Page 16

institutionnalisée dans des structures similaires à l’ICCN et à l’UWA.

L’importance du travail à institutionnaliser la conservation communautaire peut être illustrée par un exemple Nkuringo Conservation and Development Foundation (NCDF) pour BINP (voir Encadré 2). UWA a fermement soutenu le projet du PICG en acceptant de donner priorité de vente de permis a la fondation NCDF. Cette décision n’a pas plu à tous et il y a actuellement un défi des hôtels à Kisoro qui souffriront de cet avantage donné au NCDF. Cependant, le personnel de UWA à tous les niveaux, semble catégorique que les communautés ont droit à de telles opportunités pour recevoir des avantages et semblent prêts a continuer à soutenir leur décision initiale. La relation semble fonctionner des deux côtés. Tandis que UWA soutient les stratégies du PICG, le personnel supérieur de UWA sont rapides pour expliquer que le PICG répond aux stratégies de l’UWA. En particulier, L’Ouganda dispose d’ un cadre national, un Plan d’Action Environnemental National, qui soutiennent la conservation communautaire et qui servent de bases pour les activités de coordination.

Encadré 1. Partage des Recettes en Ouganda et au Rwanda

Comme cela a été indiqué, la désignation du MGNP et le BINP a été initialement entachée par les mauvaises relations avec les communautés y compris l’utilisation délibérée du feu pour détruire les zones de foret de Bwindi. Les premiers travaux du PICG en Ouganda ont été largement centrés sur son expertise sur le tourisme des gorilles, qui a commencé à Mgahinga en 1993, en fournissant une expertise technique pour l’habitat des gorilles et la formation des traqueurs. Cependant de ses origines au Rwanda, le PIGC a toujours considéré le tourisme comme une activité à laquelle la population locale devrait bénéficier et avec CARE, il a joué un rôle en plaidant pour le partage des recettes du tourisme des gorilles avec les communautés locales. Cela a été piloté en 1994 et à commencé sérieusement en 1996. Tandis que le partage des recettes a contribué à l’amélioration dans les relations parcs-communautés, le départ n’a pas été sans heurts, Le régime initial prévoyait 12% du total des recettes provenant du tourisme pour le partage. Cependant, en 1996, le partage des recettes devrait être institutionnalisé dans le Statut National Ougandais de la Faune, avec une prévision de 20% des reçus au guichet. Cela représente une réduction importante des fonds. Aujourd’hui, des 500 $ payés pour un permit pour traquer les gorilles, seulement 25 $ sont pour le permit d’entrée (au guichet), ainsi seulement $5 (ou à peine 1% des recettes totales) sont perçues. Une réponse partielle a été d’instituer un ‘nouveau prélèvement pour les gorilles’ de 10 $. Les projets dans les communautés autour du PNV se sont concentrés sur l’eau et les écoles. Les projets dans les communautés autour du BINP ont surtout concerné les écoles, les centres de santé, les routes et plus récemment l’élevage des chèvres.

BINP

PNV

Année

1996

2002

2006

2005

2006

2007

Nombre de Projets Dépenses Totales ($US)

19 47,500

20 55,500

18 71,500

2 29,000

3 136,500

1 109,000

Le partage des Recettes, BINP et le PNV Le PICG a joué un grand rôle dans l’introduction du partage des recettes au Rwanda. Depuis 2005, 5% des recettes du tourisme de l’ORTPN (largement des permis pour les gorilles) est mis de côté pour l’investissement dans les projets communautaire, avec 40% alloués au PNV et 30% chacun pour le Parc National de Nyungwe (PNN) et le Parc National Akagera (PNA). L’ORTPN gère le partage des recettes en partenariat avec les districts et les secteurs. L’impact du partage des recettes au Rwanda reste incertain et n’a pas encore été évalué. Il y a un sentiment que la taille de la caisse est trop petite pour faire une grande différence parce que les projets sont rares et espacés. Parmi le personnel de l’ORTPN, on craint d’avoir transféré la responsabilité de sélection des projets aux districts. Ils voient une tendance pour les responsables du secteur et du district à sélectionner les projets d’infrastructures sociales telles que les écoles et les centres de santé, en partie parce que cela les aide à satisfaire leurs propres objectifs de travail introduits par la décentralisation. L’ORTPN voit deux problèmes majeurs avec cela. Premièrement, il manque une logique de conservation parce que les populations ne comprennent pas que ces projets sont liés au parc et ne voient pas un lien pour lequel ils souffrent des destructions des récoltes. Deuxièmement, il est douteux que les plus pauvres donnent priorités à l’infrastructure sociale et cependant, il est donc supposé que le pauvre ne trouve pas de voix. Nous voyons ici un problème plus grand qui merite plus d’attention. Ni l’ORTPN ou le PICG n’ont les plus grands records de travailler avec le gouvernement local, qui a renforcer ses capacités par la décentralisation. L’Ambassade de Hollande a maintenant promis 2 millions d’Euros pour stimuler le partage des revenus, qui seront acheminés par l’intermédiaire du PICG au Secrétariat Transfrontalier Central. Comment cela se rapporte au vrai ‘partage des recettes’, le sujet attire apparemment un débat animé.

8

20 Ans de PICG: Leçons Apprises dans la Conservation des Gorilles de Montagne  

Le Programme International de Conservation des Gorilles

Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you