n. 3 - Dicembre 1931

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LE SURRÉALISME

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SOMMAIRB GEORQ WlLHELM FRIEDRICH HEGEL (1770-1831)

Rend CHAR ........ Pokrnes. devenir rdvO1utiOn- *** Belgrade, 23 dénalifre. cembre 1930. Andrt BRETON , Pdrnes. Georges SADOUL .... t e probléme du chdmage rksolu en Maxime ALEXANDRE Un professeur rkvoune demi-heure. qué. ResumC d'une conféMaurice HEïNE.. .... Lettre ouverte A Luis Reni CREVEL rence prononcke A Bufiuel. Barcelone. Paul ELUARD ...... Nuits partagees. Sdvadw DALI ...... Objets surrtalistes. NOTES GIAc'ME*l Objetr muets. et p~ P ~ U I ÊLUARD, ~rorgettSADOUL, ~ e a d CREVEL. André BRETON André BRETON ..... L'objet fantbme. Max ERAST .......,. Danger de pollution. HORS-TEXTES Louis ARAGON.. .... L w i s Carroll en 1931. jonnMIRO, Albe** QIACOMETTI, Gala Yves TANOW... Poids et couleurs. ELUARD, Andrd BRETON, Valentirte HUDO, Pierre UNIK ........ La France des cinq Salvador DALI, Man RAY, Clovis TROUILLE, etc... pariies du monde. Louis ARAGON..

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Le surréalisme et Ie

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(La Corrr adam* lnkrn.ucm;.o,

T d i s qu'en Italie les fascistes se prhalent de I'idéalisrne absolu pour justifier la violence téacfionnaireet llgifimcr (loi Geniile) l'enseignement dans les écoles primaire8 de la religion caîholigue, tandfs:qu'en Allemagne les socialijte! uccueillettt les fascistes au CongrLs hCgdlien de 1931, dont l'enlrte est interdiie auz sauanls sooiCt~ques- la bourgeoisie française, au mépris de tour lrr devoirs culturels qu'elle prdknd assumer, frouvc plus sim le de metire let œuvres Oa malt ltabil un pruEn idmattant mbmm Qu@ de l e g e l hors de Ia portde de M m ,Engo18 et L u i U o dmnt grunm. a d Ion# Qovai» Lous ceux dont elle ne s'est iipi par oo2Um.t& nuit d'htrer, mrIi Xarl Mrr* amdan. a'inkrprR:E as assurt? tle conirdle par n'y I t i i S mlmm p u rnrnUoPn1 de hm rrirltra, ne d m m He@ a'ixLk !argent. E I Z ~mviurt a ~ m i m maii u nwinnlitre, .ntout* a u l o d ' h d réallemant plmm badku, q~ cett. p ~ 6 m It cacher auxr volutionnaires qua d m b grmd mrltn wigoutam, marna délorrnb, i'origine même de la dialecnik lua ptrirsmta qw tante8 mddbta eanrau iid l'oii tique ; elle les rtduif & nt 1 i i fakrpritrtioni mtridh &rra b n i r g h nokm ounap o m i r comprendre que arc ment r w r n o t a i r w iont rad. Grhan, d d a t r o â u h m hi hlu tiellemcnt M m , Engc s et C d h i d i R u n a , .O 8aIlllpt E r n T t e h i ~ 8 5 iP,t

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LE SURREALISME ET LE DEVENIR REVOLUTIONNAIRE La reconnaissance du matérialisme dialectique comme seule philosophie révolutionnaire, la compréhension et i'acceptation sans réserves de ce mat~rialismcpar da intdlectuels partis d'une position idéahste cansequente, et qui ont wnstaté I'inauffisance de toute podtion idkaliste. fbt-elle conskquente, en face des roblérnes concrets de la Révolution,' ce sont 18 les traits essentiels de I Bvolution des nurnh istes, je veux dire de ceux d'entre eux qui s'&tant stparés violemment de tous ceux qui pour des raisons diverses, toujours ramenables 4 des raisons de ciasse, entendaient suivre une évolution dilfdrente, sont aujourd'hui désignés communément sous le nom de surréalistes. Cette évolution implique avec plus de fermeté que jamais, avec la fermeté que donne une semblable base phiIosophique, la reconnaissance dans le domaine de la pratique de l'action de la III' Internationale comme seule action révolutionnaire, et implique la nécessitt d'ap uyer, avec les moyens variables qui peuvent Ctre ceux des intellectueJs consid&rès, l'actron en France du Parti Communiste Français, section française de cette Internationale, Ces condusions que 'e pose en tete de ce qui va suivre expE uent la nhssitd oh e me trouve d'apporter que que lumitre dans les faits qui ont marqué es annCes 1929,30 et 1 ourles surréalistes e t partant pour moi-mCme. On ne s'étonnera pas de me voir me reporter la scission qui nous s sbpads d'un grand nombre d'hommes avec I ~ q u e l nous r avions m des liens divers. Cela commença par une tentative de conciliation. L'4ehec de cette entrerise entmîna loin de nous une série d'individus (dont il est fait justice dans le Second !kanilaie du Surrt~Msme)qui pour ia plupart temoignaient & 1'4 ard de cette entre rire meme un dedain du genre tupbrieur oh se reconaalt parfaitement e godt mania ue in solitude et la conviction profonde de ne pouvoir agir sur le monde, c'est-h-di~e l'i talisme. Sans doute li cdtt d'eux se rencontraient de pr4tendus matérialistes qui n'avaient d'autres buts que de se tailler au soleil bourgeois une bonne place A la solde des Am s du Lbuart ou d'autres entreprises éminemment philanthni iques et colonisatrices .du meme ont. Inutile de carartbriser les cas dgtspCces,citons seu ement un passage de la lettre par aqueUe l'un de ces messieurs, Georges Ribkmont-Dwaignes, a cm tirer la morale de la

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Vous tfw incapables d'adopter el de conserver laut au moins le point de DUC nt?gaîi/ auqud avec toutes la rtsetvm

fc r ~ t fidèle. e Vobe dtilude ne peul que me re/ouler vers i'anarchic que bous admeilfez que je puisse faire, ce mot aymt &&olfreuscmmi

compromis pm de vagues

potIlicima a J e m/iîcrai $ailleurs de cette ldfre pour fixer ma position ois-ù-vis du communisme : f aflmds a rtwtution proI4tarienne d j'y puujsuui. qüafque f'csiime que l'atlion des intelleduels de noire sorie soif bien faible, Cejf le proldiariaf qui fwa la riobldttan (d il ne pmutl pas du tout dispos4 d la /aire en Frunce, ne mus en dtplaise). El, par proltlariat, eniends que les ~ccomrnodemmlsGaillrut$ armpr&msiblw de Fourritr tombent devant la /ai V u p z Russie. a Mais en ce qui concerne la piriode mn.~irudi~e r~noluti~nnaire (si i'on peut dire!). zut pour le eommunîsme (ce qui s'accomp~gncde merde pour les a u t r e formes de construdion soct des). a I;ct a concepfions sociales r me maissant Ctre bien faibItmenî rt?oaiuiion~airesen ce u'dlu ont de consirudit. J e persfsîe croire que radion occulfe colZecfiue ou individuelle a ?a PIUS qrmdc force. Aussi, Iaiuu-moi rire ctmanl Potfitude de purislu que mus mur mye abligk d'avoir oflicieIltmenl sur un tas de sufds, ma rwuc y compris. i Cette citation souligne suffisamment ce qui dans la continuité de l'histoire du s u d a lisme a &té.en face des inidlcduels It tendunces rCvolutionnaircs, Ie rôle éminemment précieux du surréalisme. L'iqrioble réaction de certains de ceux qu'André Breton avait mis en cause dans le Smnd M m i b f e . on aurait tort de la considérer comme un fait &pisodique.Mal@ la basaesse et la faiblessa idéologique du pamphlet qu'elle dicta. on doit voir réadfan non pas seulement contre Andd Breton, mais contre nns dangereuse pour l'idéalismc qui se ddvelo st gentfment h l'abri m o b intellectuelles du monde bourgeois. au moment ob h douta n*mt plun p d a

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sur l'adhésion des surréaiistes au principe du matMalisme diaitetique que Ier ennemis iavancéa de cette (et d'ailleurs de toute) dfalecti ue trouvent pour la prrrniére fois mcyen d'organiser une sorte de fronl unique contre Andr Breton, eux ui avant et après se sont montrés incapables de concerter une action quelle u'eilc fat. L'lnjure, l'absence de phjbsophie, mesurent ici le cwactêre volontairuncnt CO us de la position des signataires de ce pamphlet, qui se livrent & cette occasion B une de ces opérationii de basse police ah rien ne vaut la calomnie inconditionnée. L'entrée dans b groupe surréaiiste de certah déments (Char, DaU, Bunuel) qui pomiedent da moyens d'expmsion extrêmement précieux pour in vie de ce groupe et i'extension de son action a corn nsé au del& de ce uon pouvait espérer le de art de &ot de velléitaires confus et e littérateurs dtcidés. groupe ainsi renforcé a onde une revue, Zc Sursdalisme au service de la Rholution, manifestant par cette modification de l'ancien titre (lu Rhluiion surrdaliflc) le sens g&n&alanti-individualiste et maténaÿste de son &volution.

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humnine. Noua avom pu mtar les une et les autrer plus de deux mois sans nous voir. Au retour, U y avait toujours la mdme carafe, et le même ciel. Je n'étais pas alle en Russie avec l'idée que ce voyage bouleverserait les ra ports essentiels d'une action qui, avant comme aprb etait pour moi valable aux yeux de a R&volution.Je ensais bien plitdt ue le fait, d une façon bute spectaculaire, d entrer en contact avec la r t6 concréte de la évolution au stade actuel de son deventr, renforcerait ces rapports justement h cause du caractère 1 'time au oint de vue révolutionnaire de l'action u'ils conditionnent. Je le pense encore, m e si l a aits, certaines manœuvres et sans doute a hate trop grande que j'ai pu dans I'acce tation de certaines solutions, qui, dans un monde ktonnamment nouveau, v ritablement s'imposaient (ceci n'est ni pour défendre ces solutions, ni de les avoir si peu examinées) même si tout A l'air de me démentir. Je crois encore que nous sommes sur la voie de la reduction commune, par notre travail commun, des difficultés qui Boat les plus grandes pour la comprthension par les intellectuels d'occident des probIèmes concrets de la Révolution, telle qu'elle se développe en Russie. Ce ui ne veut aucunement dira que je sois lus avancé sur cette voie qu'aucun d'entre vous, on, je crois mCme que "ai le plus gran besoin de vous pour ordonner les mai res informations qui sont les miennes, les quelques misérables faits qua j'ai cru saisir dans e tomnt du devenir rkvolutionnaire dont je n'ai rsmportd dsns mu, yeux qu'une magnifique image dFI$inal. Ce que le voyageur; uispu'auasi bien me voici devant vous wmme un voyageur, ce n est pas drble, a retenu de reaiit.4, ce qu'il P cru P prendra de sur le monde exteneur, a-bil une valeur s'il n'est paa élaboré par la métho?f' e même de la connaissance, par la dialecti ue matériahte? N'est-il pas naturel que je m'adresse B vous, que je vous demande pour ce a votre aide, A vous qui avez au élaborer pour les problhes qu il m'a le plus tenu il cœur de résoudre, une adaptation s eciEique de cette méthode? C'est IB ce que nous appelons le surréalisme, qui est la methode lia connaissance du m6&e rd24 de la pensée, e t des ra ports ri& de l'expression et de la ensée. et des rapports véridiques de la ensh exprim et du monde sur le uel eue agit r Pement. Que le s u r r ~ m edans , le ca re du rnat6rialisme dialecti ue, soit a seule méthode qui rende compte des rapports reels du monde et de la penste, je e croh plus que 'amais, moi qui ai vu la dialectique matérialiste entasser des ierres, et parce\ue j'ai vu les hommes tmnsfomsr le monde avec la dialectique matéria ' te.

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On mit qu'h la f i . de 1930, Geor es Sadoul e t moi avons été en Russie. Nous avons été tout ce que j'ai A dire plus volontiers en Russie qu'ailleurs, eaucoup plus de ce ui est des raisons de ce dbpart. D'une favon port avec les organisaous n'&ions mandatés teurs u congrès de Kharkov, nous avons kt4 invit& A ce par-personneet nous n'avons pas été considérés comme tels. ous avons kté invités ct iihe purunent consulfutif, nous n'avions pas part aux votes. Sans doute avons-nous ttd invites sur Ia double garantie que constituent une idéologie communiste et la rkponse téld phique ii l'en uete du Bureau international de la littérature révolutionnaire (sur laque e s'ouvre le No de notre revue) qui place objectivement les surréabtes & l'avant-garde mondiale des écrivains révolutionnaites. Mais nous avons Cté invités essentiellement parce qu'on voyait en nous une source de rensei nements sur les questions françaises et notamment sut 1e.s tenants et les aboutissants de a revue Monde et de ses collaborateurs. Quand dans b Cri du Peuple, reprenant un point de vue déjh exprimé dans les Humbles et dans les revues muvariniennes, Magdeleine Paz trouve inconcevable que j'aie accepté de représenter A moi tout seul, moi, cet écrivain pour snobs et dénéghrb, les écrivains prolétariens et les écrivains révolutionnaires, elle p o u k t aussi bien demander pourquoi j'ai consenti A représenter le Pa Je ne suis pas un littkrateur pmIdtarien, l'ai multiplié les déclarations & ce sujet. ailleurs h résolution de la commission française me semble avoir tranche ce point en déclarant qua 8 il est Unpossible de dire en ce moment qu'il triste (en France ) le moindre embryon de liti&aiurt pmldmiennc, r 11 est ce* que je ne reprdsentah pas les écrivains révolutionnaires, mais mon avis sur moi-mkme différe de celui de Mme Paz, collaboratrice de Garchery. Notre travail au congrès a été ce qu'on lui a p r m i s d'etre et rien de plus. En séance nous avons présenté une thèse concernant l'organisation possible des écrivains révolutionnaires sous le contrdle du Parti (or,ganisation dont A la m&medpoque les surréahtes, ignorant assait h Kharkov, avaient pris L'initiative Paris, initiative qui a dQ de ne pas avoir d'ef et au peu d'écho qu'elle a trouvé et particuliérement aux manœuvres d'un personnage depuis dbnoncé par le Parti). Cette organisation, nous la concevions comme formée p a m e n t une organisation de rabcors, c'est-8dh dea éikmenb de Ia the ouvrih

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aux ueia il est n h m i m ue fa p l e mit donnéc, de façon & ce que l'union dm Cnivaini révo utionnaires e t du Pro étariat soit scellée dans un travail commun, de caractére révolutionnaire. Dans la mesure oh l'expression liüérufure pnilciariennc a un contenu dans un pays oh le Proléhnat est la classe opprimée, nous estimions que le noyau primitif de celleci, h son sens le plus vaste, B son sens de classe, était ou devait &trele noyau concret des rabcors.

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Ce qui n'impliquait aucunement pour nous que nous entendions voir les rabcors se muer en Iitfërutcurs h proprement parler, ni limiter le devenir de la littérature prolétanenne. Cette t h b e s'opposait prati uexnent h la thèse des litttrateun de gauche, e t particulikrement de Tristan R h y e t d'Il enri Barbusse, hostiles 8 la formation d'une association d'écrivains rdvolutionnairea sous des prétextes divers mais cssentiellcment arce qu'une telle association suppose le contrôle du Parti, u'ils redoutent. Elle s'opposait leur sous-estimation du rdle révolutionnaire des rabcors. E e s'opposait enfin A une conception de la littérature prolétarienne en France qui est une véritable escroquerie que ces Messieurs ont réalisée A leur profit, Barbusse depuis des années (voir Monde et son enquete sur ce sujet), e t Rémy activement ces temps-ci avec ses camarades apolitiques du Nouvel-Age et l'appui de Victor-Serge, le candidat de Mm' Paz comme représentant des écrivains r6volutionnaires pour me remplacer la prochaine fois. A cdté de ce travail de séance, dans la commission française, nous avons précisé les caractères du surréaüsme e t répondu h plusieurs questions sur la situation genbrde en France et nous avons prbenté un rapport sur Monde et ses coilziborateurs. Nous n'avions que voix consultative :aussi faut-il bien comprendre que les deux résolutioqs ui traduisent le travaii de la commission ont été élaborées en dehors de nous et qu'elles ne r &tentque trb inégalement les exposb qu'on nous avait demandés. La résolution sur Monde est beaucoup plus voisine du point de vue exprimd par nous que ne l'est la résolution sur la situation g h h l e . Je veux d'abord faire la critique de celle-ci. Elle est une composante de forces disproportionntw :d'une part ce que Sadoul et moi ouvions dire, d'autre part la somme de ce que Ies membres de la commission pouvaient &maiocment y entendn et de ce qu'ils savaent ou croyaient savoir sur la uestion : on n'oublie pas qu'ils I'ont rCdi 4e seuls. Il s'agit d'un tableau intellectuel de h rance, et on ut noter que dans ce tab eau les suqéalistes (ceux qui s'appellent ainsi en 1930) sont rl'extr&rneeBaucheet aeub sollicités, même avec des réticences. de tous les intelleetuela énumkrés, d a puyer l'action du Parti Communiste en Fmce. Malgré ce a il va sans dire que cette résolution est en désaccord avec notre point de vue A Sadoul et à moi dans la mesure oii elle n'oppose Ras purement e t simplement le surréalisme aux intellectuels bourgeois. Non pas que nous nuons notre origine bourgeoise, mais parce que le mouvement dialecti ue de notre développement nous a dbjh mis en opposition avec cette origine même. C'est 1 ce qui constitue h proprement parler la position des écrivains r4volutionnaires, qui, s'ils sont d'origine bourgeoise, se prbsentent essentiellement comme des Craftrcs d kur classe d'origine. La sollicitation que comporte la résolution h l'kgard des sumiahtes et de personne autre. a bien pour raison la reconnaissance de ce fait qu'ils iront h l'heure actuelle, en dehors des communistes militants, les seuls tcrivains révolutionnaha, les seuls traPtres A la classe bou eoise dont les Rémy, Istrati, Barbusse sont, au bout du compte, les serviteurs sous des dguisements divers. Le vice fondamental de cette résoIution provient de ce qu'de n'et pas vraiment un tableau intellectuel de la France, mais un tableau iittéraire. D oh une confusion tréo grande, des omissions (toute la philosophie, la science) et le &lange sur le plan littéraire de valeurs qui se situent ailleurs avec des groiipes littéraires proprement dits. Cela est particulièrement vrai du surkdisme qu'on situe ainsi dans la littérature alors qu'il faudraxt le situer boni d'elle. La mOme erreur est B 1a base de l'affirmation fausse que les surréalistes c h d e n i une issue dans la litfërafure en se formant une méihode de crddion splci/igue. 11est certain que cette affirmation ne répond h aucun fait, tes surréalistes s'étant tou'ours SC arés de ceux d'entre eux ui prétendaient cansidkrer la littdrature comme une fin. t pour a méthode de crlalion spt!c&ue, on voit ce que cette expression prétend desi er :il s'agit Y de 1'écritun dite automatique qui est ia considérée comme une méthode 'ttkraire. Cette erreur est pssiére et on ne peut supposer un instant ue Sadoul et moi nous y soyons jamais assoaéa. Si le surrhhmo r'ed servi s u besoin de% littérature comme d'une amie, il n'en est pas moins vrsl qu'il a d'abord se la neqation de toute littératm. au sens ob une littdmtun néceadte une rn4thode de crgtion. Qu on nous montre oh nous avons jamais retendu substituer (exactement comme on substituerait une bibliothéque i une autre) A la 'ttérature ni&, une littérature s u d a h t e , c'est-hdire une littkrature suméaüstement réformée, ameliork. Ceia p u t 4tre le point de vue de DdW mais paa celd d'El& par exemple, pour ne &r que 1 un de noas. Noua nous exprimons le plus muvent quand noun notu trouvoar juke du

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livra d'une façon que les es rits siiperîiciele estiment n ' t h pas surrdalistu. Est-ce A dire, par exem le, parce que Na la n'est pas un recueil de texte3 surréalistes pmprement dits, que ~ a d t fest : un iivre dârnger au rurréaüune? Les souhaits pus nour avons entendu plus ou moins nalvement drnettre que les s u r r ~ t eveuillent s bien rdviser leur méthode de création venaient de gens qui ne savaient pas de quoi ils parlaient et ru considémieut, ce qui est un point de vue fawc, l a texteri sunéalistes comme de la iitt'&a twe,

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Pour ce qui est de la r b l u t i o n sur Monde et son directeur Barbusse, il a lieu de regre.tter la faible publicite qui lui a été faite et de constater la prudence de arbusse et de Monde qui se contentent d0 l'ignorer. Elle est & des termes prtta le rhumb de notre rapport accepté pak la commission. On en connaît le contenu. JI suffira d'en citer cette phrase : iSous su \orme aduelle Monde wf le tomoteur dts iddologicj hostiles au Ptaldariat. Comme id. ce fownal aî un obstadc Il la c r é ~ion en France d'une filitrature rhlutionnaire ci proldl a r i m e , d LE FAIT D'EN &IFLELE DIRECTEUR EST EN C O N T R A D I ~ O NAVEC L'~IPPELUTION D*&CR:VAIN R&VOLUTIONNAIRE. a Cette hrase (et d'autres dont on ne peut faire abstraction puisqu'ellcs ne sont pas de simples all&ations ma* l e i cons uences Cun long dLveloppb ment ippuyC par du füta) contre& violemment la prhenme%ont Ic moina que i'on qdire est qu elle est une emur olitique, du nom de Barbusse au présidium de l'Union internationale des Écrivains R&o utionnaires, et, plus encore sur la couverture de La renie qui publia les thèses de Kharkov. Elle classe définitivement Barbusse comme un dcrivain bourgeois aui sert la bouraeoisia car il n'est as un krivain ~mlétarienet n'est rias un écrivain dvolu~onnaire,et eGce étant dondes les ~rétentioisrévolutionnaires ae cet écrivain, la façon dont il a escroaué la bonne volont6 des oraanisations révolutionnaires. e t tout cela en wntinuant de servirla bourgeoisie, u'est d o n c h n r i Barbusse? La rdpon& est éltmentaire :un contre-révolutionnaire. Henri arbuszse est un contre-révolutionnaire* Reconnaissons que le congrQ de Kharkov qui a fait t r b peu pour l'éclaircissement de plusieurs auestions brQlantes a t r h nettement démasau&le contre-rdvolutionnaire Henri Barbusse e't reconnaissons-le pour de lorer qu'un esprif de composition ou de panique ait emuite tenté de repllitrer avec des 8enn et des titres la statue endommagée (I'inndentc un Lcrivain rhlufionnaire de mlrite, deux ou trois fois intercalde, vient 18 comme les cheveux sur la soupe e t dans la soupe il y a cette constatation que la fait d'Ctre directeur de Monde aat en contradiction avec l'appellation d'kcrivain révolutionnaire), R y a B retenir de Kharkov la prence proclamée des intellectuels français B tendances révolutionnaires L l'exception des surréalistes et des rnembrea militants du Parti Communiste Français. Sans doute faut-il leur adjoindre des savants et des pédagogues dont on ne s'est guérs préoccupd h Kharkov ; et il n'y a pas lieu de conaid4rer l'existence de littérateurs prolétariens sa France, puisque la résolution déclare ne pas en voir l'embryon. Cela tient nans doute A ce que, hors des militants communistes, des surréabtes et des savants matériaiiatea en énéral, personne & l'heure actuelle ne peut se réclamer d'une façon conforme 4 la Wté u maténaiiame dialectique. Il va sans dire ue de telles ropositions soukvent et soul&verontde la part de ceux qui ne veulent voir ans b surr$unr qu'me modaliu littéraire, qu'un réfornisrne littéraire si 'e puis dire, et même une aorte de fuite dans la littérature analogue (au milieu de la d b t 4 bourgeoise) l I'iotrovenioa des schizophréniques, ar exemple. ceci au mCpris d u faits e t de l'extériorisation continuelle des surréalistes, de eur intervention incessante dana les dvénements de l'actualité, les faib sociaux, il va sans dire que de telles propositions soul&veraiitde la part de ceux ui se refusent h reconnaître au surr4alisme ce caractere extra-litthire (comme ert utm%tttraim Ir chimie, bien u il y ait d a trpit4.a de chimie d'une part et d autre part la médecine bien qu'a y a@ h fois des trait& médicaux et des observations, rnédicaiea) soul&veront une objection ue nous avons dkjh entendue et ui tend opposer le surréalisme & la Iitterature ml tarienne, objection qui ae cornpar cette Merion g&*ls : Ettçc que voua ae!z apprendre aux rabcon L faire de Btsrture automati ue? w Il s'agit ici de 'erreur déjB signalée qui tend & opposer i~ la iittdrature une litthtm surréabte. On ne pourmt pas opposer tt la littérature prolétarienne la m decine, uns fois de plus. Le surréalisme n'est as un ensemble de recettes pour faire de la littérature : les donnéw du srirréalisme ont h v eur de d o n n h scientifiques ex &&entales e t si ces domabes doivent un our dans le devenir ttre confrontées A quelque c ose, c'est sans doute P la CUUUTGe t non h liitéruture prolétarienne e t ceci dans la mesure même oh cette culture tiendra compta de La sciace matériabte, On ne peut d e r qw toute littérature ea mit

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I'axpmsion d'une cnltura ;mais I'expressIon' combien u approchée 1 Aussi n'est-ce qoe d'une fa n limite qu'on peut envisager le four oh la ü &ratureproletarienne sera I'ex nsaion pa aitement ad4 uate de l'actlon de classe du prolétariat, et partant de la eu tum pmlbtarienne. Ce jour-&, il est peutetre permis da penser (sans sous-estimer aon idle immb diat) qu'il ne viendra que lorsgue, effectuant la somme de toute ex érience humaine, le pmlktariat s'anéantira volontsirement comme classe en mcbdant I'édification dc la société sans classe vers laquelle ü s'achemine d b 3a résen en liquidant par sa dictature la bourgeoisie e t la paysannerie riche. En attendant ne saurait être question de antester l'existence de la littérature prolétarienne comme fait. On ne saurait la consid4rer du point da vue tout indivfduaüste de la qualitt (on a souvent pu lire dans Monde par exempIe, qu'il était regrettable que la R4volution n'ait pzw roduit un Dante. un Shakespeare), La qualit4 ici comme ailleun sera une transformation e h quantité. il faut considérer la Iitttrature prolétarienne comme un organisme en évolution e t non pas d'une façon abaque. En mn sein, se produisent et se produiront des modilications que nous ne pouvons as pdvoir ; les problbmes qui se seront cette littérature seront ceux de 1a liquidation e ce qui est mpre h la bouqeois e dans sa litthrature, e t dans ce domaine comme dans hua les autres, !expérience r6vPutionnairs seuls fera te d&part.dece qui est le pmpn de ia bourgeoisie et de.ce qui est inhtrent au processus de la connaissance matMaliste dn monde ar l'homme. Il ne saurait ttre question ici d'tpuiser le probléme pas€ par l'existence de a U t t h t u r e rol6tadenne. Nous en avons dit assez pour qu'on saisisse ue l'abusive opposition entre la ett&rature mletadenae e t le suxréalisxne ne peut que fon er dea ao hismw. Ainsi ans tout ce qui se dit sur ie surrtslisme. contre le s u r r h s m e . c'est toujoun un m&me abment de confusion que nous retrouvons, qu'il s'agisse des rapports urement hypothétiques du surréalisme et de la littérature prolétarienne, ou de l'apprécia on toute litteraire des donnhs du surréalisme e t de son ex erimentation. Il est donc de toute nécessité de précirer la eamct4re scientifique de l ' a c t i v i d s t a ~ s t ee t d'insister pour la de cette activite h tout point de vue si p r a e u s e pour le dtveloppement du ma rialisme, dans un domaine donné. Aind le coutenu sphcifique du sunhlisme endsa é du point de vue du matérialisme dialectique (la rupture o p M e entre ce contenu et les nkrprbtaüons idkalistes auxquelles il a pu donner lieu dans le passh). est conservé dans le cadre de ce malérialisme. Ce matérialisme seul fondant la nécessitt! de l'action, il est bien naturel que nous envisaqions la nécessité de l'action surréaliste. Queue sera cette action dans le cadre du matérialisme dialectique? Elle sera ce 'elle a toujoun été, p1ns autre chose e t non as m o h quelque chose, Et ceci parce qu'e le sopposem le rimat de la matibn, In possibi&4 oar l'hommede conndtre Ie monde tel qu'il est et de e modifier. Le surréalisme rendan compte des rapports de la pensée et de I'exp~essiond'une façon conforme h la réaEu, ne peut aucunement rester une spéculation pure. Les modalités de I'action surréaliste peuvent se uper sous troh chefs : activit4 critique, expérimentation, activite de manifestation, tte classiflcatfon ne constitua rien de nouveau :Ia nouveauté est dans le ~ueiquechose en plus que comporteat chacune de ces ca oies du fait même de l'introduction du contenu du s u ~ m dans e le cadre du maté me dialectique.

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Acliuitl critique. Celle-ci ne saurait Ctre considdrée, comme on en a l'habitude. comme uns activité nkgative. Elle se distinguera par 18 d'une certaine critique h laquelle lea surréalistes ont parfois recouru et qui &ait purement protestataire :s'en tenir lh en effet rupposcrait qu'on na croit pas possible de modifier ce qu'on attaque. Aussi la critique surréahte dtbamssk de toute superstition idhliste aura-t-elle comme caractéristique de prbenter un contenu spkifique, proprement surréaliste. Autrement dit, le surr6alisme exerce= dans le domaine ui lui est pro w une critique positive ayant pour but le développement conmt

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de la coma ssance mat4rraliste. Prati uement cette critique constituera comme par b passé la base d'utie apponitlon efficace l<ja socfetd dans laquelle nous vivons, Elle montrent la peu da cons6<loence dea iddologies bourgeoises et ar 18 facilitera le travail de la critique manriste sur le terraIn social en considé.mnt la CU ture bourgeoise et en 6'0 posant h I'interposition (entre la f i t é de classe de la bourgeoisie e t la critique) de ces id logles qui ont pour but de désorienter touh critique. D'autre part cette critique empkhera I*dtablissemcnt d'am conséquence frauduleuse entre las oalsura v4ritables qui commandent 1'Cvolution moderne (le mouv~mentàialertiqria de Ia connaissance h I'ttape actuelle de son dtvelappement) et les idéologies bourgcabes, Ia falsinl qui cheiehent constamment & se nstifier en se procurant un arbre én9alogiqoe cation d a t e x h d'une port, e t s ~ a u t r an s essiyant d ' i l ~ la r &nifimtion tEcon@tu

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indiatatables de la pende humalna quand tal1sa-d appamlmnt mmme ineanciiiablw avcc la suprématie de la bourgeoisie comme classe dirigeante. Enlin, cette critique en imposant son contenu surréaliste aura our t8che et pour effet

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de manifester i'inéluctabiüté de la position nurréaliste comme résu tat de toute 1évolutinn de la pensh humaine sur la plan qui lui est propre et par 18 de prati uer le détournement systématique de toutes les forces neuves qui pourraient se roduire inte ectuellement parlant i se réclameraient d'une façon conséquente des va eurs qui commandent l'évolution et eme. Ce détournement, étant donnd le caracare m a t b f i s t e du surréaEsme, se prama tiquera au profit du matbrialisme dialectique, donc de la philosophie de classe du pmlttariat, donc du devenir révolutionnaire. Le surréalisme est la somme de l'expbrience intellectueile au stade oh nous l'avons trouvée dans le domaine du mecanisme de la ensk e t des rapports de l'expression et de la rédité. Comme tel il a tlabord une forme de a dialectique sur la plan de la connaissance de ce mhcanisme et de ces rapports, qui est une forme de la dialectique matérialiste, pnisqu'elle permet de connattre rLdlemmi la en&, telle qu'elle est, ces ra porta tels qu'ils sont. Cette don& étabiît le contenu positif e la critique surréaliste. Elle onde ëgalement . le caractére de I'expBrimentatioa surnialiste.

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Exptrimenfation surrdatiste. Cette expkrimentation est et sera ce qu'elle a toujours été, plus quelque chose. Dans toutes ses modalitb (pottiques, picturales, philosophiques, etc.) elle se caracttrim par ce trait particulier qu'elle est un moyen de rogresser dans la connaissance du monde tel qu'il est en réalité. Ce ui est donc aujour 'hui le trait articulier de I'exp4rhentation surréaliste intégrée dans e cadre du matérialisme dialect que, c'est la reconnaissance de la valeur objective au point de vue matdrialiste des résultats de cette exphrimentation. Sur les modalit&se t les ddveloppernenta de cette ex érimentatlon, il ne u t etre rien dit a priori e t tout serait limitatif :en effet. si & cet égar le surdalisme peut considhé comme une dialectique de l'invention. il n'est pas possible de @juger des résultats de cette dialectique en dehors de I'expbrirnentation meme de cette dialectiqcte. La valeur révolutionnaire de l'ex périmentation surréaliste est dans le progrès qu'elle fait faire an mat&rialismedialectique dans ?avoie de la connaissance du monde. C'est pouruoi elle doit essentieIlexnent Ctre consid4rée ar les révolutionnaires & la façon rnêxne dont considerent i'activitd scientifique en g4nk1.

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Adinif4 de manifestation. - est bien évident que le matérialisme dialectique fondant la ossibilité pour l'homme d'agir réellement sur le monde, le passage du contenu du surr d i s r n dans ie cadre de ce rnnt&riaKsrnea poor effet immOàiat d'entrslner les surr6alistes h I'extérionsation active de leur expérimentation. Ceci n'est pas un fait nouveau dans la mesure oh les surréalistes ont dkjB mené une activité de manifestation qui su posait en r u t é @ien que d'une f a p n non-systématique) la possibilité d'agir sur le mon e, Mais la base matérialiste du surr4aIisme de nos jours rend systématique (ou du moins doit rendre tellle) l'action des surrWstes : elle ruine tout scepticisme sur le caractére occasionnel ou particulier ou partiel des manifestations possibles. Elle légitime le retour A des modalites ddcrib de manüestation: elle doit amener les surréalistes & saisir tout prétexte, si médiocre qu'en soit l'apparence pour la oursuite de l'extkriorisation de l'activité surréaliste. Ces rnanifestaüons, quel loi%en 4tre le contenu? Il ne m'appartient pas plus de le h i t e r que de définir les limites de l'expérimentation surréaüste. Ce contenu doit bien entendu, spécifiquement surréaliste et ii doit etre'sur le pIan de Ia manifestation la transcription et le reflet de la critique positive et de I'activith ex érimentale gui caractérisent le surréalisme dans le cadre de la dialectique matérialiste. &s manifestations impliquant la certitude que le àéveloppement de la connaissance matdrialiste du monde a pour effet de transformer réellement le monde. il va sans dire que ces manifestations devront, d'une façon constante. tendre & hâter la transformation de ce monde dans le sens du devenir r4volutionnaire, c'est-Mire dans le sens du devenir du prolCtariat révolutionnaire, dont b matérialisme dialectique est la philosophie da classe et le Parti Communiste le seul guide sur la voie da la RCvolution. Dans ces conditions il est impossible de considérer Ie devenir du sudalisme indCpendamment de celui du matérialisme dialectique, e t il est CgaIement impossible de considher le devenir des surréalistes en dehors de celui du Prolétariat, et on eut donc considérer comme un fait accompli le passage des sudaiistes aux cbtés du Pm1 tariat dans sa lutte révolutionnaire 'contre la bourgeoisie, Ia trahison h leur classe d'origine des surréaiistes qui tsndent & ruiner par cette a trahison ii la position idblogique de cette classe d'origine.

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ARAGON.


POEMES AP&S

LE GRAND TAMANOIR

Des bas de femme icuniscnt la lumitre de Londres Les quais son! des gare-s noires de monde mais blanches de gtnCratf6ns disparnu Et quond je dis Londres c'est pour la forme d u poéme Mais les bas de femme sont les vraies aiguilles de i'horloge Sous la nacre noire des jarretitres Ils appartiennent d ce que je ne puis nommer Faute d'une créature qui se distinguerail ussu de la création Et de la desiruciion pour faire d elle seule la nuif sur ma pmsZe qui oireuolïe Ils ont itd port& dans le temps par l'espace Par- l'espace fëminin très distinct de 1 autre el c'est iouf Au dessus des bas la chair et de puri et d'autre de cette chair les boutdogucs Le blanc et le noir comme "ai dit El plus haut encore le jeu anguissant qui se joue aaec un mouchoir Tout le monde en rond bas les fils télkgraphiques enchanlh dans des coupelles vagues d'une prison contre l'air de la liberit De ce frblemenl nalf la fleur sombre de la passion u i brise ioui sur son passage avec ses do1 is de verre u i absorbe l'air environnani l'air respira le bulle par bulle E3L ci cette hauteur il y a fa fraise des ualre saisons Qui se cueille le maiin et le soir dans es tisons Qui s'ouvre sur le plnisir dans une Uoile d'agate L'armure ici prdsenis un défaul si charmani Une si vieille terre à l'écorce de rose se fait désirable Que les mots sauteni les rtcipices luisants de touics leurs racinlj El cherchent le plus ïen re de l'oreille L'herbe éleclrique s'est mornenianément couchke Lu lumitre détourne jusgu'd la cendre de l'œil ui resie ouveri comme devant l'impossible tri serait la belle-de-jour-e fde-nuii a faiblesse jettent tout près leurs agrès E f déjd commencent les tours gui nous 4merueilleni Les drames couleur de poignard les comédies en forme de foulard Monlent alors d'une noie Et t r h loin dans les bois l'avenir entre dcuz branches Se prend à tressaillir comme l'absence inapaisable d'une euille Ici les deux plateaux de la balance les deux cbtds de la so e S'imposent tour d tour la privation d'k~uluerei de voir Je pense à la grande Ourse mais ce n'csf pas elle Je voudrais que la mineurs me comprennent se senie inléressd à ce que je dis l'écari irattre d u feu qui découvre le visage absiraile qu'un appel de démon Vers I'inassermeniable r2gne de la crepifanfe Femme sans nom Qui brise en mille éclats le bijou du jour

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TOUT V A BIEN

L'meub?emenf tourne avec un sens histori ut îr& buabte Autour d'une peupl~dequi se couronne d' oilw de mer Ld fable Un peu plus bas dans le temps le vaissdiw groupe qutlgua pfaîs ddcorh de ilta de fauvetiw I Une fontaine rit duns la cour ie reconnais le bonsoutuir d u conteurs cyniquca p o u

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Les chats en s'enroulant sur c w m f n c s Ont formé les cheminta sur 1s toi& I;c SOI aï pu04 de morues s a t h Lx ciel de morue fratchep Lw rnidecins dans Za buanderie font tirer ta tan ue aux avocats Un arbre pousse un gdmissement d meurt tout ebout Voild pour la douleur qui se passe de consotatiom la douleur de prmtèrt qudU vient ensuite la grande bouiiqlrc de fruib gel& A la runtlte da mes qeuz lLcs r verblrcs sont d'ailleurs #ordre tout familial Le père I'oncle le frire avec l e m grandes tGtm v i t r h Vertes du cd14 dts emmu CdIts-cI copucftes ans leur misère Cinq par ctng la dernitre tenant le petit bol de oftriol Nous ra petlent hs arnusantts cumbinaisons du dimanche & la campagne uand au1 de Kock of &un 8ibc.k d demi nçccptaif de se mtsurcr mec le btgayanl Lawrdatn Lt sport mt praiiqud avec un ztfe de plus en plus mbilorre Et ces tournois qui eurent leur charme Ne rasscmbteraient plus aujourd'hui que les petits ohcairz Parlez-nous d u branle-bas d u bouleoard A l'apparition d a religieuses à accroche-mur Porteuses du supptt?menî moral des Petifes-Annoncm Une cuisine une chambre une salle d munger La loi le druil le de~oirmais d condition de voter pour les marchfsiw Il fait si doux que l'abbk Morettz se pramtnt nu d m son observatoire Par lrain s kial lu archileda se rendeni au cirque de Gwarnie A ~ i clturs i m m u habilldes en ddbaràeurs La ci~ilisationmoyenne dont nous jouissons Promcî plus qu'elle ne tient mais la disfrcldiom ne manquwil plw J1~rracheune feuille du calendrier nom sommes mercrtdi Ccst f'annivcrsaite de la dtcouvtde du puail Une autre feuille dimanche Tuuiu les fmmm reuiennent aux munchu d gigot Encure une semaine de passée L'lmZe lalque oblige lu dit& filles d fouer d la poup& Le service militaire fait es o f f i c i m qui sortent du rang Le suffrage universel nous donne toujours des regrets Le placemcnl de l'argent dtcide de noire carrière L'imtind de reprodudion n'al pas &ranger aux unimam Lt sentiment du devoir accompI~est salisfaisant & paix armde kt un gant de oelours sur un diapcau de forme ut lu.

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André BRETON. (fR Revolver

A cheveux blanca).


UN PROFESSEUR De p l u en plus obscur, de plus en plus sale, l'Occident dans le rire du gbnéral X devant les perspectives d'un massacre d'ouv-rien ou dans I'horribIe grimace du dhcteai de la Banque de France devant les montagnes d'or de i a cave, spectades de cauchemar A combattre par les mitrailleusea. Si nous opposona A cette dbciépitude l'effort d sfmple ment humain, SI droit et sl beau, des habitants de 1'U. R.S. S., patrie der ouvriers, ce n'est pas pour en tirer des effets de photographie artistique, mais pour indter les proldtairei de rn pays, parmi lesquels flkrement nous nous rangeons, h en iint avec la pourriture française ou antre, et h prendre conscience de la dignité da vivre. Des préoccupations morales nous ont, surréalistes, toujours plus ou moins hantés. Attrait laltacieux pour des bourgeois kantiens, peut-li sembler au premier abord. La dure lutte joumalibre des ouvriers ne permet ,pas les spéculations, nous a-t-an assez souvent objectb. Ne tombons d dans I'ouwieirisrne prhahe, ni dans l'tsth6tisme des eornmuriistes du dimanche. Notra InteUgence nous est donnte, comme h voua autres, pour nous en servir. Notre point le plus sensible, nous qui faisons profession de penser, fl n'y a rien D. faire, mal8 c'eat la morale. Si notre révolte paraît se fonder sur le d4gobt que nous inspire i'idtoIogîe bourgeoise tout autant que sur les condition8 matérielles, espendant peu brîilantes, qui nous sont imposées par la sodCté capitaliste, ce n'est pas 18 uns raison de nous tralter en revolutfonnaires de seconde zone, ou de iuspecter notre ardeur de dertructfon. D& notre enfance emprisdnnéa dms les maIlles de l'idéologie bourgeùbs, il est naturel pue nos premiotir effort8 mient alles B d & d r e Ia morale de la classe dominante, sur le plan mCme de l'idbologie bourgeoise. Communiste, le m'excuse de parler pendant un instant d la première personne du singulier. J'd dté professeur de h ç d s et d'allemand pendant 1'annCe scolaire 1930-31 dans un wllEge d'une petite fia du sud-ouest. J'ai mangé D. la table d'hbte avec d'ignobles petits fonctionnaires bourgeoft. L e m conversationi hnb0dles, les haricots, le veau braisé, les choux-fleurs, la France, le général, Inoffider de gendarmerie, et vous comprenez. e t le iport, et nous courons plus vite e t noui mangeona mieux, et je, et tu, et merde, m'ont pesé sur i'estomac. Mes élkvm, enfants de petitsbourgeois, & part les plus jeunes, les plus Indociles, Ctaient ddjh pleins d'un sens du profit st de i'intCr4t blen de leur classe. Je n'ai rCagi que faiblement. Cependant ces rhctlons ont suffi B M. Mario Roas&n, iodaliste français e t historien de Lamarüne, autre sodaiiste, pour me révoquw. Tout comme an ouvrier qul miche P la figure de son patron, j'ai ttd congédl6. Tout comme un ouvrier, J'dtrou%é ceIa normd et suis rentté dans le rang de la lutte rdvoluHI résume

tionnaire,

Les écla3rs au del capitaliste, les grondements de tonneme souterrains, nous les saluons frémissants et ravis. Que ce mient Ics pyramides mdtallfques tlevder la face du monda bourgeofs par nos camarades russes, ou les coups da pierre

LE COMPLICE VERmUX Heureux Barrrgai#nons B. C'esl ainsi que commente II compte-rendu dans le Jenui da 8 novembrs 1931 par M. Geo London da procès d'un valet de chambre a s s a sin de son beau-frbre, pr*

fesseur agrb& i Dijon. Et CI p r o d s ne mtriterait ni plan ni moins de considtrnton que tous les ratru i W ne nous donnait l'exemple parfait de Ia bassesse habifuelie aux magistrats bourgeois. Le prdsident Blondean, de service en cette affaire, SC distingue en effet trés partfculitrement par ce gros L w sens françsis que M. Gso London prkf&re qualifier de bourguignon. Le prtrldenî Blondeuu : a Votre bwafrJrc tltdt b i e ~ trop fntelligsnt pur m m ml. pribtfi CQ? il C O I H M ~ S ~ Q ~ ~ le p r m r b c ri srai : Il n'v a par de rot rnttler, il n'p a que de rotter genr S. Lt mdfier de vdet de climbra d parfaiiuned honorablr cf, en somme, u l v d ptvnù l u gcnr richci, vom prwer de leur luze a. (Rires). A conaidénr qne cehi qgi parle soutient ce luxe, qu'il en profite, qu'il on est k gcndarme amis, le plus redow table, celd qai parle dans l'antichambre de In prison, h considtrer qu'il oit entre d'une part sa femme, sa fille et leurs tenanb et Ica criminels qu'il doit chPfIer d'aatrc part, il n'est pas contestable qu'il profite honteusement de l'exercice et de l'abus de ce pouvoir sur ceux-ci poür engraisser (je ne parle que figurativement, Mndame rra m e la prbsidente pouvant n'ttre grasse que d'une perle ou d'un diamant) l& premiers. Et l'averse continue : Le prtsidenf Blondeun : a Votre beau-fidie dtaü p a f dfre an pca IermL, mai# tous les malhtmaîicfciu le rad,.. n p a iui proverbe bourguignon qui est fort rem4 :


a Chaque mariage, chaque menuye D, etc... d u s l , bi. mondeau en est quirie avec ceux qui le payelit pour Iure étuage de sa craelle Imueçillite, J uuyu'wu moment ou l'avocat-deueral chmg4 de redforcer le r61e Euoustrueux du prendent se crut 0&11gb d'idtervrnlt coutre lui. Voici qu'un rervlteur trop zélb de Iw bourgeoisie l u . nuirai!. Voici que son tempérsitneiit et ru berlse Je fairurnt sortir de ses attributions s i bien or-

duunées.

L'rwocal-gCnLrd Dmand : prdsident, il me

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remble qu'en cc moment ta barince n'est pas l#ule. Jc veux bien fafrc condumntr lcr gens, mais je veux les faire cundamner iulement et tquilaulentent W . (Appiautiiurerileuts prolongés). Les principes sont sauvéa Ni miigisirats, ui militaires,

lancés par les ouvriers français en gréve, ou les sursauts héroIques des peuples coloniaux, nous les sduons'camme les formes splcndides d'une activitd h laquelle nous sommes tout entiers dévouts. C'est IB edin que nous trouvons la définition actuelle de la morale prolétarienne. La morale pnildtarirnhe se W o n d aocc l'action rduolutionnalre.

Les surrdalistes h l'heure qu'il est, sont tout prkts B appliquer ce mot d'ordre. Marfme A~~XANDRE.

HEGEL Dani Ii âiacu1don iur lei indicati de Pannh 1921, IAnlne m'ut ieRi de Pexempis d'un verra d ' w . comme U y en i un & touten le8 W u n w , pour expiîqutr I'ciience des rapport8 dialsstfquei ;fl tlt cela ce jour-1a il i'agluait du mpport dei i p d i c ~ t Bi I ' o ~ m ü o nde I'État iovihtique iImplsment pur faira comprendre u c ~ m p t l o nen cttts quciiion d'actuaiitb poiitlque courante... La pbIlomphs Hegel, qui chantait d i vbrltablen hymnc* h Ii gloire dt la R~votuîionfrançaise et qui grafffhltde tant de moquerie8 1s bonnet de nuU dai Allsmnndr de son tersipr, avec leurs cerveaux gontlh et hum mnlni inertes; lui qui, tous lei mi, pleln d'une i Lmotion iubllme i hait ion Yde vln PU JOUI nuniversah de la p r h de 19 Snitille et qui, avec un* i&&nit4 vraiment olympienne, tenait m h e la guiuotina pour uni façon de diPlsctique, rrai doute a 8-0 et in&ptivem. mila nuilement dêraile, en la uinaidhnt d'nilleun comme une iiani plus d'imporhnw qui I'ncts d i couper une tete de chou ou d'avalw un v e m d'au r ; Hegel qui, toute sa vie, maudit la deatlnbi coupable d'avoir falt de lui un pm1misur pour AUemandi et non I'un de ce8 icharg&id ' n f f k de l'esprit du monde i qui i'ooeupcnt dm actuaiitbi politlquei i mt Hegsl-làmenm u U ruht I. dm csnhhea d'eremph nmblablai au v e m d'eau de Ltnlni, h WI m o m u de glace et & do* documantr p l u ou molni empruntbr h la vis quotldlanns, n p~hlUrsmuitrtprhseutC pour ia pramilra foin, d'une façon ampls et wnnlnnts, les d+hmr&es gên&FPlsi de i8 dlalsctlquemde Mtta dlnlactiqua qu'Al iru volr agir dan8 toute# Isr chom dc Ir m t w et d*

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ni cures ne doivent meure trop de rkle dans l'exerei te de leurs fonctions. Nous sentons passer la justice absolue, la justice divine. Ce qui ri'empgche pas l'ai. l'bmma., Qa comprend 10 respect extraordlnata que Marx et Engela eurent t o d o w euab d'être condamnk li nfx pour Hegel.# le grand vlsux m,af on r doute de l'importencs erccptionnelli ans de reclusion, ni les jurés qui revisnt A 1'éièment hégéilen dam le*uthantique genCw du marxhm& de prendre ce jugement pou: Xarl SCHMUCKLPl une escroquerie et de réclamhit de 1'Unipuiiü Syndldliir.) mer qu'il soit transformé en une peine de prison avec rursia

Paul E L u m *

* PACIFICATION

Trois pelCs et un gendarme ont tiré, en aoat dernier. des coups de feu aux envir0.n~ d'Ajaccio. CeIa sufflt pour qu'une armCe de 15UO gardes mobiles command&s par le gdnéral Fournier, envahisse la Corse. Une douzaine d'hydravions, une escadrille de cdnonniCres et une centaine de tanks et d'autos-rnitraiiieus;~ les ~eeompagnent. Depuis plusieurs semaines ces troiipes d'dite battent, comme 04 dit, le maquis. Cent quarantc-trois personnes : bonimes. femmts, enfants & 1a mu-

LETTRE OUVERTE Ne voyez Ici, je vous prie, Bunuel, rien de comparable B ces critiques qui démeriteraient de leur nom, si préctsément elles ne jugeaient pas que leurs auteurs. Aussi bien vos ouvrages m'apparaissent situes dans une spbkre excentrique b celles des morales, tgalement detestables, oh macérent, tels des f ~ t u sdans une matrice malsaine, les c bons B comme les a mauvais juges. Trop rares ouvrages que ceux-18, rhsoius h ne pas laisser les a braves gens s en pai? avec leur sale conscience... Ainsi donc cette lettre, dcrite au lendemain de la présentation de I'Age d'Or, n'ernane que d'un simple spectateur, sans pr4tentions techniques ni, je le répéte, critiques, et ne rc propose que de vous soumettre quelques réflexions, noa point tant sur le Sreudo-sadisme évident de votre fllm, considéré aa1.s son ensemble, que sur l'inspiration plus exclusivement mdistc de r i derni&rapartie.


Car c'rat un dvbnemtnt dont les conséquences se devinent encore A peine, que l'introduction d'une œuvre de Sade, et singuiibrement de son auvre Ia plus représentative, au répertoire cinématographique. Peu importe le cdté Cpisodique ou la britveté, d'ailleurs saisissante, de votre adaptation. EUe porte la date de 1930, et nul ne vour disputera l'honneur de l'avoir o d e le premier. Par 1 4 vous éclaboussez d'une tache de vrai sang un écran trop habitué B ruisseler d'eau de rose ou de sirop de groseili~?. Et nous, % partir de l'instant oh vous evoquez les 120 JounLer de Sodome, sentons bien que cette Ecole d u tfberlinuge va, dans notre esprit, fatalement se confondre avec I'école de la liberte,. de cette libertb essentielle et vilde du cinema, contre laquelle pourlant se liguent aujourd'hui la cupiditC des entreprises, l'abrutissement des pubiics et Ja tyrannie des censures,.. C'est votre douloureux souci d'afftanchiswment qui a d0, Bunuel, voua inspirer cette r&alisation synthétique qui me tient encore sous sa puissance. Comment oublier, entre tant d'autres, cette schne &tonnante et d'un si haut sadisme moral 9 A peine, hors du chAteau de Silling +), le duc de Blangis s'avance-t-iI sur le pont-levis, en cet litre e nt faux, dur imperleur, barbare, egobte, egalcment prodigue pour se$ plaisirs et avare quand il s'agissait d'rtre utile, menteur, gourmand, iv>ogne, poltron, 80domitc, incestueux, meurtrier, incendiaire, voleur **) a, nous d~couvrons,déchirante révklatlon, l'image méme da Christ,.. Le chef paraît le premier, mais nous les connaissons d'avance, les trois compiices qui vont surgir : a...toli Jesus ne vaut pas mieux que Mahomet, Mahomet pas mieux que Moïse et tous les trois pas mieux que Confucius qui pourtant dicta quelques bons principes pendant que les trois autres deraisonrioient ; mais en général tous ces gens la ne sont que des imposteurs, dont le philosophe s'est moqué, que la canaille a crus, et que la justice auroit du faire pendre **+) 3. Pourquoi donc, Bunuel, P. ce falte de votre Interprétation, n'imposez-vous pas un Ce1 couronnement 9 Pourquld ne donnetvous pas A Jesus des rivaux P sa taille ? Puurquoi ne lancez-vous pas contre les quatre grandes religions du monde A la fois le rCquisitofre d'un quadrupls blasphéme ? Ne vous en prendre qu'A une seule d'entre elles, n'est-ce point implicifment faire le jeu des trois autres ? Or, Sade s'en garde bien, qui rkalise contre lui le front unique des dévots. Enfln il y a chez Sade une harmonie des nombres assda mystérieuse et qu'il convient de ne point rompre : c'est mieux qu'un hasard, si tout le roman des 120 Journles s'édifie sur une base quadrangulaire. Mais h quoi bon vous ennuyer d'abstractions et ne sufflt-iI pas d'esquisser ces perspectives pour justifier 4 vos yeux le scrupule de les conserver 1 Du moins que cette lettre vour persuade de l'attention passionnée et de la dhouCe sympathie de Maurice HEINE.

meIIe ont Ctb arr&tés sans l'ombre d'un prktexte et entassés dans une prison trop étroite, dans d'Cpouvantableo conditions d'hygiine, L'lntransigeant nous prhvfent que le juge d'instruclion ne les interrogera pas de si tbt. Il est grippé. Le Journd ne nous cache pas que les 8 redditions s ont &té minutleusement reglées A l'avance entre Ies représentants de la 8 justice a et les reprCsentants des c bandits 3. L'arrestation d'un quelconque Spada ayant eu lieu par erreur quaranle huit heures trop tbt, les metteurs en rcbne s'excusent : I a campagne doit être longue et durer au moins pIusieurs mois. L'armte a'occupation pretend rechercher 8 bandits. Sachant qu'elle dispose de 500 mandats d'arrdt un reporter du Daily Herdd ose demander A q u i sont destines les 492 mandats restants. Ce Journaliste est menacé d'expuision par le g4nCrel Fournier pu1 saisit cette occasion pour dkrnentir de faux bruits. C'est bien contre Ajaccio et non contre Gênes que wtte expldition a 6th et reste dlrigée. Ce mCme Jour on lit dans Le Mutin (: Pas d'Armfslfce s : a Tokio, 21 novembre. Mr Y* shizawa dCclue que le Japoa ne peut accepter la proposb tion d'armistice en Mandchourie. Le concept d*armfstice laissernit en effet sug poser qu*il y a eu guerre. Ea outre la suspension des hostilitbs permettrait aux Chinois de concentrer des troupes contre les soldats japonais, Il est donc irnpossihle pour le Japon d'accepter une t r h e qui I*empecheralt de prendre des mesures de légitime d&fense contre des hordes de ioldats et de bandits S. a On mande Cgalement de Tokio qu'une troupe de 3.Oi)O soldats chinois a Ctb anéantit (*) Te1 est 1s vdritable nom roui l-el dini Io minuiult dei 110 JomdeI da Sodome. eit d&lgnC le chPtau am4nigC au mtlleu de L Forêt Noire pour par le bombardement des bs tortures e t lei sxkutioni votuptueuiar. avions japonais B. ( a * ) MirquIi de Sado. Lu 1 t 0 Journ4ea de M om8. introduction (W. Padffeatlon n'est pas guerStrnahnl et CIO, 1931. inJ' t. 1.. page 111. (*a*) M IIde &dep D ~ o ~ ~ P unWp Ar ~ b~ *et un martbon~P ~ L , t e . s w *Y'& W. p. bl. Georges SmovL.

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N U I T S PARTAGEES Au terme d'un long voyage, je revois toujours ce comdor, cette taupe, cette ombre chaude il qui l'écume de mer prescrit des courants d'air purs comme de tout petits enfants. je revois toujours la chambre oh je venais rompre avec toi le pain de nos désirs, je revois toujours ta pAleur dévCtue qui, le matin, fait corps avec les étoiles qui disparaissent. J e sais que je vais encore fermer les yeux our retrouver les couleurs et les formes conventionnelles qui me ennettent de t'a order. Quand * e les muvri* ce sera pour chercher dans un coin Xe la piece L'ombrelle corruptible manche de pioche qui me fait redouter le beau temps, le soleil, la Me, car je ne t'aime plus au grand jour, car je re rette le tem s oh j'étais parti ii t a découverte et le tem s aussi ob j'ktais aveug e et muet L n t l'univers ineompr&hcnrible et le syst me d'entente incohérent ue tu me reposais. N'as-tu pas suffisamment porté a responsa ilitb de cette candeur qui m'obligeait A toujours retourner tes volontés contre toi? Que ne m'as-tu donné A penser1 Maintenant, je ne viens plus te voir que pour etra plus sPr du p n d mystére que constitue encore l'absurde durbe de ma vie, l'absurde durke d une nuit. Quand j'arrive, toutes les barques s'en vont, l'orage recule devant eiles.,Une ondke délivre les fleurs obscures, leur éclat ,recommence et fra pe de nouveau les murs de laine. J e sais, t u n'es jamais'sfire de rien, mais l'id e du mensonge, mais l'idée d'une erreur sont tellement au-dessus de nos forces. Il y a si longtemps que la porte tetue n'avait pas ckdé, si longtemps que la monotonie de l'espoir nourrissait l'ennui, si longtemps que tes sourires étaient des larmes. Nous avons refusé de laisser entrer les spectateurs, car il n'y a pas de spectacle. Swviens-toi, pour la solitude, la scéne vide, saris décors, sans acteurs, sans rnusiciens, L'on dit :le théAtre du monde, la scCne mondiale et, nous deux, nous ne savons plus ce que c'est. Nous deux, j'insiste sur ces mots, car aux étapes de ces longs voyages que nous faisions séparement, je le sais maintenant, nous etions vraiment ensemble, nous étions vraiment, nous &ions, nous. Ni toi, ni moi ne savions ajouter le temps qui nous avait séparés A ce temps pendant lequel nous etions réunis, ni toi, ni moi ne savions l'en soustraire. Une ombre chacun, mais dans l'ombre nous l'oublions.

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La lumiCre m'a pourtant donné de belles images des négatifs de nos rencontres. Je t'ai identifibe A des etres dont seule Ia variété justifiait le nom,toujours le meme, le tien, dont je voulais les nommer, des Ctres que je transformais comme je te transformais, en pleine lumi&, comme on transforme l'eau d'une source en la prenant dans un verre, comme on transforme sa main en la mettant dans une autre. La neige mCme, qui fut demére nous l'écran douloureux sur Iequel les cristaux des serments fondaient, la neige meme etait masquée. Dans Ies cavernes terrestres, des lantes cristallisées cherchaient les d8colletés de la sortie. iCndbres abyssales toutes tendues vers une confusion bblouissante, je ne m'apercevais pas que ton nom devenait illusoire, qu'il n'était plus que sur ma bouche et ue, peu il peu, le visage des tentations apparaissait rbel, entier, sed. C'est a ors que je me retournais vers toi.

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Réunis, chaque fois B jamais rkunis, ta voix comble,tes yeux c.omme 1'Ccho comble le ciel du soir. J e descends vers les rivages de ton apparence. Que dis-tu? Que t u n'as jamais cru btre seule, que t u n'as pas revé depuis que je t'ai vue, que t u es comme une pierre ue l'on casse pour avoir deux pierres plus belles que leur mére morte, que ta &tais a femme d'hier et que t u es la femme d'au'ourd'hui, qu'il n'y a pas te consoler puisque tu t'es divisée pour ttre intacte A 1' eure quY1 est. Toute nue, toute nue, tes seins sont plus fragiles que le parfum de l'herbe

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gelke et ila supportent tes épaules. Toute nue. Tu edbves ta robe avec la plus grande sim~licitb.E t tu fermes les yeux et c'est la chute d'une ombre sur un corps, la chuto de 1ombre tout entihre sur les derniéres flammes. Les gerbes des saisons s'écroulent, t u montres le fond de ton cœur, C'est la lumiére de la vie qui profite des flammes qui s'abaissent, c'est une oasis qui profite du désert, que le désert fkconde, que la désolation nourrit. La frafcheur dtlicate et creuse se substitue aux foyers tournoyants qui te mettaient en tete de me désirer. Au-dessus de toi, ta chevelure glisse dans l'abîme qui justifie notre kloignement. Que ne puis-je encore, comme au temps de ma jeunesse, me déclarer ton disciple, que ne puis-je encore convenir avec toi que le couteau et ce qu'il coupe sont bien accordés. Le piano et le siience, l'horizon et l'étendue. Par ta force et par t a faiblesse. t u croyais pouvoir concilier les désaccords de la prbsence et les harmonies de l'absence, une union maladroite, nalve et la science des privations. Mais, plus bas que tout, iIy avait l'ennui. Que veux-tu que cet aigle aux yeux crevés retienne de nos nostalgies? Dans les rues, dans les campagnes, cent femmes sont dispersées par toi, t u dkchires la ressemblance qui les lie, cent femmes sont rkunies par toi et t u ne peux Ieur donner de nouveaux traits communs et elles ont cent visages, cent visages qui tiennent t a beauth en échec.

Et dans l'unité d'un temps partagé, il y eut soudain tel jour de telle année ue je ne pus acce ter. Tous les autres jours, toutes les autres nuits, mais ce jour-là 19ai trop souffert. vie, l'amour avaient perdu leur oint de fixation. Rassure-toi, ce n'est pas au profit de quoi que ce soit de durab e que j'ai déses éré de notre entente. Je n'ai pas imaginé une autre vie, devant d'autres bras, ans d'autres bras. Je n'ai pas pensé que je cesserais un jour de t'btre fidele, puisquVAtout jamais j'avais compris ta penske et la pensbe que t u existes, que t u ne cearu d'exister qu'avec moi. J'ai dit B des femmes que je n'aimais pas que leur existence dépendait de la tienne, Et la vie, pourtant, s'en prenait 8 notre amour. La vie sans cesse h la recherche d'un nouvel amour, pour effacer l'amour ancien, l'amour dangereux, la vie voulait changer d'amour. Principes de la fidélitb... Car les principes ne dépendent pas toujoun de règles shchernent inscrites sur le bois blanc des ancetres, mais de charmes bien vivants, de regards, d'attitudes, de paroles et des signes de la jeunesse, de la pureth, de la passion. Rien de tout cela ne s'efface.

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J e m'obstine 21 mkler des fictions aux redoutables réalités. Maisons inhabitéea, je vous ai peuplées de fernneii exceptionnelles, ni grasses, ni maigres, ni blondes, ni brunes, ni folles, ni sages, peu importe, de femmes plus séduisantes ue possibles, ar un détair. Objets inutiles, meme la sottise qui proceda A votre f J Irication me rut une source d'eoehaotemente Etres indiffkrents, je vous ai souvent kcoubh, comme on écoute le bruit des vagues et le bruit des machines d'un bateau, en attendant dblicieusement le mal de mer. J'ai pris l'habitude des images les plus inhabituelIes. J e les ai vues oh elles n'ktaient as. Je les ai mécanisées comme mes levers et mes couchers. Les places, cornne des ulles de savon, ont Bté soumises au gonfle ment de mes joues, les rues A mes pieds l'un devant l'autre et l'autre passe devant l'un, devant deux et j'ai fait le total, les femmes ne se dkplaçaient plus que couchées, leur corsage ouvert représentait le soleil. La raison, la tete haute, son carcan d'indiffkrence, lanterne A tete de fourmi, Ia raison, pauvre mAt de fortune pour un homme affolé, le mAt de fortune du bateau... voir plus haut,

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Pour me trouver des raisons de vivre, j'ai tenté de dbtruire mes raisons de t'aimer. Pour me trouver des raisons de t'aimer, j'ai mal vécu.


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Au terme d'un loag voyage, peut-être n'irai-je plus ven cette porte que nous connaissons tous deux si bien, je n'entrerai peut-etre plus dans cette chambre où le dksespoir et le desir d'en finir avec le desespoir m'ont tant de fois attiré. A force d'etre un homme incapable de surmonter son ignorance de lui-meme et du destin, je prendrai peutdtre parti pour des &es différents de celui que j'avais inventé. A quoi leur semai-je? Paul ELUARD.

OBJETS SURREALISTES CATALûGUE GI~NERAL Boule suspendue. Selle,sphhe e t feuflla es. I. OBJETS A F O N C T ~ ~ ~ ~ ~ M Soulier E N T et verre de la t. Éponges et bol de farine. SYXBOWQUE (origkt* a u t o r m ~ a ) MaIn ganté= et main rouge. LI. OBJETS

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Montre molle.

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( i * t l t ~ i tQIUR~(*) ~~~ Y. OB JE^

MACHINES

t 1

(btriiicr e d r h n Z a l m )

~NSUBSTANCIBS

(w~ ~ ~ O C U V O ) Montres en paille. III. OBJETS A sens figuratif, A PROJETER (we a~ripw) A sens physique.

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W. OBJETS ENV~L~PP~S

VI. OBJETS

MOULAOES

(dBios bppmgogipa~)

Handicap.

Sironion. Chaise-balancier A penser. Planche d'associatfon. Autamabile-tablechaiie-abatjour* For&.

L OBJETS A FONCTIONNEMENT SYMBOLIQUE : Ces objets, qui se prlient d un minimum de fondionnement mtcunigue, sont base% sur les phantasmes et repr&Lnlations susceplibles ELtre prouoquCs pur la rdulisaiion

d'actes inconscients. Actes de la rhalisation desquels on ne s'explique point le plaisir tiré, ou dont rendent compte des théories erronées élaborées par Ia censure et le refoulement.

Dans tous les cas analysb, ces actes correspondent A des fantaisies e t dBsirs hotiques nettement caractérisés. L'incarnation de ces désirs. leur rnaniére de s'objectiver par substitution et métaphore, leur réalisation symbolique constituent Ie processus ty e de la peruersion saudlc, lequel ressemble, en tous points, au processus du fait po6tique. Meme dans le cas oh les désirs et fantaisies érotiques, il l'origine des oblets en question, se trouveraient inclus dans la classifications communes de la normale a, I'objet lui-meme et les phantasmes que son fonctionnement peut déclencher constituent toujours une série nouvelle et absolument inconnue de perversions, et par conséquent de faits poétiques. Les objets B fonctionnement symbolique furent envisagks A Ba suite de l'objet mobile et muet, la boule suspendue de Giacometti, objet qui posait et réunissait déj8 tous les principes essentiels de notre dkfinition mais s'en tenait encore aux mo en$ propres A la sculpture. Les objets A fonctionnement symboIique ne laissent nul e chance aux préoccupations formelles. Ils ne dépendent que de l'imagination amoureuse de chacun et sont extraplastiques. Les objets surrï5alistes sont dans Ieur phase presque embryonnaire, mais leur analyse, que nous gardons pour de prochains numéros, nous donne i prévoir toute la violente fantaisie de leur prochaine vis pré-uataIe. La notion de la véritable culture spirituelle de l'homme de plus en plus apparaîtra en fonction de sa ca acité de peivertir sa pensk car s~ pervertir suppose toujours conduit par son Xkair. le pouvoir dhgradant de i'espnt de modifier et changer en son contraire les pensées inconscientes qui apparaissent sous le simulacre rudimentaire da phénornhnes.

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De grandes automobiIes, trois fois plus grandes que nature, seront reproduites (avec une minutie de détails surpassant celle des moulages les lus exacts) en pl%treou en onyx, pour lltre enfermées, enveloppées de linge d e emme, dans des sépultures, dont l'em lacernent ne sera reconnaissabie que par la présence d'une mince horloge de pa' fle. Les musées se rempliront vite d'objets, dont l'inutilité, la grandeur et l'encombrement obligeront A construire, dans les déserts, des tours spBciaIes pour les con-

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tenir. L a portes de ces tours seront habilement effacées et 21 leur place coulera une fontaine ininterrompue de Iait véritable, qui sera avidement absorbbe par le sable chaud. A cette é oque de la connaissance les croQtons de pain seront écrasés par les souliers mkta iques des hommes, puis souillés et éclaboussés d'encre. La culture de l'esprit s'identifiera ii la culture du désir.

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OBJET, PAR GIACOMETTI Une boule de bois marqute d'un creux ftminln est suspenduc, par une flne corde & viclon. au dessus d'un croissant dont une arête effleure la cauitC. Le spccfateur se trouve insiinctivemenl forct de aire glisser la boule sur I'nrtte, ce que la longueur de la corde tu lut permet de rCalider que parf ellement. OBJET, P A R VALBNTINE HUGO Sur un tapis vert de roulette dont on a enlevC les quatre derniers numéros, sont posdes deuz mains, Pune guntt!e de blanc, l*auire rouge et & poi net d'hermine. La main gantte prt!sente la paume, et enke le pouce et l'inda, ses deux seuls do gts mobiles, lient un di. La main rouge qui Ctreint la main gantée et dont ious les doigîs aotû souples, introduit l'index dans lpouaeriure du gant, en lc relevant lkg2remenC. Les deux mains sont rises dans un rtseau de /ils blanu aussl fdnrw que des fils de la vierge et qui sont fixés sur e tapls de jeu par des pornles II tac rouge et blanche diversemeni disposées.

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OBJET, PAR ANDRE BRETON Lc lus mrnpIcre et d i f f i c t h & ana$ser. Sur une petite selle de bfcyclctte est placé un riceptace f e n terre cuite rempli de tabac, & h sur ace duquel reposent deux longuct dragbes de couleur rose. Une sphdre de bols poli,suscepflb e de tourner d a m 1'- de h selIe, ail entrer en condacf a u cours de cc mouvement la pointe de celle-ci avec deux antennes de cellu old orangi. Cette sphére est reli4e par deux brm de mCme substance d un sablier dispos4 horizonfalement (de manière & empfcher I'kouIement du sublt) el iî u n timbre de bicvclette qui est supposl

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entrer en action quand est projefte dans I'azc une &ag& verte au r q p n d un lance- I c m pl& drrridre la selle. tout est montd sur une planche naitzverb de ~ t g k t a t l o ms i l o e t ~ e slaissanf apparaitre de place en place un pavage d'amorces et dont un des angfes, tsï oceupd par un petit lime sculptd en albdlre dont le plat est dkcort! d'une de lu tour de Pise, prds de laquelle on dt!couvre,tn écarlanl le feuillage une sous un pied de biche. OBJET, PAR GALA ÉLUARD Deux anfems mCtulliques o s c i l l d ~ courbes. , A leurs extrtmitb de= Cponges, t'une métallique, I'autre naiutelle, iailldw en forme de sein, m c , pour figurer les mamclons,des osselets passés au carmin. Une impulsion donrtle aux m. termes, les lponges dkcritw effleurcnî, l'une la farine d'un bol, I'autre les potntw hkriss6es d'une brosse mt?~allique. . Lc bol est lui-mCme installt dans une botte inclinée contenant d'auîres ob]eb corresponduni & des rcprlsentaiions s u p p l h n t a i r e s . Une membrane muge, tlajlique e l longtemps mobile au plus imperceptible m o u m e n i , une pdife s irale noire flaible ressemblant & une cheville pend d'une pelCle cage muge. U n pinceau de bo s blanc et un tube de verre phormaceilfique divisent les compariimmls de ta botte. OBJET, PAR SALVADOR DALI U n soulier de emme, it I*lntt?rieur duquel a étk plncé u n verre de laif :Me, au centre d'une p d b en forme ductile e couleur crcrémentielle. Le mCcanisme consiste & plonger un sucre sur le uel a tlt peint I'ima e d'un soulier, afin d'observer la dCsagrCgufion du sucre et par eonstquent e l'image du soulier ans le lait. Plusieurs accessoires (poils du pubis collt?s il,un sucre, petite photo &otique) compléfenf I'ob et qupaccbmpagnenl une botte de sucre de rechange et une cuiller rpéclale qui sert t remuer es grains de plomb & 18inUrieurdu soulier.

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Salvador

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OBJETS MOBILES Toutes choses... prĂŠs, loin, toutes celles qui sont passĂŠes et Ies autres, par devant,

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qui bougent tt mes amies eues changent (on passe but p h , eUw sont loin), d'antres approchent, montent,descendent, des canards sur l'eau, lii et la, dans l'espace. montent,

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descendent je dors ici, les fleurs de la tapisstrie, l'eau du robinet mal fem8, les dedsinr du rideau, mas paritalon sur une chaise, on parle daas une chambre plus loin ;deux ou


r MUETS trois personnes, de quelle gare? Les locomotives qui sifflent, il n'y a pas de p par id,

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on jetaft du pelures d'orange du haut de la temame, dans la rue trbs étroite et profonde ln nuit, les mulets bralllrirent désesp&rément,vets le matin, on les abattait -demain je aion

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elle approche sa teta da mon o d e lh, mais tout est pas&

- sa jambe, h gnade -ih parlent, ils bougent, ià et


L'OBJET FANTOME Tout ac uis que nous sommes A l'idée d'Engels : a Les etres en dehors du temps et deI1eapaee cr&s par k s clerge~et nourris par i'imagination des foules ignorantes et opprimees ne sont que les produits dune fantaisie maladive, les subterfuges de l'idéalisme philosophique, les rnauuais produiis d'un mauvais régime social n, nous ne nous en trouvons que plus libres pour distinguer de ces etres un certain nombre de constructions poktiquës, artistiques qui, du moias extérieurement, paraissent se soustraire aux conditions d'existence naturelle de tous les autres objets. Pour m'en tenir au domaine plastique. je n'aurai qu'A donner pour exemple de ces monstres le a Joueur de Clarinette r de Picasso, le a Vaticinateur r de Chirico, la a Marike r de Duchamp, la a Femme 100 tetes d'Ernst, le a Grand Masturbateur m de Dah, tel etrange personnage en mouvement de Giacometti. Le caractCre bouleversant de ces diverses roductions, joint it la tendance remarquable u'elles ont depuis une vingtaine 'annkes, dam tous les pays du monde, B se mu tiplier, ceci du reste avec plus ou moins de bonheur mais, A coup sPr, en de i t de l O position quasi génbrale qu'elles rencontrent, est bien pour nous faire ré échir sur a nécessité trés particuliére 4 laquelle ils peuvent répondre au xxe siecle. J'estime que c'est grandement h tort qu'on s'efforce de leur trouver des antkcédents dans l'histoire, du cdté des primitifs et des mystiques. Ces diverses figures, dont le premier aspect rtvoltant ou indkchiffrable en impose au profane pour des créations ésot4riques, ne peuvent en rien, pourtant, étre mises sur le même plan les Ctres imaginaires enfantés par la terreur religieuse e t échap 4s A la raison p us ou moins troubke d'un Jérôme Bosch ou d'un William Blake. ien, en ces figures, ui puisse finalement se soustraire A une interprktation ana10 ue A celle que je puis faire porter sur tel ou tel objet de r h e , et ceci pourvu que 'artiste ne commette l'erreur de confondre Ie mystère rkel, persistant, de son e u v r e avec de misérables cachotteries, ce qui par malheur est assez souvent le cas. La thkorie variable qui prkside ii la naissance de cette auvre, quelle qu'elle soit et si capable qu'elle soit de justifier a posteriori te1 ou tel mode de présentation (cubisme, futurisme, constructivisme, sumhlisrne, cette deniiere toutefois un peu plus consciente des vbritables moyens artistiques que les prtckdentes) ne doit pas nous faire oublier que des préoccu ations rigoureusement personnelles A l'auteur, mais liees dans leur essence il ce les de tous les hommes, trouvent ici moyen de s'exprimer sous uoe forme détournte, de sorte que si l'on nous permettait de remonter jusqu'h elles, c'en serait aussitbt fait de la derniére chance qu'a cette œuvre, aux yeux mal exercés, de se faire passer pour a métaphysique B. 11 me serait aisé de soumettre il l'interprktation, tout comme je le fais pour un de mes rêves, un poéme que je pourrais avoir écrit ou, ii plus forte raison, un texte surréaliste. J'espdre que I'expb rience sera tentée et je ne doute pas ue l'interprétation, ici encore, épuise tout le contenu de ce poéme ou de ce texte. e me bornerai aujourd'hui A donner les pires éclaircissements sur la signification rkelle que je prete, depuis seulement adavre jours, A un objet que j'avais conçu au cours du jeu de papier plie dit du r Yelques exquis n qui consiste, on s'en souvient, A faire dessiner par trois personnes successives les parties constitutives d'un personnage sans que la seconde puisse tenir compte de la collaboration de la premiére, Ia troisiéme de ceUe de la pxemiére et de la seconde (cf. Varidtés, juin 1929, La Rtwlution Surrialiste, no 9-10). Cet objet/anidme, qui n avait pas cessé depuis lors de me paraître susceptible d'exdcution et de l'aspect rBel duquel j'attendais une assez vive surprise, peut se définir comme suit (je l'avais dessink tant bien que mal, en guise de buste, sur le second tiers du apier ;ce dessin a été reproduit dans le no 9-10 de la K. S.) : une envelo pe vide, hanche ou très claire. sans adresse, ferrnee e t eschetee de rouge (le eae et rond, sans gravure particuliére, pouvant fort bien Ctre un cachet auanf la ravure) au bord droit piquC de cils, et présentant, h gauche, une anse pouvant serv r A la tenir. Un assez pauvre calembour, qui toutefois avait permis B l'objet de se constituer, four-

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nissait le mot Silence,qui me araisssit pouvoir lui tenir lieu d'accompagnement, ou merne de désignation. voile me semble-t-il, un roduit d'imagination qui, de prime abord, ne doit pouvoir tirer A conséquence : re B moi de me rocurcr, par sa rCalisation pratique. telle bmotion qui me platt :la partage ui vou n.Tout au moins se prbsente-t-il dans des conditions de r gratuité D suf isante pour que nul ne songe & me l'imputer moralement ii grief. S i l'on peut contester l'intértt objectif d'une telle conception et, surtout, I'inttrCt utilitaire d'une telle rhaiisation, comment pourrait-on, sans supplbment d'information, me reprocher d'y avoir tenu ou seulement apercevoir les raisons qui m'auront fait y tenir? 11 s'agit bien M d'un objet podique, qui vaut ou ne vaut pas sur le lan des imagw pobtiques, e t de rien autre. Toute la question revient h savoir que est ce plan. Si l'on son e A l'extraordinaire force ue peut prendre dans fPee prit du lecteur la cél4 re phrase de Lautreamont : ri Beau comme la rencon tre fortuite, sur une table de dissection, d'une ma chine A coudre et d'un parapluie B et si t'on veut bien se reporter P ia cIC des symbole8 sexueis les plus s~mples, on ne mettra pas Iongtemps A convenir que cette force tient B ce que le parapluie ne peut ici représenter que l'homme, la machine coudre que la femme (ainsi, du reste, que la plupart des machines, avec Ia seule ag vation que celle-ci est fré uemment utilisée, comme on sait, par Ia femme, f i e s fins onanistes) et la tab e de dissection que le lit, commune mesure lui-merne de la vie et de la mort. Le contraste entre 1 acte sexuel immCdiat et le tableau d'une extreme dispersion qui en est fait par Lautréamont provoque seul ici le saisissement du lecteur. Il a lieu, dans ces conditions, de se demander si r l'enveloppe silence r, pour indif érente et toute capricieuse qu'elle se donne, ne dissimule pas certaines prtoccupations foncières, ne témoigne pas, en d'autres termes, d'une activite psychique moins dksintdressbe, J e ne crois paa avoir grande précaution B prendre pour m'expliquer A ce sujet. 31 me parait en effet dCmontré ue le contenu manifeste d'une improvisation poétique tout comme d'un rêve ne loir pas nous faire augurer de son contenu latent, tel reve innocent ou gracieux (a Pendant son séjour d'bth un lac de..., elle se precipite dans l'eau sombre, là oh la lune Ale s'y reflete r) pouvant nécessiter, 4 l'analyse, toutes sortcs de gloses moins s duhantes, alorj que tel r&ved'aspect r choquant r (Cf. LQ Scimce da RPm, page 419) est susceptible d'une interprétation qui n'exclut pas toute é b gante. C'est! en redessinant 2 y a quelques 'ours l'a enveloppe dence D que j'ai a uretb parfaite de son intention. conçu les premiCres craintes relativement J'ai beau ne pas savoir me servir d'un crayon, il aut avouer que l'objet ainsi trait6 se présentait assez mal. Comme je le regardais un peu de travers, il me sembla ue le schbma que j'en avais fait allait terriblement A la figuration d'autre chose. zette anse, en particulier, me faisait assez mauvais eflet. Les cils, B tout prendre. ainsi distribués comme autour d'un œil, n'étaient guére plus rassurants. Je songeai malgré moi A l'absurde plaisanterie de quelle origine, au fait? vi a fait figurer cet ceil au fond de certains vases, A anse prb&ment. Le mot dence , l*em,,ploi de Pa ier dans la construction de l'objet, j'ose A peine parler du sceau rouge, n'étaient ameng P prendre, dans ces conditions, qu'un sens trop clair. Je n*eu8 pltir, p u r achever de me convaincre, qu'A placer par la pensée 1enveloppe-fantbrne dans la main d'un fantbme qui I'eQt tenue comme elle pouvait l'etre et A constater qu'elle n'y &taiten rien dkplscbe. J e n'avais fait, somme toute, que vérifier pour mon compte que les fantômes (de meme que les bri ands imaginaires dant l'homme adulte ersiste uelquefois $ avoir peur), comme e dit Freud, ne sont autre chose que, su limes a es visiteurs nocturnes en vetements de nuit blancs qui ont kveilld 1enfant pour le mettre sur le vase afin qu'il ne mouille pas son Iit ou qui ont soulevé les couvertures pour voir comment il tenait les mains en dormant r. Inutile de dire que pour moi de telles considérations ne sauraient en rien militer contre la

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miac en circulation d'objets de cet ordre, ue depuis longtemps je n'ai cessé de serait plut t le contraire. Tout récemment encom de tous mes amis pour qu'ils donnassent suite Q Ia la fabrication d'objets animables, manifestement procurer, ar des moyens indirects, une émotion Quelques-uns-de ces o jets sont reproduits dans ce numéra. que je connais, je crois pouvoir dire, sans par 18 formuler la sont vbritabIement extraordinaires -sur leur valeur explosive ou sur leur a beauté *, qu'ils livrent # l'interprktation i une Ctendue moins vaste, comme on pouvait s'y attendre, que les objets dans le mCme sens moins systématiquement déterminés. L'incorporation volontaire du contenu latent arrM d'avance au contenu manifeste est ici pour affaiblir la tendance B 1a dramatisation et B la magnification dont se sert souverainement, au cas contraire, la censure, Sans doute enfin de tels objets, d'une conception trop particuIitre, trop personnelle, manqueront-ils toujours de l'étonnante puissance de suggestion dont certains objets presque usuels se trouvent par hasard disposer, n'en prendrais-je pour exemple que 1'~lectroscopeB feuillea d'or (les deux Ieuilles sont parfaitement jointes au centre d'une cage, on approche un baton frotté, les feuilles s'écartent) qui ne contribue pas peu & passionner pour les enfants l'étude de la physique. ANDRBBRETON.

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DANGER DE POLLUTION La luxure naturelle consomm&e,la luxure naturene non consommde, la fonilcatfon sfmpls, la fornlcatlon quallflée, le stupre, le rapt, la prostitution, la devoir conjugal demande e t randu, ISemp4chement par Impuissance, les baisers sur les parties lnusltées du corps, les baisers sur les parties honnktes, les baisers h la mode des colombes, les baisers &changessans arrilre pensde, les baisers en signe d'urbanité, l'écoulement de la matlbre sdminalc, la masturbation simple e t qualitide, la délectation morose, la chastete, la poHution volontafre en sol ou dans sa cause, la pollution nocturne, le danger de pollution, la sodomie, la bestialltb, les attoucbe menti impudiques, les attouchements entre époux, le vase naturel de la femme, le vase de devant, le vase de derriére, les vases sauts, les ipectacles, les danses, les mouvernenti desob donnCs, l'équitation, la distillation, la semence imparfaite, les esprits gdnltaux, le dbmon, I'lncontlnence, l'aiguillon de la chair, la procréation de l'espkee, l'embryologie sacrde- et tout 1s crottin des docteurs de l'Église. La valeur des mots nous est connue et le danger de poliution nous est devenu une si vieüle habitude, que nous nous y plaison$ fibrement a en signe d'urbanité il y a, par lea soins des docteurs de 1'Egiise. des frontibres tracées avec une abominable précision sur les corps des femmes, les divisant en parties honteuses et parties honnetes. Ces frontlbres peuvent dispnrattre quelquefois par l'effet d'une passion grandiose, pour rdapparaître avec leur nauskabonde nettet6, fusqu'au jour bCnl oh un massacre merveilleux debarrassera la terre pour toujours de la crapule cl&rlcala. L'amour est le grand ennemi de la morde chrétienne. E n penétrant dans la conscience et la subconscience des hommes par l'effraction dite le sacrement de In pénitence, ou la confession, l'Église a trouve l'instrument le plus sltr pour ravager sur place et sans dUllcult6 tout ce qui tend vers l'amour. Pour rendre efficaces ses sabotage&, eue dispose scandaleusement de tous lea moyens de la justice :tes condamnations itemps, & perpetuit6, aux supplices de la conscience, au feu Lternel, les sursis accordés, lei ces réoervtr, lmebsolutlondans sa mlsérfcord~euseindulgence, Lei casuistes ont trace, avec une dcacurante netteté, les frontikres dCdgnant les zbnts trotiques interdites, mi-interdites, tolérées et méritoires. Les cas sont innombrables et les Peres s'y donnent B cœur jofe. On peut réduire la variété certains cas-types ;par exemple : I'Ccoulement de la matlére sdrnfnale dans le vase rle devant (langage ecclésfastlque f) de la femme peut Impliquer un ptclié mortel, un pbché veniel ;il peut ttre exempt de péché ou méritoire selon les &constances. Pdché mortel en cas de fornication, adultkre, etc. ;pech4 véniel

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a! le vase de devant est celul de Im&poase du patient, mafs que le colt est pratlqud uniquement par passion ;exempt de pdché le coKt conjugal qul se pratique dans l'intention de falm der enfants ;pdch8 mortel, lorsque les epoux commencent le coft dans le vase a qui ne tu1 est pas destine i , meme en se réservant de Ie terminer dans le a vase naturel Les dpoux commettent

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un pCché véniel et sont sévbrement blamables d l'homme, pour augmenter sa jouissance, prend sa femme par derriha i comme le font les chiens r ou se place sous elIe. Mais lonqu'il est absolument impossible da colter autrement, par exemple b l'&poque de la grossesse, il n'y a nul pbchC. L'écoulement de la matibre sdminde dans le vase de derriéra i(langage c l 6 r l d 1 ) lmpllque toujours un pCchC mortel. Lmtcoulementde la mtme matikre dsns un vase a a d par l'Église e t destine aux otflcei religieux est cansidtrd comme un crime horrible et prbente un r cas réservé i dans tous les diocèses. L'acte conjugal entre Cpoux p t u t devenlr m&rltoire s'il est extcuté pour conserver & son Cpaux la fol promise en prtsrncc de Dieu, dans un but de religion, pour avoir des enfants qui servent Dieu fidLlement ou en reprdscnlalton de t'union du Chrisi aoec l'Église. (Lesdocteurs de I D ~ g l i ssee gardent, par dbcence dvidemment, de prdciser quoi, dans I'ex4cution du colt famiilal, reprdsente le Christ et quoi l'Église, ou de nous renseigner si la fornication, la sodomie, la bestialité, la pollution n o c t u l e ou dlurne, etc, ctc., peuvent devenir également m6ritoires par des reprdsentattons analogues 1) L'E?glise a dressé, comme moyens de puissance, en lace du peché Amour, un piteux muement e t une piteuse #.vertu* : le marlage e t Ia chastetd (le devolr conjugal et la luxure non consomm6e II I'état chronique 1) La luxure! La luxure naturelle consomrnde, la luxure naturelle non conmrnrnke, la forn i a . . etc, etc. (voir plus haut le crottin des Docteurs de ~'Égllse).

LES DIACONALES ou &NU&L SECW DU CONFESSEUR,par Mgr Bortvrrs~,Cvdque du Mana, est un livre épais et de grand format. L'amour n'y est pas nommé, mais 11 y est condamnd 1L mort par contumace. Ce livre traite d'abord du sixibrne précepte du dbcalogue, ensuite der devoir# conjugaux et est sulvl de I'embryoIogfe sacrée.

Comme une femme dolt cacher ses 4 parties honteusei *, 1'8gtbe doit cacher sa litttrature obscène. Elle est écrfte en latln et sa lecture est reservee aux prhtres e t aux diacres. La Librairie Anticl6ricaJe a eu le mérite de pubiicr en lrançds, il y a 50 ans, cet iriqualiliabte jui théologiqueregorgeant da toute la goujaterie, da toute lmabominattonde la morale cluétlenna Mgr. Bouvier, Cv&quedu Mans, pour avoir accouché de son fumler, a t t b -66 comte romain par Sa Saintet6 Pie IX et attaché h la personne du pape comme prklat fntime, assistant le trbne p o n t i f i d Efchan~llonr: boa, i f qtreiqutiin n'est piu itllemmt ibr de ia wlonr6 qu'll lu1 saM Irnpasille de rtriita b la mdmbalion L m a'O regmi8 ~mnitr*urcmenlles panfa honn8lcr Gunr ]mime, c a m e am mains, e n h h c r rer doiqir aux ilmi s u Fm%mûni h o d i e m e n l ma& saru Wljs plaulblu. Il doU dom, s o u plru de ptFhC mortel, iobrbnlr dr ai dioni... mal# lorrqu'on sa mntmk dr ne toucher que ldglroneni la m k d u n e temmc, te @ h l nr nnui ~ m b & pas nm&, ew el attt, en 804 netJi par de n a l u n nous rlrr %une manfkre praehalne au2 ackr ctWlenr. Lu (iIIauchemmli mtw tpoiis put anl mur $ut de -nlr L P u d e chamel ICpllfmc sonle ions aucun douie Ilctta, de pollutton: lb sonlmen elfeî. ammr Ica accuiotrtr de cd oele. SI a & la condfttnn de nt poi enlralw le dan M dnlct, qwfqiie k n d d b àanl IIi aralent pour i i r t d ' o b h l r une p c g m n d e loulsiianre fI en rlsulfanll un

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remit morte! iicm a,toinhments, quo~gw16th en uu <I# U-1, d p u aini/ pzanrni ab u l U rilrn. romme 1app11 uer ~ r partta r génitalu iur un oor autre que le .w n u ~ou~ i etan*, L. dporrz applfpualml rklproqiinnm'I kur bouche sur lu p&fm sesuetlu, pour I c i Itehw b k manidm &J e Iem. Lu pumlea obicènes entra mrvf et /emmr ne mni pas d u pCchli morteh h moltu q u ' e l b n ' t n ~ rur d prw h g e r de polluthui; mai# rfm de plus mm; aurrl Ira mn m ~ r n v ine drirmnt-ils #*enoccupe? qire )or1 pro... ,., I I nbtat p u pnih üe refuser le d a f r mn unal la rnWe ÇusC un tm grand n r b n d'in)anlr : l a (pour doluent r mnfter h D l n qui dome la nurr/lwe aux m i m a u z ei .) îeum pttlta ksqu'11. îfnpoquwü; en Y n t r ranl la I h n i l i l t . II Mnll muwnl auarf lu biens i e m p ~ I set rplrituela. en prwnelfanf ou? parnit lu ciJanLi 11 ai naun qul uppvlr duru L nataon une doî impwlmlr d qul lume Ie bonheur de hufe la famille... Mai# ir tarder uulemrrt mur p l a i t ~aus h o m e r et #mu but ldpltimc de marlay eq/ iin @ltt mortel... On demanda La marlap #il-fl uullde. t l la lemme lrop d h l k s'ut Cùugie par ruilr $un ml1 uua un a& &œnuu qw ion mari? a R. t'oplnlan lu ptui n&m&mm) adoglLe ut que k mariage est puifde, parce ue, ek., Le, (pu.p M n ~ muuI&cntI lorsque 1- i'nmtn Imamtent de l'a& m j u p ~ l , n t d a dhlm a û ~14 ~ pur ecmplr, Ils ir ftgunnl que c'ut une autre prrionni qu ent ~ m f d eietlr prrnnml aiion&lmenl pfalifr en par mnt que t'ut aute cciiep"""ne que & coii ie lafi... Si Phommr d m d t ou m d Ir &IR& confug<ll ciac & &Ir q u .o femme mrure dana a douleurs d# rentankmrnf. Ltacfr charnel ut un plcM mortel larrqu'll r /au dam un fiau ralnt m l m rn Lcaipr dr g~iarr- (ilc). On demande. Conabni-il de lollrti lu tenunu de mauwlae iilcj R Lm ibû~logfeniex lmenl & as rujet um doubk oplnlon. pue la rhau ut permlw, dirrnt-ils, potu bila d u pWCI pliil mndr r w m d* radb U ptui #mnd mmmle. DU? ezmritc. ou d i k*tfalIIC. la marturbuilon cf la séducllon d u /ammar hanndlar. FalW dlspa?ufIrrIci miulbam%

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b mi?an PE&? JI ut babh ma Isi tane& d &a p a r m #KOU h l marItlümenî lariqa'etlei w mmphfrml üant PL diecialion c R V , i ~ iq t u d n i t iur lu îa p i l i r i i m mïi tiuw ou Ir r u m t r #UR mïi a.ï mnrt et. i o , m e i M ab-, p m c i Btafie L rfdr a ~ e c i cd m c . comme a't1 ~ s a o m p ~ ~ ~ C i . t w ~ i i I ,c o d un #Itd morlcl iurbui $1 le8 eiprfb nftauz en mnl g m m e n i aut&. non Caillcuri p<u# m h on il # qutU I mmpibt"aiu Ia OI(UOYI , t ~ ( . . d'un$ *YI lu1 et1 ,e"tcndue, mala ceukntu~lpaiw qu'U #*czpar~au Ianotr

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+ d'ulacuk/f~#b, k préW qui, rn &lniahnî la $acretnmii en alitbrant ta mur. ou &tu du ornmtmi, rat?& p a r la Jübrer, ou mlmr en &#&?dantdr l'aulai, rc t i m h /U marlurballon. nt peul C l n aceurl #un doublr ~ r v i U g c .

Une minute de silence e t de recueiiiernent, j e vous prie 1 J*err&teici les citations der DiuconaIes en prenant volontairement plaisir h I'idbe que le iympathique lecteur ou la charmante lectrice se dtlectent quelques instants * morosement D dans f'lrnage grandiose d u prttre quf, revetu des ornements sacerâotaux e t aprbs avolr tenu en main l'agneau immacul~,se masturbe avec majesté en descendant les marches de l'autel. En beauté, cette lrnnge ne pourrait btre dCparJe que par celle de pretres qui, revetus des ornements sacerdotaux et aprts avoir tenu en mains l'agne-au immaculé, ne livreralent B la masturbation mutuelle en descendant avec majesté les marches de l'autel et qui, arrivés en bas e t au but, se donneraient l'absolution mutuelle de leur quadruple sacrilbge. il est curieux de constater que nul chien n'ait jamais tlevé la vofx en manibre de protestation contre les insultes faites B ra race par la race der prttrei et contre l'emploi pdjoratif fait en gCn&raldu mat chien dans l'argumentation eccléslasttque, e t en particulier de i'expresdon : ki la manière des chiehi, A ce8 Injures, les chfens ont toujours rdpondu avec le mépris le plus complet et par la sanction du silence. Ahsi n'a-t-on jamais vu un chien entrer dan8 un canfdonnal pour y avouer, dans l*Intentlon d'humliier le priltre, avoîr pratiqué le colt rl la manfite des chktlcns (pour avoir dei enfants qui servent Dieu fidèlement). On n'a par vu non plus de chien qui se seralt efforcé dt. satisfaire h la justice dlvine par des larmes, des aumbnes, des prières e t des jeûnes, aprés 8'Ctre entretenu d'objets voluptueux, dan8 un endroit CcartC, avec une chienne de sa connaissance et après lui avoir parle du colt et des déiicei de foire l'amow de différente6 façons. On n'a jamais vu deux chiens de meme rexe ou de sexe difftrent se donner mutuellement l'absolution de leur pdchd commun ri la manitre des prElrcs, rpr& r'ttre livrés ensemble P des actions honteuses, des attouchements impudiques ou des baisers libidineux. (II est d'ailleurs fort probable qu'en parefl cas PsbmIution serait nulle, m&ns en temps de JubllC, et l'excommunication majeure, réservde au Saint-SlCge, ueralt prononetc contre les chiens qui oieraient le falre.) Dani notre dlockse, tout chien qui se rcspectc s'abstient rigoureusement de tout cornmerce, c h e l ou spfrftuel, avec les prttreu et lei reUgieuses, non par respect pour la sainte religion, mals parm que la rdmn lui dit qu'aprés pareille wuilïure aucuns chienne ne voudrait plus de lui, mdme le8 chiennes de mauvafse vie. Quant P la race humPlne, plus confiante et moins f i k e que Ia race eanine, elle ne i'tst pas refusée P entrer dlns leu mnfe~sionaux.On m'a mkme assure qu'il existe encore des rep* sentants de cette race qui y mettent Ics pieda Pourtant il n'existe sur terre pas d'image plus frappante de guet-apens qu'un confesdonal mus toutesses forma ;pas d'aspect plus apte h rdivelller ta &conspectlon qu'un confesseur vaquant & ses turpitudes selon les prtceptes de d n t Augustin, ralnt Thornai d'Aquin, iaint Alphonse de Liguori tt Mgr. Bouvier, évtque obscLne du Mans et comte romaln. A en juger par I'aapect physique e t la ddtresse morale de l'humanltb actuelle, on doit reconnartre que tes bons confesseurs ont fait de bon travail : leu hommes sont devenu hideux et formidables 1 force de st&tre livrés pendant des s!écles h celle qul est la m h de tom les vlces :la confession. Leur digestion s'est dbtraquée force d'avaler le wrpi andmlqua du Sefgneur, leur sexe #est affaibli il force de tuer la plaisir et de mulupuer l'espk, leur passion B force de prier une Vierge ;leur inteliigence a sombre dans les tbntbres de la mbdttation. La vertu de l'orguetl. qui faluait la beautd de I'horhma, a &id ri phm nu vice de l'bumlllté chrçtlenne. qui faitsu laideur. Et l'amour, qui dolt donner un reni iIrr vis, e i t g u d l A v w mui la survtîIimca de la police c1éric.de. Le Wta dcvoft canjugd qui a Ctd invcntd pour mettra en branle la matbine imultiplier,


pour fournir h l'ggllse des ames abrutiasables, aux patries des individus apte8 nrrr tdgsncsi de la production et au service dlltalre, le triste acte conjugal tel que les docteurs de l'Église le permettent il ceux qui veulent s'unit dans l'amour, n'est 'une photographie trés ressemblante de l'acte de l'amour. Les amoureux sont POILS pur 1' gIise. L'Amour est & rlîmenlu. Rimbaud l'a dit. L'amour doit renaître non des efforts isolés d'hommes isolés : l'amour renaisinnt prendra ses origines dans une subconsciente collective et devra, par les découvertes e t les efforts de tous, monter B la surface de la consclence colIective, Cela n'est pas possible sous le rbgne de la police clbricale et capitaliste. L'amour doit etre fait par tous, et non par un. Lautdamont l'a dit, ou presque dit.

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LEWIS CARROLL. EN 1931 On ne raconte resque rien oh l'avait placée ce curieux flattent le goflt de l'enfance de Lewis carro$ qui &tilt homme dont an ne se mefiait pour l'absurdltt, u n s SI préocun professeur e t portait une guere, parce '11 n'avait ja- cu er de I t w d e y o h de barbe blonds en points vwr mais rien dit %.irr~vdrendeux rufitg brltanniqum (a), e t le mffleu du r&gnede Victoria, que des reines d'échecs et qui, soumoisement, s'empara c'est-a-dire au pire temps y ' i l montrait aux enfants pour ses poémes des rythma de l'ennui et du puritanisme 1 absurdité d'un monde unlverseUtrnent admirés d u anglais. A unie épo e OB n'est que de l'autre te poCsies classiques qu'on lm dana le Royaume Zflnlnlti- du miroir. fait a prendre par ~aur,afh vement Ud,toute pensde ttait Cependant ce qu'il a dfi que p us tard ces j c u w csF considede comme si cho- &tester la fia anglaise (le vellcs ne se retrouvent plru entre le ~ a & i l ï %des homudi q ~ a ~ qu'elle te @fit hbsité & chemin de l'honneur ,la se former ar un detour sfn- geoisie, I'arfstomat de son et Tennyson e t Longfahw? guller, ceiu de la litt&rature temps, rn pohte qui Hl faut mira qu'il nmPimdt pââ du non-sens, la poésie opposa son g g prendre. place dans plus la pobde anglalid d'uns fa on tran ~ I Csa ia g f o r ~ ~ s~4que"a e des rimail- HO P~IBIPII. plla rn grande vo x aux déc m a t i o n s leurs enseignés dans les écales de l'dducatlon une ldbs academfquea de 1'Bre victo- memes oh fl gagnaft sa vie. qu'exprime assw bbn A l k rienne, au moyen de simpIes Dans toute lDœuyrede cm11, au Pays des Memilles qriaad livres d'enfants. C'est de 1870 11 est impoaslble de 1s elle ose P t e m le bébC de la P 1880 que s'écrivent p*reflet d on etre respectable, ~u$esre <riii viant da ae culiérement : Alicc a u Pays A quelque égard cfue puisse transformer en cochon, d des Mupeilles, La Chasse au &tre. Aucune mor&td g qu'elle se contente de dfrs Snark, A travers Ie Mimir l'usage de ses petfts lecteurs de cette mttamo et plusieurs poémes de LeMs aux grands Ni les a S'il d m i t &'%",&1 Carroll. La C h i s u au Snmk fonctions pnb8GEa, nl les ait un en J c l r o ~ a b ~ ~ anlt P 1 i m&mc d i t e m e t t a Iald mrifi ZtiJ M iiens de ln parent( Eu ChmLs de M a l d o m et h lBabrl du ridicule les Inn- {di ahun. @ La Saison en Enter, ceci pour les amateurs de chronologie synoptique. Dans les chalnes honteuses de ces jours de massacres en Irlande, d'op pression sans nom dans les manutacttues ob s'etablissait l'ironique cornptabjlité du plalsir et de la douleur prdconiste parsentham, alors que de Manchester se levait comme un dbfl la théorie du libre-&change(l), qu'était devenue la liberte humaine? Elle résidait toute entiiire dana les frêles mains d'Allce,

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hommes; les éditions s'en &e Charpentier dit seutemuit; savoir si ca qu'il ports Ih 8ont iucc6dees dans toutes les Vous avez mis tro de beurre. est une ceinture ou une cralangues avec uns rspidit~! donnent pour GUson : vate. 11 ns me ritirfait pal e t un succts sans bgal. 11 Le Charpentitr : :Monsieur de me dire que cette étrange va sans dire que c'est en [m'tccrure. invention est du domaine du France, la terre classique de Respirez ms scls d ammoniac bizarre :c'est le monde mbme l'i orancesuffismte,qu'AIice Et ne mangez pas tant de qul se contente de areilles a te la moins lue. [beurre. B expllcatlons qui a ~ o u l o u n Una Lditfon c o l l e c t i v e E t le reste 1 l'avenant. semble aux poeter le comble sous le t i t r a Alice a u Le texte en prose n'est de la bbmeria. Je ne crois P a p des M~rveiIIes, suivi pas mfeux res ette. II y pas que le goQt de In bizarda L'Autre cdld du Miroir aurait lieu de sou alter qu'une rerie expliqua davantage la a paru en 1930 aux ~ u v r e sddition critiqua des œuvres rCdt du pro& du voleur de reprlsenialiou. En 1820 et de Lewis Carroll rappelle aux tartes, dans Alfce a u pays 1931, chez de Noel et Steel traducteurs la nécessité de des Mervcilkes, j a na le crals uns autre traduction a étd respecter Mme le non-sens. as parce que j'ai assfstb Bdit~eend~uxvolumessépar~s, Il y a peu de chances qua pIusieurs pro& de ce &té-ci le second s'ap elant cette nous vo ons effectuer ce tram du mlroir et qu'on ne me fois La ~ r a u e r s gdu Miroir. vail slr eux. Nos contempo- persuadera as que la jusJ'avoue prtférer de beaucoup ratns sont tellement occupds tice y soit iffdremment renl'édition collective, assez lit- pax James Joyce, imaginez- due. Lui comparer le rkvs de terale e t cornpléte, mal@& vous, que jusqu'au ton de ses l'avocat dans la Chasse au une certaine maladresse traducteurs se retrouve chez Snark, c'est se faire uns Idée d'expression, alors que I'édl- les traducteurs de Carroll. de ce que Carroll a pu penser tion en deux volumes est Et puis qu'on nous lalsse la des juges, de ce qui est condbien plus une transposition, paix, diront ces messieurs : derd comme crime, des temoltronquee d'ailleurs, qu'une voilh blen des scrupules pour ages, de la procédure, de traduction. J e ne vois pas un U v i a d'ttrennes l Une (di- pnterchan ibiIit6 des files I'utllitb, m8me dans un livre tion critique, avec des notes, dans les t bunaux. Tout ced publié pour les a étrennes B une bibliographie, une introtitre d'exemple et pour de tradulre en mauvais vers duction, et Ici variantes, par- ne pas parler de la françds, les divers pobrnes faitement, messieurs, toutes meme de Lewis Carro 1 qui d'Alite, alors que le simple les variantes. se passe de commentaires. mot-&mot est plus voisin A un0 tpo us OB l'enfance E t sl de la po6de vivante, e t que est fnteilectue lement nourrie je mris pour la jeu cruel de Carroll avec des histoires de police, Mes dot b dans la glu avec ln podsie trnditionndle d'aventures colonisatrices oh OU ri burdlmuil je glisse anglaise rien na peut en l'an tus bien du négre, de passer dans ce mirlItonagc rCcits de guerre 00 Ies petits D m mon sou ter gauche *Oi1 d e ses vers et qu'enfin, puis- franfafs on culotte de velours Ou 82 e tais tomber s u mon qu'on ne serine pas aux en- ont des mots hCroT ues devant Un pa ds i d s lourd fants français le Chani d'Hia- des a grosses Bert as m, etc., peutdtre que cela aussi veille rnalha, par exemple, U est il est certain que je m'en pour moi ce vleiIlard que inutile pour atteindre le voudrais da contribuer b eohnaissait la cavalier rennombre de pieds ddshbles, enlever 8 l'enfance une lec- contré par Mice, qui est de torturer des mots qui sont tura qui risque de lu1 faire peut-btre l'auteur mOme qul dictCs par l'arbitraire, h l'aide paraltre bien fade les h i e explique dans sa chanson : d'une syntaxe lefne d'inver- taires tricolores de r Titi-RoiJe poursuis le8 yeux de slons et d'arc alsmes eIlip- des-Gosses r et bien ddgueu[morue tlqucs. Les pohmes d'Nice, lasses Ici photos da flics de P m i tes splendides bruudres tous les enfants anglais les DLieeiiüc, nlanrnoins, fl ma Ei je lei irans/omic en boulorid ont retenus, je defie les enfants paraît impossible de m n français de s'interesser ii des tinuer considérer comme des Dans le tilence de a nuit. llvres destinés uniquement aux El je ne tes wnds pas pour de strophes traduites ainsi : a Hutfres, ce monstre mr enfants, ces poémes 4 tous [i'or, [dCsatme, Cgards d récleux comms Ni pour une pfdce d'argent J e n'ai pus assez de sanglots documents c? e I'histoire mhme (brillant. Pour prendre pad I oos alarmes de, la penses humaine. Il ne Mais p o w un sou de cuivre, Mais que ne suis-le In2 m'apparatt pas comma cer- On peut m'en acheler neuf. [man ot? tain que tout ca qua nous J e pioche quelque ois pour \îrouver des pa irs beurrés Sans compter que cela n'a avons P conndtre du perrien B voir avec l e texte tra- sonnage d'Humpty-Dumpty O& nskille des rameaux u o w duit. Si on veut se faire une (que M. Gilson appelIe Gror(tiers pour les crabes, idda de cctts fnfld4tb. on se QYul,car U m i t bon delrand- J e cherche uel uefois d u feol~?neahcrbnu contentera par exemple de ser, nommant le chat Kitty comparer la traduction rimds nomm4 PolldclSuie our al- Pow IU mue8 des eabrio~eh de M. Gilson et cdlc, lltt6- pllfier, bien que Al' inef mit Et mil&la f q n (If cll na de et. On verra ndanmofns terrlblsment da mon inla, de M.M. kaif) daux vem vocabuIah) soif ce qu'en Dont je gapnc ma tortune. ruivurtr : aparçolt l'enfant ravi da ne AMOON.

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POIDS ET COULEURS

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ET PROLETAIRES 8 qü8 Cb q~l'l'nrirche le mfeux, en ce moment, c'est la fabrication et 10 commerce den coUres-forts a. Qément VAUTEL

(LeJournal, 29, Il, 1931). iLorsque nous aurons rem-

la grandeur de la maIn et comme s'il en peluche rose. Les cinq terminaisons sur l'objet sont en cellulold transpa=nt et niad. quatre tmur dans le mrpr de I'uh e t permettent d'y passer les quatre grands dofgti de la m

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porté la victoire & letchelle moncilale, nous ddifierons, pense, ciam les nios quelques-unes des plus grandes viiies du monde, de8 p h Ukres en or. i L~NINE.

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DU GENBRAL AU

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CHAL. On n'a pas oubUé la grande parade acadCmIque du printemps dernier, lorsque bl. Paui VaJtry reçut [et comment 1) le martchal Pttain. La société des gens de lettres, 1a dame de l'hdtel Massa, la Masseuse, a mass6, de son mieux, M. le $&nérd Weygand.

La parole fut donnta M. Dans l'ensemble ci-dessus, l'objet de gauche est en platte eint de couleur zhzoline et l'ongle rose. Il est lest4 dans le Gaston Ragcot. Le Journal de s'extasier 1.s pu une boule ds plomb qulpermettant dei oscillations, le ramkne toujours I la mlme position. particulibrement sur ce pasLe trti etlt objet du milieu, plein de mercure, est recou- sage du petit discours Rage* vert de pglie t r u l ~ omuge \il niin de pirdtre extrt?memant teur : léger. Le gros ob et de droite est en coton mou16 vert pille, Cette rimpltcitl d cette les on les en ce1 ulold rose. Le dernler objet de droits est force d'dme, cette application en p tro couvert d'encre noire, 1'0ng.h ast rose. d k vie, cette uigilunce 1 la rCaliiC, touîer ces qudItL$ de notre nutlan que vous poarddrt ri un dcgtd i f dmlned, nous permetteni aujowd'hul non reulement de sduer votre gloire dam le pcusd, mais de proclmer no8 esplrances de pair dans I'avenir, pufsque nul n'est plus capable de dttendre un pays que cetuf qui en rCsume toute# ter qaalltdi. lusqu'd n o a ~ c lordre, II farit que Perprli soit ddfenda par ta !orce : la France reprb tente Pun et raulrc et elle o L'objet de gauche est en eire moue Imitation chalr. con{iance en voua, mon gdntb'appendfce du haut est flottant et d'une couleur plus brune. rd, patce qu'en vous elle re Les trots formes arrondies du centre sont en matfére dure, rceonnutt toute entllre. d'un blanc mat. scrognegneu A feuille L'ob e t de droite est en craie bleu del. Dans 1s haut, dei deLechCne, bien entendu. a t , et objet doit servir i 6 d . m rur un tableau noir. sera usC par la base, pour qu'ii ne Ilnlsse par subsister s'est pas lait prier pour rbYves TANOUY. pondre i n provocateur d d que la touiis de poils du haut.

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et 11 a promis qus Ia force resterait au ioivicc d'une

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Aprés le sabre et le goupillon, le babre et le porteplume. Oui, vraiment, M. Rigeot, la France ressemble ti un génbrai, A un rnarbchal peut &tremême, puisque cetle vieille coquine moustachue et soudarde de Liautey dans son discours de c38tiri.e dc I'Exposilion Colonide, ne craint pas de nous la faire A la paneuropéenne : Jumais, dlf-il, je n'ai cessd dc maudire les guerres entre Europdens, utritabler guerres ciuiZes, destructrices, dord que tes tuttes que comporle l'acfion colonfale (sic) sont der tuttes constructiver puci~ianfes et civiZi~atricer. Tout d Pheure quelqu'un a parld de a peuples vaincus S. Dana la politlqac coloninte, il n'p a pas de peuples tiaincitt a, il y a der peuples qu'on cherche ti azsocier, avec Icsquelr on frauaiflc ri en qui noua devons tou~ours voir nos cdlaboratcurr de demain. Plua que jamais, je pente que notre premier devoir. c'est de foui luire pour AC p l u nout entreddchircr e n cet vlritabler guerres civiles. (Applaudissements).

LA FRANCE DES CINQ PARTIES DU MONDE Si la Chine et le Japon, en venant strieusement aux mains dans une guerre non contagieuse, ce conflit devait faire marcher les affaires en Europe, dites-moi, seriez-vous pour la paix? demande Clément Vautel dans le Journal du 28 novembre 1931. 11 est vrai qu'A la meme age i ' é t d e ce titre : Les Chinois font traîner les né ocIat ons & Paris e t atta ent les Ja onais à Tien-TsinB. V va donc la guerre contre ~iine,i~ 'or f r ~ n p i sdoit y trouver ion compte. Dans le mbme numéro du Journd, page 2 : r Mais,Ici encore, qu'il s'agisse du secours ret6 h la Hongrie ou 8 la Yougodavle comma B l'~n~lcPerre,l'orateur (Fiandin, ministre des Finances) exi revendi ue la responsabilitb, en ddclarant qu'ils sont autant de c dnons dune chdne olltlqua prudente et avlsee : la olitl ua du mafntien de retalon-or partout oh il s'est ~ v ~ r f ~ o r r q b l eVive L'eiclavage du euple hongrois, du peuple yougoslave, de tous les peu les. For français l'exige. a r a fiane... n'a pas d'autre ambition que celle de servir la cause de l'ordre europeen. Elle n'a qu'un idbal : sauver notre beile dviiisation r (déclaration du traître Laval h la Chambre des DhputBs, le 26 novembre 1931.) La reuvel le Matin du 25 novembre nous la donne, en pubernt en première age. au dessus de la photo de l > ~ s s a s s ~ géneral Giraud, ce t t r e : La Pacification du Maroc, nos .troupes e t nos artisans progressent au sud de l'Atlas m. Le nain Reynaud a bien Ie droit d'sltlrrner, B Be outh que a s'il est vrai que la France est ,plus forte qu'cg ne je fut jamds iprbs N~poldon, elle n uülise B P force que pour réaliser sa mission de air e t de concorde entre les peuplesr, lui qui s'est donne a peine de contrbler sur place le bon fonctionnement de la guillotine, i n d b pensable pour maintenir la domination française sur les pa sans d'Indochine. France de 1931 est Ia pluri solide fortmeare de l'op ression dans le mande. Lorsque Laval e t Briand se r e n h e n t it Berlin pour ndgoder le prix dei chafnes, forgks avec notre r or, qui devaient ligoter le peuple allemand, nous cacha pas que un journal parisien alse seraient entourés

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a Ce qui, & mon avis, cul peut-Ltre Ic rdoultat le p l u frappant et le plus fdcond de cetfe Exposition colonide inkrnalionde, c'est ce fait

qu'edre VOUS et nous, ROUS n'avons par cessd à'moir le s sourire s, de travattler In main dans la main S.

né es e t de jaunes. Es întdectuels franqais rdvolutionnalres n'ont qu'un La main dans la main. C'est ennemi: la bourgeoisie de leur pays, qu'un devoir : i'afîaidu joli, vieiUar,d obscbne. Missement ar tous les moyens, de 1 idbe française., reflet Et maintenant que vous n'a- de i'expan $'on meurtrier8 de cette bourgeoisie, qu'un but : ver plus Ic Maroc, 19Exposi- la libdration do proldtariat mondial par la rdvolution. Toutes les recherches auxquelles ils se livrent pour amener tion coloniale où puiser pour la satisfaction de dCsirs que la pensée B un stade plus élevé, leurs efforts douloureux our briser la gangue de la rnktaphysique et du coniormisme vous croyez ceux d'un grand Koiirgeoir, leur volonte de faire prendre eonidenm aux capitaine romain, de quelle hommes de la part immense du rBve dans la vie humaine pissotitre officielle la 3' Ré- n'aboutiront ue dans la mesure oQ la masse des O prlmbs publique va-t-eiie vous faire eu lent i monde @tuap N en mahi 1s eon&te de cadeau ?

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L'ESPRIT POËTIQUE

L'homme marche. De m€me l'arbre. N'oubliez pas, anani de vous &veiller, de meitre uos souliers au pied de l'arbre. Imprmion dt%agréable. Les statuis de I'drotisme. Je ne plaisante pas auec 2 s porcs. Le chien errant n'atteint pas forchmi la for&. A urtir d'aujourd'hui, il y a b ciel, l'enfer cf moi. Demain l'eau fera chanter le jeu ans lw marmites. Et il se trouvera dm imbkiles pour remarquer que c'est le monde renversé. Lw statuts de l't?rotisme. Au bout du bras du fleuve, il y a la main de sable qui &rit tout ce qui passe par le fleuve. S'il faut distinguer plusieurs quditds dans l'amour maternel, il y a fieu d'tlablir une hidrarchie dans la pourriture. Les siatuîs de l'drotismc. Apprends-moi d iuer, je t'apprendrai d jouir. Mon ami l'éiagueur m'écrit : r Pour moi, je commence d croire que. lu nuii m'attend toujours. r Dans l'amour, il a encore l'immobüitk,ce sexe dani pui se ddcoud, d gui se lève ei qui m'aspire, l'unn e de ma naissance demeurcmf, i est bien entendu, l'annte de ma mort. Lw statuts de l'érotisme. Les longues promenades silencieuses, à deux, la nuit, d t r a m la ecmyiagne déserte, en compagnie de la pmfhtre somnambule, terreur des maçons. Chlre Artine, J'ai l'impression que vos réves majeurs ne m'attei neni plus comme pcu k pume', dans toute ma chair aive. Noire rencontre remonte d cfobre 1929. Depuis ceite date les hippodromes ont cessd de m'&ire/auorables. Le responsable, je le connais, c'cd l e gaz, qui projette une lumilre insuffismie sur les cheuaux de petite taille, i l'mrwh, ddterminant ainsi d'incroyables bousculades avec erïes remutquablcs de smg, L ' A h de la boucherie. L'usure de mes vêiemenls, les a lées et nenues agaçantes des lbards verts d la pelouse, la prhence çd et lù de tumeurs incontestables, d proximité de la Beauté me placent vis-&vis de vous dans un bien cruel embarras. Croyez-vous qu'une plantation de peupliers ~Llfjised dèkigner l'emplacement de voire sommeil aux orseaux migrateurs qui se ptaignmt de mus perdre mnstammuif de vue daris I'GI~UCG?Je ne le pense pas. Je me meus dans un paysar oh la RduoIuiion d l'Amour allumer& de foncer& d'efonnanies perspeciives, tiennent de bouleaersants discours, En iem s opportun, une jeune iille d taille de gu&peap malt, kgorge un coq, puis tombe d&s e sommeil léihwgigue, tandis qu'd quelques rn rtj de son lit, coule tout un fleiroe d ses périb. Vous VOUS dia plu dans maintes circonstances d rendre hommage d ma îoyault. J'aimc d croire que uoüs ne demeurerez pas tout à fait i n d i f f h i e ii d e audace ddsespdrlc. Dans cet espoir, chLre Ariine, dc...

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(L'action de la Justice est #&te.)


ARTS ET METIERS

Touriste des crlrptrsculw Duns Lw arcs Le \ilon c [oudre Se perd sous kwre

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Or nocturne

Habilunt de l'a ace de la / m e que f'aimc lfes bêches va /leurir L'instrument de trauaii idtal A t'oreille csi un coquillage A l'ai2 une loulc de sim ticités oisibtes A I'inlclligtnce une carri re rendue inexploitable par esprit podlique Pudisan de Z'hotion indirede Il ne vient as au monde dans un musle Sa saüalii trai ldcondt ci sadique Son ulitiit collcciive Sa forme est rLvolulionnaire dans Ze sang Entre ses mains M a 1Ue Avec ses bancs ci ses promcnadw Ma ide Ne vaul pas Une pitrre pour la fracassw Un marZcage our l'enlisu Un Luc pour a noyer Une hache pour la trancher Une cartouche de dynamilc pour la pulvlrfscr Un tombeau pour la souillrr Un charbon pour la dessiner Un pont pour la iraversu Un scandale pour la retirer Uri crime pour t'honorer Iritrauvable sommeil Arbre couché sur ma poitrfne Pour deïourntr 1s sources rouges Futrdra-141 ie suivre longlrmps Duns ta croissance Ziunelle Ruid CHAR.

Le ucrl-&-gris

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BELGRADE, 23 DECEMBRE 4990 Tout un monda contre tout un monde, La monde de la dfalecîlque infinie et de la mncrétisaîlon dynamique contre la monde da la métaphysique mortuaire et de l'abstraction itatfqus et em Bttc. Le monde de la Ubtratlon de l'homme tt de I'lrr~ductlhilit&de l'esprit contre le monde e la contrainte, ds la reductlon, de la castration morale e t autre. Le monde da dtsinteresssment irrésistible contre 1s monde de la posscsrion, du confort et du eonlormIsme, du piteux tonheur petsonpel, du I'tgolsme mtdiocre, de tous les compromis. En dC It de tout, cet Inapaisable conflit sur le pIan de I'homms et da I'homms asslgns aujourd'hu moralement chacun, s a m decompte et ipns merci. Xi ut plus qu'un fait, il est un facteur ddt-t.

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Ca confflt n'est pas l'abstraite oppoiltloa fntdrieure d e l'hornms temporel at de l'homme ttemel, 11 n'est pas un dilemme ou uns antinomfe dans la &$ion de la ipCculatIon purement thdorlque, qui se ramenerait par cela mbme b l'évitement des colllslons concrétes et virulentes et dont la solution lalsseralt tout I sa place, ne demandant h l'homme que la réslgnatlon et l'acceptation des soi-disant limites éternelles de i a nature. Nous ne croyons pas P la connaissance a priori de ces Ilmltes, leur institution que rien ne Justifie n'est qu'un des modes de la rdpresslon dlrlgée contre ceux qul ne disposent pas enmre des moyens qui leur permettraient de tenter, une fois our toutes, tout ce qui est accessible Q l'homme. E t nous ne croyons pas davantage P la oisih/ 11th ' da la résignatlan hurnalne en face de la reussite ou de I'Cdicc d'un bouleversemen[ I sa upitulitlon, avant ou a rhs. Caux qui p croient ne font que se I e u m , aux mnfins de es mrinde qul s'effondre, ou ien sont réellement devenus Insendbler A toute l'tnsouminsfon, avtug1es pour tout la ptsslmisms de l'homme, de I'hommc qui veut tout prix exister sana entame, ou ne pas exister. Pas un seul Instant nous ne pouvons dlwcier l'indissoluble unit4 de l'homme Cternel e t de l'hommetemporel, Sous cet angle, le probltme de l'homme et de i e vle dans la soei&td,n'est pas pour noua lbantithéseda I'hommc en Cnéral e t de la sodétb en gdnéral nous ne saurions pas cs qua nous disons mals I'antft fikse d'un certain homme, de l'homme ci'aujourd'huf et d'une ceitaine sadeté, de la sodCtb d'aujourd'hui. Nous dt~buvronsdonc ce conflit dans une collhfon eoncrbte, se jouant en des Ueux dCfinis, et cette constatation ne nous permet pas de passer outre. Ce probléme plonge ses racines dans le domaine de certains 6vCnernents matdrlels, oh U s'ex rime h i'heure actuelle de ta façon la mieux dtfinle, t t la plus dtcislve, OP IndCniahla ment se rdioud et ob II sera résrilu. Sa résolution mtne fndvitahlement aux dtclslons extrtmcs, c'est-8-dite h la transformation des conditions memes ui l'ont provoqut?. SI, en l'approfandbsant, ca conflit cependant peut nous parattre indpuisa Ir, cela n'est que parce que l'homme, ce ddnominateur de l'univers, est incommensurable et Irréductible. Et nous ne considérons pas ce conflit comme se d6rouIant dans un domalne q-tCclali mtme Cconomlque, e t laissant lmrnaeulees e t Infaillitles ta sol-disant tranictndancc et fndtt pendancc d e l'esprit et de la pensée par rapport B la mdétC. Nous ne croyons aux rysttme@ ni Immobiles ni Isol&s, pas plus qu au fonctionnement indépendant des facultés partlaIfkrei de I'homme, oique nous wnsld4rlons comme indîsnensabla le dtterminfsme mdthodologlqua de tes acttv tés particulléres, qui seul permet d'evlter la confusion, car le changement et le transfert du centre da avitC et du pofnt d'a pu1 seralent immoraux et Impardonnables. A tout moment. L tout m mit, quand II s'agit la tnnrrnutatlon véritatlc et de t'ictlon authentique de l'homme, nous voyons celuCd engap4 tout entierp car la trail~fomurliond u ruppohs du tout au tout est la seule mesure morale de l'aceomptlssemenl d e l de I'homme. Ce ctlterium moral, qua nous faisons ressortir tout pattfculitremtnt tt sur lequel nous continuerons R insfster &ans e s s e camrne Ctant le plus il&cisll, ne ddpend pas de quelque Instauration statlqua du bien 'et du mal. mals est canriltlonnO par le processus du dcuenlr dialectique, ar le développement subversif de I'accomylissement de l'homme. Partant des sdprnces o&helles, lnitlndhrcs et fortellrament Lrr6ductitles da l'homme, ca principe moral est entrafnd et nous cntratns Imbststiblemcnt, et avec une consdence de plus en plus netta de I'intégralltt e t de I'indlvisibllitb de la rCalitb complexc et contradidnirc, vers l'absolu d'uns IdCe limite, toujoum renouvelle, de la llbertb, Qu'une fois au moins. 11 mlt entendu que nous ne nous tenons pour responsables que devant ce dltermlnlsme moral ttvolutlonnah, La sfgniflcatfon commune des dlffhrents aapeets, cxrtessions et ptrspectlvei de notre actlvit#. alnst que I'unitb de nos partteularftér Indivldutiles, ne doivent pas Ctrc cherehtci dans qudque systema conçu d'avance. statlque e t th00rlque. ni en utlque concordance pdaIable et artllidelle, qui gCn4~sllseraftet concillemlt toutes choses. l aatra actlon trouve Wtte signification commune, cette homagbnéité, cette unit4 unlaurment dans ion dtveloppament dlalectlque, par lequel elle se iubordonne au proresus rC~atutionnairedu dtltrminfsmc momf. Et, en conséquence, dtfinlssant par cette declaration l'attitude morde du sumCalisme. en cs moment et dana les circonstances donn&es, nous soulimons la diW&renciationcxtkrleum et l'uniflcatlon lnterieura de taus nos actes et de toutes nos manltcstatlons, qul, mnddtrOs en tant que s&parés,et d'un polnt de vue statique, na SC revblent peut-btrc pas toujours dans leur vrale et entibre conskcutlon. Le surréalisme représente une confrontation active et alflssante, une cobrdinnffan !la ranlc de certaines mCthodes et dodrlnos perturhattltca et de certaines ndgations lndlvlduel!es e t volontés puticulilru d*unenpresslon totale et u n s retour. Cette coordination n'est pas la sommation eondliante de caractérfsticiues ou la rtcherche d'une équation rebattua pour chacun e t pour parsonne. m d s une mtdlatlon dramattque, et. dani cette r Interptnétratlon 8 dialoctiqua d u contralrts r Durchdrlnmng der GegensBtze .m et dana cette dtduction du toutes les cdnséqucnees, un C~ulscrnentet un anCantissement incandescent, sans &garniet ddfinltif, ds tout ce qui ne s'inséra pas dans le mCunlsrn8 du dsvenft conmet et unlveml. RlvCs aax lavfora Inflexible# da ce m&cantsmc.Noni~mbmcr.peut-ttrr, ou toits tes hommer mtmw, ce6 levlen. Happéa n i t cette machinde morale pdrilleuse rt inmerdhle rlu Revcnlr. A chaque Instant sdn marnent dvnamlcme de plus cn plus consdent. Et jusau'au fond de n*tm chalr oblluês de dponûre inlasaablement Q ma sommation8 myst4rIcures e t titaics~ Qui n'absolvant p u

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Et, prCdpltCs dans la milchofrl d'acier d4 la dialectique, toutes les formes contingentes de notre expression et de nos hantises sur tous les lans, depuis les pulsations indomptables de la révolte, jusqu'i la marche vers le p o h t aveuF e mystérieusement lumineux de la rktine mentaie où finalement, rejetées dans l'intemporel, s effaceront et ob dé A s'antantlssent toutes les contradictions, ne sont que les incarnations de cette nécessit6 de r pondre.

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cela. E t tout

Il est grandement temps pour l'homme de s'octroyer ses droits et non pas de les demander. Sur la voie de la concr4iisation de l'homme, cette tntkgration idéale de notre Insistance totale, il nous ap araft dairement qu'en présence de tout ce ut sur cette voie signifie un obstacle ou un omp chment, notre révolte ne peut qua prendreqe carnctére d'uns action incessante, violente et destructrice. Aussi absolu que soit ce but limité qui ne s'avére que dans la marche meme vers I d , et dans cette progression se renouvelle. aussi inaccessible soit-il, et d'autant plus notre poussée ne pouvait manquer de prendre l'aspect de plus en plus dah, de plus en plus tendu e t de plus en plus précis d'une expression contre tout ce par uoi l'homme est s stdmatf ement détourné de son profond, de son menaçant, de son vdritab e contenu moral. t tout ce a nous cite finalement devant la ntcessftd d'un bouleversement gdnéral du monde, euquel seul aujourd'hui nous nous sentons a pelés h collaborer. Et sur cette voie de la totalisation du destin de l'homme ou de sa perdbon, nous sommer prets P accepter lei uniques directives delles dictées par les conditions donnees et m a t ~ t l l e sde cette perturbation, qui excluent tout arbitraire, toute Iabilité morale e t tout chassé-rrois6 Inteilectuel. Partant des exigences les plus 15lémentafres des individus, de ce souffle sauvage et im lacable de la liberté et des Instincts, de cette vraie source de toute revolte, nous savons n anmoins que toute solution abstraite, c'est-A-dire Individuelle, est aujourd'hui impossible. Car nous pensons que la rbvolte véritable ne se maintient jamais su.le plan de son expression momentanée, oh immanquablement elle dégénbe en automatisme inoffensif qui n'atteint personne ni rien. Se soumettant A la dialecti e qui lui est propre, elle doit, en apprafondiasant sa nature, chercher sa racine et son express on concrhte et limitée, qui est non seulement la negation de tout un mande de rapports, mais encore la destruction des conditions qui provoquent rkellement cetti; rkvolte et qui ne sont pas obligatoirement vistbles dans ses motifs dlrects. Cet approfondissement l'ambne A se canjuguer A un jeu de nPgations plus vaste, plus efficace, et A adhkrer, sur le plan de la dialectique mat6rialiste, A l'édification d'un sy stbme de transiormatlon des conditjons rdelles de l'existence, nystkme que plus rien ne retient. Nous aussi nous affirmons que r les phiiosophes n'ont fait jusqu'ici qu'interpréter le monde de différentes manieres. Il s'agit malntenant de le changer. Pleinement conscients de la situation de l'homme dans le monde, de tous les rapports enchevCtiCs qui en résultent, et aussi des déterminantes dédsives qui conditionnent cette consdence, convaincus qu'il n'existe qu'un seul oint d8 vue extrema et dfalectfque, qu'une eule adivlt4 morale, celle qul correspond au Bdterminisme du devenir, decidba P pousser chaque pmblbrne usqu'au bout, e t chaque action jusqu'h ses dernihes conséquences, nous savons la révo te est l'expression et la conscience, In cause et la cons&quencede ce con€lit, auqtael atdement nous prenons part, nous savons donc que nous n'avons pas le choix et que rien ne pourrait nous justliler, si nous n'en tirions toutes les wnçrbtes et supremes cons~quences.

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OSCAR DAVITCHO, MIUN DÉDINATZ, VANEGTVADINOVTTCH-BOR, GNANOVITCH- NOÉ , DJORIUEKOSTITCH, D O U ~ AMATJTCH, N KOTCHA POPOVITCH. FETAR POPOVITCH, MARCO RISTITCH, VOUTCHOI DJPRDJB YOVA*

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Quelle e s t aujourd'hui, dB118 l e m o n d a ?

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Quelles sont les s s n s i b i l i t ~ s ddaouvrent, 2)


SADE W : l'par te gdnit dei po€tcr : ...Mais l'nutre - c'&toit une des gloires de la France, un martyr qui n'arriva & son calvaire qu'aprés avoir 4th tour i tour enfermb au chhteau de Chaufour, au chhteau de Saumur, A la Conclergerle, au chiteau de Miolans, deux fois h Pierre-Encise, exil& A la Coste, incarcérb P Vincennes, pais au temps oh nous sommes, transfCrb A la Bastille. Ce que j'entendr par cette gloire de Ir France, s'il faut le dire, cpdtoftl'illustre auteur d'un Iivre contre bquel vous crier touts i I'inbmfe, et que vous avez touts dans votrc poche, je vous en demande bien pardon, cher lecteur ; e'ktoit, dis-je, trCs-haut et trts-puissant seigneur, monsieur le comte de Sade, dont les fiIs deg4nCrCs portent aujourd'hui parmi nous un front noblt et lier, un front noble et pur. Petrus BOREL, M d m e Putiphar, 1839.

- RÉSOLU EN UNE DEMI-HEURE

...

Au milieu de toute cette bruyante tpopte Impériale, on voit en flamboyant cette tdte foudroyée, cette vaste poitrine siUonnCe d'éclairs, l'homme-phaIlus, profll auguste et cynique, grimace de titan tpouvantable et sublime ; on rent circuler dans ces pages maudltes comme un frisson d'infini, vibrer sur crs lévres brûlées comme iin S O U ~ ~ dC * i d ~ orageux. ~ p prochez, et vous entendrez palpiter dans cette charoprie boacuao et i~nglantedcs fittCres de l'&me universelii. les veines gonfides de sang divin. Ce cloaque est tout pl.tri d'azur ;il y n dans ces Illrb nes qudque chose dc Dietr. Fermez I'orciiis au cliquetis dei balonnettes, au Jappement des canons ; ddtouruer l'mi1 de cette marte mouvanlr des batailles perdues ou gagnées ; alotr vous verrez re detacher sur cette ombre un Iantdnic

IR gknéral Lord Baden Powell, fondateur et thkricien de l'organisation des u boys-scouts socittC de prtparatiun militaire, religieuse et coloniale, Ccrit dans son livre a Eclaircurs" : 8 Un ecclésiastique habitant les uartien pauvres de Londres kcrivait rkceniment que, sur mi e cas de misére u'il connaissait,il n en avait que deux ou trois qui ne as dus h 1' cool. Si l'on savait konomiser, si renoncer h i'alcool et au tabac. on disposerait en Angleterre de lus de uatre miliiards et' demi pour am6liorer le tort Jer f&es..* il y a du t r a v d et du bien-être pour tous r. La France, qui n'a p u su comme les prosphes etatsUnis renoncer h l'alcool, connait maintenant, d'aprh les statistiques du Ministère du travail, un chbmage de 10,5O II y a dans le pays de l'ordre e t de la raison 1.1 .O00 chbmeura, et le pays le plus riche du monde distnbue 4 55.000 d'entre eux, durant six mois au maximum, une indemnité quotidienne de 8 francs. Mais le Conseil munici al de Paris vient de faire un gros sacrifice pour les l .lW.& chdmeurs non recourus. Sur l'intemention écrite de M. Beaud, il songe & mettre ? i'btude i la question des soupes populaires ; kt subvention annuelle qui leur est accordhe passerait de 46.000 h 92.000 francs e t l'on aoumait ainsi distribuer certains fours jusqu'h 900 assiettées r - --de sou e aux chbmeurs parisiens. M. AtYmene contre le chdmage une caura eure Camétrangers pw:. : g Boutons han de France les 1.500. ur 1 infestent, e t réservons le travail aux Françaisn. Le %opulaîrc s'accorde avec l'Ami du Peuple sur ce dernier point, mais I ' l n t r m i p a n i trouve la soluiion trop rad& d e . L'industrie française a besoin des &rangen pour salaire irés bas, les travaux sales, e t mortels. Qu'on remplace les Chinois par le sable des carrosseries, et l'on autant de Français tuberculeux, donc impropres au service militaire. Qu'on se contente de renvoyer les 500.000 étrangers dont la situation est irr UlikG. meilieue. Des mil$ne ,ua s o h t i m serait lions de femmes travaillent. Suivons les instructions de notre Saint Pére le Pape (encyclique Casti Connubii) : - Au foyer, les femmes 1 L'atelier vous déprave et vous avilit, alors que Dieu vous a fait pour les besognes nobles, savoir : Cplucher les carottes, vider les pots de chambre e t torcher les mioches. A la maison donc, serpent, laisse travailler l'homme et vis de son salaire. Peu. importe si ce salaire ne te nourrit point, en tout cas fais des enfanb ; la France en a besoin. Mais I'fn~umigeml retend est impossible d'exclure les femmes de l'in ustne font pour un d a i r e moitiC moindre an travaii (gai P celui des hommes. Leur remplacement aggraverait la

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trise. On peut ausi envisager 1s de art des chdmeurs pour les colonies. Mais le pessimiste In ransigeunt nous détrompe. On n'a besoin, en Algérie, par exemple, ni d'emplayéa de

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commerce, ni de manœuvres, ni de portefaix, ni de sttnodactylos, ri ds colons sans capitaux très importants.


Tout au plun manque-tsa de fargemns e t de boudera.

immtnie, Cclitrnt, incxprb Mais il faut remplir des conditions tr& strictes : tmvail, mabte ; tous verrez poindre santé et bon esprit. Les rkvoltéa la-bas sont rejetés au-dessus de toute une Cpaque impito ablement de partout, merne nanüa de très sérieuses remkt d'astres la dgurr. quaiit s professionnelles n (1-1231). énorme et sinistre du mnrquis Les journaux les plus sensb pensent en définitive que de Sade, tous ces moyens proposés ne sauront réduire le chbma e. Algernon Charles SwxNsu~na, Une solution i'impase aux bons esprits r. On rem4f ie dtcembre 1862. au Brbil h la su roduction du café en en noyant des miilions de ballu.% meüleur, 1s rrul moyen d'enrayer ia 2' pcu l'orifice ifun ougin : surpmduction des chbmeun, est la destruction des ch& Qu'on nons vante aujourmeurs par les moyens les plus modernes. Que diriez-vous d'hui le gtnie de ce rnonst.* d'une nouvelle guerre? 11 y a U a du travail et du bien- stupide, qu'on rtCdite ses etre pour tous m. mornes écrits, qu'une chiGeorges SADOUL peut, de krceura ou de

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RÉSUMÉ D'UNE CONFÉRENCE PRONONCEE A BARCELONE LE 18 SEPTEMBRE 1931 ET PLAN D'UN LIVRE EN REPONSE AUX HIS-

TOIRES LI'ITGRAIPES, PANORAMAS, CRITIQUES. Le surréaIisme : pas une tcole, un mouvement, donc ne parle pas ez cathedra mais va voir, va Ila connaissance, Q la connaissance appliquke, la RkvoIution. (Par un chemin poétique). Lautréamont avait dit : ta podsic doit t h e Iaift ar tour. Non pur un. Eluard a cornmenté ainsi cette p rase : Ln potjie pwiiiera fous lu hommes. Toutes fa tours d'ivoire seront dholicr. Il n'y a pas, il ne peut pas y mude ntutruiifd poüique. Le sunhlbme a mis les pieds dans b plat de l'opportunisme Contemporain, c'est-&-direI'assiette au beurre (enquetes sur l'amour, le suicide, déclaration antifrançaise lors de la Guerre du Riff, les tracts A l'occasion de i'exposition coloniale, de l'incendie des couventa espagnols par les révolutionnaires). Le surréaiisrne s'attaque aux problêrnes qui na sont Cternel, ue par la peur éternelle qu'ih n'ont cxsst d'in* pirer B 'homme, Le a u M m e s'attaque A Dieu, aux alliés de Dieu (fanatisme, chauvinisme, ca italisme, pensée vague qui se donne pour une enste et sous le muvert d'une feints i4puntion de l'kgbse et da I'Etat, fdt le jeu de l'abominable idée chdtienne), Breton a écrit ; a Dieu ut un porc m. Le surréaiisme contre la réaiité au sens oh l'entendent et le rhlisme bondieusard et si atrocement nstnctit des thomistes et la passivité sceptique. Dieu c'est l'immobile puisqu'il occupe tout b temps, tout l'espace et n'a donc h w mouvoir. Pour le bonheur de w croire h l'image de l'immobile, que d'amputés votontaires. Mais on ne décroche pas son sexe pour Ie laisser au vestiaire comme un parapluie. Si on i'émasculc, ça saigne, ça fait mal. Reven de Ir mtdaiile, tous les idéalistes QI& en vue d'une revanche extra-terrestre se iont restreints, tombent dans la folie (l'extravagance meurtrihre des pays idtalo+xpi&Iistes) P moins qu'ils ne se laissent cholr ioudain dans le plue ssier rnatihisme. (Duel entre la chair e t I'es rit, pour r t r i o m p b da l'I?gl1sc. Bontb morte L Lque t s' Aragon oppose Ia potsie et Breton la beauf4 qui w a cmtilullw ou ne rua pus. (Nadja).

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jobbrdr, i c voue i prop* ger sa glohe, qu'une feuIltc comme les Nouvctles publla sans scrupule son Cloge, c'est un triste signe de la Mtise et de la dCmence quf rlgnent snr notre temps. &orna,

La Nou~clteLanterne, 1- wtobte 1930.

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MANIFESTATIONS RÉVOLUTIONNAIRES A LA SORBONNE De trtr vlolenti iaddenti ont accompagnb 1s 11 db

eernbra dernier les tlactioni au Coaiell de dlrefpline de la Facult4 dm Lettre&. Le8 rtvolutfonripirer de 1'U. F, E.

Unlon Ftdtrals d u EtuL ta) avaient pu tonatituer avec les jeune8 ioclallrtci dei

ciindfdatures de front unlque, e t ils furent, plusieurs heuru durant, maitrei de la Sotbonne, Ils dlsiribdrent der tracts et scandbrent leun mots d'ordre :Libérez Tao 1S. r A bas Paul Reynaud S. a A bas le Faacfsrne B. A la tombte de i8 nuit un8

Lettres, malgré la itrlrtimw des .révolutionnafrei qul a8 trouvafent sur leur passage e t allèrent i e marier fiur le erm . de la a i p c ~ ade L bonne, dani une exwllsnh porition itratbgl us. Lo Chant d . < l ' l n t a a i ~ o nnle attira le Doyen D e l a m 4 rcaponieblq aoui a-t-on dit,

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des candidatures fascistes. Cet hypocrite vieülard donna des tonseils de modération A i'un et l'autre camp, mals au moment précis ob, revenu

l les ttudiants de 1'U.F. Em.,illa Ieurassuraitqu'lls avaient force morale pour eux, uis u'ils etaient armes I P, Pascistes prirent l'offenrive. Uescendant de leur perr

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ron ils se prkcfpitérent sur la iode en brandissant des cannes et des matraques, piétinant lesfemmea et assommant quelques etudianti. Au moment oh la contre-oit enslve allait S'OFaniser, lei ilics, appelés par elnmix, envahirent la Sorbonne e t une charge de poliça iuccbda & la précedente. Toutes les ortes de la Sorbonne, une $eu e exce tee, furent fermker, et un thrage des &tuàiants lut opCr4 A la sortle.

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Les candidats révolution-

ui obtinrent aux fanaire& cultCs e Médecine e t des rdencei plus d'un tiers des volx, ont k t t elus S la Sorbonne. Ces rdsultats, comme les manifestalions qui ont accompagne les élections, sont un grand succks our 1'U. F. E. ces annees ernibrej les dtudiants, mbme s de auche a, n'ttalent u'une int me mlnorité. ~ ' i l d crtvoiutiomaire fait des progrks parmi les ttudiank. Mais U faut tlrer diverses lecons des fautes qui ont Pt4 commises au cours de cette mantiestation, C'est une erreur da venir se battre tete nue, et avec ses seuls poings. un&l'avenir nos camaraues ent, comme leurs adver#&es, des cannes ;qu'ils portent un chapeau (la casquette Ica dtsf e inutilement B leurs m m ; u s rs musent, avant 1 arrivde de ceux-ci, sur un point soieusement cholsl où fouies euri troupes, rdunies, mais dparCes de la foule, auront conscfence de leur v4rltable farce ; qu'us n'oublient pas que le meilletir moyen de vaincra est d'attaquer; qu'ils eanstltuent enfln des groupes d'auto delense, corn ortant des brigades de choc tfe uelpuu camuadri ( 4 ou su plus) wmrnand4es par des chdi rDrs et bien au courant des tacha qui leur ieront confides. Georges SADOUL

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Cette beautd ui sera conuulsive au ne sera as, le surréalisme l'a trouv?e dans des zones jusqul& ui interdites. Si1 a pu atteindre ces zones, c'est qu'il était parti du ostulat :Le salut n'ut nulle pari (ce ui ne voulait p u aire que la damnation fat partout. ien au contraire. La damnation, le salut ne sont nulle part). Par cette dialectique ntgative, le surrdalisme h ses d6but.s et Dada ui l'avait prtcédé s'opposaient au romantisme maudit, t éatral, antithttique par bravade, antithbtique sans thèse ai synthkse. Dada : premier signal du bouleversement, Mr.Aa I'anfiphilosophe de Tzara. Ne pas oublier ue, pour les métaph siciens, la philosophie c'&taitI'alp'f,a et I'omtga. B p u e t e de Liiilralure : ouiq quoi écrivcwour? Du nqatif, de l'interrogation, on passe au positif, & l'affirmabon avec le Premier Mariifeste du Jurreatismc : Si lu pro ondeurs de notre esprit rccdenf d'&un es forces capables 'augmenter ccllet de la surface ou de u f f v oictoricusemenf contre elles, il y a tout intérêt ri l a accepter, d les capter pour lu soluntitre tnsuitc, s'il y a lieu, au contrdie de la*raison. Hegel avait dkjh constaté : Ce n'est pas la fauic de l'inidl c t si un ne va Dus plus loin. C'ut une subjectiot Unpuissance de la raisch qfii laisse ceiie dltermination en c d &ut. Subjective impuissance déifiée par chaque impuissant (idéalisme, individualisme). Chacun se refuse B se dire ce que Feuerbach constatait de toute kvidence .: Je suis un objd psychologi ue pour moi-même mois un objd p yriolopigur pour aulrul! Op sition de la dialectique h la métaphysique. (Engels : Antr- ui~ring; L'habitude d'envisager les objds, non dans leur mouuemtnt mais dans leur repos, non dans leur pie mais dans leur mort, cette habitude usate des sciences naturella dans la philosophie a ro uii I'droiiesse spCcyi U L des sikcles passés, la mdi ode méiaphysiquc. Jtmiteue spkcifi ue de ce sieclr encore, mais P quoi s'attaque Ie surréa isme, de toutes manieres (écriture automatique, transcription des reves, enquetes déjh ÙtQ, simulation de dtlires nettement caractérisés. Dali, ses tableaux! la Femme visible, Breton e t Eiuard : i'lmmaculte conception). Parti de Hegel comme Marx e t Engels, bien que par d'autres voies, le surrédisme aboutit au materialisme dialectique. Hegel avait dcrit : IR vrai ciri le délire bachi uc dans lequel il n'y a aucun dm wmposanls qui ne soif ivre puisque chacun de ccs composants, en se mciianl i I'dcurt dm autres se dissoui immédiatemeni, ce ddire wt t!galment simple d transparent Transparent d'une transparence absolue (René Char : Artine). Transparence qui révèle et protége la libertb des images, ui jouent mais pas h la marelle, car le verbe jouer n'est l u s le doublet parent pauvre du verbe jouir depuis quo knton, au temps des sommtilr, a dit : La mots, larmois enfin font I'aïïmur. Les ob'ets sudalistes (dont l'idée naquit d'une sculpture animée e Giacometti) eux aussi font l'amour, eux et leurs reflets, les notions, depuis ue ne s'opposent plus A leur liber& ii leur mouvement, a richesse. la proqriétf!, attributs divins du capitalisme et, comme Dieu, principe da paralysie, de mort. Ren6 CREVEL.

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