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Le processus du thème La conservation communautaire: justification, problèmes, réponses Malgré de gros investissements-des décennies de travail, des centaines de projets, des milliers de professionnels formés, et des millions de dollars- le progrès en matière de conservation a été long et erratique. Nous n’avons pas encore pleinement découvert les secrets de la conservation efficace. Salafsky et al., 2002, p. 1470 Les forêts tropicales fournissent les plus riches sources de la biodiversité de la planète mais au milieu et à côté de cette richesse biologique habitent les personnes les plus pauvres au monde. Tandis que les Parcs Nationaux et les autres Zones Protégées ont eu de succès en conservant la biodiversité des forêts, c’est souvent les pauvres qui en ont assumé les coûts. (Adams et al., 2004). Il a été estimé que 90% des gens les plus pauvres du monde ‘dépendent fortement des forêts pour leurs moyens de subsistances’ (Scherr et al., 2004) et ces gens perdent souvent l’accès aux ressources quand les forêts locales deviennent consacrées pour la stricte préservation. Le PICG travaille dans un tel contexte, et la conservation de l’habitat des gorilles de montagnes ne peut ignorer les moyens de subsistances de ceux qui vivent à proximité des parcs de la région. Avant les années 1980, les Zone protégées étaient en grande partie gérées par des méthodes décrites comme ‘une conservation de la forteresse’: l’exclusion de la population locale du parc et de ceux qui prennent les décisions. Depuis les années 1980, il y a eu une tendance globale vers les approches de gestion qui veulent réconcilier la conservation de la biodiversité avec les moyens de subsistances de communautés locales. Cela a été en partie motivé par de simples affirmations morales, sur les conséquences perverses des actions de conservation qui empirent la situation des plus pauvres. Tout aussi important il a été motivé par des motivations pragmatiques à propos de l’efficacité à long-terme de la stratégie qui aliène les plus proches voisins des aires protégées. Dans la région des Virunga-Bwindi, le lien entre la conservation des gorilles et le bien-être de la population locale a commencé à être pris au sérieux en 1979 avec la formation du projet des Gorilles de Montagne (MGP : le prédécesseur du PIGC). Le MGP a cherché à assoir une conservation basée sur la compréhension des relations entre le parc et la population, et s’est engagé à parler de la nécessité d’appuyer des moyens de subsistances de populations locales (Weber et Vedder, 2001). En Ouganda, ces nouvelles approches pour la conservation ont commencé à être pratiquées par CARE. L’approche de Développement a travers le projet de Conservation a commencé au BINP en Mars 1988 et s’est élargi par la suite à la MGNP.

La conservation communautaire couvre un large spectre d’initiatives. A une extrémité de ce spectre se trouve l’attribution du contrôle de gestion par les communautés locales, en mettant l’accent sur le développement. A la fin, se trouvent les initiatives pour soutenir les autorités des parcs nationaux en améliorant leurs relations avec les populations locales (Barrow and Murphree, 2001). Les initiatives dans les zones proches des parcs sont communément décrites comme les Projets Intégrés de Développement et de Conservation (PIDC), qui donnent priorité à la conservation, mais qui pratique le développement. Les activités pour le développement du PIDC peuvent être décrites comme ‘instrumentales’, dans le sens que les améliorations des moyens de subsistance sont les moyens d’atteindre les objectifs de conservation (la conservation par le développement). Le PIDC survient principalement dans les zones tampons et les établissements proches des parcs transfrontaliers. Ils impliquent les activités qui visent à accroître les revenus grâce à l’approvisionnement des ressources naturelles de remplacement, l’amélioration des revenus de l’agriculture et la diversification de systèmes de vie par le tourisme et autres entreprises liées aux parcs. Il est clair que bien que nous ayons gagné quelques batailles, nous perdons la guerre. Avec peut-être 20 autres années ou plus pour que la chance tourne, ca vaut la peine de se demander pourquoi. Balmford et Cowling, 2006.

Le travail du PIDC a souvent été décevant et quelques auteurs ont suggéré que ce manque de succès pourrait s’avérer un obstacle pour le futur financement de la conservation par des gens amis a la conservation. Une méthode d’évaluation du PIDC a été d’interroger les directeurs des parcs et d’autres ‘experts’ de rassembler leur expérience dans le domaine. Bruner et al. (2001) ont surveillé 93 zones protégées dans 22 pays tropicaux et ont trouvé a) que le système du parc a été beaucoup plus réussi (pour la conservation) que ce qui est souvent déclaré, b) que l’efficacité du parc correspond plus à la densité des gardes et c) qu’il n’y a pas de corrélation entre l’efficacité de conservation et la participation communautaire. De même, Struhsaker et al. (2005) ont surveillé 16 forêts tropicales des zones protégées et ont trouvé que le succès correspond au soutien solide public, mais qu’un tel soutien ne correspond pas lui-même au PIDC ou à la fourniture des avantages de l’emploi. Une telle confiance sur les opinions des directeurs des zones protégées ont amené certaines critiques dans les

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20 Ans de PICG: Leçons Apprises dans la Conservation des Gorilles de Montagne  

Le Programme International de Conservation des Gorilles

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