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The Torah Magazine of the French Jewish Community

Rabbi de Loubavitch Zatsal

Rav Ovadiah Yossef Zatsal

Rav Mordechai Elyahou Zatsal

PESSAH’ 5779/2019 1


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H'afets H'aïm zt"l

Le Dvar

Edito

Chers amis, Je tiens tout d’abord à vous remercier pour votre soutien et vos messages d’encouragement. Comme vous avez pu le constater en lisant le premier numéro, LE DVAR n’est pas un magazine culturel mais un journal qui a pour but de dispenser et promulguer la sagesse de notre sainte Thora, je vous invite donc à continuer de nous envoyer vos remarques et idées par email: info@jewishfcc.com. Pour ce numero spécial Pessah’ nous avons essayé de partager avec vous un maximum d’enseignements et d’informations utiles concernant cette magnifique fête de Pessah’. Vous souhaitant bonne lecture, H’ag Sameah’ et Cachère

Rav Tal Perez

SOMMAIRE Page Page Page Page Page Page Page Page Page Page Page Page Page Page Page Page Page Page Page Page Page

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Allo Rav La reconnaissance - Rav Benchetrit La sortie d’Egypte, encore d’actualité? 10 conseils pour conserver l’amour dans le couple Pour une éducation réussie Les perles de Pessah’ Pessah’ ou la transmission ancestrale Liste de Pessah’ pour les sépharades La Providence Divine - Rabbi de Loubavitch Ségoulot L’histoire du DVAR L’oulpan Astrologie juive Halacha de Pessah’ - Le Seder Recherche et annulation du H’ametz Les horaires de la fête de Pessah’ Préparation de la table du Seder La Matsa: Un pain pas si pauvre en calories Le Responsa Breslev Quizz pour les enfants Le Mur Des Téfilot/Bérah’ot/Leilouï Nishmat

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Horaires de Shabbat & fêtes: Vendredi 12 Avril 19h05 – 20h02 Metzora Vendredi 19 Avril 19h10 – allumage des bougies de Shabbat & Pessah’ Samedi 20 Avril 20h08 – allumage des bougies de Pessah’ Dimanche 21 Avril 20h08 – Sortie de Yom Tov Jeudi 25 April 19h15 – allumage des bougies de Pessah’ Vendredi 26 Avril 19h10 – allumage des bougies de Shabbat & Pessah’ Samedi 27 Avril 20h14 – Fin de Shabbat & Pessah’

Le Dvar - Mensuel édité par le Jewish French Community Center 1100 South Beverly drive, 90035 Los Angeles www.jewishfcc.com Directeur de Publication: Rav Tal Perez Graphiste / Maquettiste: Ilanit Ktorza Imprimerie: Gilles Bensemoun Ce mensuel contient des textes Saints. Merci de ne pas jeter.


Rav Yossef Sitruk zt"l

ALLO RAV

est idolâtre. Par contre, si le non-juif n’est pas un idolâtre, il sera seulement interdit de le boire et il sera permis de le revendre. Ainsi, explique le Ta”z (Yoré Déa 124,6), les musulmans ne sont pas considérés comme idolâtres et donc un vin touché par eux, pourra être revendu bien qu’interdit à la consommation. Le statut des autres non-juifs est sujet à discussion. Comme nous l’avons expliqué plus haut, l’interdit provient de la crainte qu’ils fassent une cérémonie religieuse idolâtre. Aujourd’hui, c’est chose rare qu’un non-juif fasse un tel service en dehors d’un temple surtout s’il n’est pas un homme de religion, alors qu’avant, cela se faisait par n’importe qui. Le Ram”a 123,1 pense qu’à cause de cela, le vin des non-juifs est permis pour le profit, et il sera donc permis de le revendre, par contre, le Choulh’an Arouh’ interdit d’en profiter. Pour les séfarades qui suivent les décisions Halah’iques du Choulh’an Arouh’, il ne sera pas permis de revendre ce vin et il conviendra de l’éliminer. Ainsi tranche le Ben Ich H’aï, (deuxième année, parachat Balak ainsi que dans son responsa Halih’ot Olam).

J’ai reçu une très belle bouteille de vin non-Cachère par un non-juif avec qui je fais du business, ai-je le droit de la vendre? Chalom, avant de répondre à votre excellente question, je tiens à rappeler quelques notions concernant l’interdit de consommer du vin non Cachère. Il existe deux sortes de vin interdit: 1. Le vin “ nessèh’ “, c’est un vin qui a servi à un service religieux idolâtre, la Torah nous interdit non seulement sa consommation mais aussi d’en tirer profit, comme cela est ramené dans le traité de Avoda Zara 29b. 2. Le vin “stam”; c’est un vin touché ou fabriqué par un non-juif mais qui n’a pas servi à l’idolâtrie. C’est une extension rabbinique de la première interdiction pour empêcher les mariages mixtes, sachant que le vin crée une certaine proximité.

Cependant, ces deux avis ont chacun leur limite. En effet, si un non-juif doit de l’argent à un juif et qu’il lui rend la somme avec des bouteilles de vin, il sera permis même d’après le Choulh’an Arouh’ de les revendre pour récupérer son argent. Ainsi l’écrit clairement le Choulh’an Arouh’ dans Orah’ Haim, 539,8. Pour le Rama, il existe une limite dans sa

Ce décret rabbinique reste identique au premier prohibé par la Torah, avec les mêmes interdits. C’est-à-dire qu’on ne peut ni boire le vin ni en profiter, si le non-juif qui l’a touché ou fabriqué

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Rav Mordeh'aï Eliyahou zt"l

ALLO RAV

permission de revendre un vin non cachère. Dans le chapitre 123,1, il écrit:”…mais il est interdit de venir à vendre et racheter un tel vin pour en faire du commerce.” Revendre un vin qui est arrivé dans nos mains par hasard, c’est permis, mais on ne pourra pas en faire un commerce, et ce, même pour les ashkénazes. D’après cela, il sera prohibé d’exercer toute profession liée au vin non-Cachère. Le Choulh’an Arouh’ dans le simane 133,5 ramène qu’il est interdit de faire l’interprète dans des transactions de vins non cachère. Le Rav Ovadia Yossef Zatsal dans son livre Halih’ot Olam tome 7 p.135 dit également que l’on ne pourra pas être agent commercial pour de tels vins. Le Rav Chlomo Zaffrani Chlita dans Yavo Yédid tome2, p.157 ramène au nom du Zéra Emet que pour les séfarades, il faudra détruire l’argent du salaire perçu pour ne pas en profiter. En conclusion, si un catholique donne une bouteille de vin à un juif: 1. Si c’est d’ordre commercial, pour tout le monde c’est interdit d’exercer une telle profession. Et, pour les séfarades, il faudra détruire la bouteille. 2. Si c’est parce qu’il lui devait de l’argent, alors il sera permis de la revendre. (Évidemment toujours à condition que cela ne soit pas lié à un commerce de vin). 3. Si c’est un simple cadeau, pour les séfarades, il faudra jeter la bouteille, pour les ashkénazes, on pourra la revendre. Si par contre, on a à faire à un idolâtre, ce vin devra être éliminé selon tous les avis. Est-il vrai que l’on n’a pas le droit de manger

de la Matsa 30 jours avant Pessah’? Non c’est faux car on a le droit de manger de la Matsa jusqu’à la veille de Péssa’h (14 Nissan), seulement alors, il sera interdit de consommer de la Matsa, afin que l’on puisse la consommer avec appétit lors du Séder. Par contre, le soir du 14 Nissan (le soir qui précède le Séder), il est permis de consommer de la Matsa. La restriction est donc uniquement durant la journée de veille de Péssah’ et non 30 jours avant. Il est également permis de consommer de la Matsa appelée « Matsa ‘Achira » (galette douce pétrie uniquement avec des jus de fruits ou du vin sans le moindre ajout d’eau) même la journée du 14 Nissan (veille de Péssah’), car on ne peut s’acquitter de son obligation de consommer la Matsa le soir du Séder avec une telle Matsa puisque la Torah exige un « pain de misère » (Péssah’im 36a), c’est pourquoi il est permis de la consommer. Par contre, s’il s’agit d’un gâteau fait à base de farine de Matsa (Matsa ordinaire pétrie à l’eau) à laquelle on a ajouté du miel ou du vin ou autre, et que l’on a ensuite enfourné, un tel gâteau ne peut être consommé la veille de Péssah’. La veille de Péssah’, il est permis de consommer une Matsa qui a été frite ou bouillie. La veille de Péssah’, dès la 10ème heure du jour (en heures saisonnières, c’est-à-dire 3 heures avant la sortie des étoiles, il est interdit de prendre un repas même s’il n’est pas accompagné de Matsa, afin de consommer la Matsa avec appétit, et le fait de manger à un tel moment peut entraîner un rassasiement

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Rav Meir Mazouz Chlita

ALLO RAV

qui freinera l’appétit lors de la consommation de la Matsa le soir du Séder. Cependant, il est permis de consommer des fruits, des légumes ou bien du riz même après la 10ème heure de la journée, à la condition de ne pas s’en remplir le ventre. La Matsa avec laquelle on s’acquitte de son obligation le soir de Péssah’ doit être une Matsa « Chémoura » (surveillée) depuis la moisson des blés. Ce qui signifie que dès la moisson des blés, toutes les dispositions ont été prises pour que les grains de blés n’aient aucun contact avec l’eau. Il est très juste de se procurer de la Matsa Chémoura « fabriquée à la main ». Etant donné que de nombreux problèmes de Cacherout liés à la Matsa peuvent se poser, il faut veiller à acheter uniquement des Matsot vendues sous un contrôle rabbinique officiel. A notre époque, il existe Barouh’ Hachem dans le commerce des Matsot fabriquées à la main sous un contrôle très rigoureux et il est très facile de se procurer de telles Matsot pour le Séder.

sinant pour un non-juif pendant Yom Tov. Le Roch (Rabeinou Asher ben Yehiel 1250, Allemagne - 1327, Tolède, Espagne) précise que l’interdit serait d’inviter le non-juif, mais s’il vient sans invitation il sera permis de l’avoir à notre table. De plus cette restriction ne s’applique pas pour le Chabbat puisque de toute manière on ne peut pas cuisiner en ce jour. Rabbi Chlomo Zalman Auerbach’ Zatsal dans son livre Choulh’an Chlomo tend à permettre l’invitation d’un non juif pendant Yom Tov s’il s’agit d’une seule personne; la raison de cette permission étant que pour une seule personne en général on n’a pas besoin de cuisiner en plus. Le Michna Béroura ajoute que si la présence du non-juif lui ajoute de la joie pendant la fête on peut être souple à ce sujet. Conclusion: Il est interdit d’inviter un non-juif durant les fêtes sauf si la fête tombe un Chabbat, c’est autorisé. Si le non-juif se joint à nous sans invitation, il n’y a aucun problème à l’avoir à notre table. Dans certaines conditions on pourra tolérer même de l’inviter a priori.

Est-il permis d’avoir un non-juif à la table du Seder? Le Choulh’an Arouh’ Orah’ H’aïm Chap.512 stipule qu’il est interdit d’inviter un non-juif pendant les jours de Yom Tov car nos sages dans le Talmud Beitsa 21b ont décrété cet interdit de peur que l’on vienne à cuisiner pendant Yom Tov pour le non-juif. Or la Torah a permis de cuisiner uniquement pour les Béné Israël. On enfreindrait donc un interdit de la Torah en cui-

Pour répondre à votre question concernant le Seder, cette année puisque le 1er soir tombe Chabbat il n’y a aucune restriction d’inviter un non-juif à votre table par contre pour le 2ème soir vous ne pourrez pas l’inviter sauf si les conditions mentionnées plus haut sont remplies. Pourquoi le nom de Moché Rabeinou n’estil pas mentionné dans la Haggadah de

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Rav Ovadia Yossef zt"l

ALLO RAV

Pessah’ ? En fait, Moché Rabeinou est mentionné dans la Haggadah mais une seule et unique fois [dans le passage Rabbi Yossi Haguelili], cependant pas dans la partie de la Haggadah où l’on traite de la sortie d’Egypte, ce qui le concerne plutôt bien…Le Rav Reouven Margaliot explique que c’est pour bien insister sur le fait que la délivrance n’est pas venue par un émissaire mais bel et bien par Hachem lui-même. Quoi que Moché ait pu réaliser lors de la libération, ce n’était que sous l’effet, sous l’influence et sous la tutelle du Maître du monde. Pour que ce détail important s’ancre bien en nous, il fallait omettre le nom de Moché. Et même cette seule fois où il y apparaît ne contredit pas ce qui est expliqué précédemment. En effet, le nom de Moché Rabeinou se trouve dans un verset où il est qualifié de serviteur d’Hachem - Vayaaminou BaHachem Ouvemoché ‘Avdo.

Rav Tal Perez

Mentionné d’une telle manière, cela ne porte pas à confusion. Le Rav Méïr Dan Plotski, auteur du “Kéli ‘Hemda”, explique que Moché a délivré le corps des Bnei Israël en les sortant physiquement d’Egypte alors qu’Hachem a délivré leur âme en leur transmettant la Torah par la suite. Et la principale délivrance fut la Guéoula (délivrance) spirituelle… pour insister sur ce détail, il fallait encore une fois omettre le nom de Moché Rabeinou.

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Rav Yitsh'ak Yossef Chlita

UISSANCE DE LA RECONNAISSANC PESSAH’, LA P E

« Car (c’est) à moi que les Béné Israël sont des serviteurs, ils sont mes serviteurs, (à moi) qui les ai fait sortir d’Egypte, Je suis Hachem votre D-ieu » Behar 25.55 Les Bnei Israël sont restés esclaves 210 ans en Egypte. Cela veut dire qu’il y a des gens qui sont rentrés libres en Egypte et sont devenus esclaves et leurs enfants, petits enfants et arrières petits enfants sont nés et sont morts esclaves jusqu’à la génération qui a vécu la libération. Ainsi la notion d’esclavage était «génétiquement» imprégnée chez les Bnei Israël sur plusieurs générations. De plus, nous détaillons chaque année le soir de Pessah la cruauté de cette forme d’esclavage. Nous savons que les Bnei Israël étaient exploités le jour dans les champs et tous les travaux et

que la nuit ils devaient être au service des Egyptiens pour leurs tâches ménagères. Ainsi les Bnei Israël étaient esclaves à 100 % des Egyptiens. Nous savons qu’au-delà de la sortie d’Egypte historique Hachem nous a libérés de l’“esclavage d’Egypte” en nous donnant la Torah. En effet, le mot mitsraim (Egypte) en hébreu peut se lire métsarim qui signifie limites. Donc la sortie d’Egypte signifie pour toutes les générations la possibilité grâce à la Torah de sortir de ses limites. En effet, chaque mitsva a une action libératrice sur l’homme. La sainteté libère l’homme de sa dépendance à la matérialité. La cacherout permet à l’homme de sublimer ses addictions à la nourriture et d’avoir un rapport avec elle de dominant et non de dominé. Les lois qui régissent les rapports humains libèrent l’homme de la haine, de la convoitise, du vol, de la jalousie. L’acquisition de la émouna (croyance) libère l’homme de la peur de l’inconnu et de dizaines de névroses qui en découlent pour ne citer que la peur de manquer d’argent. Ce n’est pas pour rien que nos sages ont enseigné: “ Ceux qui accomplissent la Torah et les mitsvot

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Rav Chelomo Amar Chlita

UISSANCE DE LA RECONNAISSANC PESSAH’, LA P E sont les personnes réellement libres”. Qui n’a pas eu l’occasion de visionner une vidéo de la libération des camps de la mort et du sentiment de reconnaissance éternel des déportés envers leurs sauveurs. Alors essayons d’imaginer le sentiment de reconnaissance des Bnei Israël qui ont été libérés du pire des esclavages et continuent jusqu’à aujourd’hui à être libérés par l’accomplissement des mitsvot. Le Even Ezra pose le raisonnement suivant. Lorsqu’Hachem a libéré les Bnei Israël ceux ci se sont adressés à Lui en lui demandant comment ils pourraient lui rendre le bien qu’Il leur a apporté en les libérant. Et Hachem répondit si vous voulez exprimer votre reconnaissance accomplissez mes mitsvot. Et les Bnei Israël ont accepté. Mais le phénomène est intrigant ? En effet, l’accomplissement des mitsvot est au profit de l’homme. Il en est le bénéficiaire à 100%. Donc si Hachem demande aux Bnei Israël d’accomplir les mitsvot pour rendre à Hachem ce qu’ils ont reçu et que les mitsvot sont aux bénéfices de l’homme cela veut dire qu’Hachem dit aux Bnei Israël : Si vous voulez me rendre le bien que je vous ai fait alors faites vous du bien” ? Cela signifie que l’engagement des Bnei Israël à accomplir les mitsvot est fondé sur la reconnaissance du bien reçu. Il y a un langage qui n’est plus trop employé mais qui est très révélateur d’un certain état d’esprit. C’est que lorsque quelqu’un nous faisait du bien on lui déclarait “je suis votre obligé”. Mais ce qui est intéressant c’est que dans cette formulation il n’y pas la facette contraignante

de l’obligation. Cela veut dire que lorsque je me sens être “l’obligé” de la personne qui m’a fait du bien il n’y a pas le malaise de la contrainte. Et au contraire si quelqu’un ressent comme une contrainte le fait d’avoir à rendre le bien qu’on lui a fait c’est qu’il est très égoïste puisqu’il ne ressent pas le bien qu’on lui a fait !! Celui qui fait le bilan du bien que ses parents lui ont fait cherchera à tout prix à essayer de leur rendre même une infime parcelle de ce bien. Celui qui fait la liste de ce que son conjoint lui apporte ressentira le privilège de pouvoir lui rendre service. Celui qui ressent combien son travail, ses clients, ses amis et même ses ennemis ont participé à ce qu’il est devenu ne pourra ressentir que de la reconnaissance. Or c’est ce sentiment de reconnaissance qui rend la vie légère et agréable à assumer chaque jour. Il s’agit en fait d’un véritable état d’esprit. Celui de dire merci à chaque instant. Et lorsqu’on est occupé à dire merci on ne peut pas voir les défauts. A plus forte raison, il faudra relever de manière systématique dans notre quotidien tous les bienfaits et les miracles qu’Hachem nous prodigue dans la santé, le couple, la parnassa, l’éducation et l’accomplissement des mitsvot. Et c’est ce qui rendra notre vie facile et heureuse.

Rav Yehia Benchetrit

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Rav Matsliah' Mazouz zt"l

ENCORE D’ACTUALITÉ? LA SORTIE D’EGYPTE,

On lit dans la Haggadah de Pessah: “‫“בכל דור ודר חיב אדם לראות את עצמו כאילו הוא יצא ממצרים‬ ‫״‬A chaque génération, chacun est obligé de se voir comme s’il était sorti d’Egypte.‫״‬ Lors du Séder de Pessah, nous avons la mitsva de raconter la sortie d’Egypte, mais pas comme une histoire qui s’est passée il était une fois. Nos Sages restaient réveillés toute la nuit du Séder à raconter la sortie d’Egypte en grands détails pour pouvoir ressentir comme si eux mêmes avaient été libérés et avaient vécu de grands miracles. Même en dehors de Pessah, c’est une mitsva positive pour chacun de nous de se rappeler la sortie d’Egypte tous les jours de notre vie, car même si on n’y était pas soi même et qu’on ne l’a pas vécue sur le moment, cela s’applique à chaque génération. Nous aurions été esclaves

nous mêmes si nos ancêtres n’avaient pas été délivrés du joug de l’Égypte. Comment, en 5779-2019, alors que nous vivons comme des hommes libres, pouvons nous accomplir cette obligation? A quoi ressemblait l’esclavage des Bnei Israël en Égypte et en quoi est-ce comparable à la situation actuelle de notre génération ? Bien que l’eau salée, les herbes amères et le h’arosset présents sur le plateau du Séder évoquent l’éprouvant esclavage physique auquel les Juifs étaient soumis en Égypte, leur aliénation spirituelle était aussi très forte, à tel point qu’il est dit qu’ils avaient atteint le 49ème niveau d’impureté. Quelle était l’impureté de l’Egypte ? Et pourquoi dit on que l’Egypte à tra-

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Rabbi Rah'amim H'aï H'wouita Hacohen zt"l

ENCORE D’ACTUALITÉ? LA SORTIE D’EGYPTE, vers Pharaon était l’incarnation du Yetser Hara (le mauvais penchant) ? Selon le Maharal de Prague, le Yetser Hara s’exprime toujours à travers l’illusion d’un manque et fait fauter l’homme en lui faisant croire que ce qu’Hashem lui a donné dans sa vie n’est pas suffisant. Avant la mort de Yossef, les Bnei Israël étaient paisiblement installés dans le pays de Goshen en Égypte où ils étaient bergers et séparés des Égyptiens et de leurs mauvaises mœurs. Quand Yossef mourut, les Bnei Israel commencèrent à vouloir s’assimiler aux Égyptiens et ils voulurent quitter le pays de Goshen car cette vie ne leur suffisait plus, ils voulaient participer à la vie politique et au développement de l’Egypte. Pharaon utilisa ce terrain favorable créé par le Yetser Hara pour mettre en esclavage les Bnei Israel. En effet, pour les faire travailler il les trompa en leur faisant croire au début qu’il souhaitait leur participation volontaire au développement de l’Egypte. Seulement dès que les Bnei Israël tombèrent dans le filet de Pharaon et furent dupés par les illusions du Yetser Hara, l’esclavage commença et alla en s’intensifiant. La civilisation Égyptienne était représentée par la puissance de ses armées, la richesse de son royaume et par les apparats dont se parait Pharaon. Sans parler des autres idoles que les Égyptiens servaient. Rabbi David Pinto explique que le mot agneau, qui était l’animal idolâtré par les Égyptiens ‫״שה״‬, a la même guématria que le mot « froi-

deur » ‫״הקר״‬. Lorsque les Bnei Israël étaient esclaves en Égypte, le Yetser Hara avait refroidi leur cœur et leur connexion à Hashem. C’est pour corriger cette froideur que leur a été ordonnée la mitsva du Korban Pessah, l’agneau pascal. Autant dire qu’avant qu’Hashem ne se dévoile à Moché Rabeinou et n’accomplisse le miracle de la sortie d’Egypte, les Bnei Israël vivaient dans un environnement où la présence d’Hashem était très voilée. En hébreu, Les mots ‫״‬Mitsrayim » pour Égypte, et « Metsarim » pour « limitations », s’écrivent de la même façon. Lorsque les Bnei Israel étaient esclaves et immergés dans l’impureté de l’Egypte, ils étaient limités par un autre système de pensée, par des valeurs étrangères à la Thora et par l’absence d’une vraie connexion à Hashem. De nos jours également nous vivons en exil et notre Yetser Hara fait que nous sommes limités et notre vision est obscurcie par des systèmes de pensée contraires à la Torah: Dans cette génération où nous profitons de tant d’avancées technologiques et de découvertes scientifiques, il est facile de tomber dans l’illusion trompeuse que les scientifiques et les inventeurs ont obtenu tout cela seulement grâce à leur force et leur intelligence, et occulter à D. ne plaise l’intervention d’Hashem dans le monde. De la même façon que les Bnei Israël furent dupés par le Yetser Hara en Égypte, nous aussi sommes tentés d’adopter des cultures et des références qui ne sont pas basées sur la

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Rav Yossef Chalom Elyachiv zt”l

ENCORE D’ACTUALITÉ? LA SORTIE D’EGYPTE, Torah et de subir ces influences néfastes. Avant Pessah nous avons l’obligation de nous débarrasser de tout le H’amets en notre possession. Le H’amets représente le Yetser Hara que nous avons tous en nous. Avant la nuit de Pessah nous brûlons le H’amets pour symboliser l’éradication du Yetser Hara et signifier que nous allons fêter Pessah’ en tant qu’hommes libres et pleins de Émouna en Hashem. Lorsque nous réalisons ce travail sur nous mêmes, alors la nuit de Pessah est une nuit de protection extraordinaire contre toutes les forces négatives. L’opposé de l’impureté est la Kédoucha (sainteté). Rachi explique que le verset ‫תהיו״‬ ‫( ״קדושים‬vous serez saints) dans la paracha de Kedoshim signifie « vous serez séparés ». La nuit de Pessah nous avons l’intention d’être sanctifiés et soumis à Hashem, mais pour cela il faut reconnaître que nous sommes différents des non-juifs. Hashem a différencié les maisons des Égyptiens et celles des Bnei Israël lors de la dernière plaie de la mort des premiers nés Égyptiens. Pour cela, Moché a demandé aux Bnei Israël de rester dans leur maison jusqu’au matin et de ne pas se mélanger aux Égyptiens. Le but ultime de la sortie d’Egypte était le don de la Torah. Lorsque l’on fête le don de la Torah 49 jours après Pessah’ lors de la fête de Chavouot, il faut aussi penser que l’on reçoit la Torah à chaque génération. En effet, il est écrit que chaque Nechama (Âme) juive était

présente lors du don de la Torah, ce qui implique que chacun d’entre nous, à chaque génération, a le devoir de se rappeler que la Torah nous est donnée personnellement et pas seulement à la génération des Bnei Israel délivrés physiquement de l’esclavage d’Egypte. Puisque l’aboutissement de la sortie d’Egypte était le don de la Torah, de nos jours cela signifie que lorsque nous accomplissons les Mitsvot données par la Torah, nous avons le pouvoir de sanctifier le monde dans lequel nous vivons. La responsabilité de chaque individu de se rappeler des bienfaits d’Hashem à un niveau personnel est aussi mentionnée dans le Talmud Sanhédrin:‫״בשבילי נברא העולם״‬ ‫״‬Le monde a été créé pour moi » Donc chacun a l’obligation de comprendre, d’intégrer à un niveau personnel ce que signifie sortir d’Egypte, recevoir la Torah, mais surtout d’agir sur ces connaissances puisque chacun a une obligation d’avoir un impact dans ce monde en réalisant sa mission personnelle. Comme disait le Rav Sitruk Zatsal “ Un juif ne doit pas se demander ce qu’il attend de la vie mais ce que la vie attend de lui”. La Torah renferme toutes les vérités et le travail des Juifs est de les découvrir, de les mettre en pratique et de les transmettre de génération en génération. Audrey Yehoudit Fellous

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Rav Eliezer Chelomo Schick zt"l

OUR CONSERVER L’AMOUR DANS LE COU 10 CONSEILS P PLE

Jeunes ou vieux couples. Quelques conseils, un peu d’efforts, et voilà un petit miracle. 1. La télévision et les films que nous connaissons nous vendent une illusion, où l’amour ressemble à une production hollywoodienne pleine d’action et de feux d’artifices. Celui qui vit sa vie selon ce modèle est voué à l’amour au premier regard et à la haine au second. 2. Le véritable amour est le produit d’un investissement, et même d’un sacrifice. Toute personne qui pense que l’amour est de recevoir non-stop, n’aime en réalité qu’elle-même, et restera sans l’amour des autres. Plus vous investissez pour votre conjoint, plus l’amour entre vous sera fort. 3. Ne restez pas de côté en attendant que des événements heureux se produisent seuls. Des

initiatives positives envers votre conjoint seront toujours les bienvenues. Si vous savez ce que votre partenaire aime, surprenez-le plutôt que de le bouder en attendant une surprise de sa part. Si vous ne connaissez pas ses goûts, il est vraiment temps de se mettre au travail... 4. L’amour a besoin d’être nourri. Si vous pensez que vous pouvez vivre ensemble sans « arroser » votre union jour après jour, ne soyez pas surpris si votre amour ressemble à une fleur fanée. 5. Les lois de la pureté familiale sont l’outil le plus important qu’Hashem nous ait donné pour l’intensification de l’amour. La distance physique absolue pendant les jours de séparation, renouvelle le désir et le mécanisme de séduction. Le soir du Mikvé, la femme sera pour son mari comme le soir de leurs noces.

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Rabbi David Abouh'atsira Chlita

OUR CONSERVER L’AMOUR DANS LE COU 10 CONSEILS P PLE Les atouts pour ceux qui respectent les lois de pureté sont nombreux, personnellement je pense que l’un des plus importants atouts est dans le fait que durant une période de 12 jours à peu près, le couple sera forcé de régler ses différends uniquement par le biais de la communication et l’échange, ce qui contribuera généreusement à la solidification de la relation, alors que trop souvent les couples sont tentés d’opter pour la solution facile: “régler leurs problèmes sur l’oreiller”. 6. Choisissez un livre qui traite de la bonne entente entre époux et du monde des émotions, et fixez-vous un moment pour étudier ensemble les différents aspects de l’amour. Plus vous en apprendrez, plus vous en saurez. Tout domaine de la vie doit être étudié pour pouvoir être pratiqué correctement, alors la vie ellemême… 7. Trouvez un moment régulier pour vous asseoir l’un en face de l’autre et parler sans interruption. Éteignez les appareils embêtants qui pourraient interrompre le flux de votre discussion unificatrice. Evitez la moindre vibration et même le plus petit son dans ces moments. 8. Essayer d’organiser un repas aux chandelles parfumées. Un verre de vin rouge ou blanc sur le côté, sera le bienvenu. N’oubliez pas les petites choses qui vous plaisaient tant lorsque vous vous êtes rencontrés. Elles sont plus que jamais d’actualité après plusieurs années de mariage. La sagesse n’est pas au commencement d’une liaison, mais plutôt dans son maintien en trouvant des moyens de la renforcer. 9. Il est important de parler à son conjoint de

manière correcte et respectueuse. Des dialogues outrageants et injurieux seront source de séparation et de distance. 10. N’oublions pas que l’amour n’a pas d’âge ! Une relation de trente ans peut être comme une relation de deux jours, à condition de bien la gérer. D’ailleurs, en suivant le manuel d’instructions de notre fabricant, la sainte Torah, non seulement l’amour ne va pas disparaître au fil des ans, mais il deviendra plus fort. C’est ce que je souhaite à nous tous. Hagit Amayeb, conseillère conjugale et psychothérapeute.

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Rav Bentsion Aba Chaoul zt"l

POUR UNE EDUCATION REUSSIE…

Dans notre génération, l’éducation est devenue la star au hit-parade des problèmes des parents. La question qui se pose est la suivante : comment rendre ces plus beaux moments de la vie que sont l’enfance et l’adolescence, désirables et vécus sereinement ? Il faut comprendre que l’enfant n’est qu’un reflet du parent. Le modèle de référence de l’enfant, avant d’être sa maîtresse ou sa chanteuse préférée, est son parent. C’est pourquoi le mimétisme est l’un des moyens les plus efficaces d’éduquer. On éduque par l’exemple, on donne l’exemple ! On se plaint aujourd’hui que nos jeunes filles refusent la Tsniout (pudeur) mais ne nous sommes-nous jamais posé la question de savoir si nous nous plaignons des collants quand il fait chaud, du foulard quand il nous dérange un peu, des « sacrifices » que nous faisons pour être ainsi vêtues… ? Avons-nous toujours veillé à ce que notre allure soit aussi belle que pudique, raffinée que discrète ? Posez-vous la question de savoir si l’on aimerait ressembler à l’image que vous projetez : donnez-vous envie d’être couverte ? Si la réponse est non, pourquoi voudriez-vous qu’il en soit autrement avec vos propres enfants ? On se plaint encore que les enfants ne nous respectent plus mais ne leur avez-vous jamais enseigné des marques de respect : se lever à votre arrivée, ne pas s’asseoir à votre place, ne pas vous couper la parole ou vous interrompre, ne pas vous appeler par votre prénom ? Si cela ne vient pas de vous au plus tôt, ce n’est pas à l’extérieur de la maison qu’ils apprendront la

notion de respect ! On se plaint encore que les ados ne décollent pas de leurs écrans mais ne vous êtes-vous jamais demandé si, étant petits, ils auraient apprécié apprendre la musique, le sport, le dessin…autant d’activités qui réduiraient considérablement le temps passé devant l’écran. Ou si vous aviez passé du temps avec eux et que vous les aviez écoutés, auraient-ils alors ressenti le besoin de se réfugier derrière leurs petits écrans ? L’enfant nous observe et il copie ! Un des écueils les plus terribles de notre génération, c’est aussi la terrible pression que les parents exercent sur leurs enfants quant à une brillante réussite professionnelle. Encore une fois, si l’enfant ressent que son parent ne sera fier de lui que s’il réussit à merveille de très hautes études, se posera-t-il alors la question de transgresser Chabbat pour y parvenir ou de faire d’autres écarts de ce genre ? Après tout, si pour le parent, son modèle, c’est cela qui compte, alors il n’y a rien qui ne revêt autant d’importance et le reste sera forcément relégué au second plan. L’enfant qui a été bercé dans son jeune âge par le traditionnel « mon fils, tu seras le plus grand chirurgien au monde ! » imaginera-t-il seulement pouvoir atteindre le bonheur par un autre biais ? Aujourd’hui, nous sacrifions nos enfants sur l’autel de l’argent et des honneurs ! D’après les enseignements de la Rabbanit Sarah Agay

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Rav Yitsh'ak Kadouri zt"l

LES PERLES DE PESSAH’

Ne pas faire du zèle sur le compte d’autrui Rabbi Moche Feinstein avait l’habitude de faire cuire des matsot dans une certaine usine de Matsa. Une année, une nouvelle usine vint s’établir dans la ville. Cette nouvelle fabrique de Matsa était plus pointilleuse sur la précédente sur plusieurs points de vue et lorsque le Rav Feinstein prit connaissance de cela il décida que cette année il irait faire cuire des Matsot dans cette nouvelle usine. Au moment venu, il changea soudainement d’avis et alla cuire ses Matsot dans l’ancienne fabrique comme les années précédentes. Lorsque ses élèves lui ont demandé pourquoi il avait changé d’avis il expliqua: “si je change d’usine pour y faire cuire les Matsot, les gens risquent de penser que la première n’est pas très pointilleuse et ils iront donc acheter leurs Matsot de la nouvelle usine et tout cela sur le compte de la Parnassa de son propriétaire”. Les 4 coupes En une veillée de Pessah’ un homme démuni se présenta devant le Rav de la ville avec une question “ Rav, peut-on s’acquitter de la Mitsva des 4 coupes avec du lait ?” Le Rav écouta sa question attentivement et au lieu de répondre à la question, il lui donna une somme d’argent et lui dit “va t’acheter du vin, de la viande et du poisson et passe une belle fête avec les tiens”. Le Rav expliqua à sa famille que si cet homme demandait s’il peut accomplir la Mitsva des 4 coupes avec du lait cela veut dire qu’il n’a pas non plus de viande à table c’est pour cela qu’au

lieu de répondre à sa question, j’ai répondu plutôt à ses besoins ! Matsot et Mitsvot La Maharal de Prague dans son livre Gour Aryeh demande, sachant que le nom en hébreu représente l’essence de la chose, pourquoi Matsot et Mitsvot ont ils la même orthographe ‫?מצות‬ Répond le Maharal: La Matsa et la Mitsva ont une similitude. De la même manière que la Matsa est propre de tout levain et que le levain représente la faute, de même, la personne qui applique les Mitsvot se détache petit à petit de la matérialité et se nettoie de la faute. Car la Matsa que nous mangeons à Pessah’ est complètement propre de H’amets, même la farine qui est utilisée pour la confection de la Matsa est une farine surveillée à cet effet depuis le moment où l’on va moudre le blé afin d’être sûr qu’elle ne vienne pas en contact avec l’humidité et ce, tout au long de la fabrica-

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Rav Rephael Yaakov Israel zt"l

LES PERLES DE PESSAH’

tion de la Matsa. C’est identique avec la Mitsva, elle nettoie l’homme de la faute et purifie son cœur et son âme. La Mitsva va même lui ajouter un niveau de pureté comme nous le disons à chaque fois que l’on récite une bénédiction avant l’accomplissement d’une Mitsva ‫ אשר קידשנו במצוותיו‬qui nous a sanctifié par ses Mitsvot. Ainsi lorsque nous mangerons la Matsa, à nous de nous souvenir que notre devoir est d’intensifier l’accomplissement des Mitsvot afin d’ajouter de la sainteté et de la lumière à notre Nechama. Zohar HaKadoch Un jour le saint Tana (sage vivant à la période de la Michna) Rabbi Yehouda rencontra Rabbi Aba et lui posa la question suivante: pourquoi durant la fête de Souccot on récite le Halel en entier durant les 8 jours de fête, alors que durant la fête de Pessah’, qui est la commémoration de la sortie d’Egypte et la liberté de notre peuple, on récite le Halel partiel, sans bénédiction?

sera en mesure de restreindre ses penchants et d’être libre de la mauvaise influence du mauvais penchant”. Prenons un moment pour nous pencher sur le sujet et regarder autour de nous combien les gens sont emprisonnés par leur différentes addictions. En effet nous viendrait-il à l’esprit que la définition de la liberté est qu’un individu soit libre de faire tout ce dont il a envie? Que dirions-nous alors des addicts au jeu, à l’alcool, au tabac ou à des substances chimiques? Sont ils vraiment libres ou bien emprisonnés par leurs envies et pulsions? La réponse est évidente et c’est là que la Torah intervient et donne à l’homme le pouvoir d’être constamment en mode de self control et d’être capable de renoncer à ses pulsions animales et de dire NON aux tentations. Voilà pourquoi durant la fête de Souccot on récitera le Halel en entier car c’est seulement après avoir reçu la Torah que la vraie jouissance de la liberté peut être célébrée.

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Rabbi Aba lui dit: Au moment de la sortie d’Egypte le peuple d’Israël n’a pas encore reçu la Torah et de ce fait la joie n’est pas à son apogée car sans la Torah, une personne n’est pas considérée comme libre à 100%, comme cela est enseigné dans le Maxime des Pères: ”ne peut être considéré comme libre que celui qui étudie la Torah, car c’est la Thora qui permet à l’homme de s’élever à un niveau où il

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Le H'azon Ich zt”l

PESSAH’ OU LA TRANSMISSION ANCESTRALE

A l’aube de la fête de Pessah’ j’aimerais m’étendre sur un sujet essentiel qui représente l’essence même de la fête de Pessah’. Comme la Torah nous le dit lors des plaies d’Egypte “Et afin que tu racontes à ton fils et au fils de ton fils la façon dont je me suis joué de l’Egypte” à travers ce verset la Torah nous révèle un point très intéressant concernant Pessah’. En effet, toute la fête de Pessah’ et du Séder tourne autour des enfants. D’ailleurs cette fête est appelée par nos sages ‘’la fête de la Émouna (foi)’’, ainsi durant le Séder, on va tout faire pour éveiller la curiosité des enfants. On va enlever le plateau de la table pour que les enfants posent les 4 questions de MA NICHTANA ainsi que de nombreuses autres choses inhabituelles et tout cela dans un seul but, transmettre à nos enfants la Émouna. Le séder de Pessah’ est en fait une preuve ultime de la véracité de notre sainte Torah. En effet, de la même manière que nous faisons le séder avec nos enfants tous les ans et leur racontons l’histoire de la sortie d’Egypte, nous avons vécu la même expérience avec nos propres parents et nos parents avec les leurs et cela remonte à 3300 ans environ c’est à dire depuis le don de la Torah au mont Sinaï. Et à l’encontre des autres religions, le judaïsme est la seule à proclamer une révélation divine publique. D’ailleurs aucune des autres religions monothéistes ne nie le don de la Torah car on ne peut nier une révélation qui s’est faite devant

environ 3 millions de personnes. Essayons ensemble de nous mettre dans la peau de nos ancêtres, est-ce que des millions de personnes auraient pu se tromper et témoigner de choses qu’elles auraient vues si elles n’étaient jamais arrivées ? Est-ce-que des centaines de milliers de parents se seraient amusés à raconter des ragots à leurs enfants et transmettre ces mensonges de génération en génération ? Est-ce que des millions de personnes pourraient se tromper tous ensemble et décrire les mêmes choses auxquelles elles auraient assisté ? Imag-

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Rabbi Yehouda Tsadka zt"l

PESSAH’ OU LA TRANSMISSION ANCESTRALE

inons qu’aujourd’hui 3 millions de personnes témoignent avoir assisté à un événement hors du commun, est-ce que quelqu’un mettrait leur parole en doute sachant qu’ils témoignent tous exactement du même phénomène? Même au niveau historique une telle transmission représente un élément persuasif comme on en trouve concernant de nombreux faits historiques que nous validons comme réels sans aucun doute du fait de leur transmission, malgré que beaucoup moins de 3 millions de personnes aient été témoins au moment des faits.

Il y a encore de nombreux éléments qui montrent de manière complètement rationnelle la preuve que la Torah ne peut être que de source Divine, comme les prophéties par exemple. Je vous invite à faire vos propres recherches et partager cela avec vos proches le soir du Séder. H’ag Sameah’ et Cachère Rav Tal Perez

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De plus on pourrait se poser la question suivante : Comment D. impose à l’humain d’avoir foi en lui et de suivre ses commandements en allant même jusqu’à le châtier si jamais il s’avisait à aller à son encontre ? La réponse à cette question est écrite dans la Torah dans la Paracha de Vaéth’anane Dévarim 4 verset 39 « Tu sauras aujourd’hui et tu mettras sur ton cœur que Hashem, Lui est D. dans les cieux en haut et sur la terre ici-bas ». En d’autres mots, D. ne demande pas à l’homme de croire en son existence mais d’avoir la connaissance et la conscience de celle-ci car Hashem nous donne dans sa Torah des moyens irréfutables pour prouver qu’Il est le créateur de l’univers, que lui seul le dirige et que sa sainte Torah est de source Divine. Une des preuves étant la transmission de père en fils pendant plus de 3300 ans, de la sortie d’Egypte et du don de la Torah au mont Sinaï.

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Rav H'aïm Chmoulevitz zt"l

LISTES DE PESSAH’ POUR LES SÉFARADES

Par le Rav Mordeh’aï Lebhar de Link Kolel (en conjonction avec le Centre séfarade de la Halah’a) Les Séfarades peuvent-ils se baser sur le fait que les produits alimentaires contenant des dérivés kitniyot (légumineuse) tels que le sirop de maïs, l’alcool de maïs, etc. et donc ne contenant aucun H’amets, n’ont pas besoin d’un certificat de cacherout pour Pessah’? Les Séfarades ne suivent pas la pratique Ashkénaze prohibant la consommation des kitniyot. (Certains Séfarades s’abstiennent de manger du riz et d’autres les pois chiches, mais tous les autres kitniyot sont autorisés pour la plupart). Cela représente un dilemne unique pour les Séfarades qui vivent en Amérique du Nord. Comme les agences de cacherout en Amérique du Nord sont dirigées par des Ashkénazes, de nombreux produits contenant des dérivés kitniyot, tels que le sirop de maïs, le vinaigre à base de maïs et le sucre à base de maïs, pour ne citer que quelques exemples, ne sont pas acceptables. Cela ne devrait poser aucun problème pour les Séfarades, par conséquent, on pourrait suggérer que tant que le produit ne contient aucune trace de blé dans la production, c’est Cacher pour Pessah’ pour les Séfarades et si l’on lisait l’étiquette de certains produits, tels que la mayonnaise, comme cela ne contient pas de H’amets dans ses ingrédients, on devrait supposer que c’est permis d’acheter sans certificat

de cacherout. Néanmoins, après des recherches plus approfondies et des discussions avec des experts de cacherout qui sont intimement impliqués dans les différents ingrédients incorporés dans chaque produit, nous avons découvert que de nombreux produits dont on penserait qu’ils n’ont aucun problème de H’amets pourraient provenir de dérivés de H’amets. Les informations suivantes sont basées sur les conclusions du Rav Avraham Juravel, un coordinateur rabbinique de renommée mondiale spécialiste de la Cacherout pour l’Orthodox Union. Grâce à sa vaste expérience sur le terrain, il a pu nous donner un point de vue de l’initié sur les défis potentiels de l’utilisation exclusive d’ingrédients. Voici quelques exemples de problèmes potentiels liés à des ingrédients non certifiés Pessah’: Alcool de maïs, vinaigre de maïs et sucre de maïs La mayonnaise contient du vinaigre dérivé du maïs. On pourrait penser que cela ne pose pas de problème pour les Séfarades, car ce n’est qu’un dérivé du kitniyot. Cependant, l’alcool, le vinaigre et le sucre de maïs sont tous au début, de la fécule de maïs, qui est obtenue par le lavage de l’amidon du maïs moulu. L’eau dans la solution d’amidon est ensuite évaporée jusqu’à ce qu’il ne reste que l’amidon en poudre. ADM, le plus grand transformateur de maïs en Amérique, fabrique de la fécule

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Le Ben Ich H'aï zt"l

LISTES DE PESSAH’ POUR LES SÉFARADES

de maïs et de l’amidon de blé en utilisant la même eau recyclée. L’alcool de maïs qui en ressort peut paraître assez innocent sur une étiquette, mais c’est du H’amets. De même, les immenses usines de traitement de dextrose de Cargill en France et en Allemagne ont différents bâtiments abritant la production de dextrose de maïs et de dextrose de blé, mais la même eau y circule. Donc, tout est H’amets.De plus, des bactéries et de la bêta-amylase (une enzyme), sont ajoutées à une solution d’amidon de maïs afin de convertir l’amidon en alcool. Mais la bêta-amylase est généralement préparée en trempant l’orge dans de l’eau pendant une période prolongée. En réponse aux demandes des clients, la société a affirmé par écrit que le produit ne contenait que du maïs. Pourtant, c’est H’amets. Le vinaigre Le vinaigre blanc est fabriqué à partir d’alcool de blé ou de maïs, auquel on ajoute générale-

ment un “ingrédient de départ”, généralement du vinaigre d’une production antérieure. Un grand producteur américain de vinaigre a demandé la certification Pessah’ pour son vinaigre de cidre. Les vinaigres H’amets sont produits dans la même usine, mais la société a insisté sur le fait que le vinaigre de cidre de pomme utilisait une chaîne dédiée et n’était donc jamais contaminé par le H’amets. Un expert reconnu de la Cacherout a un jour examiné la fabrique et découvert qu’elle produisait deux types de vinaigre de cidre: le vinaigre de cidre classique, qui utilise un “ingrédient de départ”, et un vinaigre naturel, qui n’en utilise pas. Un seul réservoir dans l’installation sert à contenir le “démarreur”. À différents moments, ce réservoir contient du vinaigre de malt d’orge, du vinaigre blanc et du vinaigre de cidre «ordinaire». Les amorces d’orge et de blé constituent le H’amets de départ, car il n’y a pas besoin de 24 heures pour que le kibush davar charif (ingrédient “piquant”) soit fabriqué en kovush kimvushal (ingrédient mariné/cuit). À son tour, le réservoir de départ rend le vinaigre de cidre, H’amets. En conséquence, même si les vinaigres de cidre ont une ligne dédiée, cette ligne contient du H’amets du vinaigre de cidre ordinaire qui contient le levain du réservoir de départ H’amets. Alcool dénaturé L’alcool dénaturé est un alcool auquel un dénaturant - un produit chimique au goût nauséabond - a été ajouté pour le rendre non comestible, l’exemptant ainsi des taxes

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Baal Hasoulam zt"l

LISTES DE PESSAH’ POUR LES SÉFARADES

plus élevées imposées par les États-Unis sur l’alcool de boisson. Un dénaturant éligible est l’acétate d’éthyle. Le vinaigre fabriqué à partir d’alcool de maïs dénaturé à l’acétate d’éthyle, est-il cachère pour Pessah’? Rav Yaakov Blau zatsal” a tranché que cela n’était pas le cas. La plupart de l’acétate d’éthyle est fabriqué à partir d’alcool H’amets ou d’acide acétique H’amets. Bien que la proportion entre l’alcool et l’acétate d’éthyle soit supérieure à 60:1, il est spécialement conçu pour donner du goût (avida léta’ama) or le principe d’annulation par 60 fois ne s’applique pas concernant les ingredients qui servent a donner du goût et donc cela n’est pas cachère le-Pessah’. Acide citrique L’acide citrique, appelé acide de citron (H’umtsat limon) en Israël, n’est plus produit à partir de fruits de manière industrielle, nulle part dans le monde. Il est fabriqué à partir d’un sucre comme le dextrose, qui peut être dérivé du maïs, du blé ou du tapioca. Comme indiqué ci-dessus, le dextrose de maïs est souvent fabriqué à partir de l’eau utilisée pour faire bouillir le blé et donc non cachère pour Pessah’. Le Carraghénine Le carraghénine, utilisé à Pessah’ même par les Ashkénazes, est fabriqué à partir d’algues cuites dans de l’alcool. Parfois, l’alcool provient de l’orge, comme cela se passe dans une grande usine sud-Coréenne. Par conséquent, le carraghénine a besoin de surveillance particulière pour Pessah’, même s’il n’y a pas d’alcool dans le produit final. Ce ne sont là que quelques exemples de la

complexité de la production alimentaire actuelle. Il est très difficile d’assumer quelque chose dans le monde de la cacherout basé sur des ingrédients sans supervision adéquate. Pessah’ est une époque où nos ancêtres se sont toujours efforcés de ne jamais avoir de doutes sur le H’amets dans notre voisinage. Nous devons absolument nous efforcer d’acheter de la nourriture sans avoir AUCUN doute si elle contient du H’amets ou non! Pessah’ Cachère Vésaméah’ Pour votre accommodation rendez-vous à cette adresse pour y trouver une liste de Pessah’ fiable pour les séfarades www.jsor.org

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Rabbi Meir Chapira De Lublin zt"l

RABBI DE LOUBAVITCH - LA PROVIDENCE DIVINE HISTOIRE DU

Lorsqu’un train plein de prisonniers juifs est arrivé à l’un des centres d’extermination nazis, de nombreux polonais sont sortis pour regarder le dernier groupe qui était emmené. Les Juifs désorientés rassemblaient les biens qu’ils voulaient prendre avec eux dans le camp, lorsqu’un officier nazi appela les villageois qui étaient à proximité : « Vous pouvez prendre tout ce que ces juifs laissent, car c’est sûr qu’ils ne reviendront pas pour les reprendre ! » Deux femmes polonaises qui se tenaient non loin de là ont vu une femme vers l’arrière du groupe, portant un grand manteau, lourd et qui avait l’air cher. N’attendant pas qu’une autre personne ne prenne le manteau avant elles, elles ont couru vers la femme juive, l’ont jetée à terre, lui ont saisi son manteau et sont parties à toute allure. S’éloignant des autres, elles ont rapidement posé le manteau par terre pour partager le butin qui était dissimulé à l’intérieur. En fouillant dans les poches, elles ont découvert le cœur chavirant des bijoux en or, des chandeliers en argent et d’autres objets de famille. Elles étaient ravies de leurs trouvailles, mais lorsqu’elles ont de nouveau soulevé le manteau, il semblait toujours plus lourd qu’il n’aurait dû être. Après avoir encore vérifié, elles ont trouvé une poche secrète, et caché à l’intérieur du manteau il y avait un bébé .... une petite fille ! Choquées par leur découverte, une des femmes a eu pitié et a plaidé auprès de l’autre, « Je n’ai pas d’enfant, et je suis trop vieille aujo

urd’hui pour en avoir un. Prenez l’or et l’argent et laissez-moi le bébé. » La femme polonaise emporta sa nouvelle “fille” chez elle, au plus grand plaisir de son mari. Ils ont élevé la petite fille juive comme leur propre enfant, la traitant très bien, mais ne lui révélant jamais quoi que ce soit à propos de ses antécédents. La jeune fille excella dans ses études et devint même médecin, travaillant en tant que pédiatre dans un hôpital en Pologne. Lorsque sa « mère » décéda de nombreuses années plus tard, une visiteuse vint pour lui présenter ses condoléances. Cette vieille femme s’était invitée elle-même et dit à la fille: «Je veux que vous sachiez que la femme qui est décédée la semaine dernière n’était pas votre vraie mère ...” et elle s’est mise à lui raconter toute l’histoire. Elle ne la croyait pas au début, mais la vieille femme a insisté. « Quand nous vous avons trouvée, vous portiez un magnifique collier en or avec une écriture étrange, qui doit être de l’hébreu. Je suis sûre que votre mère a gardé le collier. Allez voir de vous-même ». En effet, la femme ouvrit la boîte à bijoux de sa mère

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Rav Elh’anan Wasserman zt"l

RABBI DE LOUBAVITCH - LA PROVIDENCE DIVI HISTOIRE DU NE décédée et trouva le collier tout comme la vieille dame le lui avait décrit. Elle était choquée. Il lui était difficile d’imaginer qu’elle était d’origine juive, mais la preuve était là, dans sa main. Comme ce fut son seul lien vers une vie antérieure, elle chérit le collier. Elle le fit agrandir à la taille de son cou et le portait tous les jours, même si elle n’avait aucune pensée pour ses racines juives. Un peu plus tard, elle est allée en vacances à l’étranger et a rencontré deux garçons juifs qui étaient sur une rue principale, essayant de convaincre les passants juifs de porter des Tefillins sur les bras (pour les hommes) ou d’accepter des bougies pour les allumer le Chabbat, le vendredi après-midi (pour les femmes). Saisissant cette occasion, elle leur a raconté toute son histoire et leur a montré le collier. Les garçons ont confirmé qu’un nom juif était inscrit sur le collier, mais ne savaient pas quelle était sa situation du point de vue religieux. Ils lui ont conseillé d’écrire une lettre à leur rabbi, le Rabbi Loubavitch Zatsal, pour tout lui expliquer. Si quelqu’un savait quoi faire, ce serait lui. Elle suivit leurs conseils et envoya une lettre le jour même. Très vite, elle reçut une réponse indiquant que selon les faits il était clair qu’elle est bien une jeune fille juive et peut-être qu’elle devrait envisager d’utiliser ses compétences médicales en Israël où les pédiatres talentueux sont très recherchés. Cela éveilla sa curiosité, et elle se rendit en Israël où elle consulta un tribunal rabbinique (Beth Din) qui la déclara juive. Peu de temps après, elle fut acceptée dans un hôpital pour travailler, et ensuite rencontra son

mari et éleva une famille. En août 2001, un terroriste fit exploser le café Sbarro dans le centre de Jérusalem. Les blessés furent transportés à l’hôpital où cette femme travaillait. Un patient fut amené, un homme âgé en état de choc. Il cherchait partout sa petite-fille qui avait été séparée de lui. Demandant comment elle pourrait la reconnaître, le grand-père frénétique donna une description d’un collier en or qu’elle portait. Finalement, la petite-fille fut retrouvée parmi les blessés. A la vue de ce collier, la pédiatre se figea. Elle se tourna vers le vieil homme et lui dit: « Où avez-vous acheté ce collier ? » Il lui répondit “Vous ne pouvez pas acheter un tel collier. Je suis orfèvre et j’ai fait ce collier. En fait, j’en ai fait deux tout à fait identiques pour chacune de mes filles. Voilà la petite-fille de l’une, et mon autre fille n’a pas survécu à la guerre “. Et voilà comment une fille juive, brutalement arrachée à sa mère sur une plate-forme de camp nazi il y a près de soixante ans, a retrouvé son père ..... Ge

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Rabbi Avraham kook zt"l

SÉGOULOT

S é g o u la p o u r avo ir d es e n fa n ts :

• Le Ohr HaH’aïm Ha-Kado ch zatsal écrit que celui qui s’efforce de s’étendre longuement à conter l’histoire de la sortie d’Egypte, H achem lui donn era un fils pour qu’il puis se l’an procha in lui raconter toutes les merveilles et le s miracles qu’Hachem a réalisés pour ses enfants en Egypte.

Ségoula po ur de Rabbi Eli le marriage yahou Lopia ne zatsal:

• Un des mem bres de la fam ille prendra durant H’ol HaMo’ed l’os ayan t servi pour le plateau du Sé der et le placer a dans la poche droite de la veste de celu i qui veut se marier sans qu’il en prenne connaissance. Lorsqu ’il portera sa ve ste et qu’il trouvera l’os il est promis qu’il sera fiancé d’ici le prochain Péssah’.

Ségoula pou r la Parnassa et la protection :

• On gardera ch ez soi un morce au restant de l’Afikomen du rant toute l’ann ée. • Celui qui co mptera les 49 jours du ‘Omer sera prot égé des mauva is décrets. • La veille de Pessah’ on lira l’étude de Rabbi Chimch on de Ostropo li (elle se trouve dans la plupart des M ah’zor de Péssah’).

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Baba Sale zt”l

LE BOUT DE MATSA D’UNE VALEUR INFINIE

Akiva Steinberg est un rescapé de la Shoah, il avait 30 ans à la fin de la guerre et il y perdit sa femme et ses 3 enfants. Un matin, plusieurs dizaines d’années plus tard, Akiva va voir son Rav, en pleurs, pour lui raconter le rêve qu’il vient de faire: “Rav, j’ai fait un étrange rêve cette nuit, mais pour le raconter il faudra d’abord que je vous raconte mon passé.” Je suis arrivé à Auschwitz en Novembre 1944. J’ai perdu toute ma famille le jour de mon arrivée au camp. On m’a tout de suite envoyé pour des travaux forcés dans une usine de charbon. A la fin de la première journée de travail, après avoir vécu le meurtre de mon épouse et de mes trois enfants, je me suis allongé sur la planche qui me servait de lit, brisé et désespéré. Sou-

dain je sens une petite tape sur l’épaule, c’est un étudiant en Torah qui s’appelait Arié, qui me dit que nous n’avons rien étudié en Torah et qu’on devrait étudier quelque chose avant d’aller dormir. Rav Arié a perdu ce jour-là ses six enfants. C’était un érudit, il connaissait des traités du Talmud par coeur. Nous avons commencé à étudier ensemble, et Rav Arié m’a fait véritablement revivre. J’ai ressenti dans ma chair le sens de ce que l’on dit dans la Téfila “Car la Torah est notre vie”. Un soir du mois de mars, allongé sur ma planche, Rav Arié me dit “ Akiva, dans moins d’un mois c’est Pessah’… comment pourrons-nous manger un Kazaït (27g) de Matsa? Comment pourrons nous accomplir le commandement qui dit “ Le soir vous consommerez des Matsot?! Je lui ai répondu désespérément “Rav Arié, nous sommes

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Baba Meir zt”l

LE BOUT DE MATSA D’UNE VALEUR INFINIE

à Auschwitz, où veux-tu que nous trouvions de la Matsa?” Il m’a répondu “Akiva ne parle pas comme ça, nous sommes certes à Auschwitz, mais Hachem est partout, et toute personne qui cherche à se purifier bénéficie d’une aide divine. Ne t’inquiète pas, nous aurons le mérite de consommer un Kazaït de Matsa” Cette nuit là, les bombardements n’ont pas cessé. Et le lendemain, en arrivant à l’usine où on travaillait, toute la surface était recouverte de blé, formant une couche magique de graines. Les bombardements entendus la veille ont fait exploser l’entrepôt de blé. C’était incroyable, nous avions rêvé la veille d’un peu de blé, et voilà que nous étions à présent entourés de toute part de blé. Nous avons réussi à nous confectionner juste deux morceaux de Matsa. Le soir où je ramène ces deux morceaux de Matsa au bloc, je me fais surprendre par un garde. Il me jette les morceaux de Matsa, les écrase et me frappe brutalement jusqu’à ce que je m’écroule sur le sol en perdant connaissance. Lorsque j’ai repris connaissance, j’ai ramassé les miettes de Matsa et je me suis traîné, tout ensanglanté jusqu’à ma planche en tenant mon précieux trésor. Je montre à Rav Arié mon Kazaït de Matsa tout écrasé et il voit qu’il ne reste qu’un seul morceau et fond en larmes. Qui réalisera la Mitsva de manger le Kazaït de Matsa? Après une longue négociation, on trouve un accord. Rav Arié mangera la Matsa et moi je recevrai le salaire de la Mitsva, comme il est dit “ En fonction de la souffrance sera mesurée la récompense” et c’est moi qui

ai souffert pour avoir ce morceau de Matsa. Le soir du Séder de Pessah’, Rav Arié est très ému d’avoir réussi à manger de la Matsa. Le lendemain, il commence à prier Chah’arit en remerciant abondamment le Créateur. Au moment de la prière du Hallel, il a oublié où il se trouvait car il était tellement heureux. En récitant “Acher Kidéchanou - qui nous a sanctifiés par l’accomplissement des Mitsvot”, il hurle son émotion, venue du plus profond de son coeur pur. Un gardien arrive à toute allure en entendant Rav Arié, place son pistolet sur sa tête et appuie sur la gâchette. Il mourut “‘Al Kiddouch Hachem” en sanctifiant le Nom divin, le premier jour de Pessah’ “j’étais totalement brisé”, raconte Akiva en pleurs. “Rav Arié était mon Rav, ma référence spirituelle, il m’avait soutenu dans ce terrible enfer, comment pouvais-je tenir sans lui? Hachem me donna d’immenses forces pendant 30 jours supplémentaires. Le 30 Avril, les américains sont arrivés. C’était la fin de la guerre, je pesais 36 kg, juste la peau et les os. Je n’avais plus goût à la vie. Mais Hachem, Père compatissant, ressuscite même les morts. Peu à peu, je me suis remis. J’ai fondé un nouveau foyer et j’ai eu le privilège d’avoir quatre enfants et j’ai déjà dix petits enfants. Hier soir, 33 ans après cette majestueuse soirée du Séder, Rav Arié m’est apparu en rêve, vêtu d’un cilice blanc. Je lui ai demandé où il était et il m’a répondu : “je suis dans un lieu plein de lumière. J’ai eu le privilège d’être tué en sanctifiant le Nom de D.ieu. Cela fait 33 ans que j’attends l’occasion de t’aborder. Aujourd’hui seulement, l’autorisation m’a été accordée. Akiva, pour toutes

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Baal Hatanya zt”l

LE BOUT DE MATSA D’UNE VALEUR INFINIE les Mitsvot que j’ai faites dans ce monde-ci, j’ai reçu un immense salaire, mais pour une Mitsva que j’ai accomplie, je n’ai reçu aucun salaire : la Mitsva de consommation de la Matsa le soir du Séder de l’an 1945, car nous avions conclu un accord que le salaire de la Mitsva te revenait. “Akiva, si tu me cèdes le salaire de cette Mitsva, je pourrais recevoir l’immense récompense pour celle-ci. Je t’en supplie, cède-moi ta récompense!” Je lui ai répondu “Rav Arié, je te donne tout ce que tu me demandes, mais la récompense d’une Mitsva, je n’y suis pas prêt!” Puis il est parti le visage sombre et je me suis réveillé. Akiva interroge son Rav: “Dois-je lui céder la récompense? C’est moi qui ai reçu des coups pour la Matsa, j’ai apporté les épis, un accord est un accord, pourquoi devrais-je renoncer? D’un autre côté, il m’a tellement imploré …” Il faut poser ce genre de questions à un Tsadik de la génération, lui dit le Rav. Va chez le Rabbi de Machnovka, un saint Rav, doté d’un grand sens du sacrifice. Le Rabbi de Machnovka écoute l’histoire et répond doucement: “Par droiture, cède lui! Cela fait 33 ans que cette histoire s’est déroulée, as-tu essayé de compter combien de bénédictions tu as eu le mérite de réciter pendant les 33 années écoulées? Combien de Mitsvot, la mise des Tefilin, les Chabbat, etc. et tu vas encore continuer à faire toutes ces Mitsvot pendant le reste de ta vie. Et le pauvre Rav Arié, il n’en a plus la possibilité, ne vaut-il pas la peine de lui céder ce mérite?” Akiva écoute les propos du rabbi et répond de suite: “S’il en est ainsi, je renonce à ce salaire.” Il était minuit. Akiva rentre dans

une synagogue et devant les Sifré Torah situés dans l’arche sainte, il s’écrit: ”Maître de l’univers, je cède à Rav Arié, de tout coeur, le salaire de la consommation de la Matsa de Pessah’ de l’année 1945.” Epuisé, Akiva rentre chez lui et s’effondre sur son lit. Cette nuit-là, il est surpris de voir à nouveau Rav Arié en rêve, le visage lumineux : “Merci, Akiva! Ton renoncement a été accepté, je te remercie du fond du coeur. Grâce à toi, on m’a fait monter encore plus haut dans le Gan Eden. Je n’ai pas de mots pour te remercier. Le lendemain matin, Akiva retourne chez le Rabbi de Machnovka pour lui relater le second rêve. Le Rav réagit en pleurant, “tu m’as fait le récit d’un juif saint, qui a vécu de grandes souffrances, dans la sainteté et la pureté, connaissant le Talmud, se trouvant au niveau le plus élevé du paradis. Malgré tout, il lui vaut la peine de quitter le monde futur pour descendre ici-bas et implorer pour obtenir encore une Mitsva, car il ne peut plus en accomplir là où il se trouve. Or, nous vivons ici dans ce monde, où beaucoup de mitsvot se présentent à nous, à portée de main, et que dirons-nous là-haut?!” Un jour, nous rencontrerons toutes les possibilités qui nous étaient offertes pour accomplir une bonne action. Exploitons chaque instant de notre présence dans ce monde pour saisir le plus de Mitsvot possibles. Sachons apprécier le caractère précieux des Mitsvot, ne manquons pas les occasions qui s’offrent à nous, et puissions-nous accumuler des sacs entiers pour le monde futur.

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Rabbi Mordehai Charabi zt”l

OULPAN - COULEURS

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Rabbi Yaakov H’aim Sofer zt"l

OULPAN - VERBES

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Rabbi Yaacov Guez zt”l

OULPAN - VERBES

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Rabbi H’aim H’ouri zt”l

ASTROLOGIE JUIVE

Le signe du Bélier (« Talé » en hébreu) correspond au mois de Nissan (vers avril). Découvrez toutes les particularités de ce Mazal dynamique et fougueux ! Bélier/Talé Mois : Nissan (approximativement avril) Chiffre : 1 Tribu : Réouven Pierre : le rubis Elément fondamental : le feu Planète : Mars Sphère : Tiférèt/splendeur Nissan, la tête des mois

Le mois de Nissan est appelé par la Torah le « premier des mois » et « la tête des mois » (Chémot 12,2). C’est le mois du printemps par excellence (caractérisé par le fameux « ménage de printemps» !), dit Aviv en hébreu. D’ailleurs, le terme même de Nissan est à rapprocher de celui de Nitsan, qui signifie « bourgeon », ainsi qu’à celui de Ness, qui signifie « miracle », en référence aux nombreux miracles qui eurent lieu durant ce mois. De même, si on coupe le mot Aviv (‫ )אביב‬en deux, on obtient ‫י’’ב‬-‫אב‬, soit le « père des 12 » (sous-entendu des 12 mois de l’année). Le mois de Nissan comporte un grand nombre d’événements d’une importance capitale pour le peuple juif : mois de la sortie d’Egypte et des miracles qui l’accompagnèrent, c’est aussi celui du début du décompte du ‘Omer, celui de la bénédiction sur les arbres en fleurs (Birkat

Haïlanot), de la bénédiction sur le soleil (qui tombe une fois tous les 28 ans) et bien sûr de la fête de Pessa’h, sans doute l’une des fêtes les plus importantes du calendrier juif. Dans le futur, c’est en Nissan que le peuple juif connaîtra la Délivrance finale. Mois du H’essed, de la fraternité et de l’équilibre Le mois de Nissan est caractérisé par un déferlement de H’essed en ce monde ; c’est en effet en Nissan qu’Hashem prodigua d’innombrables bienfaits au peuple juif en le libérant d’Egypte et en lui faisant traverser la mer des Joncs, tuant après lui tous ses ennemis. La bonté d’Hashem réveille la nature et permet aux arbres, plantes et autres végétaux de fleurir, déversant sur le monde un flot de bénédictions et de renouveau. C’est en Nissan que les Juifs expriment leur fraternité par la Mitsva de Kimh’a Dépissh’a, qui consiste à soutenir nos frères nécessiteux à l’approche de la fête de Pessah’. A l’image du peuple juif réuni au pied du mont Sinaï

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Rabbi Barouh’ Toledano zt”l

ASTROLOGIE JUIVE

« comme un seul homme avec un seul cœur », Nissan est une période particulièrement propice à la paix, à la réconciliation et à l’union. Nissan est aussi le mois de l’équilibre : celui entre le H’essed et le Din (puisque qu’Hashem libéra Son peuple tout en châtiant les Egyptiens), celui du climat (idéal à cette période de l’année), mais aussi au niveau horaire (puisque c’est le seul mois durant lequel la durée du jour égale celle de la nuit). C’est le mois de l’élévation par excellence : à l’image de la nature qui s’éveille à la vie, les natifs de ce mois ont eux aussi la capacité de s’élever spirituellement à la vie – la Torah, appelée « source de vie ». Un agneau qui peut devenir bélier ! En réalité, le terme de Talé en hébreu ne signifie pas « bélier », mais « agneau ». L’agneau est un animal Cachère, paisible, doux, docile et humble. Employé pour le sacrifice de Pessah’, sa laine, sa viande, son lait, ses organes internes et ses cornes sont tous utiles à différents niveaux. Par contre, si le Talé ne fait pas l’effort de travailler son caractère – et c’est là tout le défi des natifs de ce Mazal –, il devient un bélier incontrôlable, agressif, bagarreur, débauché, orgueilleux, impulsif et entêté ! A l’image d’un feu dévorant, qui est son élément fondamental, c’est à toutes ces terribles tares que s’expose le Talé s’il ne maîtrise pas sa nature ; en revanche, s’il canalise ses tendances positivement, il devient un être d’exception, qui sera apprécié tant d’Hashem que des hommes. Un amoureux du don et des créatures

La nature profonde du Bélier le pousse à prodiguer le bien autour de lui. Doté d’une grande responsabilité, il s’applique à combler à tout prix les manques de son entourage (non sans une pointe d’indélicatesse parfois…). Au point que l’on pourrait presque affirmer que priver le Bélier de la faculté de faire du bien revient à le priver d’air ! A l’image des béliers qui vivent en troupeaux et qui aiment en prendre la tête, les natifs de ce mois aiment eux aussi vivre bien entourés. Leader-né, le Bélier aime être premier en tout. Affectueux et chaleureux, il est toujours à la recherche de bonne compagnie à laquelle il prodigue ses bienfaits aussi bien au niveau matériel que moral. De plus, comme il sait reconnaître ses erreurs et se remettre en question, ses amis apprécient sa souplesse et sa bonté de cœur. C’est d’ailleurs pourquoi le Bélier doit prendre bien garde de ne s’entourer que de personnes bienveillantes qui sauront l’apprécier sans le jalouser : très enclin à subir le mauvais œil, le Bélier suscite souvent la convoitise de son entourage, ce qui peut être la source de grands préjudices ! Sa force est dans sa bouche, mais… attention ! Pessah’, qui tombe en Nissan, peut également être lu comme Pé Sa’h, soit « la bouche qui parle ». L’une des Mitsvot principales de la fête de Pessah’ consiste à raconter la sortie d’Egypte, d’où la Haggadah, qui vient du terme Léhaguid, « raconter ». A l’instar de Moché Rabeinou, chef spirituel incontesté du peu-

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Rabbi Bouguid Saadoun zt”l

ASTROLOGIE JUIVE

ple juif qui se vit accorder le don de la parole par Hachem pour affronter Pharaon et libérer les Hébreux, de même les natifs de ce signe possèdent un don oratoire que l’on peut qualifier de hors du commun… Sachant convaincre et rallier à leur cause leur auditoire, les Béliers excellent dans toutes les professions liées à la parole. Comme l’on s’en doute, cette propension à la parole implique également des risques : parler de sujets futiles, proférer des paroles blessantes ou encore se vanter de leurs qualités n’est assurément pas la meilleure manière pour les Béliers de mettre à profit leur don oratoire ! L’un des grands challenges du Bélier sera justement de canaliser cette tendance pour prodiguer le bien, notamment en étudiant et en enseignant la Torah. Doté d’un orgueil assez prépondérant (à l’image du H’amets qui doit être pourchassé et détruit), le Talé doit veiller à rester discret et à ne pas étaler devant les autres ses hauts-faits et ses projets. Très enclin à la colère, le Bélier a du mal à se maîtriser dès lors qu’il se trouve contrarié. Une autre caractéristique du Bélier est sans doute l’énergie débordante dont il est animé : incapable de rester en place, il aime se lancer dans de nouveaux projets, découvrir de nouveaux horizons et voyager. Le sport est pour lui un bon moyen de canaliser son trop-plein de vitalité. Enfin, l’hypersensibilité qui le caractérise, doublée d’une propension assez marquée à l’entêtement, peut entraîner le Bélier dans des conflits avec son entourage, car ce qu’il déteste plus que tout, c’est qu’on lui dicte sa con-

duite ! Même s’il s’avère être une personnalité bien équilibrée, le Bélier a tout à gagner à suivre les conseils bienveillants que lui procure son entourage. Je m’améliore Equilibrés, pleins de vie, altruistes et sensibles, les Béliers ont tout pour plaire. Pour mettre pleinement à profit le potentiel qui est le leur et éviter de tomber dans les travers qui guettent leur Mazal, les Béliers doivent s’employer à : - S’adonner à l’étude et à la diffusion de la Torah, ce qui leur permettra à la fois de canaliser dans la bonne direction leur énergie débordante, mais aussi à utiliser leur parole à bon escient. Ce qui constitue l’un des principaux challenges de leur existence ! - Se détacher de l’égocentrisme et travailler sur l’humilité : une fois acquise, cette vertu les rendra d’autant plus appréciables aux yeux des hommes, mais aussi et surtout d’Hashem. • Acquérir la patience, mère de la sérénité d’esprit, qui les aidera à gérer leur tendance à la colère et à l’impulsivité. Cet article a été inspiré par les cours du Rav David Touitou sur l’astrologie juive.

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Rabbi Yossef Chlomo Dayan zt”l

HALAH’A DE PESSAH’ - LE SEDER

La Mitsva centrale du soir du Séder de Péssah’ est le devoir de raconter la sortie d’Egypte, car Hashem nous a ordonné dans sa Sainte Torah de nous réjouir pendant la fête et de raconter à nos fils et à nos filles ainsi qu’à tout auditeur l’histoire de la sortie d’Egypte. Au début de l’étape de « Maguid », lorsqu’on arrive dans la Hagada au passage de « Ha Lah’ma ‘Anya », il faut soulever le plateau dans lequel se trouvent les Matsot, et entamer ensuite le passage de « Ha Lah’ma ‘Anya ». Lorsqu’on achève le passage de « Ha Lah’ma ‘Anya », on doit indiquer de placer les Matsot en bout de table, comme si on avait terminé le repas. C’est à ce moment là que l’on dit aux enfants qu’ils ne pourront consommer des Matsot que lorsqu’on aura raconté l’histoire de la sortie d’Egypte. Il n’y a pas de différence entre les hommes et les femmes concernant le devoir de raconter l’histoire de la sortie d’Egypte. Les femmes sont elles aussi soumises à ce devoir, et doivent lire toute la Haggadah (ou l’écouter de la bouche d’une autre personne qui pensera à les en acquitter). Si elles ne comprennent pas l’hébreu, il faudra leur traduire le texte de la Haggadah dans la langue qu’elles comprennent. (H’azon Ovadia-Péssah’ page 147). Au foyer de notre maître le Rav Ovadia Yossef zatsal, l’usage était de laisser chaque convive lire un paragraphe de la Haggadah à haute voix à tour de rôle pendant que les autres convives lisaient à voix basse. Jusqu’au moment où le tour arrivait à notre maître le Rav zatsal qui lisait lui aussi comme chacun, et ensuite le tour

était à la personne qui siégeait à ses côtés. Notre maître le Rav zatsal restait lui-même éveillé durant toute la nuit du Séder afin d’étudier la sortie d’Egypte jusqu’à l’office de Chah’arit au matin. Il ne faut pas accélérer la lecture de la Haggadah et guetter avec impatience le moment du repas. Même s’il ne faut pas non plus s’étendre exagérément et s’alourdir sur les convives, malgré tout, il faut opter pour le juste milieu et lire la Haggadah avec attention, en ajoutant des explications, et stimuler les enfants pour qu’ils posent des questions et leur permettre de s’exprimer. Il est conseillé de leur distribuer des noix ou autres friandises (Cacher LéPéssah’) afin de les motiver et les intéresser à l’histoire de la Haggadah. Il faut être très vigilant et veiller particulièrement à préserver une ambiance positive et joyeuse le soir de la fête. Chacun doit veiller à ne pas s’énerver sur les membres de son foyer cette nuit là. Il faut au contraire prendre sur soi et faire preuve de patience et de calme, afin de se réjouir de la fête et accomplir ses commandements. Nos maîtres enseignent que le soir du Séder, Hachem envoie ses anges saints dans ce monde-ci, et leur dit : « Allez constater ce que font mes enfants. » Les anges reviennent ensuite auprès d’Hachem et lui disent : « Heureux le peuple qui possède ainsi, heureux le peuple dont Hachem est le D., car nous avons trouvé tes enfants assis comme des princes autour de tables, et racontent tes louanges

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Rabbi H’aim Sinvany zt”l

HALAH’A DE PESSAH’ - LE SEDER

à leurs enfants. » Notre maître le Rav zatsal commentait cet enseignement ainsi : Les anges disent devant Hachem : « Regarde comme tes enfants sont encore assis et racontent la Haggadah, avec tout ce qu’ils ont traversé, des milliers d’années d’un exil amer, en particulier durant cette dernière génération où l’exil spirituel est d’autant plus difficile, qui aurait cru que les Béné Israël surmontent encore l’épreuve et qu’ils soient encore assis le soir de Péssah’ pour raconter la sortie d’Egypte malgré tout le renforcement de la matérialité dans le monde et le déclin de l’égard envers les érudits de la Torah que l’on fait passer – à D. ne plaise – pour les ennemis du peuple, sans parler du véritable processus du dégoût de la religion qui se produit déplorablement. Malgré tout cela, Israël est assis ce soir là dans l’union, montrant son amour pour la Torah et pour ceux qui l’étudient, aimant Hachem, se réjouissant de la fête en éduquant leurs enfants à l’amour d’Hachem. A ce moment précis, la miséricorde divine se renforce, et pour cette raison, cette nuit se nomme « Leil Chimourim » (une nuit préservée), car d’une certaine manière, Hachem préserve Israël pour l’heure de leur délivrance, lorsqu’Il les voit assis le soir du Séder. Hachem se remplit de pitié et d’amour envers eux, et définit l’heure de leur rédemption. C’est pour cela que nos maîtres enseignent : « C’est à Nissan qu’ils ont été

délivrés, c’est à Nissan qu’ils seront délivrés », car par le mérite des jours de Pessah’, nous serons amenés à être délivrés. Maror Le soir de Pessah’, chaque individu a l’obligation de consommer le Maror (les herbes amer en quantité de Kazaït (27 g). L’appellation « Maror » inclut plusieurs sortes de légumes différents, mais aujourd’hui, l’usage en vigueur dans la plupart des endroits – en particulier dans les communautés Séfarades – est d’utiliser des feuilles et des cœurs de laitue pour accomplir la Mitsva de Maror. Certains de nos maîtres les décisionnaires émettent une remarque sur le fait de s’acquitter de la Mitsva de Maror au moyen de la laitue, car elle n’est pas très amer. Il est expliqué dans le Talmud Yérouchalmi que le Maror est « doux au début et amer à la fin », alors que la laitue n’est absolument pas amer. Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF zatsal traite de ce sujet longuement et conclut que du point de vue de la Halah’a il faut utiliser notre laitue pour accomplir la Mitsva de Maror, et la laitue reste préférable aux autres légumes. Il explique les propos du Talmud dans le sens où la laitue est douce au début de sa plantation, mais devient très amer en fin de plantation, au point de ne plus être consommable. Si l’on ne parvient pas à se procurer une telle laitue qui pousse sans vers, il est souhai-

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Le H’yda zt”l

HALAH’A DE PESSAH’ - LE SEDER

table de ne pas consommer du tout de feuilles de laitue, et de se contenter des cœurs blancs de la laitue, en les vérifiant soigneusement de toute présence de vers. Même si l’on est certain de pouvoir vérifier correctement les feuilles de laitue, il faut malgré tout avoir conscience qu’il est quasiment impossible de vérifier la laitue, car même après de nombreuses vérifications, lorsqu’on place les feuilles de laitue sur un papier face aux rayons du soleil, nous pouvons voir des dizaines de vers sortir de la laitue et monter sur le papier. C’est pourquoi il ne faut pas se fier à cette vérification, même si l’on se trouve dans un endroit où il n’y a pas de laitue sans risque de présence de vers. Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF zatsal a instauré cela depuis de nombreuses années, lorsqu’on ne trouve pas de laitue qui pousse sans vers, on consomme uniquement les cœurs blancs de la laitue, qu’il suffit de vérifier correctement, et ils sont ensuite permis à la consommation. Choulh’an ‘Ore’h (le repas) La table doit être dressée le soir de Pessah’, et l’on doit prendre le repas dans la joie. Cependant, on doit être vigilant lors du repas, et de ne pas manger exagérément toutes sortes d’aliments, afin que l’on puisse ensuite consommer l’Afikomen avec appétit, sans avoir à se forcer, car on ne sera pas quitte de cette consommation, et il faudra recommencer. C’est pourquoi les dames responsables de la préparation des plats de la fête doivent faire en sorte de ne pas cuisiner des plats trop nombreux ni trop lourds afin que tous les membres du foyer

puissent s’acquitter de l’obligation de consommer l’Afikomen. Par contre, pour le repas de la journée, elles pourront cuisiner tous les plats qu’elles désirent. Tsafoun Après avoir terminé le repas, on consomme l’Afikomen (qui est la demi Matsa), en quantité de Kazaït (27 g), en souvenir du Korbann Pessah’ (le Sacrifice de Pessah’) qui était consommé dans le rassasiement. Si cette demi Matsa ne suffit pas pour tout le monde, on prendra aussi des Matsot supplémentaires du paquet. Certains s’imposent d’en consommer 2 fois Kazaït (2 fois 27 g) : 1 en souvenir du Korbann Pessah’ et 1 en souvenir de la Matsa que l’on consommait avec le Korbann. Mais selon le strict Din, une seule quantité de Kazaït suffit. On ne récite aucune Bérah’a avant de consommer l’Afikomen. On doit veiller à consommer l’Afikomen avec appétit et en s’accoudant (à gauche). Si l’on est tellement rassasié, au point d’être écœuré par la consommation de l’Afikomen, on n’est pas quitte de son obligation de consommer l’Afikomen, car une consommation forcée n’est pas qualifiable de consommation. C’est pourquoi il faut prêter attention à cela lors du repas, comme nous l’avons expliqué plus haut. De même, il faut veiller à consommer l’Afikomen en s’accoudant (à gauche), car si l’on ne s’est pas accoudé, il faut remanger l’Afikomen, et l’on peut alors arriver à une consommation forcée.

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Rabbi Abdallah Someh’ zt”l

RECHERCHE ET ANNULATION DU H’AMETS

La recherche du H‘amets La nuit du 14 Nissan - qui tombe cette année 5779-2019 le jeudi soir 18 Avril - on procède à la recherche du H’amets à la lueur d’une bougie de cire (ou d’huile de paraffine solidifiée comme on en trouve à notre époque), conformément à l’institution de nos sages. Si l’on n’a pas de bougie, on peut procéder à la recherche du H’amets au moyen d’une lampe de poche que l’on peut introduire dans les endroits qui nécessitent d’être vérifiés. Il est un devoir de rechercher dans toutes les pièces de la maison, afin de vérifier qu’il ne reste pas de H’amets, et même s’il nous semble évident de n’avoir jamais mangé de H’amets dans une pièce, il est une obligation de la vérifier. Il en est de même pour les balcons et les jardins. Les vêtements lavés que l’on a rangés dans le placard après la lessive, ne nécessitent pas de vérification, même s’il s’agit de vêtements d’enfants, car il est certain que tout éventuel H’amets se trouvant dans les vêtements a été détérioré par les détergents utilisés pour la lessive. Or, un H’amets dont le goût est détérioré n’est plus considéré comme H’amets concernant l’interdiction lors de la fête de Péssah’, comme nous l’avons expliqué antérieurement. Le moment de la recherche Le moment de la recherche débute à la sortie des étoiles. (Si l’on a été confronté à un cas de force majeure et que l’on a tardé à faire la recherche, on peut encore faire la vérification avec Bérah’a même après ce moment). Il est interdit de consommer du pain ou des gâteaux en quantité supérieure à Kabétsa

(56 g) avant la recherche du H’amets, et cet interdit est en vigueur depuis la demi heure qui précède le moment de la sortie des étoiles. Mais une quantité inférieure à Kabétsa de pain ou de gâteau est permise. Des fruits ou des légumes, ou bien du riz ou autre, peuvent être consommés même au delà de Kabétsa (56 g). La tradition des 10 morceaux de pain Certains ont pour coutume de cacher à la maison 10 petits morceaux de pains bien enrobés afin que celui qui procède à la vérification les trouve durant celle-ci. Il faudra par contre faire attention à noter l’emplacement des morceaux cachés, afin de s’assurer qu’ils ne resteront pas à la maison pendant Pessah’. Il est aussi conseillé que chaque morceau de pain soit inférieur à 27g. L’annulation de H’amets Après la recherche, on doit annuler le H’amets verbalement, en disant: “Kal h’amira déika birshouti déla h’azité oudéla bi’arté, livtil véléhévé ké’afra déar’a”. Il est impératif de comprendre cette formule, et en voici donc sa traduction: hefker ké’afra déar’a »). “Tout H’amets qui est encore en ma possession, que je n’ai pas vu ou que je n’ai pas encore détruit, qu’il soit considéré comme la poussière de la terre. On doit dire cette formule exclusivement dans une langue que l’on comprend, sinon, on ne s’acquitte pas de l’obligation du Bitoul (annulation du H’amets). On a l’usage de prononcer 3 fois la formule du Bitoul, afin de confirmer la chose (Il est bon d’ajouter au moins à l’une des 3 fois, le mot « Hefker », en disant «Livtil véléhévé hefker ké’afra déar’a »).

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Rabbi Chalom Messas zt”l

PORTANTS DE LA FÊTE DE PESSA LES HORAIRES IM H”

Lever du jour - 4h55 • Début du jeûne des premiers nés. Celui-ci ne pourra boire ou manger avant de participer à un Siyoum après la Téfila de Chah’arit • Il est interdit de consommer de la Matsa à partir de cette heure Fin de consommation du H’amets - 10h39 • À partir de cette heure il est interdit de manger du H’amets jusqu’à la fin de la fête. • On prendra soin de bien se brosser les dents pour s’assurer que l’on n’a aucun résidu de H’amets dans la bouche. • On amassera tout le H’amets restant avec les 10 petits morceaux de pain utilisés pour la Bédikat H’amets et l’on s’assurera de jeter tous les sacs poubelles pouvant contenir du H’amets. Vendre et brûler le H’amets avant - 11h46 • Il est bon de brûler le Loulav et la ‘Arava restante de Souccot avec le H’amets. • On coupera le pain en petits morceaux avant de le jeter dans les flammes afin qu’il puisse brûler facilement. Si l’on n’a pas le moyen de brûler le H’amets on l’émiettera et on le jettera à la mer ou l’on versera de la javel dessus pour qu’il ne soit plus consommable. • Après avoir brûlé le H’amets on récitera le Bi-

toul H’amets (Annulation du H’amets). Minh’a Ketana - 16h46 • À partir de cette heure on ne pourra manger plus de 50 grammes de Matsa ‘Achira et il convient de ne pas trop manger afin d’arriver le soir du Séder affamé pour manger la Matsa avec appétit. • On mettra la table afin de pouvoir faire le Kiddouch immédiatement en rentrant de la synagogue. Sortie des étoiles - 19h54 De préférence, on attendra cette heure pour réciter le Kiddouch. Les femmes devront réciter le Hallel entier avec la Bérah’a au préalable. La moitié de la nuit - 00h52 On doit manger l’Afikomen avant cette heure.

Aide-mémoire pour le Vendredi 19 Avril 2019

• Acheter un cadeau pour son épouse. • Des friandises pour distribuer aux enfants pour les maintenir éveillés pour les nuits du Séder. • La Haggadah de Pessah’ pour chacun. • Peser les Kazaït de Matsa et de Maror. • Des coussins pour s’accouder confortablement . • L’air conditionné. • Couper les nappes en plastique avant la fête. • Brancher la plaque de Chabbat ainsi que la bouilloire d’eau. • Faire une sieste pour être en forme pour le soir du Séder. • Préparer des choses à raconter à table aux enfants et autres invités concernant la sortie d’Egypte car c’est la Mitsva essentielle de cette soirée.

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Rabbi Moche Feinstein zt”l

PREPARATION DE LA TABLE DU SEDER

Preparation de la table du Seder • Coupes de vin contenant 8.1cl minimum • Matsa Chmoura faites à la main de préférence, assez pour que chaque personne à table puisse manger 3-4 Kazaït pour chaque soir du Séder (entre 90g et 120g par soir par personne pour la Matsa dure et 140g pour les molles) • Un petit morceau de céleri par personne. • L’eau salée ou vinaigrée pour y tremper le céleri. • La romaine ou les endives: 60g par personne par soir • Le H’arosset • Le Zero’a: Un os d’agneau (avec de la viande) que l’on a grillé ou cuit que l’on doit placer sur le plateau du Séder. A défaut on pourra utiliser une cuisse de poulet. • Un Oeuf cuit que l’on placera sur le plateau du Séder Les quantités à connaître Kazaït de Matsa: 27g pour les Matsot durs, 35g pour les molles Revi’it de vin: 8.1cl Les 4 Mitsvot du Seder: • Manger la Matsa 2. Raconter la sortie d’Egypte 3. Manger le Maror 4. Boire 4 coupes de vin S’accouder: on mangera les Kazaït de Matsa (3-4 Kazaït) et l’on boira les 4 coupes de vin impérativement en position accoudée. L’ accoudement doit se faire de sorte que l’on se penche – corps et tête – vers la gauche (en se penchant véritablement). La consommation de la Matsa Le soir du Séder on devra manger au minimum 3 Kazaït (27-35g) de Matsa. Celui qui fera le

Motsi devra en consommer un de plus et il est bon que tous les convives mangent eux aussi 4 Kazaït de Matsa. 1er-2ème Durant le Motsi (Motsi-Matsa) 3ème Koreh’, 4ème Tsafoun (L’Afikomen) Il faudra consommer chaque Kazaït sans aucun autre aliment et de préférence en moins de 4 minutes et en aucun cas en plus de 7.5 minutes. Les 4 coupes de vin La coupe doit pouvoir contenir 8.1cl au minimum. On devra de préférence boire la coupe de vin d’un seul trait. De préférence, il faudra boire 8.1cl mais si l’on boit la majorité de la coupe on sera quand même acquitté. D’après la Kabbale il est juste de rincer la coupe avant de la remplir à nouveau. De préférence on utilisera du vin rouge et à défaut de vin rouge ou pourra utiliser du vin blanc. Ceux qui ne peuvent boire du vin pourront accomplir la Mitsva avec du jus de raisin. La coutume veut que chacun ait sa coupe de vin remplie par une autre personne. La consommation du Maror (herbes amères) On utilisera de la romaine (après s’être assuré qu’elle est propre d’insectes) A défaut de romaine on utilisera de l’endive. On mangera 2 Kazaït de Maror; le premier que l’on trempera dans le H’arosset et qu’on secouera ensuite pour le manger en position assise sans s’accouder et le second pour le Koreh’, le fameux sandwich avec le Kazaït de Matsa et le H’arosset que l’on mangera cette fois en position accoudée.

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Rabbi Yeh’eskel Levistein zt”l

IN PAS SI PAUVRE EN CALOR LA MATSA: UN PA IE S

Pessah est appelé « H’ag HaMatsot » - la fête des Matsot - car la Torah nous ordonne de manger de la Matsa pendant 7 jours à partir du 15 Nissan en souvenir de la sortie d’Egypte, pour nous rappeler de la façon miraculeuse dont Hashem nous a libérés de l’esclavage. Dans la précipitation les Bnei Israël n’ont pas eu le temps de laisser lever la pâte à pain qu’ils avaient préparée en grande quantité en vue de leur libération. Lorsqu’ils quittèrent l’Egypte et qu’ils campèrent dans le désert, ils firent cuire cette pâte de façon rudimentaire et obtinrent des Matsot. La Matsa est surnommée “pain pauvre” dans le passage “Ha Lachma Anya” situé au début de la Haggadah de Pessah. En effet, c’est un pain fin et plat qui représente la simplicité car il n’est composé que de farine et d’eau, à l’opposé

du pain qui peut contenir d’autres ingrédients comme le sel, le sucre, l’huile, les oeufs. La simplicité de la Matsa réside aussi dans l’absence du processus de fermentation qui rend une pâte H’amets, par l’interaction entre la levure, l’eau et les glucides présents dans la pâte. Afin d’éviter que la pâte ne lève lors de la fabrication des Matsot cacher le péssah, il ne doit pas s’écouler plus de 18 minutes à partir du moment où l’eau et la farine rentrent en contact et que l’on cessera de pétrir la pâte, jusqu’à la cuisson des Matsot. Les Égyptiens étaient maîtres dans l’art de la cuisson du pain levé. La Mitsva de manger de la Matsa à Pessah représente ainsi le rejet de la culture Égyptienne. Pourtant apparemment cette simplicité ne se traduit pas au niveau nutritionnel, car la

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Rabbi Chlomo Zalman Oyerbah’ zt”l

IN PAS SI PAUVRE EN CALOR LA MATSA: UN PA IE S

Matsa a une valeur calorique plus élevée que le pain. Du fait de sa plus grande surface, une Matsa machine de taille standard (30 grammes) contient environ 130 calories, 25 g de glucides et 4 g de protéines, ce qui représente à peu près l’équivalent de deux tranches de pain blanc. La Matsa de blé complet est un peu plus légère, avec environ 100 calories, 20 g de glucides et 4 g de protéines. Lors du Séder de Pessah, nous devons consommer de la Matsa à plusieurs reprises, lors du Motsi, puis pour le Koreh’ et enfin sur l’Afikoman, soit en totalité à peu près 4 Matsot Chmourot dures. Lorsque nous faisons le Motsi sur la Matsa, nous devons consommer une quantité de 2 kazayit de Matsa Chmoura faite main, en moins de 7 minutes. Pour la Matsa dure, 1 kazayit représente une quantité de 27 grammes, soit à peu près une demi Matsa Chmoura ronde. Pour La Matsa molle, 1 kazayit représente 35 grammes. Les personnes diabétiques qui ont besoin de limiter la quantité de glucides dans leur alimentation doivent consulter leur Rav pour savoir quelle est la quantité minimum de Matsa qu’ils ont l’obligation de consommer lors du Séder de Pessah. La Matsa est la base du “régime de Pessah », ce qui peut causer une certaine prise de poids par effet cumulatif pour les personnes qui con-

somment des gâteaux et mets à base de farine de Matsa, riches en glucides. Quelques données pour les gourmands: Une Matsa recouverte de chocolat à tartiner contient 400 calories, soit un peu moins que 2 tranches de Matsa trempées dans l’œuf et le lait puis frites, qui représentent 480 calories. Malgré cela, il y a toujours le choix de manger de façon équilibrée même à Pessah, à condition de limiter la quantité de Matsa en dehors des premières nuits de Pessah, et voici quelques idées: • Utiliser des Matsot au blé complet plus riches en fibres (« high fiber, light Matsa ») qui contiennent environ 85 calories, 4 g de protéines et 5.4 g de fibres. Le haut taux de fibres permet de se sentir rassasié et diminue les problèmes digestifs propres à Pessah. • Remplacer les snacks traditionnels de Pessah (chocolat, galettes sucrées, gâteaux divers, chips) par des snacks à base de protéines et de fibres (fruits, légumes, yaourt, amandes...) • Mettre plus d’œuf que de Matsa dans la fameuse omelette à la Matsa. • Utiliser de la poudre d’amandes en guise de panure pour remplacer la farine de Matsa • Remplacer la Matsa ou le riz par le quinoa qui est une source de protéines, de fibres et de vitamine B. • Boire beaucoup pour faciliter la digestion • Intégrer le plus possible de fruits et légumes frais riches en fibres dans son alimentation. Audrey Yehoudit Fellous

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Rabbi Salman Moutsafi zt”l

LE RESPONSA BRESLEV

Chalom Rav, Ma femme étant enceinte nous nous demandions s’il est conseillé de chercher à savoir le sexe de l’enfant avant l’accouchement. Également est-il permis, lorsqu’on le sait, de le dévoiler à quelqu’un d’autre? Réponse: Chalom et bénédictions On a la coutume depuis toujours de ne pas chercher à savoir le sexe du bébé avant l’accouchement et à plus forte raison, de ne pas raconter cela aux autres, à cause du mauvais oeil. Quand une femme tombe enceinte, on doit demander chaque jour beaucoup de miséricorde à Hachem pour que tout se passe pour le mieux, que la grossesse et l’accouchement se déroulent avec facilité et que le bébé soit en bonne santé mentale et spirituelle. Ces choses là ne doivent pas être prises à la légère car tant que le bébé n’est pas né, il a besoin d’énormément de prières pour que tout se passe pour le mieux, tant pour la maman pour que l’accouchement se déroule sans la moindre complication, que pour le bébé afin qu’il sorte en bonne santé. Il est interdit de prendre ces choses à la légère et personne ne comprend suffisamment la mesure du danger qui existe du moment où une femme tombe enceinte jusqu’à ce qu’elle accouche. Ainsi pendant la grossesse, le mari et la femme doivent demander à Hachem, qu’il soit loué, de se remplir de miséricorde, pour que tout se passe pour le mieux.

ent Hachem pendant toute la grossesse et prononcent également les noms de Tsadikim, ceux dont on se souvient par cœur; cela entraîne un accouchement facile.

Notre maître Rabbi Nah’man de Breslev zatsal nous enseigne: “Par le fait de mentionner les noms de Tsadikim, on peut amener un changement dans la nature”. Il s’agit de prononcer le nom des Tsadikim que l’on connaît par cœur comme Avraham, Yitsh’ak, Yaakov, Moché, Aaron, yossef, David, Chlomo, Rabbi Chimon Bar Yoh’aï, Rabbi Nahman Ben Feïgé de Breslev etc. Prenez donc l’habitude durant la grossesse de votre femme de réciter des noms de Tsadikim et ainsi par leur mérite tout ce passera dans la facilité. En vous souhaitant bénédiction et réussite venant du ciel,

Ainsi il serait bien que le mari et la femme pri-

Rav Eliezer Chlomo Shik

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Rabbi Pinh’as Cheinberg zt”l

QUIZ ENFANTS

Trouvez les objets cachés:

Le jeux des

- Un livre - Un serpent - Un poisson - Un courrier - Un peigne - Une coupe de vin

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7 différences:


Le H’afetz H’aim zt”l

QUIZ ENFANTS Trouvez les différences entre ces deux illustrations:

Trouvez les morceaux manquant du puzzle:

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Rabbi Yossef Rozen zt”l

DES TÉFILOT/BÉRAH’OT/LEILOUÏ NISHMAT L E M UR

Cette page est consacrée à la communauté.

Chers amis, vous avez l’opportunité de dédier LE DVAR pour la reussite, la Refoua ou Leilouï Nishmat de vos proches: ainsi toute étude dans LE DVAR sera pour votre mérite. Cette page sera dédiée à cet effet, où les noms y apparaîtront. Chacun est libre de donner ce qu’il désire. Envoyez les noms et demandes de prières au Rav Tal Perez par e-mail à info@jewishfcc.com. Leilouï Nichmat: Patricia Elisabeth Bat Avraham Crichi Bernard Avraham Ben Gamara Serroussi Roubi Bat Esther Ohayon

Refoua Chlema: Lenny Ben Johan

Chimon Ben H’aim Ghanem

Lucien Ben Louise Jaija

H’meissa Bat Menana Haggiag Harabbanit Mazal Tov Madeleine Bat Simh’a Daniel Ben Avraham Amouyal

Micheline Victoria Nadia Bat Sarah Meniane

Emile Meyer Ben Tsion Garcini Shalom Ben Tourkia Marchand Eliyahou Ben Aghdas

Hatslah’a:

Avraham Ben Zohra

Benjamin et Shirine Amar

Yamna Ben Ito Zahara Bat Miriam Lebeit Elbaz

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Maharil Diskine zt"l


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Le DVAR - Special Pessah"#2  

The Torah Magazine of the French Jewish Community

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