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Tandis qu’il est important de souligner cela comme une bonne pratique et comme une leçon clé apprise, il est aussi juste de dire que la capacité à utiliser les données du RBM pour diriger la conservation communautaire n’est pas encore réalisée complètement, et ne devrait pas être la seule méthode pour cibler les activités. Le RBM est essentiellement perçu comme un outil pour diriger les patrouilles pour l’application de la loi et seulement au sein du PICG, il est reconnu comme une importance secondaire. En partie, cette deuxième raison n’est pas si bien exploitée. Le PICG planifie actuellement de développer et piloter l’intégration de quelques collectes de données socioéconomiques au RBM, vraisemblablement en identifiant quelques indicateurs de moyens de subsistances faciles à surveiller. S’il est développé, l’utilité du RBM pourrait s’étendre comme un outil pour la planification du parc-population. Ailleurs, les organisations pour la conservation ont expérimenté l’implication de la communauté dans la surveillance et il peut y avoir des possibilités pour cela. Un point d’entrée possible est dans les écoles locales, avec la possibilité d’introduire la simple enquête dans le curriculum de science.

Leçon 3: Les données du RBM ont été utilisées pour établir le lien entre les menaces du parc et les moyens de subsistances des gens vivant autour du parc, et donc de fournir une base essentielle de connaissance pour des projets biens conçus pour Conservation communautaire. Un tel lien entre les données de surveillance et la conception de la conservation communautaire est une pratique excellente. Le PICG est vraiment assez unique dans sa capacité à mettre en place de manière confidentielle les liens de conservation-moyens de subsistance et de ce fait la conception des projets qui sont gagnant-gagnant de nature. C’est l’échec d’identifier véritablement les interventions gagnant-gagnant qui a contribué aux résultats décevants pour la conservation Communautaire ailleurs.

Leçon 4: La nécessité d’avoir des partenariats a différents niveaux trans-sectoriels

Une des leçons apprises de la première génération des projets pour la conservation communautaire en Afrique est que la conservation ne peut être souvent réalisée par les seules communautés- il est nécessaire de collaborer avec les gouvernements et d’autres partenaires. Comme nous l’avions mentionné précédemment, une des approches la plus appuyée en théorie à l’intégration de la conservation et du développement est de développer des opportunités pour la population locale pour gagner des revenus des entreprises qui sont dépendantes de la conservation et/ou qui sont lié à la conservation par certains mécanismes contractuels. De telles entreprises exigent généralement un éventail de compétences, de connaissances, de biens et l’autorité qui ne sera pas trouvé dans aucun partenaire individuel. Dans le passé, les projets du PICG ont travaillé en établissant des partenariats avec la communauté, les autorités du parc et d’autres ONG (tel que CARE) dont l’expertise du développement complète l’expertise de conservation du PICG. Plus récemment, il y avait une stratégie à travailler plus étroitement avec le secteur privé. Les partenaires du secteur privé se sont impliqués dans les entreprises du tourisme et l’artisanat, et il y a un potentiel pour les partenaires dans d’autres entreprises tel que le miel et la production des champignons. L’exemple des lodges (Encadré 2) montre que de tels partenariats pour la conservation innovante peut apporter des résultats et produire une meilleure stratégie de sortie pour le PICG. Ayant démontré le potentiel pour de tels partenariats multisectoriels, la prochaine étape sera de retirer plus d’investissement capital du secteur privé, réduisant ainsi la dépendance au financement extérieur. Il sera aussi nécessaire de réfléchir sur les défis particuliers de travailler avec les secteurs privés et les partenaires de la communauté. Par exemple, les différences d’attitudes face à la

Ci-dessus: Les associations communautaires travaillent sur la réparation du mur des buffles à Jomba, dans le Parc National des Virunga, en RDC. Ci-dessous: Les discussions sur le statut du mur des buffles autour du Parc National des Volcans, Rwanda, entre le personnel de PICG et les membres de l’ANICO. Photos par A. B. Masozera/PICG.

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20 Ans de PICG: Leçons Apprises dans la Conservation des Gorilles de Montagne  

Le Programme International de Conservation des Gorilles