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519 ICM 00 COUV BAT_Mise en page 1 28/05/13 16:58 Page5

00 BAROMÈTRE SOM SURTITRE 00 SOM SURTITRE 00 INNOVATION USINE DU MOIS 08 26 CHIMIE VERTE 32

00 SOM SURTITRE 47 FOCUS

Couv som titre Genesis

Couv som titre Pompes

Texte peigne texte Au cœur de la peigne texte peigne recherche d’Arkema

N°519 484

La biologie Couv somde titre Colloque Couv som titre synthèse, un domaine Texte peigne texte émergent peigne texte peigne

Texte peigne texte Chimie et transports peigne texte peigne

30 € 50 45e Année 48 Fu év 23 008 J i nr i e 2r0 1

DOSSIER Q U O T A S D E CO Les industriels réclament de la visibilité 2

Texte texte L’offrepeigne technologique peigne texte peigne


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519 ICM 03 Edito BAT_456_PROD_ACTU_BAT 28/05/13 16:59 Page3

Plaidoyer pour les gaz de schiste

Sylvie Latieule, rédactrice en chef

L’exploitation des gaz de schiste pourrait être «notre mal nécessaire» pour remettre de l’argent dans les caisses.

Je suis favorable à l’exploitation des gaz de schiste. Ma décision n’a pas été si facile à prendre, ballotée entre l’impératif court terme de voir se redresser notre économie et l’envie de prendre de la hauteur et de donner la priorité aux enjeux climatiques… Mais le pragmatisme l’a emporté car on ne peut pas faire fi des difficultés de notre époque, de la crise économique et des tensions sociales. C’est d’ailleurs Nicolas Hulot qui m’a fait basculer. Interrogé sur une radio nationale sur la transition énergétique en Allemagne, il a consenti que le recours aux centrales à charbon, particulièrement polluantes, était un «mal nécessaire» pour financer un coûteux retrait du nucléaire et des investissements dans les énergies renouvelables. Tout comme l’Allemagne mise sur un retour au charbon, il m’est apparu comme une évidence que l’exploitation des gaz de schiste pourrait être «notre mal nécessaire» pour remettre de l’argent dans les caisses et préparer l’avenir énergétique de la France en faisant la part belle à ces énergies renouvelables. Le débat actuel sur la transition énergétique est donc mal posé. La question n’est pas de marchander sur notre bouquet énergétique en mettant un peu plus ou un peu moins de nucléaire ou d’énergies renouvelables et sur la part de la baisse de la consommation. Elle est de savoir si on accepte une période de purgatoire avant d’accéder au paradis. Car on est bien tous d’accord sur le sujet: l’air, le soleil, le vent, la marée nous offrent la perspective d’une ressource énergétique gratuite inépuisable, sans impact négatif sur l’environnement. C’est bien dans cette direction qu’il faut aller.

INFO CHIMIE MAGAZINE N° 519 - Juin 2013

J’enrage de voir cette économie nordaméricaine qui se redresse et sa chimie qui engrange des investissements, alors qu’en Europe les restructurations s’accélèrent. La dernière annonce en date vient du groupe Total. Son vapocraqueur de Port Arthur, qui est déjà l’un des plus gros du monde avec une capacité d’éthylène de 1 Mt/an, vient d’être converti pour traiter de l’éthane (issu des gaz de schiste) et non plus du naphta, pour être plus compétitif. Un dixième four entrera même en service en 2014. Dans le même temps, le groupe français a bien annoncé 1 milliard d’euros d’investissements à Anvers. Mais quand on y regarde de plus près c’est surtout pour financer des restructurations, conversion de vapocraqueurs et réduction de la voilure dans l’éthylène et le propylène. Certes dans cette exploitation des gaz de schiste, il y a bien une prise de risque. Mais pourquoi partir du postulat que nos ingénieurs n’arriveront pas à trouver des solutions pour extraire ce gaz proprement, en toute sécurité. Ils parviennent bien à extraire du pétrole à très grande profondeur ou dans le fond des océans! Notre industrie n’est plus compétitive, la colère gronde dans la société, il serait temps de passer à l’action. Pour l’heure, le gouvernement français prend des mesurettes. Tantôt, elles redonnent un peu d’espoir comme ce fut le cas du CICE ou l’annonce d’un amendement sur la cogénération pour aider les industriels à réinvestir dans leurs installations. Tantôt, elles inquiètent, comme cette nouvelle idée de taxe carbone tout droit venue du débat sur la transition énergétique. Pourquoi tergiverser, alors que le vrai choc de compétitivité on sait où le trouver. 3


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JUIN 2013 - N ° 519 6

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BAROMÈTRE

CHIMIE DU CHLORE Ineos et Solvay prêts à former un géant européen

PÉTROCHIMIE Les États-Unis © Solvay

bouleversent l’équilibre mondial INNOVATION INDUSTRIELLE

Actus Chimie

REVÊTEMENTS PPG se renforce

en Chine

SPÉCIALITÉS BASF remodèle

plusieurs activités héritées de Ciba VINYLIQUES Kem One, six mois pour une seconde vie

26

une seconde usine en Louisiane

R&D Adisseo crée un centre à Saint-Fons

Le programme Genesis au cœur de la recherche d’Arkema IMAGE DE LA CHIMIE Arkema teste un programme pédagogique innovant

MÉTHANOL Methanex relocalise

TENSIOACTIFS Solvay démarre une construction en Allemagne

Actus chimie verte

BIOLOGIE DE SYNTHÈSE Une étude américaine chiffre le marché à 10,8 Mrds $ en 2016 STRATÉGIE Se réinventer tout en préservant la santé et l’environnement BUTANEDIOL RENOUVELABLE

BASF choisit la technologie de Genomatica

GAZ DE SCHISTE

Le Cefic presse les décideurs politiques de l’Union européenne

40

© Schlumberger

Quotas de CO2 14

Les industriels de la chimie réclament de la visibilité

HSE

SUBSTANCES POTENTIELLEMENT DANGEREUSES La charge de

Le SCEQE entre dans sa 3e phase portant sur la période 2013-2020. S’ils ne contestent pas la nécessité de réguler le marché du CO2, les industriels s’interrogent sur l’avenir du SCEQE à plus long terme, et demandent davantage de visibilité.

REACH Entre 2013 et 2015, 115 substances seront soumises à évaluation 32

© Usine Nouvelle

la preuve renversée au détriment du fabricant

Innovation

COLLOQUE

Rendre la mobilité décarbonnée pérenne POLYMÈRES CNEP,

un exemple du transfert des connaissances scientifiques

44

Actus fournisseurs

COMMERCE CHIMIQUE

Brenntag présente un bilan positif en 2012 TRAITEMENT DE L’AIR Ethera

POLYMÉTHACRYLATE DE MÉTHYLE

augmente son capital

Altuglas inspire Peugeot et le cinéma

STOKAGE Mitsui construit

un terminal aux États-Unis

47

Pompes TECHNOLOGIE Une pompe

à moteur ventilé haut rendement 48

Carnet 57 Agenda 56

Focus



Liste des annonceurs

Focus

Nouveautés POMPES L’entraînement

magnétique gage de sécurité

Ce numéro comporte un encart jeté Coolworld Rentals Crédit couverture : BASF

4

N° 519 - Juin 2013 INFO CHIMIE MAGAZINE


519 ICM 04 Sommaire BAT_SOMMAIRE 28/05/13 17:01 Page5


519 ICM 06 BAROROLANDB BAT_BAROMÈTRE 28/05/13 17:04 Page6

BAROMÈTRE  Grâce à l’exploitation des gaz de schiste, la pétrochimie américaine est en train de renaître.

Des projets de vapocraqueurs à l’éthane fleurissent avec des coûts de production d’éthylène compétitifs, selon l’analyse du cabinet Roland Berger.

PÉTROCHIMIE Les États-Unis bouleversent l’équilibre mondial «

Industrie fortement capitalistique qui produit des volumes considérables sur la base de technologies largement éprouvées.» On pourrait croire que, sur 8 la base de cette définition, l’industrie pétrochimique mondiale ne peut faire l’objet que de mouvements lents et prédictibles. Pourtant, il aura suffi aux ÉtatsUnis de se lancer dans l’exploitation massive des gaz de schistes pour bouleverser en très peu de temps l’équilibre mondial, selon l’analyse de Serge Lhoste, partenaire du cabinet de conseil Roland Berger. En 2011, la production mondiale d’éthylène s’est établie à 120 Mt/an, grâce aux quatre principales zones géographiques que sont l’Asie (40,9 Mt/an), les ÉtatsUnis (28,7 Mt/an), l’Europe de l’Ouest (20 Mt/an) et le Moyen-Orient (19,6 Mt/an). Ces chiffres sont le reflet d’une production asiatique dominante. Dans cette zone, l’outil industriel est dimensionné pour répondre à une demande locale en oléfine qui croît de 5,5% par an, selon le cabinet de conseil. De leur côté, États-Unis et Europe de l’Ouest étaient en perte de vitesse au niveau mondial avec un outil industriel ancien et une stratégie toujours tournée vers l’export. Ce recul s’est amorcé dans les années 2000 avec l’émergence du Moyen-Orient qui après avoir investi

dans le gaz et le pétrole, a jeté son dévolu sur la production d’éthylène avec une stratégie essentiellement tournée vers l’export.

36 % 64 % 47 %

© Roland Berger

la production de 35 % d’éthylène (voir figure ci-jointe), accompagnée d’une part non négligeable d’autres oléfines (18% de propylène, 11% d’aromatiques et 5% de butadiène). Le renouveau de la Investissement dans des pétrochimie nord-américaine est en craqueurs d’éthane aux États-Unis train de se concrétiser avec la construcMais ces tendances ne sont déjà plus tion de vapocraqueurs sur base éthane d’actualité. Les États-Unis qui étaient en qui conduit à la production de 80 % perte d’influence connaissent aujourd’éthylène. Le géant Dow Chemical a par d’hui un renouveau indusexemple l’intention d’actriel grâce à l’exploitation croître de 20 à 30% ses capades gaz de schiste. Le pays cités de craquages d’éthane a pris ce virage sous l’effet dans le golfe du Mexique. De de la hausse du prix du même Bayer serait prêt à pétrole et du gaz, afin de accueillir un craqueur réduire drastiquement sa d’éthane dans ces installadépendance énergétique. tions situées dans l’ouest de Le pays tire désormais de la Virginie. son sous-sol principaleBien entendu, les vapocrament du méthane, utilisé queurs nord-américains comme source d’énergie, auront accès à un prix mais également quelques d’éthane très compétitifs, coproduits comme l’étha- Serge Lhoste est sans toutefois pouvoir rivapartenaire chez Roland ne, présent dans les giseliser avec le Moyen-Orient Berger. ments à raison d’une où l’éthane est gratuit. dizaine de pourcent. Or ce gaz peut être Résultat, les coûts de production d’éthydirectement utilisé pour l’alimentation lène aux États-Unis qui étaient équivade vapocraqueurs. Autrefois, les cralents à ceux de l’Europe sont en train de queurs nord-américains étaient sur base décrocher. Le coût de production de naphta, tout comme les installations l’éthylène aux États-Unis se situe à mieuropéennes. Le naphta étant un chemin entre les coûts de production en mélange d’hydrocarbures qui conduit à Europe et au Moyen-Orient. Au niveau mondial, Serge Lhoste observe que toutes les grandes régions Réserves mondiales de gaz non conventionnels (voir tableau ci-contre) ont des réserves (en tcm) de gaz de schiste et pourraient adopter une même stratégie. En Europe, les 274 réserves restent significatives par rapGaz de schiste Gaz de houille Gaz de réservoir port à la superficie du continent. Elles 19 % 233 seraient particulièrement abondantes en 17 % Pologne et en France. 18 % 155 16 %

72 %

Interrogation sur les perspectives de la pétrochimie au Moyen-Orient 95 24 % 76 %

98 38 % 61 %

1%

36

12 % Asie Pacifique

Amérique du Nord

ExURSS

Source : IEA World Energy Outlook 2009

6

MoyenOrient

Amérique latine

Europe

33 % 22 % 44 %

31 71 % Afrique

3% 26%

Dans le même temps, une situation inattendue se produit au Moyen-Orient. Alors que la zone s’apprêtait à devenir la référence mondiale de la pétrochimie du fait de ses gigantesques investissements, on constate qu’elle est en train d’amorcer un ralentissement. Cette fois, c’est la faible hausse de la consommation de pétrole dans le monde, qui est en N° 519 - Juin 2013 INFO CHIMIE MAGAZINE


519 ICM 06 BAROROLANDB BAT_BAROMÈTRE 28/05/13 17:04 Page7

© BASF

BAROMÈTRE

Anvers, un haut lieu de la pétrochimie en Europe.

cause. Or l’éthane est un cocoûts de production plus Rendement des vapocraqueurs produit qui va de pair avec la avantageux qu’en Europe. en fonction de l’approvisionnement production de pétrole. Sans une À l’horizon 2015, le cabinet croissance significative de la Roland Berger estime que (en %) production de pétrole, le 14 des 43 vapocraqueurs Éthane Naphta Moyen-Orient ne pourra pas européens ne seront plus Hydrogène nc nc accéder à des volumes d’éthane rentables. Leur fermeture suffisants pour mener à bien de conduirait à une réduction Méthane 6 15 nouveaux projets de dévelopde 26% de la capacité euroPropylène 2 18 pement en pétrochimie. « Le péenne de production Éthylène 80 35 Moyen-Orient arrive à la limite d’éthylène. de ses possibilités pour ce qui est Butadiène 2 5 Vers une pénurie du développement d’une pétroAutre C4 1 7 d’oléfines en C4 chimie sur base éthane avec les C5 et C6 3 4 Au niveau mondial, la monmêmes coûts de production » tée en puissance des vapoexplique Serge Lhoste. Un C7 et non aromatiques nc nc craqueurs à l’éthane qui ralentissement tout de même Aromatiques nc 11 produisent essentiellement relatif si l’on en croit les chiffres nc : non communiqué Source IEA, Roland Berger de l’éthylène est à l’origine de la Gulf petrochemicals & chemicals association (voir encadré). dards mondiaux qui dépassent le 1 mil- d’un autre déséquilibre: un déficit d’olélion de tonnes par an. Le feedstock fines en C4 (butène, butadiène) dont les Une pétrochimie européenne naphta est importé depuis le Moyen- prix flambent. Or ces oléfines en C4 intéen berne Orient. À contrario, l’éthane est une ressent plusieurs industries aval dont les Prise en étau entre ces deux zones, la matière première gazeuse plus difficile producteurs de caoutchouc ou l’induspétrochimie européenne connaît pour à transporter, d’où le choix d’installer des trie de l’emballage. Du coup se dévelopsa part une situation de plus en plus fravapocraqueurs à l’éthane près des pent des voies de production alternatives gile. Ses installations sont anciennes, sources de production. En Asie, les vapo- sur base végétale. Plusieurs sociétés spépuisque la construction du dernier vapo- craqueurs tournent aussi sur une base cialisées en biologie de synthèse se sont craqueur remonte maintenant aux naphta, mais ils ont l’avantage d’être de d’ores et déjà positionnées sur le créannées 1990. Les tailles des installations technologie plus récente, et de plus neau comme le Français Global sont globalement inférieures aux stan- grande capacité, ce qui conduit à des Bioenergies. En Europe, s’il y a décrochage sur la compétitivité de l’éthylène, le phénoMOYEN-ORIENT, UN RALENTISSEMENT TOUT RELATIF mène n’est donc pas observé sur la procroissance, l’Arabie Saoudite, à elle es dernières statistiques duction d’éléments plus lourds tels que seule, devrait mettre en service pas publiées par la Gulf petrochedes C3 et C4. Il en est de même pour les moins de 40,6 Mt/an de capacités micals & chemicals association produits de spécialités plus en aval. «Sur entre 2012 et 2020. Le Qatar, avec (GPCA) basée à Dubaï (Émirats le secteur des spécialités, on observe une 10 Mt/an supplémentaires, et les Arabes Unis) et représentant érosion de la compétitivité des États-Unis Émirats Arabes Unis, avec 8,3 Mt/an, les acteurs de la pétrochimie et de la et du Moyen-Orient pour des raisons de arrivent respectivement en 2e et 3e chimie dans les pays du Golfe, sont complexité logistique. Descendre dans la impressionnantes. La mise à jour position en termes de contributeurs à chaîne de valeur protège la compétitivité» annuelle de la base de données de cette colossale croissance des capaciexplique Serge Lhoste. De BASF à la GPCA indique que les capacités tés chimiques et pétrochimiques. La Arkema en passant par DSM, les grands de 127,8 millions de tonnes par an base de données sur le site du GPCA acteurs européens de la chimie l’ont déjà de produits p��trochimiques et a été étendue cette année. Elle couvre compris. À travers le rachat de Rhodia et chimiques recensées dans la région 119 produits pour une période allant l’annonce de la mise en joint-venture de en 2012, pourraient s’élever à désormais de 2005 à 2020 et recense sa chimie du chlore avec celle d’Ineos, le 191,2 Mt/an en 2020. Soit une hausse les données de plus de 100 sociétés groupe belge Solvay s’inscrit parfaitede près de 50 %! Fer de lance de cette dans la région du Golfe. ment dans la tendance. 

L

Sylvie Latieule INFO CHIMIE MAGAZINE N° 519 - Juin 2013

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BAROMÈTRE Labellisé par l’ex-AII en 2007, le programme Genesis a permis le déploiement industriel de deux technologies phares: les copolymères à blocs et les nanotubes de carbone. Il a aussi contribué à structurer la recherche d’Arkema dans le domaine des matériaux.



Agence de l’innovation industrielle ou AII n’aura fait qu’un bref passage dans l’arsenal des mécanismes de soutien à l’industrie française. En 27 mois d’existence (de 2004 à 2007), cette agence aura néanmoins instruit une vingtaine de programmes dont BioHub, Osiris et Futurol, basés sur la chimie du végétal, ou le programme Genesis, porté par le groupe Arkema. Comme le prévoyait l’AII, imaginée par Jean-Louis Beffa, à l’époque président de Saint-Gobain, l’idée était de bâtir de grands programmes d'innovation industrielle, portés par de grandes entreprises, recouvrant des activités de recherche industrielle et de développement préconcurrentiel, débouchant sur des marchés mondiaux nouveaux à fort potentiel. En 2007, l’agence a été absorbée par Oseo, qui a recentré la politique d’aides publiques sur les PME et ETI, dans le cadre des programmes ISI Innovation Stratégique Industrielle. Pour autant, les programmes de l’AII ont poursuivi leur chemin sous le label PM2I (Programmes mobilisateurs pour l’innovation industrielle). Le programme Genesis s’achèvera à la fin de l’année 2013 après 6 années de recherches et d’avancées dans le domaine des matériaux nanostructurés. «À l’époque nous avions deux idées, le développement de copolymères à bloc et l’addition de nanoparticules de carbone dans des matrices de polymères. Nous avions situé les besoins du marché dans l’automobile, l’énergie, les composites, la câblerie » explique Christian Collette, directeur de la recherche d’Arkema. «Nous ne nous sommes pas trop trompés puisque 80 à 90 % du programme a été maintenu ». Pourtant, la complexité était au rendezvous car le programme s’est avéré de très grande envergure. Il a nécessité trois ans de montage, puis mobilisé 17 partenaires qui ont investi ensemble 92 millions d’euros dans la recherche, bénéficiant d’une aide de 46 M €, dont 12 M € d’avance remboursable, explique Denis Bortzmeyer, coordinateur de Genesis. Dans la pratique, le programme a été divisé en 13 lots de travail. Les tâches à effectuer ont été décrites avec précision 8

© Arkema

INNOVATION INDUSTRIELLE Le programme Genesis au cœur de la recherche d’Arkema L’

Christian Collette, directeur de la recherche chez Arkema.

« Genesis a contribué à structurer efficacement la recherche d’Arkema. »

dans un tableau Exel de 1 500 lignes, contenant également des informations sur tous les contrats signés entre Arkema, ses partenaires et Oseo. Denis Bortzmeyer fait aussi état de « reportings » complexes à destination d’Oseo et de l’Union européenne pour un suivi des aides publiques engagées. Pour ce qui est du monde académique, il a pu bénéficier de 6 M € de financement pour une cinquantaine de thèses et post-doctorats. «Il fallait apporter au projet un socle de connaissances scientifiques» justifie Denis Bortzmeyer. Pour cela, Arkema avait fait le choix de trois équipes universitaires, celle de François Cansell à l’Institut polytechnique de Bordeaux, de Jean-François Gérard à l’Insa de Lyon et de Denis Bertin à l’Université de Provence. Trois têtes de file qui ont géré chacun environ 2 M€ de dépenses de recherche et opéré selon les besoins « en sous-traitance » avec d’autres laboratoires de recherche. Pour Christian Collette, l’un des grands bénéfices apporté par Genesis est qu’il a contribué à structurer efficacement la recherche d’Arkema. Le groupe emploie 1 200 chercheurs dans dix centres de recherche et investit dans ce domaine 150 M€ par an, pour un chiffre d’affaires de 6,4 milliards d’euros. Ainsi Arkema a

ARKEMA DEVIENT L’ACTIONNAIRE MAJORITAIRE D’AEC POLYMERS

L

e groupe Arkema vient de prendre une participation majoritaire dans la société AEC Polymers, producteur français d’adhésifs de structure. Créée en 2003 et employant 25 personnes près de Bordeaux, cette PME a récemment mis au point une gamme de colles (gamme SAF) à base de méthacrylates en utilisant la technologie Nanostrength d’Arkema. Cette technologie repose sur l’usage de copolymères à blocs composés de chaînes de polyméthacrylate de méthyle (PMMA), liées à un autre polymère (polybutylacrylate ou polybutadiène). «Notre ambition était de rempla-

cer certaines soudures en chaudronnerie et nous avions besoin de produits plus souples que ce qui existaient» a expliqué Christian Bret, président d’AEC Polymers, justifiant le choix de ces matériaux nanostructurés. Ces derniers ont permis à la société de faire un saut technologique très important, tandis que les trois gammes SAF 30 (30% d’allongement), SAF 150 et SAF 400, ont contribué en 2012 pour une part significative du chiffre d’affaires de la société. «Avec cette alliance, AEC Polymers, désormais adossé à un grand groupe, va pouvoir accélérer son développement sur de nouvelles zones géographiques et

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© Arkema

BAROMÈTRE

Denis Bortzmeyer, coordinateur de Genesis.

« Le programme a mobilisé 17 partenaires qui ont investi ensemble 92 millions d’euros. »

poussé sa recherche dans le domaine des matériaux, bâtissant 5 plateformes de recherche où la thématique se trouve représentée: nouvelles énergies, matières premières renouvelables, gestion de l’eau, allègement et électronique organique. Projet structurant, Genesis a aussi permis «une continuité avec les partenaires académiques et établissant des réseaux avec des entreprises qui sont devenues nos partenaires » ajoute auprès de nouveaux clients et marques de renom. Notre crédibilité va être renforcée ce qui va nous permettre d’accélérer notre croissance» a déclaré Christian Bret. De son côté, Christian Collette directeur de la recherche d’Arkema a ajouté : «La technologie d’AEC Polymers utilise majoritairement des produits fabriqués par Arkema comme les copolymères à blocs, les peroxydes organiques, les monomères acryliques et méthacryliques. Ensemble, nous allons accroître la performance de nos clients dans l’assemblage des matériaux avancés et faire d’Arkema un acteur incontournable de ce secteur». La société AEC Polymers rejoindra l’incubateur nouveaux produits et nouvelles technologies du groupe.

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BAROMÈTRE

Christian Collette. Mais la conduite du projet n’a pas été un long fleuve tranquille. Il y a eu des succès et des échecs. Par exemples, les projets de développement d’encres conductrices n’ont pas abouti. En revanche, une bonne surprise est venue du secteur des adhésifs, où la société AEC Polymers est parvenue à mettre en place en un temps record une gamme de colles à partir de polymères nanostructurés de très haute performance (voir encadré).

Les retombées industrielles de Genesis Dans la lignée de Genesis, Arkema a bâti la gamme Nanostrength de copolymères blocs issus d’une technologie exclusive de polymérisation radicalaire contrôlée ou anionique d’Arkema. Elle existe aujourd’hui en deux versions : les copolymères MAM à deux blocs polyméthylméthacrylate et bloc central de polybutylacrylate et les copolymères SBM de polystyrène, polybutadiène-1,4 et polyméthylméthacrylate. La nanostructuration est induite par de fortes répulsions entre les blocs centraux et latéraux. Principalement régie par la thermodynamique, elle est ainsi indépendante des conditions de mise en œuvre. Ces polymères se caractérisent par une résistance mécanique accrue sans perte des propriétés de la matrice et une nanostructuration hautement reproductible. Outre les adhésifs d’AEC Polymers, ces polymères sont en passe d’être utilisés comme masques dans l’électronique par exemple. La technologie de copolymères à blocs a également donné naissance aux plaques Altuglas Shield Up, qui sont des plaques de PMMA nanostructurées, 10

© Arkema

© Arkema

COPOLYMÈRES BLOCS ACRYLIQUES NANOSTRENGTH VUS AU MICROSCOPE ÉLECTRONIQUE

proposées par Altuglas, filiale d’Arkema. D’une grande résistance mécanique et résistantes à la rayure, tout en conservant leur transparence, ces plaques sont pressenties pour le remplacement de vitres dans les véhicules ou dans la protection des machines. À noter une première application pour le toit de la nouvelle voiture Twizy de Renault ou le nouveau concept car de Peugeot Onyx. Autre exemple avec la gamme Apolhya de thermoplastiques nanostructurés. Ce sont des polymères ou copolymères de polyamide greffés avec des polyoléfines. Ils se caractérisent par une tenue thermique améliorée par rapport aux polyoléfines, une souplesse supérieure à celle des polyamides conventionnels, et une bonne résistance au choc. Les Apolhya allient également bonne tenue chimique et résistance à la thermo-oxydation. Ils sont utilisés en encapsulation des cellules photovoltaïques, mais visent aussi des applications en câblerie. C’est aussi grâce à Genesis qu’Arkema a pu développer la gamme des nanotubes de carbone multiparoi Graphi strength et investir dans un pilote industriel de production à Lacq. Dispersés de manière adéquate, ces nanotubes apportent aux matériaux dans lesquels ils sont incorporés des caractéristiques exceptionnelles en termes de propriétés mécaniques et de conductivité électrique et thermique. La gamme des Graphi strength comprend plusieurs grades de nanotubes et de mélanges maîtres formulés plus aisés à manipuler. Ils ont trouvé leurs premières applications dans le domaine des équipements de sport (cadre de vélo, crosses de hockey…). Des applications de plus larges

volumes sont attendues en câblerie ou dans le renfort de composites. Enfin, on peut aussi considérer que le projet Canoe (Composites et matériaux avancés en Aquitaine) lancé en 2009, est un corollaire du programme Genesis. Canoe est une plateforme qui vise à favoriser le scale up et l’industrialisation de technologies sur le thème des composites nanostructurés et du revêtement. La plateforme, pilotée par Patrice Gaillard, père du projet Nanotube de carbone chez Arkema, est localisée géographiquement en Aquitaine avec des installations à Pau, un bâtiment de 3 500 m2 en voie d’achèvement à Bordeaux (Cheminnov2) et des installations de préindustrialisation dans l’hôtel d’entreprises Chemstart’up à Lacq. La plateforme vise à accompagner le développement du tissu économique local, en particulier les PME/PMI, en partenariat avec les grandes entreprises. Et l’on pourrait aussi citer le projet Isocel, coordonné par Arkema et soutenu par l’Ademe. Ce projet de 30 M € vise à remplacer le verre dans les cellules photovoltaïques par des polymères avancés, plus légers, moins coûteux et facilement recyclable. À force de travail et de ténacité, le programme Genesis aura finalement permis de développer quelques produits en rupture qui pourraient prétendre à d’importants débouchés commerciaux. Mais il faudra encore un peu de patience pour que les retombées économiques annoncées au démarrage du projet soient au rendez-vous. Pour Christian Collette, un projet tel que Genesis demandera une dizaine d’années pour produire tous ses Sylvie Latieule fruits. 

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BAROMÈTRE

 Nicolas de Warren, directeur des affaires institutionnelles d’Arkema, participe au programme

«Entreprendre pour apprendre» qui accompagne des élèves de 14 à 18 ans dans la création de mini-entreprises. Une occasion de faire la promotion de l’industrie chimique.

IMAGE DE LA CHIMIE Arkema teste un programme pédagogique innovant C

Une nouvelle application du PMMA Le projet a ainsi abouti à la création de la société Altucard qui a démarré son activité avec la fabrication de figurines pour sapins de Noël. Les élèves ont travaillé avec un professeur de dessin sur le design. Altuglas leur a fourni gracieusement des plaques de PMMA, issues de rebuts de production. Puis la fabrication des objets a été sous-traitée à l’Esat (Eta blissement et service d’aide par le travail) de Tilly (Eure). Spécialisé dans la découpe laser, ce centre qui emploie des personnes en situation de handicap travaillait déjà pour le compte d’Altuglas à

PMMA: bracelets, boucles d’oreilles, colliers, toujours à partir de formes simples. Cette fois la matière première a pu être achetée avec les bénéfices dégagés de la vente des figurines de Noël. La découpe a été lancée, toujours à l’Esat de Tilly, et la commercialisation programmée pour juin à Colombes. Avant la fin de l’année et la dissolution de la société, les prochaines étapes consisteront pour les élèves du collège à se mesurer à d’autres équipes à travers un concours au niveau régional puis Vente de figurines par les fondateurs de la mini-entreprise Altucard. national. Cette année, 130 équipes composées d’élèves de 3e à la terminale se la réalisation des échantillons de PMMA sont constituées rien qu’au niveau de utilisés par les équipes commerciales l’Île-de-France. « Beaucoup de minipour promouvoir le produit. Après fabrientreprises sont axées sur le négoce, car cation, les élèves ont réceptionné leurs il est difficile de créer des produits en peu figurines et les ont conditionnées avant de temps et avec peu de moyens. Altucard de passer à la phase de commerciali- kema va mettre en avant ce partenariat entre r sation sur les marchés de Colom- © A une grande entreprise, un centre bes, où est implanté Arkema, de travailleurs handicapés et le dans leur collège et au siège de programme EPA qui a permis l’entreprise. le développement et la fabriLe programme les a conduit cation de produits» souligne à franchir toutes les étapes de Nicolas de Warren. la création d’entreprise: étude Grâce à ce programme de marché, business plan, EPA, 10 jeunes de Colomdépôt des statuts et du nom de bes et leur professeur ont pu l’entreprise, recrutement, levée découvrir le monde de l’ende capital initial, assemblée génétreprise, et plus particulièrerale statutaire... Pour ce qui est de ment celui de l’industrie chimi l’attribution des différents postes, les que et son apport à notre quotidien. élèves ont pu bénéficier de l’aide Avant la fin de l’année scolaire, ils pard’Alexandre Ounanian, en charge du tiront même à Saint-Avold visiter recrutement chez Arkema. Les élèves l’usine de production de plaques couont aussi établi le compte de résultat et lées d’Altuglas. Mais l’aventure le bilan de leur société, à travers le cald’Altucard a bénéficié d’un écho bien cul du coût de fabrication (coûts plus large si l’on considère son retenvariables et frais fixes), du point mort et tissement auprès du collège, des de la marge nette. Le programme préparents, de la ville de Colombes et sur voit même le versement d’une partie des les marchés où les produits ont été recettes (équivalente à l’impôt sur les commercialisés… Autant de relais qui sociétés) à une association caritative, le ont permis de diffuser des messages solde devant servir de fond de roulement positifs sur l’industrie chimique. À pour permettre la poursuite du projet l’avenir, une participation plus imporjusqu’en juin 2013. tante d’industriels de la chimie à ce proCompte tenu du bon avancement du gramme EPA pourrait être une piste programme, la mini-société a démarré, pour promouvoir les atouts de la prodébut 2013, une deuxième campagne de fession d’une autre façon.  Sylvie Latieule fabrication. Noël étant loin, les élèves ont Plus d’informations : www.epaidf.fr imaginé de réaliser des bijoux en

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© Arkema

omment rendre les métiers de la chimie plus compréhensibles et plus attractifs pour les jeunes ? Depuis le début de l’année scolaire 20122013, Nicolas de Warren, directeur des affaires institutionnelles du groupe Arkema, tente une nouvelle expérience dans le cadre d’un programme pédagogique mené en partenariat avec l’association EPA (Entreprendre pour apprendre) Île-de-France. Le principe consiste à accompagner des élèves de 14 à 18 ans dans la création de minientreprises pour leur faire découvrir l’entreprise et son fonctionnement. «J’ai découvert cette association à travers ma participation au club des entreprises de Colombes. J’ai été séduit par la démarche pédagogique très structurée qui était proposée» explique Nicolas de Warren. Il a ainsi fait la connaissance de 10 élèves de classe de 3e du collège Paparemborde à Colombes. Depuis septembre, le vendredi, il les accompagne, avec leur professeur d’histoire-géographie, Chloé Vicario, dans un projet de création d’une mini-entreprise. Ce programme se déroule pendant leur classe de découverte pédagogique. «Nous avons démarré l’année par deux séances de brainstorming, puis une étude de marché sur le terrain, comme le prévoit le cahier pédagogique. J’ai proposé aux élèves de monter un projet, avec l’aide de notre filiale Altuglas, autour de la réalisation d’objets utilisant des plaques de PMMA » explique Nicolas de Warren.

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GAZ DE SCHISTE Le Cefic presse les décideurs politiques de l’Union européenne L’exploitation de ces gaz non conventionnels en Europe pourrait restaurer la compétitivité de la chimie européenne, selon le Cefic qui s’appuie sur l’exemple nord-américain.

Aussi, le Cefic presse les autorités des États membres de l’UE d’accélérer les choses. «Retarder le développement des gaz de schiste en Europe va accroître la dépendance aux importations de pétrole et gaz et réduire les investissements. À l’avenir, cela conduira à moins d’emplois et à une base manufacturière affaiblie. Ce qui mettrait l’économie réelle européenne dans une situation encore plus précaire», juge José Mosquera, directeur Politique industrielle au Cefic. L’organisation prône une exploration et exploitation «responsable», en utilisant les deux techniques disponibles: la fracturation hydraulique, avec des spécialités chimiques les moins polluantes possible, et le forage horizontal. Le Cefic réclame aussi d’éviter des barrières réglementaires non nécessaires, d’engager ces decisions en prenant en considération les données humaines et environnementales, et d’informer le grand public des bénéfices économiques des gaz de schiste en s’appuyant sur des faits. I

a fédération européenne de la chimie vient de publier un rapport exposant pour quelle raison, selon eux, il serait urgent que les décideurs politiques européens accélèrent l’exploration et la production de gaz de schiste sur le continent. Il s’appuie sur la révolution américaine, et les bénéfices qui ont été apportés et se profilent pour l’économie et l’industrie aux États-Unis. Au cours des 18 derniers mois, le Cefic note que l’industrie américaine a annoncé une centaine de projets industriels représentant plus de 80 milliards de dollars d’investissements et des millions d’emplois. Depuis janvier 2010, la compétitivité du prix du gaz naturel outre-Atlantique aurait d’ailleurs contribué à la création de 500000 emplois. Rien que dans le domaine de la pétrochimie, le Cefic recense des capacités additionnelles de 7 à 10 millions de tonnes d’éthylène à venir

d’ici 3 à 5 ans. Ce qui représenterait de 35 a 50% de la demande européenne en éthylène. Or, alors qu’en 2005 les prix de l’éthylène sur base naphta en Europe et sur base éthane aux États-Unis étaient à niveau de coût équivalent, le Cefic note aujourd’hui une différence drastique. Il chiffre à 1201$ la tonne d’éthylène en Europe en 2012, contre seulement 501$/t aux États-Unis, soit

BASF participe au projet BuildTog

CONCURRENCE Vers la taxation de produits raffinés importés

Le n°1 mondial participe au projet européen BuildTog qui vise à concevoir dans plusieurs pays européens des immeubles «associant les meilleures performances énergétiques à une construction d’un bon rapport coût/efficacité et à une architecture de qualité». Il est entré dans sa phase de construction avec deux chantiers, l’un à Darmstadt (Allemagne) et l’autre à Lieusaint (Seine-et-Marne).

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© Schlumberger

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À travers l’exploitation des gaz de schiste, la chimie européenne pense retrouver de la compétitivité.

un niveau équivalent à celui du Moyen-Orient (485 $/t)! Or, l’Europe serait potentiellement assise sur un trésor. Des réserves gigantesques de 16 trillions de m3 (47 trillions en Amerique du Nord) sont potentiellement disponibles dans le sous-sol européen, essentiellement en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Pologne, au Danemark, en Suède, en Autriche, en Hongrie, en Roumanie et en Ukraine.

Julien Cottineau.

de certains pays ? ● Député de la circonscription

de Seine-Maritime où se situe la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, bientôt fermée, Guillaume Bachelay a écrit au président de la République, François Hollande, pour l’interpeller sur l’avenir de la pétrochimie en France et en Europe. Face à l’importation de produits raffinés dans des pays où ne sont respectées

ni règles environnementales ni sociales, créant ainsi une concurrence déloyale, le député, n°2 du PS, demande au Président: «Ce qu’il compte faire pour inciter la Commission européenne à proposer des mesures juridiquement contraignantes, afin de restaurer les conditions d’une concurrence équitable en matière de produits raffinés et ainsi protéger les

entreprises et les emplois de ce secteur stratégique». Le député préconise d’instaurer «Des écluses sociales et environnementales assorties de conditions douanières pour ces importations afin d’assurer une égalité de traitement des produits pétroliers». Le député devrait proposer un projet de loi en ce sens. I Akela Sophia

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SÉCURITÉ L’accidentologie du nitrate d’am-

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monium s’allonge avec West Fertilizers

La catastrophe de West Fertilizers a rasé le site. ● Après l’explosion de l’usine de West Fertilizers le 17 avril, beaucoup de questions restent en suspend. L’origine de l’accident serait probablement due à un incendie, qui au contact du nitrate d’ammonium stocké sur le site, aurait généré peu après cette gigantesque explosion, équivalente à un séisme de magnitude 2,1 sur l’échelle de Richter. Beaucoup d’interrogations portent sur

la nature exacte et surtout le volume des produits chimiques stockés sur le site. Les premiers chiffres font état de 270 tonnes de nitrate d’ammonium, ce qui serait près de 100 fois supérieur aux autorisations de l’usine. Douze ans après la catastrophe d’AZF, l’accidentologie du nitrate d’ammonium s’allonge avec pour cette dernière explosion 14 nouveaux décès et J.C. plus de 200 blessés. I

CONJONCTURE La chimie européenne en recul ● L’embellie n’est toujours pas de mise. Dans sa dernière note de conjoncture, le Cefic relève de nouveaux déclins de la production chimique dans l’UE: -1,7%, sur les deux premiers mois 2013 en un an, -2,3% juste pour le mois de février. Le niveau de production est ainsi à 8% en deçà du pic historique de 2007. À l’exception de celle des polymères, stable, les productions de tous les autres segments se sont

dégradées, de plus de 1% pour les produits de grande consommation et les inorganiques de base, jusqu’à 4,2% pour les spécialités. Les ventes ont fléchi de 1,4% entre janvier 2012 et 2013. Les prix n’ont progressé que de 1,1% en février. Sans surprise, l’indicateur de confiance de l’industrie continue ainsi de traîner sa morosité, nourrie par les faibles perspectives de reprise à court terme. I J.C.

Une plateforme européenne pour les PME Face aux coûts de l’énergie, un programme européen d’aide et de conseil aux PME vient d’être lancé. Baptisé Sectoral Platform in Chemicals for Energy Efficiency Excellence (SPiCE3), cette plateforme a pour objectif d’aider les PME de la chimie à améliorer leur efficacité énergétique, via des échanges en ligne sur les meilleures pratiques, des ateliers spécifiques, les meilleurs outils disponibles et des formations sur mesure. Coordonnée par le Cefic et financé par l’Union européenne, SPiCE3 est programmé sur deux ans et rassemble 11 fédérations nationales, comptant pour environ 4/5e des ventes de la chimie européenne. La France n’en fait pas partie. INFO CHIMIE MAGAZINE N° 519 - Juin 2013

«De Beckmann à Warhol». C’est l’affiche alléchante qu’a choisi de présenter le groupe Bayer pour fêter ses 150 ans. Car beaucoup l’ignoraient mais le groupe de Leverkusen possède une impressionnante collection de peintures, dessins et sculptures débutée en 1912 et qui compte, aujourd’hui, plus de 2000 œuvres signées de grands noms. L’origine de cette collection, l’entreprise la doit à un homme, Carl Duisberg, qui fut son directeur de 1912 à 1925. À l’époque, l’objectif de cet amateur d’art et fervent partisan de la formation n’était pas lucratif. Il entendait simplement amener l’art au sein de l’usine, décorer les bureaux, les couloirs et les salles de conférences. Ce qui explique que jusqu’ici seuls les employés du groupe et les visiteurs avaient eu accès à ces œuvres. De fait, la collection n’a pas de véritable dimension exhaustive, mais suit les principaux mouvements artistiques du 20e siècle et début du 21e. Pour la période d’avant-guerre, on y retrouve l’expressionnisme allemand (représenté par Max Beckmann ou Ernst-Ludwig Kirchner) et l’École de Paris, avec les grands maîtres comme George Braque, Marc Chagall, Joan Miró ou

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BAYER, AMATEUR D’ART

encore Pablo Picasso… Pour l’après-guerre, les Allemands Gerhard Richter et Joseph Fassbender côtoient l’expressionnisme abstrait américain de David Hockney ou Sam Francis. Occasionnellement, le groupe devient également commanditaire, comme ce fut le cas avec deux dessins d’Andy Warhol, réalisés en 1985 pour un congrès pharmaceutique. L’exposition, à voir jusqu’au 9 juin au Martin-Gropius-Bau Museum de Berlin, nous montre le groupe sous un jour nouveau. Une excellente opération de communication également, à en croire les réactions des visiteurs et les échos dans la presse. I À Berlin, Gwénaëlle Deboutte

Dow obtient 318 M$ supplémentaires dans le dossier K-Dow Le géant américain a annoncé que la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre internationale de commerce (ICC) avait prononcé des dommages et intérêts supplémentaires de 318 millions de dollars (245 M €) dans le dossier de la coentreprise avortée K-Dow. Au total, Dow devrait ainsi recevoir 2,48 Mrds $ de compensations de la part

du Koweïtien Petrochemical Industries Company of Kuwait (PIC) suite à un premier verdict au printemps 2012. Fin 2008, quelques semaines après la signature d’un accord définitif, PIC s’était retiré du projet. Avec un capital de 17 Mrds $, K-Dow devait incarner un leader mondial du polyéthylène.

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HSE  En 2009, Monsieur Tubiana, membre de l’Académie Nationale de Médecine, indiquait

devant le Sénat que «le principe de précaution a renforcé les craintes devant la technologie comme le montrent les sondages, il a accentué les réticences envers la science et a fait ombrage à la rationalité». Une telle remarque n’a jamais été autant d’actualité.

SUBSTANCES POTENTIELLEMENT DANGEREUSES La charge de la preuve renversée au détriment du fabricant

© DR

Par Sylvie Gallage-Alwis Avocat à la Cour / Solicitor in England & Wales Hogan Lovells (Paris) LLP

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esticides, particules de diesel, OGM, parabènes, bisphénol A, phtalates, bitume, perturbateurs endocriniens: le nombre de substances chimiques pointées du doigt comme pouvant potentiellement affecter la santé humaine est en effet en constante augmentation. Or, cette dénonciation va de pair avec un alourdissement du dispositif réglementaire sous couvert du principe de précaution. C’est ainsi que de nombreuses interdictions et restrictions nouvelles de mise sur le marché de produits contenant certaines substances, sous couvert du principe de précaution, ont été édictées. À titre d’exemple, le 14 juin 2012, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a décidé d’interdire la chloroacétamide et d’imposer à tout fabricant et distributeur de rappeler tout produit cosmétique contenant cette substance. Cette décision n’est pas sans rappeler le vote soudain par l’Assemblée nationale le 3 mai 2011 de l’interdiction des phtalates, parabènes et alkylphénols. Dans un autre registre, le 13 décembre 2012, l’interdiction du bisphénol A a été étendue aux conditionnements alimentaires. Pourtant, en vertu de la Charte de l’environnement, à valeur constitutionnelle, ce principe ne devrait être invoqué qu’en cas de risques de dommages « graves et irréversibles » et suggère « l’adoption de mesures provisoires et proportionnées ». La réalité des litiges est toute autre. Les réglementations et la jurisprudence récentes illustrent ainsi une mutation progressive de la responsabilité du fait des produits vers un régime de responsabilité préventif et quasi-automatique qui fait peser sur les industriels un fardeau très lourd car ils peuvent se voir condamner à indemniser des demandeurs, même en parfaite santé, sans pour autant que la preuve d’une faute de leur part ne soit prouvée.

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En effet, s’il appartient normalement au demandeur de prouver la faute du défendeur, la jurisprudence tend à renverser la situation dans des litiges où le demandeur est une personne physique confrontée à un défendeur fabricant. Les litiges consécutifs à l’utilisation de substances potentiellement dangereuses par l’industriel sont à cet égard topiques. L’industriel se retrouve, en effet, la plupart du temps dans une situation où il aura à démontrer qu’il n’a commis aucune faute dans l’utilisation de ces substances et dans l’exposition de ses salariés ou de tiers à la substance en question.

L’amiante: source d’inspiration pour les contentieux Les contentieux liés à l’amiante sont depuis longtemps un véritable laboratoire pour les demandeurs qui testent tous types de recours. Pour la plupart du temps victorieux, ils ont réussi à faire évincer la notion de faute des débats. Tel a ainsi été le cas en matière de faute inexcusable, lorsqu’un salarié cherche à obtenir réparation des dommages subis du fait de la maladie professionnelle qu’il a développée. Depuis plusieurs arrêts de la Cour de cassation du 28 février 2002, il est considéré qu’il n’est plus nécessaire de prouver une «faute d’une particulière gravité» et qu’il suffit de démontrer que « l’employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé le salarié et qu‘il n’a pas pris les mesures nécessaires pour l’en préserver ». (1) Par ces arrêts, la charge de la preuve a été renversée. Dans les faits, il est même très rare qu’un employeur puisse démontrer qu’il n’a pas commis de faute en particulier au regard du fait que la démonstration du respect de la loi ne suffit plus. C’est ainsi que la Cour de cassation est allée jusqu’à juger que le respect par l’industriel des seuils maximum légaux d’exposition était inopérant. (2)

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La tendance initiée par la jurisprudence des tribunaux de Sécurité sociale ne se limite cependant pas aux cas où le salarié a développé une maladie. Depuis 2008, certains salariés ou anciens salariés exposés à l’amiante cherchent à obtenir réparation devant les juridictions prud’homales pour l’anxiété qu’ils éprouveraient de développer un jour une maladie liée à l’amiante et, depuis plus récemment, pour le bouleversement dans leurs conditions d’existence qu’engendrerait le risque de tomber malade. Les demandes d’indemnisation formulées par ces demandeurs reposent sur la violation par l’employeur de son obligation de sécurité, telle que posée à l’article L. 4121-1 du Code du travail. Ici encore, on observe régulièrement un renversement de la charge de la preuve qui met l’employeur bien en peine de prouver qu’il a toujours respecté son obligation de sécurité. Il lui appartient, en effet, de démontrer que toutes les mesures imposées par la règlementation ont été prises, les demandeurs invoquant le fait que le site soit listé sur les arrêtés ministériels susceptibles d’ouvrir droit à l’allocation de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante comme preuve suffisante du manquement de l’employeur.

Les pesticides: au cœur des contentieux récents L’évolution amorcée en matière d’amiante semble s’étendre à l’industrie des pesticides. C’est ainsi que, par décret du 4 mai 2012 (3), la maladie de Parkinson a été liée à l’exposition aux pesticides. La première reconnaissance d’un Parkinson comme maladie professionnelle liée à l’utilisation de pesticides n’a pas tardé. Elle a été prononcée le 14 novembre 2012 (4). En parallèle, les juridictions civiles ont également été amenées à statuer. Un jugement du 13 février 2012 du Tribunal de grande instance de Lyon est également de nature à inquiéter les industriels (5). Dans cette affaire, un agriculteur avait formé une action contre un fabricant en réparation du préjudice subi du fait de l’inhalation de vapeurs d’herbicides lors de l’ouverture d’une cuve de traitement sur un pulvérisateur automoteur qu’il était en train de nettoyer. Le Tribunal a jugé, au visa de l’article 1147 du Code civil, que le fabricant n’avait pas respecté son obligation d’information et de renseignement quant aux conditions d’utilisation et aux précautions à prendre lors de cette utilisation, alors même que l’étiquette de l’herbicide avait été approuvée par l’administration lors de sa mise sur le marché.

© Syngenta

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Les pesticides sont souvent montrés du doigt.

Le Tribunal s’est notamment focalisé sur un des composants de l’herbicide en question, le monochlorobenzène. La présence de ce solvant sur l’étiquette arrière du produit n’a pas suffit comme moyen de défense. Il a été considéré que, du fait de sa qualité de fabricant d’un produit chimique contenant une telle substance, le défendeur se devait de connaître la dangerosité du monochlorobenzène, dont les effets étaient répertoriés, ainsi que les précautions d’usage à prendre, et aurait donc dû être plus précis dans sa description de la composition du produit et des mesures à mettre en œuvre. Ainsi, selon cette décision (frappée d’appel), un fabricant ne pourrait se prémunir de toute responsabilité en invoquant l’approbation des pouvoirs publics et devrait aller au-delà des exigences légales afin d’attirer l’attention de l’utilisateur sur la présence de substances pour lesquelles les connaissances scientifiques laisseraient à penser qu’elles pourraient générer des effets négatifs sur la santé.

Tout rapport scientifique émettant des hypothèses inquiétantes qui peut être publié aujourd’hui fait craindre que, dans plusieurs années, les industriels de tous secteurs confondus se retrouvent face aux mêmes difficultés que les industriels de l’amiante qui se voient aujourd’hui opposer un rapport isolé de 1906 d’un médecin du travail qui suggérait que l’amiante pourrait causer des maladies graves comme preuve irréfragable d’une connaissance, d’une faute, d’un préjudice et d’un lien de causalité, alors même que l’utilisation de l’amiante est restée légale jusqu’au 31 décembre 1996. Les rapports récents de l’Anses sur les bisphénols, les perturbateurs endocriniens ou autres substances sont dès lors à surveiller de près car ils permettront peut-être à l’avenir de servir de fondement pour écarter tout débat sur la faute des fabricants de produits contenant de telles substances. 

Le bitume: une première tentative

1. Cass. Soc. 28 février 2002, pourvois n°00-10.051, 99-18.389, 00-11.793, 99-21.255, 99-17.201 et 00-13.172 ; RJS 5/02 n°835, 837, 838, 842, 844 et 845. 2. Cass. Civ. 2e, 9 juillet 2009, pourvoi n°08-16.934. 3. Décret n°2012-665 du 4 mai 2012 révisant et complétant les tableaux des maladies professionnelles en agriculture annexés au livre VII du Code rural et de la pêche maritime, JOFR n°0107 du 6 mai 2012, p. 8149. 4. Cf. «Pesticides et maladies de Parkinson. La FNATH obtient une première reconnaissance au titre du nouveau tableau», FNATH, http://www.fnath.org/?action=detail&id=1256. 5. Cf. «Le contentieux des pesticides: vers une systématisation des indemnisations?», Sylvie Gallage-Alwis et Delphine Lapillonne, Droit de l’environnement, juin 2012, n°202. 6. Cour d’appel de Lyon, 13 novembre 2012, n°10/04205.

Il est intéressant de noter l’existence d’une condamnation dans le cadre d’une exposition au bitume conjuguée à une exposition au soleil qui a été confirmée en appel (6). Dans cette espèce, que certains ont pu appeler « l’affaire du bitume», la Cour d’appel de Lyon a ainsi jugé qu’il n’était aucunement justifié que le demandeur ait bénéficié de protections propres aux effets conjugués du soleil et du bitume « lequel à lui seul imposait déjà des mesures de protection particulières selon les fiches établies par les fournisseurs de tels produits ».

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REACH Entre 2013 et 2015, 115 substances seront soumises à évaluation

Agence européenne des produits chimiques a publié son second Plan d’action continu communautaire (CoRAP), prévu pour 20132015. Ce dernier recense un total de 115 substances enregistrées dans le cadre du règlement Reach et qui sont soumises à évaluation en raison des risques qu’elles pourraient avoir sur la santé humaine et l’environnement. Les principaux risques identifiés sont généralement la toxicité, les caractères persistants et bioaccumulatifs,

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les propriétés cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction, et la possible qualification de perturbateur endocrinien. Sur les 115 substances du CoRAP, 62 sont intégrées pour la première fois, 53 provenant du premier CoRAP publié en 2012. Ces substances seront évaluées par les différents États membres. L’Echa prévoit une cinquantaine d’évaluations conclues par an en moyenne. Au total, la France est en charge de l’évaluation de 19 de ces 115 substances.

BAISSE DES REDEVANCES REACH POUR LES PME epuis le 22 mars, la Commission européenne a réduit le montant des redevances et des droits dus par les PME pour les enregistrements de substances dans le cadre du règlement Reach. Les réductions s’élèvent désormais de 35% à 95% sur les droits d’enregistrements, et de 25% à 90% sur les redevances

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pour les demandes d’autorisation. Soit 5 points de pourcentage de plus qu’auparavant. En revanche, pour ne pas réduire en conséquence les revenus de l’Agence européenne des produits chimiques (Echa) et donc pour compenser, les redevances des grands acteurs ont été revues légèrement à la hausse.

© Echa

Le second Plan d’action communautaire prévoit une centaine de substances évaluées d’ici 2015. L’Echa poursuit par ailleurs ses travaux de consultations publiques sur les propositions de restrictions d’utilisation de substances.

La France s’occupera de l’évaluation de 19 des 115 substances.

À l’issue des évaluations, l’Echa est susceptible de demander aux déclarants ou aux utilisateurs en aval des informations supplémentaires afin de mieux clarifier les risques potentiels. En parallèle, l’Echa a réalisé des consultations publiques, concernant des propositions de restriction d’utilisation du 1,4-dichlorobenzène dans les désodorisants d’intérieur et les blocs désodorisants pour toilettes ainsi que celle du plomb et de ses composés dans des articles de grande consommation que les enfants en bas âge sont susceptibles de porter à la bouche. L’Agence a aussi organisé une consultation publique au sujet de propositions de la classification et de l’étiquetage harmonisés de deux borates et d’un

pesticide dans le cadre du règlement Reach. Il s’agit de l’octaborate de disodium anhydrate (CAS n°12008-412), intermédiaire pour lequel est proposée une classification toxique pour la reproduction et dangereux pour l’environnement, et l’octaborate de disodium tétrahydraté (CAS n°12280-03-4), utilisé comme substance active pour biocides et pour lequel est proposée une classification toxique pour la reproduction. Le pesticide fenpyroximate (CAS n°134098-61-6) est, lui, utilisé comme acaricide en agriculture, horticulture et viticulture, soit classifié comme substance à toxicité élevée, irritante pour les yeux et la peau, et dangereux pour l’environnement aquatique. I Julien Cottineau

TRAITEMENT DES DÉCHETS Report de la suspension d’activité d’Aprochim ● La direction de l’usine de Grez-en-Bouère d’Aprochim, spécialisée dans le traitement des déchets polychlorobiphényles (PCB), peut souffler temporairement. La préfecture de Mayenne a décidé de différer toute suspension d’activité d’Aprochim dans un délai de trois mois. Le 16

18 avril, elle avait présenté un projet d’arrêt de l’usine aux membres du Comité départemental des risques sanitaires et technologiques (Coderst), qui a rendu un avis défavorable. Cette mesure faisait suite à de nouveaux dépassements des valeurs limites de rejets au niveau de l’usine

de Grez-en-Bouère. Après avoir pris note de la décision du Coderst, la préfecture a reconnu la volonté d’Aprochim «de mettre enfin en œuvre tous les dispositifs adaptés au respect des normes fixées par arrêté préfectoral». Cependant, elle souligne le fait qu’Aprochim «reconnaît ne pas maîtriser

totalement son processus industriel». Dans ce cadre, Aprochim devra fournir une étude technique dans laquelle seront détaillés les moyens techniques et organisationnels mis en œuvre pour garantir le respect des niveaux de rejets fixés par l’arrêté préfectoral du 12 avril 2012. I A.F.

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DÉTOURNEMENT DE SUBSTANCES L’UE veut durcir les règles

pour lutter contre la drogue Parlement européen planchent sur le durcissement des règles pour parer au détournement de l’utilisation de certaines substances pouvant servir à fabriquer des drogues. Les propositions adoptées concernent l’anhydride acétique, l’éphédrine et la pseudo-éphédrine. L’anhydride acétique, précurseur chimique pour la production de plastiques, de teintures, de textures ou encore d’aspirine, est également un des principaux précurseurs de la fabrication d’héroïne. Afin de mieux parer à ce détournement d’utilisation, les députés du Parlement de la commission des libertés civiles préconisent que les entreprises utilisatrices de l’anhydride acétique s’enregistrent auprès des autorités compétentes, comme le font déjà les entreprises productrices ou distributrices de cette

© Bosh

● Plusieurs commissions du

Les entreprises utilisatrices de l’anhydride acétique, précurseur de l’héroïne, pourraient devoir s’enregistrer.

substance. La création d’une base de données européenne sur les précurseurs de drogues, dressant la liste des sociétés agréées et enregistrées dans l’UE, est également suggérée. Base de données qui respecterait la protection des données.

Du côté de l’éphédrine et de la pseudo-éphédrine, substances utilisées dans la production de médicaments anti-rhume, anti-grippe et anti-allergies, la commission du commerce international du Parlement s’alarme du fait que ces substances soient aussi utilisées pour la production de méthamphétamine. La proposition soumise vise à renforcer «La proposition initiale de la commission, qui aurait soumis l’éphédrine et la pseudoéphédrine à une exigence de notification d’exportation uniquement, en soumettant ces substances aux mêmes mesures de contrôle que celles appliquées pour les importations, exportations et transferts des autres précurseurs de drogues», selon le Parlement. Des pourparlers avec les États membres sont programmés pour discuter de ces propositions, avant de conclure des accords. I J.C.

L’Echa facilite l’information du grand public L’Agence européenne des produits chimiques (Echa) devrait lancer, début 2014, la section «Chemicals in our life» sur son site web, centrée sur les informations liées aux dangers de produits chimiques, des risques pour les citoyens et sur les objectifs et l’impact des réglementations européennes au sujet des produits chimiques.

L’UE suspend trois pesticides Alors que les avis des États membres sont partagés sur la proposition de suspension de trois néonicotinoïdes, la Commission européenne a tranché. À partir du 1er décembre 2013, la clothianidine, l’imidaclopride et le thiaméthoxame seront interdits pour le traitement des semences, des sols (granulés) et les applications foliaires sur les plantes et les céréales attirant les abeilles.

du doigt par la Convention des Parties

pour les particuliers

● La Convention des Parties, qui a rassemblé les conventions de Stockholm, de Bâle et de Rotterdam, a pris plusieurs décisions concernant le renforcement international des mesures de prévention face aux produits chimiques et déchets dangereux. Ces trois conventions, aux axes de travail distincts sont focalisées sur les pesticides, qui comptent pour 70% des substances concernées par leurs travaux. Lors de la conférence de Genève, les trois conventions ont décidé principalement que l’hexabromocyclododécane (HBCD) sera, dorénavant, listé à l’Annexe A de la Convention de Stockholm. Ce retardateur de flammes est ainsi ajouté à une liste contenant aujourd’hui

● EcoDDS, un éco-organisme dédié à la collecte de déchets ménagers issus des produits chimiques (ou déchets diffus spécifiques, DDS) a été agréé le 20 avril par les pouvoirs publics. Peintures, vernis, colles, acétone, herbicides, engrais, déboucheurs éviers, liquides lave-glace, font partie des produits ciblés par EcoDDS car ils peuvent présenter des risques pour la santé et l’environnement. Ce dernier a été fondé l’an dernier par les principaux acteurs concernés par ces déchets. Il compte 48 actionnaires dont 31 fabricants (dont AkzoNobel, PPG, Bostik…) et 17 distributeurs. Sa création fait suite à un décret du 4 janvier 2012 stipulant que les fabricants et distributeurs de ces

23 substances chimiques destinées à ne plus être produites ni utilisées. Aucun mécanisme contraignant pour interdire la production ni l’utilisation du HBCD n’a toutefois été déterminé. De son côté, la Convention de Rotterdam va inclure le pesticide azinphos méthyl et les produits industriels pentaBDE, octaBDE et l’acide perfluorooctane sulfonique (PFOS) à son Annexe III. Les trois conventions ont par ailleurs adopté un budget et un programme commun pour œuvrer de concert sur la période 2014-2015 afin de dégager des synergies pour leurs travaux, avant de se retrouver pour une nouvelle conférence J.C. en 2015. I

INFO CHIMIE MAGAZINE N° 519 - Juin 2013

© Akzo

RÉGLEMENTATION Plusieurs substances pointées DÉCHETS CHIMIQUES Un éco-organisme

L’EcoDDS compte 31 fabricants parmi ses actionnaires.

produits doivent s’assurer de la prise en charge de la fin de vie de ces produits chimiques. «En adhérant à EcoDDS et en versant une éco-contribution pour les produits mis sur le marché, tout distributeur, fabricant ou importateur de ces produits, s’acquitte de ses obligations», explique l’éco-organisme. I A.F./AFP 17


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[ CHIMIE ]

CHIMIE DU CHLORE Ineos et Solvay prêts à former un géant européen

neos et Solvay, deux géants européens des chlorovinyliques, ont officialisé la signature d’un accord de principe pour rassembler leurs activités et actifs de polychlorure de vinyle (PVC), de soude caustique et de dérivés chlorés au sein d’une coentreprise détenue à parts égales. De quoi constituer un géant avec un chiffre d’affaires de 4,3 milliards d’euros, un Ebitda récurrent de 257 M €, 5650 salariés, et doté de 17 sites industriels en Europe. Cette union permettrait à Solvay et Ineos, respectivement n°3 et 4 mondial du PVC, de destituer Formosa Plastics de sa place de n°2 et de se positionner juste derrière le leader Shin-Etsu. Surtout, en s’épaulant, les deux partenaires espèrent dégager des synergies essentielles pour continuer de maintenir et même d’améliorer leur compétitivité sur des marchés difficiles et cycliques. Notamment en Europe, où il y a surcapacité alors que la demande en PVC a chuté de 30% depuis 2007. Sans compter que les coûts de l’énergie rognent toujours

I

CHLORE

Le site de Tavaux est touché par ce projet de fusion.

plus les marges et que la «divergence du scénario énergétique avec les ÉtatsUnis», en raison de la révolution des gaz de schiste, «devrait continuer à augmenter la pression sur l’Europe», juge Solvay. En termes de synergies, les

deux partenaires envisagent de spécialiser les usines par gammes de produits, d’améliorer leurs procédés, d’optimiser les achats. La coentreprise bénéficierait également de deux points relativement capitaux. D’abord, elle disposerait

UN MÉCANISME DE SORTIE POUR SOLVAY ici quatre à six ans, Ineos pourrait devenir seul maître à bord en reprenant la part et les actifs du groupe belge fondus dans la coentreprise «pour une valeur calculée sur un multiple de 5,5 fois l’Ebitda

D’

récurrent de milieu de cycle», explique Solvay. Cette sortie des chlorovinyls serait une révolution pour Solvay, qui se détacherait de son héritage pour se positionner alors presque uniquement sur des segments à plus forte marge.

de 8 unités d’électrolyse à technologies à membrane, dont 5 apportées par Solvay. Ensuite, elle pourrait à court terme bénéficier d’éthylène moins cher en raison des projets qu’Ineos a mis en place pour obtenir de l’éthane américain très compétitif ces derniers mois. D’un point de vue comptable, si le projet est finalisé, Solvay verserait dans la coentreprise des activités qui ont compté pour un chiffre d’affaires de 1,9Mrd€ l’an dernier. Sept usines dans cinq pays européens, de la Belgique à l’Espagne en passant par les actifs concernés du gigantesque site français de Tavaux (Jura), ainsi que 2300 salariés rejoindraient la coentreprise. Les actifs de SolVin, coentreprise entre Solvay (75%) et BASF (25%) seraient versés, y compris la part de SolVin dans le vapocraqueur à Feyzin (Rhône). En revanche, Rusvinyl, la coentreprise avec Sibur, ne sera pas incluse dans le projet. De son côté, Ineos, à travers sa division Ineos ChlorVinyls, connue aussi sous le nom de Kerling, apportera des activités qui ont généré 2,4Mrds € de ventes en 2012. Dix usines, réparties dans sept pays et 3350 salariés rejoindraient ainsi la coentreprise. I Julien Cottineau

L’usine PPC de Thann garantit son avenir

● L’Allemand ICIG (International Chemical Investors Group) a annoncé le 22 mars l’investissement décisif pour sa filiale Potasse et Produits Chimiques (PPC) de Thann (Haut-Rhin): la conversion de l’électrolyse à mercure vers l’électrolyse à membranes pour la fabrication de chlore et de dérivés 18

© Solvay

Les deux groupes projettent de rassembler, dans une coentreprise, leurs actifs chlorovinyliques, avec une sortie de Solvay dans les quatre à six ans. Ce projet pourrait conduire à la formation d’un géant européen de 4,3 Mrds € de chiffre d’affaires.

potassiques (hydroxyde de potassium, carbonate...). ICIG va également développer le recyclage du brome. Le cumul des deux projets s’élève à 53 millions d’euros pour une mise en service d’ici à fin 2015. Il s’accompagnera de 45 à 55 suppressions de postes sur 240. Sans changement de

technologie de procédés, le bilan social aurait été plus lourd. La décision est aussi vitale pour son voisin Millennium Inorganic Chemicals (groupe Cristal) qui se fournit en chlore auprès de lui pour son tétrachlorure de titane et ses chlorosulfates. I Christian Robischon

ExxonMobil investit en France ExxonMobil Chemical France va investir cette année environ 25 millions d’euros sur la partie chimie de sa plateforme pétrochimique de Notre-Dame-de-Gravenchon en Seine-Maritime, avec pour premier objectif de rester à la pointe de certains produits de spécialité.

N° 519 - Juin 2013 INFO CHIMIE MAGAZINE


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[ CHIMIE ] VINYLIQUES

Kem One, six mois pour une seconde vie

© Sabic

● Lors de l’audience du 9 avril, le tribunal de Commerce de Lyon a déclaré que Kem One SAS, filière amont de Kem One, disposait, dans le cadre de son placement en redressement judiciaire, des moyens financiers nécessaires à la période d’observation de six mois. Kem One SAS a donc jusqu’au 27 septembre pour se relancer. Les 1300 salariés et les 7 sites industriels français concernés peuvent donc souffler, en attendant un repreneur. La somme totale garantie avoisine les 95 millions d’euros. Elle se décompose sous plusieurs

formes. Le groupe Kem One, piloté par Klesch, s’est engagé à hauteur de 10 à 12M €. Total, de son côté ne contribuera pas en numéraire mais sous forme de rabais sur le prix des quantités d’éthylène et de vapeur fournies pendant 6 mois, à hauteur maximum de 15M €. Enfin, Arkema sera le principal contributeur du plan de financement. La somme avancée est de 68,7M €. Pas loin de 30M € seront versés en numéraire et correspondent à des ajustements post-closing de la cession du pôle vinyliques à Klesch. Cette somme a déjà

été provisionnée dans les comptes de l’exercice 2012 d’Arkema. Les 38,7M € restants correspondent aux garanties assumées par le groupe pour le compte de tiers, à savoir certains fournisseurs qui souffrent de factures impayées. Au total, cependant, Arkema s’était engagé à hauteur d’un maximum de 60M € de garanties pour le compte de tiers, et le groupe s’attend à probablement régler lors des six prochains mois 20M € de garanties supplémentaires aux 38,7M €qui vont être versés dans l’immédiat. En outre, Arkema compte

encore 65M€de créances auprès de Kem One. Ainsi, le groupe passera une charge exceptionnelle de 125M €dans ses comptes du premier trimestre pour couvrir les créances totales et le maximum de 60M € de garantie pour le compte de tiers. Dans ses caisses, Kem One SAS devrait donc disposer d’une enveloppe d’environ 40M €grâce au cash versé par Klesch et Arkema. Les syndicats jugent cette somme encore insuffisante, et les craintes que le plan de financement ne soit pas assuré J.C. subsistent. I

PÉTROCHIMIE

Coup de sabre de Sabic en Europe

Dow nettoie son portefeuille

● Le géant saoudien s’apprête à couper dans ses effectifs et ses actifs en Europe. Sabic prévoit la suppression nette de 1050 postes. Cette décision intervient à la suite d’une revue complète des opérations et activités de son dispositif industriel européen actuel, largement hérités des acquisitions de la pétrochimie de DSM en 2002 et de la reprise de GE Plastics en 2007. Le n°6 de la chimie mondiale évoque la nécessité de renforcer sa compétitivité face à la faible croissance, la consommation morose et le manque de grands projets d’infrastruc-

● Après deux plans de restructurations annoncés l’an dernier, totalisant plus de 3000 suppressions d’emplois et la fermeture d’une vingtaine d’unités dans le monde afin de dégager des économies d’environ 2,5 milliards de dollars (près de 2Mrds €), le groupe poursuit le nettoyage de son portefeuille. Au cours des 18 prochains mois, Dow entend se défaire d’activités pour un total de 1,5Mrd $. Deux business units sont désormais à la vente: Polypropylene Licensing and Catalysts, et Plastic Additives. Dow, qui a cédé pour environ 8Mrds $ d’actifs depuis 2009, continue ainsi de lifter son profil. En parallèle, Dow projette la construction de quatre unités aux États-Unis. Dow avait déjà évoqué à l’automne une unité

tures en Europe. Des conditions qui réduisent la demande et rognent les marges, et qui sont aggravées par la féroce compétition internationale venue d’Asie, où la consommation et la production continuent de croître, et des États-Unis avec les bénéfices apportés par la révolution des gaz de schiste. Les premières rumeurs circulant dans la presse européenne semblent indiquer que les coupes concerneront plutôt ses commodités plastiques que ses spécialités. Les sites les plus ciblés seraient les complexes de Teeside, au Royaume-Uni, et de Geleen, aux Pays-Bas. Le magazine Platts évoque la fermeture de deux lignes de polypropylène sur le troisième grand site européen de commodités plastiques de Sabic, à Gelsenkirchen, en Allemagne. I Le site de Geleen pourrait faire l’objet de restructurations. INFO CHIMIE MAGAZINE N° 519 - Juin 2013

J.C.

© Dow

STRATÉGIE

Aux États-Unis, les actifs de Dow profitent du développement des gaz de schiste.

de monomères d’éthylènepropylène-diène (EPDM) métallocène. Les trois autres concernent la production d’élastomères avec indice de fluidité élevé, de polyéthylène amélioré, et de polyéthylène de basse densité de spécialité. En outre, Dow a signé un accord avec les Japonais Idemitsu et Mitsui pour un projet d’alphaJ.C. oléfines linéaires. I

Air Liquide se développe au Texas Le groupe de gaz industriels prévoit d’abord de construire une unité de stockage d’oxygène liquide et de vaporisation au niveau de son unité de séparation des gaz de l’air (ASU) de Freeport. Elle devrait être mise en service en 2014 et permettra d’augmenter de 25% les capacités de stockage et de vaporisation du réseau de pipeline d’Air Liquide dans le Golfe du Mexique.

19


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[ CHIMIE ] BUTANEDIOL/PTHF

L’Américain a augmenté de 25% les capacités de silices pyrogénées à Barry, au Pays de Galles. Cette extension fait partie d’un projet de trois ans, initié en 2011, visant à augmenter de 35 à 40% les volumes mondiaux. Elle permet aussi à Cabot de renforcer sa relation avec Dow Corning, coentreprise qui opère une unité de monomères de silicones, adjacente à l’usine de Cabot. Dans ce cadre, Dow Corning fournit Cabot en silanes qui sont converties en silices pyrogénées. Ces dernières sont ensuite utilisées par Dow Corning pour des applications à base de silicones. Cabot opère actuellement six sites de production de silices pyrogénées: deux aux États-Unis, deux en Europe et deux en Asie.

associé au groupe chinois Xinjang Markor Chemical Industry pour mettre en place deux unités de production de butanediol (BDO) et de polytétrahydrofurane (PTHF) qui seront donc détenues par des sociétés conjointes. Elles seront implantées à Korla, dans le nord-ouest de la Chine. Les unités devraient entrer en service à l’horizon 2015. Leurs capacités annuelles s’élèveront à 100000 tonnes par an de BDO et de 50000 t/an de PTHF. Le PTHF est principalement utilisé dans la fabrication de fibres élastiques spandex. De son côté, le BDO est utilisé dans la fabrication de plastiques techniques, de polyuréthanes, de solvants, de produits chimiques pour

● Le géant allemand s’est

Methanex relocalise une deuxième usine en Louisiane MÉTHANOL

© BASF

BASF développe ses positions en Chine

Cabot étend un site gallois de silices pyrogénées

BASF produit du butanediol et du PTHF à Geismar.

l’électronique et de fibres élastiques. Actuellement, BASF produit du PTHF à hauteur de 250000 t/an sur ses sites de Geismar (États-Unis), Ludwigshafen (Allemagne), Ulsan (Corée du Sud) et Shanghai (Chine). Il dispose aussi de capacités annuelles

Huntsman investit aux États-Unis et en Europe ISOCYANATES

● L’enveloppe se portera

confirmé qu’il relocaliserait l’une de ses usines chiliennes de méthanol à Geismar, en Louisiane, le géant mondial a finalement décidé d’en relocaliser une deuxième pour «bénéficier de l’environnement compétitif en matière de prix du gaz naturel en Amérique du Nord». Ce projet de 550 millions de dollars (420M€) permettra à Methanex de disposer, début 2016, d’une seconde usine de 1 million de tonnes par an de méthanol aux États-Unis. Actuellement, le groupe finalise la relocalisation de la première usine, d’une capacité de 1 Mt/an, pour un investissement similaire de 550M$ et une mise en service fin 2014. Cette double implantation américaine s’effectue au détriment des actifs de Methanex au Chili. Dans à peine trois ans, Methanex aura ainsi réduit de près de la moitié ses capacités au

à 135 millions de dollars (105,6M€). C’est ce que le groupe américain entend investir pour renforcer considérablement ses productions de diphénylméthane diisocyanate (MDI). Huntsman se concentrera sur deux projets distincts. Le plus important concerne ses capacités de MDI sur son site de Geismar, en Louisiane, où le groupe compte décupler ses capacités, les portant de 50000 tonnes par an à pas moins de 500000 t/an! Ce projet prévu pour entrer en service en 2014 prévoit

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© Methanex

● À peine un an après avoir

Le méthanol est utilisé dans l’emballage plastique.

Chili pour mettre en route deux usines de taille mondiale aux États-Unis. Pour l’heure, Methanex produit du méthanol, seulement au Canada (470000 t/an). En NouvelleZélande, le groupe a annoncé, début mars, l’augmentation de ses capacités de méthanol de 700000 t/an, pour atteindre les 2,2Mt/an avant la fin 2013. Ce projet de 65 M$ se concrétise via le démarrage d’une unité dormante à Waitara et une augmentation de capacité J.C. à Motunui I

de production de BDO de 535000 t/an sur ses sites de Geismar, Caojing (Chine), Chiba (Japon) et Kuantan (Malaisie). Les volumes de production de BDO de Markor s’élèvent, eux, à 160000 t/an, lui permettant d’être le «plus grand producteur de BDO en Chine». I A.F.

d’utiliser de nouveaux procédés technologiques propriétaires et compte sur la disponibilité en matières premières à coûts avantageux grâce à la révolution des gaz de schiste outreAtlantique. Le second projet concerne ses capacités de MDI à Rotterdam, aux PaysBas. Huntsman prévoit de mettre en service dans les prochains jours une unité de fractionnement de MDI et de production de spécialités. Huntsman opère une troisième unité de MDI dans le monde, à Caojing, en Chine, dotée de capacités J.C. de 240000 t/an. I

Incitec Pivot investit 850 M $ dans l’ammoniac L’Australien Incitec Pivot engage un projet de 850M$ (650M€) pour la construction d’une usine d’ammoniac de 800000 t/an à Waggaman, en Louisiane. La future usine, prévue pour le troisième trimestre 2016, sera édifiée au cœur du complexe de la société Cornerstone Chemicals, sur les anciennes fondations d’une unité de 400000 t/an d’ammoniac. Cytec l’avait fermée en 2001 en raison des prix trop élevés du gaz naturel américain. N° 519 - Juin 2013 INFO CHIMIE MAGAZINE


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[ CHIMIE ] Shell décuple les capacités de son complexe de Singapour © DR

● Le complexe Shell

Eastern Petroleum sur l’île de Jurong, à Singapour, ne cesse de s’agrandir. Mi-avril, Shell Chemicals a posé la première pierre de plusieurs futures unités. Outre le coup d’envoi d’une unité additionnelle de 100000 tonnes par an de polyols, projet annoncé en début d’année, le géant pétrochimique a lancé la construction d’une unité d’oxyde d’éthylène de haute pureté (HPEO), d’une capacité de 140000 t/an, et, en aval, de deux unités similaires d’éthoxylation d’alcools d’une capacité combinée de 140000 t/an également. De quoi augmenter significativement ses capacités d’alcools éthoxylés sur le site. En 2010, Shell Chemicals avait déjà affiché ses ambitions sur ce segment à Singapour via l’acquisition des 30%

L’île de Jurong réunit tous les grands chimistes mondiaux.

du capital de la société Ethylene Glycols Singapore, détenus par Japan-Singapore EOG Company. Cette opération lui avait permis de s’emparer de la société et d’opérer seul les unités de HPEO (65000 t/an) et d’al-

RÉSINES ÉCHANGEUSES D’IONS

Lanxess muscle

son site de Leverkusen ● Lanxess va investir

© Lanxess

environ 10 millions d’euros dans la mise en place d’une ligne de production de résines échangeuses de cations faiblement acides commercialisées sous la marque Lewatit. La construction a déjà démarré et la mise en service est prévue pour mi-2014. Celle-ci permettra d’augmenter de 30% les capacités de production pour ce genre de résines à Leverkusen, en Allemagne. «La demande pour les résines échangeuses

Les résines échangeuses d’ions entrent dans les technologies de purification. 22

usine d’alcoxylation (chimie de l’oxyde d’éthylène et de propylène) à Singapour qui pourrait être opérationnelle en 2015. Elle produira des «tensioactifs alcoxylates de spécialités aux propriétés nettoyantes, dispersantes, démoussantes et émulsifiantes. Ces formulations seront spécifiquement développées pour répondre aux besoins du marché asiatique en pleine expansion dans des domaines aussi divers que les cosmétiques à l’extraction du pétrole et du gaz», explique le groupe. Solvay sera alimenté en oxyde d’éthylène de haute pureté (HPEO) via la future unité de Shell. De son côté, l’usine du groupe belge sera opérée par la filiale Solvay Novecare, laquelle se revendique leader mondial des tensioactifs J.C. de spécialités. I

de cations progresse de 3 à 5% chaque année», explique Rainer van Roessel, membre du Conseil d’administration du groupe allemand. Cellesci sont surtout employées dans les cartouches pour les systèmes domestiques de filtration de l’eau. Elles permettent d’enlever les sels de magnésium et calcium indésirables ainsi que les ions de plomb et cuivre contenus dans l’eau et de les remplacer par d’autres substances inoffensives. Cet investissement comprend également la construction d’un bâtiment de 300 m2 dédié au conditionnement et à l’emballage de ces produits pour une application dans l’alimentaire. En parallèle, Lanxess a décidé de renommer sa business unit Résines échangeuses d’ions. Celle-ci sera désormais appelée Technologies de purification A.F. de liquides. I

cools éthoxylés (40000 t/an) alors en activité sur le site.

Investissement chez Solvay Dans la foulée, Solvay a dévoilé son projet de construction d’une grande

REVÊTEMENTS

PPG se renforce en Chine

● Le leader mondial des

revêtements a célébré fin avril deux inaugurations à Tianjin, au sud de Pékin (Chine). PPG a ouvert d’un côté un centre technique de développement et d’applications de revêtements pour l’automobile. De l’autre, il a fêté la mise en service des extensions de ses lignes de production de revêtements automobiles sur base aqueuse sur son site de revêtements de Tianjin. PPG n’a pas précisé les investissements engagés dans ces projets. Annoncée en 2010, l’extension de l’usine permettrait de porter les capacités de revêtements sur base aqueuse de 4000 à 10000 tonnes par an. L’objectif est d’accroître les productions de revêtements automobiles plus écologiques et moins polluants, d’autant que dans le pays vient de passer une réglementation pour favoriser les peintures primaires et les couches de finition automobiles sur

© PPG

OXYDE D’ÉTHYLÈNE

PPG conforte ses positions dans le revêtement pour l’automobile.

base aqueuse. PPG estime que les revêtements de ce type pour les véhicules produits en Chine devraient passer de 40% de véhicules à 60% lors des cinq prochaines années. Le marché automobile est central pour le développement de PPG en Chine. Il y dispose d’une autre usine de revêtements automobiles à Wuhu, et d’une usine de résines à Zhangjiagang. En 2012, PPG avait généré, sur un chiffre d’affaires total de 15,2 milliards de dollars (11,6 Mrds€), près de 3 milliards de dollars de ventes en Asie, dont 40% J.C. en Chine. I

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[ CHIMIE ] CAOUTCHOUC STYRÈNE-BUTADIÈNE

Styron réduit

la voilure en Europe ● Producteur leader dans le domaine du caoutchouc styrène-butadiène, Styron a annoncé qu’il avait réduit ses capacités de production en Europe. L’ancienne division de l’Américain Dow, acquise en 2010 par Bain Capital, a plus précisément réduit ces derniers mois de 70000 tonnes par an ses capacités européennes

pour ce type de caoutchoucs. Ces réductions ont touché trois sites: à Hamina, en Finlande, Rheinmunster, en Allemagne, et Terneuzen, aux Pays-Bas. Styron justifie ces décisions par la demande en déclin en Europe sur les marchés des revêtements papiers, ce qui créerait des surcapacités sur J.C. le Vieux continent. I

R&D Adisseo crée un centre à Saint-Fons ● Le groupe français

Adisseo, spécialisé dans les additifs pour la nutrition animale, muscle ses activités de recherche et développement, dans lesquelles il investit annuellement près de 22 millions d’euros. Il prévoit de mettre en place un centre de développement de procédés chimiques à Saint-Fons (Rhône). Nommé Cinachem (Center of innovation of Adisseo chemistry), il sera implanté sur le site de Solvay Recherche & Innovation Centre Lyon (R&ICL). Il abritera un hall pilote d’un

investissement proche de 3 M€ qui permettra de multiplier «par six la capacité de développement en catalyse de l’entreprise», précise Adisseo. Cinachem devrait ouvrir ses portes en 2015 et permettra alors l’embauche d’une quinzaine d’ingénieurs et techniciens de recherche. Adisseo avait déjà récemment investi près de 112 M€ en Rhône-Alpes pour renforcer ses sites de Saint-Clair du Rhône et de Roussillon. Implanté dans cette région depuis 1997, le groupe y emploie actuellement 370 personnes. I A.F.

DISPERSIONS EVA Wacker accroît

ses capacités en Chine ● Le chimiste allemand a finalisé l’extension des capacités de production de dispersions copolymères éthylène-acétate de vinyle (EVA) de son complexe chinois de Nanjing. Annoncé en mars 2012, le projet a consisté à mettre en place un réacteur d’une capacité de 60000 tonnes par an. Cela permet à Wacker de disposer de volumes de 120000 t/an de dispersions EVA à Nanjing. Toujours dans cette ville, Wacker construit actuellement une unité de résines solides en polyacétate de vinyle. D’une capacité de

20000 t/an, elle devrait être opérationnelle fin 2013. Ces résines trouvent principalement des applications dans les marchés industriels et dans la production de chewing-gums. Le montant investi dans ces deux projets à Nanjing avoisine les 40 millions d’euros. En février dernier, le groupe avait déjà bouclé une extension du même genre sur son site d’Ulsan en Corée du Sud. Il y a mis en service une ligne de production de dispersions EVA de 40000 t/an, ce qui a porté les capacités à 90000 t/an à Ulsan. I A.F.

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SPÉCIALITÉS

BASF remodèle plusieurs activités héritées de Ciba

● BASF va procéder à

unit se recentrera dans les pays émergents, et notamment dans la région Asie-Pacifique. Dans cette région, un centre d’innovation mondial dédié aux produits chimiques pour le cuir et le textile sera mis en place sur le campus d’innovation de BASF à Shanghai. 23 postes seront créés. Mais ce renforcement dans les marchés en croissance se traduira par une diminution de 65 postes sur les marchés matures. Cela touchera notamment 29 salariés à Ludwigshafen (Allemagne). Ces mesures devraient être finalisées d’ici fin 2014. Par ailleurs, depuis

quelques réajustements au niveau de sa division dédiée aux produits chimiques pour le cuir et les textiles. En premier lieu, le groupe va focaliser cette activité sur certaines applications. Les produits chimiques pour le cuir serviront principalement les marchés de l’industrie automobile et du cuir haut de gamme. Les produits chimiques pour les textiles seront, eux, employés pour certaines étapes comme l’impression et la finition et dans les solutions de fabrication pour les articles textiles haut de gamme. Au niveau géographique, la business

le 1er avril, les produits chimiques pour l’eau, le pétrole et l’exploitation minière sont regroupés au sein d’une même business unit localisée à Ludwigshafen, en Allemagne. Cette mesure entraîne une réduction d’environ 215 postes au niveau mondial, pour un effectif total de 110000 salariés. Ces coupes concernent essentiellement les sites britanniques de Bradford et de Grimsby. La France n’est pas épargnée puisque BASF a indiqué vouloir vendre l’unité lyonnaise Industrial Water Management. Dédiée aux services dans le domaine du traitement

© BASF

[ CHIMIE ]

Le site de Ludwigshafen de BASF pâtira de la restructuration.

de l’eau de Lyon (Rhône), cette filiale emploie 61 salariés. Ces mesures de réduction d’effectifs devraient être finalisées J.C. d’ici à la fin 2015. I

Kemira continue de réduire ses activités en Europe

Nippon Gohsei augmente ses capacités au Texas

● Kemira vient d’annoncer

● Le producteur japonais

deux projets qui devraient conduire à la suppression de 270 postes. Le plus vaste concerne la réorganisation de ses fonctions support pour la région EuropeAfrique-Moyen-Orient, réparties dans six pays européens actuellement. Kemira regroupera ces activités à Gdansk, en Pologne, occasionnant la suppression de 210 postes. Le groupe en attend des économies de coûts annuelles de près de 10 millions d’euros, et engagera 20 M€ pour ce projet. Kemira prévoit également de fermer son unité de spécialité pour le papier de Vaasa, en Finlande, avant la fin de l’année. 60 postes devraient y être supprimés. Les coûts relatifs au projet s’élèvent à 15 M€ pour des économies annuelles estimées à 5 M€. Ces coupes s’ajoutent au programme «Fit for growth» qui prévoyait de réduire de 600 salariés les effectifs du groupe. Entre juin 2012 et fin mars 2013, ces derniers sont passés 24

© Kemira

RESTRUCTURATION

Le groupe finlandais taille dans ses effectifs.

de 5181 à 4662 employés. Une douzaine de sites ont été fermés ou sont en phase de l’être, dont deux en France à Sausheim et Lauterbourg en Alsace. Kemira estime à un total de 85 M€ les coûts liés à son programme de restructuration, mais en attend des économies annuelles de 60 M€ dès 2014, et de 50 M€ dès cette année, après 10 M€ en 2012. I J.C.

EVOH

Nippon Synthetic Chemical Industry (Nippon Gohsei), dont le capital est détenu à plus de 46% par Mitsubishi Chemical, va augmenter les capacités de résines EVOH (copolymère éthylène/alcool vinylique) de son site américain. Nippon Gohsei a attribué à Toyo Engineering un contrat d’ingénierie, de fourniture des équipements et de construction (EPC) pour la livraison clés en main d’une ligne de résines EVOH d’une capacité de 15000 tonnes par an. Les travaux pourraient débuter cet été, et la mise en service est envisagée pour fin 2014.

Cette ligne de production de résines EVOH sera la troisième du genre dans l’usine de Noltex, filiale américaine de Nippon Gohsei à Houston, au Texas. Actuellement, le site dispose de capacités installées de 23000 t/an. L’objectif du projet est de mieux répondre à la demande mondiale croissante pour ce type de résines utilisées dans les emballages alimentaires. Le producteur japonais dispose de deux autres sites de production dans le monde pour ce type de résines, à Mizushima, au Japon (10000 t/an) et à Hull, J.C. au Royaume-Uni. I

Oxea ouvre une unité d’acide carboxylique en Allemagne Quinze mois après le début des travaux, Oxea a finalisé la construction de sa troisième unité d’acide carboxylique sur son site d’Oberhausen, en Allemagne. Une fois opérationnelle, elle permettra au groupe d’accroître de 40% ses productions annuelles mondiales d’acide carboxylique.

Elle représentera la cinquième unité d’Oxea pour ce type de produits. En dehors d’Oberhausen, le groupe en fabrique à Marl (Allemagne) et Bay City (États-Unis). L’investissement permettra de créer, à terme, douze postes supplémentaires dans l’usine.

N° 519 - Juin 2013 INFO CHIMIE MAGAZINE


519 ICM 20-25 actCHIM BAT_ACTU CHIMIE 29/05/13 10:06 Page25

[ CHIMIE ] Bostik inaugure sa plus grande usine mondiale en Chine ● La filiale de Total spécialisée dans les technologies d’adhésifs et de mastics de haute performance a inauguré à Changshu, en Chine, une usine d’adhésifs d’une capacité installée de 80000 tonnes par an. Les productions ont démarré à l’automne 2012, avant l’inauguration officielle qui s’est tenue le 10 avril dernier. Un peu moins de 100 salariés travaillent actuellement sur le site, mais lorsque la production sera à pleine charge, ces effectifs pourraient être triplés. 48 millions de dollars (36,6 M€) ont été investis dans le projet. L’usine produit des colles thermofusibles, des adhésifs polyester et polyuréthane, ainsi que des mastics. Ces productions sont à destination des marchés industriels des produits hygiéniques à usage

© Bostik

ADHÉSIFS

Exemple d’application de colles thermofusibles.

unique, de l’emballage, des transports et des textiles. 75% de la production est destinée au marché chinois, les 25% restants l’étant pour les marchés asiatiques et de l’ensemble de la région Asie-Pacifique. Il s’agit de la troisième unité construite, en Chine, J.C. pour Bostik. I

Solvay démarre une construction en Allemagne TENSIOACTIFS

● Le chimiste belge va construire une usine de production dans le parc industriel de Genthin, au nord-est de l’Allemagne. Ce projet permettra la création de 30 emplois. Prévue pour entrer en service au premier trimestre 2014, l’usine produira des formulations à base de tensioactifs de spécialités. Ces produits apportent aux fluides de «nombreuses fonctionnalités, qu’elles soient nettoyantes, dispersantes, hydratantes, ou

encore texturantes», explique Solvay. Ils seront destinés aux marchés de la cosmétique, de la détergence et des applications industrielles en Europe centrale et en Europe de l’Est. Fin 2012, le groupe belge s’était déjà musclé dans les tensioactifs via la création d’une coentreprise dédiée avec le Russe Sibur. Il avait aussi mis la main sur le spécialiste indien des tensioactifs Sunshield Chemicals A.F. en septembre 2012. I

Bayer arrête les nanotubes de carbone à Leverkusen Bayer Material Science jette l’éponge dans le domaine des nanotubes de carbones. Il a annoncé la fermeture de son usine pilote située sur le Chempark de Leverkusen, trois ans seulement après son inauguration. Malgré ce désengagement, Bayer reste convaincu que les nanotubes de carbone possèdent un énorme potentiel. INFO CHIMIE MAGAZINE N° 519 - Juin 2013

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519 ICM 26 ARTVERTE biosynth BAT_ACTU VERTE 29/05/13 10:09 Page26

[CHIMIE VERTE ]  En comptabilisant chiffre d’affaires d’entreprises et aides publiques, le domaine

de la biologie de synthèse passe du statut de discipline scientifique et technologique à celui de marché. Sa croissance frôle les 46 % par an.

BIOLOGIE DE SYNTHÈSE Une étude américaine chiffre le marché à 10,8 Mrds $ en 2016 a biologie de synthèse est cains comme le Venter Institute, un domaine en émerle Biofab group, auxquelles gence au confluent de la s’ajoutent des entreprises comme science et de la technologie. Synthetic Genomics, Life Techno« Là où le généticien isole, caraclogies, Amyris… Autre constat, térise, transfère un gène d’un sur un marché encore très en organisme à l’autre, d’une cellule amont, tiré par la recherche, 85% à l’autre, le biologiste de synthèse du financement public de la R&D va concevoir un gène nouveau, à proviennent des États-Unis. Peu partir de morceaux d’autres de brevets ont encore été dépogènes ou le synthétiser de toutes sés en biologie de synthèse, car pièces. Il s’agit, en quelque sorte, on ne peut pas breveter de gènes de considérer le vivant comme un modifiés, mais 62 % d’entre eux immense meccano, à partir proviennent des États-Unis. duquel sont imaginés et «Face à une telle concurrence, la construits de nouvelles entités Au Genopole d’Évry, Global Bioenergies développe question se pose de l’accessibilité (bactéries), des micromachines des alternatives à de grands produits de la pétrochimie. au marché pour les acteurs fran(autoreproductibles ou pas), des çais et européens » s’interroge systèmes qui n’existent pas dans la croissance annuel de 45,8%. Néanmoins, Florent Perache. En Europe, les princinature » expliquait Pierre Tambourin, la filière de la biologie de synthèse paux pays engagés dans la biologie syndirecteur général du Genopole d’Évry dépend encore, de manière significative, thétique sont la Suisse, le Royaume-Uni, dans le rapport sur les enjeux de la bio- de financements publics, souligne la France et l’Allemagne, ainsi que logie de synthèse piloté par Geneviève Florent Perache, project manager chez l’Espagne dans une moindre mesure. Fioraso en février 2012. Ainsi la biologie Alcimed (société de conseil et d’aide à la L’ETH Zurich et l’Inserm figurent dans de synthèse s’inscrit au croisement de décision). À noter toutefois un net désé- le top 10 des organismes publicateurs à plusieurs disciplines, la biologie, l’ingé- quilibre entre les dotations publiques US l’échelle mondiale. D’autres acteurs acanierie, la génétique, la chimie et l’infor- et France: le gouvernement américain a démiques de renom cherchent à affirmatique, et promet des applications dans investi 430 millions$ dans la recherche mer leur positionnement sur cette théde nombreux domaines la santé, l’éner- en biologie synthétique entre 2005 et matique, à l’image de l’Imperial College gie, l’environnement, l’agriculture et la 2011 alors que le budget annuel de de Londres ou de l’Université de chimie. Sur ce dernier segment, il s’agit l’Institut de biologie Systémique et Cambridge. En parallèle, un tissu indusde produire des produits chimiques Synthétique d’Évry perçoit 1 million triel commence à émerger avec des autrement, avec l’aide d’entités vivantes, d’euros via les Investissements d’Avenir, acteurs comme BP, Total, DSM ou des en les nourrissant par exemple de sucre toujours selon Geneviève Fioraso («La entreprises françaises comme Metabolic d’origine végétale ou de CO2. Si le biologie synthétique : enjeux, perspectives/ Explorer et Global Bioenergies. Mais Français Stéphane Leduc est considéré risques », Sciences-Po Paris, mardi pour Florent Perache, la filière n’est pas comme le père de la biologie de synthèse 6 décembre 2011). encore suffisamment structurée, en paren 1912, la discipline a été mise sur le ticulier sur le territoire français. Les devant de la scène grâce à Craig Venter Débouchés prometteurs acteurs se développent en ordre disdans la chimie à travers ses découvertes sur le génome persé. Des compétences fortes se dévePar ailleurs, on constate que si les pre- loppent au niveau du Genopole à Évry et la synthèse de cellules artificielles réplicables en 2010. Il existe déjà des mières applications touchent surtout le avec l’Institut de Biologie systémique et monde de la santé, c’est dans le domaine synthétique (iBSS), mais aussi à applications commerciales de cette technologie : production de l’artémisinine de la chimie et de l’énergie que des évo- Toulouse avec le TWB (Toulouse White chez Sanofi, de vaccins contre la grippe lutions significatives sont attendues. Biotechnology), en région Rhône-Alpes, chez Medicago, de propanediol chez Depuis sa naissance, le marché de la bio- à Clermont-Ferrand, à Grenoble, à DuPont… Mais le gros des débouchés logie synthétique est largement dominé Strasbourg explique le consultant qui reste encore à venir. Le cabinet améri- par les États-Unis. Selon Alcimed, cette suggère de mieux connecter et identifier cain BBC research s’est attaché à éva- prédominance se traduit de différentes les complémentarités entre ces acteurs. luer ce marché. Il estime qu’il a atteint manières. De fait 13 des 20 principaux Malgré la prédominance des États-Unis 1,6 milliard de dollars en 2011 (1,2 Mrd€) acteurs de la biologie synthétique sont sur le marché et la recherche en BS, la et pourrait grimper à 10,8 Mrds $ basés aux États-Unis. En tête on trouve filière française peut continuer de se (8,4 Mrds €) en 2016, avec un taux de de grands instituts de recherche améri- développer sur des applications inno© Global Bioenergies

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519 ICM 26 ARTVERTE biosynth BAT_ACTU VERTE 29/05/13 10:09 Page27

Medicago produit des vaccins à base de plantes.

vantes, l’utilisation de ces technologies restant encore largement inexplorée. En tout cas, le cabinet Alcimed conseille aux acteurs de la chimie et des biotechnologies d’aller de l’avant dans ce domaine, car la biologie de synthèse va s’affirmer comme une voie complémentaire à la bioproduction ou à la chimie classiques. «Nous observons un intérêt fort des acteurs de la chimie et des sciences de la vie pour ces nouveaux procédés. Nous pensons que même si cela ne représente parfois qu’une alternative à d’autres procédés chimiques ou biologiques, les leaders industriels de demain devront avoir cette corde à leur arc, notamment pour des avantages en termes de coûts et de délais de production » commente Florent Perache. Mais si la biologie de synthèse est un domaine à haut potentiel, elle fait encore l’objet d’incertitudes, notamment au niveau du choix des business models. Aujourd’hui la chaîne de valeur est constituée en amont d’une succession d’acteurs très spécialisés. En aval, les sociétés émergentes n’ont pas arrêté leur choix entre des modèles de cession de licence de production ou de production en propre. Au final, on ne connaît pas la rentabilité de chacun des maillons de la chaîne de valeur et leur solidité. Par ailleurs, des débats sont en cours sur le plan éthique et réglementaire dans plusieurs pays européens. En France, un Observatoire de la biologie de synthèse a été créé en janvier 2012. Il est abrité par le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) qui a été sollicité par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche pour le coordonner et l’animer. L’observatoire a vocation à devenir un acteur de la diffusion de la culture scientifique et technique et un lieu de dialogue entre le monde scientifique et la société civile. En effet, des questions se posent. Quels

sont les buts poursuivis par les différents acteurs de la biologie de synthèse, notamment lorsqu’ils construisent des organismes nouveaux? Quel sera le statut de ces micro-organismes et quid de la brevetabilité et de la propriété intellectuelle? Quel sera l’impact de la biologie de synthèse sur notre rapport au vivant et à la vie, avec la création de «vie artificielle » ? La vraie menace est la montée en puissance d’un obscurantisme scientifique qui empêcherait le progrès et de nouvelles découvertes. 

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© Université de Buffalo

© Medicago

[CHIMIE VERTE ]

Craig Venter oriente ses travaux sur la «vie artificielle».

Sylvie Latieule

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519 ICM 28 ActuVerte-Dehon BAT_ACTU VERTE 29/05/13 10:10 Page28

[CHIMIE VERTE ]  Inventec, entité du groupe Dehon spécialisée dans la chimie de formulation

pour les applications de haute technologie, affiche une stratégie reposant sur l’innovation technique associée à une politique de développement durable.

STRATÉGIE Se réinventer tout en préservant la santé et l’environnement P

© Inventec

as facile d’être un groupe spéun élément de différenciation vis-àcialisé dans les fluides frigorivis de la concurrence. «L’accueil a été gènes depuis la fin des années très bon de la part de nos clients qui 80. «Quand la suppression des CFC a sont des grands groupes. Notre PME été annoncée, près de 70 % de notre a des choses à apporter à des grands activité s’est trouvée menacée », comptes», se félicite Patrice Rollet. témoigne Patrice Rollet, directeur Une visibilité qui permet à la société général d’Inventec et SMB, deux des d’afficher ses ambitions de croistrois sociétés du groupe Dehon. La sance. Le dirigeant prévoit de porter troisième entité, Climalife, est spéle chiffre d’affaires de 60 M€à 85 M€ cialisée dans la distribution de fluides sous 4 ans. Cette croissance devrait frigorigènes pour les métiers du froid être portée par les innovations pour ou de la climatisation. Un choc qui a de nouvelles applications mais aussi conduit l’entreprise «à devenir proacpar le positionnement sur de noutive en terme d’environnement et de veaux marchés. «Nous sommes présanté». Le pôle Inventec spécialisé Inventec fournit des produits pour le nettoyage sents dans le secteur de l’électronique dans la formulation chimique pour de précision, comme pour les montres de luxe. high tech, l’aéronautique, l’automobile les applications d’assemblage élecet un peu dans les télécoms. Nous tronique, de traitement de surface, d’ex- équipements adaptés et bien réglés pour démarrons dans les semi-conducteurs», pansion des mousses isolantes et des la mise en œuvre des formules et un témoigne Patrice Rollet. Outre, la croisproduits de nettoyage technique, a depuis meilleur contrôle des rejets et leur reva- sance du portefeuille de produits, le substitué plus de 5 000 procédés. Des lorisation et enfin, grâce à l’origine des développement d’Inventec passe par une actions de substitution ou de suppression matières premières, « de plus en plus expansion géographique. Après l’ouverde substances « en devançant la régle- renouvelables». ture de sites de production en Malaisie, mentation», souligne le dirigeant d’Inen Chine et au Mexique, la prochaine Le label Greenway concernera ventec. «L’utilisation d’une substance danétape envisagée est l’implantation en gereuse implique un risque surtout en 30% du portefeuille Amérique du Nord. Le développement amont lors de la production de la formule Aujourd’hui, cinq produits d’Inventec ont reposera également sur l’Europe cenet en aval dans les process et la gestion des obtenu le label, dans la gamme de pro- trale. «Nous sommes implantés en Europe déchets», précise Patrice Rollet. Une poli- duits de nettoyage de précision notam- centrale ainsi qu’en Allemagne. Ces pays ment. Pour une validation des critères font partie de nos objectifs de croissance. tique appliquée de façon systématique depuis la fin des années 80. Le dirigeant définis pour chaque gamme, la société a De même en Asie», indique le dirigeant cite l’exemple des substances CMR (can- fait appel à Bureau Veritas. L’objectif est qui entend multiplier par 5 le chiffre d’afque toutes les gammes soient concernées faires en Chine sous 4 ans. Il ajoute : cérigènes, mutagènes, reprotoxiques) ou toxiques. Inventec les a totalement sup- par la démarche d’ici à 2016, d’avoir 30% «Notre développement vient des pays hors primées depuis 2005 mais continue à des produits du portefeuille labélisés et de France. Pour autant nous restons vendre quelques substances « à nos de réaliser environ 20 à 25% des ventes ancrés dans l’Hexagone. La société invesclients qui ont des applications où elles avec des produits Greenway. Outre l’as- tit 10 % de son chiffre d’affaires dans la ne sont pas substituables», indique-t-il. pect développement durable, la dé - R&D, réalisée en France».  Aurélie Dureuil Toujours dans cette démarche, la société marche initiée par Inventec représente Inventec a lancé au Sommet de la Terre à Rio, en 2012, son label Greenway. «Pour TOPKLEAN : UN PRODUIT GREENWAY D’ORIGINE VÉGÉTALE chaque gamme de produits, nous détermiarmi les cinq produits ayant obtenu obtenir le label Greenway d’Inventec, nons des critères pour mesurer l’impact le label Greenway, le Topklean Organic quatre des dix critères définis pour sur l’environnement et la santé. Un produit affiche de plus un sourcing végétal. les gammes des produits de nettoyage obtient ensuite le label quand un tiers des Il est issu d’un projet avec le pôle IAR et de précision ont été améliorés. Ainsi, critères a pu être amélioré sans qu’il n’y l’entreprise ARD sur les bio-solvants. entre le Topklean MC20D et le Topklean ait eu de dégradation sur les autres. En Le Topklean Organic est un solvant pour Organic la toxicité et les effets locaux Xi effet, il ne sert à rien de progresser d’un le nettoyage en phase vapeur. La formule (nocif et/ou irritant) ont été éliminés côté tout en régressant d’un autre. Et si repose sur l’ester de succinate synthétisé tandis que le pourcentage de matière pendant 5 ans, un produit labellisé Greenà partir d’acide succinique produit première renouvelable est passé way n’a pas fait l’objet d’amélioration, il avec des déchets agricoles du blé. Pour de 0 à 50 et que la DCO a été améliorée. perd son label», détaille-t-il. Greenway vise une meilleure maîtrise: grâce à des

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[CHIMIE VERTE ]

BUTANEDIOL RENOUVELABLE BASF choisit la technologie de Genomatica e groupe BASF envisage de produire à l’échelle industrielle du 1,4-butanediol biosourcé (BDO). Pour cela, le géant de la chimie va construire une unité de production de «taille commerciale» dont la localisation n’a pas été précisée. Elle utilisera le procédé développé par la start-up californienne Genomatica dont BASF vient d’obtenir une licence. Ce procédé consiste en une fermentation, en une étape, de sucres d’origine renouvelable. De premiers échantillons seront disponibles dès le second semestre

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2013. Le groupe allemand produit déjà du BDO sur base fossile dans le cadre de sa division Intermédiaires. Ses sites sont installés à Ludwigshafen, en Allemagne, à Geismar aux États-Unis, à Chiba au Japon, à Kuantan en Malaisie et à Caojing en Chine avec une capacité globale de 535000 t/an. Récemment, BASF a même annoncé son intention de construire un nouveau complexe de BDO de 100000 t/an en Chine. Reste à savoir si ce site est en lice pour la production de ce nouveau BDO biosourcé.

La technologie de Genomatica offre à BASF une nouvelle opportunité de diversification dans la chimie du végétal. Outre ses activités dans l’oléochimie, le groupe allemand est aussi un acteur de l’acide succinique biosourcé à travers la coentreprise Succinity englobant Purac. Genomatica a déjà fait la preuve du succès de sa technologie BDO à travers une campagne de production de 5 semaines menée à la fin de 2012 avec son partenaire DuPont Tate & Lyle Bio Products. Sur ce même produit, Genomatica est

POLYAMIDE BIOSOURCÉ Solvay investit dans une unité à Saint-Fons source renouvelable», expliquet-il. L’unité devrait être mise en service à la fin de l’année. Si le groupe n’a pas détaillé les capacités, une porteparole confie tout de même qu’«à terme, nous couvrirons nos besoins propres ainsi que ceux de nos clients désireux de se doter d’une alternative biosourcée». Ce projet ne prévoit pas d’embauches additionnelles puisque l’unité sera intégrée à celles de

© Solvay

● La division Solvay Polyamide & Intermediates du chimiste belge a démarré la construction d’une unité de polyamide 6,10 (PA 6,10) sur son site de Belle Étoile à Saint-Fons (Rhône). Solvay précise que les polymères produits dans cette unité seront partiellement biosourcés. «Une mesure standardisée réalisée sur de la résine pure de PA 6,10 a confirmé que 62,5% de son carbone provient d’une

Solvay se lance dans la production de polyamides biosourcés à Saint-Fons. INFO CHIMIE MAGAZINE N° 519 - Juin 2013

polymérisation existantes. «Elle sera donc pilotée par les équipes actuelles qui sont en cours de formation», souligne la porte-parole. Le site de Saint-Fons est tombé dans l’escarcelle de Solvay en 2011, suite au rachat de Rhodia. Créée en 1861, l’usine comptait, fin 2012, 310 salariés. Elle produit également des arômes de vanille, des inhibiteurs de stabilisation des monomères (hydroquinone…) et des intermédiaires pour la protection des cultures, la pharmacie et l’électronique (catéchol, anisole...). De son côté, la division de Solvay dédiée aux polyamides et intermédiaires compte sept usines et trois centres de R&D dans le monde. Elle fabrique et distribue de nombreux produits intermédiaires (polyamide 66, polymères, sel de nylon, acide adipique, hexaméthylène A.F. diamine, etc.). I

© Genomatica

Producteur de BDO d’origine fossile, BASF se lance dans la production d’une version biosourcée en achetant ce qu’il considère comme la meilleure technologie disponible.

Installation de fermentation de Genomatica.

aussi en joint-venture avec le groupe italien Novamont pour la construction de la première unité de taille commerciale en Europe financée et opérée par Novamont. I Sylvie Latieule

Cobalt avance dans le n-butanol et butadiène biosourcés La société californienne a d’abord finalisé une campagne de production de plus de 100000 litres de n-butanol. Ce dernier a été produit au sein d’une unité américaine de sous-traitance, alors que Cobalt construit actuellement une usine à l’échelle industrielle au Brésil. Dans le cadre de ce projet, il s’était d’ailleurs associé à Rhodia, filiale du groupe belge Solvay. En parallèle, Cobalt a récemment noué une alliance avec deux sociétés chimiques asiatiques dont les noms n’ont pas été dévoilé. Les groupes vont travailler sur une technologie permettant de convertir de la biomasse en butadiène. Ce projet sera suivi par la construction d’une bioraffinerie à grande échelle en Asie. Les partenaires prévoient de mettre en place ou d’acquérir des unités additionnelles pour répondre à la demande croissante en butadiène.

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[CHIMIE VERTE ] PA-10,10 BIOSOURCÉ Arkema lance

Versalis et Genomatica en coentreprise BIOBUTADIÈNE

une nouvelle gamme ● Expert dans la chimie de

© Arkema

l’huile de ricin depuis plus de 60 ans, le chimiste français Arkema vient d’élargir son offre de polyamides biosourcés avec de nouveaux grades de PA-10,10, commercialisés sous la marque Rilsan T. Ces polymères sont fabriqués sur son site de Serquigny dans l’Eure. Le groupe explique que «le PA-10,10 est le seul polyamide à se positionner entre les PA-6,10, PA-6,12 d’une part et les PA-10,12, PA-12, PA-11 d’autre part, tous déjà présents dans la gamme Arkema». Aux propriétés reconnues des polyamides longues-chaînes (résistance chimique, faible

L’huile de ricin est la principale matière première des polyamides d’Arkema.

● La filiale pétrochimique

reprise d’humidité, propriétés mécaniques), le Rilsan T ajoute une excellente qualité de rigidité (tout particulièrement lorsqu’il est renforcé en fibres de verre), de résistance thermique, de perméabilité à l’essence et aux gaz et de mise en œuvre tout en étant jusqu’à 100% constitué de carbones renouvelables. Initialement Arkema produisait exclusivement du polyamide 11 Rilsan, à partir d’huile de ricin. Mais cette position a été renforcée en 2012 par les acquisitions des sociétés chinoises Casda, leader mondial de l’acide sébacique (C10), intermédiaire issu de l’huile de ricin, et Hipro Polymers producteur de divers polyamides vendus sous la marque Hiprolon (PA-6,10, PA-6,12, PA-10,10, PA-10,12). À noter que sur le PA-10,10 biosourcé, Arkema reste concurrencé par d’autres acteurs du polyamide comme Evonik ou EMS-Grivory. En revanche, il reste le seul producteur mondial S.L. de PA-11. I

de l’Italien ENI s’engage plus sérieusement auprès de son partenaire américain. Suite à leur protocole d’accord conclu l’été 2012, Versalis et Genomatica ont signé un accord définitif pour la constitution d’une coentreprise dans le domaine du butadiène biosourcé. La coentreprise sera chargée de développer un procédé complet pour la production de butadiène à base de biomasse non-comestible, et d’attribuer à l’avenir des licences du procédé en Europe, en Asie et en Afrique. Dans le cadre de cette coentreprise, Versalis a prévu de verser un peu plus de 20 millions de dollars (plus de 15 M€) à son partenaire californien. Genomatica apportera

FARNÉSÈNE RENOUVELABLE Amyris avance

sur plusieurs fronts ● La société américaine,

spécialiste du farnésène biosourcé, vient d’annoncer plusieurs avancées dans le cadre de ses collaborations avec des acteurs extérieurs. La première concerne ses projets avec Total. Amyris a reçu la confirmation du géant français, qui détient désormais 18,4% de son capital, que ce dernier lui allouerait cette année une enveloppe de 30 millions de dollars (23,4 M€) dans le cadre de leur collaboration pour le développement de bioproduits et de biocarburants à partir de biofene, la gamme de farnésène

ARKEMA S’INTÈGRE EN AMONT DANS L’HUILE DE RICIN ans le cadre d’un accord avec l’Indien Jayant Agro, le chimiste français Arkema va prendre une participation d’environ 25% dans la société Ihsedu Agrochem, filiale de Jayant Agro, spécialisée dans

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la production d’huile de ricin. La finalisation de ce projet devrait intervenir au cours du 3e trimestre 2013. Arkema précise que Jayant Agro est l’un des plus importants producteurs au monde d’huile de ricin et de ses dérivés.

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© Amyris

Toray produira à l’échelle commerciale du PBT biosourcé Le groupe japonais a produit à l’échelle pilote du polybutylène téréphtalate (PBT) biosourcé en utilisant le 1,4-butanediol (BDO) de Genomatica obtenu à partir de ressources renouvelables. Les tests effectués par Toray ont confirmé que le PBT biosourcé obtenu possède des propriétés physiques et une aptitude à la transformation équivalentes à celles du PBT fabriqué à partir de ressources fossiles.Toray a également fabriqué des prototypes de composants moulés. Ce qui lui donne une sérieuse option pour la réussite d’une production à l’échelle commerciale.

à la coentreprise ses compétences dans les domaines des biotechnologies, en particulier dans l’ingénierie d’organismes et la fermentation. Versalis sera plus en charge des procédés de catalyse et d’ingénierie étant donné ses compétences dans le domaine de la production de butadiène. À l’origine, l’Italien Novamont était associé à ce projet mais n’a pas encore signé d’accord définitif avec Versalis et Genomatica pour intégrer cette coentreprise. Novamont collabore déjà étroitement avec Genomatica dans le domaine du 1,4-butanediol (BDO), ainsi qu’avec Versalis pour la conversion industrielle de l’ancien site pétrochimique à Porto Torres (Sardaigne) J.C. en biocomplexe. I

Première production de farnésène d’Amyris.

d’Amyris. Par ailleurs, Total et Amyris ont prévu de constituer mi-2013 une coentreprise pour la commercialisation de diesel, de kérosène et de spécialités biosourcées, produites à partir du biofene. Amyris a également progressé avec le Brésilien Cosan. Leur coentreprise Novvi, centrée sur des huiles de base d’origine renouvelable, a élargi ses activités et inclura désormais des additifs et des lubrifiants renouvelables. Les avancées de la construction de son usine de biofene au Brésil ont également permis à Amyris de voir l’un de ses investisseurs, Biolding Investment, remettre 5 M$ dans le capital de la société. Soit la troisième et dernière tranche prévue d’un total de 15 M$ inféodée à la bonne avancée du projet J.C. d’usine brésilienne. I

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519 ICM 29 ActuVerte BAT_ACTU VERTE 29/05/13 10:13 Page31

[CHIMIE VERTE ] MATÉRIAUX Axel’One construit

un partenariat avec le CEA

sa plateforme dédiée

● Le spécialiste français des gaz industriels amorce une collaboration dans le domaine des biocarburants. Il a signé un accord avec le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) dans le cadre du projet Syndièse. Porté depuis 2009 par le CEA et ses partenaires industriels, ce dernier vise à construire un démonstrateur de biocarburants de 2e génération sur le site de Bure-Saudron (Meuse et Haute-Marne). Selon les termes de cette nouvelle collaboration, le CEA va développer sur le site de Bure-Saudron et le centre de Grenoble (Isère) une chaîne de procédés de prétraitements permettant de broyer en poudre fine, mettre sous pression, doser et convoyer la biomasse solide (notamment

● La plateforme d’innovation chimie-environnement Axel’One a posé, le 15 avril, la première pierre de sa plateforme dédiée aux matériaux innovants (PMI). D’une superficie de 4500 m2, elle sera localisée à Saint-Fons (Rhône), sur le site de Solvay. Elle ouvrira en février 2014 et pourra accueillir une cinquantaine de chercheurs. Les projets de R&D hébergés au sein de cette PMI porteront sur les matériaux composites, les biomatériaux, les matériaux pour le bâtiment durable, les matériaux recyclés et les procédés d’enduction. Elle est le fruit de cinq années de travail collaboratif entre partenaires publics et privés. L’investissement immobilier s’élève à 11 M€ et est porté par la société civile immobilière NovaOne Immo et la Caisse des

du bois). Celle-ci sera ensuite injectée dans un brûleur. C’est là qu’interviendra Air Liquide. Le groupe va développer une technologie de combustion utilisant un brûleur fonctionnant à l’oxygène à la place de l’air. Cela permettra de transformer directement la biomasse solide en gaz de synthèse. Le gaz de synthèse pourra enfin être traité pour produire du biocarburant de seconde génération. L’ensemble des travaux de R&D liés à la combustion de l’oxygène seront réalisés dans les centres de recherche d’Air Liquide situés à Paris-Saclay, Francfort (Allemagne) et Newark (États-Unis) et en collaboration avec des instituts internationaux A.F. de recherche. I

INFO CHIMIE MAGAZINE N° 519 - Juin 2013

© Axel’One

BIOCARBURANTS Air Liquide noue

Pose de la première pierre du bâtiment d’Axel’One.

Dépôts, avec une participation financière du Grand Lyon. L’État a aussi accordé une subvention de fonctionnement de 2 M€. Solvay, Bluestar Silicones et IFP Énergies Nouvelles ont aussi participé à la mise en place de la PMI, en étant garants du plan de charges. Créée en 2011 sous l’égide du pôle de compétitivité Axelera, Axel’One a pour but d’accueillir des projets de R&D dans le domaine de la chimie et de l’environnement. I A.F.

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[ COLLOQUE ] Le 3 avril dernier s’est tenu le colloque Chimie et Transports à la Maison de la Chimie, à Paris. L’occasion pour les intervenants de rappeler l’importance du rôle de la chimie pour la mise en place de transports décarbonés.



CHIMIE ET TRANSPORTS Rendre la mobilité décarbonée pérenne «

© BASF

La chimie contribue à utilisé dans plusieurs améliorer les transdomaines : le carburant, ports, qui constituent les systèmes de dépolluun thème plus que jamais tion, les pneumatiques et d’actualité ces dernières les pièces plastiques du années. » C’est par ces véhicule. En effet, les promots que Bernard Bigot, cédés catalytiques perprésident de la Fédération mettent de produire l’esde la Maison de la Chimie sence et le gasoil, entrent (FMC) a inauguré le 9e dans le fonctionnement colloque « Chimie et… », des pots catalytiques et consacré pour cette édides pneus. Enfin, ils sertion aux transports. De vent à produire le plasnombreux acteurs de la tique de divers comporecherche scientifique, sants du véhicule tels que industriels de la chimie, les pare-chocs ou le des transports y étaient tableau de bord. «Il existe présents pour échanger et pas moins de 40 procédés débattre du rôle de la catalytiques en lien avec la chimie dans les secteurs production d’une automodes transports de demain: bile de tourisme. Dans le aéronautique, automobile, Les progrès sur les catalyseurs vont contribuer à l’élaboration futur, la filière devrait être naval, ferroviaire, infra- de technologies de transports décarbonés. focalisée sur trois axes structures, etc. «Le secteur d’évolution : l’allègement du transport connaît ces dernières années ports, il est possible d’innover sur pludes matériaux, l’intégration de matières sieurs composantes : l’énergie et les matéun développement continu, notamment à biosourcées et le développement de véhicause de la croissance démographique», riaux», indique Armand Lattes, profescules électriques», soutient Jean-Pierre seur émérite en chimie de l’Université explique Bernard Bigot. Cette progresBrunelle, directeur Innovation procédés Paul Sabatier de Toulouse. sion est également due à la mondialisade Solvay France. Pour l’allègement de tion des échanges et à l’essor de l’urbamatériaux, la société Constellium a prénisation. Mais qui dit accroissement du Bénéficier des innovations senté les possibilités que peuvent apporbesoin de mobilité, dit progrès dans les en chimie ter des alliages d’aluminium. « Il existe performances à apporter au regard du Les progrès de la chimie, en particulier une compétition entre l’acier et l’alumicontexte de diminution de l’impact envi- sur les catalyseurs, vont servir les inténium pour les alliages métalliques. ronnemental des activités anthropiques rêts de la filière des transports. Par L’avantage de l’alliage aluminium est que actuelles. « Dans le domaine des trans- exemple dans l’automobile, cela peut être même recyclé, il conserve toutes ses propriétés par rapport au matériau d’origine», affirme Bruno Dubost, directeur L’INNOVATION SUR LES INFRASTRUCTURES ROUTIÈRES scientifique de Constellium. Les batteu cours du colloque, les interveroutes. «Un effort peut être effectué ries pour le transport automobile prénants ont souligné que la mobilité dans le recyclage des matériaux utilisés sentent également un potentiel impordécarbonée de demain ne dépendait dans les infrastructures de transport. tant d’innovation en chimie, comme le pas seulement des innovations sur Les routes peuvent servir à produire rappelle Dominique Larcher, professeur les véhicules, comme le précise Henri de l’énergie, notamment grâce à l’université de Picardie Jules Verne : van Damme, directeur scientifique de aux matériaux à changement de phase «En fonction des applications, les accul’Institut français des sciences et techqui sont très prometteurs», affirme mulateurs électrochimiques ont davantage nologies des transports, de l’aménageHenri van Damme. Avant d’ajouter : besoin soit d’autonomie, soit de puissance. ment et des réseaux (Ifsttar) : «Outre «Il existe également des chaussées Selon le besoin, il n’y a pas moins de le véhicule, un travail est possible sur intégrant des dispositifs 15 constituants à choisir entre les élecles infrastructures de transport comme piézoélectriques ou photovoltaïques. trodes, les électrolytes ou encore les matéles routes». Selon lui, des progrès Enfin, la route peut permettre même riaux d’intercalation. Ce choix s’effectue peuvent être apportés sur l’impact d’alimenter le véhicule en énergie, selon plusieurs critères : la texture, la comenvironnemental de la construction des via une technologie d’induction». position et la taille du matériau». Selon le chercheur, les travaux de R&D ne

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devraient pas manquer, puisque le potentiel des batteries lithium-ion n’a pas encore été entièrement exploité. De nouvelles pistes d’accumulateurs font d’ores et déjà l’objet d’études, tels que les systèmes avec des électrodes lithium-air, lithium-silicium, ou encore silicium-carbone-carboxyméthyl-cellulose (CMC). En ce qui concerne l’aéronautique, les innovations issues de la chimie sont attendues principalement dans l’énergie, comme le précise Jean Botti, directeur général délégué Technologie et Innovation d’Eads: «La chimie doit permettre de développer des batteries plus puissantes et plus sûres. Le secteur a besoin de dispositifs d’une capacité élevée et possédant un fort taux de décharge. Il existe une solution prometteuse: la batterie lithium-air ». Des améliorations sont également attendues sur les carburants dits alternatifs. «Les carburants issus de microalgues possèdent un rendement intéressant par rapport à ceux issus de cultures de maïs, de jatropha ou de colza. D’ailleurs, nous avons récemment signé un accord avec un groupe chinois pour développer un carburant de troisième génération à base d’algues », indique Jean Botti. Concernant le transport ferroviaire, la problématique des carburants ne se pose pas, puisque l’énergie utilisée est l’électricité. «Dans le secteur ferroviaire, il y a une transformation optimale de l’énergie électrique, pouvant atteindre une efficacité de 97% avec la technologie PMM (ndlr: moteurs à aimants permanents)», explique Daniel Cadet, directeur des relations extérieures techniques chez Alstom Transports. Avant d’ajouter : «Dans le domaine du train, la chimie est sous-jacente dans les sous-systèmes des équipements, à travers les matériaux (composites, peintures) et les composants (textiles de sièges, etc.). Alstom est donc dépendant des solutions de la chimie ». Pour preuve, le groupe s’est engagé dans le projet Finather, visant à développer des matériaux composites. «Nous cherchons notamment à lever les verrous sur les résines epoxy et le renfort fibreux. Nous participons également à d’autres projets collaboratifs sur les fibres polyesters et les polymères hybrides», précise Daniel Cadet. Enfin, le domaine de la construction navale espère des innovations de la chimie notamment pour lutter contre la corrosion marine, tout en respectant les exigences environnementales. «Les an ciennes peintures anti-corrosion sont certes plus toxiques, mais elles résistent mieux que les solutions actuelles. Quant aux matériaux composites, ils offrent de bonnes performances contre la corrosion,

© Fret SNCF

[ COLLOQUE ]

Pour le transport ferroviaire, l’innovation en chimie est attendue dans le développement de peintures et de composites.

mais restent encore trop chers», déplore Michel Accary, directeur Technique et Innovation de la DCNS, groupe spécialiste de la conception et de la construction de navires militaires. L’innovation en chimie permettra donc de mettre au point de nouvelles technologies optimisant notamment l’efficacité

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énergétique ou la sécurité des transports, tout en économisant la consommation des matières premières et d’énergie. En clair, elle va aider à orienter le secteur des transports vers une mobilité plus durable, tout en alliant une compétitivité économique.  Dinhill On

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[ PUBLIC/PRIVÉ ] Issu du monde académique, le CNEP assiste les entreprises sur des problématiques de photovieillissement de leurs matériaux organiques.



POLYMÈRES CNEP, un exemple du transfert des connaissances scientifiques Par les professeurs Jacques Lacoste et Jacques Lemaire

e CNEP (Centre National d’Eva luation de Photoprotection) a été créé il y a 27 ans afin de transférer les connaissances universitaires sur le photovieillissement des matériaux polymères (improprement appelés «ma tières plastiques») vers un monde industriel et normatif très démuni pour faire face à de nombreuses défaillances constatées et à la nécessité de garantir un certain niveau de durabilité sur le long terme (garanties décennales par exemple). Cette société (1), qui est une filiale de l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand, est issue des activités d’un laboratoire de recherche spécialisé dans l’étude des mécanismes de photovieillissement des matériaux polymères (aujourd’hui « l’équipe Photochimie » de l’Institut de Chimie de Clermont-Ferrand (UMR CNRS 6296) appartenant à cette même université). En proposant aux entreprises (2) une approche physico-chimique de la caractérisation des polymères et de leur évolution dans le temps (principalement via des spectrophotométries infrarouge et UV-Visible adaptées à l’étude de matériaux pouvant être totalement formulés), le CNEP a pu apporter une démarche cognitive permettant d’anticiper la permanence de leurs propriétés d’usage. Le CNEP a été à l’origine du développement de méthodes de photovieillissements (puis plus tard de thermovieillissements) accélérés permettant d’anticiper les durées de vie en usage de la plupart des matériaux polymères. Avec des enceintes mises au point dans les années 80 et depuis 12 ans commercialisées par le n°1 mondial du domaine (Sepap 12-24 d’Atlas/Ametek), il est possible par exemple d’anticiper le vieillissement pendant un an d’une polyoléfine dans le sud de la France en 300 heures d’exposition, soit une douzaine de jours. À la demande des industriels (notamment de l’industrie automobile) nous développons aujourd’hui un concept permettant de réduire encore les durées d’exposition nécessaires. Outre les collaborations expérimentales engagées, sous contrat de recherche à durée variable, avec les entreprises 34

© Sepap

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Enceinte de photovieillissement accéléré.

confrontées à ces problèmes de fiabilité de leur matériaux, le CNEP est également engagé dans plusieurs commissions de normalisation afin, là encore, d’apporter ses connaissances et son approche des phénomènes de vieillissement. On notera par exemple la publication récente d’une norme ISO (10-640) validant le suivi de l’évolution chimique comme moyen d’évaluer la tenue au vieillissement de la plupart des matrices polymères à laquelle le CNEP a largement contribué. Au fil des ans le CNEP a également développé des compétences dans d’autres domaines touchant les matériaux organiques et leurs composites (biodégradation, dégradation par fatigue dynamique, caractérisation de propriétés initiales, caractérisation de matériaux d’œuvres d’art, migration d’additifs…). On trouvera ci-dessous quelques exemples significatifs de nos recherches.

Durabilité des assemblages collés Il s’agit d’un domaine qui concerne de nombreux secteurs industriels notamment celui de l’aéronautique dans lequel les matériaux composites occupent une place croissante pour l’allégement des structures. L’approche analytique que nous développons notamment grâce des techniques récentes de microspectro-

photométrie infrarouge permet un suivi in situ de la mise en place des réseaux adhésifs ainsi que l’évaluation de la durabilité sur le long terme de la couche adhésive en interaction avec les surfaces encollées, ce dernier point étant peu pris en compte au niveau industriel.

Techniques de photovieillissement artificiel ultra-accéléré Il s’agit ici de faire face à une demande industrielle désireuse de pouvoir qualifier très rapidement la durabilité de ses nouveaux matériaux (cas par exemple de l’industrie automobile) ou de pouvoir proposer des garanties sur des temps très longs (cas par exemple des gaines de câbles de ponts à haubans ou des panneaux photovoltaïques). Le CNEP étudie au sein d’un consortium regroupant des industriels français et un constructeur américain d’enceintes de photovieillissement la mise au point, à des fins industrielles, d’une nouvelle enceinte permettant de moduler les facteurs d’accélération jusqu’à obtenir une équivalence 25 jours/10 ans (sud de l’Europe). L’évaluation des facteurs d’accélération de cette nouvelle enceinte ainsi que de sa représentativité d’un vieillissement naturel en différents points du globe utilise l’approche physico-chimique décrite plus haut.

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[ PUBLIC/PRIVÉ ] Biodégradabilité des matériaux polymères Aujourd’hui deux approches s’opposent inutilement, d’une part l’usage de matériaux intrinsèquement «biodégradables» dont la structure chimique et souvent le mode d’obtention (biosynthèse) les rendent biodégradables mais dont les coûts de revient et les propriétés sont loin d’être optimisés, d’autres part des matériaux «classiques» à l’instar des polyoléfines qui peuvent être rendus biodégradables lors de leur dispersion accidentelle dans l’environnement par l’ajout d’additifs pro-oxydants non toxiques et biodégradables (des stéarates métalliques par exemple). Ces derniers polymères dits « oxobiodégradables » souffrent encore d’une image négative (aujourd’hui obsolète), celle d’être seulement fragmentables et non réellement biodégradables. Le travail du CNEP consiste ici, par la voie du contrôle expérimental à la fois de l’oxydation (par l’approche physico-chimique déjà mentionnée) et de la biodégradation (par une technique mise au point avec un laboratoire de biochimie de l’ICCF), à sécuriser la mention oxobiodégradable afin de rendre possible un contrôle rigoureux de

cette biodégradabilité par les autorités. Grâce à l’implication du CNEP une action collective soutenue par une quinzaine d’industriels a permis récemment de valider un accord Afnor (AC T51-808).

Photovoltaïque Les polymères interviennent dans le domaine photovoltaïque à la fois en tant que constituants passifs (technologies à base de silicium ou autres semi-conducteurs métalliques) et constituants actifs dans le cas du photovoltaïque organique (encore au stade de la recherche). La demande industrielle que nous recevons aujourd’hui concerne majoritairement le passif (encapsulants, joints, backsheet…) dont les propriétés d’usage (essentiellement la barrière à la vapeur d’eau et le maintien du rendement photonique) doivent être garanties sur de longues périodes (25-30 ans). L’approche du CNEP consiste de la même façon à mettre à

profit son expérience du vieillissement des matériaux polymères pour les évaluer et éventuellement proposer des voies d’amélioration (l’expertise du CNEP c’est aussi la connaissance de toutes les voies de stabilisations lumière et chaleur permettant d’allonger les durées de vie). On notera que dans ce cas le facteur lumière n’est pas toujours le plus important en raison de la filtration des longueurs d’onde les plus courtes par la plaque de verre aussi des prédictions de comportement purement thermique et hydrolytique doivent être entreprises. En conclusion, la mise à disposition de l’industrie chimique (3) des outils de la recherche en l’occurrence en physicochimie et en photochimie, si elle peut se faire de manière utile par les voies universitaires classiques peut aussi se faire via des centres de recherche comme le CNEP qui ont pour seule préoccupation la résolution du problème industriel. 

1) Le CNEP est labellisé Centre de Ressources Technologiques (CRT) par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche et est agréé pour le Crédit Impôt Recherche. (www.cnep-ubp.com) 2) Le CNEP est en contact régulier avec plus de 300 entreprises françaises et étrangères (ratio environ 40/60, PME/Grands Groupes), son effectif est de 12 chercheurs permanents 3) Au-delà des polymères eux-mêmes on pourrait aussi parler des problèmes de migration de petites molécules au sein de la matrice polymère qui sont aussi l’une de nos préoccupations

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[NOUVEAUX PRODUITS ]

POLYMÉTHACRYLATE DE MÉTHYLE Altuglas inspire Peugeot et le cinéma L’Altuglas ShieldUp de la filiale d’Arkema trouve des applications originales dans le secteur automobiles.

POLYÉTHYLÈNE MÉTALLOCÈNE Un film robuste pour les emballages souples

Un polymère pour des shampooings «verts»

● Avec le lancement

Solvay poursuit la déclinaison de sa gamme Jaguar de polymères à base de guar. Le Jaguar LS est un polymère cationique destiné aux shampooings. Il se dépose sur le cheveu pour fournir un soin tout en apportant les actifs. Outre le côté durable du grade Jaguar LS, il permet une moindre utilisation de surfactants dans les formules, ce qui implique des formules plus douces avec une réduction des coûts. «Il est compatible avec de nombreux surfactants et permet de réduire de 40% son taux, tout en conservant des propriétés cosmétiques acceptables pour le consommateur», précise-t-on chez Solvay qui présente le Jaguar LS comme «le meilleur compromis pour maintenir la mousse tout en apportant le soin».

près le concept car de Peugeot, c’est la voiture Limovian du film de Michel Gondry qui utilise ce polyméthacrylate de méthyle. Pour l’adaptation cinématographique de L’Écume des jours de Boris Vian, le réalisateur a rêvé la «limousine de Boris Vian» entièrement transparente. «Plus de six mois de travail ont été nécessaires à l’équipe de design de Peugeot pour effeuiller la limousine, lui greffer des morceaux et accessoires de 404 et réaliser son aménagement intérieur», souligne Altuglas. Et les parties transparentes ont été réalisées en Altuglas ShieldUp, produit sur le site de Saint-Avoid (Moselle). Fruit de 10 ans de recherche, ce matériau

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Peugeot a utilisé l’Altuglas ShieldUp pour «la limousine de Boris Vian» dans le film L’Écume des jours.

a reçu le prix Pierre Potier en 2012. Il s’agit d’un verre acrylique alliant le PMMA et un élastomère structuré à l’échelle nanométrique. Cela «permet d’obtenir une transparence parfaite, tout en optimisant d’autres propriétés telles que résistances mécanique et chimique».

32ST05 s’adresse aux secteurs de l’emballage industriel, de l’hygiène ainsi que des produits alimentaires. Le Supertough 32ST05 repousse les limites en termes de diminution d’épaisseur sans sacrifier pour autant les propriétés mécaniques et de bénéficier de facilité de mise en œuvre

© Total

du grade Total Lumicene Supertough 32ST05, un polyéthylène métallocène, Total propose un matériaux pour la fabrication d’emballages souples avec des films plus robustes et 25% plus fins que les solutions proposées sur le marché. Le Lumicene Supertough

© Altuglas/Peugeot

Pour leur mise en œuvre, les plaques Altuglas ShieldUp ont été chauffées à 180°C pendant une quinzaine de minutes pour être ramollies. Elles ont ensuite été soit contraintes sous vide, ou soufflées avec de l’air comprimé (pression 8 bar). «Il a fallu de nombreux

essais au transformateur plastique ABP pour obtenir la forme idéale pour chaque pièce», précise le chimiste. Les produits d’Altuglas avaient déjà séduit Peugeot qui les a utilisés pour son concept car Onyx, «une voiture sportive hybride et futuriste». Le toit est composé du verre Altuglas ShieldUp. «Le toit du véhicule allie résistance et esthétique avec le nouveau verre acrylique nanostructuré développé par les chercheurs du GRL (Groupement de Recherche de Lacq)», précise Alutglas International. La filiale d’Arkema a mis au point la couleur fumée pour les vitrages de ce concept car qui associe la fibre de carbone et le cuivre pur. Ce véhicule possède par ailleurs un aileron rétractable et son habitacle est réalisé en feutre et papier recyclé. I

Total propose un polyéthylène métallocène pour les emballages souples. 36

du PEBD. Il en résulte des films multicouche plus minces, très robustes et légers, faciles à mettre en œuvre sur les lignes d’extrusion et de façonnage. À titre d’exemple, Total cite les emballages de compression, notamment pour les matelas lourds, les films entrant dans la fabrication des couches-culottes très légères, les films de congélation, laminés, ou encore rétractables très techniques; comme ceux utilisés pour le fardelage des bouteilles en verre. Le grade Supertough 32ST05 fait partie d’une nouvelle famille de produits dans la gamme Total Lumicene. Cette gamme couvre toute la plage des densités des polyéthylènes (basse, moyenne et haute densité). I

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[NOUVEAUX PRODUITS ] INGRÉDIENTS COSMÉTIQUES Clariant présente

POUDRES FINES Arkema dévoile ses gammes

cosmétiques ● À l’occasion du salon

a développé le concept «Secret code of beauty» pour son portefeuille cosmétique. Clariant s’appuie sur «cinq codes complémentaires»: sensoriel, de l’innovation, Xpert, des tendances et EcoTrain. Un concept appliqué pour les produits présentés au salon In-Cosmetics à Paris en avril. D’abord les polymères Aristoflex Velvet qui «apportent une sensation de souplesse et de velouté aux formules des produits de soin pour la peau». Ensuite, la gamme Plantasens regroupe des actifs d’origine végétale, des émulsifiants originaux, et des émollients à base d’huiles végétales. Le concentré liquide Perlogen est lui incorporable à froid et possède un effet nacrant pour les soins à rincer. Enfin, les Genagen SC sont des mélanges incorporables à froid et confèrent un fort

In-Cosmetics, Arkema a présenté de nouvelles formulations avec ses poudres cosmétiques Orgasol et Rilsan. Ainsi, pour les soins masculins, la gamme Skin Mechanics est composée de trois formules. Le Ball bearings est une texture pour un gel exfoliant qui nettoie la peau tout en douceur grâce au Rilsan T NAT BHV COS, une poudre fine d’origine végétale. Ensuite, le Smooth Glider est un after-shave dont la texture ultra légère et fraîche est sublimée par Orgasol Caresse, poudre ultra fine

Clariant a présenté quatre produits pour la cosmétique.

pouvoir moussant. Faciles à utiliser, les deux grades qui composent cette gamme reposent sur une technologie originale brevetée qui permet de rehausser un large éventail de formules. Ils améliorent la stabilité des opacifiants et réduisent les temps de fabrication, selon Clariant. I

POLYCARBONATE Une toiture légère pour

le stade Arena do Grêmio au Brésil ● Protéger la toiture du

© Sabic

stade avec légèreté, c’est ce que revendique Sabic avec ses plaques en polycarbonate multiparoi Lexan Thermoclear. Les plaques de 10 mm d’épaisseur colorées ont été utilisées pour le toit du stade Arena do Grêmio à Porto Alegre au Brésil. La plaque Lexan Thermoclear a été choisie pour sa légèreté, sa dureté et sa résistance à la place du

Le Lexan Thermoclear de Sabic recouvre le toit du stade brésilien. 38

verre. Ce matériel de toiture résistant a démontré son efficacité lorsqu’une violente tempête qui s’est abattue sur le stade encore inachevé n’a causé aucun dégât au toit alors partiellement installé. Les plaques de polycarbonate ont été fournies dans des tons personnalisés de couleur bleu. La couleur claire et la surface hautement réfléchissante permettent de réduire les effets de la chaleur et le recours aux systèmes de refroidissement. Ces propriétés, auxquelles il faut ajouter le faible poids des plaques, contribuent à réduire l’impact environnemental du stade. Ces plaques résistent à des températures allant de -40°C à 120°C. I

qui facilite l’absorption tout en laissant un fini mat et doux. Enfin le Fine-Tuner et un soin jour d’origine végétale soutenu par Orgasol Green Touch, un ingrédient 100% issu de matières premières renouvelables et inspiré des principes de la chimie verte. Arkema a également annoncé que sa gamme Oleris, d’origine 100% végétale et fabriquée à partir d’huile de ricin et respectant les principes de la chimie verte, est conforme au référentiel des matières premières Ecocert des cosmétiques écologiques et biologiques. I

REVÊTEMENT DE PROTECTION Préserver

les structures en acier des incendies ● La gamme de Sika de

revêtements se dote d’un revêtement de protection intumescent, sans solvant pour les structures en acier. Le Sika Unitherm platinum est un revêtement de protection bi-composant à base de résine époxy qui permet de retarder l’effet d’un incendie sur les structures métalliques. Appliqué sur une épaisseur comprise entre 0,4 et 4,5 mm, il forme, sous l’effet de la chaleur, une couche intumescente qui isole thermiquement et qui ralentit la progression de la chaleur jusqu’à 120 minutes et 750°C. La durée de résistance au feu des éléments de construction en acier est ainsi augmentée et assure, pendant un temps non négligeable, la tenue de l’ensemble du bâtiment pour permettre l’évacuation des personnes. Ce revêtement se caractérise par une forte épaisseur de couche par passe; une résistance mécanique élevée; une résistance à l’usure, aux chocs et aux coups; un temps de polymé-

© Sika

© Clariant

le concept « Secret code of beauty » ● Le chimiste de spécialités

Le Sika Unitherm platinum protège l’acier du feu.

risation réduit; un faible délai de recouvrement; enfin un nettoyage à l’eau haute pression. Sika Unitherm platinum offre un degré de stabilité au feu de R30 à R120. Il bénéficie de l’Agrément Technique Européen, avec un classement de type X selon ETAG 018-2 et conforme à BS 476 partie 20-22. Il a passé l’essai de résistance au feu selon la norme NF EN 13381-8 et celui de la protection contre la corrosion selon la norme NF EN ISO 12944-5. I

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POMPES AB, LA SOLUTION À VOTRE MESURE, PRÉCISÉMENT. ès sa création il y a plus de 30 ans, Pompes AB a conçu et fabriqué les toutes premières pompes péristaltiques. La société s’est également intéressée aux pompes à entraînement magnétique que très peu de constructeurs proposaient alors. Ces pompes sont devenues incontournables dans les secteurs les plus exigeants en matière de protection de l’homme et de son environnement. Cette anticipation des marchés est au cœur même du développement de l’offre de Pompes AB. Attentive aux besoins de ses clients, elle propose aujourd’hui, les pompes Liquivac, une pompe à vide capable d’aspirer de l’air tout en acceptant jusqu’à 100% de liquide. S’ajoute une gamme de pompes à disque creux oscillant dédiée en particulier au transfert de liquides fortement visqueux. Les pompes Liquivac offrent un amorçage éclair, à la verticale de 8 m en 30 secondes et une distance d’aspiration de 300 mètres. Sa capacité d’aspirer de l’air comme une pompe à vide (jusqu’à 100 mbar) tout en acceptant 100% de liquides ou de mélanges

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POMPE À ENTRAÎNEMENT MAGNÉTIQUE.

gazeux de façon alternative ou continue en fait des pompes exemplaires. L’absence de pièces à jeu mécanique fin, sans frottement sans contact métal/métal, ni en caoutchouc minimise sensiblement son entretien. Elle accepte les particules abrasives et les solvants. Elle est insensible aux dépôts de tartre. La corrosion comme l’érosion n’affectent pas sa capacité d’aspiration. Pompes AB et M Pumps, concepteurs et réalisateurs de pompes à entraînement magnétique depuis plus de 30 ans, proposent une gamme « prêt à poser » avec différentes réa-

lisations « sur mesure ». Centrifuge à roue fermée, turbine à canal bi-latéral, volumétrique à palettes ou volumétrique à disque creux oscillant, chacune des hydrauliques apporte un avantage technologique certain pour s’adapter à tout process. Métallique, plastique, revêtue (Téflon sur métal), chacune des matières offre ses performances pour s’adapter à aux contraintes chimiques. Ses principales caractéristiques techniques sont : -N.P.S.H. à partir de 0.1 m -Débit de 0.05 à 2000 m3/h -H.M.T jusqu’à 1000 m -Pression statique jusqu’à 1500 Bar -Température de -100 à +600°C

POMPES AB

7 Rue Marie Curie-ZA Pariwest 78310 MAUREPAS Tél. : 01 30 05 15 15 Fax : 01 30 49 22 76 info@pompes-ab.com www.pompes-ab.com


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QUOTAS DE CO2 Les industriels de la chimie réclament de la visibilité © Usine Nouvelle

● Le système communautaire d’échange de quotas d’émission (SCEQE) vient d’entrer dans sa troisième phase portant sur la période 2013-2020. S’ils ne contestent pas la nécessité de réguler le marché du CO2, les industriels s’interrogent sur l’avenir du SCEQE à plus long terme, et demandent davantage de visibilité.

Le système communautaire d’échange de quotas d’émission vise à réduire les émissions industrielles de gaz à effet de serre.

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epuis 2005, l’Union européenne a instauré le Système communautaire d’échange de quotas d’émission (SCEQE) afin de diminuer les rejets de gaz à effet de serre par l’industrie et la production thermique d’électricité. Ce système communautaire de plafonnement des émissions attribue un prix à chaque tonne de dioxyde de carbone émise, et vise à inciter les industriels à opter

LES ÉMISSIONS CONCERNÉES PAR LA PHASE 3 DU SCEQE (2013-2020) > Dioxyde de carbone (CO2) issu: - de la production d’énergie et de chaleur - de l’aviation commerciale - des industries très consommatrices d’énergie: raffinage, métallurgie (fer et non-

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ferreux), industrie du verre, pâte et papier, chimie organique, etc. > Protoxyde d’azote (N20) de la production d’acides nitrique, adipique, glyoxylique et de glyoxal. > Perfluorocarbone (PFC) issu de la production d’aluminium.

pour des technologies à faible émission de gaz à effet de serre. Le «Paquet climat – énergie » retenu par l’Union européenne fin 2007 a consacré les objectifs dits «3 x 20» : réduction d’ici à 2020 des émissions totales de gaz à effet de serre d’au moins 20% par rapport à 1990, 20 % du mix énergétique issus d’énergies renouvelables; diminution de 20 % de la consommation énergétique. Le SCEQE est l’outil principal – et le plus opérant – pour atteindre le premier objectif. La mise en œuvre du SCEQE s’effectue sur différentes phases s’étalant de 2005 à 2020. La première se déroulant de 2005 à 2007 était définie comme une phase pilote d’apprentissage, permettant d’établir le prix du carbone, le libre-échange des quotas dans l’UE et les infrastructures nécessaires pour appliquer et surveiller le système. La phase 2 portant sur la période 2008-2012 constitue la première période d’engagement

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Les bruleurs d’acide nitrique utilisés dans la production d’engrais sont concernés par le SCEQE depuis le début de l’année.

de réduire nos émissions de N2O de deux millions à 400000 tonnes équivalent CO2 par an». Ensuite, le groupe a continué à diminuer les rejets de N2O, en développant les brûleurs qui utilisent ces catalyseurs. « Au final, nous avons pu réduire nos émissions de N2O à environ 75000 tonnes équivalent CO2 en 2012 en mettant en place des projets domestiques », précise Thierry Loyer. Avant d’ajouter : « Quant à la production d’ammoniac, nous utilisons de grandes quantités de gaz naturel. Mais la technologie actuelle ne permet pas d’optimiser davantage le procédé en termes de réduction d’émissions, ce qui est problématique car nous sommes obligés d’acheter des quotas.»

Une production européenne en berne Cependant, la crise financière a ralenti voire arrêté certains plans d’investissements que les industriels avaient prévu pour accroître leur activité et la rendre plus durable. «Suite à la crise, la production industrielle européenne a été moins importante que prévu, et les prix des quotas CO2 se sont effondrés depuis 2009», explique Gilles Poidevin, délégué général de l’Union des industries de la fertilisation (Unifa). Avant d’ajouter: «Notre secteur n’a pas trop été impacté, puisque la production d’engrais azotés s’est maintenue sur cette période». «Le problème est que le marché du CO2 est anémié, tout autant que

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l’activité industrielle, d’où l’effondrement des prix du CO2. Mais la faiblesse globale du marché de CO2 n’est pas seulement due aux industriels émetteurs, mais également aux énergéticiens, qui voient la demande d’électricité stagner, sinon baisser », indique Nicolas de Warren (Arkema). Soucieuse depuis de nombreuses années dans la réduction de l’impact environnemental de ses installations, l’industrie chimique souligne la nécessité de la poursuite du SCEQE. « La chimie est l’un des secteurs ayant le plus besoin du SCEQE, car il permet d’orienter les investissements de la filière en matière d’énergie et d’émissions de gaz à effet de serre. Pour la chimie de base, l’Ademe a estimé que l’énergie représentait jusqu’à 61,7 % du coût du produit », affirme Yves Lenain (UIC). La plupart des acteurs estiment qu’il s’agit d’un système efficace, qu’il faut néanmoins améliorer, notamment concernant les fraudes sur le marché du CO2. En effet, entre 2008 et 2009, des sociétés créées pour cette opération ont acheté des quotas sans TVA hors de France pour les revendre TVA incluse dans l’Hexagone, avec une plus-value de 19,6%. La Cour des comptes a chiffré en 2012 le montant total de la fraude entre 1,6 et 2 milliards d’euros en France. Mais cette arnaque à la TVA n’était pas seulement présente sur le territoire français. Elle a touché également d’autres pays européens tels que l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Danemark, la

du protocole de Kyoto. Durant ce laps de temps, les États membres doivent atteindre leurs objectifs d’émissions, soit une réduction de 6,5% du niveau d’émissions par rapport à celui de 2005. Un certain nombre de quotas d’émissions sont attribués gratuitement en fonction de la production industrielle et des installations les plus performantes en termes de réduction d’émissions. Les industriels les plus performants en termes de réduction d’émissions peuvent vendre leurs quotas non utilisés à un prix de marché, facteur d’ajustement de l’offre à la demande. Les groupes ayant des difficultés à respecter ces quotas pourront soit investir dans des technologies moins émettrices de gaz à effet de serre, soit acheter des quotas supplémentaires. Enfin, la troisième phase (2013-2020) veut contribuer à renforcer la réduction des émissions de gaz à effet de serre sur le long terme. «Ce qui change entre la deuxième et la troisième phase du SCEQE, c’est l’intégration de nouveaux secteurs, et la diminution de la quantité de quotas alloués gratuitement », indique Yves Lenain, responsable énergie et changement climatique à l’Union des Industries Chimiques (UIC). Avant de développer : « Il existe une liste de dérogation incluant des secteurs industriels exposés à un risque de fuite carbone. Cette liste est établie selon deux critères : la forte sensibilité au coût énergétique et l’existence d’une forte concurrence internationale (hors UE). Les secteurs présents sur cette liste, dont une partie de l’industrie chimique, continueront lors de la phase 3 de recevoir 100% de la quantité fixée de quotas gratuits, au lieu de la voir être progressivement mise aux enchères à partir de 2013». Outre la diminution des quotas gratuits alloués, le champ d’application du SCEQE a été élargi en phase 3, incluant les émissions du procédé. Les productions de la filière engrais sont concernées et en particulier celles d’ammoniac et d’acide nitrique. Ces dernières le sont pour leurs émissions de protoxyde d’azote (N2O). Concer nant les émissions issues d’unités d’acide nitrique, le chimiste Yara s’y était intéressé bien avant la mise en place du SCEQE, comme l’affirme Thierry Loyer, directeur général Industries de Yara France: «Chez Yara, nous sommes impliqués dès les années 1990 dans les émissions de protoxyde d’azote issues de nos productions d’acide nitrique. En 1995, nous avons développé des catalyseurs permettant

© Yara

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Les industriels de la chimie réclament de la visibilité

© Arkema

QUOTAS DE CO 2

faire remonter artificiellement le prix du quota. Le backloading aurait modifié les règles pour tous les industriels investisseurs, y compris ceux qui ont déjà consenti à équiper leurs installations de technologies à bas carbone », estime Yves Lenain (UIC). «Cette proposition de backloading, qui résulte d’une vision trop partielle et à court terme, était un expédient qui n’aurait pas eu des conséquences structurelles sur le marché », affirme Nicolas de Warren (Arkema). Avant d’ajouter: «De plus, il y avait une ambiguïté sur le terme de « gel » des 900 millions de tonnes de CO2. Il n’y avait aucune indication sur le sort ultérieur de ce montant de quotas gelés : allait-il être «détruit» ou bien réinjecté dans le marché en fin de période. Dans le deuxième cas, cela aurait consisté à reporter le problème à plus tard».

Confirmer le maintien du système après 2020

Belgique ou encore la Hongrie. Conséquence, un manque à gagner de 5 milliards d’euros pour l’Union européenne, qui a poussé la Commission à adopter en 2010 une directive. Ce texte prévoit le paiement de la TVA sur les quotas carbone par l’acheteur, et non plus par le vendeur au sein des États membres. Cette fraude à la TVA sur les quotas n’a pas arrangé la santé du marché européen de CO2. Les prix bas du quota de CO2 ont conduit la Commis sion européenne à déposer une proposition de « backloading ». Cette mesure consiste à geler 900 millions de tonnes de CO2, afin de faire remonter le prix du quota. « Tenir l’objectif 2020 ne demandait pas de gel de quotas. L’industrie chimique européenne et, plus largement, les industriels intensifs en énergie se sont opposés au gel 42

Pour pérenniser le SCEQE, les industriels estiment qu’il est nécessaire de fixer des objectifs au-delà de 2020.

des quotas qui aurait eu pour effet mécanique de remonter le prix de l’énergie et réduire la compétitivité de l’industrie européenne face à ses concurrents internationaux qui échappent au système européen », indique le porteparole de Solvay. Courant avril, cette proposition a été rejetée par 334 voix contre 315 par les parlementaires européens. L’industrie chimique a accueilli favorablement le rejet de la proposition de backloading. «C’est une bonne décision, car il s’agissait avant tout d’une décision politique visant à

Le rejet du backloading impose de trouver d’autres solutions pour rétablir un fonctionnement équilibré du SCEQE, car il n’y a pas d’alternative réelle. Dans ce cadre, les industriels de la chimie continuent de vouloir réduire les émissions de leurs procédés de production. « L’industrie chimique française a réduit de 50 % ses émissions de CO2 depuis 1990 », rappelle Yves Lenain (UIC). Mais pour continuer à travailler sur le long terme, l’industrie chimique estime qu’il est nécessaire de prendre plusieurs mesures pour restructurer le SCEQE. «Les investissements dans des équipements basés sur des technologies vertes sont avantageux sur le long terme. Or, si un investissement est décidé aujourd’hui, le temps de mettre l’équipement en service et qu’il tourne à pleine capacité, on se retrouve très rapidement autour de 2020. Fixer de nouveaux objectifs est donc nécessaire pour donner de la visibilité pour 2030 », développe Yves Lenain (UIC). Un avis que partage Nicolas de Warren (Arkema): « Il faut une confirmation politique explicitée de la prorogation du SCEQE au-delà de l’échéance 2020. En effet, les investissements sont effectués en règle générale sur des cycles longs et nous avons besoin d’avoir des objectifs clairs et des règles stables pour ce faire. Pour cela, un package de mesures structurelles, qui viendraient encadrer des mesures de plus court terme est à mettre en place dès que possible». De son côté, Solvay estime que «le problème central est l’absence de plafond européen, objectif ou obligation, pour les années

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au-delà de 2020, alors que le défi du changement climatique n’aura pas été résolu ». Ce qui a pour effet d’empêcher les industriels d’organiser leurs investissements pour une transition bas carbone. « Le SCEQE a été nécessaire pour faire baisser les émissions de gaz à effet de serre de l’industrie européenne. Mais, nous manquons de visibilité pour les années postérieures à 2020. La vraie question est de savoir s’il y aura une relance économique dans le futur. Si elle a lieu, les prix du CO2 remonteront, ce qui relancera les investissements pour les technologies bas carbone et l’effet vertueux du système», explique Thierry Loyer (Yara). De son côté, l’Unifa préconise plusieurs démarches outre la nécessité d’une visibilité à plus long terme, comme le soutient Gilles Poidevin: «Il est nécessaire que les industriels sachent combien de quotas ils doivent acheter, afin de prévoir les investissements. Nous pensons également qu’il faut garder une politique équilibrée vis-à-vis des régions hors Europe tels que l’Asie ou les ÉtatsUnis. Peut-être qu’une taxe carbone aux frontières sur les importations serait à envisager». Un avis que partage Thierry Loyer (Yara): «Avec l’augmentation du prix du gaz en Europe par rapport aux États-Unis, nos productions d’am-

VERS UN SCEQE AU NIVEAU MONDIAL ? a Commission européenne L ne se contente pas d’agir sur les émissions sur son propre territoire.

En effet, elle travaille pour un système de quotas carbone au niveau mondial. Elle a signé en août 2012 un accord avec le Conseil australien pour la mise en place au 1er juillet 2018 d’un système commun de plafonnement et d’échange de quotas. La Commission

moniac sont concurrencées par les importations. Je pense qu’il faudrait envisager la mise en place d’une taxe carbone, à condition qu’elle ne soit pas réglée par ceux qui paient déjà les quotas. Sinon, cela inciterait les industriels européens à délocaliser leur production». De son côté, Arkema estime que l’instauration d’un mécanisme d’inclusion carbone aux frontières serait difficile, même si le débat mérite d’être ouvert. «L’importation concerne principalement des produits finis et en fait assez peu les matières premières ou les grands intermédiaires. La mise en place d’un tel mécanisme de régulation serait très complexe, probablement difficilement

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est actuellement en négociations pour une démarche similaire avec la Suisse. Enfin, l’Union européenne milite pour la mise en place d’un mécanisme de marché des émissions de gaz à effet de serre dans les pays en développement. Si cette initiative venait à être instaurée, cela constituerait un tremplin vers un système mondial de quotas carbone.

compatible avec les règles de l’OMC et la liberté de commerce international à laquelle notre industrie fortement exportatrice est très attachée », juge Nicolas de Warren. Nul doute que l’Union européenne projette de perpétuer et améliorer le SCEQE. Mais pour son bon fonctionnement, il est nécessaire de définir des objectifs post-2020, et de mieux réguler le marché du CO2. «On pourrait instaurer un véritable mécanisme de régulation du cours du quota, confié à un organisme indépendant, une banque centrale du carbone à l’image de la Banque centrale européenne», suggère Nicolas de Warren (Arkema). I Dinhill On

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[ FOURNISSEURS ]

COMMERCE CHIMIQUE Brenntag présente un bilan positif en 2012 e leader mondial de la distribution de produits chimiques ne connaît pas la crise. Lors de son exercice 2012, Brenntag a généré un chiffre d’affaires s’élevant quasiment à 9,69 milliards d’euros, en hausse de 7,7% à taux de change constant par rapport à 2011. L’Ebitda opérationnel a progressé de 2,2% pour atteindre 706,6 M € à taux de change constant. «Bien que la situation économique globale offrait toujours plus de défis l’année dernière, nous avons réussi à améliorer nos résultats une nouvelle fois. Ce succès peut, en particulier, être attribué à notre stratégie, selon laquelle nous sommes constamment et systématiquement à la recherche d’expansion. Nous avons

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© Brenntag

Le géant allemand de la distribution de produits chimiques a vu ses ventes progresser en 2012. Des résultats qui le confortent dans sa stratégie et qui lui permettent d’être optimiste pour l’exercice 2013.

Les ventes de Brenntag s’élèvent à 9,69 Mrds€ en 2012.

également bénéficié de notre combinaison spéciale de présence locale et de force globale, ce qui nous démarque de nos concurrents», se félicite Steven Holland, p-dg de Brenntag. L’activité du géant allemand s’est développée dans le monde. En Europe,

DXP Entreprises acquiert National Process Equipment L’entreprise américaine a annoncé l’acquisition de National Process Equipment, fournisseur canadien de pompes et de compresseurs industriels.

Cette opération permet à DXP de renforcer sa présence géographique sur le continent nord-américain et d’offrir une gamme plus complète de systèmes de pompage.

Curtiss-Wright met la main sur Phönix Group L’Américain spécialisé dans l’instrumentation de contrôle du débit a annoncé l’acquisition de l’Allemand Phönix Group. Cette transaction, d’un montant

de 82 M €, permet à CurtissWright de se renforcer dans les vannes de contrôle notamment destinées aux secteurs chimique et pétrochimique.

BASF octroie des contrats d’ingénierie Le géant allemand a signé deux contrats pour des services d’ingénierie. L’un de 3 ans avec l’Américain Jacobs pour la construction du réseau de tuyauterie, d’électricité et instrumentation sur son site belge d’Anvers. Le deuxième, de 3 ans également, a été passé avec le Japonais Toyo Engineering pour l’ingénierie de projets en Inde, en Chine et en Malaisie.

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Brenntag affiche des ventes s’élevant à 4,5 Mrds € en hausse de 5,3% par rapport à 2011. En revanche, l’Ebitda opérationnel est en recul de 0,8%, à 301,6 M €. En Amérique du Nord, il a renforcé sa position avec un chiffre d’affaires en hausse

TRAITEMENT DE L’AIR

de 4% (3,06 Mrds€) et un Ebitda en progrès de 5,5% (321,5 M€) à taux de change constant. L’Amérique latine a permis à Brenntag de générer un chiffre d’affaires de 919 M €(en progrès de 8,5%) et un Ebitda opérationnel de 56,9 M €(+5,6% par rapport à 2011). Enfin, la croissance la plus forte a été observée dans la région Asie Pacifique, où le groupe a accru ses ventes de 58,4%, à 707,6 M € et son Ebitda de 25,4%, à 49,4 M €par rapport à 2011. Pour l’année 2013, Brenntag demeure confiant et prévoit des taux de croissance au même niveau qu’en 2012. Pour cela, il veut se focaliser sur plusieurs domaines clés: l’optimisation continue de la logistique de transport et de stockage, le soutien des fournisseurs pour améliorer leurs activités de distribution et l’expansion des services dans des domaines tels que les composés et D.O. les formulations. 

Ethera augmente

son capital ● La start-up spécialisée

dans les solutions de détection et d’élimination de la pollution chimique de l’air intérieur a annoncé la clôture de son deuxième tour de table pour un montant de 3 millions d’euros. Ces fonds permettront d’accroître la production à grande échelle de ses matériaux, de développer la société à l’international et sur des marchés plus larges. «Cette augmentation de capital est une opportunité formidable pour Ethera. Outre les fonds apportés, nous pourrons nous appuyer sur l’expérience de nos nouveaux partenaires pour nous développer sur nos deux marchés stratégiques

qui sont la mesure professionnelle de la qualité de l’air intérieur et le grand public», commente Yves Bigeay, président de la société. En outre, Ethera va s’installer courant 2013 sur un nouveau site de 1500 m2 à Crolles (Isère), et qui permettra le recrutement de 45 collaborateurs d’ici à 2015. Ces installations vont permettre la production à grande échelle de matériaux nanoporeux permettant de mesurer les teneurs en polluants chimiques dans l’air, mais aussi de les piéger. Créée en 2010, la start-up emploie à ce jour 14 salariés répartis sur ses deux sites à Grenoble (Isère) et D.O. à Saclay (Essonne). 

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[ FOURNISSEURS ] VWR procède à deux acquisitions

Mitsui construit un terminal aux États-Unis

● Le fournisseur américain d’équipements et de services destinés aux laboratoires a réalisé coup sur coup deux acquisitions. La première concerne la société turque Prolab, spécialisée dans la fourniture de consommables, de produits chimiques et d’équipements pour les laboratoires scientifiques. «Dans la lignée de nos récentes acquisitions en Chine et en Amérique latine, Prolab va permettre à VWR d’étendre sa portée géographique et de mieux servir les clients mondiaux sur un marché important et croissant. Nous attendons avec impatience de travailler avec les équipes de Prolab pour faire croître la marque VWR dans la région», déclare Manuel Brocke-Benz, p-dg de VWR. La deuxième acquisition porte sur la filiale britannique de Basan,

● Le Japonais a annoncé la construction d’un terminal de stockage de vrac liquide à Pasadena (Texas, États-Unis). Ce projet d’un coût de 14 milliards de yens (environ 150 M€) sera mené par la filiale de Mitsui dédiée aux terminaux de stockage, dénommée Intercontinental Terminals Company (ITC). Ce terminal, dont les capacités n’ont pas été révélées, va permettre à ITC de répondre à la demande du secteur croissant de la pétrochimie américaine, conséquence de l’essor des gaz de schiste. Le projet annoncé est prévu pour entrer en service au deuxième trimestre 2015. ITC opère déjà un terminal sur le site texan de Deer Park, dédié au stockage de pétrole et de produits pétrochimiques. Établi en 1972, ITC emploie près de

société spécialisée dans la fourniture de produits et services pour salles propres, qui avait déjà cédé sa filiale allemande à VWR en 2012. Cette opération permet ainsi à VWR «d’étendre davantage les capacités d’approvisionnement de salles propres à travers l’Europe». Les deux accords s’inscrivent dans sa stratégie de développement, qui s’appuie notamment sur une expansion géographique aussi bien par croissance organique qu’externe. Le groupe américain a multiplié les acquisitions en 2012 en Europe, s’emparant du Lillois Labo, du Belge Switch et du Britannique Lab3. Avec un effectif de plus de 8000 collaborateurs dans 30 pays, VWR a généré un chiffre d’affaires de 4,1 Mrds $ (environ D.O. 3,2 Mrds €) en 2012. 

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STOCKAGE

© DR

LABORATOIRE

Le terminal de stockage de Mitsui sera construit à Pasandena, à proximité du canal de Houston.

230 collaborateurs, et opère 239 terminaux de stockage, principalement aux États-Unis (Deer Park, Pasadena, Baton Rouge) et en Belgique (Anvers). Il affiche un chiffre d’affaires de 115 millions de dollars (88 M €) en 2012, et est détenu à 100% par la filiale américaine de Mitsui.  D.O.

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[ FOURNISSEURS ] ROBINETTERIE KSB ouvre une usine au Brésil ANALYSE DE GAZ Honeywell acquiert RAE Systems ● L’Américain a signé

L’usine de Jundiai sera dédiée à la production de vannes à boisseau sphérique.

pays émergents «de second rang» tels que le Vietnam, le Kazakhstan ou l’Ukraine. Le groupe compte aussi sur le développement de ses réseaux de distribution et de services à leurs clients, comme l’illustre le lancement d’un réseau commercial franchisé en France début 2013. Comptant un effectif de plus de 16000 employés, KSB a généré un chiffre d’affaires de près de 2,3 Mrds € en 2012.  D.O.

Analytik Jena inaugure sa filiale française Le fabricant allemand d’instruments de métrologie a inauguré sa filiale française, permettant d’alimenter «l’un des plus importants marchés européens pour la métrologie analytique et les produits des biosciences». Analytik Jena France assurera la commercialisation de produits, la prestation de services et de la formation continue.

Mettler-Toledo restructure son offre et crée une division Le spécialiste de l’instrumentation de laboratoire a annoncé le lancement d’un service de location d’équipements pour les besoins ponctuels de ses clients. La division Service de Mettler-Toledo proposera notamment des équipements de pesage et d’analyse. La société a également

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annoncé la création d’un pôle dédié à la formation de ses clients. Plus de 50 modules seront proposés dans les métiers du pesage, de l’instrumentation, du pipetage, des process et du logiciel et selon trois thématiques: les bonnes pratiques, les modules applicatifs et la métrologie légale et scientifique.

un accord pour l’acquisition de son compatriote RAE Systems, spécialisé dans les détecteurs de gaz et les logiciels industriels, pour un montant de 340 M$ (262 M€). «L’empreinte géographique de RAE Systems pour la production et la distribution, particulièrement dans des pays à forte croissance comme la Chine, va nous aider à faire de notre portefeuille déjà conséquent pour la détection de gaz une franchise globale encore meilleure», déclare Mark Levy, p-dg d’Honeywell Life Safety, filiale dédiée aux produits de sécurité industrielle du groupe. Les équipes de RAE Systems (750 collaborateurs) vont être progressivement intégrées à la division

Analyse d’Honeywell Life Safety. La transaction s’inscrit dans la stratégie de développement d’Honeywell, qui s’appuie sur l’innovation et la croissance géographique dans les pays émergents (Chine, Inde, Moyen-Orient, etc.). Dans le passé, Honeywell Life Safety avait procédé à plusieurs acquisitions pour renforcer son portefeuille de produits pour la sécurité industrielle. Il s’était emparé notamment du fabricant français d’équipement de protection individuelle Sperian, en 2010 et du Singapourien King Safetywear, en 2011. Fort d’un effectif de 132000 employés, Honeywell a généré un chiffre d’affaires de 37,7 Mrds$ en 2012.  D.O.

CARACTÉRISATION DE MATÉRIAUX Rescoll

s’empare des activités d’Acteq ● La structure de recherche

sous contrat (SRC) basée à Bordeaux (Gironde) a annoncé l’acquisition des actifs d’Acteq, PMI spécialisée dans les essais en environnement. Cette transaction permet à Rescoll de disposer de la technologie vibratoire Halt-Hass, pour l’étude du vieillissement de matériaux. «La méthode Halt-Hass consiste en une recherche des limites réelles du produit basées sur sa capacité à résister à des contraintes environnementales telles que les vibrations aléatoires,

© Rescoll

des pompes et de la robinetterie industrielles a inauguré son usine brésilienne de production à Jundiai, au nord de São Paulo. Ayant nécessité un investissement de 15 millions d’euros, cette installation de 100000 m2 va fabriquer des pompes et des vannes à boisseau sphérique à destination des industriels de la pétrochimie et de la chimie au Brésil. Le site devrait recruter 123 collaborateurs, venant compléter l’effectif de 933 employés de KSB au Brésil. Présent localement depuis 1954, le groupe allemand fabrique déjà des pompes sur son site de Várzea Paulista. Cette extension de capacités de production permet à KSB de soutenir la croissance du marché brésilien de la robinetterie industrielle, «qui va croître de 20% en moins de cinq ans», selon le groupe. La construction de cette usine s’inscrit dans le plan de développement de KSB, qui privilégie l’expansion géographique sur les marchés en forte croissance (Brésil, Russie, Inde et Chine), mais également les

© KSB

● Le spécialiste allemand

Rescoll se renforce dans l’étude du vieillissement de matériaux.

des températures froides et chaudes», explique William Faure, ingénieur responsable chez Rescoll. Cette technologie vient compléter la palette de moyens d’études de vieillissement de Rescoll, comprenant des méthodes thermique, par humidité, solaire, par immersion ou encore de fatigue mécanique. «Seuls les grands groupes disposent de ce type d’équipement. C’est une chance qui nous ouvre des portes vers de nouveaux projets avec les PME. Nous pouvons désormais aller vers des études vibratoires avec un niveau de maturité plus élevé pour les petites entreprises», complète José Alcorta, gérant de Rescoll. La SRC avait déjà renforcé ses capacités en analyse de matériaux en reprenant les activités d’Hydrosolab en 2012. Rescoll emploie 65 salariés et dispose de 2500 m2 de laboratoires de recherche. Il a généré 4,8 millions d’euros de chiffre D.O. d’affaires en 2012. 

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[ POMPES ]  Le constructeur allemand de systèmes de pompage Wilo commercialise sa pompe Stratos

Giga, destinée aux applications industrielles de chauffage, et d’eau de refroidissement. Un produit qui reflète la volonté de Wilo d’être en avance sur les exigences d’efficacité énergétique.

TECHNOLOGIE Une pompe à moteur ventilé haut rendement U lique optimisé (index d’efficacité >0,7). D’un design compact, elles possèdent une plage de régulation jusqu’à trois fois plus importante qu’avec des pompes à variation électronique conventionnelles. « Le pilotage des Stratos Giga peut s’effectuer via des vannes ou en externe par l’intermédiaire de variateurs de vitesse», précise Olivier Roussel. En outre, ces systèmes possèdent une protection anticorrosion de haute qualité (revêtement cataphorèse), ainsi qu’un système de drainage des condensats de série. Ils peuvent prendre en charge des fluides d’une température comprise entre -20°C à +140°C, et fonctionnent à des pressions de service allant jusque 13 bar. Les pompes Stratos Giga sont disponibles avec des consoles avec matériels de fixation pour son installation, un moniteur IR et divers modules de connexion IF (Lonworks, Modbus, BACnet, etc.). «Ces modèles, adaptables pour les environnements Atex, conviennent particulièrement à des applications industrielles de réseau fermé d’eau ou de refroidissement industriel», indique Olivier Roussel. © Wilo

n système de pompage en avance sur les exigences de la directive européenne sur l’efficacité énergétique des équipements ErP. C’est ce que le fabricant allemand de pompes Wilo propose avec son modèle de pompe monocellulaire Stratos Giga, destinée aux applications industrielles de chauffage et de refroidissement: eau chaude, eau de refroidissement, mélanges eau-glycol sans matières abrasives, etc. Alors que la directive ErP impose que les moteurs ventilés industriels répondent à la norme de rendement énergétique IE2 (haut rendement), les modèles Stratos Giga de Wilo sont encore plus performants, comme l’explique Olivier Roussel, chef des ventes Zone nord chez Wilo France: «La gamme de pompes Stratos Giga intègre des moteurs ventilés à aimants permanents avec un indice d’efficacité énergétique supérieur à IE4. Sachant que la directive ErP impose d’avoir des pompes répondant à la norme IE3 en 2017, ces équipements représentent clairement un investissement pour l’avenir». Outre le moteur, Wilo a entièrement repensé la conception des pompes Stratos Giga pour qu’elles offrent un rendement hydrau-

© Wilo

Un surpresseur tourné vers l’avenir

La pompe Stratos Giga offre un indice d’efficacité énergétique supérieur à IE4.

Outre son modèle de pompe monocellulaire, Wilo a lancé en 2013 son surpresseur SiBoost Smart Helix Excel. Il s’agit d’une installation à haut rendement équipée de 2 à 4 pompes multicellulaire. «Le SiBoost Smart Helix Excel est un équipement qui permet de traiter davantage de volume que d’autres surpresseurs disponibles sur le marché, avec une capacité allant jusqu’à 15 litres par seconde», explique Olivier Roussel. En outre, ce surpresseur dispose d’un convertisseur de fréquence intégré refroidi par air (25 à 60 Hz), et de moteurs à haut rendement (IE4). L’hydraulique de l’équipement a été optimisée, d’une part par la variation électronique, et par sa perte de pression réduite. «La partie hydraulique est composée de 6 à 8 turbines montées en série, permettant d’accroître efficacement la

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Le surpresseur SiBoost Smart Helix Excel intègre jusqu’à 4 pompes multicellulaire.

pression donnée au fluide », développe Olivier Roussel. Disponible en acier inoxydable galvanisé 305 ou 316 L, le SiBoost Smart Helix Excel offre une qualité accrue de régulation et de commande, avec son appareil de régulation SCe, utilisé avec l’écran LCD basé sur des symboles. Il fonctionne à une vitesse de rotation comprise entre 1 500 à 3770 tours/min ainsi qu’à des pressions de 16 bar pour le modèle de série, et jusqu’à 25 bar en option. En outre, il est équipé d’un capteur de pression de sortie, d’un manomètre et de vannes à boisseau sphérique amovibles. Il peut également être accompagné d’un réservoir à membrane sous pressions avec robinet d’isolement avec vidange. Les innovations de Wilo lui permettent donc de bénéficier d’avantages au regard de l’évolution des exigences réglementaires concernant l’efficacité énergétique. «Grâce à nos améliorations sur ces produits, le temps de retour sur investissement est inférieur à moins de 12 mois», souligne Olivier Roussel. Et le groupe ne compte pas se reposer sur ses lauriers et veut continuer à optimiser ses différentes gammes de pompes. « Pour le Stratos Giga et le SiBoost Smart Helix Excel, la grande partie de l’évolution résidera dans l’amélioration de la consommation électrique. Nous prévoyons également d’élargir les gammes de puissances de ces produits» envisage d’ores et déjà Dinhill On Olivier Roussel.  47


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[ NOUVEAUTÉS ]

POMPES L’entraînement magnétique gage de sécurité

La société Iwaki France commercialise une gamme de pompes à entraînement magnétique pour les transferts de fluides corrosifs.

L

L’utilisation de moteurs standards étend les possibilités de transfert de liquides. Dotées d’une puissance électrique comprise entre 0,37 et 4 kW, ces équipements n’exigent aucune chambre d’autoamorçage externe ou de clapet. En effet, l'air est aspiré dans le corps de pompe, grâce au vide créé par la turbine en mouvement, pour être mélangé avec le liquide dans le corps de la pompe. Le mélange air-liquide est poussé vers le refoulement où l'air plus léger, se sépare du liquide, plus lourd, qui retourne dans la turbine par le canal de réamorçage.

La société Suco VSE distribue en France les pompes Dartec de la société Beinlich conçues pour les applications où la répétabilité et la précision de dosage sont essentielles. Doté d’une structure légère d’environ 700 g, elles sont particulièrement adaptées aux appareils de manipulation et aux

© SucoVSE

Les pompes Dartec distribuées par Suco VSE. 48

Après avoir retiré tout l'air de la tubulure d'admission, la pompe est amorcée et fonctionne comme une pompe centrifuge classique. La puissance des aimants en néodyme-fer-bore évite le contact de la capsule magnétique avec la butée arrière et élimine de ce fait

les risques de friction et d’échauffement avec fusion des matériaux synthétiques. Les pompes SMX(F) sont faciles à entretenir, la partie mouillée pouvant être complètement séparée du moteur sans, pour autant, être démontée. ■ iwaki.france@iwaki.fr

Moteurs Atex à haut rendement

Pompes de dosage ●

© Iwaki

es pompes à entraînement magnétique SMX(F) d’Iwaki ont été conçues pour l’amorçage de produits corrosifs en toute sécurité. Ne comprenant aucune partie métallique avec le fluide pompé, les pompes SMX(F) composées de pièces en contact avec le fluide pompé sont fabriquées en polypropylène chargé fibres de verre, ETFE chargé fibres de carbone, céramique, carbone et d'autres matériaux aussi résistants à la corrosion. Les pompes SMX(F) ont une structure modulaire pour transférer des liquides ayant une densité élevée.

La pompe SMX(F) d’Iwaki.

robots. Les paliers, graissés à vie et complètement isolés du fluide pompé, permettent un rendement optimisé. Les pertes par frottement dans les paliers, l’échauffement du fluide pompé et les réactions indésirables dues à la composition chimique sont alors évitées. Les cylindrées vont de 0,1 à 6 cc/tr, la plage de vitesse de 1 à 400 tr/min (selon les viscosités), et la pression maximale de refoulement est de 150 bar. Il est possible de doser des fluides d'une viscosité comprise entre 1 et 1000000 mPa.s. Différents matériaux sont disponibles pour les pièces en contact avec le fluide (engrenages, plaque centrale et plaques de roulement). Enfin, en complément, il est toujours possible d'associer un débitmètre volumétrique VSE, permettant d'obtenir des précisions et répétabilités de qualité. ■ info@sucovse.fr

● Le groupe Leroy-Somer a lancé une gamme de moteurs antidéflagrants à haut rendement IE2 FLSD LS2 pour les zones Atex gaz Zone 1. Cette gamme se compose de différents modèles avec des puissances allant de 11 à 90 kW. Elle a sélectionné des tôles magnétiques à faibles pertes. Les paliers ont été nervurés pour assurer une dissipation maximale des calories. Le profil des ailettes de refroidissement

des carters a été optimisé permettant ainsi de réduire la puissance absorbée par les ventilateurs de refroidissement. L’abaissement significatif de l’échauffement augmente la durée de vie des bobinages (+ de 10 000 h en moyenne) et conforte la capacité à accepter des surcharges momentanées. Tous les moteurs gérés en stock de puissance supérieure à 11 kW sont équipés de sondes CTP et d’une seconde plaque signalétique permettant l’utilisation à vitesse variable entre 10 et 50 Hz. ■ www.leroy-somer.com

-Somer © Leroy

Le moteur antidéflagrant FLSD de Leroy-Somer.

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[ NOUVEAUTÉS ] Pompes péristaltiques Axflow commercialise sa gamme de pompes péristaltiques Realax pour la manipulation de fluides pour les applications industrielles et de traitement de l’eau. Les pompes Realax sont disponibles en deux technologies: avec un système d’écrasement du tube par roulements (série IP) ou bien par sabots (série RP). Les dispositifs à sabots sont préconisés pour les opérations à haute pression (jusqu’à 16 bar) mais ils créent plus de chaleur de friction qu’avec des roulements. Les systèmes à roulements sont davantage conçus pour les opérations dont les ●

w xflo ©A

Les pompes IP et RP de la gamme Realax d’Axflow.

pressions montent jusque 8 bar. Avec ces deux types de produits, la gamme peut ainsi couvrir une grande partie des exigences de pressions pour les applications industrielles. ■ info@axflow.fr

Pompe à entraînement magnétique métallique ● La société CP Pumpen présente son modèle MKPHT pour les applications industrielles à haute température (jusqu’à 350°C). Cette pompe à entraînement magnétique métallique fonctionne avec des débits allant juque 600 m3 par heure. Simple de démontage, il possède un palier central sans porte-à-faux, et supporte les applications employant des liquides chargés (30% -0,8 mm). Sa masse d’inertie sur l’arbre moteur lui permet

d’avoir un couple de démarrage réduit. Son coupleur inversé lui confère un design compact, une lubrification directe et contrôlée des paliers, et une injection externe possible en standard par rapport à un coupleur conventionnel. Il est disponible en option avec une double cloche d’entrefer de confinement, un anneau d’usure de corps et avec une sonde de température pour le contrôle des défauts. ■ emmanuel.pouffier@ cp-pumps.com

Kit pour transporteurs pneumatiques ● Le groupe Piab présente un kit de conversion pour ses transporteurs pneumatiques par aspiration série C. Il s’agit d'une interface standard permettant de transformer directement un ancien transporteur série C en un transporteur nouvelle génération piFlow p. Le kit de modification comprend une nouvelle pompe à vide à éjecteurs Coax dénommée piPremium, agrémentée d'un couvercle, d'un réservoir de contre-soufflage et d'un distributeur. L'ensemble se

monte sur le transporteur série C existant, sans utiliser d'outils. Les utilisateurs pourront bénéficier de dernière avancée technologique en matière d'aspiration procurée par le concept du Coax qui permet d'économiser l'énergie liée à l’air comprimé. Le temps de fonctionnement est augmenté par une conception utilisant moins de pièces internes qui simplifie la maintenance et avec un seul point de raccordement. ■ hala.e.washbrook@piab.com

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■ PomPes

■ Vannes

Moteurs asynchrones triphasés antidéflagrants

Îlot de pilotage

La division Drive Technologies de Siemens commercialise avec ses moteurs Simotics XP conçues pour les exploitations de pompes, ventilateurs, compresseurs ou mélangeurs en atmosphère explosible (poussière et gaz de zone 1). De type 1MD5, ces moteurs asynchrones triphasés basse tension se distinguent par © Siemens

Le moteur Simotics XP de Siemens.

leur haut degré de sécurité et de rendement. Ils disposent d’une enveloppe antidéflagrante capable de résister à une installation en extérieur et à une humidité relative de 80%. Les moteurs Simotics XP couvrent une plage de puissance de 0,25 à 250 kW et sont disponibles dans des hauteurs d’axe de 71 à 315 mm, en versions 2, 4 et 6 pôles. Grâce à leur conception standardisée autorisant une production rapide et économique, ils se distinguent par des délais de livraison réduits et de faibles coûts d’acquisition. De classe de rendement IE2, ces équipements peuvent passer en classe IE3 sans modification des dimensions du moteur. ■ www.siemens.com

Pompes à piston ● La gamme AFX d’Ingersoll Rand est adaptée aux procédés de transfert de fluides corrosifs ou abrasifs et d’une viscosité allant jusqu’à 1 million de centipoises. Les pompes AFX sont disponibles en cinq tailles de moteurs à air de 4,25, 6, 8, 10 et 12 pouces et d’un bélier hydraulique de 20 ou 220 litres. Elles disposent également de la soupape de liaison Progressive Exhaust, et d’une technologie intégrée de régulation. La gamme AFX se décline en trois modèles (à deux billes, à quatre billes et d’extrusion) selon les besoins de l’utilisateur. Adaptées à une grande variété d’applications industrielles, les pompes AFX permettent de réduire les coûts opérationnels et procurent un retour rapide sur investissement. ■ www.ingersollrandproducts.com/eu_fr.aspx

Station de compression La station de compression Sicolab de Dürr Technik est dotée d'une insonorisation efficace et ne génère que peu de vibrations. Grâce à ses dimensions réduites, elle s'intègre facilement, même sous une table de laboratoire. Elle est montée sur des roulettes et équipée de deux poignées: elle peut ainsi être déplacée facilement d'un poste de travail à un autre. La station est équipée d'un compresseur non lubrifié et produit ainsi de l'air comprimé garantit sans huile, ce qui évite tout ●

50

contrôle de niveau d'huile et de vidanges régulières, ainsi que toute purge de condensat. Le Sicolab intègre un réservoir de 25 litres et se branche selon un mode plug-and-play. Un bouton de réglage permet de moduler la pression utile jusqu'à 8 bar. La station a été conçue pour travailler en continu 24h/24, même avec un sécheur, la maintenance est revue au minimum: car à part le remplacement de filtre(s), aucune maintenance n'est requise. ■ office@duerr-technik.de

● La société Bürkert lance son dernier modèle d’îlot de pilotage de vannes AirLine Quick, conçu spécifiquement pour le secteur de la chimie (zone Atex 2/22). Ce produit permet de réduire significativement les coûts d’exploitation, en assurant à l’utilisateur un usage fonctionnel et pratique. Il est proposé en solution clé en main, sous la forme d’un coffret, optimisant les coûts d’installation et l’absence de tubes internes facilite son intégration. En outre, l’îlot AirLine Quick permet d’optimiser l’outil de production, grâce à la possibilité de remplacement de

© Bürkert

[ NOUVEAUTÉS ]

l’électrovanne sous pression sans besoin de démonter le dispositif. Enfin, il utilise plusieurs bus de terrain standards (Profibus, Profinet), et est compatible avec de nombreuses entrées et sorties déportées L’îlot de pilotage AirLine Quick de Bürkert.

standard: Siemens-ET 200S; Rockwell-PointO-1734; Phoenix-InLine; Wago-I/O 750_xxx, etc. Le AirLine Quick est disponible en deux modèles (11 mm ou 16,5 mm), permettant jusqu’à 64 vannes. ■ www.burkert.com

Amplificateur pour la commutation de vanne ● L’amplificateur pneumatique haute précision 4090 de Schubert & Salzer Control Systems permet d’amplifier le débit d’air du signal de réglage du positionneur pour que les vannes de réglage puissent commuter jusqu’à 4 fois plus rapidement sans aucune autre modification – en fonction du diamètre nominal de la vanne. Il est basé sur un système à membrane permettant d’augmenter la pression et le débit volumétrique de l’air de réglage jusqu’à 6 bar par enclenchement régulé de l’air d’arrivée. L’air de réglage est mené à l’actionneur par le biais d’une dérivation réglable. La régulation du flux dans la dérivation permet de régu-

© Sch ubert & Sa lzer

ler avec précision le seuil d’alarme pour l’activation de l’air d’amplification. Ainsi, l'amplificateur pneumatique fournit au servomoteur l'air de réglage standard en cas de petites variations de pression, c'est-à-dire de faibles opérations de régulation. L’amplificateur ne commute et ne valide l'amplification de pression pour l’air de réglage qu’en cas de dépassement du seuil de pression de la dérivation, d’où une adaptation beaucoup plus rapide de la course de la vanne ou d’un actionneur rotatif. Il peut assurer la même fonction pour la purge du servomoteur et valide une vanne de purge lorsque la pression d’air de réglage est très faible. Un filtre d’évacuation intégré lui permet de minimiser les émissions sonores. ■ marketing@schubert-salzer.com

Schubert & Salzer a lancé son amplificateur pneumatique 4090.

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[ NOUVEAUTÉS ] ■ Process

Électrovannes à commande directe

Appareil de filtration et séchage

© Asco Numatics

■ Vannes

● Le Simplefilter de PSL a été conçu pour des applications chimiques: hydrogénation, filtration de carbone, recyclage de catalyseurs ou pré- ou microfiltration de composés. Il est constitué d’une cuve isolée et chauffée remplie d’un média filtrant, et d’une trappe d’évacuation sur le côté pour un séchage efficace et une récupération

Asco Numatics propose ses électrovannes à commande directe 262, 263 et 314.

Dalmec commercialise son modèle Partner pour la manipulation de bobines. Il est équipé d’un système de préhension pneumatique, permettant la prise, le transfert et l’inclinaison de bobines, de formes, de poids et de dimensions très variés, d’une grande aisance. L’opérateur pourra déplacer toutes les bobines, dans tous les points du volume de

compatibilité chimique: FPM/FKM, EPDM, PTFE et CR. Il possède deux trous de fixation dans le corps (équerres de montage acier ou inox en accessoires), une possibilité de montage des électrovannes dans toutes les positions et, en option, une commande manuelle position maintenue par tournevis. Il est adapté pour une plage de température des fluides de -25°C à +120°C selon les garnitures d’étanchéité utilisées. ■ serviceclients.asconumatics.fr@ emerson.com © Dalmec

Asco Numatics complète son offre d’électrovannes à commande directe 2 et 3 voies avec les séries 262, 263 et 314. Elles s’utilisent à des pressions élevées, augmentées de 50% (selon DN) par rapport aux modèles précédents d’électrovannes. En outre, il ne nécessite aucune pression minimale pour fonctionner. Disponible avec un corps en acier inox ou en laiton, il est personnalisable avec un grand choix de matériaux d’étanchéité pour répondre à une vaste plage de

Électrovanne proportionnelle

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Le manipulateur de bobines Partner de Dalmec.

travail, avec rapidité, précision et en toute sécurité. L’équilibrage de la charge est obtenu par l’effet d’un vérin pneumatique sur un système à leviers. Le vérin amplifie l’action de montée et de descente qui est appliquée manuellement par l’opérateur sur l’outil de préhension ou directement sur la charge. Le vérin est alimenté par deux circuits préréglés: le premier équilibre en permanence l’outil de préhension, le second équilibre les différents poids de la charge. Le manipulateur Partner est disponible en différentes configurations: sur colonne ou en aérien pour être fixé sur un chariot mobile. ■ dalmec@dalmec.fr

Manipulateur pneumatique à double câble

La gamme de manipulateurs pneumatiques Posifil PF de Dalmec est particulièrement adaptée pour la manipulation manuelle de charges moyennes, sans efforts, et dans toutes les directions. Ses double bras sont manœuvrés par une articulation intermédiaire, ce qui assure une grande souplesse et une précision des mouvements dans tout le volume de travail. Des outils de préhension sur mesure associés au manipulateur pneumatique sont reliés à l’équipement par deux câbles en acier pour garantir plus de sécurité. Un vérin pneumatique ●

© Parker Hannifin

● Parker Hannifin a lancé son électrovanne proportionnelle miniature à haut débit Pace Hf. Grâce à son actionneur piézoélectrique, elle permet de contrôler des débits entre 0,5 et 540 l/min avec un signal analogique d’entrée de 0-10 V en courant continu, paramétrable par incrément de 0,001 V. L'électrovanne proportionnelle miniature Pace Hf est dotée d'une prise capteur intégrée permettant une lecture aisée du signal en boucle fermée et procurant ainsi au client un contrôle précis de la pression ou du débit. Avec un hystérésis inférieur à 4% (sur la pleine échelle) et un temps de réponse rapide inférieur à 20 msec l'électrovanne proportionnelle miniature Pace Hf délivre des

info@powdersystems.com

Manipulateur de bobines

du produit via le GlovaBag. Le Simplefilter existe en deux tailles (50 L et 130 L) et en deux matériaux (PFA revêtement acier carboné, acier 316 L ou Alloy 22). Le milieu de filtration est remplaçable aisément, n’ayant pas besoin de manches filtrantes ou de cartouches. ■

L’électrovanne proportionnelle Pace Hf de Parker Hannifin.

performances élevées dans le contrôle de pression ou du haut débit proportionnel. ■ ndubois@parker.com

alimenté à air-comprimé, couplé à un système de transmissions à double câble, assure l’équilibrage de la charge. Le vérin amplifie l’action appliquée manuellement par l’opérateur sur l’outil de préhension ou directement sur la charge. Le vérin est alimenté par deux circuits: le premier équilibre en permanence l’outil de préhension, le second équilibre les poids de la charge. Le Posifil PF est disponible en trois configurations (sur colonne, aérien fixe et aérien mobile), en version antidéflagrante Atex ou en inox. ■ dalmec@dalmec.fr

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[ NOUVEAUTÉS ]

© Atlantic Zeiser

● La société Atlantic Zeiser a mis sur le marché le nouveau système Digiline Compact, destiné au codage et à l'impression de numéros de série, de codes et de logos sur boîtes en carton plat, découpes de carton et feuilles séparées. Il peut traiter des cartons de 45 mm à 430 mm de long sur 64 mm à 368 mm de large. Chaque système Digiline Compact est configuré

avec deux composants principaux: une tête d'impression à jet d'encre contrôlé (DoD), qui dépend de la largeur voulue, et un module de séchage compatible avec l'imprimante sélectionnée. Une caméra autonome en option, destinée au contrôle de lisibilité, complète l'ensemble. La caméra vérifie que chaque feuille ou boîte a reçu l'élément de personnalisation ou de codage requis; si elle détecte une impression ratée, le margeur s'arrête. En outre, un capteur capacitif est utilisé pour le contrôle des doubles, afin de détecter les feuilles supplémentaires qui pourraient avoir été manquées. ■

Le Digiline Compact d’Atlantic Zeiser.

sales@atlantic zeiser.com

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Convoyeur industriel

© FlexiLink

Solution d’impression pour boîtes en carton

FlexiLink commercialise son convoyeur X65 destiné, notamment, aux industries chimique et cosmétique. ● FlexiLink lance son nouveau convoyeur industriel X65 pour les industries de la chimie et de la chimie fine. Doté d’une technologie innovante, cet équipement offre une capacité doublée de convoyage avec sa vitesse limite de 120 mètres par minute, tout en réduisant le nombre d’unités d’entraînement et de transfert nécessaires. La technologie des unités d’entraînement du X65,

couplée à des systèmes de contrôle en ligne, permet de réduire de 2/3 la consommation d’énergie. Les moteurs utilisés par le convoyeur seront de classe IE2 en standard, et il y aura même la possibilité en option d’accéder à la classe IE4. En outre, le FlexiLink X65 fournit des performances accrues de réduction du niveau sonore et de sécurité. ■ jacky.lecomte@flexilink.com

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[ NOUVEAUTÉS ] ■ analyse/Mesure société Krohne a lancé sa gamme Smartsens de sondes d‘analyse à technologie de convertisseur intégrée avec alimentation par la boucle 2 fils à destination notamment du secteur chimique. Ces sondes réduisent considérablement le risque de défaillance le long de la chaîne, allant de la sonde au système de contrôle commande du process et révolutionnent la manipulation des sondes d‘analyse. La première étape comporte les sondes de pH, redox et conductivité, suivies par d'autres paramètres. Krohne a miniaturisé le convertisseur et l'a monté dans la tête de la sonde: chaque sonde Smartsens peut ainsi être connectée directement au système de contrôle commande et permet une communication directe

par 4…20 mA/Hart. La sonde Elles peuvent être Smartsens (ré)étalonnées hors de Krohne. ligne en laboratoire dans des conditions contrôlées. Les sondes mémorisent les données d'étalonnage et il suffit de les rebrancher sur place. Pour l'étalonnage hors ligne, la sonde peut être connectée directement à un PC sur lequel est installé le même PACTware (FDT/DTM) que celui utilisé dans le système de gestion des ● Le groupe Siemens ressources, à l'aide d'un présente une nouvelle câble d'interface USB pour gamme de sonde TS500 l’alimentation électrique et pour les mesures de la communication Hart 7 température procédés et les bidirectionnelle. ■ p.bret@krohne.com constructeurs de machine notamment dans les secteurs chimie, pétrole, gaz, énergie et environnement. Certifiée SIL2/3, elle est montable en zone explosible conformément aux exigences IECEx ia et d. Le boîtier et la tête de sonde sont disponibles en plusieurs matériaux (acier inoxydable, fonte d’aluminium revêtue epoxy)

© Krohne

Sonde d’analyse à convertisseur intégré ● La

Sonde de température en fonction des applications en chimie ou pétrochimie. Il est possible de monter des sondes PT100 en duplex pour une maintenance à moindre coût sans nécessiter l’arrêt du procédé. La sonde TS500 est équipée en option d’un système d’affichage et de programmation en local par touches. Il peut être fourni avec une large gamme d’accessoires de thermométrie: puits mécano-soudés, raccords coulissants, etc. ■ www.siemens.com

Sonde à diode laser Mettler-Toledo a lancé son analyseur GPro 500 pour la mesure d’oxygène gaz. Intégrant une technologie de pointe, il offre des performances de mesure exceptionnelles et permet une installation facile et une maintenance très réduite. Les analyseurs de gaz à diode laser ajustable (TDL) représentent une amélioration importante par rapport aux systèmes d'analyse par échantillonnage. Tout d'abord, il n'est pas nécessaire de prélever des échantillons ni de les conditionner. Ensuite, ils ●

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résistent aux interférences dues à l'humidité, à la poussière ou aux gaz du milieu. Et enfin, ils présentent une très faible dérive. La technologie Intelligent Sensor Management (ISM) de Mettler-Toledo accroît encore les fonctionnalités du GPro 500 en intégrant des diagnostics prédictifs qui évaluent constamment la qualité du chemin optique et indiquent lorsqu'un nettoyage est requis avant que cela n'affecte les mesures. ■ marketing.mtpro-f@mt.com

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[ NOUVEAUTÉS ] Débitmètre électromagnétique Engineering Mesures distribue le débitmètre électromagnétique Agrimag d’Arkon pour la mesure de l’eau claire, chargée et des produits chimiques (avec une conductivité >20 uS/cm). Bénéficiant d’une précision de +/-1%, il mesure le débit volumique à travers un choix d’unités de mesure. Il permet d’effectuer des mesures bidirectionnelles. Disposant d’une structure en PVC avec des électrodes en Inox, l’Agrimag s’installe par brides sur des conduites allant de DN25, 50 et 80 avec des adaptateurs, permettant de s’adapter à quasi tous les types de raccords que sont les types DIN, DSP, NPT et autres types de raccords. L’appareil

© Arkon

Le débitmètre Agrimag distribué par Engineering Mesures.

est autonome grâce à son alimentation par piles AA interchangeables offrant une durée de vie de 1 à 3 ans et à un système efficace d’économie d’énergie. ■ info@mesure.com

Capteurs transmetteurs ● Kimo a conçu une nouvelle gamme de capteurs/transmetteurs à destination du secteur industriel, apportant installation et maintenance aisées. Scindés en trois familles distinctes (Monostat, classes 110 et 210), les capteurs contrôlent la pression, la température l’humidité ou encore le taux de CO et CO2. Ils s'adaptent à l’ensemble des installations neuves ou existantes grâce à leurs sorties analogiques 0-4/20 mA, 0-5/10 V ou relais.

L'ergonomie des boîtiers et sondes de mesure a été revue afin de faciliter la maintenance. Dès l'entrée de gamme, la carte électronique et l'élément de mesure sont solidaires de la face avant du capteur, ce qui permet, lors de l'ouverture du boîtier, de laisser intact votre installation pour configurer ou étalonner vos appareils. Cette nouvelle gamme bénéficie d'une entrée en face avant pour la configuration du capteur via un PC muni du logiciel LCC-S. Toujours en face avant, une LED indique l'état d'alimentation du capteur. ■

imo © K

kimo@kimo.fr

Kimo commercialise une nouvelle gamme de capteurs.

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519 ICM 56 CARNET BAT_Carnet 29/05/13 11:03 Page56

BASF FRANCE

BASF AGRO

Changements au sein de la filiale France

Thomas Oury

© DuPont

Directeur d’activité en Europe

● Thomas Oury est devenu directeur de l’activité Packaging & Industrial Polymers pour la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA). Il a pris la relève, à ce poste, de Heike van de Kerkhoff, promu directeur de DuPont Titanium Tech nologies. Thomas Oury a rejoint DuPont en 2002 et occupait récemment la fonction de directeur marketing et produits pour la division Building Innovations.

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© BASF

HENKEL FRANCE

Jean-Baptiste Santoul Directeur général de division ● Henkel a nommé Jean-

Baptiste Santoul, 43 ans, à la tête de la branche Détergents et produits d’entretien de sa filiale française. Il a pris ses fonctions le 1er avril et a aussi intégré le Comité exécutif de Henkel France. Il occupait précédemment le même poste pour Henkel Benelux. Jean-Baptiste Santoul a démarré sa carrière au sein de Henkel France en 1996. Il a ensuite été promu dans des fonctions de direction à l’international (Tunisie, Allemagne, Belgique, Luxembourg et Pays-Bas).

rité, puis en université à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (19972000), Olivier Ubrich a commencé sa carrière professionnelle chez MettlerToledo où, au sein de l’unité AutoChem, il a occupé divers postes techniques, marketing et commerciaux en Suisse et aux États-Unis. Entré chez Ciba en février 2008, il y a successivement occupé à Bâle (Suisse) les fonctions de responsable du Marketing stratégique et de responsable du Marketing & Sales Office.

Weymans, 55 ans, qui est actuellement en charge de la business unit dédiée aux élastomères de la marque Keltan. De même, Torsten Derr, 43 ans, remplacera G. Weymans à la tête de cette activité à partir du 1er juin. Il est actuellement responsable de la business unit dédiée aux matériaux et produits de protection du groupe allemand. Elle sera dirigée par Michael Schaefer, 38 ans, qui était jusqu’alors responsable de l’activité Biocides au sein de cette business unit.

division nord-américaine d’Evonik Industries. De son côté, John Rolando travaille depuis plus de 25 ans au sein d’Evonik où il a occupé divers postes à responsabilité dans le monde. Il était jusqu’alors président de la business unit dédiée aux polymères de performance en Amérique du Nord.

Matthias Altendorf Directeur général

EVONIK

John Rolando Président

LANXESS

Des changements à la direction ● Ron Commander, 62 ans et responsable de l’activité Caoutchouc butyle, partira à la retraite à la fin de l’année. Avant son départ, il prendra un nouveau poste à compter du 1er juillet au sein de la filiale canadienne de Lanxess. Il sera remplacé à son actuelle fonction le 1er juillet par Guenther

ENDRESS+HAUSER

© Endress+Hauser

DUPONT

● Olivier Ubrich, 42 ans, est nommé directeur général de BASF France à compter du 1er mai 2013. Il succède à Nicolas Kerfant qui a pris début avril la direction générale de BASF Agro et de BASF Agri Production.

Ingénieur chimiste diplômé de l’École nationale supérieure de synthèse, de procédé et d’ingénierie chimique d’Aix-Marseille, Olivier Ubrich est entré chez BASF fin 2009 à la suite de l’acquisition du groupe suisse Ciba. Il y occupe, d’abord en Allemagne, diverses fonctions projets dans le marketing avant d’être rapidement promu à la direction générale de BASF Polyuréthanes France dès 2011. Après une thèse de doctorat en entreprise, à Bâle chez Novartis et à l’Institut Suisse de Sécu-

● Le fournisseur d’équipe-

© Evonik

● Jean-Marc Petat sera nommé, à compter du 1er juin, directeur de la communication et des affaires publiques de BASF en France et du Business center West (France et Benelux). Il est actuellement directeur agriculture durable et communication pour BASF Agro et directeur des affaires publiques pour BASF France. Il sera remplacé dans cette fonction par Bertrand Debret, directeur technique et affaires réglementaires de BASF Agro. Yves Morvan lui succédera à ce poste. Il occupe aujourd’hui la fonction de responsable du développement technique de BASF Agro. En outre, à compter du 1er juin, le pôle agriculture durable sera dirigé par Laurent Jamet, actuellement coordinateur marketing clients grandes cultures de BASF Agro.

Olivier Ubrich

Directeur général

● John Rolando a pris la

présidence d’Evonik Corporation le 1er avril. Il succède à Tom Bates, président ces cinq dernières années, qui a pris sa retraite après plus de 15 ans passés au sein de la

ments de mesure vient d’annoncer, avec beaucoup d’avance, la nomination de Matthias Altendorf au poste de directeur général. Ce dernier prendra ses fonctions au 1er janvier 2014. Il remplacera Klaus Endress, 64 ans, qui dirige Endress+Hauser depuis 1995.

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519 ICM 57 AGENDA BAT_Mise en page 1 29/05/13 11:04 Page57

Manifestations 12-13 JUIN – CLERMONT-FERRAND Congrès international «Matériaux polymères et industrie automobile» organisé par le Centre national d’évaluation de photoprotection www.cnep-ubp.com

18-19 JUIN – ISTANBUL, TURQUIE PEPP Chain 2013: 22e édition du congrès annuel mondial du polyéthylène et du polypropylène www.ihsglobalevents.com/ pepp2013/

25-27 JUIN – SINGAPOUR JEC Asia 2013: salon international sur les composites www.jeccomposites. com/events/jec-asia-2013

26-28 JUIN – OYONNAX Spido 2013: 1re édition du salon des produits innovants et du design d’Oyonnax

24-26 SEPTEMBRE – PARIS e

Flomeko 2013: 16 édition de la conférence internationale sur la mesure de débit www.flomeko2013.fr

24-26 SEPTEMBRE – MILAN, ITALIE Chem-Med 2013: salon international de la chimie méditerranéenne www.chem-med.eu/ en_rbs/index_rbs.asp

24-27 SEPTEMBRE – BÂLE, SUISSE Ilmac 2013: salon international de la recherche et du développement de l’environnement et des technologies de process dans l’industrie pharmaceutique, la chimie et les biotechnologies

30 SEPTEMBRE-5 OCTOBRE – PLOVDIV, BULGARIE Chemical industry 2013: salon international de l’industrie chimique

www.spido2013.com

18-19 SEPTEMBRE – CLERMONT-FERRAND

1 E R -3 OCTOBRE – ORLÉANS

www.cnep-ubp.com

19 SEPTEMBRE – ARCACHON Journée Test & Mesure organisée par le Syndicat de l’instrumentation de mesure, du test et de la conversion d’énergie dans le domaine de l’électronique www.simtec.org

24-26 SEPTEMBRE – LYON Preventica: salon sur la santé au travail et la sécurité des personnes et des biens www.preventica.com

www.sfip-plastic.org/ congres.php

26-27 juin, Lyon Chromatographie ionique 26-28 juin, Lyon Chimie blanche et verte

28-29 NOVEMBRE – PARIS Identiplast 2013: rendez-vous européen de référence sur la valorisation des déchets plastiques www.plasticseurope.org/ Event/identiplast-2013.aspx

Formations ATO M E R Patrick Cancouët Tél : 01 39 84 15 87 contact@atomer.fr

24-26 juin, Paris Comprendre la chimie de l’environnement

1er -3 juillet, Lyon Corrosion des métaux 1er -3 juillet, Lyon Introduction à la chromatographie d’exclusion stérique – Application aux biopolymères et aux polymères synthétiques 2-5 septembre, Lyon Extraction par solvant UNIVERSITÉ DE LORRAINE Régine Tijou Tél : 03 83 68 28 65 regine.tijou@univlorraine.fr

www.ilmac.ch

www.fair.bg/en/events/ chemical_industry_13en.htm

Journée sur la durabilité des matériaux polymères organisée par le Centre national d’évaluation de photoprotection

un bâtiment performant et durable»

Sipec 2013: salon des fournisseurs de la chimie, cosmétique, parfumerie et pharmacie

1er -2 juillet, Paris Initiation à la thermodynamique et aux équilibres chimiques 4-5 juillet, Paris Initiation à la chimie minérale L A B O R ATO I R E N AT I O N A L D ’ E S S A I S Tél : 01 40 43 37 35 formation@lne.fr

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9-11 juillet, Paris Évaluation et maîtrise des incertitudes de mesure

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INFO CHIMIE MAGAZINE N° 519 - Juin 2013

C P E LYO N F O R M AT I O N CONTINUE Valérie Thoraval Tél : 04 72 32 50 60 contact@cpe-formation.fr

17-19 juin, Lyon Produits chimiques – Risques et prévention des risques chimiques

17-21 juin, Nancy Mécanique des fluides 17-24 juin, Saint Avold Initiation Génie des procédés 19-21 juin, Nancy Simulation de procédés discontinus 26-28 juin, Nancy Procédés de purification des liquides UNIVERSITÉ DE STRASBOURG Sandra Grisinelli Tél : 03 68 85 49 98 s.grisinelli@unistra.fr

24-28 juin, Strasbourg Techniques de contrôle en laboratoire de chimie 1er -4 juillet, Strasbourg Déchets industriels: traitement et valorisation, risques, sécurité et prévention 1er -5 juillet, Strasbourg Chimie de l’environnement

57


519 ICM 58 INDEX BAT_ 456_BASE_ACTU_BAT 29/05/13 11:07 Page58

Table des annonceurs PAGE

PAGE ABONNEMENT CHIMIE. . . . . . .

31

INVEST NRW. . . . . . . . . . . . . . . . .

ASV STÜBBE . . . . . . . . . . . . . . . . .

43

KSB . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

9

ATMOS’FAIR/WEBS . . . . . . . . . . .

23

LECHLER FRANCE . . . . . . . . . . .

33

BRONKHORST. . . . . . . . . . . . . . . .

27

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53

MECA INOX . . . . . . . . . . . . . . . . . .

35

BÜRKERT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

39

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55

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FG INOX . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

49

5

NERGECO . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

25

PLANT BASED SUMMIT . . . . . .

21

POMPES AB/PUBLI . . . . . . . . . . .

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POMPES AB . . . . . . . . . . . . . . . . . .

55 49

ESOPE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

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POMPES GROSCLAUDE. . . . . . .

EUROCOAT. . . . . . . . . . . . . . . . . . .

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PRESSE PRO . . . . . . . . . . . . . . . . .

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EXPO PERMANENTE . . . . . . . . .

4 COUV.

STERLING SIHI. . . . . . . . . . . . . . .

45

FLOW SERVE. . . . . . . . . . . . . . . . .

54

WEG FRANCE . . . . . . . . . . . . . . . .

51

e

Magazine Magazine édité édité par par ETAI ETAI Antony Parc Parc IIII -- 10, 10, Place Place du du Général Général de de Gaulle Gaulle -Antony BP 20156 20156 -- 92186 92186 Antony Antony Cedex Cedex BP Tél. :: 01 01 77 77 92 92 92 92 92 92 Tél. Site internet internet :: www.infochimie.com www.infochimie.com Site Pour joindre joindre vos vos correspondants, correspondants, composez composez le le 01 01 77 77 92, 92, Pour suivi des des quatres quatres chiffres chiffres indiqués indiqués après après chaque chaque nom. nom. suivi Pour leurs adresser un e-mail, taper l’initiale du prénom, Pour leurs adresser un e-mail, taper l’initiale du prénom, le nom nom puis puis @etai.fr @etai.fr (ex. (ex. :: pdupont@etai.fr) pdupont@etai.fr) le

Directeur de la publication : Christophe Czajka Directeur de la publication : Christophe Czajka Directeur du pôle magazines spécialistes : Directeur du pôle magazines spécialistes : Pierre-Dominique Lucas Pierre-Dominique Lucas Rédactrice en chef : Sylvie Latieule (95 87) Rédactrice en chef : Sylvie Latieule (95 87) Secrétaire de rédaction : Rédactrice en chef adjointe Aurélie Dureuil (95 81) Ariane Boixière-Asseray (95 :85)

Index des entreprises citées dans les rubriques et articles de ce numéro

a Acteq p 46 Ademe p 10, 41 Adisseo p 4, 23 AEC Polymers p 8, 9, 10 Agence de l’Innovation Industrielle p8 Air Liquide p 19, 31 AkzoNobel p 17 Alcimed p 26, 27 Alstom p 33 Altuglas p 4, 11, 36 Amyris p 26, 30 Analytik Jena p 46 Aprochim p 16 Arkema p 4, 7, 8, 9,10, 11, 19, 30, 36, 38, 41, 42, 43 Arkon p 55 Asco Numatics p 52 Atlantic Zeiser p 53 Axelera p 31 Axel’One p 31 Axflow p 49

b Bain Capital p 23 BASF p 4, 7, 12, 18, 20, 24, 29, 44, 56 Bayer p 6, 13, 25 BBC Research p 26 Beinlich p 48 Biofab Group p 26 Biolding Investment p 30 Bluestar Silicones p 31 Bostik p 17, 25 BP p 26 Brenntag p 4, 44 Bureau Veritas p 28 Bürkert p 50

c

Cabot p 20 Caisse des Dépôts p 31 Casda p 30 CEA p 31 Cefic p 4, 12, 13 Ciba p 24, 56 Clariant p 38 Climalife p 28 CNEP p 4, 34, 35, 57 Cobalt p 29 Cornerstone Chemicals p 20 Cosan p 30 Conservatoire National des Arts et Métiers p 27 Constellium p 32 Cristal p 18

58

CP Pumpen p 49 Curtiss-Wright p 44 Cytec p 20

d Dalmec p 52 DCNS p 33 Dehon p 28 Dow p 6, 13, 19, 20, 23 DuPont p 26, 29, 56 Dürr Technik p 50 DSM p 7, 19, 26 DXP p 44

e Eads p 33 Echa p 16, 17 EcoDDS p 17 EMS-Grivory p 30 Endress+Hauser p 56 Engineering Mesures p 55 ENI p 30 Entreprendre Pour Apprendre p 11 Esat, de Tilly p 11 ETH p 26 Ethera p 4, 44 Ethylene Glycols Singapore p 22 Evonik p 30, 56 ExxonMobil p 18

f, g, h Fédération de la Maison de la Chimie p 32 FlexiLink p 53 Formosa Plastics p 18 Genomatica p 29, 30 Genopole d’Evry p 26 GE Plastics p 19 Global Bioenergies p 7, 26 Gulf Petrochemicals & Chemicals Association p7 Henkel p 56 Hipro Polymers p 30 Honeywell p 46 Huntsman p 20

i, j, k iBSSQ p 26 ICCF p 35 Idemitsu p 19 Incitec Pivot p 20 Industrial Water Management p 24 International Chemical Investors Group p 18 IFP Energies

Nouvelles p 31 Ifsttar p 32 Ihsedu Agrochem p 30 Ineos p 4, 7, 18 Ingersoll Rand p 50 Inserm p 26 International Terminals Company p 45 Inventec p 28 Iwaki p 48 Jacobs p 44 Japan-Singapore EOG Company p 22 Jayant Agro p 30 K-Dow p 13 Keltan p 56 Kemira p 24 Kem One p 4, 19 Kimo p 55 King Safetywear p 46 Krohne p 54 KSB p 46

l, m Lab3 p 45 Labo p 45 Lanxess p 22, 56 Leroy-Somer p 48 Life Technologies p 26 Lyle Bio Products p 29 Medicago p 26, 27 Metabolic Explorer p 26 Methanex p 4, 20 Mettler-Toledo p 46, 54, 56 Mitsubishi Chemical p 24 Mitsui p 4, 19

n, o National Process equipment p 44 Nippon Gohsei p 24 Novamont p 29, 30 NovaOne Immo p 31 Novartis p 56 Novvi p 30 Observatoire de la biologie de synthèse p 27 Oseo p8 Oxea p 24

p, q, r Parker Hannifin p 52 Petroplus p 12 Peugeot p 4, 10, 36 Phönix Group p 44 Piab p 49 PIC p 13

Potasse et Produits Chimiques p 18 PPG p 4, 17, 22 Prolab p 44 PSL p 52 Purac p 29 RAE Systems p 46 Renault p 10 Rescoll p 46 Rhodia p 7, 29 Roland Berger p 6 Rusvinyl p 18

s, t, u Sabic p 19, 38 Saint-Gobain p 8 Sanofi p 26 Schubert & Salzer Control Systems p 50 Shell Chemicals p 22 Shin-Etsu p 18 Sibur p 18, 25 Siemens p 50, 54 Sika p 38 Simtec p 57 SMB p 28 Solvay p 4, 7, 18, 22, 23, 25, 29, 31, 32, 36, 42 SolVin p 18 Sperian p 46 Styron p 23 Succinity p 29 Suco VSE p 48 Sunshield Chemicals p 25 Switch p 45 Synthetic Genomics p 26 Total p 3, 19, 25, 26, 30, 36 Toray p 30 Toyo Engineering p 24, 44 TWB p 26 UIC p 41, 42 Unifa p 41, 43

v, w, x, y Versalis p 30 VWR p 45 Wacker p 23 West Fertilizers p 13 Wilo p 47 Xinjang Markor Chemical Industry p 20 Yara p 41, 43

Secrétaire rédaction : Rédaction de : Aurélie Dureuil, Florence Martinache Ariane (95Julien 85), Christine Nicolas (95 81),Boixière-Asseray Dinhill On (95 80), Cottineau (95 86), Audrey Fréel (95 83) (Chimie(95 Pharma Hebdo)Fréel Rédaction : Julien Cottineau 86), Audrey (95 83) (Chimie Pharma Hebdo), Responsable Studio Magazine : Dinhill On (95 80), Thierry Michel Responsable Studio Magazine : assisté Michel de Christian Le Coz Thierry Premierde rédacteur assisté Christiangraphiste Le Coz : Thierry Meunier Premier rédacteur graphiste : Publicité : Thierry Meunier Sandrine Papin (directrice de publicité Pôle Industrie Publicité : - 96 43) ; Eric Leuenberger (directeur - 96 37) Sandrine Papin (directrice publicité Pôle Industrie assistés de Martine Szubade(assistante technique -96 9644) 43) ; Eric Leuenberger (directeur - 96 37) assistés de Martine Szuba (assistante technique Représentants : 96 44) - Rhône-Alpes : Become, Eric Bechetoille, Représentants : 00 04 14, Mobile : 06 80 68 44 00 Tél./Fax : 04 72 -- Rhône-Alpes : Become, Eric Bechetoille, Allemagne / Suisse / Autriche : Axelle Chrismann Tél./Fax Mobile : 06 80 68 44 00 Tél. +33:104 7772 9200 9204 5914, - Email : achrismann@infopro.fr Thomas Hugues Tel. : +33 1 77 92 95 36Hugues Tel. - Allemagne / Suisse / Autriche : Thomas Email thugues@infopro.fr :- +33 1 :77 92 95 36 - -Italie Tomassi Email: Piero : thugues@infopro.fr Tel. : :+33 1 77 92 96 90 - Email corp., : - USA Trade Media International ptomassi@infopro.fr 421 Seventh Avenue, New York, NY 10001-2002 USA, - Tél. USA: (1.212) : Trade 564-3380 Media International corp., - Fax : (1.212) 594-3841 421 Seventh Avenue, New York, NY 10001-2002 USA, Marketing, diffusion, abonnements : 594-3841 Tél. : (1.212) 564-3380 - Fax : (1.212) Directeur : Jean-Baptiste Alline Marketing, : Diffusion et diffusion, Marketingabonnements clients : Laurence Vassor Directeur : Jean-Baptiste Alline lvassor@infopro.fr Diffusion et Marketing clients : Laurence Vassor Promotion : Isabelle de Goüyon Matignon lvassor@infopro.fr idegouyonmatignon@infopro.fr Promotion : Isabelle de Goüyon Matignon idegouyonmatignon@infopro.fr Pour s’abonner :  : www.infochimie.com Pour s’abonner : : abo@etai.fr : www.infochimie.com   : abo@etai.fr  33(1) 77 92 99 14 - lundi au vendredi (9h à 12h  :14h 33(1)à 77 99 14 - lundi au vendredi (9h à 12h 17h92 / 16h vendredi) 14h à77 17h 16h15vendredi)  : 33(1) 92/98 ::INFOPRO 33(1) 77 92Communications 98 15 (GISI - ETAI)   :Service INFOPRO Communications (GISI - ETAI) Abonnements - Antony Parc II - Service - Antony BP 20156Abonnements - 92186 Antony CedexParc II BP 20156 - 92186 Antony Cedex 1 an, France : 269 € ttc (dont TVA 2,10%) 1 an, France : 255 € ttc (dont TVA 2,10%) Etudiants, étranger : nous consulter Etudiants, étranger : nous consulter Vente au n° : (anciens n°, annuaires) Vente au n° : (anciens n°, annuaires)  : www.librairie-gisi.fr , : 33(1) 77 92 97 75  : www.librairie-gisi.fr ,  : 33(1) 77 92 97 75 Dépôt légal : Juin 2013 Dépôt légal : Octobre/Novembre 2012 Commission paritaire n° 0217 T 78667 Commission paritaire n° 0217 T 78667 Achevé Achevé d’imprimer d’imprimer sur sur les les presses presses de de Corlet Corlet Imprimeur Imprimeur -- ZI, ZI, route route de deVire Vire BP86 BP86 -- 14110 14110 Condé-sur-Noireau Condé-sur-Noireau ISSN ISSN 1286-0921 1286-0921 SAS SAS au au capital capital de de 47 47 111 111 184 184 euros euros Siret Siret :: 806 806 420 420 360 360 00117 00117 APE APE :: 5814Z 5814Z

N° 519 - Juin 2013 INFO CHIMIE MAGAZINE


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Info Chimie n°519