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HORAIRE Jeudi 24 septembre à 20h30 Vendredi 25 septembre à 20h30 Samedi 26 septembre à 14h00 et 20h30 Mardi 29 septembre à 20h30 Mercredi 30 septembre à 20h30 Jeudi 1er octobre à 20h30 Vendredi 2 octobre à 20h30 Samedi 3 octobre à 14h00 et 20h30 LIEU

Monument-National Studio Hydro-Québéc 1182 boul. St-Laurent BILLETS Monument-National: 514-871-2224 ADMISSION: 514-790-1245 / 1-800-361-4595 Imago Théâtre (Groupes 10+): 514-274-3222 INFORMATION www.imagotheatre.ca www.monument-national.qc.ca


LA PIÈCE

Avec pour toile de fond une pandémie et une crise alimentaire, down from heaven met en scène les événements qui mènent à l'effondrement de la société civile, à travers les tribulations de la riche famille Braumbach et de leur ancien jardinier, Cheater, devenu membre d'une force de sécurité et de surveillance. Séquestrés dans le sous-sol de leur luxueuse demeure, les Braumbach dépendent entièrement de Cheater. Laurel Braumbach, leur fille de seize ans, agit comme intermédiaire entre eux. Elle entre ainsi dans le monde obscur et insaisissable de Cheater, découvrant par le fait même des choses étonnantes sur elle-même et sur l'homme qui détient leur sort entre ses mains.


LA DRAMATURGE – Colleen Wagner

Je me suis interessée aux phénomènes pandémiques après la crise du SRAS en 2003, alors que j’assistai avec horreur et fascination à l’extermination de volailles d’élevage par millions et par le fait même à l’anéantissement de nombreuses entreprises agricoles. À mesure que les abbatages progressaient, toutes sortes de médicaments contre le SRAS apparurent sur le marché, tous plus dispendieux les uns que les autres. Rapidement, ils furent achetés et stockés par quiconque en avait les moyens. Pendant que des millions perdaient leur gagne-pain, quelques privilégiés gagnèrent des millions en vendant des drogues. La peur provoqua une crise généralisée, avec son lot habituel de profiteurs et de perdants. Quiconque toussait devenait suspect. Beaucoup portaient des masques lors de leurs déplacements. Certains groupes furent ciblés comme porteurs potentiels. Les attitudes changèrent. Lorsque les statistiques devinrent disponibles, je fus étonnée d’apprendre que le SRAS n’avait produit que 8 096 personnes infectées et 774 décès, alors que plus de 63 000 malades moururent de l’influenza et de la pneumonie la même année. De plus, chaque année, les médicaments sous ordonnance ont des effets pervers entraînant l’hospitalisation de 1,5 millions de personnes et la mort de 100 000, aux É-U seulement. Comment se fait-il que cela ne crée pas de panique? Si l’on abattait autant d’animaux, on risquerait de priver encore plus d’humains de cette source d’aliments. Je me suis demandée ce qu’il se passait vraiment. Lors de mon séjour en Afrique, j’ai été sensibilisée à la préoccupation globale concernant l’aide alimentaire. Toutefois, chaque fois que je me rendais dans un établissement de restauration, j’y trouvais des buffets regorgant de nourriture. Des millions de dollars allaient à l’Aide alimentaire, pendant que l’endettement s’étendait à de nouveaux pays, avec le cortège habituel de conditions : accès des étrangers aux ressources à des prix de pacotille et la promesse d’y faire pousser des OGM. Il y avait donc deux enjeux : des rumeurs d’une pandémie imminente et une « inquiétude » grandissante concernant la pénurie alimentaire. Cette pièce est née dans le silence et l’obscurité, comme c’est souvent le cas avec moi. J’attends et j’écoute… Des questions se posent : Comment la société civile, dans un monde qui se referme sur luimême, peut-elle se comporter en situation de crise? Les classes sociales s’estompent-elles, dans une société en pleine désintégration? Quand la peur domine, y a-t-il encore de la place pour l’amour?

COLLEEN WAGNER a mérité plusieurs prix comme dramaturge, scénariste et professeur. De 2002 à 2007, elle est cofondatrice et codirectrice artistique de la NotaBle Acts Theatre Company, de Frédéricton, Nouveau-Brunswick. Parmi ses œuvres, on trouve : Sand, Eclipsed, Home, The Morning Bird, et The Monument, qui lui vaut le Prix du Gouverneur général en 1996 et un Prix Dora pour la meilleure mise en scène, en 2006. Ses pièces sont jouées dans le monde entier et traduites en plusieurs langues. The Monument a été récemment produite au Rwanda et créée en Roumanie, dans une mise en scène de Alexandre Hausvater, au Théâtre d’État de Resita. Elle a écrit de nombreux scénarios, dont une adaptation de The Monument, qui fait présentement l'objet d’un financement, ainsi qu’un court-métrage, Remembrance Day, qu’elle a réalisé. Elle planche en ce moment sur deux nouvelles pièces et un scénario. De plus, Colleen enseigne l'écriture dramatique à la York University, partageant sa vie entre un petit village du Nouveau-Brunswick et la grande ville de Toronto.


LE METTEUR EN SCÈNE – Alain Goulem down from heaven: un cas de myopie sociale MYOPIE n.f. 1. Anomalie de la vision, dans laquelle l’image d’un objet éloigné se forme en avant de la rétine en raison d’un allongement de l’axe antéro-postérieur de l’œil. 2. Fig. Myopie intellectuelle. (Petit Robert) Gerald et Jessica Braumbach, enfouis dans leur luxueux abris, ne voient pas ce qui se passe plus loin. Les conséquences d’une pandémie généralisée leur sont étrangères, au-delà des désagréments causés à leur comfort routinier. Leur ex-jardinier, Cheater, fait maintenant partie d’une force policière de sécurité plus ou moins improvisée, qui a la charge de maintenir l’ordre. Ayant acquis un peu de pouvoir, il renverse les rôles et opte pour une forme de corruption vengeresse; sa « myopie » n’en est pas moins prononcée. Prise au piège de ces deux audaces, se trouve l’innocence de la jeune Laurel, fille de la patricienne famille. Elle a le cœur grand, comme nous tous et croit que le monde est fondamentalement bon. A-t-elle raison? Changera-t-elle d’avis d’ici la fin de l’histoire? Se situant quelquepart entre la comédie de mœurs et la satire sociale, down from heaven relate les revers de fortune d’une famille. Malgré son discours sombre et menaçant, la pièce démontre avec hilarité comment les gens des classes opulentes peuvent être insensibles à tout ce qui ne les concerne pas. Cela nous rappelle le style narratif tragi-comique de Kurt Vonnegut et n’est pas très loin de la chronique sociale de Tchékov . Ma première lecture de cette pièce m’a fait croire qu’il sagissait d’une réponse à la crise financière mondiale, montrant la négligence des barons de la finance envers le reste du monde. C'est alors que j'ai appris que l'oeuvre avait été écrite après le déclenchement du SRAS, en 2003 à Toronto. De nos jours, il y a la grippe H1N1 et la crainte d'une pandémie imminente. Tout tombe en place. Il est intéressant de constater la précarité dans laquelle nous nous retrouvons dans le "premier monde". Combien de choses prenons-nous pour acquises? Quelle arrogance de notre part? À l'approche d'un effondrement financier, avec la hantise des épidémies et de la famine, avec la situation désastreuse de l'environnement, ne serait-ce pas le moment de se mettre à la place des autres et de voir les conséquences de nos actes.

Les mises en scène de ALAIN GOULEM ont tenu l’affiche des Théâtre Centaur, Théâtre Lac Brôme, Hudson Village Theatre West et chez Geordie Productions.. Il entretient également une passion de longue date pour William Shakespeare. Il lui a donné libre cours en travaillant avec Repercussion Theatre et au Festival de Stratford, ainsi qu’en produisant sa propre version de Hamlet, dans laquelle il jouait également. Il a aussi dirigé The Complete Works of WILLIAM SHAKESPEARE Abridged et Shakespeare Lost Play, dans le cadre de Shakespeare in the Park de Repercussion Theatre, la production bilingue The Anger in Ernest and Ernestine, au Hudson Village Theatre West et le succès critique Housekeeping and Homewrecking, au Théâtre Ste-Catherine. En 2008, il a mis en scène Peacemaker, un spectacle de clowns pour jeune public, dans le cadre de la saison théâtrale de Geordie. Sa dernière mise en scène, la comédie existentielle Hellavator, de Ned Cox, se déroulait dans un monte-charge d’un immeuble industriel du boulevard Saint-Laurent. Il travaille également comme acteur depuis plus de vingt ans.


LA DISTRIBUTION

Chip a étudié l'interprétation, la mise en scène et la scénographie à l'Université de la Saskatchewan. Le palmarès de ses rôles comprend: Mercutio dans Romeo et Juliette (World Theatre Festival); Stephano dans The Tempest (Ottawa Shakespeare Festival); Jack Deal dans Cruel Tears (Prairie Exchange); Lee dans The Melville Boys (Theatre Newfoundland Labrador), The Cowboy dans The Lonely Cowboy (Pi Theatre Vancouver); Pozzo dans Waiting For Godot (Persophone Theatre Saskatoon); Krogstaad dans The Doll House (Centre Segal, Montréal) et Tom Hayse dans Capitale National Capitol (Centre national des Arts). Au cinéma et à la TV, ses accomplissements sont: les rôles de John Smith dans Revenge of the Land et dans Platinum de Bruce MacDonald; des rôles épisodiques dans Emily of New Moon et Lassie; des apparitions dans Made In Canada, The Lexx et Moose TV. CHIP CHUIPKA

Cheater

Originaire de Vancouver, où il a débuté sa carrière de comédien avec The Vancouver Shakespeare Festival et The Vancouver Playhouse entre autres, Bruce est venu à Montréal, afin de s'inscrire à la prestigieuse École nationale de théâtre du Canada. Ses réalisations sont nombreuses et variées, du théâtre experimental aux comédies musicales. Ses moments forts comprennent: le rôle-titre dans Billy Bishop Goes to War, chez Geordie Productions; ce rôle lui a valu des ovations debout, lors d'une tournée d'un océan à l'autre. Herringbone, un autre tour de force, au Théâtre Lac Brôme, Blue Valentine, chez 1774, de même que Cabaret et Strawberries in January, au Centaur. Il a démontré ses talents d'acteur au cinéma et à la télévision; son dernier film, 40 is the new 20 a pris l'affiche aux AMC theatres de Montréal et Toronto, le 29 mai 2009. BRUCE DINSMORE

Gerald Braumbach


Leni est une actrice qui a fait ses preuves, tant sur la scène qu’à l’écran; elle a œuvré auprès de plusieurs compagnies au cours des 22 dernières années. Ses récents accomplissements théâtraux comprennent : Virginia Madden, dans Age of Arousal (Centaur Theatre, 2009), The Baroness dans The Baroness and The Pig (Imago Théâtre, 2008), Isadora Duncan dans Isadora: Fabulist! (Imago Théâtre , 2007), Jennie dans Chapter Two, (Hudson Village Theatre, 2007), Albertine dans la création en langue anglaise de Bonbons assortis (Assorted Candies, Centaur Theatre, 2006); cette prestation lui a d’ailleurs valu une nomination pour Meilleur rôle de soutien au Gala des Masques 2007. Elle a interprété la Mère adoptive dans les deux éditions de Bye Bye Baby, produites par Imago Théâtre en 2004 et 2006. Pour ce qui est de la TV et du cinéma, on trouve à son crédit: Earth: Final Conflict, Moose T.V., At the Hotel, Mambo Italiano, The Dead Zone, Adam’s Wall, Afterwards et Eisenstein.

LENI PARKER

Jessica Braumbach

Amelia Sargisson est fraîchement diplômée. (BFA in Acting de la Ryerson Theatre School de Toronto) Récemment, elle a performé au Toronto’s SummerWorks Festival dans The Art of Catching Pigeons by Torchlight, au Montreal’s Zoofest dans le rôle de Sabina de Four Minutes If You Bleed, au Festival de musique baroque de Montréal dans Puck de The Fairy Queen et avec le Toronto’s Shakespeare-in-the-Parking-Lot, en tant que Feste dans Twelfth Night. Amelia est partie en tournée avec le Repercussion Theatre pendant cinq saisons. Plus récemment, on lui attribua le rôle de Caliban, dans la production bilingue de The Tempest (2008). Elle s'est également produite localement, dans le personnage principal de Prodigy, pour Persephone Productions et dans le rôle de Sylvia Plath de Hourglass au Montreal Fringe Festival. Lors de sa formation, les rôles favoris d'Amelia furent: Roxana dans The Rival Queens, Merteuil dans Dangerous Liaisons, Juliette dans Romeo et Juliette et Mejra dans The Monument.

AMELIA SARGISSON

Laurel Braumbach


LES CONCEPTEURS

JAMES LAVOIE – Décors et costumes James est un scénographe établi à Montréal qui détient une maîtrise en conception et mise en oeuvre de spectacles, de Central Saint Martins, R-U. Il a mérité trois Montreal English Critic’s Circle Award et a fait partie des équipes de création de plusieurs productions lauréates du Gala des Masques et des prix de l'Association québécoise des critiques de théatre. Ses récentes réalisations comprennent: la conception du décor de Alice Through the Looking Glass (Geordie Productions), la conception du décor et des costumes de With Bated Breath (Centaur Theatre), de I Am My Own Wife (Theatre Kingston), de As you like it et The Tempest (Repercussion Theatre). Il a également conçu les costumes de Pirates of Penzance (Dora Wasserman Yiddish Theatre), The Little Prince (Geordie Productions) et Cat on a Hot Tin Roof (Centre Segal). James est enthousiaste de sa première collaboration avec Imago.


DAVID PERREAULT NINACS – Éclairage Diplômé de l’École nationale de théâtre du Canada en 1996, David a travaillé en théâtre avec Stacey Christodoulou et The Other Theatre (Kaspar; Human Collision/ Atomic Reaction - pour lequel il s’est mérité (avec Eo Sharp) un prix MECCA; Carlos in Therapy; En Manque; Expulsion; Galapagos; La Fièvre et Le Pleureur désigné et un Macbeth à venir à l’hiver); Avec Diving Horse Creations (Croisades; La leçon et Elizavieta Bam - qui se rendit jusqu’au Edinburgh Fringe Festival); avec Guy Sprung pour Infinithéâtre (Barnacle Wood, ce qui lui valut un second MECCA et Death and Taxes ); avec Douglas Campbell à The Piggery (12th Night, Tango et The Fantastiks); avec Theo Spichalski et Carmen Jolin au Théâtre Prospero (Trans-Atlantique et Ferdydurke); avec Denise Filiatrault pour le Théâtre du Rideau Vert (La Visite de la vieille dame et My Fair Lady); avec Emma Tibaldo et Talisman Theatre (Wanted; That Woman; Down Dangerous Passes Road – comme consultant – et leur spectale du mois prochain Rock, Paper; Jack Knife) et avec Peter Hinton (GIRLS! GIRLS! GIRLS!; A Doll House et Snowman d’Imago Théâtre). Et c’est toujours avec Imago Théâtre qu’il a mis en lumière Isadora: fabulist !; The Baroness and the Pig et Bye Bye Baby. C’est avec plaisir qu’il retrouve Clare Schapiro et sa bande. De 2005 à 2007, David participe à la conception des concerts du Festival international de Jazz de Montréal, à la salle Maisonneuve de la PDA. Il travaille aussi en danse avec la compagnie Mayday de Mélanie Demers (Angles morts et Sauver sa peau). Après tout cela, il continue d’apprécier la lumière sous toutes ses formes.

TROY SLOCUM – Trame sonore Troy oeuvre dans le monde du théâtre en tant que concepteur et ingénieur du son, depuis 10 ans. Chez Imago, il a été de l'équipe de Snowman (2004). Il a participé à plusieurs productions à travers le Canada, dont: Girls! Girls! Girls! (Teatro Comaneci, Festival de théâtre des Amériques), Hunted (Urban Ink Productions), Cat on a Hot Tin Roof, An Enemy of The People et A Doll House (Leanor & Alvin Segal Theatre), Peacemaker, Shape Of A Girl et Alice Through the Looking Glass (Geordie Productions), Blacks Don’t Bowl, The Lady Smith et Le Code Noir (Black Theatre Workshop), Frida K et Way Of The World (Centre national des Arts/Soulpepper), et Buried Child (Centre national des Arts/Centre Segal). Troy se joindra à la compagnie de répertoire du Centre national des Arts, pour la saison 2009-2010.


F0RFAITS À LA CARTE

Imago Théâtre et ses fiers partenaires vous invient à passer une soirée théâtrale mémorable en créant votre propre forfait à-la-carte. Une suggestion envoutante pour relaxer entre amis et collègues de travail ou pour un tête-à-tête embaumé d’imagination, avant la levée du rideau.

Imago offre à ses groupes un billet à prix réduit :

16$ (groupe 10+) 22$ (régulier)

Le restaurant officiel du Quartier des spectacles Le Balmoral, offre à à nos spectateurs une table d’hôte saisonnière abordable :

19,95$ / 24,95$

Le Café Quebecor du Monument-National, vous invite à prendre un verre avant ou après la représentation au tarif des employés :

4$ / consommation

À proximité du Monument-National et du restaurant Le Balmoral, le Complexe Desjardins offre à notre public la possibilité de réserver un stationnement à prix réduit :

8$ / véhicule


EXTRAIT DE LA PIÈCE

Scene 1 In the dark… a knocking sound, like a key tapping on metal. Cheater

Hello? Laurel? Are you there? Pause. Miss Braumbach? A flashlight shines through an iron-barred gate onto a solid door.A young woman, though still really a girl, Laurel, opens a heavy fire door and faces Cheater, a scruffy streetwise man and the Braumbach’s former gardener from the other side of the ironbarred gate.

Laurel

Yes, hello. I’m here.

Cheater

(beat) You know you really have to drop those airs especially if you want me to come around and check up on yous. Things are different now.

Laurel

Circumstances may have changed but that doesn’t mean we should lose civility.

Cheater

Where did it get you eh?

Laurel

It’s not about getting somewhere. It’s about being.

Cheater

You know the trouble with people like you? You think you’re special. Special people can be. The rest of us are scrambling to put food in our mouths.

Laurel

I’m not to blame for that. Nor is my family. Surely you can see that.

Cheater

Hey now, don’t start getting uppity with me. I’m taking a big risk talking to you.

Laurel

I know. We’re ever so grateful.


Pause. Cheater shines the flashlight around the room. Cheater

Are we alone? I only want to talk to you… got to keep things manageable. Know what I’m saying?

Laurel

They’re in the other room.

Cheater

You’re not lying to me are you?

Laurel

No. What is happening outside?

Cheater

‘bout the same.

Laurel

No change?

Cheater

Nope.

Laurel

None whatsoever?

Cheater

Are you calling me a liar?

Laurel

Nonono. Good merciful heaven no. Just… well you’re our only contact with outside… until this thing passes. It’s … so difficult… We were promised food –

Cheater

Lots of people in the same boat as you.

Laurel

They said they would provide food and water for everyone who goes into quarantine.

Cheater

I know what it’s like to be hungry. Spent most of my childhood with an empty stomach. Guess that should teach you something right?

Laurel

I don’t know what you mean. Did we not treat you well?


Cheater

You were pretty good employers. Well, not you. Your father and mother. You were never my employer. But I could see they were grooming you to “handle” servants and hired hands right? I heard your mother say to you – on the porch I heard her say it – after the linen had been laid on the patio tables and the fine china and silver brought out – my first day on the job, I’ll never forget it. You standing there in pigtails watching me digging up weeds and asking me questions and I’m feeling the eye of your mother on my back as if I were one of them weeds – me who only got paper plates and plastic forks when I ate outside and I hear her on her wrap-around veranda, after she’s called you up, saying “You have to know how to speak to the hired help Laurel. You never become familiar.” I’ll never forget it. And I’m thinking she thinks I’m not worth the dirt I’m digging in, and I’m thinking she doesn’t know the value this dirt will have one day. Well, the worm has turned. Isn’t that so? Speak up. Didn’t they teach you that? Speak when you’re spoken to? I know they did. They would have taught you how to keep a repartee going. Am I right? It’s about knowing how to speak to all the different kinds of people in the world. Those who are beneath you, those who are considered your equals and then those who are considered your superiors. Who might those be now eh Miss Braumbach? Who?

Laurel

I don’t know what you are suggesting.

Cheater

Well, maybe you just don’t know yet… He draws a bag close to himself and pulls out a pear and eats it. One of your pears. Well, not really yours anymore. Your family may have bought the tree but I cared for it. Bites into the ripe pear. Juice drips down his chin. Delicious. Extends it to her. She reaches for it. He laughs and pulls it away.


Cheater

Was a time you wouldn’t have eaten anything that had been in the mouth of the likes of me. Isn’t that so? ‘course, when you’re really hungry you’ll eat garbage. Bites. Okay. So, here’s what’s going on out here, as of today. Most… well, all… your entire neighbourhood is under quarantine. The virus is spreading like a brush fire so they pretty much quarantined everyone who might have been exposed. Nobody is flying. Schools are cancelled. Shops closed. Nothing to buy anyway. Garbage hasn’t been collected. Bet you can smell that. (sniffs) Can you? Laurel comes closer to the door and sniffs. He studies her. You’re cute when you do that. She retreats. He finishes the pear and tosses the core. Laurel looks at it hungrily. Yup, the smell is rot. They stare at each other. I got a bag full of pears. Picked them this morning and hid them in the garden shed. Lots of looters about now. Breaking into homes. Your neighbours… there, just on the corner…?

Laurel

The Razlokovs?

Cheater

I wasn’t on speaking terms. Just know the house.

Laurel

They were well-respected people. Philanthropists. Cheater doesn’t understand the meaning of the word. They gave a lot of money to the community.

Cheater

Well I wouldn’t know about that. I wasn’t on the receiving end.

Laurel

They were instrumental in building the new opera house.

Cheater

I never went to the opera.


Laurel

There were always rush seats at discounted prices. The idea was to make opera possible for everyone.

Cheater

You grew up with opera didn’t you?

Laurel

Yes. My parents love it.

Cheater

My mom didn’t have time. She was busy holding down two jobs. But she might have liked it. If they had been comedies. They’d remind her of her own life.

Laurel

(catches the humour) I could play something for you. We found an old battery operated cassette player down here, with a tape in it. The Butler liked listening to opera.

Cheater

Did he now? Guess it all depends on your line of work. As a gardener I listened to the birds and the bees. I don’t like opera.

Laurel

Maybe people have convinced you that opera is only for certain kinds of people.

Cheater

Yeah, music for kings and shit.

Laurel

They didn’t mean kings by birth. They meant those who can aspire… to greater things. I think opera has the ability to lift the souls of people from suffering and transport them to a heavenly place, even if only for a few hours.

Cheater

Oh yeah? I don’t believe in heaven.

Laurel

Didn’t you ever feel, as a boy, climbing a tall tree say, and aiming for the top branch that if you made it, and I’m sure you did, that you were reaching for heaven?

Cheater

I told you I don’t believe in that stuff.

Laurel

By heaven I mean a place that appears far beyond where you are at the moment. A place you are striving to be. A better place than the present moment. I think we all share that in common.

Cheater

I bet you’re feeling that now.


MAGO THÉÂTRE «[Imago Théâtre], sans doute la compagnie anglophone de Montréal pourvue de l’esthétique la plus raffinée. » Hervé Guay – Le Devoir, 8 mai 2008 [IMAGO] 1.

Image en latin Parce que nous croyons en la poésie et la puissance de l’imagerie théâtrale.

2.

Le biologique : stade de métamorphose d’un insecte en sa forme adulte. Parce que nous sommes axés sur le développement et la création de nouvelles oeuvres.

3.

Le psychologique : prototype inconscient d’une image parentale. Parce que nous nous intéressons aux aspects sociaux et psychologiques de la dramaturgie, dans le contexte contemporain.

Mandat Fondée à Montréal en 1987 par Andrés Hausmann, Imago Théâtre est une des compagnies de théâtre qui possède la plus longue expérience sur la scène du théâtre alternatif de langue anglaise. En 2000, Clare Schapiro prit la direction artistique et générale de la compagnie. La mission artistique d’Imago est centrée sur le développement d’œuvres dramatiques canadiennes innovatrices et à résonance sociale. Dans un esprit de défi pour les créateurs et d’évolution du langage théâtral, les productions insistent sur la mise en valeur et la visibilité des artistes montréalais. Dans le but d’adapter ses procédés de création aux exigences des divers projets, Imago adopte des échéanciers souples, assurant ainsi des productions de qualité. Que ce soit pour la création d'oeuvres originales en langue anglaise au Québec ou de textes de répertoire, notre méthode de travail s’articule autour d’une étroite collaboration entre les auteurs, metteurs en scène, acteurs et concepteurs, des répétitions aux réunions de production, en vue d'une esthétique unifiée. Il en résulte des oeuvres solides et cohérentes. Imago Théâtre est enregistrée à titre d’organisme sans but lucratif et est membre de la Professional Association of Canadian Theatres, du Playwrights' Workshop Montreal , de la Quebec Drama Federation et du English Language Arts Network.


down from heaven- Dossier de production  

DFH- Dossier de production

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