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SOMMAIRB UNE HISTOIRE DE COMMIS-VOYAOEURS

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Rapports du travail ARAGON Cantrlbutton A I'avorintellectuel et du ternent des &tudes capital. maldororiennes. D. A, F. de SADE.. Lettre intdite, Benjamin PERET , Potmes. Maurice HEINE Actualitt de Sada J.FROIS-WITTMANW Les mots d'esprit et Lettre ouverte M. l'inconscient. Abel Hermant. AndrC BRETON La medeclne mentale Hommage iZ D.A.F. de devant le surrkaRtn6 CHAR Sade. I bine. Cfeorgts SADOUL Le nouvel Assommoir. AndrC THIRlON Rtponse a un recours André BRETON et en grace. Paul ELUARD , L'Homme. ARAGON La Guerre A la mode. NOTES Paul ELUARD.. Lord Patchogue. pur Maxime ALEXANDRE, Paul ELUARD, Albert VALENTIN. Le haut du pave. Marcel DUCHAMP.. Formule de I'opposiSplVpdor DALI, etc. Andce BRETON

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&y=-voua que ~ c rproducteurs auraient i n t ~ At Dini cs cm,emmwt oonccvtwvoua cri assoclatlom?

dm mmciationi pour exploiter s u r a h leur (L'Eaprll (mwli.15 aoat 1890.)

humain, s m Clre marehan- toujours contradictoirement dise. L'homme gui, par son avec ce jugement, colut de la produit, saiisfaif son besoin postérité; 20 paxca qu'iI eat pusoztnel, trie bien une valem lmpossfble d'apprbcicr sa vad'usage, mai8 non pas une leur B la mesure commune de m m ~ i s e .Pour produire l'heure de travall. (Si un poéte i'homme I'uppCtil de I'cspri2, d a marchandises, il jauî qu'il met une journth A € d m un eussi naturel we la faim ; produise non pas u n e simple poème, et le bottier la mbme 20 celul qui a pour objet de vdeurd'usage, mais une valeur temps A iaiw une paire de satisfaire chez le producteur d'usage poupunt servir d autrui, souiiers, il n'en est pas m o h des besolns tout 31 fait autres ruic ndeur d'usage sociaZe m. vral queces artfclesnss'4chm(argent, honneurs, gloire, etc.). Remarquons que le problkme, gent gu&re et que ai 1s bottier La vieille coexistence de ces envisagé sous l'angle intel- recommence le lendemain, le deux tendances, jolnte & I'd- lectuel se complfque du fait poéte n'est pas forcément fort de la seconde pour ne que cette valeur d'usage so- capable d'en faire autant). paraître faire qu'une avec la ciale peut se constituer trés Je m'empresse d'ajouter lentement ; Baudelafre criblb que, blen entendu, f e suis première, est de nature etoulier le vdritable débat, de dettes, ses heritiers s'enri- dans ce domalne contre toute que vous ne vous souciez peut- chissant de plus en p!us. On revendication Lmmédfate, que btre pas d'instituer. peut en déduire, d'une part, j'entends me borner ici A faire Peu importe, en effet, de que Baudelaire a &th frustré apparaître l'antagonisme absavoir ri les services rendus de ia part de skurit6 maté- solu qui existe entre les conpar le capital A cette seconde rfeiie & laquelle il avait droit ditions d'indépendance de la classe de producteurs, en em- en f i a n g e de son travail (et pensée qui finit trop tard, ploh, en pourboires et en cda en vertu de toutes les il est vrai, pour celui qui par avoir raison cmix, les récompensent d'une lois économiques d'equiva- pensait maniére plus qu'hquitable, lence), d'autre part, le cas de de la lachet4 bumaina et les moins qu'équitable, de leur Bauddaire Ctant g6nérdisabls conditions d'6quilibre provizUe P tenter de faire valoir 4 toute la cattgorie de cher- soire d'un monde oh il est idéologiquement ce capital, en c h e m authentiques quf nous autrement eIiicace A tous adsumant chaque four la dé- occupe, gu'ii en va, en rbgime égards de considérer qu'en certaines moyenne r sur une heure de de fense de son armée, de Bon capitaliste, église, de sa poüee, de sa productions tris rares de travail Ie capitalisme s'en aihijusîice et de ses mœurs. Cet I'esprit comme de l'extrac- bue la moitit... sans paiemeni Y. individu fait partie LntégFante tion de certaines matiéres Jusqu'h ce que cette Ccrasante du monde capitaliste et la précieuses qul, telles le dia- dette se paye il n'y a pas lieu portée de ses déboires avec ce mant, toujours d'aprbs Marx, de faire un sort aux doldances monde ne saurait donc excéder sont loin, h ceux qui les spCcUiquement lntellednelles moralement celle des débohes cherchent, de a payer compld- qui, dans la mesure oh elles d'un autre exploiteur, mettons temcnf leur aaleur i. sont fondkes, n'ont pas A se pour faire image d'un négo- La rbglementation profes- taire jour sous forme de dant en caoutchouc. sionnelie du travail intel- vaines ddmarches corpomtiLe producteur intellectuel lectue1 ainsi conçu est et sera ves mals bien plutbt doivent qu'abstraction fait6 de celui- toujours impossible dans la déclder ceux qui ont ainsi ci je veux considérer est celui soci4t6 bourgeoise : 1 0 parce patir de l'ordre actuel des qui, par rion produit, cherche que cette rdgiementation n'est choses servir sans rbserves, A satisfaire avant tout Je justiciable que d'un jugement comme étant la leur, la cause besoin personnel de 8on esprit. qualitatif qui s'est rCvCIé histo- admirable du prolétariat. a Une chose, âit M m . peul riquement Btre non celui des ANDRE BRETON. Lfrc utile c i produit du irant~il contemporains mais, presque Pour éviter a priori toute conîusion, il est ndcessaire de distfnguer deux principaux modes de productfon intellectuelle r : l* celui qui a pour objet de satisfaire chez

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ACTUALITE DE SADE On voudrait, h cette pIace, donner aussi souvent que possible des textes inédits ou inconnus d'un auteur si proche de nous qu'il faut u n r&l effort pour finagifier que dix am seulement nous séparent encore du bicentenaire de sa naissance. Alternant avec ces révklations ou restitutions, on souhaiterait offrir une revue pdémique des infiuences, sans cesse lus marquées, que Sade imprime B l'esprit contemporain. De ces é1Cments d e Cahisrs adisfes, on a dessein de bannir presque toujourt, les commentaires critiques. Il serait aisé, ar exemple, d'en surcha er le document qui va suivre : mais quel lecteur ne regretterait e trouver ainsi affaiblis a poétique valeur de mystére. l'accent inoul de cette lettre sans équivalent? En décidant une telle abstention, on reprend donc, il sa bassesse prés, le ostulat d ' h t o l e France : *Il n'est as nkcessaire de traiter u n tute du marquis d e Sa e comme un texte da Pascal (*) i. ne i'dtouffera pas. en effet, ce texte vivant, sous des gloses édantes, mais on le reproduira avec la conscience dont l'employ& de MM. Lemem et &ravay se targuait précisernent de se passer. Un siécle de 1Acheté et d e carence, responsabIe soit de la destruction, sait du re& de chefs-d'œuvre inédits (**), voilh qui im ose certains devoirs aux involontaires héritien de cette période néfaste et, d e toutes nos orces, reniée. On sent donc bien qu'il devient impossible de laisser sans réplique les insultes que de misérables r roquets se permettent avec d'autant pIus de cynisme que le r dogue n'est plus 19 pour lever bien audessus de leur museau sa patte distributrice. M. H*

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LETïRE INÉDITE DU MARQUIS DE SADE (*+*) (4 octobre 1779).

Murfin Quiros... lu fais l'insolent mon fils si j'etois la, je fe rosserois,... 'c t arrachemis ion j. de ioupcl taux, que tu renouvelle fous les ans avec lcs poils de queue es bidelj de la rouie de Courtheson a Paris comment fairois lu uieux mdiin pour re mer ça? aint dis comment fairois tu? t u f en irois comme un prcard qui abbaf des nom tiraifIer de droite et de gauche tous ces ~ i e u xchose noirs ui bordenf les bouiliques le soir Ie long de la rue St Honort, et puis le lendemain auec un peu c colle forte tu arrangerois ça sur ton pieux front d'PcuilIe de fapn ut ça n'y paroiiroii pas plus qu'un morpion sur la a marmite D d'une g... n'est ce pus mon !ils Allons tache... f a d e un peu de faire je t en rie car je rn'rnnuiyc d ' e h si longtemps insulté par la canaille, Il est vrai que je jais comme es dogues ei quand je mis foufe &e mcuft de r ueis et de doguines aboger apra moi je levt la jambe et 'e leur pisse sur te nb. le d a sçauanf commc un in folio, ou a t u ris lunf e bel!es choses?... ces e l c p ~ i s qui lueni Cesar, ce Brufus qui uolent des bœufs, ce Hercule, cette bataiîle de P m e l l a , cf ce Varius I... oh :que tout ça est beau. Tu as vol4 tout ça un soir en rwenant de mener ta maitresse souper chcs sa comrnere, iu lui meIIois fout ça dans la queue de sa robe, a mesure que tu Le prenois, et puis fu faisois comme celui qui g mangeoit des cerises, de façon que la paume marquise est urrivde le soir ches elle QUEC des dephmis. des hercules. ci du bcerifs d m SU robe, ce qui la faisoit tenir droite et roide tout comme si elle n'eut pas dd La fille d une presidwite, Queu~uetu me parle de femme grosse je ne t ai pas d m 1 3mon jeu pour d u f m apieines, moi, l e te l'ai donné pour toi... est ce que tu es pleine toi est ce ue md (**++)Putulos l'est? ou bien si c'est milli (+*++*) PRINTEMPS? dis... dis mois onc qui wt ce qui est pleine chcm vous. Ma foi au sur lus le soit qui voudra tu te souviens de ma chanson Heureusement que je m'en t. eh je la chante ici $12 fois le jour. d je Ia si/\Ie qu&e.

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J*) Paga 29 de la préfaca signée A. F.P Dortfou lu B L m i a du Sort, conte inédit par b de @ild e manurcrlt avec une notice iur I'autm, Fhrhi 1881. ki-16. Sp wt pour i a pmdèn foin d u i Iplfni1CI1 r*um&,nmiOI Far in l e m &rita en t7û2, pur ÿ m è r e tob a u i a o m ew.m.tm ou IMwtunes <(. fa m d t b 6a1,W.

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K2 1h) . &Avignon (Ma(. Wnt OoUUon R

mm . IldM. tm.- nutogmph. :d%i2L_ - M-5% PIIW w y,?,, nA n'cri &lie - ue p La Jeunwse. Ao-dtuui d4 i'mdrae. it md.db-~aa&arb-mobaummtqus a lsttrs de cachet au dodom d'ma mPta Ctruig+im,1a mention r pondu E'Z"~LIY 1779.(&ai t l o r i dCtsnu de Vliictnnei). Xa graphie et la ponctuation sont id ildêiement transcstt~.&ai pue P" sr a d p t l o n i at WU 8Fourceda Juillet

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Tu dis donc comme ça mon fils M a t i n que je n'ecris pas a ion goui ;ecoute un peu mon raisonnement a ce suje/. Je n'ccris que pour ma femme, gui lit ires bien mon ecrifure quelque mauvaise qudk soif. Cern qui SMS aucun titre, ei s m s aucun droit, vedutt four~rleur nt5 dans ceiïe witurc qui ne te plait pas, fils n'en sont pas content peuoenl s'a Ier f f Veux tu de I'erudition a ruent sur cela, eh btcn en wüa mon fils ei le mdie et la femdle ut se donnetttces airsla 10 de se facher du lieu ru je les enwige ,me dpndmnl s'ils neulent ]rranchcmtnt avouer lm outs ce que te rcgent repondit a une f m e qui se laignait a lui ut le cardinal Dubois9 famit cnvoyke ou 't? les enmye. Madame, le cardina est inwknt. 8 a k il est quelque fois de bon conseil. A ieu Quiros. Mes compliments a Gauiruche quand tu ïe verras ;dis4ui que je suis bien enchant4 de sa tessuredion et surtout je t en prie ne m'oublie pas sui (***) rnilli PRIN TEMPS. Ce 4 au soir en recwant ta 3* leitrc ou a la. minule comme di2 milli Printemps.

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LEITRE OUVERTE A M. ABEL H E-, de Z'Acaùkmie française. Monsieur , Dans une feuille de ublicitd qui a pour titre Les NouveIIes IiiilraIFes, M. Robert Kemp comrnertpit nagutrc (*P.*) un artlela en prwalkre page u ces trois Ugncs riches d'lnlormations : a Connaissez-vous dCj1 Ic baron DolmnncCt Abel Hermant, dani son plus jeune roman, Tantde, vient de conter l'histoire de ce vieiflard r. Sinckre au feinte, l'ingénuitd de cette question de M. Kemp, au seuil d'une étude sur Paul et Virginie, n'était pas pour me d t laire. Sans aller fusqu'h m'écrier, comma DoIrnana5 lui-mbme quelques aankes avant que e voas intéresser B son histoire: cette ing&

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*) Ca mot r e m p h pcrlc qul est ntd. *O) Ce mot rumplaos l u mota s u r mtlll, rayb, m a ï a ïaïwéa IntuitlormcIkment ap ***) Cs mot -place lai mota p~ dc. t i y b . malr Lnlsséa ippurenti. Lu nom sn !in '**') NU& dri 26 i d e t 1830.

ti pour le doublsrslu. at m grwcuactêrm.


nuité me fait horribIement bander (*) r, je n'en pensai pas moins qu'en des temps mieux avertis elle efit suffi i rom uer le déjahonnement collectif de3 vieilles fiHes du provfnce qui font des Nov~ellrrPeur t t u r e hebdornadalre. Et dam I i conviction que vous-rnhe, Monsieur, cCdant A la mode tttraire, veniez de composer Suppltmenf (Z la P h i b rophlc dans Ir Boudoir, j e rCsolua de me meuru ce T u n l digne ~ p,~ ar îà ~ de mettre l'eau la bouche tout au m d a s de son tventual lecteur. II me faut donc 1s reoonnattm, l'article de M. Robert Kemp d u t h son plus sur ddfaut de me candatre B ses fis. J'imagine en anir,d&j& trop dft pour que vous me fiuslez I'injure de me ranger parmi ceux' qui découvrent la personnage de Dolmancd en ouvrant votre Ilvre, c'est-+dire dPns votre public. Non plus que vous, Monsieur, je ne pouvais ignorer que DolrnancC, pnita onista fameux d un manue1 dS6rotologlefort apprécié, comptat au bas mot cent soixante&ze ans 68ge aujourd'hui. Aussi bien ne m8arrCtd-jeg u h P In bande coalcur d'si 6 rance où Miteui, pour allCcber le passant, s'exclame en csractkrts d'afficha :a tes bras tendus vers la jeunesse 1 r A ce degré de sbnilitb, l'on tend, ma foi, ce qu'on peut, et c'est ddjB faveur grande que de n'dtro pas m&me hémiplCgique. Ma surprise commença ourtant dés la page 7, oh vous en prenez A votre aise avec la chmnolo e. Vaus etes bien on, Monsieur, de n'accorder que soixante-cinq automnes au h4ros ont la vigoureuse maturité dbfrayait déjh la chronique scandaleuse du Directoire 1 Mais je passe sur cet invraisemblable anachronisme et poursuis lit sCiie de mes dtonnements. Soixante-cinq ans, pour un r vieux-beau r, c'est la belle dge, comme dit sans doute votre a populfste w de concierge. C'est, si vous prbfCrez, l'époque transitoire oQ le vieuxbeau, quoique auteur d'un regettable Essai sur la ~ i e i l l e s ~due kcheur (**), na se confond pas da toute dvldenca avec Is gAteux. HQai I au cours de mm fkture, de p6aibiea decep tions m'étaient réservées. Dolmancd, ce fier tenant de l'amour physique et, qui plus est, sodomite irr8ductible. je le retrouvai rndconnaissable, marib... pkre et grand-pbm... ému our une bru dbsirable du plus va e, d u moins exprimé complexe d'œdi e... enfin reduit dpicr de loin les &bat8presque diliants d'un couple ou d'un trla an@ s iur une p l i s bretonne I Croyez-vous donc justifier une si pitoyable caricature quand vous lui prCtez des intentions de cette force : r Aucun mot ne lui raisait peur. D'autant qu'il n'ignorait pas que, s'ii avait le godt du vice, il l'avait trop raffiné, trop délicat our jamais pousser les choses L'odeur du festin el do A fond. Comme nu don César de Ruy Blas, il lui suffisait l'ombre du mal (O+*) a. Eh bien, Monsieur, ce Dolmancé avait plus d'accent quand, fort peu satfsfait de telles viandes creuses, i! ne s'embmassaft pas de nous dire : r Ah, foutre, est-an ddücat quand on bande (**+*)1 ini de nous prouver par l'exemple que toujours, sinon en tout Iieu, 11 poussait les choses h fond. Vous avez beau vouloir 4tre cru sur parole lorsque vous avancez que votre bonhomme ressent encore de temps en temps r un besoin sadique ou vulgaire d'expressions crues et précises (+*+**)n, vous ne réussissez qu'A faim regretter le sikcle oh son truchement s*appelait le marquis de Sade et n'avait jamais la peur des mots. , Au reste, cette épithkte, tdf ue, que vous tenez, il v a sans dhe, pour injurieuse et qui vous &happe, da mCme que cambdoleur Imprudent laisse tomber do sa pocha h pièce .il conviction de son imminent rocbs, ce seul etit mot derive d'un grand nom suffit h ddnoncer votre braconnage 1 ttéraire. Tant % gens ont avant vous pillé ce no man's land qu'est I'œuvre de Sade e t du moins n o t ~ i r eau plu8 célbbre, d'un Raban P un Mirbeau, en ont escompte ou recueilli de d faciles profits, que vous avez cm expddient de tirer il votre tour quelque avantage de ce r vice impuni B. Braconnage ? Pas meme* Votre permfs de chasse. est en vers :

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~ a c e ' d ' ~ b etJu, crois et broutes ~ o h t m eles punaises des bois (**+"* ) 1

Et Maldoror servant déja d'enseigne B un débit d'alcool, quoi de plus in éniuux que de reposer Dolmance ih un commerce d'encre? Signe des temps que cette v a t e dans laibfection .entre I'Asrommoir et l'AcadCmle, ces initltutioni Lgaicment nationalei. Veuillez mire, Monsieur, ii la sinetrit6 des sentiments qui me dictent cette lettre et avec lesquels je signe

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MAURICEHEINE. p) Lu Phlhophlcdana lc Boudoir 1795, t. 1. p. 32. (**) Abel Hermnut, Tani~te.1930, p. 45 st *lm. (**O) Abel H c T ~ L Tantalc, ~~, 3930, p. 91.

m d8 Side, LU P h i h p h b d m t Boudoir, 1795, t. II, p. 61. Abel H u ~ l a a t , Truiialc, 1930. p. W. (*****a) Ch. Baudelatn, tr Fimm du Mal ( A M e t Caïn). (*'**) (****O)

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JUSTINE ou Les Malheurs de la Vertu.

HOMMAGE A D.A.F. DE SADE

il faut que le grand dictionnaire pousse jusqu'au dévouement l'exactitude bibliographique pour donner place dans ses colonnes, cdt4 des chefs-d'auvre litt&aires, A ce produit honteux de la manie et de l'érotisme. Nous n'en dhons que quelques mots. Celui qui écrivait de pareilles choses, qui reflétait dans ces pages immondes

Quelle existence particuliérement bien comprise arrivera 4 percevoir 4 l'heure d'un couchant exceptionnel Ies vibrations de l'insolite monument dresse sur une grhue de pierres h a n t h A la tirnite des eaux mortes entre deux rivages il jamais arides? Quand le silence rassurant se sent chez. lui le mystBre allume de monstrueux feux de paille : feu de paille celui qui de memoire d'ombre rbcite la ses pendes e t ses dCsire, véritt déchuante, feu de paille celui qui sur les d e s peutdtre quelques faits rCels de la folle précipite, A hauteur d'aigle, la modie de sa vie, avaft sa place démasquke, feu de paille aussi celui dont les étranges marquée A Charenton. propos découvrent aux paralytiques les impressions GRAND LAROUSSE. saisissantes.

.,,J'aime A les entendre, ces gens riches, ces juges, ces magistrats, j'airne A les voir nous précher la vertu; il est bien difficile de se garantir du vol quand on a trois fois plus qu'il ne faut pour vivre, bien difficile de ne jamais concevoir le meurtre quand on n'est entoure que d'adulateurs ou d'esclaves soumis, dnormernent pénible en vérité d'btre tempérant et sobre quand la volupté les enivre et que Ies mets les plus succulents les entourent, Ils ont bien de la peine h Ctre francs quand il ne se prdsente jamais pour eux aucun fntéret de mentir. Mais nous, Sophie, nous que cette providence barbare dont tu as la folie de faire ton idole, a condamnés & ramper sur la terre comme le serpent dans l'herbe, nous qu'on ne voit qu'avec dedain, parce que nous sommes pauvres, qu'on humilfe parce que nous sommes faibles, nbUS qui ne trouvons enfin sur toute la surface du giobe que du fiel et des dpines, tu. veux que nous nous défendions du crime quand sa main seule nous ouvre la porte de la vie, nous y maintient, nous y conserve, eu naus empêche de la perdre ; tu veux que perpttuellement soumis et humiiits, pendant que cette classe qui nous mattrise a pour elle toutes les

L'incorruptible séducteur s'kioigne comme un orage. II Ces bouleversements derrihre les paupiCres nous conduisent infaiIIiblement $ une mare dure et g h sante o ù dort sous une nu& de mouches vertes l'immol biiité au diapason. Pour pouvoir s'en approcher il faut avoir cru plus que de raison. On dit alors à haute. voix ce A quoi on ne pense as. J'ai voulu dire : r Le cœur du lance-pierre trouve e chemin du poéte. B Le temps m'a rouvé par la suite ue mon existence h ce moment-l pouvait tout au p us déserter deux nuages et une épave encore A découvrir. Une obscurité croissante sembIable iicelle qui régne sur les visions tombe dans les yeux de Pikr. A l'horizon, des mains tkméraires ont soulevé pour le plaisir les lourdes pierres horizontales. III Sade, l'amour enfin sauve de la boue du cid, l'hypocrisie assée par les armes et par les yeux, cet héritage suf ira aux hommes contre la famine, leurs belles mains d'étrangleur sorties des poches. RENB CHAR.

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LE NOUVEL ASSOMMOIR La sollicitude du capitalisme pour Ie prolttariat semble sans limites. Le président de la Sociétb des Aciéries de faisant récemment visiter ses usinesa une Chambre de ommerce énumérait les bienfaits qu'iI prodigue, ses ouvriers. 11 ne se contente pas de leur offrir cent millions de salaires par an, il consacre également quinze millions & d'admb'tes œuvres sociales. Cette somme considtrable est presque entiérement absorbbe par des assurances légalement obligatoires et par la construction de logements que nécessite 1 importance de la main-d'œuvre htrangére, mais d'autres bonnes œuvres n'en existent pas


moins : l'édification de magnifiques églises pour l'instruction et I'I'éducation r du peuple r, quelques école3 d'apprentissage, t un service de retraite pour les vieux d t e m B, une organisation médicale et, enfin (: toute une &ne d'œuvres de récrkaiion... r Le bon patron, gui n'iftnore pas e l'oisivet4 est la mhre de tons les v~ces,n a pas en eIl-'fet vu cmltre sans fnquibtudeles instants de loisirs qu'il est bien obQé d'accorder Q ses ouvriers e t i'un de ses principaux soucis a été de leur imposer, avec une sollicitude toute paternelle, des

faveurs de la fortune, nous n'ayons pour nous que la

pelne, que l'abattement et la douleur, que le besoin et que les Iarmes, que la flétrissure et I'kchalaud l Non, Sopbie, non, ou cette providence que t u v6nCres n'est faite que pour nos mgpris, ou ce ne sont pas 14 ses intentions Condistractions choisies. nais-la d e u x et canv8lnc-tbl Le bistro a perdu bien des vertus. Les ouvriers pour- bien que dés qu'elle nous pIace raient maintenant y passer un tem s trop long e t des dans une situation oh le mal discussions qu'ils y tiendraient résu teraient souvent un nous devient nécessaire, et déplorable k t a t d'esprit. Une crise dans le recrutement de qu'elle nous laisse en mCme l'armée et de la main-d'œuvre a d'ailleurs appris que temps la possibilité de l'exerI'alcooI était la source de tous les maux, du paupkrisme cer, c'est que ce mal sert ià ses la tuberculose, maux dont ce pauvre Marx avait cru voir lois comme le bien et qu'elle I'origine dans les institutions même du régime. On lui a gagne autant A l'un qu'A donc substitué un certain nombre de distractions plus l'autre. saines : les publications populaires, le cinéma, la radio ..., SADE. Les Infortunes de la toutes contrblées soigneusement par une censure de fait Vertu, p. 34 et 35 (Editions ou de droit qui est la garantie de leur parfaite inocuitè. Fourcade). Mais ces divertissements conservent un caractkre intellectuel trop marquh ce qui suffit parfois B les rendre dan e INTELLECTUELS CASreux, surtout en cas d'abus. Pour les corriger et les comp B TILLANS ET CATALANS ter le capitalisme a créé une admirable œyvre de récréation, -EXPOSITIONS - ARla plus saine occupation des loisirs qu'elle ait jusque-ià R E S T A T I O N D'UN découverte, le Sport. IBITI O N N I STE La compétition caractérise le sport et le distingue du EXH DANS LE MÉTRO sim le exercice. Si l'on se place au point de v u e sportif Je crois absolument imposon ira, entre autres, que l'hommequi accomplit un certain acte physique dans un temps donné est supérieur 2i celui sible qu'Il existe sur terre qui 1 accomplit dans un temps plus grand. Par exemple, (sauf naturellement l'imle cycliste qui parcourt cinquante kilométres en une monde région valencienne) heure est supérieur 4 celui qui met une heure e t demie aucun endroit qui ait produit quelque chose de sf abomlOUT couvrir la même distance, ou encore l'ouvrier qui fabrique, mettons cinquante casseroles en une hcun est nable que ce qui est appel6 vulgairement des intellectuels supérieur it celui qui a besoin d'une heure e t demie en faire autant. Des championnats équivalant ceux e la castillans et catalans ; ces derniers sont une &orme fabrication des casseroles ont déjà 6th institués. M.BaiIb cochonnerie ; ils ont i'habia par exemple créé, entr'autres bonnes œuvres, un iCrit rium des porteurs de L'Intran n, et ce philanthro e a réussi tude de porter des moustaches de la sorte A concilier sans difficultb la rapidité e la diffu- toutes pleines d'une vMtab1e sion de son journal et l'intérêt qu'il porte aux sports. et authentfque merde et, pour Le cychte qui fait aujourd'hui quarante kilométres la plupart, ils ont en outre A i'heure ne doit as désespérer d'en faire un jour ou l'habitude de se torcher le l'autre ch uante. #il pratique un certain nombre d'exer- cul avec du papier, sans se ciees supp émeutaires, s'fi s'abstient soijlneusement de savonner le trou comme II tous excès intellectuels ou physiques, s sil fait montre faut, comme cela est pratique durant la course d'une certaine énergie, s'il use, pendant dans divers pays, et Us ont celle-ci, de certains excitants, il améliore sa forme, et les poils des couilles et les assera ainsi d'une r classe r dans une classe supérieure. aisselles remplis matérielleauphioritk du coureur le plus rapide n'est plia discutbe ment d'une fnfinitd groddes sportifs. mais celle de l'ouvrier le plus productif, dogme lante de tous petits et enragés du capitalisme, est généralement peu admise par le ml&. a rnattres Millets a, r Angel tariat. Le bon patron, désireux de récompenser ceux e ses Guimeras S. Parfois,ces int& ouvriers qui araissent s'éke assimilés cette vérité prelatellsrt~tlic t t l l p n s ha miere, leur of re tout un jeu de a prima r. Si tel homme gu(*) s hLerp rMiruIlsr t n n t ~w n t : Domenach m, d i X~XOU, hlqui a de la peine à produire quarante piéces h I'heure peut Pcnunw. Wanud Brunet. en produire cinquante, il n'aura qu'h utiliser des recettes vador A v n i d i Sam,PPmptn Fibri et mguclqu" .utm ci&mtiOu s ortives pour ambliarer son rendement. Il usera-mod& A r d h et F c ~ t n n i e t rbaii dont r ment, le travail aux machines nécessitant une certaine je ne me i o u l i m i pu.

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lcctnels aîfectent de poils et mutuels hommages, et voiih pourquoi fIs conc&dent aux autres r mutuellement i que leurs langues sont trts belles, et de ce fait ils dansent des danses rdellement icojonudas rn telles que la sardane, par exemple, qui eIIe seule s d i r a i t pour couvrir de honte et d'opprobre une contrée entibre Q condition qu'il fdt impossible, comme il arrive dans la région catalane, d'ajouter encore une honte

1912, un spécialiste soilicité de définir les bienfaits qu'avaient retires de l'éducation sportive la gbnbration de orcs qui auaient se Faire tuer deux ans plus tard, avac Ilentrain qu'on sait, kcrivait :a Je crois d ceci me semble très important p u r l'avenir de l'nctiuitd française que le de plus it celies que constituent s rt, en monirant d chaque adolescent, par des mesures cl par elles-mbmes le paysage, ChronornUraqes indisdables. quelle est la l i d e marima les villes, le climat, etc., etc. de ses forces physiqu es.. le prk are c i I'idde ue ses auires de cet ignoble pays. facultt5 naturelles... ne peuvent c situer dans a vie qu'd La seconde ou la troisitrne catdgorie. Cela ne i'emplchua par de mcfire foui son orgueil d rester le premier de sa sdric cf d L'activité surréaliste ii en se pcrfedionnw dans sa spécialité...Dès maintenant il semble projet toute une série ~ystd- u t l'éducation sportiue a prépart! noire Emile moderne 12 matique d'expositions dont la L e bientdl.,. l'homme mnocntibk el ralisfuit d la place qui teneur concréte est soumise lui convient... Le Sport a beaucou rkduii dans tes colliges en ce moment B l'étude, et It nombre des dlbes qui voulaient Ire Li la fois Napoldon ei dont il est impossible de Vidor Hu O et Paganini s (Geor es Rozei, La jeunesse prkvoir en ce moment la Spartioc, l'opinion. 7 septemhre 912). portde et la signification, mais Notre auteur parle surtout pour les jeunes bou mis ce qu'en tout cas nous pouvons qui constituaient la presque totalité des sportifs d' ors, avancer, c'est son caractbre mais il est aisé de tirer pour lui des conclusions qui s'appliférocement extra-artistique. quent au prolétariat seul. Admirable discipline qui ne Parmi d'autres projets, une se contenté pas de donner ii l'ouvrier la force, l'énergie et exposition d'objets et d'images l'optimisme qui lui sont nécessaires pour accomplir au et de f etiches catholipues, mieux son travail mais qui le persuade en outre u'il doit choisis parmi ceux qui da se contenter de la place que lui assignent s e s ~ a c u l t b , façon plus aiguil figureraient restreintes par définition, tout en se perfectionnant dans la pédérastie. le sadisme, etc., sa modeste spécialité. On peut être assuré F e les fantbmes occuperait une place prépon- de Marx e t d e Lénine n'iront, pas plus que le r spectre dérante. Cette exposition (qui mu e hanter un ouvrier empreint de tels principes. en tout cas, ne manquerait L k nombre t r è s restreint de sportifs, m i s par leurs pas d'ktre des plus iimpres- dons physiques, leur chance, leur entrainement, assent sionnantes r, outre son senspro- dans une cIasse B spéciale : celle des cham ions. omme Imateur 61ev8) manifesterait tels ils sont chargés de défendre l'honneur de eur pays dans le premier point de vue réelle- différentes compktitions. La bourgeoisie leur F a i t un sort ment analytique de la ques- semblable celui qu'elle réserve aux r intellectuels B de tion, étant donné que ladite toute sorte qui la servent, eue les &tribue selon leur mérite exposition serait annoncée par et leur sert un traitement qui varie de celui du cardinal une vigoureuse pr4face psy- & celui de l'enfant de chœur. Les minimes appointements chandytique cornphtente. des sportifs de cette derniére catqorie apitoient profonD'autres expositions se base- dément un écrivain dont je ne sais trop s'il se nomme raient spCcidement sur la Robert, Guitard ou Bernier, mais qui est ou sera, j'en suis capacité fetichiste contempo- certain, i'un des plus brlllanta rédacteurs d'un quelconque raine, et on y montrerait ou r Echo des S orts m. La grande pitik des églises ou des laboon y v e n M t non seuIement ratoires de rance m'ayant tou'ours profondément &mu, des objets dktenninds appar- 'e ne suis pas insensible aux ma heurs du a prolétariat du tenant aux gens les plus de Souffrance e t j e souhaite ià cette campa ne le divers et les plus signiffca- aucdadectllejadisentrePnseParunmerrib~actueldu !,O.P. tifs, mais dgalemtnt des objets Garchery en faveur d'autres miskrables prolk&ires, les flics. que de façon déiibérbe cerLes matches oh s'affrontent les champions, génkrdement taines gens, auxquels nous rkunis en équipes nationales, suscitent parmi r h o n n e accordons une Importance public qui sineresse au sport en ]France une émotion tout-8-fait spéciaie, seraient parfois cunsidérable. La lecture des comptes rendus des

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réunions ou prouesses sportives, e t 1e-s commentaires qu'elle provoque contribuent heureusement 4 détourner les amateurs de sport de préoccupations d'un autre ordre. Les dramatiques étapes du tour de France ont contribué A rejeter au second plan les grèves du Nord, e t dans certaines entreprises le grand intérêt porté par une partie des ouvriers at l'amélioration de la race chevaline empêche lus efficacement qu'une mesure directement rkpressive, re progrès de la propagande communiste. Les journaux ont d ailleun soin, surtout lors ue I'issue d'un match est favorable illa France, d'en tirer 'utiles leçons qu'acceptent sans tro de difficultés leurs lecteurs. La France conserve une ois de plus la coupe Tilden. r L'adresse, Ie courage, I'alIant, i'esprit de décision, telles sont les admirables qualités françaises qui ont ermis cette victoire, aprés tant d'autres. a Leducq, ma gré une chute grave remporte, durant le Tour de France, l'étape GrenobleEvian sur i'ltalien Guerra. Les Français déjouent une fois de plus les provocations fascistes. Tout en gardant la dignité qui convient devant les grotesques gesticulations d'un César de Carnavd, elle montre qu'elle saura, le cas échéant, r ler en deux coups de cuiller A o t le compte des mangeurs e macaroni comme eue a rbg é, en son temps, celui des mangeurs de choucroute. Deux cochons traversent 1'AtIantique. Triomphe du courage... Triomphe du sangfroid Triomphe de la patience Ce triomphe est une victoire du Français, du tempérament français, du sang français, de l'esprit français... Ce triomphe est la victoire aussi du travail français fait en France, sous l'inspiration de maîtres français, par de simples ouvriers de France, qui demeurent les premiers ouvriers du monde. C'est ainsi que tour & tour, sous ses différents aspects, le sport apparaPt comme le miroir de la rationalisation, du atriotisme, de la connerie. La bourgeoisie qui Sa crké, i'a ait il son ima e. Ce simulacre, soigneusement conçu, h l'époque oa se d veloppait l'idée de la nation armée, se perfectionne chaque jour, se voit sans cesse pourvu de nouveaux tem les, de nouveaux rêtres e t de nouveaux fidèles. Les in ustriela sont spo& parce que l'école du travail. Les curés sont sportifsparce est l'école de la morale et de la religion. Les s orüfs parce ue le sport est l'école de la guerre. Les fgcs sont sport!r parce que le sport est I'&colede l'ordre. Leur ministre est aussi sportif 'eux tous. Les mots d'oqre politiques u gouvernement actuel, de i'énergie, du réahsrne et de la bonne humeur, du fair-play peuvent se résumer dans 1'4 ithete :+sportif dont aime & se parer Tardieu, I'un des p us brillants spécimens de la génération de jeunes bourgeois qui élaborérent, du début du sihde CI la guerre, la mystique sportive qu'il incarne maintenant. La grande machine h décerveler va, ces années, perfectionner son mécanisme e t son fonctionnement, en attendant le jour oh le pmlktariat, s'en étant emparé 8 la suite d'une révolution -triomphante, la détournera de ses buts e t Sadaptera h ses besoins. En attendant ce jour il est indispensable de lutter contre le sport aussi bien que contre aucune autre organisation agressive. Les ouvriers communistes de la F, S. T. pour avoir compris cette nécessie, voient appliquer A leur organisation un traitement particuliérement répressif. Nous ne doutons pas que dans un avenir trés prochain le dklit d'excitation de sportifs h la désobéissance ou s'entrave Q la liberté du s ort ne soit GEORGES ADOUL. retenu par les tribunaux.

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capables de choisir. Parmi les expositions d'objets. jusqu'ici plus ou moins précis, une exposition trés compltte d'objets A caracthre strictement pornographique, aurait une importance tout-Malt particulihre et scandaleuse.

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Au mois de mai dernier, sur le trajet Cambronne-Glacikre, un homme d'une tren-

taine d'années, assis en face d'une trés belle jeune fiiïe, edpara habuement une revue qu'il semblait lire, de telle façon que ne fut vu que de la jeune fffle, son sexe dkcouvert, en érection cornpléte e t magnifique. Un crétin s'étant rendu compte de cet acte exhibitionniste, acte qul avait plongé la jeune fille dans une énorme et d6lideuse confusion, mals sans la plus faible protestation, ce fut suffisant pour que l'exhibitionniste fut frappb et expuisé par le publie. Nous ne pouvons que crier toute notre

indignation et tout notre mepris pour une façon aussi abominable d'agir contre un des actes Ies plus purs et les plus ddsintdressts qu'un homme soit capable de realiser dans notre Cpoque p'aviüssement et de dégradationmorale. SALVADOR DALI.

DEFINITION MoraIe : par morale, le monde entend les égards que l'homme rend iî lui-m&mee t aux autres daris son propre salut. Le nombre e t 1s degré de ces dgards est ddîendnt5 différemment suivant les hommes et les sphhres bumaines. Cette sphks une fois donnée, la pensde n'a qu'P distinguer le gdneral du droit partlculier. Qu'est-ce que le but? Qu'est-ce que Ier moyen? Au point ' de vue du ialut abstrait de l'homme, four les buts sont moyens et, en ce sens, le principe : a La ffn justifie les moyen8 a est abso-.

lurnent valable. Lethe de J. DIETZOEN, ou~rier, d K.MARX (1867).


L'H O M M E Prenons le Boulevard BonneNouocIlt d monlrons-le. 1

LA CONCEPTION

Un jour compris entre deux autres jours et, comme d'habitude, pas de nuit sans &ode, le ventre long de la femme monte, c'est une pierre et la seule visible, la seule véritable, dans la cascade. Tout ce qui s'est tant de fois défait se defait encore, tout ce que le ventre long de la femme a tant de fois entrepris, de conserver son plaisir plus pur que le froid de se sentir absent de soi-meme, s'entreprend encore. C'est 4 ne pas entendre un souffle de bete fauve tout prés de soi. Ce n'est as le don qu'on aimerait faire d'une seuie piQe de ce trésor déterré qui n'est pas vie qu*onaimerait avoir reçue puisque aussi bien le ventre long de la femme est son ventre et que le rke, le seul reve est de n'être pas né. La nuit habituelle est tellement suffisante. L'ignorance y trouve si bien son corn te. Elle n'intemmpt pas l'amour qui ne se couche ni ne se 18ve. On a bien souf f fé sur les charbons, on s'est bien regard6 en face au point de se perdre de vue. Tout 4 l'heure encore, ' tout li l'heure encore... Nous n étions chacun que nous. L'homme ne se reproduit pas dans un grand M a t de rire. L'homme ne se reproduit pas. Ii n'a jamais peuple son lit que des yeux ardents de son amour. Il su pose le probléme résolu, et c'est tout. Le problkme est rarement résolu. Les c fonniers ont des fils qui sont en réalité des fils de rois, des fils qui confondent en ouvrant les yeux Ie diadéme de leurs méres avec les fanes merveilleuses des carottes. Des vipéres naissent quel ue part. Les phra de famiIIe n'en croient rien. On ne coupe la tete qu'au désir. lace, dit le conducteur du vieil omnibus, le conducteur ui te ressemblera, ui me ressemblera sans pitié pour les chevaux B tete de mer 'huile. Et, comme est tds poli, place, ajoute-hl, s'il vous pl&. L'omnibus fantbme est dbjh loin. Il faudrait rester le mCme toujours, avec cette déconcertante allure de gymnaste, avec ce port de téte ridicule. Mais voici que la statue tombe en poussikre, ~ ' d refuse e de garder son nom. Tu n'en sais heureusement rien et c'est A peine ni tu regardes du cbté de l'image murale qui montre Maze pa seul, éperdu dans la step e. U me semble que depuis hier il a bougé. Cette pi e est absurde, prenons ga e. Il y a ici dea murs que tu ne franchiras pas, des murs que je couvrinidTnjures et de menaces, des murs qui sont pour toujours couleur de sang vieilli, de sang verse.

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LA VIE INTRA-UT~RINE

N'Ctre rien. De toutes les façons qu'a le tournesol d'aimer la lumitre, le regret est la plus belle ombre sur le cadran solaire. Os croisés, mots croisés, des volumes et des volumes d'ignorance et de savoir. Par O$ faut-il commencer? Le poisson naFt d'une épine, la guenon d'une noix. L'ombre de Christophe CoIomb tourne elle-mbme sur la Terre de Feu, d e n'est pas plus difficile que l'œuf. Une grande assurance - et grande sans terme de corn araison permet au revenant de nier la rédith des formes qui l'enchafnent. ais nous n'en sommes pas encore 18. Les gestes interdits des statues dans le mode ont donné ces figures imparfaites et revenantes : les Vénus dont les mains absentes caressent les cheveux des poétes. D'une rive A l'autre, les kvandiéres se jettent Je nom d'un personna e fantastique qui parcourt la terre en simulant la haine pour tout ce qu'il em rasse. Leurs chansons sont tout ce qui me transporte et qui est pourtant transporté, comme les pigeons voyageurs photographes prennent sans le vouloir des vues du camp ennemi. Leurs yeux sont moins loin de moi que le vautour de sa proie. J'ai compris que le visage de la femme ne se montre as que dans le sommeil. II est dans l'éblouissement, parmi les herbes ré liéres es cieux. Du dedans comme du dehors, il est la perle qui vaut mille fois a mort du plongeur. Du dehors, il est la fronde admirable, du dedans il est l'oiseau. Les ronces le déchirent et les mûres Ie tachent de noir, mais iI accorde aux buissons la source singuü&re de son bouillonnement de lumiére. On ne peut savoir ce qu'il est devenu depuis que je l'ai découvert. La biche entre deux bonds aime me regarder. J e Iui tiens compagnie dans la clairiére. Je tombe lentement des hauteun, je ne pése encore que ce que donnent & peser de moins cent mille mètres. Le lustre éteint ui m'éclaire montre les dents quand je caresse des seins que je n'ai pas choisis. e grandes branches mortes les transpercent. Les soupapes qui s'ouvrent et se ferment dans un cmur qui n'est as le mien et qui est mon cœur, sont tout ce qui se chantera d'inutile sur une mesure deux temps :je crie, nul ne m'entend, je rkve. Ce désert est faux. Les ombres que je creuse laissent apparaltre les couleurs comme autant de secrets absurdes. J e vais, dit-on, voir. J e vais, voit-on, entendre. Le silence A perte de vue est le clavier qui commence par ces vingt doigts qui ne sont pas. Ma m&reest une toupie dont mon pére est le fouet. J'ai pour seduire le temps des parures de frissons, Ie retour de mon corps en soi-meme.Ah 1 prendre un bain, un bain des Romains, un bain de sable, un bain de sable d'Anesse I Vivre comme il faut savoir se nouer les veines dans un bain f Voyager h dos de méduse, A fleur d'eau et puis sombrer dans les profondeurs pour avoir l'appétit des poissons aveugIes, des poissons aveugles qyi ont r'appktit des oiseaux qui hurlent à la vie! A tsn entendu chanter les orseaux ven uatre heures de l'après-midi en avril? Ces oiseaux sont fous. Cest moi. A-t-on dkj vu le soleil couvnr la nuit de son poids mort, comme le feu couvre la cendre? J'ai pour soleils

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le assage de la flamme 4 la fumke, la plainte affolée d'une bete traquhe et la prcmi re goutte d'eau d'une averse. Attention 1 On m'attend. Le jour et la nuit vont &treA la gare. Je ne les reconnaîtrai jamais si je m'embarraslse des valises de la justice.

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III LA NAISSANCE

Le calcul des probabilités se confond avec l'enfant, noir comme 1a méche d'une bombe posée sur le passage d'un souverain qui est l'homme par un anarchiste individualiste de la pire espbce qui est la femme. La naissance n'est, B ceci prh, qu'un rond-point, Une parede auréole appliqube au fils de l'homme et de la femme ne risque pas de faire paraître moins fades les langes de rat qui lui sont prb arés et le berceau comme un égolit dans lequel on le 46verse avec l'eau sale et e sel de la betise qui a laissé attendre sa venue comme celle d'un phénix obkissant. Le voisin soutient qu'il est fait 4 l'image du feu de bois, la voisine qu'on ne peut mieux le comparer qu'A l'air des aéroplanes et la fée dhgénérée qui a élu domicile dans Ia cave incline 4 lui donner pour ancktre le gy se en fer de lance qui a un pied sur l'oisivet4, l'autre sur le travail. Pour tous $ tient ses promesses. Chacun veut apprendre sa langue filiale et interpréte son silence. On dit partout qu'il favorise de sa présence un monde qui ne pouvait pIus se passer de lui. C'est l'aiguilleur A uatre pattes, celui qui rovoque 4 coup silr le déraillement avec. vue de pont, c bbré par le Petit Journa 'Illustri. 11 porte en médaillon le sauvetage. #Papa*est un disque en forme de lune, abfaman a maintenant est concave comme la vaisselle. Pour suspendre l'effet d'une présence aussi obstinée que celle du vase de laiton sur la cheminée de sdpktre, un rayon de miel vient se coiffer dans la chambre. Tous les compliments d'usage ont été inutiles. 11 n'y a personne ici. 11 n'y a jamais en personne.

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IV De la fleur japonaise B la cuisse de grenouille galvanisée, il va falloir beaucoup do& pour s'apercevoir du changement. De la porte qui est un corps ii corps A la fenêtre qui est une mCIhe, le parquet est un perroquet, le plafond un corbeau qui a eu peur. Il a encore le souvenir da lendemain, le souvenir d'aventures atroces dans un brouiUard de pendu. il sait qu'il a dt& dénoncé, qu'un garde-fou est désormais autour de lui pour lémpkher de se jeter dans l'horloge inutile qui s'est mise A marquer les heures. L'aurore, de soir filtré, lui rappelle la chair nette qui, aux


approches de l'homme, disparaît toujours dans un bruit de roseaux. Car il touchera la chair longtemps sans la sentir, et uand il la sentira, ce sera ik la façon de ries bêtes charmantes qui ne songent qu'A a Iibertb. Tout un réseau de grimaces et de contorsions s'oppose à ce que le radeau de son %gzretourne 8 la source secréte de son cœur. Le soir a beau fermer la porte, une route de pas, de bruits, d'espoir et de fatigue Iui montre toujours ces grandes biîtisses noiresjou tout se cornposc pour lui.

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Le vague remplace peu à peu le diterminb. A la place du sang s'ktend le buvard,, le buvard qÙi éponge ses lettres toujours maniaquement datées du Creusot. Des eux purs de nuages se posent sur lui comme l'oiseau sur son ombre. Des lampes ga~aientde leur jupe de pierre l'escalier d'argent qui mbne au grand air des pays sans fenêtres. Que cherche donc cet homme qui fait une tache sur la terre? Ce pauvre abat-jour est 14 sur la lampe d'étoiles filantes. 11 se debat avec l'ombre nuancée qui couve dans ses plis des œufs de poule d'eau, d'où naîtront à une heure avancée le devoir, la chance, le petit bonheur et le fatras. Les puissances du désespoir avec leurs roses de savon, leurs caresses à c8té, leur dignitk mal habillée. b a r s réponses mouvantes A des questions de granit s'em arent de lui. Elles le rnénent Sr l'école du milchefer, aprés l'avoir affuble d'un t a lier*de feu. Eues le persuadent que le manche & balai des sorciéres pique droit dans une éternité grotesque de derritres brillamment éclairés. Elles lui baillent au nez surtout, et c'est ce qu'il y a de plus tragique, elles lui baillent la femme sans prendre m&mela peine de mettre la main sur la bouche, elles lui baillent les fruits de la femme A odeur d'amandes améres, enes lui baillent Ia beaute, elles lui baillent la durée, elles lui baillent le refus de cette beauté et de cette durée. Un matin, il est là, à regarder respirer une cheveIure d'anémones. La rue salue de toutes ses roues. De tous les astres celui-ci ... de tous les astres.., celui qui se soumet A cet astre inoubliable.. . 11 est si parfaitement seul qu'il s'excepte du total. II regarde le dos des livres qui se vobte. II écoute la musique qui reluit sur ses chaussures. A midi, quelquefois, il sourit douze fois. Il sourit encore la nuit quand il a peur.. II passe 4 toutes ses sensations les menottes du sourire.

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LA MORT

Une moire de campagne cache dans sa trame une fournaise d'insectes. De main en main, Je furet passe sous forme de scorpion dans la nasse de la méchanceté. Venez, petite fleur intraduisible, par ici (elle se cache). Eh 19 I chauffeur (il descend de son sitge et se sauve). Attendez, je me souvenais pourfant d'un nom... Une pelle

de diamaats A qui me rapportera ce chien que j'étais ! Et je n'oubJie rien. Il y a encore une bouteille de sang pour qui s'engage A vivre avec les images que je n'ai pas voulues. J e vais terriblement mieux. Les vains mots qu'on m'avait m i s dans la bouche commencent A produire Ieuc effet. Mes semblables me quittent. La main dans la

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criniére des iions, je vois l'horizon trom eur qui va une derniCre fois me mentir. Je profite de tout et de ses mensonges en onne d'8pluchure et de ce petit tour qu'il fait en passant toujours par chez moi. Rien ne me sert si bien que lorsqu'il me rencontre. Tout de meme que1 examen stupide 1 Je m'en serais tiré 4 Ia rigueur sans cette petite question d'histoire. Fort heureusement je ne m'&ais pas présent&. Les voyages m'ont toujours mené trop loin. La certitude d'arriver ne m'a jamais semblé que le centihme coup de sonnette & une porte qui ne s'ouvre pas. La souffrance meme Btait hantée. Quand cette femme A corps de persienne est venue s'éventer sur mon lit, j'ai compris que je devais avoir froid. J'ai eu froid. Mais la jeunesse veillait :en vérité j'avais 4 eine souffert. 11 faut avouer que j'ai gardb sa tête sur ma poitrine. Là, cette clart&:c'est sa ionne nocturne qui ne peut pas disparaître et qui soutient la nuit et ui fouille la lumiere oh je ne suis pas. Au reste, le puits est tout en surface. boucle de I'étb dans les cheveux du printemps m'a explique Ion m e n t ce qu'est la promesse. La pluie bestiale portait dans ses antennes le progr qui boite dans 1a mousse. Eile chante toujours le caprice taciturne et menaçant, qui laisse tout pbrir. Le son de sa voix est une cicatnce. Voici la grande place bégue. Les moutons arrivent fond de train, sur des échasses.

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ACTUALITGCR'ANTE t TOUS policiers 1 c'est la formuie dufour D, écrit ï'Eclto

du Paris en date du 14 aobt, On ne saurait d e u x dira Et pour embellir Ia citation, en voici une autre : r M. Jean Cntappe (*), préfet de police, vient d'ktre admis comme adhérent A la Société des gens de lettres. Ses parrains Ctaient M. PierreBonardetM. Maurice Dekobra. r ( I n î ~ a n s i g e a n i , 16 ao0t). M. Poinwh a fourni pour le dictionnaire de l'Académie iran@se la définition du mot r ouvrier B. La canaille I1 faut arobr comma da I'd AL aïpn da ts mbn~eurIO 6 Yui 1990, devant 1a TU,

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BuH.-mt h h Inamqua la ouvriera.

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BRETON É et PAULELUARD.

LA GUERRE A LA MODE Le prodige littéraire réside en ceci qu'il rbduit tout à l'ktat de théme. La guerre par exemple. C'est presqu'indttférent de savoir ce que pense au juste l'homme quf, s'est donne pour tAchs de dbcrh, de dtcrIre vraiment un tel monstre. Ses pauvres Lntentions seront mangées. D'oh toute une littérature infâme, alors meme qu'elle avait par cf par la de petits réilexes humanitaires. On sait ce qu'il en fut il y a plus de douze années : jactances de soudards, reves belliqueux des mallrigres, grotesque général d'une gdnération de graphomanes, U ne sert de rien d'y revenir. II n'en est pas de mbms quand nous assistons I rin retour offensif de Ia l i t t a t u e de guerre en 1930 ; ses auteurs ont tout réfldchi, tout bien pesé, et on ne les prend pas sans vert. Tout comme ils auraient bouffé du mnprdnce vers 15 ou 16, ils sont maintenant t c l W sur les homurs de la guerre et leurs fresques ne vont pas sans p a w m e , amertume et sombre humour, Ceci parce que cette littérature de guerre, est écrite en temps de paix. Il ne faut y trouver aucune garantie pour l'avenir et tout


au contraire se bien persuader que cette attention donnée aux choses de la guerre ne profite qu'a la guerre et redonne i la guerre une actualite perdue. Aussi peut-on voir qu'ainsi renaît ce viell esprit ancien combattant, qui est si détestabte, si piétre, si écœurant, et que dans les sales vieux mots (cagna, poilu, pinard) resurgit m attendrissement ignoble, ah c'&ait une belle jeunesse, pour un temps qui passe gentiment de la boue au pittoresque, de la vie au document. A cet dgard on consultera en se bouchant le nez,le numhro dYaoQtdu Crap6uillot, cette revue, née de la guerre, qui fait bIen tardivement preuve d'un esprit critique h I'egard de sa mkre, esprit critique qui tient de la rigolade des cindmas où l'on fait passer des films d'il y a quinze ans, meme quand on nous montre Ia photo des charniers de la Marne, esprit critique qui ne va pas plus loin que la casquette et les pieds en varus de l'avorton Poincaré, sans en 87 pages, une seule injure pour l'homme qui a voulu la guerre, ce qui suîfit A juger d'une telie publlcatfon. Le tout trks de gauche, et fort éclairé :si bien qu'il ne manquera pas, ce crapouiliotcrocodile, de se mettre la patte sur lem cœur et de protester de ses excellentes dispositions B l'indbpendance. Cependant, lisez les petites histoires que de Dekobra il Torrts ces Messieurs racontent, orthographiant aüemand : boche, pour faire nature sans doute. Regardez ces photographies de bordels allemands, de p6dérastes allemands, de héros français, ces scandaleux Ctalages de lettres naïves ddcachetées au cabinet noir, ces portraits de soldats qui ne sont ridicules que parce que ce sont ceux de gens du peuple. Remarquez que parmi les armCes alliees dont un tableau figure les pertes, si on trouve la GrCce, on cherchera vainement la Russie (*). Ddgustez l'apologie des contre-espfons (tout ce qui est national est contre, les espions ce sont les contre-espfons de l'ennemi). Enfin remarquez, page 45, en thte d'un article un peu plus crétin qua les autres, le portrait de son auteur ( J . Galiier-Boissike, dit la Iégende, se dltaehc ou dernitr rang au milieu de la porte) en 1914, lisez, page 87, ce Joli mot de la fin : Après amtr crifipu4 - avec quelle ~trdturd quelle passion! les tûnotgnages des mmbdtanfs, M. Cru prtpnte un nouveau livre oh la g m , de la mobilisation à I'urmisiice, sera prksentie d'aprds les meilIeures pages des tcrivains du front : Gemooix, PRrard, Llnker, Galiier-Boisri&+?, Delueri, Jaqucj Mebrer, Jolinon, Naegelcn, m f i t u m n l SANS DOUTB le fond de ceüe prCcieusc anlhologic. Puis dans la rédame retrouvez Galtier-Boissib de nos Jours, sa binette au-dessus d*une annonce pour La Vie de Garpn et La Fleur au Fusil, et tirez I'dcbelie. Non sans un coup d'œil B ce choix de livres sni la @erre, que vous pouvez acheter h l'office du Crapouilloî oa voisinent Pdtain et Barbusse, Farrkre et Reboux, Kessel et DorgeIés, e t c Sans parler de Norton Cru, dont l'ouvrage est, paratt-il, indispensable malgré ses partis pris pour constituer infelligmeni une bibliofhégue des liorrs de guerre. J e vous tais grace des livres de guerre en belle ddifion (sic). A noter que ne figure pas dans ca choix, le trbs honnete ouvrage da Charles Fravd (Histoire de I'arridre) dont il est rendu compta analytiquement dans ce même numtro par quelqu'un qril concbde qu'on peut en discuter d même &tesfer I'cspril, ce qui est certainement le cas des gens qui font le Crapulllot et de ceux qui s'en repaissent. Ce livre est le seul en français, que je sache, qui parle convenablement de la guerre, j'entcnds d'un point de m e ( O ) LM mat8 n u s ç r de k pars n'ont p u pay&Isi portetua ds mnC

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mmu, difW donc

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ne se tient donc pas encore pour battue, mdgrd su ~0lXUXltbdf~-8 An cinéma, au mois d'aobt 1930. vous assistez au défi16 interminable d'une pmmsfon, pendant que prbcha un Qvdqua: nous en sommes 18. Les grues ne font d'affaires que si elles portent une crolx entre leurs seins.

M. Paul Bourget, le parsonnage qui a Bcrit que les quatre piiiers de la ciflsation sont : la Chambre des Lords, Ie Vatfcgn, I'AcadBmia ZranCaJse et le grand EtatMajor allemand, publie dans le Figaro du 15 aoat un article sur les Assurances socfales. Est-il étonnant que M. Bourget injurie les ouvriers? Il est paye pour cela. Comme on peut voir, l'ignominie ne souffre pas d'interruption pendant ces vacanms d'kt&. Chaque four apports sa provision d'injures 1 tout ce qui mérite queIque respect. Mmms ALEXANDRE.

CE QU'ON PEUT LI= A l'heure oh la colonisation française est assalllle de vfolentea critiques - et plat au clel que ca ne fat que de critiquer 1 M. Jean Renaud donne une réédition eomplkte et déîinîtive de se8

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R ~ ; l g u t s Fripouilles. Noel SABORD (Paris-Midi, 22 aodt 1930).

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JI vient d'btre procédé, au ministke de la Gueme, au tirage au sort de la data fnitfals dtterminant I'ordra d'envol, en Afrique du Nord, des jeanes soldats appartenant la troisitme fractfon . de II c1assa de 1929. La date tlrb a ét4 Is 4. il resulte du tirage effednb que les jeunes gana d M p 6 les premiers pour l'ACrltp0 da Nord, seront ceux qui mut nés 1s 4 dbcembfe, quelle qas rolt t'année, piitii le 4 novembre, puis le 4 octobre et ainsi de suite jusqubau4 jm'

der.


L'attention des jeunes gens de se fixer déiiniîivement en Afrique du Nord est particuiihement appelée sur ces dipositions. (Exreisior~ 1930)* 4 Qu(est B*golf? Un Un homme dlp1omates que sds-le9 n'a fmpo*Pnce : je tiens pas ce que l'on soit escroc ou honn4te homme, BrhgoM est cela diplomate, escroc, gueux, soutier, soldat, etc., AmMqoe du Sud et du Nord et en Europe, --aussi ; est surtout un homme viDiurl' qd se On le fait bien rarement* *ddemment' On ne romam 'On livre nesque, pas d'ordre, rien de revolutionn*re; BrlngOu est verfdlqus qu'fi ne cache ses meditatIaaa mordeas ses remords rid'cules et humains' son goY pou le panaches doute y a-t-il assez de naïveth pour que nos ir mal du sihcle i nu nom de lem bon de leurTant tact et de leur rornànesque. pis pour eux. Nino FRANK (Zntrmigeunt, 22 aodt 1930). qui ont l'intention

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historique. 11 n'est pas sans défaut, ni sans illusions. Je lui sais cependant gré de nous remettre sous les' yeux un texte que l'auteur trouve :d'une telle klt?vation qu'on peut le clajser c i part dans l'immonùc iltiérature de guerre :iTu te bals conire le nationalisme qui est l'kgolsme Idché d'une nation, mais, aftenfion, Ie nai€unalismesPvif partout. I l n'est pas exclusif II l'Allemagne. I l s'est inf iliré en France, plus Cpars, mais viüanf, jiroct et néfasir. captfrui, hypocrite, ayant ramorsd eî fous les prkjugds, tous les grands mots... Aime la France, comme tu aimes ta mére. Veuille-la grande, veuille-lu noble, BZCBs. myonnmlc, mois ne la place par m dessus dc la /uitlcr d de la morale Cela etait sans doute trha différent de Füchepin ou Aicard, en 1917, mais au lendemain des mutineries, cela &+aitsigne Barbusse. Ce que c'est que la propagande intelligente, vous savez : par grossl&re,sime la France, bien entendu Ia justice, et qui donc a ramassé les grands mots? HenriBarbusse est consider4 comme un homme trés bien par plusieurs personnes dont certaines ne sont pas du tout de son bord. ' On a VU Vautre pnnte, un livre da Bleise Cendrars publie en feuilleton dans 1'HummttL. L'auteur de JBaifut, cette horreur brbve et bien sentie, vient de se signaler h notre attention en publiant les mCmoiror d'un nomme Bringolf, escroc, qui, comme c'est l'habitude cher les Suisses, s'est engage dans llarm&eIran~aiaspendant la guerre et qui maintenant ( f n i flu ça dans duiourd'hui, revue de Lausanne) se plaint que les torchons communistes lui rejette son passe i4 la gueule quand il a une situation quelque part dans l'fndurtde, alors pue sa belle facon de pourfendre l'allemand I'n rbhabiiité, ou ne le croyez-vous pas ? Dans l'un ou l'autre car, vous pouvez gagner un porte-plume rerervoir en inanivant sur une feuille mise P votre disposition par les editionr AU sana- mei il. combien de personnes seront de Votre avis et combien de l'avis contraire. Apologue-dpiloguc : Un monsieur qui a un salon avec une cheminte, y frdt une horrible ordure, l'appelle ordure avec horreur, puis se dit : iC'est mon ordure i. Et r4flt!chlraant, finit par la p h i u sous globe. sur sa chemin& de son salon. ARAGON.

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LORD PATCHOGUE

L'arme braquee par le suicide contre la vie en AVIS a toujours raison. Nuls débris, nulles ruines ne peuvent que le psycha- subsister a p ~ 6 sle assage de cette volont6 qui brûie nalyste pourraft Observer avec de tout détruire. ais un t e l attentat laisse e n t i h sgmpathie efîO*s de qaï, dans i'art e t en action, Ia farce de cdui qui l'a commis. Le regret d'dtre ne, ont esswye de renàre la pro- le besoin de mourir dis araissent avec le monde fondeur et la d i g d t d la qu'ils tuent. Seule, abso ument seule et pure, la vie humaine, par dd# le ensée satisfaite se considere e t se reconnaît. Jacques stade r des mensonges et des f3igaut a vécu avec le souci de cette ressemblance dissimulations B. 11 ne sembIu parfaite. Lord Patchogue en fait foi (*).

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pas qu'il puisse se faire l'allié PAULELUARD. de ce qu'ii combat chez Ie (*) Maii l'on M demanda par d ibui mlidrable ce texte emt tombé en névrosb individuel :la mordit6 sion on de ln Nouvelle &vue %LU que Rigaut rn~?pr!sa1 o u j 0 ~ 1ttb da ;- bref icuïi&reanentet publln ily n quel ea annCen une nouvelle de Drieu viûe, &us ~ l q u c ~ uc&tait t m d en rid~cute. ddnond IP censtue, fl puisse K o c w i e : ta Cctts nouveHe m'&taitdMi& dam l'intention M e n t e de m'o poser B prenh le parti de la Jacques Rigaut. Da manœuv& iembiables sa reprcdulswt r~gulgrement t Nouwlk Revue fmnptire. La dernlèra est un peu lus grossiem. J. F R ~ ~ ~ - P J I ~ H COR~ N H dana * M. Victor Crartn. qui a*ii pni connu Rigaut et qui at ausa 1oh que s i d ~ ~ psychmd~iiques t o ~ de ~ * n e t ~I t laquelia b c e l u i 4 participa. aynnt 1t6 ioigneuasmtOPCb% tssayer & k néparer do WC amis dndnlstitci et audalistea. t u pwf m&ernc (Rmue frm- peur Aind vi 1ii cmnllleria de M. Jean Piulnin. jadii d&oM d'uns Legioa çafse de Psychanalyse, nu 2). a'honatur da mede Ila ptsea de M. ~ncquc. ~ ü v l é t ed, d c ~ d e ,

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SUR LENINE Avec cette conception de la vie et des hommes, cette ardeur passiounle qu'il apportait en toutes choses, IUitch ne f u t rien moins que le vertueux petit bourgeois pour lequel on veut le faire passer quelquefois : homme daSnterieur modtle avec femme, enfants, photographies des membres de sa famille sur Ie bureau, livres, robe de chambre ouatée, un petit chat sur les genoux, habitation seigneuriale dans Iaquelle il se u repose r de la vie publique. Le moindre de ses actes est vu B travers le prisme d'une sentlrnentalitdbourgeoise. 11vaudrait bien mieux s'abstenir de traiter ce genre de thkme. KROUPSKAIA. Souvenir sur Ltnine, p. 193 (Bureau d'dditions),

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BOBARDS ET FARIBOLES Hypocrisie de la chose le chemin de Buenos Aires. fariboles, une lettre de géntrai imprimke, l'&an épique des Que de la bave de notre français, q g , d'avoir decoujournaleu, ii distance, prend barbichu les dites grandes vert, lors de l'occupatfon, que un ton farce, et, parce que le jeunes sœurs americaines et les Aiiemands n'&dent pas ridicule fait aisément figure latines se régalent, fassent des betes sauvages, avait dtcid'inoffensif, les memes gui- leurs choux gras, la traite dB une alliance avec l'ancien gnols de la presse permettent des blanches n'a pas encore ennemi, pour une belle petite aux mPmes sanglants bons- &puis4 notre réservoir natio- guéguerre contre la Russie ou hommes poiitiques de s6vir n d de putasseries, finasseries, 1'Arnériqut, au choix. en 1930, comme en 1910. andouillasseries. La création Et quelle jolie carte du Vingt ans de foutus, mais pas juridique des personnes n'est monde naus aïlons avoir grAc0 pour tout le monde, puisque certes pas un mythe, et pour A Paneuropa. nous apprenons, de nos grands parer B la crise de fa natalité. L'Europe sera rose et ce organes à'informatfon, qu'un il y a naissance de jolies rose s'étendra aux meilleurs de ces curés-tueurs qui don- petites sœurs, les Entités morceaux d'Asie, d'Afrique, nafent l'absolution B l'ennemi, cheres au vaniteux individus- Et si VOUS VOUS permettez da sous leurs ordres, assassinb, lisme de ces temps. faire observer ti un paneuro: vient d'etre promu officier Nous connaissions le visage pden que l'Algérie, la Tunisie; de la LCgion d'honneur. E t nos de la France. Nous savions le Maroc et le Congo c'est peutpisse-ligne de louer la charitt? l'exacte couleur de ses ch+ etre !'Afrique, U vous rira au chrétienne de ce monsieur veux, bien qu'ils fussent ca- nez, car si les racea se dis(aujourd'hui 6vQque) si cbBs sous le bonnet phrygien. tinguent les unes des autres, prompt A sauter de la mitrail- Dame patrie &ait plus foncée et les unes aux autres s'opleuse au goupjllon. que l'Allemagne (en dépit posent, il est bien entendu que Dommage que le Monsei- des brunes juives beriinoises), nbpes e t jaunes blanchfront gneur n'aille pas A Deauville. plus claire que l'Italie (malgr4 dks qu'll y aura quelque besoin Avec sa robe it traîne, les blondes piémontaises et de ch& A canon. la mitre, la crosse et le rdvoher les rousses vénitiennes). Or, Toute classification hud'ordonnance, il n'aurait pas un peu de patience, et bientbt maine, e t mile surtout qui mal fait entre 1'Agaga-Khan l'on va nous dire si l'Europe s'autorise du prfsme des et .le sempiternel Chiappe. est mUe ou femelle, albinos ou peaux, n'a jamais &té, jusqu'h Joll trio et symbolique de Ja fauve, grfice A ce vent qui, de ce jour, que prkteitte aux plu6 soumission aux faits. A cette la Pologne au Cotentin, de la sinistres abus de confiance, grasse trinite on opposerait Finlande ti Gibraltar, assemble et si le h p e a u de la Rbvolule spectre solitaire, famdlique les traits d'un continent. tîon déj$ claque noir aur dd de l'anarchie. On se rdjoulrait Pangermanisme, pansla- exsangue, c'est que bientbt de voir le mot d'ordre enfin visme? De la vieillerie, de la le n t!exaspérb par la lof synonyme de police et, en gnognotte, depuis que nous du lynch et tant d'iniquitb conclusion, Il serait affirmé avons Paneuropa, dont l'in- entrera dans la ma&, sa118 que chacun doit accepter, venteur, le comte Khoudenov pitié pour la ihdalitd colodsans regimber, sa place dans Kalergi (moitié autrichien, satrice et missionnaire dei le grand bordel social, puisque moitié japonais, philosophe visages pâles, cœurs p u c i la prose de notre petit pbre paneuropden de la plante et tons incolores qui n'ont Poincard (lui-mtme soumis h des pieds A la racine des quand mtme pas réussi ii l'organisation pourvoyeuse de cheveux ) dirige une revue pa- ddépigmenter le color& nos grandes jeunes sœurs neuropéenne où j'ai eu, jadis, latines et americaines) a suivi le plaisir de lire, entre autres REN&CREVEL.


FORMULE DE L'OPPOSITION DOMAINES

I

(D.16). Ces deux polygonss ont la proprihtd de m se rabattre l'un sur l'autre : chrtque case tecoavtant une casa marquée da la meme lettre. Comma dans la p r e m i h 6tude de BIanchettt, lI faudrait o p h r une translation du domaine principal blanc de bas en haut pour ensuite ir rabattre les deux domaines t'un sur l'autre suivant la cbarnlère c8-h3.

frmmes vers le haut.

D. 17).

Ln sa ra elle que dans la pnirnibm atuas ds ~lanchef8,In translation d uns seuls tn, verse avalt 4th suillaante our opCrer le rabat' tement : nous uvans d j8 conclure ue par inilogie op os tioo h~tbmiioxequi rd& cette dtu<uda sera S'ordre ond, et que, au lieu d'dtre sur dfagonales w slnct (dans la premihre étude de Biancbetti la translation avait 6th d'une traverse seulement), l'opposition hhtbrodoxe se passera sur deux diagonales 8 distance de trots unit& l'uns de l'autre (comme l'indique la translatloa). Prati uemmt, dans le D, 17, pour ravolr ai le R b anc h c4 sans le trait) ii 1'0 hétérodoxe sur le noir B d8, on d p acera rn d'abord c4 de trois traverses vers Ie haut, obtenant ainsl la case A' qui, 4 rabattue suivant la charniers c8 M';donne la carre d8.

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-

Ettr8?&empis :

Le El blanc, B d2, sans le trait, a l'opposition hdthdoxa sur le R noir & f7 parce que, transférêe de trois traverses vers le haut FI) la case à2 (devenue d5) est en opposition M rodozc sur mCmc dlagonule avec fl, suivant la charnlém

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- h3.


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rnetaocie pom d~taminerl u m e r en op osltfon h4térodoxe d'un domaine prin-

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cipal l'autre : 10 a DdpIacer ila case occupée ar le R blanc de tmistrpprnesven1ehiut(dan8ltbg19,c~vimtlc4). 2@Avec la charniére c8 h3 comme base, r rabattre w La case de transIatfon c4, dans le camp noir : la case obtenue (18) sera en opponitton b4t&odoxe avec la case orf POU g e n e x % piut &CI que l'op ositlon hétérodoxe ici est d i a g o d e d ~ ~ n s r a t i o n L de i r ,meme quooniimlt pu am, dans la remibre &tudeBiaachettl, que 1opposltion hét rodoxe etait diagonalr &Cranslaiion un.

-

4

k%ait?%rnde est facile II, vVarlfier pour chaque case du domaine principal blanc : 10 Translation de trois traverses vers le haut. 20 Rabattement suivant Ia charniére t8-M. La distance diagonale des R est paire sur dfagonales noires (exemple :f8 c5) et im fiire iur diagonales blanches (exemple : e8 c ).

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-8

Domaine secondaire du R noir.

(D.21).

Nous a v o u dd I vu comment le R blanc empeche le R noir e pén6t.m P b6 (cases conugubes X Y 2) ou I g3 (cases conjuguési O hous avons vu aussi comment, au moyen I'opposltlon hdtdrodoxe àiagonale h tranelation trois, le R blanc peut maintenir I'dgaütB dnns les domaines principaux, fl reste m e artle du cam noir Zr8, h7, h6, h5) qui n'a pas e correspon te le camp blanc.

d

B

t

k. 6

MARCELDUCHAMP. (D'un l f ~ rite parath: L'opposition et les casas confuguéer sont réconcilites).


LES PORCS EN LIBERTE /

On peut justement se de- tantin-Weyer a dédie P. C. de de canailles de cette esplce, mander aujourd'hui comme Compagnie au soldat de elle peut Otre fiCre d ellecertains le firent en toute deuxihme classe Joseph Joli- meme. bonne foi pendant les cinq non (en effet). r A ce tarif, le années ue dura la guerre : soldat de deuxikme classe n'a 17 mars 1915. ~ u u i ! prendmnr fin lei pas dfi souvent gofiter P la hostiliîéa 7 r Toutefois les amelle. Embras sons-nou ri, Bien cher Monsieur, essimistei sont d'accord avec ére d'armes. Ces deux voyous P u optimistes sur lei math- me font l'effet d'avoir couche voici mon buiti*me mois de riaux & ap orter pour résou- avec la m b e femme, de lui Cam agne et ma santé est dre lpinw&uit probiemo : ivoh çoU6 la vtmle, puis, fort8 exc&snte, PM une blesiurs. accroissement sans retard de du droit dune pareille maia- ~e la veine. ~e ne leur capitd respectif. Et pour die coni re, d'avoir ensuite doute den pour a entretenir l'es rit dans cette appel6 les copains. En France, mais advienne que poj*ea forme partic&&re les .bons il n'en faut pas davantage tub ma pa et l s a d Français en 1930, s'absorbent our vous rendre céllbre du des heures d'émotion dans la iecture de livres d i t g &ur PU lendemain. ui valent bien des de guerre, oh leur imagIndfon anndes. Igous avons debut4 en intense et leur mélancolie trouvent un Cependant que de BWbi Agace, au par trois sûr aliment dans les debantes on ne revient pas, en Indo- fois nous avons asse en pays scènes de meurtre et de pil- chine les indigknes sont c f t h annexa et nous tions joyeux. le temps d'bvaar au devant le8 tribunaux français, joie da c o w e dm&. 11 a fond de leur conscience le puii assassines froidement, 16 f a u évacuer l'Alsace et repasremords de n'avoir pu nccom- gdmenf pour avoir tentd ser la fmntlke. vous avez su pür au deraier moment le de se libérer de l'effroyable la guerre sauvage et meurgeste qul consiste P lllcher un joug qui les écrase. Retenez Mére que le 140 corps a fait etit coup de ieu h tel encorn- en passant le nom du bour- sur les des Vosges ; irant .blessé, geste f leur a u ga es de 'hrdieu cols, dans les forets, sui les a d t permis de jo dans et de i'impb disme, ~eSpOn-deux rives de la Meurtha : la paix d'un ma ot au moins sable de la tuerie, le gouver- sans vanitb, les troupes alpines q w i inaceesdib e e celui neur geadral Pasquier s'est ont 6th magnifiques et beaudm mnndidii ldgtii&e. chW36 d ' d c u t e r r m ~ t e coup de nos camarades repoxmnt et sans trop effusion sent aous les hautes sapfniéres. Le Ce Be- est ?=sC de s m g - c'egt le terme Le,I& I, d.U jounial capitaliste ~t mdntenant voici mes plus misCrable aercice' dei pretres dtats de servicb : Sous-lieuminle avec un bonheur &gai -les Ordres tenant commandant la comla Eni8ie et la Qudques II est r e ~ o l t i nde t uinrtntsr p n N e 1s 6 septembre, Heutepules l'idmlrnblc voix de CcS nsnt 1s 30 se tembm. station POmat en ~ t r c si-i'exceptjon la mot P de 2 . -6% dtalur m'est pklibl~1 h h a qui uon & l'ordre du 140 corps, dinde d~compositlon ne font 1s sicrifice de leur vis Quoiq'on dt pu fdrs d e u x , 'Ottant *tivernBnt we de pour recouvrer leur liberte et pas jPesphe p 'aena Odew* y a ~ c l l sde htn~ opprimes qouter quel uc meore, du de lDeSprit : on vous soit tombés en -de artis est que d'excellents 'OnsdPlu l u OMM der des eula ~ l d a t ae t je les dme tantin-Wspcr, ceid-18 m b a flotted ~ des ~*dec8~h o m~e s justement h peu rks Eien, c'est tr&sinteressant de seuls uamés Pour les d fen- commander B 250 hommes, onorineues la iapnde d, t de Monde qiil dsetre une force. ~e Ph fait v a a n d o n n e r cette ,dmger mis la g u m e vant l'ennemi.un homme Comprenez tôt cause épineuse, f b p p p d h a du bon, Ne nous plaignez *'au geste poUVmt qui faute d'optrateur eut pu tmp. rét6 'Omme un se dbroulei indbfiniment, au . fit h~p a ~ t db~ QU&O Mon MomieUr,je De temps autre on mssi trks heureux d'avoir de son revolver et lui fait iauter apprend que vos nouvelles. Quelle classe '8 en quelques centaines ds -aest ) , J Je suir qu'u passant que c8 gentilhomme qui a de ïi graine, P l'en IIpmfimm croire il compte parmi aes ndnés tera du san de ses et cotte brote de gbnLOII ma communique cette il y aura de a gloire pour l d Yuid-wit encar* de lettre de guerre. ~'ignorses monde. Bien aifectueusement, il est advenu de son auteur. Voici ia grande trouvaille de n tempi de aix, un grand signé : G. SAUNI&. l'éditeur pour le lancement de pays comme a France, doit l'an de wr iivres de guerre : avoir l'ambition d'&tendreson RENÉ CHAR. a IA Ileutenant Maurice Cons- empire colonial. Avec l'aide

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Retenons, de l'&té qui s'achéve, qu'il y rBgna un temps de chiens tel, que jamais leur meute n'eut autant Iicence d'occu er lés trottoim et d'y aboyer au passage de cortéges ou l'ansiversaire de ceci, a commémoration de cela, recoururent aux plus sinistres chienlits pour nous témoigner que la gueuserie actuelle, reproduisant la gueuserie historique, la dépasse et s'ajoute 4 eue. Lorsqu'on dit ve la puanteur du cloaque s'exalte, on peut entendre B la fois par la, qu'elle s accroit et qu'elle s'en réjouit. Qu'elle s'accroisse donc et, au cours des fbtes qu'elle se donne, qu'elle s'en réjouisse. Ainsi la tache sera ais& aux hommes de 2030 qui, s'ils veulent se souvenir des hommes de 1930 et leur rendre l'hommage qui convient, n'auront rien de mieux 4 faire que de Ieur consacrer dans le dCfil4 un char colossal, en forme de mitrailleuse, oii prendront place l'effigie d'un pape, d'un préfet de police et d'un génkral. J e livre l'idée pour ce qu'elle vaut et elle nous vaut cher, au prix des coups de trique, des interdictions et des menaces grandissantes que nous subissons quotidiennement beaucoup moins. sans doute, qu'on ne le désire, mais, tout de mCme, un peu plus qu'il n est tolérable. Et le loisir ne sera pas laissé aux mites de s'attaquer à la friperie théAtrale qui, travers les rues de quelques pays occidentaux, sert aujourd'hui au rappel ou à la glorification révoltante de tout ce qui nous est un sujet de rkvolte dans le passé ou le présent. A peine accrochées aux vestiaires municipaux, on nous promet d'en faire sortir 4 nouveau ces dbfroques pour quelque autre cérémonie et, par exemple, à l'occasion de cette prochaine exposition coloniale qu'on nous annonce A Vincennes. Soit. On n'a plus de raison de se gener. Nous assisterons donc 4 l'a othéose du massacre organisé ; de la chicote ; du trafic de la peau ; du travail orce ; de la persuasion par la drogue, l'alcool et les baiies ; de la main mise sur l'or, l'ktain, le coton, le caoutchouc, le pktrole, Soit; J'espére qu'on ne négligera pas de faire la part belle au r61e des rmssions religieuses, dans la tri% large mesure où il a contribué A I'abêtissement irrémCdiable et à la corruption de plusieurs peuplades sauvages. Car en uel ue lieu de la terre qu'il soit possible d'exercer impunbment un brigandage profitab e, on peut etre assuré de rencontrer Dieu et ses ministres. Pourtant, en dépit de lui, en dépit d'eux, il ne semble plus ue les choses aillent toutes seules, en ce moment. Elles vont mCme plutbt mal, p utBt bien, en Chine, en Indo-Chine, en egy te. Et ces histoires-18. uoiqu'il se produise, ne sont pas de celles qui finiront en c ansons, n'en deplaise qmconque découvrirait une intention facétieuse au rapprochement de ces deux textes, découpés dans les gazettes de l'autre jour, et que nous disposons A la façon des éiéments d'un monstrueux collage mental oh l'on voit le sang répandu régir la mode et ses affdtiaux.

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Nous auons déjà enregisfré 17 insurgés décapités à Yen-Bay; 2 d Vinh; 6 condumnés $ morî d Phu-Tho; 3 d Saigon; 5 manifesimfs fusillés d Ben-Thui, le l e ? mai; '20 à Cal-Ngan le 4 mai; 3 d Ch+Moi le 29,mai; 1 d Phu-Lâm le 4 juin; 2 d Hdc-M6n; 6 d Duc-Hoa le même jour; 3 ti Tdn-ThuBn-Tdy le 13 juillet; 3 d Cang-Long le l e i aoili; 128 dt'porlks d Cayenne; 600 autres vont L'étre, des milliers et des milliers meurent lentemeni d I'Zle Poula-Condore, dans les innombrables gdles de Hanof, de Saigon, en Annam.

De méme que Z'weposition des Arts Dicoraiifs a eu une grande influence sur I'archiiecture el I'ameublemmf, il n'est pas douteux que rExposilion Coloniale modifiera, elle aussi, nos go&. N'essaie-2-on pas, dès maintenant par exemple, de lancer, pour 2e.s femmes, k chapeau tonkinois, qui n'est d'ailleurs pas disgracieux? Et s'il avait fait plus beau, s o y u sdr qu'on aurait tmud le moyen de proposer aux hommes le casque colonial d la place du chapeau de paille.

ALBERTVALENTIN.


CONTRIBUTION A L'AVORTEMENT DES ËTUDES MALDORORIENNES On croit due une grunde ot?rift. &rit Hegel, lorsqu'on dii :j'hommc est naturelItmenf bon, mais on dif une plus grande oérili encore quand on dit : l'homme est naiurellemeni mauvais i.Chez Hegel, le mal est la forme sous laquelle se rkenie la force motrice du dévdoppemeni historique. Et, d vrai dire, cetle phrase a un doub e sens. Elle signifie, d'une part, que chaque nouveau rogrès apparail nkcessairemenl comme tui crime contre quelque chose de sacri, comme une rébe lion contre l'ancien &ut de choses en voie de disparition, mais sanctifit par 1'6abi tude, et d'autre pari, que, depuis l'apparition des antagonismes de classe, cc sont ~rt?cisément la passions mauvarses des hommes, la conooitise d le d b i r de domination qui sont devenus les principaux /acteurs du dkueloppement historique, ce dont l'hisfoire du f ëoduiisme et de la bourgeoisre n'est qu'une preuve continue. Cette longue citation d'Engels, ce ne serait pas sans susciter les h pocrites protestations de ceux qui honorent la pensée engeiienne, e t les honteux applau$ssements de ceux qui croiraient ignoblement ainsi la compromettre, que l'on pourrait la comparer dans ses conséquences tt l'œuvre du marquis de Sade e t 21 ses conclusions hiloso hques. Le probl&rnedu bien et du mal n'a jamais kt4 mieux pos&. et ce qui e s t k e n :mieux aitub dans la forêt des questions qui se presentent A 1 homme hésitant, prêt A n& li er l'éthique au profit de la olitique, la politique au profit des sciences, et ainsi de suite. ci le probléme moral cesse d' tre le fief, e t la sanction, de Cid6aIisme. La rupture d'équilibre entre les deux blea éthiques, la distinction m&me du bien et du mal, engendre le courant de l'histoire. uan$ Engels et Marx, poursuivant la liquidation historique de l'hégkiianisme font préQdominer contre le systéme de l'idéalisme absolu la notion du devenir dont il est issu, et du coup ruinant #tjamais l'a rit de systéme au nom du dynamisme, nient la conclusion morale hégélienne nécessitée par e statisme du système, il un moment donné du monde, ils usent du mal comme Sade, et comme bientdt Isidore Ducasse du bien. Que tout le mouvement de la pensée humaine pouvait &trenbgligC, si on tenait compte comme de son aboutissant de la osition hégélienne, voilà la Ieçon criti ue qu'A plusieurs reprises ont confirmé et Marx et ngeh. Quitter cette osition, aller au el8 do cette position, était la grande nbcessité humaine que i'ensemb e des forces appliquées en chaque point de leur univers imposait h ceux qui en avaient pris conscience. La contradiction sexueIIe chez Sade, la contradiction sociale chez Engels et M a n , la contradiction bthique pure chez Ducasse, sont les failles où s'acharnent ces trois pensées ; a leur niveau la conception du bien et du mal, et cele de leur rdle comme moteur historique (de l'individu, de la société, des faits eux-memes)sont remises en question. Reconnaître la similitude sous la dissemblance évidente des actions n'est pas ici un simple jeu : c'est le premier as vers une loi nouvelle que l'on ne peut se flatter encore que de pressentir. E t cette simipitude permet d'aborder ce qui a jusqdici sembler défier toute intelligence, ce dont on a tenu si longtemps A faire une boutade de peur de s'en avouer le mystére, 1'Cnigme qui relie et sé are ces deux monuments enigmati ues qui font sur notre horizon une ombre et une lumi re sans pareilles : LRS Chants de ?Valdoror et les Pobiw d'Isidore Ducasse.

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J e sais sous quels reproches tombe le jeu des homologies. Cela n'est pas our me retenir de me livrer Zi une certaine image abstraite, qui n'a de valeur que dans ce omaine transitoire oh d'abord un rapport s'aperçoit. Reconnaître certains motifs, et les réunir, sous Sapparente multiplicité des pensCes, introduit sans doute une mhthode morphologique qui permettrait de rendre compte de ce qu'il y a de vraiment humain dans la pende exprimée, qui permettrait de lui restituer cette vie qu'eue abandonne du fait qu elle se f i e . Tourner au bien ce qui a Cté écrit au mal, voila Sintention que se prete Isidore Ducasse dans une lettre concernant les Poésies. 11 est de fait que ces mots ne vont pas tout seuls rendre place dans la cervelle qui lit. II n'y a pas une puce de la rkflexion qui ne se soit dit : %em, tiens, & Pdnonc&d'une semblable proposition, pas une crotte de bique perdue dana une frayde de montagne ui ait songe I'ombre d'une cédille h croire que tes termes de cet 6noncd h u m a i e n t bien a pensée de l'auteur. D'oh vient cette compréhension goguenarde et autorisée de l'insecte e t de l'excrément? D'oh vient ce dktachement qu'affecte l'ceil devant la projection pelliculaire de la mgditation humaine 7 Cette liberté vaut qu'on

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la considére, car elle est nouvelle, L'incrédulité est-elle essentiellement r&w& Q Isidore Ducasse, au moins cette sorte d'incrkdulité qui ne rejette pas ce qui est dit comme non valable; ni la bonne foi de celui qui arle, mais qui s'exerce sur le rapport de la pensée et de l'expression<)Etrange histoire. ne semble pas pue cela puisse s'expli uer ri l'on n'admet pas que Ducasse ait atta u t la mtme une conception parfaitement tablie dans le monde dks 1870 de l'ineontesta8le supérioritd intellectuelle, voire ethique, du mal sur le bien. Celui qui ayant lu Les Chanfsde Maldoror s'arrache les cheveux tenant entre ses mains la réédition des Poésies, a tort de jeter encore des cris lugubres comme s'il était l'enfant qu'au chant vxa Maldoror ddpanthéonise si bien. Il ne corn rend pas le texte qu'il Kt, il veut A toute force y retrouver le livre précddent. Une idée pu rile de la continuité humaine, de la logique de l'expression, de la succession des idées, régne sur cet ktonnement maladif. 11 gdmit, estimant fourvoyé le génie du oéte. Et ce murmure plaintif durera jusqu'h ce que s'tléve avec la majestb de l'oie e t a pudeur de l'autruche l'idée rafraîchissante et maternelle de l'humour. Il a oublié, dans sa stupeur, l'expérience des vases cornmuniquants. Et cependant au fur et A mesure que s'éiévent alternativement dans l'attention approbative des badauds la potiche du mal e t la soupiére du bien, par le petit tuyau du discours, malgré la priére des forces de capillarite semblables Q la sentimentalite du lecteur, le contenu de ces oteries alternativement s'échappe, e t le gesticulateur A i'dr d'un con, B brandir Ie vi!t e comme s'il donnait A l'honorable assistance la douche Ccossaise d'un lavement conceptuel. Donc dés 1870 il était possible de prkvoir que ce jeu de bascule s'&terniserait si on n'y mettait bon ordre. Il fallait, il était naturel que cela vint d'un homme qui avait adopté antérieurement les consé uences extrêmes de la position romantique, cette instance oh le mal s'affirme, et niant e bien cesse dans l'instant même de pouvoir se effectivement le mal, nommer le mal. C'est arce que l'ancien mal a cessé dD&tre lecteur s'effare, gnand!bucasse annonce avec cette sérénitd incomparable qu'il va le bien. Ce qu'est ce bien, il semble que personne n'ait le courage de se le demander. J e ra pelle ici que les li uidateun de l'hégélianisme, ont passk par une ptriode hégblienne. J e rappel e qu'ils ont pris\ Hegel sa dialectique, e t qu'ils ont entendu la m e l h sur ses rétendant qu'elle marchait sur la tete. C'est une Mage. Mais ce qui suit aussi. ne te le action passe pour parfaitement corn réhensible. J e n'y vois rien de difftrent, our ce qui est du mecanisme, de l'entreprise $'laidore Ducasse tournant au bien ce qui etait au mal, et ajouterai que l'ana10 é se poursuit du fait que le matérialisme historique croit devoir ren re compte de toutes es att~tudesphilosophiques anttrieures ii soi-mtme, fat-ce au travers de l'idéalisme absolu, d'une façon ui trahit ce genre de préoccupations ue I'on voit B Ducasse, quand dans le domaine mor8 il reprend B son compte lui axiomes les esoraralistes passes. e t les corrige. VoilA comment. s'emparant de l'expression morale considMe comme la plus haute, dans Pascal ou Vauvenargues, l'auteur des Poésies entend remettre sur Ieun pieds les axiomes des moralistes anteneurs A cette négation du bien, dont il a l'expérience, et qu'il entreprend de réduire.

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Le devenir moral, cette idde particuliérement fati~antepour le chasseur qui croit viser sa proie et ne tue jamais ue son ombre, le devenir moral, ce conce t qui est pour l'individu l'arete du poisson qu'x avale, le perpktuel baton qui fait raler a roue-homme, le devenir moral aprés tout parait, on en tombera d'accord, au plus haut point cornparabte au soleil r,our ce qu'il ne peut se regarder en face, et A la lanterne du bordel pour une a u t ~ raison. L instabilité u'il suppose rend la vie dure ii celui qui en prend conscience e t tout justement mode ait cette vie sur une moraIe.statique, qui lui apportait si commo é ment la solution de toutes les difficultés de cette vie. L'homme s'en remettait Q sa morale, elle jugeait, elle pensait pour lui. Qu'est-ce donc qui fait que cela n'est plus possible? C'est ue cette construction qui jugeait des rapports des hommes les supposait immuables. a suffi de la considkation de cette autre morale qui est la morale du mal, pour qu'aucune forme fixe de morale ne Qtsubsister valablement aux yeux de lthomme.qui n'est pas uqe abstraction immobilisCe ans le temps, mais une partie d un système évolutrf, qui se modifie sans cesse aussi bien intérieurement qu'extérieurement. Pas plus que la momie du bien la morale du mal ne corn te avec le devenir, dont le mal apparaît l'a ent, c'est-&dire avec la vie. La position de d l d o r o r n'est pas tenable, et cependant Ma domr entend se survivre : c'est alors qu'avec une simplicité admirable Isidore Ducasse se propose de récrire au bien ce qui &ait Ccrit au mal.

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Si l'on a une fois pense ce qui récéde, d m a n t les brebis emballées e t l'orage qui de/&s'abattait sur le bassin des d e r i e s , on i'asrikra dans la fauteoil-bascule que voici, et sans perdre un instant de vue le caractbre dialectique des propositions de l'auteur, on Ies saisira une ii une, par le pied, comme des fleurs médicinales & double effet, et le livre dans la main du lecteur balancé, de lui-meme tournera ses feuilles qui ne seront plus déchirées par la eolére e t la stupéfaction, mais caressdes ar les modifications de l'heure, des fréquentations et des actions r4ciproques. Alon, et a ors seulement, l'humour, ayant repris son masque débonnaire, reviendra s'installer de plein droit dans les reflets chan eants de l'armoire glace. La chaine des rCflexions ayant enfin fait place B une sorte de ermeture Bclair, le temps passera sans qu'on y ait pris garde. Déjh, voici l'heure du dfner. L'œuf froidit. Et ainsi de la pensée. '

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La lecture des Poésies ne ressemble aucunement A la lecture d'un autre livre. Elle

lorsqu'une préface n'est préface pour devenir ce qu'il lui plaPt. Ecartez, je vous prie, le joli fardeau de vos couronnes mortuaires. Il faut s'en tenir aux faits.

ARAGON,

OU VIVONS NOUS ? Titayn4 publie dans Lectures pour tous (no d'aobt) un compte-rendu de son voyage en Russie qui est bien le plus pariait modéle de la besogne payde. Mm*

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V I E DE L'ASSASSIN FOCH

Un Jour d'une mare de purin une bulle monta et creva A l'odeur le pbre reconnut Ce sera un fameux assassin Morveux crasseux le cloporte grandit Le 14 juillet deder, Ernest e t commen A parler de Revanche Plchon, vingt-sept ans, con- Revanche e quoi Du fumier paternel seiller municipal communiste ou de la vache qui fit le fumier d'Ivry, arrache h deux enfants le drapeau tricolore A six ans il pktait dans un clairon qu'ils dtployaient fiérement. A huit ans deux crottes galonnaient ses manches 11 le brise, le ddcblre et con- A dix ans ii commandait aux oux de sa tete t h u s sa mute. La mbre indi- et les démangeaisons faisaient re ii ses parents gnte porta finmediatement Il a du génie plainte pour vol et Ernest A quinze ans un Que le violait Pichon fut envoyé BU dCpbt. et ça faisait un beau couple Tous les sourires et tous 11 en naquit une paire de bottes avec des éperons Ies haussementa d'bpaules du dans lesquelies il disparut comme une chaussette sale monde n'emptchemnt pas que la grandeur du geste Ce n'est rien dit ie êre d'Ernest Pichon fmse exem- son baton de ma& & 1iest sorti de la tinette C'est le métier ui veut cela pIe. Le métier etait eau et l'ouvrier h sa hauteur Y

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MM. Corpechot, Jules de Sur son passage des geysers de vomissements jaillissaient Gaultier et Mario Meunier et l'éclaboussaient présentent les a Maximes sur II eut tout ce u'on fait de mieux dans le genre la guerre r de M. Rend Quindes dégueulis bx 'eux de médaille militaire ton, biologiste et brave soldat, et la vinasse nauséabonde de la Légion d'honneur comme l'on dit. On peut y ui peu A peu s'agrandit lire des gentillesses de ce Ee mou de m u sou~fibs ' w a i t genre : et faisait dire aux passants pendant la guerre C'est un brave Il porte ses poumons sur sa poitrine 1 Le mâle qui tue sauve Ie Tout alla bien jusqu'au jour oh sa femme recueülit . monde m. le chat de la concierge a La g u e m est safnte parce On avait beau faire que ta justice n'y préside pas m. le chat se prkcipitait sur le mou de veau a C'est chez le fantassin dés qu'il apparaissait que bat Je cœur de la patrie m. et finalement c'était fatal il l'avala fl est thidemment domSans mou de veau Foch n'&taitplus Foch mage que les soldats du lieuce n'était que le boucher et comme un boucher il creva d'une blessure de cadavre tenant-coIonel Quinton n'aient pas pu lire sou livre. II leur aurait peut-btre inspiré de foutre & ce héros la baiie dans Ie dos qu'il méritait. Quand les montagnes tettent les serpents qui les etouffent Et quant A ses Cditeur$ nous espérons bien leur montrer un et les betes de san somment 19t5~ectricité jour que le mue qui tue sauve d'aller se faire pen re ailleurs le monde. la oussikre amalgamke sur les nouveaux-nés se end de haut en bas et sous la robe de soirPe Le numéro spécial de Vu apparalt le numhro gagnant pour le Centenaire du drapeau C est un petit chien qui compte jusqu'h 18 tricolore contient, sous lm0 et s'arrbte en gémissant parce qu'il a avalé la queue du 9 couverture insolemment bleue, si bien qu'aussi b i n que traînent ses blanche et muge, i'ensernble on decouvre le desert d'un rayon bleu?%%= le plus impressionnant de qui flotte au-dessus d'une bouteille de champagne vantardise et d'lmbéciIlitb. nant h cause d'un naufrage Voicl queIques titres d'artloh tout un séminaire fut pendu par les pieds d e s : Lu CUte d'argent rra& pour éloigner les puces qui s'étaient converties h faveur son pesant d'or. Le goût comme de la temp6te te taleni n'ut p u me mmIl pleut C'est vrai il pleut des fibres de palmier elicuidise qui s'&te (et l'on qui s'enroulent autour des maisons bourgeoises nous montre ces affreuses et les bourgeois sont des lamproies Berlinoises, ces monstrueuses dkvorées par les négres Américaines), Les femmes les qui depuis longtemps ont reconnu I'inexistence du p l u st!duiscuifessoni la femme$ Japon fran~aiscs (ici quelques pbo'on dit perché quelque part sur un arbre mort tographies ridicules de corn%b le matin sortent de belles formes blanches tesses, duchesses et rnarqni~s, des femmes nues qui dis araissent ensuite toutes vues sous la même dans la respiration des onneun angle et probablement Tout cela ne va pas sans une certaine stupeur atteinteu de torticolis). Le aui leur fait dire une fois réveillés train Ie plus rapide est frm$out tourne cuis. Lcs bdîiments de gilm Oui tout tourne jusqu'aux pIus beaux yeux du monde tu plus raptdu s o d fronçais. qui se vissent dans d'autres yeux Le &~peuufrurwais a c u i i am. que les fauves font le La suprtmafie de la technique et v restent mais tournent parce 6 u r de leur cage française. Soidafs pacifiques : C'est ainsi que le vent après avoir gonfle les tuiles des Les sol&8 de plomb r o d toitures redc~rnus français. Et aile2 i'asseoit tran taillement h l'ombre des grands arbres donc l La connerie est franet attend ln !&mation qui le réveiilem m e , la vérole est française, mais il arrive u'en sa présence. 143 porc8 sont françaim... deux automobi es se heurtent violemment Si vous ne me croyez pas I... e t projettent dans l'mil des fiics un grand jet d'iode PAULELUARD. qui en fait des morues

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CABOTS J'habite h Passy, au cinquikrne dtage, une chambre dont le pauvre aspect me rend fibre ; nous l'appelons a la mansarde r, bien qu'eue soit large et carrke, sans inclinaison et sans bosse. CTESSEDE NOAWS.

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de vieilles morues catholiques si salées et dessechtes u'il n'y a plus d'espoir l'en faire autre chose qu'une paire de ciseaux qu'on jette aux ordures Ensuite vient le savon qui malgr4 sa coxalgie court assez vite pour rattraper un cycliste Ce n'est pas moi car je ne sais pas me servir de cette bete ui miaule pour imiter les chats en rut n'est pas moi mais un petit chien qui a avalé la queue du 9

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De quelle Asie est-il issu Le palmier bleu du clair tissu? M m @la CTESSRDE: NOAILLES dans un modJlc de Poiret.

(Réclame pour des mousselines imprimées, Vogue, sept. 30).

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iJe veux &treaimd par des millions d'hommes l a s'écriait Bonaparte, insatiable d'amour. Dans la nuit du 2 Septembre, Costes etBellonta ont et15aime par des mfllions d'hommes. C ~ g s s I 3DE NOAILLES.

*

Marinetti vient d'btre promu chevalier de la Légion

d'honneur. LES TREIZE (Idransigeant,

22 aodt 1930).

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Le chasselas de la Treiile du Roy a été vendu hier Fantainebleau. Le lot 37 e ét6 ache14 par Mm. Nungesser. (Paris-Midi, 16 Sept. 1930).

SE LAVERLES MAINS Il a danne sa vaisselle 4 laver au Gulf-Stmm doré ses petits ains avec un rayon de soleil et maintenant i se fait une ceinture avec la queue qu'il a amchde au diable Tout cela lui vaudra de rencontrer la danse de SaintGuy au pied d'un escalier en colimaçon qui fait la pluie e t le beau tem s comme un petit oiseau sur le c apeau des braves gens C'est pour cela que je n'ai pas de chapeau c'est pour cela aussi que les poux détestent les miroirs que j'ai faits de mes yeux comme la luie fait le beau temps et le cheva le fer A cheval Il n'y a gu&e que le apier mural des chambres d'hbtel ui ne puisse pas en aire autant est vrai que les temps sont durs on dirait ma queue et ne s'inquiétent pas des grains de sable u'on trouve si souvent dans le raisin 'est un tort car d'eux vient le désert du Sahara et quelques autres

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BENJMIN PERET.

LES MOTS D'ESPRIT ET L'INCONSCIENT Les livres de Freud sont peu à peu traduits en frantpis. Le onzieme, sur Ies mots d'esprit (*), vient de parattre, treize ans a rés la traduction anglaise (1917)' et vingtcinq ans après la premiére édition alleman e (1905),*ce qui donne une ldCe de l'intéret du public m6dical français pour la psychanalyse avant ces derniéres annCes. Ce livre de 283 pages de petit texte est, avant tout, un excellent exem le de la méthode scientifique de Freud, modéle de probité, de profondeur et de courage. ans respect pour Ie caractére sacrk de ces provinces de l'activitk mentale (religion, art, mot d'es rit, etc.) que certains declarent tabou pour pouvoir y abriter des sentiments infantiles qu'i s veulent continuer de satisfaire et d'ignorer, Freud n'admet pas que, telle la SCquestrte da Poitiers, un esprit scientifi ue se réfugie, méme en partie, dans une r chére petite p o t t e r psychologique. Ce n'est f'ailleurs as par simple curiosité, ni pour vaincre une dûfiieultt de plus qu'il s'est atta uB au probl me du spirituel, mais dans le but d'blargir et de consolider nos connaissances es mkcanismes psychologiques en gdnbral, A cause de leur ktroite solidaritd : r toute acquisition psycholo@que, aussi lointaine qu'elle puisse paraftre, marque une avance, de prime abord inestimable, dans d'autres domaines de la psychologie n (p. 17).

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Si Freud, Le Mot dgEsprflet ses rapprta avec 1'Inconscienl; trad. Marle Bonaparte et Dr. M. N a t h , Pird,*)~ Prof auiiJ?i~~o.

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L'esprit sur lequel doit porter l'analyse, a dit Lipps, ce n'est pas celui que l'homme s irituel osséde, mais seulement celui u'il fait. En outre iI y a des quantités de mots dPwprit. h e u d cherche d'abord ce qui u diffbrencie dans leur forme (ce u'U appelle leur technique). Pour dtcouvrir cette technique du spirituei, Freud lui ap$ique un de ses procCdCs d'analyse les plus originaux, auquel il se prbte particuTiCrement bien, et qui consiste voir sous quelle condition il subsiste après que, par une rkdudion. on a détruit le lus possible de sa forme tout en laissant A la phrase son sens intégral. La preuve asoftient en faisant varier un dement tout en gardant les autres constants.

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Voici un exemple dm cette méthode e t du dsultat obtenu :Quelqu'un dlt B Heine en lu! montrant un fln~pdm : r V o y a t Le XIXmrièclc adore le veau d'or. Oh 1 corrige Heine, celui-lh doIl en entoure d'une cour obsé i m i r passé ~ 1 . e 8 . tecimi us ci. Cs mot deespritemplo~e*mot venu c o r m m e pivot. Tridunion : Veau d'or = culte de argent ;veau ~m%tclle.Rbduction ar suppression de. ce mot :iVoyez donc c o m a ces geni tetent ea Mnet en raison de i a seuls richesse B. Rien de r p h u d ne subsiste e t la réponse de Heine est imposslbla. Donc la rMuction ne doit i'appliquer qu'A cette deniidm. Faboni ln preuve en lalssant Vcau d'or constant daos la premlbre remarque. t a n a qua 1s seconde devient : 8 Oh 1 ce n'est lui un veau, c'est ddlh un bœuf 8. Sous cette orme r(duite. le mol d m w e spirituel (et toute iuU. rMurtion est R<,poa~ibiaie).Cbnc1usion :la teclmique de ia p m mlérs remarque rhaide dani I'ernploi du mot Vtau d'or daru un doub e wns ;celle de In reconde consiste I I orer e .au metiphoripe du mot tout entier. p u r me gardergua le u n i Itttbil d i mot Veau. Il y a lâ une d e ~ 1 1da 9 la pensée barnée rur le double rens. e t c'est ca vCritabls i éphcement de l'accent paychiqua qui donne h ce mot lin forme partlcuiière ut la rend #pirituel.

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L'a plication de cette mithode a permis Freud une classificafion de la production spirituel e. D'aprés la technique adoptée, il y distingue deux groupes : 1) L'yrit des mots, dont la technique fondamentale est la condensalion, avec tes procbdks qui a y rattachent : emploi du mbme materiel e t double sens.

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Un exemple type da condensation cst Ie mot fameux de Heine : Roilisehild m'a LtailC da f tionnah. La eoalescsnca de deux mots par leurs dlétnenti communs y m t facile P voir. -

n But & lait jamtl-

2) L'esprit de la pensée, dont les techniques sont : le d é p l u m e n t avec Ies fautes de raisonnement et la reprksentation indirecte q u i s'y rattachent. b mot iur le Veau b o p est un exemple de deplacement avec re résentPtion Indirecte. Ne pus &e n k , d l & I P i d Mpour te# mortels fiia de l'homme, mais c'est L peine si cela oirrlvr un sur ceni mi& est un exemple de reprl. ientation Indirecte par l'absurde.


les techniques peuvent se ramener Zi la condensation (de deux idées dvoquées ar un mot) e t s u dkplaeemed (de l'essentiel B I'inessentiel). E t comme dans les deux cas !effort inhibiteur commencé pour suivre- la penske, rendu soudain superflu, se dtchage (est abréagi) en plaisir ou dans l'intégration du rire, on peut dire que toute technique de l'esprit, donc tout plaisir issu de ces techni uea, se raméne h I1&pargneou A l'allkgement de.la dépense psychique. C'est 1h l'ultime acteur commun (*). Le processus de l'daboraiion du mol d'es rit est le suivant : une re résentation offrant une possibilité de satisfaction suivant les m canismes décrits est attir!l e dans l'inconscient ob, comme dans le reve, elle est soumise au traitement du processus rimaire P, et d'oh elle reparaît complktement transfomke, pour passer, en tant pue mot S'esprit, la barrikre du conscient. Ainsi la technique du spirituel est aussi inconsciente ue ses sources de plaisir, e t voila pourquoi, selon Freud, nous ne savons pas en réalité e quoi nous rions. Enfin quel est le rôle du mot d'esprit e t de sa technique dans la vie psychique? L'inconscient se satisfait toujours, mais par des voies détournées. La nkvrose, le rêve, le lapsus et l'esprit ont cette satisfaction pour but commua.Mais chacun a en outre des buts qui lui sont propres. Celui de l'esprit consiste dans la satisfaction de tendances ludiques en deni de la logique et de la réalité, par l'intermédiaire d'une dépense psychi ue, De plus, ceci n'est ossible que sous certaines dort gagner l'a hésion du moi A une orme de pensCe et h des sources de normal d'inhiber. Le fond de Ia ensée exprimée, le sens d'un mot d'es rit, bien qu'étrangers au plaisir inconscient qu'i procure, sont des moyens puissants de e faire accepter, de mCme que les possibilités intellectuelles offertes au moi par la technique a*). Les 'ongleries avec des s Uabes qui satisfont,l'enfant, les obscCnités grossiéres qui ont rire e paysan ne nous derident pas. parce que la tendance urement ludique ou sexuelle n'y &tant pas assez voilte, l'intrusion de la critique empCc e le plaisir de se produire. Le matériel cogitatif est le masque pris ar l'esprit pour séduire le moi pendant que l'inconscient se satisfait. Les ressem lances entre l'esprit et le rave sont flagrantes ; je me bornerai A résumer leurs diflirences : 1) L'esprit a affaire au moi d v d é et tourne vem la rhlitd, 1s rbve A la censure relachée du moi endormi. 2 Le rhve sert surtout Q éparqner le déplaisir, l'esprit A acqukrir Ie plaisir; et le pIaisir are s &cialattenant A l'espnt vient en grande partie de ce que l'inconscient se satisfait avec a collaboration du moi. 3) Malpb ses travestissements,le reve demeure toujours un désir ;l'esprit est Ie dévelop ement d un jeu, 4) Tandis que le reve est un processus asocial, l'es rit est oi la plus socia e des activités psychiques visant 4 un bdnéfice de plaisir (p. 208).3! n effet le crCateur d'un mot d'es rit n'en récolte un laisir complet que par la prisence d'un tiers, comme si les conditions de écharqe etaient d'a ord imparfaites et a locales n, et s'il fallait la communication, l'effet prodoit sur un autre (rire approbateur ou complice) pour que la certitude objective que l élaboration de l'esprit a vraiment réussi e t le choc en retour du rire d'autrui sur le créateur du mot permettent le laisir complet réalisé par I'aliégement a général io et durable de la dépense psychique *a). Dans la dernién partie du livre, ~ r e u dbtudie les rapports du Comique et de l'Humour avec l'Esprit.

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(*) Les rapports entre le mot d'esprit et l'Image, inni douta InmiHeri aux Iecteun da cette revue. permettent de croire que le plaisir procurb par l'un et par i'autre est de nature sfmilalre. L'lma e est comme ie mot d'-prit. une unification, un tClescopags d'élenientr. 1'CtahUraement d'un rapport inattendu. f'konomle psychique y entre

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donc aurai en feuA A C a p l z & - d . 6 ~peut se joindre d u n In deux un un plaisIr d*omnlpotenwet de nkgation d'une temion trouvd dans un dén ludiqua du oug de la réalité, d'wnaipotence encom dans la découverte d'une Identitb, L'Image doit de p u .on contexte Jttquc m a c d e u r irrmivdrnce (probablement prhente m a muid. chi. ment= dans le contexte iclentifkque) : La découverts d'unt-identite peut symboliser en mCme temps le dénI du fomabs de l'inconnu. et le dtnl, uintratra, du connu raisonnable necout! dani mei fondations ; elle peut dona proaumr non wulemnit un menthent de puisaance rur les Cléments de la réalité, main ausst un i e n a de l'inflni accompagnd de sentiments d'union et d'extase. ou d'mgolsse devant I'inaccnisible. tous ëgalement iatlsfaisanti pour l'ineonsclent,crr tous mont Il& I des hantaam- Intantiles de posses~ionde la mére. (**) Le rapport %u mol d'esprit h I'in&IIect, par la n&esiltd oh 11 est da se faire agrêer du moi. et oh est le moi de le corn rendra 1, est p r o u v C r le lait qu'on peut utiliser Ic mot d'esprit d w les Testa w d'htelllgence. Js rns min dani ca but. avant avoir lu 1s livre da Freud. d'ebsurdith c o r n 6 : Comment /at*-on am canon7 On p-d un Imu. et on inel du b m e autour ;P r i t + r - t s tc roleil ou fa lune? La lune, q u ' f i noua claireq quand il lait nuit, fandB que ton solcil, il ne vient que quand il fafi rand ou?, La forme d d u te donne : u Un artUleur d l d t que pour lalrs un canon, etc... i et l'enfant dolt monnaftte raksuaitb. Une hlatoim c i t h r Fnud aeralt parfaits i Ed POht de vue : U n Juij se dtfmd en l v m c ~d'awlr rcndu un diaudmn hors d'usage E n ami qui Ic lu1 awlt Pr& nt$ :i Prlmo. je ne lu1 al fantufs ernprunid de chaudron. Srcmdo. & chaudron aval1 un trou quand c I'ai unautrea. wtfo. at d u & chaudron hW m (p. 70). Chacune de rea obfectloaq valibJe a lof. m h a faute de donnement r*nt do u qu'on a mls a et i ni U a m l t bllu mettre l*altmutln i ou. o r LImw. Pour hisser paser un mode de bvldemrnent propre eu processus m a h (cette re rtsentatlon de l'altemitlve par t'addltlon ou 11 btaat ttne 6 4 techni ea les plus Ewentea du r k e f le mal dolt i s a m t h iupMcur A lui. e t pour ce c o r n d m a l'ribsurdlt~e*crt~& trouver ta taute de ralawnement. Inversement on pourraft prendra pmqui n'importe queue phrase contaus dans iui der Tenta d'ibiurditéa d i art-Simon, Taman. etc.. et la transformer en an mot d'esprit s (O**) La nCccslitb da oommuni er le mot cesprit et I'lnca acitd d'en rire mot-mêma autrement que parrkmhet 1s ra proche de cetts autre d a ~ o n ~ i n c m m eiocfals nt l'art. lequel sortb dea M t e s du moi et faire un cUet M autres est ce qut dissipa le m~tlmentde cu1pbut6 h m i e n t e (snchn).

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Alors que le mot d'esprit ressortit & I'inconscient, le comique est d'origine perceptuelle, donc consciente. En effet, il rhulte d'un comparaison entre une depense wmmencée.par Ia mimique mentale pour suivre la perception, par exemple d'un geste, e t cette dé nse brusquement courhucuitée par la dispro orüon du geste perçu avec le geste an dpé. Au lieu d'une dconomie d'inhibition esprit\ il a C c o ~ m i cde rcprLirnl<llion. Au lieu que trois personnes sont nécessaires pour 'esprit (ce ui qui fait le mot, celui qui I'dcoute, et L ersonne, présente ou imagnée, aux d t ens de qui le mot est fait), deuz suff'ient pour comique oe rieur c t objet comique Enfin sa production &tant ibn ciïnfioeoca i n h ~ bitrices, l'application de procédés tec niques ne lui est pas ntcessaire. L'esprit est au comique la contribution qui lui vient du domaine de l'inconscient. De fortes tendanceri peuvent bien entendu renforcer le plaisir qu'il procure :

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Par exemple Uans I'hlitoirs rapport& par Bagmon du pemquel p t m t par un iinge cl hurlant : Charma& m t a charmunb rotréc, le iadlimo d a 8 tateur entm pour uns large part; de mlmg dans un exempls de ce que Freud i~pe11e4 sottim e a p p u e n ~..p E e i i a 8 t un convive r qui a sert du piwon phnie b àeuz reprisa u ~ i j u d a m la rnayonnulse, et se les puse rur Ctr chevcuz & #on voisin qul lui fat1 d u O ruaatioiu : -OR, i diCi1 pour i'cxcusu. ije cro ab que c'dtalt der IplnS. 1cl I*ei.otlnme ma! 81 ratlitait symbo1i ornent comme il h toit -ternent dam fa i c b a ilmilairs dsJamy: a Eh bien, Ca Laine Rwburt, --aius bien -$OH Wn, Moiuieq, iauj ïa m*e. E h ïa mnïm R'Ctaii pas marmtitw m. lettm ajoutes r ici ion utrilu pour la censure.

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Le r contraste quantitatif r du comique est lié A une comparaison entre le petit et le grand qui, en fin de compte, ex rime la relation de l'enfant A l'adulte. 11Y a donc r d tien vers l'enfant i. Freud ne Ccide pas si celle-ci s n'est u'un cas particulier de la dation comique, ou si le fond de tout comique rési e dans une degradation ven

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JEANFROIS-WI'ITMANN*

LA MEDECINE MENTALE DEVANT LE SURRÉALISME

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AofourdphpI, dt Lausam, publie la p i u n i l n l m d ~ c l i ~ nr w a i ~ , duc - d M. Daniel intond, de PudmC rable Iettrt suivante, qui déterM d i Is m'dltverai, mali J'apptlleraii'faimle iur le tCmoin B charge, mina i'inferMmefZf FrLdCric je II c~uwiralda honte 1 Concoltsi Ptre tdmoin P charge?... q u d s h m u r f Niei!ZSchCil n'y a que l*huminltb qui donna da parelln sxempl" de monstniosttb 1 Est4 une barbarla plus rallln&s, plus civiltiéa, qua Ie'tholgnigs& charge?., Turin,le 6 janvier 1889. Dani Parls, II y r deux cavemw. I'uns de volniri. l'autre de meurtrien ; Cher Monsieur le Profe886~r, de cene der voleun c'ut la Boumo. ceue d~ meuftrlai c'est le PW ~urtica (MUS BOREL). ,. Certes j'almerais bien misur &tre professeur Bâis que Dix journaux : L-es Nowdlw Littdrairw, I'GE:uorc, dpetreDieu ; mais je n'al ai Paris-Midi, Le Soir, Le Canard enchatné, LeProgr& médical, os8 pousser mon CgoIsme p v6 int d'abandonner Ir Vossisdis Zeilung, L-t Rouge ct Ie Noir, La Grnefte de do monda Vow BrUzelIes e t Le Monilcur du Puy-de-Rome, se sont, h ma lnon doit fm des a& eonnalss-anca, fait l'dcho de la polbique soulevée par la en plls~plieî~euet de i

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quelque manibre que l'on vive. Mais je me suis réservd une petite chambre d'étudiant qui

est situte en face du Palais Carignan (dans lequel e suis ne sous is nom de h c t o r Emmanuel), et qui me permet en outre d'entendre de ma table de travail la magnifique musique que l'on oue audessous de moi, dans a Galerie Subalpine. Je paie 25 francs, service compris, prdpare mon th6 et fais tous mes achats mcl-mbme, souffre d'avoir mes souilers déchirés et remercia le ciel h chaque instant du v€euz monde, A l'égard duquel les h o m e s ne se sont pas montres assez simples et assez tranquiiies. Comme Je suis condamne A distraire la prochaine &temité avec des plaisanteries saugrenues, j'ai une nouvelle fa on d'écrire, qul certes ne 1afsse rien h désirer et.qui est trCs jolie et pas du tout fatigante. La oste est n d~ci; pop mol-m me lea lettres que j adresse aux ands chroniqueurs monn ns. J'entretiens naturellement les ra orts les plus étroits avec le igaro, et pour que vous puissiez vous rendre c o m ~ t e dans quelle paix je puis -kivre éwutëz les deux remières de mes plaisant es saugrenues : Ne prenez pas i'affalre Prado trop au sérieux {C'est mol q;ii suis Prado, je suh aussi e pére de Prado. ose ajouter que suis aussi Eerseps .) Je voudrais apporter mes Parisiens, que l'aime, une nouvelle notion, celle de l'hannbte crimlnel. J e suis aussi Chambige, - également un honnCte criminel. Seconut plaisanlerit :Je salue 1'Immortel Monsieur Daudet, qui fait partie des Qua-

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rante. Astu. Une chose desagréable et qui offusque ma modestie, c'est qu'au fond je suis tous les grands noms de l'histoire ; uant aux enfants qui me oivent le jour, je me demande avec une certaine méfiance si tous ceux qui entrent dans le royaume de Dieu ne viennent pas ansoi de Dieu. Cet automne, j'ai sans aucun &onnement assisté & deux reprises h mon propre enterrement, la prernitre bois sous le nom du Comte Robflant (non, c'est mon fils, dans la mesure oh.

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Socidté MCdico-Psychologique autour d'un passage de mon livre: Nudja: r J e sais que si j'étais fou, et depuis quelques jours interné, je profiterais d'une rhission que me laisserait mon délire pour assassiner avec froideur un de ceux, le mPdecin de préférence, qui me tomberaient sous la main. J'y gagnerais au moins de prendre place, comme les agités, dans un compartiment seul. On me ficherait peut-être la paixi. La plupart de ces journaux, préoccup4s surtout de tirer de l'incident un parti humoristique, se sont bomb, d'ailleurs, A commenter la réplique ridicuIe de M. Pierre Janet :a Les ouvrages des surréalistes sont des confessions d'obsédks e t de douteurs et A rééditer les plaisanteries qui sont en effet toujours de mise chaque fois que l'aliéniste prdtend avoir il se plaindre de l'aliénd, le colonisateur du colonisé, le policier de celui qu'au hasard ou non il a d t e . Mais il ne s'est trouvé personne pour faire justice de I'aburissante prbtention du Dr de Clérambault qui, non content de solliciter h cette occasion h protection de l'a autorité contre les su~dalistes, gens qui d'aprés Iui ne songent qu'a a s'épargner Ia peine de la pensée r (sic), ne craint pas de soutenir que I'alikniste doit etre garanti contre le risque d'ttre mis prématurément la retraite... pour peu qu'il s'avise de tuer un malade tvadé ou libéré par qui il se juge menacé. En pareil cas, une solide compensation phcuniaire devrait, paraft-il, intervenir (*). II est clair que Ies psychiatres, habituds A traiter les alibnes comme des chiens, s'étonnent de ne pas &treautorisés, même en dehors de leur service, lt les abattre. On conçoit, d'aprb ses déclamtions, que M. de ClCrambault n'ait pu trouver il mieux exercer ses brillantes facultes que dans le cadre des prisons et l'on s'explique qu'il porte le titre de médecin-chef de l'infirmerie spéciale du d&pBtprès la Préfecture de police. II serait surprenant qu'une conscience de cette trempe, qu'un esprit de cette qualité n'eQt pas trouvé le moyen de se mettre entiérement la disposition de la police e t de la justice bourgeoises. M'est-il permis de dire, toutefois, que c'est 18 h certains yeux une compromission suffisante pour que l'on ne puisse, sans faire injure Q la science, tenir pour des savmts des hommes qui, au meme titre que Ie scandaleux M. Amy, de l'affaire Almazian, ont avant tout pour fonction de servir d'instruments Ta répression sociale? Oui, j'affirme qu'il faut avoir perdu tout sens de la dignité (de l'indignité) humaine pour oser se commettre en Cour d'assises afin d'y jouer le r61e d'expert. Qui ne se souvient de la controverse édifiante entre experts aliénistes lors du procés de la belle-mére criminelIe, Mme Lefévre, Lille? J'ai vu, pendant la guerre, le cas que la justice militaire faisait des rapports médico-Ibgaux, je veux dire que les experts alibnistes toléraient qu'on fit de leurs rapports, pukiqu'ils continuaient se prononcer alon que les pires condamnations allaient parfois jusqu'h sanctionner leurs rares demandes d'acquittement, fondCe5 sur La reconnaissance de I'irresponsabilitér a totale r du

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(*) Ci. Annales Mddlco-Papchobpf~ucb, nwembrs 1929.


prévenu. Peut-on penser que la justice civile est mieux dclairée, que les experts sont moralement en meilleure posture dés lors :10 que l'article 64 du Code pénal n'admet l'innocentement de l'inculpé qu'au cas oh il serait admis qu'il u Ptait en &ktde démence au temps de l'action, ou qu'il y a été contraint par une force a laquelle il n'a pu résister n (texte phiiosophiquement incompréhensibh) ; 20 que 1' objectivité a scientifique, qui se donne comme auxiliaire de 1' a impartialité illusoire de la justice, dans le domaine qui nous occupe, est A elle seule une. utopie ; 30 qu'il est bien entendu la société ne cherchant pas en redit4 h frapper le coupable, mais l'antisocial - qu*il s'agit, avant tout, de satisfaire l'opinion publique, cette béte immonde incapable d'accepter que l'infraction ne soit pas réprimée parce que celui qui i'a commise n'a 6tk malade que pendant cette infraction, en sorte que la séquestration médicale, admise A la rigueur comme sanction, ne se défend plus? (*)

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J e dis que le médecin qui consent, en pareilles conditions,

A se prononcer devant les tribunaux, si ce n'est systémati-

infidkle & ma nature, je suis Charles-Albert), la seanda j'dtals moi-mtme Antonelii. Cher Monsieur, vous devrlez voir ce monument d'archftecture : comrne je suis absolument sans expérience dans mes propres créations, toutes les critiques que vous pourrez formuler vous vaudront ma reconnaissance sans que je puisse toutefois vous promettre de les mettre B profit. Nous autres artides, nous sommes in6dudIes. J'ai assisté aujourd'hui il une op&

rette (quirhal-mauresque), et h cette occasion l'ai constaté avec plaisir que maintenant Moscou. tout autant sus Rome, sorit des choses &andi+ ses. Voyez-vous, jusque dans les paysages il faut qu'on me reconnaisse un certain tdent. - Si vous y consentez, nous n'aurons ensemble que de riches, riches causeries ;Tu& n'est pas loin, de t r k skrieur devoirs pmfessionneI8 vous attendent ici et un verre de vin de Valteline fera l'affaire. Le négüg6 vestlmentest de rigueur. De tout cœur votre

quement pour conclure h l'irresponsabilité compléte des accusés, est un crétin ou une canaille, ce qui est la meme chose. Si l'on tient compte, d'autre part, de i't5voIution récente de la medecine mentale, e t ceci du seul point de vue psychologique, on constate que sa dimarche principale tient dans NIETZSCHE. la dtnonciation de plus en plus abusive de ce qui, A la ~ u i t e de Bleuler, a étb nomme l'autisme (égocentrisme), dtnonDemain arrivent mon ffls ciation bourgeoisement des plus commodes puisqu'elle Humbert et l a charmante que je r e w d permet de considérer comme pathologique tout ce qui Marguerite, pourtant comme vous en b r u n'est pas chez l'homme l'adaptation pure et simple aux de chemise. Paix Q Madame conditions extérieures de la vie, puisqu'elie vise secrétement Cosima.. Mme... de temps A épuiser tous les cas de refus, d'insoumission, de dkertign h autre était évoquh... J e vais partout en robe de qui paraissaient ou non jusqu'ici dignes d'égards (pohie, travail, frappe sur 1'6paule art, amour-psssion, action r15volutionnaire, etc.). Autistes des passants et leur dis : aujourd'hui l a surréalistes (pour M. Janet, et pour Siamo contenu? Son dlo ho M. Claude, sani doute), Autiste hier ce jeune a&& de fatto questa caricatura... Vous pouvez faire de cette physique examin4 au Valde-GrAce parce qu'incorporé au lettre l'usage qu'il vous plaira n m i rkgiment d'aviation il a n'avait pas tardé h manifester OW u'il ne me fasse ai Ec son désintér6t pour l'armée et avait fait part 8 ses camarades de son horreur pour la guerre qui n'&tait,ilses yeux, lois. qu'un assassinat organist B. (Ce sujet prhentait, au dire COMMENTAIRES du Pr Fribourg-Blanc qui publie le résultat de ses obserEt combien serait intbrenvations dans les Annula de Médecine lkgale de février 1930, saut ce voyage au pays de des tendances schizoSdes bvidentes r. Qu'on en juge I'imprdvu dans la vis jouiplutbt : a Recherche de l'isolement, inttriorisation, dhin- naükre en compagnie de Br* si tout & coup tl ne 88 ttret de toute activitk pratique, individualisme morbide, ton lançait dans de grandes daconceptions idéalistes de fraternité universelle B. Autistes tribes contre les médecin8 demain au témoignage infame de ces messieurs, c'est-a- aliénistes ou la police. Cet dire d'un instant l'autre détournables de la voie dans esprit qui s'klbve jusqu'aux IaquelIe leur seule conscience les engage, c'esbhdire penshs les plus secrétes se conliscabks ct valonit!, tous ceux qui s'obstinent A ne pas cornplait d'autres fois une acclamer les mots d'ordre derriére lesquels cette société littérature populaire de

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(*) D'oh la toute gratuite. la fbuitlpuq i'écmuraate notion de r rciponiabilltb attbnues.

mangeurs de c d . Jean M u a (Le Rouge d le

Noir,-14 aobt).


ïi ne s'agit point des communistes. Les communistes opérent sous le signe du marteau, mais les directlves de Moscou n'ont pas encore prdvu la propagande révolutionnaire dans les asiles d'aliénés. Ils ne s'adressent qu'aux mabouls qui circulent ïibrement, l'extérieur. Il s'agit des surrbalistes. Le surrdalisme est une école littdraire, philosophique et m&me politique qui se propose de chambarder toutes les notions acquises. Victor MARIC (Le Solr, 7 aaut).

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se cache pour tenter de nous faire participer sans exception possible h ses méfaits.

Nous tenons ici h honneur d'être les premiers A signaler ce péril e t A nous élever contre l'insupportable, contre Ie croissant abus de pouvoir de gens en qui nous sommes prkts A voir moins des médecins que des geblien, et surtout que des pourvoyeurs de bagnes et d'bchafauds. Parce que rn&ecim, naus les tenons pour moins excusables encore que les autres d'assumer indirectement ces basses besognes exécutrices. Tout surréalistes ou r proc4distes D qu'A leurs yeux nous sommes, nous ne saurions trop leur recommander, meme si certains d'entre eux tombent par accident sous les coups de ceux qu'ils cherchent arbitrairement ZI réduire, d'avoir la décence de se taire.

ANDRÉBRETON.

REPONSE A UN RECOURS EN GRACE il n'est pas un lecteur de Monde, cet hebdomaaaite de gauche sur le compte duquel se mnt exprimes plusieurs fois les surréalistes, qui ait pu ne pas avoir été frappé d'étonnement h l'étrange teneur de l'article de M. Emmanuel Berl paru dans le numero du 9 aotlt. Cet &crivain,un des plus briIlants collaborsteurs de la revue de M. Barbusse, nous a semblk quitter la position apparemment solide de pamphldfaire qu'il avait occupée h la sulte des grands coups de plume que l'on saft pour celle, beaucoup plus Instable, d'importun en butte a u codtbuelles rebuifades de ceux dont ii vaudrait titre l'ami. Tel est du moins ce qui parafi ressortir de ce texte dont nous nous en voudrions de ne point citer ici les phrases les plus araetCristiques : Les peiites revues d'extrtrne-gauciu sont bien plus dures pour mes iravaux que pour ceux de M. Maritain,. A quoi bon perdre son temps ct disqualifier ses camarades de cornbai?... (E. Berl. Mise au point. Monde, no 114). Les collaborateurs du Surrdalisme au service de la Rduoluiion, estimant que la revue qu'ils ont fondke ne peut raisonnablement être consfddrde par M. Berl que comme une petife revue d'extrtme gauche, ont cru qu'il dtait de leur devoir de prendre en considhration les plahtes de M. E. Berl, e t d'examiner avec la plus grande attention Ie cas de cet homme de lettres A propos duquel on peut se demander s'U n'a pas ttd juge précédemment quelque peu B la légère. Donc, faisons preuve d'indulgence, Ne nous arr4tons pas aux premières impressions désagréables que nous vaut la lecture

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des travaux de M. Berl. Qu'importe, aprés tout, son style calamiteux, son Bruditlon d'tlbve de phClosophie qui fréquenterait des salons littdraires, si M. E. Berl est un marxiste sérieux, un révolutionnaire sincère 1 Nous ne voulons le voir iî i'œuvre que la oh il prétend au rble le plus noble. Quelle est la tendance marxiste de la pensde de notre auteur 3 Dans le cours de ses écrits, il a tenu analyser rapidement la structure de la sociktk oh il vit. Lc capiialis2e, dit-il constitue une classe de prolttoires supérieuts viounî de leurs solaires et dfachés, non moins que ks ouvriers, a u socidtés qui les emploient (sic), le bourgeois, au contraire, s'estompe le mot bowpeois perd d'ailleurs son sens €conornique c'est l'habitant des villes, comme l'd~~mologie du moi l'indique. (Derniers Jours, no 2, Bourgeois et culture). Par ailleurs, M. Berl a tenu it prCcisw ces conceptions originales :Le capitaIisme et le conununisme moderne difont la bourgeoisie (Mort de la morale bourgeoise, préface) laquelle bourgeoisie.. il y a des moments... doute de son czishme de clusse (Mort de la pcmb bourgeoise). On vait que si la bourgeoisie qui, nous apprend-il dans Mort de la pemde, dc., ne se distingue des autres classes sociales que par sa mLjianct de I'idLologie.., son amour de i'hisfoire sa haine de l'idée... sa defiance de l'homme.,. don goût de la gtographie (sic) est fort mal traitde par M. Berl, en revanche le capitalisme, lui, ne se faft pas faute de recevoir les marques de la plus grande estime, voke du respect de ce meme auteur. Le capitaliste, dit M. Berl, se paie mal pour gagner en auforitd ce qu'il perd en argeni... A mesure que le caplialisme subsfiiue son tddal de produclion d d tI'+!al bourgeois de possession on mit se lever une classe.decupitalisîcs ascltiques dont le ddsfntéressrment dmveillc et dpouoanie. .(Derniers Jours, no 3. Doutes sur le capitalisme). Ainsi, pour l'idéologue de Monde, la socidté capitabte comprend trois classes principales :les capitalistes, les ouvriers, les bourgeois, les deux premières s'opposant A la troisibme. L'origine de Ja lutte des classes

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n'est pas l'exploitation de l'homme par l'homme, mais l'aventure machiniste qui ne peut se prolonger sans que I'dme ne carrse. En effet le mc'prt'sde I'urgent est la premibc qunlit4 de i'homrne moderm,.. l'homme d'aufourd'hul cd bien plus l'escluve de la machine que I'esclaoe de I'arge nt... la Rtvotulion doit donc &te avant iouf la ntgation du ddveloppemenf machiniste. Ces dernières citations sont tirées de l'article Propos sur Iu Rkvolution paru dans le numdro 4 des Derniers Jours, Les idkes qui y sont exprimbes sont maintenues dans les ouvrages postérieurs de M.Ber1, notamment dans Mort de la p e n d e bourgeoise, oh, corr&lativementA un nouvel exposé de sa phobie des machhes,l'auteur nous rappelle qu'ici-bas les questions d'argent sont bien accessoires puisque l'ouorier ne voit plus la raison de sa misère e t que si l'on veut expliquer pur les conditions financières oh ils vivent le conformisme de nos fnfelkciuelson ne le fera que sordidemenl, c'est-&-dire, je suppose, d'une façon basse, inconvenante et inutile. Je crois avok 4th assez long et assez consciencieux. Le procbs est jugb. N'importe lequel de mes lecteurs tant soit peu au courant de l'analyse critique faite par Marx de la socikté capitaliste est désormais en mesure de comprendre que les 4 idées de M. Berl, non seulement n'ont rien ? voir i avec l'analyse de Marx, mais encore ne se présentent pas comme autre chose que comme des extravagances scandaleusement bourgeoises, ou capitalistes, ce pui revient au meme. Pour Marx comme pour Lénine,en 1848 comme en 1917, (et qu'on soit bien sûr qu'en 1930 c'est toujours vrai pour les ouvriers e t ceux qui lient Ieur sort B celui de la classe ouwike) le mot capitaliste et le mot bourgeois ont toujours désignh les individus appartenant B une meme classe : la bourgeoisie. La bourgeoisie posshde le capital :l'argent, les usines, les machines, les moyens de transport, etc., mais elle ne produit pas. Elle vit du travail de la classe des producteurs : le prolbtarlat qui,lui,ne posskde en propre que sa force de travail. Les prolétaires, modernes esclaves, enchalnés aux capitaIistes par le travail et l'argent, ne pensent qu'A dQairc de haute lutte la classe des expIoiteurs, la b o ~ r g ~ ~ et i ~ son f e , systbme d'exploitation, le capitalisme, Au moins, ce ri sociologue io bourgeois a-t-il soumis A une critique impitoyable les Ccrivains, ses frères en bourgeoisie 7 C'est la meme la cause, dit-on, de ses succh littéraires. Que non 1 C'eht été contre nature 1 Critiquer tendrement ceux dont on parle et ceux dont on parle A peine, voila la raison du succès de M.Ber1. C'est 18 toute sa malice. Il tient en grande conoSd8ration les plus totales nullités des lettres bourgeoises : MM. Benda, Marcel, Maurois, etc. I1 respecte M. Gide, homme puissant dans une importante maison d'bdition, et,sril n'a que des sarcasmes pour l'admkable Petrus Borel, inspecteur colonial en Algérie (sic), s'il n'éprouve que de l'ironie h l'égard du flingot de Baudelaire, il adore cet alfreux macchabée: Peguy, chez qui propos de ce Péguy e t il trouve unc inspiration rtvolutionnaire (Monde, no 108). C'est du seul poétt françals dont le génie soit dvidenî pour lui: Claudel, qu'il nous donne la plus claire dbfinitfon du a non-conformfsme 9. A propos de Péguy :Nationalisfe? oui. BellicisCc1 OUI mais point conformisie. De Claudel, ce non-conformiste paysan et caihotique (non-conformiste au point dn&treA Washington l'ambassadeur de la bourgeoisie française), ce rdpugnant torchepretre qui Bcrivait en 1915 :* Y en a trop sur leurs jambes encore au 3778 s, tl loue, & cette occasion sans doute, le sens qu'il garde du tragique humain. Les lecteurs du ripacifiste* Monde ne se sont gutre étonnés, ià coup s0r,de ces éloges fmrnoddrés des pires crapules patriotiques. as en ont l'habitude. En tout cas M. Berl a pris la peine de les rassurer, en leur expliquant combien les bases du nationalisme français, en 1930, étaient fragiles et comment, en consequence, I'kloge des patriotards servait le u paciîisme m. u Pourquoi le nalionalisme 7 Pour qu'on apprenne pur cœur la Fontaine m. (Mori de la morale, etc.). De SI mauvaises raisons ne peuvent btre que garantes de la paix, Des conceptions économiques bourgeoises, le patriotisme, n'empêchent pas, paraît-il, que l'on soit un bon r8volutionnaire. M. Berl prend la peine de nous monber lui-mbme comment on fait ce tour de passe-passe. Rdvolution, dit-il, dans la prdface B Mort (e la morale, etc., ne peut muloir dire que le relus pur et simple opposd par I'esprii au monde qui l'indigne. Voilh l'litat de révolutionnaire mis A la portke des capitalistes, ascétiques ou non, Mais du moins aime-t-il de pur amour la Révolution, LA VRAIE, la Révolution prol6tarienne'l En effet I Il n'a de pires bsultes que pour les hbros dont l'exemple a permis aux bolchevicks de vaincre en 1917, pour les hdros qui furent écrasés en 1918, en Allemagne, sous les mitrailleuses données par Foch h la social-ddmocratie allemande. ficoutez-le parler de la Commune : lamenfables t?checs des tristes sires donf les cahiers de Vuillaurne naus monlrent la ddsaskertsc incapacité en 1871 (Mort de la pensde, etc.). Et cela ne lui suffit pas :II revient la charge au cours de Mort de la morale bourgeoise, dans une moderne façon versaillaise, avec cette pointe d'imbécilaté qui ne le quitte jamais :on a DU en 48 et en 71, les tristes &es qui fraliissaienl les inlérets du peuple, pr40ccup&sseulement de se faire la ttie de Fouquier-Tirnilie, de Marat, de Bruius, Sparfacus, noms qui finissent en us, c'est toujours la version ltttine. La mesure est comble 1 Quf k i t de la sorte ne peut Ctre qu'une canaille, fustlciabIe du crachat il la prochaine rencontre, en attendant mieux. Quant A ces travaux, leur place est


dans les postes de police, dans les bibliothtques des commissariats. C'est pour le compte de la bourgeoisie, de la bourgeoisie d'oh sont sortis Gallifet, Clemenceau, Tardieu, que M. Berl fait, L Monde et ailleurs (*) la besogne de confusion et de demoralisation que je viens de dénoncer. Mais if faut qu'on sache que le compte de la bourgeoisie c'est le PROPRE COMPTE de M. Berl, qui n'est devenu pamphl6taire que parce qu'il est coulissier, chef d'entreprise, qu'il faut qu'il dbfende ses intérêts et ceux de ses amis d u CrCdit Lyonnais et de la Société Gdndrale, qu'il veut h la fois se cacher de pareilIes besognes et les servir. Ceci postl, I'Cvolution idBoIogique de M. Berl est explicable. Qu'on ne vienne pas nous dire que certains artides de Monde sont m i e u que ceux des Derniers Jours 1 Il n'y a pas de différence quant au fond. Les uns et Ies autres textes sont au meme tftre infamants. Il n'y a que la manikre, que quelquefois on a essayi de changer. Parce qu'il voulait introduire sa laide personne dans les milieux révolutionnaires, ou dans des milieux proches des milieux r8volutlonnaires, M. Berl a eu recours aux procédés classiques des mouchards : la fausse barbe, les lunettes nolres. Se sentant en défaut du cbt4 des relations, il a voulu faire peuple en pariant de Zola A tort et travers. Puîs,pour sauver de la critique communiste son idéologie capitaliste, il a cru qu'il lut suffisait de se proclamer marxiste, et enfin, 6 methode, de faire profession de matérialisme. Malheureusement, pour ce splritualiste enragk, il apparaft par le contexte que ce qu'il &rit en 1930 est bien de la meme espkce que ce qu'il écrivalt en 1917, oh il invoquait l'Arne, e t dieu quand il ne savait plus que dire. Et comme il n'a lu, de toute bvidence, ni Marx, ni mtme peut-htre Zola, qu'il ne sait du matérialisme que ce que lui en souffle Barbusse, ou son propre 4 rdalfsme r bourgeois, les plus bornds de ses lecteurs peuvent reconnaltre, sous ses deguisements, les grands pieds de M. Berl. Xls ne s'en sont pas fait faute. (M. Philippe Lamour mal, M. Pierre Audard plus brillamment). Alors, pour compléter son costume, ii se mit B baver. La bave d u crapaud fait une SI jolie parure l'herbe, quand l'aube y dépose sa rosée que M. Berl, tout ému, crut bon d'imiter rebours le bœui de la fabIe. C'est A l'amour qu'II s'en prit. Le but &ait double, les desseins tdn6breux. M. Berl alme le IiberUnage chez les filles du peuple. Discraiter l'amour au profit de l'argent, ternir ce qui est,dPessencem&rne,lasplendeur, et partant jeter un trouble chez les révoIutionnafres,lui parut etre l'entreprise digne de sa bassesse, capable d'Imposer son nom. Dans Moh de la penske, etc., il y avait employd. çà et 18, quelques remarques. Il y consacra la plus grande partie de Morf de la morale, stc. Aprés un début long, difficile et gêné, Il en arrive enih B l'amour. Les soviets tendent d' le simplifier, dit-il. Dans nos pays capitalistes, les ouvrihres cherchent & se marier parce qu'elles prdfJrent Ie minage h l'usine que d'ailleurs leurs solaires sont b o p bas. Soulignons sans pIus attendre l'hypocrisie bourgeoise de ces prdtendues explications. Les ouvriéres n'ont pas B choisir entre le ménage et I'uslne. Dbs qu'elles le peuvent physiquement, elles sont obligdes de travdller parce que ni les salaites de leurs parents, nl celui de Ieur marl ne leur permettent de manger (**). Mais,pour M.Berl, l'essentiel est que le salaire des ouvrieres soit bas, que les difficultés matérielles de l'existence assombrissent la vie quotidienne des jeunes menages ouvriers jusqu'h ce que ces tinébres soient intolérables, ce qui est tout de m6me possible chez des Btres jeunes qui auralent pourtant droit, eux aussi, B la Cote d'Azur 1 Notre homme voit la chose avec objectivité. Volci un intérieur de manœuvre sp4cialis4, quelque part il Belleville, A AubervilIlers ou ailleurs : le Mdle, stù de sa force ;la femelle suit cl entre e u x le silence abaisse son couvercle. A la faveur de ces invites, M. Berl espbre, sans doute, se ménager de belles conquttes, faire, dans quelque luxueux pied 4 terre, connaissance de r l'&me prolétarienne,, avec des r fcmclles~essayer de fabriquer des femmes h la mode. Lc fui bIe soud du logemeni chez les bolcheuicks, leur dira-t-iI, monfre w e z Ieur f d b k soucl de l'Amour. Et d'ailleurs ni Robespierre, nf Saint-Just, ni Mcuz, ni Lknine ne s'abandonnèrent a m aventures passionnelles. (Mort de la pensée, etc.). N'en dCplaIse & M. Berl admirateur de Zola, ce sont ces histoires de filles sddultes, puis abandonnees au trottoir ou lancées dans les salons, qui font la grandeur du roman naturabte en avilissant les bourgeois de son esphce. Et s'il veut s'en prendre Q l'Amour qu'il sache que c'est peine perdue A l'avance que de commencer pareilIe besogne B l'intérieur d'une classe qui a dans sa mission htstorique d e sauver l'Amour des atteintes de la bourgeoisie et, en détruisant les classes, de crder les conditions de vie qui permettront la liquidation des aventures passionnelles au profit de l'accomplissement de l'Amour.

...

...

(O)

A Lyon. aux

r

Mida Monda

W.

o i l 1 ' ~ sannonce: prLrrncr afrurlc du cumrvtidu Barbuarc el Bert (Monde

16 aoPt) h une conibnnce de cette association.

(+a) EQFnncs le mvenu du prolhtariiit est tel q u e l e i lemmes et l u enfanti h partir de tnlre mi doivent allu & l'mine. Lei bai lalalm payti P cette e~tëgoriede travaiilcun permettent l'introduction da machine1 pcrfcctionnteu. une pmductlon pJur abondants et mcllleur march4, pour 1s patron dm MnCMcei accrus. Ls ularlat 16minin est La pnmldn Ctape rem I'Cmanclpat&onda la femme, l'engaga au premier rang de la lutte der c l a i m main a comma con* iCpuenes lmmddlatq an rtglma capttaliats. I'accrohiement de la proatltution. pour alder la bourgbolsb A passer la tcmpi e t P maintanfi Iw priviléger de In fnmiiie.


fl nous reste mahtenant & examiner Ia qualité du matdrialisme de M. Berl. Aussi bien, pubque c'est la dernihe carte qu'il a jctde sur le tapis littéraire,je me suis fait un scrupule de ne la retourner qu'en dernier lieu, pour qu'on ne m'accuse pas de trahir c: l'dvalution * de mon personnage. M. Berl nous a moins Btonné, le jour ah i1 s'est affubl4 du matérialisme, que nous étonnérent, en leur temps, MM. Morhange ou Bataille. Nous trouvions presqu'iilvralsemblable que M. Bed n'y ait pas pensé plus tbt. Comment peut-on etre marxiste, r~volutionnaire, sans etre matérialiste? Mais j'ai explique pIus haut l'kvolution de M+Berl. Iï en rksulte qu'il y a deux matérialismes A considérer chez le fondateur des Derniers Jours :un matérialisme pratique e t un matkrlalisrne fh6oriqus qui valent la peine d'btre ktudfks sdparément. Le matérialisme pratique de M. Berl a dkjh fait une noble appariuon au cours de cet article, en compagnie des conceptions économiques de notre auteur. 11 prend ses ales, se pavane dans la septikrne partie de Mort de la morale, etc., intitulke Les Saints du dernier jour. Le juif Berl y rompt des lances en faveur d u catholicisme, ci-devant religion d'État, contre le protestantisme, dont on connalt I'hfluence restreinte dans les domaines de la Fille a h d e de I'Ëglise. Je crois, écrit-il, que te profestanlisme dtfend la bourgeoisie d*unemanilre plus efficace que le ca~olicisme.M a i r e de goût, semble-t-il, que M. Berl tient & motiver. A propos de l'organisation de répression e t d'espionnage anti-ouvrfer connue sous le nom de Sherman Service (*), il fait 1s comparaison suivante : Je ne suis pas sûr que dans un pays calholigue on oserait phcer ainsi le mouchardage sous l'&ide de la religion. Ces deux postulats essentiellement 4 matérialistes * qui visent & nier les plus soiides traditions du cathoIicisme, et surtout son rbIe moderne, amhnent Ia déclaration suivante, également inspirée du meme matérialisme, et qui, elle, vise seulement A introduire, dans le camp r&volutionnafre,les patronages, les syndicats chrétiens, les associations de boy-scouts e t la Jeunesse ouvriérc (chrétienne) : la feuncsse c ~ o I i q u es1 e animke par un mysticisme rdel, et subit une certaine tendance non-conformiste, Voila pour le matérialisme pratique. Le matdriaiisme tliéoriguc de M. Berl se prhente beaucoup moins bien. Je vais aider M. Berl voir clair dans le lamentable chapitre dernier de Mort de la Morak, etc., et ce pour la dPfense du mat&rialisme, Un tel bavardage ne vaut la discussion qu'h cause des opinions professées par Ie bavard A l'égard des capitalistes, des ouvriers et des bourgeois, e t de l'usage que tentent de faire dudit chapitre certains critiques amis de M. Berl, et d'autres critfques qui par ailleurs ne 4 marchent v pas pour toutes sortes d'excellentes raisons mais qui vont si loin & la suite du matérialisme berlien qu'ils se perdent. Que ceux qui seraient dupes des titres A grand fracas de M. Berl apprennent que le matérialisme ne fait pas alliance avec le seul prolétariat ;ainsi le vieux et respecbble matérfalisrne de La Mettrie a pu donner en ligne directe, vers 1850, le matdrialisme allid h la bourgeoisie de Vogt et d'une quantité de prétendus hommes de science dont la lignée n'est pas éteinte. Ce vieux matérialisme ne considéralt pas, comme M. Berl, la matibre e t un reste. Il était donc, en 1750, considCrablement en avance sur les ptnibles concepts de M. Berl. Ce n'était pas une mdtliode, pas plus que les matkialismes grossiers qui naquirent ensuite (y compris le matérialisme de M,GeorgesBatailIe, le thdoricien de la merde) mais une doctrine. Le mat& rialisme n'est pas une doctrine, mais une mtütode affirme Mort de Ia morale, dc. Icl l'auteur contond sans doute avec le terme supérieur, Ia diaIectique hegdlienne, remise sur ses pieds matérialistes par Marx-Engels et qui, dans son application B l'histoire, a permis A la connaissance des bonds énormes que M. Berl ignore. Feuerbach, et surtout Marx-Engels, Il@ dèrent l'héritage du vieux matérialisme du xvIIri si&cle(**).Ce qu'il en est resté est l'idée fondamentale A savoir que a la matfére n'est pas le produit de l'esprit, mais qu'au contraire l'esprit est le produit le plus dlevd de la matière B. Ceci, nous le devons Feuerbach psi 1A a s'am& court *. * 11 fut impossible h Feuerbach, écrit Engels, de surmonter le préjugé phfIosb phique courant h I'bgard d u matérialisme, prkjug8 se rapportant non pas h la chose, mais au mot lui-mbme a. Engels explfque dans le livre qu'il a consacré it Ludwlg Feuerbach (p. 59 et su&. de la traduction française) comment on put surmonter le prdjugb philosophique, en premier Heu A la suite des découvertes scientifiques du xrxi sikcle, ensuite en considérant le monde a en tant que matihre engagée dans un développement historique B. L'ddlflcation du nouveau matérialisme, telle f u t l'œuvre gigantesque h laquelle s'attaquérent entre autres P16khanov et Linine, ce dernier thdoriquement et pratiquement. L'ouvrage de Lénine Maurialisme et Emptrocriîicisme est l'expression la plus accomplie du passage de la dodrfne m a t e rialiste h la m4ihode matériaIiste quant B la description des relations de l'homme et du monde extérieur, qui ait 4 t h Bcrfte jusqu'g ce jour, et il faut reconnaltre que le sujet n'est pas &puisé.

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----mllltnnti o u v r l k aüm*&-dssG protestante. et* ,IlJmbileitlon des mm# rlncfpaleu de Sade qui, je l'es n na imarr&ta p a h J~it1.e. Etorivement ie -IV 1 ~ i g u i m h ~ t e de ge I * & ~ I I e a un es piui gramîu de tau l a temps on pPr la Mettrlc. Diderot. etc. avant Feuerbach, remplaça@:&tique rntiondstt* d* b m a t 4 ~ i s t en . d ~ u v r l 1s t artmier In véritnbla a Fucnm du Chriitlenlami B iublimatlon dCJ d b - 8 da d gCa-i-G-&u&*depuh par Ici travaux de Freud. dei reves tt des crainte; dsc~h&Ï&~ U ~ W 161 '

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De 1909 B nos jours, de colossales découvertes scientifiques ont étC portees A la connaissance des hommes, dont il faut que les marxistes rendent compte. Un tel travail, fait A la flamme de la dialectique matérialiste aurait seul le droit de prdtendre A la défense du matkriahme. n ne peut Ctre fait qu'au sein du prolétariat qui a partie HCe, lui, A cette dialectique matériaüste qui n'est pas comme le matérialisme de M. Berl un certain godt de la dt?prdciution mais la poussde irrksistible vers l'action r~volutionnaire. Le seul travaii thdqrique de la bourgeoisie, en cent ans, aura consisté h réfuter Marx, Plus s'ouvrent les crevasses dans le systéme capitaliste, plus cette occupation intellectuelle emploie de nouveaux adeptes, s'essaie A se perfectionner, tourne l a manie. Autrefois on ne prononçait les noms ni de Marx, ni d9F.ngels. Maintenant cela n'est plus possible, on est oblIgé de prendre le taureau par les cornes. Le rdformlste Henri de Man a montrb, en 1926, qu'il fallait d'abord aller contre M m avant d'en arriver A l'utopique Age d'or du capitalisme, aprlir M m . M. Berl n'en est encore qu'a attaquer Marx, mais comme il n'a ni la culture, ni les moyens de ses maîtres révisionnistes, il en est réduit A falsiiler le marxisme sous couleur d'y souscrire. 11 n'ira vraisemblablement pas plus loin. La synthkse (selon l'expression de De Man) qu'il esphait réaliser sera l'œuvre d'autres littérateurs, car les idées que I'on rencontre dans les frmairz de M. Berl ne lui appartiennent meme pas en propre. Elles sont monnaie courante chez les écrivains de la bourgeoisie moderne, habillent de rouge les reprtsentants du nouveau réformisme qui ne se différencie de celui de M. Renaudel qu'en ce sens: il est partisan de ta d&ense de l'W. R S. S., ce qui est, en 1930, une malice de plus. C'est parce qu'il est un type, le vrai miroir de fa bourgeoisie de gauche, avec tout ce que de semblables propriétés ont de caricatural que ce pamphiétaire nous intéresse. Le concept de capitalisme révolutionnaire, kcialr6 est la mattresse poutre de l'œuvre deDrieu la Rochelle, la source impure oh s'abreuvent J. R Bloch, Luc Durtain, Duhamel e t tant d'autres. 11 n'est pas un psychologue qui n'oppose iî 4 l'ouvrier idéal selon Marx o, prisonnier de la lutte des classas, l'hem et ses riches complexes de sensations (lisez le bon vivant de la bourgeoisie), qui ne se gausse des portraits de Ldnine, du mur des fédérks, de Spartacus et auires noms en us. Le vrai révolutionnaire, pour M. BerI, n'est autre que Gmine, le dilettante pedectionné de M. Malraux, Enfin de toutes parts on crie haro sur les machines (la bourgeoisie voudrait-elle ,A son tour, les dbtrnire) ainsi qu'en fait foi 1 0 CV, le dernier roman de M. Ilya Erhenbaurg. De cette racaille ndtra Ie prochain rdoolufionnaire (*) que I'on nous enverra dans les jambes. Il ne se fera pas attendre, car le rble que M. Berl prétend assumer demande une prudence dont il est dépourvu, et de l'estomac, que diable I Si I'on est attaqué e t que l'on se sente vulnerable il faut savoir proteger les dktauts de la cuirasse et, autant que possible, ne pas se compromettre irrémbdiablement. Volci, prise au hasard, une d'entre les récentes manœuvres défensives de M. Berl. (Je me permets de la dédier ii Andrd Marty) : J'ai DU des prisonniers dans mon enfance, & CIaimuux. Ma f m i l l e y aoail une usine if bre et unc usine péniicntiaire. Pour ceux qui seraient t e d k s de me le reprocher, je dtclme ne plus moir d'ucmintance ni avec cette affaire, ni avec ceite famille. L'indignation conire l'usage de la maind'auvre plnale n'y est d'ailleurs pour rien (sic). Les différentes jormes d'ezptoitdton capifalisie s'dqui~altni,et Le travail des forgerons libres ttaii plus dur que celui des prisonniers, maind'c;cuure assez bien difendue par l'administration qui en profile, etc. (Monde, no 111). L'article continue sur ce ton. M. Berl devrait comprendre que M. LCon Werth, qui tient la chronique B la page 3 de la meme revue ne peut que protester contre cette epoIogie du travail pénitentiaire. Mais M. Berl est naïf. Xi ne voit pas de petits loups. Pour mieux servir sa classe, il a eu l'idée de faire croire la mort de cette classe. C'dtait un peu gros, mais les bourgeois Btafent puand même assez impressionnés. Le premier livre fut un succCs :les revues Uttérates s'ouvrirent toutes grandes h l a prose de M. Berl. Notre homme n'y alla pas d e main morte, fl multiplia les gaffes. Son coup de maltre f u t un certain article dans les Nouvelles Liffdrairwoh il tua l'inconscient. Du coup, rigolade ghérale qui fit place, bientbt une profonds inquiétude :le héros du jour allait un peu fort, Au cours du second volume, son duel avec M. Charles du Bos atterra le public. Désarmais, l'opinion Ctait faite :Berl est trop con. C'est poruquoi sa succession est ouverte. Que cet h o m e essaie de se sorür d'embarras en nous demandant @ce, au besoin en g meitunî le prix, puisque dlt-U dans Monde du 9 aoiit, nous ne vivons guère que d'un public rwtrcini, d'un public de snobs cela mei au point sa moralitd. Tout le monde comprendra, A la suita de 17expos6des motifs sus-mentionnés que nous répondions au recours de M. Berl par i r e fin de non-recevoir, les cornmupistes ayant comme premier devoir de disqualifier les agents provocateurs.

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ANDR$THIRZON.


Profile for Cristina Cenci

n. 2 - Ottobre 1930  

n. 2 - Ottobre 1930  

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