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cercles académiques. Cependant, les méthodes alternatives d’étudier le PIDC ont également échoué à produire une preuve du succès généralisé. Brandon et Wells (1992) ont surveillé 23 PIDC et ont trouvé que peu ont atteints leurs objectifs de lier le développement à la conservation.

Quelques membres de la communauté de conservation sont maintenant inquiets que ces évaluations négatives provoquent un ‘contrecoup vert’ contre la communauté de conservation impliquant un appel au retour de la conservation «de la forteresse» (Wilshusen et al. 2002; Hutton et al., 2005). D’autres considèrent la déception plus comme des problèmes de difficultés initiales. Ils soulignent que la conservation communautaire est encore une approche relativement nouvelle et souligne le besoin d’avoir de nouvelles leçons de cette expérience afin d’améliorer ses pratiques.

Analyses du thème

Les stratégies de la conservation communautaire dans la région

Depuis 1991, les opportunités pour la conservation communautaire ont considérablement augmenté. Premièrement, le PIGC et d’autres ont contribué au renforcement des capacités du ICCN, de l’ORTPN et de l’UWA, pour permettre à ces autorités des parcs de prendre leurs responsabilités croissantes pour les activités de l’application de la loi. Deuxièmement, la situation politique s’est améliorée. La chute du régime d’Amin en Ouganda en 1979 et la défaite du régime impopulaire de Obote en 1986 avait ouvert la voie pour de meilleures relations avec les ONG pour la conservation et plus d’opportunités pour la collaboration; la chute du régime de Mobutu en RDC en 1997 a eut un impact similaire. Avec l’amélioration de la situation sur la sécurité au Rwanda et en Ouganda, un tel changement a permis au PICG de tourner son attention sur les activités urgentes de la protection des parcs vers des objectifs de conservation et des moyens de subsistance à long-terme. Un tel changement a été encouragé par les bailleurs de fonds qui ont favorisé les approches de la conservation communautaire sur l’approche de conservation «forteresse». En RDC, la situation est plutôt différente, avec une guerre continue à l’Est, il était essentiel pour le PICG de maintenir le soutien a l’ ICCN pour les actions urgentes de conservation. Néanmoins, FFI appuie actuellement l’ICCN pour développer une stratégie nationale de conservation communautaire. Le génocide de 1994 a vu un changement profond dans les relations de travail au Rwanda. Avec les capacités de l’ORTPN réduites à une présence largement symbolique, le PICG et d’autres partenaires ont du prendre une décision difficile de rester dans la conservation. Inévitablement, cela a mené à une période à laquelle le PICG devait concentrer ses efforts et les fonds aux activités orientées vers la protection: essayer de garder un flux de salaires et l’équipement pour les personnels de terrain qui ont choisi de rester en poste, et par la suite, aider à reconstruire les capacités de l’ORTPN. Après le génocide, l’intérêt était pus focalisé au renforcement de capacité de l’institution de l’état, avec le WCS et le PICG en particulier en aidant avec le financement, la formation et l’équipement, et en formant une alliance forte avec l’ORTPN. D’une part, le gouvernement de Paul Kagame présente une grande opportunité pour le partenariat que le précédent régime, plus autoritaire. D’autre part, les évènements ont révélé crûment le besoin de travailler ensemble. Avec la forte pression sur les terres pour les réfugiés qui reviennent, les zones protégées, y compris le PNV, était menacé, et il y avait un besoin urgent pour les ONG de continuer à travailler avec les agences gouvernementales. Donc, les partenariats ont été scellés par la crise, par les opportunités présentées par le nouveau régime politique, et par des décisions pragmatiques.

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Le partenariat avec les administrations gouvernementales locales, et les associations communautaires de base n’ont commencé que jusqu’au début des années 2000. Avec le soutien et le financement du PICG, l’ORTPN a commencé à travailler avec les administrations des secteurs en 1996. Toutefois, il a fallu de plus larges ouvertures dans la politique et la conservation pour vraiment commencer l’ère de la conservation communautaire, du côté politique, Kagame a prouvé être ouvert à l’ordre du jour de la ‘bonne gouvernance’ dominant au sein des Institutions Financières Internationales. La décentralisation n’était pas seulement une direction politique qui serait attrayante aux bailleurs de fonds pour l’aide internationale, mais aussi une politique qui semblaient correspondre au contexte particulier Rwandais, avec l’accent sur le renforcement du consensus politique et la reconstruction de l’identité Rwandaise par les institutions locales. Le Programme d’Appui à la Décentralisation et au Développement Economique (PADDEP) s’est avéré être un catalyseur au début pour établir des relations avec les acteurs locaux. Avec le financement de l’USAID et l’Ambassade de Hollande, et les ONG avec une riche expérience dans les approches de la conservation communautaire (Care International et HelpAge), les liens étaient faits, par exemple, avec l’organisation «African Indigenous and Minority People» et ARDI en 1999 et Imbaraga, qui sont devenus des partenaires de travail avec le Gorilla Organisation (avant DFGFE). Du côté de la conservation, le Rwanda est clairement resté en arrière de nouvelles approches des communautés communautaires qui sont devenues très populaires en Afrique de l’Ouest, et ailleurs, depuis le milieu des années 1980. Ce n’est pas tant en raison de l’ethos du PICG mais une réponse aux priorités dans le domaine. En Ouganda, le contexte politique et juridique dans lequel les interventions pour la conservation ont été et continue d’être plus propice à la conservation communautaire. La mission de l’UWA

20 Ans de PICG: Leçons Apprises dans la Conservation des Gorilles de Montagne  

Le Programme International de Conservation des Gorilles

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