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Sciences & technologie

FERMETURE D’UNE CENTRALE NUCLÉAIRE… ET ENSUITE ?

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International

ESPAGNE : UN PLAN D’AUSTÉRITÉ POUR SURMONTER LA CRISE 13 Sports

LES VRAIS TESTS APPROCHENT

LE MARDI 2 OCTOBRE 2012

impactcampus.qc.ca

VOLUME 27 | N° 5 |

VOTRE JOURNAL EST RECYCLABLE !

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P.6 PHOTO  : CLAUDY RIVARD | MONTAGE GRAPHIQUE : LAURA LUKYNIUK

La balade du poète p.8


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OPINIONS | IMPACT CAMPUS | MARDI 2 OCTOBRE 2012


éditorial Le dé de la démocratie P

référant majoritairement me situer loin des pôles, je me considère comme un modéré, ce qui me permet d’être, je le crois, impartial et ainsi apte à peser le pour et le contre. Lors des derniers mois, la démocratie québécoise à été rudement remise en question par nombre d’entre nous. Cela a permis un regard un peu plus critique envers nos institutions déjà en place, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soit. Plus récemment avait lieux l’assemblée générale de la CADEUL (  confédération des

associations d’étudiantes et d’étudiants de l’Université Laval  )  . Même si seulement une centaine d’étudiants étaient présents, tous les étudiants de l’université avaient été conviés à l’évènement. Je ne détaillerai pas le déroulement du rassemblement, mais le tout s’est terminé de façon impromptue, quand plusieurs gens ont quitté, d’un commun accord, l’assemblée générale provocant ainsi son arrêt imminent, faute de quorum. Ces gens frustrés par le refus d’adoption de points qu’ils avaient

Directeur général: Marc-Antoine S. Rioux direction@impact.ulaval.ca

Journalistes: Mathieu Turgeon, Justine Pomerleau Turcotte, Jérémie Thibodeau, Jessica Pineau, Stéphanie Leclerc-Audet, Marie-Claude Savoie, LouisAugustin Roy, Catherine Gilbert, André-Philippe Drapeau Picard, Laurence Bonin, Dominique Beaulieu, Matthias Lintermans, Jean-François Normand, Rosalie Readman

Rédacteur en chef: Hubert Gaudreau redaction@impact.ulaval.ca Chef de pupitre actualités: David Rémillard actualites@impact.ulaval.ca Chef de pupitre arts: Miléna Babin arts@impact.ulaval.ca Chef de pupitre sports: Raphaël Bergeron-Gosselin sports@impact.ulaval.ca Chef de pupitre sciences: Pierre-Louis Curabet sciences@impact.ulaval.ca Directrice de la photographie: Claudy Rivard photos@impact.ulaval.ca Production: Laura Lukyniuk Stéphanie Turgeon-Girard production@impact.ulaval.ca IMPACT CAMPUS 1244, pavillon Maurice-Pollack, Université Laval, Québec, G1V 0A6 Téléphone: (418)  656-5079 Télécopieur: (418) 656-2398 Publicité: Fabrice Coulombe Téléphone: (418) 656-3979 publicité@impact.ulaval.ca

préalablement proposés scandaient le respect de la démocratie. Je leur dis à ces assoiffés de démocratie favorisant leurs valeurs, que cette dernière ( la démocratie ) bien que juste en apparence, ne l’est pas, comme tout système politique. Il s’agit là d’un concept en faveur de la justice sociale, mais qui, mit entre les mains de gens désinformés ou inconscients de leur

chance d’avoir ce droit de parole, devient lacunaire et imprévisible. Pour bien illustrer mon point, je reprendrai les paroles d’un grand homme politique, Winston Churchill, qui a dit un jour que « La démocratie est le moins pire des systèmes politiques. » Il faut savoir la comprendre pour l’améliorer, et ce n’est pas en dénigrant l’autre que l’on y parviendra. Or en quittant en bloc l’assemblée générale, il s’agissait là d’un manque flagrant de respect envers

les gens présents qui avaient alors votés contre les différentes propositions, eux ayant exercé leur droit de vote de façon équitable. Il faut donc se questionner sur les réelles intentions de ces gens qui, peut-être inconscient de la nature de leur agissement, venait d’agir à l’encontre même du concept qu’ils revendiquent.

Hubert Gaudreau

Correctrices : Marilou Cloutier Camille Allard Photographes : Pierre Bonenfant Pascal Huot Caricaturiste : Sébastien Blondeau Conseil d’administration : Alexandre Paré, Cyril Schreiber, Benjamin Jébrak, Didier Ouellet, Guillaume Arsenault, Jérémie Lebel,Pier-Luc Gauthier, Sarah Chahine, François Gagnon IMPACT CAMPUS ne se tient pas responsable de la page CADEUL (7), dont le contenu relève entièrement de la CADEUL La publicité contenue dans impact campus est régie par le code d’éthique publicitaire du journal qui est disponible pour consultation au: http://impactcampus.qc.ca/ code-dethique-publicitaire

Impression: Publications Lysar inc. Tirage: 10 000 exemplaires Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec et Bibliothèque nationale du Canada. Impact Campus est publié par une corporation sans but lucratif constituée sous la dénomination sociale Impact Campus, le journal des étudiants et étudiantes de l’Université Laval.

OPINIONS | IMPACT CAMPUS | MARDI 2 OCTOBRE 2012

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Dossier stationnements : Les coûts explosent

p. 6

UNIVERSITÉ LAVAL ANALYSE

CADEUL : la vie après la grève La Confédération des associations d’étudiantes et étudiants de l’Université Laval ( CADEUL ) a présenté la semaine dernière son plan directeur pour l’année 20122013. Deux grands thèmes ressortent : la transparence et la représentativité, ainsi que les services aux membres. Analyse des enjeux.

Jean-François Normand

Le LPU sera encore cette année un enjeux pour la CADEUL. PHOTO : CLAUDY RIVARD

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’objectif est très clair : après une année animée par la grève, la CADEUL veut se retourner vers des éléments plus consensuels qui vont regrouper le campus. Aussi, le premier thème abordé est la démocratie et la relation avec les membres, une première pour un plan directeur cadeulien. On veut redonner de la légitimité à l’asso-

ciation étudiante, et cela passe, entre autres, par la création de différents comités, par la publication des rapports mensuels et des procès-verbaux sur le site web. On veut aussi augmenter les services aux associations : calendrier des activités du campus, services de graphistes et de comptables, etc. On es-

père certainement retisser des liens avec les associations facultaires et départementales qui se sont éloignées l’an dernier dans le contexte de grève. Laissez-passer universel d’autobus On se rappelle qu’en 2009 les étudiants avaient voté à forte majorité (  75  %  ) pour la créa-

tion d’un laissez-passer universel d’autobus dont la cotisation maximale serait de 60 $ par session. Or, le financement externe n’a pas été au rendezvous et le projet est resté lettre morte. C’est pourquoi cette année la CADEUL veut refaire les calculs du coût d’implantation du projet, ce qui devrait nous amener vers un nouveau référendum sur la question d’ici l’an prochain. Services aux étudiants Ce sera définitivement (  encore ) une année très occupée pour le vice-président aux finances, car celui-ci devra superviser la récente ouverture du nouveau Café l’Équilibre dans le stade de soccer, en plus de planifier la prochaine ouverture d’un second café étudiant dans le Super-PEPS. Dans le même ordre d’idées la Halte-Garderie devrait ouvrir ses portes d’ici 12 à 18 mois selon les estimés. Le grand absent : La TaCEQ et la politique nationale Compte tenu des récentes élections et de la grande incertitude qui planait, l’exécutif a décidé de laisser vide la section

sur la politique nationale. On ne mentionne pas non plus la Table de concertation étudiante du Québec (  TaCEQ  ). Pourtant certains enjeux importants auraient pu être abordés  : le renouvellement incertain de la règle ministérielle sur les frais institutionnels obligatoires ( FIO ), le financement de la recherche universitaire au niveau pan-québécois, la ( mauvaise ) gestion des universités ainsi que l’augmentation des coûts publicitaires, etc. La question qui reste est de savoir si les étudiants seront consultés sur la question où les décisions seront dévolues au caucus des associations. D’autant plus que la CADEUL n’a plus de position claire sur la hausse des frais de scolarité, ce qui constitue un problème dans le contexte d’un prochain sommet sur l’éducation. Le plan directeur, qui comporte vingt-sept (  27  ) propositions, n’a toutefois pas été ratifié par l’assemblée générale, faute de quorum. Il avait cependant été adopté en caucus des associations, on peut donc s’attendre à ce qu’aucune grande modification ne soit apportée.

L’Oktoberfest ralenti par Dame nature L’Oktoberfest de l’Université Laval, qui était organisé pour la première fois par le Bureau voyage le Transit, n’a pas dépassé le cap des 2 700 personnes de l’année précédente, ralenti par le mauvais temps à sa quatrième présentation jeudi dernier.

Jérémie Thibodeau

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’association visait 3  000 personnes, c'était également le nombre maximum de personnes qu’il pouvait accueillir. Malheureusement, la température assez froide, en a

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dissuadé plus d'un. C’est plutôt 2 500 personnes qui étaient au rendez-vous, un peu moins qu'espéré. Situé au Grand Axe pour une quatrième édition consé-

cutive, l’évènement a déçu certains fêtards rencontrés sur place par Impact Campus. Le commentaire le plus souvent rapporté, était dû au fait qu’il y avait seulement trois

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bars pour les 2 500 amateurs de bières. Certains fêtards ont dû attendre 35 minutes avant de remplir le fameux bock souvenir d’un litre. L’organisation a reconnu ses lacunes et prévoit corriger le tir. « Pour la prochaine édition, nous apporterons quelques modifications : augmenterons le nombre de bars, grossirons la superficie du site et ajouterons des barbecues  » rassure

Mathieu Labrèche, coordonnateur pour le Bureau voyage Le Transit. Selon les chiffres fournis par le Bureau voyage Le Transit, 4 000 litres de bière et 900 hotdogs auraient été vendus. Une quantité plus importante que prévu puisque les barbecues ne fournissaient plus à un certain moment. L’évènement sera de retour l’an prochain.


UNIVERSITÉ LAVAL FORMATION À DISTANCE

L’UL 100 % gagnante Signe des temps qui changent, la formation à distance connaît une importante période d’expansion. En cinq ans, le nombre de crédits-étudiants donnés par ce type d’apprentissage a bondi de 80 %.

David Rémillard

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ue ce soit pour les étudiants étrangers prenant des cours via des partenariats entre l’Université Laval et d'autres institutions ou tout simplement pour mieux concilier un horaire déjà chargé, la formation à distance a la cote. « Je ne peux qu’encourager la poursuite de ce remarquable développement  », a d’ailleurs déclaré le recteur Denis Brière lors de son discours inaugural la semaine dernière. L’institution entend en faire une priorité au cours des prochaines années. Maintenir l’effectif étudiant La formation à distance connaît un essor tel que l’Université Laval y voit une façon de compenser la baisse de l’effectif étudiant appréhendée au courant des prochaines années. Selon des données du Ministère de l’Éducation, on prévoit que l’effectif étudiant universitaire passera de 212 800 à 193 700 entre 2013 et 2024, une baisse de 11 %. En attendant la chute prévue, le vice-rectorat aux études et à l’enseignement de l’Uni-

versité Laval s’active à développer la formation à distance davantage. «  C’est un créneau très porteur  », se réjouit le vice-recteur aux études Bernard Garnier. Entre l’année 2009-2010 et 2010-2011, le nombre de crédits étudiants donnés aux universitaires lavallois a augmenté de 15,6 %, passant de 91 000 à 105 000, soit 11,3 % de tous les crédits offerts. Dans son discours la semaine dernière, le recteur Brière estimait que la proportion était aujourd’hui de 13 %. Une demande Selon Bernard Garnier, le développement de la formation à distance est en quelque sorte une réaction aux nouvelles demandes de la clientèle étudiante. « Il y a une utilité et une portée sociales.  », explique-t-il. « Cela facilite la conciliation travail-étude ou famille-étude. » M. Garnier ne cache pas non plus qu’il y a une utilité économique au développement de la formation à distance.

Cela facilite la conciliation travail-étude ou famille-étude Elle permet notamment de gonfler l’effectif étudiant global, ce qui représente l’un des moyens préconisé par l’Université Laval de contrer le sousfinancement des institutions postsecondaires décrié depuis quelques années. En 2010-2011, 939 488 étudiants étaient inscrits à Laval, à temps plein ou partiel, dont plus de 100  000 à distance. Selon des données de l’Institution de recherche économique contemporaine, en 2011, le crédit universitaire valait en moyenne 72,26 $. Un chiffre avec lequel il faut toutefois être prudent, le coût d’un crédit variant selon le cycle d’étude ou le programme, nuance M. Garnier. Ce dernier ne voit, au final, aucun désavantage à développer le créneau de la formation dans le futur.

PHOTO :HUBERT GAUDREAU

ERRATUM Dans l’édition du 25 septembre 2012 à la page 6, l’article intitulé L’Aéliés veut créer un lieu d’échanges, il fallait lire Firme Desjardins et non coopérative Desjardins. Ce sont deux organisations différentes. Nos excuses.

La parité, oui mais à quel prix ? Rosalie Readman

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ur la juste place des femmes en politique, viser la «  parité  » semble maintenant rendu «  la chose normale » pour les partis politiques, du moins en paroles. On a pu le voir dans le contexte des dernières élections québécoises. Au début ceux-ci disaient vouloir se rapprocher le plus possible du 50 % dans les candidatures présentées, puis ils se sont félicités du nombre record de femmes élues ( 32,8 % ) et ont finalement commencé à débattre du nombre de femmes idéal à l’intérieur du conseil des ministres… En général, je suis d’accord et milite même pour l’atteinte de l’objectif, mais je dois dire que cette semaine, Rona Ambrose m’a fait douter. Pour ceux qui ne le savaient pas encore, notre « charmante » ministre conservatrice de la condition féminine à voté mercredi dernier en faveur d’une motion visant à rouvrir le débat sur le droit de l’avortement des femmes au Canada. Non, nous ne retournerons pas dans les années 60, la motion a fort heureusement été battue. Cependant, après avoir assisté à cet épisode assez troublant de la politique canadienne, une réf lexion s’impose : vouloir à tout prix plus d’éluEs si elles ne représentent pas vraiment une évolution pour les femmes en politique, ou dans la société plus généralement, est-ce vraiment pertinent ? On peut relativiser et se dire que c’était une exception, que c’est le gouvernement conservateur du Canada et qu’au Québec, au moins, ça ne serait jamais arrivé. En effet, mais sommes-nous vraiment en si meilleure position ? Premier exemple; le gouvernement libéral de Jean Charest en 2007 a été le premier gouvernement de l’histoire à établir une vraie parité au conseil des ministres on doit le souligner. Pourtant, en regardant d’un peu plus proche, on apercevait rapidement que des députées pertinentes étaient reléguées à des postes d’adjointes alors qu’une femme comme Julie Boulet était nommée ministre même si elle n’avait aucunement la compétence pour le poste. Pourquoi ? Celle-ci remplissait la vraie condition du parti pour être ministre : ramasser beaucoup d’argent pour le parti, l’objectif libéral de financement étant d’un minimum de 100 000 $ par année pour les ministres. Deuxième exemple qui avait retenu mon attention dans la dernière année, notre ancienne ministre de la condition féminine québécoise, Christine St-Pierre et sa vision de la beauté féminine : « Moi, si je vois une femme qui n'est pas maquillée, ça me dérange. Des fois, je vais même me passer la réf lexion: vraiment, elle pourrait se mettre un peu de rouge à lèvres. C'est comme s'il manquait quelque chose. Je sais que c'est terrible ce que je dis là, parce que je suis ministre de la Condition féminine. » Mme Ste-Pierre avait eu le mérite d’être honnête, mais j’étais loin d’être rassurée. Finalement, dans quel camp est-il mieux de se ranger dans le débat nombre ou qualité de la représentation sur la place des femmes en politique ? Peut-être qu’en effet nous nous sommes trop concentrés sur le nombre et pas assez occupés du reste dans les dernières années. Soyons ambitieux, visons les deux ! Je ne veux pas remettre en question l’atteinte de la parité; pour amener plus de femmes en politique, il est certes nécessaire qu’elles ne se sentent plus en minorité. Tâchons seulement de ne pas oublier que la relève devra se sentir inspirée par les élues déjà présentes pour faire le grand saut.

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UNIVERSITÉ LAVAL DOSSIER STATIONNEMENTS (1 DE 3)

Les coûts explosent Le coût du stationnement a bondi de 45% en cinq ans à l’Université Laval. Les étudiants en sont les principaux utilisateurs, se procurant près de 55% des permis à chaque année.

David Rémillard

L

es tarifs de stationnement continuent d’augmenter sur le campus de l’Université Laval. Après une hausse de 40 % de 2008 à 2010, l’augmentation des coûts a suivi la courbe de l’Indice de prix à la consommation, soit 2,5 % par année. Bon an mal an, 12 000 permis sont achetés sur le campus, a fait savoir René Bousquet, directeur au Service de sécurité et prévention (SSP), organisme

mandaté pour assurer la gestion courante des aires de stationnements. « L’augmentation drastique » de 2008 à 2010 était due à des dépenses importantes en immobilisations à hauteur de 16,5M  $, notamment pour la construction et la réfection d’installations au Vandry et au PEPS. Les utilisateurs des différents stationnements se séparent donc la facture sur une période de 10 ans, a ajouté M. Bousquet.

Majorité d’étudiants En tout, les étudiants achètent 55  % des vignettes. Pour une vignette valide deux sessions, il faut aujourd’hui débourser 624 $ pour une catégorie 1 ( la catégorie dépend de la distance entre un stationnement et une bâtisse ), 421 $ pour une catégorie 2 et 312  $ pour une catégorie 3. Les tarifs sont les mêmes pour tous les membres de la communauté universitaire, étudiant ou employé. En

2011, 3000 vignettes de catégorie 1 ont été vendues, 5 300 de catégorie 2 et 3 000 de catégorie 3. Et c’est sans compter tous les utilisateurs des postes de péage journaliers. Les tarifs quotidiens ont eux aussi augmenté cette année, passant de 14 à 15 $ pour une journée et de 9 à 10 $ pour un permis de quatre heures. Le prix des parcomètres a quant à lui augmenté de 25 cennes par heure, pour un total de 3,25 $. La Fondation de l’Université retire 60  % des recettes provenant des stationnements et l’Université Laval 40 %, en vertu d’un bail de location valide de 2008 à 2013. Excédent 4M $ de revenus, l’Université touche 25 % supplémentaire.

STATISTIQUES Tarifs pour deux sessions en 2007 Catégorie 1 : 280,20$

Catégorie 2 : 189,45$

Catégorie 3 : 140,40$

Tarifs pour deux sessions en 2012

Catégorie 1 : 624$

Catégorie 2 : 421$

Catégorie 3 : 312$

15$ Permis quotidien 

10$ Permis de 4 heures

3,25 $/heure Tarif horaire 

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ACTUALITÉS | IMPACT CAMPUS | MARDI 2 OCTOBRE 2012


Critique littéraire : Les bases secrètes

p.9

Critique de la pièce : Québec-Barcelona

p.10

Critique CD : Yann Perreau

p.10

La balade du poète Pendant 15 ans, l’auteur-compositeur-interprète Edgar Bori n’est jamais monté sur scène à visage découvert. Souhaitant toujours mettre la chanson à l’avant-plan, il a pourtant osé briser l’anonymat en 2009, pour ne plus revenir à ses ombres chinoises et autres subterfuges. L’album Balade, lancé le 25 septembre dernier, est le premier d’une trilogie ; les deux albums suivants, Salade et Malade, paraîtront à quelques mois d’intervalle seulement.

par Justine Pomerleau Turcotte

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n défi de taille, certes, mais qui n’effraie aucunement l’artiste malgré les délais qu’il implique. « Je savais

ce que je faisais… je pensais que je savais ce que je faisais ( rires ) ». Dans ce contexte, pas le temps de se dire : « À quoi bon? Les gens n’achètent plus d’albums ».

de la semaine Dan Deacon

anglo

America

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Animal Collective Centipede Hz

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franco

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Inquiétant, l’état du disque  ? « On ne peut plus aller en promotion avec autant de moyens ». De plus, avec Internet et la multiplication des canaux de télévision, les propositions intéressantes

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Une version améliorée de la tristesse

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PHOTO : CLAUDY RIVARD

Keith Kouna

Du plaisir et des bombes

Nocturne

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Dany Placard Démon Vert

3

Wild Nothing

Peter Peter

4

Deerhoof

Breakup Song

La Descente du coude

L’idéal en civière

5

5

Stars

The North

hip hop loud électro expé-

rimental

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Louis-Jean Cormier Le treizième étage

Noesis The Way Things Work

Atherton No Threat

Relic Miles to go

Rouge Pompier Kevin Bacon

Haiduk Spellbook

Katatonia Dead End Kings

Matthew Dear Beams

Holy Other Held

Teengirl Fantasy Tracer

Marielle V Jakobsons

Neil Cowley Trio The Face of Mount Molehill

Eric Copeland Limbo

Glass Canyon

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affluent  : «  Tu peux passer 24  h par jour à découvrir de nouvelles musiques, peu importe le style ». Concernant sa propre carrière, il ajoute : « Le public n’a jamais été très large, mais il est là. On y arrive, mais c’est surtout avec les droits d’auteur et les droits de reproduction ». Malgré tout, Bori choisit de créer «  pas pour vendre, mais pour rendre de bonne humeur ». Avec Balade, il orchestre pour la première fois la production dans sa totalité, paroles, musique et arrangements. Première étape satisfaisante : « Je l’ai, Balade, puis je l’aime à mort. Tu l’écoutes d’un bout à l’autre, comme tu lis un livre [ … ], sans aller sur Internet ou répondre à tes textos ». Changer les habitudes des auditeurs  ? Il faudrait plutôt «  proposer la différence pour lui faire une place ». Salade donnera l’occasion de s’amuser et de simplifier. Plusieurs collaborateurs, tels que Pierre Flynn, Michel Robidoux, Michel Rivard et Jérôme Mi-

nière, offriront des mélodies et des arrangements. Malade promet d’être plus éclaté. En plus d’aborder des sujets plus délicats, Bori osera l’expérimentation sonore en trafiquant des sons d’autobus qui reculent, des chants d’oiseaux… «  Si vous avez aimé les deux premiers, si vous vous y êtes retrouvé, vous allez peut-être vous perdre dans Malade ». Une perte de contrôle délibérée. Il résume ainsi les trois albums : « Ça [ Balade ] c’est moi. Ça [ Salade ] c’est nous. Ça [ Malade ] c’est… je l’sais pas. Le sais-tu ? » Sur scène, on peut s’attendre à un retour au théâtre, à des marionnettes et à un univers fellinien. Le spectacle ne sera pas diffusé dans des lieux habituellement dédiés à la chanson, et les pieds de micros, les fils et les amplis qui encombrent habituellement l’espace seront remplacés par des valises de cirque. « Je vais faire un Sol de moi ». De belles façons de faire de la chanson un art multidisciplinaire.


SAUVER la littérature

Mise en abîme

dans cette aventure particulière. Sa place dans les réLES BASES SECRÈTES f lexions de l’auteur n’est pas bien définie. De prime abord, Les bases secrètes paraît difDAVID TURGEON ficile d’approche et les premières pages pourraient en rebuter plus d’un. Les phrases LE QUARTANIER sont longues, gonf lées de mots qui nous apparaissent Au début du mois, David Turgeon publiait son pre- souvent superf lus. Même mier roman aux éditions Le Quartanier. Surtout connu l’allure du texte nous paraît les paragraphes pour ses réalisations dans le domaine de la bande inaccessible : sont touffus, les chapitres dessinée, l’auteur de Les Bases secrètes fait son in- rares. Pourtant, au fil des cursion dans le monde de la fiction avec grand fracas. pages, on finit par apercevoir des éclaircies ingénieuses, es Bases secrètes est un s’entrecroisent, c’est d’en- quelques rais de lumière qui roman qui nous plonge jamber la fine ligne qui existe nous mènent à bon port. dans l’univers du livre : on y entre la réalité et la fiction. Les lecteurs potentiels sont croise, entre autres, des au- L’auteur s’affaire à marier le donc avertis, ils devront être teurs désabusés et une lec- vrai au faux rien que pour aguerris pour passer au tratrice enragée. On rencontre mieux les séparer. Il déjoue vers des 190 pages. Il faudra aussi un bébé affamé, une les conventions, préférant apprivoiser les passages hoschanteuse amoureuse. Ces plutôt imposer ses propres tiles et savoir dénicher les personnages sont tous plus règles de création. Rapide- moments émouvants de ce vrais que nature, mais ce ment, on ne distingue plus roman ( il y en a, promis ) pour n’est pas important. Ce qui qui est quoi… ni pourquoi  : en déguster sa vraie saveur. compte, c’est l’histoire de c’est là que l’aventure comleurs histoires, pas l’inverse. mence vraiment. En fait, l’idée derrière cette Le problème, c’est qu’il est panoplie de personnages qui ardu pour le lecteur d’entrer

L

Jessica Pineau

Jusqu’à la limite C

’est dans l’intimité de la salle de théâtre du Premier Acte que les premiers mots de la pièce Jusqu’à la lie s’insinuent en nous. D’apparence banale, ils n’annoncent en rien la violence des émotions qui s’apprêtent à exploser sur scène. Elle, c’est Marie. Jeune propriétaire d’un bar dans la fin vingtaine, elle est seule, enceinte, têtue à la limite de l’intolérable. Elle clame n’avoir besoin de rien et pourtant, elle manque de tout. Lui, c’est Gérard, un camionneur d’âge mûr qui a tout perdu, et qui revient dans un but bien précis. Entre eux, le choc, les aveux, la sollicitude, la rage. Ce qu’on remarque surtout, c’est un incessant mouvement  : il veut, elle ne veut pas. Elle le repousse, elle le retient. Il s’en veut… elle lui en veut aussi. À travers un jeu fluide accentuant un texte catégorique, c’est notre conscience qui chuchote à travers les hauts cris qui résonnent tout au long de la pièce. Par malheur,

PHOTO : COURTOISIE, FRANÇOIS ANGERS

l’intransigeance de Marie laisse bien peu de place à la détresse que Gérard tente d’exprimer. Ce que nous offre Amélie Bergeron, c’est une lutte entre deux personnages rongés par des vides, sans toutefois que l’on puisse déterminer lequel des deux est le plus meurtri. Au moyen des phrases qui cinglent parfois un peu trop fort, c’est essentiellement jusqu’à la limite que veut pousser la pièce. Celle du pénible, celle du dicible; celle de Marie, et la nôtre aussi. Et en quittant, une fois toutes les lumières soufflées, on se demande encore si on l’a atteint. Quoi ? Jusqu’à la lie Qui ? Texte et mise en scène  : Amélie Bergeron Où ? Théâtre du Premier Acte Quand ? 25 septembre au 13 octobre 2012

Stéphanie Leclerc-Audet

ARTS ET CULTURE | IMPACT CAMPUS | MARDI 2 OCTOBRE 2012

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Québec-Barcelona Entre Québec et Barcelone, deux cousines éloignées se croisent. Anne ( Éva Daigle ) est sur les traces de son grand-oncle qui a tout abandonné pour l’amour en Espagne et Laïa ( Alma Alonso Peironcely ) veut rencontrer des ours. C’est ainsi, espérant obtenir des réponses à leurs questions en terre éloignée, qu’elles échangent de maison et d’amis.

Marie-Claude Savoie

M

algré une bonne per for mance des Québécois Éva Daigle et Normand Bissonnette, les deux Espagnols Alma Alonso Pei-

roncely et Victor Alvaro Gomez volent toute la vedette. Leur jeu intense, vrai et fantaisiste rend leurs personnages attachants dès les premières minutes. Même les barrières de langue n’en viennent pas à bout,

puisqu’une partie de la pièce est jouée en espagnol. D’ailleurs, la lecture du sous-titrage peut devenir un peu agaçante tant on veut comprendre ce qui se dit tout en regardant les comédiens! Somme toute, Québec-Barcelona

est une pièce intéressante. La quête de soi version « crise de la trentaine  » rejoindra peut-être un public plus mature, mais le concept est bien, sans être des plus originaux. Toutefois, la scénographie trop chargée rend le tout plutôt lourd. Heureusement, l’éclairage vient sauver la mise à quelques reprises! Quoi ? Québec-Barcelona Qui ? Texte : Mercè Sarriaf, mise en scène : Philippe Soldevila Où ? Théâtre Périscope Quand ? 25 septembre au 14 octobre

PHOTO : COURTOISIE, NICOLA FRANK VACHON

Les fêlures maîtresses À GENOUX DANS LE DÉSIR YANN PERREAU

Ce n’est pas pour leurs beaux yeux qu’Hoffman et Phoenix ont conjointement gagné le prix d’interprétation masculine à Venise : ils sont forts. Très forts.

Louis-Augustin Roy

BONSOUND

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es amateurs de baguettes magiques, de lapins disparus dans les chapeaux et de femmes sciées en deux seront servis, l’espace d’un instant. Le dernier album de Yann Perreau, À genoux dans le désir, nous fait revivre ce sentiment d’émerveillement et d’envoûtement, jusqu’au moment où nos pieds, trop lourds peut-être, retombent sur terre et que l’on ne se soit rendu compte de rien. Même pas de la mécanique derrière le numéro. Pourtant, tout nous mène vers l’enchantement. D’une esthétique sonore impeccable et originale à une réalisation fortement charpentée, l’album nous fait traverser, avec une omniprésence d’instruments classiques ( cordes, vents et cuivres ), de vastes ambiances variant de trame sonore de films à musique électronique. On retient même son souffle lorsqu’un choeur né de l’Armée rouge surgit dans la dernière partie de Qu’avez-vous fait de mon pays, et on s’avoue vaincu devant les refrains de Vertigo de toi et de Le coeur a des dents. On salue également l’ingénuité derrière la postpsychédélique chanson La goutte, aux rythmes et aux arrangements invitants. Les mains expertes de l’artiste font entrer la matière sonore en lévitation, mais le charme n’arrive malheureusement pas. Peut-être estce que ce sont les textes, issus non pas de Yann Perreau mais des poèmes de Claude Péloquin, qui déchargent parfois trop de mots ( Le bonheur est à côté, pas de l’autre côté ), ou bien s’accordent mal, à certains moments, avec la musique ( Les temps sont au galop ). Pourtant, il est difficile d’oublier le dernier morceau, Au bord du petit lac avec femme fontaine, où Claude Péloquin nous récite ses vers dans une ambiance transe qui rappelle le milieu de la décennie 90, à laquelle s’ajoutent des flûtes de pan. On cherche en vain un magnétisme dans les mélodies et la voix. Nos oreilles se délectent mais nos tympans se froissent parfois, ce qui provoque l’alternance entre plaisir et malaise.

C

’est une chance car le scénario et la cinématographie (  elle récompensée du Lion d’argent ) de The Master de Paul Thomas Anderson sont surtout portés par et pour eux deux; ils convoquent les thèmes et la signifiance. Entre l’alcoolique et violent Freddie Quell et le gourou bon vivant Lancaster Dodd, homme «  rationnel », autodidacte, la relation sera immédiatement sous tension, dans l’appréciation, dans la vérité – dont cette scène mémorable du « process » quasi-dianétique où Quell se fait extraire par

Dodd les mauvaises histoires du passé comme il se ferait arracher une dent à froid –, dans la haine et dans l’indifférence. Leurs rapports font plus pour la progression du film que les événements. Par exemple, cette arrestation dont on connaîtra le minimum des implications pour « The Cause », sinon qu’il y a une fêlure entre ces hommes et que si elle est irréparable, c’est peutêtre qu’ils ne voient en l’autre que les qualités qu’ils s’imaginent posséder; tant qu’ils ne peuvent voir qu’au final, on ne change pas, ni par la secte ou la « dianétique », ni par l’alcool

ou la violence. On s’apaise, sans plus. Il y a une lenteur à exprimer et une retenue chez PTA qui n’est pas des mœurs présentes. Il développe délicatement son film, cependant sous une musique de Jonny Greenwood qui, même bonne, leste trop d’images. Autant il plonge dans le cinéma américain classique, autant il se plaît, ici comme dans ses deux derniers films, à casser quelques moules hollywoodiens. Autant de raisons, bonnes – avec Hoffman et Phoenix – ou mauvaises, de voir ou de ne pas voir The Master.

Dommage, parce que pour le reste, on y croit.

3/5

Martin Mercier PHOTO : COURTOISIE, LES FILMS SÉVILLE

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Voitures électriques : perspectives

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Iphone 5 : Alors, heureux ?

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Fermeture d’une centrale nucléaire… et ensuite ? Avec l’annonce de la fermeture de Gentilly-2, une controverse a refait surface. Est-ce plus avantageux de fermer la centrale et la démanteler ou la garder active ?

Catherine Gilbert

A

u Canada, il existe 18 réacteurs nucléaires répartis dans cinq centrales productrices d’électricité et dans huit qui sont utilisées dans la recherche scientifique. Gentilly-2 sera la première centrale à fermer ses portes au pays. Suite à cet arrêt de production, un démantèlement en trois étapes commencera. Le niveau 1 consiste à la mise à l’arrêt définitif. Durant cette étape, le combustible du réacteur nucléaire et l’eau passant dans le circuit seront entreposés pendant deux ans dans une piscine de désactivation

pour diminuer les irradiations. Le niveau 2 correspond au démantèlement partiel. Tous les bâtiments, autres que celui abritant le réacteur, seront décontaminés et détruits. Finalement, le niveau 3 est le démantèlement total du bâtiment où se trouve le réacteur. Toutes ces étapes prennent énormément de temps puisque les travailleurs doivent prendre des précautions face aux irradiations du site et doivent faire attention pour ne pas contaminer davantage le terrain. Coûts Selon Hydro-Québec, la centrale de Bécancour fournit 675 mégawatts ( MW ), soit environ 2  % de la puissance de son réseau. Le reste est tiré des centrales hydro-électriques et des centrales thermiques. En arrêtant la centrale, HydroQuébec ne perdra pas beaucoup de puissance, mais le démantèlement de la centrale coûtera cher.

En effet, plusieurs centrales dans le monde ont déjà été démantelées. Aux États-Unis, la Nuclear Regulatory Commission ( NRC ) évalue le coût du démantèlement à 300 millions de dollars par centrale nucléaire. Chez nos cousins français, le coût du démantèlement de la centrale de Brennilis a été estimé à 482 millions d'euros. Puis en Allemagne, la centrale nucléaire de Niederaichbach, un réacteur à eau lourde d'une puissance de 100 MW, a été arrêtée après 18 mois d'essais. Elle a été totalement démantelée pour un coût d'environ 90 millions d'euros. Impacts environnementales « La planète a pris conscience des dures réalités de l’ère nucléaire en novembre 2  000, lorsqu’elle a reconnu l’énergie nucléaire comme une technologie sale, dangereuse et inutile en refusant de lui accorder des crédits d’émission de gaz à effet de serre lors de la

En arrêtant la centrale, Hydro-Québec ne perdra pas beaucoup de puissance, mais le démantèlement de la centrale coutera cher

conférence de l’ONU sur les changements climatiques à La Haye. Un autre coup a été porté à l’énergie nucléaire en avril 2001, lorsque l’ONU a refusé de désigner le nucléaire comme étant une technologie durable lors d’une conférence sur le développement durable », remarque l'ONG Greenpeace. Les compagnies d’assurance refusent d’assurer les centrales nucléaires et les gouvernements doivent créer des lois spéciales pour les protéger financièrement en cas d’une fusion du cœur d’un réacteur. De plus, il n’existe aucune technologie pour éliminer les radiations produites lors de l’exploitation de la centrale.

GENTILLY-2 EN CHIFFRES

19 83 

Fin des travaux de construction

675

Puissance en mégawatt

5

Production nette en térawatt-heure soit l'équivalent de la consommation de

270 000 clients résidentiels

2 %

de la production total du parc d'Hydro-Québec

1,9

Coût initial de la réfection en milliard de dollars ( 2008 )

4,3

Coût réévalué de la réfection en milliards de dollars ( septembre 2012 ) SOURCE : HYDRO-QUÉBEC, LE DEVOIR

À LIRE SUR IMPACTCAMPUS.QC.CA

MOT GEEK DE LA SEMAINE : LIBRE ACCÈS

par André-Philippe Drapeau Picard L'ÉCOLO DE SERVICE : GREENPEACE CHASSE SHELL DE L'ARCTIQUE

par Laurence Bonin

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Voitures électriques : perspectives Une conférence sur les perspectives des véhicules électriques a été présentée par General Motors ( GM ) le 27 septembre dernier dans le cadre des grandes conférences sur le développement durable du 75e anniversaire de la Faculté des sciences et de génie ( FSG ).

Dominique Beaulieu

«

Aujourd’hui, 50 % de la population mondiale vit dans les zones urbaines et en 2030, ce sera 60  %. Cela exercera une pression supplémentaire sur l’environnement et sur les infrastructures  », affirme Christophe Mangin, directeur Stratégie globale chez GM. Étant donné que 19,1  % de l’énergie dans le monde est consacrée aux transports, les objectifs consistent à améliorer le rendement des moteurs et à diversifier les sources d’énergie. «  La taille des moteurs a été réduite, les boîtes de vitesses automatiques vont bientôt passer de 6 à 8 vitesses et autour de 2020,

l’énergie des blocs de batteries sera doublée ». Un autre défi consiste à adapter les infrastructures d’alimentation électrique. Ainsi, la collaboration des services publics est essentielle puisque ceux-ci devront faire face à une demande supplémentaire. « Cette adaptation sera plus facile pour les pays neufs dont les infrastructures ne sont pas encore développées, puisque l’énergie des véhicules électriques sera incluse dans les besoins initiaux  », relève Christophe Mangin. Quant à l'hypothèse d'une concurrence potentielle du

pétrole synthétique, développé par des chercheurs français et espagnols, M. Mangin répond : « C’est le consommateur qui choisit. Par exemple, il faut regarder le coût de cette technologie, car dépendant des valeurs personnelles du consommateur, ce dernier peut préférer une technologie moins chère même si elle pollue davantage ». Le professeur André Darveau, doyen de la FSG, a insisté sur « le rôle des universités, qui consiste à fournir du personnel hautement qualifié aux entreprises. Nous prenons ce mandat très au sérieux à la Faculté des sciences et de

génie ». Il a ensuite mentionné l’importance, non seulement de la recherche en amont, mais aussi de la recherche en partenariat avec les entreprises. « Des 85 millions de dollars en budget de recherche de la Faculté des sciences et de génie, près de la moitié découle de nos partenariats  ». D’ailleurs, les professeurs Clément Gosselin et Denis Laurendeau ont une

collaboration fructueuse avec GM pour des projets de robotique et de vision artificielle. Enfin, le doyen a souligné la multidisciplinarité qui est nécessaire pour toutes ces innovations. « La voiture électrique ne comporte pas seulement les aspects électrique et mécanique, mais également l’aspect chimique, notamment en ce qui concerne les batteries  ».

PHOTO : CLAUDY RIVARD

Alors, heureux ? S

i longtemps attendu, le nouvel Iphone 5 est finalement sur le marché. Petit test du « must have » du moment. Comme prévu, Apple n’a pas lésiné sur les innovations pour épater ses fans. Parmi la panoplie des nouveautés de l’Iphone 5, on notera les plus exceptionnelles : un écran plus grand et d’une meilleure résolution, un poids et une épaisseur réduits, une focale plus large ( les fans d’Instagram seront comblés ), une caméra HD et une foule de nouvelles applications ! Rassurez-vous, les améliorations techniques sont au rendez-vous. Évidemment, le nouvel Iphone reste fidèle à ses aïeux, avec un design parfaitement épuré et une ergonomie à toute épreuve. Mais on notera quand même quelques bémols. L’Iphone 5 est en effet doté d’un nouveau connecteur : un adaptateur sera donc nécessaire pour utiliser votre ancienne station d’accueil ( coût de l’opération : 29 $ ). En plus de cela, un nouveau format de carte SIM rendra celle de votre précédent Iphone inutilisable. Finalement, la nouvelle application « Maps » se veut l’équivalent de « Google maps », mais elle ne lui arrive pas à la cheville. N’hésitez pas à faire confiance à votre intuition plutôt qu’à cette application si vous désirez arriver à bon port.Au premier week-end de vente, Apple compte déjà 5 millions d’Iphone 5 vendus. Chiffre en diminution de 25 % par rapport au précédent Iphone, mais qui reste tout de même impressionnant. Une question se pose pourtant : qu'est-ce qui pousse les AppleAddicts à camper devant les Apple Store pour la sortie du nouvel Iphone ? Les dernières innovations techniques ? Son prix d'entrée de gamme ( 699 $ ) ? On en doute facilement. Apple n’est pas seulement créateur d’appareils stylisés, mais aussi d’un besoin : celui d’appartenance. En effet, une fois que l’on s'est procuré un appareil Apple, le retour à une autre marque est douloureux. Acheter un Iphone implique plus que se procurer un portable : c’est devenir membre privilégié du club Apple. Même si l’envie de l’Iphone 5 devient insupportable, agissez en consommateur avisé. Ayez conscience que vous êtes le dernier maillon d’une longue chaîne. Ayez conscience qu’à l’autre bout du monde, votre Iphone a été assemblé par un travailleur Chinois employé par Foxconn, géant de l’électronique connu pour les conditions de travail dramatiques de ses usines. Ayez conscience qu’il y a une semaine à peine, cet employé s’est peut-être fait passer à tabac par ses vigiles. Ayez conscience qu’il remplace peut-être l'un de ses collègues suicidé cette année1 . Ayez conscience que votre nouvel Iphone 5 est dans vos mains grâce à lui. Mais au final, le désir est comblé, vous l’avez votre Iphone !

Matthias Lintermans 1

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« Une révolte à la Spartacus chez Foxconn » dans Humanité.fr, 26 septembre 2012

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Espagne : un plan d’austérité pour surmonter la crise Jeudi dernier, le gouvernement espagnol présentait son budget 2013 visant à sortir le pays de sa deuxième phase de récession en trois ans.

élevé du monde industrialisé ( 24,63 % ).

Pascale-Sophie Lacombe

59,3 milliards d’euros pour les banques Durant la semaine du 24 septembre, les banques espagnoles, fragilisées depuis l’éclatement de la bulle immobilière en 2008, ont vu leurs taux d’emprunts passer au-dessus de 6 % sur 10 ans. En réaction, Mariano Rajoy a affirmé que si la situation restait sur cette voie, un plan de sauvetage global de l’Union Européenne ou du Fond Monétaire International serait nécessaire. Un estimé dévoilé vendredi

«

Un budget en temps de cr ise » À l’issue du conseil des ministres, Soraya Saenz de Santamaria, porte-parole du parti conservateur espagnol, a cru bon de préciser qu’il s’agissait «d’un budget en temps de crise». En effet, le document introduit de drastiques mesures telles: une hausse de la taxe de vente et d’autres impôts,

des coupes dans les régions, une réduction dans les allocations de chômage et d’aide sociale, ainsi qu’un gel d’embauche dans le domaine de la fonction publique. Le but d’une pareille réforme est de rapporter au trésor plus de 150 milliards entre 2012 et 2014. En 2011, le déficit public de l’Espagne représentait 8,9 % de son PIB. Le pays planifiait ré-

duire ce chiffre à 6,3 % en 2012, puis à 4,5 % en 2013. «  Le budget doit servir de levier pour surmonter la crise et faire revenir la confiance en l’Espagne », a indiqué le ministre du Budget, Cristobal Montoro. De plus, le projet aurait parmi ses principaux buts de stimuler la création d’emplois au pays, puisque l’Espagne est détentrice du taux de chômage le plus

La mort du haut des airs Le 24 septembre, Abou Kasha Al Iraqi et Saleh Al Turki, deux membres d’Al Qa’eda, périssaient au Pakistan dans un bombardement mené par un avion sans pilote – un drone - opéré par la CIA.

Jérémie Lebel

L

eur mort n’est qu’une épingle de plus au tableau de chasse des responsables du renseignement américain, qui gèrent un programme de frappes aériennes ciblées d’une envergure sans précédent, dont le rythme a fortement augmenté sous la présidence d’Obama. Au Pakistan, par exemple, 50 frappes ont été menées sous George W. Bush ; Obama a ajouté 294 bombardements à ce score. L’appareil de sécurité des États-Unis se sert des drones pour assassiner des individus reliés au terrorisme en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen et en Somalie. Fait inusité, les avions sont opérés non seulement par le commandement central des forces spéciales, mais aussi par l’agence centrale de renseignements, la CIA. Un comité

secret de responsables du renseignement désigne les cibles selon un processus opaque chapeauté par la présidence. Le programme échappe aux normes traditionnelles de la légalité; en septembre 2011, le propagandiste Anwar Al Awlaqi était tué au Yémen sans aucune forme de procès, alors qu’il possédait la citoyenneté américaine. Deux semaines plus tard, son fils de 16 ans subissait le même sort comme «  victime collatérale  » d’une autre frappe. Le bilan des frappes de drones est difficile à déterminer. Les statistiques du Bureau of Investigative Journalism recensent entre 2 532 et 3 251 morts au Pakistan, au Yémen et en Somalie dans les 8 dernières années, dont entre 475 et 879 civils. Ce dernier chiffre doit être lu

avec scepticisme, car les autorités américaines considèrent comme une cible légitime tout homme ayant l’âge du service militaire qui se trouve à proximité de terroristes. Au Yémen, le président Obama a autorisé l’appareil de sécurité à utiliser des «  frappes selon la signature  », c’est-à-dire qui visent des individus inconnus dont les schèmes de comportement les rendent soupçonnés de terrorisme, une stratégie depuis longtemps en place au Pakistan. Aux États-Unis, le consensus politique autour des assassinats assure à la méthode Obama un long avenir; pour les civils zones tribales du Pakistan, il faut apprendre à vivre avec, au-dessus des toits, le bourdonnement constant des appareils porteurs de mort.

dernier évaluait le besoin des banques à 59,3 milliards d’euros pour faire face à la situation économique actuelle. Une crise économique et sociale Une série de manifestations contre la politique d’austérité de Rajoy colorait le paysage politique au courant de la dernière semaine. Lors de celle du 24 septembre, des jeunes ont lancé des pierres aux barrages policiers tandis que ces derniers ont riposté avec matraques et balles de caoutchouc. On compte une soixantaine de blessés.

Foire d’empoigne diplomatique à NYC C

’est une surprise pour personne, les relations iranoaméricaines sont tendues depuis que le régime des mollahs s’est emparé du pouvoir à Téhéran dans les années 1980 ; et la tenue de l’Assemblée générale annuelle des Nations-Unies à New York la semaine dernière a une fois encore été l’occasion pour les deux adversaires de faire étalage des différends qui les opposent. Comme à l’accoutumée, c’est la venue à NYC du Président iranien Mahmoud Ahmadinejad et ses déclarations à l’emportepièce qui ont suscité les plus vives réactions à l’Assemblée générale annuelle des NationsUnies  , au point de détourner l’attention des hauts dignitaires internationaux de la guerre civile en Syrie et de la situation humanitaire particulièrement préoccupante des centaines de milliers de réfugiés syriens qui fuient les zones de combat. Dans son allocution de près d’une demi-heure prononcée devant une salle à moitié vide, Ahmadinejad s’est évertué à décrier l’ingérence internationale dans le développement de

l’expertise iranienne en matière atomique, qui relève, a-t-il répété, des prérogatives exclusivement nationales, avant de se lancer dans une longue tirade contre « l’impérialisme sioniste » et contre l’appui indéfectible des États-Unis à Tel-Aviv. Pour sa part, le Président américain Barack Obama a une fois de plus réitéré ses soupçons quant au caractère civil du programme nucléaire iranien, qu’il suspecte de pouvoir être détourné à des fins militaires, et a réaffirmé la volonté des ÉtatsUnis de faire plier Téhéran dans ce dossier. Il a cependant plaidé en faveur de l’option diplomatique plutôt que militaire, contre l’avis de son homologue israélien Benjamin Netanyahu, en précisant qu’il souhaitait voir les sanctions économiques adoptées par le Conseil de sécurité de l’ONU faire sentir leurs effets avant d’envisager de bombarder les installations nucléaires iraniennes.[...]

Philippe C. Martine LIRE LA SUITE SUR : IMPACTCAMPUS.QC.CA

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Les vrais tests approchent La formation de rugby féminine a aisément remporté son cinquième affrontement de la saison, au compte de 60 à 7. Cette fois-ci, leurs rivales étaient les Ravens de l’Université de Carleton qui subissaient une quatrième défaite cette saison. Leur seule victoire a été face aux Carabins de Montréal.

Raphaël Bergeron-Gosselin

C

et affrontement était le dernier de la partie «   f a c i l e   » du calendrier du Rouge et Or. Les cinq équipes que le Rouge et Or a affrontées jusqu’à maintenant occupent les quatre dernières places du classement général. Les prochaines semaines vont donc permettre à la troupe de Billy McNeil de se comparer à de meilleures formations. Les deux prochains affrontements auront lieu contre McGill qui

Les Lavalloises ont inscrit 296 points et en ont accordé seulement que 17 à leurs adversaires occupe le troisième rang et Concordia qui est à égalité en tête avec cinq victoires et aucne défaite. Lors du dernier affrontement, les gros canons de

l’équipe ont, une fois de plus, livré la marchandise. À elle seule, Claudiane Renaud a

récolté 20 points, tandis que Geneviève Thibault a inscrit trois essais. Le Rouge et Or possède une formation très dominante cette saison. Les Lavalloises ont inscrit 296 points et en ont accordé seulement que 17 à leurs adversaires. En ce moment, elles occupent le cinquième rang du classe-

ment canadien. Cette année, le championnat canadien aura lieu à l’Université St-Francis Xavier. Nos représentantes doivent toutefois poursuivre leur travail, car durant les affrontements hors-concours, le Rouge et Or avait subi deux défaites contre des équipes au-dessus d’elle au classement canadien.

LE ROUGE ET OR N’A ENCORE JAMAIS REMPORTÉ UN CHAMPIONNAT CANADIEN. SON MEILLEUR RÉSULTAT A ÉTÉ L’ANNÉE DERNIÈRE AVEC UNE 3E POSITION. PHOTO : PIERRE BONENFANT

EN BREF Cross-country Cette fin de semaine avait lieu l’Invitation Vert et Or. Le club du Rouge et Or a terminé au premier rang du classement en équipe. Le coureur Anthony Larouche, de l’Université Laval, a également terminé au premier rang individuel. Il a couru le 8 kilomètres en un temps de 26 minutes et 26 secondes. La prochaine compétition aura lieu ce samedi à Québec, sur les plaines d’Abraham.

Basketball Le calendrier préparatoire des équipes de basketball se poursuivait cette fin de semaine. Les Gee Gees d’Ottawa étaient les visiteurs. Les femmes ont eu le meilleur au compte de 64-57, tandis que les hommes se sont inclinés 87-66. La formation masculine venait tout juste de remporter deux rencontres. Le collège Montmorency et Holland ont respectivement perdu leur affrontement 79-67 et 88-72.

R. B-G

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SPORTS | IMPACT CAMPUS | MARDI 2 OCTOBRE 2012


La domination se poursuit Après une incroyable performance la semaine dernière à McGill, le Rouge et Or a récidivé en s’imposant 48-10 contre le Vert et Or à Sherbrooke.

Mathieu Turgeon

A

lor s que l’on s’attendait à un match avec beaucoup de jeux au sol en raison de la mauvaise température, le Rouge et Or n’a pas perdu de temps avec un jeu de 63 verges dès le début de la rencontre. Tristan Grenon a rejoint Matthew Norzil dans la zone des buts pour inscrire les premiers points de son équipe. Après un touché de sûreté accordé par Sherbrooke, le même duo a répliqué sur cinquante verges pour amener le score à 16-0 en faveur de Laval. Pendant que l’attaque s’amusait, l’unité défensive empêchait le Vert et Or de produire. Frédéric Plessius et Mathieu Masseau se sont occupés de rendre la vie difficile à la ligne offensive du Vert et Or. Ils ont fait perdre dix-huit verges à l’offensive de Sherbrooke en rejoignant le quart-arrière Jérémi Roch à deux occasions. Avant la fin du premier quart, Pascal Lochard a ajouté sept points pour le Rouge et Or avec une course. La principale riposte des locaux est survenue au début du deuxième quart quand Jérémi Roch a lancé une bombe à Sébastien Blanchard qui a diffici-

lement parcouru les 78 verges le séparant de la zone des buts. Ce majeur portait la marque à 23-7. « C’était super important de répliquer au Rouge et Or, on voulait appuyer notre défensive  », a déclaré Roch après le touché. La réponse des joueurs de Glen Constantin fut rapide et sans pitié. Ils ont ajouté quinze points en très peu de temps suite au majeur de Sherbrooke, notamment avec une passe à Seydou Junior Haïdara et deux placements de Boris Bédé. C’était 38-7 à la demie. «  On voulait dicter le tempo et on est parti fort », a alors avoué le pilote lavallois. Au troisième quart, Bédé a ajouté un placement et Pascal Lochard a couru sur trois verges, inscrivant ainsi son deuxième touché du match, pour ajouter à la confortable avance de Laval. Sherbrooke a marqué un placement au début du quatrième quart, mais c’était trop peu trop tard. Après le match, Tristan Grenon, qui a réussi 29 de ses 35 passes, s’est dit très satisfait de la rencontre  :«  Il était temps qu’on connaisse un bon match à l’attaque, on voulait être agressif ».

Un point positif pour Sherbrooke Au début du dernier quart, le botteur William Dion a créé l’égalité au premier rang du plus grand nombre de bottés de placement réussis en carrière, sur le circuit canadien, avec son 71e. Il rejoint ainsi Aaron Field de l’Université de Calgary. Il aurait pu s’emparer seul du record plus tard dans la rencontre, mais le demi-défensif du Rouge et Or a bloqué la tentative. L’unité offensive lavalloise rassure Au début de la saison, l’attaque du Rouge et Or avait beaucoup de difficulté à être constante. Le quart-arrière Tristan Grenon, bien qu’en quatrième année, n’en est qu’à sa première campagne comme partant. Depuis deux matchs, les doutes sont dissipés quant au fait de savoir si Grenon allait être capable de mener son équipe loin en séries éliminatoires. Laval recevra les Carabins de l’Université de Montréal, dimanche au Stade Télus de l’Université Laval, pour le premier match d’une série aller-retour entre les éternels rivaux. Les deux équipes sont parfaites en cinq rencontres.

En dents de scie Les équipes de soccer masculines et féminines étaient de retour devant leurs partisans. Les hommes ont réussi à arracher la victoire aux Stingers de Concordia dans les dernières minutes de la rencontre. Les femmes ont dû se contenter d’un verdict nul.

Raphaël Bergeron-Gosselin

G

râce à cette victoire de 3 à 1, la troupe de Samir Ghrib demeure invaincue à domicile. Cette statistique prend tout son sens lorsqu’on sait que les championnats canadiens auront lieu sur le gazon du Stade Télus en novembre prochain. Le Rouge et Or tirait toutefois de l’arrière rapidement dans la rencontre. « Si on débute un match comme ça au Championnat canadien, c’est fini. On a joué mollement, puis en général, c’est le talent individuel qui nous a permis de gagner, et non le travail collectif. Il faudra corriger ça », a expliqué l’entraîneur-chef. Le Rouge et Or a toutefois été opportuniste et a profité d’un penalty pour égaliser la marque. C’est à la 88e minute que les Lavallois ont frappé à nouveau lorsque Alexandre Barrette a déjoué le gardien adverse avec une frappe précise dans le coin. Laval a par la suite ajouté à la marque lors des arrêts de jeu. Un résultat décevant L’équipe féminine a une fois de plus manqué d’opportunisme en ratant beaucoup trop d’occasions de marquer. Cette

situation, qui perdure depuis deux rencontres, n’a clairement pas plu à l’entraîneur Helder Duarte. «  On s’entraîne bien, mais on joue mal. On ne joue plus avec confiance, et dans ce temps-là, on fait des erreurs », a-t-il expliqué. La joueuse recrue Léa Chastenay-Joseph a été le seul point positif des Lavalloises selon l’entraîneur. «  Elle a marqué deux buts, mais aurait pu en marquer quatre », a-t-il rajouté. Une chance de se reprendre Les filles avaient la chance de se reprendre contre les Martlets à peine deux jours plus tard, ce qui a été réussi. Une victoire difficilement arrachée au compte de 1 à 0 a tout de même fait du bien au moral de l’équipe. Cette fois-ci, ce sont les hommes qui ont manqué d’opportunisme. Un affrontement qui, à première vue semblait inégal, s’est soldé par un pointage nul de 1 à 1. Les hommes demeurent donc à égalité au premier rang avec le Vert et Or de Sherbrooke. Le dernier affrontement entre ces deux équipes s’était soldé par un lourd revers des Lavallois 5 à 2. Ils auront la chance de se reprendre et espérer acquérir le premier rang du classement le 14 octobre.

Deuxième semaine parfaite Après deux victoires lors de la première semaine d’activités, les Remparts ont continué leur séquence victorieuse en l’emportant 5-0 contre le Phoenix à Sherbrooke et 4-2 contre les Foreurs de Val-d’Or.

Mathieu Turgeon

S

Depuis le début de la saison, François Brassard détient une moyenne de 1,50 buts par rencontre. PHOTO : COURTOISIE, WIKIMEDIA, ANTOINE LETARTE, CREATIVE COMMONS

a med i, Québec visitait le Phoenix à Sherbrooke pour la première fois cette année. La formation estrienne est de retour dans la ligue et est toujours à la recherche de sa première victoire. Les 4000 partisans rassemblés au Palais des Sports ont dû être bien déçus, car le gardien des Remparts a bloqué les dix-neuf tirs qui ont été dirigés vers lui.

La vedette russe Mikhail Grigorenko n’a mis que deux minutes et demie pour briser la glace. Pierre-Maxime Poudrier a ajouté au pointage et Nick Sorensen a fait 3-0 avant la fin du premier vingt. Grigorenko a inscrit son deuxième de la rencontre lors de la seconde période et Nick Sorensen a, lui aussi, marqué son deuxième avec cinq minutes à faire au match. Logan Shaw et Adam Erne ont tous deux récolté deux mentions d’assistance. L’avan-

tage numérique a très bien fait en marquant deux fois en quatre tentatives. Moins de vingt-quatre heures plus tard, les Remparts étaient de retour à la maison pour recevoir les Foreurs de Val-d’Or au Colisée Pepsi. La fatigue n’aura clairement pas été un facteur, car les joueurs de Patrick Roy l’ont emporté 4-2 pour poursuivre leur séquence de victoires à quatre en autant de matchs cette saison. Marc-Antoine Carrier a inscrit Québec au pointage en avantage numérique à la fin de la première période. Le deuxième vingt a appartenu aux Foreurs qui ont inscrit deux buts, dont un en avantage numérique venu du bâton d’Anton Zobin.

Zobin est le joueur qui avait marqué le but gagnant de la dernière Coupe Mémorial alors qu’il jouait pour les Cataractes de Shawinigan. La marque de 3-2 a fait perdurer le suspens jusqu’à la toute fin. Les Remparts ont alors repris l’avantage avec des buts d’Adam Erne, Jason Houde et Logan Shaw. François Brassard n’a pas été très menacé, réalisant quinze arrêts sur dixsept lancés. La prochaine semaine sera plus chargée pour Québec avec quatre rencontres au calendrier. Ils seront à Chicoutimi mardi, à Québec vendredi et samedi pour affronter dans l’ordre Victoriaville et Rimouski. La semaine se terminera dimanche face à l’Armada à Blainville-Boisbriand.

SPORTS | IMPACT CAMPUS | MARDI 2 OCTOBRE 2012

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Impact Campus 2 octobre  

Journal des étudiants de l'université laval

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