progresser les ventes. « On peut être 2 ou 3% plus cher que la concurrence, mais si on permet aux agences d’augmenter les taux de souscription, alors elles sont gagnantes », argumente Boris Reibenberg. Sauf qu'« on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif », répond Sylvain Rouffaud. Surtout en temps de crise. ■


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C’est le consommateur final qui fait les frais des hausses tarifaires des compagnies d’assurance. 6

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mais ils ont trouvé les voies étroites de la croissance. « Nous avons misé sur les outils technologiques, les marchés de niche et tous ces nouveaux intermédiaires en ligne qui sont en train d’arriver », explique par exemple Geoffroy Bonnet-Eymard, chez Chapka. Lui annonce même une croissance de 70% de son CA sur l’exercice en cours (clos fin juin) et, à rebours du secteur, une « augmentation de ses niveaux de commissions ». trouver de nouveAux reLAis de CroissAnCe Pour maintenir leurs positions, les majors cherchent quant à eux de nouveaux relais de développement, à commencer par de nouveaux assureurs avec lesquels travailler. Chaubet s’est ainsi rapproché du japonais Tokyo Marine, tandis qu’April s’est positionné en fer de lance du développement d’Ace Europe. « Il y a encore deux ans, on faisait 70 % de notre chiffre d’affaires avec Europ Assistance, explique Matthieu Drouet. Aujourd’hui, nous n’avons plus avec eux que le contrat L’Écho touristique 29 mars 2013

AS Voyages, ils ont liquidé tout le reste. Donc nous devions nouer d’autres alliances. » L’autre axe, c’est évidemment la diversification des activités vers de nouveaux marchés et la fabrication de produits packagés plus complets. C’est le pari de Présence, officiellement sorti du giron de Groupama en décembre dernier et qui a mis à profit sa liberté retrouvée pour réorganiser ses activités en trois pôles, tous rassemblés sous une marque ombrelle baptisée Groupe Présence. Aux côtés de Présence AssistanceTourisme, qui demeure la marque tourisme, Présence

Les majors cherchent de nouveaux relais de développement, à commencer par de nouveaux assureurs avec lesquels travailler.

24 Business Travel (lancé il y a trois ans) devient une société à part entière dédiée aux services aux voyageurs d’affaires, et Tess, jusqu’à présent séparée de Présence, complète le trio en tant que fournisseur de services aux entreprises du tourisme, telle que la gestion de l’après-vente ou la centralisation des paiements. À la faveur de son changement de nom, l’ex-TMS devenu April InternationalVoyages s’est quant à lui axé sur le développement de produits de santé-prévoyance, métier historique du groupe April, sa maison mère. Une dynamique de diversification dans laquelle Chaubet, sans surprise, a aussi décidé de s’engager. « Développer notre capacité à faire des propositions globales, intégrant les risques d’entreprise, la RC Pro ou la protection sociale, c’est notre feuille de route pour 2013 », confirme Stéphan Chaubet. Une stratégie qui s’accompagnera, comme chezTMS l’an dernier, d’un changement de nom, officiellement dévoilé début avril pour un déploiement commercial à partir du 1er octobre. ■


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LE S APPE LS D'OFFR E S [30611] Avis d’ATPPEL PubLic à LA concurrEncE convention de délégation de service public

sEcTion i : AuToriTE dELEGAnTE ET AdrEssE i.1) nom et adresse : Conseil Général du Cher, service Marchés publics - place Marcel-Plaisant, à l’attention de M. le Président - à l’attention de Caroline Balula - 18023

35

- une lettre de candidature et de motivation précisant les conditions dans lesquelles le candidat entend répondre à la présente consultation. - les documents attestant de la régularité de la situation fiscale et sociale du candidat au 31 décembre 2012. - une attestation sur l’honneur que le candidat n’a pas fait l’objet au cours des 5 dernières années d’une condamnation inscrite au bulletin n° 2 du casier judiciaire pour les infractions

BourGes Cedex - Tél. : 02 48 27 81 14 - Télécopieur : 02 48 27 80 23.

visées aux articles l 8222-1, l 8221-3,l.8221-1, l8241-1, l8251-1 et 8251-2 du Code du travai

Adresse générale de l’autorité délégante : https://marchespublics.cg18.fr.

ou pour des infractions de même nature dans un autre état de l’union européenne

Adresse du profil d’acheteur : https://marchespublics.cg18.fr.

- une copie des documents relatifs aux pouvoirs de la personne habilitée à engager la socié-

Adresse auprès de laquelle des informations complémentaires peuvent être obtenues

té. en cas de groupement, copie du pouvoir du mandataire.

: Point(s) de contact susmentionné(s).

- les candidats en situation de redressement judiciaire devront fournir la copie du ou des ju-

i.2) nature de l’autorité délégante : département. sEcTion ii : obJET dE LA dELEGATion dE sErvicE PubLic ii.1) intitulé de la délégation de service public : affermage réseau de location de vélos et services. ii.2) Texte en application duquel la convention est conclue : en application des dispositions des articles l.1411.1 à l.1411.18 et l.1425-1 du Code général des collectivités territoriales, de l’avis de la Commission consultative des services publics lo-

gements prononcés à cet effet ; - les éléments ci-après, permettant d’évaluer les capacités professionnelles, techniques et financières des candidats : * Justificatif de l’inscription au registre de la profession ou au registre du commerce. iii.2) capacité économique et financière : * déclaration concernant le chiffre d’affaires global et le chiffre d’affaires concernant l’activité objet de la délégation ou activité principale actuelle du candidat réalisée au cours des trois derniers exercices ; iii.3) capacité technique et professionnelle : * déclaration indiquant les effectifs et com-

caux du 21 janvier 2013 et de la délibération du Conseil général no ad 37/2013 du 4 février

pétences du candidat pour chacune des trois dernières années et références détaillées du

2013, le Conseil général du Cher a décidé de confier à des délégataires l’exploitation de lots

candidat en matière de gestion d’un service de location ou d’opérations équivalentes.

géographiques supplémentaires de location de vélos communément appelés réseau « Ber-

* description des locaux destinés à la mise en œuvre du service.

rycyclette ».

la preuve de la qualification peut être apportée par tout moyen :

ii.3) objet de la délégation : extension de l’exploitation des points de location de vélos et

le candidat produira tout élément qu’il jugera utile pour justifier de ses aptitudes à assurer la

services communément appelés réseau Berrycyclette.

continuité du service public et l’égalité des usagers devant le service public.

le conseil général est propriétaire du matériel sur les 6 lots définis.

sEcTion iv : ProcEdurE

Cette délégation est répartie en 6 lots géographiques se découpant comme suit : - Zone 15 : nancay - Zone 16 : aubigny-sur-nère - Zone 17 : lignières - Zone 18 : Bessais-le-Fromental - Zone 19 : sidiailles - Zone 20 : Châteaumeillant les zones de 15 à 20 sont une extension du réseau de location de vélos à tout le départe-

iv.2) Modalités de présentation des candidatures

conditions de remise des candidatures : les candidatures devront obligatoirement être transmises selon les modalités suivantes sous peine d’irrecevabilité : les candidatures seront remises, sous format papier ou sous format électronique aux adresses suivantes. les modalités de remise des plis sont les suivantes : - soit par lettre recommandée avec demande d’avis de réception postal, soit remis sur place à l’adresse mentionnée en en-tête contre récépissé. l’enveloppe extérieure devra être anonyme et portera la mention « délégation de service public - extension du réseau de location de vélos et de services - Candidature - ne pas ouvrir - »

ment.

- ou par voie dématérialisée sur la plateforme de dématérialisation à l’adresse mentionnée en

domaine de la délégation : Transports.

en-tête.

durée de la délégation : 4 ans

Modalités de sélection des candidatures :

Autres précisions : 4 ans à compter de la notification du contrat de délégation.

- Garanties professionnelles et financières.

date prévisionnelle de commencement des prestations : avril 2014.

- aptitudes à assurer la continuité du service public et l’égalité des usagers devant le service

Lieu principal d’exécution de la délégation : département du Cher. ii.4) Autres caractéristiques et informations sur la nature et l’objet de la convention Les missions qui seront confiées aux délégataires seront les suivantes : - assurer une qualité certifiée d’accueil. le prestataire s’engagera à avoir une amplitude adaptée de ses horaires d’ouverture, il assurera la promotion touristique de la loire à Vélo à travers sa connaissance du territoire, ainsi que par les informations touristiques mises à disposition (brochures, cartes...), - assurer la qualité des services proposés. en mettant à disposition du personnel formé à la pratique du vélo touristique, qui puisse entretenir le matériel mis à disposition, proposer des services supplémentaires et/ou complémentaires à la location de vélo (portage de bagages, restauration adaptée aux itinérants...) - assurer la commercialisation du réseau. en adhérant à la marque installée pour ce réseau,

public. les candidatures incomplètes ou ne présentant pas les garanties professionnelles et financières suffisantes ne seront pas admises. iv.3) condition de délai :

date limite de réception des candidatures : MArdi 2 MAi 2013, à 16 hEurEs. iv.4) Langue(s) pouvant être utilisée(s) pour les candidatures : Français iv.5) critères de sélections des offres :

les critères de jugement des offres seront précisés dans le règlement de la consultation qui sera envoyé aux candidats retenus. sEcTion v : rEnsEiGnEMEnTs coMPLEMEnTAirEs

v.1) La convention s’inscrit dans un projet ou un programme financé par des fonds communautaires : non.

v.2) Autres informations :

et en proposant des tarifs attractifs, si possible similaires aux références basses du marché

renseignements : * d’ordre administratif : service marchés publics : Caroline Balula

mais adaptés selon les zones plus ou moins touristiques.

(Tél. : 02 48 27 81 14 - e-mail : caroline.balula@cg18.fr)

la rémunération du délégataire sera constituée des recettes liées aux prestations de services de la location de vélos perçues des usagers des points de location. le délégataire est autorisé à proposer les variantes qu’il jugera pertinentes. le contrat de délégation sous la forme de l’affermage générera le versement d’une redevance calculée sur le montant des amortissements relatifs aux matériels fournis par la collectivité. ii.5) classification cPv (vocabulaire commun pour les marchés publics) : 92610000, 34430000. sEcTion iii : condiTions dE PArTiciPATion iii.1) situation propre des opérateurs économiques, y compris exigences relatives à

* d’ordre technique : direction de l’ingénierie pour le développement économique et l’enseignement supérieur - service tourisme : sophie rioux (Tél. : 02 48 25 25 32 - e-mail : sophie.rioux@cg18.fr). v.3) Procédures de recours

v.3.1) instance chargée des procédures de recours : Tribunal administratif d’orléans - 28, rue de la Bretonnerie, 45057 orléans Cedex e-mail : greffe.ta-orleans@juradm.fr. - Tél. : 02 38 77 59 00 - Télécopieur : 02 38 53 85 16 url : http://www.ta-orleans.juradm.fr. v.3.3) service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus concernant

l’introduction des recours : Tribunal administratif d’orléans - 28, rue de la Bretonnerie,

l’inscription au registre du commerce ou de la profession :

45057 orléans Cedex - e-mail : greffe.ta-orleans@juradm.fr. - Tél. : 02 38 77 59 00

les documents ci-après doivent obligatoirement être fournis par l’entreprise candidate ou, en

Télécopieur 02 38 53 85 16. url : http://www.ta-orleans.juradm.fr.

cas de groupement, par chaque membre du groupement :

v.4) date d’envoi du présent avis : 19 mars 2013.

L’Écho touristique 29 mars 2013

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L'Echo Touristique n°3061