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PNVi, spécialement sur l’utilisation des pêcheries sur les lacs, mais celles ci n’ont toujours pas résulté en une coopération formelle quelconque. “Les patrouilles conjointes se sont bien déroulées pendant à peu près six mois avant le génocide. Elles étaient très remarquables – tellement effectives, partiellement puisque chacune des équipes voulait montrer à l’autre ses bonnes performances. Il y avait un sens de fraternité dans ce genre d’événements, Je voyais des Congolais porter de chemises uniformes rwandaises et vice – versa – ils s’échangeaient des uniformes comme des joueurs de football”, José Kalpers, Responsable Programme, African Parks Networks et Ancien Coordinateur du PICG.

“Les réunions régionales étaient la fondation pour construire la confiance et la collégialité. Les amitiés se sont formées et les conservateurs étaient capables de traiter des problèmes qui auraient autrement demandé l’implication de la police. Il y avait beaucoup d’exemples de petits conflits qui étaient résolus quand ils étaient encore minimes. Par exemple, les vaches qui se faisaient attraper en broutant au mauvais côté des frontières étaient exactement le genre de chose qui avaient auparavant régénéré en incidents majeurs. Les réunions régionales avaient eu un impact profond”. Annette Lanjouw, Directrice du Programme des Grands Singes, Fondation Arcus et Ancienne Directrice du PICG. Après le génocide, la collaboration entre le Rwanda et la RDCongo est devenue plus difficile puisque les gouvernements sont tombés en désaccord sur la crise des réfugiés et que la RDcongo elle-même est entrée dans une guerre civile. Vers les débuts de 1997, avec la chute de Mobutu, un climat plutôt meilleur pour la coopération a vu le jour (Kalpers, 2001) et les activités suivantes devinrent des activités principales facilitées par le PICG: • Tout d’abord, le PICG a ouvert des programmes nationaux dans chaque pays.

• Communication et partage d’information. Les personnels des AAPs ont partagé l’information d’une manière croissante avec leurs homologues dans les pays voisins, dont l’information sur les mouvements des gorilles, le braconnage, et les données de monitoring. Dans les années antérieures, quand les relations entre le Rwanda et le RDCongo étaient marquées de sceau par l’amitié personnelle entre Mobutu et Habyarimana, le PICG avait réussi à négocier une licence pour communication radio entre Ruhengeri et Rumangabo, permettant la communication journalière. Pendant que ceci n’a plus été possible depuis le génocide, l’utilisation des téléphones mobiles et l’e-mail a permis le maintien et le renforcement de la communication. Ceci a de façon croissante rendu possible la gestion coopérative des situations de conflits potentiels telles que les moments où les groupes de gorilles arrivaient à traverser les frontières. • Les réunions bilatérales entre le Rwanda et la RDCongo ont commencé en 1992, et plus tard entre la RDCongo et l’Uganda et finalement les réunions régionales entre les trois pays ont commencé en 1995. Ces réunions régionales trimestrielles ont eu lieu et impliquaient les personnels de terrain et aussi ceux des sièges des trois AAPs, étaient organisées, financées et facilitées par le PICG. Comme c’est le cas jusque même aujourd’hui, chaque réunion dure deux à trois jours et comporte un thème central particulier, dont la formation et la discussion. Les thèmes discutés comprennent par exemple, le Ranger Based Monitoring, le développement des entreprises, la protection et application de la loi, l’écotourisme, la transmission des maladies, et le thème sur les parcs pour la paix. • Des programmes régionaux de formation ont été développés, reflétant la priorisation du renforcement des capacités des AAPs par le PICG en tant que base de gestion au niveau national et régional. Ces programmes comprennent la conservation communautaire, le Monitoring basé sur le travail des gardes (RBM), le tourisme aux gorilles, les langues étrangères, les techniques de lutte contre braconnage (Lanjouw et al., 2001). • Le monitoring basé sur les gardes (RBM) a été initié au PNVi (RDCongo) en 1997 et a été régionalisé avec son introduction au Rwanda et en Uganda en 1998/99. • Des activités conjointes, dont les patrouilles conjointes, devenues patrouilles coordonnées, les recensements des gorilles, et les activités anti-braconnages. Les patrouilles conjointes ont été relancées après le génocide et en 2006 il y avait eu des patrouilles tri-nationales. Cependant les forces de sécurité ont soulevé des inquiétudes relatives à la traversée des frontières particulièrement en transportant des armes et depuis lors, les patrouilles coordonnées ont remplacé les patrouilles mixtes. Des patrouilles cordonnées entre ICCN et ORTPN ont été suspendues en 2007, mais ont été encore reprises en Janvier 2009; et elles continuent aussi entre ORTPN et UWA. • Assistance dans la fourniture des équipements, dont l’octroi des unités GPS, les binoculaires, les cameras digital... 68

20 Ans de PICG: Leçons Apprises dans la Conservation des Gorilles de Montagne  

Le Programme International de Conservation des Gorilles