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velles initiatives politiques telles que le TBNRM. Quelques politiques, telle que le TBNRM et le RBM ont des impacts positifs d’entrainement sur la conservation communautaire : d’autres, tels que le partage des recettes ont plus d’impacts directs.

Leçon 1: Pour les organisations de la conservation qui planifie ou sont dans le processus d’investir plus dans la conservation communautaire, il y a une leçon à apprendre de cette expérience. L’alignement des activités de conservation contribue à la fois à l’efficacité et l’efficience des interventions, ce qui permet de travailler avec un large éventail de partenaires pour bâtir des synergies qui contribueront à atteindre l’objectif principal.

Leçon 2: La conservation sera achevée par le développement quand il y a une logique forte de la conservation Les tentatives visant à intégrer les objectifs de développement et de conservation par les projets de développement communautaires atteignent souvent le succès dans leurs objectifs de développement mais peu ou pas de succès dans leurs objectifs de conservation. Donc, la ‘déception’ de l’impact de conservation communautaire est souvent dirigée vers ce que le PICG appelle la ‘logique de conservation’ de l’intervention. C’est un élément de la conception du projet qui doit ‘intégrer’ la conservation et le développement. Par exemple, un projet de ressource d’eau peut avoir une conservation logique ou elle donne une alternative attirante aux gens qui entraient auparavant dans les forêts pour puiser de l’eau. D’autre part, elle ne peut pas avoir une conservation logique, par exemple, au cas où la communauté n’a jamais compté sur le parc comme une source d’eau, et ou la communauté ne sait pas pourquoi l’installation d’eau a été fournie. Dans le dernier cas, l’installation d’eau peut être très bien pour l’ amélioration des conditions de vie, en aidant à réduire les problèmes de santé venant de l’eau sale, et en réduisant le temps passé à collecter de l’eau. Cependant, il ne conduirait probablement pas à un changement voulu dans le comportement en ce qui concerne le parc. Dans une tentative de comprendre et d’apprendre des pratiques du PICG, il est utile se demander ‘quelle était la logique de conservation?’ des interventions particulières et ‘cette logique était-elle robuste ?’ afin de faire cela, nous considérons trois différents types de logiques de conservation. i) Le résultat du développement dépend du résultat de la conservation

Certaines formes d’activités génératrices de revenus semblent très bien aller à la conservation parce que leur succès est en quelques sortes lié au succès de conservation. Comme une règle du pouce, si la recette de l’activité décline comme un résultat direct de la dégradation de la forêt, il se retrouve dans cette catégorie. Dans la région des Virunga-Bwindi, l’apiculture et l’écotourisme sont des exemples de revenus générés des activités qui dépendent de la conservation. Si les forêts étaient dégradées, cela minerait les ressources desquelles dépend l’entreprise. Le niveau de dépendance peut clairement varier considérablement, ce qui rend ce fait un large ‘type’ de logique de conservation. L’écotourisme, par exemple, repose sur la protection relativement étroite des fonctions et services de l’écosystème, et peut même reposer sur la biodiversité elle-même, et ou à la réalisation de l’objectif principal (dans ce cas la conservation des gorilles). L’apiculture d’autre part dépend de la flore adaptée, mais est probablement moins vulnérable aux changements dans la flore naturelle, et peut même tolérer une perte considérable des espèces indigènes.

Ce type de logique de conservation peut seulement être efficace ou le résultat suffisant peut venir de l’activité dépendante de la conservation. En principe, les bénéfices devraient être assez pour faire pencher la balance entre choisir de se comporter de façon à dégrader le parc et des façons de le conserver. Par exemple, quand une proportion importante des recettes du ménage vient d’activités liées au tourisme, ils peuvent cesser les activités comme le braconnage qui pourrait être préjudiciable à l’avenir au tourisme.

C’est théoriquement robuste et peut en principe être réussie quand l’activité qui dépend de la conservation est subventionnée d’une telle manière qu’elle devient plus attirante que les sources alternatives de revenus qui sont moins compatibles avec la conservation. Les études académiques ont tendance à trouver que ce genre de logique de conservation est plus susceptible d’aboutir à la conservation et au développement intégrés (par exemple, Salafsky et Wollenberg, 2000).

Alors que la logique est bonne, les praticiens de conservation seront conscients qu’il y a relativement peu de recettes génératrices de revenus qui tombent dans cette catégorie et quelques endroits ou de telles activités dépendantes de la conservation peuvent devenir des entreprises viables. Heureusement, la région des Virunga-Bwindi est assez à l’aise à cet égard, surtout à cause du tourisme de classe mondiale et des produits de la flore qui soutiennent l’apiculture. La récolte de certains (mais pas tous) produits de la forêt non ligneux tombent aussi dans cette catégorie d’activités. En principe, par exemple, la récolte durable des plantes médicinales

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20 Ans de PICG: Leçons Apprises dans la Conservation des Gorilles de Montagne  

Le Programme International de Conservation des Gorilles

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