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Gestion de la Zone Tampon Les zones tampons sont des blocs de terre situés entre les forêts naturelles et les zones cultivées gérées de façon à décourager les animaux sauvages de traverser entre les deux entités. Dans un sens le plus large, une zone tampon devrait être une zone où les pratiques d’utilisation et de gestion des sols sont conçues de façon à réduire ou empêcher les conflits homme-animaux sauvages. Avant les changements dans l’utilisation des sols à Nkuringo, il n y avait aucune mesure en place visant à dissuader les gorilles habitués et ceux pouvaient sortir jusqu’à 1km à l’extérieur des limites du parc (Goldsmith, 2005). En Octobre 2000, une enquête a été menée parmi les communautés dans les zones affectées pour solliciter leurs points de vue sur la vente de leurs terres. Le rapport de l’enquête indique que 93.3% des répondants étaient en faveur de la vente de leurs parcelles et à la suite de plusieurs réunions consultatives avec les communautés, celles ci ont fixé l’étendue des terres qui seraient disponibilisées pour la vente. Ces terres comportaient la zone d’évolution du groupe de Nkuringo et s’étendait sur approximativement 350 mètres au delà de la limite du parc (ceci étant la section des parcelles de la communautés la plus fréquemment utilisée par le groupe de gorilles) et s’étendait sur 12km le long de la limite du parc. Comme le groupe de Nkuringo était le seul groupe habitué qui avait l’habitude de s’aventurer au delà de 350, à partir de la bordure du parc, il a été jugé que cette zone était suffisante pour résoudre la question des animaux à problème dont le groupe de gorille de Nkuringo (PICG, 2005).

UWA a acquis par achat la parcelle de la communauté locale avec l’aide su PICG et les autres intervenants. La zone tampon a été divisée en “sous-zone à usage exclusif communautaire” qui est la partie la plus bordelaise et équivalent à 12km par 150m et une “sous zone activement sous contrôle”, aux abords du parc et équivalent à 12k par 200m. Dans la première sous-zone comprennent les interventions de contrôle des animaux à problème, recherche et suivi, éducation pour la conservation communautaire, initiatives d’amélioration des modes de vie de la communauté (multiplication des semences, élevage tourisme communautaire). Dans la deuxième souszone les activités comprennent le suivi / visite aux gorilles, recherche et suivi écologique, manipulation de l’écosystème en vue de limiter son évolution en une forêt mature (NCDF et UWA, 2007). Au niveau politique, la zone tampon est sous la responsabilité d’un conseil de gestion conjoint dont les membres sont UWA et la Fondation pour la Conservation et le Développement de Nkuringo (NCDF). Sous une telle structure, le comité de gestion est effectivement responsable de la gestion de la zone tampon, tandis que les trois sous comités (Habitat et Santé des gorilles; Participation Communautaire et mode de vie; Suivi écologique et évaluation) s’occupent des questions plus techniques (NCDF et UWA, 2007).

Analyses du thème Phases et Mécanismes

Dans ses premières étapes, la gestion du conflit homme-animaux sauvages n’a jamais était sujet d’aucune stratégie de la part du PICG, cependant les étapes suivantes peuvent être rétrospectivement décrites.

Ayant été intiment impliqué dans le développement du tourisme au Bwindi depuis 1992, le PICG a assisté UWA dans tous les aspects du tourisme aux gorilles, comprenant la formation, l’organisation, exécution et le suivi. Quelques années après, il est apparu que les groupes de gorilles habitués sortaient de plus en plus fréquemment à l’extérieur des limites du parc, dans le but de ravager principalement les cultures. Ceci a conduit en 1998 à la formation des groupes HUGO, initialement comme une phase de test. L’expérience de HUGO a été alors étendue aux autres secteurs autour du BINP et aussi dans le secteur Mikeno de la chaîne des Virunga. Concernant les mur contre les buffles dans la chaîne des Virunga, celui a également été élaboré selon une approche à plusieurs étapes, qui s’est concentrée en premier lieu dans les sections les plus problématiques des limites du parc et s’est progressivement étendue sur tout le périmètre. Plus récemment, la rénovation des parties les plus critiques a été initiée dans les trois pays.

L’établissement de la zone tampon dans la zone de Nkuringo a pris quelques années, aussi a suivi une approche en phases comportant: l’énoncé du problème et la planification, les négociations avec les communautés, l’achat des parcelles, le test sur les cultures tampon et l’établissement de la barrière physique en forme de haie à ronces mauriciennes a)

Coûts de gestion des conflits homme-animaux sauvages et la zone tampon

Pendant des années, le PICG et ses partenaires financiers ont investi des sommes relativement importantes dans des tentatives pour trouver des solutions aux conflits homme-animaux sauvages. Il est estimé qu’un total d’au moins 1 million de dollars américains y ont été consacrés durant les 10 dernières années.

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20 Ans de PICG: Leçons Apprises dans la Conservation des Gorilles de Montagne  

Le Programme International de Conservation des Gorilles

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