Issuu on Google+

Arts & Culture

salon du livre de québec 2012

8

International

un ex-dirigeant du kgb en tête

le mardi 27 mars 2012

impactcampus.qc.ca

volume 26 | n° 26 |

votre journal est recyclable !

11

Sports

prédictions ligue de hockey junior majeur de québec

14

mois de la nutrition 2012

Plaisirs et équilibre p.12

illustration : dorothée cadiot

Financement des universités : dons privés p.4


éditorial Directeur général : Marc-Antoine S. Rioux direction@impact.ulaval.ca Rédacteur en chef : Benjamin Jébrak redaction@impact.ulaval.ca Chef de pupitre actualités : David Rémillard actualites@impact.ulaval.ca Chef de pupitre arts : Cyril Schreiber arts@impact.ulaval.ca Chef de pupitre sports : Raphaël Bergeron-Gosselin sports@impact.ulaval.ca Chef de pupitre sciences : Alexandra Guellil sciences@impact.ulaval.ca Directrice de la photographie : Claudy Rivard photos@impact.ulaval.ca Production : Dorothée Cadiot Laura Lukyniuk production@impact.ulaval.ca IMPACT CAMPUS 1244, pavillon Maurice-Pollack, Université Laval, Québec, G1K 7P4 Téléphone : ( 418 )  656-5079 Télécopieur : ( 418 ) 656-2398 Publicité : Fabrice Coulombe Téléphone : ( 418 ) 656-3979 publicite@impact.ulaval.ca Journalistes : Marie-Anne Constantineau, Alexandre Paré, Nathan Murray, David Bélanger, François Dallaire, Mélanie Desbiens, Perle Fostokjian, Mathieu Turgeon, Sarah Lachance Photographes : Mathias Nicolas, Stéphanie Falardeau-Caron, Hubert Gaudreau, Valère Sabatier

Porte close L

a manifestation de la semaine dernière ressemblait à du porte-à-porte. La société a frappé à celle du gouvernement, sachant très bien que quelqu’un s’y trouvait derrière et est restée sur la pas, à poireauter en attendant une réponse. Comment se sent-on lorsque l’on fait du porte-à-porte à environ 200 000 personnes ? La porte ne semble pas bien solide et pourtant, aussi incroyable que cela puisse paraître, tout le monde s’est comporté de manière civilisée. Pas de vitres cassées, pas d’insultes, pas de violences. Et pour une fois, autant de négations dans une phrase en fait quelque chose d’incroyablement positif. On pourrait s’attendre à ce qu’une foule pareil soit trop grosse pour s’auto-gérer et pourtant. Pourtant, tout porte à croire que les mouvements étudiants savent incarner les aspects profonds de la démocratie. Parce que la démocratie, au delà du beau terme historique et de ses processus d’assemblées -qui sont quelquefois trahis et déformés- évolue grâce à la bonne volonté et, surtout, grâce à la discussion. Elle est finalement le premier recours à la nonviolence, au dialogue, celle qui nous permet d’agir comme des gens civilisés qui donne leur opinion sans se taper dessus. Mais de l’autre côté de la porte, on dirait bien que ce n’est pas la même conception. D’après moi, c’est ce dernier point qui est tout simplement effarant. Dans n’importe quel pays, une mobilisation pacifique de cette ampleur aurait sonné une cloche. Comment se fait-il qu’ici il y a encore un refus de s’assoir à la même table ? Selon madame Beauchamp, cela reposerait sur le fait qu’une quarantaine de personnes ont envahies sont bureau. Donc, si je comprends bien, la rancune personnelle de la ministre passe avant son travail. S’ils ont été élus à leurs postes de représentants de la population, c’est bien justement pour que la société profite de leurs forces et leur expérience. Pas pour que la plus haute instance en matière d’éducation soit paralysée par le point de vue personnel de sa chef. À titre personnel, je vous demande donc, madame la ministre, de laisser de côté cette rancœur, le temps de faire ce que la Politique est censé faire : rechercher le dialogue plutôt que de l’éviter, tendre une oreille au peuple qui vous a élu.

Écrit sur Genièvre de Sam Éloi IMPACT CAMPUS ne se tient pas responsable de la page CADEUL ( 7 ), dont le contenu relève entièrement de la CADEUL La publicité contenue dans impact campus est régie par le code d’éthique publicitaire du journal qui est disponible pour consultation au :

Tirage : 10 000 exemplaires Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec et Bibliothèque nationale du Canada. Impact Campus est publié par une corporation sans but lucratif constituée sous la dénomination sociale. Impact Campus, le journal des étudiants et étudiantes de l’Université Laval.

@BenJebrak

Benjamin Jébrak

@Benjebrak

Courrier des lecteurs L’individualisme : gangrène des temps modernes

http ://www.impactcampus.qc.ca/index. php ?etat=pub.

Impression : Publications Lysar inc.

Benjamin Jébrak

C

omme plusieurs d’entre vous l’ont constaté, la position des étudiants sur la hausse des frais de scolarité ainsi que sur le moyen de pression de prédilection, la grève, adoptée par les différentes associations étudiantes vis-à-vis du gouvernement ne fait pas l’unanimité. Si à Montréal, l’heure est

à la mobilisation, il semble qu’à Québec, l’engouement général pour l’indifférence fasse loi. Il apparaît complètement illogique qu’un acteur social soit à ce point divisé, et cela dans son désintérêt le plus total. Devant ce constat une question s’impose. Quels facteurs motivent les étudiants à avoir

une attitude favorable envers la hausse ? La réponse peut paraître bien simple, mais encore faut-il l’énoncer en tenant compte d’un élément explicatif, qui curieusement, est intrinsèquement relié aux maux qui affectent les valeurs sociales de notre époque. Comme je le disais, le discours ambiant est

plutôt simpliste : « je n’ai pas de temps à perdre », « on va perdre nos cours », « la session sera repoussée et je vais devoir retarder mon emploi d’été » [...] LISEZ LA SUITE SUR NOTRE SITE INTERNET : impactcampus.qc.ca

Julien Garon-Carrier

OPINIONS | impact campus | mardi 27 Mars 2012

3


Étudiants étrangers confus et déroutés p. 5 Nouvel éxécutif de la CADEUL p. 6

frais de scolarité Financement des universités

Québec mise sur les dons privés La hausse de la contribution des étudiants n’est pas le seul moyen envisagé par le gouvernement Charest dans sa volonté de mieux financer les universités. Son nouveau budget prévoit une augmentation de 50 % des dons privés au terme de 2017, question de se rapprocher du modèle canadien.

Sarah Lachance

D

ans son « plan de financement des universités » de 2010, le gouvernement avance que des résultats semblables à ceux de l’Ontario en matière de philanthropie permettraient aux universités québécoises d’amasser 25 M $ de plus… À condition bien sûr que cette hausse ne soit pas annulée par une baisse de la contribution de l’État pour contrer le coût fiscal engagé. Le Québec se démarque surtout des autres provinces canadiennes par rapport à la provenance des dons, lesquels sont représentés à la hauteur de 50 %

par les entreprises privées, soit le double de la moyenne canadienne. Il est intéressant de constater qu’à l’Université Laval, cette particularité a des conséquences importantes dans la gestion des fonds privés. Les secteurs où il y a de la recherche commercialisable sont favorisés, soit la Faculté des sciences et de génie et les facultés des sciences de la santé, dont la pharmacie. Le Projet santé a d’ailleurs mobilisé une part importante des dons, lesquels ont permis la réalisation d’opérations d’envergure comme la modernisation des équipements.

François Blais, doyen à la Faculté des sciences sociales et candidat au rectorat, dénonce cette orientation et remet en question la « culture du privé » instituée à l’université dans sa gouvernance et son financement. L’un des ses cheval de bataille est le « retour à l’équilibre » et aux « valeurs académiques et démocratiques ». Il faut aussi mentionner les sciences de l’administration comme bénéficiaires important des philanthropes de l’Université Laval. Quant aux facultés les moins touchées par la philanthropie, dont les sciences so-

Les secteurs où la recherche est commercialisable sont favorisés et recoivent d'avantage de dons privés, selon les données de la Fondation de l'UL.Photo : claudy rivard

ciales, les investissements de la Fondation se traduisent par des mesures à portée réduite, en particulier par l’attribution de bourses. Concrètement, 18 % des dons ont été attribués exclusivement à la recherche – plus une part des 15 % consacrés au fonds

d’enseignement et de recherche – durant l’année 2010-2011. La maigre part de 6 % accordée au fonds d’investissement étudiant, dédié à l’amélioration de la formation dans l’ensemble des facultés, porte à réfléchir sur les priorités de la Fondation et de l’université.

Sessions perturbées

L’UL en mode solution Advenant le maintien de la grève générale illimitée dans plusieurs associations étudiantes du campus universitaire, le vice-rectorat aux études évalue différents scénarios possibles, mais n’en donnent pas les détails.

David Rémillard

photo : archives impact campus, claudy rivard

L

e vice-recteur aux études de l’Université Laval, Bernard Garnier, n’a pas renvoyé nos appels lundi. À la direction des communications, cependant, on confirme que M. Garnier et ses adjoints travaillent sur divers scénarios, qui doivent être présentés dans les meilleurs délais. « L’univer-

4

sité est en train d’évaluer la situation », a fait savoir Sylvain Gagné, relationniste pour l’Université Laval. Le cas sensible des chargés de cours Étant des employés à contrat, les chargées et chargés de cours de l’Université Laval vi-

vront une problématique particulière advenant un maintien de la grève. Mireille Boisvert, vice-présidente aux relations de travail du SCCCUL, s’attend d’ailleurs à des négociations sensibles dans un tel scénario. « On ne peut pas les obliger à enseigner », a-t-elle déclaré en entrevue avec Impact Campus. Si la grève devait se prolonger jusque là dans certaines facultés, ou que les cours soient reportés au-delà du 20 avril, tous les contrats devront être révisés et donc renégociés. Et c’est là le nœud du problème. Les chargés de cours ne seront pas tenus d’enseigner puisque le lien qui les unit à l’Université Laval est un contrat échelonné du 9 janvier au 20 avril, dates officielles de début et fin

ACTUALITÉS | impact campus | mardi 27 mars 2012

de la session d’hiver 2012. Mme Boisvert explique que certains chargés de cours ont possiblement d’autres contrats pour l’été, et que leurs disponibilités sont incertaines. Le tiers des cours de premier cycle sont donnés par des chargés de cours. En date de lundi, ils étaient autour de 10 000 étudiants de premier cycle en grève illimitée. À moins d’un essoufflement soudain du mouvement étudiant, il y aura des conséquences sur les sessions d’études. En sociologie, par exemple, la grève dure depuis le 13 février dernier, et a été reconduite à forte majorité lundi, à 95 % pour. Des complications pour les auxiliaires Les auxiliaires d’enseignement membres du SA 2RE pourraient également être touchés par les prolongations de session. « On peut déjà dire que dans certaines universités, des contrats ont été abrogés »,

a déclaré Maxime Dion, coordonnateur au SA 2RE. Aucun contrat n’est pour l’instant menacé à l’Université Laval. Selon M. Dion, des professeurs ont déjà manifesté leur intention de diminuer le nombre d’heures relatives aux contrats avec des étudiants. Maxime Dion croit toutefois qu’il sera impossible pour les professeurs d’agir ainsi, les étudiants étant disponibles pour travailler mais contraints par un conflit de force majeure. « C’est un conflit étudiant et en tant que tel, nos travailleurs sont présents et disponibles pour offrir leur prestation de travail, a-t-il affirmé, je suis convaincu que nous aurons gain de cause dans ce genre de cas ». Actuellement, les auxiliaires touchés par les grèves, une minorité selon M. Dion, touchent leur plein salaire et attendent la suite des choses. Des arrangements sont discutés avec les facultés d’enseignement concernées.


frais de scolarité Sessions perturbées

Étudiants étrangers confus et déroutés Contraints à la grève, des étudiants étrangers en échange pour une session à l’Université Laval nagent en pleine incertitude. Une étudiante mexicaine, qui a tenu à conserver l’anonymat, s’est confiée à Impact Campus.

iana ( nom fictif ), 22 ans, étudie en Sciences politiques au Mexique. Le temps d’une session, elle a décidé de suivre des cours à l’Université Laval, qui a une entente avec l’établissement mexicain. Ses frais de scolarité, elle les a payés à son institution locale, et la hausse des droits de scolarité québécoise ne la touche pas, bien qu’elle avoue ne pas être insensible à la cause. Il n’en demeure pas moins que Diana, et plusieurs de ses collègues, nagent en pleine incertitude. Son programme, Science politique au premier cycle, est en grève depuis une semaine, puisque l’Association des étudiants en sciences sociales a débrayé le 19 mars dernier. Lundi, Diana attendait le résultat du vote sur la reconduction de la grève. Si l’association devait maintenir son débrayage, la session serait alors per-

David Rémillard

D

David Rémillard

D

90 minutes S.V.P.

turbée, ce qui pourrait, éventuellement, retarder le cheminement académique de Diana. « Je dois finir en décembre prochain », explique-t-elle. « Si mes cours sont annulés, ou reportés, je vais finir l’année prochaine ».

Si mes cours sont annulés, ou reportés, je vais finir l’année prochaine En fait, trois de ses cours sont suspendus depuis le 19 mars. Son autre cours, un cours de philosophie politique, est suspendu depuis un mois, le cours étant composé à majorité d’étudiants en philosophie, en grève depuis le tout début de la contestation. Les cours sont piquetés.

Même si la session n’est pas annulée et que les cours sont reportés, Diana ne pourra les suivre. Elle a son billet d’avion qui doit la ramener au Mexique au début du mois de mai. Son plan était de visiter un peu le Québec entre la fin de la session et son retour à la maison. De toute façon, le bail de Diana qui lui permet de vivre aux résidences doit se terminer au mois d’avril. D’autres étudiants étrangers vivent cette angoisse, et se retrouvent pris dans un tourbillon qu’ils n’ont pas demandé. Selon Diana, qui a accès à une conseillère, il sera possible pour elle de recevoir les notes de passage nécessaires à la poursuite de sa formation. Mais ce ne sera pas avec fierté qu’elle les recevra. Pour elle, d’avoir des notes sans suivre ses cours équivaut à un « vide académique ».

eux rendez-vous « prévus depuis longtemps  », c’est ce qui empêchera le recteur Denis Brière de se présenter au débat des candidats à la course au Rectorat, qui se tiendra le 4 avril à midi au Théâtre de la Cité universitaire du pavillon Palasis-Prince. Pourtant, si quelqu’un doit être là, c’est bien l’actuel recteur. C’est lui qui, en poste depuis 2007, doit défendre son bilan et donner le ton sur ce que seront les enjeux prioritaires de son administration, advenant une réélection. Imaginez ne serait-ce qu’un instant qu’au terme de la prochaine électorale provinciale, Jean Charest refuse de se présenter au débat des chefs. Ce serait injustifiable et il perdrait automatiquement des appuis. Je ne vois pas comment le recteur peut sortir gagnant d’un débat auquel il ne participera pas. Celui qui occupe les plus hautes fonctions d’une administration universitaire doit absolument se libérer, point final. C’est une simple question de bon sens. Je veux bien croire qu’une course au Rectorat ne soulève pas les passions, mais devant une telle initiative, étudiante doit-on le préciser, le recteur devrait déplacer ses deux rendez-vous, dans son intérêt et celui de la communauté universitaire. Si le recteur est aussi près des étudiants et des employés de l’Université Laval qu’il le prétend, alors peut-être devrait-il reconsidérer sa décision, et s’asseoir pendant 90 minutes, question de jaser, de l’écouter. Surplus de confiance ? Peut-être aussi qu’il s’est dit qu’il n’a pas besoin de ce débat pour être élu. Mais le recteur serait-il à ce point confiant ? Est-ce en raison de toutes ces vedettes qui ont accepté de donner leur appui à sa candidature ? Chose certaine : en ne se présentant pas, il laisse la porte ouverte aux autres candidats de se faire valoir. Son absence est également un grave manque de respect pour ses adversaires. Ils ont des idées, et peut-être même de meilleures que celles proposées par le recteur. Après tout, on ne parle pas de deux piques ici. Les candidats sont soit doyens, professeurs, ou doctorant. Ils ont certainement la capacité et la présence d’esprit de rivaliser avec Denis Brière. Je ne sais pas si ce sont les vertiges du 16e étage de la Tour de l’éducation qui font effet, mais si j’étais l’un des candidats à la course, cela me donnerait l’impression que le recteur me regarde de haut. Chocs des idées Aux dernières nouvelles, on parle d’une élection. Quoi de plus sain pour un processus électoral qu’un débat ? C’est le moment parfait pour que les idées se rencontrent, et de voir la tenue, le leadership et la qualité des candidats. Du choc des idées jaillit la lumière, dit le proverbe, et il s’appliquerait très bien dans le contexte actuel. Les enjeux au niveau universitaire sont de taille et en quantité. Le financement des universités, la gouvernance, le développement durable, la qualité de l’enseignement, la qualité de la recherche, les infrastructures. La gestion des finances des universités est contestée, et des professeurs au sein même de l’Université Laval se sont levés pour manifester leur inquiétude. Les universités sont-elles des entreprises ? L’argent est-il bien investi ? La communauté universitaire veut des réponses. Nous sommes, comme c’est le cas avec les étudiants et la hausse des droits de scolarité, dans un mouvement de changement. Et le changement, ce n’est pas nécessairement avec la venue d’une nouvelle personne qu’il s’incarne. Quelqu’un, peut, du moins je l’espère, prendre un virage et créer le changement. Ne vous privez pas de cette opportunité M. le recteur, et ne privez pas la communauté universitaire d’un débat sain et complet. Ah et, si vos rendez-vous sont si importants, peut-être pourriezvous en révéler la nature. Si c’était pour une bonne raison, ça ne pourrait qu’être bénéfique pour votre campagne, non ?

ACTUALITÉS | impact campus | mardi 27 mars 2012

5


UNIVERSITÉ LAVAL Nouvel exécutif à la CADEUL

en bref La diversité sexuelle en fête sur le campus L

a semaine consacrée à la diversité sexuelle s’est amorcée vendredi dernier sur le campus de l’Université Laval. Encore cette année, le Groupe gai de l’Université Laval ( GGUL ) propose diverses activités de sensibilisation et d’information sur l’homosexualité. Les activités se dérouleront jusqu’à dimanche prochain. Contrairement à la croyance populaire qui laisse entendre que ce sont les cas d’intimidation et d’homophobie sont répandus, le GGUL estime que c’est plutôt la phase d’acceptation personnelle qui est la plus difficile à gérer chez les homosexuels, et qu’il y a encore beaucoup de travail à faire de côté. Bien que peu nombreux, les problèmes d’harcèlement seront aussi au cœur des activités. « Tant et aussi longtemps que l’hétérosexisme et l’homophobie existeront, nous aurons notre place », a déclaré la présidente du GGUL, AnneSophie Ruest-Paquette, lors du discours d’ouverture. Parmi les activités de la semaine, notons une conférence sur l’homoparentalité, visant à démystifier et informer sur la réalité des couples homosexuels désirant élever un enfant. Des sorties sociales sont également prévues certains soirs, question de regrouper la communauté gai et lesbienne de l’université. Toutes les informations sont disponibles au http ://www. algi.qc.ca/asso/ggul/

Benjamin Jébrak

6

Nouvel exécutif, nouvelles priorités

Le nouveau président de la CADEUL, Martin Bonneau, souhaite ramener certains dossiers à l’avant-plan des priorités de la confédération représentant les étudiants de premier cycle. Il admet toutefois que le cas des frais de scolarité est un incontournable, et qu’il doit être réglé rapidement.

David Rémillard

Martin Bonneau, nouveau président de la CADEUL. photo : courtoisie, CADEUL

É

lu vendredi dernier, le nouvel exécutif de la CADEUL entend montrer ses couleurs. Le nouveau président, Martin Bonneau, qui était exécutant à la CADEUL cette année, ne croit pas que la transition se fera dans la continuité de ce qui s’est fait en 2011-2012. Rencontré lundi, M. Bonneau a précisé qu’il souhaitait établir de nouvelles priorités à la confédération. « Le type de dossiers qu’on va traiter sera sensiblement différent. On va travailler surtout au niveau local ». Une certaine période de latence est toutefois inévitable selon lui. « Il faut donner la chance à tout le monde de prendre sa place », a-t-il fait savoir, ajoutant qu’il ne veut pas imposer les habitudes de l’ancien exécutif. « C’est important d’établir une nouvelle dynamique ».

ACTUALITÉS | impact campus | mardi 27 mars 2012

Laissez-passer universel d’autobus Le laissez-passer universel d’autobus fait aussi partie des plans. Selon M. Bonneau, la situation n’est plus la même et il faut réévaluer la conjoncture pour la mise en place d’un tel projet. Le LPU permettrait un accès gratuit et illimité aux autobus du RTC et de la Rive-Sud, un projet de 6,7 millions de dollars. Sujet de discussion depuis 2007 et refusé par le RTC en 2010, le projet tournait au ralenti depuis les deux dernières années. Depuis l’annonce du plan particulier d’urbanisme de la Ville de Québec, visant à réaménager le secteur du boulevard Laurier, Martin Bonneau croit que le projet mérite réflexion, et qu’il est temps de faire le point sur la situation.

Les frais de scolarité, un incontournable Le nouvel exécutif de la CADEUL, élu vendredi dernier, a à peine eu le temps de se réjouir qu’il doit déjà composer avec le dossier colossal qu’est celui de la hausse des frais de scolarité. Un défi, certes, mais pas insurmontable, croit Martin Bonneau. Au contraire, il estime que la transition aidera la CADEUL à être plus efficace dans ses actions. « Oui, ça peut poser des difficultés, mais ça a beaucoup d’avantages. On est à double effectif pendant un mois ». La plupart des étudiants élus étaient tous impliqués dans leurs associations étudiantes respectives, et ont tous une connaissance du dossier des frais de scolarité. Le nouvel exécutif sera pleinement autonome à compter de la fin avril.

nouvel exécutif Présidence

Martin Bonneau

Affaires internes

Guillaume Arsenault

Affaires externes

Sophie Blais-Michaud

Finances

Geoffroy Boucher

Recherche et enseignement

Étienne Garant

Affaires institutionnelles

Guy-Aume Descôteaux

Communications

Aucun élu. Poste ouvert


Critique de La date

p.9

Entrevue avec Dumas

p.9

Critique de CD : Mes Aïeux

p.10

Salon du livre de Québec 2012

Une édition qui promet L’édition 2012 du Salon international du livre de Québec ( SILQ ) promet beaucoup. Encore une fois cette année les amoureux de lecture et de littérature se réuniront au Centre des Congrès de Québec du 11 au 15 avril pour se plonger dans le monde du livre. Rencontres avec certains auteurs, séances de dédicaces, conférences, animation, découverte des nouveaux titres : voilà un programme bien alléchant pour les bouquineurs !

Nathan Murray

C

ette année, la présidence d’honneur du salon a été confiée à l’une des plus grandes figures de la littérature québécoise et francophone : c’est en effet l’auteur Dany Laferrière, un habitué du grand rendez-vous littéraire de la capitale, qui donnera son image au SILQ pour la troisième fois, tout en profitant de l’occasion pour lancer son dernier ouvrage, Chronique de la dérive douce. Retenu en Europe où il fait une tournée des salons du livre, le récipiendaire du prix

Médicis 2009 a néanmoins tenu à s’adresser aux journalistes rassemblés pour le dévoilement de la programmation par l’intermédiaire d’un vidéo. Faisant l’éloge du lecteur qui « prend des risques », soulignant au passage le caractère très « littéraire » de la ville de Québec et la grande convivialité de son salon, l’écrivain d’origine haïtienne a encore une fois déclaré son amour pour la littérature, d’ici comme d’ailleurs. Dany Laferrière partagera l’affiche du SILQ avec cinq autres invités d’honneur. Du mercredi au dimanche défileront en effet

l’auteur-compositeur-interprète Daniel Lavoie, l’auteure jeunesse Johanne Mercier, la journaliste, chroniqueuse et femme d’opinion Denise Bombardier, le poète et écrivain de la nordicité Jean Désy et les deux bédéistes à l’origine de la populaire série Les Nombrils, Delaf et Dubuc. Bien entendu, le Salon du livre de la Capitale est aussi accompagné d’une foule d’activités culturelles et littéraires, qui contribuent à son dynamisme et à son rayonnement. Cette année encore, l’Espace de la diversité permettra aux visiteurs de se familiariser avec la littérature

Lire sans frontières

Le Salon international du livre de Québec ( SILQ ) a derrière lui une longue histoire. En plus de cinquante années d’existence - la première édition s’est tenue en 1959 -, l’événement a peu à peu évolué jusqu’à devenir un rendez-vous culturel et littéraire incontournable. Portrait de ce qui est maintenant une véritable institution.

«

Lire sans frontières ». Voilà le thème, la ligne directrice, l’idée derrière tous les projets formulés et réalisés par ceux qui se cachent derrière le Salon du livre. Depuis 1998, une équipe presque

Photo : Courtoisie, Christian Chevalier

8

inchangée, regroupée autour du président-directeur général Philippe Sauvageau et du président du conseil d’administration John Keyes, s’efforce d’atteindre ce noble objectif  : transcender les frontières, qu’elles soient liées à l’âge, la géographie ou même la langue, afin d’offrir une fenêtre grande ouverte sur la littérature. Non contents de mettre de l’avant cette philosophie, les gens du SILQ se sont donnés les moyens de la rendre la plus vraie, la plus effective possible. Selon Philippe Sauvageau, deux grands domaines, directement liés à la thématique, font la force du Salon et expliquent son dynamisme : la grande place réservée aux jeunes, et la volonté de donner un caractère inter-

national à cette grande fête du livre. Deux éléments qui, depuis plusieurs années maintenant, marquent la programmation et contribuent à l’éclat du salon. Philippe Sauvageau ne s’en cache pas, et s’en montre très fier : le volet jeunesse du SILQ est une véritable réussite. Depuis la naissance du « lire sans frontières », la fréquentation du Salon par des groupes scolaires a plus que doublé, le nombre de jeunes visiteurs et écoliers étant passé de 7000 en 1999 à près de 15 5000 l’année dernière, soit environ 30 % de la fréquentation totale. Un accomplissement de taille - à un tel point que, pour assurer un accès au plus d’écoles possibles, le salon doit maintenant limiter le nombre de jeunes par établissement. Plusieurs facteurs expli-

ARTS ET CULTURE | impact campus | mardi 27 mars 2012

Photo : Claudy Rivard

étrangère. Le SILQ recevra notamment une délégation de neuf écrivains catalans - la nation à l’honneur -, en plus de laisser une grande place aux auteurs haïtiens et amérindiens. Quatre expositions seront aussi présentées au Centre des Congrès sous les thèmes de Matshinanu Nomades, Les légendes du Québec : hommage à Jean-Claude Dupont, Portrait de famille et Dimitri Kasan : l’aventure Marabout à Québec. À cela s’ajoutent les traditionnelles tables rondes - dont Qu’est-ce qui vous indigne le plus ? avec Dany La-

ferrière et Avez-vous foi en l’avenir du Québec ? avec Jean-François Lisée -, sans oublier les neufs spectacles littéraires de Québec la Muse - comprenant notamment un hommage au poète SaintDenys Garneau. Finalement, plusieurs prix littéraires seront remis pendant le Salon, afin de récompenser l’excellence et la relève québécoise. Quoi ? Salon du livre de Québec Où ? Centre des congrès de Québec Quand ? Du 11 au 15 avril

quent ce succès, les jeunes ayant accès à une foule d’activités liées au monde du livre : animation, concours de dessin, ateliers, rencontres avec les « héros »… L’offre, complète et équilibrée, a de quoi ravir les lecteurs, débutants comme avertis. Le caractère international du SILQ est, quant à lui, aujourd’hui fermement établi. Chaque année, des auteurs en provenance d’un pays ou d’une région du monde sont mis à l’honneur, permettant aux visiteurs du salon d’approcher d’autres cultures, d’autres mondes littéraires - une expérience toujours très appréciée. Monsieur Sauvageau, d’ailleurs, le souligne : les auteurs étrangers qui se présentent au Salon sont bien souvent des écrivains primés, reconnus pour la grande qualité de leur œuvre - et sachant s’exprimer et échanger en français avec les lecteurs avides de découvertes. C’est à l’Espace de la diversité que les gens de Québec peu-

vent rencontrer non seulement les écrivains de la principale nation invitée, mais aussi de divers horizons. Le succès de la formule « Lire sans frontières » ne fait aucun doute. Les chiffres parlent d’euxmêmes : depuis la fin des années 1990, le nombre d’entrées est passé de 33 000 à 65 000 ; alors qu’en 1999 on comptait 470 auteurs et 600 maisons d’édition, on attend cette année près de 950 écrivains et 800 éditeurs. De plus en plus de visiteurs voyagent donc dans le merveilleux monde du livre grâce au Salon international du livre de Québec - un salon qui a su conserver une échelle humaine. Pour Philippe Sauvageau, c’est d’ailleurs ce qui fait le charme du rendez-vous littéraire de la capitale : « La convivialité. C’est ce qui revient souvent dans les commentaires, tant des visiteurs que des invités : le salon est profondément convivial. Et c’est très apprécié ! ». N.M.


Un pari audacieux Depuis une semaine, le Théâtre Premier Acte se transforme en appartement chic de style lounge où sont conviés une multitude d’invités ( les spectateurs ) afin d’assister au party de Sophie.

O

Trois ans après Traces, mais quatre mois seulement après la fin de tournée, Dumas sort L’heure et l’endroit, un nouvel album plus pop et lumineux. Entrevue avec un chanteur en vogue qui ne s’arrête jamais.

Cyril Schreiber

François Dallaire n célèbre quoi ? On ne le sait pas, mais toutes les occasions sont bonnes pour fêter. C’est avec cette prémisse que les acteurs introduisent la soirée qui s’annonce bien arrosée. D’entrée de jeu, La date innove. Le spectateur enlève ses chaussures, enfile des pantoufles et, boisson à la main ( puisque c’est un spectacle « apportez votre vin » ), se choisit une place dans l’appartement. Les choix sont multiples ; banquettes, tapis, tables en rond, poufs, divans, tabourets, ou encore, dans les estrades. L’illusion théâtrale est brisée : l’invité fait partie intégrante du spectacle. L’idée est bonne, et réussie. On se sent la liberté de rire fort, de participer, de se parler entre voisins, de s’intégrer à l’histoire qui nous est racontée. Cette dernière d’ailleurs, c’est celle d’une simple soirée entre amis où s’entremêleront potins et anecdotes tantôt croustillants, tantôt empreints de malaises. Basé sur des faits vécus, le récit propose un éventail de thèmes tels que l’amour, le sexe, la vie, l’avenir. Ceux-ci sont traités sans vergogne et avec beaucoup de vérité, mais d’une manière assez crue. Les protagonistes, sous la direction du metteur en scène Alexandre Fecteau ( Changing room, entre autres ), se laissent

Nouveau rendez-vous

aller dans un jeu très réaliste, jeune et amusant, mais aussi, poignant et dramatique. On pourra peut-être leur reprocher quelques longueurs, mais en général, les jeunes acteurs sont passionnés et naturels. Fecteau, avec cette proposition haute en couleurs, tire dans beaucoup de directions sans trop de bavure. Le texte est léger, loin d’être poétique, mais dit ce qu’il a à dire. L’homosexualité et la sexualité sont abordés très franchement, et il faut dire que ce sont des thèmes qui lui réussissent encore une fois. Il est dans sa zone de confort. On pose un regard assez critique de la jeunesse, de la sexualité, de l’amour, et le spectateur n’a d’autre choix que de se regarder en face par rapport à ces thèmes. Il est brusqué, beaucoup, peut-être trop ? En gros, c’est un spectacle totalement éclaté et original, d’après des idées et des prestations naturelles et vraies, qui nous est donné de voir à Premier Acte jusqu’au 7 avril. Un spectacle d’actualité, bien ancré dans son milieu, qui fera écarquiller bien des yeux, et qui provoque. Bien que le pari soit audacieux, et que parfois on en veuille à l’histoire de ne pas avancer, on peut dire : mission accomplie. Quoi ? La date Qui ? Texte  : collectif, mise en scène : Alexandre Fecteau Où ? Théâtre Premier Acte Quand ? Jusqu’au 7 avril

I

l y aurait eu le risque de le trouver omniprésent, voire encombrant. Pourtant, après avoir écouté son nouveau cru, on se réjouit de retrouver Dumas aussi vite. Petite genèse de ces nouvelles chansons : « J’avais accumulé des maquettes durant la tournée précédente, mais lorsque je suis rentré en studio plus sérieusement en octobre dernier, je n’en ai gardé qu’une seule sur cette vingtaine. J’ai réécrit en fonction de ces nouveaux paramètres fixés : un album plus lumineux et plus court. » Qui dégage un sentiment d’urgence, pourrait-on ajouter. Effectivement, L’heure et l’endroit s’écoute rapidement et en boucle, donnant envie de le rejoindre dans cet ailleurs proposé au fil des neuf chansons, dont celle qui donne son nom à l’album : « Lorsque j’ai écrit ce texte, j’ai trouvé qu’il représentait bien l’album au niveau des thématiques. Par ailleurs, le premier morceau, Un aller simple, propose un rendez-vous vers une autre vie. Ça y participe tout autant. Il y aussi des thématiques plus sombres, comme le deuil ou la mort, mais toujours dans cette optique d’aller de l’avant, vers l’idée du rendezvous, malgré les difficultés. » Avec ce nouvel album, le premier qui mélange le calme du studio à l’énergie de la scène

– une dualité visible dans la présence de ses musiciens de studio ( Carl Bastien, Louis Legault ) et de scène ( Jocelyn Tellier, Alexandre Dumas, MarcAndré Larocque ) –, arrive aussi, sinon une évolution, à tout le moins une épuration des textes : « Je me concentre plus précisément sur ce que je veux dire. Je voulais vraiment que le message soit clair, je ne voulais pas tomber dans cette espèce de poésie plus atmosphérique que j’ai pu faire quand j’étais plus jeune. Je pense que ce besoin d’être plus direct vient aussi avec l’âge » déclare le chanteur de Victoriaville. Côté musique, L’heure et l’endroit est volontairement plus pop et rythmé, gorgé de chœurs masculins et de pianos « comme chez Bowie ou dans le Motown, que j’écoute beaucoup », ce qui n’en est pas moins ardu pour son créateur : « C’est plus difficile d’écrire des chansons accrocheuses que d’être dans un flou atmosphérique comme je le faisais auparavant. Lorsque j’ai réfléchi au disque, je voulais que ce côté-là soit vraiment assumé. Tout ça était clair dans ma tête dès le départ. » Faudrait-il lui énumérer la liste de ses chansons accrocheuses au succès radiophonique ? On note, quoiqu’il en soit, l’agréable présence de la choriste MarieChristine Depestre sur quelques titres : « Je voulais depuis longtemps une chanteuse soul

Photo : Stéphanie Falardeau-Caron

sur un de mes albums. Je voulais intégrer cette influence-là, vu que j’en écoute beaucoup. Elle est venue en studio, et la rencontre a été magique, sa voix a bien marché avec la mienne. Ça a été une super belle rencontre ! » La rencontre avec le public, elle, devrait à nouveau se produire, tant chez les disquaires que sur scène, lieu où le spectateur ne devrait pas être trop déstabilisé : « C’est mon album le plus facile à adapter sur scène. En le faisant, j’ai pensé à cet aspect-là, car je savais que la tournée allait s’enchaîner rapidement après la sortie, et j’avais envie d’inscrire les spectacles de ce prolongement-là. » C’est un rendez-vous printanier à ne manquer sous aucun prétexte. Quoi ? L’heure et l’endroit Qui ? Dumas Où ? Théâtre Petit Champlain Quand ? Vendredi 27 avril

ARTS ET CULTURE | impact campus | mardi 27 mars 2012

9


SAUVER la littérature

Patentes littéraires

Nicolas Tremblay Une estafette chez artaud Lévesque éditeur

Daniel Canty Wigrum La peuplade

I

l s’agit ici d’opposer deux bouquins aussi étranges que semblables, aussi imparfaits qu’intrigants. Mélanges d’érudition et d’hybridité, ces deux livres se gardent bien de raconter. Que le Sebastian Wigrum de Daniel

Canty disparaisse dès le premier chapitre, laissant la place aux fragments explicatifs d’une exposition invisible semble symptomatique de cette fuite du récit, englouti dans les années 1940 du Londres de la Seconde Guerre

de la semaine 1

Grimes

2

franco

anglo

Visions

Frankie Rose Interstellar

3

Mondiale. L’autogénèse littéraire que constitue Une estafette chez Artaud ne montre pas autrement la disparition du sujet : Nicolas Tremblay, au centre de l’histoire, est vite remplacé par l’empereur romain Héliogabale ou le dramaturge et poète Antonin Artaud, et se morfond de-ci de-là dans les spirales d’un style qui emprunte beaucoup à la thèse de doctorat. Ainsi, disons-le, ces deux romans se ressemblent également par leur aridité. Une amusante aridité chez Canty, qui insuffle à son écriture une douce ironie, obligeant le lecteur à avancer dans le livre avec, sous sa loupe, les marques du second degré. Des objets hétéroclites, en effet, se rencontrent dans ce vaste inventaire d’exposition que constitue ce livre ; qu’il s’agisse de l’échiquier offert par Hawthorne à Herman Melville ou le cavalier – encore aux échecs – utilisé par Perec pour organiser la structure de La vie mode d’emploi, moult patentes littéraires se croisent

1

Fanny Bloom Apprentie Guerrière

2

Jambe

Pareil pas pareil [EP]

Marie-Pierre Arthur Aux Alentours

4

Xiu Xiu Always

David Giguère Hisser Haut

5 Sharon Van Etten

5 We Are Enfant Terribles

Tramp

La vie est belle, mes enfants [EP]

hip hop

Alaclair Ensemble Dans l'South du Bas

Jam and P.Dox Souriez Un Peu

Eric Lau and Guilty Simpson The Mission [EP]

loud

Napalm Death Utilitarian

Goatwhore Nephelium Blood For The Master Coils Of Entropy

électro

WhoMadeWho Brighter

Mouse on Mars Parastrophics

John Talabot Fin

RareBit Daizo

Chicago Underground Duo Age of Energy

Mouse on Mars

expé-

rimental

10

David Bélanger

À l'aube du printemps

Something

4

le monde sait qu’à un certain degré d’hermétisme, un livre ne se résume plus au plaisir de sa lecture, mais que l’important se trouve dans sa proposition. Les propositions de Tremblay et de Canty sont, en ce sens, tout à fait complémentaires. Qu’il s’agisse du statut de la réalité et de la fiction, de l’origine énonciative des narrateurs, du rapport de l’œuvre à la littérature, on sent dans les deux romans cette expérience du soupçon littéraire : qu’est-ce que le livre et sa finalité, où se termine l’expérience – et où, d’ailleurs commence-t-elle ? Qu’il soit difficile de vous donner une idée de ces livres est caractéristique de leur construction complexe, souvent patentée, et on ne peut que suggérer au lecteur curieux d’aller y voir par lui-même. Au risque, cela va sans dire, de trouver dans le tanin un arrière goût de vinaigre.

mes aïeux

3

Chairlift

ici, souvent comiques, parfois quelconques, donnant au tout une impression de vacuité, niaiserie intellectuelle réservée pour usages universitaires. Chez Nicolas Tremblay, la niaiserie laisse place à la réflexion existentielle – voire identitaire – de Nicolas Tremblay, littérairedésaxé inspiré du Momo d’Antonin Artaud et empreint d’un mysticisme qui donne au roman son parfum d’encens et de new age. Évidemment, ici encore, le second degré est exigé. Les mémoires de Gaétan Lévesque, écrites en 2020 et reproduites dans le livre, sont à cet égard exemplaires. On ne rit pas, mais le sourire parfois, affleure puis disparaît. Le milieu littéraire québécois – avec les éditions ZXY – devient la victime de petits quolibets sympathiques, mais tout cela à tôt fait de se perdre dans les discours savants. L’ironie échoue là où elle fait des miracles, dans Wigrum. Ne résumons pas que l’un est un échec et l’autre, un succès. Tout

Parastrophics

ARTS ET CULTURE | impact campus | mardi 27 mars 2012

Les Disques victoire

À point nommé I

l aura fallu attendre près de quatre ans pour trouver un successeur à La ligne orange, le précédent album de Mes Aïeux, « legroupe-de-la-chanson-Dégénérations », qui a su effacer cette étiquette et offrir un parcours artistique cohérent. Cette fois-ci, après une sérieuse remise en question et le départ d’un des membres ( Éric Desranleau, salué dans le livret ), le groupe revient avec une nouvelle livraison de circonstance, À l’aube du printemps. Dédié à « tous ceux qui attendent avec espoir l’arrivée d’un printemps », ce nouveau disque souligne l’évolution de Mes Aïeux, voire même sa maturité. Si ce n’était déjà chose faite, il apparaît maintenant évident que le quintet mené par Stéphane Archambault est passé à l’âge adulte, avec toujours des textes à message mais plus subtils, moins contestataires en apparence. Il y a maintenant la conscience du temps qui passe, la chance de ne pas être éphémère, alors que l’époque même a tendance à jeter rapidement. Les références, elles, sont bien d’actualité et font de Mes Aïeux un groupe c ontemporain, paradoxalement. À l’aube du printemps, porté par le vent, le souffle, comporte ainsi douze chansons qui, avouons-le, ne marquent peut-être pas autant à la première écoute que les classiques de la formation québécoise. À part quelques exceptions, peu de titres percutants donc, comme pouvait l’être Le déni de l’évidence sur le précédent album. Mais on a la sensation que ces nouveautés seront apprivoisées au fil des écoutes, comme on s’habitue peu à peu à la chaleur revenue dans les rues. [...]

LISEZ LA SUITE SUR NOTRE SITE INTERNET et bien plus sur : impactcampus.qc.ca

3.5/5 Cyril Schreiber


Ossétie du Sud

Élections et scrutins :

Un ex dirigeant du KGB en tête L’ex-chef local du KGB en Ossétie du Sud Leonid Tibilov est sorti vainqueur du premier tour de la présidentielle qui se tenait le 25 mars dernier avec 42,48 % des suffrages. Son principal adversaire, David Sanakoev, le délégué aux droits de l’Homme de la république, est arrivé deuxième avec 24,58 % des voix. Le candidat qui avait la faveur annoncée de Moscou, Dmitri Medoïev, a lui été éliminé arrivant troisième.

Marc-Antoine Rioux

photo : flickr, Ssolbergj, creative commons

U

n deuxième tour sera nécessaire pour départager les deux candidats. Ce dernier se tiendra le 8 avril. Rappelons que cette élection présidentielle est une reprise de l’élection du 27 novembre 2011 où la candidate de l’opposition, Alla

Djioeva, l’avait remporté face au candidat de Moscou, Anatoli Bibilov. La Cour Suprême sudossète avait peu après invalidé les résultats de l’éléction suite à une plainte officielle déposée par le parti Unité, un parti proKremlin. La Cour avait aussi retiré le droit à Djioeva de se représenter à la nouvelle élection, droit qui lui sera redonné après une série de manifestations de ses partisans et l’intervention d’un médiateur. Le 10 février, la résidence de Djioeva subit une fouille par la police de la République. La candidate, gravement blessée suite à l’intervention des policiers, a été hospitalisée. Selon

les partisans de Djioeva, ses blessures ont été causées par les policiers eux-mêmes lors de l’arrestation de la candidate. La version officielle du ministre de l’Intérieur stipule plutôt que Djioeva a été victime d’une crise d’hypertension. Djioeva n’aura finalement pas été candidate à l’élection de dimanche dernier. Le vainqueur de ce deuxième tour deviendra le premier Président de la république sud-ossète depuis que Moscou l’a reconnue comme nation indépendante en 2008 suite à un référendum non-reconnu par la communauté internationale.

Mauritanie

Sur les traces d’un consensus politique À la fin du mois de février, une délégation de parlementaires européens, alors en mission d’observation en Mauritanie, avait fait savoir à l’agence de presse PANA que des élections législatives étaient nécessaires. Cette recommandation a conduit les autorités à organiser les parlementaires sur les bases d’un accord consensuel de « sortie de crise ».

Alexandra Guellil

L

e scrutin, prévu ce samedi, a été décidé à la fin du mois de janvier dernier. Après un report « subtil » du scrutin initialement prévu le 6 juin 2009, Mohamed Ould Abdel Aziz, le président mauritanien n’a pas eu d’autre choix que d’organiser des élections législatives et municipales. Accusé par l’opposition de ne pas être « capable d’organiser des élections, de dilapider les ressources du pays dont les institutions en panne ont perdu toute crédibilité », Mohamed Ould Abdel Aziz a ensuite demandé une révision de la Constitution pour promouvoir un « dialogue national ». Ces modifications portaient sur la diversité culturelle, l’incrimination de l’esclavage et sur les coups d’État. Pour de nombreux observateurs, ce nouveau calendrier électoral a pu être établi principalement à la suite de la pression exercée par les parlementaires européens à Nouakchott. Une visite qui a su bousculer les autorités nationales et mettre l’accent sur l’importance d’éviter un blocage institutionnel. Vers une cohésion sociale ? Depuis la promulgation de la Constitution mauritanienne en 1991, par l’ex-président Ould Taya, c’est la première fois qu’elle est révisée. Autrement dit, plus de deux décennies après, suite au dialogue politique établi en 2011, c’est bien la première

fois que l’on s’inquiète de reconnaître légalement toutes les composantes et sensibilités politiques et culturelles du pays en promouvant une cohésion sociale. Cependant, cette nouveauté institutionnelle ne régule pas pour autant la gouvernance nationale. Bien que la responsabilité du premier ministre soit plus reconnue devant le parlement, il n’en demeure pas moins qu’il reste toujours nommé par le président de la République dont les pouvoirs sont encore plus renforcés aujourd’hui. Avec les manifestations des mouvements citoyens comme « Ne touche pas à ma nationalité » contre la « dénégrification » de la Mauritanie, force est de constater qu’au cœur de cette question électorale réside la question de l’identité culturelle nationale. À mi-mandat, l’objectif est donc de former un nouveau gouvernement capable de prendre en compte la réalité du pays en mettant en œuvre une réelle lutte contre la pauvreté et en établissant de réelles réformes pour la modernisation de l’administration mauritanienne. La Mauritanie c’est : – Plusieurs langues : l’arabe, le français, le peul, le soninké et le wolof – Une population estimée à 3 359 185 habitants en 2012 – Une présidentielle prévue en 2014

international | impact campus | mardi 27 mars 2012

11


Le point sur la recherche : « Respecter ses goûts et préférences »

p. 13

12e EXPO Manger Santé et vivre vert

Bien dans son corps et son assiette Avec des conférences, dégustations ou idées de boîte à lunch, les consommateurs éco-responsables étaient au rendez-vous pour profiter de conseils permettant de développer une alimentation verte sur mesure.

Marie-Anne Constantineau

E

Consultez les autres photos du salon sur impactcampus.qc.ca. photo : valère sabatier

n 2012, un consommateur averti doit définitivement payer davantage pour acheter des produits frais ou biologiques. Dans les salons d’une telle envergure, malgré un coût d’entrée de 12 $, les visiteurs sont ravis de payer leurs produits à moindre coût, sans intermédiaire. Pour aller à la rencontre de participants tels que Greenpeace, les vergers Paul Jodoin ou Rose Drummond, plusieurs milliers de personnes se sont frayées un chemin et ont pu ainsi découvrir une va-

riété de produits biologiques et autres trouvailles locales. 125 exposants présentaient ainsi leur vision d’un mode de vie sain et des idées originales. C’est le cas, par exemple de la compagnie Chocadel qui proposait un secret de maître : l’élaboration d’un chocolat sans gluten et sans lait. D’autres, quant à eux, suggéraient des séjours pour la santé du corps et de l’esprit comme l’Institut Hippocrate, Jeûne et Randonnée Québec ou Spa Eastman. Les visiteurs ont pu découvrir l’art du Chi, c’est-à-dire la revitalisa-

tion de l’énergie vitale selon la méthode Stévanovitch.

La santé « nature » Samedi midi, l’herboriste Marie Prévost était invitée à donner une conférence sur les plantes adaptogènes. Présidente de l’Association canadienne des aliments de santé et récemment, elle a fondé La clef des champs, entreprise dédiée aux herbes et épices biologiques. On appelle « adaptogène » une plante dont les effets principaux permettent à l’organisme de lutter contre les effets néfastes du stress. Elles peuvent augmenter la résistance et la vitalité de l’organisme, stimuler les défenses naturelles et procurer un effet de bien-être et d’énergie retrouvée. Moins connues du grand public, leur

utilité peut solutionner des problèmes de sommeil, de digestion, d’humeur ou de glycémie. Rappelons que les médecines chinoises et ayurvédiques utilisent ces plantes depuis des millénaires pour assurer force et résistance au corps humain. Par exemple, il est conseillé de consommer un bouillon d’astragale comme tonique immunitaire pour traiter des infections répétées dues au stress. Un adolescent qui manque de concentration ou qui vit un stress émotif mental peut se servir du basilic sacré comme tonique nerveux. De même, plusieurs autres spécialistes de la nutrition et de la santé physique ont pris la parole au cours de la fin de semaine proposant ainsi des solutions pour conjuguer un bienêtre alimentaire tout en santé.

Le mot science de la semaine : Chitosane Les atouts du chitosane, molécule découverte en 1859, n’ont été découverts que récemment. Elle provient de la carapace des crustacés et des membranes externes de certains champignons. Biodégradable, le chitosane est également biocompatible, bactériostatique et fongistatique.

Alexandre Paré

L

e chitosane est un produit connu au Canada. L’industrie de la crevette en produit depuis plusieurs années grâce notamment au traitement des biorésidus provenant de la transformation des crustacés. Les déchets éliminés, les carapaces sont déchiquettées

12

avant de les faire chauffer pour en retirer la protéine. Il faut ensuite éliminer le calcium avec un traitement à l’acide. Le résultat obtenu est appelé la chitine. La distinction réside principalement entre le decré d’acétylation, l’un étant l’inverse de l’autre.

Au depart, le chitosane était utilisé au Japon comme gel protégeant l’estomac. Au fil des expérimentations, de plus en plus de fonctions lui ont été attribuées. Par exemple, le chitosane est biocompatible et bactériostatique. Cela signifie que le système immunitaire

ne réagit pas à sa présence dans l’organisme et que les bactéries n’arrivent pas à s’y reproduire. Le chitosane aiderait aussi à réduire le taux de cholestérol LDL pour augmenter le niveau de HDL ou « bon cholestérol ». Il préviendrait de certains cancers, favoriserait le transit intestinal et diminurait l’acide urique. À défaut d’avoir des capacités antibiotiques, le composé permet de retarder les infections. Certains chercheurs ont même trouvé des usages en agriculture comme la capa-

sciences et technologie | impact campus | mardi 27 mars 2012

cité de renforcer les défenses naturelles des plantes devenant ainsi un biopesticide doublé d’un engrais. Ces fonctions ont d’ailleurs été mises à l’épreuve dans des environnements extrêmes. Selon le magazine Advances in Polymer Science, cette molécule un brillant avenir dans les hautes technologies biomédicales. Les chercheurs, eux, envisagent de trouver des applications dans la création de nanoparticules, membranes synthétiques et prothèses.


Le point sur la recherche

« Respecter ses goûts et préférences » Dans le cadre du mois de la nutrition, Impact Campus s’intéresse aux comportements alimentaires. Entendons par là, les habitudes et choix alimentaires mais aussi la relation complexe que l’on entretient avec la nourriture. Entrevue avec Simone Lemieux, professeure à l'Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels de l’Université Laval

Alexandra Guellil

photo : claudy rivard

Impact Campus : À partir de quel moment un comportement alimentaire peut mener à l’obésité ? Simone Lemieux : Je ne pense pas qu’on puisse établir

un moment précis. Il s’agit d’établir un équilibre énergétique : on a besoin d’énergie pour vivre ne serait-ce que pour garder notre température corporelle. Plus on est actif physiquement, plus nos besoins sont importants. Ce qui est problématique, c’est lorsque la quantité de calories que l’on mange est supérieure à celle que l’on dépense. Si je mange 2500 calories et que mes besoins sont de 2000 calories, j’aurai 500 calories qui seront mises en réserves. Et, à l’inverse, c’est dans les réserves que l’on puise lorsque notre corps demande plus d’énergie que ce qu’on lui procure. À force d’accumuler des calories en trop, c’est à

ce moment là que l’on prend du poids. On mange trop à partir du moment où nos apports dépassent nos besoins. C’est, je crois, la seule réponse puisque les besoins ne sont pas les mêmes d’une personne à une autre. Cela dépend de l’âge, du sexe, de la taille, du poids, le niveau d’activité physique et autres facteurs comme le stress ou le sommeil. IC : Quand notre corps nous réclame à manger, doit-on toujours lui répondre favorablement ? SL : La nature est bien faite dans la majorité des cas. Ressentir la faim, c’est un signal de survie même si en 2012

au Québec, ce n’est peut-être pas la question. On peut imaginer que ce signal indique que le corps est en train de puiser dans les réserves pour répondre aux besoins. C’est plutôt une bonne nouvelle, cela signifie que le corps réagit. On devrait répondre à ces signaux. Bien que parfois ils soient embrouillés, pour des raisons génétiques. On voit aussi beaucoup de personnes qui font toutes sortes de diètes et qui ignorent ces signaux en se privant. Du coup, ils en viennent à trouver insupportable la sensation de faim. Leur rapport à la nourriture est basé sur une restriction cognitive et est moins naturel que quelqu’un qui est bien dans son corps. IC : Comment définissez vous cette relation naturelle avec la nourriture ? SL : C’est simplement, respecter ses gouts et préférences, être capable de reconnaître ses besoins, ne

pas se mettre d’interdit pour créer des tentations. Il faut s’autoriser à manger ce dont on a envie au moment où l’on a envie. Si on écoute vraiment ses besoins, on se rend rapidement compte qu’on a parfois davantage le goût et le besoin de manger un fruit plutôt qu’une poutine ! Cette relation naturelle avec la nourriture est un peu brisée quand on se met à la diète, on se met des barrières pour perdre du poids. Tout comme la prise de compléments alimentaires. Avant d’en arriver là, il est important évaluer si les besoins sont vraiment réels pour notre équilibre. Même s’il s’agit de produits naturels, cela ne veut pas dire qu’ils sont inoffensifs. Une assiette équilibrée est composée de quantités suffisantes de toutes sortes d’aliments : viandes et substituts, produits céréaliers, légumes et fruits, produits laitiers et substituts.

sciences et technologie | impact campus | mardi 27 mars 2012

13


Une défaite crève-cœur p.15

Analyse Ligue de Hockey Junior Majeur du Québec

La grande danse du printemps C’est maintenant le temps des séries éliminatoires dans la Ligue de Hockey Junior Majeur du Québec. En première ronde, 16 équipes se disputeront une place pour les quarts de finale. Voici les prédictions d’Impact Campus pour cette ronde.

Mathieu Turgeon 1. Sea Dogs de Saint John ( 50-15-3 ) contre Screaming Eagles du Cape Breton ( 23-42-3 ) Prévision d’Impact Campus : Sea Dogs de Saint John Avec une différence de 54 points au classement général, c’est un choix tout simplement logique. Les Sea Dogs ont terminé avec plus de cent points pour une troisième année consécutive afin de se mériter une fois de plus le titre de champion de la saison. La série sera courte.

2. Cataractes de Shawinigan ( 45-16-7 ) contre Huskies de Rouyn-Noranda ( 24-36-8 ) Prévision d’Impact Campus : Cataractes de Shawinigan Les Cataractes seront l’équipe hôte de la Coupe Mémorial cette année et entendent bien y arriver par la grande porte sans utiliser leur place garantie en tant qu’hôtes. Tenant du 2e rang général, ils partent largement favoris, mais devront toutefois surveiller les Huskies, car même s’ils ont terminé 15e, ils ont tout de même réussi à vaincre Shawinigan cette saison.

3. Tigres de Victoriaville ( 44-18-6 ) contre Drakkar de BaieComeau ( 29-34-5 ) Prévision d’Impact Campus : Tigres de Victoriaville Les Tigres de Victoriaville ont connu une très bonne saison et ont terminé au quatrième rang. Avec dans ses rangs le meilleur pointeur de la ligue en Yanni Gourde, on peut s’attendre à une bonne série de leur part. Le Drakkar devrait toutefois réussir a enlever une ou deux rencontres comme ils l’ont fait en saison régulière.

4. Remparts de Québec ( 43-18-7 ) contre Voltigeurs de Drummondville ( 28-31-9 ) Prévision d’Impact Campus : Remparts de Québec Les troupiers de Patrick Roy partent favoris par le rang, mais devront se méfier de leur bête noire n’ayant gagné qu’une seule fois sur quatre contre Drummondville cette année. Frédérick Roy et Mikhaïl Grigorenko devront être à leur meilleur et Louis Domingue n’aura pas le droit à l’erreur. Les Remparts vont pouvoir profiter de l’avantage de la glace contre les Voltigeurs qui n’ont pas bien fait sur la route durant la saison régulière.

5. Mooseheads d’Halifax ( 39-22-7 ) contre Wildcats de Moncton ( 30-31-7 ) 3. Armada de Blainville-Boisbriand (40-22-6) contre Olympiques de Gatineau (26-32-10) Prévision d’Impact Campus : Armada de Blainville-Boisbriand Ayant gagné six des huit affrontements contre Gatineau cette année, l’Armada part favoris. Pas seulement en raison de leur fiche contre les Olympiques, mais ils sont aussi sur une lancée de sept victoires à leurs dix derniers matchs. Ils peuvent faire aussi bien chez eux ( 20-11-2-1 ) que sur la route ( 20-11-2-1 ) avec une fiche parfaitement égale dans les deux situations.

Prévision d’Impact Campus : Mooseheads d’Halifax Cette série devrait être l’une des plus serrées puisque Moncton a enlevé les honneurs cinq fois sur huit durant la saison. Mais ayant fini 2e dans les maritimes, les Mooseheads sont favoris grâce à leur arme fatale : Nathan MacKinnon. Les Wildcats pourront compter sur les jumeaux Saulnier qui forment un duo comparable à celui des frères Sedin dans la LHN. La série ira probablement jusqu’au match ultime.

en bref : Une première en 136 ans

6. Océanic de Rimouski ( 40-26-2 ) contre Foreurs de Val-d’Or ( 31-32-5 )

L

es Redmen de McGill, la plus vieille équipe de hockey au monde a réussi à mettre la main sur le titre de champion canadien pour la première fois de leur histoire la fin de semaine dernière. Leur gain de 4 à 3 en prolongation contre les Mustangs de Western était la huitième finale en treize ans qui se décidait en temps supplémentaire. C’est le joueur de dernière année et capitaine de la formation, Evan Vossen, qui a donné la victoire à son équipe grâce à un tir qui a battu

14

le gardien adverse entre les jambières. Le but victorieux est semblable à celui qu’a marqué Patrick Kane des Blackhawks de Chicago pour remporter la Coupe Stanley en 2010. L’année dernière, les Redmen avaient atteint la grande finale pour la toute première fois, mais avait dû s’avouer vaincu 4 à 0, contre l’équipe hôte, l’Université du Nouveau-Brunswick. Cette année, il s’agissait de la 50 e finale nationale de hockey universitaire. C’est donc exceptionnel qu’une équipe avec autant d’his-

toire mette la main sur cette finale légendaire. Fait intéressant, Kim StPierre, la gardienne de but de l’équipe canadienne aux Jeux olympiques et ancienne membre des Martelet de McGill a été la seule joueuse de hockey de l’histoire du sport interuniversitaire canadien à inscrire une victoire avec une équipe masculine, les Redmen. St-Pierre est également la seule joueuse à avoir pris part à un entraînement du Canadien de Montréal. Elle prit la place de Carey Price qui était absent en raison d’un virus.

sports | impact campus | mardi 27 mars 2012

R.B.G.

Prévision d’Impact Campus : Océanic de Rimouski Les deux équipes se sont partagées les quatre parties, mais l’Océanic est favori par sa fiche et ses excellents joueurs comme Alex Belzile et Alexandre Mallet.  Ils devront mieux faire sur la route, mais devraient tout de même l’emporter en cinq ou six parties.

7. Saguenéens de Chicoutimi d’Acadie-Bathurst ( 32-31-5 )

( 35-24-9 )

contre

Titan

Prévision d’Impact Campus : Titan d’Acadie-Bathurst Leur fiche donnerait Chicoutimi comme favoris, mais le Titan va l’emporter grâce au talent de ses trois vedettes O’Brien, Trudeau et Bissonnette. Ce sera probablement la série la plus difficile, car ce sont les deux équipes avec le plus petit différentiel de points, soit de dix. Les deux équipes sont arrivées côtes à côtes au classement à la fin de la saison 2012.


Une défaite crève-cœur

Malgré une performance digne d’une finale, l’équipe de soccer intérieur du Rouge et Or a dû s’avouer vaincu. Du même coup, cette défaite a permis aux Citadins de l’UQTR de mettre la main sur un second titre provincial en autant d’années.

Raphaël Bergeron-Gosselin

C

ette saison, le seul aff rontement entre les deux finalistes s’était conclu par une victoire écrasante des Lavallois 5 à 0. Ce gain avait été acquis à domicile. L’avantage du terrain aura donc une fois de plus fait la différence pour un affrontement sans lendemain. Les Citadins ont profité de l’énergie que leur procurait la foule pour ouvrir la marque. Durant presque la totalité de la rencontre, ils ont réussi à s’accrocher à cette mince avance d’un seul but. L’acharnement de la troupe de Samir Ghrib à atteindre le championnat canadien a toutefois porté fruit à la 81e minute, avec le filet qui portait la marque 1 à 1. Une fin hollywoodienne Les tirs de barrage auront été nécessaires pour décider de l’issu de la rencontre. Le Rouge et Or avait la chance de mettre la main sur la victoire en réussissant un dernier filet lors de cette séance de tirs de pénalité. Le gardien Raphaël

Bélanger-Vaillancourt a toutefois déclenché l’hystérie chez les siens en réalisant l’arrêt. Après la rencontre, il a même avoué ne pas savoir que ce tir pouvait donner la victoire à ses adversaires. « J’étais peut-être un peu trop dans ma bulle! Chose certaine, j’avais la force en moi », a-t-il humblement expliqué. Le reste des tirs ont été à l’avantage des locaux qui ont mis la main sur le titre de champion provincial. L’entraîneur-chef du Rouge et Or a reconnu le talent de leurs opposants, mais aurait évidemment préféré un dénouement différent. « Ils méritent cette victoire, mais c’est dommage, car on a dominé la majeure partie des 90 minutes de jeu », a-t-il ajouté. Sept joueurs du Rouge et Or ont été sélectionnés pour faire partie de l’équipe d’étoiles de la ligue de soccer universitaire. Du côté des Citadins, l’équipe est très jeune et pourra bénéficier sur le même noyau de joueur. Cette victoire laisse donc prévoir un bel avenir pour le soccer à Trois-Rivières.

Gabriel Moreau a été l’auteur de l’unique but des siens en temps réglementaire. Photo : Courtoisie, Yan Doublet

sports | impact campus | mardi 27 mars 2012

15



Impact Campus