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N°625

Lundi 4 Mars 2013

Arkema plein d’avenir

L’

«

année 2013 s’annonce chargée. Entre projets industriels et poursuite de son repositionnement stratégique, Arkema a de quoi s’occuper. 500 M€ d’investissements sont annoncés. Sur le front industriel, le groupe finalise l’extension des capacités d’acide acrylique et la construction d’une unité d’acrylate de méthyle sur son site américain de Clear Lake (Texas) avec des mises en service au second semestre. En Asie, Arkema prévoit le triplement de ses capacités de polyamide 10 issues de l’acquisition d’Hipro Polymers et le démarrage d’une unité d’émulsions sur sa plateforme de Chansghu en Chine, tandis qu’il progresse sur son vaste projet de thiochimie en Malaisie. En France, il se concentrera sur le développement de l’électrolyse à membrane à Jarrie (Isère) et sur la transformation de son site de Lacq pour préparer la fin de l’exploitation du gisement de gaz (CPH n°597). En revanche, un nouveau projet sur le site de Pierre-Bénite (Rhône) n’est pas encore d’actualité. Après le retrait du plan de 70 M€ pour le doublement des capacités de polyfluorure de vinylidène (PVDF) suite à des contestations syndicales, le groupe travaille encore sur « la nécessité de renforcer le dialogue social de manière durable », précise Thierry Le Hénaff. Le p-dg d’Arkema estimant « qu’on ne peut pas investir fortement en France sans avoir Une phase de croissance 120 % de soutien de la part des salariés ». Programmé pour « entrer dans une nouplus accélérée » velle phase de croissance plus accélérée », Arkema continue aussi de peaufiner son repositionnement. En dehors d’acquisitions ciblées éventuelles, le groupe améliore l’équilibre de son portefeuille et de ses marchés géographiques. Soulagé de ses vinyliques via la cession au groupe Klesch, Arkema remodèle le profil de ses divisions. Celle des Produits de performance est renommée Matériaux de performance (polymères techniques, peroxydes organiques. 2,1 Mrds € de ventes l’an dernier en progression de 7,6 %) tandis que celle de la Chimie industrielle (4,3 Mrds € de ventes, + 8,7 %) va être scindée en deux : Spécialités industrielles (PMMA, thiochimie, gaz fluorés) et Coating solutions (spécialités acryliques et résines). Ce qui permettra au groupe de s’appuyer sur trois branches équilibrées comptant chacune pour environ 33 % du chiffre d’affaires total. La ventilation géographique est aussi de plus en plus équilibrée avec 40 % des ventes en Europe, 34 % en Amérique du Nord et 26 % pour l’Asie et le reste du monde. Avec l’objectif d’atteindre ces prochaines années, respectivement, 35 %, 35 % et 30 %, en progressant dans des régions où le groupe est encore peu présent comme au Moyen-Orient, en Inde et au Brésil. En 2012, malgré des conditions difficiles, essentiellement dues au morose marché européen et à une croissance asiatique moins soutenue qu’espérée, Arkema a vu son chiffre d’affaires progresser de 8,4 %, à 6,39 Mrds €. Une progression qui découle de la pleine contribution des acquisitions récentes et d’un effet de change positif (+ 3,6 %) qui ont contrebalancé la baisse des volumes (- 2 %) et des prix (- 2,6 %). Sur le plan de la rentabilité, Arkema enregistre un Ebitda en retrait de 3,7 %, à 996 M€, soit une marge d’Ebitda de 15,6 % contre 17,5 % en 2011. Un effet résultant en partie de la rentabilité à améliorer du côté des Coating Solutions, affecté par la faible demande en revêtements industriels et peintures décoratives ou par la cyclicité des monomères acryliques. Le groupe cible toujours un chiffre d’affaires de 8 Mrds € et une marge d’Ebitda de 16 % en 2016. Si 2013 restera une année délicate, Arkema semJulien Cottineau ble malgré tout plein de confiance. n

Sommaire PANORAMA

Pages 2-4

Reach : la qualité des dossiers en question z -1,5% pour la production chimique de l’UE en 2012 z Dow condamné à verser 400 M$ z L’Allemagne envisage la fracturation hydraulique z Réduire l’exposition aux substances chimiques z 58 substances chimiques à la loupe en Chine z Progrès thérapeutiques : l’innovation en hausse z Combacte affronte la résistance aux antibiotiques z 14 000 médicaments contrefaits en Chine z Le Leem veut améliorer les contrôles z L’ADLC examinera le secteur pharmaceutique z -25% de ventes de pilule de dernière génération z

CHIMIE

Pages 5-8

BASF en perte de vitesse z Air Liquide remporte deux contrats en Chine z SK et Sinopec construiront en Chine z Petronas s’extirpe d’une année compliquée z Le Belarus songe à privatiser Grodno Azot z Evonik et Grupo Idesa s’engagent au Mexique z Clariant ouvre une unité de polymères en Espagne z Evonik entrevoit à nouveau la Bourse z Sibur et Reliance construisent en Inde z Elementis reprend Hi-Mar z Mitsubishi vise les compounds de Tessenderlo z ICL acquiert des actifs de Thermphos z

ZOOM

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Dow en France a pris le virage des spécialités

PHARMA

Pages 11-12

Le bénéfice de Bayer impacté en 2012 z Mylan s’empare de l’Indien Agila z Ipsen accuse une perte nette de 29,5 M€ z Royalty Pharma propose 6,6 Mrds $ pour Elan z

ÉQUIPEMENTS ET SERVICES

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MERCURIALES

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SPOT-SCOPE

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CARNET - AGENDA

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Vinci Energies lance Uxello z Bioluz repris par ses salariés z Stiplastics cédé à NGBI z

L'équipe de Chimie Pharma Hebdo vous donne rendez-vous le 18 mars

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Panorama Reach

Justice/Cartel

La qualité des dossiers encore en question À quelques mois de la seconde grande échéance d’enregistrement des substances du règlement Reach, l’Agence européenne des produits chimiques (Echa) continue de regretter le manque de qualité des dossiers d’enregistrements. C’est ce qui ressort de son rapport d’évaluation 2012 publié fin février (Evaluation Report 2012). La qualité des données fournies par les déclarants dans les dossiers serait souvent insuffisante, entraînant de fait des difficultés pour la vérification de conformité. L’an dernier, l’Echa a achevé l’examen de toutes les propositions de tests reçues dans le cadre de la première vague d’enregistrements de substances en 2010. Au total, l’agence a adopté 171 décisions définitives et a envoyé 364 propositions de décisions aux déclarants concernés. En 2012, l’Echa a également mené 354 vérifications de conformité des dossiers. Sur ce total, l’agence souligne qu’elle n’a pas réclamé d’informations supplémentaires aux déclarants et a ainsi pu finaliser les dossiers dans seulement un tiers des cas. Pour prévenir les défauts, notamment le

cadre des futurs enregistrements, l’Echa recommande de peaufiner l’identification des substances, la description des tests, de prendre en compte et d’utiliser toutes les informations existantes sur les substances et les méthodes de tests, de transmettre en détail et clairement toutes les informations relatives aux utilisations et aux expositions des substances, et d’utiliser tous les outils d’aide fournis par l’agence pour enregistrer. « Je dois rappeler aux déclarants que l’enregistrement dans le cadre de Reach n’est pas seulement un exercice administratif et que des données de haute qualité ne sont pas une fin en soi. Le but de décrire clairement une substance et de déterminer les risques potentiels et le degré d’exposition avec une rigueur scientifique est de s’assurer que les risques sont clairement identifiés et contrôlés afin de protéger les salariés et le grand public », note Geert Dancet, directeur exécutif de l’Echa. n J.C. Télécharger le rapport : echa. europa. eu/documents/10 162/13 628/evaluation_report_2012_en. pdf

Dow condamné à 400 M$ Une cour du Kansas (États-Unis) a ordonné à Dow Chemical de verser un total de 400 millions de dollars à un ensemble de plaignants dans le cadre d’une action collective en justice, rapporte la presse américaine. Les plaignants, consommateurs de produits utilisés pour la fabrication de polyuréthanes, accusent depuis 2005 cinq groupes d’avoir fixé ensemble des prix sur le marché des uréthanes aux États-Unis entre 1999 et 2003. Dow, qui continue de nier ces accusations, estime que le jury du Kansas n’a pas été entièrement convaincu car l’amende requise est bien inférieure à la somme de 1,125 Mrd $ que réclamaient les plaignants. Dans le cadre de la loi fédérale antitrust, cette somme requise pourrait être triplée et atteindre 1,2 Mrd $ si ce verdict était confirmé, note Chemical Week. Dow, qui étudie la possibilité de faire appel, est le seul groupe incriminé à avoir décidé de se battre en justice. Bayer, BASF et Huntsman avaient déjà régler le différend à l’amiable avec les plaignants en versant un total de 139 M$, rappelle Chemical Week. LyondellBasell, qui était alors sous la protection du Chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites avait été exempté. n J.C.

Gaz de schiste Conjoncture

- 1,5 % pour la production chimique de l’UE en 2012 C’est finalement mieux qu’attendu. Grâce à un rebond au quatrième trimestre, la contraction de la production chimique européenne en 2012 se sera limitée à 1,5 % et non 2 % comme envisagé à l’automne (CPH n°615), selon le Cefic. D’après le dernier point de conjoncture de l’organe européen, les niveaux de production de l’an dernier sont toutefois en dessous de 6,2 % par rapport aux records de 2007. En valeur, les ventes de la chimie européenne pour les 11 premiers mois de l’année ont toutefois surpassé de 4,7 % celles du niveau atteint entre janvier et novembre 2008, avant la crise. Ce qui s’explique notamment par des prix plus élevés. L’an passé, l’industrie chimique européenne a su globalement relever ses prix de 2,7 %. Avec des variations tangibles d’un secteur à l’autre, les prix des matières pétrochimiques et des produits chimiques de grande consommation affichant des hausses respectives de 1,4 % et de 1,3 % entre 2011 et 2012, ceux des inorganiques de

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base enregistrant une hausse moyenne de 3,2 %, soit la plus forte progression l’an dernier. La balance commerciale de la chimie de l’UE achève l’exercice 2012 de manière très positive. Entre janvier et fin novembre, elle enregistre un excédent commercial de 45,9 milliards d’euros, soit 9,4 Mrds € de plus que lors des 11 premiers mois 2011. Une performance essentiellement due à la très bonne tenue des exportations vers l’Amérique du Nord. Dans la zone Nafta, la chimie européenne enregistre un excédent commercial de 10,7 Mrds €, soit une progression de pas moins de 27 % en glissement annuel. Avec l’Europe hors UE, l’excédent atteint 14,4 Mrds €, soit 2,9 Mrds € supplémentaires qu’entre la période janvier-novembre 2011. À l’exclusion de la Chine et du Japon, la balance commerciale avec l’Asie affiche un solde positif de 4,6 Mrds €. Mais il s’agit de la plus faible progression, avec seulement 0,4 Mrd € de plus en glissement J.C. annuel. n

L’Allemagne envisage la fracturation hydraulique Les ministères allemands de l’Économie et de l’Environnement ont élaboré une proposition d’encadrement de l’extraction de gaz de schiste en Allemagne. Une proposition qui permettrait d’autoriser la fracturation hydraulique hors des zones d’eaux protégées et des sources minérales pour éviter les impacts éventuels sur les nappes phréatiques. Des études d’impact seraient d’ailleurs obligatoires avant tout projet d’extraction. L’Allemagne disposerait de réserves de gaz naturel non conventionnel de 2 300 milliards de m3 dans son sous-sol, quand le pays consomme 86 Mrds de m3 de gaz naturel par an. Réserves qui seraient concentrées dans l’ouest et le nord-ouest du pays essentiellement. Le projet a déjà réjoui certains chimistes, comme BASF qui souhaiterait que soit examiné le potentiel réel de la production de gaz de schiste en Allemagne. Des tests d’exploration ont déjà été menés dans le pays, notamment par un autre géant mais Américain cette fois : ExxonMobil, relate Bloomberg. La France, qui détiendrait les plus grandes réserves estimées en Europe, maintient pour l’heure l’interdiction de la fracturation hydraulique pour les gaz de schiste et non conventionnels depuis presque deux ans. n J.C., avec agences


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Panorama ABONNEZ-VOUS

HSE

Réduire l’exposition aux substances chimiques La Commission européenne propose au Parlement et au Conseil des ministres de l’UE de modifier cinq directives existantes sur la sécurité et la santé au travail (92/58/EEC, 92/85/EEC, 94/33/EC, 98/24/EC et 2004/37/EC) afin d’améliorer la protection des travailleurs face à l’exposition aux produits chimiques dangereux. Le but est d’aligner les dispositions sur les dernières règles relatives à la classification, l’étiquetage et l’emballage des substances, inclues dans le règlement CE n°1272/2008, lequel reprend le système général harmonisé des Nations Unies pour la classification et l’étiquetage des produits chimiques

dangereux, et est appliqué depuis janvier 2009. Selon la Commission, la législation actuelle sur la classification et l’étiquetage des substances chimiques sera abrogée au 1er juin 2015. La proposition transmise au Parlement « obligerait les fabricants et les fournisseurs de substances et de mélanges chimiques à indiquer sur l’étiquette de ces produits des informations harmonisées sur la classification des dangers, informations qui alerteraient l’utilisateur sur la présence de substances chimiques dangereuses, la nécessité d’éviter une exposition au produit et les risques liés à celleJ.C. ci. », précise la Commission. n

L’information de référence des secteurs de la chimie et de la pharmacie

1 an

58 substances à la loupe en Chine Le gouvernement chinois s’inquiète des substances chimiques dangereuses et des effets sur l’environnement et les populations. D’autant qu’accidents et pollutions se multiplient. Dans le cadre du dernier plan quinquennal, le ministère de Protection de l’environnement propose de se pencher sur certains secteurs industriels, comme la chimie, et sur certaines substances chimiques pour mieux prévenir et passer à l’action. Une liste de 58 substances a été établie. D’ici à 2015, elles feront l’objet d’une attention particulière pour mieux

évaluer les risques associés. Au-delà d’un meilleur contrôle de l’exposition et des rejets de ces substances, c’est leur élimination qui est visée. La liste regroupe des perturbateurs endocriniens, essentiellement des phtalates comme le BPA, le nonylphénol ou le DEHP. Certains produits chimiques sont produits et utilisés en masse en Chine alors qu’ils ne le sont plus dans de nombreux autres pays en raison de leur dangerosité et de leurs risques sur la santé et l’environnement, s’inquiète le ministère. n J.C.

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Progrès thérapeutiques

L’innovation repart à la hausse Des progrès thérapeutiques importants ont été réalisés en 2012. Après un passage à vide dans les années 2000, l’industrie pharmaceutique a retrouvé un bon rythme d’innovation. Dans son bilan annuel des progrès thérapeutiques, le Leem chiffre à 43 le nombre de nouveaux médicaments ou d’associations de médicaments qui ont été autorisés ou ont reçu une opinion favorable du Comité européen des médicaments à usage humain en 2012. Un chiffre en légère hausse par rapport à 2011 (41), alors que dans les années 2005/2006, on était tombé à une vingtaine. Cette innovation se répartit en 18 aires thérapeutiques, contre 11 en 2011. Les domaines du cancer et des maladies rares concentrent plus de 40 % des innovations. Mais le Leem met aussi l’accent sur « beaucoup de premières », avec un premier médicament ciblé contre la mucoviscidose, l’ivacaftor des laboratoires Vertex, un autre contre le syndrome de Cushing (pasiréotide de Novartis), un premier médicament de diagnostic contre la maladie d’Alzheimer (florbétapir 18F d’Eli Lilly), un premier vaccin contre le méningocoque B pour les enfants à partir de 2 mois (Bex-

sero de Novartis), ou des antidiabétiques d’une nouvelle classe. Le syndicat observe que la médecine se déplace progressivement du traitement des symptômes vers un traitement des causes des maladies. Ceci conduit à migrer vers une médecine dite « stratifiée » qui décompose en strates la population de patients atteints d’une même maladie, pour affiner leurs prises en charge avec des médicaments encore plus ciblés. Cette évolution, fruit des progrès de la génomique, est à mettre à l’actif d’un changement de modèle de la recherche pharmaceutique. « Nous sommes passés d’une recherche en silo qui fragmentait les process de R&D à un modèle d’innovation ouverte, avec la multiplication de collaborations multidisciplinaires sur toute la chaîne de l’innovation » a souligné Hervé Gisserot, président du Leem. Ces principes sont à la base de la médicine translationnelle qui met en présence les chercheurs, les industriels, les médecins, les patients, les autorités réglementaires pour optimiser et accélérer la découverte de molécules et leur mise à disposition pour le patient. n S.L.

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Panorama Recherche

Médicaments/Contrefaçons

Combacte affronte la résistance aux antibiotiques

14 000 cas recensés en Chine l’an dernier

25 000 décès seraient chaque année imputables à la résistance aux antibiotiques en Europe. Face à cette menace croissante, des industriels et des réprésentants académiques européens ont décidé d’agir. Leur union a donné naissance au projet Combacte (Combatting bacterial resistance in Europe) qui se déroulera sur sept ans. Celui-ci est issu du 6e appel d’offres d’Initiative médicaments innovants (IMI), un consortium européen qui avait été créé en automne 2009 par la Commission européenne et la Fédération européenne des industries de santé (EFPIA, CPH n°467). L’IMI a alloué 195 millions d’euros au projet Combacte, ce qui représente « un niveau de financement jusque-là inégalé en recherche clinique pri-

vée/publique », selon les partenaires. Ce dernier réunit une vingtaine de collaborateurs à travers l’Europe, dont GSK, AstraZeneca, Janssen, l’Université de Limoge, le centre hospitalier de Besançon, etc. Le but du programme sera de développer de nouveaux antibiotiques et de mettre en place une plateforme d’essais cliniques. Dans ce cadre, l’université de Limoges aura la responsabilité de coordonner les phases cliniques en collaboration avec les autres partenaires. Le premier antibiotique qui sera soumis aux essais cliniques sera le GSK1322322, développé par GSK. Celui-ci agit, via un nouveau monde d’action, contre les agents pathogènes de la peau et des voies respiratoires A.F. résistants aux antibiotiques. n

Les autorités sanitaires chinoises (SFDA) et le ministère de la Sécurité publique ont annoncé avoir arrêté en 2012 plus de 20 000 suspects en Chine pour fabrication et commercialisation de médicaments contrefaits. Ces suspects étaient impliqués dans quelque 14 000 cas de produits falsifiés, représentant un total de plus de 16 milliards de yuans (2 Mrds €). Plusieurs d’entre eux concernaient des marques internationales. Certains de ces médicaments présentaient d’ailleurs de graves risques pour la santé. Ainsi, l’an dernier 28 sociétés ont dû cesser leurs activités et 228 personnes ont été arrêtées pour avoir fabriqué des capsules et des produits à base de gélatine contenant une quanA.F. tité excessive de chrome. n

Pratiques anticoncurrentielles Sécurité sanitaire

Le Leem veut améliorer trois domaines La sécurité des médicaments est depuis quelques années au cœur de l’actualité en France. L’affaire du Mediator mais aussi tout récemment celle des pilules de 3e et 4e génération ont contribué à créer un climat de doute et de méfiance sur le territoire. Dans ce cadre, les contrôles et suivis des médicaments représentent des enjeux importants, sur lesquels Les entreprises du médicament (Leem) ont décidé de se pencher. Dans une lettre adressée aux députés, qui ont débattu le 27 février de la sécurité sanitaire des produits pharmaceutiques, le Leem propose des pistes d’amélioration sur les contrôles des médicaments.

Trois domaines sont concernés : la recherche, l’épidémiologie et la surveillance post-AMM. Les industriels du médicament préconisent davantage d’investigations sur les marqueurs de toxicité au cours des phases de développement du médicament. Concernant l’épidémiologie, le Leem souhaite un accès aux bases de données de référence collectées au plan national. Enfin, pour ce qui est des contrôles des produits déjà mis sur le marché, les industriels veulent une amélioration du système de notification des incidents en développant notamment des méthodologies adaptées. n A.F. avec AFP

Pilules de 3 e et 4 e génération

Baisse de 25 % des ventes en janvier Sans surprise, la récente médiatisation des risques thromboemboliques liés à la prise de pilules de 3e et 4e génération a eu un effet sur les ventes de ces dernières. Selon des données de l’Agence nationale de sécurité des médicaments (ANSM), le chiffre d’affaires des contraceptifs oraux combinés (COC) de 3e et 4e génération a diminué d’environ 25 % par rapport à la même période de l’année précédente. Cette chute a été accompagnée d’une hausse de 16 % de la vente

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des COC de 2e génération. Mais, pour tous les types de COC confondus, les ventes affichent quand même un repli de 3,5 % en janvier. L’ANSM a par ailleurs mis à jour les signalements de vigilance liés à ces contraceptifs. Entre le 4 et le 31 janvier 2013, 36 nouveaux cas (thrombeuses veineuses et artérielles) et 2 décès ont été enregistrés. Ils s’ajoutent aux 567 signalements et 13 décès répertoriés entre 1985 et début janvier 2013. n A.F.

Le secteur pharmaceutique à la loupe en 2013

Cette année, l’Autorité de la concurrence (ADLC) scrutera le secteur pharmaceutique. Elle a lancé le 26 février une enquête sectorielle qui vise à identifier les ententes et pratiques anticoncurrentielles dans ce domaine. L’autorité souligne que celle-ci s’intéressera à l’ensemble du secteur, et non uniquement la distribution. Concernant les laboratoires pharmaceutiques, elle devrait examiner la concurrence des génériques pour les médicaments dont les brevets arrivent bientôt à expiration et l’application des quotas aux exportations. Elle se concentrera aussi sur la marge de la vente des médicaments remboursables aux officines, aux ventes directes et aux relations commerciales avec les grossistes-répartiteurs. Les acteurs du secteur devraient recevoir prochainement des questionnaires et disposeront de quelques semaines pour y répondre. L’ADLC avertit que « les entreprises doivent se préparer en amont ». En effet, cette étude exigera « une collecte de données souvent très détaillées » et représentera donc « une charge de travail considérable ». « Certains dirigeants peuvent également être auditionnés et, dans certains cas, des inspections sont organisées dans la foulée de l’enquête » précise-t-elle. Elle rendra les premières conclusions de cette enquête cet été dans le cadre d’une consultation publique à laquelle les entreprises pourront réagir. Les avis définitifs seront ensuite émis en fin d’année. n A.F.


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Chimie Résultats

BASF en perte de vitesse Le groupe allemand a dévoilé un bilan financier 2012 un peu décevant. Le bénéfice net recule de 21 %, notamment en raison d’une baisse de rentabilité des activités chimiques et plastiques. En revanche, les divisions énergétique et agrochimique ont porté les ventes totales de BASF qui s’élèvent à 78,7 Mrds €.

L

es conditions économiques moroses touchent même les plus grands. À l’instar de BASF dont le bilan financier s’est un peu essoufflé en 2012. Coutumier depuis quelques années des croissances à deux chiffres, la progression fut plus modérée l’an dernier. « La croissance économique mondiale fut significativement plus faible que ce que nous attendions début 2012 », admet Kurt Bock, président du directoire de BASF. « L’an dernier, nous étions plus ambitieux pour le futur », ajoute-t-il. Malgré tout, le groupe allemand n’a pas à rougir de ses ventes qui s’élèvent à 78,7 milliards d’euros (+7,1 %) et qui le positionnent toujours à la place de numéro un mondial de la chimie. Le résultat d’exploitation s’est, lui, établi à 8,98 Mrds €, en croissance de 4,5 %. En revanche, le bénéfice net a reculé de 21,2 %, à 4,88 Mrds €. Un sérieux revers pour le groupe qui n’est pas vraiment habitué à la baisse de sa rentabilité. Pour rappel, il avait enregistré une hausse de 35,8 % de son bénéfice en 2011 (CPH n°584) et de 223,2 % en 2010 (CPH n°541). Mais en 2012, il a souffert d’une hausse significative de taxes dues aux bonnes performances de sa division énergétique. Il a également pâti d’un effet de base défavorable puisqu’en 2011, les résultats avaient été portés par la vente d’une participation dans K+S, qui avait entraîné une réduction du taux d’imposition. Enfin, la baisse de rentabilité des activités chimiques et plastiques s’est répercutée sur le résultat net total. L’an dernier, les branches Produits chimiques, Plastiques, Produits de performance et Solutions fonctionnelles ont accusé une baisse des volumes de 3 %. La croissance des ventes de ces divisions reste quand même positive, mais principalement en raison de taux de change favorables. BASF a surtout dû son salut aux activités Pétrole & Gaz et Solutions pour l’agriculture qui ont affiché de belles performances. La division énergétique, qui est devenue l’activité la plus importante du groupe en 2012, a vu ses ventes bondir de 38,6 %, à 16,7 Mrds € et son Ebit de 84,9 %, à 3,9 Mrds €. Les résultats ont notamment été tirés par une hausse des volumes en gaz naturel et par une production en continue de pétrole brut en Lybie. L’activité agrochimique a, elle, dégagé 4,68 Mrds € de ventes (+ 12,3 %) et 1,03 Mrd €d’Ebit (+ 27 %). L’augmentation des volumes et l’acquisition de Becker Underwood

Les ventes de BASF en 2012 par divisions, en Mrds € - Source : BASF Produits chimiques

13,82 + 6,7 %

Plastiques

11,4 + 3,7 %

Produits de performance

15,87 + 1,1 %

Solutions fonctionnelles

Le groupe japonais a démarré le 1er mars les opérations d’Asahi Kasei India, sa filiale indienne. Localisée à Mumbai, celle-ci est spécialisée dans les études de marché et les activités de vente.

...% : évolution 2011/2012

11,46 + 0,9 % 4,68 + 12,3 %

Solutions pour l'agriculture Pétrole et gaz

16,7 + 38,6 %

Autres

4,79 -23,6 %

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fin 2012 (CPH n°606) ont permis de pousser le chiffre d’affaires. Du côté des ventes régionales, les zones émergentes ont connu une progression beaucoup plus modeste l’an dernier. « Les pays émergents asiatiques ont affiché un ralentissement marqué de la croissance au premier semestre », précise Kurt Bock. Ainsi, les ventes en Asie-Pacifique ont simplement progressé de 5 %, à 13,92 Mrds €. Le chiffre d’affaires de la zone Amérique du Sud, Afrique, Moyen-Orient s’est, lui, stabilisé à 4,55 Mrds € (+3 %). En revanche, la conjoncture économique difficile en Europe n’a pas freiné le groupe qui réalise une fois de plus la majorité de ses ventes (45,66 Mrds €) et enregistre la plus forte progression régionale du chiffre d’affaires (+ 11 %) sur le Vieux Continent. Pour l’année à venir, le ralentissement des résultats dans certains secteurs en aval ne semble pas entraver les ambitions de BASF. Il table sur une hausse de son chiffre d’affaires et de son résultat d’exploitation hors éléments exceptionnels pour 2013, malgré un contexte économique toujours difficile. Le groupe a aussi choisi de modifier son fonctionnement en 2013, organisé jusqu’alors autour de six divisions. Désormais, le BASF compte cinq segments de base puisque la division Plastiques a été dissoute. Les activités de celles-ci ont été intégrées aux branches Produits chimiques et Matériaux et solutions fonctionnels, un segment nouvellement créé. n À Ludwigshafen, Audrey Fréel

EN BREF Asahi Kasei ouvre une filiale en Inde

CA 2012 78,73 Mrds €

Solabia muscle une usine

Eni signe avec Petrovietnam

Selon l’Usine Nouvelle, le groupe français va investir 1,5 M€ pour renforcer son usine d’Anet (Eure-et-Loir) spécialisée dans l’extraction végétale. Le projet prévoit la mise en place d’un laboratoire de production et l’extension des unités existantes de fermentation et d’extraction végétale.

La société mère de Versalis a conclu un accord avec le groupe pétrolier Petrovietnam. Dans ce cadre, les deux groupes vont explorer conjointement le potentiel d’hydrocarbures non conventionnels au Vietnam.

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Chimie Gaz industriels

Engrais

Air Liquide remporte deux contrats en Chine

Le Belarus songe à privatiser Grodno Azot

La demande mondiale croissante d’écrans plats de nouvelles générations profite décidément à Air Liquide. Il a signé deux nouveaux accords avec le groupe BOE Technology pour la fourniture de gaz vecteurs ultra-purs à destination de futures usines dédiées à la fabrication d’écrans plats. Ils représentent ses 20e et 21e contrats d’approvisionnement à long terme signés dans ce secteur en Asie. « La quantité totale d’azote ultra-pur fournie aux deux usines s’élèvera à 50 000 Nm3/h », explique le groupe français. Les usines de BOE Technology seront implantées à Ordos en Mongolie intérieure et à Heifei, dans la province d’Anhui. La première sera mise en service fin 2013. Air Liquide investira dans un générateur sur site de grande taille pour la production d’azote ultra-pur et dans l’infrastructure d’approvisionnement en gaz liquéfiés (oxygène, argon et hydrogène). L’usine de Heifei devrait, elle, ouvrir ses portes début 2014. Le gaz sera fourni par canalisation depuis des installations d’Air Liquide déjà existantes dans cette ville. Le spécialiste français des gaz industriels investira aussi dans des infrastructures de support nécessaires pour les deux sites. « Il s’agit du plus important investissement réalisé par Air Liquide à ce jour pour un client dans ce secteur en Chine », souligne Air Liquide. Le groupe français fournit déjà les sites de BOE à Pékin, Chengdu (CPH n°470) et Heifei. En 2012, le groupe a généré 3,42 milliards d’euros de ventes en Asie Pacifique, soit une progression de 10,8 % par rapport à l’année précéA.F. dente. n Ventes de l’activité Gaz & Services, par régions, en 2012, en Mrds € - Source : Air Liquide 8

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+ 3,2 % 7

CA 2012 Gaz & Services : 13,91 Mrds €

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Détenu par l’État du Belarus, le producteur d’engrais Grodno Azot pourrait ouvrir son capital à des investisseurs étrangers, rapporte l’agence de presse bélarusse BeITA. La décision est toujours en discussions, depuis presque deux ans. Elle porte sur l’éventuelle cession de 25 % plus 1 action du capital de Grodno Azot, conditionnée par l’engagement de moderniser les actifs de l’entreprise. Des modalités qui s’appliquent en réalité à toute entreprise du pays susceptible d’être privatisée. Selon le gouvernement du Belarus, le producteur russe d’engrais EuroChem, qui a repris les actifs engrais de BASF à Anvers et les engrais azotés de K+S en 2012 (CPH

n°592), serait déjà sur les rangs pour s’octroyer une part de Grodno Azot. L’objectif de cette privatisation partielle serait de moderniser l’entreprise pour doubler ses capacités de production, ce qui nécessiterait des investissements de plus d’1 milliard de dollars (plus de 760 M€), selon BeIAT. Actuellement, Grodno Azot dispose de capacités de 976 800 tonnes par an d’ammoniac liquide, de 785 000 t/an d’urée, de 720 000 t/an de nitrate d’ammonium d’urée (UAN), de 319 000 t/an de sulfate d’ammonium, de 80 000 t/an de méthanol, de 111 200 t/an de caprolactame, de 200 000 t/an de biodiesel, et de 24 000 t/an J.C. de dioxyde de carbone liquide. n

Résultats

Petronas s’extirpe d’une année compliquée Même certains grands acteurs des pays émergents ont souffert de conditions défavorables en 2012. Le géant pétrochimique malais a vu ses ventes progresser de seulement 2 %, à 16,6 milliards de ringgits (4,1 Mrds €), grâce à des volumes en hausse et un meilleur taux opérationnel de ses actifs de production. En revanche, Petronas Chemicals affiche un Ebitda en retrait de 5 %, à 5,8 Mrds de ringgits et un bénéfice en recul de 11 %, à 3,8 Mrds de ringgits. Au rang des éléments exceptionnels, le groupe a notamment inscrit dans son bilan une charge de 490 M de ringgits relative à son désengagement des vinyliques avec la fermeture de plusieurs unités en Malaisie et au Vietnam (CPH n°611). Petronas Chemicals sou-

ligne également le ralentissement de l’économie mondiale, l’incertitude et la volatilité de la demande et des prix sur le marché des matières pétrochimiques. Le groupe estime que la fin de l’année 2012 a toutefois permis de renouer avec des conditions de marché plus favorables et de dégager des marges plus intéressantes. En attendant le développement de son gigantesque projet de complexe pétrochimique (RAPID, CPH n°620), Petronas Chemicals dispose actuellement de capacités installées d’un total de 11 millions de tonnes par an de produits chimiques, essentiellement dans le domaine des oléfines, des polymères, des engrais, du méthanol et de produits de base et dérivés. n J.C.

1,4 Butanediol

SK et Sinopec construiront en Chine

5 4

3,11

+ 8,7 %

3,42

+ 10,8 %

3 2

0,36

1

+ 16,5 %

0

Europe

6

Amériques

Asie- Moyen-Orient Pacifique et Afrique

Lundi 4 Mars 2013 - Chimie Pharma hebdo

Le projet a pris du retard. Le Sud-Coréen SK Global Chemical et le Chinois Sinopec, à travers sa filiale Sinopec Sichuan Vinylon Works, viennent juste de signer un accord pour leur usine de 1,4 butanediol (BDO) en Chine alors qu’ils avaient envisagé une construction lancée dès l’été dernier (CPH n°583), selon la presse chinoise. Le début des travaux pour cette usine d’une capacité de 200 000 tonnes par an est finalement reporté au second semestre 2013. La mise en service est entrevue début 2016. Selon l’accord, SK et Sinopec constitueront une coentreprise à parts égales en avril prochain. Au total, les deux partenaires devraient y engager 3,8 milliards de yuans (près de 470 M€). Soit un peu moins

que le chiffre d’affaires annuel attendu de ces productions (4 Mrds de yuans). Cette usine, qui devrait être la plus importante de ce type en Chine, pourrait satisfaire 15% de la demande annuelle en BDO sur le marché local, rapporte Chemical Week. Elle sera édifiée dans la zone de développement économique et technologique de Changshou, à Chongqing, au cœur du pays. L’usine sera intégrée à un complexe d’acide acétique pour lequel SK, Sinopec et BP se sont engagés l’an dernier (CPH n°583). BP n’est en revanche pas impliqué directement dans le projet de BDO. Ce produit est utilisé pour la production de polyuréthane, de cuir synthétique et de fibres spanJ.C. dex. n


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Chimie Cyanure de sodium

Polymères de spécialité

Evonik et Grupo Idesa s’engagent au Mexique

Clariant ouvre une unité en Espagne

Le chimiste allemand est en passe de s’allier au groupe mexicain pour un projet de cyanure de sodium. Selon Evonik, sa filiale Cyplus devrait signer prochainement un accord avec Grupo Idesa pour la constitution d’une coentreprise et la construction d’une usine au Mexique. Mis à part les détails financiers, non divulgués, les contours du projet sont déjà bien élaborés. Cyplus et Grupo Idesa prévoient de construire une usine d’une capacité annuelle de 40 000 tonnes de cyanure de sodium à Coatzacoalcos, sur la côte sud-est du pays. La mise en service est entrevue au premier trimestre 2015. L’objectif est de mieux répondre à la demande locale de l’industrie de l’extraction minière, en l’occurrence pour l’extraction d’or et d’argent, qui serait en pleine croissance au Mexique, affirment les deux acteurs. La future usine serait édifiée aux normes de l’International Cyanide Management Code (ICMC), qui a établi des standards internationaux en matière de protection de l’environnement et de

sécurité pour la manipulation des cyanures par les producteurs, l’industrie de l’extraction aurifère et les spécialistes de la logistique. Grupo Idesa, dont l’une des quatre branches d’activités principales est la pétrochimie, n’est pas focalisé sur ce segment. À l’inverse de Cyplus, spécialiste des cyanures. Issu des activités Mining chemicals de Degussa, l’actuelle filiale d’Evonik se pose en leader européen et aspire à développer ses positions en Amérique latine, en Asie, en Australie et en Afrique. Cyplus dispose de trois unités de production dans le monde, regroupées en Europe : à Hanau et Wesseling en Allemagne, et à Anvers, en Belgique. Ce projet lui permettrait de remettre un pied en production outre-Atlantique car en 2008, Cyplus s’était désengagé de quelques unités de production au Canada et aux États-Unis. Si l’extraction minière est l’un de ses marchés principaux, Cyplus sert aussi les industries chimique, pharmaceutique et de traitement de J.C. surfaces. n

Stratégie

Evonik entrevoit à nouveau la Bourse L’histoire se répétera-t-elle ? Après trois ten- tentative en date avortée en juin à cause de tatives depuis 2008 pour une introduction à la l’incertitude régnant sur les marchés (CPH Bourse de Francfort, cette quatrième initiative n°597), il était envisagé qu’environ 30 % du pourrait être la bonne. La Fondation RAG et capital du chimiste allemand pouvait être inCVC Capital Partners qui détiennent respecti- troduit en Bourse. Auparavant, cette introducvement 74,99 % et 25,01 % des parts d’Evo- tion avait été envisagée dès 2008, mais stopnik ont annoncé qu’ils se préparaient à nou- pée par la crise, puis relancée en 2011 avant veau à mettre sur le marché une partie du la crise des dettes souveraines européennes capital du chimiste allemand. Aucun calendrier (CPH n°594). Evonik, qui n’a pas encore publié n’a été avancé. Cette fois, RAG et CVC ont ini- ses résultats 2012, affichait en 2011 un chiftié un premier pas décisif puisqu’ils ont cédé à fre d’affaires de 14,54 milliards d’euros, ce des investisseurs institutionnels allemands et qui le classait parmi le top 20 mondial du étrangers une petite partie du capital. En l’oc- secteur. n J.C. currence moins de 10 %, Les performances d’Evonik depuis 2007 répartis à parts égales enSource : Evonik tre les deux partenaires. Aucun prix de vente n’a Chiffre d'affaires en milliards d'euros Marge d'Ebitda, en % été divulgué. Cette ma20 20 19 nœuvre préfigure donc 15,87 une véritable entrée en 17,8 14,54 14,44 15 Bourse, à l’heure où RAG 13,3 et CVC estiment que l’en15,5 10,52 vironnement sur les mar10 15 15,3 chés est plus propice et 13,6 que les investisseurs mon5 trent un intérêt aujourd’hui grandissant à l’entrée en Bourse d’Evonik. L’an der0 10 2007 2008 2009 2010 2011 nier, lors de la dernière

Des polymères servant aussi bien le secteur des cosmétiques que celui du pétrole. C’est ce que produit depuis peu le chimiste suisse sur son site espagnol de Tarragona, au nord-est du pays. Le 22 février, Clariant a officiellement mis en service une unité de polysulfonates de spécialité. Le projet, démarré il y a deux ans, a nécessité un investissement de 16 millions d’euros. L’unité permet la création de 32 postes sur le site. Via ses deux lignes de production, elle fabrique une gamme de polymères à destination des business unit Industrial & Consumer Specialties (ICIS) et Oil & Mining Services (OMS) de Clariant. Ils seront employés pour la production d’émulsifiants et de modificateurs de rhéologie pour les crèmes des marques Hostacerin et Aristoflex et la fabrication d’additifs de contrôle des pertes de fluides pour des ciments utilisés dans les opérations de forage de pétrole et de gaz. En dehors de cette unité, l’usine de Tarragona opère une large gamme de produits tels que des tensioactifs, des composés de base pour le secteur de la cosmétique, des additifs pour le secA.F. teur du pétrole et gaz, des émulsifiants, etc. n

Caoutchouc butyle

Sibur et Reliance démarrent la construction en Inde La première pierre est posée. La coentreprise Reliance Sibur Elastomers Private Limited (RSEPL) a officiellement démarré les travaux de construction de son unité de caoutchouc butyle à Jamnagar, dans le nord-ouest de l’Inde. Ce projet de 450 millions de dollars (environ 345 M€) annoncé il y a un an (CPH n°583) permettra à RSEPL de détenir l’un des seuls, et le plus grand, sites de production de caoutchouc butyle en Inde, et de se positionner comme l’un des plus grands fournisseurs mondiaux, selon les deux partenaires. L’usine disposera de capacités de 100 000 tonnes par an, et devrait être mise en service en 2015. Les travaux d’ingénierie de base ont été achevés en novembre dernier, et l’ingénierie détaillée est en cours de finalisation. L’usine sera intégrée au complexe de raffinage et de pétrochimie de Reliance à Jamnagar. Le groupe indien, qui alimentera l’usine en monomères, est majoritaire dans la coentreprise, détenant 74,9 % du capital de celle-ci, contre 25,1 % des parts entre les mains de Sibur. Le groupe russe, qui produit plusieurs types de caoutchoucs synthétiques en Russie dont du caoutchouc butyle sur son site de Togliatti (48 000 t/an), apporte de son côté la technologie de production du caoutchouc butyle. En août 2012, Sibur a établi sa filiale indienne Sibur Petrochemical India à Mumbai pour superviser ce projet avec Reliance mais également pour promouvoir ses activités J.C. en Inde et en Asie du Sud-est. n

Chimie Pharma hebdo - Lundi 4 Mars 2013

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Chimie Additifs pour revêtements

Compounds

Elementis reprend Hi-Mar

Mitsubishi Chemical convoite une activité de Tessenderlo

La société américaine Hi-Mar Specialty Chemicals, spécialisée dans les additifs pour revêtements, est tombée dans le giron d’Elementis Specialties. Le chimiste britannique de spécialité a déboursé 33 millions de dollars (25 M€) pour mener à bien cette transaction, bouclée le 19 février. Fondé en 1973, Hi-Mar est un distributeur d’agents anti-mousse pour le secteur des revêtements, de la construction et de l’industrie du forage pétrolier. Il opère un site de production à Milwaukee, dans le Wisconsin (États-Unis). Cette acquisition permettra d’étoffer la division d’Elementis dédiée aux produits de spécialité. Celle-ci produit déjà des additifs pour les marchés des revêtements, des soins personnels et du pétrole. Elle commercialise une large gamme de produits dont les additifs rhéologiques Rheolate et Thixatrol, les additifs de spécialité Dapro, les retardateurs de sédimentation M-P-A, les inhibiteurs de rouille et de corrosion Nalzin, etc. En dehors des produits de spécialité, Elementis détient deux autres filiales spécialisées dans les tensioactifs et les produits chimiques à base de chrome. Ce rachat lui permettra également de renforcer son réseau industriel et de distribution en Amérique du Nord. Le groupe britannique avait déjà mis un pied outre-Atlantique en 2009 via la reprise de Fancor, un distributeur nord-américain d’ingrédients actifs naturels pour le secteur des cosmétiques et A.F. des soins personnels. n

EN BREF Ascend investit au Texas Ascend Performance Materials, qui regroupe les anciennes activités Nylon de Solutia reprises par SK Capital en 2009, investirait 1,2 Mrd $ sur son complexe d’Alvin au Texas, selon Chemical Week. Il projette de construire une unité de déshydrogénation de propane pour la production de propylène de grades chimique et polymère afin de soutenir ses productions de nylon. La construction serait envisagée pour janvier 2015 et la mise en service au quatrième trimestre 2015.

Ebitda en baisse pour Ineos Le groupe a publié des résultats très partiels pour 2012. Ineos rapporte un Ebitda de 1,52 Mrd € contre 1,71 Mrd € en 2011. Le bilan annuel a été impacté par plusieurs facteurs. Des impacts de 6 M€, attribuable à l’accident survenu sur le vapocraqueur de Naphtachimie (coentreprise 50/50 avec Total, CPH n°621), et de 45 M€, attribuable à la fermeture de la plateforme gazière d’Elgin, en Mer du Nord, et à l’importation supplémentaire de gaz pour l’alimentation de son vapocraqueur écossais de Grangemouth. Ineos évoque aussi des marchés pétrochimiques prudents en Europe et Asie, tandis que ses activités bénéficient pleinement du gaz naturel peu cher aux États-Unis.

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Lundi 4 Mars 2013 - Chimie Pharma hebdo

La division Compounds de Tessenderlo pour- (Vendée) et à Clerval (Doubs). Les deux aurait prochainement passer sous pavillon ja- tres usines sont implantées en Chine, à ponais. Le chimiste belge a reçu, le 27 fé- Changshu et en Pologne, à Sochaczew. En vrier, une offre de reprise de cette activité de outre, elle possède un centre de R&D en Bella part de Mitsubishi Chemical. Les détails gique. Ce projet de cession est en ligne avec financiers de ce projet ont été tenus secrets. la stratégie de Tessenderlo qui vise à se « Les représentants du personnel des so- concentrer sur les produits et services dans ciétés composant la business unit Com- les domaines de l’alimentation, de l’agriculpounds du groupe ont été informés du lan- ture, de la gestion des eaux et de la valoricement des procédures d’information et de sation des matières biologiques résiduelles. consultation relatives à ce projet », précise Dans le cadre de ce recentrage, le groupe Tessenderlo. Le groupe ajoute que « 360 col- belge s’était d’ailleurs séparé de ces laborateurs sont concernés par les activités activités pharmaceutiques fin 2012 relevant de ce projet, lesquelles ont généré (CPH n°608). n A.F. un chiffre d’affaires de La répartition du chiffre d’affaires de Tessenderlo, 120 millions d’euros en en 2012 en millions d’euros - Source : Tessenderlo 2011 ». Cette division est spécialisée dans la forSystèmes de canalisations plastiques et profilés mulation et la production 544,4 de compounds de polyTotal CA 2012 : Autres activités chlorure de vinyle (PVC) (dérivés chlorés organiques, 2,13 Mrds € compounds, traitement des eaux, et d’élastomères therpharma) 329,5 moplastiques qui servent Gélatine et Akiolis les secteurs de la 524 construction, de l’automobile, des câbleries et Tessenderlo Kerley d’autres applications. Elle (engrais) opère quatre sites de 326,8 Chimie minérale production, dont deux en 405 France situés à Tiffauges

Ingrédients de spécialité

ICL acquiert des actifs de Thermphos La division Produits de performance (ICL-PP) du groupe israélien Israël Chemicals (ICL) consolide ses positions dans les ingrédients de spécialité. Elle a mis la main sur les actifs et opérations dédiés au pentasulfure de diphosphore (P2S5) de la société néerlandaise Thermphos International. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé. L’activité acquise est basée à Knapsack, en Allemagne. Le P2S5 est un ingrédient de spécialité utilisé dans la production de matériaux très techniques comme les additifs d’huiles de lubrification, les pesticides, les produits chimiques pour l’extraction minière, etc. « En raison de sa nature très spécialisée, le P2S5 est actuellement fabriqué dans un nombre limité d’unités dans le monde », précise ICL. « Cette acquisition ren-

force la présence mondiale d’ICL dans les ingrédients de spécialité à base de phosphore », se réjouit par ailleurs Charles Weidhas, p-dg d’ICL-PP. Ce rachat permettra en effet à ICL, qui se qualifie déjà de « leader » pour la distribution de ce produit en Amérique du Nord, de se développer sur le marché européen. La division ICL-PP fabrique et commercialise une large gamme de produits comme des additifs alimentaires et pharmaceutiques, de l’acide phosphorique, des sels de phosphates, etc. Elle gère également des activités de services pour les secteurs des détergents, du traitement de l’eau, du papier et de l’hygiène. Elle opère des unités de production en Europe, Amérique du Nord et du Sud, en Israël, en Australie et en Chine. n A.F.


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Zoom Interview

Ramon Melgarejo, président de Dow en France. Dow

Dow en France a pris le virage des spécialités

Avec le rachat de Rohm and Haas, la filiale française de Dow a désormais le profil d’un groupe de spécialités. Certaines activités sont en forte croissance, mais chaque investissement reste un challenge. Entretien avec Ramon Melgarejo, président de Dow en France. Depuis 2011, vous êtes à la tête de Dow en France, une implantation qui compte environ 1 350 collaborateurs et réalise 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires. Est-elle considérée comme une géographie importante au regard du groupe Dow ? Depuis plusieurs années, le groupe Dow s’est engagé dans un processus de transformation de son portefeuille des commodités vers les spécialités. Le rachat du groupe de spécialités Rohm and Haas, il y a quatre ans, s’inscrit dans ce processus. Or il se trouve que la France était le pays le plus important en Europe pour la société Rohm and Haas. C’est là que le groupe concentrait le plus de capitaux et de ressources humaines. Plusieurs sites de spécialités sont ainsi entrés dans le giron de Dow, dont Chauny, Villers-Saint-Paul, Lauterbourg et le centre d’innovation de Valbonne. C’est un centre unique au monde qui se situe entre la R&D et le support technique. Par ces acquisitions, l’implantation française a également pu profiter plus rapidement de la culture de spécialités de Rohm and Haas qui consiste à se rapprocher plus près du consommateur dans la chaîne de valeur. Dow en France témoigne déjà du résultat du processus de transformation de Dow, alors même qu’il n’est pas encore achevé au niveau mondial. Le groupe Dow a récemment annoncé des restructurations au niveau mondial. Vont-elles impacter le site France ? En novembre, le groupe a annoncé une restructuration qui allait impacter 2 400 emplois au niveau mondial. Mais attention, impacter ne signifie pas uniquement éliminer, cela signifie également que certains emplois vont bouger. Derrière cette restructuration, il y a la volonté de travailler autrement, de façon plus rapide, plus agile, plus flexible. Même l’organisation du comité de direction a changé. Nous sommes passés de 13 membres du board à 5 et de 30 présidents de business à 13 avec des pouvoirs élargis. La restructuration devrait entraîner la fermeture d’une vingtaine d’unités à travers le monde. Les cinq sites de production de Dow en France ne sont pas menacés. Des consolidations de sites administratifs voisins sont à l’étude. À l’issue des processus légaux de consultation, nous serons en mesure de communiquer le nombre d’emplois qui seront impactés. Ce que l’on peut dire, c’est

que le nombre d’emplois supprimés devrait être relativement limité. S’il n’y a pas de fermetures pour les sites de production en France, est-ce que certains d’entre eux pourraient se voir confier des productions arrêtées ailleurs ? Nous savons d’ores et déjà qu’une production de polyuréthane va être rapatriée du Royaume-Uni à Erstein en Alsace. Le site va même devenir un centre d’excellence mondial pour les élastomères spéciaux pour les applications à haute valeur ajoutée. Cette activité qui s’inscrit dans la business unit Formulated systems va ainsi bénéficier d’un investissement de plusieurs millions d’euros en 2013 pour un site qui n’emploie qu’une cinquantaine de personnes. Et l’on espère même attirer à moyen terme de nouveaux investissements, ce qui serait une bonne nouvelle pour la France compte tenu de la situation politique qui pèse sur l’attractivité du pays. Il faut comprendre que dans les groupes internationaux, il y a une concurrence interne entre les pays pour attirer des investissements. Aujourd’hui des pays comme l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique et même l’Espagne sont mieux positionnés que la France. Justement, quel montant investissezvous en France chaque année ? En 2011, nous avons investi 12 millions d’euros dans notre outil de production. En 2012, ce chiffre était de 19 M€ et en 2013, nous avons prévu d’investir 12 M€, mais ce montant pourrait être supérieur. Certaines de nos activités en France se portent plutôt bien malgré la crise, notamment dans le domaine des résines échangeuses d’ions qui sont au cœur de l’activité du site de Chauny dans l’Aisne. Ces résines sont utilisées pour dépolluer et séparer des impuretés dans de larges applications dans le domaine de l’eau, de la pharmacie, de l’agroalimentaire et du nucléaire. Elles sont capables de tout purifier. On entend souvent dire qu’il est difficile de « vendre » le territoire France lorsque l’on appartient à un groupe américain. Est-ce aussi le cas chez Dow ? La France a des points positifs comme la qualité de ses talents et le coût de l’énergie. Mais elle a aussi des défis à relever liés à sa complexité ad-

ministrative et réglementaire, le poids des taxes et le manque de flexibilité du marché du travail. Par exemple, les directions américaines ne comprennent pas que lorsque l’on engage une restructuration, le processus interne de consultation puisse durer entre 6 et 7 mois. Ceci empêche de démarrer une restructuration et d’en voir rapidement les résultats. Indirectement, c’est un frein à l’investissement. Selon vous, que doit faire le gouvernement français pour redonner confiance aux investisseurs étrangers ? Pour investir, les entreprises ont besoin d’adaptabilité. Pour cela, il faut un marché du travail flexible. Lorsque l’on engage un investissement important sur un nouveau produit, on a besoin de flexibilité car on risque de faire face à une demande plus ou moins forte à laquelle il faudra s’adapter. Nos entreprises ont également besoin d’une prévisibilité réglementaire. Ces dernières années, nous avons pu observer des mouvements réglementaires extrêmement rapides au niveau des produits comme des opérations industrielles. Par exemple, les PPRT sont révisés tous les cinq ans. On a tout juste le temps d’en publier un qu’il faut préparer le prochain. De même, certains produits chimiques ont été écartés en France sans qu’il y ait de cohérence avec les réglementations européennes, alors que l’on a le règlement Reach qui est pourtant considérée comme la plus ambitieuse du monde. Enfin, il y a la question de l’énergie. Le mix énergétique est en cours de renégociation. De nombreux signaux semblent indiquer que la part du nucléaire va diminuer au profit des énergies renouvelables, ce qui va conduire à une augmentation des tarifs de l’électricité. L’industrie chimique est par ailleurs un important consommateur de gaz, et la question à laquelle on ne répond pas est : d’où va venir le gaz qui alimentera nos usines dans 20 ans, et à quel prix ? Les conclusions du dernier comité stratégique de filière n’apportent qu’une réponse partielle. Mais il faut clarifier cet aspect, sans quoi l’industrie chimique ne sera pas en position de pouvoir investir sur le territoire français. Louis Gallois connaît très bien l’industrie et l’administration et il a des idées très claires sur les améliorations à apporter. Il faudrait lui donner les moyens de mettre en musique les idées qu’il a proposées. n Propos recueillis par Sylvie Latieule

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Pharma Résultats

Le bénéfice de Bayer impacté en 2012 L’affaire sanitaire des pilules de 3e et 4e génération aura eu raison de la rentabilité de Bayer l’an dernier. Mais le groupe allemand affiche tout de même une croissance positive des ventes dans ses trois divisions.

S

i le groupe allemand a publié des ventes en croissance de 8,8 %, à 39,76 milliards d’euros en 2012, le bénéfice a en revanche perdu de la vitesse. Le résultat net s’établit à 2,45 Mrds €, en recul de 1 %. Même constat pour l’Ebit qui régresse de 4,6 %, à 3,96 Mrds €. L’Ebitda s’est, lui, stabilisé à 6,92 Mrds €. Cette baisse de la rentabilité résulte de charges exceptionnelles atteignant 1,71 Mrd €. La majorité d’entre elles (1,19 Mrd €) concerne des litiges sur la gamme de pilules de 4e génération de Bayer, commercialisées sous les marques Yaz/Jasmine/Jasminelle et les risques thromboemboliques liés à leur prise. L’essentiel des plaintes provient des ÉtatsUnis. Selon l’AFP, les comprimés Yaz y font d’ailleurs l’objet de 13 600 plaintes. En Europe, et notamment en France, le climat est également particulièrement tendu depuis quelques mois à ce sujet (CPH n°518). Le reste des charges provient de coûts de restructuration. Dans ce contexte, la division santé de Bayer a enregistré, sans surprise, la plus forte baisse de rentabilité. Son Ebit recule de 32,5 % à 2,15 Mrds € et son Ebitda de 15,3 % (3,81 Mrds €). Mais en terme de ventes, Bayer HealthCare se porte assez bien. La division a représenté presque la moitié des ventes du groupe, avec un chiffre d’affaires de 18,61 Mrds € (+ 8,4 %). Les produits pharmaceutiques ont dégagé 10,8 Mrds € (+ 8,6 %) de ventes. Les blockbusters Betaferon, Kogenate et Yaz/Jasmine/Jasminelle se hissent aux premières places des ventes de produits en dépassant le milliard d’euros de vente. À noter également la belle percée de l'anticoagulant Xarelto (rivaroxaban), approuvé fin 2011 aux États-Unis et en Europe pour deux nouvelles indications, dont le chiffre d’affaires a bondi de 274,4 %, à 322 M€. D’un point de vue géographique, la croissance a été particulièrement dynamique en Amérique du Nord (+ 15,7 %) et dans les marchés émergents, notamment en Asie-Pacifique (+ 16,5 %). Au contraire du marché européen, où le groupe a pâti des conditions économiques moroses. Mais il a tout de même réussi à stabiliser le chiffre d’affaires de ses produits pharmaceutiques à

Les ventes de Bayer par activité, en Mrds € Source : Bayer Bayer Bayer CropScience CropScience 8,38 + 15,5 %

CCA A 2012 : 39,76 Mrds Mrds € ...% : é évolution volution 2011/2012

Bayer Ba yer MaterialScience M aterialScience 11,5

Ba yer HealthC are Bayer HealthCare 18,61

+ 6,2 %

+ 8,4 %

3,68 Mrds € sur le Vieux continent (+0,5 %). La deuxième branche de Bayer HealthCare, Consumer Health, progresse aussi de 8,2 %, à 7,81 Mrds €. Elle affiche une croissance positive de ses trois activités qui sont dédiées aux produits de santé grand public, aux soins médicaux et à la santé animale. Des ventes en croissance pour BMS et BayerCropScience

En dehors de la santé, Bayer est positionné sur deux autres secteurs : la chimie et l’agrochimie. La première division, Bayer MaterialScience (BMS), a généré 11,5 Mrds € de ventes en 2012 (+ 6,2 %). L’Ebitda s’est stabilisé à 1,22 Mrd € (+ 0,7 %) tandis que l’Ebit a reculé de 5,7 %, à 597 M€. Dans ce domaine, Bayer a réalisé une bonne performance dans les polyuréthanes, avec des ventes qui grimpent de 11,9 %, à 6 Mrds €. En revanche, le chiffre d’affaires des polycarbonates a décliné de 2,4 %, à 2,82 Mrds €, en raison d’une baisse des prix. Enfin, les résultats de la dernière division, CropScience, ont une nouvelle fois satisfait le groupe. Ses ventes bondissent de 15,5 %, à 8,38 Mrds € et son Ebitda de 67,3 %, à 2 Mrds €. La majorité du chiffre d’affaires a été générée par l’activité spécialisée dans les semences et les produits de protection des plantes, qui progresse de 16,2 %, à 7,7 Mrds €. Pour l’année à venir, Marijn Dekkers, p-dg de Bayer, s’estime « optimiste ». Il prévoit une hausse de 4 à 5 % de ses ventes (données constantes), à 41 Mrds €. Il table également sur une augmentation, hors charges exceptionnelles, d’environ 5 % de son Ebitda. n Audrey Fréel

EN BREF Des résultats en hausse pour UCB

BASF s’allie à Bend Research

Nestlé rachète Pamlab

Le chiffre d’affaires de la société pharmaceutique belge s’est établi à 3,46 milliards d’euros en 2012, soit une croissance de 6,6 % par rapport à l’année précédente. De même, le bénéfice net a progressé de presque 6 %, à 252 M€. Pour 2013, UCB table sur un chiffre d'affaires stable à 3,4 milliards d'euros et sur un Ebitda récurrent situé dans une fourchette de 680 à 710 M€.

BASF a signé un accord avec la société américaine Bend Research pour évaluer et développer conjointement de nouveaux excipients capables d’améliorer la solubilité et la biodisponibilité des médicaments peu solubles. Ben Research opère six unités de production à Bend, dans l’Oregon, et emploie plus de 285 personnes.

La division Nestlé Health Science a mis la main sur Pamlab, une société américaine spécialisée dans la nutrition médicale à destination des patients souffrant de troubles cognitifs légers, de dépression et de diabète. Les détails financiers de l’acquisition n’ont pas été dévoilés. Basée en Louisiane, Pamlab emploie environ 400 personnes.

Chimie Pharma hebdo - Lundi 4 Mars 2013

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Pharma Injectables génériques

Résultats

Mylan s’empare d’Agila

Ipsen accuse une perte nette de 29,5 M€

Pour la modique somme de 1,6 milliard de dollars (1,2 Mrd €), le géant américain des génériques s’empare d’Agila Specialties. Convoitée par certains grands noms de la Big Pharma (CPH n°619), la filiale de l’Indien Strides Arcolab devrait finalement rejoindre le périmètre de Mylan, d’ici le quatrième trimestre 2013. C’est ce que prévoit l’accord définitif signé entre Mylan et Agila, dans le but de créer un leader mondial des produits génériques injectables. « L’ajout d’Agila dans notre plateforme existante d’injectables va immédiatement donner naissance à un nouveau et puissant leader mondial sur ce segment attractif en forte croissance et accélérer notre objectif de devenir l’un des trois meilleurs mondiaux dans le domaines des injectables », se réjouit Heather Bresch, p-dg de Mylan. Ensemble, les deux laboratoires devraient recenser une gamme de 700 produits injectables commercialisés et un pipeline de 350 produits en attente de mise sur le marché. Ce qui devrait s’adresser à environ 70 % de la demande mondiale de génériques injectables, selon Mylan. Basé à Bangalore (Inde), Agila compte 9 usines de production dans le monde, en Inde mais aussi au Brésil et en Pologne, dont 8 ont reçu l’agrément de la puissante FDA. Le laboratoire indien produit des ampoules, des seringues pré-remplies, des flacons, des cytotoxiques, des antibiotiques et des produits lyophilisés. Il disposerait d’ailleurs d’un des plus grands réseaux capacitaires de lyophilisation dans le monde, et des plus vastes capacités de production pharmaceutique stérile en Inde. Avec cette acquisition, Mylan étoffe aussi bien son portefeuille qu’il s’étend sur de nouveaux marchés émergents comme le Brésil où Agila détient déjà de fortes positions. Le marché des injectables serait également particulièrement dynamique avec un taux de croissance annuel moyen de 13 % sur la période 2011-2017, avance le laboratoire américain. De quoi soutenir le développement de Mylan qui vient de publier une croissance de ses ventes de 10,5 %, à 6,75 Mrds $ en 2012, et un bénéfice en proJ.C. gression de plus de 19 %, à 640,8 M$. n

En 2012, le laboratoire français a essuyé une sance de ses ventes de médecine de spéperte de 29 millions d’euros, contre cialité comprise entre 6 et 8 %. En revanche, 900 000 € de bénéfices l’année précédente le chiffre d’affaires devrait continuer à se (CPH n°584). La rentabilité a notamment été contracter dans la médecine générale avec plombée par l’arrêt de son partenariat dans un recul des ventes prévu entre 8 et 6 %, l’hémophilie avec la société américaine Ins- avec une activité « sous pression » dans piration qui a déposé le bilan en 2012 l’Hexagone. La marge opérationnelle récur(CPH n°622). Ce désengagement se solde rente ajustée devrait, elle, s’établir à environ par une perte de 124,8 M€. Mais, mis à part 16 % du chiffre d’affaires, soit le même nice déficit, le bilan financer 2012 se porte plu- veau qu’en 2012. « Le groupe anticipe une tôt bien. « Les résultats 2012 illustrent la ré- réduction continue de la profitabilité de la mésistance du groupe, qui dépasse ses objec- decine générale en France en 2013. Les tifs de ventes et de rentabilité opérationnelle synergies issues de la nouvelle organisation dans un contexte difficile pour la médecine des opérations commerciales en France sont générale en France, dont les ventes sont en attendues en 2014 », précise par ailleurs Ipbaisse de 30 % d’une année sur l’autre », se sen. Ces résultats 2012 ont été plutôt bien réjouit d’ailleurs Marc de Garidel, p-dg d’Ip- accueillis à la Bourse de Paris. Selon l’AFP, sen. Le chiffre d’affaires, déjà publié peu après la publication du bilan financier l’ac(CPH n°621), progresse en effet de 5,1 %, à tion Ipsen grimpait de 3,54 % à 26,43 € dans 1,22 Mrd €(voir graphique). Le résultat opé- un marché en hausse de 0,68 %. n A.F. rationnel bondit, lui, de Les ventes d’Ipsen par activité, en M€ 58,2 % à 114,8 M€. Malgré Source : Ipsen cette progression, il a tout de même été impacté par des Médecine Médecine charges exceptionnelles, node spécialité spécialité M Médecine édecine tamment avec la restructura862,5 générale génér ale + 13,6 % tion de ses opérations com324,6 - 11,9 % merciales en France (CPH n°603) et le déménagement sur la côte Est de sa filiale commerciale nord-améCA CA 2012 : ricaine opéré entre juin 2011 1,22 M Mrd rd € A Activités ctivités liées et juin 2012 qui ont pesé pour aux médicaments médicaments 32,5 63 M€. Pour l’année à venir, + 1,9 % Ipsen table sur une crois-

EN BREF Sanofi dévoile son projet de restructuration à Marcy-L’Etoile Sanofi Pasteur en dit plus sur le projet de restructuration de son site de Marcy-L’Etoile (Rhône) spécialisé dans les vaccins et qui emploie 3 500 personnes. L’activité de répartition de seringues sera transférée sur deux sites de Sanofi en Haute-Normandie. La production de certains antigènes « qui ne sont plus compétitifs ou dont la technologie à évoluer » sera, elle, stoppée, selon un porte-parole du groupe. Ce projet, qui fait partie du plan social de Sanofi annoncé en septembre (CPH n°606), concerne 400 salariés qui se verront proposer plusieurs options.

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Lundi 4 Mars 2013 - Chimie Pharma hebdo

Stratégie

Royalty Pharma propose 6,6 Mrds $ pour Elan Le fonds d’investissement américain Royalty Pharma, qui gère un portefeuille de droits et de licences mais ne produit pas, a lancé une offre de 11 $ par action sur la totalité du capital d’Elan, soit un montant potentiel de 6,6 Mrds $ (environ 5 Mrds €). L’offre intervient alors que le laboratoire irlandais vient de conclure un accord d’envergure avec Biogen Idec pour la cession intégrale des droits de son produit phare, Tysabri (natalizumab), traitement contre la sclérose en plaque. Accord qui doit permettre à Elan d’empocher une somme de 3,25 Mrds $, sans compter les redevances négociées sur plusieurs années, qu’il destinait à des rachats de ses

propres actions et à des acquisitions de sociétés ou de molécules (CPH n°622). Le laboratoire irlandais a déclaré avoir « pris acte » de la proposition de Royalty Pharma mais ne semble pour l’heure pas forcément enthousiaste face à cette offre qu’il juge très opportuniste. Surtout, l’annonce de Royalty Pharma a immédiatement fait bondir le cours de l’action Elan, laquelle a quitté d’emblée la zone des 10 $ par titre pour dépasser et évoluer ces derniers jours à plus de 11 $ par action, donc au-delà de l’offre proposée. Le laboratoire irlandais a précisé qu’il étudierait l’offre, comme toute autre qui pourrait intervenir. n J.C.


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Équipements & services EN BREF

Sécurité

Vinci Energies lance Uxello Le pôle spécialisé dans les infrastructures industrielles et énergétiques du groupe Vinci a annoncé le lancement de sa marque Uxello en France. Elle regroupe les solutions et équipements de ses cinq sociétés présentes sur le marché de la sécurité incendie : TPI, Protec Feu, Protec Feu Risques spéciaux, Lefort PI et Profab. « Nous avons décidé d’associer un nom unique à une offre afin de mieux servir nos clients. Elle nous permet de gagner en visibilité, de conforter notre position de leader et de développer l’activité Sécurité Incendie du groupe », déclare Gilles Vivat, directeur général de la division Sécurité incendie de Vinci Energies France. Uxello offre dans son portefeuille aussi bien des solutions de protection incendie active tels que des sprinklers, des systèmes déluge ou brouillard d’eau ou encore des systèmes d’extinction par gaz. « Uxello propose aussi des systèmes de détection (analyse de gaz), de protection incendie passive (portes coupe-feu), et des dispositifs complémentaires de protection comme les systèmes de désenfumage », indique Gilles Vivat. Avant d’ajouter : « Le porte-

feuille comprend également des systèmes appropriés aux risques spéciaux comme pour dans l’industrie chimique ou l’oil & gas ». Outre l’offre produit, Uxello propose une palette de services de conception, réalisation et de maintenance des installations incendie. Pour cela, il s’appuiera sur 600 collaborateurs répartis sur 40 implantations en France métropolitaine et dans les DOM-TOM. Uxello compte se développer sur quatre axes : la densification géographique du réseau, la mise en place d’une offre globale, le développement sur le secteur des risques spéciaux et l’export (via les projets des industriels français à l’étranger). « Ce développement s’effectuera aussi bien par croissance interne que par des acquisitions, notamment pour la globalisation de l’offre et les risques spéciaux », soutient Gilles Vivat. Vinci emploie 64 000 collaborateurs et affiche un chiffre d’affaires de 9 Mrds € en 2012. L’activité Sécurité Incendie de Vinci Energies affiche des ventes de 120 M€ en 2012, réparties entre l’industrie (53 %), les surfaces commerciales (38 %) et le tertiaire (9 %). n D.O.

Conditionnement pharmaceutique

Bioluz repris par ses salariés La filiale du groupe Technoflex spécialisée dans le remplissage de poches souples stériles appartient désormais à ses salariés. C’est la décision du tribunal de commerce de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), qui avait placé Bioluz (7,3 millions d’euros de chiffre d’affaires et 49 salariés) en redressement judiciaire en avril dernier. Le projet de reprise par 35 de ses collaborateurs, regroupés en société coopérative et participative (Scop) a été accepté par le tribunal. Et ce malgré une proposition de la société parisienne Pharmadine dont le montant était supérieur de 160 000 €. Fondé en 1979 et basé à SaintJean-de-Luz, Bioluz avait été racheté par Technoflex, spécialiste des systèmes de délivrance de médicaments en 2007. Le groupe basé à Bidart

(Pyrénées-Atlantiques) avait investi près de 7 M€ pour doter Bioluz d’une nouvelle ligne capable de réaliser du remplissage aseptique de molécules sensibles dans des poches souples (CPH n°484). Mais depuis l’année dernière, les syndicats affirmaient que le groupe souhaitait se séparer de Bioluz (CPH n°585). D’ailleurs, Technoflex avait failli céder sa filiale au laboratoire tunisien Unimed selon SudOuest, mais l’accord avait avorté à la dernière minute. Ayant désormais pris le contrôle de Bioluz, la Scop veut consolider l’activité : elle prévoit un investissement d’1,4 M€ sur les trois prochaines années. Selon Sud-Ouest, Bioluz pourrait également signer un contrat d’envergure avec un laboratoire pharmaceutique dans les semaines à venir. n D.O.

Azelis renforce son réseau chinois Le distributeur de produits chimiques s’est doté d’un nouveau siège situé à Shanghai (Chine) dans le but de mieux servir le secteur local de l’hygiène personnelle et de l’agroalimentaire. La société ne compte pas s’arrêter là puisqu’elle prévoit l’ouverture de nouveaux laboratoires prochainement, ainsi que d’un bureau régional à Pékin en juillet.

Wacker signe avec IMCD Le chimiste allemand a conclu un accord avec le spécialiste néerlandais du commerce chimique de spécialités. Ce contrat prévoit la distribution de silicones pour la fabrication de moules industriels au Royaume-Uni et en Irlande.

Accord de collaboration pour Agilent Le fournisseur américain d’instruments pour les laboratoires a signé un accord de collaboration avec le département de recherche en chimie et biochimie de l’Université internationale de Floride (États-Unis). Il prévoit le développement et la validation de nouvelles méthodes de dépistage basées sur la chromatographie et la spectrométrie de masse, permettant d’accroître les capacités d’identification et de caractérisation de médicaments.

Bruker ouvre deux centres en Inde Le spécialiste des instruments d’analyse a annoncé l’ouverture de deux centres d’excellence à Mumbai et à Bangalore en Inde. Ils permettront de soutenir la croissance locale du marché de l’instrumentation analytique et scientifique pour la recherche industrielle, notamment en pharmacie et en biotechnologies.

Stiplastics cédé à NGBI La PME spécialisée dans les produits techniques en plastique injecté notamment pour le secteur pharmaceutique change d’actionnaire. Elle a annoncé que le fonds d’investissement NGBI Private Equity a repris les parts des actionnaires de Stiplastics. « Stiplastics est une entreprise dont l’internationalisation promet un fort potentiel de développement et nous sommes heureux de l’accompagner dans cette étape capitale », se fé-

licite Laurent Allégot, directeur d’investissement au sein de la filiale française de NGBI Private Equity. « J’ai vu en NGBI un partenaire de choix qui va permettre à Stiplastics de financer les différentes étapes de croissance que nous envisageons d’ici 2017 »,, complète Patrick Sivera, ex-président de l’entreprise. En effet, ce changement d’actionnariat a également été l’occasion pour Stiplastics de renouveller l’équipe dirigeante : Jérôme Empereur, directeur

commercial, va prendre le poste de président tandis que Véronique Barbarin occupera la fonction de directrice générale adjointe. Le plan de développement de Stiplastics est ambitieux : quasiment doubler son chiffre d’affaires sous cinq ans, de 12,5 millions d’euros en 2012 à 23 M€ en 2017. La PME avait en 2011 signé des contrats avec les laboratoires Bristol-Myers Squibb (CPH n°570) et Laudavie (CPH n°575). n D.O.

Chimie Pharma hebdo - Lundi 4 Mars 2013

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CPH BASE_Mise en page 1 28/02/13 20:32 Page14

Mercuriales €/kg

Tendance

butyle

20 à 24 tonnes

1,14

+

éthyle

20 à 24 tonnes

1,02

+

isobutyle

20 à 24 tonnes

1,13

+

isopropyle oxalique 98/100% sulfurique

20 à 24 tonnes 20 tonnes sac camion complet 25 tonnes

1,31 0,95* 1,10-1,40*

+

citrique monohydraté

20 tonnes sac

citrique anhydre

20 tonnes sac

bisulfite de sodium

camion complet 25 tonnes

1,50-1,60*

disulfure de carbone ammoniac standard

camion complet 25 tonnes en wagon par 50 tonnes

5,2-5,4* 0,35-0,47*

éthanol 99%

20 à 24 tonnes

0,87

=

N-butanol

20 à 24 tonnes

1,23

+

isobutanol (IBA)

20 à 24 tonnes

1,19

+

isopropanol (IPA)

20 à 24 tonnes

1,19

+

méthanol

20 à 24 tonnes

0,46

+

propanol

20 à 24 tonnes

1,29

=

monoéthanol amine (MEA)

20 tonnes franco

1,57

+

diéthanolamine (DEA)

20 tonnes franco

1,26

=

triéthanolamine 85 (TEA 85)

20 tonnes franco

1,60

+

triéthanolamine 99 (TEA 99)

20 tonnes franco

1,60

+

acétone

20 à 24 tonnes

1,18

+

diacétone alcool (DAA)

24 tonnes franco

1,39

=

isophorone

20 à 24 tonnes

-

-

méthyléthylcétone (MEK)

20 à 24 tonnes

1,25

-

méthylisobutylcétone (MIBK)

20 à 24 tonnes

1,68

=

acétate de butyle glycol (ABG)

20 à 24 tonnes franco

1,56

+

butylglycol (BG)

20 à 24 tonnes

1,40

=

butyldiglycol (BDG)

20 à 24 tonnes

1,53

+

méthoxydipropanol (MDP)

20 à 24 tonnes

1,4

=

éthoxypropanol (EP)

24 tonnes vrac

1,82

=

méthoxypropanol (MP)

20 à 24 tonnes vrac franco

1,34

=

propylméthyle acétate (PMA)

20 à 24 tonnes vrac franco

1,53

=

PNB (éther méthylique du DPG)

24 tonnes vrac

2,05

=

monoéthylène glycol

20 à 24 tonnes

1,01

+

diéthylène glycol

20 à 24 tonnes

0,99

=

monopropylène glycol

20 à 24 tonnes

1,3

=

dipropylène glycol (DPG)

24 tonnes

1,57

-

à 99,5%

20 tonnes sac

0,95*

rutile

20 tonnes sac logé franco

4,1*

rutile procédé sulphate (TiO2)

20 tonnes sac logé franco

3,2*

rutile procédé chlorure

20 tonnes sac logé franco

3,4*

TiO2 (E171)

1 tonne

5,3*

Produits

Unités de livraison ACÉTATE

ACIDES

ALCOOLS

AMINES

CÉTONES

ÉTHERS DE GLYCOLS

ÉTHERS DE GLYCOLS PROPYLÉNIQUES

GLYCOLS

OXYDE DE ZINC

OXYDES DE TITANE

PHTALATE DE BUTYLE PLASTIFIANTS POLYETHYLENE BASSE DENSITE (PEbd) POLYETHYLENE BASSE DENSITE LINEAIRE (PEbdL) POLYETHYLENE HAUTE DENSITE (PEhd) POLYSTYRENE

SOLVANTS CHLORÉS

+++ Très forte hausse

++ Hausse

-

di-isononyl phtalate (DINP)

20 tonnes vrac

1,74

+

di-octyl phtalate (DOP)

20 tonnes vrac

1,62

=

qualité film

20 tonnes vrac franco

1,50

+

qualité couchage

20 tonnes vrac franco

1,53

+

qualité film

20 tonnes vrac franco

1,43

+

qualité film soufflage

20 tonnes vrac franco

1,51

+

qualité moulage injection

20 tonnes vrac franco

1,48

=

cristal

20 tonnes vrac franco

1,18*

choc naturel

20 tonnes vrac franco

1,24*

perchloroéthylène

20 à 24 tonnes

0,87

+

trichloroéthylène

20 à 24 tonnes

2,00

-

chlorure de méthylène

20 à 24 tonnes

0,48

-

20 à 24 tonnes

1,11

-

25 tonnes vrac

0,42-0,44*

Lessive de soude (100 %)

XYLÈNE DIVERS

1,35*

5 tonnes

TOLUÈNE SOUDE CAUSTIQUE

1,25*

20 tonnes vrac

1,13

+

tétrahydrofurane (THF)

5 tonnes fûts

3,07

+

N-méthyl pyrolydone (NMP)

20 tonnes vrac

3,10

-

+ Légère hausse

= Stable

- Légère baisse

-- Baisse

--- Erosion

t : tonnes. - * : prix précédentes Mercuriales - Selon unités de livraison : (1) de 3 tonnes vrac départ à 20 tonnes vrac franco - (2) de 3 tonnes sac départ à 20 tonnes vrac franco (3) en big-bag ou sac. Nous avisons nos lecteurs que les prix indiqués le sont à titre purement indicatif. Ils ne sauraient donc servir de base à quelque transaction que ce soit. Date d’application des tarifs : Février 2013

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Lundi 4 Mars 2013 - Chimie Pharma hebdo


CPH BASE_Mise en page 1 28/02/13 20:32 Page15

Spot-scope Cotations du 20/02 au 27/02/2013

L’

affaissement des prix des hydrocarbures et la situation économique morose en Europe se sont répercutés sur la plupart des prix des matières pétrochimiques la semaine dernière. Le prix du Brent a glissé de 7 $/bbl à 112 $/bbl, conduisant à une réduction de 40 $/t du prix spot du naphta en Europe de l’Ouest. Cela a provoqué une récession sur le marché spot des oléfines. Le prix de l’éthylène a perdu 50 €/t, celui du propylène 60 €/t et celui du butadiène 50 $/t. Cette tendance baissière s’est aussi manifestée sur le marché des aromatiques. Le prix spot du benzène dans le Golfe du Mexique fut l’exception notable puisqu’il a pris 5 cts/gal. En revanche, les prix du toluène et des mélanges de xylène ont tous les deux décliné de 10 cts/gal. Pour celui du

benzène en Europe de l’Ouest, les acheteurs ont réduit leurs offres de 10 $/t, sans réponse immédiate des vendeurs. La fourchette de négociation s’est élargie pour le toluène, avec des offres acheteurs en baisse de 30 $/t et des offres vendeurs qui reculent de 20 $/t. Le prix des mélanges de xylène a perdu 20 $/t. Le styrène fut le seul gagnant, avec un prix en hausse de 20 $/t. Le prix spot du méthanol a enregistré une hausse dynamique des deux côtés de l’Atlantique, en gagnant 5 cts/gal en Amérique du Nord et 40 €/t en Europe. Celui du MTBE a, lui, surpris les observateurs en chutant de 70 $/t dans un marché volatile. Un arrangement de deux mois a été conclu en Amérique du Nord sur le marché du paraxylène afin de pousser le prix de 7 cts/lb. Ce prix contrat est

en général le dernier à être conclu chaque mois sur le marché des isomères. Cet accord est ainsi perçu comme une volonté de mieux anticiper. Le prix contrat du paraxylène pour février en Europe s’est négocié, sans complications, en hausse de 15 €/t. Celui de l’orthoxylène a été reconduit au même niveau que janvier en Amérique du Nord tandis qu’il a pris 40 €/t en Europe. Sur le marché de l’éthylène glycol en Europe, la consternation a été considérable après qu’une augmentation initiale du prix de 63 €/t ait été rejetée par quelques clients. La situation a été plus claire pour l’acrylonitrile, avec un prix contrat qui a progressé de simplement 10 €/t en février. Le prix spot s’est en revanche envolé de 290 $/t en Europe et de 250 $/t en Amérique du Nord.

Prix des monomères et intermédiaires en Europe du Nord-Ouest Naphta

Spot ($)

Spot (euros)

970-980 (4)

-

Éthylène

Contrat (euros)

-

1 350-1 370 (4)

1 275 (fév.)-1 275 (janv.)-1 275 (déc.)-1 275 (nov.)

Propylène

-

1 000-1 020 (1)(4)-1 140-1 150 (2)(4)

1 100 (fév.)-1 090 (janv.)-1 103 (déc.)-1 120 (nov.)

Butadiène

1 650-1 700 (3)

-

1 365 (fév.)-1 365 (janv.)-1 440 (déc.)-1 480 (nov.)

Benzène

1 370-1 390 (3)

-

1 040 (fév.)-1 153 (janv.)-1 084 (déc.)-1 032 (nov.)

Toluène

1 230-1 250 (3)

-

-

Xylènes

1 290-1 400 (3)

-

-

Paraxylène

1 445-1 455 (3)

-

1 260 (fév.)-1 245 (janv.)-1 205 (déc.)-1 210 (nov.)

Orthoxylène

1 750-1 800 (3)

-

1 133 (fév.)-1 093 (janv.)-1 093 (déc.)-1 120 (nov.)

Styrène

1 720-1 740 (3)

-

1 448 (fév.)-1 488 (janv.)-1 428 (déc.)-1 413 (nov.)

-

405-415 (3)

370 (3)(Q1)-340 (3)(Q4)-340 (3)(Q2)-320 (3)(Q1)

1 240-1 250 (3)

-

-

-

1 040-1 060 (4)

1 068 (janv.)-1 048 (déc.)-1 070 (nov.)-1 095 (oct.)

1 610-1 620 (4)

-

1 345 (fév.)-1 335 (janv.)-1 355 (déc.)-1 380 (nov.)

Méthanol MTBE Éthylène glycol Acrylonitrile

Prix des grands polymères en Europe du Nord-Ouest PEbd

grade film

1 350-1 370 (3)(6)

-

1 520-1 560 (janv.)

PEbdl

base butène

1 400-1 420 (3)(6)

-

1 450-1 490 (janv.)

soufflage

1 420-1 440 (3)(6)

-

1 540-1 580 (janv.)

injection

1 470-1 510 (3)(6)

-

1 530-1 570 (janv.)

homo injection

1 580-1 620 (3)(6)

-

1 550-1 570 (janv.)

copolymère

1 560-1 680 (3)(6)

-

1 495-1 535 (janv.)

standard

1 940-1 960 (3)(6)

-

1 900-1 940 (janv.)

choc

2 210-2 230 (3)(6)

-

2 020-2 060 (janv.)

standard

1 400-1 420 (3)(6)

-

1 255-1 295 (janv.)

PEhd

PP

PS PVC

Cotations relevées dans le nord de l’Europe pour Chimie Pharma Hebdo entre le 20/02/13 et le 27/02/13. En tonnes métriques, franco livré (FD), sauf mention contraire : (1) qualité chimique ; (2) qualité polymère ; (3) fob ; (4) cif ; (5) cotations mensuelles et (6) cotations des semaines précédentes. (Q1) contrats du premier trimestre 2013, (Q2) contrats du deuxième trimestre 2012 ; (Q3) contrats du troisième trimestre 2012 ; (Q4) contrats du quatrième trimestre 2012. Source : Chemical Week Chimie Pharma hebdo - Lundi 4 Mars 2013

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Carnet PPG

BASF

Plusieurs nominations pour le groupe

Juan Alfonso Garcia, vice-président d’une activité

PPG a récemment procédé à de nombreux remaniements au niveau de sa direction. Michael McGarry, vice-président exécutif, a pris la responsabilité des revêtements architecturaux et du verre plat pour la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique). Il sera également responsable de cette région pour le groupe, en complément de son actuelle fonction de directeur de l’information technologique, de l’environnement, de la santé et de la sécurité. De même, Viktoras Sekmakas a été promu viceprésident en charge de l’activité verre plat en Asie Pacifique. Il conservera son actuel poste de dirigeant des revêtements industriels, d’emballage ainsi que ceux de protection et marins. De son côté, JeanMarie Greindl, vice-président des revêtements OEM (première monte) automobiles pour l’EMEA, prendra en plus la présidence de PPG EMEA. Enfin, Bryan Iams a été nommé responsable des affaires publiques et communautaires du groupe, en complément de son actuel rôle de vice-président de la communication et du marketing. ROCKWELL AUTOMATION

Tom O’Reilly prend la présidence de l’Asie Pacifique

Tom O’Reilly a été nommé président de la division Asie Pacifique de Rockwell Automation. Il dirigeait jusqu’alors la filiale chinoise du groupe. Fort d’une carrière de 28 ans au sein de Rockwell Automation, T. O’Reilly occupe depuis 16 ans des fonctions à responsabilité dans le domaine des ventes et de la direction de régions, notamment le Japon, la Corée et la Chine. IPSEN

Christel Bories, directrice générale déléguée

Christel Bories est devenue directrice générale déléguée d’Ipsen, le 1er mars. Son objectif à ce nouveau poste est d’accélérer la mise en œuvre de la stratégie du groupe, aux côtés de Marc de Garidel, p-dg du laboratoire français. Diplômée de HEC, C.Bories a exercé l’essentiel de sa carrière dans l’industrie. Elle a notamment occupé des fonctions à responsabilité au sein de Pechiney Packaging, d’Alcan Packaging, d’Alcan Engineering Products et de Rio Tinto Engineered Products. En 2011, elle a d’ailleurs été promue directrice générale de Constellium (ex-Alcan). Elle est également membre du Conseil d’administration de Natixis, de Smurfit Kappa et du Cercle de l’industriel. En outre, elle occupe la fonction de vice-présidente de l’institution La fabrique de l’industrie et présidente du Comité stratégique de Legrand depuis 2012.

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Lundi 4 Mars 2013 - Chimie Pharma hebdo

Juan Alfonso Garcia a pris la vice-présidence de l’activité Admixture systems de la division produits chimiques pour la construction en Amérique du Nord de BASF. Il remplace Gabriel Cottrell qui partira à la retraite fin mars après 35 ans passés au sein du groupe allemand. Dans le cadre de cette nouvelle fonction, J.A. Garcia sera responsable de l’activité aux États-Unis, Canada, Mexique, en Amérique Centrale et aux Caraïbes. Il occupait déjà des fonctions à responsabilité pour cette activité en Amérique du Nord depuis 2007. CELLECTIS

Pierre Schwich, directeur financier Pierre Schwich a été promu directeur financier de la société française de biotechnologies. Il succède à Marc Le Bozec dont il était l’adjoint depuis deux ans. Ce dernier quitte Cellectis après six ans à la tête des finances du groupe. Il se concentrera désormais au développement d’un nouveau projet entrepreneurial. Durant ses 35 années de carrières, M. Le Bozec a occupé des fonctions de management opérationnel dans l’industrie, notamment pour Corning, Danone et Hewlett-Packard, et de direction d’investissement en capital (3i, Siparex, Next Venture). Il s’est ensuite spécialisé dans la gestion administrative et financière de sociétés cotées ou détenues par des fonds comme Genesys Conferencing et Global Design Tecchnologies.

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n 17-19 MARS, KARLSRUHE, ALLEMAGNE 6e atelier sur l’utilisation des lipides et des huiles comme matière première renouvelable dans l’industrie chimique http://abiosus.org/kit-workshop-2013.html.en n 18-20 MARS, SAN FRANCISCO, ÉTATSUNIS Cleantech Forum San Francisco 2013 : Salon des nouvelles technologies propres et des opportunités d’investissement http://www.cleantech.com/ n 19-22 MARS, PADOUE, ITALIE SEP Europe 2013 : salon des technologies pour l’environnement http://www.sepeurope.org/

n 20-21 MARS, LILLE Journées A3P de la sous-traitance http://www.a3p.org/index.php/fr/evenements/jour n%C3%A9es-a3p-de-la-sous-traitance-20-et-21mars-2013.html n 20-22 MARS, PARIS International Rubber Conference 2013 : événement international fédérant l’ensemble de la filière caoutchoucs et polymères http://www.irc2013.com/

Chimie Pharma Hebdo n°625  

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