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• Deuxièmement, le changement crée des opportunités plus grandes pour suppléer des financements, par exemple la RDCongo a approché les donateurs comme le Programme Indicatif National de l’Union Européenne ainsi que le Programme Français pour le GEF. • Troisièmement, la recherche des financements pourrait être plus facile pour le travail au sein de l’habitat des gorilles de montagne, soulevant la question de savoir comment les fonds sont distribués au sein du Rift Albertin Central, spécialement si les progrès supplémentaires sont faits vers l’intégration au sein d’une structure des gestion unique. • Quatrièmement, un sujet plus à l’ordre du jour, le SET recherche actuellement un mécanisme pour le financement de ses coûts essentiels au delà de la période de projet hollandais. En effet le projet hollandais exige que ce mécanisme soit identifié pendant la seconde période (actuelle) de rapportage, en se basant sur l’engagement des AAPs de le financer par elles-mêmes. Pendant la réunion de Décembre 2008, les représentants des AAPs ont exprimé de bonnes intentions en faveur d’un tel financement, malgré que l’on devrait reconnaître que trouver un tel financement n’est pas facile étant donné que les budgets sont limités et qu’il est attendu que les AAPs puissent s’autofinancer en grande partie.

Coopération et Conflit

Dans le langage académique, les institutions ne se réfèrent pas beaucoup aux organisations autant qu’aux règles du jeux’ – les règles formelles et informelles qui déterminent comment les acteurs peuvent et devraient se comporter. Ainsi, les tabous culturels vis à vis de tuer et manger les gorilles sont des institutions, comme le sont les lois judiciaires qui empêchent cela. Dans le processus de la présente étude, nous avons appris que cet aspect d’institutionnalisation est juste aussi important que la structure organisationnelle, parce que, en fonction de la nature des règles, les différents acteurs peuvent être encouragés ou bien à coopérer ou bien à compatir. Comme expliqué auparavant en détail, des règles de jeu inappropriées peuvent conduire à un comportement de compétition qui entraine des résultats environnementaux ‘tragiques’ pour toutes les parties. Dans cette section, nous présentons deux explications principales pour une croissance réussie de la coopération. La première considère les explications plus structurelles pour la coopération (et le conflit), comprenant les règles du jeu et l’exercice du pouvoir. La seconde concerne l’importance des relations entre les individus et les organisations. La structuration du jeu

Dans les zones avec une histoire récente de conflit violent, la théorie suggère que les parcs dans les zones frontalières peuvent mieux être désignés comme des zones tampons neutres sans activités partagées. Le postulat pour cela est que toute activité partagée (telle le partage des revenus du tourisme) représente une intolérance potentielle pour engendrer les conflits. Par exemple la zone démilitarisée entre la Corée du Nord et du Sud reste vacante et est considérée d’avoir offert une contribution durable à la paix puisqu’il n’ y a pas d’activités dans cette zone (Lejano, 2006). Cependant, il existe des cas où le risque de création des hostilités est toléré à la place d’un gain potentiel plus grand, obtenu suite à la création d’une zone de coopération active; tel est le cas du Parc de Paix Marin de la Mer Rouge entre la Jordanie et l’Israel (Lejano, 2006), ainsi que la proposition de parc pour la paix dans les Hauteurs de Golan entre la Syrie et l’Israel. Il existe une bonne quantité de recherches qui analysent les conditions sous lesquelles les intervenants réussissent à coopérer dans la gestion des ressources environnementales. Ici nous considérons quatre de ces conditions: communication, mutualité, règles et appropriation. a) Communication.

Une des leçons des ‘tragédies des communs’ (Hardin, 1968) est que la chance pour un comportement non coopératif ruineux est accrue par l’incapacité à communiquer et le manque de confiance. Dans le jeu bien connu ‘Dilemme du Prisonnier’, par exemple, les théoriciens montrent que deux prisonniers confinés chacun dans sa cellule individuelle et incapable de communiquer, font des décisions qui apparaissent rationnelles pour chacun individuellement, mais, une fois combinées deviennent très pauvres / médiocres. Ce n’est peut être pas alors surprenant que le travail du PICG d’amener la communication transfrontalière, à travers des réunions régionales, et plus récemment dans le cadres des réunions du SCT et SET est reconnu pour avoir été crucial et important. b) Mutualité.

Une autre leçon est qu’il est peu probable que les intervenants investissent grandement dans la protection d’une ressource quand les bénéfices d’un tel effort reviendraient aux autres. Le PICG a supporté l’introduction des mécanismes pour la distribution des bénéfices issus du tourisme et ceci a été une étape importante vers

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20 Ans de PICG: Leçons Apprises dans la Conservation des Gorilles de Montagne  

Le Programme International de Conservation des Gorilles

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