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• L’apprentissage et la dissémination des pratiques de conservation communautaire • Le partage des revenus avec les communautés (Uganda et Rwanda), • Le programme sur les entreprises pour la conservation • Les activités pour réduire le conflit homme-animaux • La collaboration avec les forces de l’armée et de la police dans l’amélioration de la sécurité des employés du parc et des visiteurs. “Si ce n’était pas arrivé, le destin des gorilles dans le Secteur Sud aurait été complètement différent. Je suis sûr de cela”. Jean Pierre d’Huart, Conservation Consultancy Services, Belgique. La Phase 1 dans les Virunga peut être considérée comme:

1. La seule voie par laquelle la GRNT aurait été essayé pendant les années 1990 et en début de 2000, 2. Une réussite par elle-même, 3. Ayant atteint ses limites, et 4. Une fondation nécessaire pour mouvoir à la phase 2 des activités.

Concernant le fait d’avoir atteint ses limites, il est devenu clair que certaines actions de collaboration en vue pourraient être mieux facilitées grâce à une implication au plus haut niveau. Certaines choses qui nécessitent la négociation de haut niveau sont en principe de simples améliorations à l’efficacité des opérations de terrain telles que patrouilles conjointes (par opposition aux patrouilles coordonnées) des gardes, et le partage des fréquences radio. Cependant, il y a aussi des aspects plus complexes qui requièrent l’implication du gouvernement, tels que l’extension proposée du Site de Patrimoine Mondial des Virunga. Les participants ont noté de plus en plus de ‘simples’ et ‘complexes’ initiatives qui pourraient bénéficier de l’intervention politique de plus haut niveau et ce sont de telles observations qui ont dirigé l’évolution de la GRNT. “S’agissant des problèmes de sécurité, la plus grande leçon est d’impliquer les gouvernements dans la collaboration. Le défi du PICG est de faciliter l’implication de chaque pays”. Charles Nsabimana, Conservation chargé de l’application de la loi, ORTPN PNV. “Obtenir les garanties de la volonté politique est cruciale. Si vous avez un gouvernement qui est réellement derrière vous pour dire que le braconnage doit s’arrêter, alors il s’arrêtera. Il faut en faire une priorité nationale – si le gouvernement n’est pas impliqué, alors la population aura à décider. Au Rwanda, il est devenu relativement facile pour moi d’arrêter quelqu’un puisque j’avais le soutien de l’armée et de la police – puisque celle-ci savent que le président lui-même soutient cela”. Justin Rurangirwa, ancien Conservateur Chef, ORTPN PNV. En RDCongo, par contraste, il a été emphatiquement plus difficile pour l’ICCN de maintenir les lois régissant le parc, et le soutien de l’armée congolaise n’a pas été toujours présent.

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La Phase 2 se réfère au mouvement vers la formalisation des accords au niveau ministériel. Pendant que le premier jalon du succès a été la signature du MoU tripartite, il est vital de comprendre que ceci a pris 13 années pour arriver à ce point. Nous devrions aussi noter que la Phase 2 ne décrit pas un mouvement au delà des activités de la phase 1, mais plutôt un ensemble additionnel de relations et de partenaires qui élargisse la portée de la GRNT, avec l’espoir de relâcher le potentiel pour une coopération plus profonde à tous les niveaux. Les deux niveaux d’opération sont conçus de façon qu’ils soient compatibles et même synergiques, dans le sens où le haut niveau et la collaboration formelle devraient protéger les succès des activités au niveau de base. Par ailleurs, le PICG et les partenaires reconnaissent qu’il existe aussi un danger que la formalisation conduise à la perte du contrôle aux niveaux les plus bas. A titre d’exemple, il a été mentionné qu’il était aujourd’hui devenu très complexe d’organiser les patrouilles coordonnées maintenant qu’il n’est plus simplement possible de travailler sur base de relations entre conservateurs au niveau des parcs. Il y a aussi des coûts financiers considérables qui se dégagent des structures administratives de la Phase 2, du moins en rapport avec les trois officiels employés à temps plein pour gérer le secrétariat. Jusqu’à maintenant, ceci n’est déduit pas des fonds disponibles aux opérations au niveau de terrain, puisque le PICG a été en mesure de mobilise des fonds additionnels pour couvrir ces coûts, mais ceci est tout de même quelque chose à surveiller de près. Le récent accord ministériel (2009) qui fait du secrétariat une entité légale signifie que le SETGV peut travailler par luimême pour obtenir des fonds pour couvrir ses coûts de base et d’autres coûts.

20 Ans de PICG: Leçons Apprises dans la Conservation des Gorilles de Montagne  

Le Programme International de Conservation des Gorilles

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