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THE MAKEOVER ISSUE

+ M@DE IN LIÈGE 2011

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BLAIR #19 – September 11

The Makeover Issue Cover by © Bettina Genten

ART DIRECTOR Rémi Da Troa ART DIRECTOR ASSISTANT echo. COMMUNICATION & MARKETING Anne Crutzen, Rachel Thonart & Sophie Audrit EDITOR Zaïneb Hamdi GRAPHIC DESIGNER Rémi Da Troa & echo. WEB DESIGNER Aleksei Polechin PUBLISHER Blair team TCONTACT +32 (0) 494 946 244 dircom.blairmag@gmail.com www.blairmagazine.be Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages ou images publiées dans la présente publication, faite sans l’autorisation écrite de l’éditeur ou de l’auteur est illicite et constitue une contrefaçon. Le magazine n’est pas responsable des textes, photos, illustrations qui lui sont adressés. L’éditeur s’autorise à refuser toute insertion qui semblerait contraire aux intérêts moraux ou matériels de la publication. all rights reserved 2011

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EDITORIAL

JAMAIS DEUX SANS TROIS ...

..., dit le proverbe. Il semblerait que Blair ne veuille déroger à la règle et cette troisième année de publication démarre sous de nouvelles auspices : un nouveau design, une nouvelle maquette, une nouvelle team, de nouveaux échanges et de nouveaux artistes, donnant un souffle neuf au magazine. Désormais, chaque mois Blair se plongera dans un domaine artistique particulier afin de l’explorer plus amplement. Alors que la fashion week parisienne se profile à l’horizon, que le monde « modeux » bruxellois s’active pour le Weekend Fashion Award (21 octobre prochain) et que Liège entame sa troisième édition du parcours M@de in Liège — à découvrir dans son intégralité dans les pages de ce numéro —, Blair a voulu allier le terme « Makeover » avec une édition, on l’aura deviné, « spécial mode ». Tout comme la sociologue Sylvia Holla, Bettina Genten, Etienne Derœux et Quentin De Wispelaere nous rappelle chacun au travers de leurs oeuvres que le vêtement, plus qu’une parure, sublime notre personnalité. La philosophie du magazine reste inchangée, ses pages « blanches » sont autant de galeries de papier qu’investissent de jeunes artistes qui feront sans nul doute l’actualité de demain. Inspiré par les rythmes de l’été, le soleil caché derrière la grisaille belge, The Makeover Issue amorce le début d’une nouvelle ère « Blair ». Point d’énonciation de nouvelles tendances, Blair c’est l’art pour l’art et tout les autres ! |


SOMMAIRE THE MAKEOVER ISSUE

Fashion photographer BETTINA GENTEN New Faces.

Society FASHIONABLE BEAUTIES – The Backstage of Catwalks. A discussion with the sociologist Sylvia Holla about beauty.

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Fashion Designer ETIENNE DERŒUX Saison UN.

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De l’art ... photographique  QUENTIN DE WISPELAERE

Découverte d’un projet photographique « Photos de Classe ».

Address Book

M@de in Liège PARCOURS MODE 2011

Présentation des artistes et intégralité du parcours dans ce numéro.

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LA TYPO DU MOIS BODONI POSTER COMPRESSED

Dessinée en 1929 par le typographie Chauncey H. Griffith, cette police se base sur le caractère originale Bodoni de l’italien du 19 e siècle Giambattista Bodoni. Alors que la Bodoni est généralement employée dans le texte, la Bodoni Poster (et Compressed) fut durant le 20e siècle utilisée pour les affiches et enseignes, parfois néons. Au jour d’aujourd’hui, difficilement utilisable dans le texte, du au peu de lisibilité qu’elle apporte, cette police est cependant fréquemment employée pour mettre en valeur les titres de magazines. Magazines la plupart du temps de mode, dont elle semble être la police fétiche.


BLAIR #19

FASHION PHOTOGRAPHER

September 11

BETTINA GENTEN NEW FACES.

Il est rare de rencontrer de jeunes artistes belges germanophones, avec Bettina Genten c’est chose faite. Passionnée de photographie depuis le début de son adolescence, elle vient de terminer ses études supérieures à Saint Luc Liège et se destine à présent vers une carrière de photographe de mode. Découverte de l’artiste et exposition de quelques unes de ses photographies dans les pages de ce numéro.

Chaque année nombreux sont les jeunes diplômés de photographie. Pour la plupart «  l’aprèsécole » n’a rien d’une partie de plaisir, tant il est difficile de se faire une place dans le milieu . Certains trouveront un peu de réconfort dans une discipline conventionnelle où l’on aura besoin de leurs services, pour d’autres la photographie restera une passion supplantée par une profession dite classique. Pour bon nombre, l’espoir adolescent d’une carrière de photographe-artiste de renommé mondiale, sera relégué au rang de « doux rêve ».

Bettina Genten n’aura sans doute pas à faire ces choix ; à peine diplômée, la voilà depuis plus de deux ans assistante du photographe (entre autre pour Elle België et Knack Weekend) belgo-chilien, Lalo Gonzalez. Plus qu’un simple job, ce poste lui permet de rencontrer des photographes du milieu, et d’ouvrir les yeux sur le travail journalier d’un photographe de mode. Car à la passion de l’objectif se rajoute celle de la mode, « Un peu comme toute les filles », nous avoue Bettina, « Mais c’est surtout la photo de mode qui me plait, j’ai toujours été fascinée par ces clichés .» Si il est une chose de s’exclamer devant les clichés ô combien connus des Mario Testino et

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BETTINA GENTEN

autres Patrick Demarchelier, il en est une autre de monter un shooting de toute pièce, ce que Bettina s’attèle à faire dans ses différents projets : maîtriser le sujet du début à la fin, tant par le choix des lieux, des mannequins, du vêtement ou des lumières. À force de travail, cette combinaison des différents éléments est devenue un automatisme, « Aujourd’hui lorsque je vois un paysage, je vois le modèle, je vois le vêtement (et inversément), tout s’articule dans ma tête comme une évidence. » La photographie est un tout et dans celle de mode, l’équilibre entre vêtement et modèle doit se maintenir. « Je n’aime pas oublier le modèle derrière le vêtement », avance Bettina, « J’aime photographier le mouvement, je veux raconter une histoire où chaque élément à son importance et où aucun ne vient supplanter l’autre ».

Aller au bout justement, pousser le travail, même si le résultat n’est encore que l’ébauche d’une carrière en devenir, n’est-ce pas là le chemin de la réussite ? |

Dans la photographie de Bettina, modèle, paysage et vêtement se complètent ; le vêtement vient par touche relever la personnalité sensible des modèles, tantôt fixant l’objectif tantôt le regard absent, comme pour se fondre dans le paysage, ces jeunes femmes quoiqu’adoptant les poses chères aux clichés mode, ne sont pas pour autant dénuées d’humanité. Au-delà du stylisme, de la prise de vue, Bettina s’attache à mettre en évidence la beauté naturelle de ses modèles, un choix qui se conforte dans cette envie de photographier la femme dans son corps de femme. Choix cornélien face à un marché de la mode galvanisant les êtres sans forme, sans sexe. Bettina fait face à cette confrontation dans chacun de ses shootings, « Je travaille avec des filles d’agence, ce sont de vrais mannequins, il est souvent difficile de trouver ce que je cherche, j’essaye toujours de faire les bons choix » : être entre-deux, pouvoir assouvir ses propres envies artistiques, sans trop se plier aux exigences. Inspirée par des photographes tel que les allemands Peter Lindbergh ou Juergen Teller, pour leur côté brut. Bettina désire poursuivre ses prises de vue en extérieur qui lui offrent lumière et couleurs naturelles, sans pour autant négliger le studio, « Je m’y mettrai un jour mais je veux d’abord aller au bout de mes projets actuels ».

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BLAIR #19

SOCIETY

FASHIONABLE BEAUTIES –

September 11

The Backstage of Catwalks.

Who’s never met a girl who wanted to be a model ? No one ? Liar ! With acting and singing, modeling is part of the top 3 “girl wanna be ” cliché ! What an amazing life it can be, like a pretty It Girl, to be celebrated for her beauty! Nothing to do, just being beautiful ! But what is being beautiful ? What is beauty ? Is it easy for models recognize that they are beautiful ? And what aspects of life does this beauty puts at stake ? One year ago Sylvia Holla, a sociologist of 24 years old started a study — in collaboration with the European Union and three others researchers — based on professional beauties, called “The Making & Meaning of Beauty”, for trying to answer to these questions. The study will take place for three more years, but awaiting the final conclusions, let’s decode her early discoveries ! 16


FASHIONABLE BEAUTIES

How did everything start off ?

So, let’s break the myth of the naturally skinny model ; they diet, don’t they ?

A few years ago, somewhere around 2006, a documentary appeared on Dutch television, called “Beperkt Houdbaar”. It was a film based on a worldwide research about women and their feelings of beauty ; it turned out that only one percent of women found themselves beautiful and two percent was able to define themselves as sexy. These numbers shocked me, as did the documentary, which addressed the enormously increase in the use of plastic surgery to “fix the mistakes” of the female body. I involved myself in the debate, gave lectures on the subject, ideologically inspired by Simone de Beauvoir. My initial reaction to this was sincere feminist rage! Not scientific at all. I started to develop an interest to do something about it from the position where I am in, as a sociologist. After doing several related studies — on attractiveness between men and women, on development of sexual tastes and identity of adolescents — I applied for the project on beauty that I work on now, “The Making & Meaning of Beauty”.

Almost all the models I have spoken to so far are on a diet, even though they do not always call it that. It is not surprising that they do not eat a lot, but it did surprise me how much knowledge on food and nutrition they have. For example, they absolutely do not drink beer, because, disregarding the amount of calories, beer stimulates the production of the estrogen hormone, which is feminine and makes you fat. This goes for both men and women.

Do these diets help to convince models they are naturally beautiful ? It’s difficult for some of the models I spoke to, to draw a strict line between natural and unnatural beauty ; plastic surgery goes too far for most of them — although it is sometimes requested by the modeling agency — but strict dieting is oke. It’s still your own body, but then three centimeters smaller around the hips. It is still you, but a little smaller in size. But then, how do you diet ? Vomiting your food is wrong, not natural, but only eating steamed broccoli is oke, for a period. And a diet that involves daily hormonal injections and not more than 500 calories a day, is that a natural attitude towards your own body ? Or the choice of using coke instead of drinking alcohol while going out clubbing, is that a legitimate way to stay skinny ? These are difficult questions, because there are practically no models who look how they look without having changed their habits of eating, drinking, exercizing etc. Some have adjusted the treatment of their own bodies severely to their profession, others just a little bit, only by skipping the French fries with mayonnaise. And in any way it could be argued hat that is justified : because it is their profession and people have to make an effort for that.

What’s your focus in this study and how are you tackling the topic ? I focus on beautiful bodies ; I chose to study models because they are — by definition of their job description — a symbol of beauty. Male and female, high fashion and commercial, black, white, yellow, whatever kind of models. Also people who aspire to become one, as well as those who were working in the modeling business before. The question I pose is a very practical one : what does one do to be, become or to stay beautiful ? What are legitimate ways to make yourself prettier and where is the limit, for example between ”natural beauty” and ”artificial beauty” ? A difficult discussion for the models, because : is not eating any bread or cheese and never drinking a beer unnatural or very normal ?

Are they just employ for their beauty ? Modelling is a real job, it is not only about having a pretty face and being tall and skinny. That is an illusion. You must have personality, must be flexible and most of all a model has to have stamina. And there is a creative aspect to it too, because it is the model who has to pose in front of a camera. In that sense,

“ALMOST ALL THE MODELS I HAVE SPOKEN TO SO FAR ARE ON A DIET“ 17


SOCIETY

models occasionally have the agency to think along, in a creative way, and strike exactly the right pose in order to make the perfect picture. And lastly, a large part of modeling is building and maintaining a social network that benefits your position in “the modeling field”. Because the idea of beauty rapidly changes in the fashion industry, social ties are all the more important: if you cannot rely on the product that is at stake (in this case that is a certain look) then you have to rely on the social network that keeps your workflow going.

Really ? Isn’t it a little be disappointed to pass from Versace to H&M ? Not at all, models say that they are better treated, people consider them more like a person instead of a doll, they make more friends, they are well payed, and it’s more a regular work. You don’t have to wait for fashion week or a big campaign.

What is their job in prêt à porter ?

Well, they’re working to represent the label, to wear the clothes, but also to stimulate the purchase, models who’re working for commercial fashion are less skinny and more “close to” the real people than high fashion models. I think commercial modeling needs the identification of its buyers with the product that is presented.

So they have an opinion, a word to say ? Models are human beings with ideas and opinions, but they are not always asked to share that with the rest of the world. Starting models are mostly just doing what they are asked for. After they have gained more experience, they could make small suggestions on the light for example. Of course, there are top models, most of them are models who were celebrated in the 90’s — Cindy Crawford, Linda Evangelista, Naomi Campbell, Claudia Schiffer, Kate Moss,... — and the new ones — Freja Beha Erichsen, Natalia Vodianova, Lily Cole, Arizona Muse. — They are apart of the models industry, they have became celebrity, as a singer or actress can be, and of course they have a word to say ; they can choose to work with who they want, photographer or magazines, designers. In general the modeling life in high fashion is really different compared to commercial modeling. The latter strain of the industry tends to be more easygoing and more pleasant to work in. It also pays more that fashion modeling, but of course commercial models enjoy less of the status that fashion modeling is about. I have spoken to some models who really wanted this status and fame of high fashion, so they went to Paris to look for it, it is very difficult to get in though. But I also spoke to models who had tasted this glamor and fame of high fashion and now preferred commercial work, because of the salary and because the people they could work with were much nicer and relaxed. Not stuck up.

Models in commercial fashion represent labels and influence purchase, oke but what about high fashion models ? High fashion is actually high, because it tries to set itself apart from the everyday life of people : they do not use models with “the girl next door-look“, but contrarily look for the more edgy look that is more difficult to understand and appreciate in an aesthetic way. In that way high fashion designers look for models through which they can distinguish themselves from commercial fashion. The faces that they are searching for most of the time do not correspond with our every day conceptions of true beauty. This is also demonstrated by the French sociologist Pierre Bourdieu, who wrote that the elites of high culture (whether that is in art, music, architecture or fashion) have to maintain a kind of exclusivity and a difficult accessibility or comprehensibility in order to conserve its status. In order to stay away from the masses. On the other hand you can see that this hierarchy in fashion is not completely valid : especially in London, the ‘elite’ designers let themselves get inspired by what ‘the masses’ are wearing out on the streets. Thats interesting, because its the world upside down compared to for example Milan.

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For example, this trend of androgynous models — Agyness Dey, Andrej Pejic, ... — helps high fashion to be exclusive, or it’s a representation of society’s dream, equality between man and woman ? I don’t think high fashion is about representing the need for equality (laughs), but yes, this trend of androgynous models is most probably a manner of distinction. You will never see androgynous models in commercial fashion because it doesn’t immediately speak to people, it doesn’t help to sell clothes, and that’s what high fashion wants, to be different, to touch art with a big A, and mostly for informed people, this elite that can understand it. But I also think that this androgynous trend, the skinny type, is there because designer clothes fit better onto straight bodies with little or no curves : on those bodies the design is shown in its full pride, it is shown as it is supposed to be, according to a lot of designers.

Do you enjoy the study ? It’s really interesting, and I am very engaged with the subject. I also feel very involved with the people I interview. However, I have to force myself to not be too morally involved, because the book has to eventually be describing and explaining the modeling world in more or less an objective way. I do not want to write a political manifest about beauty. But I really enjoy digging into the subject and learning more and more about it. I’m moving to Paris for five months to continue the study, I have three more years to finish it. I am happy that the people I speak to are welcoming and open towards me. I think it’s because they don’t see me as a danger or as a competitor ; I’m not a part of their world, I am just outside of it, but I do know a lot about it. That makes for interesting conversations.

“(...) SKINNY TYPE, IS THERE BECAUSE DESIGNER CLOTHES FIT BETTER ONTO STRAIGHT BODIES WITH LITTLE OR NO CURVES : ON THOSE BODIES THE DESIGN IS SHOWN IN ITS FULL PRIDE (...)” 19


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BLAIR #19

FASHION DESIGNER

September 11

ETIENNE DERŒUX SAISON UN.

La rentrée a sonné pour de nombreuses écoles d’art, alors que les étudiants des sections mode rêvent déjà de tissus précieux, de défilés et de collections à perte de vue, Etienne Derœux, 22 ans, a sauté le pas depuis Janvier dernier avec « Saison UN », première collection de prêt à porter. Avant sa présentation officielle dans un showroom parisien en octobre prochain, découverte des inspirations et aspirations d’un jeune couturier.

Le tissu semble léger, fluide, il se pose sur le corps sans effort, les coupes souples soulignent doucement les lignes. Ce corps est architecture pour Etienne Derœux, le vêtement est parure qui ne peut exister seul, il ne doit pas contraindre, il doit sublimer, respecter la personne pour en retour être mis en valeur par le porteur.

Ces couleurs, ces coupes ont trouvé leurs inspirations dans les œuvres du photographe américain William Eggleston et dans des livres de géométrie élémentaire pour enfants. La fluidité des tissus prend naissance de l’Être et le Néant de Jean Paul Sartre ; cette idée d’un vêtement qui se plie aux choix, sans jamais supplanter, qui jamais ne contraint. Au delà de Saison UN, il y a les influences marquées de Yohji Yamamoto et Issey Miyake, l’un pour ses silhouettes oversized, ses drapés, ses multiples textures, l’autre pour ses plissages qui facilitent la souplesse du mouvement. Il y aussi le processus de transformation d’un dessin en objet réel, ces croquis,

Cet échange mutuel Etienne le formule dans « Saison UN », où soie, lin, coton et cuir d’agneau se confondent avec des couleurs peu saturées, légèrement pastels nous offrant une première collection d’été.

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ETIENNE DERŒUX

ces patrons de silhouettes qu’Etienne a vu se construire chez sa marraine, modéliste, qui lui a toujours apporté son soutien et plus encore lors du lancement de la marque début 2011.

Face au déclin des maisons de Haute Couture, (l’appellation est juridiquement protégée, et exclusivement française ; on ne compte plus aujourd’hui que onze maisons de Haute Couture dans le monde de la mode), un prêt-à-porter de luxe difficilement abordable et la montée en puissance des chaines commerciales « bas prix/basse qualité », (on évitera de nommer les noms de ces suédoises et autres espagnoles), Etienne ne concevant pas que l’on puisse payer pour une étiquette, décide d’offrir à ses clients un juste milieu en inscrivant sa collection dans un prêt-à-porter haut de gamme et éthique.

Car avant « Etienne Derœux », il y a un parcours chargé d’apprentissage . À 17 ans, après un Bac de Littérature et Arts plastiques, Etienne découvre le monde secret mais talentueux de la Haute Couture chez Jean Louis Scherrer auprès de Stéphane Rolland. Ce stage terminé, le styliste lui conseille de poursuivre l’aventure, de s’inscrire dans une école, d’en apprendre encore plus. C’est ce que fera Etienne, dans un premier temps, en suivant des cours du soir en stylisme à la TAFE WA à Perth en Australie. Par la même occasion, il profite du temps imparti pour ne pas perdre la main et travaille pour Aurélio Costarella, designer local.

Justifiée par l’emploi de matériaux nobles, une production de qualité, limitée à 100 exemplaires made in France, dont chaque pièce est numérotée et signée par le jeune couturier, Saison UN — et les collections à venir — combat la simple consommation de produit, rejoignant l’idée d’une mode efficace, fonctionnelle, élégante et exclusive où parfois il est important de sentir l’aspiration aux grès des inspirations, sans avoir à se poser de questions.

Rentré en Europe, c’est la Belgique et la Koninklijke Academie voor SchoneKunsten d’Anvers qui l’attirent. Durant un an, il s’acharne sur ses patrons, ses silhouettes, ses pièces, le niveau est élevé, les autres étudiants plus âgés, plus expérimentés. Peine perdue mais pas totalement ; l’apprentissage est là, la conception du vêtement aussi. C’est sur ces enseignements que l’année suivante il entre à la Cambre, à Bruxelles. Pendant deux années, à la pratique d’Anvers vient s’ajouter celle de la Cambre, lui permettant de perfectionner sa technique. Les efforts payent, puisqu’on lui propose un job d’assistant chez Matthew Ames à New York. Etienne y fonce tête baissée, poussé par l’envie d’expérience professionnelle. Les aléas faisant, il n’y restera que quelques mois, Matthew Ames ayant décidé de mettre sa ligne entre parenthèses. Cette période passée à Big Apple n’est pas vaine, Etienne y découvre ce que l’école n’avait pas pu lui apporter ; la production et le fonctionnement d’une marque. Rentré en France, après ses années de « voyage », il prend la décision de travailler enfin à son compte et de s’exprimer au travers de ses propres créations et crée Saison UN. Derrière la beauté vaporeuse de cette collection, il y a l’envie d’une mode intelligente et du respect du public.

Pari tenu en octobre prochain, avec la présentation officielle de Saison UN en showroom, lors de la fashion week parisienne|

Photography | Tine Claerhout

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“La Reine Blanche règne sur son territoire. Elle est décolorée. Pas un détail négligé, les sourcils parfaits, les lèvres pincées, le regard condescendant. La popularité Blanche la connait, la côtoie tous les jours, elle l’utilise sur ses condisciples, parmi lesquelles certaines seraient prêtes à tout pour occuper une place à ses côtés.”


BLAIR #19

DE L’ART ...

September 11

QUENTIN DE WISPELAERE

DE L’ART PHOTOGRAPHIQUE.

À seulement 22 ans, Quentin De Wispelaere a déjà vécu plusieurs vies. Tour à tour serveur dans des hôtels de luxe londoniens — où la presse people locale lui a appris ses premiers rudiments photographiques —, étudiant en aviation aux USA — loin de jouer les Top Gun, Quentin a décroché son diplôme durant l’été 2010 — et photographe pour le groupe Vice, Another Magazine et The Word. Le voici aujourd’hui photographe pour les soirées bruxelloises Catclub (où il a exposé le 25 juin dernier) et étudiant à la Cambre, dans le domaine artistique que l’on devine déjà. Mais c’est sa place parmi les 50 finalistes du 26e Festival de Hyères (France) édition 2011 et plus particulièrement le projet « Photos de classe » soumis aux jurys, pour être exposé à la Villa Noailles, qui a attiré l’oeil de Blair. Parce que l’on oublie trop souvent le travail complexe qui se cache derrière une photographie et pour ce premier article de notre série « De l’Art ... », Quentin nous raconte ce shooting entre les différents rôles de chef d’équipe et de styliste qu’il a endossés, entre les enjeux et les tracas de dernière minute, entre la photographie et la satisfaction du travail accompli. 31


Copieuse Jaune

Copieuse Méchée

Blondinette Simplette

Rousse Revêche


QUENTIN DE WISPELAERE

Quand j’ai réalisé cette série, j’étais très intéressé par la décoloration du cheveu, pas comme un coiffeur qui s’extasie devant toute image de mode mais plutôt comme un chimiste qui aime expérimenter. Je trouve à la fois folle et très intéressante l’idée d’appliquer sur un crâne des produits avec une composition chimique si intense qu’ils modifient le cortex du cheveu, lui changent sa couleur, sa structure et sa forme. Cela demande beaucoup de connaissances, de rigueur et de précision. Même s’il n’y paraît pas toujours, un bon coloriste est un bon chimiste et un bon mathématicien.

comme les classes ou les groupes de travail, surtout pendant l’enfance et l’adolescence. C’est donc autour de cette base que s’est axé mon projet : j’ai imaginé une classe d’école dans laquelle un seul critère déterminerait la popularité des individus : la blondeur. Dix caractères différents se reflètent à travers une couleur de cheveux dont découle une attitude : certaines élèves se décolorent à l’extrême pour être très appréciées, d’autres se rebellent, d’autres s’acceptent comme elles sont, à tort ou à raison. J’ai passé deux ans à préparer cette série. À l’époque, j’étudiais l’aviation et je ne connaissais personne dans le milieu de la mode ou de l’art : aucune maquilleuse, aucun coiffeur, aucun modèle, j’irais même jusqu’à dire aucun photographe! Cela dit, j’avais une image claire de chaque portrait que je voulais réaliser alors j’ai longuement cherché chaque visage, chaque vêtement ...

J’ai appris tout ce qu’il y avait à savoir sur les décolorations et avec un ami, j’ai ensuite recruté des volontaires pour faire des expériences. On cherchait de nouveaux mélanges, uniquement pour arriver à la nuance de blond la plus claire. On voyait alors le comportement des volontaires, toutes féminines, changer; éclaircissements après éclaircissements, les filles prenaient de l’assurance ; leurs téléphones sonnaient plus souvent, elles arrivaient désormais en retard aux rendez-vous tandis que les célibataires trouvaient un petit ami ou entamaient un rythme de vie plutôt trépidant. Bref, après avoir été décolorées, elles changeaient toutes de manière radicale.

Pour les modèles, j’ai organisé des castings sauvages dans la rue au cours desquels on interpellait les filles qui semblaient convenir. J’ai envoyé beaucoup d’e-mails, il n’était pas facile de trouver des filles qui correspondaient tant physiquement que mentalement et qui avaient assez d’auto-dérision pour se prêter au jeu. Pour les vêtements, j’ai été très inspiré par Mons, la ville où j’ai grandi. On y croise tous spécimens, plus incroyables les uns que les autres, aussi bien du point de vue vestimentaire que capillaire. Là-bas, personne n’éprouve de honte à se décolorer jusqu’à ce que le cheveu casse!

En plus de cet attrait que je portais à la décoloration, je fus inspiré par les rapports qui se créent dans les groupes sociaux forcés,

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“Mi-revêche Mi-reine (...) est fascinée par le respect qu’impose Rousse Revêche tout en admirant l’élégance subtile qu’évoque Blanche. Son manque d’originalité la poussera à imiter ses deux idoles, lors de sa décoloration (...) hésitant entre le roux et le blanc, elle rinça net sa chevelure au milieu du temps de pose. Ce ne fut pas sans surprise qu’elle vit ses cheveux virer à l’orange fluo.”


QUENTIN DE WISPELAERE

Chaque silhouette a un rapport direct avec la personnalité suggérée du portrait. La couleur et la coupe du vêtement entrent directement en jeu, j’ai dessiné ce que j’imaginais sur du papier et j’ai ensuite cherché ces détails partout. Je me suis associé à Audrey Pante, qui crée des vêtements pour son plaisir et possède une garde-robe très fournie. Elle m’a tout prêté et j’ai fait une sélection. — Sur ce point d’ailleurs, je suis toujours étonné quand on me dit que cette série est « eighties » ou « pop », car ce n’est pas du tout de ça dont il s’agit. Il y a un concept et une idée précise derrière chaque portrait. Si c’était à refaire, je photographierais de jeunes enfants ou des perruques posées sur des mannequins en plastique pour éviter toute méprise. —

s’habillaient dans mon appartement tandis qu’Eileen, les assistants et moi travaillions au rez-de-chaussée inoccupé de l’immeuble que j’avais emprunté et transformé en studio photo pour l’occasion. Le shooting a duré deux jours entiers, on commençait tôt le matin et on terminait tard le soir, avec pour objectif de photographier cinq portraits par jour. Tout le monde était très efficace et c’est grâce à mes assistants qu’on a pu gérer un désistement de dernière minute — un des rôles les plus importants — une modèle aux cheveux foncés ayant accepté d’être décolorée pour arborer un orange fluorescent s’est décommandée au dernier moment. Je tenais beaucoup à ce rôle et il était primordial que le résultat couleur soit d’effet expérimental, soit une mauvaise décoloration sur cheveux naturels. Nous avons alors trouvé une modèle de remplacement pour qui nous avons décoloré une perruque naturelle pendant la nuit. Nous n’avons presque pas dormi mais les portraits restants ont pu être bouclés à temps. J’ai ensuite travaillé sur les retouches photo et le tout terminé, j’ai envoyé le dossier au festival. Quelques mois plus tard, quand ils ont appelé pour m’avertir que la série était choisie pour être présentée au jury, j’étais très content mais aussi très embarrassé car j’avais fait de nombreuses mauvaises manipulations en retouchant. Il me fallait désormais envoyer de grands tirages à la Villa Noailles mais cela était totalement impossible ! Heureusement, mon embarras fut de courte durée : je venais tout juste d’entrer à la Cambre où Yvan Guerdon, excellent retoucheur, donne cours.

Concernant les coiffures et maquillages, j’ai fait appel à Eileen Caytan, qui travaillait pour l’agence « C’est Chic ». Je lui ai simplement envoyé un e-mail expliquant mon projet et elle a accepté de m’aider. On s’est rencontrés pour un briefing quelques jours avant les photos et malgré la différence d’âge et d’expérience, elle m’a laissé une grande liberté, la seule limite étant la possibilité technique de réalisation. J’ai recruté beaucoup d’assistants : quelqu’un pour accueillir et habiller les modèles, quelqu’un pour cuisiner des repas sains, un assistant « hair & make-up » et deux assistants plateau. Grâce à tout ce monde, nous avons pu travailler dans d’excellentes conditions et je n’ai eu qu’à me concentrer sur la chose principale du shooting : les photos. Tout s’est déroulé en deux parties ; les modèles

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“Le fluorescent, c’est une chose qu’adore Cancre Châtain. Pas une once de coquetterie chez cette jeune fille hirsute, sans classe, sans presque d’amour propre pourrait-on croire à force de se laisser aller à la désuétude. Laisser ses cheveux comme ils sont, s’accepter en tant que châtain aussi bien qu’en « tout le reste », ne rien changer, rien modifier, telle est sa règle de conduite (...)”


Brune Impassible

Noiraude RejetĂŠe


“Aussi contradictoire que cela puisse paraître, Noiraude Rebelle est blonde naturelle. En guise de pied de nez aux critères de popularité de sa classe, elle s’est teint les cheveux dans la nuance « noir bleuté ». Elle hait Blanche, autant que toutes les blondes et toutes celles qui adulent cette couleur. « Be yourself! » ne cesse-t-elle de s’exclamer.”


QUENTIN DE WISPELAERE

Je me suis associé à lui pour recommencer les retouches et après quelques cours particuliers, j’ai pu envoyer mon dossier en bonne et due forme. Avec le recul, je réalise que j’ai souvent travaillé seul sur la « direction » du projet, c’était beaucoup de pression et cela empêchait d’avoir une idée objective du projet. J’aime bien cette série mais si c’était à refaire, je ferais les choses différemment. Au lieu de vouloir tout décider, il est préférable de choisir une bonne équipe et de s’ouvrir aux avis de celle-ci, même si on ne les suit pas forcément par la suite. Tout doit être remis en question, depuis l’idée de départ jusqu’à sa concrétisation, et même après. Beaucoup de gens se copient les uns les autres sans savoir ce qu’ils aiment réellement. En cherchant à se découvrir, à comprendre qui on est et ce qui nous intéresse, même s’il s’agit de choses à première vue très ringardes comme une simple coloration de cheveux, on ajoute à son travail quelque chose d’authentique, de personnel, de vrai. Je pense que c’est de cette manière qu’on rendra une oeuvre intéressante, touchante et pertinente.

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ADDRESS BOOK

Fashion Photographer BETTINA GENTEN www.bettinagenten.com

Fashion Designer ETIENNE DERĹ’UX www.etiennederoeux.com

Photographer QUENTIN DE WISPELAERE www.quentindewipelaere.com

School HELMO www.helmo.be

Fashion Organisation MOWDA www.mowda.net 40


BLAIR

DATE

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sur présentation de la carte d’étudiant

Rue du Dossay 3 4020 Wandre (Liège)

Tél: 04 345 60 50 mail: info@lacouleurestdanslepre.be


RUBRIQUE

DATE

graphism e: e txedesi gn

BLAIR

Expo de st yl isme au cœurde la ci té ardente

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BLAIR #19

M@DE IN LIÈGE

MADE IN LIÈGE

September 11

PARCOURS MODE 2011

Par HELMo & MOWDA.

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PRESENTATION

La Belgique a du talent artistique... Et la Wallonie ne fait pas exception ! Pour s’en convaincre, il suffit de mentionner les carrières des liégeois Natalia Brilli, Véronique Leroy, ou encore Elvis Pompilio. Issus de cette ville de bord de Meuse, ils ont acquis une notoriété internationale : Natalia Brilli donne à ses bijoux un style identifiable au premier coup d’œil, tels ses sautoirs de perles oversize ou ses camées délicatement recouverts de cuir ou de veau velours, ceux-là même utilisés par les maîtres gantiers. Véronique Leroy possède sa propre marque et est une des valeurs sûres de Paris tandis qu’Elvis Pompilio, modiste, a coiffé des têtes aussi célèbres que celle de Madonna, Yannick Noah ou Joan Collins. Forts du succès des deux événements précédents, l’asbl Mowda et la section mode de la haute école HELMo, organisent la troisième édition de l’exposition urbaine « M@de in Liège », qui se déroulera les 14, 15 et 16 octobre 2011 prochains, vendredi et samedi de 10h à 18h et dimanche de 10h à 16h. Le meeting point, situé à l’Archéoforum A, donne le ton à l’événement en présentant une série de photos de chaque exposant. La magnifique ancienne Halle aux viandes B abrite des exposants étrangers, invités pour l’occasion en vue de susciter les échanges entre artistes et donner ainsi l’opportunité aux créateurs wallons, d’exposer, à leur tour, dans un pays voisin. Afin de mettre les créations en valeur, les lieux, tant culturels que commerciaux, centrés dans le cœur historique de Liège, sont en décalage avec le milieu textile, ce fut le cas de l’Archéoforum et le musée d’Ansembourg lors des éditions précédentes. Les collaborations avec de nombreuses galeries d’art et antiquaires sont la nouveauté de cette édition. Les stylistes exposent leurs créations sous quelques formes que ce soit (photos, mannequins, etc…) et suivant une scénographie personnelle, permettant la diversité d’exposition et d’expression. Dans le cadre de cette troisième édition « M@de in Liège », Wallonie-Bruxelles Design/Mode (WBDM) invite des acheteurs potentiels, en collaboration avec Fedustria, à rencontrer une partie des créateurs lors de ce parcours mode urbain. Pour finir le magazine Blair de ce numéro de Septembre, spécial mode, vous présente en avant première les différents créateurs présents lors de cette nouvelle édition de « M@de in Liège ». Retrouvez les en page 48 ainsi que le plan du parcours en page 65.

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MOWDA Le secteur de la mode en Wallonie souffrant d’un manque de coordination, d’information et d’un déficit de visibilité vis-à-vis du grand public, de clients potentiels et du monde économique, l’a.s.b.l Mowda a été créée et prend pour objectif de promouvoir et de représenter exclusivement les acteurs wallons du secteur de la mode, créant une structure spécialisée en totale complémentarité avec les structures existantes ; Wallonie Design, WBDM, Fedustria... Mowda souhaite également mettre sur pied des événements et établir et faciliter la création de synergies/partenariats entre créateurs, organisateurs, milieu économique, agences de promotion, médias, et bien d’autres encore. www.mowda.net

HELMo C’est dans un souci de former de jeunes professionnels compétents que la section Mode de la Haute Ecole HELMo a fixé ses objectifs pédagogiques. En mettant sur pied des projets d’envergure, les étudiants peuvent confronter exigences du milieu professionnel et réactions du public. www.helmo.be

WBDM Service d’appui au développement et à la reconnaissance internationale des designers et des stylistes actifs en Wallonie et à Bruxelles, WBDM a été mis en place par WallonieBruxelles International (WBI), l’Agence wallonne à l’exportation et aux investissements étrangers (AWEX) et le Ministère de la Communauté française (Service des Arts plastiques). www.wbdm.be FEDUSTRIA La fédération belge de l’industrie textile, du bois et de l’amménagement, souhaite soutenir activement la promotion et le développement de l’innovation esthétique en faveur des entreprises de ces secteurs. www.fedustria.be


GAEL WORKSHOP

GAEL MAGAZINE WORKSHOP MIX & MATCH SPÉCIAL CRÉATEURS.

L’objectif de ce parcours mode, c’est la découverte, par le biais d’événements et de présentations, de la diversité et de la richesse des signatures liégeoises. Pour passer du virtuel au réel et de la théorie à la pratique, la section mode de HELMo et l’a.s.b.l. Mowda, en partenariat avec Marie Honnay (fashion editor du magazine Gael) et la boutique liégeoise Luxury Superstore, invitent les visiteurs du parcours à un atelier Mix & Match spécial créateurs. Organisé dans un corner privé de la boutique Luxury Superstore, cet atelier – accessible sur inscription préalable – orchestré par Marie Honnay, sera l’occasion d’essayer des vêtements de créateurs et de les mixer avec des pièces de prêt-à-porter trendy et accessibles. Chaque participant sera habillé, coiffé, maquillé et photographié par des pros. But du workshop : voir le travail des stylistes sous un angle nouveau, c’est à dire plus accessible, et donner envie aux liégeois de porter des créations de jeunes signatures en leur montrant comment les mixer avec le contenu de leur dressing.

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GAEL Mensuel belge où mode et beauté s’associent plus que jamais et occupent une place centrale, Gael magazine donne des conseils en style et art, sélectionnés avec le plus grand soin pour ses lectrices exigeantes. Au côté des rubriques mode et beauté se cotoyent psycho & santé, décoration, sortir et voyager avec style. www.gael.be

Retrouvez le workshop Mix & Match en point 1 sur le plan du parcours et les informations au Meeting Point A entre 10h et 12h.

L’atelier Mix & Match (30 min par participant) sera accessible sur inscription, durant le parcours de 14h30 à 18h au magasin Luxury Superstore, place Cathédrale, rue St-Paul 1 à Liège.


PARTNERSHIPS

ASE AGENCE DE STIMULATION ECONOMIQUE.

Créée en 2006 dans le cadre du plan Marshall par le gouvernement wallon, l’Agence de Stimulation Economique a notamment pour mission la sensibilisation à l’esprit d’entreprendre. Chaque année, un appel à projets entrepreneuriaux est lancé à destination des enseignants afin de permettre aux étudiants de s’exercer aux attitudes entrepreneuriales : esprit d’équipe, confiance en soi, créativité, sens des responsabilités, persévérance, esprit d’initiative. La réalisation d’un projet entrepreneurial complète les animations proposées par les opérateurs agréés ; elle donne aux enseignants l’opportunité de développer, avec leurs étudiants, leur vision de l’entrepreneuriat en fonction de leurs besoins, leur réalité, et en lien avec leurs pratiques pédagogiques. L’initiative prise par la section Mode de HELMO s’inscrit activement dans cette démarche et l’ASE souhaite un plein succès aux exposants, étudiants et porteurs de projet ainsi qu’aux équipes pédagogiques. Vincent Bovy, Directeur.

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M@DE IN LIÈGE

Giovanni BIASIOLO

[n°6]

Créateur hors norme en perpétuelle innovation, Giovanni Biasiolo ne cesse de développer sa créativité au travers de ses collections mais aussi de concepts alliant mode et design. Telle sa « Light Dress Couture » avec laquelle il a remporté le prix de la Région Wallonne lors de la dernière Biennale Internationale du Design de Liège. Fervent voyageur, ses riches inspirations culturelles enrichissent son travail en une démarche contemporaine. Après près de vingt années de développement personnel, le créatif se voue dès à présent, en plus de la continuité de ses recherches, dans la formation des nouveaux créateurs de la mode de demain.

Expo et show-room : Giovanni Biasiolo Hautre Couture, rue de la Madeleine 23 à 4000 Liège Contact : contact@giovannibiasiolo.com|www.giovannibiasiolo.com

LAURENT EVRARD PICTURE

Vanessa CAO

[n°21 & 28]

Artiste multi-talents, Vanessa Cao affectionne le flou artistique qu’elle envisage tant comme une philosophie de travail qu’une manière d’approcher le tissu. Si les couleurs froides sont omniprésentes dans le travail de la créatrice, elle prend des chemins de traverse : du noir classique et intemporel, du blanc virginal et poétique, une palette de gris qui fait écho aux ciels belges, comme si ses vêtements étaient taillés dans un voile de brume. Le flou, version Vanessa Cao, est le fruit d’une recherche technique sans concession.   La fluidité naît d’un drapé, d’un plissé ou encore d’un volume exagéré pour mieux dégouliner sur le corps et créer de nouvelles proportions. [Rédaction : Marie Honnay]

Expo : Galerie Les Drapiers, rue Hors-Château 68 + Show-room : Delphine Quirin, rue Pierreuse 26 à 4000 Liège Contact : vanessa.cao@hotmail.com

ELODIE TIMMERMANS PICTURE

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ARTISTS

COLLETTE-KLINKENBERG [n°11] par Marie Collette & Fanny-Sun Klinkenberg

Sous cette jeune marque de prêt-à-porter féminin se cachent deux stylistes : Marie Collette et FannySun Klinkenberg tentent de sublimer les vêtements de la vie quotidienne, travaillent la maille, s’inspirent de personnalités féminines et accordent de l’importance aux combinaisons de couleurs et de matières. Le trompe-l’œil, marque de fabrique, est à la fois motif, accessoire, illusion d’optique et fonctionnel. Elles créent une gamme d’accessoires qui complète et prolonge le vêtement. Cette collection s’inspire des années 50, tant dans la palette de couleurs que dans le choix des matières ou du jeu de lignes graphiques et de l’imprimé granito.

Expo : Antiquité Axel Somers, Quai de Maastricht 1 à 4000 Liège Contact : info@colletteklinkenberg.com|www.colletteklinkenberg.com

FABIAN ROUWETTE PICTURE

Camille DE GEND

[n°17]

Plongée dans les années 40 – 50’, c’est dans une perfection et une séduction certaine que Camille de Gend propose une ligne féminine qui ne laisse rien au hasard. En sublimant les courbes à l’aide d’interversions de voile et de dentelle, de plumes et de fourrure ainsi que de soie et de tricot, elle réalise avec brio ses premiers pas sur la scène de la mode liégeoise.

Expo : Vizavi contemporain, Place des Déportés à 4000 Liège Contact : camille.degend@hotmail.com

ADÉLAIDE VONËCHE PICTURE

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M@DE IN LIÈGE

Valentine DONCK

[n°7]

«Valentine Donck» est née d’une quête inlassable de simplicité raffinée et de sensualité féminine. Cette quête s’inscrit dans une démarche globale où la forme s’harmonise d’évidence avec le fond. Le corps s’anime dans le tomber du tissu pour réaliser l’osmose parfaite dans la création artistique. La collection été 2012 se caractérise par le recours à des tonalités joyeuses (rouge corail, or, ...) et subtiles. Deux nouveaux imprimés portant la griffe Valentine Donck viennent s’ajouter et égayer l’ensemble. Les vêtements sont réalisés à partir de soie issue de l’agriculture biologique et sont confectionnés d’après les normes du commerce équitable.

Expo : Galerie UHODA, rue Souverain-Pont 22 à 4000 Liège Contact : info@valentinedonck.com|www.valentinedonck.com

LESLIE SZMIGIELSKI PICTURE

ELUCCIA

par Céline Laurent

[n°13 & 2]

Eluccia, marque de vêtements streetwear futuristes résolument urbaine est composée de coupes dynamiques et carrées, dont les allures strictes et martiales accentuent le côté classe du vêtement. Les pièces et réalisations conceptuelles donnent aux vêtements de se transformer selon les désirs : certaines parties pouvant se détacher et être accessoirisées à volonté. Dans ce détournement d’objets, on voit naître des accessoires qui perdent leur sens premier ou leur emplacement. Juxtaposant et déstructurant les matières, les agrémentant de broderies et d’impressions, le travail de Céline Laurent est une recherche perpétuelle ; des créations qui traduisent les forces résidant au plus profond de nous, car la vie, à elle seule, est devenue un sport extrême. Expo : You Art Galerie, Feronstrée 133 à 4000 Liège + Espace Tree Expos complémentaires : Stéphanie Gilot + ISA.O Top (Collector) Place Cathédrale 7 (fermé dimanche) Contact : eluccia@gmail.com

PHILIPPE RIKIR PICTURE

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ARTISTS

Laetitia ELOYE

[n°19]

Marque de vêtements et d’accessoires de mode pour femmes, Laetitia Eloye cultive un sens positif aux accents rétro, qu’elle a assimilé au fil du temps en travaillant de différentes manières les nuances de couleurs. Un jeu d’imprimés et un mélange de matières colorées qu’elle affectionne tout particulièrement dans son élaboration de création. Ses accents rétro, elle les doit à ses détails de coupes inspirées du passé et son coté toujours ultra-féminin.

Expo : HELMo, rue Hors-Château 61 à 4000 Liège Contact : laetitiaeloye@hotmail.com|www.laetitia-eloye.com

LESLIE SZMIGIELSKI PICTURE

FLORICA

par Florence Saâdi

[n°27]

Créée en 2007, Florica est une marque d’accessoires pour femme, ses créations se déclinent en lignes de prêt à porter. C’est à partir du roman « Le portrait de Dorian Gray » d’Oscar Wilde, que Florence Saâdi a dessiné les trois lignes de sa collection AutomneHiver 2011-2012, inspirées directement de trois personnages secondaires du roman : Basile Hallward, peintre doux et sincère, auteur du fameux portrait de Dorian Gray ; Lord Henry Wotton, dit Harry, dandy aux mœurs légères qui influencera le jeune Dorian dans le vice et ses plaisirs ; Sybil Vane, comédienne ingénue qui se donnera la mort après avoir été éconduite cruellement par Dorian. « Tout comme la poésie, la sculpture ou la peinture, la vie a ses chefs-d’œuvre précieux » [Oscar Wilde] Expo : Atelier, rue Hors-Château 11 à 4000 Liège Contact : contact@florica.be|www.florica.be

ANISSA MICHALON PICTURE

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M@DE IN LIÈGE

HELMo

[n°29]

Unique en communauté française, la section Mode de la Haute Ecole HELMo propose une formation solide et complète dans le domaine pointu de la mode. Du croquis jusqu’au produit fini, les étudiants sont encadrés dans leurs démarches créatives et techniques jusqu’à la maîtrise parfaite des différentes étapes de réalisation d’un modèle. Un ensemble de cours généraux asseoit les bases pour se lancer dans le monde professionnel à la sortie des trois années d’étude. Des immersions dans le milieu professionnel permettent aux jeunes créateurs d’évoluer auprès des plus grands noms du secteur de la mode.

Expo : Musée de la Vie Wallonne, Cour des Mineurs à 4000 Liège Contact : mode@helmo.be|www.helmo.be

STUDIOSCENE PICTURE

ISA.O par Isabelle Ory

[n°25]

Longtemps éloignée par ses premières amours que sont l’accessoire et la bijouterie, Isabelle Ory, a repris la pratique de sa formation avec plaisir. Son travail se construit sur la technique de la fonte de l’argent à la cire perdue. Ses créations, mêlant poésie et soupçon d’enfance, nous emmènent au travers d’univers plutôt fantasmagoriques peuplés de petites créatures rondelettes, couronnées, bien étranges, appelées « Midules », éléphants étoilés, lapins aux très longues oreilles surnommés « Calapin », Soursons noirs et Hyerboises tachetées, … Le « bestiaire » évoluant au gré de son imagination.

Expo : Certaine Gaieté, rue des Mineurs 9-11 à 4000 Liège Contact : info@isao.be|www.isao.be

PHILIPPE CARPENTIER PICTURE

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ARTISTS

Raphaël KENENS

[n°23]

En 2010, son année de diplôme, Raphaël crée « Turbulences », une collection sur le thème de Natacha, le personnage de bande dessinée créé par Francois Walthéry. Une collection très pop et colorée appréciée du public et dont le shooting photo se déroula à l’aéroport de Charleroi. Cette expérience enrichissante lui permit d’être publié dans le magazine officiel de l’aéroport «GATES». Une vitrine incroyable quand on sait que des millions de visiteurs transitent par cet aéroport chaque année. Parallèlement à son travail, Raphaël est styliste pour le NOXX à Anvers où il crée des tenues selon les thèmes des soirées.

Expo : Alliage-Maison Arc-en-Ciel de Liège, rue Hors-Château 7 à 4000 Liège Contact : contact@raphaelkenens.com|www.kenensrlines.com

MICHAEL DE PLAEN PICTURE

LADY VIOLETTE par Anne-Julie Wesel

[n°20]

Au départ intéressée par le prêt-à-porter féminin, c’est au travers de la jeune marque Lady Violette qu’Anne-Julie Wesel propose ses collections de lingerie masculine, s’amusant de l’idée qu’une styliste féminine puisse jouer avec le corps masculin. Anne-Julie met un point d’honneur à utiliser des matières naturelles, tel que le coton de bambou, organique et soyeux, il donne un atout à ses produits aux coutures presque inexistantes. Fortement influencée par l’histoire du costume, elle aime réinterpréter des modèles du passé, ainsi boxers, kangourous, américains, marcels et t-shirts composent ses collections et séduisent par les nombreux motifs et l’amour pour l’humour à l’anglaise.

Expo : Doc’s Gallery, rue Hors-Château 35 à 4000 Liège Contact : info@ladyviolette.be|www.ladyviolette.be

LESLIE SZMIGIELSKI PICTURE

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M@DE IN LIÈGE

Elodie LAURENT

[n°22]

Cette jeune styliste a à cœur la création de vêtements dans lesquels on se sent bien tant physiquement que mentalement. Elodie Laurent tient à épurer un maximum chacune de ses silhouettes, rendant les coupes et couleurs lisibles dans un souci de simplicité et d’équilibre. Pour cette collection, elle s’est inspirée de la série « The New » de l’artiste américain Jeff Koons et des clichés du football américain, souhaitant ainsi réaliser une autre vision de notre société, en opposant le côté séducteur de la publicité à l’acte de consommation. Cette idée est transportée dans ses créations sportswear où elle oppose féminité séductrice à un vêtement sportswear. Couleurs neutres et douces contrastent avec couleurs flashys primaires ; les premières rappelant la pureté et le minimalisme de l’oeuvre de Koons, les secondes l’ambiance populaire et tape à l’œil des stades de football américains. Expo : Stalport Contemporain, rue Hors-Château 52 à 4000 Liège Contact : elodielaurent@hotmail.be

STUDIOSCENE PICTURE

Ariane LESPIRE

[n°8]

Après avoir mené de front les projets architecturaux et la réalisation de chapeaux, Ariane se consacre entièrement à sa passion pour les accessoires de mode. Ses créations, identifiables par l’intensité des couleurs et le recours fréquent aux motifs floraux et aux formes géométriques, sont distribuées dans plus de deux cents boutiques dans le monde, notamment au « MoMA store » du Musée d’Art Moderne de New York. Ariane a également l’immense privilège d’avoir une silhouette exposée de façon permanente au Musée de la Vie Wallonne. Toutes ses pièces sont dessinées et fabriquées en Belgique.

Expo : Arqontanporin, en Neuvice 26 à 4000 Liège Contact : ariane@ariane-lespire.be|www. ariane-lespire.be

MURIEL THIES PICTURE

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ARTISTS

Sophie MALACORD

[n°22]

Un petit bout de papier aussi grand qu’elle, un crayon acéré, des idées décalées, une touche rebelle et Sophie Malacord crée son univers. Sur une étoffe, toile de fond de sa pensée, elle intègre son vécu à une recherche extravagante du thème dans l’art. Sa recherche, située entre équilibre et déséquilibre, trouve réponse dans la sculpture d’un travail fin et décalé, d’une conscience souvent en opposition avec les idées reçues. Entrez dans son univers mystérieux où état d’âme devient vêtement.

Expo : Stalport Contemporain, rue Hors-Château 52 à 4000 Liège Contact : malacordsophie@yahoo.fr

GAETAN GAHY PICTURE

MALOUKA par Siham Bihi

[n°19]

Malouka s’inspire des époques au fil du temps et propose un style unique, ethnique parfois gothique mais toujours en version très élégante dans les coupes et couleurs. Subtile et astucieuse, Malouka nous offre des coupes originales aux jeux de superposition. Casablanca, Toulouse, Bruxelles puis Anvers en 2012, Malouka ne compte pas en rester là.

Expo : HELMo, rue Hors-Château 61 à 4000 Liège Contact : +32-(0)485-89 94 60

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M@DE IN LIÈGE

François MARCHOT

[n°23]

Issu d’une famille où le travail du vêtement est une évidence, ce jeune styliste réalise les pièces qui voguaient dans son imaginaire. Il aime la silhouette proche du corps, et ne peut actuellement imaginer une mode large. Pour lui, la femme porte à merveille une mode près du corps, un talon, une belle lingerie. Ses pièces peuvent paraitre effrayantes par leur cintrage moulant, mais donnent ce ton sexy à la collection.

Expo : Alliage-Maison Arc-en-Ciel de Liège, rue Hors-Château 7 à 4000 Liège Contact : franz_model@hotmail.com

BERNARD ROUCOURT PICTURE

Château MASSART [n°3A & B] Section de référence en matière de mode, la formation dispensée en cours du soir permet aux passionnés de mode de se lancer en tant qu’indépendants. Sélection rude mais non des moindres vu l’origine de grands noms du monde de la mode issus de cette formation. Actuellement sous la direction artistique du créateur Giovanni Biasiolo, la section entretient sa renommée par la présentation de ses défilés dans les endroits de référence de la Cité Ardente. Encadrés par des professionnels du milieu, les futurs créateurs mettent en exergue leur créativité afin de développer leur propre esprit dans des collections novatrices et souvent surprenantes.

Expo : rue Cathédrale 32 + Maison des Métiers d’Art, rue des Croisiers 15 à 4000 Liège Contact : fce@formation-pme.be

NEILE CICIGOI (INRACI) PICTURE

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ARTISTS

Florence MONFORT

[n°16]

Styliste et scénographe, du bijou-accessoire de mode au costume de scène, en solo ou en collaboration avec d’autres artistes, les créations de Florence s’enchaînent, dévoilant un univers accueillant et poétique. La nouvelle collection d’accessoires poursuit la recherche sur les vêtements-mots, initiée avec les colscravates, écharpes-dragons, coussins-écharpes,…

Expo : Atelier, rue Féronstrée 173 à 4000 Liège Contact : florencemonfort@hotmail.com

Pamela OTTAVIANI

[n°4]

Pamela Ottaviani se passionne pour le dessin depuis son plus jeune âge. Après des humanités à Saint-Luc Liège, sa passion pour la mode l’amène à entreprendre des études de stylisme à Helmo. Une première approche du milieu professionnel à Paris, notamment chez Louis Féraud pour Jean Paul Knott et en 2006 elle lance sa propre marque. Sa spécialité : la robe de mariée sobre et trendy qu’elle crée, sur mesure, pour chaque cliente dans son atelier des environs de Liège. Sans cesse en quête de nouveaux défis à relever, la créatrice a également développé « Flowers », une ligne de bijoux à personnaliser à l’envie, « DansMaBulle », une tunique d’allaitement pratique et fashion en coton bio et « DePiedEnCap », une collection pour celles qui en ont assez de devoir porter des chaussures kitsch pour dire « oui ». Expo : Typhus, rue de l’Université 28 à 4000 Liège Expo complémentaire : photos de robes sous eau par Harry Fayt Contact : info@pamela-ottaviani.com|www.pamela-ottaviani.com

MONDIANI PICTURE

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M@DE IN LIÈGE

PAGAL D’ISIS par Isis foulon

[n°5A & B]

Isis Foulon s’est fait une place dans le monde du stylisme, avec un objectif bien précis : faire changer les mentalités en créant des vêtements éthiques et écologiques. À seulement 23 ans, elle s’affirme en proclamant « C’est dans un monde superficiel qu’on peut toucher le plus de gens possible ! », elle s’impose ainsi en souhaitant une autre façon de s’habiller, alliant beauté de la nature et beauté personnelle. Ses vêtements s’inscrivent dans une logique de responsabilité sociale ; elle travaille des matières telles que le chanvre, le lin ou encore le coton biologique 100% made in Belgium, et confectionne dans des ETA (Entreprise de Travail Adapté) belges. « Il ne sert rien à l’homme de gagner la Lune s’il vient à perdre la Terre. » [François Mauriac]

Expo : Galerie Claude Antoine rue du Palais 1 + Pagal, rue de la Régence 38 à 4000 Liège Contact : isisfoulon@hotmail.com

Céline PINCKERS

[n°12]

Après des études de chorégraphie, l’intérêt de Céline pour le costume de scène l’amène à se diriger vers le stylisme. Si elle choisit de se consacrer au prêt à porter féminin, cette première passion laisse dans son travail une empreinte profonde  ; celle d’une nostalgie des vêtements du temps passé ainsi que l’attitude des femmes qui les portaient. Pour cette raison Céline s’attache, dès ses débuts, à habiller la femme de pied en cap, se perfectionne dans la création de chapeaux auprès d’Elvis Pompilio et plus tard, dans le travail de la plume. Aujourd’hui, son désir de retrouver l’essence même de cette nostalgie l’amène à se spécialiser dans la lingerie, qu’elle travaille depuis quatre saisons, un domaine où se concentre sa vision d’une féminité rêveuse et insoumise, à réinventer chaque jour.

Expo : Atelier, Rue des Brasseurs 2d à 4000 Liège Contact : info@celinepinckers.com|www.celinepickers.com

LESLIE SZMIGIELSKI PICTURE

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ARTISTS

PIMP YOUR LIFE par Yara Reis

[n°9 & 2]

Le but essentiel du vêtement est d’habiller le corps mais s’il peut en plus vous amuser et vous aider à vous sentir bien, c’est encore mieux ! Découvrez la ligne mixte de streetwear Pimp Your Life, inspirée à certains moments par des basiques classiques …

Expo : Madame Grenadine, En Neuvice 29 à 4000 Liège + Espace Tree Top (Collector) Place Cathédrale 7 (fermé dimanche) Contact : +32-(0)494-94 76 85

PHILIPPE RIKIR PICTURE

PITSY FASHION par Ericka Doclot

[n°24 & 2]

Dans un monde bercé par le rock’and’roll, ce sont les pin-up de Pitsy Fashion que nous retrouvons, tantôt femme fatale, tantôt lolita burlesque. Elles se mêlent à un jeu de candeur, de glamour et d’élégante impertinence. C’est dans ces critères que cette styliste audacieuse nous convie à la présentation de sa collection « Oups Coupe Couture ! » hiver 2011/2012 sur le parcours M@de in Liège 2011.

Expo : Commanderie rue des Airs 1 à 4000 Liège + Espace Tree Top (Collector) Place Cathédrale 7 (fermé dimanche) Contact : info@pitsyfashion.com|www.pitsyfashion.com

VICTOR JACINTO PICTURE

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M@DE IN LIÈGE

Delphine QUIRIN

[n°28]

Couvre-chefs, cloches, bonnets, capuchons, fichus, bérets, casquettes, turbans, cagoules, écharpes, mitaines qui s’associent aux écharpes. Par ses créations Delphine Quirin réinterprète les classiques des années ‘20, les objets sont stylisés et se déclinent en laine mohair, laine bouillie et, tout récemment, feutre angora, le tout adoptant des tonalités vert olive et vert pastel, bleu ciel et bleu turquoise, cerise et framboise, rosées et orangées, se parant ça et là de petites fleurs et jolis cœurs, pastilles et pompons, nœuds et rubans. Delphine Quirin nous fait voyager de Liège vers d’autres horizons (Japon, Europe, Etats-Unis). Quel beau tableau de les voir apparaître au coin d’une rue dans la grisaille du petit matin…

Expo : Atelier, rue Pierreuse 26 à 4000 Liège Contact : +32-(0)498-28 14 78, ahalleux@cybernet.be| www.delphinequirin.be

LESLIE SZMIGIELSKI PICTURE

Jean-Marc RICAIL

[n°23]

Mélangeant architecture et stylisme, Jean-Marc est un adepte du vêtement construit. Fouillant le passé à la recherche de personnages marquants, il crée ses collections pour une femme contemporaine, complexe, confiante avec une notion du confort toujours présente. Cette collection « War & Peace » marque la fin d’un cycle d’études ainsi qu’une porte ouverte vers le futur.

Expo : Alliage-Maison Arc-en-Ciel de Liège, rue Hors-Château 7 à 4000 Liège Contact : jmricail@hotmail.com

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ARTISTS

Lena ROUSCHOP

[n°26]

Cette styliste de 24 ans a comme fil conducteur l’art sous toutes ses formes, la musique et la spiritualité. Elle l’exprime par la combinaison et le mélange des matières et des textures, mais aussi, des imprimés et des couleurs. Son désir primordial : suivre ses intuitions et respecter son ressenti. L’expression artistique de chacun nourrit son expression personnelle, qui en nourrira d’autres et ainsi de suite,... Tout se lie.

Expo : Le Grenier de Walesa, rue Hors-Château 2 des Mineurs 33 à 4000 Liège Contact : lena.rouschop@hotmail.com

STUDIOSCENE PICTURE

SCÈNES ET FIL

[n°10]

Sous l’enseigne Scènes et Fil se trouve un atelier de création et de confection de costumes au service des arts de la scène et du spectacle mais aussi des entreprises et des particuliers. Vous avez une idée ou des maquettes bien précises, une photographie que vous désirez reproduire, le besoin de donner forme à un morceau de tissu, un dessin ; votre projet réclame des costumes d’époque de qualité, de l’historique revisité ou un univers décalé innovant, une conception cohérente et novatrice ? Envie de concrétiser vos rêves ? Prenez contact !

Expo : Radiance 35, rue de la Boucherie 7 à 4000 Liège Contact : info@scenesetfil.be|www.scenesetfil.be

CÉCILE EHLEN PICTURE

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M@DE IN LIÈGE

Marie SCHWEISTHAL

[n°18]

Marie vous accueille dans son atelier situé aux trois frontières, à Aubange. Elle commercialise deux collections par an, conçoit des robes de mariées ainsi que des accessoires incrustés de perles et d’émotion. Marie vous y reçoit sur rendez-vous, et c’est avec douceur qu’elle diluera son inspiration à vos envies les plus exclusives. Sa passion est de vous mettre en valeur et de respecter la philosophie de l’élégance. Elle s’inspire de la sensualité féminine, de la femme qui aime séduire et être séduite...

Expo : Antiquités Gavage-Longrée, rue Delfosse 1 à 4000 Liège Contact : marischweis@hotmail.com

THOMAS CLAISSE PICTURE

SEVERINE M par Séverine Mawet

[n°14]

Après ses premiers pas à l’Opéra Royal de Wallonie, Séverine M s’est orientée petit à petit vers la réalisation de robes de mariée et de cérémonie, sur mesure. Suite à cela, elle lança son entreprise en 2005 à quoi succéda le dépôt de sa marque 2 ans plus tard. C’est dans son atelier-boutique situé à Andenne qu’elle reçoit depuis 2009 ses clientes afin de leurs proposer ses créations. Cette styliste au parcours bien affirmé puise ses inspirations dans le passé et principalement les années folles. Son style rétro-chic aux lignes épurées, sur jeux de drapés met l’accent sur les détails qui apportent toute l’harmonie à ses robes.

Expo : Musée d’Ansembourg, Féronstrée 114 à 4000 Liège. Samedi:13h à 18h, le dimanche de 11h à 16h30 Contact : info@severinem.be|www.severinem.be

JEAN MAHAUX PICTURE

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ARTISTS

Alice STALPORT

[n°22]

Jeune styliste de 23 ans, Alice Stalport décide, après quelques mois à l’Académie Internationale de la danse à Paris, de se lancer dans le stylisme. Deux expériences la confortent dans ce choix : la première dans le bijou textile chez Nadja Carlotti à Paris et la seconde dans le stylismemodélisme chez Conni Kaminski à Bruxelles. La danse restant pour elle un facteur premier d’inspiration, c’est un second souffle qu’elle puise dans les matières et les couleurs. Des points d’attache la poussent alors vers une mode contemporaine pour dames et enfants, aux coupes asymétriques et parfois ludiques.

Expo : Stalport Contemporain, rue Hors-Château 52 à 4000 Liège Contact : alice.stalport@yahoo.fr

ALICE STALPORT PICTURE

TODO

[n°6 & 28]

C’est par le toucher et l’envie de détourner les matériaux de leurs usages habituels que Todo s’est fait une place à part dans le design et la mode. Son secret, une longue expérience et un « savoir-Fer » évident. Elle fonctionne à l’instinct et touche-à-tout, de la conception à la production ; bijoux, sacs, luminaire - sculptures, petits mobiliers, objets déco ludiques et poétiques. Des lignes graphiquement simples, un style architecturé épuré, un savant équilibre entre audace et sobriété dictent la direction de son travail.

Expo : show-room GIOVANNI BIASIOLO, rue de la Madeleine 23 Show-room : DELPHINE QUIRIN, rue Pierreuse 26 à 4000 Liège Contact : info@ateliertodo.be|www.ateliertodo.be

BONHOMME PICTURE

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M@DE IN LIÈGE

UGLY JESSY par Jessica Hogge

[n°15 & 2]

Jessica est une jeune styliste liégeoise qui a fait de la laine au crochet, sa spécialité. Par ce travail, elle crée une nouvelle technique de tissage baptisée « Laine parasite », qu’elle exploite dans la création de ses modèles. Ce procédé de fabrication mêle la couture, le tricot, le crochet et la broderie. Tel le lierre, la laine grimpe, s’enroule autour du vêtement, l’étouffe, en modifie la forme, les volumes, les coutures d’assemblages, les textures , mais aussi les imprimés. Toutes ses réalisations sont des pièces uniques entièrement confectionnées à la main.

Expo : Antiquités & Garnissage Christine Diepart, rue Saint-Barthélémy 3 4000 Liège + Espace Tree Top (Collector) Place Cathédrale 7 (fermé dimanche) Contact : +32-(0)497-10 88 87

DANIEL DOYEN PICTURE

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a. Meeting Point : Archéoforum b. Pavillon des créateurs étrangers 1. Styling GAËL 2. ELLUCIA - UGLY JESSY - PITSY FASHION - PIMP YOUR LIFE 3. Château MASSART 4. Pamela OTTAVIANI 5. PAGAL d’ISIS 6. Giovanni BIASIOLO - TODO 7. Valentine DONCK 8. Ariane LESPIRE 9. PIMP YOUR LIFE 10. SCENES ET FIL 11. COLLETTE KLINKENBERG 12. Céline PINCKERS 13. ELLUCIA 14. SEVERINE M 15. UGLY JESSY 16. Florence MONFORT 17. Camille De GEND 18. Marie SCHWEISTHAL 19. Laetitia ELOYE - MALOUKA 20. LADY VIOLETTE 21. Vanessa CAO 22. Elodie LAURENT - Alice STALPORT - Sophie MALACORD 23. Raphaël KENENS - François MARCHOT Jean Marc RICAIL 24. PITSY FASHION 25. ISA O 26. Lena ROUSHOP 27. FLORICA 28. Delphine QUIRIN - Vanessa CAO - TODO 29. HELMo Retrouvez la description et les coordonnées de chaque exposant à l’intérieur de ce magazine.

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Relai rédaction | Margaux Smolarek

© M@de in Liège 2011


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