Page 28

Dans la région des Virunga-Bwindi, peut-être le plus grand risque moral aux peuples indigènes tribaux connus sous le nom de Batwa, ou les pygmées, qui vivaient auparavant comme des chasseurs-cueilleurs dans les forêts mais ont été expulsés des zones environnantes au cours des quatre-vingts dernières années. L’etude par Plumptre et al. (2004) ont constaté quelques différences entre les Batwa et le reste de la population. Par exemple, seulement 10% des Batwa autour du MGNP ont dit qu’ils ont bénéficié des organisations de la conservation, et que seulement 8% de ceux autour du PNV. Les figures correspondantes pour les nonBatwa étaient de 95% et de 77%. De même, 80% des Batwa qui sont autour du MGNP, et 71% autour PNV ont dit que les relations avec les autorités du parc s’étaient aggravées. (20 et 18% pour les non-Batwa). Ni les autorités du parc ni le PICG ont eu un intérêt particulier pour cibler spécifiquement les Batwa pour les projets de développement, en partie en raison des difficultés importantes pour travailler avec ce groupe. Il y a des expériences de projets échoués en grande partie à cause du manque de compétences nécessaires spécialisées pour travailler avec le peuple Batwa. Malgré ces difficultés indéniables, il est probablement juste de dire que le défaut de faire plus pour alléger les problèmes des Batwa continuera à compromettre l’histoire réussie de conservation dans cette région. Les initiatives récentes commencent à s’attaquer à ce problème. En Ouganda, il y a un programme pour développer le tourisme culturel où les Batwa sont organisés, formés et équipés pour interpréter la forêt et leur culture. C’est un projet conjoint entre les Batwa, sous leur organisation UOBDU qui a été facilité par AWF/PICG durant les deux dernières années. Le stage du développement était terminé en Mai 2008 et ainsi les bénéfices n’ont pas commencé à affluer.

IL y a une préoccupation plus générale de savoir si les interventions telles que le partage des recettes, les logdes communautaires et l’apiculture bénéficient des plus pauvres. Un des problèmes des plus pauvres est d’avoir la capacité d’accéder aux nouvelles opportunités, car ils manquent souvent de capital social (statuts sociaux et réseaux), le capital humain (éducation, connaissances), capital physique (terre, bâtiments) et/ou le capital financier (cash, accès au crédit) pour profiter des projets des ONGs.

Par exemple, le PIGC a soutenu les associations pour l’artisanat, l’apiculture et la culture des champignons au Rwanda avec les frais d’adhésion conjoints 60,000 FRWs ($120); Les opportunites de travail pour le tourisme demande un certain niveau d’éducation; la culture des champignons demande l’utilisation d’une pièce intérieure de la maison.

Un nombre de ceux consultés ont suggéré que les projets d’infrastructure sociale financés par le partage des revenus ont tendance à ne pas être une priorité pour les pauvres. Les plus pauvres sont moins susceptibles de voir par exemple un bâtiment scolaire amélioré comme une compensation symétrique pour leurs pertes de destruction de cultures et donc il y a une rupture dans la logique de conservation.

Le Genre a été un autre problème qui a été considéré sous le titre d’équité. Les femmes sont souvent les utilisatrices clés des produits de la forêt et donc des partenaires importants. Il y a aussi beaucoup de femmes chefs de ménage dans la région et elles sont parmi les plus vulnérables.

Il est donc important de se demander si des entreprises de conservation sont accessibles aux femmes. Alors que le PICG n’a pas de politiques spécifiques du genre, leurs politiques de recrutement assurent que le personnel sur terrain est sensible aux problèmes du genre et les consultations le confirment. Il est aussi encourageant de noter que les activités qui ont commencé avec dominance des hommes telles que l’apiculteur et la culture des champignons montrent maintenant une ouverture de participation pour les femmes.

Finalement, certaines préoccupations ont été exprimées au sujet de la distribution des efforts du PICG à travers les trois pays, et spécialement en ce qui concerne le programme limité de la RDC. Le problème est posé dans le contexte de la gestion transfrontalière et le potentiel des communautés de recevoir un traitement équitable à travers les frontières. La cause de cette situation est évidemment la guerre et l’insécurité, et il y a peu de chose que le PICG peut faire pour résoudre cela. Le PICG s’est déjà assuré qu’un partage équitable de son financement principal aille en RCD. La différence vient du projet financé qui vient d’un éventail de bailleurs de fonds, plusieurs d’entre de façon compréhensible ne sont pas intéressés de financer des projets dans une zone de guerre et ou il est dur d’avoir des résultats satisfaisants.

20

20 Ans de PICG: Leçons Apprises dans la Conservation des Gorilles de Montagne  

Le Programme International de Conservation des Gorilles