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g er le miel d u è l l o c u d l e i m F ocu s : Le J affré vien t récolte

u lte u r D e n is u ste r sa n s m od é ra ti on . ic p a l' s n a s Tou s le e n e cta r à d é g c r u s m o o Z . e coll è g

Trimestre 2 201 2-201 3 Journal n°2

Salut les collégiens ! Dans ce deuxième numéro, certes un peu en retard mais il n'en sera que meilleur, vous trouverez des articles divers et variés qui pourront, j'en suis sûre, plaire à tous. Vous lirez, entre autres, des interviews : d'une abeille, du cuisinier, d'un écrivain et d'une photographe. Nous vous présentons également nos coups de cœur film, livre et musique du trimestre. Au milieu de ce journal vous trouverez un dossier sur le prix Penn Ar et un reportages sur les différences culturelles des élèves au collège. Des élèves avec une double culture vous diront comment ils vivent leurs différences. Gardent-ils certaines ''coutumes'' de leurs pays ? Tout cela et plus encore, vous le saurez en lisant ce dossier concocté par Manon et Johanna.. Bonne lecture et n'hésistez pas à nous faire part de vos commentaires !

La rédac' !

D ossi er p ag e 1 2

Interview :

Anne-sophie zika photographe à Brest

page 21

Voyage des 4e à Cauterets : journal de bord d'une apprentie skieuse, page 7.

Reportag e s u r l es d i fféren ces cu l tu rel l es d e s c o l l é g i e n s d e P e n n AR C h l e u z pag e 1 0.

Le Prix Penn Ar, quatre ans déjà ... Yves Grevet, un auteur jeunesse qui exerce le métier de professeur des écoles nous a rendu visite fin janvier 201 3. Une émission de radio est programmée le samedi 1 er juin. Nos partenaires bibliothécaires et animateurs radio, sans oublier mesdames Féménia et Pouliquen, sont les acteurs d'un bilan positif au niveau 6e. Le prix penn Ar est à l'honneur dans notre dossier page 1 2.


D e n i s J a ffré l ' a p i c u l te u r Le lundi 3 décembre 201 2, les élèves de 6ème de Penn ar C'hleuz ont rencontré l'apiculteur (éleveur d'abeilles) Denis Jaffré. Denis Jaffré récolte des rayons de miel sur le toit du collège.

Comme vous le savez une vente de miel est organisée grâce à la récolte des ruches du collège. Mais qui est la personne qui récolte le miel ? Nous l'avons interviewée en exclusivité pour vous :

Combien avez-vous de ruches ?

Pouvez-vous vous présenter ?

ruches et donc la nature des humains. Les collégiens sont les adultes de demain qu'il faut sensibiliser au respect de notre environnement et de la nature. Les abeilles, par le travail qu'elles effectuent au travers de la pollinisation et de la production de miel sont donc un des éléments essentiels qui permet cette communication. C'est la raison pour laquelle j'ai demandé à la direction du collège de Penn Ar C'Hleuz une installation de ruches sur l'établissement qui l'a accepté.

Je me nomme Denis Jaffré, apiculteur à Locmélar près de Landivisiau. Je conduis une petite centaine de ruches sur le Nord du Finistère.

Comment avez-vous eu une passion pour les abeilles ?

Ma passion me vient surtout de mon père qui avait trois ruches au fond du jardin. Il m'a intéressé à l'apiculture. J'aime aussi la nature de façon générale.

Depuis combien de temps êtes-vous apiculteur ?

J'ai toujours eu quelques ruches et lorsque j'ai quitté le métier de marin, ce fut pour m'adonner complètement à ma passion, celle des abeilles, il y a un peu plus de 1 0 ans de cela.

Comment devient-on apiculteur ? Doit-on faire des études ? Si l'on est passionné par la nature, et que l'on souhaite devenir apiculteur, il existe, en France des écoles où l'on enseigne l'apiculture.

Environ une centaine.

Comment avez-vous eu l'autorisation d'avoir des ruches sur le toit du collège ? Un collège est un lieu qui permet de rap procher les

Le miel est-il de meilleure qualité en ville ou à la campagne ? En effet, le miel récolté en ville est issu d'une multitude de fleurs des jardins environnants ainsi que des plantations effectuées par la Ville de Brest qui n'utilise pas d'insecticide pour les protéger. Ceci produit un miel très harmonieux et très agréable à déguster, souvent meilleur que celui produit à la campagne.

Combien de kilos de miel récoltez-vous avec les deux ruches du collège ? Au collège, il y a trois ruches qui ont produit à peu près 20 kilos de miel chacune en 201 2.

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Vendez-vous toute votre production récoltée au collège aux familles ? Le collège en achète t-il ?

Le miel produit est disponible après la récolte et le collège peut demander jusqu'à la totalité de la récolte mais ce n'est, pour l'instant, pas le cas.

Avez-vous d'autres ruches ailleurs à Brest ?

J'ai quatre ruches au quatrième étage de l'Hôtel de Ville de Brest, un rucher de huit ruches au Conservatoire National de Brest au Vallon du Stangalar, un autre de quatre ruches face au gymnase Ste Anne à Kérinou, et trois ruches chez des particuliers à St Marc et à Kerinou. Maintenant le travail de l'apiculteur n'a plus de secret pour nous.

Les abeilles sont des insectes indispensables à la pollinisation qui assure la reproduction des plantes. Une colonie d'abeilles contient 40 000 à 60 000 ouvrières, une centaine de faux bourdons (abeilles mâles) et une seule reine, la plus grande abeille de la colonie. Quand une reine naît, son règne dure 5 ans.

jules

Des morceaux du rayon de miel sont déposés dans l'extracteur qui décolle le miel des alvéoles en tournant à grande vitesse.

Il suffit de le récupérer dans un récipient et de le goûter : ambré et sucré, c'est un délice ! Pag e3


I n tervi ew d ' u n e abei l l e Qui êtes-vous ? Je suis un insecte hyménoptère aux ailes membraneuses. Mon nom scientifique est Apis mellifera mais on m'appelle plus communément abeille.

Êtes-vous un insecte nuisible ou utile ? Je suis un insecte très utile car je fais du miel et je suis pacifique. Mais lorsque je suis menacé je pique les personnes qui me dérangent.

Où vivez-vous ? J'habite dans une ruche où je vis en colonie.

Êtes-vous contente de vos conditions de vie ? Je suis très mécontente. Les agriculteurs utilisent des insecticides pour de meilleures récoltes. Nous en payons les conséquences. Depuis quelques années, nos ouvrières meurent en grand nombre. Utilisés en pulvérisation, ces produits s'attaquent à notre système nerveux. Ce qui nous oblige à quitter nos ruches. Certains prédateurs viennent d'Asie comme les frelons asiatiques. Ils ont commencé à coloniser la France. Leur mets préféré c'est NOUS ! Le «varroa destructor» est un acarien parasite qui pond des œufs dans nos larves et se nourrit de notre sang.

Si vous disparaissiez totalement, quelles seraient les conséquences ? Nous pollinisons des plantes que certains animaux dont l'homme mangent et donc si nous disparaissons ces plantes disparaîtront avec nous. Sans plantes, plus de légumes, céréales ou fruits... L'homme n'y survivrait pas.

Récoltez-vous autre chose que du pollen ?

Quel message voulez-vous faire passer ?

Oui, je récolte aussi de la propolis qui nous sert à boucher les trous de la ruche, protéger des contaminations l'atmosphère et aussi à «momifier» les cadavres des animaux qu'on a tués. On ramasse aussi de l'eau pour les larves qui en consomment beaucoup.

Nous jouons un grand rôle dans le maintien de la biodiversité. Préservez-nous !

Emma et Maël

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Le cuisinier du collège, M. Hernandez, a répondu à ces questions :

Est-ce que vous utilisez le miel du collège ? Si oui, en quelle quantité ?

Oui, j'utilise le miel du collège. Pour mes recettes, j'utilise environ trois pots de miel.

Comment - faites vous pour le cuisiner ?

La plupart du temps je rajoute le miel dans les sauces.

Dans quels plats mettez-vous du miel ?

J'en mets dans les viandes (tajines), les desserts, nougats glacés et crèmes par exemple.

Avec quels ingrédients le miel peut - il être utilisé ? Seulement les viandes et les desserts.

Quelles sont les difficultés à le cuisiner ? C'est la cuisson et la température du miel.

Quels sont les avantages à cuisiner avec le miel ? Le miel a bon goût et il est sain.

M. hernandez dans son laboratoire réalise une recette avec le miel récolté dans les ruches du collège. Miam, miam...

Aimez-vous cuisiner avec le miel ?

J'aime tout cuisiner, pas seulement le miel.

Maël Nougat glacé au miel d'acacia Ingrédients :

375 g de crème fleurette 4 blancs d'oeufs 65 g de sucre semoule 1 c. à café de sucre semoule pour les blancs d'oeuf 2 c. à soupe d'eau 25 g de miel d'acacia 65 g d'amandes hachées 1 00 g de fruits confits hachés 1 dl de liqueur d'orange

Préparation

Faites griller les amandes. Faites mariner les fruits confits dans la liqueur d'orange. Faites

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cuire le sucre et l'eau pendant 4 min. Ajoutez le miel et donnez un bouillon. Séparez le blanc des jaunes d'oeufs. Battez les blancs d'oeufs en neige. Ajoutez-y le sucre. Puis le sirop en le versant au ras du bol et en fouettant à petite vitesse pendant 1 0 min environ, jusqu'à refroidissement. Montez la crème en Chantilly. Mélangez délicatement, fruits, amandes et Chantilly à l'appareil préparer en 4. Mettez au congélateur durant une nuit.

Régalez-vous et bon appétit !


7 col l ég i en n es d e s orti e en rad e d e B res t avec d es rés i d en ts d u Lys B l an c retraite

La maison de médicalisée du Lys Blanc au 1 34 rue de Kermaria.

7 collégiennes en sortie en rade de Brest rédigé une autobiographie unique d'un avec des résidents de la maison de retaite résident imaginaire, à la première personne, le "Lys Blanc". pour réaliser un livre numérique avec des

photos de classe ou d'objets de l'école d'hier. Enfin, deux jeunes plasticiennes les aideront à produire des portraits de résidents et de collégiens qui interprètent le souvenir de ces derniers dans une mise en scène illustrée en noir et blanc, créant ainsi un va-et-vient entre le passé et le présent. Chaque dialogue photographique sera collé sur les murs des bâtiments du collège et ceux du Lys blanc.

Ce 1 4 mai, sept élèves de 5e du collège Penn Ar Chleuz ont répondu à l'invitation d'un groupe de résidents de la maison de retraite médicalisée ( EHPAD) du Lys Blanc. C'est avec beaucoup de plaisir qu'ils ont participé à la sortie en rade de Brest sur le Zoha, vedette de la société Azénor. En compagnie de treize résidents, qu'elles ont régulièrement visités à la maison de retraite Ce projet, renouvelé voisine, les collégiennes depuis 3 ans et ont apprécié la ballade impliquant des élèves commentée, du port de volontaires, s'inscrit dans commerce jusqu'à la une politique de solidarité pointe de Plougastel, intergénérationnelle malgré la forte houle favorisant le partage et la conjuguée à la pluie et convivialité inscrite dans au brouillard. Malgré le l'agenda 21 du collège. manque de visibilité, L'élève de 5e devient un l'ambiance était au (en)quêteur de mémoire partage et à la franche sur le thème de l'école rigolade face aux d'hier à aujourd'hui et assauts répétés des prend conscience de vagues. l'évolution des modes de Ce qui a permis de Julie et une résidente qu'elle vient d'interviewer. vie et d'enseignement. dérider les résidents, beaucoup moins ravis des conditions De plus, l'adolescent construit sa climatiques plutôt désastreuses. personnalité à travers une nouvelle Cette sortie fut le point d'orgue d'un projet dimension citoyenne et personnelle, cassant intergénérationnel sur le thème de l'école les stéréotypes envers les personnes dites d'hier. Dans un premier temps, les élèves, dépendantes et laissant ainsi la place à par groupe de 2 ou 3, ont interviewé les l'écoute et l'acceptation de l'autre. Grâce à résidents sur leurs réminiscences du temps cet échange leur permettant de se confronter scolaire des années 40 à 50, au moyen de au vieillissement, les élèves (re)trouvent des tablettes numériques dont les valeurs et du souffle pour se projeter dans enregistrements seront déposés sur le l'avenir. médiablog du CDI. Puis, à partir d'un collectif L. Gilabert et I. Kabouche de souvenirs, chaque groupe d'élèves a Pag e 6


Journal de bord de mon séjour au ski. Un séjour a été organisé pour les 4èmes fin janvier par la section sportive : Mmes Plumet, Abily et Thomas avec comme accompagnateurs mesdames Merceron, Le Nouy et monsieur Guénegan. Le dimanche 20 janvier à 20 h nous avons embarqué pour une aventure à la montagne d'une semaine, dans la joie et la bonne humeur.

Top départ

Après l'embarquement des valises, tous les élèves se sont installés dans le car avec leurs affaires de "cabine", sacs de couchage et oreillers (pour certains)... Après environ deux heures de car, nous avons fait un arrêt dans une station service pour prendre un peu l'air. Ça m'a fait du bien. J'avais besoin de sortir et de me dégourdir les jambes. Puis nous avons continué notre trajet. Pour certains ce fut une nuit blanche et pour d'autres une nuit de sommeil.

Un long voyage

Nous sommes arrivés à Cauterets, nous avons fait escale dans un lycée agricole où nous avons pris un petit-déjeuner. Après un quart d'heure de route, nous sommes arrivé à notre logement. A ce stade, j'en avais "marre" du car. Arrivés devant ce dernier, nous avons découvert qu'il y avait une patinoire juste en face et une charmante gare

en bois quelques mètres plus loin. Nous y sommes entrés les yeux pleins d'enthousiasme. On nous a installés dans nos chambres respectives, de trois, quatre, six ou huit. L'après-midi, nous avons fait un jeu de piste afin de découvrir un peu la ville et nous avons été au magasin pour louer nos affaires de skis, puis nous avons dîné dans la cantine du chalet et regagné nos chambres pour la nuit. Le matin, nous partons enfin pour notre notre première journée de ski. Pique-niques sur le dos et skis sur les épaules, nous devions monter les marches avec les chaussures de ski pour aller jusqu'à la station des télécabines. J'ai trouvé mes chaussures de skis pas très confortables pour marcher. Arrivés en haut, nous avons embarqué dans des cabines appelées "oeuf". Le paysage est magnifique. Du haut des télécabines, nous apercevons les montagnes et le village.

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Un paysage féérique de sommets couronnés de neige à perte de vue.

Premières pentes à ski

A l'arrivée nous avons découvert nos deux moniteurs de ski "J-J et Jean-Jacques" chargés de la formation des débutants. Après nous avoir appris à marcher avec les skis... Premier départ sur le tapis roulant. Une catastrophe pour certains qui sont tombés dessus. Après avoir descendu quelques pistes, les apprentis skieurs dont je suis, ont rejoint les skieurs plus expérimentés. Première montée pour les débutants, qui se sont "ramés" dans la neige au bout de quelque secondes... La première descente, tous le monde (sauf une exception) est tombé, sans compter ceux qui ont foncé en ligne droite. Enfin, repas du midi au chaud dans une salle à part puis nous rechaussons nos skis pour le reste de l'après-midi. A 1 6H, nous retournons au chalet : repos et douches sont au programme. Dîner à la cantine habituelle puis direction les chambres. Le lendemain (mercredi), nous n'avons malheureusement pas pu aller faire de ski à cause de la tempête de neige qui s'est abattue sur Cauterets... Mais pour se rattraper, construction d'igloos le matin.

Un incident s'est produit durant la matinée. Un élève a fait un choc hypothermique et est parti avec les pompiers à l'hôpital... Mais ce n'est pas grave; je le vois revenir dans l'après-midi en parfaite santé. Nous sommes également allés à la patinoire où certains élèves n'ont rien fait (moi y compris) car ils n'avaient pas manger à midi... Enfin bref, une bonne journée pour les élèves. Jeudi, une journée de ski nous attend, piquenique le midi comme toutes les journées que l'on a passées à la station.

Après l'effort le réconfort

Le soir même une petite soirée avec la musique au rendez-vous a été organisée comme fête de départ. Cela fait plaisir de voir tout le monde danser et s'amuser toute la soirée. Cependant, j'ai remarqué que quelques personne dans la salle n'ont pas osé danser devant les autres. Ils sont restés plantés là, à discuter ou à ne rien faire... Même moi j'ai danser un petit peu. La fête a duré jusqu'aux environs de 23 heures !

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La fin d'une belle aventure Le lendemain, nous sommes comme d'habitude partis en direction de la station après le petit-déjeuner. Après une journée à la neige, même les blessés du voyage se sont bien amusés. Une fois rentrés au "chalet", la distribution des diplômes a eu lieu. Les grades vont de "l'ourson" jusqu'à la "troisième étoile" (du Dur, dur, la marche dans la neige sous les raffales de flocons... débutant à l'expert). Beaucoup d'entre nous ont eu leurs flocons, mais il y a eu pas mal En prime, quelques avis d'élèves : d'exceptions. Les valises faites et les élèves - "Un bon voyage mais quelques changés, nous voilà prêts à repartir en inconvénients" direction de Brest. - "Sympathique mais casse-pied à certains moments". Nous ne voulons pas rentrer mais bon... Je - "Un très bon voyage qui a permis la pense que tout le monde s'est bien amusé, et découverte de nouveaux paysages et de moi aussi ! Merci aux professeurs d'avoir nouveau horizons". A quand le prochain ? organisé un si beau voyage pour les 4émes ! Annaëlle

Je suis en 6e et je passe à la radio !

Le 1 er juin, 7 élèves volontaires de 6e 3 et 4 des classes de mesdames Pouliquen et Féménia s'empareront du micro dans les locaux de la radio locale brestoise Fréquence Mutine1 03.8 MhZ FM, pour présenter un des titres de la sélection 6e du Prix Penn Ar. Deux réunions préparatoires ont lieu au CDI avec les biblothécaires de Neptune, Lambézellec et Pontanézen j'ai nommé Aude, Jean-paul, Philippe et Estelle -, et les professeurs.

C'est en direct dans l'émission "Dimension Ados" le samedi après-midi. Pendant 7 minutes environ, un dialogue s'instaure entre l'adulte et l'adolescent, au cours duquel chacun donne sa lecture du roman, de la BD ou de la pièce de théâtre choisie. Le tout dans une ambiance à la fois décontractée et survoltée de fous rires et de stress mêlés. C'est l'occasion de découvrir, en tant qu'acteur, un média : la radio et de tisser des liens privilégiés avec ses professeurs que l'on voit sous un autre jour.

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Réalisation de journaux de bord d'explorateurs La classe de 5e 2 a bénéficié de l'expertise et de l'aide personnaliséede l'atelier reliure des médiathèques pour la réalisation de leurs carnets de bord d'explorateurs du 1 5e / 1 6e siècle dans le cadre du projet "Jeunes reporters des arts et des sciences. Pendant 3 semaines du 05/04 au 1 9/04 les élèves ont expérimenté l'art de la reliure en 3 étapes : la plaçure, la couture et la couvrure. Au final de très beaux journaux de bord illustrés par des dessins d'élèves, des cartes marines et un herbier. Le must, à chaque élève son carnet , soit 28 au total. Bravo à la classe de 5e 2 dont l'application et l'investissement ont été remarqués par les intervenants.


Le s ori g i n e s e t l e s cu l tu re s La France est peuplée de millions de personnes de cultures et d'origines différentes, qu'elles soient récemment immigrées ou nées de parents d'origine étrangère. Comment vit-on en France quand on grandit dans une double culture ? Les chiffres :

Image issue du film "Entre les mur".

Depuis 201 0, la France accueille 7,2 millions d’immigrés, ce qui représente 11 ,1 % de la population. Elle est placée au sixième rang mondial comme le Canada, mais dépasse le Royaume-Uni ainsi que l’Espagne et l’Italie. Les immigrés sont principalement originaires de l’Union européenne (34%) par exemple de l’Espagne ou du Portugal, mais aussi du Maghreb (30%), d’Asie (1 4%) et d’Afrique subsaharienne (11 %).

En métropole, 18,1% mineurs sont d’origine étrangère. C’est en Île­de­ France qu’on trouve la plus forte proportion d’immigrés. En effet, 34% des immigrés français y vivent, et un jeune sur neuf est d’origine maghrébine (6,9 %), subsaharienne (3 %) ou turque (1,4 %). La Bretagne rassemble peu d’immigrés. Avec une proportion de 1,7% de la population totale (soit 46300 immigrés), elle est l’une des régions de France où ces populations sont les moins présentes. Mais cette proportion continue d'augmenter chaque année.

L'immigration en France

Au collège, on peut trouver de nombreuses origines différentes : maghrébine, africaine, espagnole ou encore asiatique. Drapeau européen

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Jo h a n n a

Di tr y

Je suis d'origine hispanique (Espagne), du côté de mon père. Je suis née à Brest. J'ai gardé beaucoup de coutumes hispaniques. Je mange beaucoup de plats espagnols comme "el plato al Pujareño", ou encore "las Migas". Nous fêtons les rois mages. Le jour du nouvel an nous mangeons douze raisins blancs pour les douze coups précédant minuit. Pendant la semaine sainte en Espagne, c'est-à-dire Pâques, parfois, je m'habille en gitane et nous mangeons des "Monas de Pascua et Pestiños". Je vais en Espagne deux fois par an pour voir ma famille donc je parle couramment l'espagnol.

Je suis d'origine guadeloupéene , du côté de mes deux parents. Je suis né en France. Je le vis parfaitement bien. Je comprends bien le créole parce que je vais en Guadeloupe tous les ans. J'ai gardé certaines coutumes comme cuisiner des plats antillais : par exemple le colombo antillais ou encore des fruits exotiques comme la noix de coco. Ditry, élève en 3°1

Johanna, élève en 3°1

Na t h a n

Je viens de Sicile, une île italienne.C'est de ma grand-mère que me vient cette origine, et j'en suis fier. Je suis né en France, mais je garde de fortes attaches avec l'Italie. Je parle un peu l'italien et je mange beaucoup de plats typiques de ce pays : pizzas, pâtes, glaces ... Je suis déjà revenu deux fois dans mon pays d'origine car j'aime beaucoup les paysages de l'Italie. M a n a o n & Jo h a n n a

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D ossi er

Le P ri x P en n Ar, q u atre an s d éj à

Et toujours la même motivation, intacte, d'amener progressivement les élèves à la lecture plaisir. Créé en 2008 autour d'une équipe volontaire de professeurs, dont cette année mesdames Pouliquen, Femenia et Vitrac, le prix Penn Ar s'est construit autour d'une dynamique d'intérêts partagés par les bibliothèques des quartiers de Pontanézen et de Lambézellec et les écoles primaires du secteur. Il s'est nourri au fil des ans d'une synergie d'actions croisées en médiathèque, au CDI et au local de la radio brestoise Fréquence Mutine, impliquant des bibliothécaires, professeurs des écoles et animateurs radio

P rés en tati on d u pri x d an s l es m é d i a th è q u e s Dans la première quinzaine de décembre, les classes de 6e et de 3e ont pris les chemins des médiathèques de Pontanézen et Lambézellec avec leurs professeurs de français, mesdames Pouliquen, Femenia et Vitrac, où ils ont été accueillis par Aude Escudie et Philippe Le Saoût , bibliothécaires partenaires du Prix Penn Ar depuis 2009. Acteurs de leurs découvertes des deux sélections des niveaux 3e et 6e, ils ont pratiqué des activités ludiques comme apparier titres et premières de couvertures anonymées, réfléchir sur le rapport illustration / titre, de quoi faire appel à leur sens de l'observation, perspicacité et imagination, surtout en l'absence d'indices. Par petits groupes, ils ont également convoqué leur imagination pour aboutir à l'émission d'hypothèses sur le contenu du récit, en vérifiant la justesse de ces hypothèses par la lecture du résumé. Dans chaque groupe un rapporteur volontaire a présenté dans les formes le livre

bénévoles. Animés d'une motivation qui ne se dément pas, les professeurs donnent à lire aux élèves de 6e et de 3e deux sélections de 8 titres par niveaux. La pluralité de genres et des thèmes, - du roman réaliste au fantastique en passant par le roman d'anticipation, la BD ou la pièce de théâtre -, a trouvé son lectorat, quel que soit le profil du lecteur élève. Si les petits lecteurs n'ont pas accès au plaisir de lire qui ne se décrète pas, ils peuvent y trouver du sens pour une compréhension plus fine du monde ou éprouver des émotions et des sentiments qui touchent à l'universel. à lire en donnant à réfléchir et à imaginer. Très curieux de lire les titres proposés, les élèves ont été séduits par la diversité des genres proposés (romans d'anticipation, réalistes ou fantastiques, BD, album, pièce de théâtre...). Surtout que la mixité des genres : garçon / fille parmi les personnages principaux a été scrupuleusement respectée, ainsi que la longueur des textes proposés, plutôt courts que longs, afin de prendre en compte l'intérêt et la capacité de lecture des différents profils de lecteurs.

La classe de 6e1 avec Mme Féménia à la médiathèque de Lambézellec.

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Bien qu'évoquer un roman sans l'avoir lu ne soit pas des plus facile, les élèves ont maîtrisé l'exercice oral avec bonne volonté même pour ceux qui avaient déjà lu certains titres parmi les deux BD proposées. Cette découverte des sélections s'est doublée d'une première visite pour certains, dans ce lieu de culture et du livre qu'est la médiathèque où ils ont bénéficié d'une visite guidée. Les élèves ont eu la possibilité d'emprunter les titres des deux sélections au CDI, dans les classes ou en médiathèque. Les enseignants du collège n'ont pas été oubliés. Depuis décembre 201 2, un jeu de chaque sélection est à leur disposition en salle des professeurs avec un cahier d'écolier dans lequel ils peuvent donner leur avis sur les livres lus.

les élèves à une éducation digne de ce nom. Il s'indigne contre l'exploitation des enfants dans une société dictatoriale gouvernée par l'argent. A travers ses thèmes favoris : résistance, révolte, solidarité et résilience, il présente une vision critique de la société où injustice et oppression doivent être combattues farouchement.

Un auteur comme on l'aime

Dans un dialogue fluide et très attentif de part et d'autre, - de par sa proximité avec l'univers des élèves qu'il connaît bien -, l'auteur dévoile avec sincérité un univers souvent sombre, triste et dur comme dans son bestseller, la trilogie Méto. «Sans doute, admet-il, y a t-il toujours un peu de mon histoire à moi». Il évoque son parcours professionnel. Comment un fils d'ouvrier qui aimait se raconter et écrire des histoires, portait en lui l'espoir de devenir écrivain même si ce rêve lui paraissait inaccessible.

Un titre et son auteur

Un roman commun aux deux sélections permet la venue d'un écrivain. Cette année, c'est Yves Grevet, auteur de L'école est finie et de la série Méto. Les différentes classes l'ont rencontré fin janvier 201 3.

Les nombreux refus de manuscrits lui ont appris la patience et l'humilité qu'il cultive toujours quand il décrit son laborieux travail d'écrivain, à la tâche comme les élèves devant une rédaction.

Professeur des écoles à mi-temps quand il n'écrit pas, il a rédigé un manifeste pour l'école publique, laïque et obligatoire devenu un roman d'anticipation jeunesse à la demande de son éditeur. Ce roman citoyen d'anticipation dénonce la marchandisation de l'école menacée dans une de ses valeurs essentielles : l'accès pour tous

Le succès est arrivé à l'âge tardif de quarante ans au début des années quatre-vingts. Son premier jet est toujours écrit à la main pour être ensuite tapé à l'ordinateur. Sa facilité à travailler, n'importe où, en voyage, dans sa cuisine où il aime écrire et préparer les repas pour sa femme et ses trois adolescents, est un avantage dans un emploi du temps chargé entre son métier d'écrivain et d'instituteur.

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Manifestant une vraie curiosité, les élèves ont démontré leur intérêt manifeste pour cette rencontre unique d'un écrivain autant que d'un père, d'un professeur et surtout d'homme de son temps. Sa vision du monde, qu'il veut optimiste malgré tout, appelle l'action plutôt que la soumission, la réflexion critique plutôt que l'obéissance aveugle et l'espoir plutôt que la résignation. Face à ses élèves lecteurs, il assène le message suivant : " Vous êtes les

futurs acteurs de la société et vous avez donc le devoir de préserver la démocratie et l'accès de tous à une école de qualité".

La rencontre s'est clôturée par des demandes d'emprunt qui ont vite dépassé les possibilités du CDI et des bibliothèques. La preuve absolue que rencontrer un auteur décuple l'envie de lire surtout quand celui-ci trouve les mots pour parler de ses livres, expliquer simplement les thèmes abordés et Le prix Penn classe de CM2

Ar

s'exporte

éclairer ses propos par des exemples de la vie quotidienne. Cette année encore, Le prix Penn Ar s'est décliné en débats animés par les bibliothécaires Aude Escudie et Philippe Le Saoût en classes de 3e et de 6e. Une émission de radio est programmée début juin pour les élèves volontaires. L'expérience de la lecture, c'est le plaisir de lire ou / et d'appréhender le monde à travers des expériences émotionnelles que nous ressentons individuellement et collectivement dans la communauté des êtres humains. L'individuel nous amène à l'universel, fédérateur. Le prix Penn Ar fait aujourd'hui partie du vécu des élèves à Penn Ar chleuz et cela aussi longtemps que professeurs, élèves et biblioohécaires y trouveront passion, émotion, découverte de l'autre, de soi et du monde.

en

Dans le cadre de la liaison 6e / Cm2, un nouveau partenariat est né avec les écoles primaires du secteur dont quatre sur cinq ont acheté un titre de la sélection 6, soit l'album : Le bébé tombé du train ou le roman L'école est finie. En février / mars, cinq classes de Cm2 en résidence au collège ont été au cœur du prix Penn Ar à travers l'exploration de "L'école est finie" en classe de français ou au CDI. La fureur de lire, c'est encore et toujours à Penn Ar Chleuz !

La classe de CM2 de Gouesnou - Le Moulin : des élèves réactifs, étonnés d'apprendre que " L'école est finie" s'étudie aussi en classe de 3e. Pag e 1 4


Ecrire, un talent qui s'imagine et .... se travaille La classe de 3ème 5 a rencontré Yves Grevet le jeudi 31 janvier 201 3 dans le cadre du prix Penn ar avec les bibliothécaires de Pontanezen et de Lambezellec, à propos du livre L'école est finie.

Qu'est-ce qu'être écrivain? Etre écrivain, c'est avoir envie de partager ce qu'on écrit et être intéressé par les autres

Qu'est-ce qui vous a donné envie d'écrire ? Je ne sait pas ce qui m'a donné envie d'écrire.

Pensiez-vous en 3ème, devenir écrivain ?

Quelles études avez-vous faites ?

J'ai passé un bac littéraire car je n'étais pas bon en maths et en physique puis je suis rentré dans une école pour être instituteur, j'ai aussi suivi des cours de sociologie à la fac pour le plaisir.

Est-ce difficile d'écrire ?

Je ne trouve ça difficile car j'ai déjà des idées avant d'écrire que je consigne dans des carnets (notes et idées), je n'ai pas d'angoisse de la page blanche car si je n'arrive pas à écrire, je vais faire autre chose. Parfois je suis bloqué, je ne sais pas où aller avec ce que j'ai déjà écrit. Je prends une direction et si elle ne me plaît pas je reviens en arrière et je recommence. Par exemple, pour Seuls dans la ville, je n'étais pas content de la fin, j'ai repris 4 ou 5 chapitres.

D'où vient inspiration ?

Non, pas vraiment. C'était dans un coin de ma tête mais je ne viens pas d'un milieu «très livres»,ce n'était pas considéré comme un vrai métier.

votre

Je suis influencé par les autres romans, la presse, les films, les gens que je rencontre. Mes élèves m'influencent mais je ne m'inspire pas d'un seul, je mélange. Je Imaginez-vous un jour m'aperçois souvent après ne plus écrire ? l'écriture des choses qui Yves Grevet en compagnie d'Aude et de m'ont inspiré. Non, car ça fait très Philippe, nos bibliothécaires partenaires longtemps que j'écris. Pour écrire, avez-vous de Pontanézen et Lambézellec.

besoin d'une image mentale précise de vos personnages ?

Que vous apporte l'écriture ? Elle m'apporte du plaisir, d'être dans une autre réalité, d'être dans mon truc. Je peux écrire 5 heures de suite, je m'identifie à mes personnages. Elle apporte aussi de la fierté quand on rencontre des gens qui ont aimé un des livres, comme Méto.

Au collège, aimiez-vous lire ? Je me rappelle avoir lu à l'école primaire, je ne me souviens pas de mes lectures au collège mais la littérature jeunesse était moins intéressante et moins variée qu'aujourd'hui. J'ai découvert la littérature au lycée et là j'ai beaucoup lu.

Pas d'une image physique mais plutôt du caractère et du vécu car cela détermine le ton du livre.

Où, quand et avec quels outils écrivez-vous ?

Un peu partout, quand j'ai le temps (dans le train en venant par exemple) et quand je ne travaille. Au début, j'écris à la main sur des cahiers qui me servent de brouillon puis je recopie et je corrige sur l'ordinateur, ensuite je fais un tirage et je refais des corrections à la main. Pour Méto, j'ai écris le tome 1 à la main et la suite à l'ordinateur car les idées étaient déjà là.

Interview réalisée par Claire Lesbats, professeur de français.

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Qui lit vos romans avant leur publication ?

Ma femme, car elle est documentaliste et a de l'expérience et les gens de la maison d'édition. Parfois ils me demandent de faire des corrections.

Combien de romans avez-vous déjà écrits ? 1 0 et 1 que je viens juste de finir.

Y-a-t-il des romans que vous avez écrits et qui n'ont jamais été publiés ?

Oui, j'ai écrit mon premier roman à l'âge de 20 ans et je l'ai envoyé chez un éditeur, son refus m'a calmé. Ensuite, j'ai écrit des texte pour la jeunesse, tous ne sont pas publiés, j'ai encore des refus.

Etes-vous en train d'écrire en ce moment ?

J'ai une commande sur un format court pour des CP, ce sera sur l'univers d'une classe de CP, sur le ressenti au quotidien.Je termine de faire des corrections( mots, phrases ) sur le tome 2 de NOX.Je suis en train d'écrire un roman pour les ados dont le titre provisoire est «criminelle née», j'ai les idées dans un carnet depuis 4 ou 5 ans, j'attendais que cela mûrisse dans ma tête.

Et à propos des titres des vos livres ?

Pour L'école est finie, le titre n'est pas de moi, je n'aimais pas celui que j'avais trouvé. Celui-ci a été trouvé par la maison d'édition. C'est souvent moi qui donne mes titres, si l'éditeur propose un autre titre je lui demande pourquoi et il doit me donner des justifications. Il faut vérifier si le titre ne va pas être confondu avec autre chose. Pour NOX, j'ai trouvé très tard et c'était urgent car l'éditeur en avait besoin pour faire la couverture du livre. Pour Méto, j'ai trouvé dès le début mais il y a eu un procès avec le journal gratuit Métro car c'était trop proche.

Parlez-vous de vos romans à vos élèves ?

Non, pour eux je suis leur maître, celui qui décide s'ils vont passer en 6ème ou pas? Je n'en parle pas en classe. J'ai appris à écrire en écrivant, en ratant, en corrigeant.

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Sur le roman L'école est finie, en combien de temps avez-vous écrit ce roman ? En deux après-midi, j'avais déjà le début et les idées. Ensuite, j'ai mis au propre et je l'ai encore retravaillé 3 ou 4 semaines après.

Pour qui avez-vous écrit ce roman?

Voir la dédicace, pour défendre l'école publique.

Combien en avez-vous vendu ?

Je ne sais pas car je n'ai pas encore eu les chiffres. Il a été tiré à 1 0 ou1 5 000 exemplaires. Je n'ai jamais vendu autant d'exemplaires sur une année, peut-être est-ce parce que le livre n'est pas très cher?

Le narrateur est très peu présenté, pourquoi ?

Parce que c'est lui qui raconte donc il ne se décrit pas. Je fais peu de descriptions car je n'aime pas ça en tant que lecteur. Si le narrateur décrivait tout ça serait très vite pénible pour le lecteur.

Quel est le message que vous voulez faire passer à travers ce roman ?

Au début, c'était un article pour les adultes puis je l'ai retravaillé pour des élèves de 3ème. Ce roman est né d'une angoisse d'enseignant car il y a de moins en moins d'argent pour l'école donc moins d'enseignants et si plus d'école??? Il faut investir dans l'école pour que cela fonctionne, je suis contre l'apprentissage précoce car ça veut dire que tout les élèves n'ont pas le droit à la même culture. Je pense que les adultes d'aujourd'hui doivent résister à la fatalité de la crise, à un endormissement. Je veux leur dire: si vous laissez faire, voilà ce qui va arriver à vos enfants ou petits-enfants.Je me suis placé du point de vue d'un enfant pour qu'on se dise « Ce n'est pas possible !». Interview réalisée par Claire Lesbats, professeur de français.


Le con te breton s e réi n ven te a u n i ve a u 6 e

Youen revisite le conte breton au CDI Il arrive chaque année, à peu près à la même époque, en décembre, et tous les élèves de 6e du collège Penn Ar Chleuz le reçoivent comme un vrai cadeau. Je vous parle du conteur Youen Déniel qui quitte pour quelques heures son village de Botmeur, situé dans les Monts d'Arrées, portant sa besace remplie d'histoires. Avec ses personnages, nous tremblons en rencontrant les soirs de lune rousse, les lavandières de la nuit ou, à la croisée des chemins, l'Ankou, le seul homme juste puisqu'il n'épargne personne. Nous rions

Youen est un conteur qui a su captiver son jeune auditoire lors de sa performance dans l'amphithéâtre du collège. La classe de 6e4 est attentive aux consignes qu'il leur donne dans le cadre d'un atelier d'écriture d'un conte breton au CDI.

aussi des farces des korrigans espiègles. Après une heure de féérie vécue dans l'amphithéâtre, c'est au CDI que Youen anime un atelier d'écriture de deux heures avec chacune des classes de sixième. Chaque groupe rédige la situation initiale et l'évènement déclencheur d'un conte et la raconte devant les autres, utilisant les procédés de la transmission orale que le conteur a bien voulu confier aux élèves. Cela marche à tous les coups. Découvrir la richesse de la culture bretonne à travers les contes est toujours un plaisir pour les plus jeunes comme pour les plus âgés. Donc, kénavo, Youen et à l'année prochaine. F. Pouliquen, professeur de français.

I n ve n te r, rê ve r, i m a g i n e r u n con te . . . u n vra i p l a i si r p ou r l e s é l è ve s d e 6 e à l ' i m a g i n a ti on fe rti l e . Pag e 1 7


A l i c i a K eys APRÈS

TROIS ANS D ' ABSENCE DE LA SCÈNE MUSICALE , ALICIA KEYS REVIENT CETTE ANNÉE AVEC UN NOUVEL ALBUM AUSSI RÉUSSI QUE LES AUTRES , «G IRL O N F IRE ».

U n e l ég en d e

Née en 1 981 aux États-Unis, Alicia Keys commence la musique dès son enfance. En plus d'avoir commencé le piano à 5 ans, elle a chanté dans les églises et intégré la prestigieuse école de chant "Manhattan's Professional Performing Arts School" où elle a acquis une impressionnante technique vocale. Elle commence à chanter sur scène dès son adolescence et enregistre même la bande originale du célèbre film « Men in Black». C'est en 2001 qu'elle sort son premier album porté par le tube « Fallin» , suivi de cinq autres albums tous autant populaires, pour lesquels elle recevra plusieurs Grammy Awards. Avec plus de 30 millions des disques vendus, Alicia Keys reste une des plus grandes et populaires artistes au monde.

U n e vo i x

Avec un genre inspiré des plus grands, Alicia Keys a su se démarquer des autres chanteuses. Variant entre le R'n'B et la Soul, son style éclectique et son timbre de voix font la diversité d'albums tous plus réussis les uns que les autres. Surnommée la reine de la Soul par les médias américains, ceux-ci vantent une artiste singulière et surprenante, capable de bouleverser tout l'univers de la musique et une voix puissante et passionnée. Son style musical a donc contribué à son succès et Alicia Keys a aujourd'hui conquis l'univers du R'n'B. U n n o u ve l a l b u m

Après la réussite des précédents albums, Alicia Keys a enregistré un nouvel album de style R'n'B. «Girl On Fire» était en effet très attendu et laisse présager un énorme succès. En attendant sa sortie, les premiers extraits ont été dévoilé. Son titre, aussi appelé « Girl On Fire» en featuring avec la célèbre rappeuse Nicki Mina, n'a pas déçu son public et est déjà un véritable tube. Sur cet album sont aussi présentes des collaborations avec Franck Ocean et Emeli Sande. Donc un album qui ne peut que vous plaire. MANON

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Le Hobbit : un voyage inattendu Vous avez dû en entendre parler, non ? Le seigneur des anneaux, ça vous dit bien quelque chose ? Oui ? Eh bien, figurez vous que Peter Jackson, le réalisateur du film Le Seigneur des Anneaux, revient avec une histoire de J.R.R Tolkien qu'il a publié bien avant sa célèbre trilogie : le Hobbit. Petit point pour ceux qui ne connaissent pas Le Seigneur des Anneaux. C’est la célèbre trilogie fantastique écrite par J.R.R Tolkien et réalisée par Peter Jackson. Donc dans ce monde sorti de l’imagination de cet auteur, Frodon Sacquet, un jeune hobbit de la Comté doit se rendre dans les terres du mordor, pour y détruire l’anneau de Sauron. Le Hobbit est sorti au cinéma le 1 2 décembre 201 2 et a attiré, comme on le pensait, beaucoup de monde dans les salles. Ce film, tout comme le Seigneur des Anneaux, est réalisé par Peter Jackson. Nous y retrouvons Ian Holm dans le rôle de Bilbon Sacquet (plus vieux), Ian McKellen dans le rôle de Gandalf, Hugo Wallace Weaving dans le rôle d'Elrond, Andy Serkis dans le rôle de Gollum, Cate Blanchett dans le rôle de Galadriel et Christopher Lee dans le rôle de Saroumane. Nous y voyons également Martin Freeman dans le rôle de Bilbon Sacquet (jeune) et Richard Armitage dans le rôle de Thorin. Comme on pourrait le croire, le hobbit n’est pas la suite du Seigneur des Anneaux mais ce plutôt l'histoire de ce qui s’est passé avant. Vous ne vous êtes jamais demandé comment Bilbon s’est retrouvé en possession de l’anneau ? Non ? Et bien

ce film vous le montrera car c’est bel et bien l’aventure de Bilbon Sacquet, l’oncle du héro du Seigneur des Anneaux. Voici un petit résumé : Erebor, ou la montagne solitaire est l’un des domaines des nains. Un jour le dernier des grands dragons ailés, Smaug le Doré, s’abat sur la montagne et chasse les nains d’Erebor et de toute la région. Les nains survivants errent alors depuis deux siècles. Gandalf le gris persuade alors le roi des nains Thorin II Ecu de Chêne de reprendre son royaume.

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Treize nains partent avec lui et Gandalf embarque alors Bilbon Sacquet dans l’aventure. Celui-ci, pas très heureux de quitter sa comté, finit tout de même par les aider. Leur but ? Trouver la porte secrète dans la montagne, entrer et tout simplement débarrasser Erebor de Smaug Le Doré. Entre les (mauvaises) rencontres avec les gobelins, les orques, les trolls, les ouargues et les (bonnes) surprises, la petite équipe avance tant bien que mal vers leur seul but : la montagne solitaire. Ce film est, d'après moi, aussi magnifique que la célèbre trilogie du Seigneur des Anneaux. On y retrouve de célèbres thèmes musicaux comme celui de la Contée. Les paysages filmés sont impressionnants et les scènes d'action et d'attaque sont spectaculaires. Et le ''Hobbit'' est le premier film d'une trilogie ! Corinne


Les Orphelins de Baudelaire C'est un classique de la littérature jeunesse dont vous avez peut-être déjà entendu parler. Notre coup de cœur du trimestre va aux ' 'Désastreuses aventures des Orphelins de Beaudelaire''. C'est Daniel Handler (sous le pseudonyme de Lemony Snicket) qui a écrit cette série de treize livres. '' Les désastreuses aventures des Orphelins de Beaudelaire'' raconte l'histoire de Violette, Klaus et Prunille, frère et sœurs qui viennent de perdre leur parents dans un incendie. Ils héritent alors d'une fortune mais, n'étant pas encore adultes, celle-ci est gérée par un ami de leurs défunts parents. Dans le premier tome, les trois enfants sont confiés à leur oncle, le conte Olaf. C'est une personne machiavélique prête à tout pour s'emparer de leur fortune.

Et tout au long des différents tomes, les orphelins sont confiés à différentes personnes mais leur oncle continue de tout faire pour capter leur héritage. Les catastrophes pleuvent sur les trois malheureux enfants et malgré leurs nombreux talents, ils n'arrivent pas à s'en sortir. Les enfants vont grandir, comment cela va t-il se passer ? Leur oncle machiavélique va t-il réussir à leur prendre leur fortune ? Vous le saurez en lisant cette série très populaire. " Les

désastreuses aventures des Orphelins de Beaudelaire'' a été traduit

en 41 langues dans le monde et tiré à plus de 55 millions d'exemplaires. Cette série est connue pour son style d'écriture particulièrement pessimiste et pour l'humoir noir qui règne tout au long des pages. L'écriture y est relativement simple et de nombreuses références littéraires émaillent le récit.

Corinne Cette série, très célèbre, a été rééditée plusieurs fois par la maison d'étidion ''Nathan''. Elle a également été adaptée au cinéma en 2004 par Brad Silberling. Ce fut un bestseller. Pour finir, je vous conseille

vivement de lire la série « Les Désastreuses aventures des Orphelins de Beaudelaire'' (à partir

de 11 ans) et pour ceux qui n'aiment pas lire, voyez le film, c'est tout aussi captivant. Les livres sont présents au CDI. Pag e 20


Anne-Sophie ZIKA Photo de Anne-Sophie Zika prise sur son site.

Qui est Anne-Sophie Zika ? Une actrice ? Non. Une écrivaine ? Non plus. Je vous donne un indice : image. Une photographe ? Gagné ! Elle est photographe depuis 7 ans. Après avoir suivi des études de lettres, elle a participé à des stages de photographie, ce qui lui a permis de travailler avec des professionnels. Mais c'est une autodidacte : elle a appris toute seule les ficelles de la photographie. Elle s'investit dans diverses activités : photos de presse, de troupes de théâtre, de plateaux de film, expositions personnelles, livres, magazines ou encore ateliers avec des collégiens ou lycéens...

qu'elle retravaille les photos à placer dans la maquette d'un livre ou d'un magazine. Mais avant cela, elle doit faire les photos de ses articles, en extérieur bien sûr. Elle utilise un appareil photo numérique de type Canon SD et un appareil argentique avec des pellicules.

Comme elle est indépendante, elle n'est pas sûre d'avoir un salaire à la fin du mois. C'est la précarité liée à son statut. Mais il y a des avantages à ne pas avoir de patron. Par exemple on ne se fait pas rappeler à l'ordre, quoique... Et elle peut faire les expositions qui lui plaisent. Il y a d'autres avantages. Rencontrer différentes personnes qu'on ne risque pas de croiser hors de ce métier ou voyager à différents endroits : coulisses de film, An n e -S op h i e Zi ka cuisine de restaurant, etc.

a ve c son a p p a re i l Elle travaille avec une journaliste, Virginie de ph oto n u m éri q u e. En ce moment, Anne-Sophie Zika Rocquigny. Avant de devenir projette de faire des expositions sur des journaliste, elle a fait une "prépa" littéraire, personnes ordinaires. Pour aller plus loin une licence de sciences politiques puis une dans la découverte de son travail, voici le école de journalisme. Sa collègue l'aide à lien de son blog : rédiger les textes qui accompagnent ses http://www.annesophiezika.com/actualites. photos. En plus, elle est venue au club journal six fois pour nous aider à améliorer la Elle travaille le plus souvent en intérieur, présentation du Penn Ar & Co. car, étant indépendante, c'est chez elle Julie

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C él ébrati on d e l a s em ai n e d e l ' a n ti q u i té a u c o l l è g e Du 1 8 au 24 mars c'était la 9e édition de la semaine de l'antiquité dans les établissements scolaires. A Penn Ar Chleuz, les collégiens des niveaux 6e et 4e ont vécu au rhytme de l'antiquité à travers de nombreuses activités culturelles développées autour des thèmes du jeu ancien, de l'alimentation et d'une visite guidée d'une cité romaine. Accompagnées de leurs professeurs de grec / latin, madame Féménia et d'histoire-géographie, Mme Parquic, les classes latinistes des niveaux 3e et 4e ont découvert l'antique cité des Diablintes, à Jublains, en Mayenne.

mais une kyrielle d'activités ludiques au CDI dont la confection de couronnes de laurier et de marque-pages sur le thème des dieux et héros de la mythologie gréco-latine, la réalisation d'affiches sur le thème du "latine loquere" ou "parler latin" ainsi qu'un atelier "Jeux du monde" entièrement dédié aux jeux anciens - marelle, pulluc, royal d'Ur, jeux de cartes -, pendant la pause méridienne du mardi.

Puis l'ensemble des collégiens a dégusté un repas romain dans un self transformé pour l’occasion en triclinium : des Ils s'y sont familiarisés avec la couronnes de vie du soldat, du savetier, de laurier, exemples la tisserande, de la cuisinière de menus, vases, ou encore des enfants dans frises, colonnes et La classe de 4e latiniste découvre les leurs activités quotidiennes. maquette d'une thermes privés de la forteresse. Avec une guidemaison romaine conférencière, ils ont visité avec intérêt les décoraient la salle de restaurant dont les murs thermes privés de la forteresse et publics de la étaient ornés d' affiches expliquant certains ville gallo-romaine, sans oublier le temple, le aspects de la vie quotidienne des Romains. théâtre, le forum, la forteresse et son musée. La classe Ulis et la 3e latiniste ont également activement participé à la réalisation de cette Ils ont particulièrement apprécié l'atelier décoration qui a donné à tous l'impression de pédagogique et ludique qui a ponctué le parcours remonter le temps. archéologique : la reconstitution d'une maquette Une semaine de l'antiquité très réussie donc, que de thermes avec la salle tiède, l’étuve, la salle tous souhaitent renouveler l'année prochaine. des bains chauds, la salle des bains froids et la palestre*. palestre * : lieu où l'on pratiquait la lutte et les Pour le niveau 6e, pas de visite au programme autres exercices physiques.

L'OURS :

Pe n n AR & C o : journal trimestriel gratuit du collège Penn Ar Chleuz : N° 1 , trimestre 2 - 201 3 Les responsables de rédaction : Mme Kabouche, documentaliste, sous-couvert du chef d'établissement, M. E. Lamour. L ' é q u i p e d e ré d a c t i o n d e P e n n A R & C o : - Julie Amis, Carasco Johanna, Manon Férélloc, Corinne Almeirac et Annaëlle

Dupuy en 4e. - Jules Réverbel, Maël Raoux, Emma Tromp, Ach Nathan et Maël Blin en 6e. J o u rn al e n l i g n e accessible sur : le médiablog du collège : http://www.mediablogbrest.net/penarchleuz et le site du collège : http://www.college-pennarchleuz-brest.acrennes.fr et le portail CDI : http://www.netvibes.com/collegepennarchle

uz#Le_Penn_Ar_%26_Co Journal imprimé à une trentaine d'exemplaires distribués en salle des professeurs, au CDI et en salle d'études (lecture sur place). Pour t'inscrire, c'est au CDI auprès de la documentaliste Ré u n i o n h e b d o m a d a i re d e s j o u r n a l i s t e s l e ve n d re d i d e 1 2 H 3 0 à 1 3 H 3 0 au C D I . O bl i g ati o n d e m an g e r au s e l f ce j o u r- l à.


Penn Ar & Co n°2 - Trimestre 2 - 2013