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Encadré 3. l’Apiculture

La justification pour soutenir l’apiculture dans la région est très forte: 1. Elle répond à un problème (des ruches dans la forêt) identifié par la Surveillance de Base des Gardes forestiers); 2. L’utilisation du feu a posé des problèmes des feux de brousse, surtout à Bwindi; 3. Les apiculteurs ont entrepris d’autres activités illégales tout en visitant les ruches, y compris la pose des pièges, et la collecte des bois de chauffe; 4. Les ruches posés à coté du parc dépend de la flore de la forêt: les revenus de l’apiculture sont liés à la conservation; 5. Si le nombre d’abeilles a augmenté, un service supplémentaire de pollinisation est prévisible, ce qui pourrait augmenter le rendement potentiel de certaines récoltes (ceci demande une étude).

6. Il y a des marchés locaux et nationaux pour le miel et ses dérivées; 7. L’apiculture n’est pas un travail intensif et peut être combiné avec d’autres stratégies pour les moyens de subsistances comme une forme de diversification. La logique de conservation et la diversification des moyens de subsistances en soutenant l’apiculture au bord de la forêt est excellente. Au Rwanda, le PICG et les partenaires soutiennent le travail d’apiculture avec le forum des Apiculteurs des Volcans (FAV). C’est un groupe pilote pour 77 associations locales avec une adhésion totale de 1500 apiculteurs. En RDC, le PICG soutient l’Union des Apiculteurs des Secteurs Mikeno et Nyamulagira (UDASEMINYA), une organisation pilote pour 7 associations d’apiculteurs avec environ 980 membres. Le soutien est pour le conseil technique, la formation, l’achat du matériel de raffinerie, la construction des locaux pour la raffinerie, les prêts pour l’achat de ruches modernes et le matériel pour la récolte (les fumeurs, les voiles), et le marketing. Les membres des associations reçoivent un prix fixe pour leur miel (actuellement $2 par kg) et sont obligés de fournir une certaine quantité de miel au cours de l’année. FAV/UDASEMINYA raffine et commercialise le miel. A la fin de l’année fiscale, 20% des profits sont réinvestis tandis que 80% sont distribués aux membres.

Ci-dessus: Collecte de miel UDASEMINYA et le centre de traitement à Kibumba, en RDC. Ci-dessous: Les abeilles dans une ruche traditionnelle. Photos par A. B. Masozera/PICG.

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Pour ceux qui peuvent se permettre de joindre les frais d’adhésion d’environ $120 (c’est un problème pour les pauvres gens qui veulent être membres), les rendements peuvent être bons. En regardant les cas des apiculteurs ‘modèles’ des membres, le Cas 1 alloue 20% de son temps de travail à l’apiculture et fait $800 (400,000 Frw) par an. Le Cas 2 a visité les ruches trois fois par semaine et gagne $400 (200,000 Frw). De manière plus typique, l’apiculteur moyen dans l’association dispose de 6 ruches traditionnelles, avec une production moyenne de 10 kg par an chacune. Alors que peu de personnes ont réalisé cela, l’ajout d’une ruche moderne produira un autre 40 kg par an, en donnant un total de 100 Kg (un potentiel de $200 dans les ventes plus un partage de profit)). Par ailleurs, ces apiculteurs consultés au Rwanda et en RDC ont souligné l’utilisation de cet argent pour les frais scolaires, une utilisation souhaitable en perspective de développement. Alors que la justification et le potentiel sont bons, et alors que des progrès considérables ont été faits, Le FAV et UDASEMINYA font face aux difficultés opérationnelles. Premièrement, les associations fortes et efficaces demandent plus d’efforts, sur une longue période, que ce n’est généralement prévu. C’est dû à la difficulté inhérente du défi, avec les niveaux particulièrement bas des compétences techniques et d’organisations dès le départ. Fournir un soutien aussi intense et élargi ne correspond pas toujours aux attentes des bailleurs de fonds

20 Ans de PICG: Leçons Apprises dans la Conservation des Gorilles de Montagne  

Le Programme International de Conservation des Gorilles